LA GAZETTE DE NICOLE 024

nicoleesterolle

24e GAZETTE DE NICOLE ESTEROLLE

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2

4

ALEKSANDRA WALISZEWSKA GHASEM HAJIZADEH

RICHARD LINDNER LLYN FOULKES NICOLAS LE BAULT

OLIVIER BLOT PAT ANDRÉA TERRY GRAFF JEAN AMADO

PAUL KIRCHNER JOHN VOCHATZER


MAIS TOUT

CECI N’EST

PAS DE L’ART

CONTEMPORAIN

POUR NE RATER

AUCUN NUMÉRO

DE LA GAZETTE DE NICOLE

SUIVEZ-NOUS EN VOUS ABONNANT LÀ

https://www.yumpu.com/fr/la_gazette_d


!

«

C'est quoi toutes ces horreurs ? Pourquoi me

montrez-vous ça ? Ce n’est absolument pas de l’art

contemporain ! »… C’est la réaction inévitable que

vous aurez en montrant les images des artistes de cette

Gazette n°24 à un ou une directeur(trice) de FRAC ou

à un ou une conseiller(ère) artistique de DRAC…

(si vous en avez un ou une sous la main).

Montrez-lui trois vieux pots d’échappement

soudés entre eux avec quelques couches-culottes

ou serviettes périodiques usagées pendues dessus,

alors là, ils exultent, ils reconnaissent le cassage

de codes, le questionnement sociétal, le clin d’œil

bourdieusien, la charge anti-capitaliste, l’acte

d’insoumission, le soutien aux minorités, le

bousculement des repères esthétiques, etc., toutes

choses caractérisant la vraie contemporanéité de

l’art, etc… Ils vous embrassent, ils sont heureux et

achètent l’œuvre immédiatement, au prix que vous

voulez, pour leur collection de FRAC… et vous

recommandent illico à la galerie Cortex Athletico.

(qui existe réellement à Paris).

e_nicole_esterolle

Nicole

Estérolle

Et puis je vous suggère d’aller faire un tour sur mon site

www.schtroumpf-emergent.com


Aleksandra W


Des envies, parfois, d’envahir

la Pologne…

« Je rêve souvent que j’entre dans des toilettes et

que la cuvette est si étrange qu’il m’est difficile de

faire ce que j’ai à y faire.

Je suis diplômée d’école d’art à Varsovie, mais

c’est une éducation que je ne recommanderais

à personne. On n’y apprend que la paresse,

l’autocontemplation et la subversion. Je dessine et je

peins depuis mon enfance, mais il m’a fallu beaucoup

de volonté pour ne pas souffrir de la léthargie

académique. Je déteste les artistes qui passent leur

temps à babiller au lieu de faire.

Je peux compter sur les doigts d’une main les

artistes qui me fascinent. La littérature m’inspire

aussi, surtout Flaubert, Céline et Gogol.

J’aime les histoires imparfaites… Mais je n’aime

pas disserter sur ces sujets. Je n’ai pas le sens de

l’humour. Mais je peux rire de Benny Hill autant que

du malheur de mes ennemis.

Je n’analyse jamais mon travail. »

aliszewska















Un Iran mythique

Ne demandez pas d’où vient Ghasem Hajizadeh,

mais quel est l’Iran mythique que sa peinture

déconstruit ; à quel « mundus imaginalis », à

quel Orient prophétique son âme appartientelle

? Car l’Iran d’Hajizadeh n’est pas de ce

monde. Il est une patrie mentale, un lieu

symbolique, un univers à mi-chemin entre la

réalité la plus dure et le rêve le plus fantasque.

Mêlant, avec science et malice, toutes les

racines de sa culture - de la tradition savante

à l’art populaire - l’œuvre de ce peintre est en

elle-même une synthèse : elle unifie en une

même forme plastique (héritée de la dynastie

des Ghajars) ce qui, dans le réel, se rejette ou

se contredit. Voilà peut-être pourquoi l’œuvre

de cet artiste – en sa totalité – constitue un

document unique pour qui veut pénétrer à

l’intérieur des contradictions de l’âme perse .

Frédéric Charles Baitinger

Ghasem

Hajizadeh











Céleste navigation

Voici quelques grands navires pour haute

navigation.

