Diversités magazine numéro 9

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diversités

Magazine

N°9 - décembre 2015

Sexistes, nos jouets ?


le débat

Sexistes, nos jouets ?

4

sommaire

N°9 - Décembre 2015

6

Rosa Parks

Le feuilleton

Suggestions

Lectures, films, musique

8


10

Culture

gastronomie

et recettes

Togo

LIÈGE

Focus

Amnesty International

Editreur responsable : François Graas, 9 rue Berckmans à 1060 Bruxelles

12

LE JEUDI 10 DÉCEMBRE

REJOIGNEZ AMNESTY PLACE XAVIER NEUJEAN

Dès 17 h 30 Signatures pour Hamid Babaei

18 h Illuminons Liège

18 h 30 Fanfare Vlakidrachko

20 h Film au Sauvenière : « Eurovillage »

21 h Conférence de François Gemenne

+

7

7

14

15

13

La vidéo du mois

la parole est à vous

du côté du cripel

Agenda

Figures

emblématiques

Hannah Arendt

& Elizabeth Magie

Merci à nos partenaires qui ont collaboré à ce

numéro : Point Culture, la Maison des Sciences

de l’Homme, le Cripel, les Bibliothèques de la

Ville de Liège, L’Université de Liège, le CPCR,

Alliage, Amnesty International.


LE débat

" Tu bricoleras,

mon fils "

Sexistes, nos jouets ?

- Que vas-tu demander à

Saint-Nicolas, Thierry ?

- Une poupée ?

- Et toi Caroline ?

- Un tracteur !

- Mmmm, on ne ferait pas plutôt

l’inverse ?

Pourquoi pense-t-on que

certains jouets sont plus

adaptés aux filles et

d’autres aux garçons ?

Cette ségrégation est liée aux stéréotypes.

Elle est analysée et dénoncée

depuis les années 70. Elle

continue à exister malgré les engagements

internationaux, européens

ou nationaux de lutte contre les

stéréotypes de genre qui assignent

filles et garçons à des rôles spécifiques.

Le phénomène a même eu

tendance à s’amplifier depuis les

années 90 suite à l’arrivée de méthodes

de marketing, propices à la

schématisation, spécialisation, customisation.

Dans un contexte de mondialisation

et d’appât du gain, deux tendances

contradictoires apparaissent. D’une

part, une standardisation des produits.

D’autre part, une segmentation

du public. Il s’agit de jouer sur

des repères facilement identifiables

par le plus grand nombre mais de

donner l’impression que tel ou tel

produit est développé spécialement

pour répondre à vos besoins

et envies spécifiques. En effet, la

segmentation filles-garçons permet

aux entreprises de dégager

plus de bénéfices : les jouets

s’échangent moins. Une fille peut

à la rigueur se servir des Playmobil

de son frère. Un petit garçon récupérera

difficilement le vélo rose de

sa sœur. Pour une discussion en

image de ce thème, cliquez ici

Les catalogues de jouets

sont donc de plus en plus

remplis de stéréotypes,

comment cela s’exprime ?

Si nous combinons les études de

vie féminine et de la sociologue

Mona Zegaï, nous pouvons constater

les éléments suivants :

• Code couleur : la couleur rose

(parfois mauve) est majoritairement

associée aux filles, le bleu aux

garçons.

• Polices de caractère spécifiques :

Pour les garçons, une écriture style

machine à écrire est utilisée. Elle

renvoie à la vitesse et la technique.

Pour les fillettes, les polices sont arrondies.

Elles évoquent la douceur

et l’amour. Souvent, on trouve des

cœurs à la place des points sur les i.

• Plus grande présence des garçons

dans les catalogues : 29

garçons contre 8 filles dans le

catalogue Carrefour de 2010, par

exemple.

• Les filles plus souvent passives :

La plupart (81%) des enfants présentés

dans les catalogues sont

présentés dans l’action. Mais ceux

qui sont montrés dans une attitude

passive sont majoritairement des

filles : 31% contre 10% pour les garçons

ou les bébés.

