Diversités magazine numéro 5

villedeliege

Diversités magazine le magazine de toutes les diversités

DIVERSITÉS

Magazine

N°5 - juillet-août 2015


LE DÉBAT

Tourisme et migrations.

Quelle égalité dans les

mobilités ?

4

SOMMAIRE

N°5 - Juillet - août 2015

6

ROSA PARKS

Le feuilleton

SUGGESTIONS

Lectures, films, musique

8

couverture © www.artswallpapers.com


10

CULTURE

GASTRONOMIE

ET RECETTES

Afrique

FOCUS

Mandela Day

12

13

FIGURES

EMBLÉMATIQUES

Anne-Josèphe Théroigne

de Méricourt

+

7

7

14

15

LA VIDÉO DU MOIS

LA PAROLE EST À VOUS

DU CÔTÉ DU CRIPEL

AGENDA


LE DÉBAT

«Que cela plaise ou non,

les Français n’aiment pas

les étrangers. Les pauvres,

bien sûr. Les riches, on les

appelle des touristes. »

Françoise Giroud

Cette citation pourrait-elle s’appliquer

aux Européens en général ?

Une chose est sure, en termes de

mobilité humaine, différents discours

s’affrontent en Europe. D’une

part, celui de la séductrice qui met

en avant ses plus beaux atouts afin

d’attirer les touristes considérés

comme une source de bénéfices.

D’autre part, celui du protecteur, du

soldat qui défend une forteresse

contre des migrants considérés

comme une source de danger.

T

ourisme et migrations.

Quelle égalité dans les mobilités ?

Quelques définitions

Les mobilités humaines sont

des déplacements. « un touriste

international est défini

comme toute personne qui

passe au moins une nuit dans

un pays, autre que son pays

de résidence habituelle, sans y

exercer une activité rémunérée

localement. » (Ministère français

du tourisme).

La Convention des Nations

Unies sur les droits des travailleurs

migrants et des membres

de leurs familles définit un travailleur

migrant comme «les

personnes qui vont exercer,

exercent ou ont exercé une activité

rémunérée dans un Etat

dont elles ne sont pas ressortissantes

».

L’article 1 de la Convention

de Genève relative au statut

des réfugiés définit un réfugié

comme « une personne qui se

trouve hors du pays dont elle a

la nationalité ou dans lequel elle

a sa résidence habituelle, et qui

du fait de sa race, de sa religion,

de sa nationalité, de son appartenance

à un groupe social déterminé

ou de ses opinions politiques

craint avec raison d’être

persécutée et ne peut se réclamer

de la protection de ce pays

ou en raison de ladite crainte ne

peut y retourner. » (UNCHR).

Une mobilité croissante

Les déplacements ont fortement

augmenté au cours de ces 10 dernières

années, les humains sont de

plus en plus mobiles. On recense

aujourd’hui dans le monde quelque

232 millions de migrants internationaux,

dont environ six sur dix résident

dans les régions dites « développées

». Depuis 1990, le nombre

de migrants internationaux a augmenté

d’environ 53 millions (65 %)

dans les pays du Nord (OCDE). Le

nombre de touristes internationaux

a été multiplié par 3 depuis 1960,

pour atteindre 1, 135 milliard en

2014 (OMT), avec une prospective

de 1,8 milliard d’arrivées d’ici 2030.

Les réponses de l’Europe

Le 26 octobre 2004, Frontex

(L’Agence européenne pour la

gestion de la coopération opérationnelle

aux frontières extérieures

des États membres de l’Union européenne,

en français « Frontières

extérieures ») est créée afin de

gérer les migrations. En mai 2007,

un réseau européen de patrouilles

maritimes conjointes voit le jour.

En 2011, des opérations sont lancées

afin d’assister l’Italie dans

sa politique de contrôle des migrants,

après les révolutions tunisienne

et libyenne.

