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Mobilier et objets d'art des 18e et 19e siècles - Tajan

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JEUDI 12 JUIN 2003

148

G V

PARIS - JEUDI 12 JUIN 2003 - FOUR SEASONS HOTEL, GEORGE V


MOBILIER ET OBJETS D’ART DES XVIIE , XVIIIE ET XIXE SIÈCLES

JEUDI 12 JUIN 2003 À 15 HEURES

FOUR SEASONS HOTEL, GEORGE V

31 AVENUE GEORGE V 75008 PARIS

EXPOSITIONS

RENSEIGNEMENTS

EXPERTS

TAJAN

37 RUE DES MATHURINS

75008 PARIS (F)

+33 1 53 30 30 30

+33 1 53 30 30 31 fax

www.tajan.com

ESPACE TAJAN

37 RUE DES MATHURINS 75008 PARIS

+33 1 53 30 30 30

DU LUNDI 2 AU VENDREDI 6 JUIN DE 9 À 18 HEURES

LE SAMEDI 7 JUIN DE 11 À 18 HEURES

FOUR SEASONS HOTEL GEORGE V

31 AVENUE GEORGE V 75008 PARIS

+33 1 49 52 72 61/62 - fax +33 1 49 52 72 63

LE MARDI 10 JUIN DE 14 À 18 HEURES

LE MERCREDI 11 JUIN DE 10 À 20 HEURES

WILFRID CAZO

+33 1 53 30 30 21

cazo-w@tajan.org

JACQUES SAINT-BRIS

66 AVENUE HENRI-MARTIN 75116 PARIS

+33 1 45 04 40 24 fax +33 1 45 04 24 25

OLIVIER LE FUEL

ET ROLAND DE L’ESPÉE

14 RUE DROUOT 75009 PARIS

+33 1 42 46 10 46 fax +33 1 48 00 90 98

lefueldelespee@wanadoo.fr

CABINET DILLÉE

11 RUE DE MIROMESNIL 75008 PARIS

+33 1 53 30 87 00 fax +33 1 44 51 74 12

THIERRY PORTIER

26 BD POISSONNIÈRE 75009 PARIS

+33 1 48 00 03 45

AYMERIC DE VILLELUME

2 RUE MEISSONIER 75017 PARIS

+33 1 56 28 04 12

PHILIPPE SAINT

3 RUE COPPENS 1000 BRUXELLES

BELGIQUE

+32 2 511 64 27

BERNARD BRUEL

16 RUE SAINT JULIEN 81000 ALBI

+33 5 63 38 20 28

ARNOULD DE CHARETTE

11 SQUARE PUCCINI 78150 LE CHESNAY

+33 1 39 55 73 28

TAJAN S.A. SOCIÉTÉ DE VENTES VOLONTAIRES DE MEUBLES AUX ENCHÈRES PUBLIQUES

SOCIÉTÉ ANONYME À DIRECTOIRE ET CONSEIL DE SURVEILLANCE, AGRÉÉE EN DATE DU 7 NOVEMBRE 2001 SOUS LE N° 2001-006. N° RCS PARIS B 398 182 295


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1 PAIRE DE FAUTEUILS

à haut dossier plat en noyer blond mouluré et

sculpté de nervures et enroulements. Les supports

d'accotoirs tournés en balustre.

Piétements tournés réunis par des entretoises.

Début de l'époque Louis XIV.

(quelques restaurations).

Garniture d'une tapisserie au point du XVIII e siècle

à décor polychrome de grenades et branchages

fleuris sur fond crème.

(quelques usures et restaurations).

HAUT. : 110 - LARG. : 66 - PROF. : 63 CM

9 000/10 000 €

2 TABLE DE MILIEU

en bois sculpté et doré, formée de deux consoles,

la ceinture chantournée à décor de

coquilles sur des fonds quadrillés de quartefeuilles,

les chutes à coquilles stylisées, pieds

cambrés, réunis par une entretoise en X à corbeille

de fleurs.

Epoque Louis XIV.

Plateau de marbre fleur de pêcher, encastré.

HAUT. : 70 - LARG. : 71 - PROF. : 50 CM

30 000/40 000 €

3 IMPORTANTE TAPISSERIE DES FLANDRES

représentant "Ananie châtiée par saint Pierre" avec de nombreux personnages dans un palais. Elle présente une

riche bordure décorée de buffles, cerfs, éléphants, dromadaires dans des paysages de guirlandes de fleurs et de

fruits ; oiseaux, poissons, Triton soufflant dans des conques, Neptune sur son char avec des fleuves.

XVII e siècle

(restaurations)

HAUT. : 384 - LARG. : 507 CM

20 000/30 000 €

Le sujet représenté dans cette tapisserie est issu des actes des apôtres. Il illustre l'histoire d'Ananie et Saphire, qui étant convertis au

christianisme étaient tenus de partager leurs biens avec la communauté des chrétiens. Cependant après avoir vendu ce qu'ils possédaient,

le couple ne déposa aux pieds de Saint Pierre qu'une partie du produit de la vente. Ayant "menti (...) à Dieu", ils moururent tous

deux sur l'instant.

Cet épisode est inspiré des cartons réalisés par Raphaël pour la tenture des actes des apôtres. Les bordures sont à rapprocher de celles

de la tenture des quatre éléments (1).

(1) "catalogo de Tapices del Patrimonio National" vol II, 1986, p4/5.

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4 PAIRE DE GAINES

d'après André Charles Boulle en placage de poirier noirci, écaille teintée bleue, étain et laiton marqueté de feuilles

d'acanthe, rinceaux feuillagés. Elles présentent une riche décoration de bronze ciselé et doré tel que : volutes,

feuilles d'acanthe, tournesols, pampilles, frise de rosaces, godrons.

Deuxième moitié du XIX e siècle - Style Louis XIV.

HAUT. : 127,5 - LARG. : 51,5 - PROF. : 36,5 CM

4 000/5 000 €

Ce modèle de gaine est directement inspiré de celui créé et gravé par André Charles Boulle. Cf "André Charles Boulle et sa famille" par

Jean-Pierre Samoyault, reproduit p. 214.

5 ARMOIRE

de forme rectangulaire en placage d'ébène, écaille brune et laiton, marquetée dans le goût des Boulle, de rinceaux

feuillagés, feuilles d'acanthe, quadrillage, lambrequin. La façade à léger ressaut, ouvre à un vantail. Elle repose sur

des petits pieds. Riche décoration de bronze ciselé et doré tel que : mascarons, feuilles de chêne, allégories de

Bacchus et Cerès, feuilles d'acanthe, frise d'oves et rosaces.

Deuxième moitié du XIX e siècle

HAUT. : 179 - LARG. : 135 - PROF. : 51 CM

15 000/20 000 €

7


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6 COMMODE

de forme rectangulaire légèrement

galbée en façade en placage d'ébène

et laiton marqueté de rinceaux feuillagés,

volutes, oiseaux, personnages

sous un dais d'après Berain. Elle

ouvre à quatre rangs de tiroirs en

façade, les montants ajourés à volutes.

Elle repose sur des pieds antérieurs

à sabots et des pieds boules.

Décoration de bronze ciselé et redoré

tel que : poignées, sabots.

Début XVIII e siècle.

(restaurations)

HAUT. : 80,5 - LARG. : 119 - PROF. : 64 CM

50 000/60 000 €

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7 PAIRE DE GLACES

dans des cadres de forme mouvementée en bois redoré mouluré et sculpté de masques, feuillages de chêne,

feuilles d'acanthe, coquilles, treillis et enroulements.

Travail italien du XVIII e siècle.

(quelques manques et restaurations, les miroirs rapportés).

HAUT. : 121 - LARG. : 80 CM

6 800/7 500 €

8 COFFRET

rectangulaire, le dessus à doucine, en

bois redoré mouluré et sculpté d'armoiries

surmontées d'une couronne, rinceaux

feuillagés, feuilles d'acanthe, draperies

et enroulements sur fond amati. Le

dessus mobile dissimulant un secret. Il

repose sur des petits pieds feuillagés.

Travail italien du XVIII e siècle.

(petits accidents).

HAUT. : 21 - LARG. : 41 - PROF. : 30 CM

2 800/3 500 €

9 PAIRE D'APPLIQUES

à deux branches de lumière en bronze ciselé et

doré, orné de feuilles d'acanthe, têtes de femmes,

volutes.

Epoque Régence.

HAUT. : 50,5 - LARG. : 21 CM

2 000/3 000 €

Une paire d'appliques de modèle similaire provenant

des collections du Baron H. De Bethmann fut vendue à

Paris les 16 et 17 mars 1949 à la Galerie Charpentier à

Paris n°133.

10 COMMODE

de forme rectangulaire, la façade légèrement

galbée, en placage de noyer, loupe, bois de

fruitier et teinté, marqueté de filets. Elle ouvre à

trois tiroirs, les montants arrondis et repose sur

des petits pieds boules. Attribuée à l'entourage

des Hache.

Début du XVIII e siècle

Décoration de bronze ciselé

(restaurations, reprise au plateau)

HAUT. : 85 - LARG. : 126,5 - PROF. : 64 CM

10 000/13 000 €

Une commode présentant un décor de marqueterie

similaire, provenant de la collection de J. de Ricaumont

fut vendue à Neuilly le 3 juin 1996 sous le n° 157.

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12

11 PLATEAU EN PIETRA DURA

de forme rectangulaire en marbre polychrome et pierres dures à fond de marbre brocatelle

d'Espagne, vert des Alpes, petit antique, onyx, lapis-lazulis marqueté au centre d'un

médaillon ovale dans des entourages de rinceaux. Bordure en marbre portor.

Dans le style Florentin.

LONG. : 144 - LARG. : 100 CM

15 000/20 000 €

12 CABINET

de forme rectangulaire en placage d'ébène,

bois teinté et bronze doré. La façade ornée de

niches, arcatures, frontons, colonnes, balustres,

présente vingt tiroirs et deux vantaux

démasquant un intérieur flanqué de glace,

colonnes à chapiteaux corinthiens à soubassement

en paesine, dallages en placage de lapis

lazulis. Le fond est décoré d'une niche avec un

groupe ouvrant par un secret démasquant six

tiroirs. Il est orné de statues en bronze ciselé

doré symbolisant des allégories de la musique,

des sciences ainsi que des vertus. Il repose sur

des chevaux cabrés et présente une galerie

ajourée à la partie supérieure.

XVII e siècle - Allemagne du sud ou Bohème.

HAUT. : 78 - LARG. : 98 - PROF. : 44 CM

30 000/40 000 €

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13 BUREAU PLAT

de forme galbée en bois laqué noir. Il ouvre à trois tiroirs en ceinture et repose sur des pieds cambrés. Décoration

de bronze ciselé et redoré tel que : entrées, chutes, sabots.

Epoque Régence - Louis XV.

(reprises en ceinture, quelques bronzes rapportés)

HAUT. : 76 - LARG. : 170 - PROF. : 89 CM

50 000/60 000 €

14 TAPISSERIE

laine et soie, Atelier de la Marche, Anglards de Salers, fin XVI e siècle, aristoloches ou feuilles de choux au bestiaire

fantastique, lion, cheval, renard, papillons, aigle, griffon sur perspective de montagne avec village et coucher

de soleil, bordure à fond brun, décor de montant de guirlandes de fleurs, fruits, vigne et raisins, entre des galons

(bel état).

A rapprocher des tapisseries aux aristoloches conservées dans les musées d'Angers, d'Autun et de Budapest.

A rapprocher de : Dominique Chevalier, Pierre Chevalier, Pascal-François Bertrand, Les Tapisseries d'Aubusson et de Felletin, Solange

Thierry, 1988, p. 27.

HAUT. : 321 - LARG. : 280 CM

50 000/70 000 €

15


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15 SUITE DE QUATRE CHAISES

à dossier en anse de panier, en bois

naturel mouluré et sculpté de coquilles,

quadrillages, feuilles d'acanthe. La ceinture

sinueuse. Elles reposent sur des

pieds cambrés terminés par des enroulements.

Epoque Régence

(quelques restaurations)

HAUT. : 89,5 - LARG. : 58,5 - PROF. : 52,5 CM

20 000/25 000 €

16 BIBLIOTHÈQUE

de forme rectangulaire en placage de

bois de violette marqueté de losanges

dans des encadrements de filets. Elle

ouvre à deux portes vitrées, les montants

arrondis et repose sur des petits

pieds.

Epoque Régence

Décoration de bronze ciselé

(restaurations)

HAUT. : 129 - LARG. : 101 - PROF. : 31 CM

20 000/25 000 €

17 PAIRE DE CHENETS

en bronze ciselé et redoré de chimères,

coiffée de diadème et panaches,

se tenant sur des tertres à

branchages fleuris. Les bases mouvementées

sont ornées de mufles

de lions, oves, agrafes, passementeries

et feuilles d'acanthe sur fond

azuré.

Époque Régence.

(les fers rapportés).

HAUT. : 43 - LARG. : 34 CM

23 000/25 000 €

Réf. Un chenet d'un modèle comparable,

Paris vers 1730, et conservé au

Metropolitan Museum de New york reproduit

planche 1.10.15, page 72 de l'ouvrage

: “Vergoldete Bronzen I” par Hans

Ottomeyer et Peter Pröschel.

18 COMMODE

de forme galbée, la façade en arbalète en placage de bois de violette. Elle ouvre à trois tiroirs et présente une

ceinture légèrement festonnée. Pieds cambrés.

Début du XVIII e siècle

Dessus de marbre gris veiné

(quelques accidents et manques de placage)

HAUT. : 81 - LARG. : 136 - PROF. : 62 CM

7 500/9 000 €

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19 SUPERBE VASE OVOÏDE

en porcelaine de la Chine de la famille verte à décor dans des réserves mouvementées à émaux bleu, de scènes

animées de personnages, ustensiles et rouleaux de parchemin, d'époque Kang Hi.

Monture de bronze ciselé et doré à anses ajourées, mobiles, ornée de masques, festons, draperies et coquilles ;

base et col ornés de godrons. Poinçon du " C " couronné (1745-1749)

Epoque Régence.

Le vase porte la feuille d'armoise (émaillé vert). Cette marque était employée à la fin du XVII e siècle, au début de

la période Kang Hi.

HAUT. : 36 - DIAM. : 30 CM

40 000/50 000 €

Un vase similaire faisait partie des collections Jacques Doucet, vente des 5 et 8 Juin 1912, n°209.

Un autre vase fait partie des collections Jacquemart André.

Ce vase couvert a été composé à partir d'une jarre d'époque Kang Hi, en porcelaine de la famille verte, associée à une monture de

bronze doré. Cette manière de faire était courante au XVIII e siècle et fut mise au point par les marchands merciers parisiens. Ils achetaient,

en vente aux enchères ou faisaient venir par la Compagnie des Indes, des porcelaines de Chine qu'ils mettaient en valeur en les

faisant monter de bronze doré par les plus grands bronziers parisiens.

Nous pouvons rapprocher la monture de bronze doré de ce vase, de plusieurs autres pots montés, datables vers 1710/1720 :

- Une paire de vases au Musée Getty Museum, reproduite dans Watson : " Mounted oriental porcelain in the Getty Museum " 1982,

n°2.

- Une paire passée en vente au Palais Galliera, le 10 Décembre 1971, n°11, provenant de la collection Louis Guiraud et à divers amateurs

- Une paire provenant du Château de Thoiry, vente Tajan, le 15 Avril 1989, n°25

- Un pot couvert, vente Christie's New-York, le 25 Avril 1998, n°239

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20 RARE PAIRE D'APPLIQUES

à deux lumières, en bronze ciselé et doré ; les fûts à décor de perruches perchées sur des bases en console à

cannelures et rinceaux ; les bras ornés de feuilles d'acanthe, godrons et rubans.

Epoque Régence

HAUT. : 46 - LARG. : 37 CM

18 000/22 000 €

21 TAPISSERIE

laine et soie, Bruxelles, milieu XVII e siècle, tirée de "l'histoire de César et Cléopâtre", Pompée en fuite devant César,

après le bataille de Pharsale, et amenant à bord son épouse Cornélia vers Mytilène, ainsi que le narre Plutarque,

avec sa bordure d'amours, guirlandes de fleurs, attributs militaires, guirlandes de fruits, couronnes, épée, sceptre,

casques, boucliers, trompettes et inscription tissée : "CAESAR NAVIBUS MILITES TRANS VEHIIVBETE", galon

bleu

(restauration, parties retissées).

A rapprocher de la tapisserie conservée au Carnegie Institute de Pittsburgh (aimable communication du professur

Guy Delmarcel).

HAUT. : 408 - LARG. : 544 CM

60 000/70 000 €

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22 PLATEAU EN SCAGLIOLE

à fond noir et décor polychrome

d'un médaillon central décoré d'oiseaux,

guirlandes de fleurs, volutes,

feuillages dans des encadrements

de rinceaux.

Travail Italien du XVIII e siècle

(accidents, restaurations)

Il repose sur un piètement en fer

forgé, les pieds en gaine réunis par

un croisillon.

LONG. 76 - LARG. 183 - HAUT. 98 CM

25 000/30 000 €

Provenance :

Vente Tajan, Hôtel George V, le 8 avril

1990, n°141.

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23 PETITTE PENDULE

formant bougeoir en bronze patiné et bronze ciselé et doré de

branchages fleuris et rocailles. Le cadran de FRANçOIS est supporté

par un arbuste. Elle présente une statuette en porcelaine

polychrome de Saxe représentant un jeune homme tenant un

panier.

Époque Louis XV.

(petits accidents et usures à la dorure).

HAUT. : 29 - LARG. : 20 CM

4 500/5 000 €

24 BUREAU PLAT

à plateau rectangulaire ; il est en placage d'écaille brune et de

cuivre à décor marqueté de rinceaux feuillagés dans des encadrements

de filets. Il présente trois tiroirs sur un rang, les montants

à double cannelure simulée, pieds cambrés, également

marquetés. Ornements de bronze ciselé et doré à masques,

chutes et sabots.

Epoque Louis XV.

Plateau de cuir rouge doré aux petits fers.

HAUT. : 77 - LARG. : 145 - PROF. : 75 CM

50 000/60 000 €

25 TAPISSERIE

laine et soie, Audenarde, première moitié du XVIII e siècle, "Pantéa, capturée et traitée avec respect par Cyrus",

bordure à fond brun, décor de montants de fleurs, fruits et perroquets (restaurations, parties retissées).

A rapprocher de la tapisserie conservée au Kunsthistorisches Museum de Vienne, n° T CV2*6, dont le dessin du

carton est moins fouillé.

Ingrid de Meûter, Martine Vanwelden, Tapisseries d'Audenarde, Lannoo, 1999, p.245.

HAUT. : 300 - LARG. : 426 CM

50 000/70 000 €

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26

26 GLACE

de forme rectangulaire en bois doré mouluré et

sculpté de cartouches, feuilles d 'acanthe, rinceaux,

coquilles.

Epoque Régence.

(restaurations, petits manques)

HAUT. : 168 - LARG. : 80 CM

8 000/12 000 €

27 SUITE DE SIX CHAISES

à dossier mouvementé en bois relaqué crème mouluré

et sculpté de fleurettes, la ceinture sinueuse

repose sur des pieds cambrés terminés par des

enroulements.

Epoque Louis XV

(restaurations, quelques éclats)

HAUT. : 92 - LARG. : 56,5 - PROF. : 50 CM

12 000/15 000 €

28 TABLE DE SALON

en placage de bois de rose marqueté en feuilles dans

des encadrements mouvementés ; elle ouvre par un

abattant dissimulant des casiers ; pieds cambrés à

tablette.

Epoque Louis XV.

