2008 - Education à l'environnement en Suisse

educ.envir.ch

2008 - Education à l'environnement en Suisse

Rapport annuel 08Fondation Suissed’Educationpour l’Environnement


Le mot du président4Contribution au système éducatif en SuisseL’EDD fait partie intégrante du mandat public de formationL’Education en vue du Développement Durable, un défi810Mise en réseau de l’EE au niveau nationalCollaboration CIIP–FEEL’accès aux contenus grâce à l’orientation des compétencesL’EE/EDD dans la formation des enseignant-e-sFonds pour projets scolaires en EE13151720Plate-forme d’information en EEL’accés à des informations significativesLa plate-forme d’information en EE : divers projetsRenforcement du partenariat avec les cantons222425Activtés internationalesDans quelle direction évolue l’EDD?2008, une année très intense pur ENSIElargissement du programme GLOBE272931Développement de la FondationMandat de prestations 2009–2011: perspectives et attentesDépart vers de nouveaux horizons3335FinancesLa difficulté à financer des objectifs éducatifs importantsComptes 2008Bilan 2008373940FonctionnementConseil de FondationCollaboratrices et collaborateursPartenairesBon vent et remerciements à Alain Schwab41424346Sommaire


Le mot du président4L’exercice sous revue a été ponctué par deux étapes marquantes, àsavoir la formation d’une nouvelle direction et le déménagement àBerne. Un travail préparatoire de qualité a permis non seulementd’améliorer sensiblement les relations avec d’importants partenairesmais également de générer une phase de stabilité.Au début de l’année, la Fondation a eu l’opportunité de regrouperles deux centres de Neuchâtel et de Zofingue au sein d’un siègecommun à Berne. Des locaux, situés idéalement à proximité de lagare centrale, se sont libérés de façon inattendue. Le Conseil deFondation a dû rapidement se prononcer sur l’offre du bailleur.Compte tenu des réactions globalement positives, tant à l’internequ’à l’externe, il a été décidé déjà au mois de mars, et sans opposition,de centraliser l’infrastructure à Berne. Cette question desiège unique dans une région proche de la frontière linguistiqueétait depuis longtemps à l’ordre du jour. En 2007, elle était déjàprioritaire, sans qu’aucune solution concrète ne se soit encoreprésentée. Il était clair qu’un tel transfert n’est judicieux que s’ilprésente des avantages prédominants sur les plans géographiqueet organisationnel. L’examen comparatif détaillé a révélé que tel


était le cas. Pour les collaborateurs, les charges liées à ce déménagementont été minutieusement discutées lors d’entretiens internes,de sorte qu’un consensus réjouissant a pu être trouvé. Ledéménagement des bureaux a été effectué au milieu de l’annéesans problème particulier. Très satisfait du résultat, le Conseil deFondation remercie tout particulièrement la direction intérimaire– composée de Pierre Gigon et de Rolf Jucker – pour leur engagementexceptionnel.Dr. Hans Peter Pfister,présidentParallèlement à ce changement de lieu, il a fallu mettreen place une nouvelle direction. Compte tenu des expériencesvécues, il a été décidé de modifier les fonctions deses membres. La direction se composera désormais d’undirecteur assumant la direction générale au niveau nationalet d’un vice-directeur assumant, quant à lui, la responsabilitérégionale, en l’occurrence la Suisse romande. Rolf Juckera été désigné directeur, puisqu’il s’occupe de façon compétente,depuis un certain temps déjà, des questions stratégiques et qu’ilest apprécié aussi bien des membres de l’équipe que des partenairesexternes. C’est d’ailleurs pour cette raison que ce poste n’apas été mis au concours. Celui de vice-directeur a, par contre, faitl’objet d’un appel à candidatures, tout en permettant égalementaux collaborateurs à l’interne de postuler. Après un examen approfondides candidatures, le choix du Conseil de Fondation s’estporté de façon unanime sur Ramon Martos, candidat interne quibénéficiait par rapport aux autres de la meilleure qualificationet de l’expérience requise pour cette fonction. Nous félicitons lesdeux collègues qui forment la nouvelle équipe dirigeante et leursouhaitons plein succès dans leur tâche exigeante.5Des changements sont intervenus au sein du Conseil de Fondation.Le mot du président


6„Une grande majoritéde cantons„soutiennent laFondation.Suite au départ de deux membres de la Suisse romande, FrédéricWittwer, secrétaire général du DIP du canton de Genève, a éténommé pour les remplacer. Quant à Anton Strittmatter, représentantde la LCH (Association faîtière suisse des enseignantes et enseignants),il y fait également son entrée. Le Conseil de Fondationa souhaité une chaleureuse bienvenue à ces deux personnalitésconfirmées. A notre grand regret, Walter Weibel, représentant ducanton d’Argovie et secrétaire de la Conférence régionale nordouestde l’instruction publique (NW-EDK), a quitté le Conseil deFondation à l’expiration de son mandat. Nous lui adressons un vifremerciement pour la qualité de son travail de médiation et pourl’aide active qu’il a su apporter. Un changement est également intervenuau niveau de la représentation de l’OFEV, fonction assuméeavec un grand engagement par Thomas Bucher dès la créationde la Fondation. Son départ a été fêté dignement et Beat Bringold,ancien collaborateur de la FEE/SUB/FEA, qui connaît donc parfaitementl’institution de l’intérieur, lui succède.Au niveau des cantons, la situation a bien évolué. Il a été très réjouissantd’observer que, suite à l’initiative argovienne et sous


l’impulsion de Rolf Jucker, la Fondation a reçu de nouveaux soutiens.Aujourd’hui, une grande majorité de cantons la soutiennentactivement. Dans le cadre de la CDIP, la Fondation a été fortementimpliquée dans l’évaluation d’une éventuelle future agencespécialisée «Education au Développement Durable». Dans l’ensemble,le Conseil de Fondation constate avec satisfaction que laFEE/SUB/FEA s’est solidement positionnée dans un environnementen constante mutation, en s’appuyant sur des concepts clairs et enentretenant de bonnes relations avec ses partenaires.7Le Conseil de Fondation remercie l’ensemble des collaborateurset collaboratrices pour les prestations exceptionnelles fournies en2008, ainsi que les différents partenaires, en particulier l’OFEV,pour leur important soutien. Dans un proche avenir, il s’agirad’obtenir des ressources suffisantes pour accomplir avec satisfactionles mandats de prestations et assurer un financement à longterme. Un effort permanent est donc nécessaire pour garantirl’autonomie de la Fondation.Dr. Hans Peter Pfister, présidentLe mot du président