Selon Amnesty International « l’UE

continue de se barricader derrière

des murs, physiques, politiques ou

juridiques ». L’ONG accuse aussi

l’Union Européenne de coopérer

avec des Etats voisins qui ne respectent

ni les droits des migrants,

ni ceux des réfugiés ; de mettre

plus d’argent dans tout ce qui permet

de contrôler et d’expulser, plutôt

que dans ce qui permet de protéger

ces migrants. Entre 2007 et

2013, l’Union européenne a consacré

plus de 1,8 milliard d’euros à

la protection de ses frontières

externes, mais seulement 700 millions

à l’amélioration de la situation

des demandeurs d’asile et des réfugiés

sur son territoire, dénonce l’organisation.

La Grèce et la Bulgarie

ont reçu 9 fois plus d’argent pour

contrôler leurs frontières que pour

protéger les réfugiés, Malte dix fois

plus et l’Espagne 32 fois.

Secteur clé de l’économie européenne,

l’industrie touristique européenne,

hors services annexes,

représente 1,8 millions d’entreprises

soit 9,7 millions d’emplois générant

5% du PIB de l’UE. Avec les

activités indirectement concernées

par le tourisme c’est donc près de

12% de l’emploi total et 10% du PIB

(Nouvelle Europe)

Le traité de Lisbonne entré en vi-

LE DÉBAT

Source : Plantu, dessin paru dans Le Monde.


gueur en décembre 2009 a pour la

première fois inscrit la politique européenne

du tourisme dans sa stratégie

« Europe 2020 ». Il propose «

de développer l’innovation dans le

tourisme, de renforcer la qualité de

l’offre dans toutes ses dimensions,

d’améliorer les compétences professionnelles

dans ce secteur, d’essayer

de remédier à la saisonnalité

de la demande, de diversifier l’offre

touristique, et enfin, de contribuer

à l’amélioration des données statistiques

et analyses portant sur le

tourisme » (Nouvelle Europe).

Le tourisme est recherché, valorisé,

favorisé. En 2009, l’Union européenne

inaugure le site visiteurope.

com qui donne un large aperçu des

possibilités touristiques en Europe

en les classant, par pays, régions,

types de séjours...

Financièrement, « Sur la période

2007-2013, une aide de l’Union

européenne ciblant directement

le secteur du tourisme est prévue

au titre de la politique de cohésion,

pour un montant de plus de 6 milliards

d’euros, soit 1,8 % du budget

global. Une enveloppe de 3,8 milliards

d’euros est affectée à l’amélioration

des services touristiques,

1,4 milliard d’euros sont consacrés

à la protection et à la valorisation

du patrimoine naturel et 1,1 milliard

d’euros à la promotion de ce patrimoine.

» (Inforégio)

Revoir nos représentations pour

changer de logique

Il semblerait donc que nous vivons

dans un monde de plus en plus global

où les déplacements augmentent

constamment. Face à cela,

l’Europe réagit de façon un peu

schizophrène. Elle consacre beaucoup

d’argent pour attirer les touristes

et encore plus pour empêcher

les migrations.

Pourquoi ? L’imagerie véhiculée

par les deux types de déplacement

apparaît largement différente. Le

tourisme se présente comme un

générateur de bénéfices. Surtout,

les touristes retournent chez eux à

la fin de leur séjour. Ils ne sont donc

pas perçus, à la différence des migrants,

comme un facteur de risque

ou de changement. Et l’image

d’Epinal du pauvre hère issu d’un

pays défavorisé à la recherche d’un

emploi ou d’aide sociale dans un

pays plus aisé reste bien présente.

Pourtant les migrants ne sont plus

forcément des personnes rurales,

sans formation et sans le sou. On

assiste à une évolution de leurs caractéristiques

socio-économiques

puisque l’on trouve parmi les candidats

à l’immigration de plus en plus

de jeunes citadins, de diplômés, de

femmes...

Par ailleurs, et contre toute attente,

en 2013, le nombre de migrants

internationaux nés dans un pays

du Sud et vivant dans un pays du

Nord, était très légèrement inférieur

au nombre de migrants nés

dans un pays du Sud et vivant dans

un pays du Sud. L’argument que le

tourisme concerne surtout des flux

Nord/Nord et les migrations de

flux Nord/Sud ne tient donc plus la

route.

