ÉMERGENCE Magazine 2015

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Artiste à temps plein depuis peu, Emilie fait son arrivée dans le paysage culturel montréalais. Elle possède une
expérience de 12 ans en photographie, une formation collégiale en arts plastiques au Cégep du Vieux-Montréal,
a complété une majeure en photographie à l’Université Concordia et une mineure en Enseignement des arts à
l’UQàM. Elle cumule une multitude d’expériences professionnelles et artistiques, dont deux expositions avec le
collectif Pinakotheke (2011-2012) et une collaboration à la semaine de la Rencontre de la Création à Natashquan
(2013). C’est en s’inspirant de sa mère, originaire de ce village nord-côtier qu’elle lance par le biais de l’auto-édition
son premier livre de photographie intitulé Mémoire reconstituée, projet sur ma mère. « Ce livre fût la conclusion
d’un travail personnel sur les souvenirs d’enfance de ma mère ainsi que sur la dualité de notre relation. Une oeuvre
plutôt personnelle, mais qui, à la fois, a rejoint la mémoire collective des habitants de la place. » nous dit l’artiste
quant à ce projet.

ÉMERGENCE

MAGAZINE

QUÉBEC

Le webzine des arts et de la culture au Québec


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Photographie de la page couverture : Karine Couillard

Modèle : Érick Lecocq

Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs textes ainsi que

d’obtenir les autorisations nécessaire à la diffusion des images, des

photographies et des vidéos illustrant ces derniers.

© RÉJEAN SAVARD

Émergence Magazine Québec, est un collectif

d’artistes québécois différents chaque mois. Ils

diffusent bénévolement leur propre texte et image

dans le but de vous présenter leur réalisation et

mettre de l’avant leur travail artistique.

Tous droits réservés pour tous pays.

Reproduction par quelque procédé que ce soit

et traduction, même partielles, interdites sans

l’autorisation de RÉJEAN SAVARD.

Emilie Mercier

Shantell

Quimorucru

Lecteur en série

Mélissa Plamondon

Mathieu Cyr

Machine de cirque

Al Boss and the Yellowtribe

Érick Lecocq

“Crepmaster” François Crépeau

Carole Duchesneau

Nini Marcelle

Nolad

René-Charles Audet

Geneviève Cain

Caroline Cloutier

Georges Dutil

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Artiste Plastigraphe

Photographe

Musique

Littérature

Modèle

Humoriste

Arts du cirque

Musique

Modèle

Magicien

Maquillage

Musique

Ciné-musique

Danse contemporaine

Modèle

Peinture

Maître photographe

C © DÉCEMBRE / JANVIER 2015

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Emilie Mercier

Artiste Plastigraphe

Artiste à temps plein depuis peu, Emilie fait son arrivée dans le paysage culturel montréalais. Elle possède une

expérience de 12 ans en photographie, une formation collégiale en arts plastiques au Cégep du Vieux-Montréal,

a complété une majeure en photographie à l’Université Concordia et une mineure en Enseignement des arts à

l’UQàM. Elle cumule une multitude d’expériences professionnelles et artistiques, dont deux expositions avec le

collectif Pinakotheke (2011-2012) et une collaboration à la semaine de la Rencontre de la Création à Natashquan

(2013). C’est en s’inspirant de sa mère, originaire de ce village nord-côtier qu’elle lance par le biais de l’auto-édition

son premier livre de photographie intitulé Mémoire reconstituée, projet sur ma mère. « Ce livre fût la conclusion

d’un travail personnel sur les souvenirs d’enfance de ma mère ainsi que sur la dualité de notre relation. Une œuvre

plutôt personnelle, mais qui, à la fois, a rejoint la mémoire collective des habitants de la place. » nous dit l’artiste

quant à ce projet.

C’est après plusieurs années à photographier portraits et paysages qu’Emilie Mercier approfondi la technique

du transfert. Ne trouvant pas sa place dans le monde de la photographie, elle décide de peaufiner ce procédé

qu’ils nommeront plus tard, un groupe d’amis et elle, plastigraphie. Cette pratique se résume comme étant « une

transformation plastique de l’image sur toutes surfaces poreuses. L’image plastigraphiée est fragmentée et ensuite

retravaillée, en présentant volontairement des imperfections qui rallient textures et détails du support. L’oeuvre

acquiert ainsi une intéressante profondeur. L’artiste, que l’on nommera dorénavant plastigraphe, affectionne le

grand format. Selon elle, cela permet au spectateur une meilleure impression et le sentiment d’être submergé par

l’image. Ne pouvant détacher sa création de sa vie et de ses émotions personnelles, toutes ses œuvres sont le reflet

sensible de sa vision des choses. Le public est alors confronté directement à l’authenticité et à la vulnérabilité de

l’artiste. Au contraire de la photographie, une image peut être utilisée plusieurs fois sans jamais trouver le même

résultat. Les taches, les lignes, les contrastes ainsi que la texture du support choisi rendent, sans équivoque, l’unicité

à l’oeuvre.

