all web light - Sofins 2019

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M.I.F.A.

Magazine d’information des fournisseurs des armées

Edition Privée

Spécial

SOFINS & Bourget 2019

Vœux aux armées

Integralité des vœux du Président de la

République aux armées

Base aérienne 115

Technicité et excellence

opérationnelle


EDITO

Lors de ses vœux, le Président de la République a réaffirmé la reconnaissance de la Nation pour l’engagement

sans faille des armées en opérations. Les militaires et les personnels civils de la Défense s’investissent

sans compter dans les missions qui leur sont confiées. En opérations extérieures, notamment au

Levant avec Chammal et en Afrique avec Barkhane, mais aussi sur le territoire national avec Sentinelle,

hommes et femmes de la Défense portent les valeurs de la République française. Leur mission s’inscrit

dans la problématique globale de sécurité et de lutte contre le terrorisme.

Les enjeux opérationnels comportent une dimension budgétaire portée par la Loi de Programmation Militaire

(LPM). Le budget de la Défense représentera 2% du PIB d’ici 2025, avec un effort financier de 198

milliards d’euros sur la période 2019-2023. La LPM prévoit au total 295 milliards d’euros sur la période

2019-2025. Un effort conséquent présenté par le chef des Armées : « Avec cette loi de programmation militaire,

nous allons traiter les difficultés du passé, améliorer le présent et préparer l’avenir de notre pays

en lui donnant les moyens de sa défense. »

Les Forces Spéciales sont au cœur du dispositif opérationnel. Le Sofins, événement unique en Europe,

est devenu le rendez-vous incontournable de l’industrie et des Forces Spéciales. Son succès témoigne de

l’importance désormais prise par l’innovation et les nouveautés technologiques dans les opérations. Pour

cette nouvelle édition 2019, le Sofins devrait encore attirer de nombreux observateurs avec des enjeux

toujours aussi complexes et de nombreux défis à relever pour les années à venir. Notre magazine a voulu y

apporter une attention particulière pour ce nouveau numéro.

Bonne lecture à tous !

La rédaction


SOMMAIRE

005

006

022

028

054

VOEUX AUX ARMÉES

GREETINGS TO THE ARMY

034

BASE AÉRIENNE 115

115 AIR BASE

070 076

1ER RÉGIMENT ETRANGER

DE GÉNIE

1ST FOREIGN LEGION EN-

GINEER REGIMENT

042 048

082

L’ARMÉE BELGE

THE BELGIAN ARMY

086

LA BROUILLE MACRON/TRUMP

SUR « L’ARMÉE EUROPÉENE »

MACRON-TRUMP SQUABBLE

OVER A «EUROPEAN ARMY»

CHANTIER NAVAL COUACH

Numero 28 - SOFINS 2019

Edition Privée

LE M.I.F.A est édité par la société BURO SERVICE 2000

25 av. du 8 Mai - 95200 Sarcelles

Membre de l’association des journalistes de defense (AJD)

Contact : 01 76 72 01 26 - info@mifamag.fr

Directeur de la publication : Paul Chiche

Journalistes :

Marie-Madeleine COURTIAL - Damien DURAND

Marie-Agnes MOLLER - Hajnalka VINCZE

Marie-Hélène LÉON - Traduction : Paula COOK

PAO & Maquette : Franck JAMY

La reproduction même partielle des textes, photographies, cartes,

publicités publiés dans « M.I.F.A. »

est interdite sans autorisation préalable.

Photo couverture :

Elysées

M.I.F.A. - Sofins 2019


M.I.F.A. - Sofins 2019

006

Vœux aux Armées du

Président de la République

Toulouse-Francazal, 7 janvier 2019

Mesdames les ministres,

Mesdames et messieurs les parlementaires et

élus,

Monsieur le chef d’état-major des armées,

Messieurs les chefs d’état-major,

Monsieur le préfet de région,

Officiers, officiers-mariniers, sous-officiers, gendarmes,

soldats, aviateurs, quartiers-maîtres et

marins,

Mesdames et messieurs,

Je suis très heureux d’être parmi vous cet

après-midi. Nous venons de passer ensemble

quelques heures au sein du quartier EDME, ce qui

m’a offert l’occasion de rencontrer les soldats de

la 11e brigade parachutiste et les aviateurs de la

brigade aérienne d’appui et de projection.

J’ai vu au cours des démonstrations, comme à

chaque fois, la passion, la détermination, et l’engagement

qui animent nos parachutistes et nos

aviateurs, qui sont à l’image de cette passion dont

font preuve tous nos militaires. J’ai mesuré aussi

le formidable atout que les capacités et techniques

aéroportées constituent pour nos opérations et je

veux vous remercier de cet accueil chaleureux, de

vos explications, de la qualité des présentations

qui m’ont été faites.

Si j’ai tenu à venir à votre rencontre aujourd’hui en

ce début d’année, c’est d’abord et avant tout pour

vous témoigner de la reconnaissance de la Nation.

Reconnaissance pour tout ce que les armées ont

fait en 2018 pour la défense de la France et du

peuple français, pour leur engagement sans faille

sur notre territoire et partout où, dans le monde,

nos intérêts le commande.

Reconnaissance pour ce que chacune et chacun

d’entre vous avez consenti de sacrifices sur le plan

personnel, au service du pays. Au cours des 12

mois qui se sont écoulés, vous avez connu, comme

tous nos concitoyens, des joies et des peines et

© photographes@elysee.fr


parfois des épreuves ; et pourtant, vous avez toujours

été là, disponibles à tout instant pour remplir

les missions que je vous ai confiées. Je veux ici

vous en remercier chaleureusement et je vous demande

de transmettre ces remerciements du chef

de l’Etat à tous vos camarades, demain, lorsque

vous rentrerez dans vos unités.

Certains de vos camarades, malheureusement, ne

sont plus là pour célébrer avec nous l’année qui

s’ouvre.

Je veux ici avoir avec vous une pensée et un mot en

tout premier lieu pour l’adjudant Emilien MOUGIN,

le maréchal des logis Timothé DERNONCOURT et

le caporal Bogusz POCHYLSKI, dont j’ai longuement

rencontré les familles le 11 novembre dernier.

Leur mémoire ne nous quitte pas.

Je pense à votre camarade, le colonel Arnaud

BELTRAME, dont le courage a ému la France et le

monde entier.

Je pense aussi à tous ceux qui sont tombés dans

l’exercice de leur mission. La communauté militaire

a payé un lourd tribut en ce début d’année :

le commandant Baptiste CHIRIE et le capitaine

Audrey MICHELON, de la base aérienne de Nancy-Ochey,

le sergent Simon CARTANNAZ et le

caporal Nathanaël JOSSELIN, de la brigade des

sapeurs-pompiers de Paris. Notre émotion est

très vive et je veux adresser ici toutes mes condoléances

à leurs familles et à leurs proches.

En donnant leur vie pour leurs compatriotes, pour

leur pays, vos camarades ont connu le paroxysme

de l’engagement militaire et je veux dire ici à leurs

familles si éprouvées mais si dignes, si courageuses,

l’admiration et la gratitude de la Nation.

D’autres de vos frères d’armes ont été blessés, au

combat ou en service.

A eux, à toutes celles et ceux qui souffrent, je veux

exprimer ma sympathie et la pleine solidarité de

la Nation toute entière. Tout au long de l’année, à

chacune de mes visites parmi vous, j’ai souhaité

les rencontrer. Chacun de nos échanges m’a profondément

marqué et je tiens à vous dire combien

je suis admiratif de leur volonté, de leur courage

pour remporter un nouveau combat ; nous l’avons

encore vu en juin dernier lors de cette journée

consacrée à nos blessés et leurs familles.

Ce courage, ce combat qui est le leur, est celui de

se rétablir, de se reconstruire, avec l’aide du personnel

soignant du Service de santé des armées,

dont je veux une nouvelle fois devant vous souligner

le travail exceptionnel pour réparer les corps

et les âmes.

Et je peux en témoigner : la force de caractère

dont font preuve nos blessés et leurs familles est

pour nous tous une source d’inspiration. Comme

est une source d’inspiration l’engagement qu’ont

assumé les plus Anciens, ceux qui, en des temps

incertains, difficiles, parfois troublés, ont combattu

et à qui nous devons aujourd’hui notre liberté.

Nous ne les oublions pas non plus et je veux avoir

un mot et une pensée pour nos anciens combattants,

acteurs et témoins irremplaçables de notre

Histoire.

A chacune et chacun, je veux maintenant adresser

mes vœux pour cette nouvelle année.

Des vœux d’accomplissement et d’épanouissement

dans votre vie personnelle. Des vœux, bien

sûr, de réussite professionnelle au sein de vos

unités et pour toutes les missions qui vous seront

confiées. Que 2019 soit synonyme de succès.

Et j’adresse aussi à cette occasion tous mes vœux

de bonheur à vos familles car leur soutien moral,

je le sais, vous est ô combien indispensable dans

l’exercice de vos missions. Elles sont le miroir

quotidien de votre engagement pour notre pays.

Les soutenir, c’est notre devoir et je veux qu’elles

sachent que c’est une de mes priorités.

Si je suis venu à Toulouse au sein d’une prestigieuse

brigade de l’armée de terre fortement engagée

sur les théâtres extérieurs, c’est aussi, bien

sûr, pour vous parler des opérations.

Si le Général de GAULLE disait avec justesse que «

la défense nationale est la première raison d’être

de l’Etat », la première raison d’être de nos armées,

ce sont bien les opérations. Je sais que je

n’ai à peu près personne à convaincre ici, dans

cette salle, tant votre regard s’allume à chaque

fois que je vous demande de me raconter la dernière

opération accomplie et tant je sens l’impatience

quand je demande le moment où se tiendra

la prochaine.

Ces opérations, elles se déploient sur tous les

théâtres, à l’intérieur comme à l’extérieur, elles

ont des objectifs différents mais elles se complètent

: elles ont un sens profond et leur succès

est la finalité même du ministère.

L’opération Barkhane est la première de nos opérations

extérieures.

Après Niamey en 2017, je suis allé il y a quelques

semaines à N’Djamena, aux côtés de la ministre,

du CEMA et de nos parlementaires, pour partager

Noël avec vos camarades. Je sais parfaitement

007

M.I.F.A. - Sofins 2019


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008

combien la mission reste difficile, intense, exigeante.

Je sais le haut degré de professionnalisme

qu’elle demande. Je vois aussi combien notre engagement

dans la durée est nécessaire. Car il faudra

du temps pour rétablir la paix au Sahel, permettre

à nos partenaires africains de protéger leur

peuple contre la gangrène islamiste qui s’insinue

partout, partout en particulier où sévissent la misère

et le manque d’éducation.

Mais nous ne faiblirons pas. Beaucoup d’entre

vous partiront dans quelques semaines ou dans

quelques mois rejoindre à leur tour, ou à nouveau,

l’opération Barkhane, à Gao pour beaucoup, où

j’étais en mai 2017, d’autres à Niamey, quelques

autres à N’Djamena. Nous ne faiblirons pas car il

s’agit là de l’avenir de l’Afrique et donc de notre

propre avenir.

Grâce à votre ardeur, les résultats sont là : de

nombreux chefs et membres des différents

groupes terroristes ont été mis hors de combat,

leurs approvisionnements et flux logistiques ont

été rompus. Nous les avons bousculés dans les

zones où ils se croyaient libres d’aller comme ils

le voulaient.

Ces groupes islamistes radicaux, qui embrigadent,

qui asservissent, qui sèment partout la terreur et

le crime, ont été profondément affaiblis, en particulier

ces dernières semaines mais depuis le début,

grâce à l’action permanente de Barkhane aux

côtés des forces armées des pays du Sahel, avec

l’appui et le soutien de nos alliés américains, allemands,

estoniens, britanniques, espagnols, que

nous avons pu rencontrer à N’Djamena.

Cette présence de nos alliés européens à nos côtés

est indispensable, permettant en particulier la

formation au Mali ; elle est aussi un symbole fort

de cette coopération opérationnelle pragmatique à

laquelle je crois.

Avec la communauté internationale et aux côtés

de la MINUSMA, la France participe au combat

pour la paix au Sahel. Ce combat est essentiel et

dans toutes les zones, nos résultats ne cessent de

s’améliorer ; nous gagnons peu à peu à nouveau

du terrain. Mais ce combat est avant tout celui des

pays du Sahel eux-mêmes. C’est pourquoi notre

première ambition est bien de porter les armées

sahéliennes à un niveau de coopération et de compétence

qui leur permette de repousser ellesmêmes

la menace djihadiste ; la France prend

ainsi une part importante dans l’équipement, la

formation, l’accompagnement de leur forces armées

; l’aide financière internationale promise aux

pays du G5 a ainsi commencé à se concrétiser. Désormais

prête à mener de véritables opérations, la

Force conjointe est le symbole de cette montée en

puissance des armées du G5 Sahel. Ce que nous

sommes en train de faire, c’est ainsi une nouvelle

forme de guerre, en coopération étroite, en réarticulant

notre propre intervention – à travers l’opération

Barkhane - en appui de l’intervention croissante

des pays membres du G5. Les prochaines

semaines seront, à cet égard, décisives.

© photographes@elysee.fr


M.I.F.A. - Sofins 2019

010

Mais le combat que nous menons sur place n’est

pas que militaire : c’est aussi un combat contre la

pauvreté, pour l’éducation ; nous avons tôt compris

que nous ne pourrions garder les places

conquises, que nous ne pouvions éviter que de

nouvelles populations ne basculent vers les terroristes

qu’en ayant une véritable ambition de développement.

Ce que nous sommes en train de construire collectivement

au Sahel est d’une forme nouvelle, où

l’articulation entre nos armées et notre politique

de développement est inédite : dès qu’un espace

est reconquis, un projet de développement s’y installe,

pour ouvrir des écoles, pour donner un avenir

aux populations et éviter le pire. C’est à cette

fin qu’en juillet 2017, nous avons lancé l’Alliance

pour le Sahel. Nous y avons associé nos partenaires

allemands, nombre d’autres partenaires et

bailleurs internationaux ; l’Agence française pour

le développement y joue un rôle décisif.

Au fond, ce qu’au Sahel nous sommes en train de

conduire, c’est une stratégie inédite, associant

l’effort de défense, l’effort de développement et

l’effort diplomatique.

C’est grâce à vous, c’est grâce à ce que les armées

françaises ont su faire lors des opérations que

vous avez menées ces derniers mois, c’est grâce

à votre protection - je pense également à vos camarades

que j’ai vus tout à l’heure, qui étaient en

Côte-d’Ivoire - que des élections libres ont pu se

tenir il y a quelques mois au Mali, que la démocratie

a pu triompher et que l’instabilité, que certains

voulaient, a échoué.

Au Levant, aussi, les opérations que nous avons,

que vous avez menées, portent leurs fruits.

L’année 2018 a en effet permis d’obtenir des succès

très significatifs dans la lutte contre Daech,

désormais privée de territoire en Irak et sur le

point de l’être en Syrie. La France y a participé de

façon déterminante, tant par la formation dispensée

aux forces armées irakiennes que par la campagne

aérienne et l’appui d’artillerie à nos partenaires

des Forces démocratiques syriennes. Et je

veux ici rappeler le rôle majeur dans les combats

victorieux contre le terrorisme islamiste de ces

Forces démocratiques syriennes et de nos alliés

sur le terrain.

Le retrait annoncé de Syrie de notre allié américain

ne doit pas nous faire dévier de notre objectif stratégique

: éradiquer Daech, en privant cette organisation

terroriste de toute empreinte territoriale

et en empêchant sa résurgence. Le combat n’est

pas terminé et je veux ici avoir une pensée toute

particulière pour nos quatre amis américains tombés

sur le sol syrien parce que les terroristes islamistes

sont encore là et les avaient visés. Notre

solidarité est entière à l’égard de notre allié américain

et ceci nous montre combien, là aussi, les

prochaines semaines et les prochains mois seront

déterminants. Car nous voulons tous terminer

cette guerre contre Daech et la gagner vraiment.

Nous aurons à conduire dans la région de nouvelles

opérations. C’est pourquoi nous resterons militairement

engagés au Levant, au sein de la coalition

internationale, au cours de l’année qui vient.

Bien sûr, nous adapterons notre dispositif militaire

global en fonction des opérations et de la situation

politique, car notre objectif politique dans la

région, c’est la stabilité inclusive, la seule qui permettra

de faire reculer les terroristes et évitera de

nouvelles résurgences. Stabilité en Irak, auprès de

notre partenaire, où nous allons continuer les actions

de coopération et de développement. Stabilité

en Syrie, où nous continuerons à œuvrer pour

qu’une solution politique inclusive soit trouvée et

que l’indispensable réforme constitutionnelle soit

conduite. Nous resterons investis pour participer

à la stabilisation de la région. C’est indispensable.

Nous adapterons notre dispositif militaire global

en fonction de cette situation mais toute précipitation

à se retirer serait une erreur.

Je veux enfin réaffirmer, ici, notre détermination

commune, avec nos alliés, à réagir à tout moment

en cas d’utilisation d’armes chimiques. Nous ne

céderons rien sur nos principes et notre crédibilité

est au rendez-vous parce que vous avez su, en

avril dernier, lorsque je l’ai décidé, mener avec nos

alliés britanniques et américains une opération

exceptionnelle par sa qualité, sa précision et son

efficacité.

J’ai évoqué le Sahel, le Levant, je n’oublie pas, bien

entendu, notre action au Liban sous mandat des

Nations unies, dans les pays baltes, avec l’OTAN.

Je n’oublie pas non plus notre participation à la

formation des armées africaines comme au Mali

ou en RCA, au sein des missions de l’Union européenne

ou à partir de nos dispositifs prépositionnés.

Ces opérations militaires que nous menons au

loin, en profondeur, permettent de lutter chaque

jour contre le terrorisme. Mais elles sont aussi

destinées à contrer les stratégies de puissance qui

s’accompagnent d’une militarisation croissante

des relations internationales au détriment du multilatéralisme.

Elles nous permettent de réaffirmer

notre attachement au droit international et de défendre

la paix. Elles nous permettent très concrè-


011

M.I.F.A. - Sofins 2019


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012

tement de préserver notre liberté.

Chaque jour, vous le savez, au moins un SNLE est

en patrouille et des avions de l’armée de l’air sont

en alerte pour assurer la permanence de la dissuasion

afin de protéger nos intérêts vitaux.

2018 a marqué en ce domaine une étape symbolique

puisque nous avons l’année dernière célébré

la 500e patrouille de SNLE, les 40 ans de la

Force aéronavale nucléaire, les 60 ans de la Direction

des applications militaires et que nous avons

accueilli le premier de nos MRTT Phénix, un programme

essentiel dont j’ai voulu l’accélération

dans le cadre de la modernisation de nos armées.

Sur toutes les mers du globe, dans les golfes de

Guinée et arabo-persique, en Atlantique-Nord, en

Méditerranée orientale, dans les Caraïbes comme

dans le Pacifique, dans les océans polaires, les bâtiments

de notre marine assurent dans le même

temps une présence préventive, adaptant leur posture

opérationnelle pour protéger nos intérêts et

nos espaces maritimes, consolider notre connaissance

des risques et des menaces, et être prêts à

intervenir si l’ordre leur en est donné.