Il ne faut pas oublier que si les migrations

ont des effets sur le pays

de départ : limitation de l’accroissement

démographique, du chômage,

changement de mentalités

et levier de développement (envoi

d’argent au pays par les migrants),

elles bénéficient également au pays

d’accueil : limitation du vieillissement,

main-d’œuvre bon marché,

accroissement de la consommation,

enrichissement culturel,… Et

puis, de manière générale, les immigrés

rapportent plus à l’État en

impôts qu’ils ne lui coûtent en aides

et en prestations sociales (Koffi

Annan). Si tourisme et migration

ne sont pas incompatibles, penser

aux avantages de la migration permettrait

sans doute d’adopter une

politique plus humaine où il s’agirait

davantage de protéger que de

de mettre à l’écart le migrant.

LE DÉBAT


ROSA PARKS

Le feuilleton

La National Association for the Advancement of Colored

People (en français : association nationale pour la promotion des

gens de couleur), en général désignée par son sigle NAACP, est

une organisation américaine de défense des droits civiques. Elle

a été fondée en 1909.

Dans son domaine, elle est l’une des organisations les plus anciennes

et les plus influentes aux Etats-Unis. Sa mission est

d’« assurer l’égalité des droits politique, éducative, sociale et économique

de tous les citoyens et éliminer la haine raciale et la discrimination

raciale ». Son nom, conservé par tradition, constitue

l’un des derniers exemples d’utilisation de l’expression « gens de

couleur », couramment employée à l’époque pour désigner toutes

les personnes n’étant pas blanches.

La NAACP compte plusieurs départements qui ont chacun leur

propre champ d’action. Le Département juridique initie des procès

susceptibles d’avoir un impact très large sur les minorités,

comme les cas de discriminations systématiques dans l’emploi,

les services publics ou l’éducation. Le Bureau de Washington est

responsable du lobbying auprès du gouvernement. Le Département

éducation œuvre pour améliorer l’éducation publique au

niveau local, au niveau des États et au niveau fédéral. Le but de

la Division santé est de développer le niveau de soins des minorités

à travers des initiatives de politique publique, et à travers

l’éducation populaire.

En 2007, la NAACP comptait approximativement 400 000

membres, payants et non payants.

Ecoutez l’hymne de Rosa créé par Shana et Domgué pour le

vingtième anniversaire de la Charte « Liège contre le racisme ».

Pour nous rappeler en musique de se battre tous les jours contre

les discriminations.

Plusieurs éléments peuvent expliquer

pourquoi Rosa Parks refuse

de se lever ce 1 er décembre 1955.

Certains relèvent de sa vie professionnelle

et d’autres à sa vie privée.

La communauté noire se plaint de

la situation dans les bus en général

et Rosa Parks ne fait pas exception.

Elle dira d’ailleurs « Le bus

fut un des premiers éléments par

lesquels je réalisais qu’il y avait un

monde pour les Noirs et un monde

pour les Blancs ». D’autant plus

qu’en novembre 1943, un chauffeur

de bus, James Blake, lui inflige un

affront public. Comme à son habitude,

celui-ci lui demande de payer

sa course à l’avant, de redescendre

et de remonter par la porte arrière.

Voyant que du monde gêne l’accès

par l’arrière, Rosa décide de se diriger

directement vers le fond du bus,

sans en descendre. Blake furieux, la

main sur son revolver, l’empoigne

pour la ramener vers l’avant. Elle

laisse alors tomber intentionnellement

son sac à main et s’assied

un instant sur un siège réservé aux

passagers blancs pour le récupérer.

Blake lui laisse à peine le temps

de descendre du bus, qu’il redémarre.

Rosa Parks marche plus de

huit kilomètres sous la pluie. Ironie

du sort, ce même chauffeur qu’elle

cherchait à éviter sera à nouveau

face à elle le 1 er décembre 1955.