La popularité nouvelle de ses œuvres est due à sa volonté en tant qu’artiste d’être vue certes, mais surtout grâce

à son investissement sur les réseaux sociaux. Depuis son inscription et sa collaboration avec les investigateurs

(Frédérique Marseille et Bassem El Hachem) du projet Art BangBang, Emilie Mercier a su promouvoir son

travail par le prêt. « Le contact direct et intime avec l’amateur d’art désirant se procurer mon travail me touche

particulièrement » mentionne la plastigraphe. Elle ajoute que cette plateforme permet aux artistes d’avoir une

gestion indépendante de leur carrière professionnelle sans passer par une quelconque institution. Le prêt s’étant

désormais transformé en ventes pour l’artiste, on peut croire en la capacité d’ auto-gestion artistique.

Exposition à venir au Café Plume (123 av. du Mont-Royal O., Montréal) au mois de février qui se poursuivra à la

boutique LoWell (5364 rue St-Laurent, Montréal) en mars.

Je fonctionne beaucoup par commande.

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Je suis une passionnée du processus de création depuis ma tendre

enfance. Ma mère, une artisane passionnée, m’a transmis son savoir et a

contribué à élargir mes horizons artistiques.

À l’adolescence, je suis devenue fascinée par la mode et l’Art. J’ai longtemps cru que la

photographie était hors de portée puisque trop complexe et surtout, trop coûteuse.

Mon premier “vrai” appareil photo fut un Minolta X-700. J’étais alors en études

cinématographiques à l’Université Laval, toujours aussi fascinée par la photographie

et en pleine découverte du 7e Art. Quelle merveille à l’époque, mon Minolta !

Aussitôt sortie de la foire des appareils usagés, film à la main, caméra chargée, je me

suis empressée de prendre des clichés de tout ce que je rencontrais sur mon chemin

en jouant avec les “boutons” de mon nouveau joujou. Une nouvelle passion était née.

Durant les premières années, je me suis concentrée sur les portraits et les paysages.

Voulant pousser ma passion un peu plus loin, je me suis procuré un agrandisseur

photo OMEGA puis j’ai acheté, morceau par morceau, mon premier “kit” de tirage

photo en chambre noire. Lorsque j’ai concocté mes mélanges savants et que j’ai

finalement ouvert ma lumière rouge pour la première fois, je jubilais : J’ai constaté

que tout ce que j’avais appris dans les 18 bouquins que j’avais lus était bel et bien

vrai et qu’il y avait vraiment une image qui apparaissait au bout du processus !

Des heures et des heures de plaisir se sont ensuite écoulées en chambre noire...

En 2006, j’ai laissé ma Minolta de côté pour découvrir les joies du numérique. Mon

agrandisseur OMEGA a cédé sa place à Photoshop. J’ai alors commencé à explorer

une nouvelle façon de m’exprimer dans ma passion, qui allait prendre beaucoup

de mon temps et de mon espace : la photographie en studio. Depuis ce temps, je

travaille constamment à améliorer ma technique et à acquérir du matériel de plus

en plus performant. J’ai toujours été et serai toujours une autodidacte. Je suis fière

de confier que j’ai tout appris par moi-même, de A à Z. Je ne vois pas les heures

passer dès que j’ai mon appareil photo entre les mains et que j’ouvre mes

“flashes” de studio en attendant de commencer une nouvelle séance photo.

J’ai plusieurs belles réalisations à mon actif, dont le fait d’avoir remporté le Prix du

public dans le cadre du concours de photographies de mode du Festival Québec

Mode 2014. Aussi, au fil des années, j’ai eu la chance d’établir des partenariats avec

plusieurs intervenants du milieu de la mode. La photographie de mode est ma

spécialité, mais j’offre également d’autres types de session : maternité, famille,

portrait, commercial, etc.

Je personnalise chacune de mes sessions en fonction des besoins de mes clients.

J’adore donner une touche d’originalité et de couleurs à leurs projets photo et

participer activement à graver leurs meilleurs souvenirs en images. Ma valorisation

est de les voir satisfaits et émerveillés des résultats.

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Shantell

Photographe

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On se voit au show de Quimorucru ! Une phrase classique entendue à maintes reprises lors d’un jour de

spectacle de ce groupe Gaspésien. Rien de plus normal ! Quiconque a déjà vu et surtout entendu Quimorucru en

prestation sait qu’il aura droit à un festin de musique traditionnelle endiablée, le tout parfumé d’un air salin aux

accents riches et mélodieux. Plus simple encore…Ces gars-là savent comment faire lever le party. Que ce soit en

salle ou sous un chapiteau, cette bande de joyeux lurons ne laisse personne indifférent. Dans notre région, chacun

des membres du groupe Quimorucru était reconnu pour son talent musical. Plusieurs d’entre eux ont souvent

évolué sur scène pour des causes communautaires. Le premier spectacle de Quimorucru en tant que groupe eût

lieux à l’été 2003. Le premier d’une longue série et c’est sur scène que la musique de Quimorucru prend tout son

sens, avec un répertoire original et festif.

