Diversités magazine numéro 8

villedeliege

Diversités magazine le magazine de toutes les diversités

diversités

Magazine

N°8 - novembre 2015

Les jeux au service du handicap ?


le débat

Les jeux au service du

handicap ?

4

sommaire

N°8 - Novembre 2015

6

Rosa Parks

Le feuilleton

Suggestions

Lectures, films, musique

8


10

Culture

gastronomie

et recettes

Etats-Unis

Focus

Féministe toi-même !

12

13

Figures

emblématiques

Leïla Shadid

& Maria Beasley

+

7

7

14

15

La vidéo du mois

la parole est à vous

du côté du cripel

Agenda


LE débat

Les jeux au service du handicap ?

Difficile parfois de s’imaginer ce

que vivent les personnes en situation

de handicap. D’où l’existence

d’activités comme des repas dans

le noir ou de balades à l’aveugle en

ville (promenade en ville avec un

bandeau au bras d’un accompagnateur).

Mais grâce aux nouvelles technologies,

d’autres outils existent maintenant

pour sensibiliser et éduquer.

Il s’agit des serious games, selon

leur nom anglais, dits « jeux sérieux

» en français. De quoi s’agitil

? Ce « sont des applications

développées à partir des technologies

avancées du jeu vidéo, faisant

appel aux mêmes approches

de design et savoir-faire que le jeu

classique (3D temps réel, simulation

d’objets, d’individus, d’environnements…)

mais qui dépassent la

seule dimension du divertissement»

(CERIMES). Ils poursuivent donc un

but pédagogique ou de sensibilisation,

mais de manière ludique.

A Blind Legend

Les buts des jeux sérieux

En général, les jeux sérieux doivent

diffuser un message, permettre un

entraînement et favoriser l’échange

de connaissances. Selon un blog

sur les jeux sérieux, un jeu sérieux

doit rassembler cinq fonctions :

apprendre (engager une connaissance,

se former), comprendre (se

sensibiliser, faire évoluer sa perception),

promouvoir (améliorer une

image, expliquer le bien-fondé),

évaluer (mesurer le savoir-être ou

savoir-faire des utilisateurs), soigner

(prodiguer un soin ou éduquer

à l’auto-soin). Une petite vidéo

les explique tous. Visionnez-là

en cliquant ici.

Quelques jeux sérieux

pour une sensibilisation

au handicap dans les

entreprises ou les écoles

Il existe un nombre incalculable de

thèmes pour les jeux sérieux (l’économie,

la santé, la défense, le mar-

Le débat

keting et la publicité, le marché de

l’emploi, la formation professionnelle,

l’écologie, la politique, l’humanitaire,

la religion, l’art, …). Nous

nous concentrons ici sur les jeux

sérieux en lien avec les situations

de handicap.

Le jeu « Handicap et travail » permet

de former les entreprises et

leur salariés à la prise en compte

humaine et professionnelle des

spécificités d’une personne en situation

de handicap.

Handicohésion s’adresse aux salariés

et recruteurs. C’est un jeu

d’aventure créé afin de contribuer

à l’intégration des personnes handicapées

en entreprise. Tour à tour

le rôle de la personne en situation

de handicap, du manager, du directeur

des ressources humaines ou

du collaborateur est abordée.

Vis ma vue a pour but de faciliter

la discussion autour de la question

du handicap visuel avec des élèves.

Le jeu s’appuie sur des environnements

connus, comme par exemple

la cour de récréation, la cantine,

etc. pour mettre en évidence les

difficultés rencontrés à l’école par

les malvoyants.

Quelques jeux sérieux de

sensibilisation au handicap

pour le grand public

The Deaf, the Disabled and the

Blind est un jeu de plateau où l’on

incarne tour à tour un personnage

handicapé souffrant de paraplégie,

surdité et cécité. Le but est de résoudre

les énigmes en fonction des

compétences de chacun pour finir

les niveaux.

Très fantasy, le silence d’Aquari est

un jeu d’aventure et de sensibilisation

au handicap de la personne

malentendante. Il commence avec

l’histoire de Fairom, qui sauvée

d’une noyade en pleine mer, s’éveille

dans la cité légendaire d’Aquari. Les


Aquariens sont un peuple de malentendants,

qui utilisent la langue

des signes pour communiquer. Fairom

réussira-t-elle à surmonter son

handicap d’entendante pour parvenir

à rentrer chez elle ?

