03 Les civilistes en service – Une plus-value

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Les civilistes en service

Une plus-value

Profitez de l’appui de jeunes motivés.

Rejoignez les établissements d’affectation du service civil.

Organe d’exécution du service civil ZIVI


Le service civil profite à tous. Les civilistes travaillent dans

des domaines d’intérêt public : ils assistent des personnes,

prennent soin de la nature, entretiennent les biens culturels

et s’engagent dans des missions relevant de la coopération

au développement. Ils effectuent leur service dans un établissement

d’affectation reconnu. Votre institution peut aussi,

à certaines conditions, devenir l’un de ces établissements.

Votre structure et sa « clientèle » pourront alors bénéficier du

travail et de la fraîcheur qu’apportent ces jeunes gens.

Les civilistes effectuent environ 1,5 million de jours de

service par an. En parcourant la brochure, vous découvrirez

les différents domaines d’activité du service civil et serez

en mesure de déterminer si votre institution peut obtenir le

statut d’établissement d’affectation. N’hésitez pas à nous

contacter, nous nous ferons un plaisir de vous renseigner.

Christoph Hartmann

Chef du service civil

Un service apprécié. Nicolas, civiliste,

sert le petit déjeuner aux résidentes du

home médicalisé pour personnes âgées

Adullam, à Bâle.

UNE PLUS-VALUE 02

03


« Les civilistes sont nos

meilleurs collaborateurs.

»

Matthias Müller, directeur du centre de réadaptation

de Bâle-Campagne

Le service civil

Bien plus qu’un ersatz

Les hommes suisses sont astreints au service

militaire. S’ils ne peuvent pas concilier ce service

avec leur conscience, ils ont depuis 1996 la possibilité

d’accomplir un service civil. Ces jeunes

hommes (les femmes sont très rares au service

civil) choisissent délibérément de faire un service

une fois et demie plus long. Jusqu’à l’âge de

30 ou 34 ans, ils contribuent au bien-être commun

en étant actifs dans des institutions civiles

suisses d’utilité publique. Ils s’acquittent de leur

obligation de servir en plusieurs tranches d’au

moins 26 jours ; beaucoup d’entre eux sont en

outre tenus d’accomplir une affectation longue de

six mois dans un programme prioritaire (cf. p. 9).

Exemple EA 11028

Centre de réadaptation de

Bâle-Campagne

EA reconnu depuis le 18 décembre 2003

Places : 10

www.esb-bl.ch

Vivre, apprendre et travailler : le centre de réadaptation

de Bâle-Campagne est au service de personnes

exceptionnelles, qui ont des besoins exceptionnels.

Des adolescents et des adultes atteints de handicaps

divers forment des communautés d’habitation

encadrée, reçoivent un accès à des formations et

des apprentissages et travaillent dans des ateliers

de production axés sur les prestations. La fondation

privée Insieme Baselland est au bénéfice d’un mandat

public. Un quart de ses fonds provient des prestations

qu’elle propose sur le marché.

Sur leur chemin vers une vie autonome, les personnes

ayant un handicap sont soutenues par l’engagement

d’environ 200 professionnels, et jusqu’à

dix civilistes. Dans les communautés d’habitation,

les civilistes apportent une aide pour les tâches

quotidiennes et participent à l’organisation des loisirs

; dans les ateliers, ils dirigent et accompagnent

les personnes handicapées dans le processus de

travail.


Une plus-value notable

Le travail avec des personnes ayant un handicap demande beaucoup de

patience et d’attention. Pour ceux qui souhaitent s’affirmer sur le marché

avec les produits ou prestations fournis par leurs ateliers, le soutien des

civilistes tombe à point nommé : même sous la pression des délais à respecter,

les civilistes peuvent s’occuper d’encadrer les travailleurs.

Le centre de réadaptation de Bâle-Campagne est fier de la viabilité commerciale

des prestations qu’il propose. Il se voit d’ailleurs moins comme un atelier

que comme une entreprise de production de haute précision. Sur le site

de Reinach, l’équipe, composée de professionnels expérimentés et de « collaborateurs

au bénéfice d’une rente », comme sont appelés avec respect les

collègues handicapés, fabrique des pièces mécaniques de haute précision.

Dans la pièce adjacente, d’autres groupes emballent et étiquettent des produits

cosmétiques et textiles. Andreas, un civiliste de vingt et un ans, y est

occupé à expliquer à une femme handicapée mentalement comment elle

doit coller les étiquettes sur les tubes. Andreas en est déjà à sa quatrième

affectation auprès du centre de réadaptation. Après environ 48 semaines,

il connaît sa collègue de travail et sait comment faire pour qu’elle puisse

terminer sa tâche dans les délais. Pour Andreas, ce sera un des derniers

travaux : dans quelques jours, il aura terminé les 387 jours de service qu’il

s’est engagé à accomplir à la place du service militaire.

« Nous n’avons jamais eu personne qui manque de motivation. » Karl Gerber,

chef du personnel et de l’administration du centre de réadaptation, a toujours

eu des civilistes très motivés. D’après lui, ces jeunes hommes entrent

facilement en contact avec les personnes handicapées. Cela, ils l’ont appris

entre autres en suivant le cours de formation obligatoire pour les affectations

dans le centre (cf. p. 8). La période de mise au courant est tout de même

relativement longue, c’est pourquoi Karl Gerber a fixé la durée minimale de

la première affectation à six mois, ce qui ne l’empêche pas de trouver facilement

des civilistes. Et ils reviennent souvent pour une autre affectation

dans son établissement. Il les engage alors parfois seulement pour quatre

semaines, durée minimale réglementaire des affectations de service civil.

L’atelier de production de Reinach profite du bol d’air frais, et de la plusvalue

notable, qu’amène la présence de civilistes dans un établissement.

