End Bean

MaxGambit

Critique

End Bean. La fin des haricots.

Je n’avais plus pour habitude d’écrire pour donner mon avis sur un film. J’aurais pu renoncer, mais

non, pas moi. Je me suis senti pris à la gorge. Constamment assaillis par des excès d’enthousiasmes

parmi mes proches et moins proches. Toujours la même question : « mais pourquoi tu n’aimes pas ? ».

Et jamais assez de temps pour lâcher mon trop plein de déception sur le plus grand film de tous les

temps jamais vu auparavant, en un seul commentaire Facebook de 20 mots.

Je vais donc essayer de structurer autant que je peux. Ce sera surement décousu, mais argumenté.

Très long et pourtant, croyez-moi, j’aurais tout fait pour synthétiser. Je serai grossier mais ce sera

toujours pleinement assumé. Mais il faut me comprendre. Je suis un homme en colère. J’ai été abusé.

Le MCU a profité d’un moment de faiblesse pour s’infiltrer là où je ne m’y attendais pas et ça fait mal.

Il m’a déjà profondément déplu, d’autant plus dans ses dernières phases (Les Gardiens volume 2 ou

Thor Ragnarock), j’ai vu un Captain Marvel plein de compassion, me raccrochant aux points positifs,

mais je n’attendais rien de ces films, et ils ne s’imposaient pas comme étant la conclusion d’un arc

narratif de plus de 10ans. Et d’ailleurs, on notera la quasi inutilité d’une majorité d’entre eux pour

arriver à End Game.

Aussi, une pseudo Ciné Comics sphère m’a bourré le mou pendant des années. Elle a instauré que

Daredevil, Suicid Squad, Justice League et même Batman Vs Superman devaient être la risée du 7eme

art super héroïque (parfois à juste titre) et cette même communauté a élevé au rang de film

intergalactique un End Game tout aussi fragile, reprenant parfois tous les défauts qu’ils reprochaient

aux films suscités. Tout ca m’a fait monter la moutarde au nez en salle lorsque j’ai vu le produit fini.

Je ne chercherai aucunement à tirer à boulets rouges gratuitement. Je n’ai aucun intérêt à le faire.

J’aurais pu développer d’avantage quelques bonnes choses mais je vais rester sur le postulat de départ

« pourquoi n’ai-je vraiment pas aimé ? ». Sachez que si vous avez vraiment apprécié ce film, vous

pouvez, et qu’il n’appartient qu’à vous de vous ouvrir à ma perception de ce film et du MCU en

général. Plus qu’une perception car argumentée et difficilement réfutable. Mais prenez garde, ceux

qui n’ont encore rien vu du film, arrêtez vous ici !

Logo Marvel, c’est parti. On attaque le plus grand film de l’histoire du cinema (source RTL).

L’introduction est émouvante. Clint Barton avec toute sa famille. C’est brut et touchant. Une séquence

qui aurait pu être du post générique d’Infinity War mais qui réintroduit parfaitement ce nouvel opus.

On ressent la détresse. On enchaine avec Tony dans l’espace, son message désespéré. Le vide,

l’espace, pas de son, quasi aucun espoir. On commence à penser à chaque mot qu’il a dit à Pepper

dans son enregistrement. Mais on ne laisse pas le temps au spectateur de douter, de frissonner. On

désamorce tout avec l’arrivée de Captain Marvel. Merde ! Premier raté.

Du coup retour d’Iron Man sur Terre. Les Tensions post Civl War toujours existantes sont palpables.