Le retour très attendu du porte-avions sur la

scène des opérations va renforcer notre présence

sur les théâtres les plus stratégiques et augmenter

de manière très significative notre capacité de

projection et d’intervention.

C’était un véritable défi, un véritable défi que de

réintégrer le CHARLES DE GAULLE en temps et en

heure après une période de refonte à mi-vie de 18

mois. Nous l’avons réussi. Grâce à la mobilisation

et au talent de la marine, de la DGA et des industriels,

que j’ai salués lors de mon déplacement à

Toulon le 14 novembre dernier, nous avons relevé

ce défi.

Dans quelques semaines, le CHARLES DE GAULLE

va débuter un déploiement de longue durée dans

l’océan Indien, entouré d’un groupe aéronaval multinational

dans lequel seront intégrées plusieurs

frégates étrangères : américaines, britanniques,

danoises et portugaises notamment. C’est là une

formidable image, une illustration exemplaire de

ce que nous portons : cet esprit de coopération

entre partenaires européens, avec le soutien fidèle

et précieux de notre allié américain.

Pour assurer la défense et la sécurité des Français,

vous êtes donc présents dans le monde entier,

sur terre, en mer et dans les airs.

Vous assurez aussi une présence de tous les instants

sur le territoire national - et je veux vous

rendre hommage à cet égard aussi - que ce soit

au sein des postures permanentes, de sûreté aérienne

et maritime, ou de l’opération Sentinelle

qui, vous le savez, demeure indispensable à ce

jour.

Car malgré tous nos succès en opérations, malgré

nos progrès significatifs en matière de renseignement,

la menace terroriste persiste sur notre sol.

© photographes@elysee.fr


Daech, je l’évoquais, a certes perdu de sa capacité

à fomenter des attaques depuis l’étranger. Elle n’a

pas pour autant renoncé à corrompre les âmes, à

empoisonner les esprits les plus vulnérables des

enfants de France. En 2018, à Carcassonne et à

Trèbes, à Paris et à Strasbourg, les terroristes ont

fait de nouvelles victimes. Alors, oui, la mission

Sentinelle continuera, en tant que de besoin et en

soutien de nos forces de sécurité intérieure, pour

assurer la protection des Français. Et je veux saluer

la réaction de vos camarades à Strasbourg,

les premiers exposés aux terroristes, la réactivité

de vos camarades, parfois les plus jeunes qui,

à Paris, ont su neutraliser, il y a quelques mois,

d’autres tentatives.

Le devoir de protection et de sauvegarde de nos

compatriotes s’incarne dans ces missions.

Il s’incarne aussi dans les opérations de secours et

d’assistance que vous menez au quotidien, notamment

en mer et dans les airs mais aussi à travers

le dévouement admirable des sapeurs-pompiers

de Paris et des marins-pompiers de Marseille et

toutes vos interventions si rassurantes, si efficaces

lors des catastrophes naturelles.

Chaque jour, vous êtes au total plus de 10000, dont

1000 réservistes, à être mobilisés pour la défense

du territoire et la protection des Français, en métropole

et dans nos outre-mer. Et cette mission,

soyez-en certains, est aussi importante que toutes

les autres car elle contribue à la résilience de

l’Etat, de la Nation. Elle contribue à rendre notre

Nation toujours plus forte.

Mesdames et Messieurs, l’année qui s’achève a

donc été pour nos armées une année d’engagement,

une année de succès, une année d’opérations,

chargée.

Elle a été aussi un temps de décisions majeures

pour l’avenir.

D’abord parce qu’en 2018, sur la base d’une analyse

du monde tel qu’il va, avec son lot de risques,

de menaces, d’incertitudes, de changements profonds,

nous avons défini ensemble une vision stratégique

pour la France. Et qu’à partir de cette vision,

nous avons esquissé une ambition, fixée dans

la loi de programmation militaire que j’ai présentée

lors des vœux l’année dernière dans ses détails

et qui a été promulguée le 13 juillet dernier à

Brienne. Je vais y revenir.

Mais 2018 a été aussi une année charnière parce

que, dès mon arrivée et donc dès le premier budget

que le Gouvernement a eu à élaborer, j’ai voulu

rompre, comme je m’y étais engagé, avec le cycle

ancien de la diminution des moyens et de l’activité

de nos armées. Le budget 2018 a donc été un

budget non seulement en forte hausse, mais également

beaucoup plus sincère qu’il pouvait l’être

par le passé.

La sincérité du budget des armées n’est bien sûr

pas un sujet pour le soldat en opérations. Et pourtant,

cela a un impact déterminant sur votre quotidien.

Quelle a été la règle pendant des années ? Nous la

connaissons tous. Les dépenses en OPEX n’étaient

pas provisionnées alors même que des opérations

étaient en cours, dont on pouvait prévoir le

coût. Résultat, en fin d’année, le ministère devait

dégager de la ressource pour financer les OPEX

selon une clé de répartition interministérielle. Et

comment procédait-on alors ? De manière assez

simple : on rognait les programmes d’équipement

des forces, on annulait, on décalait, ce qui entraînait

des retards, des surcoûts. Si bien qu’à la fin,

ceux qui en pâtissaient, c’étaient bien les soldats

sur le terrain, dans leur quotidien.

Nous avons donc décidé d’en finir avec cette spirale,

en faisant un choix de vérité, un choix de responsabilité.

Terminée la sous-budgétisation qui

faisait peser de fortes incertitudes. Le financement

des OPEX est désormais inscrit dès le projet

de loi de finances. Et je veux ici remercier le

travail et la vigilance de nos parlementaires, en

la matière, et des présidents des deux commissions

compétentes. Cela ne veut pas dire qu’il n’y

a pas de décisions à prendre à l’automne, comme

dans tous les secteurs de l’action publique. Mais

elles seront désormais assumées et le budget

voté, exécuté. C’est d’ailleurs ce que nous avons

commencé à faire puisque le budget des armées

pour 2018 a été intégralement exécuté. Si bien

que grâce aux 1,8 milliard d’euros de ressources

supplémentaires, nos armées ont été consolidées,

des marges de manœuvre ont été dégagées et un

chemin de renouveau commence à s’esquisser. Il

était nécessaire.

Ce chemin de renouveau, nous allons continuer à

le tracer pour les années à venir.

Je le soulignais, la LPM pour 2019-2025 acte une

trajectoire budgétaire ambitieuse et inédite. Cette

priorité donnée aux armées dans un contexte

que chacun sait très contraint pour les finances

publiques, c’est une nécessité stratégique et de

souveraineté et je l’assume pleinement. Nous le

voyons dans le contexte qui est le nôtre : c’est la capacité

offerte à notre pays de se consolider comme

la première armée européenne et de se donner les

capacités stratégiques et opérationnelles d’inter-

013

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M.I.F.A. - Sofins 2019

014

venir pour notre sécurité, de travailler en bonne

entente avec nos alliés, mais de ne pas dépendre

des décisions de ces derniers.

Dans le contexte que nous connaissons, cela nous

oblige, vous oblige, à la plus grande responsabilité.

Chaque décision doit être pesée, chaque euro

doit être utilement dépensé. Mais le cadre est là :

oui, la trajectoire de la LPM sera respectée, j’en ai

pris l’engagement depuis le début et je le réitère

ici. Et oui, pour commencer, le projet de loi de finances

2019 sera respecté.

Il en est fini de la logique de décroissance, de réformes

mises en œuvre sous la contrainte comptable,

sous la pression de réductions d’effectifs.

Il en est fini de cette équation impossible où l’on

demandait toujours plus avec toujours moins. Le

ministère des armées est habitué aux réformes.

Je ne veux pas y renoncer. Mais ce ne seront pas

des réformes avec moins ou à finalité budgétaire.

Ce sont des réformes qui doivent être marquées

du sceau de l’ambition : voir grand, voir haut.

Ce que je vous propose aujourd’hui, au fond, c’est

de sortir de l’époque des réformes subies pour entrer

dans l’époque des transformations choisies.

Et c’est de le faire ensemble. Le cap est fixé, les

moyens sont au rendez-vous, les possibles sont

donc ouverts. Il faut maintenant aller de l’avant,

avec enthousiasme, avec détermination. Place à

la volonté, à l’innovation, à l’inventivité, à l’audace,

ces vertus dont les armées ont toujours fait preuve

dans leur histoire, que j’ai constamment vues dans

tous mes déplacements, dans tous les moments

que j’ai pu passer à vos côtés ; ces qualités militaires

si nécessaires sur les champs de bataille

sont indispensables pour une transformation profonde.

Vous n’avez d’ailleurs pas attendu, je le sais : le

ministère est déjà en mouvement.

Et je veux ici saluer l’action remarquable de Florence

PARLY à votre tête. Depuis 18 mois, madame

la ministre, avec la secrétaire d’Etat, Madame

Geneviève DARRIEUSSECQ, avec le soutien

plein et entier du général François LECOINTRE

chef d’état-major des armées, que je remercie

profondément, mais aussi du délégué général

pour l’armement, du secrétaire général pour l’administration

et des chefs d’état-major d’armées

que je remercie tous, grâce au professionnalisme

de l’ensemble du personnel civil et militaire, des

états-majors, directions et services, vous avez mis

en place les leviers de la transformation, vous avez

posé de nombreux jalons en ouvrant résolument

les chantiers nécessaires à la modernisation du

ministère. Je veux vous remercier très sincèrement

pour cela et vous dire ici que nous allons non

seulement les poursuivre, mais les intensifier, les

accélérer, autour de trois axes principaux.

Le premier : celui de la modernisation des processus

de conception, de développement et d’acquisition

des équipements.

Je vous l’ai dit : chaque euro doit être dépensé uti-

© photographes@elysee.fr


M.I.F.A. - Sofins 2019

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lement. C’est encore plus vrai en matière d’équipement

car la Défense, c’est le premier budget

d’investissement de l’Etat. Comment pourrais-je

en effet justifier auprès des Français les efforts

qu’ils consentent pour les armées si les équipements

n’étaient pas livrés à temps en raison des

procédures trop complexes ou trop longues ou si

les matériels qui vous seront proposés demain ne

répondaient pas totalement aux enjeux ? L’objectif

que nous devons viser est de faire en sorte que les

matériels qui vous sont fournis servent véritablement

l’efficacité opérationnelle. Il ne s’agit donc

pas de cocher des cases ; le format, la taille ne

suffisent plus à définir une politique capacitaire. Il

s’agit de penser performances, aptitudes, adéquation

des moyens et des formations, des outils et

des hommes. Il s’agit d’anticiper, d’avoir toujours

un temps d’avance. Parce que nos adversaires ne

nous attendent pas, parce que comme vous, j’ai vu

les présentations faites par certaines puissances

que nous qualifions pudiquement d’autoritaires,

sur ce qu’elles étaient en train de développer.

C’est dans cette perspective que la modernisation

de la DGA et la refonte du travail de construction

capacitaire sont au cœur des enjeux et de l’ambition

que j’ai fixée. Je sais combien la feuille de

route est ambitieuse, je sais combien, aussi, elle

est tenue avec scrupule car elle est indispensable

pour cette bataille.

Il nous faut aussi de l’innovation. Car nous avons

la chance de pouvoir compter sur un tissu de chercheurs,

de grands groupes, d’entreprises de taille

intermédiaire, de petites et moyennes entreprises,

qui doit nous permettre de faire émerger des technologies

de rupture. Encore faut-il, pour y parvenir,

apprendre à travailler davantage ensemble

que nous ne le faisons. A cet égard, la création

récente de l’Agence de l’innovation, appelée à devenir

un laboratoire pour l’innovation à finalité militaire,

est une première étape. Il nous faut aller

plus loin encore.

Nous sommes un pays d’entrepreneurs, d’innovation.

Nous avons su ces dernières années accélérer

formidablement cette ambition dans le numérique.

Nous devons accélérer la création d’un

véritable écosystème français autour des technologies

de défense. C’est une ambition pour nos

armées mais c’est aussi une ambition pour tous

nos territoires car au-delà des grands groupes

industriels déjà fortement implantés, dont la coopération

avec nos armées est remarquable et qui

sont fortement présents dans cette belle région

qui nous accueille, cette belle région de Toulouse,

nous avons un écosystème d’entreprises de taille

intermédiaire, de petites et moyennes entreprises

à développer pour aller encore plus loin.

J’insiste également une nouvelle fois sur la nécessité

de créer un véritable partenariat entre le ministère

et les industriels, qui ont un rôle essentiel

à jouer. Nous progressons, la ministre m’en rend

compte de manière régulière. Il faut continuer

avec la plus grande détermination car, là comme

ailleurs, il n’est de performance que collective.

Prenons le sujet du maintien en condition opérationnelle

de nos équipements, dont nous avons à

plusieurs reprises discuté cet après-midi. Dans

certains secteurs, la disponibilité est encore de

30 %. Je ne les citerai pas, nous les avons tous en

tête et nous savons les problèmes d’origine. C’est

dû à quoi ? Une intégration insuffisante, de mauvais

échanges, des définitions qui n’étaient pas

parfaites. Nous le payons ensuite au quotidien,

en opérations, lors des entraînements et ce sont

nos soldats qui en sont, en quelque sorte, les premières

victimes. C’est pour y remédier que nous

avons souhaité mettre en place une réforme de la

maintenance aéronautique, une refonte du processus

de contractualisation et que nous poursuivrons

cette ambition.

Le second chantier que nous devons mener à son

terme, c’est celui de la coopération européenne.

Je suis conscient qu’il s’agit là d’une sorte de totem

; pour d’autres, c’est aussi un tabou. Après tout, on

évoquait ce sujet il y a 65 ans avec la Communauté

européenne de défense. Mais ce n’est pas parce

que des erreurs ont été faites par le passé qu’il

faudrait renoncer à l’horizon européen. Ma conviction

profonde, c’est qu’une partie de notre capacité

propre, une partie de notre autonomie stratégique,

sera plus forte encore par et à travers la coopération

européenne.

Dans ce monde incertain que j’évoquais tout à

l’heure, où les politiques de puissance réapparaissent,

où les alliances évoluent - et nous les

voyons ensemble évoluer sous nos yeux, la coopération

européenne est stratégiquement indispensable.

Elle est également crédible sur le plan opérationnel

et économiquement rentable. Alors, oui,

cela pose sur des défis nouveaux, qui nécessitent

une réflexion de fond sur les besoins, les spécifications,

une vision partagée, une volonté politique

commune. Mais ce sont des défis qui valent la

peine qu’on s’y engage.

Cette ambition européenne, ça n’est pas réduire

nos propres capacités. La LPM dit tout le contraire.

C’est, tout en sachant nos ambitions, en investissant,

en nous développant, utiliser l’Europe

comme un relais et un levier, pour faire plus vite,

plus fort, accroître notre capacité au regard de nos

principaux défis par et à travers l’Europe.


017

© photographes@elysee.fr

Grâce à la Coopération structurée permanente, la

mise en place du Fonds européen de défense, nous

avons, durant les 18 derniers mois, marqué des

avancées historiques. Dès le 13 juillet 2017, nous

avons, avec l’Allemagne, tracé la route pour des

programmes structurants communs, avec là aussi

des avancées dont beaucoup doutaient lorsque

nous avons signé ces textes. Qu’il s’agisse du char

ou de l’avion de combat du futur, nous avons beaucoup

avancé et je veux sur ce dernier sujet saluer

l’engagement des responsables industriels et de

la DGA. Rien n’était gagné, rien n’était écrit mais

je crois que chacun a acquis des convictions fortes

et a, surtout, fait la démonstration que ces projets

avaient un sens;

Il conviendra aussi en 2019 de développer encore

la coopération opérationnelle. C’est dans cet esprit

que j’ai proposé à tous les pays européens

de rapprocher leurs visions stratégiques, de rapprocher

leurs cultures d’armée, par des mesures

pragmatiques, dans le cadre de l’Initiative européenne

d’intervention. Lancée en juin dernier,

elle a pu se voir opposer initialement un certain

scepticisme. C’est normal : il accompagne toutes

les bonnes idées nouvelles. Mais nous avançons et

ce scepticisme a laissé place au succès et même

à l’engouement, si l’on en juge par le nombre de

pays qui souhaitent désormais y adhérer.

La voie que j’avais tracée à l’automne 2017 à la

Sorbonne - doter l’Europe d’une force commune

d’intervention, d’un budget de défense commun

et d’une doctrine commune pour agir - est donc

loin d’être une chimère lointaine. Je suis convaincu

que cet objectif est atteignable à court, moyen

terme. Je suis même convaincu que le cours de

notre histoire contemporaine poussera tous ceux

qui doutent encore un peu, à accélérer le pas. J’ai,

vous le savez, utilisé l’expression forte d’une armée

européenne. C’était à dessein, car c’est une

image compréhensible par tous. Il ne s’agit évidemment

pas de mettre toutes les armées sous

le même uniforme mais bien de construire avec

volontarisme une Europe qui protège ses concitoyens,

une Europe fière de sa maîtrise technologique,

une Europe maîtresse de son destin.

Enfin, le troisième défi, que j’ai souhaité placer

en tête de la loi de programmation militaire, c’est

l’amélioration des conditions d’exercice du métier

militaire ; ce que l’on peut appeler la condition militaire,

la condition du soldat.

Le service des armes n’est pas - et vous le savez

mieux que quiconque - un métier comme les

autres. Etre militaire, c’est consentir d’être disponible

en tout temps, en tout lieu. Nous en avons

eu une illustration parfaite tout à l’heure, avec vos

hommes, mon colonel. C’est accepter des devoirs

particuliers, parfois exorbitants du droit commun,

des sujétions fortes qui impactent la vie quotidienne,

qui impactent une vie. Cela, vous l’acceptez

et vous ne vous en plaignez jamais parce que

vous l’avez choisi et parce que vous en êtes fiers.

C’est le contrat. Je dirais même, c’est le statut.

C’est votre statut. Il est unique, singulier et il doit

être préservé.

M.I.F.A. - Sofins 2019


M.I.F.A. - Sofins 2019

018

Non, ce que j’évoque ici, ce sont vos conditions de

vie en garnison, le soutien courant, le logement,

l’habillement, votre équipement, tout ce qui fait

votre vie quotidienne et qui participe aussi de votre

efficacité. Or, il faut le reconnaître, ces fonctions

se sont souvent dégradées ces dernières décennies

sous l’effet des réductions, des déflations, des

réorganisations que j’ai évoquées. Je sais combien

cela nuit parfois au moral, à l’attractivité du métier,

au moral des familles et ça n’est pas ce que je

veux pour vous.

C’est pourquoi nous avons décidé de rompre avec

cette logique et c’est pourquoi, avec la ministre,

nous avons voulu une LPM à hauteur d’homme ;

et vous commencez à en ressentir les premiers

effets. Nous avons en effet décidé de réinvestir

dans ce qu’on appelle l’organique, en mettant vos

conditions de vie et celles de vos familles au cœur

des priorités du ministère.

