Gaumont Pathé! Le mag - Septembre 2017

Gaumontpathe

SEPTEMBRE 2017

Tendance

3 biopics d’artistes :

la vie mode d’emploi

Tom Cruise

en

5 dates

ÇA

FOCUS

La comédie de couple

brouille tous les repères

FINI DE RIRE : LE CHEF-D’ŒUVRE DE STEPHEN KING

DÉBARQUE ENFIN AU CINÉMA ET ÇA FAIT PEUR !


LA CIA. LA MAISON-BLANCHE. PABLO ESCOBAR. UN HOMME LES A TOUS FLOUÉS.

/BARRYSEAL.LEFILM @UNIVERSALFR #BARRYSEAL

LE 13 SEPTEMBRE


LE GUIDE

FINI DE RIRE : LE CHEF-D’ŒUVRE DE STEPHEN KING

DÉBARQUE ENFIN AU CINÉMA ET ÇA FAIT PEUR !

1

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ

SEPTEMBRE 2017

la vie mode d’emploi

brouille tous les repères

Sommaire

04

06

22 23 24

ÇA

Tendance

3 biopic d’artistes :

Tom Cruise

en

5 dates

FOCUS

La comédie de couple

EN COUVERTURE

Ça

© Warner Bros. Entertainment Inc.

266 Septembre 2017. Éditeur : Les Cinémas Gaumont Pathé

Éditions - 2, rue Lamennais, 75008 Paris. Directrice de

la publication : Marianne Chalubert / Assistant éditorial :

Alexis Audren / Attachée éditoriale : Elsa Colombani

Rédacteur en chef : Gaël Golhen / Direction Artistique :

Samuel Smith / SR : Isabelle Calmets / Conception maquette et

réalisation : PREMIÈRE MEDIA, 105, rue La Fayette RCS Paris

– 820 201 689 / Régie publicitaire : TALENT GROUP - 24 place

du Général Catroux, 75017 Paris ; contacts : Faustine Nataf,

directrice générale adjointe, faustinenataf@talentgroup.fr -

Crédits couv. : © Warner Bros. Entertainment Inc. Impression :

Imprimé en France par BLG Toul. Le papier utilisé est issu

de forêts gérées durablement. © Le magazine des cinémas

Gaumont Pathé 2017. Les dates de sortie sont données sous

toutes réserves ; des changements indépendants de notre

volonté peuvent intervenir.

CE MAGAZINE VOUS EST OFFERT PAR LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ.

04

GIVE ME FIVE

Tom Cruise

06 ÉVÉNEMENT

Ça d’Andrés Muschietti

10 TENDANCE

Barbara, Le Redoutable,

Gauguin – Voyage de Tahiti

12 FOCUS

Ôtez-moi d’un doute,

L’un dans l’autre

14

16

18

20

L’INSOLITE DU MOIS

Nos années folles

LE GUIDE ALTERNATIF

LE COMÉDIEN DU MOIS

Guillaume Canet

CINÉ KIDS

Nés en Chine, Le Petit Spirou

21

22

23

24

28

ŒIL POUR ŒIL

Chris Evans vs. Jennifer Lawrence

COUP DE CŒUR

Les Grands Esprits

L’AUTRE REGARD

Good Time

ZOOM SUR...

Michel Hazanavicius

IL ÉTAIT UNE FOIS…

Terminator 2 : Le Jugement dernier,

Massacre à la tronçonneuse

29 ACTUS

Le festival d’avant-premières

30

32

SPECTACLES AU CINÉMA

GUIDE DES SORTIES

du mois de septembre

34 PROCHAINEMENT

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ 3


1981

Tom Cruise fait ses débuts dans le drame militaire Taps,

aux côtés de Sean Penn. Sur l’écran et en coulisses,

il témoigne d’un extraordinaire appétit de cinéma.

« Je n’ai pas pris de cours de comédie.

Tout ce que je faisais, c’était regarder

des films. Alors Taps a été un moment

déterminant. Pendant les répétitions, je suis

allé squatter dans chaque département.

Je tenais la jambe pendant des heures

au chef opérateur, au scénariste, au metteur

en scène ! Je voulais savoir comment les

films étaient fabriqués. »

GIVE ME FIVE

1989

Devenu une star planétaire grâce à Top Gun, l’acteur

élargit sa palette en jouant le vétéran du Vietnam

Ron Kovic dans Né un 4 juillet. Un rôle qui lui vaudra

une nomination aux Oscars.

« Dans l’industrie, on me disait que ce

film était une énorme erreur, que ça allait

bousiller ma carrière. Mais j’ai répondu :

“Écoutez, il y a toutes sortes d’histoires

que j’ai envie de raconter. J’ai besoin de

m’y confronter.” C’était différent de ce que

les gens attendaient de moi. »

1996

Être un acteur populaire ne suffit pas à Tom Cruise : il se

lance dans la production avec Mission : Impossible. Une

franchise qui parcourt la planète depuis plus de 20 ans.

« Je voulais faire des films hors des

États-Unis. À l’époque du premier Mission :

Impossible, aller à Prague avec un casting

international n’avait rien d’évident. Tout le

monde me disait : “Mais qu’est-ce que tu

fabriques ?” Ils voulaient tous qu’on tourne

à Hollywood ! Mais moi, même gamin,

je voulais voyager, voir le monde,

tous ces endroits dingues qui me faisaient

rêver dans les films. »

TOM CRUISE

EN ATTENDANT LE PROCHAIN MISSION : IMPOSSIBLE, TOM CRUISE VIENT

REMETTRE SON TITRE DE PLUS GRANDE SUPERSTAR DE LA PLANÈTE EN JEU DANS

BARRY SEAL : AMERICAN TRAFFIC. RÉVISONS SON PARCOURS EN CINQ DATES CLÉS.

2017

Jack Reacher : Never Go Back et La Momie hier,

Mission : Impossible 6 et Top Gun : Maverick demain...

Plus rien n’arrête Tom Cruise ! Entre comédie

et aventures, Barry Seal : American Traffic le montre

dans tous ses états.

« C’est l’histoire d’un pilote arnaqueur

recruté par la CIA, qui s’est retrouvé à

passer de la drogue en contrebande entre

Miami et la Colombie. Une histoire vraie

qu’on a transformée en satire, excessive,

drôle, haute en couleurs. C’est vraiment

un film très cool. Différent de tout ce qui

a pu être fait sur le sujet. »

PAR CÉDRIC PAGE

1999

Le légendaire Stanley Kubrick réquisitionne Tom Cruise

pendant deux ans, à Londres, avec sa femme Nicole

Kidman, pour tourner le génial Eyes Wide Shut. Un apogée.

« Nicole et moi étions extrêmement honorés

de tourner avec Stanley Kubrick. On savait

que ça allait être long et difficile, que

l’investissement sur ce film devait être total.

Mais on était prêts à tout. Parce que,

quoi qu’il arrive, on se doutait que ce serait

une expérience unique. Je me serais baffé

si j’avais dit non à ce film. »

BARRY SEAL : AMERICAN TRAFFIC

Réalisation : Doug Liman

Avec : Tom Cruise, Sarah Wright,

Domhnall Gleeson…

Genre : Biopic, thriller

Durée : 1 h 55

SORTIE : 13 SEPTEMBRE

4

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ



TABO TABO FILMS PRÉSENTE

EMMANUELLE DEVOS

Quel est le prix

à payer pour devenir

NUMERO

UNE

UN FILM DE

TONIE MARSHALL

SUZANNE CLÉMENT

RICHARD BERRY

SAMI FREY

BENJAMIN BIOLAY

FRANCINE BERGÉ

ANNE AZOULAY

JOHN LYNCH

Au cinéma le 11 octobre

AVEC BERNARD VERLEY JÉRÔME DESCHAMPS

SCÉNARIO ADAPTATION ET DIALOGUES TONIE MARSHALL ET MARION DOUSSOT

AVEC LA COLLABORATION DE RAPHAËLLE BACQUÉ DIRECTRICE DE PRODUCTION ANGELINE MASSONI

IMAGE JULIEN ROUX SON JEAN-JACQUES FERRAN INGRID RALET VALÉRIE LEDOCTE ET

LUC THOMAS

DÉCORS ANNA FALGUÈRES COSTUME ELISABETH TAVERNIER MONTAGE MARIE-PIERRE FRAPPIER

MUSIQUE ORIGINALE MIKE KOURTZER ET

FABIEN KOURTZER PRODUIT PAR TONIE MARSHALL ET

VÉRONIQUE ZERDOUN

COPRODUIT PAR JACQUES-HENRI BRONCKART OLIVIER BRONCKART ET

PHILIPPE LOGIE UN FILM DE TONIE MARSHALL

UNE COPRODUCTION FRANCO BELGE TABO TABO FILMS VERSUS PRODUCTION FRANCE 3 CINÉMA CN7 PRODUCTIONS

VOO ET

BE TV NOODLES PRODUCTION AVEC LA PARTICIPATION DE FRANCE TÉLÉVISIONS CANAL+ CINÉ+

TV5 MONDE EN ASSOCIATION AVEC COFIMAGE 28 PYRAMIDE O’BROTHER DISTRIBUTION

AVEC LE SOUTIEN DE L’ANGOA, DU TAX SHELTER DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL BELGE ET

D’INVER TAX SHELTER

CRÉDIT PHOTO : MARCEL HARTMANN


ÉVÉNEMENT

Stranger

KING

Andrés Muschietti

I N T E R V I E W

ANDRÉS MUSCHIETTI A RÉALISÉ

LE TRÈS BEAU MAMÁ. AVEC ÇA,

IL S’ATTAQUE AU ROMAN CULTE

DE STEPHEN KING. IL DÉCRYPTE

POUR NOUS L’IMPORTANCE DE

CET ÉCRIVAIN HORS DU COMMUN

ET NOUS LIVRE LES SECRETS

D’UNE BONNE ADAPTATION.

INTERVIEW PIERRE LUNN

Comment êtes-vous arrivé sur Ça ?

Comme vous le savez, il y avait déjà

un film en développement. Cary

Fukunaga travaillait sur ce projet

et quand il est parti, j’ai saisi ma

chance. J’ai appelé le studio, pitché

mes idées à partir du script existant

et… ils ont visiblement apprécié.

Vous connaissiez l’œuvre

de Stephen King ?

C’est une madeleine de Proust pour

moi ! C’est vers 12-13 ans que l’on

vit les expériences narratives les plus

puissantes et, à cet âge-là, c’est

King que je lisais. En grandissant,

on commence à multiplier les

expériences, à vivre des amitiés,

des histoires d’amour et parfois des

pertes. Tout ce dont il parle dans ses

livres… La perception que l’on a de

ses histoires quand on est enfant et

qu’on grandit devient différente. C’est

ce que je voulais creuser dans Ça :

je voulais rester fidèle aux sensations

que j’avais eues en le lisant enfant,

tout en réalisant un film capable de

satisfaire l’adulte que j’étais devenu.

Que représente ce livre pour vous ?

Stephen King écrit moins sur les

monstres que sur les gens qui

découvrent les monstres. C’est

précisément ça qui me faisait peur

et que j’adorais. Ça est un roman

fondateur sur l’enfance, et sur la

trahison de nos promesses. Mais c’est

aussi un formidable roman d’angoisse.

C’est flippant, bizarre, déroutant ! Il

vous fait aimer ses personnages et

après il les met dans des situations

horribles… quel génie !

6

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ


Bill Skarsgård.

Finn Wolfhard, Chosen Jacobs,

Jaeden Lieberher, Wyatt Oleff,

Sophia Lillis, Jeremy Ray Taylor.

« Ça » de Andrés

Muschietti.

Comment avez-vous trouvé le look

du clown ?

Esthétiquement, je voulais m’éloigner

du clown du XX e siècle, celui qu’on

voit dans la mini-série de 95, par

exemple. Ça ne m’inspirait pas

beaucoup. Je voulais éviter un design

qui aurait évoqué trop clairement le

cirque ; je préférais aller chercher

mes références dans la peinture ou

les gravures du XIX e … Pennywise a

traversé l’histoire, alors autant me

servir de cette idée pour le looker

comme je le désirais.

Le casting a été compliqué ?

Compliqué non, mais j’ai vu beaucoup

de gens. Beaucoup. Des hommes,

et des femmes aussi. Je cherchais

quelqu’un qui me surprenne, dans

tous les sens du terme. Je voulais

que mon clown ait quelque chose

d’enfantin… Pour mon premier

meeting avec les studios, j’avais fait

un dessin de Pennywise. Et j’avais

littéralement dessiné un bébé. Seuls

ses yeux étaient étranges, grands

ouverts et un peu écartés… Will

Poulter était sur la liste au début,

mais j’ai vite senti qu’il avait un peu

peur et que sa carrière partait sur

d’autres rails. C’est à ce moment-là

que Bill Skarsgård est apparu… Dès

que je l’ai vu, je savais que je tenais

mon Pennywise.

On ne compte plus les adaptations

des romans de Stephen King. Quels

sont les critères de réussite ?

Je ne sais pas… Au moment de

l’écriture, je pensais souvent à Frank

Darabont. Il est le meilleur fabricant

d’un cinéma qui a l’apparence et la

sensibilité des romans de King. Le

temps d’une poignée de films (Les

Évadés, La Ligne verte, The Mist), il

a réussi à résoudre la schizophrénie

entre le King littéraire et le King

cinématographique. Mais bon… un

bon film de cinéma et une bonne

adaptation, ce n’est pas pareil. Il faut

réussir les deux et c’est compliqué.