Comprendre le handicap par le jeu

permet d’appréhender le monde

tel que les malvoyants le perçoivent

en se mouvant et en interagissant

dans une cuisine virtuelle.

A Blind Legend est un projet de

jeu collaboratif d’action-aventure

audio jouable sur GSM. Il propose

de se repérer dans un environnement

en 3 dimensions uniquement

par le biais de l’audio, et les gestes

tactiles multi-points pour contrôler

le héros. Les yeux ne sont d’aucun

secours pour aider à s’orienter, se

déplacer et se battre : pour parvenir

à la fin de ce voyage épique

et périlleux, l’ouïe devra être aussi

aiguisée que la lame du héros que

est incarné… A Blind Legend s’inscrit

dans un univers médiéval légèrement

teinté de fantastique, inspiré

par les légendes arthuriennes

et la littérature du Moyen-Âge. Il

s’adresse autant à un public nonvoyant

qu’à des joueurs valides

désireux de vivre une expérience

de jeu inédite, en utilisant l’ouïe

comme unique moyen de repérage

et de prise de décision.

Quelques jeux sérieux pour

personnes en situation de

handicap

Certains jeux laissent de côté le

tout public et se spécialisent uniquement

dans le travail avec des

personnes en situation de handicap,

permanent ou temporaire.

Ainsi, il existe un jeu (Ki-Breath)

développé pour rendre les séances

de kiné moins pénibles et plus ludiques

puisqu’en combinant souffle

et mouvement le patient peut faire

évoluer un personnage dans le jeu

et combattre des monstres.

Diverses applications reposent sur

les ordinateurs pour aider les autistes

comme Kaspar. Au MIT, une

section du groupe de recherche

sur l’informatique émotionnelle se

consacre essentiellement à élaborer

des outils numériques pour faciliter

la reconnaissance des expressions

faciales et la compréhension

des signaux non verbaux, des opérations

particulièrement difficiles

pour un autiste.

Les victimes d’AVC peuvent également

travailler à la récupération

de leurs mouvements de façon

amusante et motivante grâce à

ArmAssist, un appareil high-tech

de rééducation qui fait également

office de contrôleur de jeu-vidéo. Il

se fixe au bras et est branché à un

dispositif orthopédique. On parle

ici de télé-rééducation car les thérapeutes

peuvent suivre l’évolution

de la capacité des membres à distance,

en consultant le résultat de

l’utilisateur avec les jeux-vidéos.

En résumé, les jeux sérieux permettent

d’aborder les thématiques

liées au handicap avec le grand

public et peuvent également avoir

une vraie utilité sociale. Cependant,

beaucoup les jeux sérieux bénéficient

rarement d’un grand budget,

ne trouvent pas de financement

ou de possibilités de diffusion. Par

exemple, ArmAssist n’est disponible

que dans très peu d’hôpitaux

et le jeu Les secrets d’Ombyliss,

développé dans la même ligne

qu’Aquaris n’a pas pu aboutir pour

manque de financement, même

par crowdfunding. Une plus grande

utilisation des jeux pourrait cependant

permettre d’avancer dans la

lutte contre les discriminations.

ArmAssist

le débAT


Rosa Parks

Le feuilleton

Suite à son arrestation, le boycott

qui en suivit et l’abolition de la

ségrégation dans les bus publics,

Rosa Parks devient une icône pour

le mouvement des droits civiques.

Ce statut lui crée cependant des

soucis, puisqu’elle perd son travail

pour cause de répression envers

les « activistes » et reçoit fréquemment

des menaces de mort.

Elle finit par déménager à Hampton

en Virginie, puis à Détroit dans

le Michigan. La Ville jouit d’une

réputation progressiste mais Rosa

Parks s’étonne d’y trouver néanmoins

une grande discrimination,

notamment dans le domaine du

logement.

En 1965, elle rejoint l’équipe du représentant

démocrate du Michigan,

l’Afro-Américain, John Conyers à la

Chambre des représentants des

Etats-Unis. Elle travaillera pour lui

jusqu’à ce qu’elle prenne sa retraite

en 1988. Il dira d’elle : « Vous la traitiez

avec déférence, parce qu’elle

était calme, sereine – juste une

personne très spéciale. Il n’y avait

qu’une Rosa Parks. »

Pendant toute cette époque, Rosa

Parks se montre particulièrement

active pour la défense des droits

civiques et humains.

