4 - Conseil Général de l'Hérault

herault.fr

4 - Conseil Général de l'Hérault

Trois jours

en transhumance

P. 32

RD 612,

le grand chantier

de l’Ouest

P. 6

Arabesques,

la rencontre

Domaine d’O, 13-19 mai

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT — N° 224 — MAI 2013 — HERAULT.FR


SOMMAIRE

4 8

4 — Paroles de Président

« Nous ferons le contournement Nord de Montpellier »

6 — La Grosse Actu

RD 612, le grand chantier de l’Ouest

8 — Suivi de projets

Un théâtre de bois au domaine d’O

10 — Comment je fais …

…si je veux un jardin sans arrosage ?

26 32

32 — La grande histoire

Dans la trace des bergers

40 — Initiatives locales

360 ° degré Nature : immersion

dans les plus beaux sites de l’Hérault

42 — Le jour où…

1650 : Molière se nourrit de Pézenas

2 —Mai 2013

11 — Une action, une image

L’Agenda 21 départemental a 10 ans

12 — En direct des cantons

Des investissements pour vivre mieux en Hérault

14 — Un élu, des actes

Une journée avec Pierre Maurel

16 — Agir pour demain

Le FSL, une porte ouverte sur le logement

43 — On veut ta photo

Les Héraultais sont des chasseurs d'images

44 — L’actu du terrain

45 — Le Top 5

Cinq Héraultais qui font la une

46 — Initiative citoyenne

Paulette Ayot, Résistante


18 24

18 — Un élu, un canton

Francis Boutes dans son canton de Roujan

20 — Expression libre

21 — Ça fait débat

Faut-il consommer en priorité « français » ?

22 — Portrait d’élu

Jean-Michel Du Plaa

46

47 — 10 idées pour le week-end

51 — La recette de Thi Kim Loan

La soupe « Pho »

52 — La famille Léro

Je veux vivre avec mamie !

24 — Mon canton, c’est le plus beau

Lodève, la porte du Larzac

26 — L’invitée

Souad Massi

28 — La fiche biodiversité

La pie grièche à poitrine rose

29 — Sortir

1 000, rue d’Alco 34087 Montpellier / Tél rédaction : 04 67 67 74 41/ Tél

abonnements : 0800 34 02 34 / Mail: courrier@cg34.fr / Directeur de la

publication : Pierre Maurel / Directrice de la communication : Florence

Combes-Boulard / Rédacteur en chef : Vincent Girard / Rédacteur en chef

adjoint : Jean-David Bol / Rédaction : Claire Vincent, Valérie Pépin-Pérez,

Arnaud Tarroux, Christelle Ducarme, Coraline Santos, Isabelle Labadiole,

Xavier Boutolleau et Agence JAM. Photo : Cathy Agrinier (p 02, 03, 04, 07, 09,

12, 13, 22, 46) ; Olivier Mas (p 03, 15, 18, 19) ; Christophe Cambon (p 07, 14, 15, 21,

25, 44, 45, 51) ; V. Girard (p 02, 08) ; D. Fraisier (p 10) ; F. Cottin (p 12, 13) ;

C. Vincent (p 15) ; E. Scalabrino (p 45) ; Société Nautique de Sète (p 47) ;

S. L’Hostis (p 48) ; Ecole de rire (p 48) ; F. Chenel (p 48) ; L. Viallat (p 49) ;

Auxilium 34 (p 50) ; DR (p 03, 07, 24 , 25, 26, 29, 30, 31, 40, 41, 42, 44, 45, 46) /

Photothèque : Danielle Iacoponelli / Infographies : Benjamin Pérez / Dessin :

Aurel (p 52), Olivier Dauger ( p 32 à 39), John Walsh ( p 28) /

Création : Lowe Stratéus / Mise en page et photogravure : Atelier Six/

impression : Imaye Graphic. Imprimé dans le respect de la charte

sur les déchets, les produits dangereuxet toxiques sur papier issu de forêts

gérées durablement / issn : 1155-1259.

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le sujet est aussi sur herault.fr

avec photos, vidéos, etc.

Mai 2013 — 3


PAROLES DE PRÉSIDENT

« Nous allons reprendre la concertation sur le tracé. » André Vezinhet

Lien : le Département

prépare la suite

Pourquoi ?

« Les travaux du tronçon du Lien devant

relier Saint Gély-du-Fesc à Grabels (Bel-

Air) auraient dû commencer prochainement.

Mais la déclaration d’utilité

publique délivrée par le Préfet a été

annulée par le tribunal administratif,

suite à un recours de riverains. Il y avait

en eff et une erreur technique dans le

dossier. Mais l’intérêt général de ce projet,

qui permettra à terme de contourner

Montpellier par le nord et de relier

l’A 9 à l’A 750, n’est pas remis en cause

par le jugement. »

4 —Mai 2013

On repart ?

« Faire appel du jugement nous aurait

fait perdre trois ans. Nous allons donc

reprendre le dossier en relançant la

procédure pour obtenir à nouveau la

déclaration d’utilité publique. Les services

du Conseil général et ceux de l’Etat

vont se mobiliser pour raccourcir les

délais des études et des procédures.

Si tout se passe bien, nous commencerons

les travaux en 2015. »

Et la concertation ?

« Nous avons organisé de multiples réunions

avec les habitants et les maires

des communes concernées. Nous

avons plusieurs fois modifié les tracés.

Nous allons reprendre la concertation.

J’ai toute confiance dans l’esprit de responsabilité

de chacun. Même si j’imagine

qu’il y aura forcément des recours

et des contestations, j’espère que l’intérêt

général de ce projet - qui n’est

d’ailleurs pas contesté- va pouvoir nous

conduire à une solution rapide. Je suis

absolument déterminé à faire aboutir

le Lien. »


Le bloc-notes d’André Vezinhet

« L’évasion » par le livre

« Aucun lieu du monde ne devrait être coupé de

l’accès à la connaissance. J’ai assisté avec plaisir

à la réouverture de la bibliothèque de la prison

de Villeneuve-lès-Maguelone. Cinq cents

détenus la fréquentent chaque mois. « Certains

ont dû attendre d’être en prison pour lire leur

premier livre », nous a confi é un des animateurs

de la bibliothèque. »

Une date historique pour les femmes

« Le 15 mars, après deux semaines de

négociations, les 193 États membres de l'ONU,

surmontant leurs profondes divergences, se

sont accordés sur une déclaration commune

dénonçant les violences faites aux femmes et

défi nissant un code de conduite pour les

combattre. Ils ont souligné que la violence

contre les femmes et les fi lles ne pouvait être

justifi ée « par aucune coutume, tradition ou

considération religieuse. »

Contrat de génération, utile et moral

« La loi créant le contrat de génération vient

d’être publiée. Il s’agit d’une mesure utile pour

l’emploi, qui favorise l’embauche de jeunes tout

en maintenant les seniors dans l’emploi. Cette

idée a pour moi beaucoup de sens. On a

tendance à opposer jeunes et « anciens » dans

l’entreprise. Ici, on montre que leurs destins sont

liés. L’ « ancien », proche de la retraite, conserve

son emploi et peut passer ses derniers moments

dans l’entreprise à transmettre son savoir à la

nouvelle génération. »

Top / Flop

Libérez le logement !

« Baisse de la TVA à 5 % pour la

construction du logement social,

simplification des normes de

construction, lutte contre les

recours abusifs qui mettent à

l'arrêt des projets immobiliers…

l’Etat débloque les freins à la

création de logements. Reste à

convaincre (voire contraindre) les

communes qui refusent le

logement social. »

Les Grands sites

ont de l’avenir

« Grand site de France :

St-Guilhem a déjà décroché le

précieux label. Navacelles, le lac

du Salagou et Minerve sont

engagés dans la démarche pour

l’obtenir. Le site Via Ensérune

vient de les rejoindre. L’Hérault a

fait le choix d’un tourisme

authentique et durable. »

Accros à l’écran

« Nos jeunes passent près de

quatre heures par jour devant un

écran, les garçons étant plus

« accros » que les filles. Le rôle

des parents est déterminant : ils

doivent rappeler que l’écran est

un outil. Il ne peut pas remplacer

l’échange avec l’autre. »

Croissance toxique

« La moitié des rivières

américaines sont en mauvaise

santé. En Chine c’est pire : 20 %

des cours d’eau sont tout

bonnement toxiques. En cause :

le développement des activités

économiques.

Certes, ces pays aff ichent une

forte croissance, mais ceci doit-il

se faire au détriment de la santé

et de la sécurité des citoyens ? »

Mai 2013 — 5


LA GROSSE ACTU

Béziers :

on creuse

au Tressol

Les travaux du giratoire Vincent-Badie entrent ce mois-ci dans une phase essentielle : le creusement

de la tranchée où passeront les deux voies sous le futur giratoire. Cette phase s’achèvera en décembre.

Ensuite : encore quinze mois de travaux pour une mise en service au printemps 2015.

2015

C’est la date à laquelle le

nouveau giratoire Vincent-Badie

sera terminé.

35 M€

C’est l’investissement

total du Département

sur cette opération

30 000

véhicules empruntent

chaque jour la RD 612.

6 —Mai 2013

Q

uel habitant du Biterrois n’est

pas resté coincé au moins une

fois dans les bouchons de la

rocade nord de Béziers ? Avec ses

30 000 véhicules par jour, cet axe routier

arrivait à saturation. C’est la raison

pour laquelle le Département a décidé

d’investir 35 M€ pour améliorer la fluidité

du trafic.

Heures de pointe

Le giratoire Vincent-Badie, appelé aussi

le Tressol, est un des « nœuds » les plus

problématiques de cette route,

aujourd’hui départementale. « La RD 612

est l’axe principal de pénétration dans

Béziers, explique Jean-Michel Du Plaa,

conseiller général du canton de Béziers

IV. La plupart des automobilistes

sortant de l’A 9 et de l’A 75 arrivent à ce

carrefour. Dans l’autre sens, tout le flux

de circulation du nord de Béziers qui veut

rejoindre l’A 9 transite par ici ». Il y a 15

ans, le nouveau centre hospitalier a été

construit dans le secteur et les zones

commerciales, de part et d’autre du giratoire,

n’ont cessé de s’agrandir. D’où un

trafic routier en constante augmentation

et les bouchons des heures de pointe.

Séparer les trafics

L’idée de ce nouveau rond-point Vincent-

Badie: séparer le trafic en transit (ceux

qui continuent leur chemin sur la RD 612)

et le trafic en desserte locale (Bézierscentre,

hôpital et zones commerciales). À

l’instar du giratoire du Zénith, à Montpellier,

le trafic en transit passera en deux

fois deux voies sous le giratoire en anneau

et le reste du trafic empruntera

l’anneau pour les diff érentes dessertes

locales (voir photos).


Aujourd'hui Printemps 2015

1

2 3

1 Au printemps 2015, le trafic s’écoulera de manière plus fluide, au nouveau giratoire

Vincent-Badie. — 2-3 Kléber Mesquida et Jean-Michel Du Plaa, acteurs du projet.

D’autres « nœuds »

Mais le Département a décidé d’agir sur

l’ensemble de cette rocade nord pour

améliorer la fluidité. C’est le cas de

l’échangeur de la Crouzette, près du

magasin Lapeyre. Les travaux, déjà bien

engagés, seront terminés avant l’été. Le

traitement des autres points noirs de

cette RD 612 est prévu. À la Montagnette,

les travaux pour supprimer les feux

et passer en deux fois deux voies vont

débuter à la fin de l’année. Fin 2014, ce

sera au tour du giratoire Edgar-Faure

d’être dénivelé et à la rocade nord d’être

doublée. Quant au giratoire de la Méditerranée,

les études sont en cours.

Route de Narbonne

Au sud de Béziers, sur la RD 609

(ex N 9), une opération de sécurisation

sera terminée avant l’été. En eff et, les

jonctions entre cette départementale,

la RD 64 et la toute proche RD 14 étaient

accidentogènes. C’est donc un rondpoint

et une bretelle supplémentaire

qui sont en cours de réalisation.

« Le Département investit sur son réseau

urbain, ici à Béziers sur Vincent-

Badie, tout comme il l’a fait sur la rocade

urbaine de Montpellier La Lyre – Clapiers,

résume Kléber Mesquida,

conseiller général de Saint-Pons-de-

Thomières, délégué aux routes. Ainsi, il

contribue au confort des usagers de la

route. » Et un trafic plus fluide, c’est un

trafic moins polluant !

Suivez l'évolution du chantier

sur herault.fr

rubrique « suivi de chantier »

A l’affi che

27 e Printemps

des comédiens

En mai, le Conseil général aff iche

le Printemps des comédiens.

Deuxième festival de théâtre en

France après celui d’Avignon, le

Printemps des comédiens a été

créé par le Conseil général de

l’Hérault en 1987. Il occupe

pendant trois semaines la totalité

de l’immense domaine d’O à

Montpellier (26 hectares). A

l’aff iche de l’édition 2013 : la

création de James Thierrée, Tabac

rouge, un Cyrano mis en scène

par Georges Lavaudant, ou un

très drôle Bestiaire d’amour écrit

par Jean-Claude Carrière et joué

par l’immense comédienne

Isabella Rossellini.

