Jeunes Producteurs 2014:15

artplus

S’inscrivant dans le cadre du dispositif

Gestes et métiers en images, le projet

Jeunes producteurs propose à des

élèves de lycées professionnels de

prendre part à la réalisation d’une

œuvre d’art contemporain avec la

complicité d’un artiste tout en les

incitant à réfléchir aux risques et au

sens de leur futur métier.

De la recherche à la définition du

projet artistique, du dessin jusqu’à sa

réalisation, ce sont les compétences

et les techniques développées au fil

de la formation de ces jeunes qui sont

sollicitées et valorisées.

Croisant leurs savoir-faire avec ceux

de l’artiste invité, le projet favorise

l’interdisciplinarité et contribue à

remobiliser les élèves dans leur

scolarité. Plateforme d’échanges

et d’interrogations, ce programme

pédagogique est l’occasion de

questionner ensemble les manières

dont l’art peut trouver des formes

d’activations et de réactivations

permanentes, et appartenir

singulièrement à tous.


jeunes

producteurs 2015

dans le cadre de Gestes et métiers en images


Initié par la Fondation GIMS en partenariat avec l’académie Aix-Marseille et mis en

œuvre par Sextant et plus, le projet «Jeunes Producteurs» s’inscrit dans la continuité

du projet «Jeunes Curateurs» qui, depuis 2009, a pour but d’initier des élèves de

lycées professionnels à la création artistique actuelle.

Pour ce nouveau volet, le projet se décline sous la forme d’ateliers de productions

artistiques menés par 3 artistes dans 3 établissements : John Deneuve au Lycée

professionnel Jean-Baptiste Brochier, Ymane Fakhir au Lycée professionnel Leau

et Ishem Rouiaï au Lycée professionnel Denis Diderot, à Marseille. Workshops

thématiques, ateliers d’écriture et de production, rencontres avec des artistes, visites

de leurs ateliers, visites d’expositions ... jalonnent le projet sur le calendrier de

l’année scolaire.

En collaboration étroite avec les intervenants professionnels de la Fondation GIMS,

ces micro-résidences croisent les pratiques et techniques du monde du travail, la

prévention des risques et l’initiation aux mécanismes à l’œuvre dans la production

artistique. L’objectif est de susciter l’intérêt des jeunes pour l’art contemporain, tout

en valorisant leurs compétences et dévelopant une réflexion sur leur futur métier.


Terminale Maroquinerie

Lycée Professionnel

Jean-Baptiste Brochier


Artiste invitée :

John Deneuve


Professeur référent du projet :

Clody Bertacchi Sillard


Jeunes producteurs :

Sarah Driouich

Revsan Erdemir

Cendrine Le Gal

Chahinez Meharrar

Sarah Moussaïd

Victor Perruchon

Suzy Quebra Batalha

Arthur Vingadachetty

workshop 1


Unique section d’apprentissage du

travail du cuir de l’Académie Aix-

Marseille, la classe de terminale

Maroquinerie du Lycée Jean-Baptiste

Brochier s’est orientée, en collaboration

avec John Deneuve, sur la fabrication

de masques.

Univers décalés, objets détournés,

imaginaires colorés, les élèves ont

découvert l’œuvre de l’artiste pour s’en

approprier le langage et le reformuler au

travers de chacune de leurs réalisations.

Le travail en atelier proposait une

réflexion sur le faire, les gestes

accomplis, les savoirs-faire sollicités en

même temps qu’une recherche créative

sur les formes et les figures que l’objet

peut évoquer.

Le masque, utilisé dans des mises en

scène théâtrales, festives ou rituelles,

apparaît toujours comme un moyen de

transformer l’homme, de le déguiser,

de le protéger. Il révèle la capacité des

hommes à créer des mythes, à donner

forme aux émotions, à se projeter via un

double magique ou énigmatique.


atelier #1 — salle de cours

QU’EST-CE QUE L’ART CONTEMPORAIN ?

Discussion, diaporama.

atelier #2 — salle de cours

RENCONTRE AVEC L’ARTISTE

JOHN DENEUVE ET

DÉFINITION DU PROJET

Présentation de l’œuvre de l’artiste,

discussion autour du thème de la

mode et autres expérimentations

textiles, artistiques ou carnavalesques,

premières esquisses.