• Véhicules et armes pour les garçons

: Les armes sont quasi-exclusivement

présentées comme

des jouets de garçons (92% des

cas). Pour ce qui est des véhicules

et grues, 78% de leurs utilisateurs

sont des garçons.

• Musique et dessin pour les filles,

sciences pour les garçons : Les

filles dominent les photos concernant

les jouets liés à la musique

(59%) ou au dessin (73%). Mais les

garçons sont mis en avant pour les

jouets scientifiques (77%).

• Professions sexualisées : Dans les

catalogues, les professions représentées

sont toujours hyper sexualisées.

Les filles se transforment en

infirmières, mannequins ou femmes

de ménage. Les garçons sont médecins,

pompiers ou ouvriers.

• Plus d’ouverture vers l’extérieur

pour les garçons : Les enfants présentés

dans une activité sportive

ou d’extérieur (cabane, toboggan...)

sont des garçons dans 60%

des cas.

• Plus de variété pour les garçons :

Les filles sont reléguées à quelques

jeux qui touchent à la sphère privé,

la coopération et le câlin. Les garçons,

eux, sont invités à se dépasser

dans de nombreux domaines :

déguisements de super-héros, voitures

et armes, jeux de compétition

(société ou extérieurs), etc.

Débat et enjeux : le jouet :

reflet ou formateur de la

société ?

Certains disent que le jouet n’est

que le reflet de la société, c’està-dire

qu’il présente une image

du monde dans lequel les enfants

vivent et que les fabricants de

jouets s’adaptent aux habitudes de

la société.

D’autres insistent sur le rôle formateur

du jeu, sur son influence dans

Le débat


la construction de l’identité des enfants,

sur les rapports familiaux et

de genre. D’autres encore insistent

sur le côté réactionnaire des jouets,

qui présentent un rapport de sexes

dépassé où les femmes restent à

la maison et font le ménage, alors

que les hommes travaillent et se

situent dans l’action. Le fait que

cette sexualisation varie et s’amplifie

à travers le temps démontre de

son caractère construit.

Pourtant, les conséquences de ces

représentations véhiculées par les

jouets sont multiples. Tout d’abord,

en offrant aux enfants des jouets

en fonction de leur sexe ou en leur

interdisant de jouer avec un jeu

«qui ne serait pas de son sexe», les

adultes reproduisent des normes

patriarcales, hétérosexuelles et

hétéronormatives. Ils enferment

les enfants dans des rôles prédestinés,

limitent leurs découvertes

et leur capacité à se développer

librement. Ce fonctionnement joue

toujours à la défaveur des femmes.

Leur rôle est toujours moins intéressant,

réducteur. Prenons en pour

exemple, le cas de microscopes et

télescopes moins puissants en version

rose que noire ou celui d’ordinateurs

portables pour enfants, en

gris pour les garçons avec 50 fonction

et en rose pour les filles avec

25 fonctions !

" apprends à

récurer, ma fille "

Comment réagir ?

La délégation aux droits des

femmes du Sénat en France rappelle

que l’objectif n’est pas de

tendre vers des jouets tous totalement

neutres, mais plus simplement

d’associer tous les jouets

aux deux sexes. Afin d’y parvenir,

elle propose la mise en place d’une

charte de bonnes pratiques dans

les grands magasins, une valorisation

de ceux qui la mettent en

oeuvre et une dénonciation des

pratiques contestables. Par ailleurs,

elle insiste sur le besoin de privilégier

les jouets non sexistes dans

les commandes publiques et de

former des professionnels de l’enfance

au « jouer ensemble ».

L’association Vie Féminine partage

ces deux derniers points. D’une

part, elle suggère de créer des

moments où tout le monde joue

à la même chose, avec l’heure des

poupées, des contes, des petites

voitures. D’autre part, elle insiste

sur le rôle de l’éducation. A travers

les parents et les professionnels,

qui peuvent expliquer par exemple,

qu’il existe des autres relations que

les traditionnels Ken et Barbie.