Contribution au systèmeéducatif en Suisse8L’EDD fait partie intégrante du mandat public de formation„L’EDD fait partiedu mandat public„de formation.Pour les directeurs et directrices de l’instruction publique, ledéveloppement durable, et plus particulièrement l’Education auDéveloppement Durable (EDD), au travers des quatre domainesque sont l’éducation à l’environnement, la promotion de la santé,l’éducation dans une perspective globale et l’éducation politique(droits de l’homme), est une préoccupation importante: l’EDD faitpartie intégrante du mandat public de formation. Par conséquent,l’EDD est intégrée comme un point prioritaire dans le programmede travail de la Conférence suisse des directeurs cantonaux del’instruction publique (CDIP). Les 26 directeurs et directrices del’instruction publique ont adopté à l’unanimité ce programmede travail mis à jour annuellement, exprimant ainsi leur volontépolitique de coordonner à l’échelle nationale les travaux relatifs àl’EDD.En mai 2008, afin d’intégrer l’EDD dans le système éducatif,la CDIP a créé la Conférence de coordination EDD (CC EDD)


conjointement avec six offices fédéraux (Office fédéral de l’environnement,Office fédéral du développement territorial, Directiondu développement et de la coopération, Office fédéral de la formationprofessionnelle et de la technologie, Office fédéral de lasanté publique, Secrétariat d’Etat à l’éducation et à la recherche)ainsi que le Secrétariat général du Département fédéral de l’intérieur.Dans le cadre des travaux du «Plan de mesures 2007–2014Education au Développement Durable», il a été possible d’obtenirde la part de la Confédération des moyens financiers en faveurde l’intégration de l’EDD dans les plans d’études régionaux.Outre les travaux liés à ce plan de mesures, des démarches sontégalement en cours en relation avec la création d’une agencespécialisée EDD. Il est prévu que cette dernière assume à l’avenirune fonction de coordination entre tous les acteurs du domainede l’EDD et contribue à l’intégration des thèmes et méthodes enmatière de développement durable au niveau de la scolarité obligatoireet du degré secondaire II. Dans les travaux en cours, lacollaboration avec les deux fondations «Education et Développement»(FED) et «Education à l’Environnement » (FEE) fonctionnedéjà bien. A l’avenir, il importe de soigner également ce travail,afin de pouvoir mettre en oeuvre l’objectif d’«intégration de l’EDDdans le système éducatif suisse ».9Hans Ambühl, secrétaire général de la CDIPContribution au système éducatif en Suisse


10L’Education en vue du Développement Durable, un défiPour les spécialistes et dans les discussions au niveau international,il n’y a pas de doute: l’organisation de notre société actuelle,nos structures de production et de consommation et nos styles devie ne sont pas durables, et par conséquent pas viables à terme.L’éducation, telle que nous la connaissons, contribue principalementà proroger cette absence de souci de durabilité. C’estpourquoi l’ONU a lancé la « Décennie pour l’éducation en vue dudéveloppement durable 2005-2014», afin d’encourager les étatsmembres à initier le changement de paradigme requis au niveaude leurs systèmes éducatifs respectifs qui permette un développementdurable et ainsi une qualité de vie et une équité durablespour tous les habitants de ce cette planète (car cela n’est pasuniquement une question d’éducation).Cette tension entre d’une part, la nécessité objective et techniquedonnée d’un changement au niveau du système éducatif et,d’autre part, la réalité du paysage scolaire suisse, qui appréhendeles changements avec scepticisme et qui est mis de surcroît sous


pression de toutes parts pour évoluer (PISA, HarmoS, Bologne,TIC, etc.), reflète de manière très précise le champ d’action de laFondation. D’un côté, se profile l’exigence d’une réorientation del’éducation dans la perspective de l’EDD, de l’autre, se manifestela conscience politique pragmatique que même des efforts deréforme relativement modérés, tels que le concordat HarmoS, nesont pas susceptibles de trouver un consensus politique.„La Fondation estengagée danstous les groupes„d’expertsimportants.Il est évident pour la Fondation que des initiatives dans la bonnedirection ne peuvent être prises que dans le cadre de processusauxquels tous les acteurs importants participent de manièreconstructive. L’EDD aura du succès dans les écoles suisses dès lemoment où les directeurs et directrices de l’instruction publiqueet des Hautes écoles pédagogiques, les formateurs et formatricesd’enseignants, le corps enseignant, les élèves et les parentsy verront un sens et où ils appuieront cette idée. C’est pourquoila Fondation s’engage, en étroite collaboration avec la «sœur»Fondation Education et Développement (FED), en faveur de lamise en œuvre du plan de mesures EDD qui a été adopté en2007 par la CDIP et par six offices fédéraux. Il s’agit là de l’intégrationjudicieuse, systématique et réalisable de l’EDD dans lesfilières d’étude, dans la formation des enseignants ainsi que dansle développement de l’école et de l’enseignement. La Fondation,représentée dans tous les groupes de pilotage et d’experts importants,a contribué de manière déterminante à la mise au point desprojets liés aux mesures 2 et 3. La Fondation a également dirigéconjointement avec la FED le développement d’un projet visant àétablir le concept d’une agence spécialisée EDD, telle qu’elle estsouhaitée par la CDIP. Ce projet avait lui aussi pour but de promouvoirà longue échéance et de manière optimale l’intégration11Contribution au système éducatif en Suisse


de l’EDD, et d’assurer en même temps la participation des acteurscompétents.12Dans ces travaux et processus, il est essentiel pour la Fondationqu’une définition pertinente de la notion d’éducation au développementdurable soit adoptée. Si l’éducation à l’environnementn’en est pas un élément constitutif fondamental, cela n’est pasacceptable. Une crainte justifiée se fait sentir au sein de la Fondation,non seulement en ce qui concerne la défense appropriéedes intérêts de l’éducation à l’environnement au niveau de l’EDD,mais très concrètement par rapport à ses perspectives d’avenir età ses postes de travail.Il importera donc que, dans le cadre des processus de négociationà venir concernant par exemple la mise en place d’une agencespécialisée, la FEE/SUB/FEA insiste sur le fait que des structuresutiles soient créées pour l’école et que des solutions pertinentessoient trouvées au niveau du contenu. La Fondation est tout àfait prête, en qualité de partenaire, à participer activement à laconception de ces processus d’apprentissage, avec comme butprincipal de promouvoir le développement durable et le respectde la capacité de charge écologique de notre planète par le biaisd’une éducation de qualité.Rolf Jucker


Mise en réseau de l’EEau niveau national13Collaboration CIIP–FEEEn prolongement au programme d‘activité quadriennal de laConférence suisse des directeurs cantonaux de l‘instructionpublique (CDIP) (ch. 9), celui de la Conférence intercantonalede l’instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP)(2005–2008 puis 2009–2012) contient un chapitre intitulé «Développementdurable» (ch. 15.4 puis 15). Depuis plusieurs années,pour répondre aux questions soulevées par cette problématique,le Secrétariat général de la CIIP (SG CIIP) a fait appel à la Fondationsuisse pour l‘Education à l‘Environnement (FEE) tout commeà la Fondation Education et Développement (FED) qui sont activesdans ce domaine selon leurs spécificités. Un contrat commun lie leSG CIIP à la FEE et à la FED proposant un catalogue d‘actions autravers d‘un mandat personnalisé.En 2008, la collaboration SG CIIP – FEE a été particulièrementintense dans les domaines suivants : travaux sur le domaine Formation générale du Plan d‘étudesMise en réseau de l’EE au niveau national