Mais vous, vous avez choisi de « trahir »

le livre original. Dans le roman,

la partie enfance se passait dans

les 50s, alors que vous la transposez

dans les années 80…

C’est vrai, parce que certains éléments

de l’histoire étaient spécifiques à

quelqu’un qui a grandi dans les 50s.

Dans le livre, les incarnations de Ça

renvoient à des monstres comme

Frankenstein, la momie ou la créature

du lagon. Leur évocation est tellement

puissante que l’on comprend l’impact

qu’ils ont eu sur King en grandissant.

Moi, je viens des années 80, j’ai

d’autres peurs. Plus personnelles, plus

étranges, peut-être plus tordues...

C’était un choix artistique. King a trahi

pour créer, et je crois que la plus belle

fidélité qu’on peut lui faire, c’est de lui

être (un peu) infidèle.

En un an, on aura vu : La Tour sombre,

votre nouveau Ça, la série Castle Rock…

Comment expliquez-vous le retour

de Stephen King à Hollywood ?

La nostalgie dans laquelle on vit répond

à notre peur du réel. Notre monde est

devenu tumultueux et on veut revenir

à quelque chose de rassurant, de

confortable. C’est comme quand il pleut

dehors et que vous décidez d’aller vous

recoucher. Le monde a l’air tellement

incontrôlable, qu’on veut juste revenir

à ce qu’on connaît, à ce qu’on aime et

qui nous rend heureux. Dans les 80s, le

monde paraissait plus innocent. C’était

l’époque des livres de King, des films

de Spielberg, de la musique de Michael

Jackson. C’était le temps de l’innocence

et du fun. Même si, sous la surface,

il y avait toujours un monstre caché

quelque part…

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ 7


ÉVÉNEMENT

ÇA

Bill Skarsgård.

LE CLOWN MALÉFIQUE PENNYWISE SE DÉCHAÎNE DANS CETTE ADAPTATION

LONGTEMPS FANTASMÉE DU LIVRE CULTE DE STEPHEN KING.

PAR CÉDRIC PAGE

Tout le monde a une histoire avec Ça. Ceux qui ont

lu le livre de Stephen King dans leur enfance et

y ont découvert matière à cauchemars infinis.

Ceux qui trippaient, au début des années 90, sur

la mini-série « Il » est revenu, petit classique télé habité

par le croquemitaine Tim Curry. Et aussi tous ceux qui,

sans même avoir lu une ligne de Stephen King ni regardé

Les Jeudis de l’angoisse, ont frémi un jour à la vue d’un

« scary clown ». Car c’est bien grâce à Ça que la figure du

clown, cet inoffensif ami de nos chères têtes blondes, a

intégré le bestiaire de la peur, dans un incroyable revirement

culturel à 180 degrés. Depuis longtemps, Hollywood

se demandait comment sublimer sur grand écran le mythe

de Pennywise, ce clown maléfique et tueur affrontant une

bande d’ados du Maine.

Un génie de l’horreur

Cette adaptation était attendue de pied ferme par les

fans. Réalisateur surdoué révélé par la magnifique fable

horrifique Mamá, l’Argentin Andrés Muschietti recrée

ici l’atmosphère d’une petite ville tranquille de la fin des

années 80 (le roman originel, sorti en 1986, se déroulait

lui dans les années 50). Durant le « dernier été avant la fin

de l’enfance », un groupe d’amis soudés par la puberté et

l’adversité fait face à des phénomènes surnaturels de plus

en plus violents… L’atmosphère et le cadre du film payent

autant leur tribut à la prose de King qu’au territoire de

cinéma cartographié par Steven Spielberg et ses émules il

y a trente ans, des Goonies à E.T. en passant par Explorers.

Pour un peu, on se croirait dans la série Stranger Things !

Mais Muschietti transcende la nostalgie 80s en déchaînant

des visions d’horreur bien à lui, un carnaval de monstres

terriblement séduisants, dangereusement attirants… La

peur, ici, ruisselle dans chaque plan. Le film délivre son

quota de frissons en affirmant le style de son auteur, dans

un genre, l’horreur, souvent plombé par les photocopies

bon marché. Mais le plus beau, c’est sans doute ce groupe

de kids, de jeunes acteurs admirablement castés, bouleversants

de naturel, à l’incroyable alchimie. Sans eux, sans

la délicatesse du regard du réalisateur sur les tourments

de l’adolescence et de l’innocence confrontée au Mal,

sans ce brouillard mélancolique qui nimbe chaque scène

et habitait déjà Mamá, Ça n’aurait pas la même saveur.

Pas de doute : on citera un jour ce film dans la liste des

grandes adaptations de Stephen King, aux côtés de Carrie,

Dead Zone, Shining et Stand by me.

ÇA

Réalisation : Andrés Muschietti

Avec : Bill Skarsgård, Jaeden Lieberher, Finn Wolfhard…

Genre : Épouvante-horreur, drame, thriller

Durée : 2 h 15

SORTIE : 20 SEPTEMBRE

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LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ


oscar

jennifer ® de la meilleure actrice

lawrence

oscar

javier ® du meilleur acteur

bardem

par le réalisateur de

black swan

un film de

darren aronofsky

écrit et réalisé par

darren aronofsky

au cinéma le 13 septembre

#MOTHERLEFILM


TENDANCE

Comment

les Français

réinventent

le biopic

BARBARA, LE REDOUTABLE, GAUGUIN –

VOYAGE DE TAHITI… MATHIEU AMALRIC,

MICHEL HAZANAVICIUS ET ÉDOUARD DELUC

REVISITENT DE GRANDES FIGURES

FRANÇAISES ET ONT DONNÉ VIE À DE GRANDS

FILMS D’AUTEUR PERSONNELS.

PAR FRANÇOIS CHAMPY

BARBARA

Réalisation : Mathieu Amalric

Avec : Jeanne Balibar, Mathieu Amalric…

Genre : Drame

Durée : 1 h 37

SORTIE : 6 SEPTEMBRE

Genre aussi vieux que le cinéma (on recense un Cléopâtre de

Georges Méliès, datant de 1899), le biopic – ou film biographique

– a le vent en poupe, spécialement en France où l’on

ne manque pas de personnalités marquantes. Par un heureux

concours de circonstances, septembre voit débarquer trois biopics

atypiques, signés de réalisateurs aux styles aussi dissemblables

que puissants. Leur approche personnelle d’un genre

rebattu ouvre des perspectives intéressantes. Revue de détails.

EN MODE VERTIGE

Incarnation du cinéma d’auteur dans toute sa noblesse, Mathieu

Amalric est l’enfant de la Nouvelle Vague et d’Arnaud

Desplechin, son mentor. Pas étonnant, dès lors, de voir dans

Barbara, son antiportrait de la grande dame en noir, des éléments

propres au cinéma du réalisateur des Fantômes d’Ismaël

: une tendance à la digression (narrative et formelle), une

ironie permanente, une mélancolie têtue, une interprétation

entre folie et grotesque… Pour accentuer le vertige de son film,

Amalric fait donc jouer à Jeanne Balibar (d’une ressemblance

troublante) une actrice qui interprète Barbara. Une sorte de

film dans le film dans lequel l’acteur-réalisateur (qui joue un…

réalisateur) entremêle des extraits d’archives de la véritable

Barbara pour mieux entretenir le doute autour de la véracité

de ce que l’on voit à l’écran. Plus intuitif et bouleversant que

déroutant, ce biopic sur la chanteuse apparaît in fine comme

le meilleur moyen d’approcher le mythe sans en dénaturer le

profond mystère.

10

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ


EN MODE DÉTOURNEMENT

Le réalisateur d’OSS 117 et de The Artist qui s’attaque à

Jean-Luc Godard ? Sur le papier, cette étrange association

surprenait. Michel Hazanavicius a cependant convaincu Anne

Wiazemsky de tirer une comédie du livre qu’elle a écrit sur ses

années Godard – dont elle fut l’épouse à la fin des années 60,

au moment où le pape de la Nouvelle Vague se radicalise

politiquement. Pour Le Redoutable, Hazanavicius a donc appliqué

le principe du détournement qui a fait sa gloire : ça

ressemble à du Godard (Louis Garrel, exceptionnel, est un

sosie confondant) mais ce n’est pas du Godard. Filmé dans

des couleurs pétillantes, renvoyant aux chefs-d’œuvre pop du

maître et à une décennie un peu folle, Le Redoutable montre

un personnage imbu de lui-même, arrogant, cynique, intello,

vache, qui cherche à tuer le « Godard » d’avant la révolution

de Mai-68. On rit beaucoup jusqu’à ce qu’on comprenne

qu’Hazanavicius raconte en creux la fin d’un amour et des

illusions, ce qui, par un effet rétroactif, rend d’autant plus

attachant le personnage principal, miné par les contradictions

et par la quête d’un idéal impossible.

LE REDOUTABLE

Réalisation : Michel Hazanavicius

Avec : Louis Garrel, Stacy Martin…

Genre : Comédie

Durée : 1 h 42

SORTIE : 13 SEPTEMBRE

EN MODE VOYAGE

Édouard Deluc n’est pas le plus connu des trois. Remarqué

grâce à Mariage à Mendoza (2013), un road-movie mi-loufoque

mi-dramatique en Argentine, il s’est attaché à raconter Gauguin

à travers le prisme de l’isolement et de la pauvreté. Récit du premier

voyage à Tahiti du peintre, son film montre un artiste sans

le sou, fuyant l’académisme, cherchant l’inspiration dans le dénuement

au plus près de la « nature vraie », qui doit apprendre

à survivre sur une terre hostile, au contact d’une population

méfiante. Son histoire d’amour avec la jeune et belle Tehura l’aidera-t-elle

à surmonter ses difficultés ? Loin des reconstitutions

classiques, Gauguin – Voyage de Tahiti évite le glamour et les

rebondissements prévisibles pour mieux assimiler le portrait du

peintre à une plus large réflexion autour de la condition d’artiste.

À l’instar de ce film insaisissable, Vincent Cassel nous invite à

un voyage dans l’imaginaire de ce personnage torturé.

GAUGUIN – VOYAGE DE TAHITI

Réalisation : Édouard Deluc

Avec : Vincent Cassel, Tuheï Adams…

Genre : Drame

Durée : 1 h 42

SORTIE : 20 SEPTEMBRE

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ 11


FOCUS

La comédie de couple

se réinvente

PAR BORIS MALAINE

Pierre-François Martin-Laval, Louise

Bourgoin et Stéphane De Groodt

dans « L’un dans l’autre ».

Un glissement de terrain a lieu en ce

moment dans le Landerneau de la comédie

de couple à la française, en pleine

réinvention de ses thématiques. Dans

Papa ou Maman, un couple se déchirait

pour ne surtout pas avoir la garde de ses

enfants. Dernièrement, Sous le même

toit faisait cohabiter de force un homme

et une femme fraîchement séparés. Des

films plus agressifs, moins lisses, qui

n’hésitent plus à aborder certains tabous

et les bas instincts humains au nom de

la rigolade. Ce mois-ci sur les écrans,

deux longs métrages partent à l’aventure

et explorent des terres peu fréquentées

de ce côté de l’Atlantique, entre

quête d’identité et questionnements

sur le genre. Le 6 septembre, Ôtez-moi

d’un doute mettra en scène Erwan, un

démineur breton (François Damiens) qui

apprend que son père n’est pas vraiment

son père. Et sur le chemin pour trouver

son vrai géniteur, il croise la charmante

Anna (Cécile de France), qu’il tente

de séduire. Mais il se rend rapidement

compte qu’il s’agit de sa… demi-sœur.

En revanche, elle ne se doute de rien.

Un long métrage qui oscille entre la

comédie et le drame (l’idée de l’inceste

génère autant d’instants comiques que

tragiques). « J’étais tentée de me frotter

à la comédie romantique », explique la

réalisatrice Carine Tardieu (Du vent dans

mes mollets), qui a vu dans ce sujet en

or une opportunité de repousser les barrières

du genre. « Quand Erwan découvrira-t-il

qu’Anna est sa demi-soeur ? Quand

le comprendra-t-elle ? Se sortiront-ils

de cette impasse ? Autant de situations

propices au quiproquo, c’est jubilatoire

pour un auteur. Et puis j’aimais, par

ailleurs, l’idée de mettre en scène les

rapports dans lesquels Anna et son père

son empêtrés : Anna est la gardienne de

Joseph, ces deux-là forment pratiquement

un couple. »

La grande question est...

C’est quoi, un couple moderne ? Le

fruit d’une relation amoureuse ? Deux

personnes qui habitent ensemble ? Et si

le corps et le genre n’étaient finalement

12

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ


Aure Atika et Stéphane De Groodt

dans « L’un dans l’autre ».

Réalisation : Carine Tardieu

Avec : François Damiens, Cécile de

France, André Wilms...

Genre : Comédie dramatique

Durée : 1 h 40

SORTIE : 6 SEPTEMBRE

Réalisation : Bruno Chiche

Avec : Louise Bourgoin, Stéphane De

Groodt, Pierre-François Martin-Laval...