J’aime cette tension. Robert dénutri, fragile, qui ne tient pas debout et en colère contre Rogers. Rien

ne prête à rire. Je me replonge dedans et paf ! Une perf de glucose, on coupe la tête à Thanos, ellipse

de 5 ans. Encore une fois on désamorce tout. On propose mais sans aller plus loin, on allume des

mèches mais qu’on arrose d’un sceau d’eau. C’est la fille qui t’a dragué au bar de la boite, que

t’attends sur le plumard, mais qui s’est barrée par la fenêtre de la salle de bain de l’hôtel. Ça part très

mal pour moi à ce moment du film mais j’ai encore envie d’y croire. La ligne directrice reste sérieuse

jusqu’à présent. J’ai espoir que le MCU me sorte le film que le public qui a grandi avec est enfin prêt à

enfin recevoir. Allez les Russo et Russo !

Du coup Ellipse de 5 ans. Pourquoi pas. Principe risqué (on va devoir regarder tous les futurs films en

se projetant en 2024, puis 2025, … ? casse gueule non ?) mais intéressant. La moitié de la population a


disparu. Ok. Mais les plans sont ceux d’un 28 Jours Plus Tard. Et j’y reviendrais, mais où sommesnous

? Vous savez les « petites gens ». Ces idiots qui contribuent à faire en sorte que ce film coule le

Titanic en quelques jours. Affaire à suivre. Pour revenir à la question des plans post apocalyptiques. Il

est censé resté environ 4 milliards d’habitants. Alors ne me prenez pas pour un idiot. J’ai bien compris

qu’un stade de baseball désert est là pour représenter le fait que tout le monde a perdu goût à la vie,

la tristesse, la dépression, etc. On va donc dans la simplicité la plus totale. Il était possible de montrer

les survivants qui restent dans ces grandes villes en plus de ces images désertes. Un début de match

de baseball aux tribunes quasi vides avec des hommages aux disparus. Surtout que plus tard on

retrouvera Hulk tout sourire avec des gosses tout sourire également qui lui demande un selfie trop

swag. Scène qui de nouveau contraste avec le gosse en vélo complètement traumatisé que croise

Scott dans un décor de walking dead. Ils ont de l’électricité, ils mangent dans un Diner, ils parlent de

sortie au restaurant, ils ont construit des monuments aux morts… Il reste donc une population active !

Où est-elle ? Le président apparait dans Iron Man 3 par exemple, mais ici non. Qu’il montre que lui

aussi a disparu. Comment les gens s’en sortent 5 ans plus tard ? Ca se résume à une réunion de 3

bonhommes autour de Steve dans la salle des fêtes de Vesoul. Non merci. On est sur un film de 3h,

l’excuse de « on n’avait pas le temps de développer » ca ne passe pas. Et comme promis je reviendrais

sur ce point plus tard car il sacralise tout ce qui me révulse dans ce film.

Sans aller plus loin dans cette ellipse je vais en profiter pour dresser un bilan des personnages avant

de tirer au lance grenade sur le reste du film. Et nous irons Crescendo concernant nos héros.

L’archer. Alors Clint est très bon tout du long. On attendait Jerem, on l’a. Mais on parle du plus grand

film de tous les temps depuis un an. Comment, mais comment peut on nous servir cette scène de

combat au Japon ? Elle est digne d’une série Netflix. N’importe lequel des teasers de l’un des 3 John

Wick est meilleur. Le combat made in Disney Chanel au sabre est ridicule. Rendez-moi Wolverine le

combat de l’immortel ! (Et nous savons qu’il a pris sévère Logan dans cet opus pour moins que ca).

Limite je regrettais le combat de BenDevil contre Jenektra dans un square pour enfant. Et merde

quoi ! Même dans un comics ca découpe ! Attention à la mention cochonne, pardon la mention PEGI

16. Jurisprudence Venom. Ne perdons pas de fric avec un vengeur trop violent. Au final, introduire

Ronin était une très bonne idée mais on se retrouve avec un Punisher du pauvre. Merci quand même à

Hawkeye car je n’étais pas préparé à ce qui va suivre pour les autres persos.

L’homme fourmi ou mon gars sûr du film. Son retour ne m’a pas déplu (stop avec le rat s’il vous plait).

