Oise N°1 Couv.indd - Conseil général de l'Oise

oise.fr

Oise N°1 Couv.indd - Conseil général de l'Oise

Le magazine du département de l’Oise

n°1

DÉCEMBRE 2004

DOSSIER > P.10

Forums :

la parole retrouvée

Des clés pour

mieux se loger > P.16

Ils font l'Oise > P.24

Volley : le Bouc

vise haut > P.28


Vous avez la parole…

« Les travaux d’assainissement

sont coûteux pour les petites

communes et risquent de faire

grimper le prix de l’eau.

Le Conseil général ne pourrait-il

demander à l’État que le prix

du mètre cube soit le même dans

toute la France, comme pour

l’électricité ? »

HÉLÈNE B.,

Fresneaux Montchevreuil

« On prête au sport

de nombreuses vertus :

éducation, intégration,

santé, lutte contre

les incivilités. Le sport pour

tous suppose que l’on prenne en

compte la diversité des publics

exclus des stades ou des activités

sportives traditionnelles : jeunes

en difficulté, femmes d’origine

immigrée, personnes

handicapées. »

PHILIPPE M.,

Creil

CET ESPACE EST LE VÔTRE :

PROPOSITIONS,

QUESTIONS,

COUPS DE GUEULE…

FAITES-NOUS PART

DE VOS IDÉES.

60 C ONSEIL GÉNÉRAL

1, RUE CAMBRY

60024 BEAUVAIS CEDEX

60@cg60.fr

« Le nombre de seniors

augmentera dans les années

à venir. Je suggère

que le Conseil général fasse

de plus en plus appel à eux

afin qu’ils mettent leurs

compétences, leurs savoirs

et leur expérience au

service du développement

du département. »

PHILIPPE L.,

Beauvais

«

Question

d’un

simple citoyen : quels

moyens le Conseil

général envisage-t-il

de développer pour

anticiper les

délocalisations

et les plans sociaux

dans l’Oise ? »

GÉRARD D.

« Que peut-on faire pour que les transports

en commun soient rétablis dans les villages ruraux ?

Les jeunes comme les personnes âgées ne peuvent

pas participer à la vie départementale. »

GINETTE B.,

Bulles

60 - N°1 - Décembre 2004


a

> Édito

u mois d’avril,

vous avez élu

une nouvelle

majorité

départementale. Forts

de votre confiance, nous

mettons en œuvre notre

projet autour de la triple

exigence que nous avons

portée lors des élections

cantonales : solidarité, proximité, efficacité. Au

mois de juin, j’ai écrit personnellement à chaque

habitant de l’Oise afin de présenter nos priorités :

les politiques en faveur de la jeunesse et de la

famille, la recherche d’un meilleur équilibre entre

les territoires, la qualité de la vie et du quotidien.

> SOMMAIRE N°1

DÉCEMBRE 2004

> À la une - p.4

Trie-Château bientôt

contournée

Un projet commun

à l'Oise et à l'Eure

> En bref - p.6

L'actualité du département

> Dossier - p.10

C'est votre parole

Environnement, culture, jeunesse...

quinze forums et un questionnaire

pour afficher vos priorités

Agir rapidement et efficacement

En juin et en octobre, ces objectifs ont été

immédiatement dotés de moyens budgétaires

conséquents. Ces décisions fortes illustrent notre

détermination à agir rapidement et efficacement

pour notre département. Au cours du mois de

septembre, j’ai aussi mis en œuvre avec ma majorité

une nouvelle méthode d’action : écouter et dialoguer

avec les habitants de l’Oise. L’audience importante

rencontrée par les forums et le questionnaire envoyé

à chaque foyer du département atteste l’exigence

de développer les échanges, les rencontres entre nos

concitoyens et leurs élus.

Au service de tous

Dans cet esprit, j’ai souhaité renouveler le magazine

départemental. Il doit s’affirmer comme un espace

d’information au service des hommes et des femmes

qui font vivre le département de l’Oise.

Bonne lecture !

PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL

« 60 » est une publication du Conseil général

de l'Oise • 1, rue Cambry – 60024 Beauvais

Cedex • Directeur de la publication : Yves Rome

• Directeur de la rédaction : Xavier Mahé •

Conception : EuroRSCG C&O • Rédaction et

réalisation : Anatome • Impression : Houdeville -

BP 410 - 60004 Beauvais Cedex • Tirage : 320000 exemplaires • Diffusion :

La Poste • ISSN en cours • Photo de couverture : Fred Boucher

> L’Oise

en action - p.16

Coup de pouce

au logement

1 million d'euros débloqués

pour pallier la pénurie

Comme

à la maison

Six premières maisons du

Conseil général en chantier

> Du nord

au sud - p.19

L'Oise à l'heure

du haut débit

Le département rend le

haut débit accessible à tous

Routes en hiver

Mobilisation générale

> L’Oise

en tête - p.22

Didier de Villepin

Un capitaine d'industrie

au service

d'AGCO

> Il font

l’Oise - p.24

Engagés, ouverts, battants…

portrait de figures de l'Oise

> Itinéraires - p.26

Noël d'une ville

à l'autre

Marchés, spectacles,

sorties à ne pas manquer

> Sports - p.28

Le Bouc en haut

de l'affiche

Le club de volley-ball veut

faire partie de l'élite

> Culture - p.30

> Agenda - p.32

> Info

pratiques - p.33

> Tribunes

libres - p.34

60 - N°1 - Décembre 2004

3


À la une

TRIE-CHÂTEAU

Le bar Floréal / Hervé Dez

ENFIN UNE SOLUTION EN VUE POUR

LES HABITANTS DE TRIE-CHÂTEAU,

QUI SOUFFRENT DEPUIS PLUS DE 15 ANS

DU TRAFIC ROUTIER QUI TRAVERSE LEUR

COMMUNE.


Dans la

bonne direction

La déviation de Trie-Château est

en bonne voie. C’est le résultat

d’une coopération entre les conseils

généraux de l’Oise et de l’Eure.

Des relations de bon voisinage que

le Conseil général entend développer

vavec les autres départements

limitrophes.

oie de contournement, création d’un centre

nautique, soutien aux collèges…

La coopération entre l’Oise et l’Eure a

du bon. Les habitants du canton de Trie-

Château peuvent en mesurer les effets : en 2009, ils

bénéficieront de la déviation de leur ville et de Gisors,

qui soulagera leur cité traversée quotidiennement par

10 000 véhicules. Pour mener à bien ce chantier, le

principe d’un cofinancement a été confirmé le

2 novembre, à Gisors, lors d’une rencontre entre Yves

Rome, président du Conseil général de l’Oise, et son

homologue de l’Eure, Jean Louis Destans.

Quand l’union fait la force

Le Conseil général de l’Oise participera à hauteur

de 18 millions d’euros. Autre projet de coopération,

le centre aquatique du Vexin. Implanté à proximité

de la frontière avec l’Eure, il profitera aux habitants

des deux départements. Là encore, les deux conseils

généraux partageront la facture, avec la communauté

GISORS, 2 NOVEMBRE. DE GAUCHE À DROITE : GÉRARD LEMAÎTRE, CONSEILLER

GÉNÉRAL DE CHAUMONT-EN-VEXIN ; PATRICE CARVALHO, VICE-PRÉSIDENT DU

CONSEIL GÉNÉRAL CHARGÉ DES INFRASTRUCTURES ; YVES ROME ET JEAN LOUIS

DESTANS, PRÉSIDENTS DES CONSEILS GÉNÉRAUX DE L’OISE ET DE L’EURE ; MARCEL

LARMANOU, MAIRE DE GISORS ET CONSEILLER GÉNÉRAL DE L’EURE.

de communes du Vexin-Thelle. Enfin, la coopération

sera renforcée dans le domaine de l’accueil des

collégiens, pour soutenir les projets éducatifs des

établissements. 500 élèves originaires de l’Oise sont

scolarisés à Gisors. Dans le même esprit, les deux

départements mettront leurs moyens en commun

pour favoriser l’arrivée du haut débit sur cette zone

frontalière. Cette volonté de travailler avec les voisins

de l’Eure n’est pas exclusive. Pour la nouvelle majorité,

elle s’inscrit dans un cadre plus large de coopération

avec les autres conseils généraux, tout comme avec la

Région. Au bénéfice des habitants. ■ BRUNO LAFOSSE

L’impartial des Andelys

D.R.

Parole de maire


JACQUES KARPOFF, MAIRE DE TRIE-CHÂTEAU

Depuis au moins une quinzaine d’années, notre commune est victime d’une circulation

intensive. Il y a jusqu’à 10 000 véhicules par jour, dont beaucoup de poids-lourds, qui

traversent le village. Et lorsqu’on sait que ces véhicules ne peuvent se croiser sous notre

vieille voûte, on a une idée des nuisances occasionnées. Aujourd’hui, notre conseil

municipal est unanime pour approuver la déviation.

60 - N°1 - Décembre 2004

5


En bref

JÉRUSALEM – BEAUVAIS

Petite

musique

de paix

Composé de musiciens israéliens

et arabes, l’orchestre pour la Paix

s’arrête dans l’Oise pour porter son

message de paix. Au programme :

pconcerts gratuits et rencontres avec

des collégiens.

our la troisième année consécutive, l’Orchestre

pour la Paix vient parcourir la France

pendant un mois. C’est au cours d’une

tournée au Proche-Orient de la fondation Musique

Espérance – fondée en 1982 par le prestigieux pianiste

argentin Miguel Angel Estrella – que naît l’idée de

créer un orchestre de musiciens issus de communautés

opposées, désireux d’utiliser le langage qui les unit

pour parler de paix. En 2002, le projet se concrétise :

une quarantaine de musiciens se retrouvent en France

pour travailler un répertoire et donner les premiers

concerts de l’Orchestre pour la Paix.

À la rencontre des collégiens

Un idéal qui a séduit la région Picardie et le

département de l’Oise. « La proposition nous a paru

intéressante dans le contexte actuel et nous avons

mobilisé toutes les énergies pour faire de ce moment

un temps d’échange et de partage », explique-t-on

dans les services du Conseil général.

LES 40 MUSICIENS DE L’ORCHESTRE VIENNENT D’ISRAËL, DE PALESTINE,

D’OUZBÉKISTAN, DE TUNISIE...

Quatre associations se sont donc réunies pour

un atelier d’écriture destiné à produire un texte

symbolique sur la paix, qui sera lu avant chaque

concert.

Un débat précédera en outre le concert de Creil,

et les musiciens iront à la rencontre de collégiens

les 9 et 10 décembre. ■

> EN PRATIQUE

Concerts gratuits, réservation préalable indispensable,

dans la limite des places disponibles

Le 9 décembre à 20 h au Cinespace de Beauvais

Tél. : 03 44 06 64 66

Le 12 décembre à 16 h au Théâtre de la Faïencerie de Creil,

concert précédé d’un débat à 14 h (salon Canneville)

Tél. : 03 44 24 95 70

© D.R.

ÉCONOMIE

La Picardie s’en sort un peu mieux

Les créations d’entreprises diminuent moins dans la

région qu’au plan national. C’est ce que révèle l’enquête

de l’Insee Picardie sur le 2 e trimestre 2004. Le nombre de

créations d’entreprises enregistrées en Picardie a diminué

de 1 % par rapport au trimestre précédent contre - 4 %

au niveau national. Avec comme point fort, les reprises

d’entreprises, en hausse de 5 %. En 2003, les créations

d’entreprises dans la région avaient progressé de 9 %.