Les chefs de groupe sont souvent pressés par les délais que leur impose

le marché. Ils apprécient d’autant plus l’aide des civilistes patients qui

peuvent continuer à prendre le temps de s’occuper des « collaborateurs au

bénéfice d’une rente ». Tout le monde en profite : la société, qui bénéficie

des prestations fournies dans le domaine du social, le civiliste, qui peut

accomplir son service de remplacement tout en accumulant des expériences

de vie, et l’établissement, qui reçoit un soutien de qualité. « Les civilistes

sont nos meilleurs collaborateurs », ajoute en riant Matthias Müller, directeur

de l’institution.

Savoir prendre son temps. Dans un établissement

du centre de réadaptation de Bâle-Campagne ESB,

le civiliste Andreas coordonne les travaux des

collaborateurs au bénéfice d’une rente.

UNE PLUS-VALUE

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Un solide bagage

Les civilistes ne sont pas du personnel spécialisé. Leur expérience de vie

personnelle, leurs capacités professionnelles et les cours de formation

du service civil (cf. p. 9) créent cependant de très bonnes conditions pour

leur affectation dans votre établissement, comme le montre l’exemple de

l’entreprise biennoise Action Paysage.

Les exceptions confirment la règle : Regina Stucki, chef du personnel d’Action

Paysage Bienne, préfère engager des civilistes qui ont fait un apprentissage,

mais Alain est une exception. C’est l’hiver, un groupe de chômeurs

de longue durée coupe et fend des troncs pour en faire du bois de feu.

Le civiliste de 22 ans coordonne les travaux : pour un « gratte-papier »,

il s’en sort plus que bien ! Alain Küffer voulait être jardinier-paysagiste,

mais son chemin l’a conduit sur les bancs de l’école de commerce, où il a

passé sa maturité professionnelle. Il est bien décidé à tirer parti de l’occasion

qui lui est donnée de travailler dehors. Il n’a pas eu de peine à remplir

les autres conditions posées par Madame Stucki. Les civilistes qu’elle

engage doivent avoir le permis de conduire et, comme le veut le lieu, de

bonnes connaissances de l’allemand et du français. En tant que chef de

groupe suppléant, Alain doit aussi diriger l’équipe. Son expérience de la

conduite, il ne l’a pas acquise dans le cadre de son stage professionnel,

mais comme moniteur de cours Jeunesse + Sport. « Ils râlent un peu plus

quand c’est moi qui dirige l’équipe que quand le chef est là. » Les expériences

qu’il fait aujourd’hui seront utiles à Alain dans sa vie professionnelle

future. Avant son affectation, il a suivi deux cours de formation du

service civil. Le cours « Gestion sans violence des conflits » l’aide dans

son rôle de chef d’un groupe de personnes bénéficiant de l’aide sociale.

Le cours « Protection de la nature et de l’environnement » est venu compléter

son bagage avec une certaine connaissance des espèces, de la biodiversité

et de l’entretien du paysage. Il a approfondi sa connaissance

pratique des machines pendant son affectation les chômeurs doivent

eux aussi apprendre à les manier et des cours sont organisés à l’interne.

Alain Küffer voulait rester dans l’établissement six mois, durée de l’affectation

longue obligatoire. Il a pourtant déjà prolongé son affectation de trois

mois, pour commencer directement après ses études en sciences économiques

à Lucerne, avec une spécialisation « Immobilier ». Il pourra ainsi

participer cet été aux travaux de jardinage et d’entretien des rives du lac

dont il se réjouit tellement. Et si c’est possible, il reviendra à Action Paysage

pour accomplir les jours de service qui lui restent, même si les journées

de travail commencent déjà à 7 h 15. Regina Stucki le réengagera

volontiers. Elle ajoute en riant : « Le jour où on investira dans l’immobilier,

je pourrai l’engager pour de bon… »

Exemple EA 21026

Action paysage Bienne-

Seeland SA

EA reconnu depuis le 12 mars 2008

Places : 4

www.landschaftswerk.ch

Action Paysage est une entreprise sociale qui

compte quarante places pour chômeurs de longue

durée. En leur proposant un travail avec accompagnement

socio-pédagogique dans la gestion écologique

du paysage, elle améliore leurs chances de réinsertion

dans le monde professionnel. Cette société

anonyme d’intérêt public exonérée d’impôts, ancrée

dans le tissu régional, a pour actionnaires des communes

de la région Bienne-Seeland et des organisations

régionales de protection de la nature, du paysage

et du patrimoine.

Action paysage emploie ses civilistes comme chefs

de groupes suppléants, elle leur confie des tâches

de coordination dans l’entretien du paysage, d’aide

dans son service de location de vélos ou dans son

service de livraison. S’ils ont la formation nécessaire,

elle leur demande de participer à l’encadrement

socio-pédagogique des chômeurs.

Travailler et motiver l’équipe : avec les chômeurs,

Alain produit du bois de feu à partir

des arbres coupés dans le cadre des projets

de protection du paysage.


« J’ai toujours eu

envie de travailler

dehors. »

Alain Küffer, civiliste à Action Paysage

Bienne, voulait devenir jardinier paysagiste.

Le civiliste

Plusieurs cordes à son arc

Les civilistes amènent avec eux leur savoir, leurs

compétences et leurs aptitudes. Grâce à nos cours

de formation et à l’initiation que vous leur fournirez,

votre établissement pourra bénéficier d’un soutien

compétent.

Ces hommes motivés (il y a très peu de femmes) ont

entre 18 et 34 ans ; ils viennent de tous les milieux

professionnels possibles et apportent à votre établissement

des connaissances utiles, provenant aussi de

leurs engagements privés. Vous pouvez définir dans

le cahier des charges les connaissances nécessaires

pour l’affectation. En complément à leur formation

interne, les civilistes suivent des cours de formation

financés par la Confédération afin d’être efficaces au

plus vite dans leur affectation.