Elle collabore avec Edgar Nixon et

Martin Luther King et supporte les

marches de Selma à Montgomery,

le parti pour la liberté maintenant

(Freedom Now Party) ou encore

l’organisation pour la liberté de

Lowndes County (associant éléctorale

visant à faciliter le vote des

Afro-Américains dans un comté de

l’Alabama sous domination du Ku

Klux Klan).

Elle devient aussi l’amie de Malcom

X qu’elle considère comme

un héros. Après des émeutes à

Détroit en 1967, elle travaille avec

différentes ligues pour conscientiser

la société aux abus de la police

envers les « Noirs ».

Elle prendra également part au

mouvement Black Power en participant

à diverses conférences et

elle visitera l’école des panthères

noires (Black Panthers) à Oakland.

Venez figurer dans le clip

de notre chanson sur

Rosa Parks

Dans leur album Yellow Moon ide

1989, les Neville Brothers enregistrent

une chanson Sister Rosa

pour rendre hommage à Rosa

Parks. Cliquez ici pour en voir la

vidéo

A l’occasion du vingtième anniversaire

de la Charte « Liège

contre le racisme » et des 60

ans du « non » de Rosa, la Ville

de Liège a également décidé de

composer un hymne en son honneur,

concocté par Domgué, avec

la participation de Shana M’punga.

Vous êtes tous cordialement

invités à participer au tournage

de son clip le dimanche premier

novembre, dès 14h, Place Saint

Lambert. Si vous voulez vous familiariser

avec la chanson, vous

pouvez l’écouter ici.

rosa parks


La parole est à vous

Lorsque je recherchais un appartement,

il y a un peu plus d’un an, on

a refusé ma candidature sur base

du fait que j’étais isolée avec deux

enfants, avec un salaire peu élevé.

Rien de bon ne peut venir de cela

ont-ils pensé. Ce que les propriétaires

veulent, ce sont des blancs

de classe moyenne travaillant tous

les deux. Et si possible, sans enfants

!

Vous aussi, libérez-vous ! Parlez-nous

de votre expérience

de discrimination.

Contribuez à une oeuvre artistique.

Pour plus d’info, cliquez ici

la vidéo du mois

Info/Intox ? Une illustration d’une certaine manipulation médiatique autour du thème des migrants.

la parole est à vous


Suggestions

S

U

G

G

E

S

T

I

Livres

ESsai • adulte

BD • Jeunesse

Roman • Adulte

Nicolas BANCEL, Thomas DAVID,

Dominic THOMAS (dir.)

L’invention de la race. Des représentations

scientifiques aux exhibitions

populaires Découverte, coll. «

Recherches », 2014.

Comment est né le concept de «

race » ? Pourquoi est-il devenu si

rapidement hiérarchique, distinguant

les « races inférieures » des

« races supérieures » ? Et comment

ce concept a-t-il pu revêtir une telle

importance, aussi bien au sein de la

communauté scientifique qu’auprès

du grand public, au cours du

XIXe siècle et du début du XXe ?

L’invention de la race analyse la genèse

des conceptions scientifiques

de cette notion. Il avance qu’à partir

d’une origine européenne l’idée

de race s’est étendue à tout l’Occident,

mais aussi au Japon, à la Corée

et à une partie de la Chine. Partout,

elle suscite représentations et

politiques raciales discriminatoires.

Pour une discussion plus détaillée

de ce livre, cliquez ici

Une suggestion de l’Université de

Liège

David Gilson

Bichon : 1. Magie d’amour

Et pourquoi les petits garçons n’auraient

pas le droit d’être sensibles ?

Surtout reste toi-même, Bichon !

Se déguiser en princesse pour un

goûter d’anniversaire, jouer à l’élastique,

entamer une chorégraphie

en pleine cour de récré… Un peu

compliqué quand on aime faire

toutes ces choses et qu’on est un

petit garçon de 8 ans. Mais pas

pour Bichon : il transgresse les

règles de la société sans même s’en

rendre compte ! Heureusement, sa

famille et ses amis l’aiment tel qu’il

est. Même que parfois Jean-Marc,

le beau garçon du CM2 (5ème primaire)

prend sa défense quand on

se moque de lui…

Une suggestion de Alliage

Richard Wright

Une faim d’égalité

En 1944, Richard Wright accepta

que l’on publie seulement la partie

de son autobiographie qui traitait

de son enfance dans le Sud, Black

Boy. Le livre remporta un immense

succès. Sur la suggestion de son

éditeur, Wright réserva pour un volume

à venir le récit de sa jeunesse

à Chicago, Une faim d’égalité.