« Il faut que cela pousse de soi-même…

Pour approcher l'idée de matrice, de corps,

de tombeau, je ne cherche pas au niveau

du faire mais du besoin. Pour échapper à

tout ordre immuable, pour m'incorporer

aux grandes forces vitales, pour trouver un

temps entre la vie et la mort et retarder le

moment de disparaître.»

Jean Amado est mort le 16 octobre 1995 à

Aix-en-Provence.

Jean Amado










Richard


Un art de protestation

symbolique

« Je pense que nous, les artistes,

ne cessons de protester, quoi que

nous fassions » disait-il…

Son proche ami, Saul Steinberg,

disait de lui : « Son œuvre,

fatalement autobiographique,

montre à l’évidence la transition

de l’Europe à l’Amérique :

l’officier SS devient majorette, la

femme fatale joueur de football

américain, et la cruauté politique

pointe de sadisme érotique, ce

mélange de sinistre et de comique

qui a marqué nos vies »

À quand une rétrospective

Lindner au Centre Pompidou ?

Lindner

















« La peinture est mon

tourment, la musique est

Llyn Foulkes est un cas dans les annales,

tant celles de la musique que celles de

la peinture. À 86 ans, il n’a rien perdu

de son punch. C’est un musicien de jazz

accompli. Il a joué avec Robert Crumb et

a formé le Rubber Band, et même est

apparu une fois dans le «Tonny Show»

de Johnny Carson. En lui parlant, il est

clair qu'il a un énorme penchant pour la

musique. Il est plus ambivalent au sujet

de sa carrière d'artiste («|a peinture

est mon tourment, la musique est ma

joie» est une parole de sa chanson, «Un

fantôme à Hollywood»), peut-être

parce qu'il est tellement contrarié

par un marché de l'art dominé par

la critique auto-déclarée.

ma joie »

Llyn Foulkes













Je dois beaucoup à la Comtesse

de Ségur

« Ce qui me fait me lever le matin, c’est la

certitude, de plus en plus ancrée, que je

n’ai rien de bon à attendre des rêveries et

des pensées qui sont l’émanation du demisommeil.

Les divagations de la pré-veille

sont une léthargie, un cauchemar qu’à

tout prix je dois fuir. Je viens d’un grenier

assez quelconque, sans grand intérêt, et qui

m’aurait tué d’ennui si une petite échelle ne

m’avait permis de m’échapper. Mon petit

plaisir, c’est la marche à pied, et manger

des sucreries qui gâtent les dents. Je ne

suis peut-être ni vraiment un écrivain, ni

vraiment un artiste… Mais le maître ou

bien un personnage de l’univers que je

crée. Ou bien les deux. Enfin j’y travaille.

Mes premières lectures sont Les malheurs

de Sophie, Les Petites filles modèles, Les

Vacances, trilogie de la Comtesse de Ségur,

dévorées au cours d’un été à La Ciotat. Je

devais avoir dans les 10 ans. Je lui dois

beaucoup. »

(Extraits d’un entretien avec Jean-Paul

Gavard-Perret)

Nicolas Le Bault











Allez me hanter plus loin !

« C’est pour prier mes personnages d’aller

hanter plus loin et qu’il y ait de la place

pour les suivants que je les extirpe de

mes pensées et les jette dans mes œuvres.

C’est de cette manière qu’ils sont parvenus

jusqu’à vous, de l’imaginaire à la réalité…

Mon style s’est développé sous l’influence de

nombreux facteurs tels que les chemins de

croix de l’église de mon village, mon intérêt

pour le chamanisme, et de nombreuses

années passées en solitaire dans des

contrées peu peuplées. La musique et la

marche ont toujours été mes principales

formes d’inspirations, nourrissant mon

esprit et mettant en évidence l’image

première de la plupart de mes œuvres. »

Olivier Blot









Eros toujours

s’en va en guerre

« Des Vierges hurlantes, des Pin-up à

l’enfant, des sourires cannibales, des

tignasses médusantes, des pisseuses

médusées, des seins à couteaux tirés,

des « trouples » galipette, des culs à

la gâchette, des nus à explosion, des

dépecés sur l’herbe, des « Cènes »

anthropophages, des étreintes et des

luttes, des envols et des chutes. Au bordel

de Pat Andrea, Eros toujours s’en va en

guerre, armé de dérision, de cruauté, de

tendresse. Et les images qui défilent sous

nos yeux sont des fictions à l’intérieur

d’une pièce où se reflète, tel un cycle

perpétuel, le recommencement de la

vie humaine : de la naissance au grand

désastre, all over again… »