Infos : 04 67 63 66 66

Et comme d’habitude,

ça ne coûte rien

Chaque fois qu’il réalise une

campagne de communication, le

Département n’a pas à louer les

emplacements pour ses aff iches.

Pourquoi ? Parce que depuis des

années, le marché lancé pour le

réseau d’aff ichage prévoit une

clause très simple : sur chaque

panneau, une des deux faces est

mise à disposition gratuitement de

la collectivité. En plus, le marché

prévoit le versement par

l’entreprise d’une redevance

annuelle (l’entreprise Pisoni depuis

2011). Résultat : une communication

gratuite dans tout l’Hérault.

Mai 2013 — 7


SUIVIDEPROJETS

Lever de rideau

Bientôt les trois coups...

Culture, routes et développement économique : le Conseil général bâtit utile et durable.

Trois nouveaux chantiers à l’honneur : le théâtre Jean-Claude-Carrière à Montpellier,

la déviation au sud de Castries et l’écoparc de Lunel. Infos : herault.fr, rubrique « Suivi de projets ».

Montpellier

Unique en Europe :

un théâtre en bois

écoresponsable

Entre l’espace chapiteaux et la pinède, le théâtre

Jean-Claude-Carrière, entièrement démontable,

complète avec ses 600 places assises (ou 1 200

debout), l’off re culturelle du théâtre d’O (220 pl.)

et de l’amphithéâtre de plein air (1 800 pl.). « Même

en période de crise, notre rôle est de veiller à ce que

personne ne renonce à la culture. C’est notamment

possible grâce aux domaines départementaux, aux

domaines d’O et de Bayssan », explique André

Vezinhet, président du Conseil général. Spectacles,

conférences et séminaires pourront donc avoir lieu

dans cette nouvelle salle, réalisée par le cabinet A+

architecture. Fin des travaux : juin 2013. Inauguration

le 20 septembre. Reportage web : herault.fr

Projet avancé à

95 %

8 —Mai 2013


Lunel

Accueillir les entreprises,

une priorité du Département

Pour favoriser le développement économique, le Conseil

général met en place cinq écoparcs dans l’Hérault, dont un

basé à Lunel, aujourd’hui en phase d’études de

positionnement économique (cabinet Temah) et d’études

environnementales (Dreal et association Les Écologistes

de l’Euzière). Infos : herault.fr

Projet avancé à

15 %

Castries

Trafic en centre-ville allégé

Construction d’une voie de 4 km au sud de Castries,

depuis la RD 68/ Lien/ RD 65 à l’ouest, jusqu’à la RD 610 à

l’est ; d’un pont au-dessus de la rivière la Cadoule ; de

deux giratoires au sud et à l’est de la déviation, etc.

Etudes, débroussaillage, réalisés. Démarrage travaux

envisagés : 2014. Montant : 10 M€.

Projet avancé à

50 %

Mai 2013 — 9


COMMENT JE FAIS …

Je veux un jardin

sans arrosage,

comment y arriver ?

Créer un éden qui ne nécessite quasiment ni eau, ni tonte ou

désherbage : avec un peu de bon sens, le rêve peut devenir réalité.

N'

espérez pas voir pousser

cet hortensia qui vous a

tapé dans l’œil sur un terrain

calcaire exposé plein sud. Comme le

rappelle Denis Fraisier, paysagiste au

CAUE de l’Hérault, « notre région est

soumise à des extrêmes climatiques

avec des sols souvent ingrats. D’où

la nécessité de choisir des plantes

adaptées. »

Autrement dit, privilégiez les espèces

locales, résistant à la sécheresse et de

petite taille (pour une reprise plus

facile), sans oublier des variétés couvre-sol

à la place du gazon. « Il faut

d’abord aérer et retourner le sol en

profondeur puis l’enrichir en amendement

naturel, ce qui favorisera l’enracinement

et l’autonomie hydrique des

10 —Mai 2013

végétaux. » L’aménagement doit aussi

être réfléchi : groupez les plantes ayant

les mêmes besoins en eau, placez les

plus gourmandes à l’ombre et en zones

irriguées, comme le bas d'une pente,

et abritez-les du vent…

Une fois les plantations faites (de préférence

en automne), un paillage s’impose.

« Copeaux de bois ou paillage

minéral gardent le sol humide et limitent

la pousse des mauvaises herbes. »

Enfin, pour optimiser l’arrosage, mieux

vaut agir matin ou soir, avec modération

et si possible en récupérant l’eau

de pluie. A la clé : un jardin beau toute

l'année, mais aussi un gain de temps

et d’argent.

Témoignage

Jacqueline Thivet,

conseillère municipale

au cadre de vie, Montpeyroux

« A l’occasion d’une réflexion sur

nos espaces verts intégrant les

notions de développement

durable, nous avons choisi

d’utiliser le goutte-à-goutte autant

que possible et de planter des

essences méditerranéennes :

elles nécessitent moins

d’arrosage donc moins de

personnel, mais aussi peu de

traitements car elles résistent

mieux aux maladies que les

autres espèces. Economique et

écologique, cette démarche est

aussi esthétique et citoyenne :

nous essayons de sensibiliser les

habitants au respect des

plantations communales en vue

d’obtenir le label village fleuri. »

Pratique

Dans Quels

végétaux

pour

l’Hérault ?,

le Conseil

d'architecture,

d'urbanisme

et de

l'environnement

(CAUE) de l’Hérault présente

soixante valeurs sûres

appropriées au littoral, aux

plaines et au piémont héraultais.

Les végétaux y sont présentés par

tableaux répertoriant arbres,

arbustes, vivaces, plantes

grimpantes et couvre-sol

accompagnés de conseils de

plantation. Gratuit, ce mini-guide

de six pages est téléchargeable

sur le site herault.caue-lr.org,

rubrique « documentation ».

Contacts

CAUE de l'Hérault

19 rue Saint-Louis

34 000 Montpellier

Tél. : 04 99 133 700

caueherault@caue34.fr


UNE ACTION, UNE IMAGE

L’Agenda 21 du Conseil général

Pour quoi faire ?

Sommet de la Terre de Rio, 1992 : 173 chefs d’Etat s’accordent sur la nécessité de sauvegarder la planète.

Ils adoptent l’Agenda 21, un plan d’actions destiné à assurer un avenir durable pour le XXI e siècle. Dès

2003, le Conseil général de l’Hérault met en place son Agenda 21, distingué trois fois par l’attribution

des Rubans du développement durable et par la reconnaissance du ministère de l’Ecologie.

Plus d’infos : herault.fr

Mai 2013 — 11


EN DIRECT DES CANTONS

Du nouveau pour

mieux vivre en Hérault

Routes, entretien du patrimoine, logements, écoles, protection de

l’environnement… Le Conseil général intervient sur tout le territoire.

Objectif : améliorer la qualité de vie des Héraultais.

Traversée du village sécurisée

Les travaux de création de trottoirs, de

places de stationnement, de réfection de

la chaussée et d’aménagements spécifiques

ont duré cinq mois. Ils permettent

de faciliter la circulation et la traversée du

village, de ralentir la vitesse des véhicules

et sécuriser les intersections.

55 %

de financement du Département

800 m

de travaux réalisés

12 —Mai 2013

Nouvelle cuisine

pour huit collèges

Dès la rentrée 2013 cette Unité de

production culinaire confectionnera

2 000 repas/ jour pour huit collèges du

Biterrois. Comme les autres UPC elle

appliquera la politique de haute qualité

alimentaire : approvisionnement,

équilibre nutritionnel, actions éducatives,

dimension environnementale.

5 000

repas par jour : capacité de production

maximale

Une micro-crèche très

attendue

Dans un bâtiment construit avec la

possibilité d’une extension, cette

micro-crèche peut désormais accueillir

dix enfants de 3 mois à 3 ans. Elle a été

financée conjointement par le

Département, la Caf et la commune.

23

familles concernées

4

emplois créés

Plus d’info :

herault.fr

Cruzy

Puisserguier

Bédarieux

Cazouls-lès-Béziers


Belle caserne

Pour mieux répondre aux exigences de

service public de secours et d’incendie,

ce nouvel établissement de 1 000 m2 est

construit en partenariat avec la ville dans

l’intérêt des 11 000 habitants répartis sur

huit communes. Cette caserne abrite

quarante-cinq pompiers volontaires et

six professionnels.

50 %

de financement du Département

1 000

interventions par an

Voie verte sur le tracé

de la Via Domitia

Aménagée par le Département, cette

voie verte relie Montbazin à Poussan, en

empruntant une voie ferrée qui reliait

jadis Agde à Montpellier. Vous longez les

vignes, et voyagez dans une zone

habitée par l’homme depuis 4 000 ans,

jusqu’à Poussan, en longeant aussi la Via

Domitia, entre garrigue et étang. Tout un

patrimoine naturel et culturel à

découvrir.

3 km

de voie verte aménagés

Les plus fleuris des villages !

Remise des prix du concours "Cadre de vie

- Villes et villages fleuris". Un concours qui

connaît un vif succès : critère végétal mais

aussi engagement dans une démarche de

développement durable. Gestion

raisonnée de l’eau, des pesticides,

aménagement des espaces publics et du

cadre de vie, liaisons douces sont autant

de critères de sélection.

28

communes labellisées dans l’Hérault

1959

date de création du concours

Montbazin

Poussan

Jacou

Montpellier

Mireval

Mauguio

Nouveaux logements locatifs

Hérault Habitat ouvre le 18 juin une

nouvelle résidence BBC (Bâtiment basse

consommation) et HQE (Haute qualité

environnementale). La Devinière

proposera 28 logements dont 4

individuels et 10 accessibles en PSLA

(prêt social locatif aidé).

30 %

d’aide départementale

20

entreprises réalisent le chantier

Extension de la maison

de la petite enfance

Après une première tranche de travaux,

une deuxième étape portant sur

l’extension de la maison de la petite

enfance Sabine-Zlatin permet d’élargir

sa capacité d’accueil. Le Département

a participé à chaque opération

dans le cadre de sa politique d’aide

aux communes.

45

places en accueil collectif

12

places en accueil familial

Résidence toute neuve

Les Narcisses, toute nouvelle résidence

réalisée par Hérault Habitat, s’organise

en trois bâtiments autour d’une place

piétonne, assurant la desserte de 33

logements répartis en 7 T2, 13 T3 et 13 T4.

Les travaux de construction ont été

réalisés selon les critères BBC.

4 059 807 €

coût global de l’opération

Mai 2013 — 13


LA VIE D’ÉLU

Pierre Maurel

Eduquer avant tout !

Pierre Maurel est vice-président du Conseil général, délégué

à l’éducation pour tous. Il œuvre à améliorer les conditions de travail

des collégiens. Mais pas seulement.

14 —Mai 2013

Se souvenir

« Avec les collégiens lauréats du concours

national de la Résistance. Grand moment

d’émotion, lorsqu’ils ont ranimé la flamme du

Soldat inconnu sous l’Arc de triomphe à Paris. »


S’engager

« Le collège Las-Cazes à Montpellier a reçu le

label collège durable. C’est le cinquième du

Département dont les élèves se sont investis

dans de nombreuses actions de préservation

de l’environnement. »

Harmoniser

« Dans sa démarche HQA (Haute qualité

alimentaire) le Département a pour objectif

d’off rir à tous les collégiens déjeunant à la

cantine une alimentation saine et équilibrée,

au même prix. »

Communiquer

« Au collège Jean-Moulin à Sète : nous

soutenons un projet expérimental de clé

numérique permettant aux collégiens

d'apprendre en s'amusant, tout en ayant un

cartable moins lourd. »

Améliorer

« J’ai à cœur de suivre de près le chantier de la

RD 65 reliant Clapiers à Montpellier. Avec une

protection sonore pour les riverains, la

circulation sera facilitée et assurera la sécurité

des usagers. »

Mai 2013 — 15


L’urbain

dominant

SONNETTE D’ALARME

Pour André Vezinhet, le projet Acte III de la décentralisation risque

d’aboutir en réalité à concentration des pouvoirs dans les villes,

au détriment des espaces ruraux.

André Vezinhet, président

du Conseil général de l’Hérault

« L’avenir sera

au combat

pour le maintien

de nos

espaces

ruraux, pour

le maintien de

nos politiques

de proximité. »

16 —Mai 2013

Communes

en danger

« On va assister à la création de grandes

métropoles qui concentreront les compétences

de toutes les autres collectivités

existantes. L’argument souvent

avancé de favoriser les « économies

d’échelle » est fallacieux et ne sert qu’à

caresser l’opinion publique dans le sens

du poil. La logique implacable de cette

loi est de favoriser les métropoles au

détriment des espaces ruraux. Plus globalement,

ce projet, qui sera examiné

par les députés et sénateurs en plusieurs

étapes dans les semaines qui

viennent, risque de remettre en cause

l'existence même de chaque collectivité.