Communiquer, surtout dans le domaine de l’accompagnement,

c’est tout un art ! …auquel le cours « Communication

et accompagnement » permet aux civilistes

de s’exercer. Les principes de base de l’hygiène

et des soins, les mobilisations et la variation

des positions couchées sont enseignés dans le cours

« Soins ». Les civilistes auxquels seront confiées des

tâches d’encadrement ou d’assistance peuvent suivre

quatre types de cours, selon qu’ils auront affaire à des

personnes handicapées, à des personnes âgées, à

des enfants ou à des adolescents. Tous ces cours

spécifiques aux affectations sont constitués de deux

modules, le deuxième étant réservé aux civilistes qui

font une affectation de plus de six mois. Les participants

au cours « Protection de l’environnement et de

la nature » acquièrent, parallèlement à l’enseignement

théorique en écologie, une connaissance des

espèces sur le terrain et peuvent exercer leurs nouvelles

compétences en matière d’entretien du paysage.

Le cours « Maniement de la tronçonneuse »,

un peu plus bref, mais de loin plus bruyant, leur permet

de développer en deux jours les compétences

nécessaires pour exécuter des travaux simples à

l’aide de cet outil. Enfin, ceux qui se préparent à une

affectation à l’étranger suivent le cours « Sécurité

lors d’affectations à l’étranger », qui les familiarise

avec les sources de danger et les causes de stress.

Vous trouverez les objectifs des cours et leur descrip -

tion détaillée sur le site internet du service civil,

www.zivi.admin.ch.

UNE PLUS-VALUE

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Une large reconnaissance

Les civilistes font un travail d’intérêt public. Ils se mettent aussi bien au service de l’Etat

que d’institutions privées d’utilité publique, reconnues comme établissements d’affectation

du service civil. Pour cela, certaines règles sont à respecter.

« Le service civil intervient dans les cas où des tâches d’importance pour le bien de la collectivité

ne peuvent être accomplies parce que les ressources font défaut ou sont insuffisantes.

» Le Conseil fédéral et le Parlement ont précisé dans diverses dispositions ce qu’ils

entendent par là. L’engagement de civilistes n’est pas ouvert à toutes les institutions suisses,

mais il y a une grande diversité parmi les établissements d’affectation : on y trouve des fondations,

des associations, des institutions publiques, des coopératives, des administrations

et même des sociétés anonymes.

Quelle que soit leur forme juridique, tous les établissements sont d’utilité publique. Pour

les institutions privées ou mixtes, l’utilité publique est en général attestée par l’administration

fiscale cantonale. Le travail d’intérêt public est effectué à de nombreux endroits, et

les domaines d’activités des établissements d’affectation du service civil sont tout aussi

variés : la santé, le service social, la conservation des biens culturels, la protection de la

nature et de l’environnement, l’entretien du paysage, l’entretien des forêts, l’agriculture,

la coopération au développement, l’aide humanitaire ou l’aide en cas de catastrophes et

de situations d’urgence.

La reconnaissance en tant qu’établissement d’affectation ne donne pas droit à l’attribution

de civilistes. Il ne faut donc pas inscrire les civilistes dans le plan des effectifs, puisqu’ils

ne peuvent remplacer la main-d’œuvre existante. Au moment de la reconnaissance, nous

déterminons combien de civilistes vous pouvez employer en même temps. Leur nombre

dépend de la quantité de postes à plein temps dans l’établissement. Afin que nous puissions

nous assurer que vous remplissez les conditions légales, veuillez joindre à votre

demande les statuts, l’organigramme et les rapports de gestion de votre établissement.

Au cours de l’entretien individuel que vous aurez ensuite avec le centre régional (cf. p. 19),

nous vérifierons si vous pouvez devenir un établissement d’affectation et, le cas échéant,

sous quelle forme. Toute la procédure de reconnaissance est gratuite.


Liste de contrôle

Exigences

Les personnes accomplissant le service civil fournissent un travail d’intérêt public. Pour que vous

puissiez engager des civilistes, votre établissement doit donc être reconnu d’utilité publique.

L’ordonnance sur le service civil précise ce que cela signifie exactement. La liste de contrôle

simplifiée ci-dessous vous donnera déjà quelques indications.

Cette liste n’est pas valable pour les exploitations agricoles. Ces dernières sont priées de commander

auprès de leur centre régional la brochure « Des civilistes à l’œuvre dans l’agriculture ».

Avez-vous votre siège en Suisse ?

Etes-vous une institution de droit public ou une institution

privée ou mixte d’utilité publique ?

En principe, l’utilité publique de votre établissement a déjà été

reconnue pour l’exemption d’impôts. Certaines conditions sont tout

de même à prendre en considération :

››

Votre activité principale est non lucrative. Les institutions

lucratives actives dans le domaine du social et de la santé

dont la majorité du capital et des voix est en mains publiques

sont une exception.

››

Au moins trois personnes bénéficient de vos activités.

››

Vous ne posez pas de conditions particulières inadéquates

pour entrer dans le cercle des bénéficiaires.

››

Votre activité ne sert pas votre propre intérêt ni celui de

votre famille.

Etes-vous actifs dans un des domaines du service civil ?

