N°71-juin juillet 2009 - Chambre de métiers et de l'artisanat

cm.bordeaux.fr

N°71-juin juillet 2009 - Chambre de métiers et de l'artisanat

LE MONDE

DES

RETROUVEZ DANS CE NUMÉRO TOUTE L'INFORMATION DE VOTRE CMA

rtisans

ÉDITION

Gironde

Bimestriel n°71 • juillet-août 2009 • 1 €

Dossier :

Embaucher

un apprenti P. 29

RÉFORME DES CHAMBRES

DE MÉTIERS

ET DE L’ARTISANAT P. 4

UN MARÉCHAL-

FERRANT

DU XXI E SIÈCLE P. 16

AIDE POUR UN PREMIER

RECRUTEMENT


P ANORAMA

Les élus des CMA de la Gironde, de la Dordogne

et du Lot-et-Garonne et l’actuelle Chambre régionale

ont voté favorablement pour la création

d’une Chambre de région. P 4

■ ÉVÉNEMENT

4 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA CMA 33

Oui à une Chambre de métiers

de région

■ ACTUALITÉS

6 3 QUESTIONS À…Maurice Praud,

président de la CRMA d’Aquitaine

7 FOIRE internationale de Bordeaux

9 LE RÉSEAU DE CMA lance sa première

campagne de promotion

12 POURQUOI il quitte le statut d’autoentrepreneur

?

13 KLAUS : le fonds Fisac débloqué

S TRATÉGIES

Hyperactif, l’artisan formateur Arnaud Gidel organise

les prochains championnats d’Europe

de la Maréchalerie à Bordeaux, en 2010. P 16

■ STYLE DE VIE

14 ALERTE ! métiers en voie

de disparition

16 ARNAUD GIDEL : un maréchal-ferrant

du XXI e siècle

■ ÉCLAIRAGE

17 RECRUTEMENT laissez tomber vos

préjugés

■ 1 JOUR AVEC…

24 UN BOUCHER LIBRE-SERVICE,

le client beaucoup,

passionnément

■ CAS D'ENTREPRISE

26 ÉCHANGES une entreprise

européenne

■ RÉUSSITE

28 ÉCOLE D’ÉBÉNISTERIE D’AVIGNON

pour l’amour du bois

D OSSIER

JOUEZ LA CARTE

DE L’APPRENTISSAGE

Plus que jamais, l’apprentissage

est au goût du jour. La filière attire

des jeunes motivés grâce à son

taux d’embauche record en fin

d’études. Si vous hésitiez encore,

il est peut-être temps de vous

muer en maître d’apprentissage.

P. 29

P RATIQUE

■ DOSSIER GIRONDE

33 LA PROSPECTION au service

de l’apprentissage

■ PRATIQUE

34 RUPTURE CONVENTIONNELLE

du contrat de travail

35 CHÔMAGE PARTIEL de nouvelles

conditions

36 MAÎTRES D’APPRENTISSAGE :

bénéficiez de nouvelles primes !

37 L’APPRENTISSAGE se dote

d’une charte

■ BANC D’ESSAI

38 UTILITAIRES GNV

■ SHOPPING

39 5 PRODUITS à votre service

■ PRATIQUE GIRONDE

40 COMMUNIQUÉ de l’Association

DURRABLE

R EGARDS

■ ARTISANS À L’HONNEUR GIRONDE

41 SIAGI : la garantie du crédit

■ PRESTIGE GIRONDE

42 VINCENT PROVINCE un tailleur

de pierre inventif

■ INITIATIVES GIRONDE

44 CRYOBOIS commercialise

une méthode par le froid

45 LES PRODUITS DE LA PÊCHE en ligne !

■ ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES

46 LES TAXIS contre le travail illégal

Ce numéro comprend des pages spécifiques entre les pages 1 à 16 et 33 à 48 pour les abonnés de la Gironde.

É DITO

Yves Petitjean

Président de la CMA

de la Gironde

Régionalisation des CMA :

moins d’administration,

plus de proximité »

S ans attendre les diktats du gouvernement,

la Révision générale des politiques publiques est

allée se cacher, pour nos compagnies, dans un

rapport appelé le rapport Attali et, courant 2008,

nous avons vu s’élaborer une proposition maligne

d’un regroupement des chambres consulaires

« Chambres de commerce et de l’industrie »

et « Chambres de métiers et de l’artisanat ».

Nous sommes opposés à cette solution et nous

avons souhaité, dans le cadre national, proposer

notre propre réforme et ainsi participer à l’effort

de rationalisation de nos compagnies avec

pour objectifs des économies, mais aussi une

amélioration de nos services de proximité. Ainsi

la Chambre régionale actuelle et les Chambres

du Lot-et-Garonne, de la Dordogne

et de la Gironde ont décidé de se regrouper

au plus grand profit de nos ressortissants.

Les Chambres des Landes et des Pyrénées-

Atlantiques ont choisi un chemin différent mais

profiteront de la mutualisation de services

supports. En nous regroupant, nous serons plus

forts pour défendre les intérêts de l’artisanat

au niveau régional. Nous pourrons ainsi peser

dans les débats qui concernent les infrastructures

(rocades, contournements), les implantations des

grandes surfaces, la formation (apprentis, salariés,

artisans), les opérations de soutien à la

transmission de nos entreprises, de développement

de nos filières etc. Forts d’une représentation

de 40 000 artisans, c’est un véritable lobbying

des métiers que nous pourrons utiliser au niveau

de nos interlocuteurs et décideurs régionaux,

et même plus haut, puisque régionalisés,

nous harmoniserons plus facilement nos politiques

au niveau national. Cette dynamique aura des

conséquences intéressantes pour les organisations

professionnelles qui profiteront de cette nouvelle

dimension pour harmoniser et développer

des politiques à l’échelon régional. Parallèlement

à cette réforme de structures et de stratégies,

nous modernisons aussi nos ressources humaines.

Nous appliquons en effet un nouveau statut qui

nous permet d’être plus exigeants envers les agents

consulaires mais aussi plus reconnaissants puisque

nous pourrons récompenser en toute transparence

les plus impliqués d’entre eux. Cela ne peut être

que profitable pour l’artisanat. Cette réforme

se concrétisera à la fin de l’année prochaine après

les élections qui se dérouleront en octobre 2010

qui contribueront à construire un véritable outil

de défense et de développement de l’artisanat

aquitain.

Le Monde des artisans n°71 – Juillet-août 2009 – Édition de la Gironde – Président du comité de rédaction des pages locales : Yves Petitjean – Rédacteur en chef pages Gironde : Ludovic Groult

– Éditeur délégué : Stéphane Schmitt – Rédaction : ATC-ÉDIMÉTIERS, rédactrice en chef : Charlotte de Saintignon, Tél. 01 42 74 28 32, fax 01 42 74 28 35, e-mail : c.saintignon@groupe-atc.com – Ont

collaboré à ce numéro : Barbara Colas, Florence Brunel, Florent Lacas, Hélène Sauvage – Secrétariat de rédaction : M. Anthony, J. Clessienne, J. Neisse – Publicité : ATC-ÉDIMÉTIERS, 84 bd de

Sébastopol, 75003 Paris – Chef de publicité : Philippe Saint Etienne – Édition nationale : Mathieu Tournier, Tél. 01 42 74 28 73, fax 01 42 74 28 35, e-mail : m.tournier@groupe-atc.com – Éditions

départementales sud-ouest : Thierry (Tél. 06 22 69 30 22) et Cédric Jonquières (Tél. 06 10 34 81 33), fax 05 61 59 40 07, e-mail : thierry.jonquieres@wanadoo.fr – Éditions départementales nord et

est : François Bederstorfer, Tél. 03 87 69 18 12, fax 03 87 69 18 14, e-mail : f.bederstorfer@groupe-atc.com – Photographies : Laurent Theeten, responsable image – Conception éditoriale et

graphique : TEMA|presse, Tél. 03 87 69 18 01 – Fabrication : Pixel image, I. Marlin, J.-M. Tappert, Tél. 03 87 69 18 18 – Éditeur : ATC, 23 rue Dupont des Loges, 57000 METZ, Tél. 03 87 69 18 18, fax

03 87 69 18 14 – Directeur de la publication : François Grandidier – N° commission paritaire : 0311 T 86957 – Dépôt légal : juin 2009 – Impression : Groupe Socosprint imprimeurs, route d’Archettes,

88000 Épinal certifiée PEFC CTP/1-013. Le Monde des artisans est imprimé sur papier PEFC issu de forêts gérées durablement.

Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 3


vénement

Gironde

Les élus des Chambres de métiers de la Gironde, de la Dordogne et

du Lot-et-Garonne et l’actuelle Chambre régionale ont voté favorablement

pour la création d’une Chambre de région, établissement public unique

intégrant les actuelles chambres départementales.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA CMA 33

Oui à une Chambre de méti

La Gironde a été le premier

département d’Aquitaine à

se prononcer en ce sens lors

de son assemblée générale le

11 mai dernier. Ce rapprochement

est la conséquence de la Révision

générale des politiques publiques

(RGPB) voulue par l’État. Le secteur

des métiers a choisi de s’y engager

en faisant ses propres propositions

« au plus haut niveau de l’État » et

dans « le respect de nos identités

et de nos structures », a souligné

François Moutot, directeur de

l’Assemblée permanente des

Chambres de métiers (APCM).

En clair, il s’agit de préserver un

tronc commun national, de mutualiser

des moyens à l’échelon régional

(comptabilité, communication, stratégies

économiques) et de conserver

un échelon départemental (formation,

liaisons avec les entreprises

artisanales, services de proximité).