Ses premières scènes sont bien construites et contribuent à la construction dramatique. La recherche

de sa fille. Le constat par lui-même qu’il fait partie des disparus. Les retrouvailles avec sa fille. Par

contre, les tests de voyages dans le temps. Ho my god ! Ce passage a été une épreuve très pénible. Qui

a fait la petite ou la grosse commission dans le scaphandre ? Ridicule. Blague de maternel et encore.

Autre moment gênant : sa réponse lorsque Nebula explique les enjeux pour la pierre de l’âme. Et pour

finir sa transformation gigantesque à la fin, sans conséquence pour sa santé (bien expliqué les deux

épisodes précédents) qui en font un perso qui met Hulk au placard complet et qui se ferait l’armée de

Thanos à lui tout seul.

L’homme de fer. Robert aura eu le droit à son Iron Man 4. Il représente presque 50% du film à lui tout

seul (avec un petit 30% pour Captain America, ca laisse peut de place aux autres). Perso Principal au

début, consistant au milieu, et omniprésent à la fin. Durant le film on s’est torché avec tout le reste du

casting, heureusement lui et Cap sont respectés. Le seul petit problème reste que je venais voir


Avangers et non un pseudo « Civil Peace After War ». Personne ne m’enlèvera que la mort de Tony

dans Infinty War aurait été bien plus surprenante et émouvante. Je me rappelle avoir été scotché au

fauteuil lors du coup quasi fatal de Thanos. Au moment où il se faisait empaler, je revoyais Tony, le

mec parfois antipathique mais terrorisé d’une attaque extraterrestre qu’il n’aurait pas pu repoussée.

Ses responsabilités. Son arrogance mal placée. Son échec. Ses promesses à Pepper enceinte en début

de film. Peter Parker de nouveau orphelin. Je repensais déjà à lui assis dans un Donuts dans Iron Man,

à sa position christique sur l’affiche. J’étais près à chialer comme un gosse, c’était le bon moment de

me prendre par surprise mais non Dr Strange lâcha son « Don’t kill him ». Dans End Game je n’ai fait

qu’attendre le moment où ! Et lorsque c’est arrivé, ca m’a fait pschitt. C’était trop attendu. Et on

n’était pas loin d’un Cotillard dans Batman. Et pour tous ceux qui crient à l’oscar. On se calme.

Revoyez l’acteur ne serait ce qu’une seule fois dans tueur né par exemple et vous comprendrez. Au

revoir Rob.

Le Faucon. 20min d’apparition au total sur l’ensemble des films et il devient le nouveau cul de

l’Amérique, tout ça pour être raccord avec le comics. Ce clin d’œil est très mal amené et ne colle pas à

l’histoire qui s’est d’avantage construite avec Bucky qu’avec Falcon. Passage de témoin filmé comme

un épisode de Plus Belle la Vie. Jusqu’au bout ca reste indigent. Mais ne perdons pas de temps sur les

figurants.

La Scarlett Jojo. Les fréros delavega Russo lui ont roulé dessus aussi. On ne lui donne rien non plus et

on la fait partir dans l’indifférence la plus totale. Pas de plan serré pour la voir s’en aller. On bazarde

ça. De toute façon, en bon fan du MCU qui résonne en nombre de films, combien de films Iron Man ?

Combien de Black Widow ? On s’en fout de lui donner de la visibilité à la rouquine en cuire, ou de lui

donner plus de matière dans le film. C’est papa Tony (et grand papa) qu’on veut voir nous !!! Rest In

Peace Natasha.

La Captain de Meaux AOP. Le cheveu dans la soupe du plat principal. Elle apparait très peu et malgré

tout beaucoup trop. Le personnage ultra arrogant, insupportable, voir détestable. Elle n’apporte

presque rien au film. Aucun effort scénaristique n’est apporté au développement du perso dans

l’intrigue. Là, ou pas là, n’aurait rien changé. C’était bien la peine de lui dédier un film. Film du coup

intitule pour l’introduire. Gros cailloux dans la chaussure.

