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Ils ont tenté hier de marcher jusqu’au Palais du gouvernement

Le cri de détresse des architectes > Page 5

Forum Mille et Une News :

Islamisme politique

Vieux prêches,

nouveaux

slogans

« L’islamisme politique en

Algérie, quel avenir », est

l’intitulé de la conférence-débat

organisée samedi dernier, dans

le cadre du cycle Mille et Une

News. Les conférenciers ont

abordé le sujet à l’ombre de

l’arrivée des islamistes au

pouvoir en Egypte, en Tunisie

et au Maroc. Mais qu’en est-il

de l’Algérie ?

> Lire pages 2, 3 et 4

Amine B./Algérie News

Sidi Ag Issa et le groupe

«Tagmi» en concert à Alger

Le public a raté

la prestation

d’un virtuose

Le chanteur et guitariste malien Sidi

Ag Issa et le groupe «Tagmi» ont

animé samedi soir à la salle Atlas à

Alger un concert organisé par l’Office

national pour la culture et

l’information.

> Page 12

Ouargla

Cinq personnes

meurent

asphyxiées au gaz

Cinq personnes d’une même

famille ont été retrouvées

mortes samedi en fin

d’après-midi asphyxiées au

gaz à leur domicile dans la

commune de Rouissat, a-ton

appris dimanche auprès

des services de la Protection

civile de la wilaya de

Ouargla.

> Page 9

JSK

Meziane Ighil

limogé

L’entraîneur de la JSK,

Meziane Ighil, a été

écarté de la barre

technique, dans l’aprèsmidi

d’hier, par le

conseil d’administration

du SPA-JSK, convoqué

par le président, Moh-

Chérif Hannachi à

l’issue de la défaite

contre le CRB.

> Page 18

Quotidien national - Lundi 30 janvier 2012 - N°1123 - Prix : 10 DZD - 1 EURO - ISSN 1112-7406


2 > A L A U N E

LE LIEN

Yacine Chabi

Vieux prêches,

nouveaux slogans

Qu'est ce qui a changé dans le discours

islamiste depuis le Printemps arabe ?

Une question posée hier lors du débat

des Mille et Une News, et à laquelle,

faute d'études et d'analyses, on a

trouvé des réponses approximatives.

Si l'on se réfère au cas de l'Algérie, on

peut facilement conclure que le

discours des partis islamistes a

« radicalement » changé depuis l'ex-

FIS. Ce dernier, ayant participé à deux

élections, avait fait campagne en

utilisant des « prêches », au lieu des

discours classiques. Ses leaders ne

pouvaient terminer une phrase sans y

« glisser » un verset du saint Coran, ou

encore un Hadith. Les mots

s'adressaient aux cœurs des gens, pas

aux esprits et consciences des

citoyens. Populiste à «outrance»,

l'islamisme politique post révolution

arabe, en Algérie ou ailleurs, ne faisait

pas dans le détail. C'était ou noir ou

blanc. Le compromis ne faisait pas

partie des stratégies. Sur des sujets

comme la liberté et les droits de la

femme, le discours ne pouvait

supporter aucune «entorse» à la

chariaâ. Cette dernière, justement, était

considérée comme le seul texte de

référence, la seule Constitution capable

de régler tous les problèmes,

économiques, sociaux et même

sportifs. Un savant mélange entre

spiritualité et matérialisme à la sauce

islamique.

Vingt ans plus tard, les orateurs ont

changé, le discours aussi. En Tunisie,

en Egypte, au Maroc et « bientôt en

Algérie », le discours islamiste a subi

une grande « mouradjaâ ». Une

révision du texte dans sa forme et

surtout son fonds. Les références

coraniques n'y trouvent plus leur place,

et les partis ne jurent que par le

respect de la Constitution, jugée

autrefois « laïque ». Plus

spectaculaire, le compromis est devenu

une règle propre aux islamistes. En

Tunisie, personne n'a trouvé

« anormale » une alliance avec des

partis de gauche, au Maroc, aucun

« barbu » n'a crié au « kofr » quand le

parti de Benkirane s'allie aux

communistes. Dans un monde en

perpétuelle évolution, où les intérêts

priment sur tout, l'islam politique est

devenu « pragmatique ». Dans la

forme, il faut vite se débarrasser des

accessoires stigmatisant, comme les

barbes mal rasées, les qamis, les

chechias… Etre au pouvoir, c'est aussi

côtoyer les « grands » de ce monde.

Les tenues « correctes » sont

généralement exigées.

Cependant, certains sujets sont

soigneusement évités. Pragmatisme

diront certains, ou « volonté délibérée

de ne pas choquer » estiment d'autres.

Les islamistes d'aujourd'hui n'inscrivent

pas leur démarche dans un

contexte « d'affrontement ou de choc

des religions ». Aucun parti égyptien,

tunisien ou même algérien n'a inscrit

dans son programme, la « libération de

la Palestine », ou encore « la lutte

contre les sionistes et leurs alliés

américains ». Autre changement

notable dans le discours « new look »

des partis islamistes, c'est cet exercice

d'équilibristes à n'attaquer personne.

Eviter à tout prix les attaques frontales

contre les « ennemis » idéologiques et

politiques. Une sorte de « modération »

soigneusement calculée.

Les islamistes reviennent cette année.

Un cons tat que personne ne peut nier.

Leur discours a changé. Quant à leurs

ambitions…

Succès électoral des islamistes

Des facteurs endogènes

et exogènes à l’origine

L’espace des Mille et Une News a abrité samedi une rencontre débat qui avait pour thème

« l’islamisme politique en Algérie, quel avenir ». Des experts connus en la matière ont

débattu, deux heures durant, les raisons de l’émergence de l’islamisme dans les pays

arabes post-révolution, et les perspectives politiques de ce courant en Algérie, à la veille

des élections législatives.

La montée de l’islamisme dans le

monde arabe, post-révolutions, est le

résultat de plusieurs facteurs exogènes

et endogènes à ces pays. C’est le

constat fait par l’écrivain et islamologue

Mohamed Baghdad. « Parler de l’islamisme

nous amène à analyser plusieurs aspects.

Entre autres, les finances, le social, le spiritualisme,

on ne peut pas analyser la montée

des islamistes dans les pays arabes indépendamment

de ces aspects importants », a-t- il

affirmé. Il poursuit : « Des événements politiques

ont aussi favorisé l’émergence en force

de ce courant, il s’agit de l’échec des régimes

nationalistes, la résistance des islamistes à

l’oppression et aussi la disparition du discours

présentant les islamistes comme un

danger. Aditivement à cela, la réussite du

modèle turc a contribué également à cette

montée». Dans ce cadre, il cite la résistance

du Hamas à Ghaza, devenue une source

d’inspiration pour les islamistes dans tous

les pays arabes. Par ailleurs, il a fait remarquer

que les islamistes ont évolué et ont

adapté leurs discours aux mutations actuelles.

« La classe dirigeante des partis islamistes

s’est rajeunie. En effet, en Tunisie, en

Egypte ou au Maroc, ces partis sont dirigés

par des jeunes qui ont fait leurs études à

l’étranger », a-t-il indiqué. Le même constat

a été fait par le politologue Chafik Mesbah.

« J’ai eu à discuter avec des islamistes

tunisiens. Franchement, ils ont un niveau

intellectuel remarquable. En plus de cela, ces

nouveaux dirigeants sont âgés entre 40 et 50

ans. C’est un courant qui a réussi à renouveler

son élite », a-t-il soutenu. Mohamed

Baghdad a précisé que les Etats-Unis ont

changé de vision à l’égard des islamistes, il

cite comme exemple l’ouverture d’un bureau

des taliban au Qatar et les promesses de se

retirer d’Afghanistan. En outre, d’après ces

deux intervenants, l’expérience douloureuse

de l’Algérie durant les années 1990 a servi de

leçon pour les pays de la région et à ces partis

islamistes.

L’expérience égyptienne

à étudier

L’expérience égyptienne doit être étudiée

avec beaucoup d’attention, a souligné le

sociologue Zoubir Arous, dans son intervention.

« Le succès des partis islamistes en

Egypte, lors des dernières élections, doit faire

l'objet d’études et d’analyses pour comprendre

l’évolution de ce courant politique. Des

bouleversements dans les méthodes de travail

de ce dernier ont été enregistrés. La décision

des salafistes de prendre part aux élections

constitue un changement de stratégie

dans le travail de ces derniers », a-t-il souligné.

Il poursuit : « les salafistes existent

depuis 1910, mais c’est la première fois,

qu’ils participent aux élections, et ce, après

avoir rejeté la création de partis politiques et

la participation aux élections ». Par ailleurs,

l’intervenant a fait savoir que les islamistes

en Egypte sont dans l’impasse car ils n’arrivent

pas à trouver des compromis sur les

politiques à suivre. « Les Frères musulmans

et les salafistes ont des visions différentes sur

des questions cruciales. Le mode de désignation

du président de la République témoigne

de ces divergences. Le guide des Frères

musulmans a proposé un compromis, or les

salafistes refusent la proposition», a-t-il

affirmé. Dans le même ordre d’idées, il a rappelé

que même les courants islamistes les

plus radicaux, à l’instar du «Mouvement

Djihad », qui a assassiné le président égyptien

Anouar Sadate, s’est investi dans l’exercice

de la politique en créant un parti et en

s’engageant dans les élections. Pour sa part,

Mohamed Baghdad a mis l’accent sur le

changement de vision des islamistes à l’égard

de la femme. « les islamistes soutiennent la

participation de la femme à la vie politique

et encouragent cette dernière à accéder aux

postes de responsabilité. Abordant le cas de

l’Algérie, Arous refuse de qualifier le Front

islamique de salut, FIS, de parti politique.

«C’est un mouvement populaire plus

qu’un parti politique. Il n’avait pas les caractéristiques

d’un parti politique», a-t-il

affirmé.

La normalisation avec Israël

n’est plus un obstacle

Le discours anti-israëlien a disparu du

programme des islamistes depuis le déclenchement

des révolutions arabes, s’accordent

à dire les intervenants. Sur ce point,

Mohamed Baghdad a affirmé que les islamistes

égyptiens se sont engagés à respecter les

conventions signées par leur pays avec Israël.

Un signe d’apaisement de leur part, d’après

lui. Le même constat a été fait par l’ex-ministre,

Saïda Benhabyles. « j’ai été à Benghazi,

ALGERIE NEWS Lundi 30 janvier 2012

les rebelles m’ont avoué de leur disposition à

reconnaitre l’Etat israélien à condition

d’avoir un soutien pour renverser le colonel

Kadhafi »,a-t-elle témoigné. Cette vision est

partagée aussi par les islamistes marocains

au pouvoir qui ont cédé les portefeuilles

ministériels importants aux personnes hors

de leur parti. Ils se sont engagés aussi,

d’après les conférenciers, à préserver et à respecter

les choix diplomatiques du Maroc.

Le modèle turc ne peut être

exporté

Contrairement à ce que beaucoup

croient, le modèle islamiste turc ne peut pas

être exporté aux pays arabes, affirment les

invités d’Algérie News. « Les tentatives de

certains de reproduire le modèle turque

dans les pays arabes ne tient pas la route.

L’expérience du parti d’Erdogan ne correspond

pas à l’environnement arabe.

Du coup, il est impossible d’extrapoler ce

modèle porté essentiellement par des hommes

d’affaires et des intellectuels turc », a

souligné Mohamed Baghdad. Mesbah,

abonde dans le même sens en affirmant que

toute tentative de reproduction du modèle

turc dans les pays arabes sera voué à l’échec,

et ce, vu les conditions politiques et sociales

différentes qui prévalent dans les deux

régions.

Younès Saadi

Amine B./D. News


Islamisme en Algérie

Un « émiettement »

dangereux

« L'islamisme politique en Algérie », c'est l'intitulé de la conférence-débat organisée samedi

dernier par Algérie News.

Un concept différemment appréhen

par les participants, sans pour autant

apporter une définition précise. Ce

qui a laissé chez l'assistance un goût

d'inachevé. Mohamed Baghdad (écrivain et

islamologue) Zoubir Arous (Sociologue) et surtout

Chafik Mesbah (politologue) ont tour à

tour, tant dans leurs exposés que lors des

débats, tenté d'apporter des éclairages à cette

notion « vague ». Les trois intervenants étaient

d'ailleurs unanimes à considérer que tant que

l'Algérie n'est pas dotée de centres de recherches

géostratégiques (l'INESG) étant devenu

une « institution budgétivore », selon

M. Mesbah, aucune définition n'est possible

pour le concept d'islamisme politique. Pour

Zoubir Arous, « le fait d'évoquer l'islamisme

politique s'inscrit en faux avec la loi sur les partis

politiques, qui interdit l'utilisation de

l'Islam, de l'identité et du régionalisme à des

fins de propagande partisane », remettant ainsi

Quelques extraits du discours d'Obama au Caire

Je sais qu'il y a eu des controverses sur la

“ “ promotion de la démocratie, pour une grande “

Tant que notre relation sera définie par nos

différences, nous renforcerons ceux qui sèment la

haine et non la paix, et qui promeuvent le conflit

plutôt qu'une coopération qui peut aider nos peuples

à parvenir à la justice et à la prospérité. Ce cycle du

soupçon et de la discorde doit cesser.”


Je suis venu chercher un nouveau

commencement entre les Etats-Unis et les

musulmans du monde entier. Un début qui se fonde

sur un intérêt et un respect mutuels ; qui se fonde

sur le fait que l'Amérique et l'islam ne sont pas

exclusifs l'un de l'autre et ne sont pas voués à se

faire concurrence. Au lieu de cela, ils se chevauchent

et partagent des principes communs : justice et

progrès ; tolérance et dignité de tous les êtres

humains.”


C'est ce que je me propose de faire : dire la

vérité du mieux que je peux, humble devant la

tâche qui nous attend, et ferme dans ma

croyance que les intérêts que nous partageons en

tant qu'êtres humains sont beaucoup plus forts que

les forces qui nous séparent.”


En tant que président des Etats-Unis, je

considère qu'il est de ma responsabilité de

lutter contre les stéréotypes sur l'Islam où qu'ils

apparaissent.”

en cause, l'intitulé même de la conférence.

Evoquant le sujet à l'ombre des révolutions

arabe et l'arrivée des islamistes au pouvoir, en

Egypte, en Libye, au Maroc et en Tunisie,

Chafik Mesbah affirme ne pas croire en la « spécificité

algérienne », sachant que pour lui, le

courant islamiste ne peut pas être pris sous l'angle

des formations existantes, mais de cette

vague salafiste, que même les services de sécurité

n'arrivent pas à cerner, ni le nombre et

encore moins la localisation. Aux yeux du

conférencier, c'est surtout la prolifération des

partis islamistes qui constitue un danger. Il est

clair que, selon le conférencier, « le néant mène

à l'anarchie et à la violence ». A une question de

savoir si le parti d'Abdallah Djaballah pourrait

être ce parti « tremplin » capable d'absorber les

militants de l'ex-FIS, le conférencier ne croit

pas à cette éventualité. En effet, c'est surtout l' «

émiettement » du courant islamiste qui

inquiète le plus le politologue. Quant à l'arrivée

part en relation avec la guerre en Irak. Mais je serai

très clair : aucune nation ne peut imposer à une autre

un système de gouvernement. Mais cela ne minore

pas mon engagement envers les gouvernements qui

reflètent la volonté de leur peuple. Chaque nation fait

vivre ce principe à sa manière, enracinée dans ses

traditions. L'Amérique ne prétend pas savoir ce qui

est bon pour tout le monde. Mais je pense, sans

aucune concession possible, que les gens souhaitent

certaines choses : la possibilité de donner son avis

sur la façon dont on est gouverné ; la confiance en

l'Etat de droit et une administration de la justice

égale pour tous ; un gouvernement transparent qui

ne vole pas son peuple ; la liberté de choisir son style

de vie. Ce ne sont pas seulement des idées

américaines mais des droits de l'homme, et c'est

pourquoi nous les soutiendrons partout. Il n'existe

pas de ligne droite pour réaliser cette promesse.

Mais cela, au moins,, est certain : les gouvernements

qui protègent ces droits sont finalement plus stables,

plus sûrs et réussissent mieux. La répression des

idées ne réussit jamais à les faire disparaître.

L'Amérique respecte le droit de toutes les voix

pacifiques et respectueuses de la loi à se faire

entendre partout dans le monde, même si nous

sommes en désaccord avec elles. Et nous ferons bon

accueil à tout gouvernement élu et pacifique, s'il

gouverne en respectant son peuple.”

ALGERIE NEWS Lundi 30 janvier 2012

> A L A U N E

au pouvoir des formations islamistes dans les

pays arabes, Mesbah affirme que celle-ci a été

favorisée par l'échec des projets nationalistes.