De quoi tirer des gains qui se retrouveront

dans la hausse des services

aux artisans ou dans des baisses

d’impôt. « Se regrouper nous permettra

d’être plus forts et plus efficaces

pour nos ressortissants qui

sont des clients que nous devons

servir au mieux », a souligné Yves

Petitjean, président de la Chambre

girondine. Les Landes et les

Pyrénées-Atlantiques ne souhaitent

pas rejoindre le groupe mais les responsables

des Chambres actuelles

ne ferment pas la porte à une future

collaboration.

Objectif janvier 2011

Députés et sénateurs devraient examiner

la loi sur la RGPP cet été. Les

décrets d’application paraîtraient

début 2010, soit avant les prochaines

élections aux Chambres de métiers.

La réforme entrerait ainsi en application

début 2011.

Un audit a déjà été réalisé sur les

effets de la réforme sur le fonctionnement

et les effectifs de la

Chambre de la Gironde. À la

place des sept services actuels, se

mettront en place un secrétariat

général et trois grands pôles : développement

économique, accueil et

apprentissage, CFA et formation.

Une partie des agents suivra les

4 ●

Le monde des artisans ● juillet-août 2009


s de région

◼ Un contrat

d’objectifs

à l’horizon 2012

Le réseau des CMA a proposé

au gouvernement (qui l’a accepté)

le principe d’un contrat d’objectifs.

Il sera préparé en termes de

performances des CMA au bénéfice

des entreprises artisanales et d’un

engagement fort et stable de

l’État sur les missions et les moyens

des Chambres de métiers

et de l’artisanat.

Voici les objectifs que les CMA

pourraient se fixer :

◾ le million d’entreprises

artisanales, entraînant

350 000 créations d’emplois nettes,

◾ 50 000 apprentis supplémentaires

accueillis dans les entreprises

artisanales, 1 000 apprentis

bénéficiant chaque année

du principe de mobilité en Europe,

◾ 100 000 chômeurs intégrés

dans les entreprises artisanales,

◾ 50 000 jeunes en échec scolaire

formés dans les CFA,

◾ 22 universités régionales

des métiers et de l’artisanat,

créées dans le cadre du Dispositif

global de formation (DGF),

◾ 400 entreprises artisanales

accompagnées chaque année

sur les marchés et Salons

internationaux.

compétences dévolues à la nouvelle

Chambre régionale.

De fait, les effectifs de la chambre

girondine devraient passer de 180 à

167 sans licenciements. Cette réorganisation

des Chambres est menée

parallèlement à l’application de nouveaux

statuts pour les agents consulaires.

L’idée générale est de diminuer

le nombre d’administratifs et d’augmenter

le contingent d’agents de terrain

en contact avec les artisans. Le

nouveau statut permettra aussi de

valoriser les agents impliqués dans

leur mission. La réorganisation a été

présentée aux syndicats. Les discussions

vont maintenant s’engager avec

chacun des agents.

◼ Les artisans

sont satisfaits

de leurs CMA

Que les Chambres soient

rassurées quant au soutien

dont elles bénéficient de la part

de leurs ressortissants :

ils sont satisfaits.

Les deux tiers des personnes

interrogées ont une bonne

opinion de leur Chambre de

métiers (69 %). Ils sont également

pleinement impliqués dans

le processus démocratique,

puisque 70 % d’entre eux ont

prévu d’aller voter aux prochaines

élections, probablement

repoussées à mars 2010,

RGPP oblige.

CONTACT

Voir le dossier sur le site de la CMA www.cm-bordeaux.fr

(rubrique La CMA – RGPP).

Source : enquête commandée par l’UPA, réalisée

par l’institut I+C auprès de 3 150 artisans,

3 e trimestre 2008.

Le monde des artisans ● juillet-août 2009 5


ctualités

Gironde

3 QUESTIONS À…

MAURICE PRAUD, PRÉSIDENT

DE LA CRMA D’AQUITAINE

Comment un renforcement de l’échelon régional

peut aller de pair avec une amélioration

de la proximité ?

Le renforcement de l’échelon régional concerne deux éléments

principaux. Le premier est de mutualiser les services supports des

Chambres de métiers. Chacun comprendra qu’avoir un service

comptable, au lieu de six actuellement, permettra aux CMA

de faire des économies.Ces ressources serviront à renforcer le

service de proximité au service des artisans. Le second concerne

le rôle que jouera l’échelon régional dans la définition des politiques

économiques et formation du réseau des chambres. Une

définition des objectifs communs au niveau régional se traduira

au niveau local par une meilleure cohérence de l’offre de services

et le développement d’outils communs aux CMA.

Comment cela va se traduire sur le terrain ?

Techniquement, la traduction terrain de cette mutualisation est

multiple. Les économies générées par la mutualisation des fonctions

supports permettront de recruter des compétences dont les

entreprises ont besoin. La fusion de 3 à 5 chambres départementales

permettra aussi de s’affranchir des logiques de fonctionnement

départementales. Si le Lot-et-Garonne dispose d’un agent

Dépistage du cancer du sein

Ruban rose

La CMA 33, en collaboration avec les organisations

professionnelles de la Boulangerie,

des fleuristes, de la Coiffure et de l’Esthétique,

se mobilise pour promouvoir en 2009

une action de santé publique. En octobre,

mois de mobilisation nationale pour le dépistage

du cancer du sein, tous s’associent au

Comité Féminin Gironde pour la prévention

et le dépistage des cancers, à l’opération

« Du Rose Plein les yeux », pour promouvoir

le dépistage du cancer du sein. Le coup d’envoi

sera donné fin septembre en présence

des partenaires de l’action devant le siège

de la Chambre de métiers et de l’artisanat,

un déploiement du Ruban Rose et une illumination

de la façade de la Chambre de Métiers

pendant le mois de l’opération. Tous les artisans

qui souhaitent s’associer à cette action

de sensibilisation peuvent marquer le coup

en décorant leur vitrine ou local en rose

durant le mois d’octobre. La solidarité

Remplacement à la Chambre

spécialisé dans un domaine qui n’existe pas en Gironde, rien ne

l’empêchera d’aller conseiller une entreprise girondine. Dans

tous les cas, une réforme de cette ampleur est toujours l’occasion

de repenser le besoin des artisans et l’organisation des services

pour en améliorer la performance.

Comment la future Chambre régionale pourrat-elle

travailler avec les deux départements qui ont

voté non à ce projet de régionalisation (40 et 64) ?

La question ne se pose pas en ces termes. Ces deux départements

n’ont pas voté non à la régionalisation, mais à la forme

la plus aboutie de régionalisation. En effet, toutes les CMA de

France, sans exception, mutualisent au niveau régional les services

supports (comptabilité, informatique…). Le projet de loi

et les décrets d’application qui en découleront préciseront les

modalités nouvelles de la gouvernance régionale. Ceci dit, notre

histoire commune et notre habitude de partenariat au niveau

régional ne me font pas craindre l’avenir. L’état d’esprit de toutes

les chambres, quel que soit le schéma de réforme qu’elles retiennent

est irréprochable. Je n’ai aucun doute que nous trouverons

les modalités de fonctionnement qui respectent le choix légitime

de chaque CMA, dans l’intérêt unique des artisans.

Opérations de sensibilisation avec la CMA et les artisans

est aussi une valeur de l’artisanat !

Pour le dépistage, suivez la baguette

Avec les boulangers, une initiative

« Suivez la baguette » est à l’étude. Si les partenariats

sont réunis, il s’agirait de leur proposer

gratuitement des poches à baguette

pour sensibiliser leur clientèle au dépistage.

RENSEIGNEMENTS

Jeannette Bonneil au 05 57 59 25 42 ou Ludovic Groult au 05 56 999 134

Un nouveau membre du bureau de la Chambre de métiers et de l’artisanat de la Gironde :

Xavier Belougne, photographe, remplace M me Avenet, démissionnaire, en tant que secrétaire adjoint.

6 ●

Le monde des artisans ● juillet-août 2009


Foire internationale

de Bordeaux

Espace artisanat et

Salon d’artisanat d’art :

10 jours de découverte !

Les 90 artisans d’art ont le sourire

! Pendant 10 jours, c’est un

public hétéroclite et curieux

qui est venu à leur rencontre.

En famille, en couple, entre

amis... les visiteurs ont apprécié

le Salon d’artisanat d’art

pour la diversité des produits,

la richesse des échanges et la

qualité des démonstrations.

Le succès du Salon d’artisanat

d’art repose d’une part sur la

qualité des pièces présentées

mais aussi sur les nombreuses

démonstrations que réalisent

les artisans sur leurs stands.

Tailleur sur pierre, sculpteur

sur bois, tapissier, peintre,

créatrice de bijoux en verre,

de vêtements... les visiteurs

ont pu admirer les gestes et

techniques des artisans d’art

et échanger avec eux pour

mieux comprendre ces

métiers méconnus.

Les animations de

la CMA plébiscitées !

Cette année, la CMA avait

prévu une action de promotion

haute en couleurs sur son

stand en partenariat avec EDF

bleu ciel. L’atelier de Light

Painting a remporté un vif succès.

Des centaines de visiteurs

se sont succedé toute la

semaine devant l’objectif. Une

animation ludique et novatrice

qui a véhiculé une image

moderne de l’artisanat. Toutes

les photos light painting sont

sur le site de la Chambre :

www.cm-bordeaux.fr.

Pour le dernier week-end,

la séance bien-être avec le

relooking de Vania Laporte

et les conseils en image

de Sylvie Bardon-Estrade,

a affiché complet.

Les tapissiers de retour !

L’OFA métiers d’Art

(Organisme de formation

aquitain) animait un magnifique

stand de démonstration

sur l’espace de la CMA. L’OFA

propose des formations de

tapissier d’ameublement.

Il prépare au CAP, dorénavant

dans des locaux à Bordeaux.