S’agissant des conditions de vie des soldats, je

veux mentionner en particulier le service qui vous

soutient dans une grande partie de votre quotidien,

en métropole comme en opérations : le Commissariat

des armées. Dans les réformes passées que

j’évoquais à l’instant, ce service a été lourdement

impacté, trop impacté et finalement, au détriment

de tous. Je sais que la ministre a décidé de lui redonner

de l’espace, des moyens et une attention

particulière. C’est une bonne chose. Je veux saluer

chaleureusement les commissaires des armées

et l’ensemble du personnel militaire et civil de ce

service. Je leur adresse mes encouragements à

poursuivre leur mission au service de tous. Sans

soutien de qualité, il n’est pas de bataille gagnée.

Et ne l’oublions pas : les leçons de l’Histoire nous

l’ont enseigné, parfois cruellement.

S’agissant des familles, ce sont à la fois des mesures

d’aide matérielle et sociale mais également

des mesures de gestion des ressources humaines

qui sont mises en œuvre. Je sais que le Plan Familles,

mis en place à ma demande par la ministre,

commence à porter ses fruits. Je souhaite

que les mesures qu’il comporte soient évaluées

tout au long de l’année pour en mesurer l’adaptation

et l’efficacité. Ce que nous devons à chaque

famille, c’est en quelque sorte du sur-mesure, des

dispositions concrètes qui répondent à la diversité

de chaque situation : enfants, parent isolé, blessés,

militaires en mutation. L’exemplarité de nos

armées, c’est ce qui est attendu. Beaucoup de progrès

ont été faits mais nous avons encore beaucoup

à faire. C’est là aussi une part importante de

votre quotidien, de votre motivation, de ce qui fait

les conditions indispensables pour être performant

en opérations.

C’est ce qui fait aussi l’attractivité du métier, à laquelle

nous tenons.

Si nous relevons tous ces défis, si nous veillons à

mieux accompagner, à mieux former, à prendre

soin de chacun, nos armées seront toujours plus

attractives. C’est là un défi majeur, j’allais dire

existentiel, car une armée n’est forte que si elle

sait se renouveler. La force de nos armées d’aujourd’hui,

c’est leur capacité - mon général, vous

nous l’avez parfaitement dit tout à l’heure -, c’est

cette capacité à attirer la jeunesse dans l’engagement,

à la former, à la faire grandir, à enseigner

les valeurs de l’armée, des métiers. Une armée

n’est forte que de cela. Une armée n’est forte que

si elle attire les plus jeunes, qui sont les détenteurs

de la force physique et qui permettent, par

leur talent, de la renouveler.

Pour y parvenir, il convient dans le même temps

de favoriser les départs, les reconversions ; en

quelque sorte, il faut savoir - si vous m’autorisez

cette formule presque de mécanique des fluides,

équilibrer les flux sortants et les flux entrants.

Ce qui pose évidemment la question des retraites

militaires.

Et je veux être très clair sur ce point -qui donne lieu

à un bruissement inédit : oui, les spécificités du

métier militaire et les exigences du modèle d’armée

seront prises en compte dans les réformes

à venir. J’en prends ici l’engagement, devant vos

chefs militaires, et devant les membres du Conseil

Supérieur de la Fonction militaire qui entretient un

dialogue constructif avec le ministère et que j’ai

tenu aussi à inviter pour ces vœux.

Je le dis ici très solennellement - d’abord, pour

certains, la réforme, de toute façon, ne s’appliquera

pas, la ministre a eu l’occasion de le dire, compte

tenu des délais de la transition - parce que nous

avons un défi de ressources humaines : si nous

voulons que nos armées demeurent attractives, il

faut que nous continuions à avoir des carrières qui

ne sont pas trop longues, à attirer suffisamment

les jeunes et à garder cette flexibilité qui contribue

à la respiration du modèle. Ce besoin est opérationnel

; Il a fait les preuves de son efficacité et il

suppose aussi cette capacité collective à conserver

les compétences tout au long de la carrière, ce

qui est un autre défi qui n’est pas lié aux retraites

mais qui n’est pas le moindre pour nous.

Mesdames et Messieurs, voilà ce que je tenais à

vous dire à l’occasion de cette cérémonie.

Je voulais vous remercier, mon général, de nous

avoir accueillis, de nous avoir présenté l’ensemble


019

© photographes@elysee.fr

© photographes@elysee.fr

© photographes@elysee.fr

© photographes@elysee.fr

de vos activités et, avec fierté, d’avoir montré, avec

l’ensemble des chefs d’état-major ici présents et

les officiers, que non seulement vous étiez fier de

servir, fier de commander mais qu’au fond, vous

étiez plus que tout attaché à ceux que vous commandez.

des armées est fier de vous, soyez fiers comme

le peuple français est fier de ses militaires. Parce

que votre engagement épargne des vies, protège

des populations entières, fait progresser chaque

jour la justice, la liberté, la paix.

Je dois dire que c’est pour moi une immense fierté

de voir à chaque fois dans vos yeux la force de l’engagement,

la fierté de servir et la fierté de commander.

Et ces yeux que j’ai vus, ce sont ceux que

je vois chez tous ceux qui vous dirigent et que je

croise plus souvent que vous, à Paris, qu’il s’agisse

des grandes directions du ministère en charge de

missions plus délicates - je pense à la DGSE ici

présente -, de votre CEMA, de vos chefs d’état-major,

des directeurs et délégués ici présents, du

DGGN. Ce sont cette même fierté et ce même goût

des hommes. C’est ça la force de nos armées.

Je vous ai parlé de nos opérations, de nos défis

et si j’ai terminé par la condition militaire, c’est

parce qu’il y a une chose qui nous rend plus forts

que tous les autres : les jeunes s’engagent comme

nulle part ailleurs, ils sont fiers de servir le pays et

d’autres sont fiers de les commander. Et ça, ça n’a

pas de prix. Ce ne sont pas des décrets, des lois,

c’est l’histoire de la nation française, c’est la force

de ses armées.

Alors, mesdames et messieurs, en vous présentant

tous mes vœux pour cette année qui s’ouvre,

je veux simplement vous redire : soyez fiers, soyez

fiers de servir la France, soyez fiers comme le chef

Soyez fiers parce que vous êtes des exemples pour

notre jeunesse.

Nous aurons, mon général, à mener, dès cette

année le début du Service national universel. Des

militaires l’ont inspiré et c’est un engagement qui

touchera l’Etat tout entier, qui fera Nation. C’est

cette même fierté que nous véhiculerons pour

toute notre jeunesse. C’est cette même fabrique

dans laquelle nous nous engageons ; et là aussi, je

compte beaucoup sur vous.

Soyez fiers comme je suis fier de vous parce qu’il

n’y a rien de plus noble que de servir son pays, son

avenir et qu’il n’y a rien de plus fort, de plus noble

que de se battre pour les valeurs universelles de

la France, ces valeurs universelles qu’elle défend

depuis si longtemps.

Soyez fiers. Et merci.

Vous avez toute ma confiance et tous mes vœux.

Vive la République et vive la France !

M.I.F.A. - Sofins 2019


020

VITABRI

Equipements mobiles extérieurs : Des solutions sur-mesure

Tentes pliantes, accessoires, abris, aménagements

spécifiques… La société française VITABRI spécialisée

dans la conception et la fabrication d’équipements

mobiles extérieurs, déploie des solutions adaptées

depuis plus de 20 ans.

Emmanuel MUSNER, président de la S.A.S. VITABRI

précise : « Nous sommes une société française,

de soixante-dix personnes, basée dans l’Est de la

France, à Besançon. Notre ADN, c’est l’innovation

! Tous nos produits sont conçus et réalisés par la

société. Notre bureau d’études travaille intensément

en Recherche et Développement. »

Et les résultats sont au rendez-vous. Avec des tentes

pliantes, des abris, et des aménagements extérieurs

mobiles spécifiques, VITABRI est référencé dans la

base de données fournisseurs de l’OTAN et intervient

pour les professionnels des secteurs de la défense

et de la sécurité (armée, protection civile, sapeurs

pompiers) en proposant des produits PREMIUM

labellisés Origine France Garantie et conformes à la

Norme Européenne NF-EN 13782. « Nous proposons

donc des solutions sur-mesure qui s’adaptent à

l’utilisation que nos clients des secteurs de la défense

et de la sécurité font du produit (facilité de mise en

place et de démontage, toiles respectant les couleurs

OTAN, toiles infrarouges ou toiles supportant des

climats extrêmes, exigences de stockage réduit,

minimisation du poids des équipements). »

Fabrication française, préservation des emplois sur

le territoire national, souci du bien-être au travail…

VITABRI cultive les valeurs humaines. Ce n’est pas

pour rien que la société travaille à 98% pour les

professionnels dans différents secteurs comme le

commerce, le sport, l’événementiel, la sécurité, les

communes ou les intercommunalités. Une excellence

qui fait de VITABRI une des 4000 entreprises les

plus innovantes de France labellisées BPI France

EXCELLENCE.

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M.I.F.A. - Sofins 2019

022

Base aérienne 115

Technicité et excellence opérationnelle

Missions opérationnelles permanentes de sureté aérienne, de recherche,

et de sauvetage, ou formations militaires, la Base aérienne 115 Capitaine de

Seynes est sur tous les fronts. L’armée de l’Air y conjugue l’excellence de ses

personnels et une haute technicité matérielle.

Au sud-est de la France, dans le Vaucluse, les avions Mirage 2000 et les

hélicoptères Fennec de la Base aérienne 115 volent dans le ciel bleu

azur. Les hommes et les femmes de l’armée de l’Air de la base d’Orange

ont un programme intense. Leurs missions ? Des opérations de posture

permanente de sureté aérienne, de recherche et sauvetage, ainsi que des

missions de formations au profit des personnels de l’armée de l’Air, des

équipages Fennec et Mirage 2000.

Des unités opérationnelles

L’Escadron de chasse 02.005 Île-de-France, l’Escadron

d’hélicoptères 05.067 Alpilles, l’Escadron

de soutien technique aéronautique 2E.005 Baronnies,

le Centre d’Instruction des Equipages d’Hélicoptères

(CIEH) 00.341, le Centre de Préparation

Vol de deux Mirages 2000 RDI de l'escadron de

chasse 2/5 Île-de-France.

© TChampetier-ArmeeDeLAir-Defense

Opérationnelle du Combattant de l’Armée de l’Air

25.466 (CPOCAA), et les Commandos Parachutistes

de l’Air 20, forment l’essentiel des unités de

la BA 115.

Les hommes et les femmes qui composent ces

unités sont au cœur de la défense du pays. Parmi

leurs nombreuses missions, ils assurent celle


023

Les commandos parachutistes de l'Air du CPA

20 s'entraînent et font de nombreux exercices.

© KCongini-ArmeeDeLAir-Defense

d’alerte de défense aérienne, 7 jours sur 7. Deux

pilotes sont en posture d’alerte en quelques minutes

seulement, soutenus par une équipe de cinq

mécaniciens. Une opérationnalité qui se rajoute

aux missions quotidiennes ainsi qu’aux opérations

extérieures. Car les équipages ont également participé

à de nombreux théâtres d’opérations comme

Baltic Air Policing, Barkhane… ou des missions intérieures

(bulles de protection).

Fer de lance de la défense aérienne du sud-est du

pays, en 2019 la BA 115 est rattachée à la base de

défense d’Istres-Salon-de-Provence, base de défense

entièrement air.

L’humain au cœur de la technologie

Mirage 2000 ou Fennec, les militaires qui servent

ces matériels de haute technologie sont tous des

ingénieurs ou techniciens hautement qualifiés.

Savoir-faire et savoir-être sont intimement liés

lorsque l’humain est au cœur du travail comme

dans les missions de formation. Le Centre d’Instruction

des Equipages d’Hélicoptères (CIEH)

00.341 Colonel Alexis Santini forme les équipages

d’hélicoptères de l’armée de l’Air : pilotes, mécaniciens

navigants, sauveteurs plongeurs, treuillistes

ou hélitreuillés… Et le travail sur simulateur, pour

les pilotes, doit prendre en compte toutes les dimensions

de l’être humain, cognitives et émotives.

Qu’ils soient formés sur hélicoptère ou mirage,

ces aviateurs ont à faire preuve de talent et

d’un sang-froid exemplaire, suivant l’exemple de

Maurice de Seynes, dont la base porte le nom.

Marie-Helene Léon

Capitaine de Seynes : un nom pour

un hommage

La Base aérienne 115 porte le nom Capitaine

de Seynes. Un hommage rendu à un homme

d’exception. Né en août 1914 à Paris, le

capitaine Maurice de Seynes est admis à

l’Ecole de l’air à 22 ans. Elève brillant, il

obtient son brevet de pilote en août 1937. Il

démontrera un comportement exemplaire

dès sa première affectation à Chartres, au

groupe de chasse Travail. Alliant ardeur et

sang-froid, il abat deux avions ennemis en

juin 1940 ce qui lui vaut d’être cité à l’ordre

de l’Armée aérienne et se voir attribuer la

Croix de Guerre. En janvier 1944, rejoignant

le groupe de chasse Normandie, il participe

aux offensives victorieuses dans les secteurs

de Vitebsk, Orcha, Borisov et Minsk. Le 15

juillet 1944, victime d’une panne d’essence

et après plusieurs tentatives d’atterrissage

malheureuses, il perd la vie aux côtés de son

mécanicien, refusant d’utiliser son parachute

pour ne pas abandonner son « frère d’armes »

qui en était dépourvu. La Base aérienne 115 a

choisi de porter le nom de cet officier pilote de

combat qui a aimé passionnément son métier

et a servi l’armée de l’Air et son pays avec un

sens du devoir et une foi exceptionnelle. Cet

homme exemplaire symbolise les valeurs

fondatrices de l’identité de l’aviateur : respect,

service, intégrité et excellence.

M.I.F.A. - Sofins 2019


M.I.F.A. - Sofins 2019

024

La BA 115 en histoire

En juillet 1939, la base était inaugurée par

Edouard Daladier, président du Conseil et

député d’Orange. De 1942 à 1944, le site fut

occupé par les Allemands, puis quasiment

détruit lors des combats de la Libération. En

1945, la 5ème Escadre de chasse est créée. En

mars 1946, l’annexe du centre d’essais en vol

de Marignane y est installée. De 1949 à 1951,

la 5ème Escadre est en Indochine et participe

au Tonkin, aux combats de la route coloniale

n°4 et du Delta. Sa restauration terminée, en

1950 la Base aérienne 115 peut accueillir à son

retour d’Indochine, l’Escadron de chasse 1/5

Vendée doté de son premier avion à réaction,

le Vampire. En 1953, l’Escadron de chasse 3/5

Comtat Venaissin est créé, équipé de Vampire.

Puis, de 1956 à 1962, arrivent le Mystère II,

Mystère IV A et le Super Mystère B2. Les pilotes

participent aux opérations pendant la guerre

d’Algérie. Trois escadrilles de T6G basées à

Betna et Mecheria opèrent dans les Aures et en

Un Mirage 2000 au-dessus des campagnes

provençales, et en arrière-plan, le Mont-Ventoux.

©TChampetier-ArmeeDeLAir-Defense

Un Fennec de l'escadron d'hélicoptères 05/067

Alpilles, en vol dans le ciel azur.

©KCongini-ArmeeDeLAir

Oranie du Sud. De 1961 à 1966, implantations

de l’Ecole de transition réacteur sur Fouga

et de l’Escadron de chasse Tout-temps

2/30 Normandie-Niemen. En 1965 est créé

l’Escadron de bombardement stratégique 2/93

Cévennes, qui deviendra le 3/91 Cévennes, doté

de Mirage IV A. D’autres dates importantes ont

jalonné l’histoire de la base comme la création

en 2008 de l’Escadron de Soutien Technique

Aéronautique. Puis en 2011, le transfert et

affectation de l’Escadron Hélicoptère 05.067

Alpilles, et du Centre d’Instruction des

Equipages Hélicoptères 00.341 Maurienne. La

même année est créée l’unité de gestion et

de maintien de la navigabilité Fennec 70.560.

L’année 2015 marque la création du CPOCAA

24.566 par la fusion de l’EFCA 08.566 de Dijon

et du CFME 00.325 de Saintes. Il occupe les

installations libérées par le 1er Régiment

Etranger de Cavalerie au quartier Geille à

Orange.


M.I.F.A. - Sofins 2019

026

Sonoscanner

U-Lite ou l’échographie ultracompacte

U-Lite, un appareil compact et innovant créé par la société

Sonoscanner, le premier fabricant européen d’échographes

portables et ultraportables à des fins de diagnostic, vient d’être

choisi pour équiper les forces françaises.

Avec plus de 2500 échographes installés dans 48

pays, l’entreprise française Sonoscanner affiche

une belle réussite. Fondée en 2003, la société

commercialise tous types d’échographes, du plus

petit au plus grand. C’est avec son modèle ultracompact,

U-Lite, qu’elle vient de remporter un appel

d’offres des armées françaises.

Etienne Richard, directeur des opérations chez

Sonoscanner souligne : « Nous avons gagné un

appel d’offres international lancé par le Service

de Santé des Armées avec un appareil innovant

ultraportable, le U-Lite cinquième génération. Il

est doté d’une architecture numérique intégrée

avec réglage automatique optimal et de nombreuses

sondes interchangeables. Ce modèle est

utilisable dans toutes les applications cliniques, à

tout moment et dans n’importe quel contexte. Extrêmement

compact, résistant grâce à sa coque

en aluminium, il est aussi très simple d’utilisation.

L’équipe de Sonoscanner est fière que cette technologie

ait été choisie par les armées françaises.

Ce choix est très motivant et valorisant pour tous.

Nous sommes à l’écoute des utilisateurs et sensibles

au retour du terrain pour faire évoluer les

produits. »

U-Lite a un format tablette, pèse 600 gr, est équipé

de batteries de dernière génération et permet

de réaliser tous les diagnostics importants.

« Nous n’avons pas voulu sacrifier la qualité des

images. Elles sont toutes de qualité égale aux appareils

haut de gamme très performants. U-Lite

s’adresse à tous les champs d’application, mais

également à la médecine d’urgence et interventionnelle.

Tous les examens doppler sont également

possibles et on peut quantifier la vitesse

du sang dans les vaisseaux, ainsi que d’éventuels

problèmes d’écoulement. Les utilisateurs peuvent

vérifier les fonctions vitales directement sur le terrain,

et décider de la marche à suivre, par exemple

si une évacuation d’urgence est nécessaire ou s’il

est possible d’attendre. Il fournit aussi une imagerie

traditionnelle pour le suivi dans les hôpitaux

de campagne. Il est particulièrement performant

grâce à ses sondes pour les diagnostics musculo-articulaires.»

Sonoscanner

T. 09 54 97 15 57

contact@sonoscanner.com

www.sonoscanner.com


M.I.F.A. - Sofins 2019

028

1er Régiment Etranger

de Génie

Force, tradition et modernité

Niché au cœur du Gard et des garrigues méridionales,

le 1er Régiment Etranger de Génie

(REG) occupe l’ancien camp de l’Ardoise. Avec

un espace de plus de cinquante hectares, des

terrains d’entraînement, et d’importantes infrastructures,

l’unité a su trouver sa place et

entretient de bonnes relations avec les villages

des alentours.