Ainsi, tout en se revendiquant du FLN, le conférencier

affirmera que « le parti du FLN est

appelé à disparaître tôt ou tard. » Avant d'ajouter

: « Ce qui m'inquiète le plus, ce n'est pas les

divisions à la direction du FLN, mais plutôt la

rupture entre cette direction et la base. » Enfin,

tout en affirmant que le chef de l'Etat, Abdelaziz

Bouteflika, compte laisser un parti islamiste

fort avant de partir, il estime que le retour de

l'ex-FIS est invraisemblable. Tout comme

Baghdad et Arous, Mesbah soulignera que le

FIS « n'a jamais été un parti politique ». En

somme, dans sa réponse à un confrère concernant

le rôle des Etats-Unis dans la vague de

contestation qui secoue le monde arabe,

Mesbah affirme que « les Américains agissent

en fonction de leurs intérêts stratégiques. »

Salim H.

Quel que soit l'endroit du monde, le

gouvernement du peuple et par le peuple

implique des règles simples pour ceux qui

exercent le pouvoir : il faut l'exercer par le

consentement et non par la coercition, respecter

les droits des minorités, placer les intérêts du

peuple et les processus légitimes du processus

politique au-dessus de votre parti. Sans ces

ingrédients, les seules élections ne font pas une

vraie démocratie.”


La foi doit nous réunir. C'est pourquoi nous

avons mis en route des projets d'offices

communs qui réunissent chrétiens, musulmans

et juifs. C'est pourquoi nous saluons des efforts

comme ceux du roi Abdallah d'Arabie Saoudite

pour le dialogue interreligieux ou des dirigeants

turcs pour l'Alliance des civilisations. Partout

dans le monde, nous pouvons transformer le

dialogue en offices communs, de façon que les

ponts entre les peuples mènent à l'action, que

ce soit pour combattre la malaria en Afrique ou

pour apporter du secours après une catastrophe

naturelle.”


Je souhaite particulièrement dire ceci aux

jeunes gens de toutes les fois, dans tous les

pays : vous, plus que quiconque, avez la

capacité de refaire ce monde.”

Amine B./D. News

ECHOS

3

Saïda Benhabylès

Ex-ministre

« L'islamisme

modéré est

un concept

occidental »

« En toute franchise, la

thématique qui a fait l'objet du

débat concerne tout le monde et

surtout ceux qui ont eu à y faire

face pendant la décennie noire.

En assistant au débat, je me suis

remémorée le souvenir des deux

cents mille victimes, un prix

chèrement payé pour la

démocratie en Algérie. Je ne

comprends pas pourquoi dans un

pays comme l'Algérie où la

Constitution consacre l'islam

comme religion d'Etat, on discute

encore sur ce qu'est l'islamisme.

Le mot modéré, adjectif très en

vogue ces derniers temps, n'est

autre qu'une invention

occidentale qui tente de

sauvegarder ses intérêts, rien de

plus ».

Mohamed Rebah

Journaliste

«Nos

intellectuels

s'intéressent

aux

islamistes »

« Débattre d'un tel sujet à la

veille des législatives et dans un

contexte régional particulier est à

mon avis très important.

Personnellement, j'ai beaucoup

appris cette après-midi. Je me

rends compte que nos

intellectuels s'intéressent de plus

en plus à l'islamisme politique et

ses acteurs. Ce genre de débat

est essentiel pour lever tout

équivoque ».

Saadane Chebaiki,

Recteur d'université

« Le cas de

l'Algérie est

différent »

« Je pense qu'ouvrir ce genre de

débat à la veille des législatives

est une chose importante. Le

citoyen a le droit de savoir et de

comprendre les enjeux.Ce qui me

rend triste, c'est de constater

qu'il n'existe pas de centres de

recherches et d'études pour

apporter des éclairages sur ce

genre de sujets. Pour ce qui est

du sujet, je pense que le cas de

l'Algérie est différent des autres.

Nous avons une histoire politique

et une expérience différentes. »

Karim Cheikh

Editeur

« Il est

important

d'ouvrir

le débat »

«L'initiative d'Algérie News

d'organiser un débat autour de

l'islamisme intervient au bon

moment surtout que le sujet est

d'actualité. Chacun d'entre nous

a le droit de comprendre et de

savoir ce qui se passe, ici et

ailleurs. »

Propos recueillis par : C. Lahcen


4 > A L A U N E

Amine B./D. News

Version 2012

Islamisme « prêt à porter »

Après le nationalisme, le socialisme, le libéralisme, voici venu le temps de l'islamisme. Cependant, il est décliné sous

sa forme la plus « soft » possible, pour éviter tout amalgame avec un mot qui aura fait l'actualité les deux dernières

décennies, le terrorisme.

«

Islamisme modéré», «islamisme

à la turque», voire

«islamisme light»… contre

«nébuleuse», «islamisme

radical» ou «islamisme terroriste»…

depuis l'avènement des islamistes

comme force politique dans

certains pays arabes touchés par les

révoltes de l'année passée, tels que la

Tunisie et l'Egypte, mais aussi le

Maroc, un nouveau lexique abondant

a vu le jour. Tout le monde s'y

met. Médias, commentateurs,

experts et autres spécialistes de la

question, dissertent à longueur de

journée sur la nature de ces nouveaux

prophètes… D'ailleurs,

depuis la mort de Ben Laden, le discours

sur l'islamisme, version terroriste,

semble s'effacer peu à peu

devant ces nouveaux anges en costume

cravate. Les capacités de récuparation

de ce courant peuvent même dépasser

l'entendement, et c'est le moins que l'on

puisse dire, à voir les taliban ouvrir un bureau

au Qatar et le chef d'al Qaïda au Yémen,

intervenir sur Al Arabia ! Après l'avoir nourri

et entretenu pour faire face au communisme,

et ensuite, diabolisé des années durant, l'islamisme

est soudainement devenu une idéologie

«potable». Dans ce registre, le modèle turc

est devenu une référence. Depuis le début des

évènements ayant secoué certains pays arabes,

Erdogan sillonne le monde arabe, avec la

bénédiction tacite des pays occidentaux, pour

vendre le modèle des affairistes d'Anatolie, en

apportant aide et finance aux différents groupes

islamistes. Pour sa part, lors de sa visite en

Algérie, El Ghannouchi avait déclaré qu'il

était «venu exporter un modèle» de révolution.

Y a-t-il eu réellement une évolution idéologique

ou programmatique au sein de ce

courant qui justifie cette évolution lexicale ?

Ses référents historiques ont-ils changé? Où

se situe donc la ligne de démarcation? Aucune

a priori, affirment les trois intervenants.

Toutefois, l'aspect le plus important que l'on

tente de ne pas trop évoquer, estime Chaffik

Mesbah, c'est «leur orientation économique

libérale». Si durant leur longue traversée du

désert, ces courants islamistes produisaient

un discours réclamant plus de justice sociale,

aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Les dirigeants

de ce courant, longtemps mis au ban

de la bonne société mondiale et traqués, sont

soudain devenus «fréquentables». Les organisateurs

du forum de Davos, la plus select des

rencontres de la finance, n'ont pas manqué

ALGERIE NEWS Lundi 30 janvier 2012

d'adresser une invitation à El Ghannouchi et

de le traiter en VIP ! Durant ce sommet, les

nouveaux dirigeants tunisiens et marocains

tentent de rassurer les banquiers et autres

financiers des multinationales et quémander

leur soutien

Ceci, au moment où, en Tunisie, on sonne

la fin de la récréation. Des manifestations

sont réprimées comme au bon vieux temps

du dictateur déchu, et un député

d'Ennahdha, et néanmoins ancien

président du mouvement, appelle à

« sévir » contre les manifestants en

recourants à des procédés peu glorieux.

L'autre canal par lequel passe

la modernité, et qui est déterminant

dans l'appréciation de l'évolution

des courants islamistes, ne serait-il

pas la normalisation d'avec Israël?

En 1981, Anouar Sadate, est assassiné

par un membre des frères

musulmans, opposés à la signature

des accords de Camp David avec

l'Etat sioniste, trois ans auparavant.

Des accords vécus comme une trahison

pour la Oumma dans son

ensemble. Aujourd'hui, « à peine

arrivés au pouvoir, ceux-ci font tout

pour rassurer quant à leur disposition

à respecter l'ensemble des

accords signés par l'Etat égyptien, y

compris les accords de camps

David » fait remarquer Zoubir Arouss. El

Ghanouchi qui s'était envolé aux USA pour

être auditionné par l'AIPAC, proche des

milieux sionistes, ne s'est nullement gêné à

Davos à se fendre en déclarations pour la

radio israélienne, lui et le Premier ministre

marocain…

En Algérie, on n'arrive toujours pas à cerner

avec exactitude ou à établir une classification

claire des différents protagonistes qui

constituent ce courant. Mis à part l'ex-FIS,

estampillé «radical» et dissous, qui représente

cette frange dite «modérée» ? En quoi elle

l'est ? En référence à quoi ? A sa participation

au pouvoir? Pour Chaffik Mesbah, qui souligne

que «l'Algérie ne constitue nullement une

exception quelconque», «ce courant est complètement

émietté et a perdu de sa crédibilité».

Une bonne partie «a été domestiquée

par le système, par sa participation au pouvoir».

Le courant islamiste, aujourd'hui, en

Algérie, «ne se résume pas aux partis existants

ou qui peuvent exister», mais, plutôt, «à ceux

qui agissent et se construisent au cœur de la

société et que personne ne peut aujourd'hui

quantifier», souligne-t-il.

Boudjemaâ Imedjkounen

Amine B./D. News


A C T U

5

Ils ont tenté hier de marcher jusqu’au Palais du gouvernement

Le cri de détresse

des architectes

Les architectes voulait marcher hier de la rue Didouche-Mourad jusqu’au Palais du gouvernement. A travers cette

action, les architectes dénoncent «l’exclusion » dont est victime la corporation.

L’Ordre des architectes accuse le département de Nourredine Moussa de violation du décret législatif n° 94/07

Un mouvement qui a été avorté par

un important dispositif sécuritaire

mis en place au niveau du

siège de l’Ordre sis rue Didouche-

Mourad à Alger-centre. Néanmoins, une

délégation a été reçue au Palais du gouvernement.

« Nous avons fait preuve de

sagesse et nous avons décidé de désigner

cinq membres du Conseil pour remettre

notre déclaration aux pouvoirs publics », a

déclaré Djemai Djamel, secrétaire général

de l’Ordre des architectes. Selon lui, un

consensus de dialogue a été lancé entre les

deux parties pour faire aboutir les revendications

des architectes. Dans la lettre transmise

au gouvernement, l’Ordre des architectes

accuse le département de Nourredine

Moussa de violation du décret législatif n°

Spanair met fin à ses activités

Les passagers algériens cloués au sol

94/07 portant sur les conditions de la production

architecturale et de l’exercice de la

profession d’architecte.

Ladite loi interdit, en effet, aux architectes

étrangers d’exercer en Algérie avant

d’obtenir l’agrément du Conseil de l’ordre

des architectes.

Une disposition appliquée dans tous les

pays du monde, cependant elle est « bafouée

par le ministre de l’Habitat et de

l’Urbanisme », souligne un communiqué

parvenu à notre rédaction.

L’Ordre des architectes lance, à cet effet,

un cri en anticipant sur une crise qui s’annonce

dans le paysage urbanistique algérien,

architectural et environnemental «

Une crise patrimoniale touchant au fondement

identitaire de la société algérienne.

ALGERIE NEWS Lundi 30 janvier 2012

Une crise sociale, économiquement désastreuse.

Une crise de l’architecture », lit-on

dans le même document.

L’Ordre des architectes exprime la colère

de près de 1 200 architectes agréés, mais

aussi l’inquiétude de la jeune frange notamment,

qui se voient « dénier le droit au travail

».

L’Ordre des architectes appelle également

au recours exceptionnel à l’expertise

étrangère. « Il faut que ce recours s’opère

dans des conditions de transparence et doit,

en tout cas, se soumettre aux procédures

légales », souligne l’Ordre dans le même

communiqué.

Il réclame, en outre, la possibilité aux

bureaux d’études publics de s’investir dans

les recherches et études techniques et d’engineering,

TCE et/ou se constituer en partenaires

d’architectes sans pour autant s’y

substituer. « La loi a prévu un ministre

chargé de l’architecture.

Elle stipule qu’il doit siéger dans tous les

conseils de l’ordre par le biais de ses représentants

nominativement désignés.

Il est responsable de la consolidation de

la profession d’architecte par des initiatives

et textes réglementaires renforçant le décret

législatif n° 94/07 et non en le contredisant

voire l’enfreignant.

Il est implicitement chargé de mettre en

place un cadre de promotion de l’architecture

comme vecteur de valorisation de tous

les processus de production du cadre bâti et

non bâti », souligne-t-on.

Hasna Zobiri

De nombreux passagers algériens sont bloqués dans

les aéroports espagnols depuis vendredi dernier,

après que la compagnie aérienne espagnole eut

décidé brutalement de mettre fin à ses activités. Certains

d’entre eux ont été acheminés vers l’Algérie, alors que d’autres

attendent leur tour. Joint hier par téléphone, Réda

Benyounès, directeur général de Spanair Algérie a tenu à rassurer

leurs passagers. « Tous nos passagers seront acheminés

au plus tard ce soir (hier) », a-t-il fait savoir. Pour ce faire,

a-t-il dit, Spanair Algérie a fait appel aux autres compagnies

comme Air Algérie. Selon M. Benyounès, la filiale algérienne

de la compagnie aérienne espagnole est en train de rembourser

ses clients. Interrogé sur le nombre de personnes

clouées au sol, le DG de Spanair Algérie rétorque: « Nous

attendons la fin de l’opération de remboursement pour

communiquer le nombre de passagers acheminés à destination

», a précisé M. Benyounes. Quant à l’avenir de Spanair

Algérie, ce dernier souligne : « Nous dépendons de la direction

générale (…) nous ne pouvons rien faire ! » Dans un

communiqué parvenu à notre rédaction, Spanair fait savoir

que la cessation de ses opérations revient au manque de visibilité

financière de la compagnie pour les mois prochains.

Spanair assurait pour l'essentiel des liaisons en Espagne et en

Europe. Son dernier vol date de vendredi à 22h 00, laissant

ses concurrents Iberia, Vueling ou Easyjet prendre en charge

ses passagers. Selon les médias espagnols, au moins 22 000

personnes ont été affectées par les annulations de vols au

cours du week-end dernier. Créée en 1986, Spanair a précisé

avoir pris cette décision à la suite de l'échec des négociations

entamées avec Qatar Airways en vue d'une alliance financière.

H. Zobiri


6 > C A P I T A L

BOOM

La croissance de l'économie

américaine a atteint fin 2011, son

plus haut niveau depuis un an et

demi mais le mouvement de

restockage des entreprises et le net

ralentissement de l'investissement

augurent d'un ralentissement début

2012. Le Produit intérieur brut (PIB)

des Etats-Unis a progressé de 2,8%

en rythme annualisé au quatrième

trimestre selon la première

estimation du département du

commerce publiée vendredi, après

+1,8% sur la période juilletseptembre.

Ce chiffre est le plus

élevé enregistré depuis le deuxième

trimestre 2010 même s'il est

légèrement inférieur aux attentes :

les économistes et analystes

interrogés par Reuters prévoyaient

en moyenne une croissance de

3,0%.

Marché mondial des photovoltaïques en croissance

L’Algérie, un important client

Le marché mondial des systèmes photovoltaïques est en croissance mais doit trouver de

nouveaux marchés pour poursuivre son développement, signale dans son dernier rapport

l’Association européenne de l’industrie photovoltaïque (EPIA).

En 2010, les trois premiers

marchés européens

étaient

l’Allemagne, l’Italie et la

République tchèque. En 2011,

l’Italie a mené la marche et

l’Allemagne, la Chine, les Etats-

Unis, la France et le Japon ont

suivi. L’Europe détient toujours

la part majoritaire du marché

mondial du photovoltaïque,

selon le rapport de l’EPIA, avec

75% de nouvelles capacités en

2011. Les deux plus gros marchés

en 2011, l’Italie et l’Allemagne,

représentent 60% de la croissance

du marché mondial l’année

écoulée. Néanmoins, les

années à venir seront cruciales

pour ce secteur qui doit développer

de nouveaux marchés pour

s’étendre dans le monde. De

nombreux marchés tels que la

Chine, les Etats-Unis, le Japon,

l’Australie et l’Inde n’exploitent

qu’une infime partie de leur

potentiel. En outre, plusieurs

régions du globe avec de larges

régions ensoleillées comme

l’Afrique, l’Asie, le Moyen-

Orient et l’Amérique du Sud,

sont sur le point de débuter leur

développement. L’Algérie qui

compte développer l’énergie

renouvelable et lancer plusieurs

projets de stations solaires, figure

parmi les pays qui vont importer

les panneaux solaires de

l’Europe.