Les domaines d’activité du service civil sont les suivants :

››

santé ;

››

service social ;

››

conservation des biens culturels ;

››

protection de la nature et de l’environnement, entretien du

paysage ;

››

entretien des forêts ;

››

agriculture ;

››

coopération au développement et aide humanitaire ;

aide en cas de catastrophe et de situation d’urgence

Oui

Non

Programmes prioritaires

Un effet concentré

L’organe d’exécution détermine, à l’aide de ce que

l’on appelle les programmes prioritaires, où l’effet

des affectations de service civil doit être le plus

concentré. Les civilistes qui doivent faire l’affectation

longue prévue par la loi sont tenus de l’accomplir

à l’étranger ou dans l’un des deux programmes

prioritaires existants:

Soins et assistance

Les cahiers des charges prévoyant au moins 30 %

d’activités en contact direct avec les personnes à

assister ou à soigner peuvent être intégrés au programme

prioritaire « Soins et assistance », qu’il

s’agisse d’enfants, d’adolescents, de personnes

âgées ou handicapées ou de requérants d’asile. Ce

programme permet de décharger le personnel soignant

et d’améliorer la qualité de l’encadrement pour

les résidents et les patients. De plus, ces affectations

promeuvent la solidarité entre les générations

et les cultures.

Protection de la nature et

de l’environnement

Des mains pleines de terre : voilà le premier effet

visible du deuxième programme prioritaire. Il s’agit

avant tout de travaux à l’extérieur. Les civilistes entretiennent

des biotopes et des forêts, renaturent des

cours d’eau, restaurent des murs de pierres sèches

ou participent à la construction et à l’exploitation de

parcs naturels et de parcs naturels. Ils participent

ainsi à la protection de la biodiversité et « mouillent

leur chemise » pour que la forêt et le paysage continuent

de remplir leur fonction de protection et de

lieux de détente.

Avez-vous pu répondre par « oui » aux trois questions ? Alors rien ne s’oppose à votre reconnaissance

en tant qu’établissement d’affectation. Si vous avez des doutes, ou si vous avez

répondu à l’une des questions par la négative, prenez contact avec nous : nous étudierons

volontiers la question avec vous.

UNE PLUS-VALUE

08

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Les activités

Tirez le meilleur de vos

nouvelles recrues

Les civilistes peuvent vous aider dans bien des

domaines : les possibilités d’affectation sont nombreuses.

Elles doivent néanmoins être définies

à l’avance. Avec l’aide du centre régional, vous

déterminez dans les cahiers des charges quand et

pour quelles tâches vous engagez des civilistes.

Pour les pics d’activité saisonniers ou autres goulets

d’étranglement : employez les civilistes de manière

ciblée. Ils ne peuvent certes pas remplacer un poste

fixe, mais améliorent votre marge de manœuvre organisationnelle,

ainsi que la qualité de vos prestations.

En collaboration avec votre centre régional, vous définissez

dans le cahier des charges le champ d’activité

et quantifiez les différentes tâches. Les activités

les plus diverses peuvent cohabiter dans un même

cahier des charges. Les civilistes doivent cependant

être employés exclusivement pour les tâches qui y

figurent.

Traitez vos civilistes comme les autres employés, en

tenant toutefois compte de ce qui suit : les affectations

durent au moins 26 jours ; elles commencent un

lundi et se terminent un vendredi. Il y a cependant une

certaine flexibilité : si le travail à temps partiel n’est

pas autorisé, le travail le week end, par équipes ou

de nuit est possible. Vous pouvez définir une durée

d’affectation minimum supérieure et le nombre

d’heures de travail par semaine dans le cahier des

charges. A partir de 180 jours d’affectation, les civilistes

ont droit à huit jours de vacances ; pour 30 jours

de service supplémentaires, à deux jours de plus. Les

heures supplémentaires peuvent être compensées

pendant l’affectation, mais pas accumulées en vue

de prendre des jours de congé. En cas de doute, la loi

et l’ordonnance sur le service civil sont applicables.

« Par leur naturel et leur

absence d’a priori, les civilistes

apportent légèreté et

fraîcheur dans le quotidien

du home. »

Lucia Schenk, chef du service des soins, Centre Schlossmatt

région de Berthoud


Des engagements qui

laissent une certaine

liberté

Les quatre cahiers des charges proposés aux civilistes par le Centre

Schlossmatt de la région de Berthoud sont complètement différents. Que

ce soit dans les soins, l’assistance, la cuisine ou au service technique, les

civilistes sont très bien intégrés dans les équipes. Et cela porte ses fruits :

les places sont très recherchées.

Exemple EA 40

Centre Schlossmatt

région de Berthoud

EA reconnu depuis le 29 avril 1998

Places : 5

www.zsburgdorf.ch

Lové entre les collines de l’Emmental, le Centre

Schlossmatt de Berthoud offre à 155 personnes

âgées ayant besoin de soins un espace de vie de

qualité. Les quelque 250 collaborateurs, dont le

travail est financé par la fondation du même nom,

reconnue d’utilité publique et exonérée d’impôts,

fournissent des prestations variées aux résidents

et aux personnes de l’extérieur qui viennent pour

la journée.

Les civilistes viennent en aide au personnel en cuisine,

pour les soins de base et l’encadrement de

groupes ou de personnes, ou assistent le service

technique pour les travaux d’aménagement, d’entretien

et de réparation.

Bien sûr, certains cahiers des charges ont plus de succès que d’autres.

Les civilistes favorisent la cuisine ou le service technique, ne serait-ce

que parce que la durée minimale d’affectation est plus courte. Christina

Estermann, chef du personnel, a pourtant pu convaincre certains d’entre

eux de se diriger plutôt vers les soins ou l’assistance, même si on ne peut

y faire des affectations courtes. Pour cela, le home profite du fait que les

civilistes qui n’ont pas terminé l’école de recrues doivent accomplir une

affectation longue d’au moins six mois. Pour chaque cahier des charges,

Christina Estermann a fixé les détails comme la durée minimum des affectations

et le travail par roulement ou le week end avec le centre régional

de Thoune, compétent pour Berthoud.

Les cahiers des charges décrivent et quantifient aussi les activités des civilistes.

Le cahier des charges « auxiliaire de santé » prévoit que 75 % des

42 heures de travail hebdomadaires soient consacrés aux soins de base.