En pleine action, un plongeur de combat

équipé du Sig Sauer.

©LégionEtrangère-ArméeFrançaise.

Basé dans le sud-est de la France, à Laudun-l’Ardoise dans le Gard, le

1er Régiment Etranger de Génie est une unité d’élite de la prestigieuse

Légion Etrangère. Spécialisé dans le déminage, les destructions et le

franchissement, expert dans l’amphibie, ce régiment a pour mission de

soutenir, en tout temps et en tous lieux, la 6ème Brigade Légère Blindée.

Une histoire riche

Le 1er REG est issu d’un parcours riche et intense.

En effet, le 1er octobre 1939 alors que la

seconde guerre mondiale venait d’éclater, était

créé le 6ème Régiment Etranger d’Infanterie.

Il était alors implanté au Levant, couvrant la

zone allant d’Homs à Palmyre en passant par

Baalbeck entre le Liban et la Syrie. Cette nouvelle

unité de Légion a été rapidement connue

comme « Régiment du Levant «. Il sera ensuite

dissout en 1955. Puis, 29 années plus


Les plongeurs de combat du génie avec les fouilleurs

opérationnels spécialisés interviennent sur un repère

d'orpailleurs en Guyane (reconstitution).

©LégionEtrangère-ArméeFrançaise.

029

tard, un nouveau 6ème Régiment Etranger est

formé à Laudun. Le 1er juillet 1984, pour la

première fois de l’histoire, un Régiment de Génie

de la Légion est créé. Le 6ème Régiment

Etranger de Génie devient ainsi le digne héritier

du 6ème Régiment Etranger d’Infanterie,

dit « Le Régiment du Levant». Il reprend

l’ancien camp de l’Ardoise et le transforme

en Quartier Général Rollet. Durant les quinze

années suivantes, il va s’illustrer sur tous les

territoires.

Avec la création à Saint-Christol, sur le plateau

d’Albion, du 2ème Régiment Etranger de

Génie, le 6ème Régiment Etranger de Génie

change de nom et devient, au 1er juillet 1999,

le 1er REG. Il réalisa sous sa nouvelle appellation

son premier engagement en opérations

extérieures au Kosovo avant d’être envoyé

dans de nombreuses autres missions. Depuis

plus de trente ans, le 1er REG est en action sur

des terrains variés.

Des compagnies opérationnelles

Quatre compagnies de combat, une compagnie

d’appui, une compagnie de commandement et

de logistique, ainsi qu’une compagnie de réserve

composent le régiment. Ce sont en tout

plusieurs centaines d’hommes, opérationnels

en tous temps et en tous lieux, prêts à s’investir

totalement dans leurs missions ; et elles

sont nombreuses…

Pour mener à bien leurs actions, l’entraînement

est indispensable pour acquérir et

maitriser les savoir-faire techniques. Avant

La force des traditions

Le képi blanc

Il est synonyme de légionnaire dans le monde

entier. A l’origine, il s’agissait d’un couvre

képi de couleur kaki comme en portaient

tous les soldats des unités qui participaient

à la pacification du Maroc. A la Légion, sous

la double action du soleil et des lavages

répétés, il prit très vite un aspect immaculé

et devint l’objet de fierté des anciens. Il fera

sa première apparition officielle à Paris le 14

juillet 1939 et sont port sera étendu à tous les

régiments à la fin de la guerre. Il n’est porté

que par les militaires du rang. Les sousofficiers

et les officiers portent le képi noir

frappé d’une grenade à sept flammes.

Le combat de Camerone

Le 30 avril 1863, dans l’hacienda de

Camerone, les trois officiers et les soixantedeux

légionnaires de la compagnie du

capitaine Danjou résistèrent pendant toute

une journée à l’attaque de deux mille

mexicains. Le soir d’une lutte épique, les

cinq derniers survivants chargèrent à la

baïonnette. En se battant jusqu’à la dernière

extrémité les légionnaires empêchèrent

les mexicains d’attaquer le convoi que la

compagnie protégeait. Le convoi put passer.

Ils avaient rempli leur mission. Ce combat

est resté le symbole de la fidélité à la parole

donnée, de la mission remplie, quel qu’en soit

le prix. Camerone c’est le sens du devoir et du

sacrifice. Le 30 avril est devenu le jour de la

fête traditionnelle de la Légion Etrangère.

M.I.F.A. - Sofins 2019


M.I.F.A. - Sofins 2019

030

chaque opération ou exercice,

les légionnaires sont soumis à

d’intenses entraînements. Selon

le type de mission, certains sont

réalisés dans d’autres camps

(La Courtine, Centac, Cenzub…),

pour parfaire les techniques et le

travail interarmes.

De nombreuses missions

En France et à l’étranger, le 1er

REG agit au sein de groupement

tactique interarmes. Il peaufine

ses compétences interarmes et

interarmées, lors d’entrainements

communs avec ses partenaires

de la Brigade, de la

Gendarmerie Nationale, ou de la

Marine Nationale.

Régiment polyvalent, expert

dans les missions qui lui sont

confiées, il est régulièrement

projeté, dans le cadre d’opérations

extérieures et de missions

courtes durée. Le 1er REG

a opéré sur la quasi totalité des

théâtres contemporains : pays

d’Afrique, Irak, Afghanistan, Kosovo,

Guyane dans le cadre de la

lutte contre l’orpaillage, métropole

pour la mission Sentinelle…

Marie-Hélène Léon

Reconstitution d'une opération de déminage dans

le cadre d'une attaque terroriste au Mali ; à droite,

le robot de déminage Drogène.

©LégionEtrangère-ArméeFrançaise.

Opération de déminage d'obus

lors d'une opération extérieure.

©LégionEtrangère-ArméeFrançaise.


031

M.I.F.A. - Sofins 2019


M.I.F.A. - Sofins 2019

032

Survey Copter

L’excellence française des drones

Airbus et sa filiale Survey Copter, l’une des premières entreprises

de drones française, créée en 1996 et rattachée à Airbus en 2011,

collaborent très étroitement afin de développer de nouveaux

systèmes de drones tactiques. Usant de synergies entre les

différentes spécialités d’Airbus et en mettant au service de Survey

Copter leurs expertises respectives, ces systèmes sont capables

de répondre aux besoins exigeants des opérationnels.

Cette branche de 40 personnes basée à Pierrelatte en

France a réalisé au cours de ces dernières années d’importants

investissements en recherche & développement,

se concentrant sur de nouvelles charges utiles

afin de renforcer les capacités des drones qu’elle produit,

l’Aliaca, le DVF 2000 ER et le Tracker 120. Cette

gamme de solutions à voilures fixes pesant de 8 à 22

kilos de masse maximale, de propulsion soit thermique

soit électrique offre une endurance allant de deux à huit

heures.

Survey Copter est ainsi parvenue à développer une toute

nouvelle charge utile optronique dont l’intégration débute

cette année. Cette nouvelle boule optronique, la

GX5, a été conçue de façon à être interopérable avec

l’ensemble des vecteurs produits par l’entreprise. La

GX5 dispose d’un capteur électro-optique et infrarouge

et d’un zoom ×30.

Les systèmes de drones mis au point par Survey Copter

permettent de mener des missions de renseignement,

de surveillance et d’inspection. Survey Copter maitrise

par ailleurs de bout en bout les développements associés

tels que les stations sols, les transmissions de

données (datalink), l’encryption, les RVT (Remote Video

Terminal), les tourelles EO/IR, et les optroniques de

nouvelles générations. Enfin, Survey Copter propose un

ensemble de services soutien produit, de fourniture de

pièces détachées et un service client particulièrement

adapté à leurs besoins spécifiques.

L’entreprise a d’ores et déjà su démontrer son savoir-faire

avec plus de 300 drones vendus et 10 000 heures de vol

enregistrées. Le drone Tracker/Drac (Drone de Reconnaissance

Au Contact) est ainsi utilisé par l’armée de

Terre française et a séduit plusieurs forces armées à l’export,

faisant bénéficier Survey Copter d’un retour d’expérience

opérationnelle et d’expertise en service unique de

par son déploiement sur de nombreux théâtres d’opérations

à travers le monde depuis plus d’une décennie.

La surveillance maritime, côtière et frontalière fait intégralement

partie du spectre de missions pouvant être

conduites par les drones. Survey Copter intensifie ainsi

ses efforts sur les activités et les emplois maritimes de

ses drones pouvant être catapultés, dirigés par un autopilote

embarqué déchargeant ainsi l’opérateur de la

conduite du vol. Le véhicule aérien est récupéré sur le

bâtiment par un système éprouvé de récupération par

filet.

Pour mettre au point cette technologie, Survey Copter

a travaillé simultanément sur le rayon d’action, l’atterrissage

et la récupération de l’aéronef, sur sa capacité

à s’insérer dans le champ électromagnétique des bâtiments,

ainsi que sur sa résistance à l’environnement

salin. Le système à voilure fixe Aliaca en est l’exemple

type. Ce drone dispose d’une autonomie de trois heures

et peut évoluer dans un périmètre s’étendant jusqu’à 50

km autour du bâtiment emportant une charge utile supérieure

à un kilo.

En outre, l’entreprise s’est lancée, depuis 2010, sur le

marché civil et a mené de front plusieurs types d’expérimentations

à long rayon d’action telles que l’inspection

de lignes électriques, de lignes de chemins de fer,

d’oléoducs, de gazoducs ou encore de surveillance de

terrains d’accès difficiles et de protection d’Opérateurs

d’Importance Vital (OIV). Afin de démontrer la capacité

opérationnelle et d’intégration de ses produits au sein

des règlements existants et vis-à-vis des autorités de

contrôle, Survey Copter porte une attention toute particulière

aux divers aspects de certification. L’entreprise

coopère efficacement avec les organes de régulation

et participe activement aux travaux du Conseil pour les

drones civils.


M.I.F.A. - Sofins 2019

034

L’armée belge

En pleine mutation dans le domaine des

opérations spéciales

La vision stratégique du ministre Steven Vandeput accorde une large place

au domaine des opérations spéciales avec le renforcement d’une capacité de

forces spéciales, impliquant une transformation au sein de la Composante

Terre.

Spécialisé dans le domaine para-commando depuis le début de sa carrière

militaire en 1986, le colonel Tom Bilo a gravi les différents échelons pour

prendre la tête du Special Forces Group entre 2011 et 2014. Depuis 2018,

il est le commandant en second du SOCOM belge dont il a participé au

lancement. Il revient sur les enjeux de cette mutation de l’armée belge dans

le domaine des opérations spéciales.

Avec la transformation de la Brigade Légère

en Special Operations Regiment et le

SOCOM, la Belgique met-elle l’accent vers

le retour d’une capacité de forces spéciales

plus importante qui n’est plus cantonnée

qu’au Special Forces Group ?

L’environnement sécuritaire étant ce qu’il

est, un recalibrage de la capacité des

forces spéciales belges s’imposait. A cet

effet d’importants investissements ont

été faits au niveau du commandement en

créant un Commandement des Opérations

Spéciales conjoint (SOCOM) et en transformant

l’état-major de la Brigade Légère

en état-major du Régiment des Opérations

spéciales. Le Special Forces Group reste


dans cette évolution plus que jamais le fer

de lance de la capacité. Divers investissements

sont en cours afin d’en augmenter les

moyens, notamment en matière d’instruction

et d’intervention en milieu maritime.

En outre deux bataillons para-commando

ont entamé un processus de transformation

afin d’être eux-aussi à même de conduire

des opérations spéciales, soit en appui au

Special Forces Group, soit en complète autonomie

pour certaines missions spécifiques.

Dans ce même but, l’approche de la formation

au sein des centres d’entraînement

commando et parachutiste est en pleine

évolution. Les formations

qui y sont

données doivent

elles aussi converger

vers le même

objectif.

Un premier

déploiement du

Special Operations

Regiment est prévu

en Afghanistan

en septembre

prochain. Quel rôle

va jouer le SOCOM

dans le processus

de ce premier

déploiement du

SOR ? Cohérence

opérationnelle au

niveau interne de la

Défense mais aussi

lien avec les autres

nations alliées pour

voir les besoins ?

Déjà pour les opérations

en cours, le

SOCOM assure, en

étroite collaboration

avec les autres

départements

d’état-major impliqués, le suivi des unités

en théâtre. Placé au cœur du département

opérations et entraînement, le SOCOM

est le centre névralgique pour tout ce qui

concerne les opérations spéciales. Au niveau

national, il assure ainsi la cohérence

opérationnelle au travers des composantes.

Ses nombreux contacts avec les pays alliés

permettent également de percevoir rapidement

les tendances et besoins hors de nos

frontières et dès lors de se positionner activement

au sein des alliances internationales.

Au sein du Special Operations Regiment a été

intégrée une unité d’appui le 6 CIS. Le SOR

pourra avoir également le soutien d’unités

de l’autre brigade. Le SOCOM aura-t-il un

rôle de facilitateur et de coordinateur entre

le SOR et la nouvelle Brigade Motorisée par

exemple selon les besoins ?

Vu l’importance capitale des transmissions

sécurisées à longue distance, une unité de

transmissions, le 6ème Groupe CIS, a été

incorporée au sein du Special Operations

Regiment. Ceci permettra d’intégrer les

nombreux moyens CIS qui sont en cours

d’achat et de répondre au mieux aux multiples

besoins de

communications

qu’ils soient en interne,

avec des éléments

d’éléments

d’appuis nationaux

ou avec des partenaires

alliés.

En ce qui concerne

le soutien venant

d’unités de l’autre

brigade, voire

même des autres

composantes, le

SOCOM se veut

être une force motrice

afin de faire

en sorte que les

différents soutiens

soient dûment préparés

pour appuyer

les unités spéciales

en temps voulu et

en cas de nécessité.

Le SOCOM fait

ceci en collaboration

étroite avec

les commandants

des autres composantes.

On peut ainsi dire

que le SOCOM devient l’interlocuteur

privilégié « Forces Spéciales » non

seulement au sein de la Défense belge

mais aussi pour les autres armées alliées

? La Défense belge va-t-elle accroître sa

crédibilité dans le domaine des opérations

spéciales au niveau international ?

En élargissant ses capacités et en multipliant

ses déploiements en théâtres d’opérations,

la Belgique a la ferme volonté

d’être un partenaire fiable dans le domaine

des opérations spéciales. Presque trois ans

d’opérations en Irak, ainsi que des missions

035

M.I.F.A. - Sofins 2019


M.I.F.A. - Sofins 2019

036

de longue durée en Afrique, ont déjà permis

de bâtir d’excellentes relations avec de

nombreux partenaires internationaux. L’intention

est de continuer dans cette même

voie.

On remarque un mouvement similaire dans

les autres pays européens. Quelques mois

après la Belgique, les Pays-Bas ont fait de

même. Des échanges ont-ils eu lieu entre

les deux pays qui ont entamé la même

transformation ? Pourquoi ce regain d’intérêt

sur la mise en place de telles structures

comme le COS existant déjà en France ?

Le fait de mettre en place ce type de structure

date déjà de la fin des années 80. Les

Américains et les Britanniques ont commencé

en 1987. Une multitude d’autres pays

leur ont embrayé le pas depuis. Que la Belgique

et les Pays-Bas le fassent seulement

maintenant est sans doute dû à des éléments

de politique interne. Or, il est clair

que ce type de structure est nécessaire afin

d’assurer une vision et une approche cohérente

en tout ce qui concerne les opérations

spéciales du point de vue national et international.

La vision stratégique accorde une place

pour le renouvellement de matériel à

destination de la capacité SOF qui recevra

des LTTV après les nouvelles jeeps. Le

SOCOM intervient-il dans le processus

d’achat de matériel ? Peut-il avoir un avis

à donner ?

Le SOCOM fonctionne effectivement comme

conseiller pour le développement des capacités

SOF et à ce titre donne un avis pour les

achats au profit des forces spéciales. Une

expertise interne, ainsi qu’un riche réseau

international, permettent de formuler des

recommandations pertinentes et d’orienter

le choix de certains matériels.

Le salon Sofins est-il un salon auquel les

Forces Spéciales belges ont déjà participé

comme visiteurs ? Le SOCOM peut-il

avoir vocation à surveiller l’évolution

des technologies dans le domaine des

opérations spéciales pour apporter une

recommandation ?

Des représentants des FS belges étaient

présents au SOFINS dès sa première édition.

C’est un salon particulièrement intéressant

et orienté spécifiquement vers les

besoins des FS qui, outre la découverte de

nouveaux équipements, permet de réels

échanges avec les industriels. Ceci permet

de part et d’autre d’avoir une meilleure

compréhension des défis à venir, ainsi que

d’explorer ensemble de potentielles pistes

pour y apporter des solutions.

Marie-Madeleine Courtial


M.I.F.A. - Sofins 2019

038

Rencontre avec un Précurseur :

Bertrand VILMER

Fondateur et Président d’ICARE Aéronautique.

Avec une expérience dans les Armées et au centre d’essais en vol, après

avoir multiplié les fonctions en opération, après 10 ans dans l’industrie

spatiale au plus haut niveau et présidé une compagnie aérienne, Bertrand

Vilmer fonde en 2011 la société Icare aéronautique.

Icare en quelques mots ?

Icare est une Entreprise Aéronautique de services de sécurité

et de défense. Elle est spécialisée dans l’Ingénierie

de services au profit des clients institutionnels, dans

la vente d’heures de vol et de maintenance.

Ainsi nous répondons à des appels d’offres complexes

d’Etats ouest-européens mais aussi de l’UE ou des Nations

Unies en fédérant les meilleures entreprises dans

chaque métier.

Parlez-nous de votre concept d’ « heures de vols clefs

en main ». Une idée résolument innovante…

Le principe est simple : nous plaçons à la disposition des

services étatiques des appareils sur les lieux de leur exploitation

et nous en assurons la maintenance, d’où le

concept « clefs en mains », seuls les vols sont assurés

par le client.

Nous veillons à nous approcher au plus près des capacités

spécifiques et des optionnels requis par les opérationnels

tout en respectant les exigences de l’Autorité de

tutelle de l’aviation civile.

Quels sont les avantages de la formule ?

Ils sont multiples.

La prestation clefs en main dont nous parlons est surtout

rapide, elle libère de la marge de manœuvre en gestion

de flotte et de maintenance, elle permet d’écrêter des

pics de charge, et préserve les budgets d’équipement

tout en générant un coût de fonctionnement imbattable.

C’est donc un véritable bol d’air pour les acteurs

aéronautiques étatiques ?

Plus que cela ! Une telle souplesse permet la poursuite

de la mission.

En effet personne ne peut prévoir les évolutions de la situation

géopolitique, pas plus que les catastrophes naturelles.

Dans les deux cas, des appareils de l’Etat sont

engagés pour des durées et des volumes d’activité aérienne

qui sont à la fois prioritaires et imprévisibles.