#1

#2

#3

NOVEMBRE

DÉCEMBRE

atelier #3 — atelier de l’artiste et visite d’exposition

VISITE DE L’ATELIER DE JOHN DENEUVE

ET D’UNE EXPOSITION CHEZ TCHIKEBE

Echanges avec des professionnels,

découverte du matériel de sérigraphie.


atelier #4 — Société Varjan

CHOIX ET ACHAT DU CUIR

Choix des matières, des couleurs.

atelier #5 — salle de cours

SENSIBILISATION AUX RISQUES ET INVENTAIRE

DES GESTES DANGEUREUX DE LA MAROQUINERIE

#4 #5

JANVIER

FÉVRIER


atelier #6 — salle de cours

PRODUCTION DES MASQUES

Choix des matières, des couleurs, découpe,

assemblage, collage, couture, essayage.

#6

#7

MARS

atelier #7 — Friche la Belle de Mai

VISITE DE SITE ET D’EXPOSITION

Les élèves découvrent La Friche la Belle de Mai et

l’exposition «Trankat» qui y est présentée,

puis rencontre l’équipe de Sextant et plus.


atelier #8 — cour du lycée

DÉFILÉE

Présentation du travail réalisé à l’ensemble de l’établissement.

#8

AVRIL

MAI


isques au travail


SARAH MOUSSAÏD, MASCARADE : PAPILLON


SUZY QUEBRA BATALHA, CAGOULE : MASQUE AFRICAIN


CHAHINEZ MEHARRAR, APPARENCE : LA BOUCHE


CENDRINE LE GAL, CAMOUFLAGE : MASK MYSTERY AFRICA SNIPPED KIDS


REVSAN ERDEMIR, ANIMISME : VENISE SIDÉRÉE


SARAH DRIOUICH, CARNAVAL : BRÉSIL


ARTHUR VINGADACHETTY, FAUX-SEMBLANT


VICTOR PERRUCHON, FIGURE : MASQUO MARIO


Seconde ARCU

(Accueil Relation Clients et Usagers)

Lycée Professionnel Leau


Artiste invitée :

Ymane Fakhir


Professeur référent du projet : Eric Of

avec le soutien de Rafik Ben Messaoud


Jeunes producteurs :

Soulef Amaria

Maïly Angotta

Illona Ardillier

Melina Benallaoua

Kenza Brahmi

Alexis-Gabriel Cot

Carla-Jane Dalleau

Benaissa Djellouli

Cindya Gomes

Nilya Ihdene

Emma Ninville

Angie Perdomo

Anima Youssoufa

Najet Zeudmi-Sahraoui

Senna Ziani

workshop 2


Pratiquant une photographie mixant

procédés documentaires et incursions

fictionnelles, Ymane Fakhir a proposé

un travail autour du récit, croisant

expérience intime et vécu professionnel.

S’appuyant sur une réflexion autour de

la mémoire, l’artiste a demandé aux

élèves de la classe ARCU d’apporter un

objet personnel, de le photographier et

d’en écrire l’histoire. Chacun portant la

possibilité de mille récits, la classe s’est

transformée en atelier d’écriture qui, à la

fois, suscite et sollicite leur créativité.

A partir d’un objet — une lettre, un bijou,

une poupée, une bougie — le projet

d’association d’une image et d’une

narration, réelle ou imaginaire, constituait

un lieu de transmission, une expérience

propre à chacun, tout en créant une

relation à l’autre. Il a abouti à quelques

tirages photographiques.

Le projet s’est prolongé par l’écriture

et la réalisation d’un film inspiré des

anecdotes et gestes observés par les

élèves durant leurs stages en entreprise.


atelier #2 — salle de cours

RENCONTRE AVEC L’ARTISTE YMANE FAKHIR ET

DÉFINITION DU PROJET

Présentation de l’œuvre de l’artiste

et de son projet.

#1

#2

#3

DÉCEMBRE

JANVIER

atelier #3 — salle de cours

SÉANCE DE TRAVAIL AVEC YMANE FAKHIR

L’artiste récolte les anecdotes des élèves qui sont de

retour de leurs stages effectués dans des hôtels, boutiques,

agences…

Discussion autour des métiers.

atelier #1 — salle de cours

QU’EST-CE QUE L’ART CONTEMPORAIN?


atelier #5 — salle de cour

ATELIER D’ÉCRITURE POUR LE PROJET

PHOTOGRAPHIQUE

Les élèves écrivent leur histoire guidés par les

indications d’Ymane Fakhir, ils s’appuient sur les

caractéristiques de l’objet, son volume, son poids,

sa texture, son motif, sa couleur…

atelier #4 — salle de cours

SÉANCE DE PRISE DE VUE

Mise en scène des objets que les élèves ont apportés/

#4 #5

FÉVRIER


atelier #7 — salle de cour

RENCONTRE AVEC UNE PSYCHOLOGUE DU TRAVAIL

ET SENSIBILISATION AUX RISQUES PSYCHOSOCIAUX

Les élèves rencontrent Mathilde Fulachier, psychologue, qui

instaure avec eux un dialogue sur le monde du travail. Cette

séance est l’occasion d’énumérer les risques liés à leurs futurs

métiers, d’évoquer l’intégrité physique et mentale et la notion de

santé des salariés.