Richard Wright dresse un tableau

sans indulgence de l’Amérique des

années 30, de sa lutte quotidienne

pour survivre dans un ghetto décimé

par le grand krach économique

de 1929 et condamne sans appel

le racisme. Il retrace ses débuts

d’écrivain, ses démêlés avec le club

communiste John Reed et sa découverte

des chefs-d’œuvre de la

littérature.

Disponibles dans les bibliothèques

suivantes de la Ville de Liège : Chênée,

Fétinne, Grivegnée, Jupille,

Xhovémont, St-Léonard, St-Gilles,

Sclessin, Outremeuse, Thier-à-

Liège.

suggestions


O N S

Films

Théâtre

Musique

Récit

de juin

Pippo Delbono

Suffragette

Au début du siècle dernier, en

Angleterre, des femmes de toutes

conditions décident de se battre

pour obtenir le droit de vote. Face

à leurs revendications, les réactions

du gouvernement sont de plus en

plus brutales et les obligent à entrer

dans la clandestinité pour une

lutte de plus en plus radicale.

Si le droit de vote des femmes est

aujourd’hui devenu une donnée

inaliénable, Suffragette parvient

néanmoins à recréer un sentiment

d’urgence infusé de rage et d’indignation.

Le film vient nous rappeler

qu’il s’agissait d’une victoire de

haute lutte, impliquant les mêmes

dangers que les autres batailles emblématiques

pour l’égalité, comme

les droits civiques aux États-Unis

quelques décennies plus tard.

© Marie-Françoise Plissart

Récits de juin

Devant nous, dans un décor minimaliste,

Pippo Delbono est là.

L’immense poète, habitué des plus

grands festivals a posé ses valises

pour nous rencontrer. Dans une

véritable mise à nu, l’auteur et metteur

en scène se livre et se délivre

à travers les mots. Il nous raconte

ses rencontres déterminantes, ses

amours, son enfance, son parcours

avec ses complices de toujours… À

travers l’histoire réelle de sa vie et

sur un ton proche de la confidence,

il nous parle de lutte, de théâtre,

de politique et de poésie, de ce qui

appartient à chacun…

Soirée de gala au profit de la Fondation

Ihsane Jarfi le 10 novembre

à 20h.

Mardi 10 novembre 2015 - 20

Théâtre de Liège, Salle de la Grande Main

Microguagua Soirée de gala au profit de la

Microguagua est un pur produit

de Barcelone, ville métissée: sept

musiciens en provenance de pays,

de cultures et styles différents que

la rue a fait se rencontrer.

Ils ont baptisé leur style Street

Power Reggae, un son qui s’inspire

autant de Mano Negra, The Clash,

Dub inc., Seeed, Los Fabulosos Cadillacs,...

Microguagua a été élu en 2012

parmi les 10 meilleurs disques espagnols

dans la catégorie « mestizaje

», selon le prestigieux magazine

Mundo Sonoro.

Microguagua a depuis effectué des

centaines de concerts dans des

lieux de tous styles en Espagne,

France, Italie, Suisse, Allemagne

et Argentine… et dépassé de loin

1000 spectacles de rue.

Ils nous arrivent à la Casa Nicaragua

en ce 13 novembre à 22h, avec

leur tout nouvel album « Grandhotel

Cosmopolis” et trop plein

d’énergie et de talent!

En salle à partir du 11 novembre.

Visionnez un extrait vidéo en cliquant

ici.

Rencontre le jeudi 12 novembre

autour des droits des femmes, Le

Parc, 20h.

suggestions


Culture, gastronomie et recettes

Etats-Unis

Combien de mots de spécialités

culinaires américaines ne sontils

pas passé dans notre vocabulaire

de tous les jours ? Brownie,

cheesecake, crumble, hamburger,

cheeseburger, milk-shake, salade

Waldorf, popcorn, etc. Connue

pour ses grandes portions et ses

mélanges (le sandwich beurre de

cacahouète/confiture, le hamburger

avec un milk-shake), la cuisine

américaine peut cependant nous

surprendre par sa variété. En effet,

elle s’est enrichie des apports des

nombreux colons et de l’expertise

des peuples natifs.