En décembre 1943, Rosa devient

aussi membre du mouvement pour

les droits civiques et travaille en tant

que secrétaire à Montgomery pour

la section du NAACP (en français,

Association Nationale pour l’Avancement

des personnes de couleur),

présidé par Edgar Nixon. Elle exercera

cette fonction jusqu’en 1957,

lorsqu’elle quitte la ville. Elle dit

également que son poste à la base

aérienne de Maxwell (1945), une

zone fédérale où la ségrégation

n’était pas de rigueur, lui a ouvert

les yeux. Finalement, un couple aux

idées libérales, Clifford et Virginia

Durr, pour qui elle travaille comme

femme de ménage, sympathisent

avec elle et l’encouragent à suivre

une formation sur les droits des travailleurs

et l’égalité raciale six mois

avant son arrestation.

ROSA PARKS


LA PAROLE EST À VOUS

Lors d’une nouvelle inscription

au Forem, la file d’attente pour

atteindre l’accueil, était d’une longueur

impressionnante. Je regardais

sans regarder les personnes

qui me précédaient, nous étions

tous pareils, tous dans la même

galère. Le monsieur à l’accueil, lui

était d’une humeur massacrante, je

l’entendais parler à très haute voix,

il criait parfois. Je commençais à

le trouver assez désagréable et

j’appréhendais mon passage à sa

hauteur. Et pourtant lors de mon

« interrogatoire » il me parla d’un

ton très doux, limite mielleux.

J’étais, je dois l’avouer, un rien

déconcertée, un peu rassurée et

apaisée. Il me sourit en clignant

de l’œil et me donna mon numéro.

Dans la salle d’attente, un visage

familier, ma copine Y, une sympathique

cap-verdienne, qui chante

le fado comme elle seule. Elle me

raconta que tout comme moi, elle

n’avait plus de travail et qu’elle était

là, depuis presque deux heures.

J’enlève donc ma veste et me prépare

à attendre avec patience. Il ne

se passe pas plus de 10 minutes

et mon numéro apparaît sur tous

les écrans, je suis stupéfaite! Ma

copine me regarde avec un grand

air interrogatif, puis me demande:

Tu ne devais pas t’inscrire? Je la

regarde en hochant positivement

la tête. Elle me dit avec un grand

sourire : Et ben! C’est peut-être

parce que tu es le seul visage pâle !

Là, je regarde autour de moi et

effectivement j’étais fort pâle. En

une fraction de seconde, mes joues

sont devenues rouges, de honte et

ensuite de rage.

Vous aussi, libérez-vous ! Parleznous

de votre expérience de discrimination.

Contribuez à une oeuvre artistique.

Pour plus d’info, cliquez ici

LA VIDÉO DU MOIS

Malheureusement, à l’heure actuelle, il existe encore des personnes qui

en tuent d’autres seulement à cause de leur couleur de peau.

LA PAROLE EST À VOUS


SUGGESTIONS

S

U

G

G

E

S

Livres

ESSAI • ADULTE

POÉSIE • ADULTE

ALBUM • JEUNESSE

Anthony Mangeon

La Pensée noire et l’Occident - De

la bibliothèque coloniale à Barack

Obama, Sulliver, Mouvements de

pensée, 2010.

L’essai d’Anthony Mangeon nous

éloigne des sentiers battus et rebattus

pour nous proposer une

belle leçon de relativisme culturel.

Car la philosophie fait bien partie

de ces patrimoines universels que

l’Occident a monopolisés, voire

confisqués depuis des siècles, occultant

de la sorte les courants de

pensée des cultures qu’il préférait

coloniser que réellement connaître.

Mangeon remonte aux sources

même du processus. Pour ce faire,

rien de tel que d’interroger les oppositions

faciles, comme Lumières

et Ténèbres, logos et pathos, raison

et instinct, culture et nature.

Une suggestion de l’Université de

Liège

Kamau Brathwaite

RêvHaïti, Mémoire d’encrier, 2013.

Témoignage d’empathie envers le

peuple haïtien, DreamHaïti évoque

la tragédie des boat people au

cours des années 1980.