L’association propose aussi de ne

pas séparer les jouets et de privilégier

ceux qui laissent la place à

l’invention. Elle avance que moins

les distinctions de genre et d’âge

sont marquées et plus l’enfant dispose

d’une marge de liberté, d’une

invitation à mettre en place lui/ellemême

une partie du jeu. Elle invite

également à adopter un point de

vue global et à se demander quelles

valeurs véhicule chaque jouet.

Pour lutter contre le consumérisme

et encourager la circulation

des jouets entre les sexes, les ludothèques

sont conseillées, ainsi

que les jouets de seconde main,

« faits maison », le troc, la redistribution

ou les échanges. Tous les

détails de leur étude et solutions

se trouve dans leur dossier pédagogique

« Drôles de jeux ! » disponible

via secretariat-national@

viefeminine.be

Couples et Familles évoque une

organisation des catalogues par

thème, afin de les rendre unisexe.

L’association suggère également

de laisser l’enfant jouer avec ce qui

l’attire et de lui permettre d’expérimenter

avec des univers divers et

variés. En se glissant dans la peau

de différents personnages, disentils,

(une fillette qui se déguise en

pompier, un petit garçon qui se déguise

en princesse) l’enfant se met

dans la peau de l’autre et apprend

à le comprendre. Ses relations futures

n’en deviendraient que plus

riches. N’oublions pas que,dans les

mots de Tahar Ben Jelloun, si la

nature crée des différences, c’est

la société qui en fait des inégalités.

Une exploration de différents rôles

ne peut constituer qu’une éducation

à la tolérance et à la compréhension

de l’autre.

• Pour une discussion en vidéo

• Pour un peu d’humour et d’ironie.

Top 8 des jouets les plus sexistes

(version filles)

le débAT


Rosa Parks

Le feuilleton

Dès les années 70, la vie devient

de plus en plus difficile pour Rosa

Parks. Sa santé et celle de son mari

se dégradent. En 1977, son mari

décède. Elle n’avait vraiment jamais

été très riche, car elle donnait la

majorité de ses rentrées financières

pour défendre des causes de droits

civiques. Là, avec tous les frais médicaux,

elle se retrouve sur la paille.

Elle continue pourtant son combat.

En 1980, elle crée une bourse

pour élèves de dernière année en

secondaire et en 1987, elle co-fonde

le Rosa and Raymond Parks Institute

for Self Development (Institut

Rosa et Raymond Parks pour le

développement personnel). En octobre

1995, elle participe à la « Million

Man March », qui rassemble plus

d’un million de Noirs à Washington.

Les bus ont vraiment joué un rôle

déterminant dans la vie de Rosa.

L’institut qu’elle a co-créé organise

des visites en bus pour les jeunes

générations en leur montrant les

sites importants du mouvement

pour les droits civiques. Lors d’une

visite en 1997, le bus tombe dans une

rivière. L’accident fait de nombreux

blessés et tue Adisa Foluke, que

tout le monde considérait comme

son petit-fils adoptif. Rosa sera très

affectée. Ses dernières années sont

difficiles. Elle est notamment hospitalisée

après un hold-up. À la fin

de ses jours, elle doit faire appel à

l’aide de son Église pour payer son

loyer et pour que son propriétaire

cesse les poursuites judiciaires.

Elle décède le 24 octobre 2005 à

l’âge de 92 ans. La classe politique

dans son ensemble lui rend hommage.

Sa dépouille reste exposée

deux jours dans la rotonde du Capitole

pour un hommage public.

Le corbillard lui-même est suivi

d’un bus des années 1950 recouvert

d’un linceul noir. Le bus dans

lequel Rosa Parks avait été arrêtée

fut drapé d’un linceul rouge et

noir jusqu’aux obsèques officielles.

Enfin, les premières places des bus

de Montgomery restèrent vacantes

jusqu’au jour de son enterrement.

Elles étaient recouvertes d’une photographie

de Rosa Parks entourée

d’un ruban noir portant l’inscription

suivante : « La société de bus RTA

rend hommage à la femme qui s’est

tenue debout en restant assise. »

Regardez le petit film ci-dessous

pour un résumé de la vie de Rosa

Parks en images.

rosa parks


La parole est à vous

Lors d’une réunion, deux personnes

n’étaient pas en accord sur la façon

d’avancer. L’ambiance était assez

tendue, pour tout le monde. A tel

point qu’un homme a même commencé

à crier et à dire des insanités.