Coup de coeur pour les gens qui ne veulent pas que la soirée prenne fin…Accueil déterminant pour

le groupe qui reçoit l’énergie nécessaire pour poursuivre ce qui devait être une aventure d’un soir. Depuis, que

ce soit comme tête d’affiche ou en première partie d’artiste comme Robert Charlebois, Paul Piché, Martin

Deschamps, 1755 ou Sûroit, Quimorucru s’est toujours arrangé pour faire levé le party. Les habitants de la Baie-des

Chaleurs ont trouvé en Quimorucru une identité et un sentiment d’appartenance à travers les rythmes et les vers

de cette formation fière de ses racines. Les airs cajuns, celtiques, québécois et acadiens ont dès le départ séduit la

population côtière. Influencés entre autres par Suroît et 1755, ils ont réussi à créer un style unique, propre à

eux-mêmes, qui saura faire taper du pied la plus sourde oreille. Tantôt engagés, tantôt rigolos, les textes du

groupe reflètent bien la fierté qu’éprouve chacun de ses membres envers leur Gaspésie natale. Malgré qu’ils soient

dispersés aux quatre coins du Québec, et ce depuis le départ, Quimorucru ne cesse de brûler les planches des

différents festivals à travers le Québec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et la France. Avec quatre

albums à leur actif, les six membres du groupe continuent leur mission : faire connaître, par leur musique, leur

région à un maximum de gens, advienne que pourra! Comme armes de prédilection : l’accordéon, le violon,

l’harmonica, la mandoline et le banjo. Un éternel combat pacifiste pour ces enfants de la mer, fiers de leur pays.

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Mélissa Plamondon

Modèle

Depuis toute petite le monde artistique me passionne, j’ai toujours

eu de l’imagination à revendre, dès l’âge de 7 ans j’ai commencer des

cours de danse, plus précisément du ballet classique, par le suite à mes

11 ans du ballet jazz, du théâtre entre temps et par la suite, des cours

de hip-hop, d’art dramatique, de l’improvisation, je me suis aussi mise

à beaucoup écrire à partir de 14 ans. De nature très anxieuse à la base,

on ma diagnostique un trouble anxieux à mes 17 ans, bien que je

comprenais bien des choses, j’avais de la difficulté à accepter, j’ai tenté

à plusieurs reprise des médicaments pour m’aider, mais sans succès,

j’ai tenté les psychologues, pas très efficace, les groupes pour trouble

anxieux ont été les plus efficace, je vais toujours dans un groupe

d’entraide présentement.

Depuis la fin de mon secondaire j’avais en tête de suivre un cours en

réalisation, puisque j’écrivait beaucoup de cours métrage et voulais

élargir mes horizons en transférant mes idées en image, puisque

j’était dans une relation pas très évidente à se moment là et que mon

trouble anxieux me nuisait, je n’ai pas su en tirer le maximum, mais

j’ai ensuite dévier vers la photographie, sans pour autant délaisser le

cinéma, pas juste comme photographe, mais en temps que modèle,

c’est alors que j’ai découvert une réelle passion, s’équivalent à être

comédienne, n’étant pas très grande, je voulais sortir du lot en me

démarquant d’avantage, depuis mes 11 ans je me teignais les cheveux,

dans des teintes souvent plutôt discrète, quelque couleurs de temps

en temps, mais rêvant d’osé plus, j’ai finalement sauté le pas et je me

suis senti encore plus moi, mais ce n’était pas assez, c’est alors que

mon piercing fit apparition et que ma demi-manche apparut, certes

j’avais déjà 2 tattoos discret qui ne signifiait pas grand chose, mais

cette demi-manche me symbolise: les roses pour la beauté cachant les

épines de ma forte personnalité, la pellicule de film pour ma passion

de la photo et du cinéma et la montre,mon heure de naissance et

pour souligner le temps qui passe, récemment j’ai fait rajouter des

alvéoles et une abeille (bien d’autres tattoos suivront), simplement

pour mon nom: Mélissa, qui veux dire abeille ou Abella la raison de

mon nom de modèle bien entendu et dont j’ai créer une page suite

à ma participation pour le calendrier Ink girls Québec, je trouvais

celas plus jolie, en faite mon idée est venu lorsque je me suis mise à

vouloir faire du burlesque, dont j’ai suivie des cours cette année, un

nom originale qui me représente était de mise.

Je ne suis pas q’une modèle, danseuse, actrice, photographe et

scénariste… je suis une artiste, j’apprend sans cesse, même si je n’ai

que mon diplôme en réalisation, j’apprend des autres, j’apprend de

moi-même et j’aspire à plus, toujours plus, car au fond mon meilleur

remède à l’anxiété c’est d’être moi, c’est de faire ce que j’aime le plus

au monde: l’art et ce qui en découle !

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Photographie de Jacques Proulx

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Photographie de Pierre Chalifour

Photographie de Pierre Chalifour

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Photographie de Klaudy Bégin


Photographie de Sébastien Picard

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Photographie de Steeve Cadorette

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Qui est-il

Mathieu Cyr

Humoriste

Mathieu est un humoriste qui se démarque sur scène, avec ses sketchs concepts et ses observations sociales à la fois drôles,

pertinentes et assassines. Il aime donner son opinion sur les sujets chauds de l’actualité. Comme les religions, l’austérité

gouvernementale ou les cours de zoumba.