Le texte épouse la violence de

la mer, explosant frontières et

noyades de l’imaginaire d’un bout à

l’autre des côtes, de Port-au-Prince

à la Floride. Éclats de voix, de sens,

et de corps. Mêlant tour à tour ressources

de la langue vernaculaire,

innovations linguistiques et typographiques,

Brathwaite écrit une

poésie qui tisse le fil des thématiques

postcoloniales, historiques

et individuelles.

Pour plus d’informations

Une suggestion de l’Université de

Liège

Madalena Matoso

Et pourquoi pas toi ?, Notari, 2011.

Sur le thème de l’égalité hommefemme,

cet album sans paroles

est composé de pages coupées

en deux pour combiner à l’infini la

partie du haut (homme ou femme)

avec la partie du bas (activité exercée).

Disponible dans toutes les bibliothèques

de la Ville de Liège.

SUGGESTIONS


T

I

O N S

Films

Musique

ROMAN • JEUNESSE

©Yves Kerstius

Jean-Paul Nozière

Maboul à zéro, Gallimard, 2003.

Aïcha Djemaï n’est pas une adolescente

comme les autres. A seulement

quatorze ans, elle passe son

bac, pour la plus grande fierté de sa

mère Zohra. Mais surtout elle s’occupe

de Maboul à zéro, son frère

aîné. Car Mouloud a perdu la tête,

et ses troubles obsessionnels sont

difficiles à supporter. A la veille des

élections présidentielles, la famille

Djemaï commence à déranger dans

la petite ville de Sponge. Mai 2002.

C’est le choc du premier tour. S’expriment

alors la colère du père, Karim,

le désespoir de Zohra et la douleur

d’Aïcha. Pour comprendre ces

souffrances latentes, mais d’abord

pour tenter de sauver son frère de

sa folie, Aïcha convainc sa mère de

lui raconter son passé en Algérie.

Lors de ces nuits de confession,

Zohra révèle leur histoire...

Disponible dans toutes les bibliothèques

de la Ville de Liège.

Difret

À trois heures de route d’Addis Abeba,

Hirut, 14 ans, est kidnappée sur

le chemin de l’école: une tradition

ancestrale veut que les hommes

enlèvent celles qu’ils veulent épouser.

Mais Hirut réussit à s’échapper

en tuant son agresseur. Accusée de

meurtre, elle est défendue par une

jeune avocate, Maeza, pionnière du

droit des femmes en Ethiopie. Leur

combat pour la justice commence,

mais peut-on défier une des plus

anciennes traditions ?

S’ensuit un parcours du combattant

pour tenter de sauver la fillette

d’une exécution et faire reconnaître

un concept inédit pour la loi

d’alors : la légitime défense… pour

une femme !

Le film est inspiré d’un fait divers

véridique.

Prix du public au Sundance Festival,

et Berlin Panorama. Prix du

Jury au Valenciennes Festival.

Actuellement en salle.

Visionnez la bande annonce en cliquant

ici

Le Belch’ Quartet

Leur répertoire, entre subtile intimité

et swing intense, nous fait

voyager à travers les époques, les

styles musicaux et les diversités linguistiques

du « plat pays ». En les

écoutant, on imagine bien Brel emmenant

Annie Cordy à Vesoul, ou

Arno et Van de Velde attablés dans

un estaminet à Anvers. Un moment

ludique, parfois teinté d’ironie, où la

«devinette» devient presque un jeu

avec le public.

Concert le samedi 4 juillet à 21h au

Café le Parc, rue Paul Joseph Carpay,

22. Entrée : 7 € (pas de prévente)

- abonnement non nominatif

9 concerts : 55 €

Plus d’info et écoute d’un morceau

La liste de tous les concerts d’été

des Grignoux

SUGGESTIONS


CULTURE, GASTRONOMIE ET RECETTES

Afrique

Bobotie du Cap

L’Afrique est le berceau de l’humanité,

mais également celui d’une

variété incroyable de plats et de

mets. Ce vaste continent aux

cultures et influences multiples

offre une diversité particulière de

saveurs. Traditionnellement, les

différentes cuisines africaines utilisent

une combinaison de produits

locaux tels que les fruits, céréales

et légumes, ainsi que le lait et la

viande. Mais selon les régions, il

existe des différences parfois très

importantes, dans les habitudes

et les préférences alimentaires.