6

60 - N°1 - Décembre 2004


COLLÈGES

Des aides multipliées par deux

Réseaux d’éducation

prioritaire. Derrière

cette appellation quelque

peu technocratique,

seize collèges de l’Oise

rassemblent les acteurs

sociaux et éducatifs autour

d’un objectif commun :

l’égalité des chances.

« À Creil, témoigne

Maurice Dehove, principal

du collège Gabriel-Havez et

responsable d’un des cinq

CIRCULATION

Des travaux

qui tournent rond

9 424 COLLÉGIENS SONT CONCERNÉS

PAR L’ÉDUCATION PRIORITAIRE DANS L’OISE.

réseaux de l’Oise, notre objectif principal est la maîtrise de la langue.

Et une des réussites mesurables du réseau est que les collégiens que

nous envoyons en seconde générale réussissent aussi bien que les

autres. » Un dispositif que la majorité départementale a souhaité

encourager, en attribuant aux Réseaux d’éducation prioritaire, fin

octobre dernier, une aide financière supplémentaire de 150 000 euros

– soit deux fois plus qu’auparavant. Une décision prise sans attendre

le vote du prochain budget, afin que les actions engagées sur le terrain

s’en ressentent dès l’année scolaire 2004-2005. ■

À Méru, Clermont ou Cambronne :

du neuf sur les chaussées

Il ne faut pas lésiner avec la sécurité. Le Conseil

général vient de réaménager deux carrefours.

L’un à Méru, sur la RD 927, avec la réalisation

d’un tourne à gauche. L’autre à Cambronne-sous-

Clermont, avec la création d’un giratoire,

à l’interserction des routes

départementales 137 et 110.

Un autre giratoire est en cours

d’aménagement à Marseilleen-Beauvaisis,

pour faciliter

les échanges entre les RD 901

et 7. Avec pour effet attendu,

un ralentissement de la vitesse

des véhicules à l’entrée de la

commune. ■

BIENTÔT UN NOUVEAU GIRATOIRE

À MARSEILLE-EN-BEAUVAISIS.

télex

> ENVIRONNEMENT

On assainit

Pour aider les communes dans les travaux

d’assainissement ou la rénovation des stations

d’épuration, le Conseil général leur accorde

2,2 millions d’euros de dotation supplémentaire.

Une aide qui permettra de mener à bien

les travaux sur les stations de Bresles, Ivors,

Morvilliers, du syndicat intercommunal du

Conde, ainsi que l’assainissement collectif de

Villers-sur-Coudun.

> SANTÉ DES ENFANTS

Bébé à bord

Si ne vous ne pouvez aller à la PMI, la PMI viendra

à vous. Service du Conseil général, la Protection

Maternelle Infantile de Beauvais propose des

consultations gratuites et mobiles, à bord d’un

camion aménagé en cabinet médical. Le principe

est simple : lors de son arrêt dans l’une des communes

du Beauvaisis, le cabinet mobile reçoit les

bambins et leurs parents. Là, une infirmière et

un médecin généraliste procèdent aux examens

et vaccinations.

> TER

Creil-Paris en classe confort

La Région Picardie a commandé huit rames

d’un TER deux niveaux de nouvelle génération,

destinées aux lignes Amiens-Creil-Paris et Saint-

Quentin-Creil-Paris. Ces autorails silencieux sont

accessibles aux personnes à mobilité réduite,

et sûrs, grâce à leur vidéo surveillance. Ils sont

aussi très véloces, avec leurs 160 km/h affichés

au compteur. Ils feront leur apparition progressivement

entre 2004 et 2008, pour un coût de

11,6 millions d’euros par autorail.

> HANDICAP

On se parle

Certains attendaient ce moment depuis longtemps.

Un an presque jour pour jour après sa

création, le Comité Départemental Consultatif des

Personnes Handicapées (CDCPH) de l’Oise, qui

préside le projet, a enfin tenu sa première réunion

le 5 novembre. Cet organisme a pour mission

d’évaluer la situation des personnes handicapées

et de proposer des mesures adaptées. Il réunit

une trentaine de membres, dont des représentants

des pouvoirs publics et d’associations. Parmi ses

premières tâches : l’évaluation du nombre exact de

personnes handicapées dans le département.

60 - N°1 - Décembre 2004

7


En bref

MÉMOIRE

La Libération de l’Oise,

ça vous intéresse !

« 1944, l’Oise est libérée !» offre

un parcours visuel et sonore dans

l’histoire du département en guerre.

bÀ ne pas manquer.

runo Ricard, responsable des Archives

départementales de l’Oise, est satisfait :

« l’exposition est un succès et nous ne

nous attendions pas à devoir réimprimer le

catalogue si vite : sur les 700 exemplaires mis en vente,

500 ont été vendus le premier mois ». À la mi-octobre,

pas moins de 1500 visiteurs sont venus explorer la

mémoire du département. Inaugurée le 3 septembre,

date symbolique de l’entrée en guerre contre l’Allemagne

en 1939, l’exposition « 1944, l’Oise est libérée !» retrace

l’histoire du département jusqu’à sa libération entre

le 28 août et le 2 septembre 1944.

Une immersion dans l’époque

La richesse des documents, issus du fonds d’archives

départementales et de prêts, permet aux visiteurs de

s’immerger dans cette époque. Pour accompagner

les correspondances, tracts et affiches, coupures de

presse départementale, photographies, dessins et objets

symboliques, sont accompagnés par des chansons

à la mode 1939-1944. Et des projections de films

documentaires sont proposées les dimanches. Pour les

professeurs et leurs élèves, des guides pédagogiques sont

disponibles, et le Conseil général a offert le catalogue et

UNE EXPOSITION QUI PERMET DE SE REPLONGER DANS LA LIESSE DE LA LIBÉRATION.

le CD-rom sur la résistance dans l’Oise à tous les collèges

et lycées. Une rencontre sera par ailleurs organisée en

janvier entre lycéens et résistants de l’Oise. Quant à

l’exposition, elle circulera dans le département avec une

première étape à Creil en avril. ■

> EN PRATIQUE

Exposition jusqu’au 18 mars 2005

Du lundi au vendredi de 9 h à 18 h

Le dimanche jusqu’au 19 décembre de 14 h à 18 h

Entrée et projections gratuites

Archives départementales de l’Oise

71, rue de Tilloy - Beauvais

© D.R.

> SUR LE WEB

Les jeunes se mobilisent sur 14-18

Quatre-vingt-dix ans après la Grande Guerre, les élèves

d’une dizaine de classes de troisième sont invités

à participer à un premier « défi scolaire sur internet ».

Cette action leur permettra de s’instruire en utilisant

l’internet. Pour remporter ce défi, organisé par l’Inspection

académique, ils peuvent compter sur l’aide

des Archives départementales, du CNDP, et de l’Office

national des anciens combattants et victimes de

guerre.

CONTACT

> Alain Pickaert, chargé de mission

Inspection académique de l’Oise

Tél. : 03 44 06 45 74

8

60 - N°1 - Décembre 2004


60 ANS APRÈS

Hommage aux Compagnons

L’Ordre de la Libération, qui

a distingué au lendemain de la

Seconde Guerre mondiale celles

et ceux qui s’étaient le plus

illustrés pour la libération de la

patrie, ne comporte qu’un millier

de membres. C’est aux neuf

d’entre eux qui reposent dans

l’Oise que le président du

Conseil général et plusieurs

vice-présidents ont souhaité

rendre hommage, 60 ans

après, aux côtés des plus

hautes autorités civiles et militaires du département, en se

recueillant ensemble sur leurs tombes. Un geste qui n’avait

jamais été réalisé jusqu’ici, et qui s’est traduit par des

moments de grande émotion. ■

UN GESTE INÉDIT, EMPREINT D’UNE GRANDE ÉMOTION.

D.R.

télex

> LECTURE

Creil se livre au polar

Avec son treizième Salon du livre et de la BD,

qui s’est tenu en novembre à l’espace culturel

La Faïencerie, Creil confirme son statut de

ville du livre. Organisée par la Ville aux livres,

la manifestation avait pour thème le polar.

Elle a reçu le soutien du Conseil général.

> EXPOSITION

Bonne nature

Solidarité et environnement peuvent faire

cause commune. Le hall de l’Hôtel du

Département a ainsi présenté du 25 octobre

au 19 novembre l’exposition « La solidarité,

ça change la vie !», organisée avec huit

associations. Les visiteurs, et notamment les

élèves, ont pu s’y informer sur les notions

de développement durable et de commerce

équitable.

COOPÉRATION

Quand l’Oise vient

en aide au Liban

À la fin de la guerre qui

a touché le Liban de 1975

à 1992, une politique

répressive d’éradication

des cultures illicites a

été mise en place, mais

aucune activité agricole

de remplacement n’a été

proposée. Les agriculteurs

se sont donc retrouvés

dans le plus grand

dénuement. Au vu de

cette situation, et afin de

mettre en place un outil de

PLAINE DE LA BEKAA, LIBAN, SEPTEMBRE 2004.

CHRISTIAN PATRIA (G.), CONSEILLER GÉNÉRAL DE

SENLIS ET PRÉSIDENT DE LA CHAMBRE D’AGRICULTURE

DÉPARTEMENTALE, AUX CÔTÉS DU PRÉSIDENT YVES ROME.

développement durable pour la région et sa population, l’association

coopérative vitivinicole Les Coteaux d’Héliopolis a été créée.

Le Conseil général de l’Oise ainsi que la Chambre d’agriculture de

l’Oise ont décidé de la soutenir financièrement et techniquement,

permettant ainsi la plantation de 100 hectares de vignes en cinq ans.

Le déplacement d’une délégation de l’Oise au Liban en septembre

dernier a été l’occasion pour Yves Rome de confirmer auprès de

ses homologues libanais son souhait de continuer à soutenir la

coopérative, mais aussi à développer d’autres projets agricoles,

culturels, environnementaux ou artisanaux. ■

D.R.

> CONCOURS

Nos aînés primés

« Je te donne pour héritage […] conseil de

n’être pas trop sage. Fais de ta vie un feu

joyeux ! » Pour ce poème, Gilberte, 85 ans,

habitant Noyon, a reçu le prix littératurepoésie

décerné par la Fédération nationale

de gérontologie. Cette organisation a sollicité

les écrits de nos aînés dans le cadre de son

opération « Lettre à… ».

Ce même concours a permis à un autre

habitant de l’Oise de se distinguer : Charles,

83 ans, d’Attachy, a reçu le prix de l’humour.

> COLLÉGIENS

Parlez-vous picard ?

Le concours du picard au collège donne la

possibilité aux élèves et enseignants de la

région de découvrir de manière amusante la

langue et la culture picardes. Le concours est

accessible à tous les élèves.

En jeu : 3 000 euros de prix, dont de

nombreux lots individuels pour les élèves des

classes gagnantes ainsi qu’un spectacle de

marionnettes picardes. Les dossiers sont à

retirer du 3 janvier au 4 février 2005.

