+ Lire le dossier complet - Conseil général du Doubs

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dossier

Le difficile parcours

des handicapés

vers l’insertion

La loi du 11 février 2005 devait contribuer à améliorer l’intégration sociale

des personnes touchées par un handicap, que ce soit en milieu scolaire ou

professionnel. Qu’en est-il cinq ans plus tard ? Dans le Doubs, la Maison

départementale développe ses compétences pour mieux apprécier et répondre

aux besoins des usagers. Mais si les moyens techniques s’améliorent, les crédits

ne suivent pas toujours… Comment s’organisent alors les familles pour vivre

comme tout le monde ? Celles de Mathilde et Roméo redoublent d’énergie et

d’enthousiasme. Côté entreprises, une sur deux n’atteint pas encore l’obligation

d’intégrer 6 % de travailleurs handicapés dans ses effectifs. Mais il en est qui

s’impliquent au-delà de ce seuil comme le supermarché de Baume-les-Dames.

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vu du doubs

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dossier

Une maison d’accueil

pour tous ceux que touche le handicap

Près de cinq ans après la création de la Maison départementale des personnes handicapées

(MDPH) par le Conseil général du Doubs, quelle est la valeur ajoutée de ce

lieu unique ? Ici, pour que chaque personne ait une réponse adaptée à son besoin,

des liens sont étroitement tissés entre salariés, partenaires, associations...

« Nous ne travaillons que pour la personne

handicapée. Chaque personne

est unique, on fait donc en sorte de lui

donner les outils et les moyens pour qu’elle

puisse être le plus autonome possible.

Nous travaillons en priorité sur la compensation

du handicap et sur le service

à l’usager », explique Sylvie Mathevon,

directrice de la MDPH, située boulevard

Diderot, à Besançon. « Cette maison pourrait

n’être qu’une entité administrative, mais

notre plus-value est dans notre attention

constante pour prendre en compte tout

ce qui interfère dans la vie des personnes

et agir dans le sens d’une accessibilité très

générale. Nous vérifions que tout est opérationnel

pour répondre aux besoins en

matière de logement, de mobilité, d’accès à

l’emploi. L’approche globale est capitale. Et

nous progressons à petits pas. »

Des compétences complémentaires

Née de la loi du 11 février 2005 pour une

meilleure insertion sociale et professionnelle

des personnes handicapées, la

MDPH a été créée le 1 er janvier 2006. Elle

réunit et remplace la Cotorep et la CDES,

De gauche à droite : Fanny Coquerelle, référente pour le secteur adulte, Patricia Jeanvoine, hôtesse d'accueil,

et Sylvie Mathevon, directrice de la MDPH.

commissions pour adultes et enfants. Elle ridisciplinarité et rassemble une quarantaine

de personnes aux compétences très

reçoit et traite les demandes de compensation

avant de les transmettre à la Commission

des droits et de l’autonomie des per-

médecins, travailleurs sociaux, ergothéra-

différentes au sein dule “évaluation”. Ici,

sonnes handicapées (CDAPH) qui décidera peutes, psychologues ou professionnels de

des droits et aides financières à accorder l’emploi prennent en considération les difficultés

de la personne, son projet de vie,

(voir l’interview de Jean-Marie Bart).

La MDPH du Doubs met l’accent sur la plu-

ses besoins.

infos pratiques

• MDPH :

6, boulevard Diderot

à Besançon.

Accueil de 9h à 12h

et de 13h30 à 17h30

du lundi au vendredi.

Tél. 03 81 52 54 25

• Agefiph Bourgogne – Franche-Comté :

7, boulevard Winston-Churchill à Dijon.

Tél. 0811 37 38 39

L’Agefiph met à disposition des entreprises

et des personnes handicapées ses quatre

réseaux nationaux de partenaires-services :

Cap Emploi, Vie au travail, Sameth, Alther.

• Association Aris

(partenaire-relais de l’Agefiph

dans le Doubs pour les réseaux

Cap Emploi et Sameth) :

70, rue Jacques-Prévert

à Besançon.

Tél. 03 81 41 37 16

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Questions à …

Jean-Marie Bart

« Notre Commission

se tient à l’écoute

des usagers »

Ici aussi, la lettre “H” de la MDPH est toujours

en débat. Il est difficile d’accepter le

mot “handicapé”, tant il recouvre des situations

différentes, allant des maladies invalidantes

à la déficience intellectuelle ou sensorielle,

en passant par le handicap moteur.

Les réponses, elles aussi, sont à croiser et

à inventer : un travail à mi-temps, des services

de maintien à domicile, des dispositifs

de scolarisation, des aides technologiques,

l’appui d’une association de paralysés, de

familles d’enfants sourds...