Chaque zone a ses propres plats

distinctifs, techniques de préparation

et modes de consommation.

Rendez-vous le 18 juillet à l’Auberge

de Jeunesse Simenon (rue

Georges Simenon, 2, 4020 Liège)

pour une soirée pan-africaine, en

association avec le Mandela Day.

A partir de 18 heures, Novinyo vous

proposera des plats africains et une

exposition d’artisanat d’Afrique du

Sud.

Pour en savoir plus sur

la culture africaine, voici

quelques suggestions disponibles

au PointCulture

Musique

• The Rough guide to Arabesque

• The rough guide to the

music of Nigeria & Ghana

• The very best of West Africa

• The rough guide to the

music of Kenya & Tanzania

• The rough guide to African

street party

• The rough guide to the

music of Africa

Vous en voulez encore plus ?

Cliquez ici.

Sorte de hachis parmentier africain

Temps de préparation

10 minutes

Temps de cuisson

60 minutes

Ingrédients (pour 8 personnes)

• 1 kg de boeuf hâché

• 1 tranche de pain de mie

• 25 cl de lait

• huile d’olive

• 3 oeufs

• 1/2 tasse de raisins secs

• 1/2 tasse d’amandes effilées

• 2 cuillères à soupe confiture abricot

• 1 oignon

• 1/2 jus de citron

• sel

Pour les épices :

• 2 cuillères à soupe de curry sudafricain

• 1/2 noix de muscade râpée

• poivre 5 baies

Préparation

Faire tremper le pain de mie dans la

moitié du lait, et l’égouter.

Eplucher l’oignon, et le hâcher très

fin.

Mélanger ensemble la viande hachée,

le pain, l’oignon émincé, les

oeufs, les raisins secs, les amandes,

la confiture d’abricot, le jus de citron

et les épices. Saler.

Faire chauffer un peu d’huile dans

une grande poêle, et y laisser revenir

le mélange pendant 10 minutes

en remuant fréquemment.

Répartir dans des plats à four individuels,

ou dans un grand plat.

Battre les oeufs avec le lait, et verser

sur la préparation.

Cuire au four 200°C (thermostat 5)

pendant 50 minutes.

Poivrer dans l’assiette (mélange 5

baies si disponible), selon le goût

de chacun.

CULTURE, GASTRONOMIE ET RECETTE


CULTURE, GASTRONOMIE ET RECETTE


FOCUS

Mandela Day

Nous sommes nombreux à avoir

entendu au moins une fois l’air de la

célèbre chanson des Simple Minds

« Mandela Day ». Peu, en revanche,

savent à quoi elle fait précisément

référence.

La Journée internationale Nelson

Mandela (en anglais : Nelson

Mandela Day) fut proclamée par

l’UNESCO le 10 novembre 2009.

Elle est célébrée le 18 juillet de

chaque année afin de commémorer

la contribution de Nelson

Mandela, militant de la cause antiapartheid

et premier président noir

d’Afrique du Sud, à « la promotion

d’une culture de paix ».

Durant cette journée, chaque citoyen

du monde est appelé à consacrer

symboliquement soixantesept

minutes de son temps à une

œuvre au service de la collectivité,

en mémoire des soixante-sept années

que Mandela a vouées à sa

lutte pour l’égalité et réconciliation.

Depuis 4 ans, cette journée est

célébrée à Liège. Le 18 juillet correspond

à la date d’anniversaire de

Nelson Mandela. En 2015 il aurait eu

97 ans.

Infos pratiques

Ce 18 juillet 2015, rendez-vous à l’Auberge de Jeunesse Simenon

(rue Georges Simenon, 2, 4020 Liège) pour rendre hommage à

Nelson Mandela en musique.