Or, le nombre des appareils étatiques ainsi que les heures

de vols annuelles allouées sont comptés. La surcharge

due aux opérations entraine alors un triple impact :

• la surconsommation du potentiel des appareils conduit

à un engorgement des organismes de maintenance qui

le régénèrent ;

• par voie de conséquence, les chantiers de modernisation

engagés au sein de ces mêmes organismes accumulent

les retards et des reports sine die des livraisons

des appareils prévus ;

• enfin, la priorité donnée aux opérations - tant pour les

appareils que pour les personnels- réduit mécaniquement

le volume des heures de vol allouées à la formation

des équipages et à leur préparation opérationnelle.

En résumé : plus de missions, moins d’appareils, moins

de pilotes formés et des circuits de maintenance saturés ;

le phénomène diverge…. C’est… balistique.

Pour interrompre cet enchainement, il faut une solution

externe rapide et adaptée.

Ainsi nous plaçons à la disposition des organismes

étatiques des appareils civils similaires aux leurs, permettant

à leurs pilotes de voler immédiatement. Cela

s’effectue avec un contrat clefs en main dont la durée

est modulable. Nous fournissons la maintenance, le

convoyage, le montage réglementaire, l’environnement

administratif, etc.

Notre service est immédiat et flexible, l’appareil civil est

de la dernière évolution, doté des options nécessaires à

leurs missions et parfaitement entretenu.

Au travers d’une architecture réglementaire et technique

complexe, l’appareil est « hybride » : il alterne alors missions

commerciales, étatiques et militaires au gré des

besoins et de la demande. La conséquence est qu’au lieu

d’effectuer 300 heures de vol par an -ce qui est admis

pour les appareils étatiques par exemple- il en fait le

triple voire le quadruple, avec un taux de disponibilité de

plus de 95 %, Il est aisé alors de comprendre que le coût

et donc les prix sont diminués d’autant.

Vous mettez des méthodes d’exploitation privées au

service des organismes étatiques en quelque sorte ?

Tout à fait. La satisfaction du client est essentielle, toutes

ses demandes font l’objet de réponses rapides nourries

d’une étude juridique et réglementaire dont les résultats

sont validés par les services officiels.

Un triptyque gagnant : partenariat, proactivité, adaptabilité.

Ce comportement spécifique tient au génome d’Icare :

A tous les niveaux de l’entreprise œuvre du personnel

rompu aux exigences opérationnelles, habitué aux relations

humaines dans des milieux contraints et ayant

montré des capacités d’adaptation en opérations. Des

acteurs issus des Forces, travaillant au profit des Forces.

Quels sont vos prochains marchés ?

Nous avons signé fin 2018 plusieurs contrats de ventes

d’heures de vol en France et à l’étranger que nous mettons

en œuvre actuellement.

Nous sommes sur des prospects étatiques et de l’Union

Européenne et avons de bons espoirs.

Nous sommes également très attentifs aux besoins de

nos clients et répondons à leurs demandes ; cela va possiblement

nous conduire à nous diversifier dans la formation

et la maintenance.

Par ailleurs nos partenaires financiers nous font

confiance, cela nous permet d’étudier des opportunités

de croissance tant en externe qu’en interne.


M.I.F.A. - Sofins 2019

040

MOOV&COOK

Ca bouge dans les cuisines !

Spécialisé dans la location de modules et conteneurs transportables

de cuisine professionnelle, MOOV&COOK s’impose en expert des

cuisines mobiles.

Thierry Rémus, directeur de MOOV&COOK, présente

sa société : «Anciennement appelée Modul-Kit,

la société MOOV&COOK est l’experte des

cuisines mobiles. Depuis 1997, nous fournissons

des modules de cuisine équipés sur mesure pour

la restauration collective en cas de besoins temporaires.»

Solution destinée à maintenir une activité

de restauration en cas, par exemple de travaux,

les cuisines MOOV&COOK peuvent délivrer jusqu’à

3000 repas.

«Notre expertise nous permet d’intervenir en

amont. Nous étudions l’emplacement, cherchons

la meilleure solution adaptée, puis nous positionnons

et nous raccordons la cuisine», explique

T. Rémus. «Nous proposons à la location la partie

cuisine ou la version complète avec la salle de

restauration, en fonction des besoins des clients.

La durée de location est en moyenne une année.»

Quels sont les clients de MOOV&COOK ? «Nous

avons des établissements de la défense, des prisons,

des établissements scolaires, des maisons

de retraite, mais aussi des hôpitaux, des sociétés

de restauration d’entreprise… Qui nous contactent

dans le contexte de chantiers de construction et

de rénovation. Nous faisons également de l’événementiel

et des cuisines éphémères comme les

restaurants de bord de plage. Cuisson au gaz, à

l’électricité, chambres froides… Il est possible de

reproduire l’ensemble des dispositifs remplacés.»

MOOV&COOK fournit de nombreuses prestations

pour les armées. Elle a loué pendant vingt mois

ses cuisines à la Marine Nationale afin d’assurer

la restauration des personnels du porte-avions

Charles de Gaulle, pour 1200 convives. Un beau

défi, pleinement réussi. Bases aériennes, Garde

Républicaine, Troupes de montagne, hôpital ou

école militaire, Sapeurs-Pompiers... L’entreprise

travaille avec tous les secteurs de la défense et

sécurité.

Déjà certifiée QualiCuisines, la société poursuit

son travail de recherche et d’innovation. «Nous allons

bientôt sortir un nouveau module de cuisine

qui sera beaucoup plus large, plus haut, et équipé

de carrelages au sol afin de se rapprocher le

plus possible de l’environnement traditionnel des

cuisines. Les hottes seront également plus performantes

pour l’extraction et le renouvellement

d’air. Nous remplaçons nos évacuations en PVC

par des évacuations en inox, plus hygiéniques.»

Dans un secteur où l’hygiène et la qualité sont des

vertus fondamentales, MOOV&COOK a su démontrer

son expertise, et compte bien poursuivre son

ascension.

MOOV&COOK

55 rue du ruisseau

38070 Saint Quentin Fallavier

T. 04 74 82 62 70

www.moovandcook.com

contact@moovandcook.com


M.I.F.A. - Sofins 2019

042

La brouille Macron / Trump

sur « l’armée Européene »

La querelle d’un bluffeur et d’un bouffon autour d’une idée

loufoque. On pourrait caricaturer ainsi la polémique qui s’est

déroulée, à coups d’interviews et de tweets, entre les présidents

français et américains après que le premier a évoqué le fumeux

concept d’une soi-disant armée européenne. Difficile de dire ce

qui a pu passer par la tête du chef de l’Etat, sachant que s’il y a

un pays pour lequel la mise en commun des forces européennes

signifierait une perte nette, pour ne pas dire désastre fatal, c’est

bien la France. Sans doute en est-il conscient, auquel cas il a dû

trouver que le plus grand mérite de ce concept est justement qu’il

n’a aucune chance. Et qu’il irrite, au passage, le président Trump.

Au prime abord, les deux sont dans leurs rôles.

Quoi de plus normal qu’un président français qui

déclare vouloir une Europe militairement puissante

et indépendante, et un président américain qui s’y

oppose ? Le spectacle n’a rien de nouveau. C’est

même l’axe principal des relations Europe/OTAN/

Etats-Unis depuis toujours. Sauf que, jusqu’ici,

les dirigeants français prônant inlassablement

l’Europe de la défense avaient écarté l’idée même

d’une armée européenne. De l’autre côté, dans

leur refus systématique des velléités d’indépendance

français, les dirigeants US s’étaient jusqu’ici

abstenus de se moquer de l’occupation allemande,

ou d’y mêler taux de chômage, cote de popularité

et commerce des vins.

Emporté par sa propre fougue lyrique, Emmanuel

Macron a donc parlé d’armée européennecomme

un des futurs grands projets pour l’UE.

Un terme qu’aucun de ses prédécesseurs n’eût

employé, sauf pour rassurer que, justement, une

telle armée n’était point l’objectif de l’Europe de


M.I.F.A. - Sofins 2019

044

la défense. Et pour cause. Une structure militaire

véritablement supranationale subordonnerait la

France, seul pays européen disposant de toute la

gamme des capacités de défense, à une majorité

pacifiste-atlantiste qui ne seraient que trop heureux

de pouvoir enfin jeter aux orties sa doctrine

d’indépendance. Depuis, le président tente de rectifier

le tir. Il précise que son appel à une armée

européenne est surtout censé mobiliser en faveur

de l’autonomie stratégique. A ceci près que les

deux sont, dans les faits, incompatibles.

Donald Trump, pour sa part, s’offusque quand il

entend son homologue français parler d’autonomie.

Il le fait à sa manière, fort inélégante, mais

son rappel sur la primauté de l’OTAN est le même

que ce que Washington avait sorti à chaque fois

que les Européens semblaient vouloir un tant soit

peu s’émanciper militairement. Il y a vingt ans, au

moment du lancement de la politique de défense

de l’UE, l’administration Clinton les avait déjà mis

en garde que si cette initiative avait pour objectif

d’acquérir une autonomie, alors l’OTAN pourrait

« devenir une relique du passé ». Et cela a toujours

marché. La plupart des pays européens ne

voulaient surtout pas risquer la garantie de défense

collective offerte par l’article 5 de l’Alliance.

L’ironie, avec Trump, c’est qu’il avait totalement

discrédité cette même garantie, à force de l’avoir

maintes fois remise en cause publiquement.

Mais le paradoxe le plus frappant reste du côté des

Européens. Jamais depuis la fin de la guerre froide

l’alignement des planètes ne fut aussi favorable

pour que, enfin, ils prennent en main leur propre

destin. La prestation diplomatique du président

Trump, que ce soit sur le climat, le commerce, la

Russie ou l’Iran, est comme une démonstration

24/24 des inconvénients de leur dépendance. Le

tout dans un contexte où la raison originelle de

cette situation asymétrique, à savoir la garantie

de défense US, avait été ébranlée par le président

US lui-même, et où les opinions publiques européennes,

déjà peu contentes, risquent d’être encore

plus irritées au vu de l’impuissance collective,

sur la scène internationale aussi, de leurs

gouvernements.

Et pourtant, ceux-ci se refusent à l’évidence.

Comme à chaque fois quand la logique géopolitique

en faveur d’une émancipation de l’Europe

devient pratiquement irrésistible, comme ce fut

le cas après l’annonce du « pivot » américain vers

l’Asie, la plupart des dirigeants européens optent

pour la crispation atlantiste. Plus la perspective

d’une reprise en main de leur autonomie paraît

inévitable, plus ils paniquent et s’empressent pour

lui faire des obstacles. Sauf en France, où Emmanuel

Macron, comme tous ses prédécesseurs, essaie

de provoquer, auprès de ses homologues de

l’UE, une prise de conscience générale. D’où cette

phrase qui sonne comme une alarme : « être all

ça n’est pas être le vassal ». Et surtout « pour ne

pas être le vassal, on ne doit pas dépendre » des

Etats-Unis. Pour cela, il faut aussi, précise-t-il, se

donner les moyens de cette autonomie. Sauf que

les partenaires européens ne se bousculent pas.

Comme la chancelière Merkel, tous se réfugient

derrière la formule « en complément de l’OTAN

», ce qui, sur le point crucial de l’indépendance,

équivaut à une fin de non-recevoir.

HAJNALKA VINCZE


Cordon DS2i

des technologies de pointe !

045

Désormais Filiale indépendante de Cordon Group,

l’entreprise Cordon DS2i spécialisée depuis 2015

dans la Défense et la Sécurité ne cesse de développer

ses produits en les expérimentant auprès des forces

étatiques et d’opérateurs privés tels que les OIV.

sécurité mais aussi comme sous-traitant de rang 1,

de proposer à des sociétés telles que Safran, Thales,

Airbus,… des produits de haute technologie, capables

de subvenir à leurs besoins les plus précis !

Ainsi, elle adapte ses innovations à leurs besoins et

missions spécifiques. Le SMDR2 par exemple, un

système mobile de détection et de renseignement,

peut être utilisé sur différents types de véhicules :

pick-ups, blindés possédant une plateforme…

Du côté du DPIS, un système capable de détecter les

intrusions et donc de protéger les infrastructures

sensibles, la surface couverte est désormais bien

plus grande, ses outils d’analyse permettent de

délivrer des informations plus pertinentes.

De nouveaux capteurs permettent également un

meilleur suivi des menaces.

La vocation de Cordon DS2i est de se positionner

comme un acteur direct du marché de défense et de

www.cordonds2i.com


M.I.F.A. - Sofins 2019

046

WC LOC

L’expert des sanitaires mobiles

Mobilité, rapidité, qualité, sont les maîtres-mots de WC Loc.

L’expert français de la location de matériels sanitaires, WC

et douches, déploie ses prestations au service du BTP, de

l’événementiel, des armées, et des administrations.

José Monteagudo, directeur grands comptes et

comptes clefs chez WC Loc, nous en dit plus :

« WC Loc a été fondée en 1992, et l’entreprise

continue à se développer fortement. Nos prestations

consistent non seulement à louer des sanitaires,

mais aussi à en assurer la gestion des flux

et la maintenance. C’est notre plus-value.»

Organisé autour de trois métiers, WC Loc propose

le transport et la mise en place de matériels

sanitaires en location ; l’entretien et la maintenance

des matériels avec hydrocurage, nettoyage,

un service préposé aux sanitaires ; la plomberie

temporaire ; et un support de techniciens rodés à

l’installation, la maintenance et l’exploitation des

groupes sanitaires. La gamme de matériels sanitaires

est variée, allant de cabines mobiles autonomes

à différents produits raccordables, en passant

par des bungalows équipés de douches ou de

toilettes, de cellules, de roulottes de chantier, de

bases vie, ou de caravanes sanitaires, et ce sous

toutes les formes existantes : autonomes, raccordables,

sèches et sous-vide. Le catalogue est riche

de nombreuses références.

Avec ses 27 agences et dépôts présents sur tout le

territoire métropolitain, WC Loc possède un maillage

intense en continuité et réactivité. Les véhicules

de l’entreprise sont récents (72 % du parc

a moins de trois ans), les chauffeurs sensibilisés

à l’éco-conduite, et un logiciel d’optimisation des

tournées permet de réduire le bilan carbone.

Quant aux clients, ils sont variés, comme l’explique

J. Monteagudo : « 65% de nos chantiers

sont dans les TP et BTP. Parmi nos clients figurent

des majors tels que Vinci, Bouygues, Eiffage, Colas…

Nous accompagnons des chantiers majeurs

comme le Grand Paris ou la construction de lignes

TGV.» Chantiers de travaux, industries, événements

récurrents ou exceptionnels, le panel est

varié. D’autant que certaines missions peuvent

être liées à des phénomènes climatiques en appui

des communes, par exemple dans le cas d’inondations.

Et du côté des armées ? «La plupart des prestations

destinées aux armées sont liées à des événements.

Par exemple, nous avons fourni des

matériels pour des meetings aériens, le défilé

du 14 Juillet, en appui auprès des Sapeurs-Pompiers,

des bases aériennes, la DCNS, l’OTAN. Nous

sommes en contrat avec l’Elysée, l’Assemblée Nationale,

Matignon… Nous travaillons pour le Salon

du Bourget, Eurosatory, les Invalides. Nous aimons

travailler avec la défense et souhaitons développer

ce partenariat.»

Avec un fort chiffre d’affaires et en développement

constant, WC Loc bénéficie aussi de plusieurs

certifications, garantissant expertise et qualité.

En cours de certification ISO 9001 et ISO 14001,

l’entreprise est aussi adhérente au pacte mondial

ONU, soulignant une pratique de l’économie

responsable, un souci de l’éthique, une priorité

accordée au tissu économique local, une parité

femmes-hommes y compris dans l’encadrement.

Entreprise très active, WC Loc est en phase de recrutement.

Groupe WC Loc

Contact privilégié : José Monteagudo

GSM : 06 24 62 03 29

jose.monteagudo@enygea.com


M.I.F.A. - Sofins 2019

048

Chantier Naval Couach

le pari Moyen Orient

En 2012, l’entreprise connaissait de sérieuses difficultés

économiques. En 2018, elle livre 79 intercepteurs à l’Arabie

saoudite, réussissant le tour de force de produire et livrer en

trois ans cette commande considérable, qui confirme au passage

l’enjeu majeur du Moyen-Orient pour l’entreprise de Gujan-

Mestras. Expertise, bonne compréhension des marchés porteurs

dans la péninsule du Golfe et capacité de maîtriser sa production,

autant d’arguments qui ont permis à l’entreprise de rebondir.

Pour le MIFA, Guillaume Peuchant vice-président de Couach en

charge des activités de défense répond à nos questions.

MIFA : Vous vous êtes implantés physiquement

aux Emirats arabes unis. Pouvez-vous nous

expliquer la genèse de votre partenariat local ?

Comment avez-vous identifié les EAU comme

un marché porteur ?

Guillaume Peuchant : Les EAU sont l’un des

plus importants centres d’affaires du Moyen-

Orient. Couach est présent aux Emirats arabes

unis au travers d’une filiale ouverte à Abu

Dhabi et nous avons renforcé notre présence

dans la région l’année dernière par la présence

permanente de notre directeur commercial sur

place. Nous investissons dans la région pour son

fort potentiel commercial, et ceci se matérialise

aussi par notre partenariat signé avec ADSB

pour une collaboration basée sur le transfert de

technologie.

A travers ce partenariat, les entreprises

partageront leurs compétences et atouts : Couach

accompagnera les EAU dans la conception

et l’ingénierie, ils apporteront à Couach une

présence locale et un accès à ces marchés pour

lesquels les chantiers locaux sont favorisés.


Nous servirons ce marché en accord avec les

directives économiques et de développement

locales, et nous nous concentrons également sur

les pays voisins où la demande croit de manière

significative.

049

Le Moyen-Orient est un marché porteur pour

Couach sur les 3-5 ans à venir. Même si nous

tentons de diversifier la base clients en Europe,

en Afrique, en Asie, et en Amérique latine à

moyen terme, les pays du Golfe ont toujours été

un marché prioritaire pour Couach et nous y

sommes implantés depuis longtemps. Au travers

de nos différents contrats exécutés par le passé

et grâce au succès de la livraison récente de 80

intercepteurs pour les garde-côtes saoudiens,

Couach représente aujourd’hui un partenaire de

choix pour les organismes nationaux.

Quels sont les offres spécifiques de votre

expertise qui a particulièrement intéressé les

EAU dans le domaine de la Défense ?

Dans le domaine défense, le cœur de notre

gamme est basé sur les intercepteurs (produit

rapide pour missions de courte durée) et les

patrouilleurs (mission longue de reconnaissance

et surveillance de côtes). Nous développons

et ajoutons aujourd’hui un nouveau produit

de toute dernière génération, un patrouilleur

pour des longues missions de reconnaissance,

qui embarque de la technologie de pointe,

traditionnellement présente sur des navires de

bien plus grande taille, type frégate.