La formulation du cahier des charges permet aussi aux civilistes d’accomplir

des tâches d’assistance, en plus d’aider les patients à faire leur

toilette, à se nourrir ou à se déplacer. Madame Estermann conseille de

formuler les descriptions d’une manière aussi ouverte que possible afin

que les tâches confiées aux civilistes puissent être adaptées selon leurs

capacités. Les civilistes qui ne se sentent pas prêts à faire une affectation

dans les soins postulent pour le cahier des charges qui ne prévoit que

de l’assistance. Ils suivent alors le cours d’assistance à la place du cours

de soins (cf. p. 7). L’organe d’exécution met aussi un cahier des charges

standard, avec un large spectre d’activités, à la disposition des établissements

actifs dans le domaine des personnes âgées.

Madame Estermann coordonne les affectations de service civil depuis déjà

quinze ans. Il n’est arrivé qu’une fois qu’il faille interrompre une affectation

au bout de deux jours, parce que le civiliste était dépassé par les

tâches de soins. Les autres expériences ont toutes été positives : les civilistes

sont bien intégrés dans les équipes et bien acceptés par les résidents.

En outre, l’utilité dépasse de loin les coûts engendrés. Les civilistes

améliorent l’encadrement, sur les plans de la qualité et de la quantité ;

à la cuisine ou au service technique, ils facilitent la planification des travaux

occasionnels. Enfin, la charge administrative pour l’établissement

n’est pas excessive.

Prêter main-forte. Le civiliste Thomas répare

le déambulateur d’un résident du Centre

Schlossmatt de la région de Berthoud.

UNE PLUS-VALUE 10

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La cerise sur le gâteau

a son prix

La principale utilité des civilistes pour la crèche de Felsenburg n’est pas

de décharger les collaboratrices d’une partie de leurs tâches. Pour la directrice,

Margarete Baur, les civilistes permettent avant tout d’enrichir l’offre

de prestations : grâce à leur présence, les enfants ont aussi des hommes

pour personnes de référence. Et cela peut bien impliquer un certain coût.

« Les civilistes,

c’est la cerise sur

le gâteau. »

Margarete Baur, directrice de la crèche de

Felsenburg, apprécie l’enrichissement qualitatif

que permettent les civilistes.

« Les civilistes sont de véritables aimants » commente la directrice,

Margarete Baur, qui qui travaille à la crèche depuis plus de dix ans. En effet,

chaque fois qu’un nouveau civiliste arrive, c’est le même scénario : « Il ne

se passe pas une minute avant que le nouvel arrivant soit assailli par les

enfants ». Educatrices de la petite enfance, sociopédagogues, apprenties,

cuisinière et femme de ménage : la crèche emploie avant tout des femmes.

Madame Baur apprécie d’autant plus que les civilistes tiennent le rôle de

personnes de référence masculines. Les quatre groupes, celui des tout

petits et les trois autres formés d’enfants à partir de 18 mois, sont encadrés

chacun par trois employé(e)s fixes. Le civiliste n’est pas inscrit sur le

plan des effectifs. « C’est un luxe que nous nous accordons ! »

Le travail des civilistes n’est pas gratuit. L’association Kreuzlinger Kinderkrippe

verse 10 fr. 50 par jour à la Confédération pour chaque civiliste,

auxquels s’ajoutent cinq francs d’argent de poche par jour, pour garantir

l’égalité de traitement entre militaires et civilistes souhaitée par le législateur.

Dans la même optique, l’association verse aussi des indemnités aux

civilistes. La crèche étant ouverte de 6 h 30 à 18 h 30, les civilistes peuvent

prendre leurs trois repas quotidiens avec les enfants et les frais de

repas (20 francs) ne leur sont versés que le week end. « Ces jours-là aussi,

il faut bien qu’ils vivent ! » ajoute-t-elle en riant. Avec les frais de déplacement

et les cinq francs pour l’utilisation du logement privé, Madame Baur

verse à ses civilistes quelque 600 francs par mois, en plus des contributions

d’environ 300 francs payées à la Confédération. C’est un peu plus

que le salaire d’une stagiaire.

Malgré cela, Madame Baur aimerait avoir un civiliste dans chaque groupe.

Etudiants, mécaniciens sur automobiles, monteurs en chauffages ce sont

des hommes qui ont les pieds sur terre et qui peuvent proposer à l’équipe,

parfaitement formée sur le plan pédagogique, une vision des choses un

peu différente. Pour le moment, Madame Baur ne voit pas d’autre manière

de trouver des personnes de référence masculines. « C’est un peu la cerise

sur le gâteau. » Son regard se tourne vers la porte derrière laquelle les éducatrices

prennent le repas de midi avec les enfants, et elle ajoute : « Pas

seulement pour les enfants… aussi pour le personnel féminin ! »

L’homme de toutes les situations : pendant

que les plus jeunes dorment, « l’inspecteur

Sven », civiliste à la crèche de Felsenburg,

règle un cas épineux avec l’aide des enfants

plus âgés.


Les coûts

Les civilistes ne travaillent

pas gratuitement

En tant qu’établissement d’affectation, vous assumez

trois types de coûts : une contribution à la Confédération,

afin d’éviter une distorsion de la concurrence

; le gîte, le couvert et d’autres frais pour le civiliste,

dont vous pouvez vous acquitter d’une partie en

nature ; et les cinq francs par jour d’argent de poche.

Cela vous paraît compliqué ? Le centre compétent

pour votre région vous montrera volontiers ce que

cela représente concrètement pour vous.

Les établissements d’affectation versent une contribution

à la Confédération, afin d’éviter que l’activité

des civilistes fausse le jeu de la concurrence. Elle

couvre une partie des coûts d’exécution et encourage

les établissements à employer les civilistes de

la manière la plus efficace possible. Son montant se

situe entre 8 fr. 40 par jour et au maximum 25 % du

salaire brut usuel du lieu et de la profession pour une

activité similaire. C’est pourquoi chaque cahier des

charges est rattaché à une catégorie de contribution.