Mis à part ses participations aux galas Juste pour rire et Grand rire, Cyr est à la barre de l’émission Slaque la Cravate, sur les

ondes de Télétoon et est chroniqueur à l’émission Cap Sur L’été, à Radio-Canada.

D’où vient-il

Mathieu est né dans un lit d’hôpital, juste en-dessous de sa mère. Mais d’un point de vue géographique, il a grandi à

Maple-Grove, en Montérégie.

Il a aussi grandi dans le monde du snowboard, de Mortal Kombat et de MIRC. Cyr n’a pas assez de vécu pour dire des phrases

comme « J’ai connu Roosevelt ! » mais assez pour dire qu’il a déjà deux cellulaires flip.

Comment parle-t-il

Mathieu parle présentement de lui à la troisième personne pour donner un look plus pro à cet article. À date, il est content du

résultat.

Quels sont ses passe-temps

L’humour, bien sûr. Sinon, quand il est manque d’inspiration, cet artiste joue au jeu « skate 3 » sur mon Playstation3. Il est

d’ailleurs imbattable à ce jeu, preuve qu’il manque d’inspiration souvent.

Point de vue familial, Il est père d’une magnifique petite fille nommée Adrienne, avec laquelle il a fait une série web en 2013,

sur le site de MSN.

Qu’est-ce qui l’a amené à devenir humoriste

La vie, touts simplement. Mathieu Cyr est devenu humoriste à l’âge de 31 ans. Car il s’est cherché longtemps. L’humoriste

traine un déficit d’attention qui l’a considérablement ralenti dans son parcours scolaire et professionnel.

Il s’est dirigé vers l’humour après avoir fréquenté 6 écoles au secondaire, avoir obtenu un semi-diplôme en sciences humaines

pas de maths au cégep et un huitième de bac en animation culturelle à L’UQAM.

Il a toujours su qu’il était intéressé par la scène, mais il savait qu’il n’avait pas assez de talent pour star académie et qu’il n’avait

pas la shape pour devenir danseur de ballet classique.

Aujourd’hui, il ne regrette pas mon choix ! Car il trippe à chaque “show” et il a 100% moins de foulures de cheville qu’un

danseur de ballet, selon un sondage effectué auprès de lui-même.

Mathieu Cyr est à l’aube d’une grande carrière ! Probablement comparable à celle de Pink Floyd ! Mais sans la musique, avec

des jokes… Pis un gars tout seul au lieu d’un groupe. Ouin, Pink Floyd est peut-être un mauvais exemple. Mais bon, il est à

l’aube de quelque chose qui sera plus à l’aube sous peu.

Il est en rodage un peu partout à travers la province.

www.mathieucyr.com

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Machine de cirque

Photographies de Norbi Whitney

Créée sous l’initiative de l’homme de cirque et de comédie, Vincent Dubé, la compagnie Machine de cirque

prend vie à Québec ! L’organisme à but non lucratif rassemble différents acteurs du milieu des arts et de la

technologie autour de projets de production de spectacles de cirque.

Formé de Raphaël Dubé et Yohann Trépanier (dont les vidéos récoltèrent 40 millions de « vues » sur Internet

grâce à leur numéro de serviettes comique sans oublier les autres disciplines où ils excellent : jonglerie,

vélo artistique, acrobatie, monocycle), Maxim Laurin et Ugo Dario (qui remportèrent la mention « or » dans

les plus grands festivals de cirque grâce à leur numéro de planche coréenne) et Frédéric Lebrasseur (acteur,

musicien et compositeur émérite), la troupe prépare son tout premier spectacle dont la première aura lieu le

21 mai 2015 au Théâtre de la Bordée à Québec.

Le fondateur, Vincent Dubé est diplômé en ingénierie et travaille dans le milieu du cirque et des variétés

depuis près de 20 ans. Il s’intéresse également aux percussions qu’il intègre à son travail artistique. Fort de

ses expériences diverses, il a eu envie de réunir toutes ses passions pour en faire une créature unique, Machine

de Cirque.

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www.mdcirque.com

L’équipe d’ingénierie est introduite au processus de création dès le départ, ce qui permet une intégration plus

harmonieuse des éléments techniques mettant en valeur les artistes du projet. Machine de cirque mise sur

des solutions ingénieuses, sur la récupération d’objets de la vie courante, et sur des mécanismes fonctionnant

à l’huile de bras, l’huile avec le meilleur rapport qualité/prix sur le marché. C’est un projet à grandeur

humaine où la personnalité de chacun des cinq artistes prend une place capitale dans le spectacle. Avec une

petite équipe, les artistes, ainsi que les concepteurs artistiques et techniques peuvent tous être rassemblés

autour de la table à dessin, ce qui engendre des échanges inattendus et des résultats surprenants.

Le spectacle sera à caractère humoristique, adolescent et bric-à-brac. Il conservera un côté organique et

une certaine autodérision pour contrebalancer sa trame dramatique soutenue et la rigidité apportée par les

machines intégrées au spectacle. Malgré l’ampleur des éléments techniques déployés, les artistes sur scène

seront au centre du projet et le spectacle demeura vivant.