Je citerais deux produits spécifiques:

Les nouveaux patrouilleurs rapides qui

embarquent de nombreux senseurs et moyens

d’autodéfense de dernière génération et qui

remplissent des missions plus classiquement

dédiées à des unités plus grandes. Ces

navires sont également équipés de moyens de

communication modernes qui autorisent le

contact avec les forces air/terre/mer et donc

de coordonner les actions de tout type. Tous

les équipements sont intégrés dans un Combat

Management System qui permet la récupération

des données de tous ces équipements et de le

redistribuer aux différents acteurs en mission.

- Les « Fast Interceptors »: Nos intercepteurs

atteignent près de 65 nœuds, des vitesses

requises pour missions d’interception, de

protection ou de déplacement rapide de haute

précision. En dépit de cette vitesse, nos clients

nous challengent et nous demandent des

bateaux toujours plus rapides. Nous recherchons

à développer les meilleures performances dans

un produit toujours plus simple, en réduisant

les poids, simplifiant les équipements tout en

contenant les coûts.

Quels sont vos plans d’expansion au Moyen-

Orient ? Les Emirats sont-ils la première pierre

d’une implantation plus importante ?

Notre implantation aux Emirats s’est faite suite

à des besoins commerciaux locaux et dans les

pays voisins. Tout le monde sait que les EAU

représentent une plateforme importante. Avoir

une présence étrangère a toujours été un facteur

clef pour Couach qui exporte la majorité de sa

production, d’autant plus depuis que nos clients

sont, pour la majorité, étrangers (Moyen-Orient,

Russie, Angleterre, Inde). Nous nous attachons

en un même temps à nous développer le plus

possible en France pour la plaisance.

Nous avons une forte stratégie de localisation

avec des entités juridiques et une présence

d’employés Couach aux EAU, et en Arabie

saoudite, alignée avec notre volonté de

croissance agressive et globale. En Arabie par

exemple, l’entité emploie plus de 30 employés,

le tout divisé en plusieurs départements, un

bureau principal et quatre bases de maintenance

divisées à travers le pays. Ces bases prennent

en charge les services de maintenance et de

suivi technique de nos bateaux. La seconde

entité basée aux Emirats est une filiale de notre

groupe NEPTEAM représente pour l’instant une

entité commerciale qui ne demande qu’à se

développer.

Vous aviez connu des difficultés l’année 2012.

Quelles ont été les stratégies adoptées pour

sortir de ce passage difficile ?

En 2012 nous étions dans une période où des

contrats pré-acquisition par NEPTEAM avaient

M.I.F.A. - Sofins 2019


M.I.F.A. - Sofins 2019

050

été signés dans des conditions difficiles (prix

bas, délais courts, contrats pénalisants). Un

certain nombre d’événements hors de notre

contrôle ont aussi pénalisé les résultats, la

sauvegarde judiciaire a été mise en place pour

autoriser à reculer des paiements, au vu des

difficultés de l’époque. Depuis 2012 néanmoins,

aucun incident de sauvegarde n’a été enregistré,

nous suivons scrupuleusement nos échéanciers

de paiement.

Depuis, nous nous sommes attelés à gérer,

négocier, et suivre nos contrats et procédés

commerciaux, à structurer l’activité avec des

pratiques de gestion plus industrielles (ligne

de production, plus de bureau d’études et une

culture de qualité totale). Le contrat HSI a été

le projet qui a prouvé au monde nos capacités

industrielles, ce que personne ne peut réfuter

aujourd’hui et représente un atout commercial

considérable.

Lors de notre projet de construction 80

intercepteurs, nous avons construit un bateau

par semaine, sans le moindre retard de livraison

malgré une cadence extrême, et un zéro défaut

signé client avant départ des bateaux de notre

site sur le bassin d’Arcachon.

Nous avons également livrés plusieurs yachts

(44 mètres, 23 mètres) et continuons dans

cette lignée sur ces produits qui ont fait notre

renommée de performance et de qualité,

mais en essayant également d’y injecter bien

plus de technologie disruptante (nouveau

matériaux composite plus recyclable ou antifeu,

automatisation/simplification de certains

procédés de fabrication, moteurs hybrides,

etc.). Nous sommes fiers de pouvoir dire

aujourd’hui que Couach s’impose comme une

entreprise qui performe opérationnellement, et

financièrement.

Pensez-vous aujourd’hui qu’il existe pour Couach

de vraies perspectives de développement sur

son segment “défense” sur le marché français,

ou l’international est-il vraiment le principal

relais de votre croissance future ?

Notre « pipeline » marché défense est en grande

partie internationale car il y a en ce moment,

peu d’activité en France correspondant à nos

produits phares, faute de budget. Malgré tout,

nous sommes supportés par les institutions

gouvernementales françaises (DGA, BPI), ce qui

aidera Couach à remporter de nouveaux contrats

en France ou ailleurs. Par le passé, nous avions

livrés des bateaux à la Gendarmerie, aux douanes

et autres institutions nationales. Nous sommes

toujours à l’écoute du marché et serons présents

sur les prochains appels d’offre, comme celui de

la SNSM ou nous faisons partie des trois derniers

chantiers en course pour le renouvellement de la

flotte entière de la SNSM (140 bateaux sur 10 ans

prévus initialement, mais scindé en deux pour

l’ instant). Nous sommes fiers et enthousiastes

à l’idée de supporter une institution bénéfique

comme la SNSM et de fournir des bateaux de

performance, de qualité et au juste coût.

Quelles innovations dans le domaine l’entreprise

Couach est-elle en train de préparer ?

Nous avons deux grosses plateformes produit :

les intercepteurs rapides pour des missions de

protection active, et les patrouilleurs pour des

missions longues de détection et protection,

avec une plus grande couverture de côtes afin de

protéger les Etats de leurs voisins, des pirates,

ou des voleurs de pétrole, ou terroristes, par

exemple. Afin de se développer, Couach a

repositionné son offre produit pour qu’elle soit

simple à comprendre et s’inscrive dans une

optimisation des plateformes existantes, tout

en développant des solutions non existantes.

Notre capacité de développement de solution

technique, d’études et mise en plan, de méthodes

d’assemblage, de calcul de performance réduit

les temps de cycles, les risques de manque de

performance. Nous avons recruté de nouvelles

ressources au sein de son bureau d’études

(propulsion hybride, intégration système et

logiciels) pour couvrir le développement de

bateaux plus performants, plus innovants, et

plus technologiques, pour nous permettre de

rentrer dans des marchés à plus haute valeur

ajoutée et des modes de production toujours

plus contrôlés.

Damien DURAND


M.I.F.A. - Sofins 2019

052

IrvinGQ

Airborne Systems

L’expert du parachutage et du largage

Qu’il s’agisse d’hommes ou de matériels, la société française

IrvinGQ France - Airborne Systems France est capable d’offrir

une solution technique globale pour tous les parachutages et les

largages.

Bruno Delannoy, directeur général IrvinGQ France

le souligne : «La somme des deux entreprises

IrvinGQ et Airborne Systems constitue le leader

mondial des matériels de parachutage et de

largage.» De 100 à 9000 mètres, dans toutes les

situations, qu’il s’agisse de largages conventionnels

ou de mise à terre des spécialistes équipés

de systèmes de navigation, en mer, sur terre…

IrvinGQ France s’impose comme l’expert de la livraison

par air. «Notre cœur de métier, c’est la

mise à terre de personnels et de matériels. Les

matériels d’IrvinGQ et d’Airborne Systems sont en

service dans plus de 70 pays dans le monde».

Une telle spécialité ne s’improvise pas. Elle est le

fruit d’une longue histoire. En 1919, Leslie Irvin effectuait

le premier saut en chute libre volontaire.

En un siècle d’évolution, ses «héritiers» constituent

aujourd’hui la référence incontestée dans le

domaine.

«Nous développons des produits techniques destinés

en priorité aux armées. Par exemple, le parachute

Hi-5, le plus performant de sa génération.

Mais aussi le système d’oxygénation SOLR, pour

les sauts à très grande hauteur des commandos

parachutistes des forces spéciales. Du côté des

largages de matériels, la nouvelle plateforme

ATAX est une innovation majeure. Sa modularité

permet de larguer des charges de différentes

longueurs sur terre ou sur mer, et d’intégrer des

airbags procurant l’amortissement nécessaire à

l’atterrissage.»

Ces innovations sont le résultat des travaux de recherche

et développement propres à l’entreprise.

«Nous n’attendons pas d’être financés par nos

clients, mais nous investissons fortement afin de

proposer des produits innovants en nous efforçant

d’anticiper les demandes futures.»

Déjà fournisseur des parachutes de l’armée française,

IrvinGQ France travaille également pour les

industriels fournisseurs de la défense ainsi que le

secteur aérospatial.

IrvinGQ France / Airborne Systems France

+33 5 61 29 76 05

bdelannoy@irvingq.fr

bruno.delannoy@airborne-sys.fr

irvingq.com • airborne-sys.com


H 2 O

4 Questions pour mieux connaître H2O

053

MIFA : Présentez nous la société H 2 O.

H 2 O : La SARL H 2 O est une PME indépendante qui fête

cette année son 15ième anniversaire. Nous sommes

spécialisés dans la production d’eaux potables, le

traitement des eaux usées et des déchets spéciaux

pour collectivités, industriels et militaires en France

comme à l’étranger.

MIFA : Sur quels théâtres d’opérations extérieures

intervenez vous ?

H 2 O : Nous sommes depuis 2004 au KOSOVO sur

l’ensemble des camps et plus recemment au TCHAD

au MALI et en RCA.

MIFA : Précisez nous vos champs de compétences

dans le domaine militaire.

H 2 O : Nous pouvons intervenir partout dans le

monde, du début à la fin d’un projet par la réalisation

de schéma directeur, la construction d’unité de

production d’eaux potables, de traitement d’eaux

usées, la maintenance et l’exploitation de ces unités.

Pour cela nous avons développé des procédés

adaptés (ultra filtration, osmose inverse, traitement

biologique, etc.) à l’ensemble des besoins en eaux

des militaires. Ce sont pour la plupart des unités

mobiles containerisées rapidement déployables aux

quatre coins du globe.

MIFA : Quel sont vos objectifs de développement ?

H 2 O : Nous souhaitons continuer de nous développer

sur ces différents théâtres ainsi que sur d’autres

théâtres d’opération dans le domaine de nos

compétences. Par ailleurs nous développons de

nouvelles unités mobiles containerisées adaptés à

l’ensemble des besoins militaires.

107 bis avenue de Verdun

33700 Libourne

Tel : + (33) 6 86 26 10 74

E-mail : info@sarl-h2o.fr


M.I.F.A. - Sofins 2019

054

Greetings from the

President of the Republic

Toulouse-Francazal, 7 January 2019

Ministers, Ladies and Gentlemen

Ladies and Gentlemen Elected parliamentarian

Mr Chief of Staff of the Armies

Mr Chiefs of Defence Staff,

Mr Regional Prefect

Officers, Petty Officers, Non-Commissioned Officers,

Gendarmes, Soldiers, Aviators, Quartermaster

and Mariners,

Ladies and Gentlemen,

I am delighted to be with you this afternoon. We

have just spent together a few hours at the EDME

headquarters, which gave me the opportunity to

meet the soldiers of the 11th parachute brigade

and aviators of the assault and projection air brigade.

As always during the demonstrations, I saw the

passion, determination and commitment that animate

our paratroopers and aviators, who reflect

the passion of all our military staff. I thus measured

the formidable asset that the airborne capacities

and techniques constitute for our operations

and would like to thank you for your warm

welcome, explanations, and the high quality of the

presentations made.

If I came to meet you at the beginning of this new

year, it is above and foremost to express the appreciation

of the Nation.

Appreciation for all the work done by the armies

in 2018 for the defence of France and the French

people, for their unflagging commitment on our

territory and everywhere in the world where our

interests commands such commitment.

Appreciation for all the sacrifices at the service

of the country that each and every one of you

consented. During these past twelve months, you

experienced joys and pains, and sometimes the

trials like all our countrymen. However, you were

always there, available at every moment to fulfil

the missions with which I entrusted you. I would

© photographes@elysee.fr


like to warmly thank you for that and ask you to

extend these thanks of the Chief of State to all your

comrades when you get back to your units tomorrow.

Unfortunately, some of your comrades are no longer

there to celebrate the new year with us.

I would like to spare a thought and a word for

Warrant Officer Emilien MOUGIN, Staff Sergeant

Timothé DERNONCOURT and Corporal Bogusz

POCHYLSKI, whose families I spoke to last 11 November.

Their memories remain with us.

I think of your comrade Colonel Arnaud BELTRAME,

whose courage moved France and the world.

I also think of all those who died while fulfilling

their functions. The military community paid a

heavy tribute this year: Commander Baptiste CHI-

RIE and Captain Audrey MICHELON, from the Nancy-Ochey

air base, Sergeant Simon CARTANNAZ

and Corporal Nathanaël JOSSELIN from the Paris

Fire Brigade. Our emotions run raw and I would

like to present my deepest condolences to their families

and close friends.

By giving their lives for their fellow countrymen,

your comrades experienced the paroxysm of military

engagement and I would like to tell their suffering,

dignified and courageous families the admiration

and gratitude of the Nation.

Other brothers in arms were wounded in combat

or in service.

To all those who suffer, I would like to express

my sympathy and the full solidarity of the Nation.

Throughout the year, during each of my visit,

I wanted to meet with them. Each exchange profoundly

moved me and I would like to tell you how

much I admire their will and courage to win another

combat. We saw this again last June during

the day spent commemorating our wounded and

their families.

This courage, this combat that is theirs, is that to

get better, to rebuild their lives with the help of

the nursing staff of the armies, whose exceptional

work to repair bodies and souls I would like to recall

here.

And I can testify of this: the strength of character

of our wounded and their families is a source of

inspiration for us. The commitment of the veterans

is also a source of inspiration. Those who, in

uncertain and difficult, sometimes troubled times,

fought hard and to whom we now owe our freedom.

We shall not forget them either and I want

to give a word and a thought to our veterans, the

irreplaceable actors and witnesses of our History.

I would now like to wish each one of you my best

wishes for the new year.

Wishes of accomplishment and blossoming in your

personal life. I wish you professional success in

your units and for all the new missions with which

you will be entrusted. I hope that 2019 will be synonymous

with success.

And I take up this opportunity to extend my good

wishes to your families, since their moral support

is indispensable in the exercise of your functions.

They are the daily reflection of your commitment

to our country. It is our duty to support them, and

I want them to know that it is one of my priorities.

If I came to Toulouse in this prestigious brigade of

the land forces strongly engaged in external missions,

it is that I want to talk to you about the operations.

When General DE GAULLE rightly said that “national

defence is the first reason of being for a State”,

the first reason of being for our armies is our operations.

I know that I won’t need to convince many

people here. Your eyes light up every time I ask you

to tell me about the last mission you accomplished

and I sense your impatience when I ask you when

you will launch on the next.

These operations deploy on many theatres, inside

and outside. Their objectives may differ but they

complete one another. They have a profound sense

and their success is the very goal of the ministry.

Barkhane is the first of our exterior operations.

After Niamey in 2017, I went to N’Djamena a few

weeks ago to spend Christmas with your comrades,

along with the minister, the CEMA and our parliamentarians.

I know just how much this mission is

difficult, intense and demanding. I know the high

level of professionalism it requires. I also see how

your engagement in time is necessary. Because it

will take time to re-establish peace in the Sahel,

allowing our African partners to protect their

people against the Islamic gangrene that makes

its way everywhere, particularly in areas where

poverty and the lack of education are dire.

But we shall not weaken. Many of you will take off

in a few months or weeks to join for the first time

or not, the Barkhane operation in Gao where I was

in May 2017, others will go to Niamey, a few others

in N’Djamena. We shall not weaken as the future of

Africa is at stake, thus our own future.

\

Thanks to your ardour, the results are there. Many

chiefs and members of the terrorist groups have

055

M.I.F.A. - Sofins 2019


M.I.F.A. - Sofins 2019

056

been taken out of action, their provisions and logistical

flows broken. We shifted them to areas where

they felt they were free to go as they pleased.

These radical Islamic groups who brainwash,

enslave, sow terror and crime have been deeply

weakened, particularly these past few weeks but

since the start through the permanent action of

Barkhane alongside the armed forces of the countries

of the Sahel, with the support of our American,

German, Estonian, British and Spanish allies,

who we met in N’Djamena.

The presence of our European allies is indispensable,

allowing training in Mali. It is also a strong

symbol of this pragmatic operational cooperation

in which I strongly believe.

With the international community and alongside

the MINUSMA, France takes part in the fight for

peace in the Sahel. This combat is essential and,

in all these zones, our results are continuously improving

and we are progressively gaining ground.

But this combat is above all that of the Sahel countries

themselves. This is why our first ambition

consists in taking the Sahelian armies to a level of

cooperation and competence that will allow them

to push back themselves the jihadist threat. France

plays an important role in equipping, training, accompanying

their armed forces. The international

aid promised to the G5 countries has begun to materialise.

Now that it is ready to carry out veritable

operations, the joint forces symbolise this growth

of the armies of the G5 Sahel. What we are doing

is a new form of war in close cooperation, by re

articulating our own intervention - through the

Barkhane operation - supporting the growing intervention

of the member countries of the G5. In

this sense, the following weeks will prove decisive.

But our fight on the field is not solely military. It is

also a combat against poverty, a fight for education.

We quickly understood that we could not keep

the conquered locations, that we could not avoid

new populations from tipping over into terrorism

unless we have a genuine ambition for development.

What we are collectively building in the Sahel is a

new form, where the articulation between our armies

and development policy is completely new.

As soon as a space is reconquered, a new development

project settles in, to open schools, to give

a future to the populations and avoid the worse.

To this end, we initiated the Alliance pour le Sahel

in July 2017. In collaboration with our German

partners, we associated numerous other partners

and international donors; the French Agency for

Development plays a decisive role.

Ultimately, what we are building in the Sahel is a

new strategy that allies the defence, development

and diplomatic efforts.

It is thanks to you, thanks to the achievements of

the French armies during the operations you carried

out these past months, thanks to your protection

- I also think of your comrades I saw earlier

on and who were in the Ivory Coast - that free

elections were held a few months ago in the Mali,

that democracy triumphed and that the instability

wanted by some, failed.

© photographes@elysee.fr


In the Levant, the operations that we, that you carried

out, bear their fruit.

2018 came with its lot of significant successes in

the fight against ISIS, which is now deprived of its

Iraq territory and is about to be toppled in Syria.

France’s participation was determining, both in

the training provided to the Iraqi armed forces and

through the air campaign and artillery support to

our partners in the Syrian democratic Forces. And

here, I would like to recall the major role of these

Syrian democratic forces during the victorious

combats against Islamic terrorism.

The withdrawal from Syria by our American ally

must not distract us from our strategic objective:

the eradication of ISIS, by depriving the terrorist

organisation from any territorial footprint by preventing

its resurgence. The fight is not over and I

would like to have a particular thought for our four

American friends who fell on the Syrian ground because

the Islamic terrorists are still there and had

targeted them. We are filled with solidarity with

our American ally and this shows us how much,

there again, the following weeks and months will

prove determining. Because we all want to end this

war against ISIS and truly win it.