Genre : Comédie

Durée : 1 h 25

SORTIE : 20 SEPTEMBRE

François Damiens

et Cécile de France dans

« Ôtez-moi d’un doute ».

que des accessoires ? Le réalisateur

Bruno Chiche (Je n’ai rien oublié, Le

Bonheur des Dupré) s’attaque frontalement

au sujet dans L’un dans l’autre,

une comédie d’apparence loufoque où

deux couples, Pierre et Aimée, et Éric

et Pénélope, partagent tous les quatre

plusieurs années d’amitié sans nuage.

Mais Pénélope et Pierre sont devenus

amants… Alors qu’ils avaient pris la

décision de rompre après une ultime nuit

d’amour passionnée, Pierre et Pénélope

se réveillent dans le corps l’un de l’autre.

Pour protéger leur secret, chacun se

retrouve à devoir vivre la vie de l’autre.

« J’ai toujours aimé les body swaps

(changements de corps) au cinéma,

je trouve ça fascinant, il y a un côté

magique et finalement très poétique,

raconte le cinéaste. Je me suis dit qu’on

allait pouvoir jouer sur tout un tas de

situations, notamment visuelles, mais il

fallait corser l’histoire et la compliquer

un peu pour y trouver matière à comédie,

à quiproquos. Et c’est là que je me suis

souvenu d’une histoire pour le moins

compliquée : deux couples de mes amis

ont vécu une situation pour le moins

inconfortable ! Monsieur A et Madame B

sont devenus amants. Ça la fout mal…

Croiser ces deux idées, ça a fait tilt ! »

Une comédie avant tout

Pourtant, Bruno Chiche assure ne pas

avoir au départ voulu aborder l’actualité,

notamment les questions sur le genre et

la féminité, qui agitent une partie de la

société. « Pendant l’écriture, je n’ai pas

cherché le côté militant, ni féministe

ni “homministe”. Je ne souhaitais pas

spécialement montrer la place des

hommes et des femmes dans notre

société, promet-il. Mais c’est finalement

venu au gré des situations comiques. »

Un peu malgré lui, comme si la comédie

de couple n’avait plus d’autre choix que

de carburer (un peu) au réel pour fonctionner

comme un miroir de son époque.

« Bon, au fond, ce n’est pas un film très

psychologique, c’est une comédie avant

tout ! concède tout de même Bruno

Chiche. Il ne faudrait pas oublier qu’on

est surtout là pour rigoler. »

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ 13


L’INSOLITE DU MOIS

Nos années folles

ANDRÉ TÉCHINÉ MET EN SCÈNE DANS UNE FRESQUE DÉCADENTE LE PARCOURS (VÉRITABLE)

DE PAUL GRAPPE, UN DÉSERTEUR DE L’ARMÉE FRANÇAISE DEVENU UNE DEMI-MONDAINE

DE L’ENTRE-DEUX-GUERRE.

PAR PIERRE LUNN

Pierre Deladonchamps.

– vraie – de Paul Grappe est tellement

atypique, tellement singulière, qu’elle

avait déjà donné lieu à un livre (historique

L’aventure

de Danièle Voldman et Fabrice Virgili, La

Garçonne et l’assassin) et une BD (de Chloé Cruchaudet,

Mauvais Genre). Son histoire ? En 1914, Paul part au front,

mais très vite, il flanche et déserte. Il se cache avec la

complicité de sa femme dans une chambre où il va se

morfondre pendant des mois… Mais, assoié de liberté, le

déserteur décide un jour de sortir de sa planque, travesti en

femme, complètement perruqué et maquillé. Paul devient

Suzanne. Ce qui lui plaît. Beaucoup. Tellement qu’à la fin

de la guerre, Paul séduit dans des soirées chic, se prostitue

pour survivre et deviendra une égérie du demi-monde

et même le héros d’un spectacle de cabaret. C’est cette

histoire que Téchiné met en scène dans Nos années folles,

un film baroque, virevoltant, furieux, qui va vite, très vite,

et raconte à cent à l’heure la fin de la guerre, les Années

folles, le trouble identitaire et la gueule de bois d’une

génération qui a perdu tous ses repères.

Gueule et destin cassés

Téchiné, inspiré par cette histoire, retrouve le brio de

ses grands classiques. Il y a du romantisme lyrique et un

éblouissant sens du spectacle dans sa mise en scène, mais

il y a surtout ses thèmes et ses obsessions qu’il traite avec

une élégance flamboyante. La présence des corps, le trouble

amoureux et identitaire, et les mouvements de la chair :

les hommes virils qui se féminisent. Et il y a cette guerre

qui démembre tout. Rêverie libre, intense, Nos années folles

(un très beau titre à prendre dans tous les sens du terme,

même le plus grivois) capte les sensations contradictoires

d’un être humain qui cherche le moyen de calmer sa crise

existentielle et d’échapper à une époque qui broie tout.

Perdu, Paul voit dans son changement d’identité sexuelle

une manière de se (re)trouver et dans le spectacle une

façon d’exorciser la folie. La sienne et celle des autres.

Mais ces années folles sont aussi des années de passion,

celle de Paul et Louise, cette femme qui voit son homme

devenir femme et cesser de lui appartenir… Cet amour fou,

c’est la puissance des acteurs qui le transcende. Pierre

Deladonchamps (découvert dans L’Inconnu du lac, est,

ici, magnifique) ne peut résister à Louise (Céline Salette,

émouvante comme toujours), mais leur histoire deviendra

progressivement impossible après la transformation. Dans

la plupart des films de Téchiné, les héros se métamorphosent.

À leurs risques et périls. Pour le meilleur, parfois,

mais plus souvent pour le pire. C’est ce bousculement,

ce basculement, qui passionne le cinéaste. Pas étonnant

que le destin de Paul/Suzanne soit l’un de ses meilleurs

films récents.

NOS ANNÉES FOLLES

Réalisation : André Téchiné

Avec : Pierre Deladonchamps, Céline Sallette,

Grégoire Leprince-Ringuet, Michel Fau…

Genre : Drame

Durée : 1 h 43

SORTIE : 13 SEPTEMBRE

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LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ


“UN FILM SOMPTUEUX”

VERSION FEMINA

MOVE MOVIE ET STUDIOCANAL PRÉSENTENT

VINCENT CASSEL

V O Y A G E D E T A H I T I

UN FILM DE

ÉDOUARD DELUC

TUHEI ADAMS MALIK ZIDI PUA-TAI HIKUTINI

PHOTOS - DENIS PINSON

AU CINÉMA LE 20 SEPT.


GUIDE ALTERNATIF

POUR LES AMOUREUX

DE L’AFRIQUE

Dans ce documentaire déchirant qui

mêle le factuel et l’intime, le grand

cinéaste malien, Souleymane Cissé,

essaie de comprendre pourquoi, dans son pays, victime d’une

grave crise immobilière, des femmes âgées sont jetées de leur

maison et campent dans la rue. La question devient prétexte à

une navigation mémorielle, une exploration de son enfance et de

son beau pays, où vivre est visiblement devenu très compliqué.

Le film avance dans un rythme majestueux, entre le passé qui fut

promesse d’avenir et le présent indigne et terrible. Pas de posture

manichéenne, ni de colère surjouée, O Ka, notre maison, est un

film d’une humanité merveilleuse.

O KA

De : Souleymane Cissé

Avec : Magnini Koroba Cissé, Aminata Cissé, Badjénèba Cissé…

Genre : Documentaire

Durée : 1 h 36

SORTIE : 6 SEPTEMBRE

POUR LES FANS DU GRAND

CINÉMA RUSSE

Faute d’amour commence comme un

hommage à Bergman (un homme et

une femme en instance de divorce

tentent de vendre leur appartement au plus vite) avant de virer au

thriller procédural (leur enfant de 12 ans disparaît et les recherches

s’organisent). Mais le vrai sujet est le constat glaçant du cinéaste :

la Russie contemporaine est en mal d’amour. Dans une mise en

scène hallucinante, brutale et pessimiste, Zvyagintsev observe les

rapports humains viciés : les familles se disloquent et les couples

se crient dessus. Mais il y a chez lui une empathie qui s’exprime

dans des plans fulgurants – comme cette image d’un gamin dans

le noir, qui retient ses larmes en écoutant ses parents s’engueuler.

FAUTE D’AMOUR

De : Andrey Zvyagintsev

Avec : Maryana Spivak, Alexey Rozin, Matvey Novikov…

Genre : Drame

Durée : 2 h 08

SORTIE : 20 SEPTEMBRE

LE PETIT GUIDE ALTERNATIF

du cinéphile

POUR LES RÊVEUSES

TORTURÉES

Après le très joli Camille redouble, Noémie

Lvovsky explore le lien spécial qui

unit une gamine de 9 ans et sa mère un

peu folle. Ce qui aurait pû être un pensum psy lourdaud se transforme

en conte onirique glissant du fantastique enfantin au cauchemar

éveillé. Le film s’ouvre sur la vie de Mathilde, qui vit seule avec sa

maman paumée et son doudou effrayant (une chouette aux yeux globuleux).

Mais, à mi-parcours, on bascule dans l’univers de la mère dérangée.

On passe alors à la folie féminine, dans un portrait vertigineux

qui n’a pas peur de s’aventurer dans les recoins les plus sombres de

l’âme humaine. Le résultat, atypique et génial, impose définitivement

Lvovsky comme une cinéaste au talent immense.

POUR CEUX QUI

RÊVENT D’UN

AUTRE MONDE

C’est l’histoire (vraie) de Jeannette

Walls, une enfant élevée par des parents

qui ont décidé de rejeter la société de consommation. Le père

(incarné par Woody Harrelson, fantastique) est un Géo Trouvetout

charismatique ; la mère est une institutrice, artiste dans l’âme, qui

a choisi d’élever ses enfants selon une règle : l’autonomie. Il y a les

fuites (devant les créanciers ou les flics), les fins de mois difficiles,

l’alcool et les promesses jamais tenues, la faim et l’amour aussi qui

unit cette famille pas comme les autres. Sans aucun misérabilisme,

ce film épique et bouleversant n’accuse personne et invite à se poser

beaucoup de questions sur la manière dont on éduque nos enfants.

DEMAIN ET TOUS LES AUTRES JOURS

De : Noémie Lvovsky

Avec : Noémie Lvovsky, Luce Rodriguez, Mathieu Amalric…

Genre : Drame

Durée : 1 h 31

SORTIE : 27 SEPTEMBRE

LE CHÂTEAU DE VERRE

De : Destin Daniel Cretton

Avec : Brie Larson, Woody Harrelson, Naomi Watts…

Genre : Drame

Durée : 2 h 07

SORTIE : 27 SEPTEMBRE

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LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ


POUR LES REBELLES

EN PUISSANCE

C’est un film anti-spectaculaire, rempli

de discussions philosophiques, une

fresque documentée sur les années de

formation de Karl Marx qui raconte sa rencontre décisive avec Friedrich

Engels et la publication du Manifeste du Parti communiste.

Indignés par le sort réservé aux pauvres, les deux théoriciens allemands

vont tout faire pour transformer le monde. Ludique et enjoué,

le film se regarde comme un buddy movie qui réussit à éviter tous

les pièges du biopic, sans jamais sacrifier l’indignation, carburant

essentiel de la pensée de Karl et Friedrich. On ressort de la salle

en se disant que la pensée engagée du jeune Marx reste d’une

brûlante actualité.

LE JEUNE KARL MARX

De : Raoul Peck

Avec : August Diehl, Stefan Konarske, Vicky Krieps…

Genre : Drame historique, biopic

Durée : 1 h 58

SORTIE : 27 SEPTEMBRE

POUR CEUX QUI CHERCHENT

LE WOODY ALLEN FRANÇAIS

Le nouveau film de Claire Denis, adapté

de Christine Angot, est une comédie

sentimentale dépressive. L’histoire

est celle d’Isabelle, quinqua paumée qui navigue à vue entre les

bars parisiens, les lofts confortables, les maisons de campagne, les

théâtres et les galeries… et passe d’un amant à l’autre sans jamais

trouver son bonheur. Ce petit jeu de l’amour et du hasard est mené

de main de maître par Juliette Binoche, rayonnante dans le rôle de

cette femme qui parle d’amour, fait l’amour, rêve d’amour, sans

jamais le trouver tout à fait. C’est son élan naturel, sa grâce folle

qui conduit ce joli film harmonieux, solaire et apaisé.

UN BEAU SOLEIL INTÉRIEUR

De : Claire Denis

Avec : Juliette Binoche, Xavier Beauvois, Philippe Katerine…

Genre : Comédie dramatique

Durée : 1 h 34

SORTIE : 27 SEPTEMBRE

C’EST LA RENTRÉE DES CLASSES, MAIS AUSSI CELLE DES FILMS – ET IL Y EN AURA

POUR TOUS LES GOÛTS. VOICI UN PETIT GUIDE QUI VOUS PERMETTRA

D’EMPRUNTER LES CHEMINS BUISSONNIERS DU CINÉMA DE SEPTEMBRE.