Trouver des solutions sur mesure

La montée en compétences de la MDPH

est permanente, elle se double d’indispensables

complémentarités. « J’ai l’exemple

d’une jeune fille qui a été scolarisée dans

l’enseignement spécialisé avant de travailler

en milieu protégé, raconte Julie

Masselot, chargée de l’insertion professionnelle

à la MDPH. Mais ça n’a pas marché,

d’où un retour au sein de la famille.

Pour elle, on a réussi à faire un patchwork

de solutions en reprenant tout son parcours

à zéro. Nous avons fait du sur-mesure,

et son cas est loin d’être unique. »

Des transports scolaires adaptés

Chaque jour, le Conseil général organise, par son

réseau de transport individualisé, la prise en charge

de 400 élèves suivant une scolarité en Segpa

(Sections d’enseignement général professionnel

adapté), CLIS (Classes d’intégration scolaire) et ULIS

(unités localisées d’inclusion scolaire). Ce dispositif

est indispensable à leur accès à ces enseignements

spécifiques.

En tant que vice-président du Conseil général en charge des Solidarités, Jean-

Marie Bart préside la Commission des droits et de l’autonomie des personnes

handicapées (CDAPH), chargée de prendre toutes les décisions concernant

l’orientation des adultes et enfants handicapés. La CDAPH et la PCH (prestation

de compensation du handicap) sont deux nouveautés issues de la loi de 2005.

Vu du Doubs : Comment fonctionne la CDAPH ?

Jean-Marie Bart : La Commission se réunit quasiment chaque vendredi pour

examiner tous les dossiers liés au handicap : orientation, allocations, aides

de compensation formulées par une personne handicapée. Pour nous permettre

d’instruire ces demandes, tous les éléments utiles ont été réunis par

une équipe pluridisciplinaire composée d’un médecin, d’un instructeur et

d’un agent administratif de la Maison départementale des personnes handicapées,

avec l’appui d’un spécialiste, selon les cas : psychiatre, pédiatre, référent

scolaire…

La CDAPH compte 23 membres titulaires : élus, représentants d’associations

de handicapés, de l’Éducation nationale, d’établissements d’accueil et d’administrations…

Sur proposition de l’équipe pluridisciplinaire, elle émet un

avis qu’elle fait parvenir aux familles. Plusieurs milliers de situations sont

traités chaque année. Les personnes ayant fait une demande sont systématiquement

averties de la date à laquelle leur demande sera examinée par

la CDAPH. Elles peuvent venir s’y exprimer. Notre Commission se tient à

l’écoute des usagers.

VDD : En quoi consiste la nouvelle PCH ?

J.-M. B. : La Prestation de compensation du handicap remplace progressivement

l’Allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP), avec un avantage

: elle permet aussi d’intervenir pour des aides techniques ou matérielles,

alors que l’ACTP n’était prévue que pour les aides humaines. Par exemple,

elle peut participer à l’aménagement d’un véhicule ou d’une salle de bain,

à l’achat d’un fauteuil roulant ou de matériel pour sourds ou malvoyants.

Cette aide plafonnée est à la charge du Conseil général.

Certes, la compensation ne peut pas prendre en charge l’intégralité des besoins.

Elle est faite pour tout handicap, sachant qu’un handicap psychique,

par exemple, est très difficile à apprécier. L’équipe pluridisciplinaire se fonde

sur un guide d’évaluation régulièrement mis à jour au niveau national. La

PCH ne couvre donc pas toute la dépense mais c’est une réponse appréciable,

complémentaire d’autres dispositifs.

La MDPH, un lieu d'écoute, d'échange, et de prise de décision.

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dossier

Les exploits de Roméo

Depuis que la surdité de Roméo a été

détectée, tout petit, le quotidien de la

famille, « c’est une bataille permanente »,

assurent Corinne et Sébastien. Enthousiastes

et impliqués, ils sont les parents de

cet espiègle garçon de 9 ans et d’une petite

Justine, bientôt 7 ans, qu’il ne faut pas

oublier. Pour que Roméo puisse suivre une

scolarité en milieu ordinaire, comme la loi

de 2005 le stipule, ils doivent chaque année

refaire un dossier à la MDPH, rencontrer

l’équipe enseignante afin qu’elle joue

le jeu de l’accompagnement spécifique, et

croiser les doigts très fort pour que les crédits

alloués pour compenser son handicap

soient reconduits.

Roméo a été opéré à l’âge de 3 ans. Depuis,

il est équipé d’un implant cochléaire, un

petit processeur branché sur le nerf auditif

qui lui a permis de sortir un peu du

silence. « Il a été opéré en mai, en août il

a commencé à dire “papa”, se souvient sa

maman avec émotion. Ce début d’accès

au monde sonore lui a peu à peu permis

d’accéder au langage, avec quelques outils

techniques, des professionnels très impliqués

et une grande volonté de sa part.