Pourtant à la fin de la réunion,

un autre homme, se trouvant sans

doute très marrant, a conclu : «Les

réunions, c’est quand même mieux

sans les femmes !»

Vous aussi, libérez-vous ! Parlez-nous

de votre expérience

de discrimination.

Contribuez à une oeuvre artistique.

Pour plus d’info, cliquez ici

la vidéo du mois

Pas d’amalgame !

la parole est à vous


Suggestions

S

U

G

G

E

S

T

I

Livres

ESsai • adulte

Album • Jeunesse

Roman • Adulte

Edward W. SAID, L’Orientalisme.

L’Orient créé par l’Occident, Seuil ;

réédition 2005, Seuil, « La Couleur

des Idées

Cet essai sur L’Orientalisme propose

un décryptage du discours

sur l’Orient, tel qu’il se mit en place

en Europe au début du XIX e siècle,

et dont nous sommes encore aujourd’hui

tributaires.

Il découvre un pan entier de l’histoire

des idées, en s’appuyant non

seulement sur des écrits politiques,

mais également sur des productions

littéraires ou sur les récits de

ces voyageurs mi-mercenaires miscientifiques,

chargés de défricher

le territoire des futures colonies.

Ce corpus, illustré par des personnalités

et des tempéraments aussi

divers, étonne cependant par la

cohérence des stéréotypes et des

jugements de valeurs sommaires

qu’il véhicule.

Description extraite de Frédéric

SAENEN – Revue Jibrile 6, 2006

Une suggestion de l’Université de

Liège.

Adeline Yzac, De quelle couleur

sera le bébé ?, Alice Jeunesse,

2008.

La narratrice raconte la visite de sa

tante Zoé et de son nouveau mari

Arb. Elle apprend que le couple

va avoir un bébé. Lui est noir et

elle est blanche, ce qui les intrigue

beaucoup, elle et sa petite soeur.

Les deux petites filles s’amusent à

imaginer le futur bébé mais elles

savent qu’il sera avant tout le bébé

de l’amour. Un album sur le mariage

mixte et la question du métissage

culturel.

Disponible dans toutes les bibliothèques

de la Ville de Liège.

Serge Noël : Aux premières heures

d’un jour nouveau, Maelström ReEvolution,

2013

Nous sommes en 2098. Dans une

société ultra-marchandisée, où tout

est affaire de cours en Bourse et de

crédit bancaire, les femmes sont

éliminées de la concurrence sociale,

n’apparaissant qu’en de rares

occasions liées à l’intendance ou à

la reproduction. Un jeune homme,

le héros malgré lui, s’ennuie.

Progressivement, s’adonnant à

l’écriture poétique dans la clandestinité,

il se trouvera au centre

d’un faisceau d’événements

d’abord anodins, qui vont concourir

à l’effondrement du système

dictatorial, et de l’économie de

marché sans partage, dans lesquels

son ennui le ronge.

Une suggestion d’Alliage

suggestions


O N S

Films

Théâtre

Musique

Je lutte donc je suis

Après «Ne vivons plus comme des

esclaves», l’écrivain et cinéaste

franco-grec Yannis Youlountas se

laisse porter par ce vent du sud

qui souffle sur l’Europe et repousse

les nuages du pessimisme… De

Barcelone à Athènes, d’Andalousie

en Crète, dans les villes et les

campagnes, dans les îles et les

montagnes, il balade sa caméra au

cœur des luttes et des alternatives

en actes. Il délaisse l’analyse chiffrée

pour un voyage poétique fait

de chansons et de rencontres avec

des femmes, des hommes, mais

aussi des enfants refusant la résignation.

Projection-débat le lundi 7 décembre

à la salle Gothot de l’Université

de Liège, Place du XX Août,

dès 19h. Prix libre.