Venez en découvrir quelques

exemples le 28 novembre à la Maison

de la Laïcité de Liège dans

ses nouveaux locaux (Boulevard

d’Avroy, 86 4000 Liège) pour entrer

dans l’univers des Etats-Unis à

l’époque de Rosa Parks.

De 14h à 17h : Journée portes-ouvertes

dans le cadre de la réouverture

de la Maison de la Laïcité de

Liège, avec exposition, présentation

des associations partenaires,

et de la bière La-hic, projection de

métrages divers sur la diversité,

jeux, quizz, etc.

Dès 19h et durant toute la soirée :

présence du camion du MADCafé

pour vous faire découvrir des spécialités

des Etats-Unis à prix démocratiques

19h30 : Présentation du clip ROSA,

réalisé dans le cadre du vingtième

anniversaire de la Charte « Liège

contre le racisme » de la Ville de

Liège. En présence de Domguè et

Shana Mpunga.

20 h : Initiation Charleston et Lindy

Hop pour toutes et tous proposée

par l’école Easy Swing.

Après cela, soirée dansante sur le

thème Etats-Unis à l’époque de

Rosa Parks organisée par Easy

Swing

Pour en savoir plus sur la

culture des Etats-Unis, voici

quelques suggestions disponibles

chez PointCulture

Musique

• Chansons et comptines des

Etats-Unis

• Zydeco Blues’n’boogie :

Musique de Louisiane

• Musique des indiens natifs

Hopis

Documentaire

• Voyage aux Etats-Unis

• Les Etats-Unis vus de l’espace

• Etats-Unis, une géographie

impériale

Banana Bread

Cake à la banane

Temps de préparation

30 minutes

Temps de cuisson

60 minutes

Ingrédients (pour 6 personnes)

• 250 g de farine

• 160 g de sucre

• 2 cuillères à café de levure

chimique

• 1/2 cuillère à café de bicarbonate

de soude

• une bonne pincée de sel

• 2 à 3 bananes moyennes mûres

(plus elles sont mûres, mieux c’est)

• 85 g de beurre

• 2 cuillères à soupe de lait

• 2 oeufs

Préparation

Préchauffer le four à 165° C (thermostat

5-6).

Mélanger 150 g de la farine avec le

sucre, la levure chimique, le bicarbonate

et le sel.

Ajouter les bananes écrasées, ainsi

que le beurre et le lait.

Battre (de préférence avec un

mixeur) doucement, jusqu’à l’obtention

d’une pâte homogène, puis

vigoureusement 2 min.

Ajouter les oeufs et le reste de la

farine, et bien mélanger.

Graisser le fond d’une moule à

cake, et y verser la pâte. Faire cuire

au four à 165°C pendant 55 à 60

min (vérifier la cuisson).

Peut être glacé avec un glaçage

à base de fromage blanc ou de

crème fraîche.

culture, gastronomie et recette


culture, gastronomie et recette


focus

Féministe toi-même !

Le 14 novembre aura lieu la première

édition liégeoise de Féministe

toi-même ! Un aperçu ludique

et festif du féminisme aujourd’hui.

Organisé par Point Culture et la Ville

de Liège, cet événement consiste en

un mini salon des militances inventives

auquel participent un collectif

d’associations féministes, dont les

FPS, Be Cause Toujours!, le CVFE,

l’asbl Voix de Femmes, le Collectif

Elles Bougent/Vie Féminine...

La matinée sera consacrée à une

table-ronde. La parole y sera donnée

à 3 féministes liégeoises : Nicole

Van Enis, Claudine Drion et

Lisette Lombé. Elles nous apporteront

un éclairage sur les enjeux qui

traversent les mouvements féministes

actuels.

L’après-midi sera l’occasion de partir

à la découverte d’outils féministes

et de participer à différents

ateliers concoctés par les associations

partenaires. (attention : certains

requièrent une inscription.

Pour le programme complet et les

modalités d’inscription, cliquez ici).

Mais aussi : des projections vidéo,

un atelier de fabrication de... pissedebout

(une urinette sur mesure!),

une tente pour y rencontrer une

féministe et lui poser des questions

en toute intimité, une animation

autour de la(l’) (in)sécurité,...