HAUT. : 69 - LARG. : 39,5 - PROF. : 29 CM

10 000/12 000 €

29 COMMODE

de forme galbée en placage de bois de rose, amarante,

bois teinté marqueté de trophées, vases à l'antique,

vases fleuris dans des encadrements de filets et

des réserves. Elle ouvre à deux tiroirs sans traverse et

repose sur des pieds cambrés. Décoration de bronze

ciselé et doré tel que : chutes à têtes de bélier,

entrées de serrures, culot à feuilles d'acanthe,

sabots.

Estampillée L.N MALLE.

Epoque Louis XV.

Dessus de marbre marron.

(fentes, quelques accidents de placage)

HAUT. : 88 - LARG. : 126 - PROF. : 64,5 CM

12 000/15 000 €

Louis-Noël Malle, ébéniste reçu maître en 1765.

27


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30 MOBILIER DE SALON

composé de : cinq fauteuils à dossier mouvementé en bois redoré, mouluré et sculpté de cartouches, feuilles d'acanthe,

fleurettes. Les accoudoirs galbés, la ceinture sinueuse repose sur des pieds cambrés terminés par des

enroulements.

Epoque Louis XV

(restaurations, quelques éclats)

Ils sont garnis en ancienne tapisserie à décor polychrome des Fables de la Fontaine dans des entourages de rinceaux

feuillagés, cartouches, volutes.

XVIII e siècle

HAUT. : 98 - LARG. : 70,5 - PROF. : 58 CM

50 000/60 000 €

31 SECRÉTAIRE DE DAME

de forme violoné. Il est orné, sur trois faces de placage d'amarante marqueté de branchages de fleurs et de feuillages

dans des encadrements mouvementés de bois indigène partiellement frisé ; il présente un abattant qui dissimule

deux tiroirs et quatre casiers ; et deux vantaux, l'ensemble sans traverse ; montants et pieds cambrés.

Ornements de bronze doré à feuillages.

Estampille de GENTY.

Plateau de marbre brèche rouge.

Epoque Louis XV

HAUT. : 107 - LARG. : 80 - PROF. : 35 CM

45 000/60 000 €

GENTY (Denis) reçu Maître le 13 Mars 1754.

Le secrétaire en armoire est un meuble nouveau dans les années 1750. Les premiers exemples sont répertoriés dans le Livre Journal

de Lazare Duvaux, au tout début de la décennie. Cette forme se généralisera et sera reprise avec succès au cours des années suivantes.

Joseph en proposera une variante, vers 1760, dans un style plus contenu, avec des bouquets moins luxuriants, des panneaux

encadrant les compositions et des chutes plus symétriques. La très riche marqueterie de fleurs remplit ici, au contraire, la totalité de

l'espace sans tenir compte de la structure du meuble, le décor de branchages de fleurs est ainsi traité comme un seul et même panneau

particulièrement spectaculaire.

On retrouve ce principe sur un secrétaire très proche (la marqueterie pratiquement identique) estampillé de Migeon, vendu à Paris Hôtel

Drouot, le 9 Décembre 1909, n°82 ; ainsi que sur un secrétaire de Macret, vente Tajan, à Paris le 17 Mars 1988, n°67 ; et un autre

estampillé de Migeon, vente Sotheby's le 27 Juin 2001, n°38, collection Laura.

29


30

32 BUREAU PLAT

Bureau plat à plateau rectangulaire ; il est en placage d'écaille brune et de cuivre gravé, le plateau à décor, sous

un dais stylisé de lambrequins, d'un orchestre à quatre musiciens ; sur les côtés des scènes à la Bérain animées

de personnages, insectes et animaux fantastiques, dans des encadrements de rinceaux. Il ouvre par trois tiroirs

en ceinture ; pieds cambrés également marqueté de rinceaux. Ornements de bronze ciselé et doré à lingotière à

cannelures à asperges, encadrements et sabots ; les chutes (postérieures).

Attribué à Noël GERARD

Estampille de LEVASSEUR et poinçon de Jurande.

Début de l'époque Louis XV

(quelques éclats).

Ce bureau a été remonté par E. Levasseur sous Louis XVI.

HAUT. : 77 - LARG. : 130 - PROF. : 63,5 CM

90 000/100 000 €

L'attribution à l'ébéniste Noël Gérard repose sur la grande similitude des bronzes de notre bureau avec ceux utilisés régulièrement par

cet ébéniste sur des pièces qui lui sont attribués :

- Un bureau (vente Sotheby's Monaco, 21-22 Mai 1978, lot 242).

- Une commode attribuée à Gérard (vente Christie's Londres, 12 Décembre 2002, lot 224).

- Une bureau (vente Sotheby's, New York, 9 Décembre 1994, lot 167).

L'estampille de Levasseur :

Né en 1721, il prit rang parmi les principaux ébénistes de son époque. Après avoir travaillé chez un des fils de Boulle, il s'installa

comme ouvrier privilégié rue du Faubourg-Saint-Antoine, au cadran bleu. Ayant épousé ensuite une fille de l'ébéniste Nicolas

Marchand, il acquit la maîtrise dans les conditions de faveur accordées aux gendres de maîtres, le 2 Avril 1767. Sous Louis XVI,

Levasseur consacra une partie de son activité à copier et réparer les marqueteries Boulle, qui eurent alors un regain de vogue. Les

enseignements qu'il avait reçus chez les descendants du grand artiste lui permirent d'exceller dans cette spécialité. Il produisait également

de précieuses ébénisteries en laques, en acajou et en citronnier incrusté d'amarante.

Au début des années 1760, les meubles en marqueterie Boulle redeviennent à la mode, Etienne Levasseur et Philippe-Claude Montigny

travaillent essentiellement pour le marchand Julliot, grand pourvoyeur de meubles Boulle dans la seconde moitié du XVIIIème siècle.

Les deux ébénistes, non seulement créent des meubles pour le marchand, mais leur rôle est également de restaurer les pièces de la

fin du XVIIème ou du début du XVIIIème siècles, c'est lors de ce dernier cas de figure qu'il faut comprendre l'apposition de l'estampille

de Levasseur.

Ses talents furent employés par la Cour, qui lui demanda des ouvrages destinés aux châteaux de Versailles et de Saint-Cloud. Il exécuta

aussi d'importants travaux pour les tantes du Roi et pour de riches amateurs comme le fermier général Mulot de Pressigny.

En 1782, ses confrères l'élurent député ou conseiller de la communauté.

Ce maître est l'un des mieux représentés dans notre mobilier national.

Noël Gérard (1685-1736) :

Gérard est au début du XVIIIème siècle un jeune homme ambitieux dont les compétences artistiques et commerciales vont lui permettre

de devenir un des plus importants marchand-ébéniste de la capitale. Il commence comme apprenti en 1710 rue du Faubourg Saint-

Antoine, puis se marie avec Marie Colin, héritant ainsi de l'atelier de son mari décédé " Au cabinet d'Allemagne ", déjà spécialisé dans

la production de meubles en marqueterie Boulle.

Il développe rapidement son activité et achète en 1725 un vaste magasin " Le magasin général " au centre de Paris, dans l'ancien hôtel

particulier du financier Jabach. Sa clientèle comprenait notamment Stanislas Lesczynski, Roi de Pologne, le Comte de Clermont et

Mylord Wadgrave, ambassadeur d'Angleterre en France.

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33 PAIRE DE FLAMBEAUX

en bronze ciselé et doré (usures), les fûts balustres

à cannelures et rinceaux gravés, soulignés

d'un frise godronnée ; bases rondes à coquilles.

Epoque Régence

HAUT. : 25 - DIAM. : 15,5 CM

4 000/5 000 €

34 SUITE DE QUATRE CHAISES

à dossier plat en bois naturel mouluré et sculpté de fleurettes, feuillages et agrafes. Pieds cambrés ornés de

rocailles.

Estampillées NOGARET à LYON.

Époque Louis XV.

(quelques restaurations d'entretien et renforts).

Garniture d'une soierie saumon.

HAUT. : 97 - LARG. : 61 - PROF. : 52 CM

6 000/9 000 €

NOGARET, menuisier en meubles à Lyon au milieu du XVIIIème siècle.

Provenance : Collection de Monsieur T.

35 PAIRE D'ENCOIGNURES

de forme galbée en placage de bois de rose, amarante et bois

teinté marqueté de vases fleuris, oiseaux, branchages dans des

encadrements de filets. Elles ouvrent à un vantail et reposent sur

des petits pieds. Riche décoration de bronze ciselé et redoré tel

que : chutes, frises d'encadrement, sabots, appliques. Dessus

de marbre brocatelle.

Estampillées J. BIRCKLE et poinçon de Jurande.

Epoque Louis XV.

HAUT. : 84 - LARG. : 65 - PROF. : 47 CM

45 000/55 000 €

Jacques Bircklé, ébéniste reçu maître en 1764.

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36 PAIRE DE FAUTEUILS

à dossier cabriolet en bois relaqué crème mouluré et sculpté de fleurettes, feuillages et enroulements. Ils reposent

sur des pieds cambrés terminés par des feuilles d'acanthe.

Estampillés L. CRESSON.

Époque Louis XV.

(quelques restaurations et renforts).

HAUT. : 93 - LARG. : 64 - PROF. : 53 CM

4 000/5 000 €

Louis CRESSON, reçu Maître le 28 janvier 1738.

37 BANQUETTE

de forme rectangulaire en

bois naturel mouluré et

sculpté de coquilles, feuilles

d'acanthe, quadrillages. La

ceinture mouvementée

repose sur des pieds cambrés

terminés par des

enroulements.

Début de l'Epoque Louis XV

(restaurations, renforts, quelques

accidents, gerces)

HAUT. : 35 - LARG. : 129,5

PROF. : 57 CM

1 800/2 500 €

Une banquette de modèle similaire

faisait partie des collection de

Ilhamy Hussein Pacha, vente

Tajan Saint Jean de Cap Ferrat le

lundi 15 mars 1993 n° 549

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38 BELLE PENDULE

Importante pendule à musique, le mouvement signé

de La Ruette à Paris ; elle est en bronze ciselé et doré

à décor sur la base de deux amours, le cadran indiquant

les heures en chiffre romain, les minutes en chiffres

arabe, est inscrit dans des treillages à guirlandes

de fleurs et de feuillages, à l'amortissement il manque

un amour ; socle à montants ajourés, renfermant une

musique à neuf timbres ; pieds à enroulement.

Bronze signé de SAINT GERMAIN.

Contre socle de bois relaqué rouge, orné de bronze

doré.

Epoque Louis XV.

AVEC CONTRESOCLE : HAUT. : 79 - LARG. : 45 - PROF. : 31 CM

SANS CONTRESOCLE : HAUT. : 69 - LARG. : 36 - PROF. : 21 CM

40 000/50 000 €

Provenance :

Anciennes collections de la Princesse de Caraman Chimay

De LA RUETTE

Probablement André, né à Paris en 1740, il fut apprenti en 1754

puis chef d'œuvre en 1762. En 1766, il s'installe rue Jean Robert,

puis déménage en 1772 rue Saint Martin où il y reste jusqu'en

1789.

JEAN-JOSEPH DE SAINT-GERMAIN

1719-1791

Elu " maître-fondeur en terre et en sable " le 15 Juillet 1748,

se mit en relation avec d'autres ouvriers de son temps, notamment

de grands horlogers parisiens comme Etienne Lenoir et

Jean-Philippe Gosselin. Jean-Joseph de Saint-Germain orna

nombre de ses créations (incluant beaucoup de pendules) d'animaux

et de figures allégoriques. En effet, propriétaire d'un cabinet

de curiosités, ses choix, pour les ornements, se focalisaient

sur les sciences naturelles.

Audegarde, Jean-Joseph de Saint-Germain : bronzier (1719-

1791), L'Estampille/l'Objet d'Art, décembre 1996, pp 63-82.

Saint-Germain vendit de nombreuses pendules de ce modèle à

des horlogers tels que Léchopié, Gilles et Dutertre.

Deux pendules d'un modèle proche sont illustrées dans

P.Kjellberg, Encyclopédie de la pendule française du Moyen Age

au XXème siècle, Paris 1997, pp 116-117, ill. C et F.

Des pendules similaires ont été présentées par :

" Sotheby's à Paris le 16 Décembre 2002, n°243

" Sotheby's à New York le 10 Décembre 1994, n°242

" Tajan à Paris au Palais Galleria le 7 Juin 1974, n°82

" la galerie Jean Charpentier en Juin 1935

Au XVIII e siècle, les carillons et les mécanismes d'orgues étaient

onéreux et les artisans spécialisés étaient rares, ce qui explique

que certaines pendules, dont le socle était expressément disposé

pour en accueillir un, n'en reçurent jamais.

Modèles similaires :

Vente Tajan, à Galliera le 7 Juin 1974, n°82

Vente Tajan, du 22 Novembre 1987, n°217

Vente des Collections Alexander, Christie's New-York, 30 Avril

1999, n°86

Cette pendule symbolisant, à l'amortissement l'Astronomie et sur

les côtés la Poésie et la Musique, fait partie des modèles allégoriques,

réalisés par Saint Germain. On retrouve sur d'autre modèle,

comme la pendule au rhinocéros, une symbolique identique.

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39 BUREAU PLAT

de forme rectangulaire en placage de satiné marqueté en feuilles. Il ouvre à trois tiroirs en ceinture, l'un d'eux en

retrait, et repose sur des pieds cambrés. Ornements de bronze ciselé et doré à masques, mascarons, rocailles,

cornes fleuries, cartouches, feuilles d'acanthe et enroulements.

Époque Régence.

(replacage, les bronzes des côtés rapportés et une entrée de serrure remplacée).

Le dessus est garni d'un cuir rouge doré au petit fer rapporté.

HAUT. : 79 - LARG. : 152 - PROF. : 85 CM

22 000/30 000 €

Références :

Ce bureau figure dans l'inventaire de la succession de la Marquise de Miramon en 1912.

Il a été classé Monument historique dans le château de Paulhac en haute Loire, en 1951.

Provenances :

-Vente Drouot-Richelieu, le 20 juin 1991, N° 123

- Vente Biarritz, Collection Maze-Sencier, le 8 août 1999 N° 208.

40 TAPISSERIE

laine et soie, Aubusson, XVIII e siècle, verdure au château, rivière, échassiers et perroquet, avec une bordure à fond

noir, décor de rinceaux, masques et vases de fleurs (bordure rentrayée).

HAUT. : 233 - LARG. : 418 CM

27 000/30 000 €

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42 PAIRE DE FAUTEUILS

à dossier cabriolet en bois relaqué

crème mouluré et sculpté de cartouches,

feuilles d'acanthe, les accoudoirs

galbés, ceinture sinueuse. Ils

reposent sur des pieds cambrés.

Attribués à GOURDIN.

Epoque Louis XV

(restaurations)

HAUT. : 93,5 - LARG. : 61,5 - PROF. : 53 CM

3 800/5 000 €

Un fauteuil de modèle similaire estampillé

Michel Gourdin fut vendu à l'hôtel Drouot le

15 décembre 2000 sous le N° 229.

41 LUSTRE

à vingt-quatre branches de lumière en bronze doré

et cristaux ornés de plaquettes, rosaces, poignard.

Il présente une boule à l'amortissement.

XIX e siècle - Style Louis XV.

HAUT. : 129 - DIAM. : 106 CM

10 000/15 000 €

43 COMMODE

de forme galbée en placage de bois de violette marqueté de filets. Elle ouvre à trois rangs de tiroirs et repose sur

des petits pieds. Décoration de bronze ciselé et doré tel que : poignées feuillagées, entrées de serrue, chutes.

Estampillée : "F.G.TEUNE"

Début de l'époque Louis XV.

Dessus de marbre gris veiné.

(restaurations, quelques accidents de placage)

HAUT. : 87 - LARG. : 130,5 - PROF. : 64 CM

12 000/15 000 €

François Gaspard Teuné, ébéniste reçu maître en 1766.

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44 SUITE DE QUATRE FAUTEUILS

à dossier cabriolet en bois relaqué

gris, mouluré et sculpté de fleurettes,

les accoudoirs galbés, ceinture

sinueuse. Ils reposent sur des

pieds cambrés.

Estampillés I.B. SENE.

Epoque Louis XV.

(restaurations, quelques éclats).

HAUT. : 90 - LARG. : 62,5 - PROF. : 50,5 CM

45 000/50 000 €

Jean-Baptiste Sené menuisier reçu maître

en 1769.

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45 PAIRE DE FAUTEUILS

à dossier plat, l'assise basse, en bois relaqué gris mouluré et sculpté de rocailles, fleurettes , feuillages, feuilles

d'acanthe et enroulements. Bras et pieds cambrés.

Époque Louis XV.

(restaurations, renforts et certains bouts de pieds refaits).

HAUT. : 96 - LARG. : 71 - PROF. : 53 CM

10 000/12 000 €

46 GUÉRIDON

à plateau rectangulaire en placage

de laiton, étain et amboine marqueté

de paniers fleuris, rinceaux feuillagés,

oiseaux, branchages, vases dans

des encadrements de filets. Il repose

sur un fût à pans coupés terminé par

un piétement tripode.

Avec l'inscription : "HP v N 42"

Allemagne - XIX e siècle

HAUT. : 81 - LARG. : 63 - PROF. : 46 CM

40 000/45 000 €

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46

47 COMMODE GALBÉE

en placage de bois de rose, bois de violette et marqueterie

de bouquets fleuris retenus par des nœuds de

rubans et d'un vase fleuri en placage de bois naturel,

sycomore et bois teinté vert dans des réserves à

rocailles, treillis, feuillages et enroulements en amarante

et sycomore. Elle ouvre à trois tiroirs sans traverse.

Montants et pieds cambrés.

Attribuée à Jean-François HACHE.

Époque Louis XV.

(quelques accidents et fentes).

Dessus de marbre brèche rouge.

Ornements de bronze ciselé à rocailles ajourées et

feuillages.

HAUT. : 92 - LARG. : 146 - PROF. : 64 CM

25 000/30 000 €

Jean-François HACHE (1730-1801), issu d'une dynastie d'ébénistes

actifs à Grenoble au XVIII e siècle. Il devint ébéniste du duc

Louis-Philippe d'Orléans, gouverneur du Dauphiné. .

Une commode à marqueterie de fleurs estampillée Jean-François

Hache et présentant les mêmes poignées est illustrée dans "La

dynastie des Hache" par René Fonvielle, 1974 p 67.

47


48

48 TABLE DE SALON

mouvementée, en placage de bois de

rose marqueté en feuilles dans des encadrements

de buis ; elle ouvre par un tiroir

latéral en ceinture et par un abattant dissimulant

un casier ; pieds cambrés

réunis par une tablette. Ornements de

bronze ciselé et doré aux chutes, astragales

et sabots.

Estampille de DUBOIS.

Epoque Louis XV.

HAUT. : 69 - LARG. : 47,5 - PROF. : 30 CM

32 000/35 000 €

DUBOIS (Jacques) reçu maître le 5 septembre

1742.

49 PAIRE DE TABOURETS

de forme mouvementée en bois naturel

mouluré et sculpté de feuilles d'acanthe,

chutes de perles et enroulements. Pieds

cambrés.

Travail étranger du XVIII e siècle.

HAUT. : 48 - LARG. : 49 - PROF. : 48 CM

8 000/9 000 €

50 BOUGEOIR DE PARAVENT

formé d'un plateau en laque de Chine à décor de branchages

fleuris et feuillagés, dorés. Monture de bronze doré à

fleurs de bronze ou en pâte tendre, prise à graine.

XVIII e siècle

HAUT. : 23 - LARG. : 20 CM

4 500/5 000 €

51 TABLE

de forme rognon, formant liseuse, en placage de bois de rose

et bois de violette marqueté de losanges. La partie supérieure

présente une tablette inclinable. Elle repose sur des pieds

cambrés.

Epoque Louis XV.

HAUT. : 72,5 - LARG. : 107 - PROF. : 46,5 CM

35 000/40 000 €

49


50

52 SUITE DE SIX FAUTEUILS

à dossier mouvementé en bois redoré, mouluré et sculpté de fleurettes, les accoudoirs

sinueux. La ceinture galbée, ils reposent sur des pieds cambrés.