En guise d’exemple, le panneau

solaire de 50 watts exposé

par l'UDTS s'élève à 40 .000

dinars algériens (environ 400

euros). Un panneau de 80 watts

importé coûte entre 21 et 25 000

dinars algériens. 1 watt coûte à

l'importation entre 262 à 312

dinars. Rouiba Eclairage importera

dans un premier temps les

composants pour le lancement

des premiers panneaux solaires,

Maintenance industrielle

Les Français veulent séduire

Les industries algériennes constituent un

débouché traditionnel de l’offre française

en matière de fourniture et maintenance

industrielle. C’est ainsi que la

Mission économique Ubifrance d’Alger organise

en Algérie, les 20 et 21 février 2012, une

mission collective d’entreprises dans le secteur

de la maintenance industrielle en vue de

rencontrer de grands donneurs d’ordres algériens

dans les différents secteurs industriels

hors hydrocarbures (mécanique, ciment,

sidérurgie, chimie…).

La France est le principal fournisseur de

pompes pour liquides (83 MUSD) et le 2e

pour les articles de robinetterie pour tuyauterie.

Le gouvernement a prévu un ambitieux

plan d’investissement afin de moderniser et

rénover l’outil de production des grandes

entreprises publiques. Parmi les principaux

prévus à la fin de l'année 2013.

L’Algérie espère trouver d’ici là

des opérateurs nationaux pour

produire localement ces composants.

Les énergies renouvelables

représenteront donc près de la

moitié de la production locale,

soit 22 000 mégawatts, dont 12

000 seront utilisés localement.

De ce nouvel apport en énergie

propre, 3 000 mégawatts proviendront

du photovoltaïque et

de l’énergie solaire thermique, et

400 mégawatts de l'énergie

éolienne.

Fatiha Amalou-Aïd

secteurs concernés, l’industrie mécanique fait

l’objet d’ambitieux projets de développement

: création d’une joint-venture Alstom-

Ferrovial pour le montage de rames de tramways,

la SNVI a signé un accord avec Daimler

et le Fonds d’Abu Dhabi Abar pour produire

à terme 20 000 camions et bus, le ministère

de la Défense nationale a lancé en association

avec Abar et un groupe d’entreprises allemandes

deux projets de production de véhicules

à Constantine et Tiaret. Par ailleurs,

ArcelorMittal prévoit un investissement de

500 millions d’euros sur 4 ans pour rénover

et moderniser l’aciérie d’Annaba.

L’industrie du ciment génère aussi de nombreuses

commandes de fournitures et de

prestations pour la maintenance et la rénovation

des installations.

F.A.A.

CRASH

Ford Motor a publié un bénéfice

trimestriel inférieur aux attentes en

raison d'une hausse du coût des

matières premières et de résultats

en deça des attentes en dehors de

l'Amérique du Nord. Les pertes du

deuxième constructeur automobile

américain ont quasiment quadruplé

en Europe au quatrième trimestre,

conséquence de la crise de la dette.

Les inondations en Thaïlande se

sont traduit parallèlement par une

perte en Asie tandis qu'une

concurrence accrue a grevé les

bénéfices en Amérique du Sud.

CHIFFRE

1,28 milliard

de dollars

Le Fonds des Nations unies pour

l’enfance (Unicef) a lancé vendredi

un appel au financement pour 2012

d’un total de 1,28 milliard de dollars

(947 millions d’euros) pour venir en

aide aux enfants et aux femmes

victimes de catastrophes naturelles

ou de conflits, notamment dans la

Corne de l’Afrique.

ALGERIE NEWS Lundi 30 janvier 2012


Ouargla

Cinq personnes

meurent

asphyxiées au gaz

La direction de la Protection civile d’Ouargla a tenu à rappeler aux citoyens

les précautions d’usage dans l’utilisation des installations à gaz.

LES GENS

Achour Abderrahmane

Le représentant du ministère public

près le tribunal criminel d'Alger a

requis dimanche dix ans de

réclusion à l'encontre de l'homme

d'affaires Achour Abderrahmane,

impliqué dans une affaire de fraude

fiscale évaluée à plus de 53

milliards DA. Achour Abderrahmane

avait déjà été condamné à 18 ans de

réclusion en 2009 par la même

instance pour une affaire de

dilapidation de fonds bancaires

s'élevant à 21 milliards DA au

détriment de la Banque nationale d'Algérie.Selon l'arrêt de

renvoi, l'affaire de fraude fiscale avait commencé lorsque la

sous-direction du contrôle relevant de la direction des

grandes entreprises (DGE) avait décidé l'ouverture d'une

enquête sur la société "National A+" d'Achour

Abderrahmane, dirigée par le séquestre judiciaire, en

demandant les documents comptables de cette société. Le

séquestre judiciaire avait affirmé aux enquêteurs que la

société ne possédait pas de documents comptables.

Cinq personnes d’une même

famille ont été retrouvées

mortes samedi en fin

d’après-midi asphyxiées au

gaz à leur domicile dans la commune

de Rouissat, a-t-on appris dimanche

auprès des services de la Protection

civile de la wilaya de Ouargla.

Les victimes, le père, la mère et

leurs trois enfants âgés entre 2 et 7

ans, sont mortes suite à une émanation

de gaz de leur appareil de chauffage,

à leur domicile sis au quartier

Ziayna, commune de Rouissat, dans

la périphérie de Ouargla, a-t-on précisé.

Une enquête a été ouverte par

les services de la Gendarmerie nationale

pour déterminer les circonstances

de cet accident tragique.Dans un

cas similaire, trois autres personnes

ont été sauvées in-extrémis d’une

mort certaine dans la même journée

Les victimes, le père, la

mère et leurs trois enfants âgés

entre 2 et 7 ans, sont mortes

suite à une émanation de gaz

de leur appareil de chauffage.

au quartier Ennasr de Ouargla, selon

la Protection civile. Les victimes, une

dame de 47 ans, une jeune fille de 21

ans et un jeune de 16 ans, asphyxiés

suite à une fuite de gaz de ville, ont

du leur salut à la promptitude de

l’intervention de la Protection civile

qui leur a prodigué sur place les premiers

soins avant de les évacuer vers

l’Hôpital Mohamed-

Boudiaf, à Ouargla. La

direction de la Protection

civile d’Ouargla a tenu à

rappeler aux citoyens les

précautions d’usage dans

l’utilisation des installations

à gaz, en veillant

notamment à la conformité des équipements

et installations, à leur entretien

régulier par un personnel qualifié

et à l’aération des lieux.

Tizi Ouzou

La Fonction

publique sera

paralysée demain

Les sections syndicales des travailleurs de la

Fonction publique de Tizi Ouzou ont décidé de

paralyser, demain, l’ensemble des secteurs dans lesquelles

sont structurées.

Un appel à une grève générale suivie par une marche

qui s’ébranlera du siège de l’Union de wilaya de l’UGTA

jusqu’à la cité administrative (siège de la wilaya) a été

lancé, hier en fin de l’après midi, par l’interprofessionnel

de la fonction publique. Celui-ci, regroupant la santé

publique, l’éducation nationale, les collectivités locales,

la formation professionnelle, les œuvres universitaires et

l’université Mouloud Mammeri, la culture, la jeunesse et

sports, les transports, les finances et la Protection civile, a

indiqué que cette action vise à faire de « cette journée

d’action, de solidarité et d’unité des travailleurs. »

M.A.T

ALGERIE NEWS Lundi 30 janvier 2012

> P R O X I M I T E

BALDATI

9

Aïn Arnat

Près de 2 quintaux

de poudre saisis

Les services de la Police judiciaire de la daïra de Aïn Arnat ,

ont procédé ces dernières 24 heures à la saisie de près de 2

quintaux de poudre, d’une grande quantité de cartouches et

d’armes de chasse avec du matériel cynégétique, a-t-on

appris samedi de source policière. Selon le lieutenant

Abdelouahab Aissani, chargé de la communication à la

Sûreté de wilaya, il s’agit notamment de 1,9 quintal de

poudre, de 2.876 cartouches, de 3.604 douilles, de 95.475

capsules, de trois fusils de chasse, de ceinturons de cuir et

d’uniformes de chasse. Cette saisie a pu être effectuée à la

suite de l’arrestation par la police de l’air et des frontières

de l’aéroport du 8 mai 1945 de Sétif d’un retraité de 70 ans,

émigré en France, qui venait de débarquer d’un avion

régulier en provenance de Marseille.

El Tarf

Le gas-oil saisi sera livré

aux écoles

Toutes les quantités de gas-oil saisies à El Tarf par les

services en charge de la lutte contre la contrebande

bénéficieront aux établissements scolaires de la wilaya, a

indiqué samedi le chef de l'exécutif. M. Ahmed Maâbed, qui

s’exprimait à l’occasion de la session ordinaire de

l’Assemblée populaire de wilaya, a précisé que les

communes se chargeront du transport du carburant pour le

mettre à la disposition des écoles dotées de radiateurs de

chauffage fonctionnant au moyen de cette énergie. Le wali a

ajouté que ce carburant sera acquis auprès des services des

Douanes notamment, à raison de cinq dinars le litre.Lors

d’une récente présentation du bilan d’activités de ses

services pour l’exercice 2011, le commandant de

groupement de Gendarmerie d’El Tarf avait indiqué que

22.000 litres de gas-oil ont été saisis durant cette période.

Constantine

Report du procès

de l’ex-wali d’El Tarf

Le procès de l’ex-wali d’El Tarf, inculpé dans des affaires de

corruption, a été ouvert hier au tribunal de Ziadia à

Constantine avant d'être reporté, sur requête de la défense,

au 4 mars prochain. M. Djilali Aarar, jugé et condamné la

semaine dernière par le tribunal de Oum El Bouaghi à

2 années de prison ferme et à une amende de 200 000

dinars pour une autre affaire, comparaîtra devant le pôle

judiciaire spécialisé de Constantine, a-t-on appris d’une

source judiciaire qui a précisé que l’ex-président de l’APC

d’El Tarf et des fonctionnaires de la commune et de la

direction de l’Education seront entendus dans cette affaire.

Tlemcen

Trois morts dans un accident

Trois personnes ont trouvé la mort et deux autres ont été

gravement blessées dans un accident de la circulation

survenu hier sur la route nationale 35 reliant Tlemcen à

Maghnia, a-t-on appris auprès de la Protection civile de

Tlemcen. Cet accident tragique s’est produit tôt le matin

dans la localité de Meftahia (commune de Fellaoucen)

lorsqu’un taxi provenant d’Oran et se dirigeant vers

Maghnia a dérapé suite aux pluies qui s’abattent sur la

région, a-t-on signalé. Les victimes, deux femmes et un

homme, sont mortes sur le coup alors que deux autres

passagers ont été grièvement blessés.

La protection juridique

des marques

Colloque international à Oran

La protection juridique des marques de fabrique et des

brevets d'invention fera l'objet d'un colloque international

le 14 février prochain à Oran, apprend-on samedi auprès du

bâtonnier Me Ouahrani Lahouari. Cette rencontre a pour

objectif de mettre en relief l'importance de la lutte contre la

contrefaçon et les législations internationales relatives à la

notion de propriété industrielle et intellectuelle, a-t-il précisé

à l'APS. Plusieurs experts sont attendus à cette

manifestation qui permettra aux avocats, magistrats et

autres spécialistes du droit d'approfondir leurs

connaissances en la matière. L'évolution de la législation

algérienne en matière de lutte contre la contrefaçon sera

développée par les cadres des institutions partenaires à

l'image des Douanes nationales, de l'Institut national de la

propriété industrielle (INAPI), de l'Office national des Droits

d'auteur et des droits voisins. Les spécialistes étrangers

invités, parmi lesquels un juge du Centre international

d'arbitrage basé à Alicante (Espagne), interviendront pour

leur part sur les mesures de protection et le règlement des

différends dans le contexte international.


C U L T U R E

11

Sa mission s'articule sur la formation professionnelle

Lancement du réseau EUNIC Alger

La création de ce réseau, avec la participation de huit pays membres de la délégation de la Commission

européenne en Algérie, vise le renforcement des moyens d'échanges et la mise en place des dispositifs entre les

services culturels représentatifs dans la réalisation des projets culturels en Algérie

Le réseau d'Institut national de

l'Union européenne pour la culture

(Eunic), créé en 2006, regroupe à

l'échelle internationale trente membres

représentant 26 pays. Il a pour mission

de favoriser la coopération culturelle, la

création de partenariats durables entre professionnels

et la promotion de l'apprentissage

linguistique à travers les états membres

de l'Union européenne chargés des activités

culturelles à l'étranger. Huit pays membres,

qui constituent ce réseau en Algérie, viennent

d'annoncer, lors d'une conférence de

presse tenue hier au niveau de la résidence

de la déléguée de Wallonie-Bruxelles, Marie

Henriette Timmermans, le lancement du

groupe EUNIC/Alger qui rejoint la filiale

Mena (Proche Orient et Afrique du

Nord)constitué par un réseau de sept groupes

à travers différents pays en l'occurrence

l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, l'Egypte, le

Liban, la Syrie et la Jordanie. Lors de sa présentation,

Mme Timmermans précise que

l'implantation du réseau en Algérie vient à

l'issue d'une réunion de travail tenue à

Rabat en septembre 2011 en vue de préparer

des grands projets régionaux en attendant

l'organisation d'un deuxième rendez-vous

prévu en mois de mai prochain à Amman

sous l'intitulé du « Arab European Forum ».

L'action de ce groupe qui porte sur les

arts, les langues, la jeunesse et l'éducation va

se profiler, selon Mme Timmermans, sur le

terrain dans l'organisation d'événements et

projets à long terme essentiellement liés à la

formation et ce dans un cadre de dialogue

interculturel et du développement. « Nous

serons à l'écoute des Algériens porteurs de

projets dans la mesure de nos moyens afin

de favoriser les échanges entre professionnels

des deux rives »a-t-elle ajouté.

Dans ce sens, Joel Lascaux, directeur de

l'Institut français en Algérie, indique que

l'organisation du réseau vient renforcer la

ALGERIE NEWS Lundi 30 janvier 2012

mise en place d’un dispositif commun afin

de rehausser leurs projets dans un meilleur

cadre de travail. L'Eunic, qui vient d'être

lancé à Alger à l'initiative de l'ambassadrice

d'Autriche, Aloisia Woergetter, la délégation

de la Wallonie Bruxelles, British Council,

l'Institut culturel italien, l'Institut culturel

allemand, l'Institut Cervantès et l'Institut

Camoes, répond par ailleurs, d'après

Timmermans, à la nécessité de réagir aux

changements auxquels assistent certains

pays de la région et fait appel à l'implication

des acteurs de la société civile qui se définit

en termes de besoins de professionna-lisation

notamment dans le secteur de la culture

et des échanges professionnels dans la

région MENA. Elle explique « la prochaine

rencontre d'Amman mettra en contact les

acteurs de la société civile des pays de cette

région et permettra de rapprocher les

experts des deux rives et les thèmes des

débats seront liés au marché du travail, les

Un manuscrit traduit en arabe en 2011 lève la confusion

Les mémoires de Barberousse et les rois de Koukou

En se basant sur des mémoires du corsaire

turc Kheiredine Barberousse, traduit

en 2011 vers l'arabe, Mohand

Arezki Chouitem, maître de conférences au

département d'histoire à l'université d'Alger,

a souligné avant-hier que «l'arrivée des

Turcs en Kabylie s'est d'abord faite suite à

une sollicitation du roi de Koukou Ahmed

Oulkadi pour faire chasser les Espagnols des

côtes de Béjaïa». Ce nouveau document qui

est entre les mains des historiens a levé la

confusion qu'il y avait sur le personnage qui

a tenu tête aux Ottomans. Contrairement

aux hypothèses avancées jusque-là, Ahmed

Oulkadi n'était pas un ennemi des Turcs. Par

contre, les relations avec les Turcs se sont

détériorées durant le règne de son fils Hand

Oulkadi, qui lui succéda au trône des

Koukou. Le père est décrit par Kheiredine

Barberousse comme «un ami sincère»

contrairement à son fils qualifié «d'imprudent»,

qui n’a pas hésité de battre le fer avec

l'empire ottoman. Invité du café littéraire,

organisé par l'Entreprise d'organisation des

évènements culturels, économiques et scientifiques

(EMEV), l'historien Arezki

Chouitem a animé une conférence ayant

pour thème : «La politique militaire

employée par les Turcs en 1519 pour pacifier

la Kabylie». Ce spécialiste de l'époque turque

en Algérie, s'est basé notamment, sur un

document historique, un manuscrit, obtenu

récemment des archives d'Istambul en 2011.