14„Un contrat lie leSG CIIP à la Fondationau travers„d’un mandatpersonnalisé.romand PER (intégration de l‘enseignement au développementdurable, y compris l‘éducation à l‘environnement, dans le PER), mise sur pied d‘une journée pratique annuelle, mise sur pied d‘un colloque annuel, représentation de la CIIP dans plusieurs manifestations nationaleset internationales, mise à disposition des enseignants de ressources pédagogiquesde bonne qualité (recherche et documentation), lien avec des ONG et développement d‘un processus qualitéconcernant les ressources pédagogiques.La journée pratique (HEP Fribourg) a permis à des enseignants demontrer à leurs collègues les activités qu‘ils ont organisées dansleurs classes en lien avec le développement durable et avec unaccent particulier sur les aspects économiques souvent délaisséslorsqu‘on aborde celui-là.Le colloque (HEP-BEJUNE, site de Bienne) a réuni enseignants etformateurs de formateurs pour une réflexion sur le même sujet,réflexion ponctuée par des présentations de spécialistes et des avisde personnalités politiques.Depuis deux ans maintenant, la subvention versée à la FEE par laCIIP a été remplacée par la facturation des prestations fourniesau cours de l‘année. En 2008, celles-ci se sont élevées à CHF40000.—.Yves Delamadeleine, collaborateur scientifique de la CIIP et responsabledu PER


L’accès aux contenus grâce à l’orientation des compétencesUne chance, qui ne se présente qu’une seule fois par génération,s’ouvre à l’éducation à l’environnement (EE) et à l’éducationau développement durable (EDD) avec le concordat HarmoS etl’élaboration de plans d’études régionaux. Aussi bien au traversdes efforts consentis dans le cadre d’HarmoS pour élaborer desstandards de formation pour les sciences naturelles qu’au niveaudes travaux fondamentaux menés dans le cadre du plan d’étudesalémanique, il s’avère que le nouveau regard posé sur lesconnaissances, compétences et valeurs acquises par les élèves(plutôt que sur la matière enseignée) focalise l’attention sur desapproches didactiques et des formes d’enseignement ou d’apprentissageque l’éducation à l’environnement réclame depuislongtemps. L’apprentissage est défini plutôt comme un processusactif, autodirigé, constructif, fondé sur la réflexion et centré sur dessituations concrètes. Même sur le plan du contenu, HarmoS sciencesnaturelles + (domaine élargi) permet d’aborder des aspectsimportants de l’EE et de l’EDD. Voilà pour les bonnes nouvelles.15Aussi bien la consultation relative au plan d‘études romand (PER)que les travaux préliminaires d’ordre conceptuel en relation avecle plan d’études Lehrplan 21 des 21 cantons alémaniques onttoutefois montré que la nécessité, admise sur le plan international,de mettre en oeuvre de manière systématique, interdisciplinaireet intégrative l’EDD en Suisse n’a eu jusqu’ici qu’un effet restreint.Or,ilyaunrisque que l’approche disciplinaire soit renforcée,bien qu’elle soit l’une des causes qui empêchent la reconnaissancesystémique de la non-durabilité, respectivement de l’exigencede durabilité.Mise en réseau de l’EE au niveau national


16„Dans les plansd’études, l’EDDdevrait se voir„attribuer la valeurqui lui revient.Ainsi le PER se bat contre le fait que l’EDD n’est pas conçue commeun thème transversal et qu’en plus elle ne fait l’objet d’aucuneévaluation, ce qui scelle la valeur de cette approche au yeux ducorps enseignant et des élèves. Le plan d’études Lehrplan 21 présenteun problème semblable: l’intégration de l’EDD dans tous lesdomaines d’études, visée par le projet d’EDD+, ne doit pas avoirpour conséquence que les aspects interdisciplinaires de l’EDD,qui sont plus que la simple somme de leurs constituants, tombentdans l’oubli. Pour y remédier, l’EDD devrait non seulement se voirattribuer la valeur qui lui revient par une dotation horaire adaptéemais également en apparaissant dans les portfolios des élèves.L’objectif doit consister à ce que les contenus fondamentaux del’éducation à l’environnement – efficacité (dématerialisation), suffisance(autolimitation) et consistance (compatibilité avec la nature)– soient thématisés d’une façon plus que marginale.Rolf Jucker


17L’EE/EDD dans la formation des enseignant-e-sEn Suisse alémanique, comme en Suisse romande, différentesétudes montrent que les Hautes écoles pédagogiques (HEP) sonttoutes actives dans le domaine de l’éducation à l’environnement(EE) et de l’éducation au développement durable (EDD), mais àdes degrés d’engagement très variés. Leurs objectifs, le tempsaccordé à ces domaines, la structure et les contenus des cours,les pratiques pédagogiques ainsi que le soutien aux formateurs etformatrices diffèrent grandement d’une institution à l’autre. Faceà ce constat, le travail de coordination et de mise en réseau quefait la FEE/SUB/FEA s’avère important. Il permet de garantir unéchange continu entre les HEP sur les expériences et les nouveauxdéveloppements dans le domaine de l’EE et de l’EDD et favorisel’apport d’idées nouvelles, la naissance d’initiatives et de collaborations.Du côté alémanique, le réseau des formateurs en EE (UB-LLB),dont la coordination a été reprise depuis le 1 er mars 2008 parBarbara Schäfli, s’est réuni en juin pour débattre et échanger surMise en réseau de l’EE au niveau national


le thème de la Décennie EDD des Nations Unies 2005–2014 etles différents projets en cours.Quant au réseau des responsables de la formation continue enEE/EDD (LLWB), il a organisé une rencontre en octobre 2008 surle thème d’HarmoS et ses implications pour la formation continueen EE.18En Suisse romande, le réseau des formateurs et formatrices enEE dans les HEP (FREE-HEP) s’est réuni à trois reprises. Il a notammentmis l’accent sur l’actualité et les développements en EEdans les HEP romandes, a décidé d’articuler ses rencontres autourd’une approche thématique approfondie et d’y intégrer les formateursde la Connaissance de l‘Environnement (CE) de la formationpréscolaire et primaire.„Le travail decoordination et„demise en réseaus’avère important.Par ailleurs, la FEE/SUB/FEA a présenà la Conférence des directeursdes Hautes écoles pédagogiques (CDHEP) son rapportsur la situation de la CE dans les HEP «Vue d’ensemble de l’enseignementde la Connaissance de l’Environnement dans les institutionsromandes de formation des enseignants». Ce document,soutenu par la Conférence intercantonale de l’instruction publiquede la Suisse romande et du Tessin (CIIP), a reçu un accueil très favorablede la CDHEP qui prépare l’attribution d’un mandat pourl’approfondir au sein d’un groupe de travail CE inter-HEP dont laFondation ferait partie.Dans le cadre du Plan de mesures EDD de la Conférence suissede coordination pour l’éducation au développement durable (CCEDD), la FEE/SUB/FEA est intégrée au groupe de travail chargéd’élaborer un projet pour la mesure 2, qui concerne l’intégration