Au programme :

Bouldou • Gone (folk) • Mona Murray • Foufi & Linda Lou (blues)

The Legals (rock) • Charly Rwubaka (musique africaine) • Le

Wenge de Liège (musique africaine) ... et d’autres groupes invités

Entre 18h et 23h. Gratuit.

FOCUS


FIGURES EMBLÉMATIQUES

Anne-Josèphe

Théroigne de Méricourt

Anne-Josèphe Terwagne de son vrai nom,

née le 13 août 1762 à Marcourt dans l’ancienne

principauté de Liège est une femme

politique française, personnalité de la Révolution.

Par son combat pour la liberté des femmes,

par sa participation politique à la Révolution,

et son encouragement de militante,

elle passe pour l’une des figures féminines

les plus radicales de son époque. Elle réclamait

notamment pour les femmes le droit

de voter dans les sociétés, clubs et assemblées,

et celui de s’organiser en corps armé.

Au-delà de ces revendications pratiques,

l’enjeu était de permettre aux femmes de

s’affirmer comme citoyennes à part entière.

Extrait de Résistants, Publics ou anonymes,

à travers le monde et à travers le temps,

CP_CR éditions.

Rien ne m’est agréable sans la

liberté.

Anne-Josèphe

Théroigne de Méricourt

Et la femme inventa la bière ...

N’en déplaise à une marque connue de bière locale ... Même si la personne

qui a inventé le précieux breuvage n’est pas connue à 100 %, l’historienne

Jane Peyton affirme dans une étude que la bière a été inventée

il y a plus de 7000 ans par les femmes de Mésopotamie, qui la fabriquaient,

la buvaient et la vendaient. Elisabeth Pierre, experte en bière,

tient des propos similaires : « le lien entre les femmes et la bière est très

étroit. Les premiers brasseurs étaient des brasseuses ! La fabrication de

la bière a toujours été une affaire de femmes puisque ce sont elles qui

fabriquaient le pain et cuisinaient les céréales. L’apparition de la bière

est liée à celle de la culture des céréales, vers 9 000 ans avant notre ère,

On imagine que le grain entreposé devenu humide sous la pluie, une fois

germé, séché au soleil, broyé est devenu une soupe fermentée. D’ailleurs,

dans le passé, on appelait la bière «le pain liquide». Les femmes

la fabriquaient dans le même espace, avec les mêmes fours que le pain

avant de la garder et laisser mûrir en cave. Partout les femmes étaient

en charge de la bière. » (Pour son entretien complet, voir ici)

FIGURES EMBLÉMATIQUES


DU CÔTÉ DU

Dans le cadre de ses missions d’accueil

et d’accompagnement, le CRI-

PEL encourage la participation sociale,

économique et politique des

personnes étrangères ou d’origine

étrangère.

A l’occasion de la nouvelle programmation

du Fond Social Européen,

le CRIPEL met en place à

partir du 1er juillet 2015 son nouveau

projet DISISMI (Dispositif

Spécifique d’Insertion socio-professionnelle

des migrants). Il a pour

but de rapprocher les personnes

étrangères ou d’origine étrangère

de l’emploi et de leur permettre

l’accès aux organismes généralistes

d’insertion.

A cette fin, le Département Accueil

et Accompagnement (DAA) du

CRIPEL propose un suivi individualisé

et lié au parcours migratoire des

personnes. L’approche globale que

propose le DAA inscrit l’accompagnement

proposé au plus près de

la réalité de vie des personnes.

Ce sont les connaissances spécifiques

en droit des étrangers qui

permettent au département de

mettre en place un plan d’actions

qui répond aux besoins et au projet

de vie de notre public. Concrètement,

les travailleurs du DAA réalisent

un bilan social sur lequel la

personne et le travailleur se baseront

pour mettre en place un plan

d’actions à court, moyen et long

terme dans des thématiques telles

que le séjour, l’équivalence de diplôme,

l’accès aux formations, etc.