Avec le principe de « chef de file », on

créée un système de poupées gigognes

qui aboutira à un rapport de dépendance

entre Région, Département et

communes. L’eff et produit sera l’accentuation

des inégalités territoriales,

notamment entre l’urbain et le rural. »

Cultivons nos

diff érences !

« Il faut faire confiance aux élus locaux

en les laissant s’organiser. Ce projet de

loi qui élimine les compétences des

Communes et des Départements

oublie un élément essentiel : les territoires

sont très divers et ne peuvent

pas sortir renforcés d’un texte qui irait

trop loin dans la définition du rôle des

uns et des autres. Si la voix de nos territoires

n’était pas entendue, l’avenir

sera au combat pour le maintien de

nos espaces ruraux, pour le maintien

de nos politiques de proximité et pour

éviter la désertification rurale. Nous

serons des acteurs incontournables de

ce débat car la place qu’occupent les

Départements dans le paysage politique

français et la pertinence de leurs

compétences ne sont pas prêtes de

s’éteindre. »


Un toit pour

tous les Héraultais

AGIR POUR DEMAIN

Comment accéder à un logement ou le conserver en ayant de

faibles ressources ? La réponse se trouve dans le Fonds de solidarité

logement, un dispositif clé piloté par le Conseil général.

A

voir un toit : un droit élémentaire

parfois hors de portée.

« La part du logement dans le

budget des ménages modestes s’accroît,

si bien que certains ne peuvent plus

payer leurs factures énergétiques et doivent

réduire des postes essentiels

comme l’alimentation ou la santé pour

faire face à la hausse des loyers et du

coût de l’énergie », déplore Pierre Guiraud,

vice-président du Conseil général

délégué au logement social et à la politique

foncière. Afin d’enrayer cette spirale

infernale, le Conseil général développe

une politique active en faveur de l’habitat

social et du logement des personnes

défavorisées.

Prêt et accompagnement

« Le Département gère le Fonds social

du logement, poursuit Pierre Guiraud,

un dispositif qui aide les moins nantis à

Pierre Guiraud

accéder à un logement ou à le garder. »

Concrètement, le FSL peut leur accorder

un prêt sans intérêts ou une subvention

permettant de couvrir soit les

frais d’entrée (caution, loyers d’avance,

assurance, ouverture des compteurs…),

soit les impayés (loyer, gaz, électricité,

eau et téléphone). Parallèlement, il finance

la mise en œuvre de mesures

d’accompagnement social (recherche

de logement, installation…). Il finance

aussi des actions visant à réhabiliter le

logement et/ou à maîtriser la consommation

d’énergie ainsi que des démarches

de médiation pour lutter contre

l’inconfort de certains habitats.

Aide aux charges

Réservé à l’origine aux seuls locataires,

le FSL a été étendu aux propriétaires

occupants en diff iculté. Son attribution

dépend du montant des ressources.

« La part du logement dans le

budget des ménages modestes

s’accroît : certains ne peuvent plus

payer leurs factures ou doivent

réduire des postes comme

l’alimentation ou la santé. »

Celles-ci doivent être faibles mais suff isamment

élevées pour garantir une relative

autonomie. Le logement, lui, doit

être le plus adapté possible à la situation

financière et familiale des demandeurs.

« En 2012, conclut Pierre Guiraud,

12 175 ménages ont bénéficié des aides

financières directes du FSL à hauteur de

8,5 millions d’euros. Sur ce total, 3,3

millions ont été consacrés au maintien

des prestations de gaz, eau ou électricité.

Les accords sur les dettes de loyer

se stabilisent depuis plusieurs années

autour de 1 million d’euros. »

Espace logement Hérault,

59, rue de Fès - 34080 Montpellier

Tél : 04 67 67 78 00

Mai 2013 — 17


UN ÉLU, UN CANTON

Situés à Roujan, le château et l'abbaye de Cassan sont au cœur

d’un grand projet de développement du patrimoine viticole

et architectural. Ce centre économique et touristique

est soutenu par de nombreux partenaires dont le Département.

Francis Boutes

dans son canton

de Roujan

Depuis son élection comme conseiller général en 1988, Francis

Boutes accompagne les projets portés par le Département et la

communauté de communes dans le canton de Roujan.

18 —Mai 2013


Roquessels

Magalas

Gabian

Fouzilhon

Le futur collège de Roujan ouvre ses portes à la rentrée 2014.

Equipé d’une chauff erie bois et de panneaux photovoltaïques,

il pourra accueillir jusqu’à 500 élèves venant

de onze communes environnantes.

Fos

Montesquieu

Pouzolles

Margon

Vailhan

Neffiès

Roujan

Le canton de Roujan

11

communes dans le canton

8 000

habitants

A Pouzolles, le centre pour handicapés géré par l’association Sésame Autisme

accueille une quarantaine de pensionnaires. Une réalisation que le Département

soutient en participant aux frais de prise en charge.

Le pont d’Agde, à la sortie de Magalas en direction de Béziers,

a été totalement rénové par le Conseil général.

Elargi, conforté et sécurisé, il permet désormais

aux usagers de circuler dans de meilleures conditions.

Mai 2013 — 19


EXPRESSION LIBRE

Ces propos sont sous la stricte responsabilité de leurs auteurs. Loi de démocratie de proximité

(27/02/2002)

Groupe d’opposition de Droite

Groupe Démocratie et République

Le développement

économique,

c’est la première solidarité

Garantir à nos concitoyens l’aide

dont ils ont besoin au moment où ils

traversent une éprouvante crise est

l’expression d’une volonté politique

qui ne peut pas être remise en cause.

Elle constitue l’un des principes qui

organisent notre société en créant

un lien de solidarité entre les générations

et entre les territoires.

Mais, il faut aussi - c’est la conviction

des élus du groupe « Démocratie et

République » - assurer aux entreprises,

qui contribuent au développement

économique de nos territoires

et à la création d’emplois, les conditions

de leur essor. Aucune sortie de

crise ne peut être envisagée sans

que la question de la création d’emplois

ne trouve auprès des collectivités

territoriales et de l’Etat des

réponses concrêtes débarrassées

des traces des vieux clivages.

Il est donc primordial que le Conseil

général de l’Hérault renforce encore

aujourd’hui sa présence auprès des

entreprises, qu’il favorise leur développement,

qu’il encourage leur

innovation et suscite leur mise en

réseau. Il s’agit là d’une volonté politique

qui devra être plus fortement

exprimée.

L’assemblée départementale serait

fautive si elle renonçait à cette ambition.

Cette dernière porte une exigence

: le Conseil général de

l’Hérault devra dépasser la fonction

strictement sociale à laquelle l’Etat

entend le limiter. Il devra faire

demain encore la preuve de son

pouvoir d’initiative et de sa capacité

à construire l’avenir des Héraultaises

et des Héraultais.

Sebastien Frey,

Président du Groupe

20 —Mai 2012

Groupe communiste

Une VI e République pour

redonner le pouvoir au peuple !

Les aff aires se suivent, se ressemblent

et aff aiblissent la représentation

politique de notre pays. Les citoyens

sont en colère alors qu’ils vivent pour

une grande majorité d’entre eux dans

l’angoisse des lendemains, dans la peur

du chômage et redoutent, pour eux et

leurs familles, la dégringolade sociale.

Ils sont inquiets, à juste titre, de

l’eff acement d’une République qui

sombre dans l’aff airisme, dans l’argent

facile pour quelques-uns qui cumulent

notoriété, richesse, surface médiatique

et pouvoir, comme si tout leur était

permis.

Oui, notre ennemi commun, c’est le

monde de la finance sans limite, le

règne du profit éhonté, le luxe clinquant

de ceux qui prospèrent sur la

misère du monde comme aurait Pierre

Bourdieu !

Ceux des hommes publics qui tirent

parti de leur situation d’élu pour leur

compte personnel sont pourtant une

infime minorité, et il nous apparaît

dangereux pour l’avenir même de notre

démocratie deder à la tentation

de les englober tous dans le même

jugement.

Pour autant, nous ne pensons pas

qu’une simple moralisation de la vie

politique soit suff isante pour garantir

notre pays des dérives constatées, c’est

à une véritable révolution institutionnelle

que nous devons nous atteler afin

de briser les logiques actuelles, c’est

pourquoi nous appelons à dépasser

le cadre « présidentialiste » de notre

Constitution pour une VI e République :

- Non-cumul intégral des mandats à

tous les échelons

- Référendum d’initiative populaire

- Proportionnelle à toutes les élections,

seul système simple qui garantisse la

parité

- Possibilité de révocation des élus

en cours de mandat par référendum

populaire…

Il s’agit de redonner aux citoyens la

pleine maîtrise du processus démocratique

dont ils se sentent aujourd’hui

dépossédés.

François Liberti,

Président du Groupe

Groupe majoritaire socialistes

et apparentés

Le Département réclame

son dû à l’Etat

Depuis plusieurs années, le Conseil

général reproche au Gouvernement

de ne pas compenser financièrement

les nouvelles compétences et

les transferts de charges confiées

aux départements : RSA, APA, PCH,

TOS, SDIS, routes nationales, fonds

sociaux. Le montant des charges

non compensées s’élève à 731 M€.

Nous dénonçons régulièrement les

dérives de l’Acte II de la décentralisation

sous le gouvernement Raff arin,

qui par une succession de transferts

de charges de l’Etat, asphyxient les

collectivités territoriales et fragilisent

leurs budgets. Dans le même temps,

les dotations de l’Etat et les recettes

fiscales diminuent.

A cette conjoncture, s’ajoute une

grave crise financière, économique

et sociale. Le pouvoir d’achat baisse,

le nombre de chômeurs et de travailleurs

précaires augmente, la

dette publique explose, la protection

sociale est fragilisée. Dans ce

contexte de crise générale, les élus

de la majorité départementale sont

déterminés à continuer leur combat

pour que le Département puisse

assumer ses compétences obligatoires

et ses priorités en termes de politiques

publiques. Les valeurs de

liberté, d’égalité, de justice sociale et

de solidarité sont les moteurs de

notre action.

L’augmentation de la fiscalité ne

peut pas être une solution en ce

temps de crise. C’est pourquoi le

Conseil général de l’Hérault, à l’instar

d’autres exécutifs départementaux,

réclame son dû à l’Etat, parce que

notre ambition est de redonner un

sens à la décentralisation, protéger

l’humain et organiser la solidarité.

Kleber Mesquida,

Président du Groupe


VOTRE AVIS SUR

François Liberti

Faut-il en priorité

acheter français ?

Courses alimentaires, électroménager, véhicules, textiles,

électronique… Achetez-vous en priorité français ? Ou cela vous est

égal ? Venez nous l’expliquer sur herault.fr ! Un site 100 % local !

N

os emplettes sont nos

emplois ». Un slogan diff usé

dans les années 90 par les

Chambres de commerce et d’industrie,

toujours d’actualité. Car nos producteurs

et industriels tirent la langue. Le

problème, c’est que le consommateur

français vit à l’économie. Son pouvoir

d’achat fait grise mine. Et comme nos

produits « made in France » ne peuvent

souvent pas concurrencer ceux des

pays où les coûts de production sont

très inférieurs... Le choix est vite fait.

Une solution ? « Il faut changer les

règles financières du commerce international

», martèle François Liberti,

conseiller général du canton de Sète II.

« Aujourd’hui, la priorité devrait être

de mettre à portée de tous des produits

de qualité. Mais le critère, c’est le

fric ! La rentabilité à n’importe quelle

« Plus on va chercher loin les

biens de consommation, plus on

alourdit la charge environnementale.

Les transports

aggravant la facture carbone… »

F. Liberti, conseiller général canton Sète II

condition… Il faut développer les circuits

courts, mettre en valeur les

potentiels des territoires, faciliter la

consommation sur place pour développer

l’économie non délocalisable ».

Mais on ne peut pas tout acheter français,

si ? Eh non. Comme le fait remarquer

François Liberti « Il ne faut pas

non plus s’enfermer dans l’autarcie.

On ne va pas produire des bananes

autour du bassin de Thau ! » Et ce

serait dommage de s’en priver. C’est

bon, les bananes.

D’accord?

Pas d’accord?

« Finis les

écrans plats,

PC, tablettes,

iPhones… »

« L’économie locale avant tout !

Encore faut-il être sûr de l’origine

des produits de base des marques

françaises. Ex : l’aff aire des

lasagnes au cheval. »

Karim, 28 ans

« À Béziers, il existe un marché

couvert quotidien qui regroupe

les producteurs locaux (fruits,

légumes, viande, fromage, pain,

confiture, œufs...). Tarif au prix

producteur, non saigné par la

grande distribution. »

Nicole, 45 ans

« Je suis étudiante (donc fauchée).

Pourtant, plus de 80 % de ce que

j’achète est fabriqué ou

transformé en France. Je m’en

sors pour 20 €/semaine.