Le professeur des écoles Banner. Bruce ou le prospect parfait pour un élargisseur de pénis. Le type

tellement frustré de ne jamais s’être retransformé en Hulk qu’il s’est volontairement réexposé aux

rayons gammas pour le redevenir. Le type qui luttait pour ne pas se transformer, qui vivait ce pouvoir

comme un fardeau, s’est retrouvé à chercher comment le redevenir juste par soucis d’égo. Abjecte.

On nous l’avait retiré d’Infinity War pour nous le remettre partout ici, mais pour rien. Et putain c’est

quoi ce look bobo West Coast qui prend des lattés au lait de riz ? Pull en cachemire, petite lunette.

J’attendais son coming out qui n’est pas arrivé. On n’en était pas loin. Il nous suit tout au long du film

comme un animal de compagnie. On lui a enlevé toute la couette. On lui avait déjà enlevé la serviette

en même temps… Et après tout, en bon fan du MCU encore, on s’en fout de Hulk non ? Une Scarlett

bis. Pour beaucoup son film ne compte même pas dans l’univers étendu. M. Norton, heureusement

que vous n’êtes plus là. Ces films ne vous méritaient pas.


Le dieu du tonnerre. Est-il utile d’en parler ? Autant Hulk on s’est permis de lui mettre une main au cul

sans prévenir, autant Thor on l’a abandonné dans un viol collectif organisé. Plusieurs semaines ont

passé que je suis encore traumatisé de son traitement. Sa dépression était une idée et un ressort

dramatique fantastique. Un dieu traumatisé, torturé, fou. Le MCU tenait l’idée du siècle. L’âge de

maturité du MCU. Chris montre nous que tu es une bête d’acteur ! Et malheureusement on tourne la

dépression à la dérision. La dépression, l’alcoolisme, des gens en souffrent vraiment et c’est très loin

d’être drôle. Picoler des bières et jouer à Fornite c’est juste être un mec qui n’est jamais sorti de sa

crise d’adolescence. Au-delà d’avoir chié sur Thor dans des toilettes turques, on se moque en plus des

gens qui souffrent véritablement d’alcoolisme et de dépression. Une raison de plus de dresser un

majeur tendu et solide au MCU ! D’un sujet grave, le MCU en fait une comédie burlesque et de

mauvais gout car à l’apparition de Thor le plus grand film de l’univers bascule sur un Hot Shots (Et

c’est insultant pour la parodie de top gun). On attend la même intensité, la même gravité que lors

d’Infinity War et on nous sert une parodie humoristique. Avangers Academy ou Y-a-t-il un frère Russo

pour piloter le film ? La comparaison de Thor avec The Big Lebowski n’est pas une dédicace bien

pensée, c’est une insulte au Dude et à Jeff Bridges !!! Allez vous poutrer dans une fistinière !

Terminons sur le personnage et son passage à Asgard où comment briser une tentative de scène

émouvante par : « mange de la salade ». Même un Scary Movie n’aurait pas osé ! Même l’acteur n’y

croit pas à cette scène, arrête ChrisThor Castaner, on voit que tu fais semblant d’être triste. Tu

surjoues ! D’ailleurs où les remords de la perte de sa mère sont ils évoqués dans les précédents films ?

Ma déception a atteint ses limites. Je ne pardonnerais jamais ça, jamais. Et pourtant il reste un

personnage qui pouvait tout sauver, mais… non.

Le titan fou. On réalise brillamment (et indirectement) un film sur Thanos en 2018. On tient là le

probable nouveau Dark Vador du cinéma. On l’élève au rang de personnage principal, pour un an plus

tard, le rabaisser au 12 ème rôle. « Thanos reviendra » Qu’ils disaient. Allez vous faire foutre oui !!!