PAR PIERRE LUNN

POUR CEUX QUI AIMENT

LES HISTOIRES DE

FAMILLE (COMPLIQUÉES)

Gilles Bourdos est un cinéaste délicat,

dont la filmographie est une quête de l’inessentiel. Tous ses films

tentent de capturer la vie dans ses silences ou ses temps creux. Espèces

menacées qui entrecroise trois destins était taillé pour lui. Il y a

Joséphine et Tomasz qui viennent de se marier, mais dont le bonheur

s’assombrit vite, Mélanie qui annonce à ses parents qu’elle attend

un bébé et Anthony qui va s’occuper de sa mère incontrôlable… Les

couples se déchirent et se réconcilient, les générations n’arrivent plus

à communiquer : chez Bourdos, les individus ne savent plus comment

exprimer leurs sentiments. Grand conteur attentif aux frémissements

de ses personnages, aux aléas de l’amour et des rapports familiaux, il

s’attaque ici à la matière même de nos vies.

ESPÈCES MENACÉES

De : Gilles Bourdos

Avec : Alice Isaaz, Vincent Rottiers, Grégory Gadebois…

Genre : Drame

Durée : 1 h 45

SORTIE : 27 SEPTEMBRE

POUR LES ÉCOLOS

APRÈS UNE VÉRITÉ QUI DÉRANGE, AL GORE REVIENT AVEC

LA SUITE, UN DOCU ENGAGÉ QUI VA ENCORE PLUS LOIN.

Le titre du film pourrait laisser croire que vous avez fait

une suite avec encore plus d’action, encore plus de suspense…

(Rires) On a voulu jouer avec le titre, mais l’idée était de fournir une

« mise à jour » du précédent docu. Il y a onze ans, on n’avait pas de

solution technologique au réchauffement climatique. Aujourd’hui

les solutions existent et j’avais envie de les présenter au public.

À la fin du film, vous allez voir Donald Trump. Mais on ne verra jamais

votre rencontre. Et vous ne révélez pas ce qui s’y est dit… Pourquoi ?

D’abord, Donald Trump n’a pas autorisé la présence des caméras

pendant notre rencontre. Et je n’en parle pas parce que je dois

garder ces conversations sous le sceau du secret afin de parvenir à

le convaincre de rester dans le cadre des accords de Paris. J’espère

qu’il acceptera. On continue à en parler en privé.

C’est amusant parce que cette séquence laisse espérer un happy end

où vous feriez face au méchant…

Mais je ne suis pas un « héros ». L’important c’est le message. Le

cinéma est le médium le plus puissant jamais créé pour faire passer

une information à des dizaines de millions de personnes. Les

documentaires de cinéma ont un impact énorme.

Et sinon, vous avez un titre pour le troisième film « qui dérange »?

J’espère surtout qu’on n’aura pas besoin d’un 3 e film dans 11 ans.

UNE SUITE QUI DÉRANGE : LE TEMPS DE L’ACTION

De : Bonni Cohen, Jon Shenk

Genre : Documentaire

Durée : 1 h 40

Avec : Al Gore

SORTIE : 27 SEPTEMBRE

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ 17


LE COMÉDIEN DU MOIS

Guillaume

Canet

DEPUIS QUELQUE TEMPS, ON PARLE PLUS DU CINÉASTE GUILLAUME CANET QUE DE L’ACTEUR.

SA PERFORMANCE DANS MON GARÇON DEVRAIT REMETTRE LES PENDULES À L’HEURE.

PAR BENOÎT SAUMOIS

En début d’année, Guillaume Canet signait avec

Rock’n roll une comédie totalement déjantée dans

laquelle il se mettait en scène en tant qu’acteur

vieillissant déterminé à prouver qu’il était loin

d’être fini. Avec un sens de l’autodérision poussé à l’extrême,

il livrait une réflexion touchante sur la starisation

et ses effets pervers qu’il connaît par cœur. Au passage, il

démontrait sa capacité à changer de registre d’une séquence

à l’autre, tour à tour agaçant, touchant, pathétique, drôle et

grotesque. Cinq, six Canet pour le prix d’un ! Après plusieurs

échecs au box-office ces quatre dernières années, Rock’n roll

le remettait en selle non seulement en tant que réalisateur,

mais aussi en tant qu’acteur. Voix française historique de

Flash McQueen, Guillaume Canet vient d’interpréter dans

Cars 3 un héros lui aussi un peu has been rattrapé par des

concurrents plus jeunes et plus rapides qui vont le faire

s’interroger sur le sens à donner à sa vie. Là encore, le

mélange de juvénilité, d’obstination et de tendresse propre

à Canet fait des merveilles.

Trois ans après La prochaine fois je viserai le cœur, dans lequel

il jouait un glaçant serial killer, Guillaume Canet revient ce

mois-ci avec un nouveau rôle à contre-emploi. Dans Mon

garçon, de son réalisateur fétiche Christian Carion (Joyeux

Noël, L’Affaire Farewell), il joue un père de famille divorcé

dont l’enfant vient de disparaître. Face à Mélanie Laurent,

formidable en ex-femme lui reprochant ses absences, il

joue d’abord l’incrédulité et la révolte, avant de progressivement

se refermer sur lui-même, animé d’une quête

intérieure dont la violence va peu à peu se faire jour. Le

visage fermé, presque minéral, il livre une performance « à

l’anglo-saxonne », économe en dialogues, tout en présence

physique et en virilité. Dans le dernier tiers du film, qui le

voit se transformer en chasseur dans des paysages montagneux

aussi impressionnants que dangereux, il est parfait

de détermination et d’efficacité, renvoyant, sans que cela

soit expliqué, aux zones troubles de son personnage. Fan de

cinéma américain (auquel il a rendu un hommage vibrant

dans Blood Ties), Guillaume Canet a sans doute pris plaisir

à jouer ce type d’antihéros mutique, sans passé, qui fait

justice dans son coin. Il apporte en tout cas la preuve qu’il

faudra compter avec lui encore quelques années. Rock’n roll !

MON GARÇON

Réalisation : Christian Carion

Avec : Guillaume Canet, Mélanie Laurent,

Olivier De Benoist…

Genre : Thriller

Durée : 1 h 30

SORTIE : 20 SEPTEMBRE 2017

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LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ


LE 4 OCTOBRE


CINÉ KIDS

Vive la rentrée (ciné) !

Nés en Chine

UN PETIT GROOM AMOUREUX ET LES ANIMAUX SACRÉS DE L’EMPIRE DU MILIEU !

CE MOIS-CI, LES ENFANTS VONT EN VOIR DE TOUTES LES COULEURS...

POUR CEUX QUI AIMENT LA NATURE

Genre : Documentaire / Durée : 1 h 16

Si vous avez aimé : Félins

SORTIE : 23 AOÛT

Avec Nés en Chine, le réalisateur Lu Chuan signe

un Disneynature fascinant. Rencontre.

Vous avez réalisé un thriller (Kekexili) et une fresque

historique furieuse (City of Life and Death). Comment

êtes-vous arrivé sur ce documentaire animalier ?

En 2013, Tony To, un producteur chinois travaillant

pour Disney, m’a expliqué que le studio voulait produire

un film animalier chinois. Tony aimait mes films

et voulait me proposer le job. J’avoue avoir été un peu

surpris : je lui ai rappelé que je faisais des thrillers et

des films historiques, pas des documentaires. Mais il

a insisté et a fini par me convaincre. J’ai donc écrit un

traitement que les dirigeants du studio ont aimé…

Que racontait votre traitement ?

Je voulais explorer la vérité de la vie et la difficulté des

relations entre individus. Nés en Chine est un film sur

la nature, mais il va au-delà : c’est un film sur les individus

et sur la force des relations mère/enfant à travers

les différents animaux observés.

Est-ce que vous avez dû adapter votre cinéma

à un style Disney ?

Pas du tout. Mais je me souviens qu’au cours du

montage, les producteurs me disaient souvent : « Plus

d’humour ! Plus d’humour ! » Je me suis efforcé d’aller

chercher ça en moi. Incidemment, à la même époque,

mon garçon est né et j’ai compris que ce film allait être

montré aux gamins du monde entier. Je ne pouvais pas

les effrayer et il fallait rendre le message plus positif.

Quel fut l’animal le plus compliqué à filmer ?

Le léopard des neiges : on a passé trois mois sans en

voir un. Et à trois jours de repartir bredouilles, on a

finalement pu en filmer un. Je pense que c’est la première

fois qu’une équipe de cinéma réussit à l’approcher

comme ça.

PAR PIERRE LUNN

POUR LES GRANDS ENFANTS

Le Petit Spirou

Genre : Comédie, famille / Durée : 1 h 26

Si vous avez aimé : Boule et Bill

SORTIE : 27 SEPTEMBRE

Avant d’intégrer l’école des grooms et suivre ainsi

la voie tracée par sa famille, le Petit Spirou se

fixe une mission : déclarer sa flamme à Suzette, son

amoureuse. Le héros roux et facétieux embarque alors

sa bande de copains dans une aventure pleine de

péripéties. Dans la BD créée dans les années 90 par

Tome et Janry, le mini-groom s’intéressait surtout aux

« tabous » liés à l’enfance. Loin de l’exemplarité du

« grand » Spirou, le Petit Spirou était un garnement

obsédé par les « mystères » de la sexualité. Dans cette

adaptation, moins « osée » mais paradoxalement plus

aventureuse, c’est un gamin malicieux, un cousin du

petit Nicolas dont on suit les aventures racontées à

hauteur d’enfant. Porté par le jeune Sacha Pinault,

incarnation immédiatement évidente de ce Spirou en

culottes courtes, Le Petit Spirou est un joli conte initiatique

et un film « feel good » pour petits et grands.

Pinault est aidé dans sa tâche par une pléiade de

stars : Pierre Richard est le grand-père gaffeur, Natacha

Régnier la maman aimante et, tandis que Philippe

Katerine compose un Langelusse distrait et azimuté,

François Damiens est un professeur Mégot impeccable.

Une nouvelle preuve éclatante que les BD pour enfants

sont aussi de formidables moteurs à fiction ciné.

20

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ


ŒIL POUR ŒIL

CHRIS EVANS

ILS SE BATTENT EN COSTUME DANS DES ADAPTATIONS DE COMICS, MAIS ONT AUSSI EN COMMUN

UNE GROSSE SOIF DE CINÉMA INDÉPENDANT. L’UN TENTE D’ÉDUQUER UN GÉNIE DES MATHÉMATIQUES

DANS MARY, L’AUTRE PART À LA DÉRIVE DANS MOTHER!. QUE LE MATCH COMMENCE.

Chris Evans tourne son premier long métrage, The

Newcomers, en 2000. L’année d’après, il apparaît dans la

parodie de teen movies, Sex Academy. Mais ce n’est qu’en

2004 qu’il se fait réellement remarquer en donnant la

réplique à Kim Basinger dans Cellular. Un an plus tard, il

explose en Torche humaine dans Les Quatre Fantastiques.

L’histoire d’amour entre Marvel et Chris commence donc en

2005, avec un film de 20th Century Fox. Six ans plus tard,

Marvel Studios, bien qu’il ait travaillé pour la concurrence,

lui offre le rôle de sa vie, celui de Captain America. Au total,

Chris Evans est présent dans huit films de l’univers Marvel. Et

il sera plus que jamais là pour les deux prochains Avengers.

6,9

En millions de dollars, son salaire pour reprendre le rôle

de Steve Rogers dans Captain America – Civil War.

PAR BORIS MALAINE

Les débuts

Marvel

JENNIFER LAWRENCE

C’est dans un téléfilm que Jennifer Lawrence débute à Hollywood,

en 2006. Après des seconds rôles dans des séries

(Monk, Médium), elle se lance dans le cinéma indépendant

en 2008, avec Garden Party. Mais ce n’est que deux ans

après que son visage s’impose grâce à Winter’s Bone. Elle n’a

que 20 ans et est nommée à l’Oscar de la meilleure actrice.

Aux yeux du grand public, Jennifer Lawrence est Katniss

Everdeen, l’héroïne de Hunger Games, mais c’est aussi

Mystique, la mutante polymorphe des films X-Men. Sa

relation à l’univers Marvel remonte à 2011, avec X-Men : Le

Commencement. Depuis, elle a repris le rôle dans trois films

et recommencera en 2018 dans X-Men : Dark Phoenix.

5

C’est le nombre de prix reçus pour sa performance

dans Happiness Therapy, dont un Oscar.

Chez Danny Boyle (Sunshine), Edgar Wright (Scott Pilgrim

vs. the World) ou Bong Joon-ho (Snowpiercer), Chris Evans

s’est offert quelques pauses loin des très gros budgets.

L’acteur a même poussé l’expérience jusqu’à réaliser un

film indépendant, Before We Go (2016), une comédie

dramatique. Dans Mary, il s’éloigne encore une fois des

productions musclées et laisse parler une facette plus

humaine et beaucoup moins clinquante.

Dans Mary de Marc Webb (500 Jours ensemble),

le personnage de Chris Evans se bat pour obtenir la garde

de sa nièce de 7 ans, véritable génie des mathématiques.

Avec la peur de ne pas faire les bons choix pour elle…

Mary

Réalisation : Marc Webb

Avec : Chris Evans, Mckenna Grace, Lindsay Duncan...

Genre : Drame

Durée : 1 h 41

SORTIE : 13 SEPTEMBRE

Le cinéma indépendant

L’actu

Malgré son jeune âge (27 ans), Jennifer a vite compris

que pour survivre dans le milieu, il faut alterner grosses

et petites productions. Une quête de cinéma indépendant

commencée avec Winter’s Bone et Le Complexe du castor de

Jodie Foster, avant une collaboration fructueuse avec David

O. Russell qui agrémentera sa filmographie de trois petits

bijoux : Happiness Therapy, American Bluff et Joy. Dans

Mother!, sa performance est à couper le souffle.