L’enregistrement de la conversation a été utilisé pour la bande

son du film.

#6

#7

MARS

atelier #6 — salle de cour

ATELIER D’ÉCRITURE POUR LE PROJET DU FILM

L’écriture du scénario prend pour point de départ l’inventaire

des gestes accomplis et l’évocation d’anecdotes liées au monde

du travail. Il est aussi question des angoisses, aspirations,

attentes et rêves de chacun.


#8

AVRIL

MAI

atelier #8 — Friche la Belle de Mai et Mucem

VISITE DE SITES ET D’EXPOSITIONS

Après une visite du Mucem, les élèves découvrent La

Friche Belle de Mai et l’exposition Trankat qui y est

proposée.

atelier #9 — Friche la Belle de Mai

TOURNAGE DU FILM

Les élèves se prêtent au jeu d’acteurs, avec Delphine

Ménoret au cadrage et Ymane Fakhir à la réalisation

dans le vaste décor de la Friche la Belle de Mai

#9


tournage du film


photo-narration


Charm

Mon premier charm est le commencement, il est rond comme des

osiers ajourés et représente le commencement de ma vie.

Que va-t-elle me réserver ?

Aurais-je la possibilité de voyager dans le monde entier ?

Mon deuxième charm qui est en réparation est en verre de Murano

d’un bleu perçant qui me rappelle l’île de Burano de mon voyage en

Italie. Les maisons étaient peintes de multiple couleurs vives

pleines de vie.

Le dernier charm que j’ai ajouté est une clé suspendue à une forme

de cœur, elle affirme l’engagement de mon premier amour.

Carla Jane Dalleau


La lettre

La texture du papier est éternelle, toujours intacte

malgré les années qui séparent l’écriture de la lecture.

Datée du 8 juillet 1999

Reçue le 18 juillet 1999

Alexis Cot


Tasbih

Étant petite, je jouais souvent avec.

Pourquoi ?

Les perles m’attiraient, ou la couleur rouge peut être, ma grand

mère l’aime beaucoup. C’était un cadeau de son mari rapporté du

pèlerinage. Maintenant, ils ne sont plus ensemble, ma grand mère

vit à Marseille et lui est à la Réunion ou à St Denis, je ne sais plus.

Après chaque prière, elle fait glisser les perles sous ses doigts en

récitant les noms de glorification de Dieu. Elle me dit que ça peut

pardonner ses pêchers.

Elle tient beaucoup à cet objet, quand elle ne le trouve pas elle sait

qu’il est autour de mon poignet. Il est arrivé que ma mère lui en offre

d’autres, elle ne les a jamais utilisé car ils n’auront jamais la même

valeur. Pour moi, il a aussi des valeurs, celles du souvenir et de

l’enfance.

Anima Youssoufa


«Jamás de oyó nada historia más doliente

como esta de Julieta y su Romeo»

Romeo et Juliette est mon premier livre, l’histoire que raconte

Shakespeare est merveilleuse et dramatique, je le lie et le relie avec

toujours l’espoir que Romeo y Julieta ne vont pas mourir, comme

pour la première fois, à chaque lecture demeure le mystère.

Angie Perdomo


Minha boneca ter 5 vidas

Elle a appartenu à mes 2 grandes sœurs et mes 2 petites sœurs,

Ariane, Nathalie, Noémie, Auriane. Il y a 4 ans, Auriane ne jouait plus

avec la poupée, elle l’a laissé traîner sur le bureau.

J’ai compris qu’elle s’en était lassée et je l’ai re-adoptée.

Ai-je envie de transmettre la poupée à mon tour ?

Elle symbolise le lien qu’il y a entre nous.