de l’EDD dans la formation des enseignants. La proposition deprojet a été acceptée par la Conférence des rectrices et recteursdes hautes écoles pédagogiques (COHEP), qui s’est engagée à enassumer sa mise en œuvre, mais attend encore l’aval définitif dela CC EDD.Au cous de l’année 2008, nous avons mené une enquête auprèsde tous les formateurs et formatrices EE/EDD des HEP suisses.Elle avait pour but d’identifier leurs besoins au sujet de la nouvelleplate-forme internet en EE/EDD dans la formation des enseignants.Les résultats ont révélé le besoin d’un seul site nationalqui présente les profils et les activités des HEP, l’information sur lesréseaux, les ressources de qualité disponibles et l’actualité dansces domaines. La disponibilité du nouveau site est prévue pour fin2009.19D’autre part, en collaboration avec un groupe de travail constituéde représentants des HEP de Suisse alémanique, la FEE/SUB/FEAa finalisé début 2008 une liste bibliographique de références enEE/EDD. Les ouvrages retenus sont disponibles gratuitement dansles différents centres de documentation pédagogique via la mallette«Basisliteratur BNE mit Schwerpunkt UB » conçue à cet effet.Sabine BrüschweilerMise en réseau de l’EE au niveau national


20Fonds pour projets scolaires en EEEn 2008, le Fonds pour projets scolaires en éducation à l‘environnement(EE) de la FEE/SUB/FEA a permis de soutenir financièrement59 projets sur l’ensemble de la Suisse pour un montant totalde CHF 106480. —. La répartition par région linguistique desprojets était deSuisse romande et italienne 14 projets, CHF 49814.—Suisse alémanique 45 projets, CHF 56725.—La plupart des demandes de la Suisse romande se situe autourde CHF 2000.— et plus, avec notamment un soutien à hauteurde 10000.— accordé à un projet d’établissement impliquant 50classes sur le tri des déchets et le développement durable, ainsiqu’un projet tessinois pour trois établissements d’école enfantinessur des animations autour de la forêt avec formation du corpsenseignant à hauteur de CHF 6000.—.En Suisse alémanique, les projets sont plus nombreux, mais plusde la moitié d’entre eux (23) se situent en-dessous de 1000.—,


avec notamment une forte demande de soutien pour l’animationVivaRiva (20 projets) où le soutien du Fonds varie entre 250.— et400.— par projet.Développements futursD’ici à fin 2010, il est prévu de développer une plate-formeinternet de «best practices» où les projets soutenus par le Fondspourront être consultés, afin d’inspirer d’autres enseignants. L’idéede cette plate-forme est également de construire et de motiver unéchange entre les porteuses et porteurs de projets dans le sensd’une «community of best practice ». Des ressources financières21„Il est prévu dedévelopper uneplate-formeinternet de bestpractice.„sont recherchées afin de pouvoir continuer à assurer un soutienau nombre grandissant de soumissions.Evolution du Fonds 2005–20081250006510000052750003950000262500013020052006200720080Somme octroyéeProjetsRépartition par degré scolaire 20083024181260PréscolairePrimaireSecondaire ISabine BrüschweilerMise en réseau de l’EE au niveau national


Plate-formed’information en EE22L’accès à des informations significativesNombre d’enseignants et de responsables de la formation établissentdes liens entre l’éducation à l’environnement (EE) et desimages et informations concrètes. Compte tenu des nombreuxchangements existant dans ce domaine et des développementsqui en résultent, il est pour nous essentiel de pouvoir se tenir aucourant et de s’approprier ces différentes évolutions, d’échangeret de partager des idées. Dans ce contexte, la FEE/SUB/FEA, parl’intermédiaire de ses divers médias, joue un rôle essentiel de filtreet de relais de l’information.Ainsi, au travers des différents réseaux coordonnés par la Fondation,les acteurs éducatifs se rencontrent dans le cadre de journéesthématiques pour confronter leurs expériences, échanger sur desconcepts et approches orientés vers l’avenir. Une future extensionde ces réseaux à des milieux économiques sur la base d’objectifsclairement définis représenterait un réel enrichissement.


„La FEE joue unrôle essentiel„defiltre et de relaisde l’information.L’évaluation des médias et outils pédagogiques, dont profitent lescentres didactiques, le corps enseignant et toutes les personnesintéressées par l’éducation à l’environnement, constitue un autreélément central des activités d’information de la Fondation. Avecla liste «Littérature de base en EE/EDD» les responsables de laformation et le corps enseignant disposent d’un outil particulièrementutile. Quant au bulletin «éducation environnement CH », ilnous fournit des informations sur les nouveaux développements,alors que la lettre d’information électronique pour les enseignants,rédigée en collaboration avec le responsable cantonal de l’éducationà l’environnement, rend compte des projets nationaux et descommunications cantonales.Malgré toutes les possibilités permettant d’ores et déjà de récolterdes informations, la question est de savoir comment parvenir àmieux intégrer les thèmes en rapport avec l’éducation à l’environnementet l’éducation au développement durable dans les programmesdes différents degrés scolaires. La transmission à largeéchelle de concepts d’enseignement simples, permettant de réduireau minimum le travail de préparation du corps enseignant,constitue peut-être une piste parmi d’autres qui vont dans ce sens.23Michael Obendrauf, formateur HEP Saint-Gall / PHSG, disciplineHomme et Environnement (HE)Plate-forme d’information en EE


La plate-forme d’information en EE : divers projets24«Une éducation à l’environnement réussie », tel était le titre del’atelier de la FEE/SUB/FEA conçu sous la forme d’une table rondedans le cadre du congrès international Natur 08 à Bâle. MayaGraf, conseillère nationale des Verts BL, Barbara Sintzel, FondationSILVIVA, Ueli Nagel, PHZH, et Rolf Jucker, SUB, se sont prêtésà l’exercice animé par Christoph Frommherz, SUB. Leurs opinionsont été confrontées aux positions d’une quarantaine de participantsinscrits à l’atelier. La volonté d’acquérir de l’expérience pratiqueet l’envie d’agir de son propre chef ont été retenues parmiles principales conditions dans la mise en œuvre d’une éducationà l’environnement réussie. En ce qui concerne son efficacité, lesparticipants ont relevé en premier lieu la nécessité de susciter joieet intérêt pour le thème abordé.„Une EE réussiedoit susciter„joieet intérêt pour lethème abordé.Une autre manifestation importante s’est déroulée au printemps,à savoir la deuxième Minididacta consacrée aux mallettes pédagogiquesen EDD. Organisée conjointement avec la FondationEducation et Développement et le Naturama d’Aarau, elle a réuniles représentants des centres didactiques, les formateurs des Hautesécoles pédagogiques et les producteurs de mallettes pédagogiques.Ils ont pu échanger leurs expériences et présenter denouvelles mallettes pédagogiques. Cette manifestation a en outrepermis de mettre au goût du jour la brochure «Medienpakete» etde la compléter par une grille indiquant lieux et thèmes des mallettespédagogiques à emprunter. La brochure peut être téléchargéesous la rubrique «Medien zur UB» sur le site Internetwww.umweltbildung.ch.