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“Al Boss and the Yellowtribe” est venu d’une idée de fou.

Au départ, Al est chansonnier partout au Québec, mais il

a également une expérience dans plusieurs groupes rock

Ce qui l’a même mené en tournée en Europe en 2008. En

2013, avec l’envie d’un nouveau projet, il a rencontre Cédric

(à la contrebasse) pour former d’abord un duo. Ensuite,

en seulement 2 pratiques, des chansons ont pris forme et

le duo de musiciens était prêt pour la première partie du

spectacle “22 câline de blues” de Mario St-Amand à l’Espace

Félix-Leclerc. La réaction du public a été excellente (avec

deux rappels lors de ce spectacle) ! C’est à ce moment que

le duo décide de trouver un batteur, Paul Capetillo alias

“pc Sanchez” fit sont entrée . À partir de là, notre style de

musique devint propre à lui même. En à peine quelques

mois, nous avons préparé un repertoire constitué de

compositions originales d ‘une duree de 1h30 ! Puis,

nous nous sommes produit à Saint-Henri-de-Lévis et au

festival de blues de Trois-Rivières ! C’était le début des

“ Yellowtribe”

Debut 2014, Paul décide de se retirer du projet. J’ai

contacté un batteur de Québec pour essayer un jam. C’est

l’a que Fred Paquin qui apparait dans le videoclip devient

notre drummer.

En 2014, nous avons, entre autre, fait vibrer les Fêtes de la

musique à Quebec.

Octobre 2014, Paul réintègre le groupe, trop attaché au

projet, mais en tant que second guitariste!

Présentement, nous travaillons à la sortie d’un premier

album en janvier 2015 !

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Photographies de Manon Dumas

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Érick Lecocq

Photographies de Karine Couillard

Erick Lecocq est né à Sherbrooke dans la belle région de l’Estrie. Père de quatre enfants, il élève ceux-ci à

la campagne et préconise les jeux extérieurs plutôt que le téléviseur. Le partage, le plaisir au quotidien et

l’appréciation de la nature sont des valeurs essentielles à ses yeux. À l’âge de 18 ans, il démarre sa propre entreprise,

Hydro Jet Sherbrooke, qui est toujours active aujourd’hui. En plus de gérer son entreprise, Erick a

plusieurs cordes à son arc, il contracte et construit les maisons qu’il habite en passant par son chalet de bois

de 1895 qu’il a restauré pièce sur pièce.

Lorsqu’il était enfant, son grand frère jouait de l’harmonica et était le seul musicien de la famille. Celui-ci

lui offrit son premier harmonica à l’âge de 8 ans et ce fut le coup de foudre. Principalement autodidacte,

musicien harmoniciste, danseur en breakdance, modèle sur toile pour Daniel Victor et en body painting sur

scène, comédien pour l’écran, Erick Lecocq est un artiste aux multiples talents.

Erick a débuté sa carrière de comédien lorsqu’il a rencontré la réalisatrice Nadia Fortin lors de la Cuvée artistique

de l’Estrie en 2013. Elle lui a de prime abord proposé un petit rôle de figurant dans le court-métrage

Ascenseur. Finalement, de fil en aiguille, après avoir travaillée sur plusieurs versions du scénario, le personnage

de Dave, incarné par Erick Lecocq, est devenu l’un des protagonistes dans l’intrigue du film. Ce fut sa

première expérience de plateau et depuis, il cumule des expériences en publicité, films américains et émissions

télévisées.

Par plaisir de jouer de la musique, il monte d’une petite scène à l’autre pour participer à des séances

d’improvisation collective (jam session) ou pour accompagner différents groupes musicaux. En 2011, il fit

une tournée au Québec et en Ontario avec Tony Almonte, ce qui lui donna musicalement confiance sur scène.

Approché par Pat et les Culs-de-sac, groupe composé de trois musiciens de l’Estrie, il participe le temps d’une

chanson à la fête national de Racine en 2012. Après quelques spectacles, il en devient membre à part entière.

La formation porte maintenant le nom de Les Culs-de-sac, groupe émergent en demande, participant à plusieurs

évènements et concours. Ce groupe offre actuellement un disque de compositions originales. Un second

sera lancé pour 2015.

En somme, Erick est un père aimant, un entrepreneur, un musicien, un mannequin/modèle et un comédien.

C’est un homme au grand cœur, authentique et généreux de sa personne. Voilà donc plusieurs raisons pour

lesquelles cet artiste vaut la peine d’être suivi.