We shall have to conduct new operations in the region.

This is why we shall stay militarily engaged

in the Levant within the scope of the international

coalition for the next year.

Obviously, we shall adapt our global military

mechanism according to the operations and political

situations, since our political objective in the

region is inclusive stability, which alone will allow

pushing back terrorists and will allow new resurgences.

Stability in Iraq, with our partner, and

where we shall continue our actions of cooperation

and development Stability in Syria, where we shall

continue to work for an inclusive political solution

and for the indispensable constitutional reform.

We remain invested in the stabilisation of the region.

It is indispensable. We will adapt our global

military mechanism according to this situation but

any hasty withdrawal would be a mistake.

Here, I want to reaffirm our shared determination

with our allies to react at all times in the

event of the use of chemical weapons. We will not

go against our principles and our credibility is at

stake. Last April, I decided to carry out an exceptional

action for its quality, precision and efficiency

with our British and American allies.

I spoke about the Sahel and the Levant, but I am

not forgetting our action in Lebanon under a mandate

of the United Nations, in the Baltic states with

NATO. I am not forgetting our participation to the

formation of African armies, in the Mali and in the

RCA within the scope of the missions of the European

Union or from our standby mechanisms.

These in-depth military operations conducted

from afar allow fighting terrorism every day. But

they are also destined to oppose the power strategies

that come with an increased militarisation of

international relations at the detriment of multilateralism.

They allow us to reaffirm our attachment

to international law and to defend peace. Very

concretely, they allow preserving our freedom.

Each day, you know, at least one SSBN

(nuclear-powered ballistic missile submarine) patrols

and air crafts from the air Force are on alert

to ensure the permanence of dissuasion to protect

our vital interests.

In this area, 2018 marked a symbolic step since last

year, we celebrated the 500th patrol of SSBN, the

40th anniversary of the nuclear air arm, 60 years

of the Directorate of military applications and we

welcomed the first of our MRTT Phoenix, a key programme

that I accelerated within the framework

of the modernisation of our armies.

On all the seas of the globe, in the Guinea and

Persian gulfs, in the North Atlantic, in the Eastern

Mediterranean, in the Caribbean and the Pacific, in

polar oceans, our navy ships ensure a preventing

presence, adapting their operational posture to

protect our interests and maritime spaces, consolidate

our knowledge of risks and threats, and to

be ready to intervene if the order is given to them.

The long-awaited return of the aircraft carrier on

the most strategic theatres and to increase significantly

our projection and intervention capacity.

This was a veritable challenge, a true feat to

reintegrate the CHARLES DE GAULLE in due time

and after a mid-life refit period of 18 months. We

were successful. We took up this challenge thanks

to the mobilisation and talent of the navy, the DGA

and the industrials, who I saluted on the occasion

of my passage in Toulon last 14 November.

In a few weeks, the CHARLES DE GAULLE will start

a long-term deployment in the Indian Ocean, surrounded

by a multi-national naval carrier group

in which several frigates will be integrated: American,

British, Danish and Portuguese amongst

others. This is a formidable image, an exemplary

illustration of the values we convey: a spirit of cooperation

between European partners with the loyal

and precious support of our American ally.

057

M.I.F.A. - Sofins 2019


058

Easycube4 Trading

Solution idéale pour bâtiments en kit

Fondée en 2010, l’entreprise française Easycube4

Trading est spécialisée dans la conception de bases

industrielles, créées sur mesure et transportables.

Une solution qui conjugue agilité et réactivité.

A l’origine d’Easycube4 Trading (E4T), une idée simple :

ne pas transporter du vide, utiliser le panneau

comme paroi extérieure et intérieure autoportante,

et s’extraire des contraintes climatiques, de finitions

et structurelles. Le business model d’Easycube4

Trading, filiale du groupe français Dreyer (créé en

1980), est basé sur la conception de bâtiments en

kit installables par les utilisateurs en Afrique ou

ailleurs. La conception du projet s’effectue au sein

du bureau d’études de la société basée dans le

sud de la France. Easycube4 Trading y fabrique les

composants, les prépare, puis les transporte hors

site afin qu’ils puissent être assemblés sur le lieu

choisi par le client.

Garantie de matériaux de qualité, de tenue du budget,

d’implication des équipes locales et de bâtiments

conformes aux plus hautes exigences, les solutions

sont multiples et déclinées en Easy Study ingénierie,

Easy Space bâtiments modulables à monter, Easy

Box aménagements de containers, Easy Workshop

ateliers transportables, Easy Cold chambres froides

et laboratoires, et Easy hide portes, doublage et

palissade.

Thierry Ruscica, directeur général du groupe

Dreyer, précise : « Nous sommes des passionnés

de la construction. Notre Adn ce sont des valeurs

de savoir-faire, d’exigence, d’engagement et de

responsabilité ; des valeurs que l’on retrouve dans

des corps d’armée. Nous accompagnons nos clients

dans la réalisation de leur projet, de la conception à

la mise en place. »

Transformation de containers, fabrication de maisons

ou de bâtiments en kit, de l’idée à la mise en service,

Easycube s’implique pour coller aux besoins du

client. « Chez Easycube, nous aimons dire que nous

sommes ce que nous réalisons. Notre Pme est 100%

française, dynamique et agile. Nous nous impliquons

à fond, de l’ingénierie au terrain. »

www.easycube4.com


M.I.F.A. - Sofins 2019

060

To ensure the defence and security of French citizens,

you are present all around the world, on the

ground, on the sea and in the air.

You also ensure a presence of every moment on

the national territory - and I would like to praise

you for this too - whether within permanent postures,

air and sea safety, or within the scope of the

Sentinel Operation, which - as you know - remains

indispensable today.

For in spite of all our operational successes, despite

our significant progresses in terms of intelligence,

the terrorist threat persists on our territory.

As I evoked, ISIS has lost of some of its

capacity to foment attacks from abroad. Yet, it

did not renounce corrupting souls, poisoning the

most vulnerable minds of the children of France.

In 2018, in Carcassonne and in Trèbes, in Paris

and in Strasbourg, terrorists made new victims.

So yes, the Sentinelle Operation will continue for

as long as it is needed to support our internal security

forces require it to ensure the protection of

French people. And I want to salute the reaction of

your comrades in Strasbourg, who were the first to

be exposed to the terrorists, the reactivity of your

comrades, sometimes very young who, in Paris,

managed to neutralise other attempts a few months

ago.

Our duty of protection and safeguarding our compatriots

is incarnated in these missions.

It is also incarnated in the rescue and aid operations

that you carry out every day, particularly at

sea and in the airs but also through the admirable

devotion of the Paris fire brigade and Marseilles

navy firemen, and all your reassuring and efficient

interventions during natural disasters.

Each day, you are in total 10000 including 1000

reserve officers, to be mobilised for the defence

of the territory and the protection of the French

people, in mainland France and overseas. And you

can be assured that this mission is as important

as all others, as it contributes to the resilience of

the State, of the Nation. It contributes to make our

Nation always stronger.

Ladies and gentlemen, the ending year was one of

engagement, successes, operations, a full year.

It was a time for major decisions for the future.

Firstly because, in 2018, based on the analysis of

our current world, with its lot of risks, threats, uncertainties,

profound changes, we defined a strategic

vision for France together. And from this vision,

we sketched an ambition, engraved in the Military

programming law that I presented this time last

year in detail and that promulgated on 13 July 2018

in Brienne. I shall come back to it.

But 2018 was also a key year because, since my arrival

and thus since the first budget elaborated by

the Government, I wanted to break - as I had committed

- with the former cycle of the diminution

of the means and activity of our armies. The 2018

© photographes@elysee.fr


061

M.I.F.A. - Sofins 2019


udget was thus an increased budget and one that

is much sincerer than it had previously been.

Yes, to start with, the 2019 draft budget law will be

respected.

M.I.F.A. - Sofins 2019

062

The sincerity of the budget of the armies is no subject

for soldiers abroad. Yet, it has a determining

impact on our daily lives.

What was the rule for years? We all know the

answer. Field operations spending were not provisioned

whereas operations were on-going, and

whose cost could not be foreseen. The result at

the end of the year was that the Ministry had to

allocate resources to finance field operations according

to an inter-ministerial allocation key. How

did we proceed then? Rather simply: we curtailed

programmes for equipping the forces, cancelled,

postponed, which led to delays and overspending.

Ultimately, those who suffered from the situation

were none other than soldiers on the field, in their

everyday lives.

We decided to end this spiral and chose truth and

responsibility. We ended the under-budgeting that

put the weight of uncertainties on our forces. The

financing of field operations is now written in the

draft budget bill. And I would like here to thank the

work and vigilance of our parliamentarians and

the presidents of the two competent commissions.

This does not mean that there will be no decisions

to take in the fall, like in all other areas of the public

policy. But these are now assumed and the budget

is voted and executed. This is what we started

doing since the 2018 budget for the armies was integrally

executed. Thanks to additional resources

of 1,8 billion euros, our armies were consolidated,

manoeuvre margins were generated and a new

path is starting to appear. It was necessary.

We shall continue to trace this new path for the coming

years.

As I underlined, the LPM for 2019-2025 acts a novel

and ambitious budget trajectory. This priority

given to the armies in a context that is known to be

constrained for public finances is a strategic and

sovereign necessity that I fully assume. We can see

it in our context: it is the capacity offered to our

country to be consolidated as the first European

army and to give ourselves the strategic and operational

capacities to intervene for our safety, to

work hand in hand with our allies, but not to depend

on the decisions of the latter.

In our current context, this forces us, this forces

you to the greatest responsibility. Each decision

must be weighed, each Euro must be usefully

spent. But the framework is there: yes, the trajectory

of the LPM will be respected, I committed to

this from the start and reiterate my pledge here.

We are done with the reduction logic of reforms

implemented under the accounting constraint, under

the pressure of workforce reduction. We are

done with this impossible equation whereby we

always asked for more with less. The ministry of

defence is used to reforms. I will not renounce to

these reforms. But these reforms are not with less

or with budgetary aims. These reforms must be

branded with the seal of ambition: seeing large,

seeing high.

Ultimately, what I offer today, is to emerge from the

era of the reforms suffered and to enter the era of

chosen transformations. And we must do this together.

The course is set, the means are available,

possibilities are thus opened. We must now go forth,

with enthusiasm and determination. We must

make place for will, innovation, inventiveness, audacity,

these virtues that the armies have shown

throughout their history and that I constantly observed

in every one of my travels, in every moment

spent by your side. These military qualities so essential

on the battlefield are indispensable for an

in-depth transformation.

In fact, you did not wait: the ministry is already in

movement.

And I want to salute the remarkable action of Florence

PARLY at your head. Since 18 months, Madam

Minister, with the Secretary of State Madam Geneviève

DARRIEUSSECQ, with the full and whole

support of General François LECOINTRE, Chief-of-

Staff of the Armies, whom I deeply thank, but also

the general delegate for weaponry, the secretary

general for the administration and the chiefs of

staff that I all thank, through the professionalism

of the entire civilian and military staff, the staff, directorates

and departments, you have put in place

the levers of change, you have laid the groundwork

by opening up the necessary projects for the

modernisation of the ministry. I want to sincerely

thank you for that and tell you that not only will we

pursue these transformations, but that they will be

intensified around three major axes.

The first: modernising the conception, development

and equipment acquisition processes.

I have said: each Euro must be spent usefully. This

is even truer in terms of equipment since the Defence

is the first investment budget of the state.

How could I justify to the French people the efforts

that they consent for the armies if the equipment

is not delivered on time because of too complex or

lengthy procedures or if the equipment that will


063

M.I.F.A. - Sofins 2019


M.I.F.A. - Sofins 2019

064

be handed over to you tomorrow does not fully

respond to the challenges? The objective that we

must aim is to act in such a way that the equipment

supplied to you should genuinely serve operational

efficiency. It is not a case of ticking boxes: the format

or the size are no longer enough to define a

capability policy. We must think performance, aptitude,

adequacy of means and training, tools and

men. We must anticipate and always keep ahead.

Because our adversaries no longer wait for us, because

like you, I have seen presentations made by

some powers that we shall modestly call authoritarian,

on what they were developing.

It is in this perspective that the modernisation of

the Directorate General of the Armies and the revision

of the capacity building are at the core of

the challenges and the ambition I defined. I know

how ambitious the roadmap is. I know how scrupulously

it is maintained, because it is indispensable

for this battle.

We also need innovation. Because we have the

chance to rely on a fabric of researchers, large

groups, medium size companies, small and medium

enterprises, which must allow us to give rise

to disruptive technologies. But to reach this goal,

we must try to work together even more than we

do today. In this sense, the recent creation of the

Innovation Agency, which will become a laboratory

for military innovation, is a first step. We must go

further still.

We are a country of innovations and entrepreneurs.

These past few years, we managed to increase this

ambition in the digital sector. We must accelerate

the creation of a true French ecosystem around

defence technologies. This is an ambition for our

armies and an ambition for all our territories. Indeed,

beyond the great industrial groups already

set-up, the cooperation of which is remarkable

and who are very present in this beautiful region

that welcomes us, we have an ecosystem of average-sized

companies, small and medium companies

that need to be developed to go even further.

I insist once again on the necessity to create a

genuine partnership between the ministry and

the industrials, who have a crucial role to play.

We are progressing, and the minister reports to

me on this progress regularly. We must continue

with the greatest determination since, there and

elsewhere, performance must be collective. Let

us speak about the maintenance services for our

equipment, a subject we broached on several occasions

this afternoon. In some sectors, the availability

is still of 30%. I will not mention them, we all

know who they are and know about the initial problems.

What is due to? An insufficient integration,

faulty exchanges, definitions that were far from

perfect. We are paying for this on a daily basis, in

our operations, during exercises and our soldiers

are - in some way - its first victims. To remedy this

problem, we wanted to implement a reform of aeronautics

maintenance, a re-haul of the process of

contractualisation and are pursuing this ambition.

The second project we have to successfully com-

© photographes@elysee.fr


plete is that of European cooperation.

I am aware that this is a sort of totem, for others, it

is also a taboo. After all, we evoked this subject 65

years ago with the European defence community.

But it is not because mistakes were made in the

past that we should renounce the European horizon.

My deepest conviction is that some of our own

capacities, some of our strategic autonomy, will be

stronger through the European cooperation.

In the uncertain world I evoked earlier, where

power policies rear their heads once again, where

alliances evolve - and we see them evolve under

our eyes - European cooperation is strategically

indispensable. It is also credible on the operational

plan and economically profitable. So yes, this

poses new challenges that require an in-depth reflection

on the needs, specifications, a shared vision,

a common political will. But these challenges

are worth our commitment.

The European ambition does not consist in reducing

our own capacities. The LPM says the exact

contrary. Knowing our ambitions, by investing, by

growing, we must use Europe as a relay and a lever,

to go quicker, stronger, increase our capacity

in the eye of our main challenges by and through

Europe.

Thanks to the permanent structured Cooperation,

the implementation of the European Defence Fund,

we have made some historical advances these

past eighteen months. Since 13 July 2017, we have

traced a path with Germany for shared structuring

programmes with progresses that were doubted by

many when we signed these texts. Whether tanks

or future combat air crafts, we have come a long

way. On this subject, I would like to salute the compatibilize

of the industrial policy-makers and the

DGA. Nothing was won, nothing was written but I

believe that everyone acquired strong convictions

and demonstrated that these projects had a sense.

In 2019, we shall also have to develop operational

cooperation. In this frame of mind, I offered all

the European countries the opportunity to bridge

their strategic visions, to bridge their culture of

the armies using pragmatic measures within the

framework of the European intervention initiative.

Launched last June, it was opposed by a certain

scepticism. This is normal: it comes with every

great and new idea. But we are going forward and

this scepticism has left its place to success and

even to popularity, if we can judge by the number

of countries that now want to adhere to it.

The path I traced in the fall of 2017 at the Sorbonne

- giving Europe a shared force of intervention,

shared budget and common doctrine to act - is far

from being a chimera. I am convinced that we can

reach this objective in the short to mid-term. I am

even convinced that the course of our contemporary

history will push those who still doubt to accelerate

their pace. I have, as you are well aware, used

the strong expression of a European army. This

was voluntary, since it is an image understandable

by all. It does not consist in putting all the armies

in the same uniform, but to build with voluntarism

a Europe that protects its citizens, a Europe that is

proud of its technological expertise, a Europe that

is the master of its destiny.

Finally, the third challenge - that I put at the top of

the law on military programming - is the improvement

of the conditions of exercise of the military

profession; what we can call the military condition,

the condition of the soldier.

Weaponry service is not - and you know this better

than anyone - a job like any other. Being a serviceman

means accepting to be available at all times

in all places. We have had a perfect illustration

earlier on with your men my Colonel. It means

accepting the sometimes-exorbitant specific duties

of general law, strong constraints that impact

everyday life, that impact a life. This is something

that you accept and you never complain, because

you chose it and you are proud of it. This is the

contract. I would even go as far as saying that this

is the status. It is your status. It is unique, singular

and must be preserved.

No, what I am evoking here is your living conditions

in garrison, the daily support, lodging, clothing,

equipment, all these things that make up your

daily life and that participate to your efficiency. Yet

we must recognise that these functions were often

degraded these past decades under the effect of

cost-cutting, deflations, and the reorganisations

that I mentioned earlier. I know how much this affects

your morale, the attractiveness of the job, the

morale of your families and this is not what I want

for you.

This is why we decided to break with this logic and

why, along with the Minister, we wanted an LPM at

human level; and you are now feeling its first effects.

Indeed, we have decided to reinvest in what

we call the organism, by putting your living conditions

and that of your families at the heart of the

ministry’s priorities.

Concerning the living conditions of soldiers, I want

to mention the service that supports you in a large

part of your daily life, both in mainland France and

during operations: the Commissary Department of

the Armies. In the past reforms I was evoking, this

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M.I.F.A. - Sofins 2019


M.I.F.A. - Sofins 2019

066

department was heavily impacted at the detriment

of all of you. I know that the Minister has decided

to give it back its place, means and a particular attention.

This is a good thing. I want to salute the

Commissioners of the armies and the entire military

and civilian staff of this department. I would

like to encourage them to pursue their mission

at the service of everyone. Without a high-quality

support, no battle can be won. And let us not forget

that this is a lesson that History has taught us, sometimes

cruelly.

Regarding the families, material and social aid

measures and measures for managing human resources

are being put in place. I know that the Plan

Famille, put in place by the minister on my demand,

is starting to bear its fruits. I want the measures

that it comprises to be evaluated throughout

the year to measure its adaptation and efficiency.

We owe each family tailor-made concrete mechanisms

responding to the diversity of each situation:

children, single parents, wounded, transferred

servicemen. We expect no less than the excellence

of our armies. Many progresses have been made

but there is still a long way to go. This is also an

important part of your daily life, your motivation,

what makes up the indispensable conditions to

perform ideally in operations.

This is also what makes the attractiveness of the

profession, which we hold dear.