RENSEIGNEMENTS

05 56 08 83 37 www.ofa-formations.com

L’espace boucherie

au top !

Dans la partie saveurs

et terroirs de la foire, le stand

des bouchers n’est pas passé

inaperçu. Coloré, animé, et

pédagogique, l’espace boucherie

a permis aux apprentis

du CFA - Institut des saveurs

de montrer leurs talents.

Traditionnellement, l’assemblée

générale du syndicat

s’est tenue pendant la foire.

LA CMA AU SALON DE L’ENTREPRISE

OPÉRATION

« STIMULEZ

VOTRE PROJET

AVEC LA CMA ! »

La CMA 33 était présente en force au Salon de

l’entreprise aquitaine, les 3 et 4 juin derniers à

Bordeaux. Dans un vaste stand, les agents consulaires

ont donné de précieux conseils et ont offert des

canettes de boisson énergisante à ses couleurs. Toute

ressemblance avec certains breuvages toniques n’est

pas purement fortuite… Sur la canette et les visuels

du stand, le message est clair : «Stimulez vos projets

avec la CMA 33». Pour susciter des vocations et attirer

les futurs créateurs ou repreneurs d’entreprises,

cette action de promotion entend doper l’image de

l’artisanat, notamment auprès des jeunes. Le visuel

met en avant des valeurs fortes de l’entreprenariat artisanale

présentées comme des ingrédients énergétiques,

des « extraits » d’audace, d’ambition, de création, de

dynamisme et d’indépendance. Un deuxième stand

était consacré plus particulièrement aux opportunités

de la filière alimentaire mettant en avant son CFA-

Institut des saveurs avec une signature alléchante :

« Les métiers de bouche ont de l’appétit ! » Conseils

et démonstrations ont permis d’informer les porteurs

de projet qui désireraient se tourner vers le secteur des

métiers de bouche. En effet, l’Institut des saveurs peut

leur proposer une formation courte : un CAP en un an

avant 25 ans, ou bien ensuite en parcours individualisé.

L’initiative a été bien médiatisée avec une page

dans le journal Sud-Ouest du 5 juin et une séquence

dans le journal de France 3 Bordeaux.

Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 7


1 er

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La Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Gironde

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Un des meilleurs apprentis d’Aquitaine

Pluie de médailles

sur les apprentis !

Avec 60 médailles d’or et 68 médailles d’argent,

128 jeunes sur 550 participants ont été récompensés

lors de la remise des prix du concours régional

« Un des meilleurs apprentis d’Aquitaine » 2009,

le 15 mai dernier.

SE CONVERTIR

DANS L’ARTISANAT

Pas moins de 60 médailles d’or et 68 médailles d’argent ont été

remises aux meilleurs apprentis d’Aquitaine

Créé par la Société des

meilleurs ouvriers de France,

ce concours s’adresse

à toutes les personnes qui suivent

une formation professionnelle

sanctionnée en fin

de parcours par un diplôme

de niveau V, soit dans un LEP,

soit par la voie de l’apprentissage,

CFA ou lycée professionnel

privé. II est ouvert à ceux

qui ont « le goût de l’épreuve

et de l’initiative, du travail

bien fait, de l’investissement

personnel pour progresser et

développer leur attachement

à leur métier ». Ce qui semblait

être le cas des nombreux

jeunes croisés dans les salons

de l’Hôtel de Région. Pour

Fanny Rives, David Tardieu-

Dussol, Adrien Pistolozzi,

jeunes médaillés venus de

Dordogne pour recevoir leur

prix dans la catégorie « Arts

de la table et du service », les

résultats du concours renforcent

la confiance en soi :

« Nous étions vraiment partis

battus, les conditions du

concours sont très difficiles,

et puis, nous avons réussi »,

se réjouissaient-ils. Lors

de la cérémonie, Bernard

Bournazeau, Conseiller régional

délégué à l’apprentissage,

a ouvert le bal en félicitant

« des jeunes qui ont de l’or

dans les mains » et en saluant

le travail de fonds effectué

par le Conseil régional, et

notamment par Alain Rousset

et Anne-Marie Cocula, pour

valoriser l’enseignement professionnel

et l’apprentissage

en Aquitaine, sans oublier

le rôle essentiel des enseignants,

formateurs et maîtres

d’apprentissage. Les encadrants

étaient d’ailleurs nombreux

à avoir accompagné

leurs « poulains » entourés

également par leur famille.

Un formateur s’enthousiasmait

devant « la masse de

travail fournie par un jeune

apprenti pour présenter ce

concours et l’investissement

professionnel dont la démarche

témoigne ». Certaines réalisations

étaient exposées

dans le hall pour permettre

à chacun de vérifier le talent

et le savoir-faire de jeunes

qui ont un véritable avenir

professionnel et auxquels

« il faut faire confiance »

selon les mots de Bernard

Bournazeau. Portières de voiture

réalisées par de futurs

carrossiers, mais aussi bijoux,

robes et jupes, prothèses

dentaires, mosaïques, de

nombreuses productions permettaient

au public d’apprécier

les efforts fournis.

La signature de la convention entre Brigitte Audy,

directrice générale de France Télécom-Orange Aquitaine

L

et Yves Petitjean, président de la CMA33

a CMA vient de signer une convention avec

Orange afin d’accompagner les salariés de l’opérateur

téléphonique historique désireux de quitter leur

emploi pour créer une entreprise. Invité par Orange

à assister à une réunion d’information au cours de

laquelle la cellule essaimage de l’opérateur présentait

les mesures d’accompagnement aux salariés porteurs

de projet, le service économique de la CMA 33 s’est

vite rendu compte des carences du dispositif. C’est

ainsi que Patrick Dussert, le co responsable dudit service,

a eu l’idée de proposer une convention de prestations

de coaching à Orange. Sa proposition a été

acceptée par l’opérateur qui confiait jusque-là cette

mission à des consultants privés. L’accompagnement

des créateurs d’entreprise par la CMA se traduit par

un projet d’aide global comprenant les prestations de

conseils pour la mise en œuvre d’un plan d’action (ou

business plan), une analyse de la personnalité afin de

détecter les dispositions du porteur de projet à devenir

chef d’entreprise, une étude sur ses aptitudes. « Nous

utilisons notre réseau pour soutenir le créateur d’entreprise

dans ses démarches administratives, dans

sa recherche de financement auprès des banques et

nous le suivons après le démarrage pour vérifier la

cohérence entre son activité et le prévisionnel, et le cas

échéant nous pouvons le conseiller pour modifier sa

stratégie », explique Patrick Dussert. Le second volet

de la prestation qui concerne les aptitudes du porteur

de projet permet de vérifier s’il a besoin de formation

avant de créer son entreprise. La CMA s’appuie sur

le référentiel Comafoa, appliqué habituellement aux

salariés, pour analyser les compétences du créateur

d’entreprise. Signée le 28 avril dernier, la convention

concerne déjà plusieurs porteurs de projets. Deux

cadres d’Orange envisagent de créer une entreprise

d’éco-construction, un dans la pose d’isolant écologique,

etc. « Cette convention est une première pour

la CMA, elle témoigne de la reconnaissance du travail

des agents et de l’efficacité de leurs réseaux » se félicite

Patrick Dussert. La prestation de coaching des

porteurs de projets salariés chez Orange, gérée sous

la houlette d’Hélène Crouail, conseiller d’entreprise

à la CMA, pourrait bien se développer dans l’avenir

avec d’autres entreprises.

Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 9


ctualités

Gironde

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continue

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plus forte, plus

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INDICATEUR

POURQUOI ILS QUITTENT LE

STATUT D’AUTO-ENTREPRENEUR

Le nouveau statut crée un régime fiscal de la TVA trop contraignant pour

les artisans qui travaillent avec d’autres professionnels. Florent Roche vient

d’en faire l’expérience et a décidé de changer de statut.

Florent Roche a créé son entreprise artisanale

de métallerie serrurerie – ITEC - en

janvier 2009 à Créon. Au moment de lancer

son activité, l’artisan a opté pour le statut

d’auto-entrepreneur, car dit-il : « Il est facile à

mettre en œuvre et attractif parce qu’il permet

d’exercer légalement sans pour autant être

tenu à des démarches administratives contraignantes

». Mais, rapidement, alors que les

commandes affluent, Florent Roche sous-traite

une partie des affaires décrochées. « Mon

objectif n’est pas de développer une activité

de fabrication de produits, mais plutôt de faire

du négoce, de réaliser les études avant-projet

et de sous-traiter la production », explique-til.

Or, le régime fiscal du micro-BIC (Bénéfice

industriel et commercial) lié au statut d’autoentrepreneur

s’accompagne d’une franchise

de la TVA. Les factures doivent impérativement

indiquer que la TVA n’est pas applicable

au moyen de la mention suivante « TVA

non applicable, article 293 B du Code général

des impôts ». Pour autant, lors de ses achats,

l’auto-entrepreneur règle la TVA à ses fournisseurs.

Ainsi, tous les achats sont payés TTC,

toutes les ventes facturées HT. Florent Roche

réalise alors que « ce statut convient aux activités

pour lesquelles la part des achats est peu

significative par rapport à la vente de prestations

», ce qui n’est pas son cas. Au contraire,

lorsqu’il facture un devis 11 400 € HT par

exemple, il sous-traite 9 000 €, qu’il paie

donc TTC. Comme il ne récupère pas la TVA,

il ne gagne pas assez d’argent. Sauf, avoue-til,

lorsqu’il fabrique lui-même les produits :

« Par exemple, je viens de fabriquer des gardes

corps, comme les achats représentent moins

de 25 % du montant total de la facture, c’est

rentable. » En revanche, dès qu’il sous-traite

et donc que la part des achats dépasse cette

proportion, le régime fiscal devient un handicap.