Jennifer Lawrence est l’héroïne de l’étrange et intense Mother!

de Darren Aronofsky (Black Swan, Requiem for a Dream, Noé).

Un couple voit sa relation remise en question par l’arrivée d’invités

imprévus, perturbant leur tranquillité.

Mother!

Réalisation : Darren Aronofsky

Avec : Jennifer Lawrence, Javier Bardem, Ed Harris...

Genre : Thriller

Durée : 1 h 55

SORTIE : 13 SEPTEMBRE

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ 21


COUP DE CŒUR

Les Grands Esprits

DENIS PODALYDÈS PORTE UNE COMÉDIE DRAMATIQUE EN MILIEU SCOLAIRE

OÙ L’ON APPREND À GRANDIR.

PAR BENOÎT SAUMOIS

Abdoulaye Diallo et

Denis Podalydès.

une histoire connue. Le héros qui

doit quitter son milieu d’origine pour

se plonger dans un monde inconnu où

C’est

toutes les valeurs sont inversées. Avec

une telle histoire, on fait aussi bien des comédies que

des tragédies. On peut faire Star Wars ou Bienvenue chez

les Ch’tis. C’est aussi l’histoire des Grands Esprits : celle

de François Foucault, prof de français de haut niveau

au très prestigieux lycée parisien Henri-IV, qui doit,

pour le compte de l’Éducation nationale, aller relever le

niveau d’un établissement de banlieue agité. Comédie,

drame, documentaire ? La bonne nouvelle de ce premier

long signé Olivier Ayache-Vidal (auteur d’une série

de courts-métrages remarqués dont Coming-Out avec

Omar Sy), c’est qu’il refuse de s’enfermer dans les murs

d’un genre et préfère la liberté de ton, la variété. On

passe d’un portrait d’homme sec (Podalydès, excellent

en prof guindé et exigeant) à celui d’une classe agitée

mais attachante, puis au fonctionnement du lycée vu de

la salle des profs, puis à l’histoire d’un gamin insolent

qui va essayer de faire des efforts, puis... Le déroulement

des Grands Esprits est rythmé par l’année scolaire

(vacances, rentrée, neige, soleil…) qui lui imprime un

surprenant rythme, touffu, romanesque. Le film ne se

résume pas, malgré ce que montre l’affiche, à la relation

entre un prof dur – mais juste – et un lycéen au bord

de l’échec scolaire. C’est une comédie lycéenne légère

(où l’on fait manger des space cakes au prof en douce et

où l’on se laisse enfermer au château de Versailles pour

faire des selfies), d’accord, mais c’est une tranche de

vie, riche et multiple. L’attention portée à l’écriture des

seconds rôles (Léa Drucker en prof d’histoire déprimée

est remarquable) le montre. Loin d’être un simple portrait

d’intello germanopratin égocentrique confronté

à l’inconnu, Les Grands Esprits est à ranger du côté des

grandes comédies dramatiques américaines à la Will

Hunting, dans lesquelles on rit, on pleure, et on finit

par en sortir grandi.

3

bonnes raisons d’y aller

1. Pour le message

Loin de tout politiquement

correct, Les Grands Esprits

parle d’échec scolaire,

d’apprentissage et d’assiduité

avec précision et justesse.

Le film est solidement

documenté et diffuse un

message positif sans forcer

le trait ni caricaturer. Bravo !

2. Pour Denis Podalydès

L’acteur prend un plaisir

évident à jouer le méchant prof

cassant et pointilleux qu’on

a tous eu un jour dans notre

scolarité. Le voir déclamer

des vers latins ou distribuer

des copies en cassant chaque

élève un par un reste un vrai

bonheur.

3. Pour Abdoulaye Diallo

Le jeune garçon est

remarquable de naturel

et d’énergie : son passage

de second rôle (le cancre

endormi au fond de la classe)

au premier plan épouse

d’ailleurs la trajectoire du

film. C’est son premier film :

on attend les suivants.

LES GRANDS ESPRITS

Réalisation : Olivier Ayache-Vidal

Avec : Denis Podalydès, Abdoulaye

Diallo, Léa Drucker…

Genre : Comédie dramatique

Durée : 1 h 46

SORTIE : 13 SEPTEMBRE

22

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ


L’AUTRE REGARD

CE FILM VAUT LE COUP D’ŒIL

Good Time

ROBERT PATTINSON, BARBU ET HALLUCINÉ, DÉAMBULE DANS UN NEW YORK

INTERLOPE. UN POLAR ATMOSPHÉRIQUE QUI SYNTHÉTISE LE MEILLEUR

DU CINÉMA INDÉPENDANT AMÉRICAIN.

PAR CÉDRIC PAGE

Robert Pattinson.

Josh et Benny Safdie, deux frangins du cinéma

indé new-yorkais, tournaient jusqu’à présent des

bobines plutôt confidentielles (Lenny and the Kids,

Mad Love in New York…). Ils changent de braquet

avec Good Time, leur premier film à porter une

star (Robert Pattinson), leur premier opus sélectionné en

compétition à Cannes. Sur la Croisette, en mai dernier, ce

polar déjanté a fait l’effet d’une récréation aux festivaliers,

une pause ultra stylisée au milieu des tragédies russes

monumentales ou des réflexions sociétales ironiques.

Un peu comme Drive quelques années plus tôt, c’était le

divertissement que tout le monde attendait. Un film de

braquage et de course-poursuite qui file à toute allure et

ne regarde jamais derrière lui.

Pattinson, barbu, le regard halluciné, y incarne Connie,

un loser assez antipathique, qui convainc son frère Nick

de participer à un braquage de banque. Mais tout va déraper…

Nick est arrêté et Connie se met en tête de le faire

évader. Le film suit l’anti-héros dans une nuit de folie,

une course dopée à la peur et à l’adrénaline, qui permet

d’imaginer à quoi ressemblerait le comportement d’un

personnage des frères Coen soudain propulsé dans le

After Hours de Scorsese. Car c’est bien le meilleur du cinéma

indépendant américain que souhaitent convoquer

ici les Safdie, ravivant dans la mémoire du cinéphile des

souvenirs des années 1970 (on pense à la nervosité des

films de Cassavetes ou à ce classique de Sidney Lumet,

Un après-midi de chien, autre histoire d’un braquage raté

mené par des bras cassés) ou 1980 (planent ici les ombres

du Solitaire de Michael Mann et du très culte Alphabet City).

Entre réalisme et stylisation, la caméra ne lâche jamais

Robert Pattinson, dont la quête fiévreuse pour sortir du

pétrin finit par ressembler à une odyssée. Le suspense, à

force de s’enfoncer dans l’obscurité et l’absurdité, prend

des teintes quasi fantastiques. C’est un trip, un vrai, cerné

par les ombres de la nuit new-yorkaise, qui prouvent

que les bas-fonds de la Big Apple restent un inépuisable

réservoir à fantasmes.

3

bonnes raisons d’y aller

1. Pour Robert Pattinson

Comme son ex-partenaire

de Twilight, Kristen Stewart,

Robert Pattinson se cherche

une légitimité d’acteur dans

le cinéma indépendant. Après

les excellents Cosmopolis,

The Rover et The Lost City of Z,

Good Time lui offre son meilleur

rôle : nerveux, physique,

pas commode. Un descendant

survolté d’Al Pacino.

2. Pour sa BO planante

Au dernier festival de Cannes,

le jury Cannes Soundtrack a

distingué la bande originale

du film, signée Oneohtrix

Point Never. Elle est en effet

impressionnante, presque

un personnage à part entière,

évoquant les soundtracks

planants qu’enregistrait

le groupe Tangerine Dream

dans les années 80.

3. Pour le suspense

Good Time appartient à cette

catégorie de films se déroulant

l’espace d’une nuit. Comme

Collateral, After Hours, Nuit

blanche, Margin Call…

Le héros réussira-t-il à s’en

sortir avant que le soleil

ne pointe le bout de son nez ?

Un des plaisirs du film réside

dans cette course contre

la montre.

GOOD TIME

Réalisation : Ben Safdie,

Joshua Safdie

Avec : Robert Pattinson, Ben

Safdie, Jennifer Jason Leigh…

Genre : Thriller, policier

Durée : 1 h 40

SORTIE : 13 SEPTEMBRE

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ 23


ZOOM SUR…

Louis Garrel (au centre)

dans « Le Redoutable ».

Le Godard pop

de Michel Hazanavicius

RENCONTRE AVEC LE CINÉASTE À L’OCCASION DE LA SORTIE

DE SON NOUVEAU FILM, LE REDOUTABLE.

PAR ELSA COLOMBANI

Il a osé ! Un film sur Jean-Luc Godard,

le pape de la Nouvelle Vague, le génie

avant-gardiste, adoré des cinéphiles

depuis des générations. Et pas un

biopic révérencieux mais une comédie

pop, colorée, follement joyeuse qui

ensuite vire à la mélancolie. L’audace

de Michel Hazanavicius n’étonne guère

ceux qui suivent sa carrière depuis

longtemps. The Artist, un film muet

en noir et blanc, a remporté

tant d’honneurs, de Cannes aux Césars

en passant par l’étape Hollywood,

qu’on en oublierait presque

qu’il s’agissait d’un pari assez fou.

Et avant cela, les OSS 117 proposaient

un mélange détonant de rire

et de nostalgie hitchcockienne.

Dernier film en date du cinéaste,

The Search, un film de guerre tourné

en Tchétchénie, fut mal accueilli.

On aurait pu penser que la violence

des critiques et l’échec public diminueraient

les ambitions de l’auteur.

Pourtant, s’il revient aujourd’hui à la

comédie, genre qui a fait son succès,

le réalisateur du cultissime La Classe

américaine – Le Grand Détournement

ne fléchit pas et relève un nouveau défi,

et non des moindres.

S’attaquer au monument Godard, et

qui plus est en France ! Une entreprise

risquée qu’Hazanavicius relève avec

brio. Pourtant, le réalisateur entretenait

jusqu’ici avec la légende du cinéma

français un rapport « classique et très

simple » : « J’ai beaucoup d’amour

pour les films des années 60, la période

la plus accessible. Les films avaient

beaucoup de charme, étaient très séduisants.

C’était un cinéma créatif, libre,

audacieux et personnel, qui restait dans

le champ du cinéma traditionnel. Après

je me sens un peu plus étranger, je vois

l’artiste au travail qui creuse son sillon,

qui trace sa route, mais je suis moins

séduit. »

Ironie de l’histoire, il y a beaucoup

de Truffaut dans Le Redoutable. Une

scène de demande en mariage évoque

celle de Baisers volés, les personnages

ont « un phrasé littéraire truffaldien »,

sans oublier « des clins d’œil marrants,

comme ce voisin qui fait des gammes

24

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ


de piano », évoquant le violon qui

résonnait dans Domicile conjugal avec

Jean-Pierre Léaud et Claude Jade. Car

Truffaut, « dans l’imaginaire collectif,

c’est une musique évocatrice, la couleur

des années 60 ». Et le cinéaste d’ajouter

que, sur le plateau, il tenait à Louis

Garrel des propos pas si éloignés de la

célèbre tirade de Truffaut s’adressant à

Léaud dans La Nuit américaine : « Tu

sais, Alphonse, il n’y a pas d’embouteillages

dans les films, pas de temps mort.

Les films avancent comme des trains,

tu comprends, comme des trains dans

la nuit. »

Des films dans le film

Du cinéma de Godard, il reste évidemment

« une inspiration visuelle ». « Je

voulais faire un film très graphique,

stylisé, je voulais faire un beau film »,

explique Hazanavicius. De fait, Le

Redoutable est un hommage magnifique

au chef opérateur Raoul Coutard :

« Guillaume Schiffman a été chercher

des photos de plateaux de l’époque

pour voir quels étaient les dispositifs de

lumière. Les images des débuts, comme

dans Pierrot le Fou ou Une femme

est une femme, sont très différentes

de celles de Week-end, par exemple.

Les premiers films sont très éclairés,

jouent beaucoup sur les trois couleurs

primaires. Cela se complexifie un peu

plus après, il y a des contre-jours plus

marqués, des éclairages plus naturels. »

Comme chez Godard, « il y a du méta

un peu tout le temps ». Jean-Luc va

donc voir des vieux films au cinéma

avec Anne Wiazemsky, sa compagne de

l’époque, dont Hazanavicius adapte ici

le livre : du délicieux Beau fixe sur New

York avec Gene Kelly à La Passion de

Jeanne d’Arc de Dreyer, que le réalisateur

détourne à merveille en superposant

aux images muettes le dialogue

du couple. On parle aussi beaucoup

cinéma, notamment lors d’une scène

irrésistible où Jean-Luc et Anne – incarnée

par Stacy Martin – débattent de

l’utilité de la nudité à l’écran, tandis

qu’eux-mêmes sont intégralement nus,

face caméra. Les habitués d’Hazanavicius

reconnaîtront là sans mal la patte

du cinéaste. Le mélange de pastiches,

de comique de répétition (les lunettes

cassées), de légèreté à la OSS 117

se fond délicatement à la mélancolie

romantique de The Artist. Il s’agit ici

« d’une histoire d’amour touchante,

originale et tragique, mais universelle

aussi ». « Une des raisons pour lesquelles

une histoire d’amour se termine,

c’est que l’un des deux, ou parfois les

deux changent », commente le réalisateur.