Cindya Gomes


Seconde Techniciens d’études du

bâtiment, ORGO (Organisation et

réalisation du gros œuvre)

Lycée Professionnel Denis Diderot


Artiste invité : Ishem Rouiaï


Professeur référent du projet :

Patrice Lamothe, avec la participation

d’Audrey Tourniaire


Jeunes producteurs :

Stéphane Abdou

Nasser Aboudou

Brahim Bakli

Samet Doganer

Djawed Gourdou

Hachim Hamadi

Ikram Kamal-Eddine

Loïc Minassian

Medhi Moulfi

Toilib Saadi Ben Said

Slimane Saih

Hedi Ryan Sleimane

Younes Amane

Manu Tarayan

Alex Dicataldo

workshop 3


Au Lycée Diderot, grâce à l’idée

astucieuse du professeur d’intégrer

le projet à la formation des élèves, la

classe de Seconde Techniciens du

Bâtiment ORGO a travaillé avec Ishem

Rouiaï à la réalisation d’une œuvre

in situ et pérenne dans la cour de

l’établissement.

Fondée sur une rencontre entre une

culture urbaine et picturale, la pratique

de l’artiste a trouvé un parfait écho dans

l’apprentissage et les compétences

développés en classe et le projet

s’est orienté vers la conception d’une

sculpture praticable en béton armé brut

poli.

L’ensemble des élèves s’est inspiré

librement de formes architecturales

antiques avec pour seule consigne

de créer un enchaînement d’éléments

linéaires. Nuances de gris, bleu, beige,

entre mobilier urbain contemporain

et vestige ancestral, l’œuvre, tel un

tableau, pose un décor photogénique :

une ouverture, une pause, dans une

enceinte de béton.


atelier #1 — salle de cours

QU’EST-CE QUE L’ART CONTEMPORAIN?

Arts appliqués avec Audrey Tourniaire.

atelier #2 — salle de cours

RENCONTRE AVEC L’ARTISTE ISHEM ROUIAÏ ET

DÉFINITION DU PROJET

La découverte du travail d’Ishem

Rouiaï est aussi l’occasion de

remettre en jeu le vocabulaire

de l’art et leurs souvenirs de

la séance sur l’art contemporain.

#1

#2

#3

FÉVRIER

MARS

atelier #3 — salle de cours

RENCONTRE AVEC UNE PROFESSIONNELLE DES

RISQUES CHIMIQUES DU BTP

Avant d’entamer la conception du projet, une séance de prévention

sur les risques du métier avec Karine Léandre.


atelier #5 — salle de cours

PRODUCTION : ARMATURES

La réalisation d’armatures se fait en trois étapes :

le débit, le façonnage et l’assemblage

atelier #4 — salle de cours

DESSIN

Avec l’artiste, les élèves s’appuient sur des

références de mobilier urbain et des éléments

d’architecture antique pour dessiner les modules

de la sculpture.

#4

#5

#6

AVRIL

atelier #6 — salle de cours

PRODUCTION : CONCEPTION DES COFFRAGES

Assemblage du coffrage, vissage des joues et fonds de moule.


#7

MAI

ateliers #7 — salle de cours

PRODUCTION : CHANTIER

Répartition des tâches, équipement, outillage,

implantation, ancrage, coffrage, coulage,

décoffrage, polissage, nettoyage.


#8

OCTOBRE

NOVEMBRE

ateliers #8 — Frac Paca et galerie Gourvenec Ogor

VISITE D’EXPOSITIONS

Découverte du travail de Vincent Ganivet et Pascal Navarro.


esquisses


les acteurs du projet

Parce que la culture et la création sont les clefs pour agir sur les pratiques et les

comportements, depuis 2008, Le GIMS puis la Fondation GIMS, en collaboration

avec l’Académie d’Aix-Marseille ont mis en place un dispositif culturel s’inscrivant

dans la politique éducative et culturelle académique «Gestes et métiers en image» :

des ateliers de pratique artistique sont ainsi réalisés chaque année dans les Lycées

d’Enseignement Professionnel de la région. Cette action a pour ambition de

contribuer à la prévention des risques physiques et psychologiques chez les jeunes,

futurs actifs, dans l’exercice de leur métier tout en les initiant aux mécanismes de la

création artistique. Plus encore, elle doit les inviter à réfléchir sur ce qui est en jeu au

travail, lieu de créativité, de transformation de soi et du monde. L’ouverture est une

nécessité pour préparer les élèves au monde de demain et c’est bien de cela dont il

est ici question.

Gérard Aubanel

Le Président de la Fondation GIMS

Un engagement social, une pratique éthique en faveur de l’insertion et de l’emploi

des jeunes.

Ils cumulent les facteurs de précarités, ils sont plus accidentés, plus vulnérables…

La question des jeunes et du travail dans toutes ses dimensions constitue un enjeu

majeur car les conséquences peuvent être lourdes pour notre avenir.