C’est pourquoi Florent Roche a quitté

le statut d’auto-entrepreneur pour créer une

entreprise individuelle. « Je ne pouvais plus

prendre le risque de perdre 20 % de mon

chiffre d’affaires à chaque marché décroché,

aujourd’hui, grâce à l’entreprise individuelle,

je peux déclarer la TVA et récupérer la taxe

payée sur mes achats, je paie donc réellement

la taxe sur la valeur ajoutée de mes travaux »,

conclut-il. À lire les forums dédiés au statut

d’auto-entrepreneur sur internet, on s’aperçoit

que le cas de Florent Roche n’est pas isolé.

De nombreux chefs d’entreprises qui ont opté

pour ce statut au démarrage de leur activité

se rendent compte qu’en business to business,

son régime fiscal est trop contraignant. Une

limite que les porteurs de projets devraient

analyser avant de choisir ce statut et d’immatriculer

leur entreprise.

+

Info

Le régime du micro-BIC en question

Avec le régime du micro-BIC, l’imposition est calculée à partir chiffre d’affaires auquel est appliqué

un abattement forfaitaire (71 % pour les ventes, 50 % pour les prestations de services).

L’abattement forfaitaire correspond à la prise en compte des charges et frais supportés par l’entreprise

(loyer par exemple). Ce régime s’accompagne de plein droit d’une franchise de TVA : l’entreprise

ne facture pas de TVA sur les livraisons de marchandises ou les prestations de services à destination

du consommateur final (donc elle ne récupère pas la TVA). Les obligations comptables et déclaratives

sont allégées.

12 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009


Créer ou reprendre une entreprise

La licence

professionnelle

«entrepreneuriat »

La création et la reprise d’entreprise sont créatrices

de valeur.

L’entrepreneuriat fait l’objet

d’une forte demande,

plus particulièrement

en Aquitaine où de nombreuses

entreprises devront être

transmises dans les prochaines

années pour faire face

au départ à la retraite du dirigeant

et où les porteurs

de projets de création,

notamment les jeunes,

ont parfois besoin d’une

année de recul avant

de se lancer. Ils recevront

un enseignement de haut

niveau en entrepreneuriat.

+

Info

Créée à l’initiative du

Professeur Thierry Verstraete,

directeur du Master CREE

(Université Montesquieu

Bordeaux 4), la licence professionnelle

« entrepreneuriat »

est une nouvelle formation

portée par le département

Tech de Co de l’IUT Bordeaux

Montesquieu. Elle comprend

450 heures de cours sur une

année avec 4 mois de stage

en entreprise et bénéficie

d’un encadrement de haut

niveau assuré par des universitaires

et des professionnels.

Cette formation innovante de

niveau licence, destinée aux

étudiants de formation initiale

(DUT, BTS etc. de tout secteur)

et ouverte à la formation

continue, est unique

en Aquitaine. Elle a reçu

le soutien du monde professionnel,

de la Chambre

des métiers et de l’artisanat

et des structures de développement

économique

de collectivités territoriales.

Elle s’adresse à des porteurs

de projet : étudiants, mais également

salariés ou demandeurs

d’emploi, quel que soit

le domaine : commercial,

artisanal, culturel, artistique,

industriel, économie sociale

et solidaire.

CONTACT :

IUT Bordeaux Montesquieu Département Tech de Co

PUSG, 35 Avenue Abadie

33 072 Bordeaux cedex

www.iut-bordeaux4.fr

dondi@u-bordeaux4.fr

CONCOURS MOF

Ouverture du 14 e concours

« Un des Meilleurs Ouvriers

de France » 2009 – 2011.


RENSEIGNEMENTS SUR

www.meilleursouvriersdefrance.org/

Ou

CONTACTEZ :

M. Georges Beauge au 05 56 80 42 22 ou par mail : commissaire-coet33@meilleursouvriersdefrance.org

DES GUIDES POUR RÉDUIRE

LES CONSOMMATIONS

ÉNERGÉTIQUES

DANS LES ENTREPRISES

Pour répondre au Grenelle de l’environnement et

réduire la production des gaz à effet de serre, les

artisans se forment à la maîtrise de leurs consommations

énergétiques. Ainsi, les pressings, les entreprises

de la réparation et carrosserie automobile,

ont bénéficié d’une formation collective animée par

un cabinet conseil spécialisé dans la maîtrise des

consommations énergétiques. À l’issue de cette formation

de deux demi-journées, chaque entreprise

a bénéficié d’une demi-journée de conseil individuel

avec le cabinet d’études. Avec le plan d’action

« Maîtrise des consommations énergétiques » élaboré

suite à ce travail collectif le service économique

à travers son Pôle environnement va élaborer des

guides par profession qui seront présentés lors d’une

conférence-débat, le 25 septembre 2009, durant le

Salon Viv’Expo.

RENSEIGNEMENTS

Marianne Caritez, poste 91 42, marianne.caritez@cm-bordeaux.fr

Participez

au Salon

du chocolat

Organisé par Bordeaux Réunions, cet événement

se déroulera les 7 et 8 novembre 2009 à la Cité

mondiale. C’est la possibilité de valoriser les professions

de chocolatier et confiseur et de présenter vos

produits aux nombreux visiteurs attendus.

PLUS D’INFOS

www.chocolat-bordeaux.com ou 05 56 01 20 44

VIV’EXPO

Le rendez-vous régional de l’écologie, du bio et

du développement durable sera à Bordeaux

les 25, 26 et 27 septembre prochain. Avec plus de

13 000 visiteurs et 200 exposants dès son lancement

en 2008, Viv’expo est l’événement grand public

dédié à la vie écologique qui manquait dans la

région. La deuxième édition, très attendue du public,

provoque une mobilisation croissante des acteurs de

l’environnement en Aquitaine. Découverte, pédagogie,

diversité et nouveautés, tel est l’éventail qu’offre

le salon Viv’expo !

POUR TOUT RENSEIGNEMENT

contactez Émilie Lasne au 05 56 99 91 58 ou emilie.lasne@cm-bordeaux.fr.

Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 13


STYLE

de vie

Gironde

Hyperactif, l’artisan formateur

organise les prochains

championnats d’Europe

de la Maréchalerie à Bordeaux

en 2010, lance une ligne

de vêtement spécialisée

sur le Web et travaille

à de nouveaux projets…

L’artisan prépare le fer avant

de le poser.

ARNAUD GIDEL

Un maréchal-ferrant du XXI e siècle

Avec son atelier mobile

embarquant forge, enclume,

marteaux, tenailles et

autres outils de forgeage,

Arnaud Gidel se déplace pour ferrer

les chevaux dans les centres hippiques

ou chez leur propriétaire. Le

maréchal-ferrant propose des fers

fabriqués en série de façon industrielle

ou des fers spécifiques, forgés à la

main. Lorsque les équidés souffrent

de lésions, il leur applique par exemple

des fers orthopédiques prescrits

en concertation avec le vétérinaire.

Ce savoir-faire, qui allie techniques

ancestrales et compétences modernes,

exige à la fois une bonne maîtrise

de la forge et des connaissances en

biomécanique. Arnaud Gidel confie

avoir accumulé les connaissances au

fil des années – il exerce depuis une

décennie – et s’être « perfectionné

auprès des grands spécialistes de la

maréchalerie et notamment auprès de

Denis Leveillard ».

Ligne de vêtement


et championnat d’Europe

L’artisan, hyperactif, passionné par

son métier, a décidé de lancer une ligne

de vêtement adaptée aux contraintes

de l’activité. La marque déposée

« Hoof Designers », (ou designers du

sabot) propose notamment un tablier

de maréchalerie, mis au point en collaboration

avec son épouse, Anne-

Cécile, elle-même sellier harnacheur.

La première collection est disponible

à la vente depuis le mois de juin et

sur Internet au cours de l’été (www.

hoofdesigners.com). Arnaud Gidel a

Arnaud Gidel ferre un cheval lors d’un aprèsmidi

de travail à la Société Hippique

de Blanquefort.

d’autres projets en tête, et notamment

celui d’ouvrir un centre de repos et

de gestion des pathologies de pieds

pour équidés ou encore la mise en

place d’une assurance dédiée aux

frais de maréchalerie orthopédique,

pour laquelle d’ailleurs, il recherche

des partenaires issus du secteur des

assurances. En attendant, il aime à

faire partager sa passion et à transmettre

son savoir-faire. C’est pourquoi

il reçoit des apprentis dans son

entreprise (le métier exige l’obtention

d’un diplôme CAPA ou BEPA pour

s’installer) et dispense lui-même des

cours en tant qu’intervenant technique

au Centre de Formation des

Apprentis du Comminges. D’ailleurs,

sa plus belle réussite professionnelle

reste, dit-il, « le jour où Bastien

Laulan, en formation chez moi depuis

quatre ans, a ramené la médaille d’or

nationale » du concours des meilleurs

apprentis de France ». Représentant

de l’Union Française des Maréchauxferrants

(UFM) au sein de l’European

Federation of Farriers Associations

(EFFA), il s’est par ailleurs porté

volontaire pour organiser les futurs

championnats d’Europe de maréchalerie.

■ Une série

de compétitions

au grand galop

Avec un niveau de difficulté comparable,

affirme-t-il, « au concours

“Un des Meilleur Ouvrier de

France”, les championnats de la

maréchalerie invitent les concurrents

à participer à plusieurs types d’épreuves

alliant, chacune, rapidité, précision,

technicité et maîtrise de soi ».

Ces compétitions représentent un

excellent vecteur d’enseignement.