Des sessions collectives sont aussi

prévues notamment en matière de

rédaction de CV et de recherche

d’emploi.

Ce projet a aussi pour objectif de

tisser un réseau associatif auquel

les personnes pourront se référer.

Cela leur permettra d’avoir une

vision précise de leur milieu de vie

et d’avoir un contact facilité par

une meilleure information. Il est

important de souligner que les démarches

spécifiques aux personnes

étrangères et d’origine étrangère

qui sont prises en charge par le

CRIPEL ont pour but de permettre

à ces personnes d’avoir accès à

des services plus généralistes qui

peuvent représenter un pas vers

plus d’inclusion sociale.

L’accueil et l’inscription des bénéficiaires

souhaitant bénéficier d’un

accompagnement se déroule lors

de permanences hebdomadaires :

les lundis de 13h30 à 16h et les jeudis

de 9h30 à 11h30.

Le CRIPEL

LE CRIPEL


AGENDA

1 JUILLET

Souper des hispanophones

de Liège

Pour pratiquer son espagnol autour

d’un repas ou d’un petit verre.

Casa Nicaragua

18 JUILLET

Mandela Day & gastronomie

africaine

Venez rendre hommage à Nelson

Mandela en musique et découvrir

l’artisanat et la gastronomie africaine.

Auberge de Jeunesse, dès

18h. Gratuit.

3 JUILLET > 30 AOÛT

Concerts d’été variés

Aux Grignoux (Brasserie Sauvenière

ou Le Parc), Prix divers.

4 JUILLET > 31 AOÛT

Expo Eté

3 femmes – 3 styles – 3 points de

vue féminins (Viviane Bouhon, Maria

Falla, Yasmina Moslim)

A l’enseigne du commissaire Maigret.

Vernissage le 4/07 18h30.

Gratuit.

6 > 10 JUILLET

Da Cosa Nasce Cosa

Parcours créatif pour approcher

autrement la culture italienne,

stage d’été pour enfants (5-12 ans)

Par Mimosa asbl, à l’école Don

Bosco, rue des Wallons, 59. 95 €.

20 > 23 JUILLET

Forum Mondial de la

langue française

Programmation culturelle dans des

lieux divers

26 JUILLET

Barbecue végétalien

Chacun apporte un plat salé ou sucré,

des boissons etc VÉGÉTALIEN

(sans produits animaux ni dérivés)

à partager tous ensemble.

Blanc Gravier à 12h.

7 & 8 AOÛT

Microfestival

Le Microfestival accueille douze

groupes allant de l’indie pop à

l’électro expérimentale....

Espace 251 nord - Pass: 18€ Ve: 12€

Sa: 15€

30 AOÛT

Rallye Jazz au fil de

l’eau

8 concerts dans 7 lieux de la Cité

ardente, mettant à l’honneur le jazz

sous toutes ses déclinaisons. Du

concert jeune public à la jam en

passant par des formes inédites

ou plus conventionnelles, le Collectif

Jazz04 a réuni une brochette

d’artistes belges et étrangers de

renom. prix divers.

3 > 30 JUILLET

Les Estivales

Un festival d’activités rafraîchissantes

pour tous les publics :

concerts jazz et world music, spectacles,

balades, contes et marionnettes

pour enfants....

Musée de la vie wallonne

14 > 16 AOÛT

Fêtes traditionnelles du

XV août.

De nombreuses traditions y sont

présentes, tant sur le plan culinaire

(mets tels que pèkèt et boûkètes)

que des coutumes et des jeux populaires.

Quartier d’Outremeuse

Merci à nos partenaires qui ont collaboré

à ce numéro : Point Culture - La Maison

des Sciences de l’Homme - le Cripel

- Le collectif Mandela Day - Novinyo -

Les Bibliothèques de la Ville de Liège -

l’Université de Liège - le CPCR

AGENDA


DIVERSITÉS

Magazine

Cabinet de l’échevin de la Culture

et des Relations interculturelles

04 221 93 33

www.liege-diversites.be

Mensuel - N°5 - Juillet/août 2015

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