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CREPMASTER

François Crépeau

“Crepmaster” (François Crépeau) est un professionnel excellent en

micromagie (magie de table ou « close up »), la magie près des gens. Il est

aussi très performant en stand-up/stage. Ses prestations sont en français ou

en anglais et il est même capable de dire quelques mots dans une vingtaine

de langues à des fins sociales. Il a un très bon sens de l’humour. Il a fait de la

magie, dans des bars, restaurants, parcs, écoles, centres commerciaux et même

dans des maisons privées pour des fêtes ou « parties ». Il se concentre sur la

mystification plutôt que sur les clowneries, mais il fait toujours rire les gens

pendant qu’il est avec eux. Il peut s’exécuter pendant 2 ou 3 heures sans arrêt

à faire de la magie au même groupe! Habituellement, il se déplace de groupe

en groupe pour quelques tours à la fois. Il peut faire cela pendant plusieurs

heures de cette manière. Parfait pour les parties de bureau, les conventions, pour

attirer et garder la clientèle ou simplement pour divertir.

Il peut aller n’importe où pour divertir le public !

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Carole Duchesneau

Maquillage professionnel

Je m’appelle Carole Duchesneau, je

suis originaire de la Ville de Québec. Je suis

Artiste multidisciplinaire et autodidacte,

passionnée par tout ce qui a trait à la

création et l’art.

J’ai obtenu mon Diplôme en dessin de mode,

au Collège Notre-Dame-de-Foy à Québec,

je travaille dans le milieu du vêtement

depuis maintenant 22 ans, mais parallèlement

à mon métier, je peins ...sur toile, entre

autre...

D’abord attirée par un style figuratif plutôt

sombre, je me suis ensuite orienté vers un

style abstrait et très coloré, jouant avec

les couleurs et les textures au gré de mon

humeur et surtout de la musique qui est

une grande source d’inspiration pour moi.

C’est avec plaisir que je présenterai au grand

public ma première exposition officielle prévue

pour le printemps 2015.

Je suis toujours curieuse d’explorer de

nouveaux horizons, pendant une dizaine

d’années, je m’amuse également dans le

monde du théâtre qui me fascine et je dirige

une troupe amateur auprès des jeunes de 5 à

20 ans. Ou je vois un peu à tout, la confection

des costumes, l’écriture des scénario, la mise

en scène et les décors.

Après mon premier tatouage, je suis fascinée

et je décide donc de me lancer dans cet art

que pratique maintenant, dans divers styles,

depuis bientôt 8 ans.

Enfin, il y a une dizaine d’années, l’art du

« bodypainting » fait son apparition, e corps

humain définitivement… mon canevas

préféré. C’est cet art qui me permet de marier

toutes mes connaissances pour des résultats

souvent théâtraux.

Photographies de Pierre Joosten

Pour voir l’oeuvre dans son intégralité, venez

nous visiter sur cdartist.blogspot.ca

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Nini

Marcelle

Deux ans après la sortie de son premier album JE MARCHE DANS MES PAS, qu’elle a défendu sur scène dans

plusieurs endroits du Québec (notamment en première partie de Dumas) et jusqu’en Saskatchewan, Nini

Marcelle lance PASSER LA FRONTIÈRE, un nouveau EP numérique de cinq chansons.

Sur ce deuxième opus réalisé par Davy Gallant, l’auteure-compositrice-interprète de Montréal continue

d’explorer l’univers électro-pop qui est le sien, en y ajoutant une touche de rock. Des chansons sensibles et

festives, qui mettent en avant-plan ses mélodies accrocheuses, sa plume ardente et sa voix à la fois chaude

et aérienne.

Nini Marcelle est originaire de Lac Beauport, petit coin de nature près de la ville de Québec. Passionnée par la

scène, elle passe son enfance et son adolescence à chercher les occasions de s’y exprimer par le jeu, le chant,

ou la danse. Toutefois, c’est dans les rues de France que Nini joue de la guitare en public pour la première

fois, chantant aux passants pour qu’ils lui donnent quelques sous afin qu’elle puisse continuer de voyager. À

son retour au Québec, elle est admise à l’École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe et, quatre ans plus

tard, obtient son diplôme de comédienne professionnelle. C’est à ce moment qu’elle se risque à chanter ses

propres compositions sur scène lors de la finale locale de Cégep en spectacle.

Dans les années qui suivent, Nini Marcelle développe parallèlement sa passion pour le jeu et la musique. Elle

enchaîne plusieurs productions théâtrales et comédies musicales, dont le spectacle Pied de Poule, qui est

suivi d’un disque auquel elle participe comme chanteuse soliste. Elle fonde sa propre compagnie de théâtre,

le Groupe Party de cuisine, pour laquelle elle écrit, joue et produit deux comédies, “Six mois avant Noël” et

“L’air et la chanson ou Tout le monde peut jouer Feydeau”. Elle est également très active dans le milieu du

doublage, où elle prête sa voix à quelques jeunes actrices comme Ellen Page (Inception) et Kristen Stewart

(Twilight), en plus de participer à plusieurs séries et longs métrages d’animation.

En 2003, la jeune femme fonde le groupe Nini Per Os, au sein duquel elle remplit les fonctions de chanteuse et

guitariste, en plus d’écrire et de composer la plupart des chansons. La formation, au son funk/pop, remporte

le prix Zoom sur la Relève au Festival International de la chanson de Granby en 2004. Trois ans plus tard,

Nini Marcelle quitte le groupe et entreprend une série de spectacles intimistes qui lui permettent d’explorer

d’autres univers musicaux, processus qui la mènera à l’écriture de son premier album solo, qu’elle lance en

2012.