Saïda, 21 ans

« Entre une bonne marque de

machine à laver polonaise à 499 €

et une française à 600 €, le choix

est vite fait, non ? »

Roger, 52 ans

« Quoi !? Oublier les écrans plats,

PC, tablettes, iPhones, la plupart

des fringues bon marché ? Même

pas en rêve… »

Marion, 27 ans

Et vous ? Regardez-vous

la provenance d’un produit

avant de l’acheter ?

Donnez votre avis

sur herault.fr.

On vous y attend…

Appel à témoin

Le mois prochain : Pour ou contre

supprimer les allocations

familiales aux « plus riches » ?

Envoyez textes, vidéos, mp3…

sur www3.herault.fr/debat.

Mai 2013 — 21


PORTRAIT D’ÉLU

Jean-Michel Du Plaa

Monsieur solidarité

Conseiller général du IV e canton de Béziers depuis 2004,

Jean-Michel Du Plaa est vice-président délégué à la solidarité, aux

personnes âgées et aux personnes handicapées. Une action au cœur

des compétences du Département qui y consacre 56 % de son

budget. L’élu du Biterrois défend aussi âprement l’équité territoriale.

22 —Mai 2013


Ma madeleine de Proust

La saveur et le goût un peu amer

des galettes de sarrasin

« A Cancale en Bretagne, chez ma grand-mère,

pas question de manger de la viande le

vendredi. C’était jour « maigre ». Pour ma sœur et

moi, c’était plutôt jour de fête. Le menu

comportait exclusivement des galettes de

sarrasin, la « farine du pauvre ». Ce blé noir

pousse sur les terres bretonnes peu fertiles et a

été ramené, disait-on, par les chevaliers

revenant des croisades. Le goût un peu amer du

sarrasin, du beurre salé fondant dans la galette

et de l’œuf qu’on y cassait avaient pour moi une

saveur qu’aucune crêperie d’aujourd’hui ne

parvient à restituer. »

Ma citation

Résister

« Résister c’est créer. Créer c’est résister.»

Stéphane Hessel. 60e anniversaire des « Jours Heureux ». Programme du Conseil national de la

Résistance. 8 mars 2004.

Dans ma bibliothèque

Les Ignorants, une BD savoureuse,

véritable roman d’initiation d’Etienne

Davodeau et de Richard Leroy. L’un est

auteur de BD et ne connaît pas grand-chose

au monde du vin, l’autre est vigneron et n’a

jamais lu de BD. Chacun va pénétrer le

monde de l’autre… Après moult

dégustations et pas mal d’albums, les deux

hommes découvrent que les livres et le vin

ont le pouvoir nécessaire et précieux de

rapprocher les hommes. Une initiation

croisée palpitante et incontournable !

Danse avec le siècle de Stéphane Hessel.

Un livre de souvenirs, toute une vie écrite

comme un roman ou un poème. Il raconte

un parcours à la fois simple et héroïque. De

l’Allemagne de son enfance à la France de la

Résistance, de Buchenwald aux

Nations-Unies, de l’Afrique à la Palestine,

des sans-papiers à Indignez vous, non

conformiste, homme de conviction et

d’engagements, Stéphane Hessel a toujours

su garder humilité, simplicité, lucidité

et générosité.

Coup de cœur

Coup de gueule !

« Je suis heureux et

ému d’avoir remis la distinction

de Citoyenne d’honneur de

l’Hérault à Fatoumata Diawara.

Chanteuse, interprète et actrice

malienne, elle a convaincu une

trentaine d’artistes africains

d’enregistrer le titre Mali Ko la

Paix, pour défendre le Mali dans la

dignité de sa culture et son

histoire. Accueillie à SortieOuest

le 23 mars, cette grande dame a

ébloui le public. »

« Je ne supporte pas

le discours

sur « l’assistanat »

qui serait le cancer social

rongeant notre pays, avec la

fraude. Des milliers de nos

concitoyens en grande précarité

se refusent à faire valoir leurs

droits de peur d’être stigmatisés,

parce qu’ils « ne veulent pas la

charité ». Le non-recours aux

aides et prestations dues est bien

supérieur à la fraude dénoncée !

Pour le seul RSA, c’est 5,6 milliards

d’euros qui ne sont ni réclamés, ni

versés. Résultat : il y a toujours

plus de gens sous le seuil de

pauvreté. »

« L’expulsion d’une

maison de retraite

d’une personne âgée, car sa

famille ne réglait pas ses frais

de séjour. »

« L’interpellation en

pleine classe d’une

fillette de cinq ans par la police

municipale de son village parce

que ses parents, séparés,

n’avaient pas payé la cantine.

Notre société perd la tête !

Autant de raisons de s’indigner ! »

Mai 2013 — 23


MON CANTON, C’EST LE PLUS BEAU

Lodève

Entre mer et Larzac

Cité romaine, puis colonie latine, Luteva devient manufacture royale sous Louis XV.

Au-dede Lodève, ville-étape du sentier de Compostelle, c’est tout le canton

qui est pétri d’Histoire. Marie-Christine Bousquet nous guide.

24 —Mai 2013

Ma carte postale, Lodève, « ville paysage », vue du belvédère de l’A 75.


Marie-Christine Bousquet,

conseillère générale du canton de Lodève depuis 2002

Ma balade

Le prieuré Saint-Michel-de-Grandmont

Situé sur les communes de St-Privat et Soumont,

ce prieuré du XII e -XIII e siècle est classé

monument historique. Il est l’unique monastère

de l’Ordre de Grandmont qui subsiste dans son

intégralité. Le prieuré est entouré d’un parc

de 30 hectares peuplé de cerfs et de biches et

surplombe la vallée de l’Hérault. Il abrite aussi

des dolmens vieux de 5 000 ans. Pour y accéder :

A 75 sortie Lodève et D 153 direction Le Prieuré.

prieure-grandmont.fr

Les bons plans

La grotte de Labeil

à Lauroux

Ses particularités : une rivière

souterraine et des couleurs

magnifiques. À découvrir en visite

guidée ou safari familial.

Infos : grotte-de-labeil.com

04 67 96 49 47.

Le cirque du Boutdu

-Monde

Témoin de l’histoire du canton,

l’ancienne voie romaine est

aujourd’hui un circuit de

randonnée facile et très apprécié.

Accessible à partir de Saint-Etienne-de-Gourgas

ou Soubès,

il off re une vue magnifique

sur le cirque du Bout-du-Monde.

Fiche complète sur

randonnee.cevenole.free.fr

L’insolite

Une fois dans l’ancienne

apothicairerie de l’hôpital

Saint-Jean de Lodève, le voyage

dans le temps est garanti !

Boiseries en noyer, alignements

de pots en porcelaine (plus de

cent), mobilier de préparation,

fourneau en fonte, commodes,

fauteuils et tableaux du XVIII e , etc.

Des visites par groupes de 25

personnes sont organisées avec

Marie-Pierre Nougaret et Marie

Vaissières, guides-conférenciers.

Infos : off ice du tourisme

du Lodévois et Larzac

04 67 88 86 44.

Le marché de Lodève

Chaque samedi matin, c’est un

marché haut en couleur qui

investit la place de la République,

le boulevard de la Liberté

et la rue Neuve-des-Marchés.

On y vient de loin !

Mai 2013 — 25


26 —Mai 2013

Arabesques, ce sont les

rencontres des arts du monde

arabe, à Montpellier.

Cette 8 e édition rend hommage aux Chibanis,

ces travailleurs maghrébins « invités » en

France pendant les Trente glorieuses. Du 13 au

19 mai, de nombreux rendez-vous sont

programmés au Domaine d’O, à pierresvives

et en ville : films au cinéma Diagonal, expo

photos à l’hôtel Mercure, déambulations aux

Halles de la Paillade, à la gare et sur la

Comédie. Temps fort du festival : « Chœurs de

Cordoue », avec Souad Massi et Eric

Fernandez (lire interview ci-contre), les

concerts de Zaho, de Gnawa Diff usion et

d’Omar Bashir. Le set électroriental de DJ

Mohand, les mix de DJ Van et de Rémy Kolpa

Kopoul, les calligraphies lumineuses de

Kaalam.

Détails et programme complets

sur festivalarabesques.fr

et au 04 99 77 00 17


« J’adore Paris,

j’adore la culture française,

mais quelque part, je sais

que je ne suis pas chez moi. Mes

origines me le rappellent »

Souad Massi

Vous chantez en quatre langues et

empruntez de nombreux styles

musicaux (chaâbi, rock, country, fado,

musique arabo-andalouse). Vous

devez être la bête noire des disquaires !

Non, je ne pense pas ! Vous savez, j’ai

grandi dans un pays au carrefour des

cultures européenne, orientale et africaine,

alors je traduis ça dans ma musique.

Je suis une artiste libre et je ne veux pas

m’enfermer dans un style. Je ne pense

pas que ça perturbe les gens.

Au début des années 2000, on

vous a qualifié de porte-parole

de la jeunesse algérienne.

Etiez-vous d’accord avec ça ?

Non, je ne me considérais pas comme ça.

Quand on est artiste, on est exposé et on

devient malgré soi un symbole. Je ne

peux pas empêcher les gens de dire ce

qu’ils veulent, même si je dois bien

l’avouer ça m’a fait plaisir !

L’INVITÉE

Souad

Massi

Après l’Australie, la chanteuse d’origine algérienne pose son étui

de guitare à Montpellier. Elle répond à l’invitation d’Arabesques et

d'Habib Dechraoui où elle présente « Chœurs de Cordoue », avec

une danseuse et quatre musiciens, dont le génial Eric Fernandez.

Aujourd’hui, vous sentez-vous une

porte-parole ? Et si oui, de qui ?

Je ne cherche pas à l’être. Quand je rencontre

des gens qui me disent « Je suis

passé par une période diff icile et vous

m’avez accompagné », c’est ma plus belle

récompense, ça me touche énormément

et je suis fière de ça.

Vous avez dit que l’exil vous avait

beaucoup porté à écrire sur la nostalgie.

Vous sentez-vous encore en

exil, aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je vis à Paris et je vais être

franche : je me sens bien en France. J’adore

Paris, j’adore la culture française, l’architecture…

Mais quelque part, je sais que

je ne suis pas chez moi. Mes origines me

le rappellent, certaines personnes me le

font bien sentir aussi, par un regard ou

des paroles. Ça existe toujours mais bon,

j’arrive à dépasser ça.

Vous êtes invitée à Arabesques, le festival

des arts du monde arabe. C’est

important, dans ces temps de repli, de

méfiance de l’autre, de lui partager sa

culture ?

Oui, c’est une richesse et ça rapproche. Je

vais vous donner un exemple : dans mon

immeuble, il y a eu un cambriolage, commis

par des hommes en uniforme de travailleurs,

en plein jour. Comme personne

ne se parle, personne ne savait si le voisin

était bien là ou pas. Et personne n’a bougé.

On devient tous étrangers, on a peur

de l’autre, on se parle pas. C’est le mode

de vie qui nous éloigne les uns des

autres.

Dans cette édition 2013 d’Arabesques,

les Chibanis sont à l’honneur. Ça vous

inspire quoi ?

Aaah, les anciens… J’ai beaucoup de respect

pour eux, ils représentent les racines,

la source, l’Histoire. Surtout ceux qui sont

venus avant nous en France. Ils ont eu la

vie dure. J’en sais quelque chose : mon

grand-père est venu à 17 ans bosser dans

le bâtiment, il a eu beaucoup de galères, il

a beaucoup souff ert.

À quoi doit s’attendre le public

héraultais ?

Je vais venir avec Chœur de Cordoue,

un spectacle jamais joué à Montpellier.

On va raconter l’histoire de Cordoue,

avec de la danse et de la musique andalouse.

Et sans me vanter, je pense qu’ils

vont aimer ! (rires)

Mai 2013 — 27


LA FICHE BIODIVERSITÉ

Une rareté : la pie-grièche

à poitrine rose

Seulement vingt couples en France : c’est l’un des passereaux

nicheurs les plus menacés. Il vit surtout dans l’Hérault.

Dernier bastion

Le Languedoc-Roussillon est aujourd’hui le dernier

à accueillir cet oiseau, pourtant commun en France

il y a encore 50 ans. L’Hérault héberge d’ailleurs près

de 95 % de sa population française. Cette espèce a

besoin d’arbres de grande taille (platane, frêne…)

proches d’espaces ouverts (vignoble, friches,

prairies, …) riches en insectes pour se nourrir

et mener à bien l’élevage des jeunes.

Œufs

La femelle pond entre 4 et 6 œufs

au printemps.

28 —Mai 2013

Dans les grands arbres

Cette espèce niche essentiellement

dans les arbres de bonne hauteur,

comme les platanes, aux abords de

nos villages. En 2010, une charte pour

la conservation de l’habitat de la

pie-grièche à poitrine rose a été signée

entre le Conseil général et la Ligue de

protection des oiseaux de l'Hérault

(LPO). Cette convention prévoit une

gestion raisonnée de l’élagage des

platanes (pas de tailles de branches

entre le 1er avril et le 15 août, hormis

pour des raisons de sécurité) ainsi que

leur remplacement après abattage.