Plus d’info ici

Plan Joker

Electrisé par la déclaration de Monico

De Coninck en 2012 : « il y a

du travail pour tout le monde, les

jeunes, les vieux et les inadaptés

sociaux », Marc Jobber s’est donné

une mission : relever le défi du plein

emploi. Auto-proclamé Profiler de

Ressources Humaines et Tailleur

d’Emplois sur Mesure, il développe

deux ans durant le concept et les

conditions de mise en oeuvre du

Plan Joker. Une fiction sarcastique

pour interroger l’obligation de l’emploi

à tout prix…

Écriture et mise en scène Yvonne

Charlot | Avec Mathieu Besnard,

Valentine Gérard, Sarah Gilman,

Aurélie Henceval, Pierre Lafleur et

Bernard Lapierre

Représentations à la Cité Miroir

du 2 au 5 décembre, 20h, 15€ prix

plein, 10€ tarif réduit.

Those Metal Boys with their Metal

Toys

Contrairement à ce que leur nom

pourrait laisser supposer, pas de

« metal » au programme du concert

de cette joyeuse bande faisant la

part belle aux instruments à cordes

en tous genres (ukulélé, guitare à

résonateur, mandoline, violon, lap

steel et contrebasse, pour n’en citer

que quelques-uns), mais plutôt

du country blues, du jug band, de

la musique hawaïenne et du swing.

Concert à l’An Vert, 20h, 3€. Dans

le cadre de Ukulélé sur Meuse à

l’An Vert, le dimanche 13 décembre.

Scène ouverte dès 15h30 avec petite

restauration.

Pour tous les détails et quelques

pré-écoutes : cliquez ici

suggestions


Culture, gastronomie et recettes

Togo

« À la croisée des cultures ».

Cultures dans l’assiette... Mais pas

uniquement !

Les voyages, la découverte d’une

culture commencent dans... l’assiette.

Dommage d’en rester là !

La Maison de la Laïcité d’Angleur,

Chênée et Grivegnée, le CRIPEL

et l’Echevinat de la Culture de la

Ville de Liège vous proposent une

croisière gourmande. Gourmande

de goûts, de rencontres, de découvertes.

Un samedi par mois, escale

est faite dans un nouveau pays, une

nouvelle région. Repas, musiques,

échanges...

Rendez-vous le 5 décembre à 18h

pour poser vos valises au Togo.

Au programme de cette soirée

: présentation du pays par l’asbl

Togodo et exposition de peintures

de l’artiste Joël Pahamkeham. Ambiance

musicale traditionnelle et

repas togolais.

Au menu (15 € par personne)

Entrée : Salade

Plat : Abolo, banane Plantin frite,

riz au gras togolais, sauce tomate

et poulet bien garni

Dessert : Dèguè

Poulet Djenkoumé

Temps de préparation

45 minutes

Temps de cuisson

45 minutes

Ingrédients (pour 4 personnes)

• 1 poulet

• 400 g de semoule fine de blé

• 1 kg de tomates fraîches

• 1/4 de l d’huile de tournesol

• 1 tablette de bouillon de volaille

• 2 à 3 oignons

• 50 g de gingembre frais

• 4 gousses d’ail

• 1 l d’eau

• sel et poivre

Préparation

Nettoyer le poulet, le couper en 4

en laissant de côté la carcasse et

les ailes.

Mixer ail, oignons et gingembre.

Saler, poivrer et ajouter la tablette

de bouillon de volaille ainsi que

10 cl d’huile. Imprégner les 4 morceaux

de poulet de la moitié de ce

jus de macération.

Faire revenir 5 minutes les morceaux

de poulet dans une poêle

d’huile chaude, puis les mettre de

côté dans un plat à four.

Couper en morceaux les tomates

et les passer au mixer. Verser le jus

de tomate obtenu dans l’huile qui a

servi a faire revenir le poulet.

Faire cuire à feu doux 15 minutes en

rajoutant la seconde moitié du jus

de macération.

Pour faire le Djenkoumé, verser la

moitié de la sauce tomate obtenue

dans une marmite avec 1l d’eau,

ajouter la carcasse de poulet et les

ailes.

Faire revenir à feu doux 20 minutes,

puis retirer la carcasse.