La journée se clôturera sur une

note festive puisque dès 17h nous

laisserons place aux performances

slam. Elles donneront le départ de

l’inauguration de l’exposition collective.

A 18h30, le duo féminin bruxellois,

Nasty Candy & Coco Lipstick, nous

fera bouger sur des rythmes popélectro...

électrisants!

Féministe toi-même!

Samedi 14 novembre

de 10h00 à 19h30

Dans les locaux de Point

Culture Rue de l’Official, 1-5

(îlot Saint-Michel)

à 4000 Liège

focus


figures emblématiques

Leïla

Shadid

Née le 13 juillet 1949 à Beyrouth (Liban),

Leïla Shadid a été de 1994 à 2005 déléguée

générale de l’Autorité palestinienne

en France, puis, de 2005 à 2015 ambassadrice

de la Palestine auprès de l’Union européenne,

de la Belgique et du Luxembourg.

La guerre des Six Jours, qui oppose Israël

à l’Egypte, la Jordanie et la Syrie, éclate le

jour où Leïla Shahid passe son bac le 5 juin

1967. Elle n’a pas 18 ans. Bouleversée par la

défaite inattendue des trois armées arabes

face à la seule armée israélienne, elle réagit

en s’impliquant dans l’action politique.

Elle commence par une formation militaire,

mais elle s’aperçoit très vite qu’elle n’a pas

la vocation. Elle décide alors de se consacrer

à une action sociale et politique dans

les camps palestiniens du Sud-Liban.

Elle a pu visiter pour la première fois les territoires

palestiniens en 1994 après la signature

des accords d’Oslo en 1993.

Elle est l’une des trois promoteurs du tribunal

Russell sur la Palestine. Il s’agit d’un tribunal

d’opinion, fondé en mars 2009, pour

mobiliser les opinions publiques et pour

aboutir à un règlement juste et durable de

du conflit israelo-palestinien.

En 2015, elle prend sa retraite professionnelle

pour se consacrer à des actions culturelles

pour la diaspora palestinienne.

Extrait de Résistants, Publics ou anonymes,

à travers le monde et à travers le temps,

CP_CR éditions.

La liberté est indivisible...

Leïla Shadid

Et Maria Beasley inventa

le radeau de sauvetage

Nous savons peu de choses sur Maria Beasley, si ce n’est qu’elle se détache

du lot par le nombre d’inventions qu’elle a imaginées et par le fait

qu’elle a pu en faire fortune.

En effet, entre les années 1878 et 1898, elle a reçu pas moins de quinze

brevets. Par exemple, pour un réchauffeur de pieds ou un anti-dérailleur

pour trains. Celui pour une machine à construire des tonneaux la rendra

particulièrement riche alors que l’invention de radeaux de sauvetages la

rendra célèbre.

figures emblématiques


Du côté du

Pour les Centres Régionaux

d’Intégration, le parcours

d’accueil obligatoire doit

bâtir une société plus riche de sa

diversité

Les presses nationale et locale y

ont largement fait écho : le « parcours

d’accueil » en Wallonie est

en passe de devenir un processus

obligatoire. L’obligation portait, au

départ, sur le seul module d’accueil

(un bilan social et une information

sur les droits et devoirs). Elle sera

à présent étendue à une formation

en français langue étrangère, à un

cours de citoyenneté et à un suivi

de l’insertion socioprofessionnelle.

Est-ce une bonne chose ou pas

d’avoir rendu ce processus obligatoire

par décret ? Pour les Centre

Régionaux d’Intégration (en abrégé,

les CRI), la question n’est pas là !

Le vrai débat est ailleurs…

Le décret actuel n’est pas parfait,

loin s’en faut. Mais celui de demain

le sera-t-il ? Ce décret demande

certainement une évaluation sérieuse

et des modifications précises

afin de coller aux réalités multiformes

de la région wallonne. Rejoignant

l’avis d’experts comme Marco

Martiniello, chercheur au CEDEM

(Centre d’Études de l’Ethnicité et

des Migrations) de l’Ulg, les Centres

Régionaux d’Intégration préféreraient

une dynamique qui garantit

la participation volontaire à la vie

économique, sociale, culturelle, érigée

en concept, plutôt qu’une obligation

assortie de sanctions.

Mais le « parcours d’accueil » existe

et c’est une bonne chose d’avoir

légiféré sur la mise en place d’une

réelle dynamique d’accueil et d’accompagnement

des personnes

étrangères primo-arrivantes sur

notre territoire. Il s’agit dès lors bien

d’un accès aux droits fondamentaux.