CONTACT

> Tél. : 03 22 71 16 16

60 - N°1 - Décembre 2004

9


Dossier > Démocratie participative

Forums :

Fred Boucher

À la tête du

département depuis

le printemps 2004,

le président Yves

Rome et son équipe

se sont engagés

dans une démarche

de concertation sans

précédent. Leur objectif :

ouvrir le débat, et

enrichir leur projet

politique en restant au

plus près du terrain.

Avant de donner la

parole à chaque citoyen

dans un questionnaire,

ils ont organisé

15 forums thématiques

ouverts aux élus locaux,

aux responsables

associatifs et à tous

les professionnels qui,

au quotidien, vivent

et font l’Oise. Retour

sur cette expérience de

démocratie vivante.


la parole retrouvée

hourotte, salle Saint-Gobain. En ce lundi

après-midi de septembre, le coup d’envoi

des forums consultatifs du département

vient d’être lancé. Au menu de ce premier

rendez-vous : les « infrastructures ». À la

tribune, deux hommes accueillent du regard

les participants qui s’installent peu à peu sur les chaises.

Le premier, Yves Rome, nouveau président du Conseil

général, est l’instigateur de ces rencontres. Le second,

Patrice Carvalho, n’est autre que le maire de la commune

hôte, et vice-président du département en charge, justement,

des routes et infrastructures.

Les deux élus sont soulagés.

La salle se remplit. Les « forces

vives » du département, invitées

en nombre à cet exercice

2005

Pour la première fois,

le budget départemental

prendra en compte les

points de vue exprimés par

des milliers d’habitants.

de démocratie participative,

semblent être au rendez-vous.

Rapidement, après quelques

mots d’accueil, on entre dans

le vif du sujet. À quand une

déviation à Trie-Château,

à Ivry-le-Temple, à Noyon ?

Peut-on raccorder les cantons

du nord-ouest à l’A29 ?

Le Conseil général va-t-il continuer d’aider les petites

communes ? Dans quel délai la départementale 200 passerat-elle

à deux fois deux voies du côté de Houdencourt ?

Dans un premier temps, l’écoute

Malgré la précision des questions et le haut niveau

d’exigence manifesté par de nombreux intervenants,

Yves Rome et Patrice Carvalho se montrent prudents.

Le temps des décisions viendra à son heure. L’important,

d’abord, c’est l’écoute. Et de la capacité d’écoute, il

va leur en falloir, car les forums vont s’enchaîner à

un rythme soutenu. Après les infrastructures, ce sera

au tour de la politique de la Ville, dès le lendemain

matin, à Beauvais. Puis du handicap, le surlendemain,

à Clermont…

« Au départ, j’ai vécu ces forums comme un véritable

pari. » L’élu qui tient ces propos sait de quoi il parle.

Entré pour la première fois au Conseil général de l’Oise

en 1973, Henri Bonan connaît le département par cœur.

Un département qu’il a même dirigé, pendant trois

ans, dans les années 1980. « Ce qui m’a frappé dans les

forums auxquels j’ai assisté, c’est la qualité des débats.

Au-dedes revendications particulières, souvent

légitimes, beaucoup de participants faisaient preuve

d’une véritable sensibilité à l’intérêt général. »

Énormément d’idées

Une impression que confirment de nombreux témoignages,

recueillis notamment à la sortie des réunions. « J’ai vivement

apprécié le contact avec des intervenants »,

estime ainsi la présidente d’une association

de Ressons-sur-Matz, au sortir du forum

sur le troisième âge, à Liancourt. « Le débat

a été très riche, très instructif », constate

pour sa part un médecin scolaire de La

Chapelle-aux-Pots. « Beaucoup a été dit,

énormément d’idées lancées », complète

un adjoint au maire de la petite commune

de Cuts, 900 habitants. Pour beaucoup de

responsables, cette ouverture du dialogue

est nouvelle. ■ ■ ■

QUINZE LIEUX, QUINZE DATES :

LES FORUMS ONT RÉUNI PLUS DE 5 000 PERSONNES.

60 - N°1 - Décembre 2004

11

Fred Boucher


Dossier > Démocratie participative

■ ■ ■ En tout cas à cette échelle. La parole, du coup, se

libère. Et son flot remplit chaque forum. Au fil des séances,

se dessine ainsi, touche par touche, le tableau d’un

département où l’envie d’action prédomine, où les énergies

sont prêtes à se mobiliser. Et où les besoins sont grands, à

l’instar du domaine éducatif, dont le forum, début octobre

à Chantilly, a été un des plus fréquentés.

« Même si nous avions une vision claire de la situation avant

les forums, ces derniers nous ont été utiles, estime Alain

Blanchard, vice-président du département en charge de ce

secteur. Nos réponses, qu’il s’agisse d’ouverture des établissements

scolaires sur la vie locale, de lutte contre les inégalités,

ou de la définition de ce que doit être un collège au

3 e millénaire, tiendront bien évidemment compte de ce

que nous avons entendu. »

Renouer avec des lieux d’échange

Environnement, culture, jeunesse… : au fil des forums,

les élus enregistrent donc les demandes ou des doléances

qui leur sont directement adressées. Mais ils assistent

également à d’intéressants débats entre participants. « Pour

moi, ces forums ont révélé une forte attente en matière

de concertation, témoigne la vice-présidente du département

en charge de l’habitat, Sylvie Houssin. J’ai ressenti

une vraie envie de renouer avec des lieux d’échange, de

débat. Il faut que nous réfléchissions à la pérennisation

de ce dialogue. »

Une pérennisation dont la première illustration a immédiatement

suivi la tenue des forums : l’envoi d’un questionnaire

dans chacun des 320 000 foyers de l’Oise. Avec « Oise, je

donne mon avis », plus de dix mille citoyens se sont à leur

tour emparés de l’occasion qui leur était donnée d’exprimer

leur point de vue, et de dire les priorités qu’ils souhaitaient

voir appliquées par le Département. Fournissant ainsi, en

des temps qu’on dit de repli sur soi et d’individualisme,

un bel exemple d’une démocratie vivante. ■

« 60 » reviendra largement sur les résultats

de la consultation « Pour le budget 2005,

je donne mon avis » dans son numéro 2.

BENOÎT MOUGNE

Le bar Foréal / Hervé Dez

3 questions à...

PATRICIA BOUCHENY

Présidente d’association

Avec son association

A brache kor – À bras le

corps, en picard – Patricia

Boucheny milite pour

l’accès à l’autonomie des handicapés

physiques, sensoriels et moteurs de

l’Oise. Elle a participé à cinq des quinze

forums thématiques organisés par le

Département.

On vous a vue et entendue dans le forum

consacré aux handicaps, mais également

dans ceux consacrés au logement, aux

transports, à la culture… Pourquoi ?

P.B. : Notre objectif est d’ouvrir les esprits. Il était

normal que le Conseil général organise ces rencontres

de façon thématique. Mais la question du handicap

ne doit pas rester isolée. Le handicap, c’est une

particularité de la personne au même titre que la

couleur des cheveux. Ce n’est pas parce qu’on a un

handicap du fait de la vieillesse, ou de la maladie,

ou d’un accident, qu’on devient une personne

complètement différente ! Si on aimait visiter les

musées, par exemple, pourquoi est-ce que du jour

au lendemain, on en serait privé ? Alors nous nous

sommes rendus à plusieurs de ces forums, comme

celui sur la culture, parce que pour nous, ce sont des

domaines essentiels, qui font partie de la vie.

Pourquoi, dans ce cas, ne pas avoir

participé à tous les forums ?

P.B. : Par impossibilité, tout simplement !

Malheureusement, peu de membres de notre

association ont la chance d’être autonomes, de pouvoir

conduire un véhicule. Quant à moi, matériellement

« Ces forums nous ont

confortés dans notre

»

volonté

de décloisonnement.

12

60 - N°1 - Décembre 2004


Le bar Foréal / Hervé Dez

PATRICIA BOUCHENY DEVANT LA

GALERIE NATIONALE DE LA TAPISSERIE,

À BEAUVAIS. DEPUIS DES ANNÉES,

ELLE DEMANDE QUE CE BÂTIMENT SOIT

RENDU ACCESSIBLE AUX HANDICAPÉS.

et physiquement, je ne pouvais être présente partout.

Mais si nous l’avions pu, nous l’aurions fait !

Quelles impressions gardez-vous de ces

moments de dialogue ?

P.B. : Cette démarche était une grande première dans le

département. Et les salles étaient pleines ! Globalement,

nous avons trouvé les débats très riches. Nous aurions

parfois aimé que les échanges soient un peu moins

marqués par l’esprit de chapelle de certains. Mais cela

nous a confortés dans notre volonté de décloisonnement.

D’ailleurs, à plusieurs reprises, nous avons fait des

rencontres très intéressantes, qui n’auraient pas eu

lieu si nous étions restés cantonnés à l’univers des

« professionnels du handicap ». ■

CONTACT

> A brache kor - GIHP Oise

15, rue Principale. 60210 Briot

Tél. : 03 44 13 22 42

email : abrachekor@wanadoo.fr

PROPOS RECUEILLIS PAR B.M.

CÉLINE MONCOMBLE, CLUB DE

BEAUVAIS DE LA FONDATION

AGIR CONTRE L’EXCLUSION

« Nous avons

participé aux forums car

il était très important pour nous

de nous retrouver avec

les acteurs de terrain. Et

de sentir des élus à l’écoute. »

SLIMANE BOURAYA,

LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT

DE L’OISE

« Nous agissons au quotidien,

mais nous accordons aussi une

place très importante à

la réflexion. Cette démarche

de démocratie participative est

en adéquation avec

notre philosophie

et nos valeurs. »

Paroles

Le bar Foréal / Hervé Dez

Le bar Foréal / Hervé Dez

COUDUN, 30 SEPTEMBRE. LE FORUM CONSACRÉ

À L’ENVIRONNEMENT A NOTAMMENT PERMIS DE

DISCUTER DES IMPORTANTS ÉCARTS DU PRIX DE L’EAU

ENTRE LE NORD ET LE SUD DU DÉPARTEMENT.

Fred Boucher


Dossier > Démocratie participative

Fred Boucher

BEAUCOUP DE BESOINS ET DE

DEMANDES SE SONT MANIFESTÉS

LORS DES FORUMS. MAIS LES UNS ET

LES AUTRES SE SONT ACCORDÉS

À RECONNAÎTRE QUE TOUT NE POUVAIT

ÊTRE FAIT EN MÊME TEMPS.

CAP SUR 2005

De la discussion

> ZOOM SUR

Quand l’État

se défausse

Avec la nouvelle vague de décentralisation initiée par le

gouvernement Raffarin, les nuages s’amoncellent

au-dessus des collectivités locales. Transfert des

personnels techniques et de service des collèges (TOS),

transfert intégral du RMI (et création contestée du RMA),

transfert de la gestion des routes nationales, transfert

intégral des services d’incendie et de secours... Sur

le principe, la compensation financière est supposée

parfaite. Mais dans la pratique, le gouvernement ne

prévoit pas de mécanisme durable permettant d’ajuster

une inévitable augmentation des charges pesant sur les

collectivités, avec les compensations correspondantes. Et

quand s’ajoute à ce transfert de charges mal compensées,

le gel des paiements de l’État touchant à des opérations

déjà programmées ou lancées, la facture devient salée

pour les collectivités. Et pour leurs contribuables.