Faire tomber en pluie les 400 g de

semoule fine de blé et mélanger

harmonieusement l’ensemble.

Retirer du feu le mélange et le répartir

dans 4 ramequins.

Faire rôtir les 4 morceaux de poulet

au four.

Servir le poulet dans 4 assiettes, y

démouler les 4 ramequins de Djenkoumé.

Ajouter le reste de sauce tomate

sur le côté avec éventuellement

une feuille de salade et des rondelles

de tomate et d’oignon.

Pour participer au repas, il est souhaitable

de vous inscrire avant le

lundi 30 novembre soit par téléphone

au 04 361 04 56, soit par

mail à angleur.laicite@gmail.com.

Cet évènement est réalisé en partenariat

avec l’ASBL Togodo.

TOGO

Pour en savoir plus sur

la culture du Togo, voici

quelques suggestions disponibles

chez PointCulture

Musique

• Gododo Lé Togo : Rencontre

au Togo

• Togo : orchestres et lithophones

Kabyié

• Togo : Music from West-

Africa

culture, gastronomie et recette


© ma cuisine bleu combava

culture, gastronomie et recette


focus

Amnesty

Un 10 décembre mémorable

à Liège pour les droits humains

Le 10 décembre, c’est la Journée internationale

des droits de l’homme.

Depuis quelque années déjà, la

Ville de Liège s’associe au combat

d’Amnesty pour les droits humains,

en devenant « Ville Lumière » et en

faisait briller la Ville de nombreuses

bougies en signe de soutien à

toutes les victimes de discriminations

et de traitements dégradants.

Rendez-vous

Place Xavier Neujean

dès 17h : Accueil place Xavier

Neujean, début de Ecrire pour les

droits (sur Hamid Babaei), stand,

vin chaud

18h : Discours de représentants de

la Ville, de l’Université de Liège et

d’Amnesty International

vers 18h15 : Réalisation d’une bougie

géante avec des centaines de

petites bougies déposées par les

liégeois

vers 18h30 : Concert de la fanfare

Vlakidrachko

19h45 : Ouverture de la salle au

Sauvenière

20h : Projection de « Eurovillage»,

un film inédit de François Pirot

Le synopsis : Entouré par la forêt

ardennaise, Eurovillage, un ancien

centre de vacances, s’est transformé

en 2011 en centre d’accueil «

ouvert » pour demandeurs d’asiles,

géré par la Croix Rouge. Isolés

dans ce centre reculé pendant de

nombreux mois (certains y sont

depuis plus de 2 ans), comment les

300 résidents qui l’habitent font-ils

pour supporter cette angoissante

attente, ce moment suspendu et

vide, qui, pour une majorité d’entreeux,

se conclura par un « Ordre de

Quitter le Territoire » ?

21h30 : Conférence de François

Gemenne, « Dix raisons d’ouvrir

les frontières »

François Gemenne est chercheur

en science politique (ULg - Observatoire

des Migrations environnementales

/ Sciences Po - Politiques

de la Terre).

www.liege.be

focus


figures emblématiques

Hannah

Arendt

Hannah Arendt, née Johanna Arendt à

Hanovre le 14 octobre 1906 et morte

le 4 décembre 1975 à New York, est une

philosophe allemande naturalisée américaine,

connue pour ses travaux sur l’activité

politique, le totalitarisme et la modernité.

Elle ne se désignait pas elle-même

comme « philosophe », mais plutôt d’après

sa profession : professeur de théorie politique

(« political theorist »).

Ses ouvrages sur le phénomène totalitaire

sont étudiés dans le monde entier et sa pensée

politique et philosophique occupe une

place importante dans la réflexion contemporaine.

Son livre Eichmann à Jérusalem, publié en

1961 à la suite du procès d’Adolf Eichmann

en qui elle voit l’incarnation de la banalité du

mal a suscité une énorme controverse.

Extrait de Résistants, Publics ou anonymes,

à travers le monde et à travers le temps,

CP_CR éditions.

C’est justement pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire dans chaque enfant

que l’éducation doit être conservatrice, c’est-à-dire assurer la « continuité du

monde ».