Puisque même les civilistes ne sont pas efficaces à

100 % dès leur premier jour d’affectation, la contribution

est réduite de moitié les 26 premiers jours.

Exemple EA 544

Association Kreuzlinger

Kinderkrippe

EA reconnu depuis le 27 novembre 1998

Places : 4

www.felsenburg.info

La crèche de Felsenburg se trouve dans une maison

de maître légèrement en-dessus de la ville de

Kreuzlingen. Ses vingt collaborateurs (pour la plupart

des collaboratrices) accueillent chaque jour

jusqu’à 45 enfants de 0 à 5 ans. L’association exonérée

d’impôts Kreuzlinger Kinderkrippe regroupe la

crèche et quatre lieux d’accueil parascolaire.

Les deux ou trois civilistes sont reconnaissables du

premier coup d’œil parmi les éducatrices. Il y a aussi

des cahiers des charges pour l’accueil parascolaire,

mais les civilistes travaillent surtout à la crèche. Ils

améliorent la qualité de l’encadrement dans les

jeux, les repas et l’hygiène et se chargent aussi de

travaux ménagers.

Et comme ces jeunes hommes doivent bien vivre, les

établissements d’affectation leur fournissent logement

et nourriture. Si ce n’est pas possible, ils leur

versent une indemnité (en tout 25 francs au maximum,

plus un supplément à la contribution à la Confédération

de 7 fr. 20 au plus). Ce montant est dû pour

chaque jour de service pris en compte, c’est-à-dire

aussi le week-end. Si le civiliste a besoin de vêtements

de travail spécifiques, l’établissement les lui

fournit ou le rembourse. Il l’indemnise également

pour les éventuels frais de transport jusqu’à son lieu

de travail. L’organe d’exécution ne prend en charge

qu’un aller et retour le week-end.

Enfin, l’établissement verse au civiliste 5 francs

d’argent de poche par jour, ce qui ne lui permet quand

même pas de faire des folies.

Pendant son affectation, le civiliste est couvert par

l’assurance militaire pour la maladie et les accidents.

Si, pendant son affectation, un civiliste cause des

dommages à un tiers, l’établissement d’affectation

en répond, comme pour son personnel. Si le civiliste a

agi intentionnellement ou par négligence grave, l’établissement

peut se retourner contre la Confédération.

UNE PLUS-VALUE

12

13


Mes civilistes doivent

être en forme

Dans la cuisine de l’hôpital cantonal de Lucerne, les mécanismes de travail

sont rôdés. Les civilistes doivent s’y intégrer sans couac. C’est pourquoi

Walter Hüberli, chef de la cuisine principale, convoque chaque candidat

à un entretien au cours duquel il lui montre ce qui l’attend.

A quatre heures de l’après-midi, la cuisine principale de l’hôpital cantonal

de Lucerne est en pleine effervescence. Nikoll Markaj et David Kunz, civilistes,

déposent les plateaux individuels avec le repas du soir des patientes

et patients sur des chariots isolés qu’ils accrochent les uns aux autres

pour former un petit train. « Il y a entre 600 et 650 patientes et patients

à nourrir à chaque repas. Le travail doit être fait vite et avec méthode.

C’est pourquoi les civilistes doivent être en bonne forme et pouvoir supporter

une charge importante de travail. » Walter Hüberli, chef de la cuisine

principale, vérifie au cours d’un entretien d’embauche si les candidats

sont prêts pour le travail en cuisine : « On voit très vite si un civiliste

est apte pour l’affectation. En cas de doute, nous convenons d’une affectation

à l’essai. »

Les cahiers des charges attrayants ont fait l’objet d’un monceau de postulations,

explique Aline Deville, spécialiste en ressources humaines, qui

tient à jour un portail emploi spécifique pour ses 23 cahiers des charges,

en plus d’E-ZIVI, le portail de prestations du service civil. Les affectations

au service postal interne, dans le travail administratif des laboratoires

ou dans le jardinage ont encore plus de succès que les affectations en

tant qu’aide de cuisine. Les responsables des cahiers des charges pour

les places places d’infirmier ou de cuisinier, dont les exigences sont plus

élevées, ont moins l’embarras du choix. Afin que chaque secteur trouve

le civiliste adéquat, Madame Deville examine les dossiers pour voir si les

candidats correspondent aux profils d’exigences définis dans les cahiers

des charges. Ce n’est qu’ensuite qu’elle transmet les dossiers aux secteurs

concernés.

C’est comme cela que les candidatures arrivent entre les mains du chef de

cuisine, Walter Hüberli. Si, après l’entretien d’embauche, Monsieur Hüberli

et la personne responsable de l’encadrement du civiliste décident d’engager

le candidat, ils remplissent la convention d’affectation avec l’aide

de Madame Deville. Une fois la convocation envoyée par le centre régional

compétent, plus rien ne s’oppose à la future affectation. C’est ce qui s’est

passé pour Nikoll et David, dont le petit train de plateaux repas est maintenant

en route vers les patientes et patients affamés. Monsieur Hüberli

est satisfait de son choix: « Les civilistes sont de jeunes hommes motivés,

qui peuvent m’apporter un soutien très utile.

Exemple EA 35

Hôpital cantonal

de Lucerne

EA reconnu depuis le 18 janvier 2000

Places : 48

www.luks.ch

Plus de 100 000 personnes sont soignées chaque

année en ambulatoire ou intra-muros dans le plus

grand des hôpitaux non universitaires de Suisse

(environ 3500 collaboratrices et collaborateurs).

Ce centre médical performant situé au cœur de

la Suisse offre 24h sur 24 des soins médicaux de

pointe et gère de nombreuses situations d’urgence.