Amélie Adamo

Pat Andréa











Oiseaux de guerre

« Dans la tradition de Georges Orwell , qui

a utilisé des animaux pour caricaturer la

situation humaine et exposer les problèmes

d'injustice, l' exploitation et l' inégalité dans

la société, j'utilise des images de canards et

d'autres oiseaux comme moyen d'exprimer

le monde technologique sombre et souvent

violent, que nous sommes venus habiter. Mes

premiers travaux de canards cinétiques, qui

font référence avec espièglerie aux automates

innovants réalisés par l'inventeur français

Jacques de Vaucanson (1709 -1782), parlent

de comment la nature a été remplacée et

déplacée par des machines. Actuellement,

mon travail se concentre sur deux des plus

abominables crimes moraux perpétués avec

l'innovation technologique de l'humanité : la

destruction du monde non humain et la culture

de la guerre. »

Terry Graff vit actuellement à Island View,

Nouveau Brunswick-Canada,

https://www.artsillustrated.com/terry-graff-artist/

Terry Graff












R I G O L E , P I C O L E , B R

Contemporain, littéralement Cum Tempora signifie «avec le

temps», c'est à dire tout ce qui partage le même temps de vie.

Le contemporain des uns n'est donc pas celui des autres mais il y a une partie

commune, comme les partis communs.

Je ne comprends donc pas très bien pourquoi une mini frange institutionnelle

élitiste auto-proclamée s'est approprié le terme pour en badigeonner un quarteron

d'artistes lamentables et prétentieux, tout ça pour se conforter comme membre de la

crème de la crème de la crème...

C'est assez pathétique, mais bon, imaginez les avec des perruques poudrées en train

de lutiner des marquises dans les couloirs de Versailles et vous aurez une idée plus

précise de l'engence qui gère l'artistico-historique de notre époque épique.

C'est assez désespérant mais ils sont pas prêts de lacher leur confortables situations

de grands décideurs. Pauvre France, ô con, ô tempora, ô mores, haut les mains !

VIVE LA RÉVOLUTION

PERMACULTURISTURITURELLE GLOBALE !

PEACE !

Jean-Jacques Tachdjian


I C O L E E T N I C O L E ! ! !

S

O

Y

O

N

S

C

LAIRS

La Nicole à la Pullmoll

Collection du Fond communal d'art Contemporain (FCAC) de Radotte-sur-Litanie (Somme)



THE RIDER

Né en 1952 au Connecticut, Paul Kirchner

est un artiste qui a officié dans les comics

dés ses jeunes années et a commencé en tant

qu'assistant de l'immense Wallace Wood!

(excusez-le du peu).

Dans les 70's, il crée le personnage de Dope

Rider, pour le magazine High Times, organe

officiel des fumeurs de beuh américains.

La série fut publiée en france fin 70's dans

l'Écho spécial USA. Son autre Série «THE

BUS» fut créée pour Heavy Metal. Aprés un

passage dans diverses autres disciplines des arts

visuels au cours des années 80, il est revenu

au comics pour reprendre ses personnages

fétiches et créer une nouvelle série,

« Hyeronimus et Bosch ». Il a aussi fait de

nombreuses couvertures du mag New yorkais

SCREW et, pour ma plus grande joie, il a été

récemment édité en france par les éditions

Tanibis, qui font un super boulot, l'album est

magnifique!

Enjoy and take a ride, guys!

PAUL

KIRCHNER



















Baroque'n'colle

John Vochatzer est un artiste vivant à San Francisco

qui pratique le collage divinement.

Ses travaux sont au croisement des arts visuels, du

design, du street art, et j'en passe. Ses sources sont

riches et variées avec une attention particulère

àl'anatomie humaine et l'histoire naturelle, et ses

inspirations oscillent de Jérome Bosh au surréalisme

et lorgnent même vers le tatouage, un régal !

Instagram: @calamityfair

Tumblr: @johnvochatzer

Facebook: @artofjohnvochatzer

John Vochatzer


















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