«Les mémoires de Kheiredine

Barberousse», traduits récemment vers

l'arabe, ont permis de lever le voile sur des

défis sociaux, l'énergie et la durabilité, l'information,

les arts et les changements

sociaux et la liberté, la démocratie et les

changements politiques ». Deux projets qui

s'inscrivent dans l'agenda actuel de l'Eunic

ont été présentés à la fin de la conférence. Il

s'agit d'un premier rendez-vous prévu pour

le 31 janvier, initié par l'Institut culturel italien

qui lancera un projet de rencontres plurielles

entre des jeunes créateurs d'Europe et

d'Algérie, qui débutera avec l'organisation

d'un master class par le jeune violoniste

algérien Nabil Hamai du Conservatoire de

Turin, qui formera des étudiants algériens

au niveau du Conservatoire d'Alger. Le

deuxième projet illustrateur du travail du

réseau est piloté par British Council, sur le

thème « Metamorphose ». Une rencontre

sur la traduction littéraire regroupera des

traducteurs d'Europe et d'Algérie durant

trois jours, au mois de mars prochain.

Fatma Baroudi

faits historiques très importants. Selon ce

document, la succession de Hand Oulkadi à

son père à la mort de ce dernier, a eu pour

conséquence la détérioration des relations

entre le royaume de Koukou et le pouvoir

central turc siégeant à Alger. C'est Hand

Oulkadi et non son père Ahmed, qui avait

décidé, fin 1519, d'orchestrer une embuscade

contre les janissaires. Barberousse a

écrit dans ces mémoires : «Durant la bataille

de Tizi N'ath Aïcha (actuelle Thénia), j'ai

perdu 750 soldats marins.» En 1520, Hand

Oulkadi, explique le Dr Chouitem, prend le

pouvoir à Alger et Kheiredine Barberousse

fuit vers Jijel. En 1525, celui-ci réussit à

«reprendre» le pouvoir à Alger après avoir

reconstitué une armée et eut le soutien des

habitants d'Alger. Cet événement a été perçu

par les Turcs comme un affront. Une nouvelle

politique fondée essentiellement sur le

contrôle des mouvements des populations a

été appliquée, à travers l'édification des

points militaires de surveillance, appelés

«bordj » comme ceux de Sidi Naâmane,

Boghni et Tizi Ouzou. La création de marchés

ou les Kabyles étaient contraints de

payer l'impôt pour y accéder, la prise de la

vallée du Sébaou, zone névralgique de la

région, introduction de nouvelles tribus

dont des Noirs notamment à Abid Chamllal

et le tissage d'alliances avec les familles

influentes de la région tel les Aït Kaci. Les

mariages avec les femmes kabyles notamment

de la famille des Oulkadi avaient pour

but de renforcer cette présence et d'éviter les

soulèvements, précise le conférencier. Le

docteur Chouitem a estimé que les luttes

que se livraient les Kabyles entre eux, et l'organisation

tribale de la Kabylie ou chaque

village était un «état en lui-même», ont

affaibli le royaume de Koukou qui s'était

opposé aux Turcs sous le règne de Hand

Oulkadi facilitant ainsi la pacification de la

Kabylie. L'historien a également rappelé les

raisons de la déchéance de ce royaume qui a

duré pendant 2 siècles. Il citera, notamment,

les rivalités familiales, le changement permanent

de siège de sa capitale, l'organisation

tribale et traditionnelle de la société.

Massinissa Boudaoud


12

> C U L T U R E

Sidi Ag Issa et le groupe «Tagmi» en concert à Alger

Le public a raté la prestation

d’un virtuose

Le chanteur et guitariste malien Sidi Ag Issa et le groupe «Tagmi» ont animé samedi soir à la salle Atlas à Alger un

concert organisé par l’Office national pour la culture et l’information.

Devant un public très peu

nombreux mais connaisseur,

vu le manque de

médiatisation, Sidi a présen

son blues du Ténéré accompagné

de musiciens algériens qui se sont

substitués, à l'occasion, au groupe

habituel de l'artiste malien,

«Tiwitine» formé en 2000 par des

musiciens touareg, burkinabè et français.

La musique de Sidi Ag Issa s’inspire

des mélodies touaregues mais

aussi du blues et du groove, ses principales

inspirations sont Ali Farka

Touré, Oumou Sangaré et Tinariwen,

tous des artistes maliens de renommée

internationale, qui ont bercé sa

jeunesse. L'artiste malien, qui joue de

trois instruments dont la fameuse

guitare électrique à deux cordes,

définit son style comme étant «le fruit

musiques amazighes qui englobent le

kabyle, chaoui ou targui, autant de

diversité qui se reflète à travers les

régions d'appartenance des musiciens

eux-mêmes et leur travail. Sidi Ag Issa

est originaire de Boni, un village

malien près de Tombouctou, riche

des cultures peulh, arabe et touaregue.

Employé dans une petite

échoppe, il a douze ans lorsqu’il

découvre à la radio la guitare d'Ali

Farka... Sidi décide alors de faire vivre

cette nouvelle passion. Mais le «pays

des hommes intègres» finit sa révolution...

et le désert souffle sa rébellion.

La guitare ishumar s'écoute en

cachette et se joue sur le front. Sidi

rejoint les rangs et à 19 ans, compose

sa première chanson, «Te Wete», portant

déjà une vision folk des ballades

touaregues. Il se frotte à la jeunesse

imujar, connaît l'exil, les camps de

La musique de Sidi Ag Issa s’inspire des

mélodies touaregues mais aussi du blues et du

groove, ses principales inspirations sont Ali Farka

Touré, Oumou Sangaré et Tinariwen, tous des

artistes maliens de renommée internationale, qui

ont bercé sa jeunesse.

de recherches musicales qui s’inspire

de tous les lieux où il a vécu mais

aussi des musiques du monde qu’il

désire connaître, travailler et partager».

Sidi Ag Issa est à Alger pour l'enregistrement

d'un album en collaboration

avec des musiciens algériens.

La seconde partie du concert a été

consacrée à «Tagmi», un groupe qui

montait pour la première fois sur

scène et qui a présenté une fusion

entre les musiques amazighe et celtique.

«Tagmi» est composé de onze

étudiants de l’Institut national supérieur

de musique (Insm), musicologues

pour la majorité, qui jouent du

violon, violoncelle, guitare, flûte traversière,

saxophone et percussions.

Tous les morceaux joués sur scène

sont des compositions du groupe qui

cherche à trouver de nouvelles harmonies

et de nouvelles formes aux

réfugiés et le ghetto.

Quelques années plus tard, lors

d’une tournée au Burkina, avec son

groupe Imnas, Sidi rencontre de

grands artistes tels que Nazer Adams,

Papa Rasta et Gwod. Toujours prêt à

partager son feeling, il voit du pays et

fait des concerts à

Ouaga,Tombouctou, Niamey, Tam…

Cela contribuera à forger sa personnalité

musicale. Il débarque ensuite

en France et collabore avec des artistes

touaregs, burkinabés, julas, arabes

et français. Il forme le groupe

Tiwitine (la naissance). Les musiciens

développent autour de ce projet un

groove unique, véritable fusion des

genres portés en tamashek. Inspirée

par la danse, la rythmique est puissante

et traditionnelle, les mélodies

sont pleines de vie et de couleurs...

Y. C.

AGENDA CULTUREL

Salle El Mougar

Mercredi 1 février 2012 : fin du

cycle cinématographique en

hommage à Rouiched avec la

projection du film «Hassen Terro

au Maquis» de Moussa Haddad.

Du 2 au 29 février 2012 :

projection du film «Mission

impossible 4», à raison de trois

séances par jour (14h, 17h et 20h)

sauf le 9 février à raison d'une

séance/jour à 14h et le 25 février

à raison de 2 séances par jour

14h et 17h.

Samedi 4 février 2012 à16h30 :

pièce théâtrale intitulée : «Tayha

Oua Naoudha» de Tipaza.

Samedi 11 février 2012 à 18h00 :

représentation théâtrale

intitulée : « Makate' Min Khitab

Hob» de Sétif.

Samedi 18 février 2012 à 18h00 :

représentation théâtrale intitulée

«Sarab» de la coopération

culturelle «Lil Ibdé» de Tébessa.

Jeudi 2 février 2012 à 18h :

spectacle artistique kabyle avec

l'artiste : Youcef Dali et Aït Zaîm

H'sen.

Jeudi 9 février 2012 à 18h00 :

spectacle artistique avec «Kader

Japonais» pour la sortie de son

nouvel album.

Samedi 25 février 2012 à 19h00 :

spectacle artistique avec

«Bheidja Rahal», pour la sortie

de son nouvel album 2012.

Atlas

Samedi 25 février 2012 à 16h00 :

spectacle artistique avec les

groupes «D'zair» et «Sirocco».

Annaba

Du 25 au 31 janvier : 1re édition

du Festival du théâtre féminin,

hommage à Keltoum, au Théâtre

régional d'Annaba.

MAMA

Festival international d'art

contemporain, sous le thème du

retour, jusqu'au 3 février 2012.

Palais de la

culture

Exposition «Nouba : hommage

aux maîtres andalous» jusqu'au

9 février.

Mostaganem

Mardi 31 janvier à 18h : concert

du groupe «Carthena» à la

Maison de la culture.

ALGERIE NEWS Lundi 30 janvier 2012


C U L T U R E 13

webzine espritbavard.com

Un site culturel

lance sa version papier

La version papier du webzine espritbavard.com, lancée récemment, se présente comme une clef possible de

décodage de la complexité algérienne.

Adoptant une approche socioculturelle,

cet album de 200 pages

matérialise l'espace virtuel de

réflexions et d'échanges devenu

familier aux internautes depuis quatre ans.

Enrichi de porte folio des photographes

Kays Djilali, Réda Samy Zazoun, Awel

Haouati , Ashraf Kessaissia, Sophie Elbaz et

Samir Abdiche, le volumineux recueil

"emprunte des chemins de traverse "et évite

" les idées reçues " afin d' explorer "des

lieux,des gens , des regards" dès son premier

chapitre. Un chapitre qui mène le lecteur

de " l'histoire éviscérée " de

Constantine et du"patrimoine assassiné "

de Annaba " à l'exemple encourageant des

pionnières de Tamanrasset.

Après avoir respiré sous "les mimosas de

Mazouna", le lecteur est invité à mettre ses

pas dans ceux de Mostefa Lacheraf (1917-

2007)pour découvrir une réflexion sur Sidi

Aïssa, sa cité "entre grandeur et décadence".

Un récit de Moussa Lebkiri, artiste de

l'émigration transporte le lecteur dans sa

Kabylie ensoleillée d'enfance et de figuiers.

Le second chapitre consacré aux

"Personnages, histoire et histoires" s'intéresse

à Sélim Toumi, roi d'Alger et à la personnalité

controversée de ses successeurs

Baba Aroudj et Kheiredine surnommés "les

Photographie

Expo japonaise à Alger

Une exposition comportant une cinquantaine

de photographies

contemporaines, oeuvres de photographes

japonais dont le regard va au-delà

du visible, a été inaugurée avant-hier à

Alger. L'exposition, intitulée "Counter photography",

s'inscrit dans le cadre du programme

d'activités culturelles élaboré par

l'ambassade du Japon en Algérie à l'occasion

de la célébration du cinquantième

anniversaire des relations algéro-japonaises.

Deux sortes de photographies sont proposées

dont certains auteurs ont essayé à

travers leurs clichés de saisir l' "âme" et l'

"esprit" de quelques objets tandis que d'autres

ont tenté de mettre en relief la relation

entre l'homme et la nature.Prises entre les

années 1990 et 2000, les photos sont majoritairement

en noir et blanc. Elles suscitent

des interrogations sur tel ou tel forme mais

offrent, en même temps, la liberté d'imaginer

ou de deviner le message qu'elles véhiculent.

Des "âmes" de grillages, de papier

peint, de câbles électriques, de sous-marins

et de pétroliers, ont été "arrachées" par les

objectifs des photographes japonais.

Résultats: transparence, brouillards, buées,

lumières éclatantes qui dominent le champ

visuel et renvoient à de la science fiction.

L'homme et la nature, l'autre partie de l'exposition

est plus proche du réel sans être

pour autant vide d'intrigue. Des scènes difficiles

à cerner sont présentées dans lesquelles,

par exemple, deux hommes en

vélos se croisent dans un bois, l'un porte

des pots de fleurs et l'autre des légumes

ALGERIE NEWS Lundi 30 janvier 2012

frères Barberousse".

Des sujets aussi divers que les massacres

du 8 mai 1945, les complaintes de la Casbah

et les conquêtes de l'Afrique du Nord y sont

abordés par des plumes acérées.(José

Lenzini, Abdennour Zahzah, Larbi

Graïne...)

La " balade dans la création " que propose

la troisième partie de l'ouvrage aborde

les problèmes de l'édition littéraire, théâtrale

comme ceux de la production cinématographique.

"Le documentaire est un

baromètre de la démocratie " y déclare

Malek Bensmaïl, documentariste, alors que

Selma Hellal, co-directrice des éditions

Barzakh, conclue " Nous sommes dans le

brouillon et le chaos de la jeunesse". Le réalisateur

Lyès Salem argumente lui pour " un

cinéma de genre ".L'étonnant roman "Le

pied de Hanane" de la linguiste Aïcha

Kassoul y est présenté comme un de ces

élixirs revigorants dont les Algériennes ont

le secret pour affronter les pires tragédies

de leur histoire.

Le lecteur découvrira également un touchant

hommage au regretté Mustapha

Saadoun (1918-2009), ancien officier de

l'Aln et frère de trois chouhadas exécutés le

même jour par l'armée française.

R.C.

verts. Ou encore, une plante abandonnée

dans un salle sombre...

Le vernissage de cette exposition, qui se

poursuit jusqu'au 18 février au Centre des

arts et de la culture du Palais des Raïs

(Bastion23), s'est déroulé en présence de

l'ambassadeur du Japon à Alger, Tsukasa

Kawada.La célébration du cinquantenaire

des relations algéro-japonaises comprend

plusieurs activités culturelles mêlant théâtre,

photographie et cinéma.Une tournée

d'art théâtral traditionnel japonais, dit nô,

s'est tenue récemment à Alger et Oran. Un

festival du cinéma japonais classique en

collaboration avec la Cinémathèque algérienne

est également prévu du 1er février

au 15 mars à Alger, Béjaia, Oran, Sidi Bel-

Abbès et Tiaret.

R.C.


14

> V U D ’ A I L L E U R S

Vietnam

Le premier film gay

dans les salles

L'amour et l'intimité entre deux hommes. Un thème devenu banal sur les écrans de

cinéma de beaucoup de pays, mais pas au Vietnam où "Lost in Paradise", premier film

du genre, aide un peu à sortir l'homosexualité du placard.

LES GENS

Mana Neyestani

Les spectateurs curieux se sont

pressés dans les salles obscures

pour découvrir cette histoire

d'amour impossible entre un

prostitué et un libraire, et entrevoir

ainsi une réalité généralement cachée

dans le pays communiste. Une véritable

révélation pour certains. "Maintenant,

je pense qu'ils sont comme nous", lance

ainsi une Vietnamienne de 50 ans, qui

préfère rester anonyme, après une projection

dans la capitale.

Mais pour d'autres, c'est le malaise

qui domine. Comme ce groupe de jeunes

qui ne peut s'empêcher de rire ou

cette adolescente qui se cache les yeux

lorsque que les deux acteurs s'embrassent

à l'écran.

Dans un pays où domine la morale

confucéenne, qui insiste sur la tradition

et la famille, l'homosexualité reste largement

tabou. Et les gays sont communément

caricaturés, dépeints comme

des figures comiques ou des malades

pouvant être traités. Des préjugés que

"Lost in Paradise" espère faire évoluer.

"Nous voulons juste apporter notre

contribution, pour que les gays soient

mieux acceptés dans notre société. Ils

n'ont besoin ni de compassion ni de

compréhension. Ils ont besoin d'égalité",

souligne Luong Manh Hai, un des

acteurs principaux et co-auteur du scénario.Le

film réalisé par Vu Ngoc Dang

a été bien accueilli par la critique, au

Vietnam et à l'étranger, et sera projeté

au Festival international du cinéma de

Berlin en février, avant une sortie en

DVD en octobre.