8 200 km

C’est la distance que ce migrateur

parcourt en deux mois pour venir

nicher en France.

Protection

Protégée en France depuis

1976, la pie-grièche à poitrine

rose fait l’objet d’un Plan

régional d’actions depuis

2008. Un Plan national

d’actions est lancé en 2013.

Hiver

Elle passe l’hiver dans le sud

de l’Afrique, essentiellement

en Namibie et au Botswana.

Indicateur de qualité

Le maintien de pratiques agricoles

respectueuses de l’environnement,

la préservation de ses arbres de nidification,

de ses lieux d’alimentation, sont une nécessité

pour garantir l’avenir de cet oiseau

insectivore et la qualité environnementale

de notre territoire.

25 ans

C’est la durée de la fidélité de cet oiseau

à ses secteurs de reproduction en

Languedoc-Roussillon. Ces sites sont

aujourd’hui répertoriés et protégés.

Empalement

Comme les autres espèces

de pies-grièches, elle peut

accrocher ses proies,

notamment des insectes,

aux épines dont sont munis

certains arbres comme

le prunellier, l’aubépine...

60 %

C’est la chute de ses

eff ectifs en France

depuis 50 ans.

Source : Plan national d’actions pour la pie-grièche

à poitrine rose (Lanius Minor), Méridionalis 2012


SPECTACLES

SORTIR

Je sais plein de Choses de la Cie Atipik,

un des nombreux spectacles

de Saperlipopette pour les plus petits.

Saperlipopette,

pour petites et

grandes personnes

Il est de retour : le festival Saperlipopette revient

enchanter son public. Cette année, du 26 avril

au 26 mai, c’est vingt-six compagnies et cent

quatre-vingt dix-sept artistes, cent vingt-deux

représentations au Domaine d’O à Montpellier,

à SortieOuest à Béziers et dans vingt et une

communes du département. Il y a forcément

un spectacle près de chez vous !

En savoir plus :

domaine-do-34.eu

Mai 2013 — 29


SORTIR

Dimanche 5 mai

Gignac

Orchestre départemental

en concert

Musiques de films ou pièces plus

classiques sont proposées par l’Orchestre

départemental amateur de l’Hérault.

Encadré par des professionnels et

composé d’une cinquantaine de musiciens

et instrumentistes de tous âges, il se

produira à 18 h au Sonambule.

Rens. : 04 67 45 71 10

et www.heraultmusiquedanse.fr

Mardi 28 mai

Montpellier Pierresvives

En voyage à la cime des arbres

Conférence de Francis Hallé sur son

expédition au Laos portant sur la

canopée de la forêt tropicale et ses

particularités. Une mine d’informations

pour l’avenir de notre planète.

À 20 h dans le cadre de la

programmation de la Maison

départementale de l’environnement.

Sur inscription.

Rens. : 04 99 62 09 40

30 —Mai 2013

Les Rives

Campagne

Lodève

Gignac

Montpellier

Béziers

Gratuit

ou presque

Jeune

public

Accessible

handicap

Balarucles-Bains

Mèze

Sète

Du 3 au 19 mai

Balaruc-les-Bains

1ère édition du salon

international de pastel

Grand rassemblement des pastellistes

professionnels et amateurs autour du

pastel sec. Au village de vacances

« Solehau », expositions, stages et ateliers

de formation et de perfectionnement avec

des artistes reconnus. Nombreux prix pour

les pastellistes les plus méritants !

Rens. : 06 52 87 02 02

et http://pastel-balaruc.com

Samedi 4 mai

Campagne

Vin à la fête !

12e édition de Vérévin : 10 vignerons,

10 groupes musicaux, et un circuit festif

dans tout le village. Dégustations,

animations avec souff leur de verre,

expo de vélos anciens, de vieux outils,

travail du maréchal-ferrant, balades

animées, retraite aux flambeaux

et feu d’artifice final.

Rens. : 06 21 18 47 48 et verevin.fr

Jusqu’à fin juillet

Montpellier pierresvives

Re-cycle, une exposition

du Maxxi de Rome

« Re-Cycle – Stratégies pour l’architecture,

la ville et la planète », une expo conçue et

produite par le Musée des arts du XXIe siècle architecture, dans le cadre du

partenariat entre pierresvives et ce musée

italien dessiné également par la grande

architecte Zaha Hadid.

Rens. : 04 67 67 30 00

et pierresvives.herault.fr

Vendredi 17 mai

Lodève

Théâtre d’après

Yasmina Khadra

L’Attentat par la Cie Humani Théâtre.

Adapté par Fabien Bergès. Dans un

restaurant de Tel Aviv, une jeune femme

se fait exploser au milieu des clients.

À l’hôpital le chirurgien israélien doit

reconnaître les corps. À 20 h 45 à l’aire

de jeux de Grézac. Tarif 5 € et 8 €.

Rens. : 04 67 88 86 44

www.tourisme-lodevois-larzac.fr


Vendredi 17 mai

Béziers Sortieouest

Blues et jazz groove

Elisabeth Kontomanou, mi-sorcière,

mi-prêtresse vous envoûte. Sa voix

venue des profondeurs de la terre fait

vibrer notre carcasse. A la manière de

Billie Holiday, son chant charnel est

incroyablement universel. À 21 h à

SortieOuest, domaine de Bayssan.

Tarif : de 6 € à 16 €.

Rens. : 04 67 28 37 32

et www.sortieouest.fr

Samedi 25 mai

Les Rives

Cirque en balade

Programmation du théâtre Luteva,

en balade artistique sur le plateau du

Caylar : Le Cir-k 180° par la Cie Blabla.

La vie du cirque, vue des coulisses !

Un demi-tour de piste qui met le

spectateur dans une drôle de position.

À 16 h 30 à la salle des fêtes.

Dès 3 ans. Tarif : 4 €.

Rens. : 04 67 88 86 44

et www.tourisme-lodevois-larzac.fr

Tout le mois

Sète

Expo au Miam

Manila Vice de Manuel Ocampos, un

regard sur la création contemporaine

philippine, c’est la nouvelle expo au

Musée des arts modestes.

Manuel Ocampo nous fait découvrir

Manille, ses artistes et paysages.

Tous les jours de 9 h30 à 19 h.

Tarif : 5 € et 2 € enfants et étudiants.

Rens. : 04 99 04 76 44 www.miam.org

Samedi 25 et dimanche 26 mai

Sète

L’Art prend le large

Dans le quartier de la Plagette, les

œuvres prennent possession du quai de

la Daurade. Plasticiens, peintres et

sculpteurs confrontent leurs œuvres

aux éléments : eau, vent et béton. Les

artistes exposent aussi dans les barques

prêtées par les pêcheurs.

Rens :

http://lartprendlelarge.canalblog.com

et 06 08 900 900

Du 8 au 26 mai

Sète

5e rendez-vous

photographique

ImageSingulières est de retour : un festival

très attendu avec 18 photographes qui

vous emmènent au bout du monde et

exposent leurs œuvres en 8 lieux

d’exposition, des soirées projections,

musicales et gustatives, des rencontres,

visites et conférences-débats.

Rens. : 04 67 18 27 54

et www.imagesingulieres.com

Samedi 1er juin

Mèze

Livre et Nature se rencontrent

L’Étang de lire fête ses sept ans ! Au

programme : des dédicaces, des ateliers,

des contes et lectures, des jeux, du

théâtre et des spectacles avec aussi les

Wackids en concert. Ateliers gratuits sur

inscription. Entrée libre aux contes.

Dès 10 h au château de Girard.

Rens. : 04 67 43 86 04

et spectacles@ville-meze.fr

Mai 2013 — 31


32 —Mai 2013


LA GRANDE HISTOIRE

En route

vers

l’estive

Me voilà partie. Adieu Guerlain, élégance et escarpins ! J’abandonne le confort citadin, laisse montre

et portable sur la table. Juste une vaste chemise, toile épaisse, ventilée et confortable, chapeau à large

bord, pantalon robuste et bonnes chaussures. « Amenez votre gamelle et vos couverts », m’a- t-on dit.

Savoir être minimaliste, couper avec le temps pour entrer dans un monde diff érent. Celui

de la lenteur, du levant au couchant, pour avancer en marchant au rythme d’un

royaume errant. Voilà ce qu’est pour moi la transhumance. Pour la première fois,

une sacrée expérience, expérience sacrée.

17 h, un vendredi de juin

Rendez-vous au château d’Aumelas, aux portes de Montpellier.

Ruines en pleine garrigue, plateau sauvage, dominant les

paysages jusqu’à la mer. Parfum puissant de thym et de genêts

en fleur. Le troupeau est là : huit cents brebis broutent

paisiblement, de solides caussenardes des garrigues au front

busqué, collier bleu, sonnailles chantantes qui berceront mes

jours et mes nuits trois jours durant. Trois jours d’itinérance

jusqu’aux contreforts des Cévennes sur le causse de Blandas,

trois jours d’un temps lent, dans lequel je me fondrai totalement.

A peine arrivée, voilà qu’est donné le signal du départ.

Le berger, c’est lui qui sait, lui qui décide

Grand, rude, taillé dans le muscle. Regard droit et clair, rides

profondes au coin des yeux. Le berger Thierry est un taiseux,

il n’a pas besoin de mots. Pourtant plus tard il saura pointer

d’humour et de bonne humeur la vie de la petite troupe.

Les brebis sont toute sa vie : ni femme ni enfant, les brebis et

rien d’autre. Berger, ce n’est pas un métier qu’il a appris : il est

inscrit dans une lignée, comme une évidence, et a pris le relais

de son père. Il est resté dans la trace. « Mon frère, lui, il vit

pour les brebis, et moi, c’est les brebis qui me font vivre ! »

résume Richard, frère de Thierry. Chez les Saltel, la transhumance

est une aff aire de famille. Richard en est le chef d’orchestre.

Infatigable, il pense à tout, est attentif à chacun. Il va,

vient, coordonne, transporte, charge, décharge, gère de main

de maître toute la logistique et l’organisation.

Puis il y a les amis. Les valeurs sûres, ceux sur qui,

Mai 2013 — 33


LA GRANDE HISTOIRE

chaque année, le berger peut compter pour le grand

moment : la transhumance. Pierre et Bruno, les fidèles, proches

de la famille, et le trio des Viganais, Christian, Fernand et

Jeannot, complices de toujours. Une bande unie comme les

doigts de la main, dont l’avancée dans l’âge n’a pas entamé la

bonne humeur chahuteuse. Tous ont l’expérience de la terre,

des bêtes, du pastoralisme et de la transhumance. Tous m’ont

acceptée pour partager cette aventure à la fois simple et exceptionnelle,

cette lente montée ondoyante vers un monde

où l’herbe est toujours verte.

Ordres brefs, claquements de fouet

Un éclair blanc et noir fonce dans le troupeau, et le rassemble

en un rien de temps. La petite Zoé, yeux de porcelaine d’un

bleu incroyablement clair, infatigable, est la fidèle compagne

de Thierry. Une adoration pour son maître qu’elle ne quitte

pas des yeux. Ici, le chien est au berger corps et âme, sans

réserve, comme le berger est au chien. L’intelligence et

l’obéissance absolue. Il y a aussi trois « patous » : une âme de

mouton dans un grand corps de chien. Magnifiques, puissants

et majestueux, ils sont nés et ne vivent que dans le

troupeau, en font partie intégrante. Dociles et doux, ils sont

pourtant là pour protéger des intrus. Surtout la nuit, gare aux

deurs ou chiens errants, les patous veillent !

Première étape de quelques heures dans la lumière du soleil

déclinant. Du plateau d’Aumelas aux garrigues de Saint-Bauzille-de-la-Sylve,

descente dans les collines de chênes verts,

traversée de petites routes, remontée par des chemins aux

pierres chauff ées à blanc par un soleil encore ardent. Odeurs

intenses et enivrantes. Celle du troupeau mêlée au parfum

du thym, de la lavande sauvage et de l’immortelle, piétinés

par des centaines de bêtes aux clochettes retentissantes. Peu

de mots échangés : de la tête du troupeau à l’arrière, nous

sommes dispersés, et le bruit est tel qu’il faut être bien à l’arrière

ou loin en tête pour pouvoir se parler. Ces sonnailles si

assourdissantes dans la masse en mouvement se font discrètes

la nuit : un doux tintement clairsemé de bêtes au repos,

mais toujours présentes, elles ont un charme un peu magique.

Je ne sais pas encore, qu’avec l’odeur du troupeau, à

mon retour à ma vie citadine, elles me manqueront tant.

La traversée de Gignac

Des abreuvoirs installés par Richard à chaque étape atten-

« Une belle sauterelle verte

dans une main, portée

comme un bijou précieux,

une poignée de cerises

dans l’autre, elle bavarde

comme une pie. »

34 —Mai 2013

dent les assoiff ées. Première nuit en pleine nature. Le troupeau

est laissé libre. Le lendemain, au petit jour, alors qu’elles

sont toutes dispersées dans les collines environnantes, c’est

grâce au son des sonnailles qu’on les retrouve et les rassemble

dans l’extraordinaire paix de l’aube s’annonçant.