Très attractives, elles rassemblent

toujours un grand nombre d’apprentis,

d’artisans et de spectateurs attirés

par le perfectionnisme et le

dépassement de soi. Deux des plus

grands rendez-vous de la compétition

internationale sont les championnats

d’Europe, se déroulant tous

les deux ans dans un pays différent,

et les championnats du monde se

déroulant chaque année à Calgary,

lors du grand rodéo national. Les

prochains championnats d’Europe

de maréchalerie, regroupant une centaine

de concurrents représentant

une quinzaine de nations, se tiendront

le premier week-end de février

2010, dans l’enceinte du Jumping

International de Bordeaux. Le rendez-vous

est pris…

CONTACT

Arnaud Gidel - Tél. : 06 33 30 54 14

16 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009


D ossier Gironde

La prospection

au service de

l’apprentissage

La CMA a lancé une opération auprès des métiers de l’alimentaire et de l’automobile

pour constituer une base d’offres d’emploi d’apprentis. Bilan de l’opération…

La Chambre de métiers

et de l’artisanat de

la Gironde vient de

mener une opération

de marketing direct pour

soutenir l’apprentissage.

Le plateau téléphonique de

la CMA a contacté les entreprises

des métiers de bouche

pour connaître leurs intentions

de recruter ou non un

apprenti pour la prochaine

rentrée des classes.

Quelque 1 681 appels ont

ainsi été passés, 826 entreprises

jointes. Celles-ci se

sont vues proposer un kit

d’aide au recrutement composé

d’une affiche, des cartes

« métiers » explicatives

et la possibilité de déposer

leur offre d’emploi auprès

des services du Pôle Emploi

et de la Chambre de métiers

et de l’artisanat chargés de

la diffuser. Environ 20 %

des entreprises contactées

ont donné leur accord pour

recevoir le kit et au total 165

offres ont été émises. « Grâce

à l’affiche, “Ici on recrute”,

que chacun peut exposer

dans sa boutique, nous

misons sur les effets du bouche-à-oreille,

car les clients

en la découvrant peuvent

faire passer l’information

aux jeunes habitants dans le

quartier ou la zone de chalandise

», explique Xavier

Blancher, responsable marketing

de la CMA. Une autre

opération, actuellement en

cours, concerne le secteur

automobile. Ces deux secteurs

d’activité, pourtant

pourvoyeurs d’emplois souffrent

d’une image dévalorisée

dans l’esprit des jeunes.

En prospectant les entreprises

désireuses de recruter

des apprentis et en leur fournissant

des outils modernes

pour dénicher des candidats,

la CMA espère dynamiser les

recrutements. En outre, en

répertoriant les offres, elle se

donne les moyens d’apporter

une information concrète

aux jeunes qui contactent

ses services. Les offres sont

également diffusées lors des

Salons et dans l’enceinte des

CFA.

INFORMATION

Service apprentissage de la CMA au 05 56 999 408

Hervé Beyrolle, charcutier traiteur à Saint-André de Cubzac

« L’opération menée par la CMA a fait bouger les choses »

Dirigeant la Charcuterie des Familles depuis huit ans, Hervé Beyrolle confie avoir du mal

à recruter des apprentis. Aussi, lorsqu’il a reçu l’appel de la CMA, il a immédiatement

accepté d’être soutenu et de recevoir le kit d’aide au recrutement. « Je pense que

l’opération a porté ses fruits, les clients lisent l’affiche dans le magasin et servent de relais

entre les jeunes et nous », affirme-t-il. D’ailleurs, c’est en consultant le site Internet

de la CMA qu’un jeune garçon actuellement en classe de 3 e a découvert l’annonce émise

par la Charcuterie des Familles. « Actuellement, il est en stage et comme il a l’air d’être

motivé et que nous nous entendons bien, je pense que je vais l’intégrer comme apprenti

à la rentrée », explique Hervé Beyrolle.

Pour ce charcutier-traiteur qui estime avoir un rôle à jouer, il est difficile de dénicher le bon

candidat. « J’ai été souvent déçu », glisse-t-il, alors que « je met à la disposition de ces

jeunes mon savoir-faire, mon outil de travail, ma marchandise et ma clientèle ! »

Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 33


P ratique Gironde

MAÎTRES D’APPRENTISSAGE

BÉNÉFICIEZ DES NOUVELLES PRIMES !

Des indemnités compensatrices sont accordées par le Conseil régional d’Aquitaine aux artisans

qui emploient des apprentis. Une façon de valoriser leurs efforts pour transmettre leur savoir-faire.

Savez-vous, maîtres d’apprentissage,

que vous pouvez prétendre

à des primes compensant le

temps de travail consacré à votre mission

de formateur auprès des apprentis

employés par votre entreprise ? La

Région Aquitaine soutient l’apprentissage,

c’est pourquoi le Conseil régional

met la main au portefeuille pour aider

les artisans et valoriser leur engagement.

Ainsi, tous les chefs d’entreprise

artisanale (l’entreprise doit employer

moins de onze salariés) qui signent un

contrat d’apprentissage pour une durée

d’au moins six mois peuvent prétendre

à un bonus de 400 euros par contrat.

Cette aide est cumulable dans le cas où

vous emploieriez plusieurs apprentis.

Mieux, si vous recrutez en apprentissage

un jeune en difficulté d’insertion,

un bonus de 400 euros supplémentaires

vous sera versé.

En outre, l’emploi d’une jeune fille dans

un métier traditionnellement masculin

ou à l’inverse, d’un jeune homme dans

un métier féminin déclenche un autre

bonus de 400 euros par contrat. Enfin,

si l’apprenti est âgé de plus de 21 ans, un

bonus complémentaire de 400 euros est

accordé puisque son salaire sera supérieur

à celui d’un apprenti de 16 ans par

exemple.

Faites vos comptes !

Si vous recrutez une jeune fille de plus

de 21 ans pour un emploi d’apprenti

carrossier en signant un contrat de

douze, vingt-quatre ou trente-six mois,

vous empocherez 1 600 euros ! Un total

qui pourrait être multiplié selon le nombre

de contrats signés. Mais ce n’est pas

tout. Le soutien du Conseil régional va

plus loin. En effet, une prime annuelle

sera versée en fin d’année de formation

aux maîtres d’apprentissage à condition

que le contrat n’ait pas été rompu en

cours d’année et que le jeune ait régulièrement

suivi les cours au CFA. En clair,

il ne doit pas dépasser plus de 140 heures

d’absences justifiées (arrêt maladie

par exemple), ni 70 heures d’absences

non-justifiées. La prime de 1 200 euros

par année de formation devrait vous

inciter à vérifier que le jeune se rende

bien en cours lorsqu’il n’est pas à son

poste de travail chez vous. En trois ans,

vous pouvez donc gagner 3 600 euros

au titre de cette seule prime ! Une majoration

spécifique de 400 euros, liée à

cette prime, récompense les artisans

ayant, au cours de la première année de

formation du jeune, signé la Charte de

l’apprentissage (lire page suivante) ou

ayant suivi une réunion d’information

organisée par la Chambre de métiers et

de l’artisanat ou un centre de formation

sur le rôle de tuteur.

Pour bénéficier de la majoration de

400 euros lors de la deuxième année, le

maître d’apprentissage devra veiller à

ce que l’apprenti se présente à l’examen

qui sanctionne sa formation.

Par contrat, si vous cumulez les différents

dispositifs, vous pouvez ainsi

gagner 3 200 euros par an et par

contrat. Une aide non négligeable !

Concrètement la Région Aquitaine

propose des formulaires préremplis et

se prononce sur l’attribution ou non de

la prime annuelle pour chaque dossier.

L’artisan n’a qu’à remplir chaque formulaire

d’aides et les envoyer au CFA

ou à la Section d’apprentissage accompagné

de son relevé d’identité bancaire.

Alors n’hésitez plus…

INFORMATION

05 56 56 38 43

36 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009


L’apprentissage se dote d’une charte

Une charte de bonne conduite

vient de voir le jour pour accompagner

la relation tripartite

entre l’artisan, l’apprenti et le CFA.

En signant ses engagements, chacun formalise

son rôle. Afin de lutter contre les

ruptures de contrat, qui non seulement

sont susceptibles de placer l’apprenti

en situation d’échec, mais qui ont également

un coût financier important, les

parties prenantes (maître d’apprentissage,

apprenti et CFA) sont invitées à

signer une charte de bonne conduite ou

de « best practice » ! Il s’agit en réalité

d’impliquer davantage les acteurs de

l’apprentissage et de donner à chacun

l’occasion de s’engager solennellement

vis-à-vis des deux autres.

Une charte tripartite

Une partie du document est dédiée à

l’entreprise qui s’engage auprès du

jeune et du CFA, la seconde est dédiée

au jeune (ou à ses parents s’il est mineur)

qui fait de même vis-à-vis de son tuteur

et de son référent au centre d’apprentissage,

enfin la troisième concerne le CFA

qui prend des engagements similaires.

L’artisan s’engage par exemple vis-à-vis

de l’apprenti à l’intégrer dans sa structure,

à lui transmettre son savoir-faire,

à lui confier des activités formatrices, à

contrôler ses absences en CFA comme

en entreprise, ou encore à respecter le

calendrier de formation. De son côté,

le jeune s’engage auprès de son maître

d’apprentissage, entre autres, à s’investir

dans le parcours proposé dans l’entreprise,

à s’impliquer dans la relation

entreprise/CFA, à écouter les conseils de

son tuteur, à faire preuve de dynamisme

et de curiosité. Mais, il s’engage aussi

vis-à-vis du CFA à écouter les conseils

des formateurs (sic !). Le CFA et son

équipe éducative, en échange, s’engagent

notamment à dialoguer avec l’apprenti

en cas de difficulté, à l’accompagner et

à l’évaluer régulièrement et, vis-à-vis de

l’artisan, à identifier les besoins en formation

dans son entreprise, à concevoir

un parcours adapté, etc. Chacun formalise

donc ses engagements vis-à-vis des

deux autres pour sceller le partenariat. La

signature de la charte doit intervenir dès

les premiers mois après la signature du

contrat. Elle est orchestrée par le CFA qui

organise des réunions à cet effet. « Avec

l’intégration de 600 jeunes à la rentrée,

c’est une organisation assez lourde à

gérer, c’est pourquoi les signatures seront

étalées dans le temps », commente France

Goudeneige de l’Institut des métiers.