"Je manifeste contre le régime en

dessinant", dit à l'AFP l'opposant iranien

Mana Neyestani, en exil depuis cinq ans et

réfugié à Paris depuis février 2011, qui

raconte son incarcération à Téhéran et son

combat dans "Une Métamorphose

iranienne", à paraître le 16 février. Ce

roman graphique, publié par Arte Editions

et Ca et Là Editions, sortira également en

Allemagne, Italie et Espagne. Des

négociations sont en cours aux Etats-Unis.

"J'adore dessiner, depuis l'enfance.

Protester contre le gouvernement est venu

plus tard. Avec ce livre, je voulais partager

mon expérience mais aussi oublier mes

cauchemars, mon arrestation en 2006, mon

incarcération et ma fuite d'Iran", explique

le dessinateur et écrivain de 39 ans."Le

dessin est mon moyen d'expression, alors

je manifeste contre le régime en

dessinant", poursuit Mana Neyestani au

Festival de la bande dessinée d'Angoulême,

dans le centre-ouest de la France.Premier à

bénéficier de l'adhésion de la ville de Paris

au programme des villes refuges pour

écrivains persécutés (Icorn, International

cities of refuge network), Mana vit dans la

capitale française depuis un an, après avoir

été réfugié en Malaisie pendant quatre ans

et demi.

Salah el-Ouergli chante le stambeli

Du gnawa tunisien en France

Une soirée très singulière parce que jamais il n'avait été donné

d'entendre cette musique en France. En préfiguration de

l'installation prochaine de l'antenne de l'Institut du monde arabe à

la Tossée, le public se voit donc offrir une plongée dans une part

mystérieuse de la culture tunisienne. Celle héritée des Noirs de

Tunisie, arrivés dans le pays avec la traite négrière

transsaharienne... Salma et Fraj Aouf de l'association francotunisienne

de Tourcoing Le Renouveau ont compris la préciosité de

ce rendez-vous. À la seule évocation d'Abdel Majid Mihoub, maître

de Salah el-Ouergli, les yeux de Fraj se mettent à briller avec

intensité. À 77 ans, Fraj a une connaissance du stambeli éloignée

des concepts des ethnomusicologues ou anthropologues. « Ces

communautés existaient surtout à Tunis, dit-il. Les soirées

commençaient vers 20 heures et duraient toute la nuit, jusqu'à 4 ou

5 heures du matin. » À l'expression « musique thérapeutique »,

Fraj oppose une réalité plus pragmatique : « Le repas était disposé

au milieu et ça commençait à chanter pour chasser le mauvais oeil

ou les calomnies ». Il sait que ces soirées rituelles sont «

africaines », héritées des esclaves. « Certains ont dit qu'ils

travaillaient avec le diable » à cause des états de transe générés

par les percussions et les choeurs. Mais il ne veut pas parler du

racisme qui touchait ces Noirs de Tunisie. Au Renouveau, les plus

jeunes s'étonnent : « Il y a des Noirs en Tunisie ?

Festival

international

du film de Berlin

Quatre films

marocains

à la 62 e

édition

Quatre films marocains

seront projetés à la 62 e

édition du Festival

international du film de

Berlin, prévu du 09 au 19

février, dans le cadre d'un

programme monde arabe

prévoyant des longs

métrages, des films

d'auteurs, des

documentaires, outre des

séances de critiques de

films. Il s'agit des films

"Mort à vendre" de Faouzi

Bensaïdi, qui sera présen

dans la catégorie

+Panorama+, le court

métrage "Comme ils

disent", du jeune

réalisateur Hicham Ayouch

qui sera projeté dans la

catégorie +Forum+,

"L'Amante du Rif" de la

réalisatrice Narjiss Nejjar et

"Les Mains Rudes" du

réalisateur Mohamed Asli.

Sundance

Conte magique

et guerre contre la

drogue au palmarès

of the Southern

Wild», un conte

«Beasts

teinté de fantastique,

et «The house I Live In», un film

sur la guerre américaine contre la

drogue, sont parmi les principaux

lauréats du 28e Festival de

Sundance, récompensés samedi

soir à Park City .Le Grand Prix de

la fiction américaine, le plus prestigieux

de la soirée, est allé à

«Beasts of the Southern Wild», de

Benh Zeitlin, un film peuplé

d'animaux imaginaires, racontant

le parcours initiatique d'une fillette

de six ans aux confins du

monde. Le films a été développé

dans le cadre d'un programme du

Sundance Institute, organisateur

du festival. «J'espère que ce film

sera comme un étendard pour les

producteurs, afin qu'ils permettent

aux réalisateurs d'explorer le monde, pas seulement d'un point de vue créatif

mais aussi physiquement, pour pouvoir aller au bout du monde comme nous

l'avons fait", a déclaré M. Zeitlin, dont c'est le premier long-métrage.

ALGERIE NEWS Lundi 30 janvier 2012


S E L E C T I O N

Les sept mercenaires

Ce soir sur France3

Terrorisés par

Calvera et sa

bande de pillards,

les habitants du

village d'Ixcatlan

décident de faire

appel à des

mercenaires pour

se protéger. Une

délégation se met

en route pour la

ville voisine. Les

exploits de deux

cow-boys inventifs,

Chris et Vin, à

califourchon sur un

corbillard qu'ils

parviennent à mener au cimetière en dépit de l'interdiction d'une

bande de voyous, les enthousiasment. Finalement, sept hommes

acceptent la proposition des villageois. Sous les ordres de Chris,

qui est devenu leur chef, ils apprennent aux paysans à se battre et

élèvent des fortifications autour du village. Lorsque Calvera et ses

acolytes attaquent à nouveau, ils tombent dans un piège...

Centurion

Ce soir sur MBC2

> T É L É V I S I O N

LES

GENS

Antoine de Caunes

15

Top Chef

Ce soir sur M6

La plus célèbre

compétition culinaire

ouverte aux

professionnels fait

son retour pour une

3e saison. Quatorze

candidats

s'affrontent devant

un jury de grands

chefs, en réalisant

des plats

d'exception à partir

de produits

courants. Dans une

première épreuve,

les quatorze toques blanches sont réparties en deux équipes, et

confectionnent la recette de leur choix. Une occasion de confronter

les styles et les talents de chacun. L'équipe perdante voit l'un de

ses membres éliminé par le jury, tandis que les six autres

s'attellent à la seconde épreuve : cuisiner pour Philippe Bouvard et

son équipe des «Grosses Têtes». Par deux, aidés par les célèbres

chroniqueurs, ils revisitent des classiques, hachis parmentier,

tomates farcies et gigot. L'épreuve de la dernière chance élimine

définitivement un des candidats.

Spécial investigation

Ce soir sur Canal +

Jamais un candidat

frontiste n'a été

aussi haut dans les

sondages, à cinq

mois d'une élection

présidentielle.

Mathias Hillion et

Karim Rissouli ont

enquêté sur le

nouveau Front

national emmené

par Marine Le Pen,

dévoilant sa

stratégie. Pour

prendre le pouvoir,

la présidente du parti contestataire s'est investie à Hénin-

Beaumont, commune du Nord, où elle est devenue une notable

saluée sur les marchés. La pierre angulaire de son plan pour

accéder au second tour en 2012, c'est l'ouverture à des

personnalités extérieures au FN. Des universitaires, des hauts

fonctionnaires et des économistes doivent lui permettre de bâtir un

programme qui dépasse l'idéologie classique du parti.

117 après Jésus-Christ : l’Empire Romain règne sur tout

l’Occident. Pourtant, aux confins glacés du nord de l’Angleterre,

l’armée romaine se heurte à la tribu des Pictes, des barbares

sanguinaires qui maîtrisent parfaitement l’environnement. Afin

d’éradiquer la menace, le gouverneur local fait appel à la

légendaire 9 e légion du général Titus Virilus, le bataillon d’élite

de l’Empire. Mais, contre toute attente, la cohorte se fait

massacrer au cours d’une terrible embuscade et le général est

fait prisonnier. Seul le centurion Marcus Dias et quelques

survivants échappent miraculeusement au carnage. Au lieu de

battre en retraite, ces guerriers solitaires décident de tenter

l’impossible : s’enfoncer en territoire ennemi pour délivrer

Virilus…

L.A. Confidential

Ce soir sur Arte

A Los Angeles, dans les années 50.

Trois inspecteurs, Jack Vincennes,

Bud White et Ed Exley, placés sous

l'autorité de Dudley Smith, chef de

police austère et autoritaire,

enquêtent sur l'assassinat d'une

call-girl, tuée dans un bar minable,

puis sur un réseau de dealers.

Vincennes, policier vedette, est en

fait en cheville avec le propriétaire

d'un journal à scandales, qui le

paie pour pouvoir photographier

les flagrants délits. White, pour sa

part, se montre particulièrement

sévère envers les hommes qui

battent les femmes. Quant à Exley,

le plus jeune et le plus ambitieux,

il entend moraliser l'action

policière. Trafics d'influence,

prostitution de luxe, corruption :

tout un monde s'ouvre à eux,

doublé d'un véritable labyrinthe

judiciaire...

Vendredi, Antoine de Caunes , maître de

cérémonie de la soirée, était au Fouquet's

pour annoncer avec Alain Terzian,

président de l'Académie des arts et

techniques du cinéma, les nominés aux

Césars 2012. Polisse a reçu treize

nominations, L'Exercice de l'État , onze,

The Artist , dix, et Intouchables , neuf. «

Pour la première fois, j'ai l'impression

que les goûts du public et des gens de

cinéma se croisent. Les nominations sont

très justes », constate-t-il. Concernant

The Artist , également en course pour les

Oscars, de Caunes est admiratif: « J'ai un

devoir de réserve, mais ce film est un

objet unique. En sortant de la salle, j'ai

eu l'impression d'avoir assisté à un petit

miracle ». Il est par ailleurs ravi de

retrouver Guillaume Canet, président de

la cérémonie : « Il était le héros de mon

premier film, Les Morsures de l'aube ».

Concernant le déroulement de la soirée

du 24 février, diffusée sur Canal+, il ne

dévoile rien, si ce n'est qu'il compte bien

faire « une émission marrante et

profonde à la fois ».

28, rue Ahmed Boualem Khalfi

ex-Burdeau, Alger centre

Quotidien d'informations générales

Edité par EURL Express News au

capital de 100.000 DA

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ALGERIE NEWS Lundi 30 janvier 2012


16 > N O T R E V I S I O N D U M O N D E

Nucléaire

Visite «test» de l'AIEA

en Iran

Les dernières négociations sont restées dans l'impasse en janvier 2011 à Istanbul.

LES GENS

Oscar Luigi Scalfaro

Une délégation de haut

rang de l'AIEA a

entamé, hier, une

visite "test" de trois

jours en Iran pour tenter

d'éclaircir les zones d'ombre du

programme nucléaire iranien,

alors que Téhéran insiste sur une

reprise des discussions avec les

grandes puissances. L'AIEA

espère que cette visite permettra

de "résoudre toutes les questions

en suspens avec l'Iran", et que

Téhéran acceptera de répondre

aux questions sur une "possible

dimension militaire" de son programme

nucléaire, a déclaré le

chef des inspecteurs de l'Agence

internationale de l'énergie atomique,

le Belge Herman

Nackaerts, avant son départ.

L'agence officielle IRNA a indiqué

que les inspecteurs visiteraient

"probablement le site de

Sur le FIL

Fordo" (sud-ouest), où se trouve

la deuxième usine d'enrichissement

d'uranium du pays. L'usine

souterraine de Fordo est l'une

des principales pommes de discorde

entre Téhéran et les grandes

puissances, qui soupçonnent

l'Iran, malgré ses démentis, de

chercher à se doter de l'arme

nucléaire. Hautement enrichi,

l'uranium peut servir à fabriquer

l'arme atomique. L'entrée en service

de Fordo début janvier a

provoqué une avalanche de critiques

dans les pays occidentaux

mais aussi en Russie, où les autorités

ont exprimé leur "inquiétude".

La visite de la délégation

Syrie

16 militaires tués dans

deux attentats

Seize militaires ont été tués, hier, dans deux attentats

distincts en Syrie, ont rapporté l'agence officielle Sana

et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Dix militaires ont péri dans l'explosion d'une bombe au

passage de leur convoi à Kansafra, dans la région de

Jebel al-Zaouia (nord-ouest), a annoncé l'OSDH. Et six

soldats ont été tués à Sahnaya, près de Damas, dans

une embuscade tendue par un 'groupe terroriste armé',

selon Sana. Trois civils ont également péri dans la

province de Damas, où des violents combats

opposaient dimanche des déserteurs aux forces

gouvernementales qui se sont déployées à Kfar Batna

et à Aïn Terma, dans la région de Ghouta, près de la

capitale, a affirmé l'OSDH. Depuis mardi, date d'un

regain des violences selon le chef des observateurs

arabes, les violences (répression, attentats,

affrontements entre armée et déserteurs) ont fait au

moins 229 morts, dont 145 civils, selon des chiffres

compilés par l'AFP à partir d'informations officielles et

de l'OSDH. Invoquant une 'recrudescence des

violences' contre les civils, la Ligue arabe a annoncé

samedi la suspension de sa mission d'observateurs en

Syrie et accusé le régime du président Bachar al-Assad

d'avoir 'choisi l'option de l'escalade'.

L'entrée en service de Fordo début

janvier a provoqué une avalanche de

critiques dans les pays occidentaux.

de l'AIEA intervient également

alors que le dernier rapport de

l'agence sur l'Iran en novembre

2011 a souligné une "possible

dimension militaire" du programme

nucléaire iranien,

entraînant en janvier de nouvelles

sanctions occidentales contre

Téhéran. Malgré ce contexte difficile,

le ministre iranien des

Affaires étrangères, Ali Akbar

Salehi, a réaffirmé que Téhéran

allait répondre "dans les prochains

jours" à une lettre envoyée

en octobre par la chef de la

diplomatie européenne,

Catherine Ashton, pour proposer

à Téhéran de reprendre des

ALGERIE NEWS Lundi 30 janvier 2012

négociations "sérieuses" avec les

grandes puissances sur son dossier

nucléaire. Les dernières

négociations sont restées dans

l'impasse en janvier 2011 à

Istanbul, les grandes puissances

(Etats-Unis, Russie, Chine,

France, Grande-Bretagne et

Allemagne) insistant pour centrer

les discussions sur le dossier

nucléaire iranien alors que

Téhéran exigeait de les ouvrir à

diverses questions de sécurité

régionale et internationale. Les

principaux dirigeants iraniens

ont affirmé ces dernières semaines

vouloir reprendre les discussions,

sans préciser toutefois s'ils

acceptaient de les centrer sur le

programme nucléaire iranien

comme Mme Ashton en a souligné

la nécessité dans sa lettre

d'octobre.

R. I.

Egypte

Début du vote de la chambre

haute

Les Egyptiens ont commencé à voter, hier, pour élire la chambre

haute (Choura) du parlement, les islamistes comptant retrouver le

succès rencontré lors de l'élection de l'Assemblée du peuple, où

ils ont raflé les trois quarts des sièges. Contrairement à la

mobilisation pour l'élection des députés, l'affluence était faible en

début de journée dans les bureaux de vote au Caire, a constaté

l'AFP, reflétant une campagne très morne pour élire les membres

de cette chambre consultative à la visibilité politique limitée.

L'élection des sénateurs doit se dérouler successivement dans

deux zones géographiques, pour se terminer le 22 février. Ce

scrutin s'inscrit dans un processus de transition vers un système

démocratique promis par l'armée, qui a pris le pouvoir après la

chute du président Hosni Moubarak en février 2011. Une élection

présidentielle doit avoir lieu avant la fin du mois de juin, à une

date non encore fixée. Les deux chambres du Parlement seront

chargées de désigner une commission pour rédiger une nouvelle

constitution, étape essentielle pour la définition du système

institutionnel de l'Egypte post-Moubarak. Les électeurs peu

nombreux dans les bureaux de vote semblaient partagés sur les

raisons de se rendre aux urnes. «J'ai voté au référendum (sur des

amendements constitutionnels en mars ndlr), j'ai voté pour

l'Assemblée, je dois donc voter pour la Choura. Si cette chambre

n'était pas importante, les autorités ne chercheraient pas à la

renouveler», estime Seham, une électrice du Caire.