Nous voilà repartis au jour naissant. Les brebis, comme sentant

un appel, dévalent les flancs de la colline, puis tel un long

fleuve moutonnant, s’engagent sur les petits chemins de la

plaine. Chacun s’active, le bâton à la main, pour éviter qu’elles

ne dévorent le feuillage des vignes.

Le soleil se lève, et se joignent à nous quelques amis de la

« Les épouses, sœurs, mères,

amies, actives travailleuses

de l’ombre viennent nourrir

les corps fatigués

d’une cuisine généreuse. »

famille. Fanny, 10 ans, la fille de Richard, cils infinis et longues

nattes tressées, gambade joyeusement de l’un à l’autre. Une

belle sauterelle verte dans une main, portée comme un bijou

précieux, une poignée de cerises dans l’autre, elle bavarde

comme une pie, tout à sa joie de vivre. Dans l’allégresse du

matin, tout le monde se met en train.

Etonnante traversée de Gignac : il est encore tôt, peu de

monde dans les rues, quelques visages ensommeillés et

surpris. Et, comme à chaque traversée de villages, sourires

bienveillants et lueur de nostalgie dans le regard des anciens.

Thierry échange quelques mots et bourrades amicales. Je

serai plus tard surprise de voir que dans chaque hameau

parcouru, il est connu, attendu, aimé et respecté.

Quand le troupeau arrive, les visages s’éclairent

Très vite, la chaleur est là et la halte salutaire. Chaque brebis

cherche l’ombre sous le flanc de sa voisine. Plus aucune tête

ne dépasse de la masse. Toutes font bloc dès l’ombre du plus

petit arbuste. Bêtes et hommes vont « chômer » et attendre

que la chaleur décline. Dans un grand pré, juste avant le petit

pont sur l’Hérault après Gignac en direction de Montpeyroux,

le troupeau s’égaye. Sous quelques grands arbres se prépare

le premier des grands repas festifs qui vont baliser notre

voyage. Comme à chaque étape, les amis et la famille viennent

partager les agapes. Dans cette transhumance, on ne

lésine pas avec les nourritures terrestres : les épouses, sœurs,

mères, amies, actives travailleuses de l’ombre, viennent nourrir

les corps fatigués d’une cuisine généreuse, délicieuse

et réparatrice. Ah, l’omelette aux cèpes, Oh la daube


Mai 2013 — 35


LA GRANDE HISTOIRE

36 —Mai 2013


« Quand l’orchestre s’arrête

de jouer, que les heures

sonnent au clocher,

plantée entre mes deux

marronniers, le sommeil

n’est toujours pas arrivé. »

lentement mijotée, et cette inoubliable mousse au chocolat

! Autant de repas mémorables. Suivis toujours d’une

sieste indispensable.

En fin d’après-midi, dans la perspective de l’arrivée très attendue

du troupeau à Montpeyroux, des pompons colorés sont

attachés sur la tête de quelques bêtes, une tradition ancienne

propre à la transhumance. La foule a commencé à se rassembler

pour accompagner le troupeau sur quelques kilomètres,

et assister à son arrivée dans le village. Chaque année c’est

en musique et animations qu’est accueilli ce grand moment.

« Ici transitaient autrefois près d’une cinquantaine de troupeaux

», me confie Pierre. Quittant les villages des plaines,

tous passaient là pour rejoindre les fraîcheurs cévenoles.

Aujourd’hui la population de Montpeyroux se mobilise pour

fêter l’étape de ce dernier et unique troupeau.

Une vraie cavalcade

Mais il faut avant cela traverser le pont suspendu sur l’Hérault.

Ce n’est pas une mince aff aire. Ne pouvant supporter le

poids de tout le troupeau en un seul bloc, Il faut faire passer

les bêtes par petits groupes. Moment de panique, elles partent

en tous sens, chacune voulant à tout prix rejoindre ses

congénères. Dans un joyeux désordre, une vraie cavalcade,

elles franchissent cahin-caha le fragile pont sous les yeux

ravis des spectateurs. Arrivée au village au milieu des flonflons.

Une vaste prairie mitoyenne est mise à disposition, les

sanitaires du stade nous sont ouverts. Délice d’une douche

fraîche, puis grand banquet festif avec orchestre, que chacun

peut venir partager. La nuit est courte, j’ai posé mon hamac

entre deux marronniers à l’écart de la place. Les Viganais,

Pierre et Bruno, habitués et mieux organisés, ont un couchage

plus confortable dans leur voiture. Thierry, comme toujours,

va dormir près de ses brebis. Le soir, pendant que tous

sont à la fête, iI les a passées en revue, s’assurant que tout va

bien et prodiguant quelques soins.

Quand l’orchestre s’arrête de jouer, que les heures sonnent

au clocher, plantée entre mes deux marronniers, le sommeil

n’est toujours pas arrivé. 5 h déjà. Je n’ai pas fermé l’œil. Mon

hamac est déglingué, des enfants ayant joué avec avant que

je n’essaie de me coucher. Qu’à cela ne tienne. Des portières

de voiture claquent. Bruits de voix étouff és. Me voilà vite

levée. Un peu d’eau jetée au visage, un thé avalé à la

Jean-Paul Salasse,

Directeur des Ecologistes

de l’Euzière

« La transhumance

à pied,

ce n’est pas

du folklore !

C’est un vrai

travail. »

« Le pastoralisme est précieux pour

l’environnement, il permet le

maintien des milieux ouverts et la

préservation de la biodiversité. Il a

aussi un rôle important dans la

prévention des incendies. Pour les

transhumances, la montée en

estive en camions étant onéreuse,

les bergers poursuivent les

pratiques d’antan, mais les

troupeaux sont moins nombreux

et moins importants. Aujourd’hui,

ils empruntent les petites routes,

car les drailles d’autrefois, faute

d’être entretenues, ont

pratiquement disparu. La

transhumance nécessite un gros

travail préparatoire, notamment

d’autorisations de passage auprès

des mairies et préfectures. »

Lexique

Patou

Chien des Pyrénées. Élément clé

de protection des troupeaux

contre les attaques de prédateurs.

Draille

Chemin de transhumance tracé

naturellement par les troupeaux.

Migou

Fumier récupéré dans les

bergeries. Un revenu d’appoint

pour le berger.

Mai 2013 — 37


LA GRANDE HISTOIRE

va-vite. Le troupeau s’agite, les clochettes retentissent,

de plus en plus sonores. Thierry n’attend pas. Rapido, nous

rejoignons le troupeau qui s’échappe de l’enclos.

Huit cent bêtes dans une rue étroite

La nuit est encore sombre, seul retentit le fracas des sonnailles

en écho dans les rues étroites du village. Dans l’air

frais du jour naissant monte par vagues tièdes et odorantes

l’odeur chaude et vivante du troupeau.

Un bonheur ineff able me saisit. Dans la pâleur du jour puis

aux premiers rayons, les brebis avancent dans une sorte

d’allégresse. Tête dressée, oreilles au vent, elles se délectent

d’une profusion de fleurs dont elles raff olent. Après leur passage,

le bleu de la bourrache, le mauve des vesses sauvages,

l’orangé du chèvrefeuille, le jaune des genêts laissent place

au vert, rien que du vert.

Traversée d’Arboras, têtes ébouriff ées aux fenêtres, visages

ensommeillés. Ça monte encore et encore. Nous débouchons

au col du Vent et le plateau s’ouvre, à perte de vue. Le rythme

se ralentit, Thierry laisse un temps le troupeau paître et se

poser. Nous apprécions ce moment de répit, allongés dans

l’herbe épaisse, sommeillons et bavardons. Mais il faut avancer

encore, traverser La Vacquerie et poursuivre jusqu’au

point de halte du repas de midi.

A nouveau, chaleur intense. Le troupeau bloque, les têtes

sont basses. Une brebis, tendrement appuyée sur le flanc

d’un des patous, s’est carrément endormie, au milieu de la

route. On a beau tous s’agiter, rien n’y fait. Seul, Thierry s’enfonce

dans la masse compacte et immobile des rebelles et

récalcitrantes. Avec force, le fouet claque, cingle. Les brebis

bêlent, s’aff olent, s’écartent. De grandes ondes parcourent le

flot. Zoé bondit, s’active, fonce dans la masse, coup de dents

par ici, aboiement par là, semant un semblant de désordre,

elle tourne autour des bêtes, s’assurant qu’aucune ne s’échappe.

Le troupeau, ne cédant qu’à la force, reprend péniblement

la marche. Enfin la halte salutaire. Le temps du festin et de la

fraternité. La bétaillère est là, avec Richard, pièces maîtresses

de toute la logistique. Priorité aux bêtes : les deux grands

abreuvoirs en sont sortis et installés, remplis de l’eau fraîche

puisée dans la citerne transportée par la bétaillère et régulièrement

réapprovisionnée. Puis, en un clin d’œil, les longues

tables, tréteaux et une vingtaine de fauteuils en plastique

sont disposés à l’ombre des pins.

« Une brebis, tendrement

appuyée sur le flanc

d’un des patous, s’est

carrément endormie au

milieu de la route. »

38 —Mai 2013

« Sentant l’arrivée proche,

le fleuve laineux coule en

une marche fiévreuse et

accélère dans les bousculades,

toutes sonnailles battantes. »

Des millions d’étoiles et une araignée

Du milieu de l’après-midi jusqu’à la nuit, nous marcherons,

traversant tout le plateau pour poser enfin nos corps harassés

au milieu de nulle part, entre quelques buis clairsemés

jaillissant de la pierre blanche et sèche. Une nuit sous les

étoiles, à nulle autre pareille.

Ayant étalé un double toit de tente en guise de matelas, superposé

les polaires, car, m’avait-on dit, il pouvait faire froid,

je me fonds sous les étoiles dans la nuit éternelle.

Ne pas fermer encore les yeux. Malgré l’inexorable fatigue,

lutter pour me nourrir encore de cette voûte céleste et du

chant des grillons. Une grande paix m’inonde pour m’emporter

enfin dans un sommeil profond. Une profondeur toute

relative, car ponctuée de quelques sensations fugitives d’une

araignée ou insecte vagabond, me traversant le visage en

diagonale, laissant sa trace sur ma pommette : trois piqûres

dont la marque restera bien quelques jours.

Aube verte et somptueuse, le troupeau s’ébranle, plein de

frénésie, comme tous les matins. Entamant la descente,

épousant les lacets sinueux de la route jusqu’au fond du cirque

de Vissec, tout proche de celui de Navacelles. Le village

s'est blotti dans les premiers rayons rosés et limpides. Nulle

âme qui vive, tout dort encore. Pose sous les tilleuls en fleurs.

Pas besoin de parler. Puis longue remontée à flanc de colline

de l’autre côté du cirque et l’on débouche sur l’immense plateau

de Blandas. Comme toujours, repas roboratif et convivial,

puis long cheminement et traversée du plateau jusqu’aux

portes d’Alzon.

Sentant l’arrivée proche, le fleuve laineux coule en une marche

fiévreuse et accélère dans les bousculades, toutes sonnailles

battantes. La ferme d’Aurières se profile dans l’ombre

de la nuit. C’est ici que finit le grand exode. Là que nous partageons

le dernier repas fraternel. Une dernière fois, sortir sa

gamelle odorante des mets qui s’y sont succédé. Jamais lavée,

tout juste essuyée ! Harassée, je m’en vais, le cœur gros

mais l’âme pleine de reconnaissance, gardant tous ces parfums

mêlés comme un trésor caché.

Claire Vincent (texte)

Olivier Dauger (illustrations)


A noter

L’élevage de brebis dans l’Hérault

produit une viande de très haute

qualité, ainsi qu’un lait qui permet

la fabrication du prestigieux

roquefort. Le Conseil général

soutient la filière et se mobilise

notamment pour dynamiser

l’activité de l’abattoir de Pézenas,

outil collectif des éleveurs et

bouchers de l’Hérault. Grâce à la

vente en circuit court, les

Héraultais ont la possibilité d’avoir

dans leur assiette des produits de

haute qualité alimentaire (HQA).

Le Département met aussi à

disposition les terres et espaces

naturels de ses domaines et

organise en relation avec les

bergers des animations et actions

pédagogiques auprès des

scolaires. Mais comme pour bien

des élevages, le pastoralisme ne

pourrait survivre sans les aides

européennes.

En chiff res

25

éleveurs dans l’Hérault

pratiquent encore

la transhumance.

36 000

têtes de bétail abattues en 2012 à

l’abattoir de Pézenas.

Rendez-vous

Vendredi

14 juin

La transhumance fait étape à

Montpeyroux. Pour le plaisir de

tous, rendez-vous à 17 h au pont

de Gignac pour accompagner le

troupeau jusqu’au village. Soirée

festive et musicale avec repas tiré

du sac. Rens. : 04 67 96 61 07.