Outre les canaux d’information habituels, tels que le bulletin«éducation environnement CH », la lettre d’information et le siteInternet, une collaboration a été nouée avec la rédaction du magazine«Environnement » de l’OFEV. La FEE/SUB/FEA participeradésormais à la réalisation, au niveau du contenu, d’une nouvellepage réservée à l’éducation à l’environnement.25Christoph FrommherzRenforcement du partenariat avec les cantonsMalgré la reconnaissance de son utilité et de ses bénéfices dans laformation des élèves et des enseignants par les acteurs de l’école,l’éducation à l’environnement (EE) n’est pas encore suffisammentprise en compte dans le développement des politiques éducativesdes cantons. Cette situation, due à un manque de visibilité et deprésence de l’EE dans les sphères politiques et éducatives, nefavorise pas un véritable ancrage de l’EE dans le système éducatifet péjore la qualité des prestations fournies à l’école dans cedomaine.Plate-forme d’information en EE


26Afin d’améliorer cette situation, la FEE/SUB/FEA a décidé en 2008de fortement s’engager au cours des trois prochaines années enfaveur d’une meilleure collaboration avec les autorités politiqueset éducatives des cantons et d’un accès plus large à une informationen EE de qualité. Avec ce projet, elle entend être reconnuepar les cantons comme l’interlocuteur principal pour les questionsd’éducation à l’environnement (EE) et d‘éducation au développementdurable (EDD) et s’assurer que l’EE soit prise en compte dans les discussions sur les principalesréformes éducatives, chaque canton dispose d’un accès à une structure de soutienen EE et EDD, des coopérations s’instaurent au sein d’un réseau intercantonalde représentants des autorités politiques et éducatives.Pour y parvenir, la Fondation veut s’appuyer sur les canaux d’informationdes autorités cantonales, sur les réseaux de multiplicateursexistants, mais aussi développer ses propres outils comme lemonitoring en éducation, les consultations et prises de position surles propositions de modèles éducatifs liés à l’environnement ouencore l’impulsion de campagnes éducatives ciblées et de plateformesd’échanges nationales et régionales permettant de focaliserl’attention du public sur les thèmes de l’EE et l’EDD.Ramon Martos


Activités internationales27Dans quelle direction évolue l’EDD ?„Pour l’école, laparticipationimplique„unchangement deparadigme.L’éducation en vue du développement durable (EDD) a été pendantlongtemps associée à un fourre-tout de thèmes et d’expressions.A mi-chemin de la Décennie des Nations Unies pourl‘éducation en vue du développement durable 2005–2014, desnotions centrales semblent se préciser. Sans prétendre à l’exhaustivité,voici quelques éléments-clés de l’EDD : L’EDD se base sur des valeurs et des attitudes. Elle prend ainsi larelève d’autres concepts dont l’orientation est avant tout scientifiqueou économique. Un même mot-clé pourrait réunir tous lesconcepts EDD: celui de l’équité. Autre élément-clé: la participation, importante sur le planpédagogique comme sur le plan politique. Pour les écoles, elleimplique un changement de paradigme: le corps enseignant n’estplus le seul détenteur du savoir ; il peut s’associer à des expertsintra- ou extrascolaires, voire encore à des élèves particulièrementexpérimentés sur certains sujets (les nouvelles technologies del’information et de la communication, par exemple). Au traversActivités internationales


28d’une participation avec des experts externes, issus de la communeou d’autres institutions locales, l’enseignant ou l’enseignantedevient un mentor, qui offre à l’apprenant la possibilité d’acquérirun savoir inspiré du cadre de vie. Que ce soit Internet, la vie de lacommune, les expériences faites en dehors de l’école, les rencontres,ces différents aspects du quotidien s’interconnectent avec lavie de l’école. La réflexion est une autre notion essentielle. Réfléchir auxraisons qui nous poussent à agir ou ne pas agir, aux conséquencesde nos actes, à nos valeurs, nos jugements, notre vision dumonde, notre perception de la vie est central pour comprendre lasignification du mot équité et l’intégrer dans son mode de vie.Ces éléments-clés comme sûrement d’autres encore sont déterminantspour le développement de la qualité de l’école. Aussi, ilsexigent du corps enseignant et des élèves une orientation nouvellede leurs compétences. Partout dans le monde, des travauxsont en cours pour développer des indicateurs et des critères quipermettront de définir l’école de demain, ainsi que les objectifset les compétences nécessaires pour qu’enseignant et apprenant


puissent acquérir le bagage nécessaire afin de répondre aux défisfuturs. Sans oublier que l’idée que l’être humain se fait d’unmode de vie durable est lié à sa culture. La notion de durabilitésera perçue de manière complètement différente que nous noustrouvions en Suisse, aux USA ou au Bangladesh. Il n’existera doncjamais de concept mondialement valable.Le changement climatique et ses conséquences a été un thèmephare des conférences mondiales de ces dernières années, traitésous ses aspects écologique, économique, social, tout commeéthique par les experts invités. Grand défi, la crise climatique est àla fois la grande chance de notre époque car elle fait apparaître denouvelles formes de travail. Des équipes d’experts des quatre coinsdu monde se forment pour mettre en commun leur savoir et leursexpériences et développer de nouvelles connaissances et concepts.Ils gomment les barrières et adoptent une base de travail holistiqueet systémique. Leur planification et mise en oeuvre est intégrée,portée sur le long terme et tournée vers l’extérieur. C’est dans cesens également que s’orienteront les futurs travaux en EDD.292008, une année très intense pour ENSILe quotidien de la direction d’ENSI consiste principalement, avecdes finances restreintes, à gérer un réseau de petite taille mais dequalité, à mettre en relation des gens et des compétences, à offrirdes conditions de travail attrayantes et à identifier les informationsimportantes pour ses membres. De nombreuses organisationsmondiales, telles que le PNUE, la Convention C.E.E., l’UNESCO,l’OCDE et l’UE s’adressent régulièrement au groupe d’expertsd’ENSI et offrent par la même occasion au réseau une plateformeinternationale de renom. Il convient de mentionner deuxActivités internationales