L'ancien président de la République

italienne, Oscar Luigi Scalfaro, est

décédé dans la nuit de samedi à

dimanche à Rome à l'âge de 93 ans, ont

annoncé les médias. Né le 9 septembre

1918 à Novara, dans le nord de l'Italie,

Oscar Luigi Scalfaro a été président de la

République de 1992 à 1999, succédant à

Francesco Cossiga. Il a débuté sa carrière

comme magistrat, en 1943, mais il entre

dans la politique en 1946, élu à

l'Assemblée constituante, et n'en sortira

plus. Il est l'un des rares hommes

politiques en Italie à avoir occupé les

trois principales charges du pays,

Président de la République, président du

Sénat et président de la Chambre des

députés. Il a été ministre de l'Intérieur

dans les années 1980 dans deux

gouvernements du socialiste Bettino

Craxi. En 1999, fini son mandat

présidentiel, il est devenu sénateur à vie

de droit, comme tous les anciens chefs

d'Etat italiens, siégeant dans les rangs

du Parti démocrate (PD, gauche). "Il a été

un protagoniste de la vie politique

démocratique en Italie pendant des

décennies, un exemple de cohérence

dans les idéaux et d'intégrité morale",

a déclaré le chef d'Etat Giorgio

Napolitano en rendant hommage à

Oscar Luigi Scalfaro.

Addis Abeba

Ouverture du 18 e

Sommet de l'Union

africaine

Le 18 e Sommet des dirigeants de l'Union

africaine (UA), qui promet d'être dominé par les

batailles de pouvoir interne, s'est ouvert, hier à

Addis Abeba, dans des locaux flambant neufs

offerts par la Chine. Jia Qinglin, membre du

comité permanent du bureau politique du Parti

communiste chinois, est l'invité d'honneur de ce

sommet, dans un siège que son pays a construit

et offert pour 200 millions de dollars (154 M

EUR). Ce siège qui domine Addis Abeba a été

inauguré samedi par M. Jia, qui a souligné que

son pays était désormais le premier partenaire

commercial de l'Afrique avec 150 milliards de

dollars l'an dernier. Le thème du sommet est le

commerce intra-africain, mais les questions

institutionnelles devraient surtout occuper le

débat: l'UA doit élire le nouveau président de sa

Commission, son organe exécutif, et choisir

entre le sortant, le Gabonais Jean Ping, et la

Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma,

ancienne ministre des Affaires étrangères et exépouse

du président Jacob Zuma.


N O T R E V I S I O N D U M A G H R E B

Combats-Armée contre Touareg au Mali

Un millier de réfugiés

en Mauritanie

17

LES GENS

Béji Caïd

Essebsi

Un millier de personnes ont quitté la ville de Léré, au nord-ouest du Mali pour se réfugier en

Mauritanie proche, fuyant d'éventuels combats entre l'armée malienne et les rebelles

touareg qui ont pris vendredi un camp militaire de la ville, a appris l'AFP de sources locales

maliennes.

«

Trois cent familles,

soit environ un millier

de personnes,

essentiellement des

Maliens, ont quitté Léré et traversé

la frontière pour Fassala",

localité mauritanienne située à

une cinquantaine de km à l'ouest

de Léré, a déclaré Mohamed

Tiounlé, élu municipal de Léré.

"Le Haut commissariat de l'ONU

pour les réfugiés (HCR) a été

prévenu. Les réfugiés vivent dans

la peur", a ajouté l'élu. "Au moins

1 150 personnes ont quitté Léré

pour Fassala", a confirmé un

enseignant. "C'est la peur qui les

a fait partir, surtout que la nuit

désormais Léré est plongée dans

le noir. Les rebelles ont vidé tout

le carburant qui fait tourner le

groupe alimentant la ville en

électricité et en eau potable", a-til

ajouté. Deux autres témoins

ont confirmé ces informations,

ajoutant qu'avant de se retirer à

une trentaine de kilomètres de la

ville, les rebelles touareg ont également

arraché et emporté les

panneaux solaires qui fournissent

l'électricité au Centre de

santé communautaire de Léré,

avant de "défoncer" des magasins

de vivres pour se servir. "Ils ont

aussi saccagé le domicile du

sous-préfet de Léré. Ils ont

détruit les locaux, il n'y a pas eu

de victimes, mais les civils ont

peur", a dit l'un d'eux. De source

militaire, on précise qu'un renfort

de l'armée malienne était en

route hier vers Léré où un camp

militaire vide a été pris par la

rébellion. Les rebelles touareg du

Mouvement national pour la

libération de l'Azawad (MNLA),

ont lancé il y a dix jours une

offensive en différents endroits

du nord du Mali en y attaquant

quatre villes. Les combats avec

l'armée malienne ont fait des

dizaines de morts, rebelles et

militaires essentiellement.

L’ex-Premier ministre tunisien n’a

rallié à son projet de Parti d’union

nationale qu’une poussière de

partis en quête de visibilité.

Beaucoup d’ex et de has been

Béji Caïd Essebsi a appelé, jeudi,

les politiques à se rassembler

pour constituer un Parti d’union

nationale. Le lendemain, neuf

représentants de partis ont

indiqué que l'appel de Caïd

Essebsi aux forces politiques et

intellectuelles nationales à «se

rassembler autour d'une

alternative à même de consolider

l'équilibre politique et garantir

une alternance pacifique»,

renforce «les concertations entre

les parties en vue de rassembler

les forces centristes».

La loi électorale adoptée en Libye

Pas de quotas pour

les femmes

Le Conseil national de transition a

annoncé samedi soir l'adoption de

la loi électorale qui régira l'élection

d'une Assemblée constituante en juin en

Libye. "Le CNT a adopté la version

amendée de la loi électorale pour les élections

du Congrès national général" en

juin, a indiqué le Conseil sur sa page officielle

Facebook, où il publie le projet

adopté. Selon le texte de la loi, qui devrait

être "révisé" selon le CNT, deux tiers des

200 sièges de l'Assemblée ont été réservés

aux listes des partis politiques et le reste,

Ennahdha au pouvoir, et alors? pourquoi tant

de haine ?

soit 64 sièges, aux indépendants. Aucun

quota pour les femmes n'a été mentionné

dans le texte. Mais selon la nouvelle loi,

les femmes devraient être représentées à

50% dans les listes de candidats des groupes

politiques. Le projet initial présen

début janvier et qui prévoyait un quota

de 10% pour les femmes avait suscité

l'indignation de partis politiques et de la

société civile, qui jugeaient que ce n'était

pas suffisant.La version finale de la loi

devrait être publiée dans deux ou trois

jours.

Relations algéro-marocaines

Clinton mise

au parfum

La secrétaire d'Etat américaine Hillary

Clinton a eu un entretien téléphonique

avec son homologue marocain Saad

Eddine Othmani, au lendemain de la visite

de ce dernier en Algérie, a-t-on appris hier

auprès de source officielle. "Un entretien

téléphonique entre M me Clinton et

M. Othmani a bien eu lieu avant-hier. M me

Clinton l'a félicité après sa visite en Algérie",

a déclaré à l'AFP le ministre de la

Communication Mustapha Khelfi.

M. Othmani a effectué en début de

semaine une visite en Algérie, la première

KIOSQUE

ALGERIE NEWS Lundi 30 janvier 2012

Par Ben Hamida Ezzeddine

Les conservateurs tunisiens,

aujourd’hui confrontés à «l’enfer du

pouvoir» ne pourraient plus séduire

au-delà de leurs propres militants, c’est-àdire

au mieux 30%. Désormais, Ennahdha

est un parti politique incontournable dans

le paysage politique tunisien ; son évolution

dépendra certainement du succès de

ses réponses à la détresse économique et

sociale de nos concitoyens. Aujourd’hui, il a

concentré près de 40% (près de 1,5 millions)

des voix en sachant qu’il a bénéficié,

en partie, d’un vote de compassion beaucoup

plus que d’un vote idéologique.

Ennahdha représente, en effet, comme on

l’a fortement souligné dans de précédents

articles, dans l’esprit des Tunisiens, le parti

martyr, c’est-à-dire le parti qui a le plus

souffert des pratiques de Bourguiba et de

Ben Ali.

Il a pu ainsi gagner la sympathie et la

générosité de nos compatriotes. Le volume

du vote idéologique devrait se fixer aux

alentours de 30%. En fait, c’est presque le

score des grands partis politiques dans les

grandes démocraties occidentales.

Ennahdha, à notre avis, est un parti indispensable

dans notre paysage politique.

Pourquoi stigmatise-t-on autant l’islam

alors que les puissances occidentales disposent

toutes des partis politiques qui font

référence à leur culture chrétienne ? Le

Parti chrétien-démocrate de Christine

Boutin en France ou encore le Front national

dirigé par Marine Le Pen, nationalcatholique,

ne sont-ils pas des références au

christianisme ? Que doit-on dire alors à

propos des Allemands: l’Union chrétiennedémocrate

d’Allemagne ou encore l’Union

chrétienne-sociale en Bavière ? Pourrai-je

oublier l’Espagne et l’Italie où parfois la

d'un chef de la diplomatie marocaine à Alger

depuis 2003, pour ouvrir un nouveau chapitre

des difficiles relations entre les deux pays.

Un haut responsable du ministère marocain

des Affaires étrangères a par ailleurs indiqué

à l'AFP qu'au cours de cet entretien, M me

Clinton avait déclaré à son homologue

marocain qu'elle "comptait visiter le

royaume dans les prochains mois".

"L'entretien a porté surtout sur les relations

entre les deux voisins. Les Américains tiennent

apparemment au renforcement de ces

relations", a précisé le responsable marocain.

ferveur chrétienne catholique démesurée

atteint son paroxysme par l’intolérance et

la xénophobie? Et l’église orthodoxe en

Russie n’est-elle pas de plus en plus

influente dans la vie politique russe?

Avons-nous oublié la paroisse que George

Walker Bush avait ouverte au sein même de

la Maison-Blanche pour faire l’éducation

chrétienne de ses fonctionnaires ? Et les

fanatiques sionistes en terre de Palestine, ne

sont-ils pas des religieux fortement représentés

dans leur sphère politique? Etc.

suite: Kapitalis.com


18 > S P O R T S

La fin du match JSK-CRB a fait 14 blessés et 9 supporters arrêtés

Meziane Ighil limogé

Les gens

Vahid Halilhodzic

L’entraineur de la JSK, Meziane Ighil, a été écarté de la barre technique, dans l’après midi

d’hier, par le conseil d’administration du SPA-JSK, convoqué par le président, Moh-Chérif

Hannachi à l’issue de la rencontre ayant opposé son club au CRB.

La fin du match houleux

d’avant-hier, ayant permis

au CRB de battre la

JSK sur son terrain et lui

“chiper” les trois points, a dégénéré

en violents affrontements

entre les supporters locaux et les

forces de l’ordre. Sept blessés

parmi ces derniers sont à déplorer,

alors que sept supporters ont

été blessés et neuf autres arrêtés,

selon les services de sécurité.

Touchés dans leur amour-propre,

les supporters de la Jeunesse

sportive de Kabylie n’ont pas pu

digérer le but inscrit par Slimani

à la 69’ aggravant ainsi leur courroux

provoqué par le renvoi de

certains joueurs durant la

seconde partie du match. Une

partie qui aurait pu s’arrêter à

dix minutes de la fin après que

les supporters locaux aient jeté

des projectiles sur la pelouse. Les

forces de maintien de l’ordre ont

dû faire usage de gaz lacrymogène

pour disperser les furieux.

Durant vingt minutes, de violents

affrontements entre les

émeutiers et les policiers ont

causé des blessures à plusieurs

supporters dont deux seraient

sérieusement touchés. Du côté

des forces de l’ordre, on déplore

sept blessés.

La fin de la rencontre a été

l’occasion pour les inconditionnels

de la JSK de transposer leur

colère dans la rue en dressant des

barricades sur la rue Lamali-

Ahmed, longeant le stade du 1er-

Novembre. La violence s’est aussi

déplacée jusqu’à la ville de Draâ-

Ben-Khedda, 10 km à l’ouest de

Tizi Ouzou, sur la route d’Alger,

où les supporters du CRB furent

accueillis par des jets de pierres

lancés contre leurs moyens de

locomotion. Certains bus qui

n’ont pu franchir les barrières de

fortune dressées par les supporters

de la JSK, ont dû s’arrêter.

Une occasion pour les deux «

clans » de se livrer une bataille au

sol. Aucun bilan de cette violence

extra sportive n’est officiellement

communiqué, alors que les

témoins parlent d’une dizaine de

blessés. A l’intérieur du stade, la

violence s’est également invitée

devant les vestiaires des locaux,

où l’entraineur de la JSK,

Meziane Ighil, a failli être lynché

par un « proche » du président

du club, Moh-Cherif Hannachi.

Les deux hommes ont failli arriver

aux mains si ce n’est l’intervention

des autres membres de la

JSK qui ont appelé à la raison.

Meziane Ighil a eu à subir un

lynchage verbal pas du tout

digne à entendre.Une vidéo de

cet échange verbal entre Ighil et

le « proche » de Hannachi est

mise en boucle sur la toile depuis

avant-hier soir. Le climat de violence

ayant émaillé, une fois de

plus, une fois de trop, le match

de la JSK sur son terrain, témoigne

de la décadence d’un club

qui dégringole mystérieusement.

La rencontre d’avant-hier qui

n’a pas donné l’occasion à la JSK

de laver l’affront subi la saison

écoulée à Bologhine, semble être

le match de trop pour l’actuel

coach qui n’avait pas attendu, en

somme, ce match pour afficher

son intention de quitter la barre

technique. Son divorce d’avec la

JSK devra se consommer bien

avant le match face au CA Batna,

puisque la direction du club en a

décidé ainsi dans l’après midi

d’hier.

M. A. T.

ASO Chlef

Abdelkrim Medouar privilégie la Ligue

des champions d’Afrique

Le président de l’ASO Chlef

(Ligue 1 algérienne de

football), Abdelkrim

Medouar, a affiché dimanche sa

préférence "pour la Ligue des

champions africaine que le championnat

de Ligue 1", malgré que

son équipe vient, pour la première

fois de la saison, d’occuper

la 1ere place au classement en

compagnie du CR Belouizdad.

"Certes, nous sommes heureux

d’avoir réussi à atteindre la plus

haute marche du podium du

championnat, mais mon objectif

principal demeure la Ligue des

champions africaine où je mise

au moins sur une qualification à

la phase des poules", a indiqué, à

l’APS, le président chélifien.

L’ASO, grâce à sa victoire

samedi face au CS Constantine en

déplacement (3-1), s’est hissée à

la tête du tableau du championnat,

avec le CRB, auteur lui aussi

d’un précieux succès en déplacement

contre la JSK (1-0), pour le

compte de la 17 e journée. "Le fait

de se retrouver leader est une

bonne chose pour nous, notamment

sur le plan psychologique,

car il nous permet de préparer les

prochains rendez-vous, en particulier

la Ligue des champions

africaine, dans la plus grande

sérénité", a ajouté le premier responsable

du tenant du titre.

L’ASO est appelée à se rendre à

Ouagadougou (Burkina Fasso)

pour y affronter la formation

locale d’ASFA, entre le 17 et le 19

février prochain, dans le cadre du

match aller du tour préliminaire

de la Ligue des champions, une

compétition à laquelle participe

le club pour la 1ere fois de son

histoire. Et si Medouar mise

énormément sur cette épreuve

c’est surtout, a-t-il dit, "pour en

tirer profit de ses dividendes

financières très importantes,

comparativement à celles du

championnat national". "Nous

avons remporté le championnat

la saison dernière, mais à l’arrivée

nous avons bénéficié d’une prime

de 500 millions de centimes de la

part de la Ligue du football professionnel,

ce qui représente une

somme dérisoire par rapport aux

grands efforts consentis pour

s’adjuger le titre", a-t-il poursuivi.

Cela n’empêche pas toutefois le

président chélifien de souhaiter la

consécration de son équipe, pour

la deuxième fois d’affilée, en fin

du championnat de Ligue 1,

même s’il reconnaît que "le pari

est très difficile à réaliser".

"Contrairement à la saison passée

où notre club avait pratiquement

fait cavalier seul dans le championnat,

en le terminant avec 13

points d’écart sur le second, la

course au titre s’annonce très serrée

cette fois-ci, au point où personne

n’est en mesure de pronostiquer

sur le vainqueur final", a-til

conclu. A l’issue de la 17 e journée

du championnat, l’ASO et le

CRB occupent conjointement la

1ere place avec 31 points, suivis

par les deux ex-co-leaders l’ES

Sétif et l’USM Alger qui en comptent

30 points chacun. Mardi prochain,

les Chélifiens recevront à

domicile, pour le compte de la

18e journée, la lanterne rouge le

NA Hussein Dey, alors que les

Belouizdadis accueilleront au

stade du 20-aôut (Alger), le WA

Tlemcen (5 e ).