L’hôpital cantonal de Lucerne emploie jusqu’à

48 civilistes, avec 23 cahiers des charges différents.

Les cliniques et les instituts profitent notamment de

leur soutien pour le jardinage, la cuisine, le transport

des lits, le travail administratif dans les laboratoires

ou le service postal interne. L’établissement

met aussi volontiers à profit l’expérience des étudiants

en médecine, cuisiniers ou infirmiers.

Les maillons d’une chaîne : Nikoll et David,

civilistes, chargent les plateaux repas pour les

patientes et patients de l’hôpital cantonal de

Lucerne.


La procédure d’embauche

Vous avez le choix

Les établissements d’affectation du service civil

choisissent d’engager ou non un civiliste: toutes les

possibilités d’une procédure d’embauche standard

s’offrent à vous.

Vous saisissez votre besoin dans E-ZIVI, le portail de

prestations du service civil. Les civilistes intéressés

prennent ensuite directement contact avec vous. La

balle est maintenant dans votre camp: saisissez les

opportunités qu’offre une procédure d’embauche.

Etudiez les dossiers, menez des entretiens et organisez,

si vous le souhaitez, une affectation à l’essai

de un à cinq jours. Votre centre régional vous conseillera

volontiers.

Si vous avez choisi un candidat, signez avec lui la

convention d’affectation. Le centre régional compétent

pour le civiliste établira ensuite la convocation

qui sert de base à chaque affectation. Si vous et le

civiliste êtes inscrits à E-ZIVI, vous pouvez faire tout

cela via le portail de prestations, sans papier. Vos

propres employés, vos stagiaires et les autres personnes

qui sont ou étaient en lien étroit avec votre

institution ne peuvent y accomplir une affectation. En

outre, les affectations ne doivent pas être accomplies

pour la formation de base ou la formation continue

du civiliste, ni pour servir les intérêts de sa famille. Si

vous avez des doutes, n’hésitez pas à prendre contact

avec votre centre régional.

Vous avez le choix. Mettez à profit l’expérience et

les connaissances des civilistes qui correspondent

à votre établissement.

« On voit très vite si

un civiliste est apte

pour l’affectation. »

Walter Hüberli, chef de la cuisine principale

de l’hôpital cantonal de Lucerne, mise sur

l’entretien d’embauche.

UNE PLUS-VALUE

14

15


Mögliche Tätigkeiten

Nehmen Sie Zivis

in die Pflicht

Zivildienstleistende können Sie an allen Ecken und

Exemple EA 388

Enden unterstützen und entlasten. Die Einsatzmöglichkeiten

sind breit aber nicht beliebig.

Caritas Vaud

In den sogenannten Pflichtenheften halten Sie

zusammen EA reconnu mit Ihrem depuis Regionalzentrum le 23 septembre verbindlich 1998

fest, wann Places und : wofür 10 Sie Ihre Zivis einsetzen.

www.caritas-vaud.ch

Sei es bei

Depuis

Arbeitsspitzen

plus de soixante

oder saisonalen

ans, Caritas

Engpässen:

Vaud lutte

Setzen Sie contre Ihre la Zivis pauvreté gezielt et l’exclusion. ein. Sie ersetzen Ses 94 zwar collaboratrices

Stelle, et collaborateurs, steigern jedoch 450 ihren bénévoles Planungs-

et jusqu’à

keine feste

spielraum. dix Zudem civilistes gewinnt s’engagent die Qualität aux côtés Ihrer des Leistungen.

Im Pflichtenheft definieren Sie zusammen mit

personnes

les plus exposées. Caritas crée les conditions-cadres

pour que des personnes de tous âges puissent vivre

Ihrem Regionalzentrum dignement ; elle den les soutient jeweiligen dans Aufgabenbereich

und recouvrer quantifizieren leur autonomie. die verschiedenen Tätigkei-

leurs efforts pour

ten. So ist Caritas es auch Vaud möglich, gère onze verschiedenste magasins proposant Tätigkei-deten

in einem

vêtements

einzigen

et des

Pflichtenheft

denrées alimentaires

unterzubringen.

bon marché

pour les personnes affectées par la pauvreté, dirige

Denn ein

des

Zivi

centres

darf immer

de réadaptation,

nur für die darin

des accueils

festgelegten

Aufgaben des centres eingesetzt d’aide werden. sociale et offre conseil et accom-

de nuit et

pagnement à des personnes en situation d’urgence.

Behandeln Sie Ihre Zivis wie normale Mitarbeitende.

Dans presque tous les domaines et dans l’ensemble

Dennoch du gilt canton Folgendes: Vaud, Einsätze l’association dauern mindestens

fait appel à des

26 Tage, civilistes. beginnen an einem Montag und enden an

einem Freitag. Dazwischen sind Sie flexibel: Wochenend-,

Schicht- oder Nachtarbeit ist möglich, Teilzeitarbeit

jedoch nicht. Eine längere Mindesteinsatzdauer

und die Wochenarbeitszeit definieren Sie im Pflichtenheft.

Ab 180 Einsatztagen hat ein Zivi Anrecht auf

acht Ferientage; für 30 zusätzliche Diensttage gibt es

noch einmal zwei Ferientage. Macht ein Zivi einmal

Überstunden, kann er diese während des Einsatzes

kompensieren; ein systematisches Ansammeln für

weitere Freitage ist jedoch nicht erlaubt. Im Zweifelsfalle

gelten Zivildienstgesetz und -verordnung.

« Nous avons déjà eu des

civilistes qui ont fait tout

leur service auprès de

Caritas Vaud. »

Gabriel Oguey, responsable du secteur Administration

de Caritas Vaud, bénéficie de l’aide de civilistes

qui reviennent après une première affectation.