« Là, ce qui est tragique, c’est que

ce n’est pas un changement qui est dû

aux aléas de la vie ou de l’âge, c’est

un personnage qui veut changer, qui

décide consciemment et volontairement

de changer au nom de la révolution.

Le personnage d’Anne s’est engagé avec

quelqu’un et, en l’espace d’une année,

le voit se métamorphoser pour des

raisons artistiques et politiques. Ce que

j’aimais vraiment, c’est qu’on pouvait le

raconter à travers des scènes qui sont

des scènes de comédie diverses : du

burlesque à de la comédie beaucoup

plus fine, des comiques de situation

avec Godard qui pouvait être charmant,

et de l’humour distancié. En termes

de scénario, j’y ai vu une recherche

d’équilibre qui était un peu celle de la

comédie italienne. »

Portrait d’un couple

Comme les opus précédents du

cinéaste, le film s’affirme comme

populaire tout en témoignant d’un

attachement profond à la forme. La

trame est simple et chronologique mais

le jeu s’impose d’emblée. « Je n’ai pas

du tout fait un film sur le vif comme

Stacy Martin (au centre).

Godard pouvait le faire », explique

Hazanavicius, « j’ai fait un film beaucoup

plus traditionnel, puisque c’est

une reconstitution historique, mais je

joue avec tous ses codes ». Godard lui

aussi s’amusait des codes cinématographiques,

mais ne donnait pas dans

la parodie : « Godard est un inventeur

avec des grandes prises de liberté, qui

travaille sur des choses existantes et

réagit à des règles de cinéma. »

Que le spectateur se rassure, nul besoin

de connaître le cinéma de Godard sur

le bout des doigts pour apprécier le

film. Si le connaisseur appréciera la

performance incroyable de Louis Garrel

(les cheveux, la voix, l’œil malin et

séducteur… tout y est) et la restitution

de Mai-68, les autres y découvriront le

portrait intime, « ironique et touchant »

selon les mots de Louis Garrel, d’un

couple qui se lie puis se délite. La première

histoire du Redoutable apparaît

d’ailleurs comme le versant négatif de

The Artist. « C’est le chemin inverse »,

confirme le cinéaste. « Dans The Artist,

les deux personnages se tournent autour

et se retrouvent à la fin, tandis que

là, ils commencent ensemble. Mais le

type de rapport humain est le même :

la femme est le pôle positif alors que

l’homme est dans une errance. » Mais

le happy end s’imposait dans The Artist,

considère-t-il. Le film se devait d’être

« un petit bonbon », afin de ne pas

« punir jusqu’au bout » les spectateurs

venus en salle voir un film muet en noir

et blanc. Cette fois, le spectateur a droit

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ 25


ZOOM SUR…

Stacy Martin

et Bérénice Bejo.

Louis Garrel et Stacy Martin.

à une explosion jouissive de couleurs et

à la mélancolie d’une histoire d’amour

qui se termine.

L’autre facette de l’histoire appartient à

Anne, jeune femme de 18 ans, actrice,

qui tombe amoureuse de son pygmalion.

Petite-fille de François Mauriac et

visage incontournable de la Nouvelle

Vague, Anne Wiazemsky tourne avec

Bresson avant de devenir la muse de

Godard. De leurs nombreuses collaborations,

Le Redoutable n’évoque que

La Chinoise. Plutôt qu’un réalisateur

dirigeant son actrice, on voit un mari

amoureux de sa femme, tendre parfois,

possessif surtout. Hazanavicius montre

en creux les difficultés posées par leur

grande différence d’âge et la jalousie

de Jean-Luc. Anne est jeune, timide,

et débutante. Elle vit dans l’ombre

de son mari, à la renommée identique

« à celle de Tarantino aujourd’hui ».

« La France d’avant 68 était misogyne

au dernier degré », commente Hazanavicius.

À défaut de parler, Anne regarde

et observe : « J’ai mis tout le film à

travers ses yeux à elle pour qu’elle

soit le point de vue du film, elle est en

termes scénaristiques, le protagoniste

principal mais elle regarde son amoureux.

» Et tandis que son mari « défend

plein de concepts révolutionnaires, très

avant-gardistes » tout en ayant « quand

même des réflexes bourgeois », Anne

admire l’indépendance de son amie

Michèle Rosier, campée par une lumineuse

Bérénice Bejo. Le Redoutable est

donc aussi « l’histoire de son émancipation

». Progressivement, Anne sort de

sa passivité et s’affirme. Stacy Martin,

la révélation de Nymphomaniac de Lars

Von Trier, s’est imposée comme « une

évidence » au cinéaste pour interpréter

Anne Wiazemsky. Sur une suggestion de

Bérénice Bejo, qui avait précédemment

tourné avec elle, Hazanavicius lui fait

faire des essais : « Elle a ce visage très

beau et en même temps une gravité,

une profondeur. Il ne fallait pas une

petite poupée lisse dont le tour du visage

aurait été fait au bout de deux gros

plans. » En effet, l’actrice habite l’écran

par son silence et sa beauté diaphane.

Et sur son visage juvénile, se dessine

peu à peu, en sourdine, l’affranchissement

désiré.

Une histoire intime

Et, bien sûr, il y a Jean-Luc « Le

Redoutable » Godard. Louis Garrel lui

prête ses traits et sa voix avec aisance

et un plaisir certain. « La matière Louis

Garrel était complètement compatible

avec le personnage de Godard », dit le

réalisateur pour expliquer son choix.

« Louis est un très bon acteur qui a des

dispositions pour la comédie, et il porte

en lui tout cet héritage Nouvelle Vague,

ce qui était très agréable pour moi. »

Pas question cependant de demander

à l’acteur un calque de son sujet :

« Faire une imitation parfaite aurait été

créer le stéréotype, le cliché de Godard.

Cela marche extrêmement bien pour

une séance de conférence de presse

mais pas pour une scène d’intimité,

par exemple. » L’équilibre se fait donc

entre le Godard que l’on connaît et le

personnage créé par Hazanavicius et

Garrel : « Plus vous laissez de la place à

l’acteur, plus vous laissez entrer l’humanité,

ce qui en fait un vrai personnage.

S’il lui avait ressemblé plus formellement,

cela l’aurait asséché et on aurait

eu l’impression que c’était fabriqué. »

LE REDOUTABLE

Réalisation : Michel Hazanavicius

Avec : Louis Garrel, Stacy Martin, Bérénice Bejo...

Genre : Comédie, biopic

Durée : 1 h 47

SORTIE : 13 SEPTEMBRE

Difficile de parler du Redoutable sans

évoquer sa dimension autobiographique,

ou plutôt, comme le précise

Hazanavicius, de son aspect « personnel,

intime ». « C’est compliqué

de se dire qu’on va travailler pendant

deux ans sur un personnage qui n’est

pas sympathique et qu’on va, en plus,

demander aux spectateurs de rester une

heure et demie avec lui », raconte-t-il

de l’évolution de son travail sur le projet.

« Je me suis débarrassé des idées

que j’avais sur Godard, de ce que je

lisais. » Le film débute sur la mauvaise

réception du public et des critiques de

La Chinoise, film que Godard pensait

révolutionnaire. « La remise en question

après un échec, oui, c’est sûr que

cela tombait bien pour moi. J’ai donc

investi ce champ-là. Vivre avec une

actrice aussi. Je n’ai pas tous les

problèmes de jalousie de Godard,

mais je suis allé chercher certaines

choses au fond de moi. »

Histoire d’un amour malheureux sur

fond de questionnement politique et

artistique, Le Redoutable réussit à faire

cohabiter comédie et tragédie, pastiche

et hommage, cultures populaire et

cinéphile. « Insolent comme personne »

écrivait François Truffaut au sujet

de Jean-Luc Godard en 1967. Or

c’est bien en exerçant cette insolence

que Michel Hazanavicius réussit

son pari : une comédie réjouissante,

un hommage audacieux à ce JLG qu’on

croyait intouchable, bref, un film d’une

absolue liberté.

26

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ


UN ENCHANTEMENT

LE MONDE

CE CYRANO RESTERA

DANS L’ HISTOIRE

L’ EXPRESS

BEAUCOUP DE MAGIE

LES ÉCHOS

CYRANO

DE BERGERAC

EDMOND ROSTAND / DENIS PODALYDÈS

FILMÉ À

LA COMÉDIE-FRANÇAISE

EN EXCLUSIVITÉ AU CINÉMA


DU 4 SEPTEMBRE

AU 9 OCTOBRE

©CHRISTOPHE RAYNAUD DE LAGE, COLL. COMÉDIE-FRANÇAISE

INFORMATIONS ET E-BILLETS SUR

CINEMASGAUMONTPATHE.COM


IL ÉTAIT UNE FOIS...

DES CYBORGS FURIEUX ET DES BAINS DE SANG TEXANS. TERMINATOR 2 : LE JUGEMENT DERNIER

ET MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE, DEUX CHEFS-D’ŒUVRE DU CINÉMA AMÉRICAIN,

SONT À REDÉCOUVRIR LORS DES SÉANCES « IL ÉTAIT UNE FOIS… » DE LA RENTRÉE.

PAR PIERRE LUNN

JEUDI

14

SEPTEMBRE à 20 h

JEUDI

19

OCTOBRE à 20 h

Terminator 2 :

Le Jugement dernier

Massacre à la

tronçonneuse

En 1984, Terminator réinventait le cinéma en portant l’action

et la SF à un niveau d’ébullition extraordinaire. Sept

ans plus tard, James Cameron fait encore mieux avec une

suite hallucinante. Le cinéaste prend bien soin de briser

les codes du film original. Le Terminator débarque une

fois de plus du futur mais, cette fois-ci, il n’est plus le

machiavélique prédateur cybernétique du premier film.

Reprogrammé, il revient au milieu des années 90 pour

protéger la version adolescente de John Connor et sa mère,

Sarah. L’ampleur de la mise en scène, la puissance de la

réalisation sont ici au service d’un script d’une extrême

richesse. James Cameron fait du cinéma comme personne

: la guerre future, l’anéantissement d’un Los Angeles

criant de vérité, les poursuites et les séquences d’actions

folles sont devenus au fil des années des mètres-étalons

du grand spectacle moderne. Mais derrière la prouesse

de cinéma, il y a surtout l’émotion. Par petites touches,

quelques phrases froidement récitées (« Hasta la vista »),

un sourire malhabile, le Terminator attendrit. Cameron et

Schwarzenegger réussissent à humaniser leur monstre de

métal. Ce film immense, on peut enfin le (re)découvrir dans

une nouvelle version. James Cameron a en eet supervisé

une conversion du film en 3D, qui s’annonce explosive !

Le jeudi 14 septembre à 20 h, le film sera projeté dans les

cinémas Gaumont et Pathé en version numérique.

Depuis 40 ans, un spectre hante le cinéma. L’onde de

choc de Massacre à la tronçonneuse, film d’horreur génial

et terrifiant, continue de se diuser de génération en

génération. Tout a commencé un matin au début des 70s.

Traînant dans un centre commercial, l’apprenti cinéaste

Tobe Hooper tombe sur le rayon tronçonneuses et a un

choc. Il voit une bande de jeunes isolés dans une forêt,

imagine une maison, entend le bruit de la machine… et le

film se met en place. La suite appartient à la légende : un

tournage épique dans la campagne du Texas, des acteurs

prêts à basculer dans la folie, des carcasses d’animaux

morts qui envahissent le plateau. Et une polémique en

marche : présenté à Cannes en 1975, le film s’attire les

foudres des comités de censure partout où il passe et

gagne vite ses galons d’œuvre scandaleuse… Entre le

documentaire halluciné et la farce métaphorique, Massacre

à la tronçonneuse saisit une Amérique post-Vietnam

décadente, et fait entrer le cinéma d’horreur dans son âge

moderne, celui du réalisme et de la contestation politique.

Les monstres ne sont plus les extraterrestres ou les créatures

imaginaires, mais des êtres humains. Leatherface est

un homme banal dissimulé derrière un masque de chair,

et Hooper inscrit l’horreur dans un environnement plus

rationnel. C’est ce film séminal que les cinémas Gaumont

et Pathé vous proposent de redécouvrir, le jeudi 19 octobre

à 20 h, dans une version numérique restaurée.

Dans le cadre des rendez-vous Il était une fois..., chaque séance est précédée d’une présentation filmée de Philippe Rouyer.

Cinéphile passionné, journaliste de la revue Positif et chroniqueur de l’émission Le Cercle sur Canal+, il partagera avec vous les

histoires secrètes de tournage et approfondira le plaisir de la (re)découverte grâce à ses analyses.

Voir la liste des cinémas participants sur cinemasgaumontpathe.com

28

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ


ACTUS

DU 6 AU 20 SEPTEMBRE 2017,

LE FESTIVAL D’AVANT-PREMIÈRES

PREND PLACE DANS VOS CINÉMAS

POUR L’OCCASION, VENEZ DÉCOUVRIR SEPT FILMS EN AVANT-PREMIÈRE PROPOSÉS À UN PRIX

EXCEPTIONNEL ET PROFITEZ D’UNE OFFRE FIDÉLITÉ SPÉCIALE SUR LES FILMS DE LA SÉLECTION !