Le sélectionneur de l’équipe

nationale algérienne de football, le

Bosnien Vahid Halilhodzic, assistera

demain au match JSM Béjaia-ES Sétif

au stade de l’Unité maghrébine de

Béjaïa, comptant pour la 18e journée

du championnat professionnel de

football de Ligue 1, rapporte samedi

la Fédération algérienne de football

(FAF) sur son site. Le coach national

continue sa prospection des joueurs

susceptibles d’être retenus pour le

match Gambie-Algérie, prévu le

29 février prochain à Banjul,

comptant pour le deuxième tour

qualificatif à la Coupe d’Afrique des

nations CAN-2013, précise la même

source. Vendredi après-midi, le

coach national a assisté au derby

algérois qui a mis aux prises l’USM

Alger à l’USM Harrach (0-1), disputé

au stade du 5 juillet d’Alger, dans le

cadre de la 17e journée de la Ligue 1.

D’autres membres du staff technique

ont supervisé quelques joueurs en

assistant au match ES Sétif- MC

Alger (0-1), qui a eu lieu durant la

même journée. Par ailleurs,

l’entraîneur assistant, Noureddine

Korichi, se déplacera prochainement

en Angleterre où il aura à rencontrer

le milieu de terrain international de

Wolverhampton (Div 1), Adlène

Guedioura.

Tour d’Algérie 2012

La formation

espagnole, "KTM

Bike Industries"

souhaite y

participer

L’équipe espagnole du "KTM Bike

Industries" établie à Murcia

(Espagne) a exprimé son souhait de

participer au prochain Tour d’Algérie

de cyclisme et au circuit international

d’Alger qui auront lieu

respectivement du 10 au 14 mars et

le 16 mars 2012, a annoncé le

président de la Fédération algérienne

de cyclisme (FAC). "Parmi les

équipes étrangères qui ont exprimé

leur souhait de participer au Tour

d’Algérie et au circuit international

d’Alger prévus la première quinzaine

de mars, figure celle du +KTM Bike

Industries+ de la ville espagnole de

Murcia" a indiqué Rachid Fezouine.

"L’équipe du KTM a participé à

plusieurs tours à travers le monde :

Iran Azerbaïdjan, Canada, Turquie,

Grèce, Roumanie, Bulgarie, Portugal,

Bolivie, Mexique, Venezuela, France,

Autriche, Allemagne. Mais ce sera la

première fois qu’elle mettra les pieds

en Afrique à l’occasion de la tenue

du Tour d’Algérie et du circuit

international d’Alger" a-t-il précisé.

"En cas de présence de KTM , ses

responsables nous ont promis

d’engager leurs meilleurs cyclistes

afin de rehausser le niveau

technique des ces deux

compétitions" a conclu le premier

responsable de la FAC.

ALGERIE NEWS Lundi 30 janvier 2012


Liga

Le Barça cale,

le Real prend le large

> S P O R T S

Les gens

Michel Platini

19

Le FC Barcelone a une nouvelle fois été tenu en échec en Liga, cette fois sur la pelouse

de Villareal (0-0), et voit son ennemi honni, le Real Madrid, s'envoler avec sept points

d'avance.

Les Blaugrana n'y étaient

pas. Amputés du maître

à jouer Andres Iniesta,

le Barça s'est montré

tendre, peu mobile ; ailleurs,

tout simplement. On ne peut

même pas dire que les hommes

de Pep Guardiola aient dominé

la rencontre, contre une équipe

de Villareal au classement des

plus modestes (17e). C'est

même Villareal qui se crée la

première occasion franche à la

9e minute, par Cani. A la 16e

minute, Piqué répond d'une

tête, au-dessus. Dans la foulée,

l'inévitable Léo Messi manque le

but en piquant une balle au ras

du poteau. Dès lors, c'est le sousmarin

jaune qui va se montrer le

plus dangereux. Notamment à la

27e minute, quand Valdes, Pique

et Mascherano balbutient dans

leur propre surface de réparation.

Aux alentours de la 35e

minute, les coéquipiers de

Marcos Senna se procurent une

foultitude d'occasions, dont un

but refusé pour hors-jeu (37e).

On pense à une réaction catalane

au retour du vestiaire, mais

non. Villareal manque même

d'obtenir un pénalty à la 47e

minute, refusé à Borja Valero,

mais très litigieux. Busquets s'en

sort bien. Puis il ne se passe

franchement pas grand chose,

jusqu'à cette mine de Fabregas

déviée sur la barre par le gardien

(79e). Le Barça aura beau faire le

forcing dans les 5 dernières

minutes, il est bien trop tard.

C'est amères que les Blaugrana

vont quitter l'Estadio Madrigal.

Tout d'abord parce que ce n'est

pas la première fois de la saison

qu'ils laissent filer des points

chez des adversaires largement à

leur portée. Mais également

parce que, plus tôt dans la soirée,

le Real, lui, n'a pas flanché,

et a engrangé 7 points d'avance

sur les joueurs de Guardiola.

L'addition commenceàêtrecorsée.

Le FC Barcelone semble

beaucoup moins à l'aise que l'an

passé. Les Blaugranas, qui

paraissaient extraterrestres il y a

seulement quelques mois, affichent

une fragilité des plus

humaines, et forcément, l'espoir

doit mûrir dans la capitale espagnole.

Dans une longue interview accordée au

quotidien britannique The Daily Telegraph,

Michel Platini s'amuse avec humour de la

"rivalité légendaire" qui oppose Français et

Anglais, avant de se pencher beaucoup plus

sérieusement sur ses accomplissements à

l'UEFA ainsi que ses nouveaux projets.

D'entrée de jeu, les journalistes anglais

mettent le ton. A peine installés dans la

fastueuse Conference Room de l'UEFA à

Nyon (Suisse) en compagnie de Michel

Platini, nos confrères du Telegraph sondent

le patron de l'UEFA sur une question bien

singulière : pourquoi les Anglais le haïssent

tant ? Ils se proposent alors de leur

apporter quelques bribes d'explication. Estce

à cause de sa règle du fair-play financier,

qui désavantagera les grands clubs

déficitaires de Premier League ? Est-ce sa

position plutôt renfrognée sur l'acquisition

de clubs par des grands magnats étrangers

? Mais non, pour Platoche, la raison est

beaucoup plus simple. "Pourquoi ils me

détestent ? Parce que je suis Français",

lance le triple Ballon d'Or avec dérision. Il

poursuit son explication : "Ça fait partie de

la légendaire rivalité entre l'Angleterre et la

France, c'est tout."

Série A

La Juve plus forte

que l'Udinese

Les Turinois ont la carrure

d'un champion.

Les hommes

d'Antonio Conte ont proposé

un joli cocktail de

classe et d'efficacité au

cours d'un match de haute

volée contre une belle

Udinese, qui n'a pu empêcher

la défaite à la Juventus

Arena (2-1).

La rencontre a démarré

sur un rythme de très haut

niveau. Les deux équipes se

projettent extrêmement

vite vers l'avant. La Vieille

Dame est la première à se

mettre en valeur. Dès la 3e

minute, Matri se montre

dangereux, mais le portier

d'Udine, Handanovic, est

sûr de lui. A la 15e minute,

c'est le serial buteur de

l'Udinese Antonio di Natale

qui se montre dangereux,

mais Buffon expédie le ballon

en corner d'une

sublime claquette. Dans un

temps fort, l'Udinese manque

de marquer sur le corner

suivant. A la 23e

minute, Matri bute une

nouvelle fois sur l'excellent

Handanovic. Mais la détermination

de l'Italien est

récompensée à la 42e

minute. Après une tête

repoussée de son fidèle

compère Quagliarella, il n'a

plus qu'à pousser le ballon

au fond et permet à la

Juventus de revenir sereine

aux vestiaires. Tandis que

les hommes d'Antonio

Conte reprennent de

manière tonitruante, ils se

font surprendre contre le

cours du jeu par une

contre-attaque éclair de

l'Udinese. Floro Flores,

lancé en profondeur, plante

un superbe intérieur du

pied (55e).

Mais la Juve est orgueilleuse

et ne s'en laisse pas

compter. Dès la 62e, Matri,

encore lui, place une frappe

croisée imparable. 2-1.

Antonio Conte l'a compris :

la meilleure défense, c'est

l'attaque. Les Turinois n'auront

de cesse d'attaquer

jusqu'au terme de la rencontre.

Sans se procurer

d'occasion franche, mais

sans concéder la moindre

action dangereuse. Des

Bianconeris joueurs, resplendissants,

élégants, qui

enchaînent un vingtième

match sans défaite.

Inter Milan

Ranieri

confiant pour

Motta

Le PSG espère toujours

obtenir la signature du

milieu de terrain italobrésilien

Thiago Motta

avant la fin du mercato

hivernal. Toutefois, les

négociations avec l'Inter

Milan sont très

compliquées: "On le fera

si c'est bien pour tout le

monde", a même indiqué

Leonardo, le directeur

sportif parisien, dans les

colonnes du journal

L'Equipe, avant d'ajouter:

"Il a montré son envie de

venir et ça c'est très

important." De son côté,

Claudio Ranieri, le coach

des Nerazzurri, ne voit pas

les choses du même oeil

et affirme que l'ancien

joueur du Barça va rester

dans son effectif jusqu'en

juin prochain: "Il faut

avoir confiance, attendre

un petit peu. Ça ne

m'intéresse pas ce que

disent les agents, les

oncles, les beau-frères,

sinon je devrais passer

mon temps sur Twitter et

ces choses infernales", a

expliqué l'ancien

entraîneur du FC Valence.

Le talentueux Thiago

Motta s'éloigne toujours

plus du Parc des Princes

pour cet hiver...

CAN 2012

Le Ghana file

vers les quarts

Ghana - Mali était

très certainement

l'affiche

des phases de poule de

cette CAN 2012. Dans

un Groupe D au niveau

très relevé, Ghana et

Mali pouvaient tous

deux prétendre à la première

place. Les deux

solides formations se

sont montrées à la hauteur

des attentes en

livrant une rencontre de haut niveau, assez équilibrée. La

première mi-temps est faible en occasions, tout simplement

parce que les deux équipes se neutralisent. Il faut

attendre la 25e minute pour voir la première franche occasion,

une frappe lourde d'Asamoah pour le Ghana. Puis à

la 38e, un coup-franc malien manque d'un rien de rentrer

dans les filets. Le tir de Diakité touche le montant droit,

puis le poteau gauche, avant de ressortir. C'est un miracle,

ou bien une malédiction... Les Maliens peuvent en vouloir

au sort, puisqu'en seconde période, Gyan Asamoah ne

va pas rater son coup-franc, lui. Bien au contraire, l'attaquant

d'Al Ain enroule une frappe hallucinante en pleine

lucarne du but de Diakité. 1-0. A la 66e minute, Maïga

manque d'égaliser, mais sa tête passe au-dessus de la barre.

Les Maliens vont s'en mordre les doigts, puisque 10 minutes

plus tard, André Ayew réalise une course exceptionnelle

dans la surface ponctuée d'un tir imparable. Le

Ghana fait le break et ne sera plus rejoint. Si les Black Stars

confirment leur rang de favori, le Mali a montré de belles

ressources et a de sérieuses chances de se qualifier mercredi

contre le Botswana.

ALGERIE NEWS Lundi 30 janvier 2012


Présentée à Davos

Une machine

pour décoder

le génome humain

> A C T U / P O S T - R E S T A N T E

C'est la révélation de Davos, une lueur d'espoir dans un océan de morosité : une machine

miracle qui permet de décrypter le génome humain en quelques heures et pourrait

révolutionner les soins.

Scandale des écoutes

Des journalistes

du Sun arrêtés

Quatre journalistes ou ex-journalistes du Sun et un policier ont

été arrêtés samedi et les locaux du tabloïd britannique ont été

fouillés par Scotland Yard qui enquête sur des pots-de-vin versés

à la police en marge du scandale des écoutes, selon des sources

concordantes.

Le Sun est le quotidien le plus vendu au Royaume-Uni. Ce tabloïd

appartient au groupe de presse du magnat des médias Rupert Murdoch,

au même titre que le News of the World (NoW), fermé précipitamment

cet été, après avoir été accusé d'avoir pratiqué des écoutes téléphoniques

pendant des années.

Trois des suspects ont été interpellés par les forces de l'ordre à leur

domicile dans la capitale britannique et dans l'Essex, un comté au nordest

de Londres, ont précisé les enquêteurs dans un communiqué. Le

quatrième s'est présenté dans un commissariat de police. Le cinquième

a été appréhendé «sur son lieu de travail, dans un commissariat du centre

de Londres», d'après la même source. «Des fouilles ont été menées à

leur domicile et à leur bureaux», a-t-il également indiqué dans un communiqué.

Ils ont été remis en liberté samedi soir.

Au Forum économique

mondial, le Ion Proton a

été présentée pour la

première fois en Europe

par son créateur l'Américain

Jonathan Rothberg, un biotechnicien

de 48 ans, directeur général

de Ion Torrent Systems, propriété

de la société américaine Life

Technologies qui produit le Ion

Proton. Grâce à cette machine

permettant de décoder rapidement

l'ADN d'un individu grâce à

des puces à semi-conducteurs, les

malades n'auront plus besoin d'attendre

des semaines pour savoir

s'ils ont un cancer et les médecins

sauront immédiatement de quelles

maladies ils souffrent, ce qui

leur permettra de choisir le type

de thérapie adaptée, d'éviter des

retards préjudiciables ou, pire, des

erreurs, et de sauver des vies. Plus

tard, des chercheurs dans les pays

Israël

Fin tragique

d’un serpent

mastiqué

par un bébé

Un bébé a longuement

mâchouillé la tête d'un

serpent en semi-hibernation,

un dangereux passe-temps

dont le reptile n'est pas sorti

indemne, a-t-on appris

vendredi auprès de sa famille

dans une agglomération

arabe du nord d'Israël. Ghadir

Aleeyan, mère du petit Imad,

13 mois et six dents, n'en

revient toujours pas: «Je lui

préparais son lait, et en jetant

un coup d'oeil dans sa

direction, j'ai découvert qu'il

y avait un serpent dans sa

bouche. Je n'en croyais pas

mes yeux et j'ai hurlé,

terrorisée», a-t-elle raconté à

l'AFP. Alertés par ses cris,

d'autres membres de la

famille et des voisins ont

accouru, mais personne

n'osait intervenir jusqu'à ce

qu'un voisin décide d'extraire

le serpent à moitié mort de la

bouche de l'enfant et de

l'achever. «Lorsqu'il l'a sorti

de sa bouche, Imad a

commencé à pleurer», a

raconté Yasmin Shahin, tante

du bébé, en précisant que la

tête du serpent avait été «très

sérieusement mastiquée». Le

bébé a été conduit pour

examen à l'hôpital Rambam

de Haïfa (nord), où les

médecins ont constaté qu'il

n'avait pas subi la moindre

morsure.

ALGERIE NEWS Lundi 30 janvier 2012

en développement pourront grâce

à cette machine identifier de nouveaux

virus ou vérifier la qualité

de l'eau. Et la police scientifique

pourra rechercher le profil ADN

d'un suspect aussi rapidement que

dans les séries policières télévisées

et les militaires sur le terrain pourront

identifier les corps de leurs

compagnons d'armes ou de leurs

ennemis.A Davos où la finance

internationale fait grise mine,

Rothberg a été accueilli comme

une rock star de la science. "C'est

un génie. Je veux acheter ses

machines", s'enthousiasme Sami

Sagol, un neuroscientifique israélien

qui soutient la recherche.

"J'étais assis à côté de lui lors du

dîner. Il est époustouflant", dit un

jeune banquier qui a trouvé les

débats scientifiques du Forum

plus attrayants que les sujets économiques.

21

LES GENS

Oliver Morgan

C’est un enfant miraculé. Après

une malformation utérine, le

nouveau-né a perdu énormément

de sang lors de l'accouchement.

Alors qu'il n'avait aucune chance

de vivre, les médecins ont agi en

véritables héros !

Quand Oliver est né, c'était un

nourrisson pale et semblable à un

mort-né. Après des complications

pré-natales, les médecins l'ont

retrouvé sans battements de

coeur durant 25 longues minutes.

Un miracle que ce petit Oliver

Morgan ait survécu à ce périple !

Les médecins l'ont de suite

massé, mis sous oxygène et sous

transfusion sanguine. Un

acharnement médical payant pour

ce nourrisson dont la vie était

sans espoir. Jusqu'à ce qu'un

premier "bip" de

l'électrocardiographe se fasse

entendre ! Aujourd'hui, Oliver a

un peu plus d'un an et une santé

de fer! "Il est né en perdant tout

son sang. Et maintenant, il est à

côté de moi, me souriant"

déclare, émue, Katy la mère.

Par erreur

Seize kilos

de cocaïne livrés

à l'ONU

Deux colis contenant 16 kilos de cocaïne ont été livrés par

erreur la semaine dernière au siège des Nations unies à New

York en provenance du Mexique, ont indiqué jeudi la police

new-yorkaise et l'ONU. Quand les deux sacs portant un logo ressemblant

à celui de l'ONU sont arrivés le 16 janvier, l'alerte a été donnée

et les autorités américaines notifiées.