A écouter ! Version audio

de la « Grande Histoire »

sur herault.fr

Retrouvez + d’infos

herault.fr

Mai 2013 — 39


INITIATIVES LOCALES

L’Hérault

à 360 °

Le Conseil général met en valeur ses domaines départementaux

(photo ci-dessous : le Salagou) à travers des visites virtuelles sur

Internet. Rendez-vous sur herault.fr/14549

E

nfin, je vole !! » C’est ce qu’on se dit

en surfant sur les visites virtuelles

des domaines départementaux

et des sites naturels. Le Conseil général a

produit 27 visites en son et en image pour

une immersion complète dans les plus

beaux paysages de l’Hérault à la découverte

de ses secrets et de sa biodiversité.

Des sites bien connus, acquis par le

Conseil général dans le cadre de sa politique

Espaces naturels, comme le Salagou

(photo), l’Hortus où d’autres, qui vous

donneront l’envie d’aller les voir en vrai !

40 —Mai 2013

Pédagogique et pratique, ce service

est aussi ludique.

Le mode « Little planet » vous permet de

créer des planètes à la façon de celle du

Petit prince avec les images de vos sites

préférées (ci-contre : le lac de Vezoles.)

Le Département a obtenu un co-financement

européen de 50 % pour ce projet via le Feder (Fonds

européen de développement régional).

visites virtuelles :

herault.fr/14549

Catalogue de L’Hérault

360 ° Nature

- Plans d’eaux et prés salés de

Tartuguières

- Le domaine de Restinclières

- L’Hortus

- Le Mas-Neuf

- Le domaine de Roussières

- Le Fesquet

- Le Moulin-Neuf

- La Buèges

- Les moulins de l’Hérault

- Les Lavagnes

- Les gorges de la Vis

- Le parc de Bessilles

- Le Castellas de Montpeyroux

- La Font du Griff e et le Pic

Baudille

- La Vernède

- Les dunes de Vias

- Villeneuvette

- Le lac du Salagou

- Le lac des Olivettes

- Savignac

- Base de Réals

- L’Orb au pont d’Hérépian

- L’Albine

- Le Fréjo

- Le lac de Vezoles

- Les rives de l’Arn

- Les gorges du Brian


Une téléréalité

intelligente, ça existe !

Cinq familles du Lunellois se sont engagées à peser leurs déchets

pendant trois mois et à choisir des gestes pour en réduire

la quantité. Le tout filmé et diff usé en websérie sur internet.

R

éduire ses déchets, les trier… Pas

simple d’en parler de façon originale,

sans tomber dans le discours

technique ou moralisateur. La

communauté de communes du Pays de

Lunel a pourtant réussi à renouveler le

genre. Son idée ? Trouver des familles

volontaires, leur lancer le défi de réduire

leurs déchets en trois mois, les conseiller

pour y arriver et filmer le tout. Le résultat

: une websérie dynamique et drôle de

douze épisodes de 2 mn pour apprendre

les bons gestes en la matière. Le titre :

« Ça déborde ! »

« À côté de la plaque »

Dans le premier épisode, nous découvrons

Claire et Johan, mariés, la trentaine.

« Dans le milieu industriel où je

travaille, explique le jeune homme, on

est très sensibilisés à la question du tri

et du traitement des déchets. » « Sauf

qu’à la maison, ajoute madame en riant,

on ne le fait pas ! On avait bien les poubelles

diff érentes, mais on triait mal. »

Johan explique : « A Lunel, par exemple,

il ne faut pas trier les emballages plastiques

fins, genre blister, ni le papier sulfurisé

». Claire et Johan ont aussi décidé

de réactiver le vieux composteur abandonné

au fond du jardin. « Ce mois-ci,

explique-t-il, on y a mis entre 20 et 25 kg

de déchets ménagers. C’est motivant

quand ça a un impact direct et immédiat

! » « Les gens ont envie de trier, assure

Claire, mais il y a un manque d’infos.

» D’où cette initiative du Pays de

Lunel.

Yaourts avec ou sans carton ?

Autre famille, celle de Thierry, Maria et

leurs quatre enfants, de 14 à 20 ans.

« J’ai un peu embarqué toute la famille,

reconnaît Maria, mais les ados se sont

« Dans le milieu industriel où je

travaille, on est très sensibilisés

à la question du tri et du

traitement des déchets. Sauf

qu’à la maison, on le fait pas ! »

Claire et Johann

vite impliqués. » Comme Claire et Johan,

Maria triait déjà avant, « mais moins bien

qu’aujourd’hui ». En Suède, d’où elle est

originaire, cela fait longtemps qu’on paie

le traitement de ses ordures au poids.

Alors l’objectif de la famille : la traque

aux emballages inutiles. « Certaines

marques de yaourts ont commencé à ne

plus mettre de carton autour, mais toutes

ne le font pas. »

Retrouvez la suite des aventures

de ces familles et des autres

sur www.paysdelunel.fr

Mai 2013 — 41


LE JOUR OÙ…

1650

« Jean-Baptiste Poquelin est né à Paris. Molière

est né à Pézenas. » Marcel Pagnol, fin connaisseur

de notre littérature, était formel : notre plus grand

dramaturge est un peu piscénois.

En 1897, la ville de Pézenas inaugure ce groupe en marbre sculpté par

Injalbert en hommage à Molière.

Harpagon, Monsieur Jourdain, Tartuff e… Ces personnages

et quelques autres sont peut-être nés dans un salon de

coiff ure de Pézenas. Car Molière, dit-on, avait ses habitudes

- et son fauteuil - chez le barbier Gély (au n°1 de l’actuelle place

Gambetta), où il observait ses contemporains saisis au vif,

sans apprêt, dans la vérité de leur passion ou de leur ridicule

du moment. Autour de lui s’agitait le petit peuple avec ses soubrettes

rieuses, ses paysans madrés ou ses artisans prolixes.

Mais aussi des bourgeois se haussant du col, des cuistres pontifiants,

des dévots hypocrites… Bien sûr, sauf à couper les

cheveux en quatre, il est impossible d’attribuer à chaque client

du barbier un personnage en particulier. Tous ont sans doute

contribué, peu ou prou, à peupler l’imaginaire de Molière.

Sans compter celui qui est à l’origine du séjour de Jean-Baptiste

à Pézenas et qui coiff e, si l’on ose dire, cette pyramide

sociale dont il constitue le sommet : le prince de Conti, gouverneur

du Languedoc. Certains critiques voient dans le puissant

protecteur de Molière le modèle de Dom Juan, le « grand seigneur

méchant homme » de la célèbre pièce.

42 —Mai 2013

Le prince, bien sûr, ne fréquentait pas le barbier. Sa domesticité

pléthorique et son train de maison le mettaient bien

au-dessus de ces contingences triviales. Mais en revanche,

il connaissait bien Molière. Ils avaient été condisciples chez

les jésuites au collège de Clermont (aujourd’hui lycée Louisle-Grand,

à Paris). A l’époque, comme aujourd’hui, un bon

établissement d’enseignement permet non seulement d’avoir

d’excellents professeurs mais aussi de se constituer un réseau

de relations utiles. Les Poquelin sont des bourgeois aisés - le

père est tapissier du roi - et peuvent donc faire donner à leur

fils la même éducation soignée qu’Armand de Bourbon, premier

prince de Conti. La suite, on la connaît. C’est pour Molière

l’aventure de l’Illustre Théâtre. Elle se solde par un échec.

Etrillés à Paris car en concurrence avec deux autres compagnies

théâtrales ayant pignon sur rue, les rescapés de la

troupe choisissent, en 1645, de courir leur chance en province.

Qu’on ne s’y trompe pas. Ces baladins qui arpentent les

routes ne sont pas des traîne-misère. Ils portent beau, font

recette dans chaque ville et on les accueille tels des ambassadeurs

de l’esprit parisien. Ils font rire et rêver avec ces sentiments

mêlés que provoquent depuis toujours les

saltimbanques auprès de leurs contemporains : ils ont osé la

liberté, les foudres de l’institution, la précarité.

En 1650 la troupe arrive à Pézenas où siègent les états généraux

du Languedoc dont elle divertira les participants. En

1653, Molière devient « comédien des états généraux et de

son altesse royale le prince de Conti ». Une période heureuse

et lucrative pour l’artiste jusqu’en 1656, année où le grand

seigneur libertin, travaillé par la syphilis et son directeur de

conscience, renonce aux plaisirs. Le temps du retour à Paris

a sonné. Ce sera pour Molière le chemin vers la gloire.

www.toutmoliere.net


Petites chenilles sur feuille de rosier.

(JC Valette)

L’écureuil à la maison.

(Rc photos)

On veut

ta photo !

Participez, vous aussi !

postez en ligne vos photos

Retrouvez + d’infos

herault.fr

Flamant le matin sur l’étang

du Grec, à Pérols.

(Jean-Claude Bologna)

Crapaud sur les ruff es du Salagou

(Thierry Aragon)

Frères en départ pour la chasse.

(Anonyme)


l’actu

du terrain

Castelnau-le-Lez

Une semaine de spectacles

gratuits à Zépetra

L’école de cirque inaugure ses nouveaux locaux, dans la

zone de l’Aube-Rouge. Du 25 au 31 mai, en fin d’après-midi,

chaque classe présente son spectacle, aux côtés de

compagnies invitées et de collégiens du Crès. Cette

semaine festive connaîtra son apothéose le 1 er juin à 19 h,

avec une soirée spéciale avec flashs artistiques !

Tous les détails sur zepetra.fr

Cévennes

Découvrir les Cévennes

autrement ? Suivez le guide !

Le sud des Cévennes est un territoire riche, de ses

producteurs, ses éleveurs, ses spécificités naturelles et

culturelles. C’est tout cela que ce guide vous invite à

découvrir, de façon familiale et ludique. Il a été réalisé par

des personnes en parcours d’insertion, encadrées par

l’association Les Balades paysannes et avec le soutien du

Département et de la Communauté de communes des

Cévennes gangeoises et suménoises. Procurez-vous le, il

est gratuit ! Infos : 04 67 73 00 56 - www.ot-cevennes.com

44 —Mai 2013

Cœur d’Hérault

La culture a désormais

son site web

Artistes, lieux d’expos, salles de

concerts, conseils, etc. Tout ce qui

a un rapport avec la culture en

Cœur d’Hérault se trouve sur la

nouvelle plate-forme web du

Pays. À la fois annuaire, agenda,

ressource documentaire et

espace collaboratif, ce site web

est une mine : allez-y !

Infos : www.coeur-herault.fr/

culture-et-patrimoine

Prévention

Cancer colorectal :

un dépistage chez soi

La campagne nationale de

dépistage continue. Simple et

gratuit, il doit se faire tous les

deux ans à partir de 50 ans.

Infos : 0 800 801 301 (n° vert),

www.depistages34.fr

Lézignan-la-Cèbe

Quel(s) toit(s)

au fil des ans ?

La question est cruciale,

notamment pour les seniors qui

entrent avec l’âge dans des

situations de handicap ou de

dépendance. C’est pourquoi L’Épi,

le centre local d’information et de

coordination gérontologique de

Pézenas (Clic) organise un salon

les 23 et 24 mai prochain à

Lézignan-la-Cèbe (salle

polyvalente) pour répondre à

cette question. Au programme :

des ateliers, conférences et

exposants sur les sujets phares du

salon : adaptation du logement,

services à domicile, prévention

des chutes, modes d’habitat, etc.

Le jeudi de 9 h à 20 h et le

vendredi de 9 h à 17 h (entrée

libre). Toutes les infos sur :

www.clic-lepi.fr

Montpellier

Un second

nano-satellite

« made in Clapas »

Depuis trois ans, 50 étudiants

de Montpellier II collaborent

avec l’université de Bauman

à Moscou, à la construction

d’un nano-satellite destiné

à démontrer la fiabilité

de composants électroniques

dans l’espace. Il rejoindra les

étoiles le mois prochain à partir

de la célèbre station russe

de Baïkonour. Un bel exploit

sur leur CV !

Culture

Des expos, salons

et festivals, en veux-tu

en voilà

À commencer par Montagnac,

c’est le traditionnel Salon des arts

qui a lieu du 5 au 12 mai, de 18 h à

19 h à la salle du Rex. Une

occasion pour les amateurs de

peinture, sculpture et

photographie de découvrir des

artistes d’ici et d’ailleurs.

Pour les fans de danse rock, salsa,

west coast ou tango, rendez-vous

les 25 et 26 mai au festival Dança

à Combaillaux qui aura lieu à

l’espace Occitanie. Le thème de

cette année : la chanson française.

Au programme : Spectacles,

shows de professionnels et

cabaret. Toutes les infos sur

www.dancacombaillaux.fr

Enfin, aux mêmes dates, de 10 h à

20 h, la cave coopérative de

Paulhan accueille l’expo L’Art en

voyage, des œuvres d’artistes de

la ville de Krailing (Bavière), invités

par leurs homologues de la

commune. En mai, faites ce qui

vous plaît !