Bien que son parcours soit déjà bien étoffé, parions que l’aventure ne fait que commencer pour Nini Marcelle,

artiste aux multiples facettes et à la démarche créative en perpétuelle évolution...

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Photographies de John Londono

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Nini M

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arcelle

www.ninimarcelle.com

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René-Charles Audet

Danse contemporaine

Québécois, mais natif de Port-au-Prince en Haïti. Une ancestralité d’ailleurs avec un vécu d’ici, voilà qui je suis.

Un jeune homme qui a grandit à Disraeli dans la région de Thedford mines et qui pendant ses années d’études

à la Polyvalente de Disraeli, effectua une concentration sportive en arts du cirque. J’y appris et réalisa des lors,

une esquisse du potentiel que le corps humain peut posséder, les possibilités de mouvement, de formes, d’états,

de couleurs et de sensations de vies à expérimenter. C’est pourquoi en finissant mon secondaire, je décidai

d’approfondir les mystères et ses réponses que le corps humain acquière par la voie de la danse. Je fis donc les

auditions à L’École de danse de Québec. Y étant accepté, je rentrai dans le programme préparatoire de mise

à niveau, pour ensuite poursuivre avec l’Attestation d’études collégiales - Danse contemporaine (AEC) de la

Formation professionnelle de L’EDQ. Je traçai mon chemin dans ce fabuleux périple, qui ne fut pas qu’une simple

formation scolaire mais, aussi une formation sur ma vie et mon propre corps. J’y appris de surcroit sur moi-même,

car en danse, notre corps est notre instrument de travail ou toutes parties physiques, mentales et psychiques y

sont sollicitées. Évoluant aux alentours d’amis et de professeurs exceptionnels partageant la même passion que

moi, de cours techniques de danse contemporaine, de ballet classique, d’anatomie du corps et autres cours reliés à

ma formation, que je m’y forgeai une véritable identité. Pendant mes années d’études à Québec, j’en profitai aussi

pour m’ouvrir à d’autres styles de danse complètement différents à ceux de mon école pour élargir mes horizons.

Des styles tels que le Dancehall, la danse Africaine, la samba, le hiphop et le jazz. Mon cheminement dans cette

école touche à sa fin.

Présentement dans ma dernière année de formation à L’EDQ, j’en sortirai heureux et satisfait d’avoir

expérimenter divers styles de danse par l’entremise de stage professionnel offert à mon école avec des professeurs

et chorégraphes tel que Massimo Agostilneli, Marc Boivin, Sylvain Lafortune, Mélanie Demers, Linda Rabin, Nina

Wollny, Lina Cruz Sasha Ivanochko et bien d’autres pionniers de la danse contemporaine actuelle. Toutes ces

expériences scolaires m’ont permis d’obtenir ma propre boîte à outils pour ma future carrière qui se présente à

moi. En plus de mes études à Québec, au début de celles-ci, je décrochai un emploi comme coach à l’initiation

des arts du cirque pour les enfants à l’École de cirque de Québec. Par la suite, afin de me concentrer sur ma

véritable vocation, je suis devenu professeur de hiphop pour le niveau débutant et intermédiaire aux loisirs, à l’École

de danse Expression Danse situé à Beauport. Ayant une grande passion pour l’anatomie du corps humain, dans

mes projets futurs, je souhaite entamer une formation professionnelle en massothérapie. Je souhaite également,

poursuivre une formation dans les arts du cirque. Je souhaite également voyager, et élargir mes connaissances

sur les différents types de danse existants dans le monde et quant à moi, il n’y a pas de meilleur moyen de le vivre

quand étant plongé dans ses origines.

« Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé danser. C’est le premier langage que j’ai appris, celui qui

me permet d’exprimer ce qui ne peut être dit, celui qui permet de filtrer les émotions en les rendant vraies et

authentiques. La danse m’a fait grandir, m’épanouir et mûrir. La danse m’indique toujours le bon chemin à suivre

sur ce mystère qu’est la vie et c’est pour cela que je souhaite en faire une carrière professionnelle. Pour moi la danse

représente le savoir, l’amour, les couleurs, le goût, le toucher, la chaleur, mais surtout un cœur qui bat. La danse est un

reflet de la vie. Tous et chacun y méritent leur place. Tous. »

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Photographie de Daniel Pelletier

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Photographie de Mélissa Guérette


Photographie de Mélissa Guérette

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Photographie de Daniel Pelletier

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Geneviève Cain

Photographies de Pierre Joosten

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L’art, un si petit mot qui peut représenter tant de choses. Je suis une passionnée de choses artistiques. D’ailleurs

je fais du dessin depuis maintenant plus de 7 ans et depuis 1 an je suis tombé dans le magnifique domaine de

la photographie. Tout ça a commencé quand j’ai vu la séance photo d’une amie, je me suis dit que l’expérience

pouvait être bien alors je me suis lancé et j’ai essayé. Finalement, dès la première séance je me suis découvert un

passe temps et une passion. Je voulais toujours y retourner. Pour moi faire de la photo est une libération totale.