Thanos est revenu ? Ha bon ! Pour servir de faire valoir peut être. On nous ressert le même type de

méchant que dans les précédents films. Un personnage fade et insipide. Le montrer plus fort que les

vengeurs dérangeait la bien-pensance. Il était beaucoup plus facile de le faire partir en merde, en

poussière. Où sont ses dilemmes ? Où sont les questions qu’il se pose dans tous ces runs des années

80 à 2018 ? La gravité de ses actes, ses remises en questions, la dimension philosophique que de

nombreuses œuvres cosmiques de l’univers Marvel se targuent. Lemire, Starlin, Perez ont du se jeter

du grand canyon. Respecte les auteurs, dessinateurs, scénaristes qui ont bossé sur un personnage

mythique. Fuck ! Thanos est devenu un sac de frappe pour Avangers. Il a perdu son essence, sa

personnalité, son charisme. Il n’est jamais une menace. On l’attend pendant 2h30, il apparait, on sent

qu’il va peut être se passer quelque chose, mais non. Oula ca devient dangereux là, ha non… Oula

Captain est menacé, mais non... Et je continue connement d’y croire ! Il va se passer un truc ! C’est

obligé ! Thanos suggère de tout effacer de la mémoire collective l’existence même de ce qui ce sera

passé. Je suis chaud bouillant ! Idée fantastique ! Putain les gars la sauce remonte ! On tenait là

l’occasion de maintenir en alène le public jusqu’au bout. L’opportunité de faire table rase de certains

Avangers et en même temps de faire revenir les autres (si on n’avait pas fait claquer des doigts le Hulk

des Buttes Chaumont). Un réveille dans un monde où des super héros n’auraient jamais existé dans la

mémoire des terriens. Une sorte de House of M. Tout cela serait arrivé après un combat épique, un

Thanos poussé dans ses derniers retranchements, des héros à terre, défaits, vaincu et un « faux happy

end » pour clôturer tout ça, avec un Thanos toujours présent quelque part. Mais au final on a… « Je

suis Iron Man ». Coin Coin ! Il y avait tellement de pistes plus pertinentes à explorer. Il existe des


scénaristes de comics fantastiques mais le Disney Marvel Univers aura fait du titan un bouffon de plus.

J’ai mal à mon Thanos. #JeSuisThanos

Bilan peu reluisant des personnages principaux mais je suis loin d’en avoir fini pour le film. Jai encore

du kérosène dans mon lance flamme et beaucoup de choses à dire. C’est long je sais mais on m’a fait

tellement chier avec des « pourquoi ? », « est-ce suffisant pour dire que c’est un mauvais film ? », « tu

n’aimes pas sans raison, parce que tu es un hater » etc.

J’ai donc laissé le film au moment où nous étions en train de regarder La Route mais sans Viggo

Mortensen. Scoot Lang retrouve sa fille puis revient proposer le voyage dans le temps le plus

incompréhensible de l’histoire du cinéma. J’apprécie de moins en moins les voyages temporels dans

les films mais cette expérience m’a achevé. Une telle merde qui m’a rappelé mes traumatismes d’un

Terminator Genesys. Le voyage temporel ou la solution la plus simple scénaristiquement de résoudre

un problème. Et surtout, sous prétexte de voyage dans le temps on peut véritablement faire n’importe

quoi, n’importe comment, rendre le tout illisible et se dire que le spectateur au fond n’en aura rien à

faire. Mais non, ca ne marche pas comme ca. Pas avec moi en tout cas. D’ailleurs Ant-man est resté

quelques minutes dans le monde quantique et il s’est passé 5 ans à notre époque. Ok. Du coup après,

sans explication, on nous démontre l’inverse, beaucoup de temps dans le passé est équivalent à une

seconde dans le présent. C’est plus simple pour berner tout le monde et faire avancer leur scénario

casse gueule. Autre chose. Tous les films du MCU se suivent et se complètent n’est-ce-pas ? Donc

comment expliquer que Janet Van Dyne qui a passé 30ans dans l’univers quantique en est ressortie 30