30points culminants de l’année 2008, importants aussi bien pourENSI international que pour ENSI Suisse: Tout d’abord, la participation active à la Conférence internationalede l’Éducation pour le Développement Durable, à Bordeaux, du27au29 octobre 2008. ENSI y a animé la session 1 sous le titre «EDDdans l‘Union européenne » et proposait pour la première fois uneintervention en français (l’anglais est la langue de travail d’ENSI)conduite par un groupe d’experts du réseau de langue francophone.Pour la Suisse, ce développement est un pas réjouissant envue de l’intégration de la Suisse romande. Projet SUPPORT: Le projet Comenius SUPPORT, initié par ENSI,a donné lieu à un séminaire d’échanges à Athènes. Pas moins de42 enseignants et enseignantes, en provenance de 15 pays, y ontparticipé et ont mis en route de nouveaux projets scolaires sur lethème «Partenariats en Education au Développement Durable».Lors de cette rencontre, une enseignante de Berne et une directriced’école de Düdingen (FR) ont également eu l’occasion deprendre part à un projet, dont le groupe est composé d’écolesde Finlande, Espagne, Roumanie, Norvège, Suisse et Slovaquie.Les personnes participant au séminaire ont mis sur pied plusieurscommunautés de travail où leurs membres de toutes tranchesd’âge et de tous niveaux de compétences ont trouvé leurs partenaires.Ils collaboreront désormais durant deux ans à la mise enœuvre du développement durable dans le cadre du programme«Life-long-learning» de l’UE. Vous trouverez des informationscomplémentaires sous : http://support-.org .Christine Affolter, vice-présidente d’ENSI (Réseau-écoles pour l’environnement)


Elargissement du programme GLOBE„Le programmeGLOBE suisse„amultiplié les partenariats.En 2008, plus de 20‘000 écoles, réparties dans 110 pays, ontparticipé au programme GLOBE. Pour la Suisse, c’est un peu plusd’une centaine, essentiellement au niveau du secondaire I et II.Un effort important est fourni pour porter les activités GLOBE auniveau du primaire. C’est ainsi que le programme ElementaryGLOBE, unité d’enseignement sous forme de bande dessinéeconstitué de cinq modules centrés sur l’étude des sciences du«Système Terre» (SST) et destiné aux élèves des degrés préscolaireset primaires, a été traduit en français et en allemand. Ilest disponible gratuitement sur internet (sur le site du partenaireSwisscom).Le programme international a proposé aux écoles de nombreusesopportunités de mettre sur pied des programmes de mesuresstandardisés permettant l‘étude régulière du climat, de l’eau, dusol et de la végétation. Ces activités, motivantes et faciles à mettreen œuvre sur un petit nombre de sorties sur le terrain, ont permisaux enseignants d‘enrichir leur programme en fonction de leursbesoins, de leurs capacités et des disponibilités de leur programmescolaire.31Le programme GLOBE suisse a aussi multiplié les partenariatsavec les différents acteurs des sciences de l‘environnement. Descollaborations sont nées tels que le projet « plantes néophytesenvahissantes » développé avec la Commission suisse pour laconservation des plantes sauvages avec le Centre du RéseauSuisse de Floristique, le WebGIS bioindication dans le biotope descours d’eau financé par Swisstopo, la journée formation continuephénologie à la MétéoSuisse/Zurich, la journée action ambroi-Activités internationales


32sie avec AGROSCOPE et le programme éducatif ClimAtscope.Ce dernier, développé par des chercheurs de l‘EPFL, en collaborationavec GLOBE-Swiss et la HEP Valais, se veut une initiationà la démarche scientifique en vue de sensibiliser les jeunes auréchauffement climatique. Dans sa phase pilote, il a déjà permisà un millier d’enfants de réaliser des observations de terrain,d’analyser et d’interpréter les données de leur station de mesure.Les particularités de ce programme sont l’implication des écoliersdans un réel projet scientifique, l’utilisation de stations de mesureautour des écoles, l’expérimentation, l’interactivité du programmeet l’utilité des données lors des prévisions des dangers naturelspour la population.Juliette Vogel


Développement de laFondation33Mandat de prestations 2009–2011: perspectives et attentesEn tant qu’autorité de la Confédération compétente en matièred’environnement, l’Office fédéral de l’environnement (OFEV)est responsable de la conservation et de l’utilisation durable desressources naturelles, de la protection de l’homme et de l’environnementcontre les charges démesurées que l’individu a occasionnéesdans les différents milieux par ses interventions. Les activitésde formation de l’OFEV contribuent à la réalisation de ces tâchescentrales, en renforçant de manière ciblée les compétencesprofessionnelles en gestion des ressources ainsi que le savoir, laDéveloppement de la Fondation


conscience et les comportements qui s’imposent. Ces activités serapportent à tous les niveaux du système éducatif, englobent différentsdomaines d’activité et sont mises en œuvre à l’aide d’outilséprouvés dans la pratique.34„Elle peut atteindreces objectifs ens’appuyant„surson expertise etses compétences.Dans le cadre du nouveau contrat de prestations 2009–2011,l’OFEV donne pour mandat à la Fondation suisse d’Educationpour l’Environnement, en sa qualité de centre de compétence nationalen éducation à l’environnement (EE) reconnu au niveau scolaire,de poursuivre l’intégration de l’EE dans le système éducatifformel. Dans ce processus, l’école obligatoire et la formation desenseignants figurent au premier plan. Une importance particulièresera accordée à la prise en compte de l’EE en tant que composantede l’Education en vue du Développement Durable (EDD),lorsqu’il s’agira par exemple d’intégrer ce nouveau domaine deformation dans le curriculum, de participer à l’organisation destâches liées à la création d’une agence nationale EDD et de lesfaire progresser activement. La FEE/SUB/FEA, partenaire fiable etde longue date de l’OFEV, est en mesure de garantir la réalisationde ces objectifs en s’appuyant sur son expertise et ses compétencesavérées dans les domaines de la politique éducative, de l’information,de la coordination et de la mise en réseau des diverspartenaires au niveau du système éducatif.Christine Hoffmann, membre de la direction de l’OFEV


Départ vers de nouveaux horizonsL’année 2008 a été pour la Fondation l’un des exercices les plusriches en événements depuis sa création en 1994. Après mûreréflexion et discussion avec ses partenaires, elle a décidé deregrouper les centres de Neuchâtel et de Zofingue en un seulsiège à Berne. A mon avis, cette démarche est extrêmementproductive, même si elle constitue également un grand défi. Il estindéniable que la Fondation est chargée d’une mission de portéenationale. Durant la brève période vécue depuis le déménagementen septembre 2008, les avantages d’une collaboration entreAlémaniques et Romands en un lieu commun se sont d’ores etdéjà clairement manifestés : proximité, réduction des obstacles etdes malentendus. Or, cette initiative implique le rassemblement dedeux cultures de travail, d’attentes, d’approches professionnelleset de conceptions de gestion différentes. Il nous incombe avanttout de développer ensemble une culture commune de travail etd’équipe, ce qui ne se fait pas du jour au lendemain.35Au niveau des relations extérieures, nous avons la ferme intentiond’intensifier notre collaboration avec des organisations apparentées,telles que la Fondation Education et Développement,à laquelle nous sommes liés par un long parcours commun, ouavec les représentants de l’éducation à la santé. Nous aspirons àconsolider nos compétences et notre profil. Le nouveeau contratde prestations 2009–2011, conclu avec l’Office fédéral de l’environnement,pose d’excellentes bases pour réaliser cet objectif : ilrenforce la Fondation dans sa fonction de centre de compétenceen éducation à l’environnement (EE) dans le domaine scolaire etveut améliorer la place de l’EE dans ce secteur.Développement de la Fondation