Comment transformer le dialogue

en décisions ? Après avoir écouté

les uns et les autres, les élus sont

aujourd’hui en pleine préparation

abudgétaire. Un exercice complexe

qui s’étendra jusqu’en février.

cte politique le plus important pour

toute collectivité locale, le vote du

budget de l’Oise pour 2005 sera soumis

aux 41 conseillers généraux début

février prochain. Il traduira de manière concrète

les orientations décidées par la nouvelle majorité. Il

aura donc fallu dix mois avant que le changement

démocratique du printemps 2004 puisse trouver un

traduction complète et chiffrée. Pourquoi un si long délai ?

Puissante mais complexe, la « machine départementale »

ne peut fonctionner que sur la base de prévisions de

dépenses et de recettes. Des prévisions dont l’élaboration

prend du temps. Et qui, si elles tiennent compte en tout

premier lieu de la volonté politique des élus, doivent

14

60 - N°1 - Décembre 2004


Crédit photo

670

millions d’euros :

c’est le montant du

budget annuel du

Conseil général.

en résumé

> En septembre et octobre, plus

de 5 000 personnes exerçant des responsabilités

publiques dans l’Oise participent aux 15 forums

thématiques auxquels les a invitées Yves Rome.

Objectif pour le président du Conseil général et son

équipe : ouvrir le débat et nourrir la réflexion.

> En octobre et novembre, le questionnaire « Je

donne mon avis » est distribué à tous les habitants du

département. Plus de 10 000 personnes y répondent,

et mettent en avant les demandes qui leur semblent

prioritaires.

> Les 22 et 23 novembre, de toutes premières

Assises départementales, ouvertes à tous, permettent

de faire le point sur la concertation engagée.

à l’action

> En décembre et janvier, au terme de cette

phase de dialogue de plusieurs mois, deux étapes

importantes se préparent : un débat d’orientations

budgétaires, puis l’élaboration du budget lui-même.

également intégrer de nombreuses contraintes, dont

certaines relèvent du rôle parfois ambigu de l’État (voir

ci-contre).

Sans attendre le vote du budget de l’année suivante,

une collectivité peut cependant infléchir son action de

façon sensible. C’est le sens, notamment, de la « décision

budgétaire modificative » que la nouvelle majorité

départementale a approuvée fin octobre dernier. Une

décision qui a permis, avant février 2005, de lancer

quelques actions fortes en matière de logement ou d’aide

aux collégiens les moins favorisés.

L’élaboration du budget principal est également un temps

de démocratie. Au terme du dialogue engagé avec la

population, qui vient de s’achever cette année avec les

premières Assises départementales de l’Oise, aura

lieu mi-décembre, sur les bancs de l’Assemblée

départementale, un débat d’orientations budgétaires.

Le moment, pour les élus de tous bords, de faire le

point sur leur vision des priorités. Et de s’apprêter à

prendre leurs responsabilités. ■

B.M.

ANNE-CLAIRE DELAFONTAINE

CONSEILLÈRE

«

GÉNÉRALE (PS) DE MOUY

Ce qui est important,

c’est d’écouter les gens

qui n’ont pas l’habitude

d’être écoutés. Et de

»

définir des priorités.

60 - N°1 - Décembre 2004

15

D.R.


L’ Oise en action

LOGEMENT

Des clés

pour bien se loger

Pour faire face

à la pénurie

de logements,

le Conseil général

débloque

sans attendre

1 million d’euros.

Explications.

comment

aider chaque

habitant à

trouver les

clés du logement ? Pour

y parvenir, le Conseil

général vient de créer

un fonds départemental

d’intervention en faveur

du logement. Objectif :

faire reculer la pénurie

en appliquant une

politique globale grâce

au déblocage immédiat

d’un million d’euros.

Il y a de quoi faire, car

l’Oise compte 15500

demandes de logement

non satisfaites, sous

l’effet d’une hausse des

16

60 - N°1 - Décembre 2004

coûts des terrains et de la

construction, alors que les

aides de l’État diminuent.

En ce sens, le Conseil

général agit au-dede ses

compétences pour pallier

les carences de l’État.

Améliorer

le cadre de vie

Le premier bénéficiaire

de cette manne sera le

logement social, dans le

souci d’améliorer la vie

des familles modestes.

Ça concerne du monde :

plus d’une famille sur

six, d’après l’Insee.

Concrètement, l’aide

départementale devrait

faciliter les acquisitions de

terrains pour construire

de l’habitat social. Autre

intervention : l’aide à la

construction en échange

d’une modération des

loyers. Le soutien du

Conseil général ira

également aux opérations

de réhabilitation, en

particulier dans les zones

sensibles. En outre,

une aide sera accordée

aux bailleurs pour les

efforts d’amélioration

du cadre de vie, avec

par exemple la mise

en sécurité des espaces

communs, comme les

cages d’escalier. Côté

sécurité, il faut noter

la création prochaine

d’un programme pour

la mise aux normes des

ascenseurs.

Soutien

aux locataires

Le Département

entend inciter, grâce à

son soutien financier,

les communes et

intercommunalités à

mettre en place des

programmes locaux

de l’habitat. Ces

programmes visent

à mieux coordonner

l’offre de logements,

et à programmer



Parole de locataire

CLAUDE HANIN EST PRÉSIDENT

de l’Union de défense

des locataires de l’Oise.

Comment appréciez-vous la création d’un fonds départemental

d’intervention en faveur du logement ?

Nous ne pouvons qu’apprécier, de notre point de vue qui est celui de l’intérêt des locataires.

Si tout le monde fait des efforts en faveur du logement social, ça ne peut être que positif.

Le seul problème, c’est que le gouvernement, lui, fait des promesses qui ne sont pas tenues.

Or pour faire des travaux, améliorer les conditions de logement, il faut de l’argent.

Quelles sont les difficultés en matière de logement ?

Il n’y a pas assez de logements. Autre problème, les charges sont de plus en plus élevées et

alourdissent la facture des locataires. Il y a aussi la question de l’entretien des logements, dans

des habitations qui ont vieilli et qui nécessitent aujourd’hui de coûteux travaux de rénovation.

Crédit photo

1 000 000

d’euros sont débloqués pour le fonds

départemental d’intervention

en faveur du logement.

© D.R.

constructions ou

réhabilitations. Bref

aider à faire sortir des

logements de terre.

Enfin, le Conseil général

entend soutenir l’action

des associations et

amicales de locataires

afin qu’elles puissent

mieux faire valoir leur

droit à un logement de

qualité. Ces associations

pourront désormais

percevoir une subvention

départementale.

Aménagements

extérieurs

Cet effort financier

d’ampleur vient s’ajouter

aux aides existantes qui

ne sont pas abandonnées :

particuliers et bailleurs

pourront toujours en

bénéficier. Toutefois,

elles seront assorties

de conditions plus

contraignantes pour les

bailleurs, dans l’intérêt

des locataires. Par

exemple, en contrepartie

des garanties d’emprunts

accordées par le

département, ils devront

s’engager sur l’entretien

des parties communes

et l’aménagement des

abords des bâtiments

ou lotissements. ■

BRUNO LAFOSSE

> ZOOM SUR

Construire

et réhabiliter

Pour faire face aux 15 500 demandes de logement non

satisfaites, pas de mystère : il faut construire et réhabiliter.

• L’action volontariste du Conseil général de l’Oise en

matière de logement doit se traduire par la construction

de 600 logements d’ici trois ans et la réhabilitation de

1000 logements par an en relation avec les huit bailleurs

sociaux présents dans le département. Une action qui passe

également par une aide destinée à favoriser l’accession à la

propriété.

• Les aides départementales aux particuliers sont

maintenues, qu’il s’agisse de l’amélioration sanitaire de

l’habitat, ou du maintien à domicile des personnes âgées et

handicapées.

60 - N°1 - Décembre 2004

17


onjour l’accueil !

Les six

premières

maisons du

Conseil général vous

accueilleront bientôt

à Compiègne, Creil,

Grandvilliers, Ressonssur-Matz,

Saint-Just-en-

Chaussée et Thourotte.

Ouvertes à tous, ces

maisons hébergeront

des permanences pour

intervenir dans quatre

> L’ Oise en action

> EN BREF

Défendre le service public

• Proximité Les maisons du Conseil général ont

également pour mission d’assurer la présence du service

public départemental, au plus proche des habitants. Une

manière d’affirmer l’attachement à tous les services

publics (bureaux de poste ou trésoreries) alors qu’ils sont

remis en cause par des logiques libérales, en particulier

en milieu rural, où ils sont jugés moins « rentables ».

domaines prioritaires :

l’action sociale, le

logement, l’emploi, et

l’accès au droit. Les

maisons du Conseil

général diffuseront des

informations sur l’action

départementale et seront

un relais entre les citoyens

et le Département.

Vous pourrez ainsi y

poser des questions,

formuler remarques

et propositions sur les

MAISONS DU CONSEIL GÉNÉRAL

Bienvenue

chez vous

Six premières maisons du Conseil général rapprocheront

le département de ses habitants en leur offrant une large

palette de services.

services départementaux.

Ces maisons du

Département pourront

également ouvrir leurs

portes aux jeunes et

proposer un accès gratuit

à internet. Enfin, elles

relaieront les campagnes

d’information et de

sensibilisation menées

par le département ou des

partenaires, par exemple

sur les questions de santé.

d’accompagner les

associations, communes

et communautés de

communes dans leurs

demandes de subventions.

Une manière d’éviter

les déplacements

jusqu’à Beauvais pour

la moindre démarche.

Et pour être sûr que

ses maisons répondent

bien à vos attentes, le

Conseil général promet

d’évaluer et d’améliorer

ce dispositif de manière

permanente.

En 2005,

dans tout

le département

Les six premières

maisons ouvriront

leurs portes sans tarder

grâce à une décision

modificative du budget

2004. Et de nouvelles

seront programmées

dans le cadre du budget

2005, premier voté par

la nouvelle majorité (lire

également p. 14) À terme,

une vingtaine de maisons

du Conseil général

seront implantées dans

l’ensemble du

département, dans des

locaux achetés ou loués

à cet effet en fonction

des opportunités. Avec

la volonté qu’aucun

habitant ne se trouve

à plus de 20 minutes

de « sa » maison. ■

BRUNO LAFOSSE

• Ville et campagne Annoncées aux printemps

dernier, les maisons du Conseil général se répartiront sur

l’ensemble du territoire, en respectant un équilibre entre

ville et campagne, sans distinguer la couleur politique des

conseillers généraux.

Vous

accompagner

Deux agents du Conseil

général seront chargés

d’animer chacune de

ces maisons, d’accueillir

les habitants mais aussi

18

60 - N°1 - Décembre 2004


Du nord au sud

L’Oise à l’heure

du haut débit

Permettre à tous,

particuliers et

entreprises, d’accéder

à des réseaux

de télécommunications

modernes à un prix

accessible : tel est

l’objectif que s’est fixé

le Département.

dans l’Oise,

l’internet

prend

l’autoroute.