années plus âgée ? Même les plus mauvaises séries télées ne se permettent pas autant

d’incohérences. Comme celle des pierres de l’infini. On nous explique que si l’on détruit une seule

pierre on détruit tout l’univers espace temps. Donc comment Thanos a-t-il fait pour les détruire

toute ? On s’en fout ? Ok. Alors inutile de vanner à répétition des films mythiques qui parlent de

voyage dans le temps pour nous pondre un tas de caca de diplodocus comme ca. Faites profil bas les

gars ! Pour voyager ils ont besoin d’une machine mais une fois dans le New York du passé on découvre

qu’ils peuvent revoyager plus loin dans le temps juste avec le bracelet ? Haha !! On nous prend

vraiment pour des cons ! Qu’est ce que c’est drôle de se foutre de la gueule de Retour Vers le Futur !

Quelle poilade ! Mais au moins dans ce « vieux » film, ils partent d’un point A à une date, une heure et

des minutes précises vers le même point A, la même heure, les même minutes, à une date bien

précise. Dans End Game… ils apparaissent un peu comme ils veulent, quand ils veulent, à l’endroit

qu’ils veulent, tant que ca arrange le scénar. Tout comme le voyage dans le temps du vaisseau de

Thanos sans avoir été miniaturisé, qui fait un petit trou pour sortir du plafond du QG des vengeurs.

Aucune explication. Démerde-toi avec ça. Du coup on à l’impression d’être en face d’un asthmatique

qui se moque de Usain Bolt essoufflé à la fin de son 200m. On ne touche pas à un film iconique sans

être irréprochable derrière ! Sur ce point End Game m’a encore profondément déplu.

Parmi les scènes de voyage dans le temps, certains lieux visités sont nullissimes au niveau de la

photographie et des décors. Asgard est dégueulasse. Les 3 plans les plus moches du film. Il faut être

fan pour savoir que t’es à Asgard. Et la base secrète du Shield lorsque Tony revoit son père. Ho my

god ! C’est tout pourri aussi. Ils ont monté, démonté le décor en un week-end. En plus, pour

l’anecdote, à ce moment là, une alerte est donnée et je cherche toujours la tension liée à cette alerte.

Promenade de santé en jogging pour jeune retraité. C’est plan-plan et chiant.

On arrive à la fin des 3 heures. Thanos finit par apparaitre ! Enfin ! Mais sans apporter plus d’intensité

que ça (voir plus haut) et on arrive à la dite « bataille de fin ». Quitte à être prévisible autant l’être

jusqu’au bout. Et là j’ai mon scalpel aussi. Je vais découper sans anesthésie dans la barbaque. Cette


ataille est un Infinity War bis, les enjeux en moins. Un gros Copier/Coller du précédent volet. Et

message aux Russo et Russo, qui ont tenté de faire un climax à la Ready Player One, n’est pas

Spielberg qui veut.

Tout d’abord le combat Iron Man, Cap et Thor versus Thanos. Chaque coup donné n’a aucune

conséquence. Ca tape dans le vide et pour rien. Il ne faut pas blesser nos gentils petits héros !!!

Surtout pas de sang, d’os cassés, on reste sur du Disney PEGI 8 je vous le rappelle.

Ensuite voila l’apparition de l’armée de Thanos et de la totalité des héros de la franchise. L’armée de

Thanos est présente pour remplir l’image tout comme les créatures de Suicid Squad. Son armée ne

sert à rien. Chaque créature semblait dangereuse dans Infinity War. Ici c’est un ball-trap illisible. Et

l’ensemble des Avangers, la petite cerise sur le gâteau pour les marcheurs blancs du MCU. Déjà avec

un tiers des super héros présent, l’armée de Thanos avait été maitrisée dans Infinity War. Ici à aucun

moment le combat semble épique. Grandiose peut être, pour des captures d’écran. Rude, pénible,

délicate ? Surement pas. L’image est moche d’ailleurs, crasseuse et vide. Rendez-moi le Wakanda !