L’accès à l’apprentissage de

la langue est un droit, tout comme

la participation à la vie citoyenne.

Pour faire un parallèle simple : le

droit de vote est obligatoire en

Belgique, mais personne n’en parle

jamais comme d’un droit assorti

d’une sanction en cas de non participation.

Le parcours d’accueil, c’est

pareil : l’obligation est la possibilité

pour les personnes étrangères, qui

sont majoritairement demandeurs,

de faire valoir une série de droits.

le cripel

C’est indispensable et, pour mémoire,

assumé sur le terrain, depuis

pas loin de vingt ans, par les services

des CRI. Avec un constat sans

détour : plus de 90% des personnes

étrangères s’inscrivent de manière

volontaire à des formations de français,

mais les opérateurs manquent

de moyens pour rencontrer l’ensemble

des besoins en matière

d’apprentissage de la langue. Les

CRI sont néanmoins clairvoyants

et perçoivent que l’inscription aux

cours de citoyenneté et à l’insertion

socioprofessionnelle sont plus

complexes.

La mise en lumière de cette modification

partielle du décret ne doit

pas occulter l’essentiel. Le « parcours

d’accueil » n’est qu’un élément,

un outil dans l’ensemble de

la politique d’intégration qui vise

plus particulièrement les personnes

étrangères en démarche d’insertion

socioprofessionnelle. En effet,

la politique d’intégration est une

dynamique large qui aborde tant

les questions de participation des

migrants au marché de l’emploi que

les revenus des ménages, le logement,

l’état de santé, l’engagement

civique, la scolarité, etc.

Le spectre d’une stigmatisation

La crainte des CRI est de voir apparaître,

comme le souligne la chercheuse

de la VUB Ilke Adam, la

stigmatisation d’une frange de la

population, considérée par certains

comme ne voulant pas s’intégrer.

Il est également important de rappeler

que, si ce public mérite une

attention particulière, il n’est pas le

seul concerné. Un grand nombre

de migrants proviennent d’un pays

de l’Union Européenne et sont

exemptés de l’obligation de suivre

le parcours d’accueil. Or, en ont-ils

moins besoin ? En tant que Centres

Régionaux d’Intégration, il nous paraît

essentiel d’insister sur l’importance

d’accompagner toutes les

personnes étrangères (primo-arrivantes

ou non, au sens du décret),

y compris celles qui n’entrent pas

dans le schéma particulier de l’insertion

socioprofessionnelle. Cette

vision inclut toutes les personnes

qui entament un cursus d’intégration,

via une démarche sociale

et culturelle, que les CRI accompagnent,

tout comme le fait également

le tissu associatif dense qu’ils

coordonnent.

Notons, à ce propos, qu’une étude

de l’OCDE (Organisation de Coordination

et de Développement Économiques)

fixe que l’intégration passe

d’abord par l’emploi. Malgré ce fait,

les CRI estiment qu’il faut travailler

avec toutes les personnes étrangères.

Il importe de mettre en place

un réel système de lutte contre les

discriminations (cfr. Baromètre de

la diversité du Centre Interfédéral

d’Égalité des chances). Par ailleurs,

les centres régionaux tiennent également

à rappeler que l’intégration

est un processus à double sens

qui implique largement la société

d’accueil et plus spécifiquement les

citoyens. Ainsi, les responsables des

Centres Régionaux d’Intégration

militent notamment pour que les

cours de citoyenneté, imposés pour

l’heure à une fine tranche de primo-arrivants,

soient délivrés avec

les mêmes contraintes à l’ensemble

des citoyens, belges de souche ou

non. L’encadrement pédagogique

alternatif serait sans doute la voie

royale pour dispenser cette formation

et ainsi garantir une sensibilisation

du plus grand nombre. Il s’agirait

de renforcer l’apprentissage

de la citoyenneté auprès tous les

citoyens dans toutes les tranches

de vie, des enfants aux personnes

âgées. Ce n’est, en effet, que par

l’éducation, l’apprentissage de l’esprit

critique et la mise en perspective

des migrations que nous pourrons

construire une société basée

sur les valeurs de cohésion, de multiculturalité

et d’altruisme.