Pour autant, l’initiative séduit le secteur

car elle devrait permettre de renforcer le

partenariat et l’efficacité des parcours de

formation. En outre, les artisans signataires

perçoivent un bonus de 400 euros

au titre des indemnités compensatrices

forfaitaires.

POUR EN SAVOIR PLUS

www.apprentissage-aquitaine.fr

PARCOURS

UN VRAI CURSUS JUSQU’EN LICENCE

Aujourd’hui, l’apprentissage permet aux jeunes de se former jusqu’à des niveaux de bac + 3,

c’est le cas en Gironde où ils peuvent préparer une licence professionnelle.

La filière n’est pas toujours lisible

pour les futurs apprentis qui peuvent

pourtant désormais bénéficier,

comme les élèves de l’enseignement

général, d’un véritable cursus. Ainsi, en

Gironde, dès la classe de 3 e , un jeune

peut intégrer une formation professionnelle

via une classe de seconde « bac

professionnel » et poursuivre ses études

jusqu’en licence. « Cette opportunité est

méconnue, c’est pourquoi nous éditons

des tableaux récapitulatifs », explique

Philippe Grenier, porte-parole de l’Institut

des métiers et auteur des tableaux.

Mieux, d’un simple coup d’œil, les

jeunes découvrent quel parcours

emprunter et où préparer un BTS

Esthétique-cosmétique par exemple

(diplôme proposé par la CMA Pyrénées-

Atlantiques) ou un brevet de charcutier

traiteur à la CMA du Lot-et-Garonne.

La perspective est intéressante car si

l’offre départementale de formation est

à peu près lisible pour les jeunes et leurs

familles, ils ne disposaient pas jusqu’à

présent d’un outil détaillant les opportunités

régionales. C’est chose faite.

En outre, poursuit Philippe Grenier,

« nous ouvrons un espace accueil et

orientation sur le site de la Chambre

de métiers et de l’artisanat, boulevard

Albert 1 er afin de mieux informer les jeunes

et leurs familles. »

Un accompagnement y sera proposé,

avec d’un côté la mise en œuvre d’outils

de connaissance de soi, et de l’autre une

information détaillée sur la filière afin

de permettre au jeune de valider son

choix.

Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 37


P ratique Gironde

DÉFENSE DES USAGERS DU RÉSEAU ROUTIER

COMMUNIQUÉ DE L’ASSOCIATION D.U.R.R.A.B.L.E.

Historiquement, les cours d’eau et les plaines alluviales, les estuaires et les deltas ont été

des lieux privilégiés pour le développement des activités humaines, qu’il s’agisse de l’agriculture,

des transports, de l’industrie et de l’installation des populations… Nous devons faire en sorte

que l’Aquitaine ne devienne pas une exception à cette règle. C’est pour cette raison que

D.U.R.R.A.B.L.E., association loi 1901, a pour vocation de « défendre les usagers du réseau routier

de l’agglomération bordelaise et des localités environnantes ».

En juin 1999, lorsque la voie

centrale du Pont d’Aquitaine a

été neutralisée, provoquant des

bouchons intolérables, nous avons

recueilli plus de 6 000 signatures

d’usagers de la route mécontents et

organisé une manifestation de plus

d’un millier de participants à la tête

de laquelle se trouvaient 120 élus

dont Messieurs Rousset (Président

du Conseil Régional), Madrelle

(Président du Conseil Général) et

Juppé (Président de la Communauté

Urbaine de Bordeaux). Grâce à notre

pugnacité, le Pont d’Aquitaine a été mis

à 2x3 voies. À la suite de ces travaux,

nous avons tous pu apprécier la relative

fluidité qui s’en est suivie.

Pour autant, nous avons poursuivi nos

actions sur de nombreux autres fronts :

■ sécurisation des D.111O (ex RN.10)

et D. 1137 (ex RN.137),

■ contribution en faveur du projet du

pont Lucien Faure,

■ défense du projet du Grand

Contournement de Bordeaux, avec participation

active au débat public…

Parallèlement, nous soutenons avec

conviction les solutions complémentaires

(TER, ferroutage, merroutage),

auxquelles nous ne sommes nullement

opposés, bien au contraire.

Aujourd’hui de nouveau, pour de multiples

raisons, les axes de notre région

voient leur trafic exploser et les conditions

de circulation se dégradent pour

devenir intolérables certains jours,

certaines heures. Face à ces flux en

constante augmentation, le réseau routier

actuel ne peut plus absorber le trafic.

L’asphyxie est au bout de la route…

Vous tous, artisans, entrepreneurs, dans

vos déplacements professionnels mais

aussi personnels, familiaux… êtes certainement

quotidiennement confrontés

à ces difficultés, avec des conséquences

importantes, aux niveaux :

■ économiques (chantiers retardés ou

refusés, rendez-vous manqués, ouvriers

immobilisés dans les bouchons…),

■ sociaux (pertes de revenus = licenciements/dépôts

de bilan)

■ environnementaux (nuisances sonores,

accroissement de la pollution…)

D.U.R.R.A.B.L.E., aujourd’hui encore,

interpelle les politiques, les décideurs

(ne rien faire serait irresponsable) et

propose un « arc autoroutier » qui permettrait

:

de détourner les flux de transit et ainsi

de rendre aux axes proches de Bordeaux

leur vocation première : la gestion de la

circulation urbaine et périurbaine ;

de doter d’infrastructures des zones

mal desservies et de les rendre ainsi

économiquement plus attractives et

viables ;

de mieux répartir la circulation sur

l’ensemble du territoire et ainsi limiter

les concentrations de véhicules (dans

des bouchons interminables) génératrices

de pollution (voir carte sur le site de

la CMA).

Si vous êtes nombreux à soutenir ce

projet, dans un premier temps ces travaux

pourraient être réalisés :

■ soit Côté Ouest : Grand Contournement

de Bordeaux. Ce projet sera concédé et,

de ce fait, ne coûtera rien au contribuable.

■ soit Côté Est : ces barreaux peuvent

être réalisés rapidement, mais financés

par les collectivités.

Ces problèmes sont largement suffisants

pour motiver l’association à

persévérer dans son action en faveur

de cette ceinture autoroutière, c’est

une question de bon sens et de survie.

Ces solutions constituent des enjeux

capitaux pour le développement de la

région, pour les habitants et pour l’avenir

de nos enfants. Ne laissez pas les

« contre tout » décider de votre sort !

Faites entendre votre voix ! Rejoigneznous

! La Chambre de métiers et de l’artisanat,

les Chambres du commerce et

de l’industrie nous font confiance, nous

avons reussi à obtenir certaines avances,

aujourd’hui nous avons besoin de

votre soutien afin de pousser les décideurs

à réaliser cette infrastructure,

car c’est unanimement constaté : une

région privée d’infrastructures est une

région vouée au désert économique.

CONTACT

D.U.R.R.A.B.L.E., 60 avenue Jules Ferry 33240 ST-André-de-Cubzac

E-mail : durrable@orange.fr

Tél./Télécopie : 09 64 72 89 87

40 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009


A rtisans à l’honneur Gironde

SIAGI

LA GARANTIE DU CRÉDIT

Quatre questions à… Françoise Boulière, directeur de secteur, SIAGI - direction de région Sud Ouest…

La SIAGI est une société de caution

mutuelle de l’artisanat et des activités

de proximité. Interprofessionnelle et

pluribancaire, elle a été créée en 1966 par

les CMA pour faciliter l’accès au crédit

des artisans, en apportant une garantie de

bonne fin à l’ensemble des établissements

bancaires de la place dans le cadre de crédits

d’investissements professionnels. Afin

de lui permettre d’augmenter sa capacité

d’intervention à destination des artisans et

des activités de proximité et en complément

des mesures du plan de soutien aux PME

d’octobre, l’État a annoncé le 4 décembre

2008, l’augmentation des fonds propres de

la SIAGI à hauteur de 25 millions d’euros.

Françoise Boulière, directeur de secteur,

SIAGI - direction de région Sud Ouest… a

accepté de répondre à nos questions.

La SIAGI est une société

de garantie auprès des banques

pour les créateurs d’entreprise.

Concrètement quel est son rôle ?

Elle intervient dans le cadre du financement

de la transmission-reprise d’entreprise

(76 % de son activité), de la création

d’entreprise (13 %) ou du financement

de la croissance, interne comme externe

(11 %). La SIAGI garantit ainsi annuellement

près de 6 000 dossiers pour un

volume de crédit mis en place de près de

600 millions d’euros.

Quels sont les entrepreneurs

« type » faisant appel à vous ?

La SIAGI intervient pour les petites et très

petites entreprises (jusqu’à 20 M€ de CA)

des marchés de l’artisanat, du commerce,

des professions libérales ainsi que, dans

une moindre mesure, pour les associations

et l’agriculture. Elle apporte sa garantie

dans le cadre d’acquisition de fonds

de commerce ou artisanal, de travaux,

d’agencements, (...) et garantit les crédits

de restructuration dans les opérations de

croissance, en moyenne à hauteur de 30%

du montant du crédit. Lorsqu’elle peut

associer en co-garantie d’autres garants

(OSEO garantie, compagnies d’assurances

filiales de banque, Fonds régionaux

de garantie), la quotité dépasse 50 % et

peut atteindre 80 % selon les accords. Le

montant du crédit garanti par la SIAGI est

plafonné à 2 millions d’euros.