Xavier Macaire remporte l’Icom Cup pour la 2 e année

consécutive. Durant cette régate entre Marseille

et La Grande-Motte, le skipper a pu de nouveau porter

haut les couleurs de l’Hérault, département marin.

Originaire du Portugal, Rui Sampaio a parcouru le monde

avant de s’installer à Saint-André-de-Sangonis.

Découvrez ses œuvres à l’espace culturel du CHRU de Montpellier

du 2 au 24 mai. Infos : rui-sampaio.com

Michel Eddi est le nouveau président du Cirad.

Avant d’être nommé à ce poste en Conseil des ministres,

il était directeur général délégué de l’Inra depuis 2005.

Il est également énarque (promo Montaigne, 1988).

Emilie Wood est photojournaliste et habite Montpellier.

Après Paris, sa dernière expo «Les bleus sans les yeux »

sur le cécifoot a été présentée au siège de Midi Libre.

Retrouvez son actualité et ses reportages

sur emiliewood.com

Le Top 5

Ces Héraultais

qui font l’ actualité

Le plongeur Laurent Ballesta termine 40 jours d’expédition en

Afrique du Sud, à la rencontre du mythique cœlacanthe, par moins 120 m.

Ce « projet Gombessa » fera l’objet d’un prime time de 90 minutes sur Arte.

Mai 2013 — 45


PORTRAIT CITOYEN

Paulette raconte le

passé aux présents

La machine à voyager dans le temps existe. Elle se trouve à

Saint-André-de-Sangonis, dans le petit salon de Paulette Ayot.

Installez-vous dans le fauteuil et écoutez-la. Vous voilà projeté

dans le Paris occupé des années 1940.

S

on sourire ne la quitte presque

jamais. Quand elle raconte sa vie

de jeune résistante, elle semble

en revivre chaque moment. Avec délectation.

Lorsqu’elle est invitée à le faire

devant un parterre d’adolescents, la joie

n’en est que plus grande. « Récemment,

j’étais devant quatre-vingts jeunes du

collège du Salagou, à Clermont-l’Hérault.

Il y avait un silence ! Ils savent

écouter et poser des questions intelligentes.

Il y en a une qui me coupe le

souffle à chaque fois, quand ils me

demandent « Vous croyez qu’on pourrait

avoir un Hitler aujourd’hui ? », je

leur réponds oui… »

Paulette Ayot aime cette jeunesse, elle

qui a toujours voulu être enseignante.

« Ce sont eux qui me mènent à 92 ans,

même si je n’organise plus de voyages

46 —Mai 2013

sur des lieux d’Histoire, comme avant. À

mon âge, on ne se balade plus avec un

slip et une paire de chaussettes »,

résume la dame au franc-parler.

Paulette Ayot résiste, même au temps.

Sa vie active a pourtant commencé tôt.

Aînée de sept enfants, elle quitte l’école

avec douleur pour travailler à 11 ans aux

Galeries Lafayette. À 20 ans, jeune maman

depuis peu, elle entre dans l’équipe

« faux papiers » de la Résistance et va

jusqu’à s’infiltrer dans les bureaux d’officiers

allemands pour subtiliser et tamponner

des formulaires vierges. Pour

sûr, sa vie intéresserait Hollywood. Ça

tombe bien, ses mémoires devraient

sortir à la fin de l’année. Et elle préfère

prévenir : ce sera plus « Soldat Ryan »

que « Bicyclette bleue ».

Vincent Valette,

principal du collège du Salagou

à Clermont-l’Hérault

« Avec

Paulette Ayot,

on entre dans

la grande

Histoire par la

petite histoire »

« Les échanges ont été d’une

richesse incroyable, les enfants

étaient captivés ! Il faut dire qu’elle

est très concrète dans ce qu’elle

dit. Avec elle, on entre dans la

Grande Histoire par la petite

histoire. Un certain nombre

d’élèves ont même poursuivi les

échanges par un goûter chez elle.

Il faut qu’ils soient conscients qu’ils

sont la dernière génération à

entendre des témoignages directs

de la Seconde Guerre mondiale. »

1939

C’est le début de la guerre.

Paulette Ayot a 19 ans

et un premier enfant.

1941

Elle entre off iciellement dans

la Résistance, à l’âge de 21 ans.

1970

Avec son mari, elle s’installe

à Saint-André-de-Sangonis

où elle vit toujours.


SORTIR

10 idées

Fêtez les 150 ans

de la Société

nautique de Sète

A cette occasion, de nombreuses animations

créent l’événement dans la ville du 15 au 20 mai.

Rendez-vous sur l'eau (régates des multicoques

de légende, joutes, compétition de rames, sorties

en mer, activités nautiques…) mais aussi à quai

(visite des voiliers de légende, village nautique,

dégustation des produits de la mer…). Le Conseil

général s'associe à l'événement avec une soirée

le 19 mai (infos : herault.fr)

Rens. :

04 99 04 71 71

1

Mai 2013 — 47


10 IDÉES POUR LE WEEK-END

2

Foire aux ânes et chevaux

à St-Martin-de-Londres

Le 19 mai, les stands de matériel équestre, de

produits du terroir et d’artisanat côtoient la ferme

pédagogique et des animations pour enfants,

la présentation de races d’ânes, chevaux nains,

poules rares... Aux démonstrations d’attelage,

dressage ou labour s’ajoutent le pacage des

chèvres et des oies par les chiens de berger,

le travail du forgeron et un « vide-écuries ».

Rens. 07 81 26 25 12

3

Rassemblement

international des rieurs

à Frontignan

A quand remonte votre dernier fou rire ?

Si vous avez du mal à répondre, un petit tour

à Frontignan s’impose : la plus importante

manifestation de rieurs dans le monde s’y tiendra

jusqu’au 10 mai. Avec en point d’orgue le 1 er

Festival du bonheur (ateliers et conférences les

1 er , 2 et 3 mai/payant) et la Journée mondiale du

rire (démonstration de rigologie sur la plage le 5).

Rens. : 06 25 70 69 36

48 —Mai 2013

A vos loupes : cherchez les petites bêtes !

Elles sautent, rampent, volent, se cachent... Les 25 et 26 mai, la Fête de la nature

vous propose d’observer les bestioles en tout genre grâce à une série de

manifestations gratuites.

- Les 24 h de la biodiversité au domaine de Restinclières, à Prades-le-Lez. Dressez

l’inventaire de la nature avec des naturalistes expérimentés. Organisées sous forme

d’ateliers, dont un en nocturne (découverte, photo, récolte de données…),

les observations portent sur les oiseaux, la botanique, la vie aquatique,

les reptiles, les chauves-souris…

- Nombreuses animations au pont du Diable, à Aniane

- Atelier « Ça grouille dans le marais » à Lattes

- Balade « Des monstres des profondeurs aux belles demoiselles »,

réserve du Bagnas, Agde

- Visite de ruches à Villeneuve-lès-Maguelone

- Ateliers-jeux à Montpellier

- Visite guidée à Gabian

- Découverte des Salines de Villeneuve, etc.

www.fetedelanature.com

4


5 6

C’est parti pour une marche

savoureuse au cœur du

vignoble de Berlou

Les vignerons des Coteaux de Berlou vous

entraînent à la découverte de leur terroir : un

circuit de 8 km entre vignes et bois, rythmé par

sept haltes gastronomiques. Le 19 mai (départs

de 9 h à 11 h). Sur réservation (nombre de places

limité). Tarif : 30 €/adulte, 10 €/enfant.

Renseignements : 04 67 89 58 58

7

Les fêtes médiévales vous invitent à remonter le temps

Voici revenus les mangeailles, chants d'amour courtois et autres cracheurs de feu. Les Médiévales du Grand Pic

Saint-Loup ouvrent le bal du 3 au 5 mai à Notre-Dame-de-Londres (troupes et saltimbanques), Les Matelles

(ateliers pour enfants, village d’artisans...), Saint-Jean-de-Buèges (joute équestre, assaut du château…).

Puis place aux Caritats de Béziers, du 10 au 11 mai : banquet, démonstrations, tournois, marché...

www.lesmedievales.com - www.beziers-mediterranee.com

Ateliers enfants au musée

de l'Ephèbe du Cap-d’Agde

Pendant les vacances, les enfants apprennent à

confectionner une lampe à huile en argile (le 7

mai, dès 9 ans, 4 €). Grâce à une roue du destin, ils

partent à la recherche d’objets cachés dans le

musée (le 8 mai, dès 7 ans. Gratuit jusqu'à 11 ans).

Et peuvent même s’initier aux ancêtres de nos

jeux de société (les 3 et 10 mai, dès 7 ans. 1,50 €).

Sur réservation 48 h avant.

Renseignements : 04 67 94 69 60

Mai 2013 — 49


10 IDÉES POUR LE WEEK-END

Festa Trail est de retour

De l’ultra-draille de 120 km à la pitchou’pic de 1 à 3 km pour

les enfants, c’est un large éventail de parcours qui est proposé

pour que chacun trouve sentier à son pied. Une nouveauté

avec la Festa parade le 18 mai à 15 h, trail de 8 km non

chronométré mais déguisé ! Du 17 au 19 mai à

Saint-Mathieu-de-Tréviers.

En savoir plus : 04 67 06 96 04 et www.festatrail.com

50 —Mai 2013

9

8 10

Un festival pour tous

S’il est occitan, il n’en est pas moins à la portée de

toutes les oreilles. Du 7 au 12 mai, le festival « Mai

que mai » est de retour dans des villages du parc

naturel du Haut Languedoc. On y entendra la

langue d’Oc sous de multiples formes : randonnée

artistique, marché de pays, théâtre, films,

spectacles, concerts, balètis, balades, contes,

ateliers de danse, cirque et accordéon, jeux... A

Colombières-sur-Orb, Saint-Martin-de-l’Arçon,

Saint-Gervais-sur-Mare et, en clôture, à Olargues,

pour la Fête de la brouette.

Rens. : 04 67 95 21 10

Avis aux coureurs

toutes catégories…

La 6 e édition de la course pédestre « La Cruelle »

leur donne rendez-vous le 1er mai, à 10 h devant

la cave coopérative d’Oupia pour une boucle de

10 km à travers les vignes du Minervois et la serre

d’Oupia. Une partie du montant des inscriptions

sera versée au Téléthon.

Rens. : 04 68 91 42 36


LA RECETTE DE THI KIM LOAN

La soupe « Pho »,

le parfum du Vietnam

Diff iculté :

Ingredients

Pour 4 personnes

1 kg de jarret de bœuf

200 g de paleron de bœuf

200 g de nouilles de riz plates

100 g de pousses de soja

1 oignon

1 oignon nouveau

1 citron vert

Un petit bouquet de ciboulette

Sauce « pimentée chinoise »

Sauce Nuoc mam

1 morceau de gingembre

1 bâton de citronnelle

1 bâton de cannelle

1 anis étoilé

1 noix de muscade

2 clous de girofle

6 graines de coriandre

Préparation

Dans un fait-tout, faites bouillir 2 litres d’eau, puis plongez-y le jarret de

bœuf avec une pincée de sel. Ecumez et laissez mijoter pendant 3

heures.

Dans une poêle, faites revenir l’oignon et le gingembre, puis réservez.

Une demi-heure avant la fin de cuisson du jarret, ajoutez l’oignon et le

gingembre dans le fait-tout, ainsi que le reste des épices que vous aurez

inséré dans une boule de cuisson. Rehaussez le goût avec 2 cuillères à

soupe de Nuoc mam et du sel.

Prenez alors le deuxième morceau de viande, le paleron de bœuf, et

coupez-le cru en très fines lamelles. Lavez, séchez et ciselez la

ciboulette.

Dans une casserole, faites cuire les nouilles de riz et réservez.

Dressage

Versez, dans chaque bol, les nouilles, les germes de soja, la viande crue,

l’oignon nouveau et la coriandre et arrosez avec le bouillon que vous

avez réalisé avec le jarret. Couper le citron vert en quatre quartiers et

rajouter le jus dans chaque bol. Ajoutez la sauce pimentée et, en

décoration, la ciboulette.

Voir la recette en direct

herault.fr

Le vin qui va bien!

Avec cette soupe, nous vous conseillons un vin rosé.

Portrait

Thi Kim Loan Nguyen, habitante du Crès et maman

de quatre enfants est une excellente cuisinière mais pas

que… Fière de ces origines, elle s’adonne à la pratique

d’instruments traditionnels vietnamiens, passion qu’elle

cultive par le biais de son association Asie Mélodie.

Vous êtes un passionné de cuisine… Vous avez envie de

faire partager une recette familiale ou de nous faire

découvrir des saveurs originales, contactez-nous sur :

www3.herault.fr/recette.

Mai 2013 — 51


Je veux vivre avec mamie !

Le magazine du Conseil général de l’Hérault

1 000 rue d’Alco – 34087 Montpellier Cedex 04

Tel. : 04 67 67 74 41 — herault.fr

« Les péripéties d’une ado soucieuse

du développement durable »

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