Au-delà de ces constats, les politiques

d’intégration demandent,

selon les centres, au contraire

d’aujourd’hui, des réponses transversales

concrètes qui fédèrent

les différents niveaux de pouvoir,

du fédéral au communal, et qui

décloisonnent de manière volontariste

les différentes responsabilités

au sein d’un projet commun, hors

de tout enjeu politique : un projet

tourné vers l’accompagnement des

personnes étrangères, primo-arrivantes

ou non, mais aussi et surtout

, comme le recommande l’Europe,

vers la société d’accueil, avec

pour finalité la construction d’une

société riche de sa diversité.

Le Cripel.


agenda

1 er novembre

Tournage du clip

Rosa Parks

Voir page 6

Place Saint Lambert - 14h - gratuit.

6 novembre

Celtic Arts Trio

Quand 4 musiciens classiques

opèrent un pontage entre l’Europe

et l’Amérique en explorant la musique

Celtique, le son et l’esprit se

métissent et rayonnent.

L’Aquilone - 20h30

7 novembre

Concours international

de breakdance

Ancien manège de la caserne

Fonck - 18h - 13 €.

7 novembre

La Diversité dans la Cité

table ronde autour de l’ouvrage

Dialogues sur la diversité, produit

par la Maison des Sciences de

l’Homme et la Ville de Liège.

Cité miroir - 18h20 - gratuit.

11 novembre

Récits de juin

Soirée de gala de la Fondation Ihsane

Jarfi. Voir page 9.

Théâtre de Liège - prix variés.

12 novembre

Suffragette

Projection du film et rencontre.

Voir page 9.

Cinéma Le Parc - 20h - prix d’entrées

habituels.

13 novembre

Duo de musique indienne

Versions courtes de différents ragas

indiens à la flûte en bambou

(bansuri) et à l’harmonium indien.

Péniche Spectacle le Ventre de la

Baleine (quai de Gaulle), Adultes

10€, Enfants 7€ - 20h30

13 novembre

Microguaga

Concert à la Casa Nicaragua

Voir page 9 - 22h - 5 €

14 novembre

Féministe toi même !

Voir page 12.

Point Culture - 10h-19h30. Gratuit.

16 > 27 novembre

Question de genre

Animations, expositions et rencontres

pour susciter la réflexion,

sensibiliser aux préjugés, promouvoir

des relations de couple plus

égalitaires.

Cité miroir, gratuit sauf le spectacles

« Les silencieuses » - 5€ sur

réservation.

22 novembre

Repair café axé cadeau

Le Repair Café est un lieu d’accès

libre où des « experts » en différentes

disciplines (couture, menuiserie,

électricité, vélos, ordis…)

réparent gratuitement les objets

défectueux apportés par tout un

chacun.

Centre culturel d’Ans-Alleur

14-18h - gratuit.

24 novembre

Conférence : Homosexualité

et monothéisme

: des points de

vue irréconciliables ?

Conférence médiatrice donnant

la parole à des représentants des

trois religions « du livre » sur le rapport

qu’entretiennent les trois religions

monothéistes avec l’homosexualité.

20h - Cité miroir - gratuit

25 novembre

Tania de Montaigne

Présentation de son livre «Noire»

sur Claudette Colvin et échange

avec le public - Cité Miroir - 18 à 20h

28 novembre

Culture et Gastronomie

spécial Etats-Unis

Présentation du clip de la chanson

Rosa Parks et soirée « en avant

dans le monde de Rosa Parks ».

Voir page 10.

Maison de la laïcité de Liège - activités

gratuites - consommations à

prix variés.

>28 novembre

Monsieur

Ce spectacle permet de présenter

le sujet de l’appauvrissement sous

un regard artistique et alternatif,

loin des stéréotypes et de l’appitoiement.

Théâtre de la communauté - 6€ ou

art.27.

Merci à nos partenaires qui ont collaboré

à ce numéro : PointCulture - La Maison

des Sciences de l’Homme (ULg) - le Cripel

- Les Bibliothèques de la Ville de Liège -

l’Université de Liège - le CPCR - Alliage

- La Maison de la Laïcité de Liège - l’école

de Danse Easy Swing - Le MADCafé du

Parc d’Avroy

agenda


diversités

Magazine

Cabinet de l’échevin de la Culture

et des Relations interculturelles

04 221 93 33

www.liege-diversites.be

Mensuel - N°8 - novembre 2015

More magazines by this user