Estampillés BAUVE.

Epoque Louis XV

(renforts en ceinture)

Ils sont garnis en ancienne tapisserie à fond jaune dans des encadrements bleus, de vases et corbeilles fleuries

avec des entourages.

XVIII e siècle

(restaurations)

HAUT. : 86, 5 - LARG. : 62 - PROF. : 52,5 CM

50 000/60 000 €

Mathieu Debauve ou Bauve, menuisier reçu maître en 1754

53 BUREAU PLAT

de forme galbée en placage de bois de violette marqueté de filets. Il ouvre à trois tiroirs en ceinture et repose sur

des pieds cambrés. Riche décoration de bronze ciselé et redoré tel que : chutes feuillagées, poignées à feuilles

de chêne, entrées de serrures, sabots.

Attribué à Pierre II Migeon.

Epoque Louis XV

(restaurations)

HAUT. : 78 - LARG. : 168 - PROF. : 88,5 CM

45 000/50 000 €

Pierre II Migeon (1701-1758) est l'ébéniste le plus réputé de la célèbre dynastie de marchands ébénistes du règne de Louis XV. En

1730, certainement à la suite de la mort de son père (Pierre I), il reprend l'atelier familial et le magasin de meubles, qui deviennent rapidement

très prospères. Il collabore avec d'autres ébénistes et menuisiers tels que : Canabas, Criaerd, Jacques Dubois ou Topino. Les

meubles peuvent alors porter les deux estampilles ou seulement celle de Migeon. Dès 1740, il reçoit des commandes du Garde-Meuble

royal. Il compte parmi sa clientèle la marquise de Pompadour et de nombreux amateurs français et étrangers. A sa mort, son fils Pierre

III continu

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54 COMMODE

de forme galbée en placage de bois de rose, amarante, bois de violette et bois teinté ; marquetée de trophées,

bouquets de fleurs, vases fleuris dans des encadrements de filets et de grecques. Elle ouvre à deux tiroirs sans

traverse et repose sur des pieds cambrés. Décoration de bronze ciselé et redoré tel que : chutes feuillagées,

entrées de serrures, poignées, sabots à feuilles d'acanthe, culot décoré d'un vase à l'antique.

Estampillée J.C. ELLAUME

Epoque Louis XV

Dessus de marbre brèche marron

HAUT. : 87,5 - LARG. : 129 - PROF. : 61,5 CM

40 000/45 000 €

Jean-Charles Ellaume, ébéniste, reçu maître en 1754

55 PETITE TABLE DITE TAMBOUR

de forme ronde en placage de

sycomore, bois de violette, bois

de rose, amarante et bois teinté

marqueté de vases fleuris,

plume, encrier, coupe dans des

encadrements de filets. Elle

ouvre à un vantail démasquant

quatre tiroirs et repose sur des

pieds cambrés réunis par une

tablette. Décoration de bronze

ciselé et redoré tel que : rosaces,

entrées de serrure, galerie ajourée,

sabots. poinçon de jurande.

Attribuée à Topino.

Epoque Louis XV

(restaurations)

HAUT. : 76 - DIAM. : 34 CM

35 000/40 000 €

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56 TABLE DE SALON

de forme ovale en placage de bois de rose dans des

encadrements de filets de bois teinté vert et buis.

Elle est ornée de cannelures simulées et fleurons en

sycomore. Elle ouvre à un tiroir sur le côté et présente

une tirette formant écritoire. Pieds cambrés

réunis par une tablette d'entrejambe.

Époque Louis XV.

(quelques accidents).

Le dessus en marbre blanc à galerie de bronze ajouré.

HAUT. : 73 - LARG. : 41 - PROF. : 34 CM

2 500/3 000 €

57 PARAVENT

à six feuilles de forme rectangulaire, la partie haute

cintrée, en toile peinte à décor polychrome de

rocailles dorées, treillis et branchages fleuris sur

fond bleu ciel. Les bordures dorées à l'imitation d'un

cadre.

XVIII e siècle.

(quelques restaurations).

DIM. D'UNE FEUILLE : HAUT. : 149 - LARG. : 65 CM

2 000/3 000 €

58 PAIRE DE VASES COUVERTS

en porcelaine de la Chine à fond bleu fouetté à décor de fleurs et de feuillages dorés (usures), du XVIII e siècle.

Montures de bronze finement ciselé et doré à anses ajourées à décor de masques, réunis par des guirlandes de

feuilles de laurier ; bases ajourées à grecques, du début du XVIII e siècle.

HAUT. : 35 - LARG. : 16 CM

15 000/20 000 €

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59 PAIRE DE CHENETS

en bronze ciselé et doré représentant un couple de personnages symbolisant Vulcain et Vénus assis sur des

bases rocailles ornées de feuilles d'acanthe, volutes.

XVIII e siècle

(quelques restaurations).

HAUT. : 37 - LARG. : 38 CM

15 000/20 000 €

Ces chenêts sont à rapprocher d’une paire conservée au Louvre et reproduite dans “Vergoldete Bronzen” par H. Ottomeyer et P.

Pröschel, 1986 p 113 n° 2.4.4.

60 SUITE DE QUATRE FAUTEUILS

à dossier plat en noyer blond mouluré et sculpté de fleurettes, feuillages et enroulements. Pieds cambrés terminés

par des feuilles d'acanthe.

Époque Louis XV.

(quelques restaurations).

HAUT. : 96 - LARG. : 71 - PROF. : 56 CM

9 000/12 000 €

61 PENDULE À L'ÉLÉPHANT

en bronze ciselé, doré et patiné orné de fleurettes, volutes. Le cadran orné de chiffres romains pour les heures et

arabes pour les minutes ainsi que le mouvement signés de "MUSSON à Paris". Elle repose sur une terrasse ajourée

ornée de rocailles, fleurettes, volutes.

Epoque Louis XV

HAUT. : 46,5 - LARG. : 34 CM

12 000/15 000 €

Il s'agit vraisemblablement de Pierre Musson, fils horloger reçu maître en 1767.

Provenance : Anciennes collections de Josette Day Solvay.

C'est au début du règne de Louis XV, vers 1735, que la vogue des pendules à l'éléphant prend son essor. Les bronziers Saint Germain

et Caffieri sont probablement les premiers créateurs de ce type de pendules adoptant toujours la même structure : un éléphant sur une

base supporte le cadran surmonté d'un sujet (amour, singe, chinois, fleur, ...). Ce goût de l'exotisme va persister tout au long du XVIII

ème siècle dans toute l'Europe et en particulier en Angleterre avec les réalisations de James Cox.

Cf: "La marche du temps à dos d'éléphant" Connaissance des Arts, avril 1958.

Une pendule de modèle similaire a été vendue à Monaco les 25 et 26 juin 1984, n°722.

Une autre est reproduite dans "Le pui Belle pendole francesi" par Giacomo Wannanes, Milan 1991, p.62

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62 COMMODE

de forme galbée en bois patiné et laque de coromandel à décor polychrome de paysages agrémentés de personnages,

chasseurs, animaux dans le goût de la Chine. Elle ouvre à deux tiroirs sans traverse et repose sur des

pieds cambrés. Décoration de bronze ciselé et doré tel que : chutes feuillagées, poignées, entrées de serrure,

tablier, sabots.

Attribuée à Jacques Dautriche.

Epoque Louis XV

Dessus de marbre portor

(restaurations)

HAUT. : 87 - LARG. : 144 - PROF. : 66 CM

100 000/150 000 €

Jacques Van Oostenrik dit Dautriche, ébéniste reçu maître en 1765, originaire des Pays-Bas, il s’établit à Paris vers 1740 en travaillant

comme ouvrier libre. Il acquiert très vite une grande renommée de marqueteur et reçoit des commandes royales ; il compte parmi ses

clients le comte d’Artois. A sa mort en 1778, sa veuve et son fils lui succèdent quelques temps à la tête de l’atelier en conservant la

même estampille.

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63 VASE

à pans coupés en porcelaine polychrome à décor de

personnages dans des paysages.

Canton XVIII e siècle

Il est orné d'une monture en bronze ciselé et doré à

canaux, feuilles d'acanthe.

D'époque postérieure.

HAUT. : 49,5 CM

2 500/2 800 €

64 TABLE BASSE

composé d’un panneau de forme rectangulaire en

laque noire et or à décor de personnages dans un paysage

animé de cerfs.

XVIII e siècle

(quelques restaurations)

Piétement d'époque postérieure.

HAUT. : 42,5 - LARG. : 137 - PROF. : 65,5 CM

3 000/4 500 €

65 PAIRE DE BASSINS

dits "Fish Bowl", en émaux polychromes à décor de personnages, oiseaux, grues.

Dans le style Qianlong

HAUT. : 27 - DIAM. : 62 CM

50 000/60 000 €

66 PAIRE DE PETITES TABLES

Paire de petites tables basses et rectangulaires en huanghuali, le plateau en corde tressée, la ceinture et les pieds

sont décorés en léger relief de rinceaux feuillagés.

Chine XIX e siècle.

HAUT. : 57,5 - LARG. : 48 - PROF. : 51,5 CM

4 500/5 000 €

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68 CABINET PRÉSENTOIR

en bois laqué rouge, ouvrant à deux portes en laque

noir décorées au laque d'or d'un paysage lacustre

bordé de hautes montagnes.

Chine. Epoque Qing.

XVIII e siècle.

HAUT. : 204 - LARG. : 93 - PROF. : 61 CM

5 000/7 000 €

67 PETIT CABINET

en huanghuali de forme légèrement trapézoïdale,

ouvrant à deux portes. Chine.

HAUT. : 98 - LARG. : 68 - PROF. : 34,5 CM

3 000/4 000 €

69 PAIRE DE CANDÉLABRES

à trois branches de lumière ornés de magots en

biscuit émaillé polychrome de la famille verte.

Epoque Kangxi

Ils sont ornés d'une monture en bronze ciselé et

doré décoré de feuilles d'acanthe, volutes. Ils

reposent sur une base à pans coupés supportés

par des patins.

Attribué à l'Escalier de Cristal - deuxième moitié du

XIX e siècle

(restaurations)

HAUT. : 23 - LARG. : 21,5 CM

7 000/9 000 €

70 BUREAU BONHEUR DU JOUR

à gradin, à toutes faces, en placage de bois de rose, sycomore teinté et buis à décor de

quartefeuilles marqueté dans des encadrements de filets. Il présente quatre volets coulissants

découvrant des casiers ; au centre un tiroir formant écritoire, présentant deux tiroirs

latéraux à secret. Pieds cambrés.

Estampille de JANSEN.

Epoque Transition Louis XV et Louis XVI.

HAUT. : 92 - LARG. : 70 - PROF. : 45 CM

45 000/50 000 €

JANSEN (Georges) reçu Maître le 8 Avril 1767

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71 TOILE PEINTE

de forme rectangulaire représentant un personnage drapé dans le goût

de l'Antique et tenant un bouquet fleuri. Dans la partie inférieure des

rocailles polychromes et dorées et une corne fleurie. La bordure imitant

un cadre et ornée de feuilles d'acanthe en camaïeu gris dans les écoinçons.

XVIII e siècle.

(quelques restaurations).

HAUT. : 190 - LARG. : 110 CM

3 000/4 000 €

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72 IMPORTANT CARTEL

en bronze ciselé et redoré orné à la partie supérieure d'un amour sur des nuées,

de feuilles de chênes. Le cadran émaillé à chiffres romains pour les heures, mouvement

signé : "LE GEN à Paris". Il est flanqué de thermes dauphins, feuilles d'acanthe,

fleurettes et présente à l'amortissement une palmette asymétrique.

Signé "Fait par CAFFIERI"

Epoque Louis XV

HAUT. : 107 - LARG. : 55 CM

120 000/150 000 €

Jacques Caffieri (1678-1755) fondeur ciseleur des Bâtiments du Roi, travaille dès 1736 presque

exclusivement pour la couronne. Il s'associe avec son fils Philippe en 1747 l'année de son mariage;

à partir de cette date , l'influence de ce dernier devient prépondérante dans le choix des nouveaux

modèles. Dès 1751 Jacques Caffieri avait annexé au contrat de mariage de celui-ci un

"Invantaire des modèls de cuyvre et autre du fond du magazin du Sieur Caffiery le père, sculpteur

et sizeleur ordinaire du Roy dont il a cédé la propriété de la moitié des dits models à Philippe

Caffiery, son fils aisné"(1). Ce cartel a très vraisemblablement été réalisé au milieu du XVIII e siècle,

période où Philippe Caffieri continue la production de son père et commence à créer ses propres

modèles. La présence d'un amour à la partie supérieure se retrouve sur certains modèles et en

particulier le "Triomphe de l'amour sur son char"(2).

(1) L'oeuvre de l'atelier des Caffieri, Jacques et Philippe, bénéficie de l'étude menée par Daniel

Alcouffe qui répertorie l'inventaire des modèles de 1751 et l'inventaire après décès de Jacques

Caffieri en 1755.

Cf Archives de l'Art Français, nouvelle période tome XXX 1989 p 125 à 142.

(2) Cf note 1 p 133 n°62; un exemplaire fut vendu à Paris le 22 novembre 1987 sous le n°256.

Provenance :

Vente Paris, Hôtel George V, Maître Tajan le 9 décembre 1981, n° 276.

Vente New York, collection Keck de "La Lanterne" à Bel Air Californie, les 5 et 6 décembre 1991

n°13.

Bibliographie: "La pendule Française : du Moyen-âge au XIX ème siècle" par P. Kjellberg 1997 p

105.

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73 PAIRE DE LANTERNES CAGES

de forme cylindrique, à quatre bras de lumière, en bronze ciselé

et doré de frise d'oves, guirlandes de perles retenues par des

nœuds de rubans, feuilles d'acanthe, pommes de pin et balustrades.

À l'amortissement des panaches.

Style Louis XVI.

HAUT. : 135 - LARG. : 58 CM

9 000/12 000 €

74 TÊTE FÉMININE

légèrement tournée, ceinte d'un ruban qui enserre la chevelure

en un chignon ramené à l'arrière. Placée sur un socle mouluré

XIX e en marbre.

Marbre blanc.

Usure, manques et restaurations.

II e siècle ap. J.-C., d'après un original grec du IV e siècle av. J.-C.

HAUT. : 36,5 CM

15 000/18 000 €

Etiquette indiquant : " Fouilles du Jardin Farnèse ".

Expert : M. Lebeurrier - 9 rue de Verneuil 75007 Paris

Tel : +33 1 42 61 37 66

75 TABLE DITE TAMBOUR

en placage de bois de rose, amarante et bois teinté marqueté de paysage dans des encadrements

de filets. Elle ouvre à un vantail démasquant une étagère et repose sur des pieds

cambrés réunis par un plateau.

Transition des époques Louis XV - Louis XVI

Dessus de marbre blanc veiné

(restaurations)

HAUT. : 73 - LARG. : 32,5 CM

25 000/30 000 €

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76 PAIRE DE CHENETS

en bronze ciselé et doré ornés de chinois,

tenant des sphères. Ils sont flanqués de pots

couverts cannelés, de guirlandes de laurier et

têtes de lion. Ils sont ornés de frises de

grecques et repose sur des bases décorées

de guirlandes de fleurs.

Fin de l'époque Louis XV

Armoiries de Madame de Pompadour rapportées.

HAUT. : 27,5 - LARG. : 25 CM

12 000/15 000 €

Ce modèle de chenet est à rapprocher des livraisons

des bronziers Philippe Caffièri et Quentin-Claude

Pitouin. La présence d'une sphère et d'attributs des

sciences laisse à penser qu'ils ont probablement été

commandés pour un "cabinet de travail". Un paire de

chenets similaires faisait partie de la collection

Lehmann (1). La présence des armoiries de la

Marquise de Pompadour n'est attestée au XVIII ème

siècle par une mention dans son inventaire apès

décès (2).

(1) Galerie Georges Petit, les 4 et 5 juin 1925, n° 93.

(2) "Inventaire des biens de Madame de Pompadour

rédigé après décès" par Jean Cordey, Paris 1939.

77 BERGÈRE À OREILLES

en bois redoré, mouluré et sculpté de perles,

fleurettes, raies de coeur, feuilles d'acanthe,

rubans. Les accoudoirs terminés par des

enroulements. Elle repose sur des pieds

fuselés et cannelés.

Deuxième moitié du XVIII e siècle

(restaurations)

HAUT. : 105 - LARG. : 65 - PROF. : 55 CM

5 000/8 000 €

78 MEUBLE À HAUTEUR D'APPUI

de forme galbée en placage de bois de rose marqueté de chevrons. Il ouvre à deux

rideaux coulissants démasquant un casier, trois tiroirs et un tiroir formant écritoire. Il

repose sur des pieds cambrés réunis par une tablette. Décoration de bronze ciselé

et redoré tel que : chutes, sabots.

Attribué à Roger Vandercruse dit Lacroix, poinçon de Jurande.

Transition des époques Louis XV - Louis XVI

(restaurations)

HAUT. : 102,5 - LARG. : 53 - PROF. : 40 CM

50 000/60 000 €

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80 FAUTEUIL

à dossier mouvementé en noyer mouluré et

sculpté de fleurettes, feuilles d'acanthe,

feuillages. Les accoudoirs galbés. La ceinture

sinueuse. Il repose sur des pieds cambrés.

Estampillé "Nogaret à Lyon".

Epoque Louis XV

HAUT. : 101,5 - LARG. : 73,5 - PROF. : 58 CM

(restaurations)

Il est garni en ancienne tapisserie au point à

décor polychrome de fleurs dans des entourages

de volutes.

(usures, restaurations)

2 500/3 000 €

Pierre Nogaret, menuisier, reçu maître en 1741

79 PENDULE LOUIS XVI

représentant Diane et une allégorie en

bronze ciselé et redoré; le cadran à

chiffres romains pour les heures avec

indication des minutes est signé de :

"DROUOT A PARIS". Base en marbre

blanc à léger ressaut décoré de draperies,

rosaces, feuillages. Elle repose sur

quatre patins.

Epoque Louis XVI

HAUT. : 41 - LARG. : 35 CM

10 000/12 000 €

81 SECRÉTAIRE À ABATTANT

à doucine de forme galbée en placage de bois de rose, bois de violette, sycomore marqueté de cubes dans des

encadrements de filets et de grecques. Il ouvre à un tiroir, un abattant démasquant six tiroirs et quatre casiers, la

partie inférieure ouvre à deux vantaux et repose sur des petits pieds. Décoration de bronze ciselé tel que : chutes

à piastres, entrées de serrures, sabots.

Estampillé RVLC et poinçon de Jurande.

Transition des époques Louis XV - Louis XVI

Dessus de marbre brèche d'Alep mouluré

HAUT. : 141,5 - LARG. : 81 - PROF. : 39 CM

35 000/40 000 €

Provenance : Ancienne collection C. Cote vente lyon 19 - 20 février 1937 n° 28 reproduit planche I

Roger Lacroix Vandercruse dit RVLC, ébéniste reçu maître en 1755

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82 COMMODE

de forme galbée en placage de bois de violette et satiné marqueté de filets. Elle ouvre à quatre tiroirs en façade

et repose sur des pieds cambrés. Décoration de bronze ciselé et redoré tel que: chutes feuillagées, sabots à

feuilles d'acanthe, poignées, entrées de serrure, tablier asymétrique.

Estampillée J.TUART.

Epoque Louis XV

HAUT. : 89 - LARG. : 147,5 - PROF. : 69 CM

(restaurations)

Il est garni en ancienne tapisserie au point à décor polychrome de fleurs dans des entourages de volutes.

(usures, restaurations)

40 000/60 000 €

Jean-Baptiste Tuart, ébéniste reçu maître en 1741.