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LA PLACE (1)

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ou sur cinemasgaumontpathe.com

7 FILMS

ÉVÉNEMENT

EN AVANT-PREMIÈRE : Jalouse

le mercredi 6 septembre

POINTS FIDÉLITÉ

X 2

(2)

Good Time

le vendredi 8 septembre

Mother!

le lundi 11 septembre

Le Brio

le mardi 12 septembre

sur tous les films du festival

pour tous les porteurs d’une carte

de fidélité active

Ça

le vendredi 15 septembre

Logan Lucky

le mardi 19 septembre

Au revoir là-haut

le mercredi 20 septembre

(1) Offre valable du 6 au 20 septembre exclusivement sur l'application mobile des cinémas Gaumont et Pathé ou sur cinemasgaumontpathe.com

sur saisie du code promo « 7ART » pour tout achat d’une place pour un film de l’opération.

(2) Les porteurs d’une carte de fidélité active bénéficieront de 20 points supplémentaires pour tout achat d’une place pour un film de la sélection.

Les abonnés Pass ayant l’option fidélité activée bénéficieront, en plus de leurs points mensuels, de 10 points fidélité par film vu.

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ 29


SPECTACLES AU CINÉMA

Reprises du

4

SEPTEMBRE AU

9

OCTOBRE

CYRANO DE BERGERAC

• Durée : 3 h 10

Mercredi

13

SEPTEMBRE

à 20 h 00

DAVID GILMOUR

• Durée : 2 h

45 ans après y avoir joué avec son groupe Pink Floyd, David

Gilmour est de retour dans l’amphithéâtre de Pompéi pour

un concert exceptionnel. Pour les fans de la première heure,

l’artiste jouera ses plus grands tubes et les incontournables du

groupe de légende qui l’a fait connaître au public. Une soirée

résolument rock pour un concert inoubliable.

Diffusion en 4K et son Dolby Atmos dans les salles équipées.

Grâce à l’interprétation fantastique de Michel Vuillermoz,

Denis Podalydès illumine la pièce la plus belle et la plus flamboyante

du théâtre français ! Il s’agit des dernières occasions de

découvrir cette production de la Comédie-Française au cinéma.

Ne laissez pas Cyrano vous passer sous le nez…

Jeudi

7

SEPTEMBRE

à 14 h 00

ANDRÉ RIEU

• Durée : 2 h 40

Le Roi de la valse vous invite au trentième anniversaire de

son orchestre Johann Strauss. Au cœur de sa ville natale de

Maastricht, vivez une expérience cinématographique exceptionnelle

avec des invités de marque. Un rendez-vous empreint

de musiques et d’émotions à ne pas manquer !

Vendredi

29

SEPTEMBRE

à 20 h 00

MICHAËL GREGORIO

• Durée : 2 h

Depuis ses débuts chez Laurent Ruquier, l’imitateur, chanteur

et humoriste Michaël Gregorio a bien grandi et il a 10 ans !

Plus d’un million de spectateurs après, c’est l’occasion pour

lui de fêter son anniversaire en grand à l’AccorHotels Arena,

entouré d’invités exceptionnels et de ses musiciens qui

le suivent depuis ses débuts. Venez découvrir les meilleurs

moments de ses trois derniers spectacles, des sketches inédits

et de nouvelles voix dans votre salle de cinéma.

Réservez dès maintenant vos places sur cinemasgaumontpathe.com ou sur l’application mobile.

30

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ


SPECTACLES AU CINÉMA

En direct

En direct

Samedi

7

OCTOBRE

à 18 h 55

NORMA

Opéra retransmis par satellite en direct de New York

Dimanche

22

OCTOBRE

à 17 h 00

• Durée : 3 h 04 • Durée : 3 h 35

Nouvelle création

LE CORSAIRE

Ballet retransmis par satellite en direct de Moscou

Délaissée par son amant romain et rongée par la jalousie,

la prêtresse gauloise Norma poussera sa soif de vengeance

jusqu’à la mort. Esclave de sa folie, combattant et l’amour et

la haine, elle ravivera les sombres passions qui opposent les

deux peuples. Un classique incontournable, mené par deux des

plus grandes divas de notre époque.

Venez célébrer la diffusion du 100 e opéra du MET dans vos

cinémas.

À l’abordage ! Embarquez pour un ballet épique qui réunit sur

scène plus de 120 danseurs de la formidable troupe du Bolchoï.

Sous le charme de la belle Médora, le corsaire Conrad

rivalisera d’ingéniosité pour tenter de l’arracher des mains du

marchand d’esclaves qui l’a faite prisonnière…

En direct

Jeudi

12

OCTOBRE

à 20 h 00

VINCENT DEDIENNE

• Durée : 1 h 48

Pour célébrer la 300 e représentation de son spectacle, Vincent

Dedienne vous propose de venir découvrir « S’il se passe

quelque chose » au cinéma. À travers un portrait à la fois touchant

et drôle, Vincent se livre au public à travers un extraordinaire

« seul-en-scène ».

Vincent Dedienne joue actuellement à guichet fermé ; c’est une

occasion unique pour le public de voir ce spectacle consacré

Meilleur Spectacle d’humour aux Molières 2017.

Jeudi

26

OCTOBRE

à 20 h 15

LES FOURBERIES

DE SCAPIN

• Durée : 2 h

Nouvelle création

Retransmis en direct par satellite depuis la Comédie-Française

La nouvelle mise en scène de Denis Podalydès laissera se déployer

tout le comique de Molière et fera la part belle aux comédiens

de la troupe (Benjamin Lavernhe, vu dans L’Odyssée,

tiendra le rôle de Scapin) qui évolueront sur une scénographie

d’Éric Ruf et dans les magnifiques costumes de Christian Lacroix.

Réservez dès maintenant vos places sur cinemasgaumontpathe.com ou sur l’application mobile.

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ 31


GUIDE

DES

SORTIES

6 septembre

Barbara

De : Mathieu Amalric

Genre : Drame

Durée : 1 h 37

Avec : Jeanne Balibar, Mathieu

Amalric, Vincent Peirani…

À l’approche du tournage du biopic sur Barbara,

Brigitte travaille son personnage afin de l’incarner

totalement. Mathieu Amalric joue un metteur

en scène obsédé par la performance et la vie

de la chanteuse.

Allez-y si vous aimez « L’Aigle noir »

Le Chemin

De : Jeanne Labrune

Genre : Drame

Durée : 1 h 31

Avec : Agathe Bonitzer, Randal

Douc, Somany Na…

Camille est sur le point de devenir religieuse

au Cambodge mais a peur d’y prononcer ses vœux.

Ses craintes vont s’intensifier après sa rencontre

avec un Cambodgien sur un chemin traversant

les ruines d’Angkor.

Allez-y si vous aimez Cause toujours !

O Ka

De : Souleymane Cissé

Genre : Documentaire

Durée : 1 h 36

Avec : Magnini Koroba Cissé,

Aminata Cissé, Badjénèba Cissé…

Au Mali, en 2008, des femmes se retrouvent

expulsées de leur maison familiale. Face à cette

injustice, le grand Souleymane Cissé prend la

caméra pour filmer ses sœurs assises dans la rue,

le passé de son beau pays et le présent si injuste.

Allez-y pour découvrir le grand cinéma africain

Ôtez-moi d’un doute

De : Carine Tardieu

Genre : Comédie dramatique

Durée : 1 h 40

Avec : François Damiens, Cécile

de France, André Wilms…

Erwan apprend que son père n’est pas son père

biologique. En partant à la recherche de son

géniteur, il croise en chemin la charmante Anna.

Malheureusement, il va comprendre rapidement

qu’elle est sa demi-sœur.

Allez-y pour le couple François Damiens-Cécile de France

Disponible en VFST

LE GUIDE

Une famille syrienne

De : Philippe Van Leeuw

Genre : Drame

Durée : 1 h 26

Avec : Hiam Abbass, Diamand

Bou Abboud, Juliette Navis…

En Syrie, la guerre fait rage et de nombreuses

familles, piégées, ne peuvent échapper

aux bombardements. Malgré les difficultés,

une mère de famille recueille chez elle

des voisins ainsi que leur nouveau-né.

Allez-y pour le sujet brûlant

Pop Aye

De : Kirsten Tan

Genre : Drame

Durée : 1 h 44

Avec : Thaneth Warakulnukroh,

Penpak Sirikul, Bong…

Architecte thaïlandais réputé, Thana fait sa

crise de la cinquantaine. L’un de ses bâtiments

emblématiques va être détruit, son couple est

en crise… Mais lorsqu’il croise un éléphant,

il l’achète et va vivre à son rythme. Commence

un voyage intérieur et une odyssée jalonnée

de belles rencontres.

Allez-y si vous aimez Une histoire vraie de David Lynch

13 septembre

Barry Seal : American Traffic

De : Doug Liman

Genre : Biopic, thriller, policier

Durée : 1 h 55

Avec : Tom Cruise, Sarah Wright,

Domhnall Gleeson…

Barry Seal, ancien pilote de ligne, est recruté

par la CIA pour effectuer différentes missions

illégales : trafic de drogues et blanchiment

d’argent. Tom Cruise y joue un rôle d’agent double

qui lui va comme un gant.

Allez-y pour Tom Cruise en mode action

Disponible en IMAX

Good Time L’AUTRE REGARD

De : Ben Safdie, Joshua Safdie

Genre : Thriller, policier

Durée : 1 h 40

Avec : Robert Pattinson, Ben

Safdie, Jennifer Jason Leigh…

Après un braquage qui tourne mal, Nick se fait

arrêter par la police. N’ayant pas les moyens

de payer la caution pour le libérer, son frère

Connie (Robert Pattinson) erre dans New York

et va tout faire pour le sortir de prison.

Allez-y pour Robert Pattinson

Le Redoutable

De : Michel Hazanavicius

Genre : Biopic, comédie,

romance

Durée : 1 h 42

Avec : Louis Garrel, Stacy

Martin, Bérénice Bejo…

Jean-Luc Godard tombe amoureux d’Anne

au moment même où, poussé par les réactions

négatives sur La Chinoise, il remet en cause

son cinéma. Un biopic qui retrace la vie intime et

artistique de JLG par le réalisateur de The Artist.

Allez-y si vous aimez Jean-Luc Godard

COUP

Les Grands Esprits DE CŒUR

De : Olivier Ayache-Vidal

Genre : Comédie dramatique

Durée : 1 h 46

Avec : Denis Podalydès,

Abdoulaye Diallo, Léa Drucker…

François Foucault est un professeur de lettres

sans pitié qui enseigne au lycée Henri IV à Paris.

Muté dans un collège de banlieue classé REP +,

il est déstabilisé et craint de ne pas se faire

respecter par ses élèves. Un rôle sur mesure

pour Denis Podalydès.

Allez-y pour voir Denis Podalydès dans un rôle sur mesure

Disponible en VFST

Mary

De : Marc Webb

Genre : Drame

Durée : 1 h 41

Avec : Chris Evans, Mckenna

Grace, Lindsay Duncan…

À 7 ans, Mary Adler est un génie des maths.

Sa maîtresse conseille à son oncle Franck

de l’envoyer dans une école pour surdoués.

Mais la grand-mère maternelle va mener la vie

dure à Franck pour obtenir sa garde.

Allez-y si vous aimez Will Hunting

Mother!

De : Darren Aronofsky

Genre : Thriller

Durée : 1 h 55

Avec : Jennifer Lawrence, Javier

Bardem, Ed Harris…

Un homme et une femme sont installés dans

un manoir restauré à l’écart du monde. L’arrivée

d’invités imprévus va tout changer et mettre leur

couple en péril… Un thriller mental doublé d’une

love story brûlante.

Allez-y pour la prestation de Jennifer Lawrence

Nos années folles

De : André Téchiné

Genre : Drame

Durée : 1 h 43

Avec : Pierre Deladonchamps,

Céline Sallette, Grégoire

Leprince-Ringuet…

Paul ne supporte plus les horreurs de la guerre

et déserte pour retrouver sa femme Louise. Il se

cache mais l’appel de la liberté est trop fort. Louise

travestit alors son mari pour qu’il puisse sortir.

Après la guerre, Paul décide de rester femme…

Un film fort sur la génération sacrifiée de 14-18.

Allez-y si vous aimez Danish Girl

20 septembre

A Ciambra

De : Jonas Carpignano

Genre : Drame

Durée : 2 h

Avec : Pio Amato, Koudous

Seihon, Iolanda Amato

Âgé de seulement 14 ans, le jeune Pio fait tout

comme son grand frère, Cosimo, notamment vivre

des arnaques de la rue. Un jour, Cosimo n’est plus

capable de veiller sur sa famille. Pio décide alors

de prendre sa place.

Allez-y pour le sujet fort

32

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ


LES 29 FILMS DE SEPTEMBRE

American Assassin

De : Michael Cuesta

Genre : Thriller, action

Durée : 1 h 45

Avec : Dylan O’Brien, Michael

Keaton, Taylor Kitsch…

Après le décès de sa petite amie dans un

attentat, Mitch n’a plus qu’une chose en tête :

la vengeance. Il rejoint une équipe d’élite

de la CIA et doit suivre un rude entraînement

dirigé par Stan Hurley. Les deux hommes

devront s’allier pour arrêter un terroriste.