J’oublie tous mes problèmes. Je pense au moment présent et c’est tout. C’est un moment ou je peux me laisser aller,

laisser mon imagination aller et extérioriser mes émotions dans les photos. J’ai aussi développé une complicité avec

mon photographe et c’est hyper plaisant. Nous avons beaucoup de plaisir et on rit beaucoup. Essayer de nouvelles

choses lors de chacune des séances est à la fois enrichissant et est aussi un défi. Le défi de vouloir réussir l’idée et

de m’améliorer pour devenir une modèle encore meilleure pour la prochaine fois. C’est une expérience qui a fait

développer ma confiance en moi, autant au niveau de la personne que je suis que sur mon physique. J’ai appris à

m’apprécier comme je suis et j’en suis pleinement reconnaissante et réjouis.

Quand je vais à ces séances photos, disons que je passerai 3 jours consécutif là bas ! Le temps passe tellement vite.

Cette forme d’art je l’adore. Je trouve bien de voir l’art exprimé par le corps humain, voir les émotions. Quand on lit

un livre on peu s’imaginer pleins de choses et se représenter dans le contexte, et bien je trouve que c’est semblable

avec la photo. Il est facile pour moi de m’imaginer plusieurs choses simplement en regardant une image, une photo.

Je dois dire que je ne suis pas prête d’arrêter la photo. J’ai bien l’intention de continuer encore longtemps et de

m’améliorer encore et encore. Je dois dire merci de m’avoir laissé la chance de parler de ma passion et de partager

mon point de vue sur ce petit côté parmi tant d’autres de l’art.

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Caroline

Cloutier

« Je fais confiance au hasard ; et le hasard fait bien les choses » ©

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Au cours des années, j’ai pris conscience du pouvoir expressif de l’intuition et de l’aléatoire en art. J’estime qu’il

est impossible de s’exprimer librement en pratiquant un art planifié, calculé, mesuré ou trop réfléchi.

Pour créer mes œuvres, j’utilise donc volontairement des techniques et des médiums que je ne peux pas

contrôler totalement, qui encouragent l’impulsivité et qui forcent le hasard à s’imposer. C’est de cette façon

que j’arrive à créer des univers abstraits ou semi-figuratifs qui évoquent probablement des souvenirs enfouis

en moi ; des atmosphères, des rêves. Ces univers font partie de moi et m’appartiennent mais je désire que

d’autres se les approprient et y reconnaissent leur propre monde intérieur.

La première étape de mon processus créatif est très courte mais intensément sensuelle et enivrante. Elle se

fait en l’absence totale de projet, d’idée préconçue ou de plan. Me laissant guider par de la musique, ma main

saisit un bâton de fusain, un crayon ou un flacon d’encre et laisse libre cours à un réseau de lignes et de formes

qui construisent la composition de l’œuvre. La seconde étape consiste à faire jaillir l’oeuvre à partir de cette

composition aléatoire. J’y applique les couleurs et les textures dans un souci esthétique méticuleux tout en

cherchant à atteindre un équilibre visuel. Cette recherche d’équilibre me vient certainement de l’influence

qu’ont eue sur moi mes études en architecture. Il en résulte des œuvres dans lesquelles se marient formes

organiques et lignes structurantes où chaque ligne, chaque tache de couleur joue un rôle déterminant.

________________

Mon travail est souvent apprécié par des gens qui ne s’étaient jamais intéressés à l’art auparavant ou qui

n’étaient pas attirés par l’art abstrait.

Mes œuvres ont longtemps été disponibles dans plusieurs galeries d’art à travers le Québec mais, suite à de

mauvaises expériences, j’ai pris la décision de quitter ce milieu. Je reçois la clientèle à mon atelier-galerie sur

rendez-vous.

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GEORGES DUTIL

Photographe

Handicap professionnel :

“ je regarde tout à travers l’objectif avec la plus grande objectivité”

Mon moyen de transport c’est l’émotion. Ça permet d’aller loin. La source de l’énergie

qui l’alimente est inépuisable. Tout ce qui bouge, tout ce qui est immobile, TOUT est

prétexte à un voyage vers le dedans.

Une image captée à un moment précis met le temps au défi. L’histoire qu’elle raconte

n’est pas linéaire et elle n’est pas fixée non plus. L’inerte n’est pas mort. Ça peut-être

immobile et palpiter, l’inerte.

Il y a la photographie brute, qui peut être parfaite dans son instantané et qu’on imprime

sans retouche. Il y a des photos brutes parfaites (et des brutes imparfaites aussi) qui

mutent en quelque chose d’autre quand on les retouche. Dans tous les cas elles parlent

et content.

J’ai entrepris des séries d’histoires pour dialoguer avec ce qui m’entoure. Pour écouter,

enregistrer et conserver des traces. Des êtres et des choses. Toutes ces histoires traitent,

d’une manière ou d’une autre, d’un patrimoine.

Mes recherches récentes m’ont mené vers la photo-illustration, vers une grande

définition des lignes, des reflets, des perspectives nettes; de la photo qui a des allures de

dessin, qui fait tableau.

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