Ce modèle de commode est typique de Jean-Baptiste Tuart. On retrouve des chutes identiques sur deux commodes estampillées par

cet ébéniste (1).

(1) - Vente à l'hôtel George V le 25 juin 1996 n°215.

- Vente à Zurich le 3 juin 1997 n°151.

83 IMPORTANTE TAPISSERIE DE LA MANUFACTURE ROYALE D'AUBUSSON

représentant le jugement d'un roi debout sur son trône, entouré de guerriers. Elle présente une riche bordure de

guirlandes de fleurs et feuilles d'acanthe. Elle porte l'inscription : “M.R.D. FVRGAVD DE LAVERNE FECIT 1788”

XVIII e siècle

(diminuée dans les dimensions, parties retissées, restaurations, usures)

HAUT. : 350 - LARG. : 537 CM

15 000/25 000 €

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84 TAPISSERIE D' AUBUSSON

à décor polychrome de bouquets de fleurs, trophées,

noeuds de rubans. Elle est décorée de

rinceaux feuillagés.

XVIII e siècle

Baguettes en bois doré

(restaurations)

HAUT. : 226 - LARG. : 267 CM

6 000/9 000 €

Une tapisserie d'Aubusson de modèle similaire a été

vendue à Monaco le 9 décembre 1984 n° 951.

85 JARDINIÈRE

de forme pentagonale en bronze ciselé doré et

marbre vert orné de volutes, cariatides,

rocailles. Elle repose sur des pieds en volutes.

Style Louis XV

HAUT. : 47 - LARG. : 47,5 CM

6 000/7 000 €

86 PAIRE D'ENCOIGNURES

de forme mouvementée en laque européenne noir et or à décor de personnages dans des paysages, pêcheurs,

pagodes. Elles reposent sur des petits pieds. Dessus de marbre brèche d'Alep.

Ancien travail provincial - en partie du XVIII e siècle

(restaurations)

HAUT. : 92,5 - LARG. : 71,5 - PROF. : 52 CM

10 000/15 000 €

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87 SUITE DE QUATRE FAUTEUILS

à dossier en chapeau de gendarme en bois redoré mouluré et sculpté de rubans feuillagés, feuilles d'acanthe,

perles, asperges. Les accoudoirs terminés par des enroulements, la ceinture à léger ressaut repose sur des pieds

fuselés et cannelés.

Epoque Louis XVI

(renforts, quelques éclats, un élément détaché)

Ils sont garnis en ancienne tapisserie d'Aubusson à décor polychrome des Fables de la Fontaine dans des entourages

de guirlandes de fleurs et noeuds de rubans.

HAUT. : 98,5 - LARG. : 63 - PROF. : 56 CM

15 000/25 000 €

88 COMMODE

de forme rectangulaire à léger ressaut en placage d'amarante, bois de rose, sycomore, bois teinté marqueté de

quartefeuilles, vases dans des encadrements de filets et de grecques. Elle ouvre à trois tiroirs en ceinture et deux

tiroirs sans traverse. Les montants à pans coupés et cannelures simulées ; pieds cambrés. Riche décoration de

bronze ciselé et doré tel que : chutes à têtes de bélier, poignées à guirlandes de laurier, sabots à griffes de lion.

Dessus de marbre brèche d'Alep.

Estampillée "L. BOUDIN" et poinçon de Jurande.

Transition des époques Louis XV - Louis XVI

(restaurations)

HAUT. : 187,5 - LARG. : 129,5 - PROF. : 60,5 CM

35 000/40 000 €

Léonard Boudin (1735-1807), ébéniste reçu maître en 1761, commence sa carrière en travaillant pour le marchand-ébéniste Migeon

en lui fournissant des meubles de marqueterie de fleurs ou de laque. A partir de 1770, sa renommée croissante lui vaut des commandes

d'autres ébénistes tel que : Peridiez, Louis Moreau, ... et de tapissiers. En 1722, il ouvre son magasin et fait à son tour travailler

ses confrères : Topino, Denisot et Gilbert. Quelque temps plus tard, Boudin propose exclusivement la production d'autres ébénistes

en y apposant son estampille qui devient alors une marque de qualité.

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89 BELLE ET RARE PAIRE DE CHENETS

en bronze ciselé doré (reprise) et patiné à décor d'un couple de frileux symbolisant l'hiver. Ils sont représentés sur

des bases rocailles, assis près de feux de bois sur socles minéraux, rocailles à larges rinceaux et ombilics feuillagés.

Epoque Louis XV

HAUT. : 28- LARG. : 39 CM - PROF. : 21 CM

40 000/50 000 €

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90 TABLE À EN CAS

de forme rectangulaire légèrement galbée en placage de satiné, amarante

et bois de rose marqueté de cubes dans des encadrements de filets d'ébène

et de buis. Elle ouvre à deux tiroirs en façade et présente deux plateaux

en marbre brèche d'Alep. Décoration de bronze ciselé et doré tel

que: sabots à enroulement, moulures. Elle porte le numéro d'inventaire

n°2065 à l'encre.

Par R.V.L.C. et Jean-François Oeben (non signé).

Epoque Louis XV

(restaurations)

HAUT. : 90,5 - LARG. : 58,5 - PROF. : 41,5 CM 100 000/130 000 €

Provenance:

Livré par l'ébéniste Joubert au garde-meuble Royal entre juillet et décembre 1756.

- Collection de Madame Louis Burat, vente Paris, galerie Charpentier le 17-18 juin 1937

n°135 reproduit planche LXIV

- Vente Monaco le 24 juin 1984 n°3125 reproduit page 76-77

Notre table à "en-cas" appartient à un groupe de meubles livrés par Jean-François

OEBEN, réalisé avec la participation de Roger Van der Cruse dit Lacroix en 1756. Il s'agit

d'une "commode de bois des Indes à placage en mosaïque" livrée pour le Cabinet du

Dauphin à Versailles le 14 juin 1756 sous le n°2041 (1). Puis quelque temps plus tard le

bureau du Dauphin sous le n°2056 Bis livré le 19 Août 1756 (2) et conservé au château

de Versailles. Cette marqueterie se retrouve également sur une paire de commodes à portes

estampillées RVLC portant l'étiquette du marchand-mercier Simon-Philippe Poirier et

daté1757 (3).

(1) Archives Nationales 0 1 3316.

(2) "Roger Vandercruse dit Lacroix" par Clarisse Roinet 2000- reproduit p 41.

Revue du Louvre 1990 - n°2 "meubles royaux récemment acquis" par Christian Baulez.

(3) Cf Clarisse Roinet p 46 reproduit p 47

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91 MARQUISE

à dossier rectangulaire en bois relaqué crème, mouluré et sculpté de

feuilles d'acanthe, raies de coeur, perles et piastres. Les accoudoirs terminés

par des enroulements, la ceinture droite. Elle repose sur des pieds

fuselés à cannelures rudentées. Trace d’estampille.

Epoque Louis XVI

(restaurations)

HAUT. : 86 - LARG. : 80 - PROF. : 55 CM

2 000/3 000 €

92 COFFRE À BIJOUX

de forme rectangulaire légèrement galbé en placage de bois de violette

marqueté de losange. Le plateau démasque huit casiers, il ouvre à un

vantail latéral démasquant six tiroirs, pieds cambrés réunis par un plateau.

Décoration de bronze ciselé et doré tel que: chutes, sabots.

Estampillé I. DUBOIS.

Epoque Louis XV

(quelques restaurations)

HAUT. : 117,5 - LARG. : 64 - PROF. : 50 CM

40 000/60 000 €

Jacques Dubois, ébéniste, reçu maître en 1742.

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94 IMPORTANT MOBILIER DE SALON COMPRENANT

A- SUITE DE SIX FAUTEUILS

à dossier en chapeau de gendarme en bois relaqué

crème, mouluré et sculpté de godrons, perles, raies

de coeur, feuilles d'acanthe, les montants surmontés

de plumets. Les accoudoirs à enroulements, ceinture

à légers ressauts. Ils reposent sur des pieds fuselés

et cannelés.

Epoque Louis XVI

(restaurations)

HAUT. : 94 - LARG. : 64 - PROF. : 54,5 CM

B -BERGÈRE À DOSSIER

en chapeau de gendarme, en bois relaqué crème,

mouluré et sculpté de godrons, raies de coeur, perles,

feuilles d'acanthe. Les montants à colonnes

93 SECRÉTAIRE

de forme rectangulaire en placage

de bois de rose et amarante marqueté

d'une rosace, de filets et de

grecques. Il ouvre à un tiroir, un

abattant démasquant six tiroirs et

quatre casiers. La partie inférieure

présente deux vantaux démasquant

un vantail et un tiroir. Les

montants à cannelures simulées, il

repose sur des petits pieds.

Estampillé P.H. MEWESEN.

Dessus de marbre gris veiné.

Epoque Louis XVI

(fentes, quelques accidents de placage)

HAUT. : 130 - LARG. : 84 - PROF. : 39 CM

4 500/6 000 €

Pierre Henri Mewesen, ébéniste reçu

maître en 1766

détachées surmontées de plumets. La ceinture à léger

ressaut repose sur des pieds fuselés et cannelés.

Epoque Louis XVI

(renforts)

HAUT. : 98 - LARG. : 67,5 - PROF. : 54 CM

C- CANAPÉ

à dossier en chapeau de gendarme, en bois relaqué

crème, mouluré et sculpté de godrons, raies de

coeur, perles, feuilles d'acanthe. Les accoudoirs à

colonnes détachées surmontées de plumets. La

ceinture à léger ressaut repose sur des pieds fuselés

et cannelés.

Epoque Louis XVI

HAUT. : 102 - LARG. : 194,5 - PROF. : 59,5 CM

l’ensemble 30 000/35 000 €

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95 SUITE DE QUATRE FAUTEUILS

à dossier chapeau de gendarme, en bois sculpté rechampi crème à décor de panache, frises de godrons ; montants

ajourés à cannelures, supports d'accotoir balustres à cannelures torses, dés à rosaces ; pieds fuselés à cannelures.

Estampille de JULIENNE.

Epoque Louis XVI.

Garniture de tissu bleu, rayé.

HAUT. : 95 - LARG. : 61 - PROF. : 60 CM

18 000/20 000 €

JULIENNE (Denis) reçu Maître le 31 Juillet 1775

96 TABLE DE SALON

de forme ovale en placage de bois de rose, amarante, bois teinté marqueté de quartefeuilles dans des encadrements

à pans coupés. Elle ouvre à une tirette formant écritoire en façade et un tiroir latéral comportant deux

godets en métal argenté. Pieds cambrés réunis par une tablette légèrement incurvée. Décoration de bronze ciselé

et redoré tel que: chutes à guirlandes de laurier, sabots, galerie à oves ajourés. Dessus de marbre brèche

d'Alep.

Estampillée C. TOPINO et poinçon de Jurande.

Transition des époques Louis XV- Louis XVI

(restaurations, renforts)

HAUT. : 72,5 - LARG. : 60,5 - PROF. : 41 CM

30 000/45 000 €

Charles Topino, ébéniste reçu maître en 1773, fut élu député de sa corporation en 1782. Il acquit assez rapidement une grande renommée

travaillant avec les marchands-ébénistes Boudin et Héricourt ainsi qu'une importante clientèle privée. Son oeuvre bénéficie de la

présence aux archives nationales de son livre-journal (1) ainsi que d'une récente étude (2).

(1) Archives de Paris D5B6, registre 395.

(2) "Topino ébéniste-marchand" par S. Barbier-Sainte-Marie in L'Estampille-Objet d'Art, n°340, octobre 1999, p32 à 57.

Une table de forme et de marqueterie similaire a été vendue à Neuilly le 26 mars 1991, n°57.

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97 PAIRE DE CASSOLETTES

en marbre blanc et bronze ciselé et doré orné

de feuilles d'acanthe, têtes de béliers, perles et

rosaces. Les montants sont terminés par trois

pieds en forme de sabots de biche.

Epoque Louis XVI

(petits accidents)

HAUT. : 27 CM

1 800/2 400 €

98 COMMODE

de forme rectangulaire à léger ressaut en placage

de bois de rose, amarante, bois de fruitier

marqueté de filets. Elle ouvre à trois rangs

de tiroirs. Les montants arrondis à cannelures

simulées. Pieds fuselés. Dessus de marbre

Saint Anne.

Estampillée E. Avril.

Epoque Louis XVI

(fentes, restaurations)

HAUT. : 86,5 - LARG. : 130 - PROF. : 57 CM

4 500/6 000 €

Etienne Avril, ébéniste, reçu maître en 1774.

99 SUITE DE QUATRE FAUTEUILS

à dossier médaillon en bois redoré mouluré et sculpté de tores de rubans, perles, asperges. Les acoudoirs terminés

par des enroulements, la ceinture à léger ressaut. Ils reposent sur des pieds fuselés et cannelés.

Estampillés “NADAL l'ainé”.

Epoque Louis XVI

(restaurations)

HAUT. : 92 - LARG. : 58 - PROF. : 51 CM

40 000/45 000 €

Jean-René Nadal dit l'aîné, ébéniste reçu maître en 1756.

Fils aîné de la célèbre dynastie de menuisier, il reprend l'atelier familial sous l'enseigne du "Lion d'argent" à la mort de son père Jean.

Jean-René fournit le Garde-Meuble royal et le comte d'Artois. Il cesse sa production, toujours de grande qualité, au début des années

1780.

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100 BEAU VASE

en porcelaine de Sèvres à fond turquoise

à décor sur deux faces,

dans des encadrements de branchages

dorés d'attributs de la

Géographie ou des Mathématiques

(usures). Belle monture de bronze

ciselé et doré, ornée de masques

de femme, soulignés de guirlandes

de fleurs ; col évasé à cannelures.

La base présente deux sphinges en

opposition et frise de palmettes.

Epoque Louis XVI.

HAUT. : 30 - LARG. : 18 CM

Provenance :

Vente de la succession de Madame MOT-

TART, Galerie Charpentier, le 8 Février

1945.

22 000/25 000 €

101 COMMODE

de forme demi-lune à léger ressaut en placage de bois de rose et amarante marqueté de filets. Elle ouvre à trois

tiroirs en ceinture, un tiroir formant écritoire et deux vantaux. Pieds en gaine. Décoration de bronze ciselé et redoré

tel que: frise d'entrelacs, moulures, sabots.

Estampillée C. C. SAUNIER.

Dessus de marbre en onyx réparé.

Epoque Louis XVI

(restaurations)

HAUT. : 86 - LARG. : 98,5 - PROF. : 40 CM

30 000/40 000 €

Claude-Charles Saunier (1735-1807), ébéniste reçu maître en 1752 est formé dans l'atelier de son père Jean-Charles dont il prend la

succession en 1765. Saunier acquiert rapidement une renommée internationale, il travaille avec le marchand-ébéniste Daguerre et fournit

exclusivement une clientèle d'amateurs. Il poursuit son activité après la Révolution.

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103 COMMODE DEMI-LUNE

en placage de bois de rose marqueté

en feuilles dans des encadrements

d'amarante et filets à damiers. Elle

ouvre à trois tiroirs et présente deux

vantaux sur les côtés. Les montants à

cannelures simulées. Pieds gaines.

Estampillée LEGRY.

Époque Louis XVI.

(petits manques et restaurations au placage

des pieds).

Dessus de marbre gris Sainte Anne.

Ornements de bronze ciselé à macarons

et anneaux à perles, médaillons à

nœuds de rubans et sabots.

HAUT. : 87 - LARG. : 83 - PROF. : 40 CM

4 500/6 000 €

Jean-Louis-François LEGRY, reçu Maître le 29

septembre 1779.

102 PENDULE

en bronze ciselé et doré représentant une femme

tenant un amour sur un fût de colonne orné d'une

draperie. Le cadran émaillé avec indication des

heures et des minutes est flanqué de nuées,

colombes. Base ovale à ressaut décoré de piastres,

perles supportées par des patins.

Epoque Louis XVI

(restaurations)

HAUT. : 42,5 - LARG. : 37 CM

10 000/12 000 €

Une pendule présentant le même sujet, le cadran de

"Lonneux à Paris", faisait partie de la collection Rose Terrace

vendue à New York du 27 au 29 septembre 1971 n°97.

104 VASE FORMANT ATHÉNIENNE

en marbre marron veiné et bronze doré orné de bustes de femmes

coiffées d'un turban. Il est orné de trophées, rinceaux, serpents. Il

présente des pieds terminés par des palmettes et des sabots.

Base triangulaire en marbre griotte rouge.

Epoque Louis XVI

HAUT. : 44 CM

(égrenures)

4 500/6 000 €

105 RARE CANAPÉ D'ÉBRASURE

en bois sculpté et doré, le dossier à oreilles et panaches en graine,

à décor de feuilles crispées et baguettes rubanées, dés arrondis

à rosace, pieds fuselés à cannelures torses.

Estampille de POTHIER.

Epoque Louis XVI

HAUT. : 102 - LARG. : 163 - PROF. : 54 CM

20 000/30 000 €

POTHIER Jean-Jacques, reçu Maître en 1750.

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106 IMPORTANTE TAPISSERIE D'AUBUSSON

de la tenture des pastorales d'après les cartons de Jean-Baptiste Huet représentant au centre une scène champêtre

avec des bergers et des bergères autour d'un mât auquel sont suspendues des couronnes de fleurs symbolisant

le "Mai". De part et d'autre, des scènes de chasse inspirées des Fables de La Fontaine d'après Jean-

Baptiste Oudry. Elle est ornée de guirlandes de fleurs, noeuds de rubans, palmes, paniers fleuris.

Deuxième moitié du XVIII e siècle.

(restaurations)

HAUT. 232 - LARG. 620 CM

90 000/100 000 €

Deux tapisseries identiques à celle que nous présentons :"Le loup, la mère et l'enfant" et "Rien de trop" sont conservées au Musée

Nissim de Camondo dans le grand bureau.

Cf.: Musée Nissim de Camondo, 1973 n°114 p25

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107 SERVITEUR MUET

en acajou à ramages, il présente quatre plateaux circulaires tournants réunis par des montants galbés. Il repose

sur des roulettes en bronze.

Attribué à Canabas.

Transition des époques Louis XV - Louis XVI

(fentes, restaurations).

HAUT. : 131 - DIAM. : 67 CM

15 000/20 000 €

Un modèle similaire à trois plateaux estampillé Canabas faisait partie de la collection Kraemer (1). Cet ébéniste s'était fait une spécialté

des meubles formant serviteurs muets ou tables servantes destinés aux repas pris dans l'intimité. Un autre modèle présentant une

galerie en bronze doré fut vendu à Monaco (2)

(1) "Des meubles fonctionnels signés Canabas" par Christian Herail, Connaissance des Arts, avril 1958.

(2) Vente à Monaco les 23 et 24 juin 1985 n°773.

108 SUITE DE QUATRE FAUTEUILS

à dossier cintré en bois relaqué crème mouluré et sculpté de perles, raies de coeur, feuilles d'acanthe, les accoudoirs

terminés par des enroulements, ceinture à léger ressaut. Ils reposent sur des pieds fuselés à cannelures

rudentées.

Estampillés "DUPAIN" et marque au fer V. F.

Epoque Louis XVI

(restaurations)

HAUT. : 87 - LARG. : 59,5 - PROF. : 50 CM

20 000/30 000 €

Adrien-Pierre Dupain, menuisier, reçu maître en 1772.

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110 ECOLE FRANÇAISE DE LA FIN DU XVIII E SIÈCLE.

Buste en plâtre représentant une dame de qualité.

Piedouche en marbre bleu turquin

(quelques accidents et restaurations)

HAUTEUR TOTALE : 92 CM - LARGEUR : 65 CM

15 000/20 000 €

Provenance :

- Ancienne collection Monsieur André Lazard

- collection de Monsieur de F.

109 JARDINIÈRE

de forme ovale en acajou et placage d'acajou

mouluré et sculpté d'une frise de canaux.