Selon vous, quels sont les critères

les plus importants pour qu’une

demande de prêt de financement

d’entreprise soit acceptée par une

banque ?

Les experts de la SIAGI étudient les dossiers

au cas par cas. Entrepreneurs et futurs

entrepreneurs sont classés selon leur expérience

technique et leur aptitude à la gestion

mais c’est l’adéquation homme/projet

qui reste l’un des principaux critères de leur

analyse. Elle s’intègre dans les différents

processus d’accompagnement des entreprises,

conclut des accords et conventions

avec des fournisseurs (meuniers, professionnels

de l’automobile…) et propose

des circuits privilégiés mis en place avec

certaines franchises ou enseignes.

Outre sa garantie financière,

qu’apporte la SIAGI aux

◾ Bernard Audry,

« faiseur d’émotion »

Distingué « Portraitiste de France » pour

la 4 e fois, le photographe vient de décrocher

le titre européen QEP. Dans sa galerie,

ouverte rue Esprit des Lois à Bordeaux,

des portraits d’enfants et de nourrissons

ornent les murs. « La maternité me

passionne, j’en ai fait ma spécialité », confie

Bernard Audry. Le photographe se consacre

exclusivement aux portraits. « Nous

sommes peu nombreux en France à nous

centrer uniquement sur cette activité »,

glisse celui qui a exercé comme

photographe « généraliste » pendant seize

ans en Bretagne, avant de choisir Bordeaux

pour s’adonner à sa passion. Depuis janvier

2007, il prend donc le temps de recevoir les

familles pour préparer les séances de prises

de vue. « Je leur demande de revêtir leur

tenue préférée tout en essayant

d’harmoniser les couleurs portées par

le couple ou les parents et les enfants »,

indique-t-il. Dans son objectif :

la transmission familiale. « Je crois

beaucoup au patrimoine familial,

à l’importance de laisser une trace

© JN Perez

emprunteurs, prêteurs, réseaux

d’accompagnement ?

À destination des emprunteurs, la SIAGI

propose depuis novembre dernier, grâce

à un mécanisme adossé à des fonds européens

(Commission européenne et Fonds

européen d’investissement), une garantie

sans caution personnelle dédiée aux opérations

de transmission reprise et de croissance

d’entreprise. Ensuite, à destination

des prêteurs, la garantie « Rebond », qui

permettra aux établissements bancaires

d’obtenir une garantie de la SIAGI sur un

crédit déjà mis en place, leur permettant

ainsi, par exemple, de renouveler une ligne

de crédit. Par ailleurs, nous avons mis en

place la Garantie des crédits à court terme.

La SIAGI la propose seule ou en co-garantie

avec les collectivités territoriales. Dans

ce dernier cas, le montant peut atteindre

75 000 € et la couverture en risque 70 %.

CONTACT

SIAGI - Direction de région sud-ouest CRMA - 353 Boulevard du Président Wilson

33073 Bordeaux - Tél : 05 57 57 05 70

Fax : 05 57 57 05 71 - bordeaux@SIAGI.fr

Le photographe

Bernard Audry

pris par

son confrère

J-N Perez.

à ses descendants », explique Bernard

Audry. Autrefois, les familles conservaient

les clichés pris par un professionnel,

c’est cette tradition, tombée en désuétude,

qu’il s’efforce de rétablir. Une semaine

après la prise de vue, le photographe

accueille ses clients pour une projection

privée durant laquelle ils choisissent les

épreuves. Les photographies - décoratives -

sont livrées sur des supports originaux.

CONTACT

14 rue Esprit des lois 33000 Bordeaux

Tél. : 05 56 81 23 99

E-mail : info@bernard-audry.com

Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 41


PRESTIGE

GIRONDE

Vincent Province


Un tailleur

de pierre

inventif


Ci-dessus

À Civrac, un couple de Britanniques a racheté une grange

laissée à l’abandon. L’artisan a retaillé le tableau de la

porte, utilisé du faux moellon pour redonner à la pierre

son aspect d’origine.

Vincent Province propose

de nouveaux concepts

d’ornementation pour rénover les vieilles bâtisses ou tout simplement

habiller et personnaliser des murs. L’artisan fabrique également

des objets de décoration…

42 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009


À gauche

La fameuse lampe en pierre,

actuellement exposée dans

un magasin de décoration à

Bordeaux.

Ci-contre

De ses voyages dans les îles,

le tailleur de pierre a ramené

un goût prononcé pour les

statuettes qu’il façonne en

guise d’exercice.

Ci-dessous

En remodelant ce pilier,

Vincent Province y intègre les

boîtes à lettres, la sonnette et

sculpte le numéro de la rue.

Ci-dessus

Vincent Province nous présente l’une de ses productions.

L’artisan produit un certain nombre d’objets de décoration, parmi eux ce dessous-de-plat rustique.

C’est notamment grâce à une lampe

décorative que Vincent Province est

sorti de l’ombre. L’objet taillé dans

un bloc de pierre qui laisse passer la

lumière attire les regards. L’artisan,

qui a créé son entreprise en juin 2008, est

amoureux du bel ouvrage. Il restaure les murs

de vieilles bâtisses, mais sculpte aussi des objets

d’art. C’est ainsi qu’il a réalisé une série de yogi

et de tiki, inspirés de ses voyages dans les îles, aux

Marquises notamment. « Ces statuettes existent

dans ces civilisations et véhiculent à la fois un

style naïf et mystique qui me séduit », confie-t-il.

Titulaire d’un CAP de tailleur de pierre, formé

par l’association des Compagnons du Devoir et

du Tour de France, Vincent Province a d’abord

travaillé pendant deux années dans une entreprise

de ravalement de façades avant de fonder sa

propre entreprise. Il travaille donc la pierre pour

habiller des murs, mais aussi y intégrer des jeux

de lumière – il s’est formé à l’électrotechnique

pour pouvoir enrichir ses productions – ou

apporter de nouvelles fonctionnalités. En vrac,

il peut aussi bien habiller le pilier soutenant

un portail en y intégrant une boîte à lettres et

une sonnette que fabriquer un dessous-de-plat

à partir d’un bloc de pierre ! Vincent Province

semble savoir tout faire… « dans la limite des

possibilités offertes par la pierre, car le bois offre

davantage d’opportunités », prévient-il. Côté

décoration, il peut reproduire un dessin ou un

tag sur la matière. Il travaille pour y parvenir

avec des planches à dessins posées au sol puis

reproduit les croquis en les sculptant dans la

pierre. L’artisan ne travaille qu’avec un outillage

traditionnel car, explique-t-il, « les machines

à air comprimé envoient des vibrations qui

altèrent la solidité de la pierre dans le temps ».

À 26 ans, Vincent Province, dont l’activité subit

aujourd’hui les effets de la crise, se démène

pour diversifier son activité et décrocher des

chantiers plus traditionnels avec, pourquoi pas,

de l’aménagement intérieur et la réalisation de

carrelage, des petits travaux d’électricité. Mais,

son objectif numéro un reste le même : intervenir

sur des chantiers pour habiller des murs à partir

d’un travail préliminaire de conception de dessin

ou de reproduction afin de leur donner un aspect

inédit. À bon entendeur !

CONTACT

Concept & Pierre, Création artisanale sur pierre Tél. : 06 24 02 57 02

2001-2002

Compagnon à l’association

des Compagnons du Devoir

et du Tour de France

2007

Formation électrotechnique

2008

Création de l’entreprise

Concept & Pierre

2009

Adjonction d’activité

agencement et finition

de bâtiment

Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 43


I nitiatives Gironde

INNOVATION

TRAITER LE BOIS PAR LE FROID

Le brevet de traitement des meubles en chambre froide appartient à un Basque espagnol,

mais sa licence est exploitée depuis peu par une nouvelle entreprise béglaise.

le bois. À l’issue de cette phase, une

phase préventive est réalisée qui consiste

en l’application d’un traitement certifié

CTB-P + afin d’éviter de nouvelles infestations

d’insectes venus de l’extérieur. Les

objets sont badigeonnés ou pulvérisés sur

leurs faces sensibles.

Jean-Christophe Jullien, dirigeant de Cryobois.

Les larves qui se nourrissent du bois et

autres insectes nidificateurs dégradent

le bois des meubles et des objets

d’art. Les champignons du bois ou encore

les termites vont jusqu’à sérieusement

détériorer des immeubles ! Pour lutter

contre ces fléaux, chacun connaît les traitements

à base de produits plus ou moins

efficaces. Aujourd’hui, une nouvelle technique

fait son apparition sur le marché

français : le traitement des meubles et

objets d’art en bois par le froid. « Le

brevet du traitement du bois en chambre

froide appartient à un Basque espagnol

qui cherche à pénétrer le marché français

», explique Jean-Christophe Jullien

dirigeant fondateur de l’Eurl Cryobois.

Pour l’heure, deux licences ont été accordées

en France : la première à Anglet,

la seconde à Bègles à Cryobois. Pour ce

jeune chef d’entreprise, « si la méthode

est encore méconnue des particuliers, elle

devrait les séduire par son efficacité ».

Elle a d’ailleurs fait ses preuves et conquis

une clientèle de musées et de collectivités

locales. Jean-Christophe Jullien cible

pour sa part à la fois une clientèle de particuliers

et de professionnels, et notamment

d’ébénistes restaurateurs d’objets

d’art. « Alors, affirme-t-il, qu’avec un

traitement traditionnel, l’infestation est

calmée, elle réapparaît en général au

printemps suivant. Avec la méthode par

le froid, elle est véritablement enrayée. »

Un procédé innovant

et sans risque

La chambre froide, procédé de traitement

par basse température, élimine les

œufs, larves et insectes adultes du bois

et les parasites des textiles. Les meubles

et objets d’art sont donc entretenus sans

produits et bénéficient d’une garantie

de dix ans, certificats d’essais à l’appui.