D’ici fin 2005,

habitants, entreprises,

collectivités locales,

tout le département

aura accès au haut

débit. C’est-à-dire à des

télécommunications

plus rapides et moins

chères. Si, déjà, certains

en bénéficiaient, c’était

via le réseau de France

Télécom. Car il n’y avait

pas d’autre choix. C’est

justement pour permettre

le jeu de la concurrence

que le Conseil général

a décidé en 2003 de

faire construire son

propre réseau de

télécommunications,

anticipant la loi de

juin 2004 qui l’y

autorise. Après appel

d’offres, délégation

de service public et

autres procédures

administratives, la

société Téloise s’est vu

confier la réalisation et la

gestion des installations.

Et pas des moindres :

500 kilomètres de

tranchées à creuser sur

tout le département,

pour installer sous

terre des fourreaux et

faire passer des câbles

en fibre optique. Le

maillage se fait en deux

temps. On construit >>>

60 - N°1 - Décembre 2004

19


Du nord au sud

>>>

d’abord les routes

principales, qui relient

les 130 « répartiteurs » du

département – ce sont des

points-clés vers lesquels

convergent les fils qui

relient chaque abonné.

On passe alors à une

échelle plus fine, celle

du chemin qui raccorde

les foyers demandeurs.

Le Département sera

propriétaire de ce

réseau, sur lequel tous

les opérateurs auront le

droit de se brancher :

« Free, Tiscali,

Telecom Italia,

9 Télécom mais

aussi France

Télécom

pourront

utiliser les

infrastructures »,

précise Antoine

Veyrat, le président

de Téloise. Ainsi

émergeront les meilleures

conditions de mise en

concurrence : pour

environ 15 euros par

mois, les particuliers

pourront circuler sur

cette autoroute virtuelle.

« L’intérêt financier peut

également être vital pour

certaines sociétés, dont

la facture téléphonique

est très lourde »,

explique Antoine Veyrat.

Cette nouvelle offre

doit réduire le risque

de délocalisations,

en permettant aux

entreprises de bénéficier

des mêmes équipements

que dans les grandes

agglomérations. Lutter

contre la fracture

numérique témoigne

donc d’une double

ambition : démocratique

et économique.

Pour que l’Oise fasse

pleinement partie

de la société de

l’information. ■

ISABELLE FRIEDMANN

> ZOOM SUR…

La délégation de service public

Solution retenue pour le réseau à

haut débit de l'Oise, la « délégation

de service public » permet à une

collectivité de confier à un tiers (appelé

le « délégataire ») la gestion d'un service

public. Dans un cadre fixé par cette

collectivité, le délégataire se rémunère

en grande partie sur l'exploitation du

service. Il est donc responsabilisé : sa

rémunération dépend directement de la

qualité de sa gestion. Une formule juste,

donc, qui a également le mérite de faire

porter son coût sur l'usager, plus que

sur le contribuable.

20

60 - N°1 - Décembre 2004


CREIL

Les pompiers

en congrès

Extinction d’un feu de

forêt, manœuvre en cas

de catastrophe chimique,

démonstration des

équipes cynophiles ou des

secouristes routiers…

Les 8 et 9 octobre,

élèves et familles ont

pu découvrir ce métier

de sapeur-pompier, qui

force le respect. Les

hommes du feu de l’Union

départementale de l’Oise

étaient réunis pour leur

congrès annuel. À cette

occasion, ils ont aussi rendu

hommage, en présence de

personnalités politiques, à

leurs collègues morts dans

l’exercice de leurs fonctions.

CLERMONT

Les maires

dialoguent

Quelque 400 maires

se sont retrouvés à

Clermont à l’occasion

de l’Assemblée générale

de l’Union des Maires

de l’Oise (UMO). Quelles

seraient les répercussions

d’une réforme de la taxe

professionnelle ? Quelles

règles respecter dans

le cadre des marchés

publics ? Tels furent

quelques-uns des sujets

abordés le 9 octobre.

Un rendez-vous qui a

également permis aux

maires de dialoguer avec

le nouveau président du

Conseil général. Yves

Rome a assuré que « le

Conseil Général resterait

un partenaire privilégié

des communes ».

ROUTES EN HIVER

Les équipes

sur le pont

Mobilisation générale dans les

centres routiers départementaux.

Objectif des agents : garantir que

le réseau reste disponible et sûr.

pluie, neige, verglas, brouillard : en quelques

heures, l’hiver peut rendre certains des

3800 kilomètres de routes départementales

dangereux, voire impraticables. Pour maîtriser

ce risque, les dix-huit centres routiers du département

sont impliqués. Leurs cinq unités de rattachement

sont en liaison constante avec Météo France. Et

un dispositif spécial, le « plan d’intervention de la

viabilité hivernale », est actif depuis le 15 novembre.

Les agents se tiennent prêts, par roulements, à

être mobilisés à tout moment, notamment la nuit

et le week-end. Leur rôle : intervenir, en équipes

et avec des véhicules spécialement adaptés, pour

rendre les chaussées accessibles et sûres. Les axes

les plus fréquentés sont traités prioritairement. Une

mobilisation prévue jusqu’au 14 mars prochain. ■

> EN PRATIQUE

• Météo France pour l’Oise : 08 92 68 02 60

(0,34 euros/mn), ou sur le site web www.meteo.fr

• Prévisions de circulation sur le web :

www.bison-fute.equipement.gouv.fr

télex

> LAVILLETERTRE

Construction d'un

foyer d'accueil

Plus de 500 000 euros seront

versés par le Département

pour la construction d’un foyer

d’accueil de personnes

handicapées sur cette

commune. Le Conseil a

également débloqué 24 962

euros pour le maintien à

domicile de personnes âgées

et des handicapés, ainsi que

15 880 euros pour contribuer

à aménager 20 logements.

> PONTPOINT

De nouveaux

espaces publics

Parmi les nombreuses aides

aux communes attribuées

ou confirmées ces dernières

semaines par le Département,

celles qui concernent Pontpoint,

près de Pont-Sainte-Maxence.

Réfection de la rue des

Mercières et de l'accès

à la salle des sports,

aménagement de la place

Charles-de-Gaulle : autant de

participations du Département

au mieux vivre dans un village

en plein essor.

> VENETTE

Écluses réouvertes

Les écluses de Venette

s’offrent une seconde

jeunesse, annonce la

Chambre de commerce et

d’industrie de l’Oise. Après

dix ans d’inactivité, l’écluse

de 125 m est de nouveau

ouverte. Ce qui permet des

travaux de rénovation sur

l’écluse de 185 m. L’ensemble

des deux ouvrages

fonctionnera fin 2004 et la

navigation sera facilitée pour

petits et grands bateaux.

21

60 - N°1 - Décembre 2004

Le bar Floréal / Hervé Dez


L’ Oise en tête

INDUSTRIE

Des tracteurs à

Le bar Floréal / Hervé Dez

Didier de Villepin,

secrétaire général

et directeur

financier de AGCO

S.A., est entré dans

l’entreprise en 1987

alors que celle-ci

s’appelait encore

Massey Ferguson.

C’est sa passion du

monde industriel

qui l’a incité à s’y

investir. Plus de

600 000 tracteurs

sont sortis des

ateliers du site de

Beauvais. Ouvert

sur le monde,

avec 80 % de la

production destinée

à l’export, il a fait

de son activité

un véritable défi

au quotidien.

Rencontre.

> DIDIER DE VILLEPIN

EN 5 DATES

1947 : naissance à Paris

1971 : diplômé de l’École supérieure

de Commerce

de Paris (ESCP)

1987 : entre chez Massey Ferguson

comme directeur financier,


la conquête du monde

Que représente pour

le département

la présence du

groupe AGCO ?

Didier de Villepin :

Le groupe AGCO

est spécialisé dans la

conception,

la fabrication et la vente

de machines agricoles.

Le centre de Beauvais

représente plus de

9 hectares d’installations

industrielles. Nous

sommes au cœur d’une

région essentiellement

agricole et si je souligne

ce point, c’est que les

salariés qui travaillent

dans l’entreprise

habitent dans la région,

le département, et

dans le Beauvaisis plus

spécifiquement. Ils savent

ce que c’est qu’une ferme

et ont l’habitude de voir

utiliser un tracteur.

Cela veut dire qu’ils ont

parfaitement conscience

de l’importance de l’outil

qu’ils sont amenés à

puis aussi directeur

informatique, enfin

secrétaire général

1994 : négociations pour constituer

le GIMA, filiale commune avec

Renault Agriculture

1994 : rachat de Massey Ferguson

par AGCO

fabriquer. Il existe un lien

direct entre les hommes

et les femmes qui

travaillent et ce que nous

fabriquons et vendons en

France et dans le monde.

Un événement

important s’est

produit il y a

deux ans…

D.D.V. : Dans le groupe,

deux grandes usines

fabriquaient les tracteurs

Massey Ferguson. L’usine

historique de Coventry,

en Angleterre, et celle de

Beauvais. Il fallait faire

un choix pour procéder

au regroupement de

la production : garder

Coventry et, par

conséquent, transférer

outre-Manche la totalité

de la production de

Beauvais ou, au contraire,

fermer l’usine de

Coventry et faire en sorte

que Beauvais la reprenne.

L’une des raisons qui

ont fait que le choix

s’est porté sur Beauvais

c’est que la plupart de

nos marchés sont dans

la zone euro. L’autre

raison majeure est

que nous fabriquions

déjà des tracteurs

plus puissants que les

tracteurs anglais. Et il

était donc pour nous

plus facile d’augmenter

notre production avec

des tracteurs moins lourds

et moins sophistiqués.

Le personnel

s’est-il féminisé à

cette occasion ?

D.D.V. : Nous avons fait

en sorte que les femmes

puissent entrer dans le

milieu industriel. Nous

avons brisé un tabou ! Les

femmes ont pu intégrer la

société, et pas seulement

au niveau de l’encadrement

comme on en avait

l’habitude.

Des incidences

évidemment

sur l’emploi ?

D.D.V. : Nous sommes

passés, uniquement

au niveau fabrication

d’AGCO, d’un effectif

total, y compris les

intérimaires, de 614

personnes fin 2002 à

946 actuellement. Et avec

la partie GIMA et les

autres fonctions,

nous sommes environ

2 500 personnes au

total sur le site. Nous

sommes donc devenus

un employeur essentiel

au niveau de la région,

du département et du

Beauvaisis. Si tout va

bien l’année prochaine,

nous devrions encore

augmenter notre

production.

Envisagez-vous

l’avenir avec

optimisme ?

D.D.V. : Il faut montrer

de l’optimisme mais

prévoir que les choses

« Le marché du machinisme

agricole est très concurrentiel

au niveau mondial et

on ne peut pas s’endormir

»

sur ses lauriers.

pourraient aller plus mal

que votre optimisme

voudrait vous le faire

croire, en particulier

dans la conjoncture

économique actuelle.