Pieds fuselés à étranglements.

Estampillée G. JACOB.

Époque Louis XVI.

Elle présente une doublure en tôle agrémentée

de deux anneaux.

Ornements de bronze ciselé et redoré à denticules

et sabots.

HAUT. : 75 - LARG. : 54 - PROF. : 42 CM

12 000/15 000 €

George JACOB, reçu Maître le 4 septembre 1765.

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111 MOBILIER DE SALON

en bois doré composé d'une paire

de fauteuils, six chaises et un

canapé à dossier médaillon en

bois mouluré et sculpté de piastres,

cannelures. La ceinture légèrement

galbée repose sur des

pieds fuselés à cannelures et

asperges.

Style Louis XVI - Fin du XIX e siècle

/ Début du XX e siècle

(éclats)

FAUTEUIL : HAUT. : 103,5 - LARG. : 69,5

PROF. : 56,5 CM

CHAISE : HAUT. : 98 - LARG. : 51,5

PROF. : 46,5 CM

CANAPÉ : HAUT. : 100 - LARG. : 151 -

PROF. : 51 CM

10 000/15 000 €

113 BUREAU À GRADIN

de forme rectangulaire en acajou

et placage d'acajou. La partie

supérieure présente deux vantaux

et trois tiroirs. Il présente un tiroir

formant écritoire en ceinture et

deux petits tiroirs.

Epoque Louis XVI.

HAUT. : 109,5 - LARG. : 98,5 PROF. : 53 CM

10 000/15 000 €

112 PAIRE DE POTS POURRIS

en laque du Japon à décor sur

fond noir et or de paysages

lacustres ; les intérieurs en laque

rouge (légers éclats) ; montures

de bronze ciselé et doré à anses

mobiles ; bases à pieds cambrés

à sabots de biche, reposant sur

un socle plein gravé de réserves

amaties, au centre une graine.

Epoque Louis XVI.

HAUT. : 19 - DIAM. : 14 CM

15 000/20 000 €

103


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114 PIAT JOSEPH SAUVAGE (TOURNAI 1744 - TOURNAI 1818)

Médaillon contenant trois miniatures sur ivoire, ovales. Elles représentent de profil, les membres

de la famille de France en grisaille sur fond gris-bleu.

Sur la face avant se trouve le portrait de Madame Elisabeth, sœur de Louis XVI.

A l'intérieur, à gauche, portrait du dauphin et à droite, entrelacs de cheveux formant des initiales.

Au dos, Marie-Thérèse Charlotte, future duchesse d'Angoulême.

DIM. : 5,4 X 4,4 CM

12 000/15 000 €

Signé SAUVAGE en dessous de chacun des personnages.

Les miniatures sont enchâssées dans un cadre ovale en or rose, surmonté d'un anneau de suspension. A celui-ci

est accroché un ruban en tissu ancien terminé par des fils de strass et un autre anneau servant vraisemblablement

à suspendre ce médaillon à la ceinture.

SAUVAGE s'installe à Paris en 1774 et y resta jusqu'en 1808. Il peignit très souvent des grisailles, soit des sujets à

l'Antique, soit des profils comme dans ce cas-ci.

De son mariage avec l'archiduchesse Marie-Antoinette, Louis XVI eut quatre enfants. L'aînée, Marie-Thérèse

Charlotte, future duchesse d'Angoulême, naquit en 1778. Un premier dauphin, Louis naquit en 1781 et mourut en

1789. Un second fils, titré duc de Normandie, naquit en 1785 et devint dauphin après la mort de son frère aîné le 4

juin 1789. Il est celui que l'histoire a retenu sous le nom de Louis XVII. Un quatrième enfant Sophie-Helène Béatrice

naquit en 1786 et mourut à 11 mois.

Provenance : Madame Campan, qui le reçut de Marie-Antoinette. Après avoir servi la reine, Henriette Genet, femme

de Pierre Campan ouvrit une célèbre maison d'éducation pour jeunes filles.

Ce médaillon resta dans la descendance de la sœur de la récipendiaire Adélaïde GENET, femme de César AUGUIE

et par descendance famille de Taillac.

Exposition : “Madame Campan; 1752-1822” Château de Malmaison, du 21 juin au 30 octobre 1972, n°7. Comme

étant les portraits du dauphin, de la dauphine et de madame Elisabeth. Nous ne retenons pas l'idée que la petite

fille soit la dauphine puisque le dauphin (Louis XVII) était bien trop jeune pour être marié.

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115 MEUBLE D'APPUI

de forme rectangulaire en placage d'acajou flammé. Il ouvre à deux vantaux. Les montants arrondis, la base moulurée

à décrochement formant socle.

Estampillé LELEU.

Époque Louis XVI.

(quelques accidents et fentes).

Dessus de marbre blanc veiné gris.

(quelques éclats).

HAUT. : 95 - LARG. : 135- PROF. : 32 CM

8 000/10 000 €

Jean-François LEULEU, reçu Maître le 19 septembre 1764.

116 SUITE DE SIX FAUTEUILS

à dossier en anse de panier en bois redoré mouluré et sculpté de feuilles d'acanthe. Les accoudoirs à enroulement.

Ils reposent sur des pieds fuselés à cannelures rudentées.

Estampillées G. JACOB.

Epoque Louis XVI

(renforts, éclats, restaurations)

Ils sont garnis en ancienne tapisserie attribuée à la manufacture de Beauvais. Décor polychrome d'animaux dans

des encadrements de guirlandes de fleurs.

XVIII e siècle.

(usures)

HAUT. : 93 - LARG. : 63 - PROF. : 56 CM

40 000/50 000 €

Georges Jacob menuisier reçu maître en 1765.

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117 TRUMEAU DE GLACE

de forme rectangulaire en bois repeint à l'imitation du marbre

crème et bleu et bois redoré mouluré et sculpté de rosaces,

feuilles d'acanthe, branchages fleuris, rinceaux feuillagés,

coquilles, rocailles et enroulements.

XVIII e siècle.

(quelques restaurations et le miroir moderne).

HAUT. : 293 - LARG. : 136 CM

3 000/4 000 €

118 PAIRE DE FAUTEUILS

à dossier médaillon en bois relaqué crème rechampi vert mouluré

et sculpté de raies de coeur, palmettes. Les accoudoirs

terminés par des enroulements. Ceinture légèrement cintrée.

Ils reposent sur des pieds fuselés et cannelés.

L'un d'époque Louis XVI - l'autre de style

HAUT. : 88 - LARG. : 60 - PROF. : 50 CM

2 000/2 500 €

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119 COFFRE

formant écritoire et boîte à ouvrages en placage de loupe de thuya, ébène décoré de losanges, oves et d'un panier

fleuri en acier poli. Il présente deux poignées latérales en forme de serpent et ouvre par deux serrures inversées

démasquant un écritoire garni en maroquin rouge comportant : huit grandes bobines de soies diverses ,

douze petites avec leur soies anciennes, une navette, un étui à aiguilles en ivoire, deux plaquettes à enrouler les

fils, une navette à filet, un coupe papier en ivoire, quatre fuseaux à dentelle en ivoire ; différents objets en acier :

ciseaux, compas, pince, trois objets à destination inconnue, un étau à vis ; deux flacons en cristal à couvercle en

métal argenté, deux bougeoirs et une pendulette dont le mouvement à coq est signé de "F.MAYER et Cie à

Vienne" (avec sa clé). La boîte à ouvrages présente des casiers, et au revers du couvercle neuf aquarelles de différentes

vues de Vienne par Balthazar Wigand (1771-1846) : (de gauche à droite)

Elles sont signées "Wigand f." pour Balthazar WIGAND né en 1771 et mort en 1846, célèbre miniaturiste autrichien

spécialisé dans les vues du vieux Vienne.

Au registre supérieur, de gauche à droite : Der Josephs Platz, Burg Platz, Michaels Platz.

Au registre médian, de gauche à droite : Lobkowitzische Pallats, Der Neumarkt, Der Graben.

Au registre inférieur, de gauche à droite : Der Hohermark, Universitaet Platz, Am Hof.

Autriche début du XIX e siècle

HAUT. : 14 - LARG. : 38 - PROF. : 25 CM

60 000/80 000 €

Exposition :

"Marie-Antoinette, archiduchesse, Dauphine et Reine" Château de Versailles - 16 mai - 2 movembre 1955 n°545.

"Madame Campan, 1752-1822" château de Malmaison 21 juin au 30 octobre 1972

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120 COMMODE

de forme rectangulaire à léger ressaut en acajou à ramages et placage de citronnier. Elle ouvre à deux tiroirs sans

traverse. Les montants à cannelures simulées. Pieds fuselés. Décoration de bronze ciselé et doré tel que : chutes,

feuillages, poignées à guirlandes de laurier, tablier, bagues à oves, sabots.

Estampillée N. GREVENICH

Epoque Louis XVI

Dessus de marbre brèche jaune veiné.

HAUT. : 86,5 - LARG. : 103,5 - PROF. : 49,5 CM

10 000/15 000 €

Nicolas Grevenich, ébéniste reçu maître en 1768.

121 ARMOIRE DE CABINET

de forme rectangulaire en acajou, placage d'acajou et filets de cuivre. Elle ouvre à deux portes en façade, deux

tiroirs et deux vantaux sur les cotés démasquant des étagères à glissières, les montants en pilastre à cannelures

simulées.

Estampillée MONTIGNY.

Epoque louis XVI

Dessus de marbre brèche rosé.

(restaurations)

HAUT. : 155 - LARG. : 118,5 - PROF. : 48 CM

50 000/75 000 €

Provenance :

Vente Paris, Palais Galliera, le 6 décembre 1972 n°95.

Philippe-Claude Montigny, ébéniste reçu maître en 1766.

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122 IMPORTANTE PAIRE

DE CANDÉLABRES

à trois lumières, en bronze ciselé et

doré, les bouquets à décor de fleurs de

lys et de feuillages ; bases en forme de

vase ovoïde de porcelaine blanche,

anses ajourées, décor de feuilles d'eau.

Socles quadrangulaires à feuilles d'acanthe

et palmettes.

Epoque Louis XVI

HAUT. : 69 - LARG. : 40 - PROF. : 16 CM

12 000/15 000 €

123 MOBILIER DE SALON

comprenant une paire de fauteuils et une paire de canapés, le dossier en anse de panier en bois redoré mouluré

et sculpté d'entrelacs, feuilles d'acanthe. Les accoudoirs à enroulement, ceinture légèrement cintrée. Ils reposent

sur des pieds fuselés à cannelures torses.

Epoque Louis XVI

(éclats)

DIMENSIONS D'UN FAUTEUIL : HAUT. : 92 - LARG. : 59 - PROF. : 52 CM

DIMENSIONS D'UN CANAPÉ : HAUT. : 92,5 - LARG. : 115 - PROF. : 62 CM

10 000/12 000 €

124 PAIRE DE FLAMBEAUX

en bronze ciselé et doré, les fûts à cannelures,

grattoirs et frises de feuilles de laurier ; bases rondes

à cordages.

Epoque Louis XVI

HAUT. : 26 - DIAM. : 15 CM

3 000/4 000 €

125 PAIRE DE TABLES DE SALON

de forme rectangulaire en bronze patiné et bronze

ciselé et doré d'une frise d'entrelacs et rosaces,

feuilles d'acanthe, rosaces, ombilics et enroulements.

Les montants cambrés ornés de têtes de griffons

sont réunis par une entretoise en balustre, ciselée

de frises de palmettes et terminés par des griffes

feuillagées tenant des boules.

Dessus de marbre brèche jaune et violine encastré.

Style Louis XVI.

HAUT. : 91 - LARG. : 97 - PROF. : 56 CM

18 000/22 000 €

Une table de salon d'un modèle comparable, cette fois d'époque

Louis XVI, a été vendue dans la vente Christie's

Monaco le 4 décembre 1993, Collection Hubert de

Givenchy.

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126 VASE NAVETTE

couvert, formant pot pourri, en albâtre mouluré ; monture de

bronze ciselé et doré à décor de têtes de bélier, frise de feuillages

et rosace ajourée. Base à piédouche. Socle quadrangulaire.

Epoque Louis XVI

(éclats)

HAUT. : 27 - LARG. : 24 - PROF. : 12 CM

4 500/5 000 €

127 TABLE DE SALON

de forme ovale en placage de bois de rose et amarante marqueté

de filets. Elle ouvre à une tirette en façade et un tiroir latéral,

pieds en gaine réunis par une tablette incurvée. Dessus de

marbre brèche (réparé)

Fin du XVIII e siècle - Europe du Nord

(restaurations)

HAUT. 67,5 - LARG. 60,5 - PROF. 40,5 CM

15 000/18 000 €

128 TAPISSERIE D'AUBUSSON

à décor polychrome représentant

une scène de l'antiquité

avec un roi et des guerriers, à

l'arrière plan un bateau.

Bordure ornée de guirlandes

de fleurs.

Fin du XVII e siècle

(restaurations)

HAUT. : 290 - LARG. : 405 CM

18 000/22 000 €

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129 PENDULE PORTIQUE

en marbre blanc, marbre brocatelle, marbre noir et

bronze ciselé et redoré de perles, rinceaux feuillagés

et enroulements. Le cadran de DRUYER est

cantonné de deux aigles aux ailes éployées se

tenant sur des sphères et tenant dans leurs becs

des anneaux. Il est surmonté d'un obélisque. La

base oblongue à degrés est terminée par quatre

patins.

Époque Louis XVI.

HAUT. : 61 - LARG. : 36 CM

4 500/5 000 €

130 CANAPÉ

de forme corbeille en bois redoré, mouluré et sculpté

de palmettes, noeuds de rubans, piastres. Les

accoudoirs à enroulement terminé par des cannelures

à asperges. Il repose sur des pieds fuselés, cannelés.

Estampillé “DUPAIN”

Epoque Louis XVI

(restaurations, renforts)

HAUT. : 95,5 - LARG. : 188 - PROF. : 64 CM

4 500/6 000 €

131 TABLE D'AQUARELLISTE

formant liseuse. Elle présente un vantail démasquant

treize casiers, deux tiroirs en ceinture et

une tirette latérale, pieds fuselés et cannelés.

Estampillée "F. SHEY".

Epoque Louis XVI

HAUT. : 73 - LARG. : 97 - PROF. : 59 CM

35 000/40 000 €

Fidélis Schey, dit Fidely, ébéniste reçu maître en 1777.

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132 TABLE DE SALON

de forme ovale en acajou et placage d'acajou. Elle présente un tiroir central

démasquant une tablette formant écritoire, et par un mécanisme ouvre à deux

tiroirs sur les cotés. Elle repose sur des pieds en gaine à cannelures de cuivre

réunis par une tablette légèrement incurvée. Décoration de bronze ciselé et

doré tel que : galerie ajourée, frise de perles, pastilles, sabots.

Par David Roentgen.

Fin du XVIII e siècle - vers 1785-90

(quelques petits manques de moulures)

HAUT. : 78,5 - LARG. : 75,5 - PROF. : 52,5 CM

75 000/100 000 €

Une table de modèle similaire est conservée au château de Pavlosk en Russie et reproduite

dans "Abraham und David Roentgen, Möbel für Europa 2" par Josef Maria Greber, 1980,

p313 n°620.

David Roentgen (1743-1807) ébéniste allemand reçu maître en 1780.

David Roentgen débute à Nieuwerd dans l'atelier de son père Abraham (1711-1793) dont il

prend progressivement la direction dans les années 1770. Roentgen voyage beaucoup en

Europe. Il séjourne à Paris une première fois en 1774 puis revient présenter ses meubles en

1779. Le roi lui-même achète un bureau à cylindre intégrant une horloge et une boîte à

musique, Roentgen s'étant fait une spécialité des meubles à mécanismes. Il crée alors à

Paris un dépôt chez le miroitier Brébant. Sa production, en majorité de style néoclassique,

connaît un très grand succès aussi bien auprès de la clientèle privée que des cours européennes.

En 1780 il obtient ses lettres de maîtrise, ouvre son propre magasin "La ville de

Nieuwerd" à Paris et se présente comme "L'ébéniste-mécanicien du roi et de la reine".

Cependant, la Révolution met un terme à son activité en France et ses biens parisiens sont

saisis. Il fuit alors pour l'Allemagne où il continu de travailler jusqu'à sa mort.

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133 GUÉRIDON

en acajou, placage d'acajou et bronze doré. Il repose

sur des doubles balustres à cannelures torsadées

réunies par une entretoise triangulaire. Riche

décoration de bronze ciselé et doré tel que : asperges,

amours.

Style Louis XVI.

HAUT. : 74 - DIAM. : 54,5 CM

15 000/20 000 €

134 SUITE DE SIX CHAISES

à dossier rectangulaire en bois relaqué crème mouluré

et sculpté d'entrelacs, la ceinture droite repose

sur des pieds fuselés à cannelures rudentées.

Attribuées à Sené.

Epoque Louis XVI.

HAUT. : 86,5 - LARG. : 46 - PROF. : 41 CM

12 000/15 000 €

135 PENDULE

en bronze ciselé et doré représentant une femme

jouant avec l'amour, le cadran émaillé avec indication

des heures. Base à léger ressaut en marbre

blanc orné d'amours chassant un sanglier, perles,

azurés. Elle repose sur des patins.

Epoque Louis XVI

HAUT. : 38 - LARG. : 31 CM

10 000/12 000 €

136 CONSOLE

de forme sinueuse en acajou et placage d'acajou à

panneaux moulurés. Elle présente un tiroir en ceinture

et repose sur des pieds fuselés et cannelés

réunis par une tablette d'entrejambe.

Estampillée I. CAUMONT.

Époque Louis XVI.

(quelques chocs et renfort).

Dessus de marbre brèche rose fracturé à galerie

de bronze ajouré.

Ornements de bronze ciselé et doré à macarons et

anneaux, encadrements à frises de rais de cœurs

et médaillons à nœuds de rubans.

HAUT. : 87 - LARG. : 115 - PROF. : 47 CM

4 500/6 000 €

Jean CAUMONT, reçu Maître le 14 décembre 1774.

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137 IMPORTANTE PENDULE À SUSPENDRE FORMANT CAGE À OISEAU CHANTEUR

de forme octogonale en bronze ciselé et relaqué rouge. Elle est décorée de perles, guirlandes de

laurier, volutes et repose sur des pieds à griffes tenant des boules. La partie inférieure présente

un cadran à chiffres romains pour les heures et arabes pour les minutes. Oiseau à démarrage

manuel et automatique au passage des heures; la musique joue sept airs différents sélectionnés

au choix et présente un jeu d'orgues à dix flutes.

Attribuée à Pierre Jacquet-Droz.

Fin du XVIII e siècle

(restaurations)

HAUT. : 50 - LARG. : 31 CM

70 000/90 000 €

L'engouement pour les serins des Canaries atteint son apogée au XVIIIe siècle, créant une rivalité entre les oiseaux

dressés et les automates. Cette vogue est attestée par le livre publié en 1776 par Hervieux de Chanteloup " Le nouveau

traité des serins des Canaries " véritable répertoire des soins à donner aux volatiles et guide pratique permettant

de leur apprendre près de quatre airs en deux mois en les jouant sur des petites flûtes à bec. Avec l'invention

de la " serinette "(1) petite boîte à musique qui permet de jouer jusqu'à neuf airs, les propriétaires de serins et passereaux

vont pouvoir apprendre ceux-ci à leurs oiseaux. Déjà en 1751 le peintre Chardin réalise pour le surintendant

des bâtiments du roi Le Normant de Tournehem un tableau représentant une jeune femme apprenant à chanter

aux serins, assise avec à ses côtés un métier à broder (2)

L'étape suivante est la transformation de la serinette par les ingénieurs-horlogers en lui ajoutant un oiseau automate.