Récidivistes

Caritas Vaud est un établissement d’affectation très apprécié. En effet,

après y avoir fait une première affectation, les civilistes reviennent volontiers

pour les suivantes, faisant profiter l’association de l’expérience

qu’ils y ont acquise.

La section vaudoise de Caritas a été créée en 1942 pour venir en aide aux

réfugiés polonais accueillis en Suisse. Des volontaires et des prêtres y travaillaient

à l’époque, sans l’aide des civilistes. Aujourd’hui, quelque 30 civilistes

accomplissent environ 2000 jours de service par année dans les différentes

institutions de Caritas Vaud. « Nos moyens financiers sont limités »,

explique Gabriel Oguey, responsable du secteur administratif. « Le service

civil est une possibilité pour nous de recevoir un soutien actif. » C’est le cas

à Yverdon-les-Bains, où Caritas gère une vélostation sur mandat de la ville.

Des personnes sans emploi gèrent le système municipal de prêt de vélos,

réparent les vélos et surveillent le parking à vélos. Les civilistes les forment

et les dirigent. « Beaucoup sont bons, certains excellents ; il n’y en a que

quelques-uns qui en font un minimum », déclare François Zurcher, qui dirige

la vélostation. Il engage de préférence des civilistes pour des affectations

de longue durée. D’entente avec le centre régional, il a fixé la durée minimale

des affectations à deux mois.

Il n’est pas rare que des civilistes reviennent pour une deuxième affectation.

« Certains viennent régulièrement », mentionne Gabriel Oguey. « Ils

connaissent le travail et l’apprécient. » De l’avis de Gabriel Oguey, c’est

une situation gagnant-gagnant : Caritas profite de l’expérience de ces civilistes,

qui, de leur côté, n’ont pas à chercher une nouvelle place, puisque

celle-ci leur plaît. « Les civilistes font du bon travail ; la plupart du temps,

ils sont très motivés et particulièrement compétents. » Caritas Vaud bénéficie

de cette manière d’un soutien qui vient renforcer l’équipe professionnelle

en place. Et les civilistes apportent de nouvelles idées : « Leur regard

extérieur et leurs suggestions conduisent souvent à une amélioration de

nos processus de travail. Les civilistes représentent une capacité d’innovation

importante. »

Apprendre et enseigner : à la vélostation de Caritas

Vaud à Yverdon, des civilistes coordonnent la

réparation de vélos par des chômeurs, ce qui leur

donne souvent l’occasion d’apprendre quelque

chose.

UNE PLUS-VALUE

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17


Mögliche Les prochaines Tätigkeiten étapes

Nehmen Devenez partenaire Sie Zivis

du in die service Pflicht civil

Zivildienstleistende Vous souhaitez bénéficier können du Sie soutien an allen des Ecken civilistes und ?

Prenez Enden unterstützen contact avec und votre entlasten. centre régional Die Einsatzmöglichkeiten

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Si

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zusammen lequel de mit nos Ihrem centres Regionalzentrum régionaux est verbindlich compétent

fest, pour wann votre und établissement. wofür Sie Ihre Nous Zivis sommes einsetzen. à votre

disposition pour répondre à vos questions et vous

Sei es bei Arbeitsspitzen oder saisonalen Engpässen:

envoyer les documents nécessaires à une demande

Setzen Sie Ihre Zivis gezielt ein. Sie ersetzen zwar

de re connaissance en tant qu’établissement

keine feste Stelle, steigern jedoch ihren Planungsspielraum.

Zudem gewinnt die Qualität Ihrer Leistun-

d’affectation. La procédure est gratuite. Nous faisons

le nécessaire pour qu’elle se déroule rapidement et

gen. Im Pflichtenheft definieren Sie zusammen mit

pouvons répondre à vos questions au cours d’un

Ihrem Regionalzentrum den jeweiligen Aufgabenbereich

und quantifizieren die verschiedenen Tätigkei-

entretien. Nous nous réjouissons de vous accueillir

parmi nos partenaires.

ten. So ist es auch möglich, verschiedenste Tätigkeiten

in einem einzigen Pflichtenheft unterzubringen.

Denn ein Zivi darf immer nur für die darin festgelegten

Aufgaben eingesetzt werden.

Behandeln Sie Ihre Zivis wie normale Mitarbeitende.

Dennoch gilt Folgendes: Einsätze dauern mindestens

26 Tage, beginnen an einem Montag und enden an

einem Freitag. Dazwischen sind Sie flexibel: Wochenend-,

Schicht- oder Nachtarbeit ist möglich, Teilzeitarbeit

jedoch nicht. Eine längere Mindesteinsatzdauer

und die Wochenarbeitszeit definieren Sie im Pflichtenheft.

Ab 180 Einsatztagen hat ein Zivi Anrecht auf

acht Ferientage; für 30 zusätzliche Diensttage gibt es

noch einmal zwei Ferientage. Macht ein Zivi einmal

Überstunden, kann er diese während des Einsatzes

kompensieren; ein systematisches Ansammeln für

weitere Freitage ist jedoch nicht erlaubt. Im Zweifelsfalle

gelten Zivildienstgesetz und -verordnung.


Soins à domicile. Yannick, civiliste, bande le

doigt de pied d’un client des services Spitex

de la région Berne Nord.

Impressum

Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche DEFR

Organe d’exécution du service civil ZIVI

www.zivi.admin.ch

Rédaction et texte

Olivier Rüegsegger, Heinz Schenk

Traduction française

Delphine Chatagny et Adrien Vauthey

Concept et création

Werbelinie AG Agentur für Kommunikation

Photographie

Gaëtan Bally (page 3), Olivier Rüegsegger (autres pages)

Distribution: OFCL, Vente des publications fédérales, CH-3003 Berne, www.publicationsfederales.admin.ch

No d’art. 735.104f 10.15 500 860365018/2


Organe d’exécution du service civil ZIVI

www.zivi.admin.ch

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