Selon Paul J. Browne, responsable des relations publiques pour la

police de New York (NYPD), les sacs contenaient 14 livres dont les

pages avaient été creusées pour contenir chacun un peu plus d'un

kilo de cocaïne.

L'enquête de la NYPD et de la DEA (agence américaine de lutte

contre le trafic de stupéfiants) a révélé que la drogue, expédiée du

Mexique, était arrivée dans un centre de tri d'une messagerie privée

à Cincinnati (Ohio). Les employés ayant remarqué le sigle de l'ONU

- pourtant «grossièrement imité» - mais aucune adresse, avaient

expédié le colis au siège onusien.


Facebook

Les Tunisiens

n°1 au

Maghreb

Selon les dernières

statistiques du site

Socialbakers.com, les

Tunisiens arrivent en tête

des facebookers au Maghreb

en termes de taux de

pénétration. Ils sont 2,8

millions sur 10 millions

d’habitants (Libye non

comptabilisé). Presque

autant qu’en Algérie qui a

une population trois fois

plus importante. En fait, plus

de 77% des internautes

tunisiens possèdent un

compte Facebook. En

nombre d’utilisateurs de

Facebook, les Marocains

restent en tête des

Maghrebins avec plus de 4

millions de facebookers,

avec un taux de pénétration

de Facebook estimé à

12,89% par rapport à la

population globale et de

39,03% par rapport à la

population internaute. Les

Algériens, qui se placent en

3e position, enregistrent

cependant la plus forte

progression, puisqu’ils ne

représentaient que 800.000

facebookers, il y a un an et

demi. Les six derniers mois

ont enregistré une forte

progression avec l’ouverture

de 516.000 nouveaux

comptes. Les facebookers

représentent dans ce pays

8,2% de la population

globale et 60,35% des

internautes.

En 4e position, la Mauritanie

compte seulement 83.480

utilisateurs de Facebook,

mais elle compte le plus fort

taux de pénétration (111%),

ce qui signifie que ce pays

compte plus de comptes

Facebook que d’internautes.

Après les Taliban

Les Chebbab

somaliens sur

Twitter

Les miliciens

islamistes chebab de

Somalie, jusqu'ici

célèbres pour avoir

lapidé des

adolescentes,

assassiné des

supporters de football

et empêché que l'aide

alimentaire parvienne

à leurs compatriotes

affamés sont à

présent sur Twitter.

Apple

L’enquête

accablante du

New York Times

Apple a annoncé des bénéfices

record pour le dernier trimestre

de 2011 mardi

24 janvier. Le secret d'une

telle réussite? Faire

fabriquer ses produits à

un très bas coût et faire

payer aux consommateurs

un prix très élevé.

Mais le modèle du géant

des produits technologiques

n'est pas irréprochable,

notamment en ce qui

concerne les conditions de travail

dangereuses dans les énormes usines

comme celles de Chengdu, en Chine.

Le problème est régulièrement

pointé du doigt, mais une nouvelle

enquête très fouillée du New York

Times parue mercredi 25 janvier

vient offrir un éclairage d'une profondeur

inédite sur la situation et

surtout sur la responsabilité d'Apple

et de ses partenaires chinois. Les

journalistes Charles Duhigg et David

Barboza, aidés par Gu Huini, ont

ainsi enquêté sur place et mené des

dizaines d'interviews avec des

ouvriers, des observateurs, des

ONG et d'anciens cadres

d'Apple. Leur conclusion

est sans appel: les

ouvriers qui assemblent

les iPhone et les iPad travaillent

dans des conditions

difficiles, et même parfois

mortelles. Horaires de

travail impensables et

explosions chimiques

font partie de leur quotidien.

Un réseau de plus en

plus important d'organisations de

défense des travailleurs accuse non

seulement les entreprises partenaires

d'Apple en Chine d'ignorer la sécurité

des ouvriers, mais aussi Apple

lui-même d'être complice en les laissant

faire. Apple dispose bien d'un

code de conduite pour ses fournisseurs,

et publie des rapports de responsabilité

sociale. Mais le New York

Times écrit que plus de la moitié des

fournisseurs de la marque à la

pomme violent le code de conduite

chaque année depuis 2007.

Vous pouvez donc discuter

avec eux si vous le voulez.

Le nom du compte

des Chebab est

HSMPress, HSM étant les initiales

du premier chef des milices chebab.

Nul ne peut affirmer que

HSMPress -qui a environ 6.000

abonnés- parle au non des Chebab:

l'identité du détenteur du compte

est un mystère. J'ai tweeté à

HSMPress et j'ai envoyé un mail à

hsm.press@yahoo.com afin de leur

demander si leur fil était authentique

et j'ai reçu une réponse polie

m'assurant que tel était le cas.

Jeux vidéos

The Old Republic

génération Jedi

L'histoire des jeux vidéo massivement

multijoueurs s'écrit peu à peu. Il y a eu les

pionniers, dont EverQuest, notamment. Le

genre a ensuite fait un pas de géant avec

World of Warcraft et ses millions

d'adeptes. Ce succès inespéré a alors

ouvert la voie à une poignée de titres

marquants ainsi qu'à de nombreux

pétards mouillés.L'aventure se poursuit

aujourd'hui avec une autre belle réussite,

Star Wars: The Old Republic. Dès les

premières heures de jeu, on constate que

les concepteurs de Star Wars: The Old

Republic (SWTOR) se sont inspirés sans

retenue des principaux mécanismes de

jeu de World of Warcraft. Vision à la

troisième personne, interface composée

de barres d'actions horizontales et

verticales, collecte de matériaux et

confection d'équipement, quêtes

quotidiennes, guildes, instances de

groupe, codes de couleurs désignant la

rareté des articles, zones de combat

«joueurs contre joueurs»...

ALGERIE NEWS Lundi 30 janvier 2012

> M É D I A S N E T

HSMPress a, en plusieurs occasions,

posté des tweets qui semblent

attester de son authenticité

comme les papiers d'identité d'ennemis

tués lors d'un combat ou un

clip audio d'un soldat burundais

capturé.

Si la milice chebab n'est pas

derrière ce compte Twitter, l'imitation

est parfaite. Le gouvernement

américain semble prendre ce

compte Twitter des terroristes très

au sérieux. Le New York Times,

citant des sources officielles anonymes,

a rapporté, fin décembre, que

le gouvernement américain avait

l'intention de faire procéder à sa

fermeture. J'en ai discuté avec une

porte-parole du Département

d'Etat qui n'a pas voulu me le

confirmer mais qui m'a déclaré:

«Nous sommes en train d'examiner

sérieusement tous les éléments

de cette situation afin de déterminer

quelles pourraient être les

mesures à prendre. »

Sur Twitter, les Talibans ont

précédé les Chebab. Ces Somaliens,

qu'ils soient les chefs des Chebab

ou des imitateurs, ne sont pas les

premiers militants présents sur

Twitter. Les Talibans, actifs depuis

mars 2011, délivrent par le biais de

leur fil officiel un flux régulier de

propagande quasi-robotique.

Nokia

Ventes de

smartphones

continuent

de sombrer

23

LES GENS

Ryan Murphy

Il est un homme débordé. Après le

carton international de " Glee " et

le succès de sa nouvelle série

"American Horror Story", le

producteur, scénariste et

réalisateur américain a décidé de

lancer sa première sitcom. Et c'est

NBC qui s'est octroyée les talents

du créateur de " Nip/Tuck ".

Ainsi, la chaîne américaine a

donné son accord pour la

production d'un pilote de la

comédie "The New Normal".

Cette sitcom racontera l'histoire

d'un couple gay et d'une femme

qui va devenir leur mère porteuse

et bien plus encore.

En attendant les

résultats définitifs

de

Samsung, Nokia vient

de livrer les résultats

de son dernier trimestre

2011. Toujours en

recul par rapport à

l'année précédente, la

société a tout de

même de nouveau vendu plus de 100 millions de mobiles,

lui permettant de garder sa place de n°1 mondial sur toute

l'année 2011.Avec exactement 113,5 millions de téléphones

écoulés fin 2011, soit une baisse de 8 % en un an, la

firme européenne limite la casse. Les ventes de téléphones

classiques, hors smartphones donc, se sont d'ailleurs très

bien comportées, puisqu'elles ont atteint 93,9 millions

d'unités, soit une petite baisse de 1 % d'une année sur

l'autre, et une augmentation de 5 % par rapport au trimestre

précédent. Concernant les smartphones, l'écart

avec Apple et certainement Samsung est par contre très

important. Nokia n'a ainsi vendu que 19,6 millions de

smartphones contre 28,6 millions l'an passé, soit un recul

de 31 % en un an.


Sénégal

Le front anti-Wade

s’organise

>

«Y'en a Marre», mouvement citoyen de jeunes Sénégalais, opposés à un

nouveau mandat de leur chef de l'Etat, Abdoulaye Wade, a exprimé hier son

amertume à la suite de la validation par le Conseil constitutionnel de la

candidature de M. Wade, parlant de «honte pour le Sénégal».

En rendant vendredi soir leur

décision, les cinq membres du

Conseil constitutionnel «ont

détruit ce qui restait de la crédibilité

de notre justice et abandonné le

peuple au moment où il attendait qu'ils

soient les garants de la Constitution»,

déclare «Y'en a Marre», dans un communiqué

transmis à l'AFP. Il dénonce

«ce coup d'Etat constitutionnel, qui est

une honte pour le Sénégal et donne un

sacré coup à la fiabilité des institutions

démocratiques». Le mouvement appelle

les Sénégalais «à faire face à cette forfaiture

jusqu'à ce que le droit soit rétabli,

et que la candidature d'Abdoulaye

Wade soit invalidée», en ajoutant : «Le

combat peut être long et difficile mais

cela sera un combat pour l'honneur et

Le mouvement appelle les

Sénégalais «à faire face à cette

forfaiture jusqu'à ce que le droit soit

rétabli, et que la candidature

d'Abdoulaye Wade soit invalidée»

le respect. Notre avenir est menacé et

nous n'accepterons plus que des hommes

politiques bafouent notre dignité

en jouant avec la loi pour se maintenir

au pouvoir.»

Ses membres promettent de s'organiser

«en conséquence, pour exercer

leur droit de manifester» et ce, «non pas

pour un homme, une doctrine ou un

parti politique, mais pour préserver et

honorer leur démocratie».

Sans donner de détails, «Y'en a

Marre» évoque par ailleurs, un possible

report du scrutin, en faisant état de

«manœuvres d'Abdoulaye Wade et son

régime pour créer les conditions d'un

report des élections». Créé en janvier

2011 notamment, par des rappeurs,

«Y'en a Marre» estime «illégale» la candidature

du président Abdoulaye Wade

à l'élection présidentielle du 26 février

2012, candidature ayant alimenté une

vive polémique pendant plusieurs mois

au Sénégal et validée vendredi soir par

le Conseil constitutionnel en même

temps que celle de 13 autres personnalités.

Vague d’arrestations

Les tenants de cette «résistance»,

dont les modalités restent à préciser,

s'opposent d'ores et déjà à une vague

d'arrestations de responsables et partisans

du Mouvement du 23 juin (M23),

qui regroupe partis d'opposition et

organisations de la société civile à la

pointe du combat contre la candidature

de Wade. "Nous nous organisons pour

faire face par une résistance contre l'oppression,

et nous avons lancé un mot

d'ordre à l'ensemble des Sénégalais de

se tenir prêts à (y) faire face», a déclaré

à la presse Macky Sall, un des dirigeants

du M23, candidat à la présidentielle, à

l'issue d'une réunion avec d'autres leaders

du mouvement. Le chanteur

Youssou Ndour, dont la candidature a

été rejetée par le Conseil constitutionnel,

a été «malmené» par des policiers

alors qu'il se rendait à la police pour

soutenir Alioune Tine, selon un de ses

porte-paroles, Doudou Sarr.

Menaces physiques

et intimidations

Devant la presse, Youssou Ndour a

lui-même fait état avant-hier samedi à

Dakar, de «menaces physiques contre sa

personne sans fournir de détails. Il a

toutefois mis en garde : «Je n'ai jamais

appelé à la violence, mais je vous dis, je

ne contrôle plus mes militants.»

L'annonce, vendredi soir, de la validation

de la candidature contestée de

Wade avait été suivie de protestations

marquées par des violences dans plusieurs

quartiers de Dakar mais aussi

dans des villes de province. Un policier

a été tué lors des troubles «d'un jet de

brique», selon le gouvernement, qui a

annoncé avoir ouvert une enquête sur

ce «crime odieux». Hier, le calme était

revenu à Dakar. Des forces de l'ordre

demeuraient déployées sur des artères

et axes stratégiques de la ville. La décision

du Conseil constitutionnel était

attendue avec anxiété et les violences

prévisibles de la part de Sénégalais, en

particulier les jeunes, déçus par les

douze ans de règne du président Wade :

ils restent confrontés au chômage, à la

vie chère, aux pénuries, aux coupures

d'eau et d'électricité.

La France a affirmé attendre «que le

Conseil constitutionnel statue de

manière claire et impartiale sur les

réclamations», émises par les candidats

exclus de la présidentielle. Elu en 2000,

réélu en 2007 pour cinq ans après une

révision constitutionnelle de 2001 instituant

un quinquennat renouvelable une

fois, Abdoulaye Wade se représente

pour sept ans après le rétablissement du

septennat en 2008, à la suite d'une nouvelle

révision constitutionnelle. Ses

opposants jugent sa candidature anticonstitutionnelle.

«Ceux à qui on

demande de respecter la loi et de faire

en sorte que la loi soit respectée par tout

le monde n'y parviennent plus», a

déclaré M. Ndour lors d'un point de

presse après le dépôt de son recours

contre le rejet par le Conseil constitutionnel

de sa candidature à l'élection

présidentielle du 26 février prochain. Il

y a «des menaces qu'on entend

aujourd'hui pour attaquer ma personne

physiquement», a-t-il dit, sans autres

détails. Auparavant, un de ses porteparoles,

Doudou Sarr, avait affirmé que

M. Ndour a été «malmené» par des

policiers samedi après-midi, alors qu'il

se rendait à la Division des investigations

criminelles pour soutenir Alioune

Tine, une des figures de la société civile

et le coordonnateur du Mouvement du

23 juin (M23).

Synthèse : Y. C.

FOCUS

Un

Bouazizi

à Dakar

Par Yacine Chabi

Le Printemps et les

révolutions arabes ont

inspiré plus d'un. Après les

Indignés espagnols, les

«Occupy Wall Street» aux

Etats-Unis, voici venu le

temps des «M23» au

Sénégal. Depuis trois jours,

la rue est en pleine

effervescence. Le «vieux»

président Wade a «usé» de

son influence auprès du

Conseil constitutionnel de

son pays, pour faire valider

sa candidature aux

prochaines élections

présidentielles et invalider

pas moins de cinq autres

dont celle du célèbre

Youssou Ndour. Comme en

Egypte, en Tunisie ou

ailleurs, les opposants ont

choisi leur slogan:

«Y'en a marre».

Marre de ces politiciens

africains dont l'exercice

favori est de se maintenir au

pouvoir le plus longtemps

possible et par tous les

moyens. Le président

sortant est âgé de quatrevingt-six

ans. Pour ironiser,

les jeunes du mouvement

«M23» balancent sur

Internet des parodies,

comme celle où Wade aurait

assisté non seulement à la

période coloniale, mais

aussi à l'intronisation du roi

du pays. Comme ailleurs, la

Toile est devenue une arme

efficace pour lutter contre ce

que ces jeunes Sénégalais

qualifient de «coup d'Etat

institutionnel». Comme

ailleurs, le chanteur

Youssou Ndour et d'autres

leaders de l'opposition

appellent leurs partisans à

résister pacifiquement, pour

ne donner aucun argument

au pouvoir en place pour

«mater le mouvement».

Comme ailleurs, les pays

occidentaux, qui

soutiennent Wade, n'ont

pas encore réagi, ou alors

ils se contentent d'appels

au calme et à la raison, au

moment où la légitimité est

bafouée au Sénégal. Comme

ailleurs, personne n'a vu

venir, personne n'a rien

prévu, personne n'arrive à

expliquer ce qui se passe

ou ce qui risque de se

passer. Comme ailleurs, le

pouvoir est tenace, les

enjeux sont trop grands, le

pays est trop important

pour laisser une ex-star du

show-business accéder au

fauteuil de président. Les

saisons ne font pas de

différence de lieu, de temps.

Si les mêmes conditions se

réuniraient à Dakar comme

cela fut le cas à Sidi Bouzid,

le printemps 2012 risque

d'être aussi africain.

Y. C.

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