Les simplifications techniques permettent de réaliser ce prodige que signale le duc de Croy (3) : " je vis avec plaisir

une pendule de la Marquise [de Pompadour] avec un serin sifflant plusieurs airs. Il est impossible de savoir si l'oiseau

était en vie ou s'il s'agissait d'un automate "

Pierre Jaquet Droz, né à la Chaux-de-Fond, après des études de mathématiques commence à s'intéresser à l'horlogerie

vers 1740 ; Il entreprend en 1758 un voyage en Espagne où le roi Ferdinand VI fit l'acquisition de sept pendules

avec automates et autres complications. (4)

Sa réputation de " meilleur pendulier des montagnes neuchâteloises " lui permet de développer son affaire, aidé de

son fils Henri-Louis et de Jean-Frédéric Leschot. A partir de 1773, leur production atteint une grande renommée,

ils exposent à Paris, Berlin, Londres, leurs œuvres que les plus grands amateurs se disputent. Notre exemplaire est

à rapprocher de celui conservé à Waddesdon Manor, dans la collection James de Rothschild (5) une autre pendule

cage de modèle similaire est conservée au Musée des Beaux-arts de Lyon (6)

(1) " une pendule aux canaris siffleurs " Gazette de l'Hôtel Drouot n° 32 - 2000 p 25 à 27

(2) Exposition " Chardin " Paris, Grand Palais 29 janvier- 30 avril 1979 n° 93 p 285 à 289

(3) Journal du Duc de Croy, 19 janvier 1754 -Vol I p 214

(4) Exposition " Pierre Jaquet Droz 1721-1790 et son temps " par f. Faesler et S. Guyne. La Chaux-de-Fond 1971

p 43

(5) " Catalogue of the James de Rothschild Collection" par G. de Bellaigue vol I n° 34

(6) "Dossier de l'Art - Musée de Lyon " n° 48 p 1998 p 50

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138 PAIRE DE FLAMBEAUX

en bronze ciselé et doré, les fûts balustres ornés de feuilles d'acanthe

dans des encadrements de perles ; bases rondes.

Ils portent les marques : W N°3 PM (probablement pour le pavillon de

Marcoussis)

Epoque Louis XVI.

HAUT. : 29 - DIAM. : 14 CM

5 000/8 000 €

Dans son ouvrage " Les bronzes dorés du XVIII e siècle français " Pierre Verlet évoque la difficulté de reconnaître certaines marques

apposées sur les bronzes d'ameublement au XVIIIème siècle liée à la difficulté d'inscrire une marque dans ce métal. Néanmoins il note

page 273 : " … des lettres ont servi à indiquer la destination sans report de numéro, principalement pour des ouvrages courants,

comme les flambeaux de cuivre doré ou argenté, ….. Les poinçons ….. P.M…. signifiant …. Pavillon de Marcoussis ". Les premières

livraisons de meubles pour ce pavillon datent de 1774 par Riesener, nos flambeaux furent probablement livrés à cette époque avant

d'être envoyés à Versailles, ou inversement, tout d'abord destinés à Versailles ils furent utilisés par la suite à Marcoussis.

Le Pavillon de Marcoussis :

Pour chasser dans les bois de Marcoussis, en 1772, le Roi Louis XV fit bâtir un pavillon au bout de la chaussée de l'étang, où se faisaient

les rendez-vous de chasse. Les pavillons de rendez-vous de chasse étaient nombreux sous les règnes de Louis XV et de Louis

XVI, la plupart ont disparu, mais quelques uns subsistent : la Muette de Saint-Germain, la Croix-de-Noailles, Marcoussis, le Butard.

139 TABLE

rectangulaire avec un plateau creusé. Elle ouvre à deux petits tiroirs latéraux,

deux tiroirs en façade et un compartiment formant damier et en se déployant un

tric-trac avec ses jetons. Elle repose sur des pieds fuselés et cannelés terminés

par des roulettes.

Estampillée "MOREAU".

Epoque Louis XVI

HAUT. : 74 - LARG. : 88,5 - PROF. : 56 CM

20 000/25 000 €

Louis Moreau, ébéniste reçu maître en 1764

Provenance :

Vente à Lyon le 6 mars 1989 n° 123.

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141 BERGÈRE

à dossier légèrement incurvé en noyer blond mouluré

et sculpté de feuillages, frises de godrons et

enroulements. Les supports d'accotoirs en balustres

détachées. Les dés de raccordement arrondis

ornés de rosaces. Pieds fuselés, cannelés et

rudentés.

Estampillée G. JACOB.

Fin de l'époque Louis XVI.

(quelques petits accidents).

HAUT. : 91 - LARG. : 64 - PROF. : 50 CM

4 000/5 000 €

George JACOB, reçu Maître le 4 septembre 1765.

140 GROUPE EN BRONZE CISELÉ

et anciennement doré ; il représente Hercule terrassant

un Centaure. Base rocailles, minérale.

Socle de marbre rouge et noir, mouluré.

Vers 1800.

HAUT. : 58,5 - LARG. : 30 CM

18 000/20 000 €

142 CONSOLE

de forme rectangulaire à côtés arrondis, en acajou et placage d'acajou à ramages. Elle ouvre à un tiroir en ceinture,

montants antérieurs en colonnes cannelées, montants postérieurs en pilastres cannelés réunis par une

tablette et une parclose, pieds fuselés. Décoration de bronze ciselé et redoré tel que : galerie ajourée, frise de rinceaux

feuillagés, azures, rosaces, sabots. Dessus de marbre bleu turquin.

Attribuée à C.C. SAUNIER.

Fin du XVIII e - Début du XIX e siècle

(restaurations)

HAUT. : 90,5 - LARG. : 75 - PROF. : 36,5 CM

50 000/60 000 €

129


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143 CONSOLE

de forme rectangulaire à côtés arrondis en acajou et placage d'acajou à ramages, ébène marqueté de filets de

laiton. Elle ouvre à un tiroir en façade et repose sur des montants en colonnes cannelées réunis par une tablette

de marbre blanc veiné, pieds fuselés. Décoration de bronze ciselé et doré tel que : frise de raies de coeurs, moulures.

Dessus de marbre blanc veiné.

Attribuée à Nicolas Lannuier.

Fin XVIII e - début XIX e siècle

(petits manques)

HAUT. : 94 - LARG. : 122 - PROF. : 46 CM

7 000/10 000 €

Nicolas Louis Cyrille Lannuier, ébéniste reçu maître en 1783, travaille d'abord comme marchand avant de devenir ébéniste.

Saproduction se compose de meubles de belle qualité, soit orné d'une riche marqueterie soit d'une grande sobriété. Il compte parmi

ses clients le prince de Condé et poursuit son activité jusqu'au début de l'empire.

144 ARMOIRE

de forme rectangulaire en acajou moucheté et ébéne, mouluré et sculpté d'une corniche à denticules, frise d'entrelacs

à rosaces, tores de rubans, frise de postes, palmettes ; les montants en colonnes cannelées à chapiteaux

corinthiens décorés d'asperges. Elle ouvre à deux portes démasquant dix tiroirs, pieds en gaine décorés de

feuilles d'acanthe.

Fin de l'époque Louis XVI - Travail Bordelais

HAUT. : 265 - LARG. : 179 - PROF. : 70 CM

45 000/55 000 €

Ce meuble témoigne de l'extraordinaire virtuosité des ébénistes bordelais, en particulier pour la qualité de la sculpture des ornements. Une

armoire présentant une corniche à denticules et des colonnes à chapiteaux corinthiens fut vendue à l'Hôtel Drouot le 30 juin 2000 n°47.

Cf: "Les arts décoratifs bordelais" par Jacqueline du Pasquier, 1991.

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145 TABLE À JEUX DITE TRIC-TRAC

de forme rectangulaire en placage de bois de rose,

amarante marqueté de filets et de grecques. Le couvercle

à doucine démasque un jeu de jacquet. Elle

ouvre à un tiroir en ceinture et repose sur des pieds

fuselés à cannelures simulées. Décoration de bronze

ciselé et redoré tel que: bagues, sabots.

Epoque Louis XVI

(restaurations)

Porte une estampille de C. C. SAUNIER.

DIMENSIONS FERMÉE : HAUT. : 82,5 - LARG. : 59,5 - PROF. : 37,5 CM

15 000/20 000 €

146 MOBILIER DE SALON COMPRENANT :

un canapé et huit chaises à dossier renversé orné d'un

balustre en bois relaqué crème et doré. Les ceintures

droites reposent sur des pieds antérieurs fuselés à

bagues et des pieds postérieurs arqués.

Travail Italien - fin du XVIII e / début du XIX e siècle

(renforts)

CANAPÉ : HAUT. : 90 - LARG. : 192 - PROF. : 63 CM

CHAISE : HAUT. : 90 - LARG. : 50 - PROF. : 43 CM

12 000/15 000 €

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148 PAIRE DE CHAISES

à dossier en forme de gerbe

ajourée, en bois relaqué crème

mouluré et sculpté de pastilles.

La ceinture arrondie en fer à

cheval terminée par un balustre.

Elles reposent sur des pieds

fuselés à cannelures rudentées.

Attribuées à H. JACOB.

Epoque Louis XVI

(restaurations, fentes)

HAUT. : 91 - LARG. : 43 - PROF. : 39 CM

3 800/4 200 €

Un ensemble de quatre chaises similaires

faisait partie de la collection F de

Ribes-Christofle vente Paris galerie

Georges Petit les 10 et 11 décembre

1928 n° 175 reproduit planche 30.

147 RARE PAIRE DE VASES STYLISÉS

aplatis, en granite rose ; belles montures

de bronze ciselé et doré à décor sur

deux faces de médaillons ornés des profils

de Louis XVI et de Marie Antoinette.

Décor de graines, chutes de feuilles de

laurier et ruban ; bases à grattoirs, petits

pieds griffes.

Epoque Louis XVI.

HAUT. : 33 - LARG. : 14 CM

30 000/40 000 €

Provenance :

Succession d'un grand amateur, vente Tajan, du

15 Mars 1983.

149 TABLE

de forme rognon en acajou. Il repose sur un piétement ajouré réuni par une traverse.

Epoque Louis XVI

(restaurations)

HAUT. : 72 - LARG. : 98 - PROF. : 45 CM

15 000/20 000 €

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150 PAIRE DE SELLETTES

en bois redoré sculpté de feuilles d'acanthe

et frises de feuilles d'eau. Les fûts à

canaux. Les bases rondes moulurées.

Fin du XVIII e siècle.

(quelques restaurations).

Dessus de marbre gris veiné, violet.

(restaurations).

HAUT. : 96 - DIAM. : 38 CM

3 500/4 500 €

151 CANAPÉ CORBEILLE

en noyer blond mouluré et sculpté de

roses, guirlandes de feuillages de laurier,

rosaces et enroulements. Pieds fuselés,

cannelés et rudentés.

Travail lyonnais de la fin de l'époque

Louis XVI.

(quelques restaurations d'entretien).

HAUT. : 101 - LARG. : 166 - PROF. : 61 CM

1 500/2 000 €

152 TABLE DE SALON

de forme rectangulaire en placage de bois de rose, amarante, citronnier, satiné marqueté de quartefeuilles

dans des octogones. Elle ouvre à un tiroir, un vantail et repose sur des pieds en gaine.

Riche décoration de bronze ciselé et doré tel que : frise d'entrelacs à rosaces, draperies à pampilles,

guirlandes de laurier et de fleurs, chapiteaux à godrons, sabots à feuilles d'acanthe.

En partie d'époque Louis XVI

(transformation, fentes, accidents de placage)

HAUT. : 87 - LARG. : 53 - PROF. : 36,5 CM

30 000/40 000 €

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153 TRUMEAU DE GLACE

de forme rectangulaire en bois repeint à l'imitation du marbre

blanc veiné gris et bois redoré mouluré et sculpté de frise

d'oves, frise de perles et frise de feuilles d'eau. Les montants

formés de pilastres à chapiteaux composites ornés de

fleurettes, feuillages et enroulements ou chapiteaux

ioniques. La partie supérieure est ornée de trophées d'armes,

heaume, épée, étendards et fortification.

Fin du XVIII e ou début du XIX e siècle.

(restaurations, le miroir moderne et deux planches changées dans le

fond)

HAUT. : 251 - LARG. : 154 CM

4 000/5 000 €

154 PAIRE DE GUÉRIDONS

en bronze ciselé et doré de frise de godrons, encadrements

et rosaces. Les montants à doubles colonnettes sont réunis

par une entretoise mouvementée ajourée et terminés par

des pieds de biches.

Dessus de marbre gris veiné encastré.

D'après un modèle d'Adam Weissweiler.

Style Louis XVI.

HAUT. : 78 - DIAM. : 80 CM

6 000/7 500 €

155 PAIRE DE BOUGEOIRS

en marbre blanc et bronze ciselé et redoré de

feuilles d'acanthe, feuilles d'eau, perles et

canaux. Les montants en colonnettes sont terminés

par des piétements tripodes ornés des

griffes. Ils reposent sur des bases rondes terminées

par des patins rapportés.

Début du XIX e siècle.

(petits éclats aux marbres des bases).

HAUT. : 27 - LARG. : 12 CM

2 800/3 500 €

156 TABLE À JEU

de forme rectangulaire en acajou. Elle repose

sur des pieds fuselés cannelés démontables.

XVIII e siècle

(restaurations)

HAUT. : 73 - LARG. : 118 - PROF. : 59,5 CM

10 000/12 000 €

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157 MARQUISE

en bois partiellement doré mouluré et

sculpté de feuilles d'acanthe, noeuds de

ruban. La ceinture à guirlande de laurier

repose sur des pieds décorés de feuilles

d'acanthe.

Style Louis XVI

(quelques éclats)

HAUT.: 101 - LARG. : 101 - PROF. : 57 CM

Elle est ornée d'une tapisserie à décor

polychrome d'après Salembier décoré de

rinceaux.

7 500/9 000 €

158 BEAUVAIS VERS 1690/1700

Belle tapisserie représentant le rapt d'Orithye par Borée d'après les métamorphoses d'Ovide.

Au centre Borée enlève Orithye, à leurs pieds des servantes tentent de l'en empêcher. Sur les côtés des femmes

fuient, deux d'entre elles, agenouillées près de corbeilles chargées de fleurs.

La scène se déroule dans un paysage de sous bois avec, en arrière plan, une perspective de palais, près d'un

village.

Belle bordure ornée de fleurs dans des rinceaux.

(quelques accidents)

HAUT. : 310 - LARG. : 470 CM

32 000/37 000 €

Historique :

Le dieu Borée, vent du Nord, est amoureux d'Orithyie, fille du roi d'Athènes. Celui-ci, Erechthée, s'oppose à leur mariage. S'étant

vu privé de son amour, Borée décide un jour d'enlever Orithyie qui joue avec ses sœurs au bord de la rivière. Il surgit alors dans une

bourrasque en effrayant les servantes. Orithyie devint alors la femme du dieu du vent du nord, " tyran au souffle glacé " et lui donna

des jumeaux Calais et Zétès.

Cette tapisserie, dont le modèle est de René-Antoine Houasse (1644 - 1710), a probablement été tissée sous la direction de

Philippe Béhagle, directeur de la manufacture de Beauvais de 1684 à 1705.

Ce thème d'enlèvement qui fait partie des Métamorphoses d'Ovide, fut également repris par la manufacture des Gobelins.

Notre tapisserie est comparable à celles conservés à San Francisco (Fines Arts Museum) et à New York ( Metropolitan Museum of Art).

Bibliographie :

- Bennett, Catalogue Musée San Francisco, 1992, p. 256

- Jestaz, Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français, 1977

- Standen, Catalogue Metropolitan Museum, New York, 1986, p.471

Une tapisserie similaire de la manufacture de Beauvais fut vendue à Cheverny le 4 Juin 2000, sous le n°204.

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160 TRUMEAU

de forme rectangulaire en bois relaqué gris et or à

double encadrement mouluré et sculpté de palmettes,

rosaces, oiseaux. La partie supérieure ornée

d'une peinture en grisaille représentant une bacchante.

Début du XIX e siècle

(petits éclats et petits manques)

HAUT. : 215 - LARG. : 107 CM

10 000/12 000 €

159 PAIRE DE CANDÉLABRES

en bronze ciselé, doré et patiné, les fûts formés

d'un couple d'indiens agenouillés. Ils supportent

des cornes d'abondance stylisées ; les bras de

lumière à gerbes rehaussés de pendeloques

taillées, en cristal de roche. Bases rondes en

biscuit à draperie et frise de perles.

Première moitié du XIX e siècle

HAUT. : 41 - LARG. : 17 CM

8 500/9 000 €

161 GROUPE EN TERRE CUITE

représentant des enfants vendangeurs et un enfant au

tambourin jouant avec un bélier. La base ovale est

ornée d'une frise de canaux.

Style du XVIII e siècle.

Il porte une marque CLODION.

(petits accidents).

HAUT. : 43 - LARG. : 36 CM

2 500/3 000 €

162 RARE PENDULE MUSICALE

formant automate en forme de jardinière en porcelaine polychrome et dorée orné de fleurs et feuillages, les montants

cannelés. Elle présente au centre un cadran émaillé à chiffres arabes pour les heures signé : "ARDIOT". La

partie supérieure ouvre par deux couvercles en tôle découvrant un mécanisme à six tons et différents airs. Il présente

au centre un oranger supportant deux oiseaux dont un chante.

Epoque Louis XVI

(restaurations)

HAUT. : 68 - DIAM. : 32 CM

12 000/15 000 €

Ardiot, horloger à Paris, actif cour des Moynes en 1773.

Provenance:

Vente Londres, le 13 juin 1991 n°20

Pour une note complémentaire sur “les oiseaux automates” se reporter au n° 137 P 124 du catalogue

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163 IMPORTANT MOBILIER DE SALON

comprenant une paire de canapés à triple évolution, quatre fauteuils et six chaises. L'ensemble à dossier bandeau en

bois mouluré, laqué noir et or dans le goût de la Chine à décor d'oiseaux dans des branchages et d'insectes ; les accotoirs

en corne d'abondance, présentent des boules ; piétement curule, certain à sabots de bronze doré.

Attribué à CHAPUIS

Fond de canne, garni de tissu à vase doré.

Début du XIX e siècle, vers 1805.

CANAPÉ : HAUT. : 92 - LARG. : 195 - PROF. : 65 CM

FAUTEUIL : HAUT. : 85 - LARG. : 57 - PROF. : 62 CM

CHAISE : HAUT. : 85 - LARG. : 42 - PROF. : 46 CM

45 000/50 000 €

Ce modèle de siège est reproduit, page 120 dans l'ouvrage de Denise Ledoux Lebard : Les ébénistes du XIXe siècle.

Provenance :

Probablement livré vers 1805 pour le château de Laeken.

Œuvres en rapport :

- un fauteuil conservé au château de Laeken.

- Quatre fauteuils ayant perdus leur laque (vente Palais d'Orsay, 5 Décembre 1979, lot 49).

- Quatre fauteuils estampillés Chapuis (vente Sotheby's, New York, 4 Mai 1999, n°347).

- Deux fauteuils estampillés Chapuis (vente Sotheby's, New York, 6 Juin 1981, 298).

Le Château de Laeken :

Le château de Schonenberg, à Laeken, a été construit à l'initiative des Archiducs autrichiens et gouverneurs généraux des Pays-Bas,

Marie-Christine d'Autriche et Albert de Saxe-Teschen entre 1781 et 1785. Mais dès le milieu des années 1790 les Archiducs sont forcés

de quitter le château et de mettre en vente le domaine.

Le château est sauvé de la destruction en 1803 par Napoléon Bonaparte, qui le fait acheter par le département de la Dyle afin d'en

faire une résidence impériale. Après la chute de l'Empire la résidence fut attribuée au nouveau Royaume des Pays-Bas, la majeure partie

du mobilier et des objets d'art fut dispersée, aujourd'hui néanmoins quelques pièces de l'époque impériale subsistent, dont une

suite de tapisseries récemment restaurée et un fauteuil en suite avec notre mobilier.