Le vaisseau de Thanos. Hahahahahaha. On parle d’une technologie extraterrestre très avancée MAIS

qui possède une puissance de feu d’un Supercopter. Il a du mal à raser un bâtiment en béton et à

blesser ne serait ce qu’un seul de ses adversaires. Pas un seul blessé ! Et même lorsqu’il déchaine une

pluie de feu sur le champ de bataille j’avais l’impression d’une attaque de zeppelin en 1930. C’est la

même linéarité lors des combats, des courses de relais avec passage de témoin façon cross

d’orientation dans le Jura et de la scène girl power où il ne manquait que Wannabe des Spice Gilrs en

fond sonore pour obtenir le clip de l’été.

L’utilisation de la pierre de pouvoir par Thanos. On parle d’une pierre d’infinie. Utiliser la pleine

puissance de la pierre de pouvoir aurait dû désintégrer complètement la pate mole où n’importe quel

super héros de l’univers Marvel. Aucun combat ne m’entrainait. Ce fut le seul moment du film où j’ai

regardé ma montre tellement c’était dénué d’enjeux et d’incertitudes. Putain ! Quelle catastrophe.

Jusqu’au bout ce film aura été convenu…

Dans ce film j’espérais qu’on montre la toute puissance des gemmes de l’infini. C’était une petite

frustration d’Infinity War. J’attendais de voir un Thanos confronté à cette toute puissance. Celle d’un

dieu. On a développé le pouvoir de ses pierres sur 20 films pour en faire des pierres précieuses sur ce

dernier opus. Je m’attendais à voir Thanos déformer la réalité (rappelez-vous les bulles de savons qui

sortaient du canon de Star Lord), qu’il statufie un Thor, qu’il provoque des éruptions volcaniques, qu’il

crée des boulles de plasma géantes, qu’il revienne 1 min en arrière dans le temps (la vision et la

sorcière rouge s’en rappellent), qu’il fasse revenir un allié à la vie (gemme de l’âme), qu’il contrôle

mentalement ses adversaires (gemme de l’esprit, salut Loki t’es là ? tu nous explique), qu’il se

téléporte… Les réal n’ont jamais montré l’étendu du pouvoir des pierres dans End Game et c’est plus

que dommageable. Enormissime gâchis.

Je pensais en avoir fini avec le film en lui même. Le jour où je suis sortie de la salle j’avais en tète tout

ce que je viens d’écrire. J’étais écœuré et en colère pour toutes les raisons suscitées. Mais les jours qui

suivirent, il y avait encore quelque chose que je n’arrivais pas à identifier. À tête reposée j’ai fini par

mettre le doigt sur la face la plus nauséabonde de ce film. J’ai survolé le sujet en début de critique et

j’avais promis d’y revenir. Et en effet dans ce film NOUS n’existons pas. On peut le dire, c’est un film

purement égoïste et orgueilleux. Je déteste ca. Ca tourne qu’autour du nombril des Avangers. Si tu ne

t’appelles pas Tony ou Steve, tu n’as aucun intérêt. On te crache à la gueule et tu prends plaisir à

avaler l’huitre qui coule de ton front. Les persos pensent à eux, leurs familles, leurs amis, leurs

intérêts, mais NOUS on s’en fout ! Aucun civil en dehors des 3 gamins et des 4 mecs dépressifs autour


de Cap. C’est la base de ces héros dans les comics et dans les films du mcu, ils se battent pour nous et

nous n’apparaissons pas. C’était la force d’un Avangers, d’un Civil War, d’un Age of Ultron, d’un Thor

2, d’un Infinity War etc… Perso de savoir si Francois Spider Holland allait revenir je m’en battais les

bijoux ! Et ce film démontre cet égocentrisme en impliquant le réalisateur lui-même. LE SEUL à

prendre la parole avec Steve. Putain mec t’es sérieux ? Même là, les autres présents dans la pièce ne

sont que des figurants, privés de toute ligne de texte ? Même les guerriers du wakanda à la fin on leur

pisse dessus. De la chaire à canon. Des vaches à l’abattoir.