Roméo a pu ainsi suivre toute sa scolarité

dans le RPI (Regroupement pédagogique

intercommunal) dont il dépend, où il s’est

fait plein de copains. Cette année, il est en

CE2, « et la maîtresse dit même qu’il a un

le de leader ».

Faire comme les autres

« Les moyens techniques existent, mais il

n’y a plus d’argent », déplore Sébastien, qui

est devenu formateur en Langage parlé

complété (LPC) et s’implique aussi dans

l’association APEDA (Association des parents

d’enfants déficients auditifs). « Cette

année, notre aide est prise en charge

jusqu’au 31 décembre, mais après, on ne

sait pas. Il faut que l’Éducation nationale

prenne ses responsabilités. Nous, les familles,

nous souhaitons que nos enfants

puissent rester en milieu ordinaire. »

Justine, Corinne, Roméo et Sébastien.

INFO PLUS

Des conseils et des aides sur mesure

Prestation de compensation du handicap, allocation adulte

handicapé, allocation d’éducation de l’enfant handicapé ou encore

prestation ponctuelle spécifique… Difficile de s’y retrouver dans

cette jungle de sigles et d’outils, chaque cas étant spécifique. C’est

d’ailleurs en partie pour cela que les Maisons départementales

des personnes handicapées (MDPH) existent : elles regroupent

les aides disponibles. De surcroît, elles accompagnent les usagers

qui le souhaitent, dans la définition d’un projet personnalisé

de scolarisation ou, pour les adultes, d’un plan personnalisé de

compensation.

La MDPH du Doubs peut permettre aux familles d’obtenir une

allocation d’éducation pour enfant handicapé, voire un complément

pour un parent isolé. Elle les conseille aussi pour son orientation,

pour l’obtention d’un auxiliaire de vie scolaire, de matériel

pédagogique ou pour assurer son transport jusqu’à l’école.

Pour un adulte, outre les aides financières citées plus haut, la

MDPH est incontournable pour la compensation qui peut consister

en l’aménagement du logement, du véhicule, du transport, à

l’obtention de cartes d’invalidité, de priorité...

Contact : voir page 14.

16 vu du doubs novembre 2010


Les projets de Mathilde

Elle est bien entourée, Mathilde. Sa

maman, enseignante, a de l’enthousiasme

à revendre, ce qui ne l’empêche

pas de constater les carences de la

société pour sa fille : « Mathilde ne

rentre dans aucun critère. » Son papa,

directeur de Maison des jeunes et de

la culture, et ses cinq jeunes frères et

sœurs l’empêchent eux aussi de trop

déprimer. Car depuis quatre ans, cette

jeune femme de 28 ans, atteinte du

syndrôme de Bardet-Biedl – une maladie

rare due à un gène récessif qui lui a fait

perdre la vue, lui donne du diabète et

s’attaque aussi à ses reins et à son foie –,

est de nouveau à la maison, à Villars-lès-

Blamont, faute de structure adaptée à sa

situation. « Elle fait du piano, du théâtre,

nous l’emmenons à la bibliothèque.

On s’est arrangé pour qu’elle ait une

occupation chaque jour. »

Trouver les bons interlocuteurs

avec la MDPH

Auparavant, Mathilde a vécu sa vie de

jeune femme à Lyon, où elle avait un

emploi au sein d’un Centre d’aide par le

travail (CAT), qu’elle a dû quitter quand

son état de santé s’est aggravé. « Mais je

souhaite maintenant retravailler, c’est

pour cela que j’ai fait appel à la MDPH.

On m’a proposé plusieurs CAT en Alsace

et Franche-Comté, et j’ai choisi le CHAT

(Centre des handicapés au travail) de

Besançon, c’est seulement à une heure

trente d’ici. Pour l’hébergement, je devrais

pouvoir aller dans un foyer tout proche. Je

travaillerai à mi-temps et l’après-midi,

je serai à l’accueil de jour. Retravailler, pour

moi, ça signifie recommencer une vie,

rencontrer du monde. »

Cela ne s’est pas fait tout seul, mais la

MDPH a bien aidé au confort quotidien

Mathilde et son jeune frère en duo comme souvent.

de Mathilde et de sa famille, en la mettant

en contact avec les bons interlocuteurs

et les bonnes associations. Elle est désormais

équipée d’un ordinateur à synthèse

vocale, d’un télé-agrandisseur qui lui permet

de lire des magazines et des livres.

Elle a aussi fait un stage de rééducation,

en 2009, pour apprendre à se débrouiller

seule. Elle envisage aussi d’adopter un

chien guide d’aveugle. Car, comme toutes

les jeunes femmes, elle a des projets.

« J’aimerais m’installer avec mon petit

ami, qui vit à Saint-Étienne. »

INFO PLUS

Le 18 novembre,

un nouveau Forum du handicap

La quatrième édition du Forum du handicap se tient à

Besançon, le jeudi 18 novembre, pendant la Semaine

nationale pour l’emploi des personnes handicapées.