Jean-Joseph Chapuis (1765-1814) :

Ebéniste bruxellois, il installe son atelier en 1798, rue Borgval. En 1806, il se rend au château de Laeken, avec d'autres spécialistes

belges, pour réaliser une estimation des pièces de mobilier envoyées par Paris. Ils fixèrent des prix inférieurs de beaucoup au prix payé

par le gouvernement français, cela lui donna sûrement l'opportunité de livrer lui-même quelques sièges pour le palais.

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146

164 IMPORTANTE PAIRE DE CANDÉLABRES

à trois lumières ; les fûts en forme de Renommées légèrement dévêtues, en bronze ciselé et patiné, de la première

moitié du XVIII e siècle. Elles soutiennent des bras de lumière en bronze finement ciselé et redoré en forme de corne

d'abondance d'où s'échappent trois bras de lumière, au centre une torche, remontés sous Louis XVI (percés pour

l'électricité).

HAUT. : 111 - LARG. : 48 CM

42 000/47 000 €


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165 PRÉSENT DE NAPOLÉON IER

À SON FRÈRE JÉRÔME ROI DE WESTPHALIE

Canon rayé, « maté », façonné à pans avec hausse à trois feuillets et guidon réglable.

Au tonnerre et en demi-ronde bosse or alternent : décor de losanges, rosaces, bouquets

de roses. Les motifs accueillent le marquage de Boutet dans une barrette, et

insculpés le poinçon du canonnier Leclerc et ceux de Versailles. Du tonnerre à la bouche,

courent enrichies d’or et délicatement ciselés, guirlandes de volutes, palmes,

rosaces et semi de pointillés. Des palmes ciselées et dorées soulignent l’embouchure.

Le pan droit du canon porte l’inscription : BOUTET DIRECTEUR ARTISTE et le

pan gauche : MANUFRE (manufacture) A VERSAILLES. La queue de culasse polie au

clair est gravée de losanges, feuillages et médaillons.

Sphinge, lion ailé et dragon en demi ronde bosse d’or rehaussent l’acier poli de la platine.

Sur le chien se dessinent un reptile et une palme feuillagée. Le ressort de batterie

est adouci par un galet et le bassinet se double d’or pris de forge. Une vis permet

de régler la sensibilité de la détente. Au-dessus du ressort de batterie s’inscrit gravé

: BOUTET et au-dessous A VERSAILLES.

De merveilleuses ciselures d’urnes, de médaillons et de rosaces enrichissent les garnitures

en acier. La contre-platine à rosettes au décor de crosses et palmes reçoit les

têtes de vis guillochées. Des rangs de perles ceinturent les passants de baguette à

pans. Fanon de baleine et embout argent constituent la baguette originelle.

La monture en ronce de noyer se caractérise par un fût long et une crosse à joue.

Une superbe volute sculptée en relief décore la joue de crosse. Les prises de main

encadrées sont très finement quadrillées. Le pontet se prolonge par la précieuse

sculpture d’une feuille d’acanthe enroulée. Des incrustations de filigrane d’acier développent

des frises de palmes, des rosaces et des ailes de papillon, alors que des

incrustations d’argent représentent des fleurons, des guirlandes de losanges et des

palmes. Sur la face externe de la crosse s’inscrit une plaque d’argent découpée, au

monogramme J.N. sous couronne de JÉRÔME NAPOLÉON ROI DE WESTPHALIE.

Estimaton sur demande

Cette carabine a figuré du 29 mai au 29 novembre 2002 dans une exposition organisée à

Kassel, ancienne capitale du Roi Jérôme et consacrée au royaume de Westphalie. Elle était

ainsi présentée : Carabine de Jérôme Bonaparte (1784-1860) Roi de Westphalie (1807-1813).

Cadeau de son frère l’Empereur Napoléon Ier lors de son accession au trône à Kassel (1807).

Fabriquée par la Manufacture de Versailles (signée : Boutet, Manufacture à Versailles) provenant

de la collection du Roi de Prusse Frédéric Guillaume III (1797-1840).

Un petit manuscrit conservé au Musée de l’Armée mentionne les noms des personnages français

et étrangers ayant passé commande à la Manufacture de Versailles des armes blanches

ou à feu. Relié en maroquin vert, il porte sur le plat supérieur, en lettres d’or « Manufacture

Impériale d’Armes de Versailles, année 1800 » et sur le dos « Mémorial jusqu’en 1818 ». Nous

avons pu y relever que Bonaparte, et plus tard Napoléon avait commandé nombre de pistolets,

fusils et carabines dont nous ne connaissons pas les destinataires. Mais si Jérôme Napoléon

Roi de Westphalie a bien fait exécuter fusils et pistolets, la Manufacture n’a pas fabriqué de

carabine commandée par ses soins. La carabine présentée provient donc bien de celles commandées

par les soins de l’Empereur.

Jérôme Bonaparte (1784-1860). C’est le plus jeune des frères de Napoléon et son préféré.

Après le 18 brumaire, il est installé aux Tuileries. Le Premier Consul décide qu’il fera carrière

dans la marine. En 1803 désirant visiter les Etats-Unis, il s’arrête à Baltimore ou il épouse

Elisabeh Patterson. Après la rupture de son mariage imposée par son frère, il prend le titre de

prince français avec une rente d’un million. Jérôme est promu contre-amiral et décoré du

Grand-Aigle de la Légion d’Honneur. Il commande un corps d’auxiliaires allemands

en Prusse et en Pologne (1806-1807). Le 7 juillet 1807 le royaume de

Westphalie lui est attribué par son frère en vertu du traité de Tilsitt, et Jérôme

épouse Catherine du Wurtenberg. Le roi va gouverner avec l’aide d’un secrétaire

d‘état et de quatre ministres sous la surveillance de Napoléon. A plusieurs

reprises, des scandales éclatent, Jérôme cachant mal ses multiples fredaines.

Pourtant Catherine qui l’adore, ferme les yeux et son plus grand chagrin est

de ne pas avoir d‘enfant. Il mécontente aussi l’Empereur avec les lenteurs de

ses préparatifs militaires. Le roi est à la tête d’un corps d’armée pour la campagne

de Russie en 1812. Après les revers de Napoléon, Jérôme perd son

royaume en 1813. Il participe à la bataille du Mont Saint-Jean en 1815 où à la

tête de la 6ème division d’infanterie sa mission est d’enlever le château de

Hougaumont et reçoit une blessure lors de cet assaut. Jérôme a la joie d’être

nommé par Napoléon III gouverneur des Invalides et peu après Maréchal de

France en 1850. Les armoiries de Jérôme Roi de Westphalie sont écartelées

de celles des états constituant son royaume et pour confirmer son allégeance

à l’Empereur brochant le tout : les quatre quartiers de l’Empire français.

Nicolas Noël Boutet (1761-1833). Le plus célèbre arquebusier français de la

Révolution et de l’Empire est le “Directeur Artiste” de la Manufacture de

Versailles. Nicolas est l’aîné d’une famille de six enfants et il épouse le 13 octobre

1788 Marie-Louise Emilie Desainte, fille de l’arquebusier du Roi Louis XVI.

Boutet sera directeur de la Manufacture de Versailles de 1793 à 1818. Il reprend

le titre d’arquebusier du Roi et des Princes la même année en gardant

son magasin rue de Richelieu à Paris. Fournisseur des gouvernements successifs

de la Révolution à la Restauration, ses armes de luxe ont été offertes

en récompense ou en présent à de nombreux dignitaires et souverains de

l’Europe et du proche orient.

Jean Leclerc est arquebusier et « canonnier » de l’Empereur à Paris de 1807

à 1810. Il exerce 35 (puis) 78 rue des gravilliers. Il est le principal fournisseur

des canons montés par Boutet.

Les carabines et la Manufacture de Versailles. La naissance en l’An III (1794)

de la République de la Manufacture de Carabines de Versailles est liée à la

nécessité de doter les troupes françaises de carabines de guerre pour faire

face à celles utilisées par les troupes autrichiennes. La Manufacture de

Versailles sous la direction de Nicolas Noël Boutet produira les prestigieuses

armes de la garde du Directoire, des Gardes Consulaires et Impériales et peu

avant sa fermeture, celles de la Maison du Roi Louis XVIII. A ces productions,

Boutet ajoutera celles des armes de luxe qui ont fait la réputation à travers le

monde de la Manufacture de Versailles et de l’arquebuserie française.

Sur les carabines de luxe, les canons à pans sont matés et bleuis, gravés et

dorés aux motifs de vases, palmes, carquois, rosaces, dessins géométriques.

Ils sont généralement l’œuvre de Nicolas Leclerc. Les canons sont intérieurement

rayés, « il fallait passer 2510 fois l’outil pour former chaque raye ; deux

hommes en rayaient trois par jour ».

Les sculptures de la monture sont réalisées en relief et non pas en creux ce

qui est une recherche de difficulté, mais qui rend l’arme plus belle. Les fûts restent

longs, et Boutet est le premier à prolonger la sous-garde par une pièce de

bois dur superbement sculptée.

Les garnitures sont en argent, en or ou en vermeil. Elles sont parfois en acier

ciselé en demi-ronde-bosse superbement exécutées avec une technique particulièrement

délicate.

Pour la réalisation de ces somptueuses armes, Boutet réuni à Versailles des

spécialistes de chaque corps de métier. Il sait marier harmonieusement tous

les matériaux nobles : argent, ébène, or, ivoire. Le Directeur Artiste s’inspire de

l’antiquité, il met en scène la mythologie, et dans la perfection associe à la

symétrie les lauriers de l’abondance et les fruits de la victoire promis par

Napoléon.


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166 PENDULE

en bronze ciselé et doré de chimères. Le cadran de

GENTILHOMME Palais Royal à Paris est cantonné de

tables de salon ornées d'un arc et carquois ou d'une

aiguière et d'une carafe. Il est surmonté d'une jeune

femme dans le goût de l'Antique et d'un enfant ailé

symbolisant l'Amour.

La base oblongue est ornée d'une frise d'amours dansants,

rosaces et palmettes. Elle repose sur des pieds

griffes tenant des boules.

Époque Empire.

(usures à la dorure et manque la lunette).

HAUT. : 48 - LARG. : 43 CM

5 000/6 000 €

167 ENCRIER DE BUREAU

en bronze ciselé, doré ou patiné en forme de navette,

le plateau présentant quatre compartiments ; bordures

godronnées, petits pieds griffes. Base de marbre

rouge griotte formant porte-plume.

Epoque Empire

HAUT. : 13 - LARG. : 28,5 - PROF. : 15 CM

3 500/4 000

168 DEUX STATUETTES

en bronze à patine brune représentant Molière et

Corneille. Elles reposent sur des bases en marbre noir

ornées d'une frise de feuilles d'acanthe.

XIX e siècle

HAUT. : 59,5 CM

4 500/5 000 €

169 PAIRE DE CANDÉLABRES

à cinq branches de lumière en bronze ciselé et doré en forme de vase, décorés de cygnes, têtes d'aigles, caryatides,

amours, guirlandes de laurier. Ils reposent sur des bases en marbre vert ornées de trophées et femmes à

l’antique.

Début XIX e siècle

(restaurations)

HAUT. : 69 - LARG. : 24,5 CM

30 000/40 000 €

Une paire de candélabres de modèle identique est conservée au château de Pavlosk dans le "cabinet des pilastres".cf : "Wiedererstanden

aus Ruinen Petrodworez Puschkin Pawlowsk" 1990 page 345.

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170 LIT

en acajou à ramages à chevets mouvementés ornés de

rosaces, azurés, palmettes. Les montants à colonnes détachées,

cannelées et bulbes sont surmontés de toupies à

côtes, pieds fuselés. Estampillé G. JACOB.

Epoque Directoire

(fentes, restaurations, renforts)

HAUT. : 129,5 - LARG. : 114 CM

3 500/5 000 €

Georges Jacob, menuisier, reçu maître en 1765.

Un lit de modèle similaire présentant également un chevet à volutes fut

vendu à l'hôtel Drouot le 29 mars 2000 n°170

171 PAIRE DE FAUTEUILS

à dossier légèrement renversé en acajou, placage d'acajou et bois patiné. Les accoudoirs supportés par des

sphinges. Ils sont ornés de pastilles et repose sur des pieds antérieurs en gaine terminés par des griffes de lions

et des pieds postérieurs arqués.

Epoque Directoire - Restauration

HAUT. : 91 -LARG. : 55,5 - PROF. : 41 CM

8 000/10 000 €

Ce modèle est inspiré de Percier, en particulier pour le mobilier de Madame Récamier conservé aujourd'hui au Musée du Louvre (1).

On retrouve ce même décor de sphinges sur un mobilier de jacob Frères réalisé pour le château de Fontainebleau (2). Ce modèle a été

largement diffusé sous le Consulat et l'Empire et reproduit par l'ébéniste Jean-baptiste Demay. Un fauteuil estampillé de celui-ci présentant

des accoudoirs similaires fut vendu à Versailles (3).

(1) - Vente Tajan à l'Hôtel George V le 15 décembre 1993 n°60

- "Un apogée du style consulaire, la décoration et l'ameublement de l'hôtel de madame de Récamier" par Denise Ledoux-Lebard,

"L'estampille l'objet d'art" n°278, mars 1994.

(2) Vente à l'hôtel Drouot le 15 juin 1982 n°64

(3) Vente à Versailles le 16 novembre 1980 n°162.

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172 PAIRE DE BERGÈRES

à dossier légèrement renversé en bois relaqué crème

orné de palmettes, les accoudoirs terminés par des

enroulements supportés par des colonnes cannelées.

Ceinture légèrement cintrée. Elles reposent sur des pieds

antérieurs en balustre et des pieds postérieurs arqués.

Epoque Empire

Elles portent la marque au fer SL surmontée d'une couronne

fermée pour le château de Saint Leu et les n°I - 8

et 2-8.

(renforts)

HAUT. : 95 - LARG. : 66 - PROF. : 51,5 CM

2 500/3 000 €

Déclarés biens nationaux à la Révolution, les deux châteaux de

Saint-Leu, propriété des Condé, sont achetés par Louis Napoléon

Bonaparte en 1804. Le frère de l'empereur s'installe avec son épouse

Hortense de Beauharnais dans le "château du bas" et fait détruire

le second, plus ancien. Sous la Restauration, Louis XVIII accorde

à Hortense le titre de :"duchesse de Saint-Leu" où elle continue d'y

faire de nombreux séjours tout en étant reçue à la cour.

173 GUÉRIDON

en bronze ciselé, doré et patiné orné de palmettes, rosaces,

fleurons. Il repose sur trois pieds gaines à têtes de

femmes réunis par une entretoise surmontée d'une flamme.

Epoque Empire-Restauration

Dessus de marbre portor

HAUT. : 79,5 - DIAM. : 55 CM

10 000/15 000 €

174 TAPIS D'AUBUSSON

époque Empire, fond quadrillé vert olive, décor d'une rosace jaune chargée d'une marguerite dans une couronne

de feuilles lilas, bordée de rinceaux et palmes, couronne de lauriers, bordure à fond brun, décor de rinceaux et

marguerites

(restaurations, parties retissées).

DIM. : 4,13 X 4,65 CM

40 000/50 000 €

155


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175 RARE SURTOUT DE TABLE

comprenant trois présentoirs dont un ovale et une paire de forme ronde ; ils sont en bronze finement ciselé et

doré à décor circulaire d'une frise de feuilles de vigne et de pampres ; les plateaux foncés de miroirs au mercure,

soulignés d'une frise de palmettes ; petits pieds en gaine.

Attribué à Pierre Philippe Thomire.

Epoque Empire.

HAUT. : 8,5

ROND DIAM. : 69 CM

OVALE LARG. : 96,5 - PROF. : 72 CM

45 000/50 000 €

L'attribution de nos centres de table à Thomire est basée sur des comparaisons avec des pièces signées du maître ou qui lui sont attribuées

et présentant un décor similaire. Notamment la frise à guirlande de feuilles de pampres très proche :

- Un surtout de table dont le plateau circulaire est décoré d'une guirlande de feuilles de pampres (vente Couturier Nicolay, 29

Novembre 1974, n°61).

- Un plateau rond à fond de glace et à décor d'entrelacs et de grappes de raisin (vente Christie's Monaco, 20 Juin 1994, n°61).

- Plusieurs pièces d'un ensemble de vingt six pièces formant un exceptionnel surtout et comportant une guirlande identique (vente

Tajan, hôtel George V, Collections du Baron et de la Baronne de Gourgaud, 5 Avril 2001, lot 93).

PIERRE-PHILIPPE THOMIRE (1751-1843)

Pierre-Philippe Thomire est issu d'une famille d'artistes : son oncle Nicolas Thomire était tourneur en cuivre et son père, Luc-

Philippe, ciseleur. Dès 14 ans, animé par un goût prononcé pour les arts, il suit les cours de l'Académie Saint Luc. Il a pour maîtres

Pajou, qui le remarque et le prend en affection, et Houdon, qui lui donne des conseils et reconnaîtra tout de suite son talent en lui

confiant très tôt d'importantes commandes. C'est sans doute à l'instigation de ses deux maîtres que l'Académie décerne en juillet

1772, la première médaille à Thomire sculpteur. Trop peu riche pour assumer les dépenses considérables de la statuaire, le jeune artiste

dût, bien à regret, renoncer aux ouvrages de la sculpture et se livrer presque exclusivement à la fabrication des bronzes. C'est ainsi

qu'il entre comme apprenti sculpteur dans l'atelier de Gouthière, le grand ciseleur de son temps. Dès 1775, il travaille pour Louis Prieur,

ciseleur-doreur du Roi, qui fut chargé de l'exécution des bronzes du carrosse du sacre de louis XVI et c'est Thomire qui va en partie

les exécuter pour lui.

C'est en 1776 qu'il fonde sa fabrique. En 1783, il va travailler avec Boizot au grand vase destiné au Museum Central des Arts, que

conserve le Musée du Louvre, dont la réussite va faire de lui le ciseleur le plus réputé du moment.

La collaboration Benneman-Thomire est aussi intéressante par la personnalité de cet ébéniste ordinaire de la Reine que par la personnalité

même de Thomire.

Sous la direction du sculpteur Jean Hauré, qui avait assumé une sorte d'entreprise générale du mobilier de la Couronne, les deux artistes

vont travailler à Versailles, Compiègne et Saint Cloud.

A partir du 1er nivose an XIII (12 novembre 1804), Thomire s'associe à Duterme pour douze années. La signature sera alors Thomire-

Duterme et Cie.

En 1823, il prend sa retraite, laissant la direction de la société à ses descendants.

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177 PAIRE DE CANDÉLABRES

à quatre branches de lumière en bronze patiné et

doré représentant des jeunes femmes ailées

tenant une corne d'abondance et reposent sur

des sphères. Ils sont ornés de rinceaux feuillagés,

palmettes, socle carré.

Epoque Restauration

(montés à l'électricité)

HAUT. : 62 CM

2 000/3 000 €

176 LUSTRE

en forme de coupe antique à neuf branches de lumière

en bronze ciselé, redoré et patiné. Il est orné de

feuilles d'acanthe, feuillages. La partie supérieure

décorée d'une pomme de pin. Il présente un fleuron à

l'amortissement.

Epoque Restauration

HAUT. : 60 - LARG. : 57 CM

10 000/12 000 €

178 GUÉRIDON

en placage de laiton et écaille marqueté de rinceaux feuillagés, volutes, palmettes. Il repose

sur un fût à pans coupés terminé par un piétement tripode. Il est orné d'une moulure

en bronze doré. Il porte au revers une inscription : "I. Mohan W Bond"

Angleterre - début du XIX e siècle

(restaurations)

HAUT. : 75 - DIAM. : 52,5 CM

12 000/15 000 €

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179 RARE GROUPE

formé d’un vase ovoïde en spath fluor mouluré de bagues, il présente à l’amortissement un vase à l’Antique ; base

de marbre blanc et bronze ciselé et doré à décor d’une Renommée et d’un Amour éploré, assis sur des marches

; à leurs pieds, des colombes et un carquois. Sur la gaine, un médaillon figurant un homme chargé par un sanglier

; et des draperies. La plinthe soulignée par une frise de palmettes.