Allez-y pour découvrir un film de vengeance

explosif

Disponible en D-BOX et 4DX

Ça

De : Andrés Muschietti

Genre : Épouvante-horreur,

drame, thriller

Durée : 2 h 15

Avec : Bill Skarsgård, Jaeden

Lieberher, Finn Wolfhard…

Dans les années 80, dans un petit coin tranquille

du Maine, plusieurs disparitions d’enfants ont

été signalées. Des adolescents se regroupent

et décident de mener l’enquête. Une adaptation

magnifique du classique de Stephen King.

Allez-y si vous aimez Stephen King

Disponible en IMAX, Dolby Atmos, D-BOX et 4DX

Faute d’amour

De : Andrey Zvyagintsev

Genre : Drame

Durée : 2 h 08

Avec : Maryana Spivak, Alexey

Rozin, Matvey Novikov…

En plein divorce, Boris et Genia ne cessent de

se disputer devant leur fils Aliocha, sans penser

au bien-être de leur enfant. Lorsque celui-ci

disparaît, les parents comprennent leur erreur :

on ne peut pas vivre sans amour.

Allez-y pour voir du cinéma russe monumental

Gauguin – Voyage de Tahiti

De : Édouard Deluc

Genre : Biopic

Durée : 1 h 42

Avec : Vincent Cassel, Tuheï

Adams, Malik Zidi…

Un biopic du plus exotique des peintre français.

Quand commence le film, Gauguin est un peintre

incompris qui quitte l’Europe pour découvrir

de nouveaux horizons. Il rencontrera en Polynésie

française de nouvelles cultures et sa future

femme. Avec un Vincent Cassel phénoménal.

Allez-y pour la performance de Vincent Cassel

L’un dans l’autre

De : Bruno Chiche

Genre : Comédie

Durée : 1 h 25

Avec : Louise Bourgoin,

Stéphane De Groodt, Pierre-

François Martin-Laval…

Deux couples d’amis, Pierre et Aimée, Éric et

Pénélope, n’avaient aucun problème jusqu’à ce que

Pénélope et Pierre se lancent dans un adultère. Ils se

réveillent un matin chacun dans le corps de l’autre.

Allez-y si vous aimez Freaky Friday

Mon garçon

De : Christian Carion

Genre : Thriller

Durée : 1 h 30

Avec : Guillaume Canet, Mélanie

Laurent, Olivier De Benoist…

Julien voyage beaucoup à cause de son (mystérieux)

métier. Un jour, à son retour en France, son exfemme

lui apprend la disparition de leur fils. Julien

est prêt à tout pour retrouver son enfant. Guillaume

Canet intense dans un thriller sous haute tension.

Allez-y pour la face sombre de Guillaume Canet

Disponible en VFST

27 septembre

Demain et tous les autres jours

De : Noémie Lvovsky

Genre : Drame

Durée : 1 h 31

Avec : Luce Rodriguez, Noémie

Lvovsky, Mathieu Amalric…

Mathilde est une gamine vivant seule avec

une mère un peu folle. Elle a pour seul confident

une petite chouette. Noémie Lvovsky explore,

sous forme de conte, le lien qui unit une fille

à sa mère si particulière.

Allez-y pour la relation mère/fille

Espèces menacées

De : Gilles Bourdos

Genre : Drame

Durée : 1 h 45

Avec : Alice Isaaz, Vincent

Rottiers, Grégory Gadebois…

Joséphine et Tomasz viennent de se marier,

Mélanie annonce à son père qu’elle va épouser

un homme plus vieux et Anthony doit prendre

en charge sa mère. Trois familles dont le destin

finira par s’entrecroiser.

Allez-y pour la beauté du scénario

Le Château de verre

De : Destin Daniel Cretton

Genre : Drame

Durée : 2 h 07

Avec : Brie Larson, Woody

Harrelson, Naomi Watts…

Jeannette, devenue chroniqueuse mondaine, a tout

pour être heureuse mais reste marquée par ses souvenirs

d’enfance difficile. Ses parents, marginaux,

vivaient en dehors de la civilisation et voyageaient

pour fuir les créanciers, les flics et la misère.

Allez-y si vous avez aimé Captain Fantastic

Le Jeune Karl Marx

De : Raoul Peck

Genre : Drame historique, biopic

Durée : 1 h 58

Avec : August Diehl, Stefan

Konarske, Vicky Krieps…

Un biopic des jeunes années de Karl Marx. Raoul

Peck raconte la rencontre avec Friedrich Engels

et la genèse de l’écriture du Manifeste du Parti

communiste qui changera le monde et l’économie.

Allez-y si vous aimez A Dangerous Method

Le Maître est l’enfant

De : Alexandre Mourot

Genre : Documentaire

Durée : 1 h 30

Avec les voix de : Anny Duperey,

Alexandre Mourot, Christian

Maréchal…

Alexandre Mourot est un jeune père de famille.

Inspiré par les principes éducatifs de Maria Montessori,

il décide de filmer une classe d’enfants de 3

à 6 ans qui s’autodisciplinent à travers différentes

activités ménagères. Un documentaire inspirant.

Allez-y pour voir le nouveau Être et avoir

Le Petit Spirou

De : Nicolas Bary

Genre : Comédie, famille

Durée : 1 h 26

Avec : Sacha Pinault, Natacha

Régnier, Pierre Richard…

Les parents de Spirou lui annonce qu’il va intégrer

l’école des grooms comme tout le reste de sa

famille avant lui. Amoureux de la jolie Suzette,

il espère lui déclarer sa flamme avant son départ

avec l’aide de ses amis.

Allez-y en famille

Disponible en VFST

Money

De : Gela Babluani

Genre : Thriller

Durée : 1 h 30

Avec : George Babluani,

Vincent Rottiers, Charlotte Van

Bervesselès…

Trois jeunes décident de voler une mallette remplie

de billets à un notable du Havre. Ils réalisent

trop tard qu’ils ont pris l’argent d’une société

criminelle qui fera tout pour le récupérer.

Allez-y si vous aimez les polars noirs, très noirs

Un beau soleil intérieur

De : Claire Denis

Genre : Comédie dramatique

Durée : 1 h 34

Avec : Juliette Binoche, Xavier

Beauvois, Philippe Katerine…

Isabelle enchaîne les relations : un banquier,

un acteur, même un ex-petit ami, mais n’arrive

jamais vraiment à rencontrer la bonne personne.

Femme divorcée avec un enfant, elle espère un

jour trouver le véritable amour.

Allez-y pour Juliette Binoche drôle

Une suite qui dérange :

Le Temps de l’action

De : Bonni Cohen, Jon Shenk

Genre : Documentaire

Durée : 1 h 40

Avec : Al Gore

Al Gore continue sa lutte contre le réchauffement

de la planète. Bonni Cohen et Jon Shenk

filment l’ex-vice-président des États-Unis

dans son combat, afin de sensibiliser

la population sur le changement climatique.

Allez-y pour sauver la planète

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ 33


LE MOIS PROCHAIN

4 octobre 4 octobre 11 octobre 11 octobre

Blade Runner 2049 Le Sens de la fête CoeXister Detroit

IMAX

De : Denis Villeneuve

Genre : Science-fiction, thriller

Avec : Ryan Gosling, Harrison Ford

De : Éric Toledano et Olivier Nakache

Genre : Comédie

Avec : Jean-Pierre Bacri, Jean-Paul Rouve

De : Fabrice Éboué / Genre : Comédie

Avec : Ramzy Bedia, Fabrice Éboué,

Guillaume de Tonquédec, Jonathan Cohen

De : Kathryn Bigelow

Genre : Drame

Avec : John Boyega, Anthony Mackie

Los Angeles 2049, l’officier K

(Ryan Gosling), entreprend

de retrouver Rick Deckard

(Harrison Ford), un ancien

blade runner, porté disparu

depuis des années… Denis

Villeneuve (Premier Contact)

signe la suite tant attendue du

chef-d’œuvre de Ridley Scott.

Depuis plus de trente ans,

Max organise des mariages,

mais cette fois, rien ne va se

passer comme prévu. Éric

Toledano et Olivier Nakache

(Intouchables, Samba) sont

aux commandes de cette folle

comédie chorale emmenée par

un Jean-Pierre Bacri magistral.

Un producteur de musique en

panne d’inspiration monte un

groupe constitué d’un rabbin,

d’un curé et d’un imam

pour promouvoir le vivre-ensemble.

Après Le Crocodile

du Botswanga, Fabrice Éboué

s’essaye à la comédie sur les

relations intercommunautaires.

À la frontière du reportage de

guerre et du film d’horreur,

Kathryn Bigelow (Zero Dark

Thirty) retrace la folie raciste

des forces de l’ordre à Detroit

en 1967. Un film coup

de poing, comme un écho

brûlant à l’actualité de ces

derniers mois aux États-Unis.

Kingsman : Le Cercle d’or

L’élite du renseignement britannique

s’allie à une organisation américaine

pour sauver le monde d’un ennemi

commun. Le retour tonitruant des espions

de Sa Majesté en costume trois

pièces : action, espionnage, humour,

du divertissement haut de gamme.

11 octobre 18 octobre

Les Nouvelles Aventures de Cendrillon

Après Les Nouvelles Aventures

d’Aladin, voici celles de Cendrillon.

Un ton gentiment décalé, des

dialogues percutants, des acteurs

qui s’en donnent à cœur joie : une

comédie familiale qui revisite avec

humour le conte de fées.

De : Matthew Vaughn / Genre : Action, espionnage / Avec : Taron Egerton, Mark Strong

De : Lionel Steketee / Genre : Comédie / Avec : Marilou Berry, Josiane Balasko

18 octobre 18 octobre 25 octobre 25 octobre

The Square

Knock

Au revoir là-haut

Thor : Ragnarok

IMAX

De : Ruben Östlund

Genre : Comédie, drame

Avec : Elisabeth Moss, Dominic West

De : Lorraine Levy

Genre : Comédie

Avec : Omar Sy, Ana Girardot

De : Albert Dupontel

Genre : Comédie dramatique

Avec : Albert Dupontel, Laurent Lafitte

De : Taika Waititi

Genre : Action, fantastique

Avec : Chris Hemsworth, Mark Ruffalo

La délirante descente aux

enfers d’un directeur de

musée d’art contemporain.

Un film « extrêmement drôle

contre la dictature du politiquement

correct » selon

Pedro Almodóvar, qui lui a

décerné la Palme d’or au

dernier Festival de Cannes.

Après le clown Chocolat, Omar

Sy interprète le célèbre docteur

Knock, passé maître dans

l’art de la séduction et de la

manipulation. L’acteur change

de registre pour incarner le

personnage de Jules Romain

immortalisé à l’écran par Louis

Jouvet. Une performance.

Un film événement. Pour sa

sixième réalisation, Albert

Dupontel adapte le roman de

Pierre Lemaitre, prix Goncourt

2013, et livre une fresque

somptueuse sur le retour à

la vie civile des soldats de

la Grande Guerre. Attention,

chef-d’œuvre annoncé.

Toujours plus fort, toujours

plus fou : Thor, le dieu nordique,

doit empêcher la destruction

du monde. Mais avant

cela, un titanesque combat

de gladiateur va l’opposer à

l’incroyable Hulk. Ce nouveau

Marvel s’annonce plus spectaculaire

que jamais.

34

LES CINÉMAS GAUMONT ET PATHÉ


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PARTICIPATION DE VIRGINIE HOCQ ET DIALOGUES LAURENT TURNER ET NICOLAS BARY

IMAGE VINCENT GALLOT MONTAGE VÉRONIQUE LANGE ORIGINALE MUSIQUE

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SON PAUL HEYMANS QUENTIN COLLETTE CHARLES DE VILLE ROLAND VOGLAIRE

CASTING

DÉCORS STÉPHANE ROZENBAUM COSTUMES AGNÈS BÉZIERS ENFANTS VALÉRIE ESPAGNE

COACHING

ASSISTANTE

ENFANTS AMOUR RAWYLER MISE EN SCÈNE LAURE PREVOST SCRIPTE LUCIE TRUFFAUT

EFFETS

DIRECTION DE

VISUELS ALAIN CARSOUX GRAPHISMES GILLES POINTEAU POST-PRODUCTION AURÉLIEN ADJEDJ

DIRECTION DE

PRODUCTION PASCAL BONNET PRODUCTION

ÉXÉCUTIVE LES FILMS DU CAP COPRODUCTEUR LÉON PERAHIA

PRODUIT

PAR JEAN COTTIN NATHANAËL LA COMBE NICOLAS BARY

UNE COPRODUCTION

FRANCE-BELGIQUE LES FILMS DU CAP LES PARTENAIRES BELVISION

EN COPRODUCTION

AVEC FRANCE 2 CINÉMA

AVEC LA

PARTICIPATION DE OCS CANAL+ FRANCE TÉLÉVISIONS

EN ASSOCIATION

AVEC LA BANQUE POSTALE IMAGE 10 A PLUS IMAGE 7 MANON 7

EN COPRODUCTION

AVEC LE SOUTIEN

AVEC VOO - BE TV DE TAXSHELTER.BE ING

TAX SHELTER DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL DE BELGIQUE ET GO WEST INVEST

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DE PROGRAMME EUROPE CREATIVE MEDIA DE L’UNION EUROPÉENNE

ET DU CENTRE NATIONAL DU CINÉMA ET DE L’IMAGE ANIMÉE

PHOTOS THIBAULT GRABHERR

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