Organisée par le Centre communal d’action sociale de

Besançon, la rencontre propose, parallèlement à un cycle

de conférences sur le thème de l’accessibilité, un vaste

espace salon organisé en trois “villages”. Le premier

est destiné à l’emploi et à la formation et facilite les

rencontres entre personnes en situation de handicap,

recruteurs et formateurs. Au programme : job-dating et

handi-café. Le second est axé sur les sports et les loisirs,

les visiteurs handicapés et valides peuvent assister à

des démonstrations et tester des installations adaptées. Le

village “vie quotidienne”, quant à lui, est à la disposition des

associations, entreprises et administrations pour présenter

leurs actions.

Forum du handicap, le 18 novembre, de 8h30 à 18 h, au Palais

des sports de Besançon. Entrée libre.

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dossier

Insertion professionnelle

À Baume-les-Dames, Super U joue le jeu

Le supermarché emploie deux femmes dont les problèmes de santé ont nécessité

un coup de pouce de l’Agefiph. L’une a été embauchée, l’autre a vu son

poste aménagé. Salariées et employeur, tout le monde est ravi.

L

’association d’insertion professionnelle

Aris se félicite de sa belle collaboration

avec le magasin Super U de

Baume-les-Dames. Celui-ci a joué le jeu et

compte désormais, parmi ses 96 salariés,

8 personnes à qui la qualité de travailleurs

handicapés (RQTH) a été reconnue. Parmi

elles, Martine et Maria, aujourd’hui heureuses

dans leur emploi.

« Moi, je considère qu’il y a une richesse

par individu », lance Patrice Mathey, PDG

du magasin. « Nous avons une pyramide

des âges vieillissante, mais il y a des gens

pour lesquels ça vaut le coup de se casser

la tête. » C’est le cas de Martine qui fait

de la mise en rayon et souffre d’arthrose,

« à tel point qu’elle n’aurait pu continuer

à faire ses 35 heures très longtemps »,

estime Julie Jeannin, de l’Aris. Martine

a dû se faire poser une prothèse à l’un

des genoux, mais l’autre est également

abîmé. « L’arthrose, c’est usant ! J’ai 55 ans

cette année et j’ai pu faire un dossier de

demande d’aide. » Elle est ainsi passée à

22 heures de travail hebdomadaire payées

35, la différence étant prise en charge par

l’Agefiph. « J’ai moins mal et le moral est

meilleur aussi », dit-elle en souriant.

Un cas de conscience bien résolu

Pour Maria, en CDI au rayon snack du magasin

depuis cet été, c’est Cap Emploi qui

a sollicité le chef d’entreprise en plaçant

cette dame en stage. Ses douleurs au dos

lui avaient valu un licenciement de son

ancien employeur. « Son stage s’arrêtait

fin juin 2009, j’avais prévu de la remplacer

par un ou deux apprentis, raconte Patrice

Mathey. Mais Maria faisait bien son

travail, j’ai eu un cas de conscience, et je

l’ai finalement embauchée en CDD d’un

an, puis en CDI. » Maria fait 29 heures par

semaine et elle revit. « C’était mon rêve, la

cuisine. » Cet été, quand le chef de cuisine

est parti en vacances, c’est elle qui l’a remplacé.

Patrice Mathey, patron du magasin, et Maria en CDI au rayon snack.

INFO PLUS

L’Agefiph veille à l’emploi

des travailleurs en situation de handicap

Dans le Doubs, 700 à 800 entreprises de plus

de 20 salariés sont assujetties à l’obligation

d’employer au minimum 6 % de personnes

en situation de handicap. « Environ la moitié

remplit cette obligation. En Franche-Comté,

le taux d’emploi moyen des handicapés

est de 3 %, contre 2,5 % au plan national »,

indique Benoît Przybylko, à l’Agefiph

Bourgogne – Franche-Comté.

Cette association, missionnée par l’État,

est née de la loi du 10 juillet 1987 qui

avait instauré cette contrainte d’emploi.

Un texte de 2005 est venu renforcer les

sanctions financières des entreprises n’y

répondant pas. « Cette loi de 1987 est

importante puisque c’est elle qui a créé un

fonds spécifique géré paritairement, pour

développer et financer toutes les actions

et services nécessaires au maintien des

personnes handicapées dans l’emploi. »

Pour Martine, un poste adapté à la mise en rayon.

L’engagement du Conseil général

Depuis 2004, le Conseil général s’engage à

favoriser l’embauche de personnes handicapées

dans ses services. 64 agents avaient bénéficié

de cet engagement au 31 décembre 2009, alors

qu’ils n’étaient que 37 en 2007 et 8 en 2004.

L’effort se poursuit.

18 vu du doubs novembre 2010

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