Attribué à Matthew Boulton.

Angleterre, époque George III, vers 1770/1775.

HAUT. : 44 - LARG. : 17,5 - PROF. : 17,5 CM

30 000/40 000 €

Ce vase est directement inspiré par un dessin illustré par N. Goodison, Ormolu : The Work of Matthew Boulton, 1974, pl.161, n°d, il

dérive du modèle de Boulton dit « vase pendule à la Venus » dont un exemplaire est représenté dans Goodison, op.cit., pl.44. Ce type

de dessin était en fait une esquisse que Boulton envoyait aux clients pour promouvoir ses futurs modèles.

Dans les listes d’acheteurs de la manufacture de Boulton et Fonthergill, plusieurs vases à la Venus sont décrits, mais il est très difficile

de savoir si les vases possédaient un mouvement de pendule ou non. Lors de la vente Christie’s and Ansell’s de 1771, plusieurs

vases, probablement sans mouvement, sont vendus, notamment au Earl of Kerry et à Lord, ou Lady Melbourne. Quelques années plus

tard en 1778, 5 vases à la Venus apparaissent décrits de la façon suivante : « Venus et Cupidon en bronze doré, sur la tombe d’Adonis,

richement décorés et ornés », l’un d’entre eux est dit « percé pour les essences », un deuxième « monté avec des branches pour deux

bougies ».

Matthew Boulton (décédé en 1809) fonda avec son associé commercial, John Fonthergill, une fabrique d’objets en métal à Soho près

de Birmingham dans les années 1760. La maison se spécialisa dans la réalisation d’objets en métal argenté et produisit également des

objets de décoration en or moulu (bronze doré) dans le goût de l’antique alors très à la mode. Cette production en bronze doré cessa

en 1775 à cause du coût trop élevé de la fabrique de tels objets. La clientèle de la manufacture comprenait le Roi et d’autres membres

de la famille royale, ainsi que de nombreux membres de l’Aristocratie anglaise : Les Earls of Chesterfield, Coventry et Sefton, la

Comtesse de Derby, le Duc de Northumberland et Sir Lawrence Dundas.

180 BELLE SUITE DE QUATRE CANDÉLABRES

à cinq lumières, en bronze ciselé et doré à l'or mat et l'or brillant. Ils présentent des Renommées ailées supportant

les bras en forme de pot à feu d'où s'échappe une fumée stylisée, formant bobèche. Elles reposent sur des

sphères ornées de griffons ailés ; bases en bronze patiné à Renommées et aigles dans des réserves.

Epoque Empire

HAUT. : 75 - LARG. : 20 - PROF. : 20 CM

60 000/80 000 €

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181 PAIRE D'APPLIQUES

à trois bras de lumière en bronze ciselé et redoré de feuillages de chêne, rinceaux feuillagés, pommes de pin,

enroulements et palmettes. Les fûts en forme de cygnes tenant dans leurs becs des paniers fleuris d'où s'échappent

les bras de lumière.

Époque Restauration.

(manque une bobèche).

HAUT. : 33 - LARG. : 30 CM

5 500/6 000 €

182 PAIRE DE LAMPES

BOUILLOTTES

à trois bras de lumière en

bronze ciselé et doré de

têtes de béliers, feuilles

d'acanthe, pampres et

feuilles d'eau. Les fûts à

canaux sont surmontés

d'une frise de godrons.

Les bases ajourées à l'imitation

de la vannerie.

Les abats jour en tôle

peinte rouge sont surmontés

de panaches et

cols de cygnes.

Style Restauration.

HAUT. : 74 - LARG. : 42 CM

6 000/7 500 €

183 TABLE DE SALLE À MANGER

de forme ovale en acajou, placage d'acajou

flammé et incrustations de filets de cuivre. Elle

repose sur huit pieds gaines.

Fin du XIX e siècle.

(quelques restaurations).

Ornements de bronze ciselé et redoré à moulure

d'encadrement et sabots agrémentés de

roulettes.

HAUT. : 75 - LARG. : 145 - PROF. : 113 CM

Elle présente dix allonges en placage d'acajou.

LARG. D'UNE ALLONGE : 50 CM

15 000/20 000 €

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184 EXCEPTIONNEL ENSEMBLE

EN BRONZE ARGENTÉ

Cette garniture de table se compose

de neuf éléments : une pièce centrale

entourée de deux candélabres à

sept bras de lumière, de quatre éléments

de décoration et de deux

supports de coupe à l'identique de

la pièce centrale. Chaque pièce

repose sur trois pieds sabots surmontés

d'une tête animalière de

face. Chaque élément est constitué

d'une partie centrale représentant

un cèpe de vigne entouré par des

enfants joueurs. Ce modèle est

connu sous l'appellation "les vendangeurs",

travail de la maison

Christofle, les pièces sont numérotées.

Certaines bobèches manquent.

Des éléments décoratifs fixés

initialement à la base sont manquants.

Les trois pièces centrales

étaient surmontées d'une coupe en

cristal, aujourd'hui remplacées par

trois coupes en métal argenté d'une

exécution postérieure et différente

de l'ensemble.

HAUTEUR CANDÉLABRES : 64 CM - ÉLÉMENT

DE DÉCORATION : 35 CM

30 000/35 000 €

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185 RÉGULATEUR DE PARQUET

peint à l'imitation du bois de rose et de l'ébène et du marbre. La partie

supérieure décorée d'un vase fleuri. Le cadran à chiffres romains avec

indication des minutes est signé de: "ANDRE A BORDEAUX" avec indication

des quantièmes. La partie inférieure à fond noir est ornée de

deux cygnes stylisés et d'un vase doré.

Fin du XVIII e / Début du XIX e siècle

(restaurations)

HAUT. : 256,5 - LARG. : 56 - PROF. : 28 CM

3 500/4 500 €

186 GUÉRIDON

en acajou et placage d'acajou. Il repose sur des doubles colonnes à

bagues réunies par une entretoise triangulaire. Dessus de granit noir.

Début du XIX e siècle

Travail d'Europe du Nord.

HAUT. : 75,5 - DIAM. : 113,5 CM

10 000/15 000 €

187 PENDULE

en bois patiné et bronze redoré, la partie supérieure à

doucine surmontée de quatre pomme de pin ornée

d'un cartouche. Le cadran à chiffres romains avec

indication des minutes est signé de : "Johannes du

Chesne, Amsterdam", avec indication des jours et

des mois. La partie supérieure décorée de musiciens

formant automates.

XVIII e siècle

HAUT. : 48 - LARG. : 33 - PROF. : 22 CM

6 000/7 000 €

188 SUITE DE QUATRE CHAISES

en fer forgé et tôle peinte polychrome. Les assises

peintes à l'imitation du bois dans des encadrements

de filets simulant le bois noirci. Les dossiers à décor

en trompe l'œil d'enfants vendangeurs buvant ou

enfants musiciens se baignant dans des fûts. Pieds

cambrés réunis par des entretoises.

Signées MANIFATTURA SOAVE TORINO.

Travail italien de la seconde moitié du XIX e siècle.

(quelques accidents et restaurations).

HAUT. : 90 - LARG. : 42 - PROF. : 52 CM

12 000/15 000 €

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189 PAIRE DE LAMPES À PÉTROLE

de forme balustre en porcelaine à décor polychrome

de frises de grecques, fleurons, et frises de rinceaux

feuillagés stylisés sur fond brun, vieux rose

ou jaune.

Les montures en bronze ciselé et doré imitant le

bambou.

Attribuées à Alphonse GIROUX.

Seconde moitié du XIX e siècle.

HAUT. : 56 CM

1 500/2 000 €

François-Simon-Alphonse GIROUX créateur, vers 1799, du

magasin de la rue du Coq-Saint - Honoré. Il se spécialisa

dans la fabrication d'objets raffinés pour cadeaux exécutés

par ses ouvriers ou au-dehors d'après dessins. Il laissa sa

maison de commerce à ses deux fils en 1838.

190 PAIRE DE CONSOLES D'APPLIQUES

en bronze à patine médaille représentant des

masques de personnages de bacchanales, des

branchages de lierre dans les cheveux. Les plateaux

mouvementés en marbre jaune de Sienne

reposent sur des entablements en bronze doré.

Seconde moitié du XIX e siècle.

(quelques usures à la dorure).

HAUT. : 40 - LARG. : 37 - PROF. : 34 CM

2 500/3 000 €

191 SCULPTURE EN BRONZE

à patine brune représentant le Satyre à la cymbale.

XIX e siècle.

HAUT. : 32 CM

800/1 200 €

192 GUÉRIDON

en bronze doré, bois et porcelaine polychrome blanc et or à

décor de bouquets de fleurs, rinceaux, feuillages dans des

réserves. Il repose sur trois pieds en balustre réunis par un

piétement tripode.

Travail dans le goût Napoléon III.

HAUT. : 69 - DIAM. : 77 CM

30 000/40 000 €

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193 PAIRE DE CONSOLES

de forme rectangulaire en marbre vert de mer. Les montants en forme de cariatides dans le goût de Jacob

Desmalter en bronze patiné et bronze ciselé et odré. Bases rectangulaires évidées. Ornements de bronze ciselé

et doré à masques de faunes, cygnes s'abreuvant à une fontaine, rinceaux feuillagés, enroulements, chars dans

le goût de l'Antique tiré par des amours et frises d'oves.

Style Empire.

HAUT. : 89 - LARG. : 143 - PROF. : 48 CM

15 000/18 000 €

194 PAIRE DE JARDINIÈRES

de forme demi-lune à gradins en tôle peinte et métal laqué. Elles

sont ornées de treillages, arceaux.

HAUT. : 125 - LARG. : 140 - PROF. : 102 CM

10 000/15 000 €

Provenance:

ancienne collection du Château de Groussay, vente Montfort l'Amaury le 4-5-6

juin 1999 vol III n°2080

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195 PAIRE DE CHÈVRES

en bronze ciselé et patiné.

Style Louis XVI.

HAUT. : 110 - LONG. 72 CM

HAUT. : 105 - LONG. 72 CM

L’état de marche des pendules et l’état des mécanismes ne sont pas garantis.

20 000/30 000 €

M. M. Le Fuel et de l'Espée ont décris les lots : 3 à 6, 9 à 13, 15,16,18, 22, 26, 27, 29, 30, 35, 37, 41 à 44, 46, 51 à 55, 59, 61 à 65, 69,

72, 75 à 88, 90 à 94, 96, 98, 99, 101, 102, 104, 106 à 108, 111, 113, 116, 118,119 (en collaboration avec messieurs de Charrette et Saint),

120, 121, 123, 127, 128, 130, 131à 135, 137, 139, 142 à 146, 148, 149, 152, 156, 157, 160, 162, 168 à 173, 176, 177, 178, 185, 186,

187, 192, 194, 195.

M. Saint Bris a décrit les lots : 1, 7, 8, 17, 23, 34, 36, 39, 45, 47, 49, 56, 57, 60, 71, 73, 97, 103, 109, 110, 115, 117, 125, 129, 136, 141,

150, 151, 153, 154,155,161,166, 181, 182, 183, 188 à 191, 193.

Le Cabinet Dillée à décrit les lots : 2, 19, 20, 24, 28, 31, 32, 33 , 38, 48, 50, 58, 70, 89, 95, 100, 105, 112, 122, 124, 126, 138, 140, 147,

158, 159, 163, 164, 167, 175, 179, 180.

M. Saint a décrit les lots : 114 et 119 (en collaboration avec Messieurs Le Fuel, de l'Espée et de Charrette)

M. Villelume a décrit les lots : 14, 21, 25, 40, 174.

M. Bruel a décrit le lot : 165

M. Portier a décrit les lots : 66 à 68.

M. De Charrette a décrit les lots : 119 (en collaboration avec messieurs Le Fuel, de l'Espée et Saint), 184.

TABLEAUX ET SCULPTURES

IMPRESSIONNISTES ET MODERNES

JEUDI 12 JUIN 2003 - 20H - FOUR SEASONS HOTEL, GEORGE V

PIERRE-AUGUSTE RENOIR (1841-1919)

« PARIS L’INSTITUT AU QUAI MALAQUAIS », VERS 1875

HUILE SUR TOILE SIGNÉE EN BAS DROITE ANNOTÉE : INSTITUT ET NUMÉROTÉE 37 AU DOS SUR LE CHÂSSIS. (46 X 56 CM)

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TABLEAUX ANCIENS

MERCREDI 25 JUIN 2003 - ESPACE TAJAN

JEAN-AUGUSTE DOMINIQUE INGRES (1780-1867)

« TÊTE DE JEANNE D’ARC EN EXTASE, VERS 1862-1866 »

HUILE SUR TOILE ET PAPIER (36 X 28 CM)

140 000/160 000 €

EXPERTS : CABINET ERIC TURQUIN, CHANTAL MAUDUIT, PIERRE ETIENNE

RENSEIGNEMENTS - CATALOGUES + 33 1 53 30 30 47/48

BIJOUX - MONTRES

MERCREDI 6 ET JEUDI 7 AOÛT 2003 - MONTE CARLO

ELÉGANT DIADÈME TRANSFORMABLE EN COLLIER,

EXÉCUTÉ À LA FIN DU XIX E SIÈCLE PAR LA MAISON GARRARD

22 000/25 000 €

EXPERT : CHANTAL BEAUVOIS

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ORFÈVRERIE - MINIATURES

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LUNDI 23 JUIN 2003 - HÔTEL DROUOT

CHOCOLATIÈRE EN ARGENT, LILLE 1768 M.O. HONOREZ

COUPE DE MARIAGE EN VERMEIL, STRASBOURG, 1692-1725 M.O. ALTENBURGER

ECUELLE EN VERMEIL DANS SON ÉCRIN, STRASBOURG, 1750-1789 M.O. IMLIN

PAIRE DE BOUGEOIRS DE TOILETTE DE VERMEIL, AUGSBOURG, VERS 1720-1730 M.O. HEUGLIN

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CORRESPONDANTS EN FRANCE ET À L’ÉTRANGER

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1000 BRUXELLES

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ART MONACO S.A.

« LE VALLESPIR » 25 BOULEVARD DU LARVOTTO

98000 MONACO

CATHERINE NIEDERHAUSER

8 RUE DU GRAND CHÊNE

1002 LAUSANNE

+41 21 312 98 18

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CONDITIONS DE VENTE ET ENCHÈRES

La vente sera faite au comptant et conduite en Euros (e).

Les acquéreurs paieront en sus des enchères, les frais suivants,

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la responsabilité de tajan, sous réserve des rectifications

éventuelles annoncées au moment de la présentation de l’objet et

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permettant aux acquéreurs de se rendre compte de l’état des

biens mis en vente, il ne sera admis aucune réclamation une fois

l’adjudication prononcée. Les restaurations et les retouches des

œuvres ne sont pas signalées.

Les objets d’une valeur supérieure à 15 245 € figurant dans nos

catalogues sont vérifiés par l’association internationale « The Art

Loss Register » chargée de rechercher les œuvres d’art volées ou

dont les propriétaires auraient été spoliés.

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tajan est libre de fixer l’ordre de progression des enchères et les

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En cas de double enchère reconnue effective par tajan, l’objet sera

remis en vente, tous les amateurs présents pouvant concourir à

cette deuxième mise en adjudication.

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Pour toute information concernant le lieu de retrait de leurs objets,

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BIDS

Biddings will be in accordance with the lot numbers listed in the

catalogue or as announced by the auctioneer, and will be in increments

determined by the auctioneer.

The highest and last bidder will be the purchaser.

Should the auctioneer recognise two simultaneous bids on an

object, the lot will be put up for sale again and all those present in

the saleroom may participate in this second opportunity to bid.

ABSENTEE BIDS AND TELEPHONE BIDS

If you wish to make a bid in writing or a telephone bid, you should

use the form included at the end of this catalogue. This should be

received by us no later than two days before the sale accompanied

by your bank references.

In the event of identical bids, the earliest will take precedence.

Telephone bids are a free service designed for clients who are unable

to be present at an auction. Tajan cannot be held responsible

for any problems due to technical difficulties.

PAYMENT

The full amount (hammer price, buyer’s premium and any applicable

value added tax) is due immediately after the sale.

Purchased lots cannot be withdrawn. before this amount is paid.

If payment is made by cheque or by wire transfer, lots may not be

withdrawn until the payment has been cleared.

From the moment the hammer falls, sold items will become the

exclusive responsibility of the buyer. The buyer will be solely

responsible for the insurance. tajan assumes no liability for any

damage to items which may occur after the hammer falls.

COLLECTION OF PURCHASES

In case of an auction in Drouot’s salesroom, small items have to be

withdrawn at Hotel Drouot’s storage, where buyers will be invoiced

for handling and storage charges.

For all the sales, items requiring a vehicle to be carried away, are

stored at transports monin’s warehouse 3, boulevard Ney 75018

Paris, +33 1 44 65 86 00 - Fax +33 1 44 65 86 01.

transports monin’s can also ensure handling and shipping, upon

valuation. After the eight first days following the sale, buyers have

to pay storage charges.

Buyers are therefore invited to collect the lots as soon as possible

in order to avoid paying handling and storage charges.

Fragile lots and articles of value only will be stored in tajan’s warehouses.

Buyers at tajan are requested to confirm with tajan +33 1 53 30 30

04 before withdrawing their purchases. tajan has several storage

warehouses depending upon the type of goods sold at the auctions.

An export license can take five to six weeks to process, although

this time may be significantly reduced depending upon how

promptly the buyer supplies the necessary information to Tajan.


ORDRE D’ACHAT / ABSENTEE BID FORM

ENCHÈRES PAR TÉLÉPHONE / TELEPHONE BID FORM

MOBILIER ET OBJETS D’ART DES XVIIE , XVIIIE ET XIXE SIÈCLES

JEUDI 12 JUIN 2003 - FOUR SEASONS HOTEL, GEORGE V - 15 HEURES

NOM ET PRÉNOM / NAME AND FIRST NAME

ADRESSE / ADDRESS

TÉL / PHONE PORTABLE / MOBILE

RÉFÉRENCES BANCAIRES / BANK REFERENCES NOM DE LA BANQUE / NAME OF BANK N° DE COMPTE / ACCOUNT N°

ADRESSE DE LA BANQUE / BANK ADDRESS N° DE TÉLÉPHONE DE LA BANQUE / BANK TEL N°

TÉLÉPHONE PENDANT LA VENTE / TELEPHONE DURING THE AUCTION

DATE

LOT N O

DESCRIPTION DU LOT / LOT DESCRIPTION

* LES LIMITES NE COMPRENANT PAS LES FRAIS LÉGAUX / THESE LIMITS DO NOT INCLUDE FEES AND TAXES

SIGNATURE OBLIGATOIRE / REQUIRED SIGNATURE

FAX

* LIMITE EN € / TOP LIMIT OF BID IN €

APRÈS AVOIR PRIS CONNAISSANCE DES CONDITIONS DE VENTE, JE DÉCLARE LES ACCEPTER ET VOUS PRIE D'ACQUÉRIR

POUR MON COMPTE PERSONNEL AUX LIMITES INDIQUÉES EN €, LES LOTS QUE J'AI DÉSIGNÉS.

I HAVE READ THE TERMS OF SALE, I GRANT YOU PERMISSION TO PURCHASE ON MY BEHALF THE FOLLOWING ITEMS WITHIN THE LIMITS INDICATED IN €.

FAXER À / PLEASE FAX TO +33 1 53 30 30 31

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