Néanmoins, je suis très

confiant parce que cette

société a toujours eu une

remarquable capacité

de réactivité en période

difficile. ■

PROPOS RECUEILLIS PAR

CLAUDE BARDAVID

60 - N°1 - Décembre 2004

23


Ils font l’Oise

Le bar Floréal / Hervé Dez

FERME CONVIVIALITÉ

Quand Annie

ouvre ses portes

et son cœur

À Montreuil-sur-Brèche, Annie Frémaux a

façonné la ferme familiale à son image : moderne,

authentique et généreuse ! Respect des tomettes et

des colombages pour l’aménagement de chambres

d’hôte. Et pour lier l’utile à l’agréable, elle a créé

une ferme pédagogique : 4 500 enfants découvrent

chaque année que « les biftecks ne poussent pas

sur les arbres » ou pourquoi « les carottes plongent

dans la terre ».

http://lafermedes3bouleaux.com

COMBAT

Il dit non aux

discriminations

Le jour de ses 23 ans, Oumar Ba est refusé à

l’entrée d’une boîte de nuit de Compiègne,

victime de discrimination raciale. Sénégalais

d’origine, il milite, depuis, à SOS Racisme et

préside la section de l’Oise (200 adhérents). Son

objectif : lutter contre toutes les discriminations.

Notamment à l’embauche. 30 ans, père de

deux petites filles, il se bat « pour qu’elles ne

connaissent pas ce qu’il a vécu ».

Le bar Floréal / Hervé Dez

SOS Racisme Oise :

11, passage Anatole-France. 60200 Compiègne

Tél. : 06 79 40 30 16

24

60 - N°1 - Décembre 2004


HANDISPORT

La femme

qui murmurait

à l’oreille

des chevaux

Nathalie Bizet est une “fonceuse” ! Mal voyante,

elle a raflé le bronze, en dressage, aux Jeux

olympiques paralympiques d’Atlanta. D’Athènes,

elle est revenue bredouille, mais elle garde sa

force de caractère. Née à Beauvais il y a 38 ans,

elle choisit des chevaux qui lui ressemblent : avec

Méphisto, ce fut le coup de foudre !

Le bar Floréal / Hervé Dez

Le bar Floréal / Jean-Luc Cormier

PROMETTEUSE

19 ans et

plein de talents

Devinette :

quels sont les sports du

pentathlon moderne ?

Tir au pistolet, natation,

course, escrime et équitation.

Amélie Cazé,

née à Noyon, vient

d’être sacrée championne

de France de sa discipline,

en junior et en senior.

60 - N°1 - Décembre 2004

25


Itinéraires loisirs

D’UNE VILLE À L’AUTRE

Reflets de Noël

Des marchés, des sorties, des

spectacles… Le département se met

daux couleurs des fêtes de fin d’année.

Tour de piste.

epuis 20 ans cette année,

le musée vivant du

Cheval de Chantilly

présente son spectacle

équestre « Noël, le Cheval et

l’Enfant ». Un rendez-vous devenu

incontournable. Le spectacle

s’intitule cette fois Aurore et la

forêt des mystères. C’est l’histoire

d’une petite fille qui part à la

recherche du village du père

Noël. Une aventure pleine de

rebondissements et de péripéties.

Au travers de la forêt enchantée,

l’enfant va rencontrer des lutins,

des elfes, des ogres et des fées.

Un véritable voyage hors du temps.

« AURORE ET LA FORÊT

DES MYSTÈRES »

1

R & B Presse-Chantilly

2

26

À partager en famille

Sous le magnifique dôme baroque

des Grandes Écuries, 20 chevaux

et 10 écuyers évoluent.

Au programme : poésie, humour

et fantaisie, courses folles et cabrioles à donner le

vertige. Impossible, pour les petits et les grands, de

rester insensible au travail effectué et à la complicité

qui lie les cavaliers à leur monture. Il faut savoir que

chaque cheval a été dressé pendant plus de trois ans et

que six mois de préparation ont été nécessaires pour

mener à bien les différents tableaux.

Outre ce spectacle de choix, de nombreuses autres

possibilités sont offertes aux amateurs de sorties de fin

d’année. Cirque, ballets sur glace, contes musicaux,

marché de Noël sont également au programme. Pour

que les fêtes soient toujours un plaisir. ■

D’autres idées de sorties sont présentées

en pages 30 à 33.

NATHALIE JALLAGEAS

60 - N°1 - Décembre 2004

DIMANCHE 5 DÉCEMBRE,

LE CIRQUE DE MOSCOU SUR GLACE

EST À L’ÉLISPACE DE BEAUVAIS.

AU MENU : NUMÉROS DE JONGLAGE, CLOWNS,

BALLETS, CONTORSIONNISTES,

LE TOUT SUR FOND DE MUSIQUE

TRADITIONNELLE RUSSE.

25 000

C’est le nombre de

spectateurs qui assistent

chaque année à la féerie

équestre « Noël, le cheval

et l’enfant ».


ZOOM SUR…

Flâner sur les marchés

C’est une tradition qui nous vient des pays

nordiques. Aujourd’hui de nombreuses villes en

France l’ont adoptée. Et les communes de l’Oise

ne sont pas en reste. Beauvais, Compiègne,

Noyon, Breteuil et bien d’autres, toutes ont leur

marché dédié aux festivités de fin d’année.

Dans une ambiance faite de guirlandes de

lumière et de vin chaud, on trouve décorations,

bougies, calendriers mais aussi des produits

artisanaux et gastronomiques. Idéal pour flâner

en famille pendant ces dernières semaines de

l’année.

VENDREDI 10 DÉCEMBRE,

LA PATINOIRE DE COMPIÈGNE

ACCUEILLE UN MAGNIFIQUE

SPECTACLE SUR GLACE :

« LES TROIS MOUSQUETAIRES ».

DANS DES DÉCORS FÉERIQUES

ET À TRAVERS DES BALLETS TRÈS

COLORÉS, LE CHEF-D’ŒUVRE

D’ALEXANDRE DUMAS EST

RACONTÉ À TOUS.

3

D. R.

4

SAMEDI 11 DÉCEMBRE,

LE THÉÂTRE DU CHEVALET DE NOYON PROPOSE DE DÉCOUVRIR UN

JOLI CONTE MUSICAL, « RÊCHE PELUCHE, L’OURS QUI NE VOULAIT

ÊTRE LE JOUET DE PERSONNE », DE GUY PRUNIER.

LE CONTEUR, ACCOMPAGNÉ DE TROIS MUSICIENS, JOUE AVEC DES

IMAGES PROJETÉES. UN SPECTACLE DRÔLE ET TOUCHANT.

> EN PRATIQUE

1 - Aurore et la forêt des mystères à Chantilly

Du 1 er décembre 2004 au 2 janvier 2005

Tarifs : de 15 à 18 euros

Réservations au 03 44 57 91 79 ou 03 44 57 40 40

www.musee-vivant-du-cheval.fr

D. R.

2 - Cirque de Moscou sur glace à Beauvais

Dimanche 5 décembre à 15 h 30 à l’Élispace

Tarifs : de 22 à 30 euros

En vente dans les grands réseaux de billetterie nationale

D. R.

3 - Les Trois Mousquetaires à Compiègne

Vendredi 10 décembre

à 18 h et 20 h 30 à la patinoire

Tarif : 28 euros

En vente dans les grands réseaux de billetterie nationale

4 - Rêche Peluche... à Noyon

Samedi 11 décembre à 17 h au théâtre du Chevalet

Tarifs : 8,50 euros (3,50 pour les enfants)

Réservations au théâtre : 03 44 93 28 20

Retrouvez sur le web des dizaines d’idées de sorties

dans votre département : www.oisetourisme.com

Jean-Luc Cormier / Le Bar floréal


Sports

VOLLEY-BALL

Le Bouc

vise haut

SES SUCCÈS NE FONT

PAS OUBLIER AU CLUB

BEAUVAISIEN SES MISSIONS

ENVERS LES JEUNES

ET LES AMATEURS.

Le bar Floréal / Hervé Dez

Le Beauvais Oise Université Club

attaque sa deuxième saison en

lPro A. En ligne de mire : faire partie

des huit meilleurs clubs français.

e Bouc Volley ou l’histoire d’une fulgurante

ascension : neuf années seulement ont suffi

aux volleyeurs de l’Oise pour grimper, à

toutes jambes, les marches des podiums. Et

pour se hisser dans l’élite du volley français. Joël

Thiébaut, président du Beauvais Oise Université Club,

se souvient des débuts, en 1974, quand sa “bande de

copains” crée la section volley à Beauvais. Pendant

vingt ans, les joueurs manifestent peu d’ambition.

Puis, en 1994, ils se mettent à rêver d’un destin

national. Un entraîneur est alors recruté.

C’est le premier salarié. Ils sont aujourd’hui 19.

Un véritable changement d’échelle

Très vite, le club récolte les fruits de son investissement :

du régional au top du national, il franchit les étapes

avec une régularité étonnante. La consécration a

28

60 - N°1 - Décembre 2004

lieu en juin 2003, quand l’équipe menée par Nikola

Matijasevic permet au Bouc Volley d’accéder à la

Pro A. La promotion sportive provoque un véritable

changement d’échelle. Il y a encore deux ans, le club

n’avait pas de locaux ; aujourd’hui, il pousse déjà les

murs. Quant aux joueurs, ils se précipitent, des quatre

coins d’Europe, pour fouler le parquet beauvaisien.

Le budget suit le mouvement : 1,3 million d’euros pour

l’année 2004-2005. Plus de 3 200 fois son montant des

débuts ! Seule la salle Pierre-de-Coubertin s’essouffle.

Avec son millier de places assises, elle est devenue trop

petite. Mais les supporters, les Bouquetins, y sont

tellement attachés qu’ils freinent des quatre fers pour

la quitter. Pourtant, les performances du Bouc Volley

exigent d’autres installations. L’Élispace pourrait

accueillir, d’ici 2006, les matchs du club, quand une

salle d’entraînement aura été construite à ses côtés. ■

CONTACT

> BEAUVAIS OISE UNIVERSITÉ CLUB

Tél. : 03 44 48 87 07 - www.boucvolley.com

ISABELLE FRIEDMANN


Parole de sportif

“JOËL THIÉBAUT, PRÉSIDENT DU

BEAUVAIS OISE UNIVERSITÉ CLUB

Après le succès des dernières

saisons, quelle est l’ambition

du Bouc Volley aujourd’hui ?

L’objectif, c’est de participer

aux play-off, c’est-à-dire

de faire partie, à la fin de la

saison, des huit meilleurs

à notre niveau. Et c’est

sûrement plus dur la

deuxième année de Pro A,

car la première on est dans

l’euphorie de l’ascension. Il

faut donc être vigilant.

On a l’impression que vous

tenez à ce que votre club

garde les pieds sur terre ?

Oui, et qu’il ne soit pas coupé

de la population. Nous avons

beaucoup communiqué pour

installer le volley-ball sur

l’Oise. Nous avons noué des

contacts avec des collèges

pour faire venir les élèves

aux matchs. Nous leur avons

offert des places gratuites.

Mais surtout, depuis cinq

ou six ans, nous faisons

des interventions régulières

dans les établissements

scolaires : nos entraîneurs

font des animations, et les

joueurs viennent signer des

autographes et répondre aux

questions des jeunes.

Y compris dans les quartiers

les plus sensibles. Nous nous

sommes démarqués des

autres clubs beauvaisiens qui

n’ont pas eu cette démarche

d’implication dans la vie

sociale de la ville. Et pour

être présents toute l’année,

nous avons aussi fait des

animations de beach-volley,

cet été, autour du plan d’eau.

Au-dedes professionnels,

vous séduisez ainsi beaucoup

d’amateurs ?