36Comme troisième aspect de ce renouveau pour la Fondation,il convient de mentionner la nouvelle structure de direction quela Fondation a mise en place en vue de son déménagement. Jedirige désormais l’institution en tant que directeur et suis épaulé,depuis le 1er décembre 2008, par Ramon Martos, qui assume lafonction de vice-directeur. Nous avons ainsi opté pour une structurelégère, proche de l’équipe, qui pérennise la tradition d’unehiérarchie horizontale et met en avant le respect des compétenceset responsabilités des collaborateurs et collaboratrices.Rolf Jucker


Finances37La difficulté à financer des objectifs éducatifs importantsSur le plan financier, l’exercice sous revue a été fructueux et ponctuépar des résultats exceptionnels. La décision de la FEE/SUB/FEAde regrouper ses deux centres à Berne a généré des coûts uniquesà raison d’un montant à six chiffres pour le déménagement,l’installation et l’infrastructure. Dans le même temps, elle a occasionnépour la première fois des frais de location considérablesque l’OFEV a eu l’amabilité d’assumer pour 2008 et dont nous luisommes reconnaissants.D’autre part, les frais de personnel ont été plus bas que prévu enraison du départ de deux collaborateurs et de la réduction de 80%des coûts liés aux postes de secrétariat. Nous saisissons l’occasionpour féliciter tout particulièrement l’ensemble des collaborateurset collaboratrices qui ont fourni d’excellentes prestations et faitabstraction pratiquement de toutes les heures de travail supplémentaireseffectuées dans le cadre du déménagement.Finances


Dans l’ensemble, les comptes annuels ont présenté un soldeéquilibré, puisque l’autorité de surveillance des fonds, à savoir leConseil de Fondation, était d’avis qu’il fallait investir les moyensà disposition de la Fondation pour financer cette évolution qui luipermet de se repositionner.38Les perspectives d’avenir ne sont toutefois pas aussi roses à longueéchéance. La situation financière tendue des autorités publiques,l’augmentation des frais de personnel et les charges de locationsupplémentaires engendrent un sous-financement croissant.Comme le mandat de faire de l’éducation à l’environnement unélément central de la scolarité obligatoire est financé par les autoritéspubliques, que celles-ci souffrent de problèmes financierschroniques alors que l’industrie privée ne se sent pas concernéepar le sujet, nous nous trouvons devant un dilemme difficile à résoudre.Nous sommes persuadés qu’à long terme seul un mandatlégal contraignant, portant sur l’éducation à l’environnement etsur l’éducation au développement durable, permettra d’y parvenir,comme c’est déjà le cas pour la promotion de la santé.Rolf Jucker


Comptes 2008Dépenses [Fr.] Recettes [Fr.]Salaires (réguiers) 957658.95 7575.—Fonctionnement 257545.20 106910.10Projets (sans salaires réguliers) 358639.45 357324.40Contributions Confédération(OFEV, mandatde prestations)1060000.—Cantons/PL/72300.—CommunesTiers 434701.—Rendement sur les capitaux 848.60 33068.70Wertberichtigung Finanzanlagen 100000.—Ertragsüberschuss aus laufenderRechnung4956.—1 680 648.20 1 680 648.2039DépensesDirection, politiqueet information 10 %Projets modèles3,5 %Activités internationales12,5 %Information EE14 %L’EE dans la formationdes enseignants 3 %L’EE dans le systèmeéducatif 14 %Administration etinfrastructure 21,5 %Espace éducatifSuisse 5 %Coordination nationale/Réseaux 16 %Finances


RecettesSoutiens divers (cantons, communes,dons, prestations de service) 6,8 %Intérêts du capital4,2 %40Recettes diversesdes projets 27 %Recettes provenantdes projetsContrat de prestationde l’OFEV 62 %Bilan 2008ActifsFrancsLiquidités 422444.35Placements de capitaux 1573908.26Débiteurs 34594.05Impôt anticipé 5745.81Actifs transitoires 32566.10Capital investi 158004.—Total des actifs 2227262.57PassifsCréditeurs 37163.98Passifs transitoires 27050.—Capital étranger 225992.23Capital de fandation 1900002.—Réserves 37054.36Total des passifs 2227262.57


Fonctionnement41Conseil de FondationPrésidentDr. Hans Peter Pfister, Eich/LU (ancien directeur de la Station ornithologiquesuisse de Sempach)Vice-Président et Président du BureauHans-Peter Karrer, Basel (Directeur BZG – BildungszentrumGesundheit Basel-Stadt)MembresPierre-Olivier Aragno, Neuchâtel (Service des Eaux et du GazNeuchâtel [représentant Ville de Neuchâtel, membre fondateur])Beat Bringold, Berne (Responsable Education à l’Environnement,OFEV [assesseur Confédération, membre du Bureau])Dolores Ferrari, Basel (Cheffe de la Division Education à l’Environnementet membre de la Direction Pro Natura [représentante ProNatura, membre fondateur, membre du Bureau])Fonctionnement


42Urs Kuhn, Aarau (Directeur Education à l’Environnement NaturamaAargau [représentant Canton d’Argovie, membre fondateur])Marco Martucci, Lugano/Torricella (enseignant Scuola Media delCantone Ticino)Verena Schwarz, Zurich (Responsable section régionale suisse allemandeet romanche et membre de la direction de la FondationEducation et Développement)Dr. Anton Strittmatter, Bienne (Responsable du secteur pédagogiqueet membre de la direction du syndicat alémanique desenseignants LCH)Katia Weibel, Zürich (Responsable section Jeunesse et EnvironnementWWF suisse [représentante WWF suisse, membre fondateur])Walter Weibel, Aarau (Département Education, culture et Sport duCanton d’Argovie, secrétaire général section régionale de la CDIPNW EDK [représentant canton d’Argovie, membre fondateur])Frédéric Wittwer, Genève (Secrétaire Général du DIP Genève)Collaboratrices et collaborateursDans le courant 2008, trois collaborateurs ont quitté la Fondation.Certains travaillaient de longue date au sein de l’institution. A lafin 2008, l’équipe comprenait 13 collaborateurs (731 pourcent deplaces). Pendant sept mois, une collaboratrice s’est vu attribuée unmandat supplémentaire alors que deux autres personnes se sontvues confiées de petits mandats.DirectionRolf Jucker (Responsable du Centre de Zofingue) et Pierre Gigon(Responsable du Centre de Neuchâtel) jusqu’à fin aoûtRolf Jucker (Directeur) dès septembreRamon Martos (Vice-Directeur) dès décembre