Hannah Arendt

Et Elizabeth Magie inventa le « jeu du propriétaire foncier »,

précurseur du Monopoly

Rendez-vous à la prison sans passer par la case départ

! Qui n’a pas de souvenirs d’une partie de Monopoly

? Et bien c’est à une femme, Elizabeth Magie,

que nous les devons. Elle est née en 1866, juste après

la guerre de sécession. Elle apprécie les idées de

l’économiste Henry George qui veut limiter le pouvoir

des propriétaires fonciers. En 1903, elle dépose un

brevet pour un jeu de société The Landlord’s Game

(Le jeu du propriétaire foncier), avec lequel elle souhaite

illustrer la nature antisociale du monopole.

Monopoly. Elle meurt en 1978 et ce n’est que dans les

années 70 que son rôle dans l’inspiration du Monopoly

sera reconnu.

Il se diffuse sur les campus, dans le milieu des intellectuels

de gauche et parmi les quakers, notamment

à Atlantic City. Des amis de Charles Darrow lui font

découvrir cette version. Il s’en inspire pour créer le

figures emblématiques


Du côté du

Pour une commune

interculturelle

Alors que la Belgique décide en

1974 de mettre officiellement un

terme à l’immigration, nous constatons

que les Communes ont enregistré

récemment plus de migrants

que dans les années 50-60. Elles

sont donc confrontées à l’arrivée

de très nombreux primo-arrivants.

Si d’aucuns en font un problème

au point de chercher à attiser des

réactions de rejet et de xénophobie,

nous estimons, au contraire,

que l’immigration a toujours été

pour notre région, une inestimable

source de développement économique,

social et culturel.

Si nous voulons permettre aux

habitants de concrétiser leurs aspirations

à un mieux vivre et soient

à même de conjuguer le respect

des singularités avec une adhésion

collective à des modes de vie

communs, il est nécessaire qu’elles

soient habitées par un projet à la

fois ambitieux et concret. CE PRO-

JET, NOUS L’APPELONS « POUR

UNE COMMUNE INTERCULTU-

RELLE »

Une Commune interculturelle veut

aller au-delà d’une simple coexistence

pacifique de communautés

et de personnes dont les expressions

culturelles distinctes seraient

cantonnées à la sphère artistique,

culinaire, familiale ou domestique.

Elle considère que la diversité est

une richesse. Sans compromettre

les principes de la démocratie

et des droits fondamentaux tels

qu’ils figurent, par exemple, dans

la Constitution ou la Déclaration

universelle des Droits de l’Homme,

elle promeut l’idée que les interactions

entre les habitants de cultures

diverses façonnent de nouvelles

façons d’agir, de penser et de percevoir

qui améliorent leur bien-être,

renforcent la cohésion sociale et

enrichissent la cité.

C’est pourquoi, une telle Commune

met en place une gouvernance

participative qui mobilise les institutions,

les organisations, les associations,

les entreprises et tous les

habitants, migrants ou non, pour

accueillir les nouveaux venus, lutter

contre les discriminations et

préjugés, multiplier les échanges

entre les communautés et réaliser

un vivre ensemble harmonieux. Une

telle mobilisation déploie de nouvelles

initiatives entrepreneuriales

pour faire reculer la pauvreté et la

précarité, assurer un logement décent,

fournir un enseignement qui

élargisse le champ des possibles,

améliorer les dispositifs de santé,

rendre la ville plus attractive, nouer

des relations avec des peuples lointains,

etc.

Fondée sur la solidarité, le dialogue

entre les cultures, la volonté

d’établir une égalité dans l’exercice

des droits et un développement

qualitatif et durable, la Commune

interculturelle s’inscrit dans une

démarche profondément citoyenne

puisqu’elle crée les conditions d’une

participation active, créative et critique

de ses résidents de toutes

nationalités ou origines à la vie politique,

sociale, culturelle et économique.

Pour ce faire, un Mémorandum pour

construire une commune interculturelle

a été développé par le DISCRI

(Dispositif de Concertation et d’Appui

aux Centres Régionaux d’Intégration)

en 2012. Vous en trouverez

tous les détails en cliquant ici.