Parce qu’il est urgent de réfléchir sur la place des jeunes dans l’entreprise, la

Fondation Gims met en place, dans la continuité des ateliers artistiques sur le thème

du travail, le réseau Pop-Up (projet d’orientation et de prévention) en partenariat

avec les entreprises régionales. Ce réseau a pour ambition de contribuer à réduire les

inégalités face à l’emploi et aux conditions de travail en PACA — où l’insertion des

moins de 25 ans est plus difficile qu’ailleurs, où 74% sont sans emploi au bout de

3 ans et où les filles, plus diplômées, sont moins employées — en aidant les jeunes

défavorisés à accéder à des stages, à des formations, en les accompagnant dans

leur découverte du monde du travail, en valorisant leurs capacités personnelles et

en les aidant à acquérir les codes de l’entreprise et à mieux appréhender les attentes

des employeurs…

Odile Sigaud

Chargée de projet Fondation GIMS


Les workshops «Jeunes Producteurs» combinent sensibilisation à l’art contemporain

et formations professionnelles pour faire émerger chez ces jeunes apprentis une

vision enrichie du monde et un regard renouvelé sur leurs savoir-faire. Ecouter,

échanger, participer et réaliser, sont les fondamentaux intégrés au processus du

dispositif, grâce auquel l’adolescent devient l’acteur principal de la petite fabrique

d’un projet artistique. «Jeunes Producteurs» est un atelier collectif installé au sein des

établissements où la co-construction et la co-réalisation sont les bases de la réussite

du projet.

Durant cette année 2015, les rencontres entre les élèves et les artistes, entre leurs

métiers en cours d’acquisition et ceux liés à la création, ont fait naître des formes

symboliques partagées : le travail d’Ishem Rouiaï, peintre et sculpteur, confronté

à l’univers du béton, la pratique prolixe de John Deneuve explorée pas à pas par

les maroquiniers, ainsi que l’œuvre sensible d’Ymane Fakhir mise en lien avec une

classe d’accueil et relation clients usagers. Ces rencontres sont bel et bien trois

mini résidences d’artistes qui, comme autant de moments réflexifs communs et

de création collaborative, favorisent des expériences inédites de mise en jeu et en

partage des compétences de chacun.

Véronique Collard Bovy

Directrice de Sextant et plus

« Tout homme est artiste » disait Joseph Beuys.

Pendant cette année d’accompagnement des lycéens, des artistes et des équipes

pédagogiques, nous avons signifié l’importance de l’acte créatif, nous avons

emmené les élèves voir des expositions dans lesquelles ils ont observé des objets

qui n’ont aucune cohérence dans leur quotidien. L’artiste a montré l’envers du décor

d’un processus créatif qui a enrichi le regard des élèves et il s’est lui-même enrichi

de leurs compétences. Tout cela ne serait pas envisageable sans les professeurs

qui soutiennent l’action grâce à leur expertise. Ce n’est plus un formateur qui distille

son enseignement ni un artiste qui impose ses choix, c’est toute une équipe qui est

fédérée pour mettre en œuvre des techniques admirables.

Estel Fonseca

Coordinatrice du projet, Sextant et plus


Fondation GIMS

En 2011, le GIMS (Groupement Interprofessionnel Médico-Social, Service de

Santé au Travail) s’est doté d’une Fondation pour enrichir son offre de prévention

et développer des actions éthiques et solidaires en direction, principalement, des

travailleurs indépendants et les jeunes futurs actifs pour que la Santé au Travail

se loge au coeur des préoccupations quotidiennes et au plus près des réalités du

terrain. La Fondation s’engage avant tout à contribuer à la création de nouveaux

systèmes d’actions collectives afin de mettre l’humain au centre des préoccupations

d’un monde du travail en constante évolution.

Président : Gérard Aubanel

Chargée de projet : Odile Sigaud

Sextant et plus

Association résidente de la Friche la Belle de Mai à Marseille, Sextant et plus invente,

développe ou met en œuvre des systèmes de production et de diffusion de l’art

contemporain. Productions d’œuvres et d’événements, programmes d’expositions et

de résidences, projets d’éditions, conceptions de supports, d’ateliers et de parcours

de médiations… autant d’interfaces actives au service de la création des artistes

et du point de vue des publics.

Direction : Véronique Collard Bovy

Coordination et mise en œuvre du projet : Estel Fonseca

Conception du livret : Maud Chavaillon

PARTENAIRES PROJET « JEUNES PRODUCTEURS »

PARTENAIRES SEXTANT ET PLUS

MEMBRE DE

More magazines by this user
Similar magazines