Collaboratrices et collaborateurs réguliers pendant l‘exercice écouléChristine Affolter (41 %, ENSI)Henri Bossert (15 %, GLOBE)Christoph Frommherz (60 %, Information)Pierre Gigon (50%, LLB, projets divers)Hansruedi Gilgen (75%, administration, projets divers)Rolf Jucker (80 % «Ancrage de l’EE dans le système scolaire»)Ramon Martos (80%, Information)Sylviane Meier Senoner (30 %, secrétariat) jusqu’en juilletSabine Muster-Brüschweiler (50 %, projets)Claudia Pellegrini Robert (50%, Doc Active, documentation)Daniela Rast (50%, documentation, projets)Martine Salvi (50%, administration) jusqu’en févrierBarbara Schäfli (80%, LLB) dès marsAlain Schwab (70%, projets) jusqu’en septembreAnna-Theresia Stettler (50 %, administration)Juliette Vogel (50%, GLOBE)43AuxiliairesKatya Dozio Jallard, Emile Lambert, Jelka Lazic, Xhevrije MustafajPartenairesLes organisations suivantes ont financé dans une large mesure laFEE/SUB par le biais de contributions et de mandats:Office fédéral de l’environnement OFEVSecrétariat d‘Etat à l‘éducation et à la rechercheConférence intercantonale de l’Instruction publique de la Suisseromande et du Tessin CIIPLes Départements de l’instruction publique des cantons: Argovie,Appenzell Rhodes extérieures, Bâle-Campagne, Bâle-Ville, Lu-Fonctionnement


cerne, Obwald, Schaffhouse, Schwyz, Soleure, St-Gall, Thurgovie,Uri, Zoug, ZurichLa Principauté du LiechtensteinCanton d’Argovie: Departement Bau, Verkehr und Umwelt, Abteilungfür Landschaft und GewässerVille de ZofingueConférence Transjurassienne CTJ/Interreg III/AAssociation pour la Formation de Guide-Interprète du Patrimoine44SponsorsBanque Raiffeisen, région ZofingueSchulverlag blmv, BerneSwisscom SAPartenaires de projetsAkademien der Schweiz a+ ; ASPTI, Locarno; Association pour laFormation des Guides interprètes du patrimoine (AFGIP); Associationsuisse des Accompagnateurs en Moyenne Montagne (ASAM) ;Association suisse des guides de montagne ; BildungswerkstattBergwald; Bildungszentrum WWF; Bundesamt für Berufsbildungund Technologie BBT; Bundesamt für Gesundheit; Bundesamt fürRaumentwicklung ARE ; Bundesamt für Umwelt BAFU; Büro fürSchulentwicklung und Evaluation, Winterthur ; CDIP, Secrétariatcentral; CEFEP Genève, section environnement ; Centres didactiques;Conférence des rectrices et recteurs des hautes écolespédagogiques COHEP; Conférence intercantonale de l’Instructionpublique (CIIP); Les départements de l’instruction publique descantons de Berne, de Fribourg, de Genève, du Jura, de Neuchâtel,du Valais et de Vaud; la DDC; Enseignement primaire, CeFEP,Secteur de l‘environnement ; Environment and School InitiativesENSI, Bruxelles ; Equiterre; Fachhochschule Nordwestschweiz – PH


Solothurn; Fachhochschule Nordwestschweiz – PädagogischeHochschule, Institut Weiterbildung und Beratung; Pusch; FondationEducation et Développement (FED); Forum Umweltbildung,Österreich ; Greenpeace Schweiz, Umweltbildung ; GROCEDOP;HEP-BEJUNE ; HEP-FR; HEP-VD; HEP-VS; Institut Vorschul- undPrimarstufe NMS PH Bern ; Interessengemeinschaft Umweltbildungim Kanton Zürich IGU; Kanton Aargau, Departement Finanzenund Ressourcen, Abteilung Landwirtschaft; L’Educateur; Médiathèquesdes HEP; Naska GmbH; NATUR Kongress Beirat ; NaturamaAargau; NGO-Bildungskoalition; öko-forum, UmweltberatungLuzern ; Ökomobil Luzern ; Ökozentrum Langenbruck; PH Bern;PH St. Gallen; PH Thurgau; PH Zentralschweiz ; Standort Luzern ;PH Zürich; Pro Natura; Réseau-écoles de sensibilisation à la gestiondes déchets; Schuldienst Unterrricht, BS; Schweizerische KoordinationskonferenzBildung für Nachhaltige Entwicklung SKBNE ;SILVIVA ; Staatssekretariat für Bildung und Forschung ; Tous lesévaluateurs des documents acquis par la Fondation; UNESCO-Kommission der Schweiz ; Université de Genève – Laboratoire deDidactique et d’Epistémologie des Sciences (FPSE-LDES); Ville deNeuchâtel; WWF Schweiz ; ZHAW, Institut für Umwelt und NatürlicheRessourcen, Wädenswil45Nous adressons nos plus vifs remerciements pour leur engagementà toutes les personnes qui ont participé ou collaboré, soiten tant que représentantes et représentants d’organisations partenairesou de porteurs de projets, soit au sein d’un groupe d’accompagnement,en qualité de mandataires ou de mandatés, deconseillers de la fondation ou de collaboratrices et collaborateurs.Fonctionnement


Bon vent et remerciements à Alain Schwab46La FEE/SUB/FEA a vu le jour en juillet 1994 et si cette naissance apu avoir lieu, elle le doit en particulier au travail engagé d’AlainSchwab, son premier co-directeur avec Hans Salzmann.Mettre en place une telle structure, lui permettre de trouversa place parmi les institutions déjà présentes sur le terrainde l’éducation à l‘environnement (EE), s’en faire desalliés afin de défendre des intérêts communs fut un longpériple. Par son abnégation, Alain a constamment cherchéle chemin qui relie la vision stratégique et politique à la réalitéde l’école et de la formation des enseignants. Convaincu de lanécessité de ne pas couper l’élève de la nature et en même tempsde travailler au niveau politique de l’éducation et de la formation,Alain a constamment œuvré pour garantir cette «verticalité ». Nepas s’enfermer dans une tour d’ivoire, entre spécialistes convaincuset habiles dans les concepts, mais aussi et surtout considérerla réalité du petit enfant assis au pied d’un sapin ou les besoinsconcrets de l’enseignant, cela a toujours été le credo d’Alain.La Fondation a grandit avec lui, elle poursuivra son chemin versde nouveaux défis, sous de nouveaux cieux. Quant à lui, il pourradonner libre court à sa créativité, raviver l’homme de la naturequ’il est toujours resté et transmettre sa passion. Bon vent Alain etmerci !Pierre Gigon


Fondation Suisse d’Educationpour l’Environnement)Monbijoustrasse 313011 BernTéléphone 031 370 17 70Fax 031 370 17 71E-Mail info@sub-fee.chwww.educ-envir.ch

More magazines by this user
Similar magazines