Nous comptons 22 équipes,

5 de seniors et 17 de jeunes !

En 2003-2004, nous avions

212 adhérents. Et pour donner

une nouvelle mission au club,

nous avons créé en juin 2003

un centre de formation.

Il accueille des aspirants

professionnels âgés de

18 à 23 ans et des adolescents

du cru qui, grâce à une

scolarité avec horaires

aménagés, peuvent

s’entraîner tous les jours.

Le bar Floréal / Hervé Dez

en bref

Des bravos pour les petits

et les grands

Chaque année, le Conseil général honore les

sportifs les plus méritants de l’Oise.

La sélection des lauréats pour la saison

2003-2004 a été arrêtée courant novembre.

Voici, en avant-première, quelques-uns

des 28 clubs retenus. Outre les structures

collectives, quelque 210 sportifs de tous âges

et de tous niveaux sont également cités à titre

individuel. Tous seront bientôt conviés à l’Hôtel

du Département pour se voir remettre leurs

récompenses.

> ATHLÉTISME

L’association sportive scolaire du collège

Guy-de-Maupassant de Chaumont-en-Vexin

a qualifié pas moins de six équipes au niveau

championnat de France.

> BADMINTON

Le Chambly Bad, club de badminton de

Chambly, s’est distingué en emportant le titre

de champion de Picardie par équipes.

> ÉQUITATION

Le club poussins du centre équestre de la

Hulotte, à La Chapelle-aux-Pots, a obtenu

une première place nationale en voltige. Les

benjamins se sont placés deuxièmes.

> FOOTBALL

L’US Chantilly, avec près de 500 membres,

a envoyé trois de ses équipes en championnat

de France : les moins de 14 ans, les moins de

16 ans et les moins de 18 ans.

> JUDO

Le judo club de Bornel a fait fort en équipe

cadet : premier rang régional et quarts de finale

nationale.

> TIR À L’ARC

Les Archers de Compiègne, à La Croix-Saint-

Ouen, ont récolté la première place chez les

hommes en D1, mais aussi de bons résultats

chez les femmes et les juniors en D1, ainsi que

chez les juniors dames par équipes.

29

60 - N°1 - Décembre 2004


Culture / bons plans

EXPOSITION PEINTURE

Lumières sur le paysage

Après les lithographies de Jeroen

Hermkens et les photographies de

Jean-Pierre Gilson, l’exposition des

œuvres de Daniel Levigoureux,

« Paysages entre terre, ciel et mer »,

constitue le troisième et dernier volet

ldu tryptique consacré au paysage vu

par des artistes contemporains.

e musée départemental de l’Oise présente les

toiles lumineuses de Daniel Levigoureux,

artiste rare et précieux, qui transfigurent

les paysages de Picardie et du Nord. Daniel

Levigoureux (né en 1945) est un peintre dont le

regard intime sur le paysage nous offre des toiles à

l’univers évidé proche de celui de l’Américain Edward

Hopper. Sa construction de l’espace et de la lumière,

par des jeux d’aplats où les tons pastel se trouvent

parfois rehaussés par la stridence d’une note colorée

plus acidulée, a un aspect géométrique où tout est dit

par de grands plans qui ne laissent rien à l’anecdote.

C’est presque une peinture de nature morte mise en

scène dans un ciel qui détermine l’ambiance. Au total,

trente tableaux à l’huile et à l’acrylique, ainsi qu’une

vingtaine de dessins figurent dans cette exposition.

Du 27 novembre 2004 au 15 janvier 2005.

Tous les jours sauf le mardi

de 10h à 12h et de 14h à 18h.

Daniel Levigoureux

« RUE DE LA MER », ACRYLIQUE, 1997 - 100 X 100 CM

CONTACT

> Musée départemental de l’Oise à Beauvais.

Tél. : 03 44 11 43 83

THÉÂTRE HIP-HOP

De la démocratie en Amérique

Agence Enguerand

En 1830, un jeune homme de 26 ans s’embarque pour l’Amérique, fasciné par cette toute jeune

nation prônant la liberté et l’égalité... Son nom : Alexis de Tocqueville. Près de deux siècles

plus tard, c’est une adaptation pour le moins originale de ses réflexions de voyage qui nous est

proposée par Vincent Colin (le metteur en scène des Mariés de la tour Eiffel). Dans un décor du

sculpteur-scénographe Daniel Buren, trois acteurs, un comédien et deux danseurs hip-hop,

se saisissent à bras le corps de cette pensée en marche, donnant instantanément chair et

mouvement aux réflexions de Tocqueville, à ses enthousiasmes, à ses craintes, à ses étonnements.

Les 30 novembre et 1 er décembre à 20h45 au théâtre de Compiègne - Espace Jean-Legendre

CONTACT

Tél. : 03 44 92 76 76

www.espacejeanlegendre.com

30

60 - N°1 - Décembre 2004


en bref

> CONCERTS

Du tango

à l’Irlande

Les interprètes du Clown

perdu, sorte de « tango jazz

quartet », créent un univers

chaud et poétique mais

néanmoins dynamique autour

d’une musique sans frontière,

de Piazzola aux ballades

irlandaises en passant par

les musiques de L’Est.

Le 4/12/2004 à 20h30.

L’Horloge d’Ollencourt à

Tracy-le-Mont.

CONTACT

> Tél. : 03 44 75 38 39

Chants gospels

Les « Voix du Thelle », sont

un ensemble d’une trentaine

de choristes dirigé par Gérard

Marie-Charlotte, artiste

lyrique de l’Opéra de Paris.

Elles se produisent pour

un concert exceptionnel à

Neuilly. Une première partie,

classique, et une seconde

consacrée au gospel.

Le 11/12/2004 à 20h30.

Église de Neuilly-en-Thelle.

Entrée libre.

CONTACT

> Tél. : 03 44 74 97 38

> LIVRE

Clermont et la

guerre des Gaules

Une passionnante enquête sur

les sites historiques clermontois

de la deuxième campagne

de Jules César contre les

Bellovaques : c’est ce que propose

cet ouvrage récemment

édité par l’association ABC.

Les Retranchements du

Bois des Côtes, par Philippe

Sancey, éditions ABC.

176 p. En vente (25 euros)

dans les principales

librairies du département.

MUSIQUE CLASSIQUE

Quand Haendel s’invite à Senlis

Cette année, l’Ensemble choral du Haubergier

et l’Orchestre de chambre français Albéric

Magnard vous proposent de revisiter l’œuvre

d’un des plus grands compositeurs allemands :

Georg Friedrich Haendel. Au programme :

Le Messie, l’oratorio le plus inspiré et le plus

abouti du musicien. Une pièce qui lui a apporté

richesse et renommée. La direction d’orchestre

sera assurée par Brix Vergne. Également

présents pour l’occasion, les chœurs de Lutèce.

Le 10 décembre 2004 à Senlis. Cathédrale Notre-Dame à 20h45.

CONTACT

Tél. : 06 89 71 77 22 de 14 h à 17 h (sauf le dimanche)

EXPOSITION

Mémoire

de la batellerie

À l’occasion de la visite

du musée de la cité des

Bateliers à Longueil-

Annel vous pourrez

revisiter la mémoire

de la batellerie au

travers d’une exposition

intitulée « La Batellerie

pendant la Seconde

Guerre mondiale »

qui propose quelques

documents d’une grande

richesse tant historique

qu’émotionnelle.

Du 1 er décembre 2004

au 31 janvier 2005.

CONTACT

Cité des Bateliers

Tél. : 03 44 96 05 55

D. R.

THÉÂTRE

Monologue féminin

C’est une femme discrète.

Une femme qui a renoncé

à travailler pour se

mettre au service des

autres, de son mari, de

sa mère, de ses enfants.

Nous découvrons cette

femme le jour de son

anniversaire. Au moment

où commence la pièce,

alors que toute sa famille

est allée lui chercher son

cadeau, Catherine se met

à penser tout haut. Derrière

sa vie ordonnée, derrière sa maison rangée jusqu’à la

maniaquerie, se dessine petit à petit une autre Catherine.

Une femme sensuelle, une femme qui n’a pas oublié ses

rêves d’enfant, une femme parfois violente, crûe, une femme

aux talents divers, une femme qui ose aller vers les autres,

une femme qui ose dire la vérité…

Le Détail des choses, de Gérald Aubert.

Mise en scène Ladislas Chollat. Avec Catherine Cyler.

Théâtre du Beauvaisis les 2, 3, 4, 6 et 13 décembre.

Et dans le cadre de « Théâtre en pays de l’Oise »,

le 7 décembre à Lalande-en-Son,

le 8 à Bailleul-sur-Thérain, le 9 à Formerie,

le 10 à Ully-Saint-Georges et le 11 à Fitz-James.

CONTACT

Théâtre du Beauvaisis

Tél. : 03 44 06 08 20

60 - N°1 - Décembre 2004

31

Quenneville

CATHERINE CYLER

D. R.


Agenda

> HUMOUR

Ça détonne !

Le spectacle détonant et

délirant de Michaël Youn,

« Pluskapoil »/saison 2.

Le 1 er décembre 2004 à 20h30.

Élispace de Beauvais.

> CONTACT

D.R.

TÉL. : 03 44 15 30 30

L’art et

la manière

Humour ravageur et finesse,

l’humoriste Denis Maréchal

séduit avec son spectacle

« J’dis franchement ».

Le 10 décembre 2004 à 20h30.

Salle Saint-Gobain

à Thourotte.

> CONTACT

TÉL. : 03 44 96 31 00

> ANIMATION

Fête de la

Saint-Nicolas

Balade des enfants dans

les rues de Senlis pour la

Saint-Nicolas ; musique,

déguisements, friandises,

l’ambiance est à la fête.

Le 4 décembre 2004 à 15h30.

Office du tourisme de Senlis.

> CONTACT

TÉL. : 03 44 60 94 19

Noëls du

Grand Nord

Un mois d’animations pour le

jeune public à la bibliothèque.

32

60 - N°1 - Décembre 2004

Avec la venue exceptionnelle,

le 11 décembre, de la conteuse

Sonia Koskas pour le plus

grand bonheur des enfants…

et des parents.

Du 4 au 31 décembre 2004.

Bibliothèque de

Crépy-en-Valois.

> CONTACT

TÉL. : 03 44 87 92 53

> THÉÂTRE

Classique

toujours jeune

«L’Illusion comique» de Pierre

Corneille, une de ses œuvres

les plus réussies, bien que de

jeunesse. Mise en scène par

Frédéric Fisbach, la pièce

continue, après le succès

remporté à l’Odéon, à Paris,

d’attirer de nombreux

spectateurs lors de sa tournée

nationale.

Le 2 décembre 2004 à 20h45.

Théâtre de la Faïencerie

à Creil.

> CONTACT

TÉL. : 03 44 24 95 70

Le 7 décembre 2004 à 20h30.

Théâtre du Beauvaisis

à Beauvais.

> CONTACT

TÉL. : 03 44 06 08 20

D.R.

Conte populaire

Pour Marcel Maréchal qui met

en scène (et joue) « George

Dandin » de Molière, ce

spectacle classique, sorte de

« conte populaire », a gardé

toute sa jeunesse : « Un

fabliau joyeux, et comme tel

valable pour tous les temps,

pour tous les hommes. »

Le 10 décembre 2004 à 21h.