Rapide, économique, efficace, le procédé

est sans risque pour les objets. Avant le

passage en chambre froide, les objets sont

préparés, ils sont notamment nettoyés et

dépoussiérés. Les parties délicates (cuir,

tenture par exemple) sont protégées par

un film protecteur. Pour un traitement

curatif, le cycle dure 48 heures : la température

est abaissée progressivement

alors que le taux d’humidité est contrôlé.

Ce processus permet d’éliminer les larves

d’insectes xylophages présents dans

Parole d’expert

Lorsque l’opportunité d’exploiter la

licence du procédé de traitement du

bois par le froid s’est présentée, Jean-

Christophe Jullien n’a pas hésité, il a créé

son entreprise. La structure a vu le jour

boulevard Jean-Jacques Bosc où le créateur

d’entreprise a installé son atelier de

70 m 2 . Le projet de s’installer à son compte

était présent à son esprit, mais il attendait

le « bon » concept pour se lancer,

car l’artisan ne s’est pas engagé en terrain

inconnu. Brevet de technicien (lycée technique

du bois à Dax) et CAP de mécanicien

et conducteur de machines de scierie

en poche, Jean-Christophe Jullien a fait

carrière dans le secteur. D’abord ouvrier

en scierie, il a travaillé dans le négoce,

puis occupé pendant dix ans plusieurs

fonctions au Centre technique du bois et

de l’ameublement, notamment comme

inspecteur technique, responsable de la

certification des opérateurs en diagnostic

immobilier. Aujourd’hui, il partage son

temps entre ses activités d’expertise et de

consulting - il enseigne aussi en licence

professionnelle bois-construction à l’IUT

de Bordeaux I – et la gestion de son entreprise.

Il réalise des investigations, propose

des expertises sur les immeubles, détecte

les pathologies et préconise des solutions

pour préserver le bois. Demain, il compte

bien recruter du personnel pour développer

l’activité « chambre froide ».

CONTACT

Cryobois - Restauration des œuvres d’art en bois par le froid

Jean-Christophe Jullien

80 bis Bd. J.Jacques Bosc - 33130 Bègles

www.cryobois.fr

44 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009


I nitiatives Gironde

AUDACE

UN JEUNE ARTISAN

SE LANCE DANS LE SOLAIRE

L’entreprise Free Watt propose exclusivement des installations solaires (photovoltaïque

et thermique) à une clientèle de particuliers et d’entreprises.

Ex-commercial dans le secteur

de l’immobilier, Benoît Cadays,

30 ans, s’est intéressé à titre personnel

à l’énergie renouvelable. « Avec

des amis, nous avons par exemple

équipé des granges dans les Pyrénées »,

raconte-t-il.

Cette expérience lui donne l’idée de faire

de cette activité son futur métier. Avant

de créer son entreprise, il part pendant

un an à Besançon où le Greta dispense

une formation de solariste. De retour à

Bordeaux, il suit les cours du stage de

création d’entreprise de la Chambre de

commerce et d’industrie de Bordeaux.

« Aujourd’hui, dit-il, j’ai la double

immatriculation car je vends du matériel

et j’installe les systèmes. » Free

Watt équipe aussi bien des maisons

individuelles que des bâtiments agricoles.

« Chaque cas est particulier puisque

le système mis en œuvre dépend

notamment de la surface du toit disponible

pour accueillir les capteurs et de

l’orientation du bâtiment », explique

l’artisan.

Benoît Cadays réalise des études et

mesures avant de proposer une solution.

Il installe à la fois des systèmes de panneaux

photovoltaïques et des capteurs

solaires pour le thermique. Son savoirfaire

lui permet de se différencier de ses

concurrents qui, pour la plupart, exercent

cette activité en complément de

leur activité principale. Benoît Cadays

s’est au contraire spécialisé et prend le

temps de rechercher les « bons » produits.

« Sur le marché, face à l’engouement

des consommateurs pour les énergies

renouvelables, on voit apparaître

toutes sortes de produits plus ou moins

fiables. Je travaille exclusivement avec

des fournisseurs européens et français

qui respectent les normes en vigueur »,

indique-t-il. D’ailleurs, pour bénéficier

du crédit d’impôt, les contribuables sont

obligés de recourir à des équipements

répondant aux normes, un argument de

poids pour convaincre les récalcitrants.

Depuis la date de création de son entreprise,

en janvier 2009, Benoît Cadays

a réalisé une dizaine de chantiers et

compte sur les effets du bouche-à-oreille

pour développer son activité. Pour se

faire connaître, il a également contacté

l’Ademe qui a accepté de référencer son

entreprise comme prestataire reconnu.

CONTACT

Benoît Cadays Freewatt énergie Solaire

Tél. : 06 62 56 29 24

www.freewatt-solaire.fr

Le monde des artisans ● juillet-août 2009 ● 45


O rganisations professionnelles Gironde

◾ UPA Gironde : détails d’une organisation

tripartite

L’Union professionnelle artisanale

(UPA) est une organisation

constituée des trois grandes

confédérations de l’artisanat : la

Capeb, la Cnams et la CGAD. Elle

fonctionne de manière collégiale, les

décisions étant prises à l’unanimité

des organisations membres.

UPA33 : président M. Éric Agullo,

Bureaux du Lac bât. 5, 1 er étage,

12 av. de Chavailles, 33525 Bruges

Cedex, Tél. : 05 56 11 70 70,

Fax : 05 56 29 19 25.

Composantes

de l’UPA33 :

● Capeb 33 : Confédération de

l’artisanat et des petites

entreprises du bâtiment

Président : M. Yves Petitjean

• Les bureaux du Lac

• Bâtiment 5, 1 er étage

• 12 avenue de Chavailles

• 33525 Bruges Cedex

• Secrétariat ouvert :

8h à 12h30, 13h30 à 17h du lundi

au vendredi

• Tél. : 05 56 11 70 70,

• Fax : 05 56 29 19 25

• Mail : capeb33@wanadoo.fr

• Site Internet : www.capeb33.fr.

● CGAD 33 : Confédération générale

de l’alimentation en détail

Président : M. Joël Mauvigney

• 3 avenue Jean-Mazarick,

• 33700 Mérignac

• Tél. : 05 56 97 83 64

• Fax : 05 56 12 28 20.

● Cnams Gironde : Confédération

nationale de l’artisanat,

des métiers et des services

Président : M. Éric Agullo

• 46 avenue Général-de-Larminat,

• 33000 Bordeaux

• Tél. : 05 56 98 80 76,

• Fax : 05 56 24 30 81.

◾ Autres fédérations

et confédérations

● FFB, Fédération française du bâtiment Gironde

Président : M. Jean Soule Dupuy

• Maison du bâtiment et des travaux publics

• Quartier du Lac

• 33081 Bordeaux Cedex

• Tél. : 05 56 43 61 23, Fax : 05 56 43 61 26

• Mail : contact@d33.ffbatiment.fr

• Site Internet : www.d33.batiment.fr.

Union départementale Cidunati

de la Gironde

Président : M. Daniel Royer

• 235 boulevard Alfred-Daney

• 33300 Bordeaux

• Tél./Fax : 05 56 92 86 39, Tél. : 05 56 31 99 00

• Mail : cidunati@orange.fr.

MPCIA Aquitaine (Mouvement patronal

du commerce, de l’industrie et de l’artisanat

d’Aquitaine)

Présidente : M me Gisèle Mosca

• 6 rue Francis-Jammes

• 33160 Saint-Médard-en-Jalles

• Tél. : 0 870 29 31 79, Fax : 05 56 05 82 67.

LES TAXIS CONTRE LE TRAVAIL ILLÉGAL

Les taxis étaient nombreux en avril

dernier à défiler de la place des

Quinconces à la préfecture. Cette

opération visait à dénoncer, avant la

réforme*, le travail illégal de certaines

sociétés et associations qui proposent plus

ou moins les mêmes services que les taxis,

mais sans cadre légal. « Notre profession

est l’une des plus encadrées, notamment

grâce à la loi Perben 2 qui prévoit un an

d’emprisonnement, 10 000 € d’amende et

une confiscation du véhicule en cas de travail

illégal», précise Éric Agullo, président

du Syndicat autonome des artisans taxis

de Bordeaux et de la Gironde. « Notre

ministère de tutelle est celui de l’Intérieur

mais en tant qu’artisan, nous dépendons

également du ministère de l’Emploi et

nos tarifs étant préfectoraux, nous avons

également un lien avec le ministère des

Finances. » C’est un cadre réglementaire

important pour les taxis car il permet

d’éviter, autant que possible, les abus.

« Au sein même de notre activité, nous

avons nos brebis galeuses que nous combattons

», ajoute-t-il, mais les taxis pirates

restent leur principal cheval de bataille.

Après la manifestation du 3 avril, une

table ronde était organisée afin de trouver

des solutions pour lutter contre le travail

illégal, réunissant préfecture, DDASS,

Conseil général, URSAAF, les services fiscaux,

la police et la gendarmerie autour de

l’intersyndicale des taxis. De nombreux

médias (presse écrite et audiovisuelle) ont

évoqué le mouvement des taxis.

* Depuis juillet, la profession des taxis est mieux

encadrée avec la présence d’une imprimante dans les

véhicules. Les véhicules seront également dotés d’une

nouvelle signalétique qui permettra de voir de manière

plus explicite si le taxi est libre ou occupé grâce à un

voyant lumineux rouge ou vert.

46 ● Le monde des artisans ● juillet-août 2009

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