Et ce qui me désole le plus mes amis ce sont Les marcheurs blancs qui se consolent avec le dit « fan

service » alors qu’au fond ce ne sont que des scènes où ces connards de réal n’ont cherché qu’à se

faire plaisir eux même. « Ho oui Joe astique moi plus fort ! » « De rien Anthony ! ». Qu’est ce qu’une

scène fan service ? Ce sont des miettes de pain rassis que le fan prend pour des pépites d’or. « Cap dit

Hail Hydra !! ». C’est trop cool !!! Va lire Secret Empire ou les prologues Captain America Steve

Rogers ! C’est mille fois plus bandant qu’une réplique peut être bien pensée à un instant T du film.

Parce que cette dédicace ou Thanos en fermier au début, par principe qu’ils font des clins d’œil aux

comics, doivent-ils me faire oublier toute la merde que je me suis tapé ? Ces successions de scènes fan

service sont un moyen de cacher le vide abyssal du scenario. On vous enfume et au lieu d’ouvrir les

fenêtres vous fermez la porte à clef. Le MCU a créé des fans boy faciles à gazer. Ils ont vidé le cerveau

du téléspectateur le faisant accepter n’importe quoi et ca me dépasse complètement. On a réussi à

faire croire que pour réussir un film de super héros il faut un dieu obèse qui dit des conneries,

entendre « vengeurs rassemblement », rajouter des vannes supers lourdes et terminer avec une belle

scène de fin sans enjeu. Si vous validez ça, je ne peux plus rien pour vous.

En conclusion, cela faisait un an que je n’en pouvais plus d’attendre mais que j’aurais volontiers

attendu 3-4 années de plus pour une suite vraiment plus consistante. J’attendais cela avec tellement

d’innocence comme un gosse attend le père Noel. Sauf que je suis un adulte maintenant avec les

exigences qui vont avec. Ce fantasme de 24 années de lecture de comics concrétisé par l’apparition à

l’écran de tous ces héros ne suffit pas. Je ne vais pas au ciné pour voir une publicité de 10min. On a

réalisé 21 films pour en arriver là ? Car au final on voit très bien que rien n’a été réfléchi. C’est un

spectacle d’improvisation. Peut-on accepté qu’un film construit sur 11 ans soit si bâclé ? Les films ne

sont pas pensés pour aller les uns avec les autres, même pas les deux derniers. Alors oui, en effet on

va me sortir que c’est une sorte de best of. Mais mes amis, si l’on compare avec le domaine musical,

un best of n’est jamais resté comme le cd incontournable d’un groupe ou d’un artiste. Si je demande

que l’on me cite un album de Metallica ou Nirvana personne n’aura le même en tête surement mais

de sûr, personne ne citera leur best of. End Game est ce film best of qu’on ne devrait jamais citer dans

l’univers du MCU. Juste une compilation (et sans les meilleurs morceaux). C’était la fin du jeu, fini de

jouer, on passait enfin aux choses sérieuses, mais ce fut la cours de récrée avec Johnny English en

animateur de goûter. C’était le film où bannir l’humour mais ils n’y sont pas arrivés. C’était le film de la

maturité mais c’est raté. Quand on pense qu’il a fallu 21 films pour en arriver là et à cela… Ce film est

juste une excuse de fin de contrat pour deux acteurs. C’est une mauvaise série qui se termine, à une

époque où les séries elles même proposent du vrai cinéma. Une déception que je garderai longtemps

en mémoire. Ce film a créée une scission entre moi et le MCU. Je sais de quel coté du mur je vais

rester et je ne céderais pas aux marcheurs blancs. Vous avez ma parole de Stark.

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