Théâtre impérial de Compiègne.

> CONTACT

TÉL. : 0 825 000 674

Un “thriller”

comique

« Les Chiens de conserve »,

écrit par Roland Dubillard

pour le cinéma, mais qu’il

ne put jamais tourner, révèle

toujours l’humour qui lui est

propre à travers une véritable

énigme policière. Mise en

scène par Catherine Marnas.

Les 9 et 10 décembre 2004

à 20h30.

Théâtre du Beauvaisis

à Beauvais.

> CONTACT

TÉL. : 03 44 06 08 20

> POUR ENFANTS

D.R.

« Un, deux, trois,

musique »

Par Dominique Fonfrère,

comédienne et chanteuse,

et les musiques de Christian

Melliès. La musique est

au cœur de cette lecturespectacle,

où les enfants

retrouveront les personnages

d’albums pour la jeunesse qui

leur sont familiers : Maurice

la taupe, Tout Doudou le petit

loup rappeur, Anamée la petite

Antillaise et bien d’autres

encore... Spectacle pour les

enfants à partir de 4 ans.

Entrée gratuite sur réservation

à l’accueil de la médiathèque.

Le 15 décembre 2004 à 15h.

Auditorium du théâtre du

Chevalet à Noyon

> CONTACT

TÉL. : 03 44 93 28 20

«Histoire d’Elles»

Mise en scène par Mathieu

Uhl, par la compagnie du Petit

Tulle.

Le 16 décembre 2004 à 20h45.

Salle municipale de

Margny-lès-Compiègne.

> CONTACT

TÉL. : 03 44 36 31 55

Artiste clown

« Rafistol et compagnie »,

un spectacle pour le plus

grand plaisir de tous les

enfants, petits et grands, dès

6 ans.

Les 10 et 11 décembre 2004 à

20h45. Théâtre des Poissons

à Frocourt.

> CONTACT

TÉL. : 03 44 02 35 77

www.theatredespoissons.free

> MUSIQUES

Anniversaire

Dans le cadre des 20 ans de

l’École de musique de Noyon,

deux concerts exceptionnels :

la Musique de l’Air de Paris

le 3 décembre, l’Orchestre à

cordes de la Musique de la

Garde républicaine le 17.

Les 3 et 17 décembre à

20h30. Théâtre du Chevalet

à Noyon.

> Contact

Tél. : 03 44 93 28 20


Infos pratiques

Chœur d’enfants

Un concert de la chorale

des enfants de la République

tchèque.

Le 4 décembre 2004 à 21h.

Église Saint-Rémi

à Ribécourt.

> CONTACT

TÉL. : 03 44 75 53 53

Concerts de Noël

Par le Grand Chœur de l’Opéra

d’État Moussorgsky de Saint-

Pétersbourg.

Le 5 décembre 2004 à 16h.

Chapelle royale

Saint-Frambourg à Senlis.

> CONTACT

TÉL. : 03 44 53 39 99

« Suite

en si mineur »

Messe luthérienne pour

chœur, solistes et orchestre

de Jean-Sébastien Bach.

Le 19 décembre 2004 à 17h.

Château de Compiègne à

Compiègne.

> CONTACT

TÉL. : 03 44 86 25 45

Concert de gala

Pour le 15 e anniversaire

de l’Harmonie municipale de

Senlis, un concert

exceptionnel.

Le 17 décembre 2004 à 20h.

Ancienne église Saint-Pierre

à Senlis.

> CONTACT

TÉL. : 03 44 32 01 50

> DANSE

Création

« Bâche », par les Ballets

C. de la Bache de Koen

Augustijnen.

Le 9 décembre 2004 à 20h45.

Théâtre de la Faïencerie à

Creil.

> CONTACT

TÉL. : 03 44 24 95 70

Un Conseil général

proche et efficace

Les numéros utiles du département

Hôtel du Département

1, rue Cambry. BP 941

60024 Beauvais Cedex

Tél. : 03 44 06 60 60

Fax cabinet : 03 44 06 60 00

Fax administration : 03 44 06 60 01

www.cg60.fr

Archives départementales

71, rue de Tilloy. 60000 Beauvais

Tél. : 03 44 12 14 80

Fax : 03 44 12 14 81

Bibliothèque départementale de l’Oise

22, rue Vinot-Préfontaine. 60000 Beauvais

Tél. : 03 44 84 74 20

Fax : 03 44 02 33 72

Bibliothèque départementale de l’Oise

(annexe de Senlis)

9, avenue Albert-I er

60300 Senlis

Tél. : 03 44 60 96 00

Fax : 03 44 53 30 96

Laboratoire départemental

14, rue Albert-et-Arthur-Desjardins

60000 Beauvais

Tél. : 03 44 06 62 78

Fax : 03 44 06 60 36

Musée départemental

1, rue du Musée. BP 618

60006 Beauvais Cedex

Tél. : 03 44 11 11 30

Service administratif

Rue du Tournebroche. 60000 Beauvais

Tél. : 03 44 11 43 83

Fax : 03 44 48 49 45

Coup de cœur

En famille

60 - N°1 - Décembre 2004

33


Tribunes libres

GROUPE UPMD

Espaces d’expression ouverts à chacun des groupes politiques

de l’Assemblée départementale en vertu de la loi sur la démocratie

de proximité adoptée en 2002.

GROUPE COMMUNISTE

Écouter, résis

notre groupe avait décidé

de ne pas siéger au

Conseil général pour protester

solennellement contre la

présence du conseiller général

de Songeons contraire à la

morale et à la démocratie.

Entendus par la population

(voir élection d’Hanvoile),

nous ne l’avons pas été par

les groupes socialistes et

communistes. Nous avons

cependant décidé de revenir

au Conseil général pour nous

opposer et proposer.

La majorité 20+1 veut créer des

maisons du Conseil général.

Ce projet coûteux est inutile

car l’Oise est couverte par les

services sociaux et routiers

et les conseillers généraux

sont là pour vous représenter.

Ce seront uniquement des

lieux de propagande. Nous

avons proposé à la place, dans

chaque chef-lieu de canton,

des maisons de services

publics accueillant la Poste, la

perception, l’EDF, etc. Refus.

Nous avons proposé d’inscrire

3 000 000 d’euros de crédit

pour financer l’assainissement

des communes rurales et

limiter le prix de l’eau pour le

consommateur. Refus.

Refus de financer une bretelle

supplémentaire sur l’autoroute

A16.

Refus de rendre publiques les

commissions permanentes

du Conseil général alors que

socialistes et communistes s’y

étaient engagés.

Refus d’une réflexion globale

sur le logement.

La majorité 20+1 n’a pas le

sens de l’écoute, encore moins

celui du dialogue.

Peu importe, nous sommes là

pour défendre les habitants de

l’Oise et nous continuerons

avec énergie et dynamisme.

Contactez-nous au 03 44 06 60 16

LE GROUPE UNION POUR

UNE NOUVELLE MAJORITÉ

DÉPARTEMENTALE

le succès et les débats

des forums initiés par la

nouvelle majorité ont montré

l’attente forte de démocratie

participative et de rupture avec

le clientélisme et l’opacité de la

gestion Mancel.

Des besoins criants se sont

exprimés sur le logement,

les déplacements et la voirie,

l’action sociale, l’éducation ou

la culture, besoins auxquels le

gouvernement tourne le dos en

se désengageant.

Aussi, nous avons voté des

crédits nouveaux pour le

logement social, les collèges en

Réseaux d’éducation prioritaire

et la création de Maisons du

Conseil général proches de vous.

Après la chaise vide et la

boue, la droite a choisi la

pitrerie pour fuir le débat !

Elle joue aujourd’hui les

grandes moralisatrices, pensant

peut-être par là effacer ses

turpitudes passées et présentes.

Nous préférons consacrer notre

énergie à défendre les intérêts

de nos concitoyens plutôt qu’à

des polémiques de ruisseau.

Mais si l’orientation du Conseil

général permet des mesures

intéressantes, elle ne peut

seule contrebalancer les choix

ultra-libéraux de Raffarin et de

l’Europe de Maastricht.

Aussi nous proposons de

développer la résistance à ce

pouvoir qui méprise le suffrage

universel comme avec la

34

60 - N°1 - Décembre 2004


Tribunes libres

ter, proposer

« décentralisation » imposée

cet été par « 49-3 » :

> refusons le transfert des

TOS (agents techniques

des collèges), des routes

nationales et du RMI qui

seront autant de charges

nouvelles sur vous !

> refusons la mise en place

du RMA !

> exigeons des moyens

pour le logement !

> résistons pour maintenir

et développer les services

publics !

Nous préparons les Assises

départementales des

22 et 23 novembre, avec des

propositions pour la gratuité

de l’Ecole, pour améliorer les

déplacements et la sécurité

routière ou pour favoriser

la création et l’accès à la

culture…

Nous y porterons aussi

l’exigence d’une fiscalité plus

juste et de nouvelles ressources

afin d’augmenter les dépenses

publiques nécessaires aux

intérêts communs.

GILLES MASURE,

PRÉSIDENT DU GROUPE COMMUNISTE

GROUPE OISE À GAUCHE

Entendre et agir

conformément aux

engagements pris pendant

la campagne électorale,

la nouvelle majorité du Conseil

général s’est fixé comme

principal objectif la réduction

des inégalités sociales et

territoriales dans notre

département.

Des mesures significatives

ont déjà été votées dans les

domaines de l’éducation, du

logement et des services de

proximité.

Ainsi pour assurer l’égalité des

chances entre tous les élèves et

soutenir les efforts des équipes

pédagogiques, le Conseil

général a décidé de doubler

les crédits alloués aux collèges

placés en ZEP.

De même, attachée à

l’amélioration du cadre de

vie des habitants, l’assemblée

départementale s’est engagée à

faciliter la création de

1 800 logements sur trois ans.

Ce plan sera complété par

un vaste programme de

réhabilitation des cages

d’escalier et des halls d’entrée.

Enfin, à l’heure où le

gouvernement Raffarin

démantèle les services publics

sans aucune concertation, Yves

Rome et son équipe entendent

quant à eux rapprocher les

services départementaux des

citoyens avec la création des

maisons du Conseil général.

Pour préparer le budget 2005,

les élus de gauche ont souhaité

consulter les Isariens à travers

la tenue de quinze forums

thématiques, et l’envoi d’un

questionnaire aux

320 000 foyers de l’Oise.

Ce processus de concertation,

qui a rencontré un franc succès,

traduit les attentes légitimes

de la population et servira de

socle au débat d’orientation

budgétaire.

Face à une majorité unie

et solidaire qui agit avec

détermination et transparence

au service de l’intérêt général,

la droite a choisi la politique

de la chaise vide et la stratégie

du dénigrement et de l’insulte

envers un élu de gauche

démocratiquement désigné par

les électeurs de son canton.

Ce faisant, elle a ajouté la

honte à son impuissance.

Le Groupe Oise à Gauche

invite l’opposition à plus de

retenue car elle ne doit pas

oublier que son responsable

a rendez-vous en février 2005

devant la Cour d’appel de Paris

pour des faits particulièrement

graves de prise illégale d’intérêt.

LE GROUPE OISE À GAUCHE

60 - N°1 - Décembre 2004

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