Le Cripel.

le cripel


agenda

>15 décembre

Reste Sauvage !

Quatre photographes revisitent

un thème central des féministes :

«Mon corps m’appartient !».

Point Culture, entrée libre.

1 er décembre

Journée mondiale de

lutte contre le SIDA

Stand, exposition, projections vidéo,

mini-conférences, lecture...

Maison Arc-en-ciel, entre 14h et

20h15, entrée libre.

5 décembre

Identité et stéréotypes

postcoloniaux

Un regard critique sur la littérature,

la BD et la Belgique.

Point Culture, 15h, 3€ membres, étudiants,

chômeurs. 5€ non-membres.

5 décembre

A la croisée des

cultures, spécial Togo

Voir détails en page 10.

Maison de la laïcité d’Angleur, Chênée,

Grivegnée, dès 18h, repas 15€.

11 décembre

Projection de "L’homme

qui réparait les femmes"

de Thierry Michel et Colette Braeckman

sur le docteur Mukwege.

Auditorium du Grand Curtius, 18h30,

entrée libre, réservation obligatoires

: www.lesmuseesdeliege.be

11 & 12 décembre

Marché de Noël d’artistes

et de créateurs

Le Trianon, le vendredi 11 de 16h à

21h et le samedi 12 de 11h à 18h.

2 décembre

Projection de "Corps

Etranger"

documentaire sur le quotidien d’Arnaud,

19 ans, souffrant d’obésité.

L’Aquilone, 19h.

2 > 5 décembre

Plan Joker

Voir détails en page 9

Cité Miroir, 20h, prix plein 15€, tarif

réduit 10€.

4 décembre

Nuits du Paradoxe : La

fuite 4 : Cuba

Musique afro-cubaine et latino. 2

DJ’s, un groupe, repas caribéen.

Casa Nicaragua, Repas 19h, Soirée

21h, 7€ (5€ étudiants et chômeurs).

5 décembre > 17 janvier

Expo Hope & Optimism

25 graveurs du monde entier déclinent

le thème de l’espoir, sur

base d’une linogravure de John

Mufangejo qui servit d’image de

propagande à Nelson Mandela.

Grand Curtius, Vernissage le vendredi

4 décembre, 18h.

7 décembre

Projection de "Je lutte

donc je suis"

Voir page 9

Salle Gothot de l’ULg, Place du XX

Août, dès 19h. Prix libre.

9 décembre

Les Midis de l’Egalité

« Penser en milieu consensuel (à

quoi consentons-nous ?) »

Barricade, 12h30, Entrée libre.

13 décembre

Ukulélé sur Meuse

Avec concert de Those Metal Boys

with their Metal Toys. Voir page 9.

L’An Vert, scène ouverte dès 15h,

entrée libre, concert 20h, 3€.

13 décembre

Marché Vintage des Fêtes

Vente de vêtements, accessoires,

objets, et mobilier vintage. Dj’s, bar,

restauration et spectacle de claquettes.

Caserne Fonck, dès 12h.

18 > 20 décembre

Objets d’Artistes, marché

de Noël alternatif

Créations d’artistes et artisans, cadeaux

de Noël, issus du commerce

équitable. Restauration, concerts...

Le Hangar, entrée libre.

5 décembre

Red Night

Projection-débat autour du film No

Habrá Revolución sin Canción. Repas

chilien et concert de Xamanek.

Au Reflektor, Projection 18h, repas,

20h, concert, 21h, entrée 5€.

10 décembre

Liège Ville lumière avec

Amnesty

Voir page 12.

Place Xavier Neujean dès 17h et

passage au Sauvenière vers 19h30.

20 décembre

Apéritif de Nöel

À la découverte de la région italienne

de Basilicata. Concert de la

Quintina (chants polyphoniques) et

gastronomie italienne.

L’an Vert, 18h, 15 € (buffet+concert)

non membre, 13 € membre.

agenda


diversités

Magazine

Cabinet de l’échevin de la Culture

et des Relations interculturelles

04 221 93 33

www.liege-diversites.be

Mensuel - N°9 - Décembre 2015

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