If we take up all these challenges, if we are careful

to better accompany, train and take care of

everyone, our armies will always be increasingly

attractive. This is a major challenge, I would even

say existential, because an army is only strong if it

knows how to renew itself. The strength of our armies

today is their capacity - My General, you perfectly

said this earlier on - to draw young people

to engagement, to help the army grow, to teach its

values, its many jobs An army is only strong because

of that. An army is only strong if it draws

the youngest people, who are physically strong and

who allow it to renew itself through their talent.

To reach this goal, we must encourage departures

and redevelopment; in some way, we must know

- if you will allow me this fluid mechanism term -

balance inflows and outflows.

This brings us to the issue of military retirement.

I want to be absolutely clear on this point - which

gives rise to a new rustling: yes, the specificities of

the military trade and demands of a model army

will be taken into consideration in coming reforms.

I am making a commitment, before your military

chiefs and before the members of the Supreme

Council of the Military Services, which takes part

in a constructive dialogue with the ministry and

that I wanted to invite today.

I say here solemnly - first of all for some the reform

will not be applicable, as the minister has

said, seeing the delays of the transition - that we

have a human resources challenge: if we want our

armies to remain attractive, we must continue offering

careers that are not too long, we must attract

young people and keep this flexibility that

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contributes to the life of this model. This need is

operational. It has proven efficient and also supposes

this collective capacity to preserve the competences

throughout a career, which is another

challenge that is not related to retirement but that

is important in our eyes.

us stronger than all others: young people are

joining the forces like nowhere else, they are proud

of serving their country whilst others are proud to

command them. And this is priceless. It is not the

decrees, the laws, it is the history of the French

nation, it is the strength of its armies.

Ladies and gentlemen, this is what I wanted to

convey to you on the occasion of this ceremony.

I would like to thank you My General, for welcoming

us, for presenting the full range of your activities,

and with pride, to have shown us, along with all the

chiefs-of-staff present here and the officers, that

you are not only proud to serve, proud to command

but that ultimately, you were more than anything

very attached to those whom you command.

I have to say that for me, it is a huge pride to see

in your eyes the strength of the engagement, the

pride of serving and the pride of commanding. And

these eyes that I have seen are these that I see in

all who lead you and that I see more often than you

do in Paris, whether it is the large departments of

the ministry in charge of your most delicate missions

- here I think of the DGSE - of your CEMA,

of your Chiefs-of-Staff, the directors and delegates

here present, the DGGN. I see the same pride and

affection for your men. This is the pride of our armies.

I spoke to you about our operations, challenges,

and if I ended this speech with the military condition,

it is because there is something that makes

So, ladies and gentlemen, by presenting you my

best wishes for this new year, I would like to say it

once again: be proud, be proud of serving France,

be proud like the chief of the armies is proud of

you, be proud like the French people is proud of

its servicemen. Because your commitment spares

lives, protects entire populations, helps justice,

freedom and peace evolve each day.

Be proud because you are an example for our

youth.

This year, we shall have to initiate the launch of the

universal national service. It was inspired by servicemen

and this commitment will affect the entire

State, the entire Nation. It is that very pride that we

shall convey to all our youths. We are engaging in

the same fabric; know that I am counting on you.

Be proud like I am proud of you, for there is nothing

more noble than to serve one’s country, its future

and there is nothing stronger, more noble than to

fight for the universal values of France, these universal

values that it has defended for so long.

Be proud. And thank you.

You have all my trust and my best wishes.

Long live the Republic, Long live France!

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OSAC

Organisme pour la Sécurité de l’Aviation Civile

En 2008, pour la première fois, l’Etat français décide d’ouvrir à la

concurrence l’habilitation du contrôle technique de son aviation

civile.

Ainsi, le Groupe Apave vainqueur de cet appel d’offre crée une filiale

dédiée OSAC dont l’autorité de tutelle est la DGAC.

Il s’agit du seul exemple dans l’Union Européenne d’entreprise

privée qui bénéficie d’une habilitation dévolue habituellement à

l’administration dans une activité régalienne de l’aviation civile et

qui a donc autorité pour délivrer, reconduire, suspendre et retirer

les certificats et agréments dans le champ de la navigabilité.

Expertises, instructions, contrôles, vérifications : depuis 4 ans OSAC

met ses compétences civiles à la disposition de l’Armée en France

et dans le monde.

Champs militaires

En accord avec la DGAC, OSAC soutient les Forces

Armées dans leur effort de mise en place des exigences

de navigabilité inspirées du monde civil.

Par exemple, OSAC travaille avec la Défense belge

pour la mise en place d’une Autorité militaire de la

navigabilité et des règles qui l’accompagnent.

OSAC soutient l’Agence

Européenne de Défense

et à travers elle les 27

Autorités de navigabilité

militaires européennes

pour développer des

outils d’aide à la certification

des systèmes aériens.

En France, les partenaires

majeurs d’OSAC

sont la DSAE, la DGA,

la DMAé, le CEAM et

le CEMA qu’il soutient

dans leurs activités respectives

en lien avec

l’aviation civile et militaire.

Activités de soutien

OSAC soutient des industriels qui souhaitent obtenir

des agréments et certifier des produits tels

que les drones dans ce nouvel environnement réglementaire

militaire.

OSAC réalise pour le compte d’Autorités militaires

des audits d’unités opérationnelles, leur fournissant

alors un éclairage neutre et indépendant ainsi

que des recommandations. Ces audits permettent

de détecter les écarts entre la réalité et la réglementation

et de mettre en place des actions correctives.

D’autre part, OSAC assure des séances de formation

de tutorat au profit des diverses entités militaires

leur permettant de s’approprier les règles

telles que la New Basic

Regulation votée en juin

2018 par le Parlement

européen pour le civil et

d’en retirer le meilleur.

Des règles plus lisibles

L’objectif permanent

d’OSAC est de rendre

la réglementation plus

lisible et plus simple

d’application. L’enjeu

est de maintenir au plus

haut les performances

de sécurité, au juste

coût pour soutenir l’industrie

française dans

un contexte mondialisé

ultra-concurrentiel. La problématique militaire

est similaire, il s’agit de maintenir la sécurité et

la disponibilité opérationnelle au plus haut tout en

maîtrisant le budget des Etats.

www.osac.aero


069


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070

115 Air Base

Technicality and operational excellence

Permanent operational assignment for air safety, research and rescue or

military training, the 115 Capitaine de Seybe air base runs on all fronts. The

air force conjugates the excellence of its staff with a high material technicality.

In south-eastern France’s Vaucluse, the Mirage 2000 air crafts and Fennec

helicopters of the 115 air base fly in the azure blue skies. The men and

women of the air Force of the Orange base have an intense programme.

Their missions? Permanent rescue, research and safety posture operations

and training missions for the Air Force staff, Fennec and Mirage 2000 crews.

Operational units

02.005 Île-de-France fighter squadron, 05.067 Alpilles

helicopters squadron, Aeronautic technical

support Squadron 2E.005 Baronnies, Helicopter

Crew Training Centre (CIEH) 00.341, Operations

Readiness & Response Centre for the Air Force

Flight of two Mirages 2000 EDI of fighter

squadron 2/5 Île-de-France.

© TChampetier-ArmeeDeLAir-Defense

Fleet of Combat 25,466 (CPOCAA, and the Air Parachutist

Commandos 20 make up the most of the

units of the 115 air base.

The men and women who make up these units

are at the heart of the country’s defence. Amongst

their many missions, they ensure a constant air


071

Commando paratroopers of the CPA 20 train and

carry out many exercises.

© KCongini-ArmeeDeLAir-Defense

defence 24/7. Two pilots are in alert posture in a

mere few minutes, supported by a team of five

mechanics. This efficiency comes on top of daily

missions and exterior operations. The air crews

also took part to many operations such as Baltic

Air Policing, Barkhane… and interior missions

(protection bubbles).

Figurehead of the air defence in the south east of

the country, in 2019 the BA 115 is attached to the

air defence base of Istres-Salon-de-Provence, a

solely air defence base.

Mankind at the heart of technology

Mirage 2000 or Fennec, the military staff serving

this cutting-edge equipment are all highly-qualified

engineers or technicians. Expertise and good

attitude are intrinsically linked when humankind is

at the heart of the task, for training missions for

instance. The Training Centre for Helicopter Crews

00.341 Colonel Alexis Santini trains the air Force

helicopter crews: pilots, flight engineers, rescue

divers, winch operators... And for pilots, the work

on simulators must take into consideration every

dimension of the human being, both cognitive and

emotional. Whether they are trained on helicopter

or Mirage, these aviators must constantly display

their talent and exemplary composure, following in

the footsteps of Maurice de Seynes, whose name

the base bears.

Marie-Helene Léon

Capitaine de Seynes: A name as a

homage

Air base 115 bears the name of the Capitaine

de Seynes. This is a homage to an exceptional

man. Born in Paris in August 1914, Captain

Maurice de Seynes enters the air academy at

the age of 22. The brilliant student obtains his

license in August 1937. He will demonstrate

an exemplary behaviour from his first mission

in Chartres, in the group Travail. Allying

ardour and composure, he shoots two enemy

air crafts in June 1940, which earns him the

Order of the Air Force and the War Cross. In

January 1944, he joins the Normandy fighter

unit and takes part in the victorious offensives

in Vitebsk, Orcha, Borisov and Minsk. On 15

July 1944, after a fuel breakdown and several

flawed landing attempts, he dies alongside his

mechanic, refusing to use his parachute and

to leave his brother in arms behind. The 115

air base chose the name of this fighter pilot

who passionately loved his job and served the

Air Force and his country with an exceptional

sense of duty and faith. This exemplary man

symbolises the founding values of the identity

of an airman: respect, service, integrity and

excellence.

M.I.F.A. - Sofins 2019


M.I.F.A. - Sofins 2019

072

History of the 115 Air Base

In July 1939, the air base is inaugurated by

Edouard Daladier, President of the Council and

Deputy of Orange. From 1942 to 1944, the site

was occupied by German forces before being

almost destroyed during the Liberation battles.

In 1945, creation of the 5th fighter wing. In

March 1946, the annex of the Marignane test

flights moves there. From 1949 to 1951, the 5th

fighter wing is in Indochina where it takes part

to the battles of the Colonial Road #4 and the

Delta in Tonkin. Once restored in 1950, the 115

air base welcomes fighter wing 1/5 Vendée and

its first air craft, the Vampire, upon its return

from Indochina. In 1953, the fighter wing 3/5

Comtat Venaissin is created and equipped with

Vampires. Then, from 1956 to 1962, these air

crafts are joined by the Mystère II, Mystère IV

A and the Super Mystère B2. Pilots take part

in the operations during the Algerian War.

Three squadrons of T6G based in Betna and

Mecheria operate in the Aures and in Southern

A Mirage 2000 above the Provence landscapes with

the Mont Ventoux in the background.

©TChampetier-ArmeeDeLAir-Defense

A Fennec of the helicopter squadron 05/067

Alpilles flying in the azure blue skies.

©KCongini-ArmeeDeLAir

Oran. From 1961 to 1966, the school and the

Tout-temps 2/30 Normandie-Niemen fighter

wing move to Fouga. In 1965, creation of the

strategic bomber squadron 2/93 Cévennes,

later known as the 3/91 Cévennes equipped

with Mirage IV A. Other key dates have paced

the history of the base, such as the creation in

2008 of the Aeronautic Engineering Support

Squadron. Then, in 2011, the transfer and

assignment of the 05.067Alpilles helicopter

squadron and the 00.341 Maurienne Training

Centre for Helicopter Crews. The same year,

the Fennec 70.560 control unit and continued

airworthiness was created. 2015 marks the

creation of the CPOCAA 24.566 following the

merger of the Dijon EFCA 08.566 and Saintes

CFME 00.325. The latter fills the installations

freed by the 1st Foreign Cavalry Regiment in

the quartier Geille in Orange.


073

M.I.F.A. - Sofins 2019


M.I.F.A. - Sofins 2019

074

Pégase

l’art de maîtriser sa voiture

En 1999, Yann Le Jossec crée Pégase, une école de conduite

qui propose des stages de pilotage permettant de véritablement

maîtriser sa voiture : glisse, conduite rapprochée, trajectoires…

vous apprenez à gérer parfaitement la dynamique du véhicule.

Sur le circuit de Lohéac en Bretagne ou sur les circuits itinérants

comme à Dijon ou dans le sud (Le Castelet), Pégase vous forme

en théorie et en pratique pour un apprentissage complet.

Un parc automobile de pointe

Yann Le Jossec possède un parc d’une quinzaine

de véhicules, parc qui évolue régulièrement.

Son idée est de proposer des stages sur tous les

types d’architecture automobile : tractions, propulsions,

4 roues motrices…

Ainsi, vous vous formerez à la conduite et au pilotage

sur des véhicules tels que des Nissan 370 Z,

BMW M3 V8 et M4, Porsche GT3,…mais aussi des

Subaru STI, Mitsubishi Evo (4 roues motrices) et

Clio RS (traction).

Un public varié

A qui sont destinés ces stages de pilotage ? A de

nombreux publics : les personnes qui évoluent

tous les jours avec de grosses voitures de type

berline ou encore des professionnels comme ceux

qui définissent le cahier des charges des véhicules

terrestres de l’Armée par exemple, des personnes

confrontées à la dynamique de la voiture,

qui doivent en garder le contrôle sur des zones de

danger…

Grâce à Pégase, on revient sur les fondamentaux

du pilotage (accélération, décélération, force

centrifuge…) et on apprend à garder la voiture

stable sur sa trajectoire, ou à l’inverse, à en maitriser

la glisse.

Répondre à toutes les demandes de formation

Conduite rapide, conduite rapprochée, conduite

pour les chauffeurs de personnalités, conduite sur

neige, conduite sur goudron mouillé… Pégase peut

vous former à tous les types de pilotage grâce à

ses moniteurs, chacun étant spécialisé dans un

domaine donné !

https://stage-pilotage.com

www.facebook.com/Pegase.Loheac


M.I.F.A. - Sofins 2019

076

1st Foreign Legion Engineer

Regiment

Strength, tradition and modernity

Nestled in the heart of the Gard region and

its meridional garrigues, the first Foreign Legion

Engineer Regiment occupies the former

Ardoise camp. With more than fifty hectares,

training grounds and important infrastructures,

the unit has successfully found its

place in the region and enjoys good relations

with the surrounding villages.

A combat diver equipped with

the Sig Sauer at work.

©LégionEtrangère-ArméeFrançaise.

Based in the south-east of France in Laudun-l’Ardoise (Gard), the First

Foreign Engineer Regiment is an elite unit of the prestigious Foreign

Legion. Specialised in bomb disposal, destructions and crossings, expert in

amphibious vehicles, the mission of the regiment consists in supporting the

6th Light Armoured Brigade in all weathers and on all locations.

A rich history

The First Regiment originates from a rich and

intense course. Indeed, the 6th Foreign Infantry

Regiment was created on 1 October 1939, as

the Second World War had just begun. It was

then located in the Levant and covered an area

ranging from Homs to Palmyra and Baalbeck

between Lebanon and Syria. This new unit in

the legion was quickly knows as the “Regiment

of the Levant”. It will be disbanded in 1955.

Then, 29 years later, a new 6th Foreign Regi-


Engineering combat divers intervene on a with the

specialised operational diggers in a spot of orpailleurs

in Guyana (reconstruction).

©LégionEtrangère-ArméeFrançaise.

077

ment was formed in Laudun. On 1 July 1984,

the first engineering regiment of the foreign

legion was created. The 6th Foreign Engineering

Regiment thus became the worthy heir of

the 6th Foreign Infantry Regiment, also known

as the “Regiment of the Levant”, and took over

the former Ardoise camp, transforming it into

the Rollet HQ. During the next fifteen years, it

will leave its mark on all territories.

After the creation at Saint-Christol (Albion

plateau) of the 2nd Engineering Regiment, the

6th Foreign Engineering Regiment changes

name and becomes the 1st REG on 1 July 1999.

Under its new name, it completes its first engagement

in external operations in Kosovo before

being sent on many other missions. For

the past thirty years, the 1st REG has been in

action on various terrains.

Operational companies

Four combat companies, a support company,

a commandment and logistical company and

a reserve company make up the regiment. In

total, this represents several hundred men

who are operational at all times and across all

locations, ready to be invested totally in their

many missions.

To complete their actions, training is indispensable

to acquire and master technical

expertise. Before any operation or exercise,

Legionnaires are subject to intense training.

Depending on the type of mission, some are

completed in other camps (La Courtine, Cen-

The strength of traditions

The white kepi

Synonymous with Legionnaires all around the

world, the originally-khaki coloured cap cover

was that worn by all the soldiers of the units

taking part in the pacification of Morocco. In

the Legion, under the twofold action of the

sun and repeated washes, it soon took an

immaculate aspect and became an object

of pride for the elders. It will first appear

officially in Paris on 14 July 1939 and is worn

by all the regiments by the end of the war. The

white kepi is only worn by non-commissioned

soldiers, while non-commissioned officers

and officers wear the black kepi marked with

a seven-flames grenade.

The Camerone battle

On 30 April 1863 in the Camerone hacienda,

three officers and sixty-two legionnaires of

Captain Danjou’s company resisted for one

day to the attack of two thousand Mexicans.

On the evening of the epic battle, the five

last survivors charged with their bayonets.

Fighting to their last breadth, the legionnaires

prevented the Mexicans from attacking

the convoy protected by the company. The

convoy went through. Their mission had been

fulfilled. This battle remains a symbol of the

fidelity to promises given, of the mission

fulfilled, regardless of the price. Camerone is

the sense of duty and sacrifice and the 30th of

April has become the annual anniversary for

the Foreign Legion.

M.I.F.A. - Sofins 2019


M.I.F.A. - Sofins 2019

078

tac, Cenzub) to perfect combined

arms techniques and work.

Numerous missions

In France and abroad, the

first regiment acts within the

framework of the joint tactical

battalion. It polishes its inter-weapons

and inter-armies’

competences during shared training

with its partners in the Brigade,

the Gendarmerie Nationale

or still, the National Navy.

The versatile regiment is an expert

in the missions with which it

is entrusted and is regularly projected

within the framework of

short length missions and field

operations. The 1st REG operated

on almost every contemporary

theatre of war: African countries,

Iraq, Afghanistan, Kisovo, Guyana

within the framework of the

fight against placer mining, in

the Metropole for the Sentinelle

mission, etc.

Marie-Hélène Léon

Reconstruction of a demining operation within the

framework of a terror attack in Mali; to the right,

the Drogène demining robot.

©LégionEtrangère-ArméeFrançaise.

Mine clearance operation

during an external operation.

©LégionEtrangère-ArméeFrançaise.


Mecalectro

Avion du futur tout électrique : rêve ou réalité

079

Les actionneurs électromagnétiques MECALECTRO embarqués

sur avion, font depuis longtemps partie du paysage

Aéronautique civil ou militaire.

Ils permettent par exemples le verrouillage des missiles

sur les poutres d’emport, le pilotage des disjoncteurs,…,

Mais les commandes de puissance restent hydrauliques

dans la plupart des cas.

Néanmoins, pour certaines d’entre elles, des actionneurs

«haut rendement» associés à une électronique de

puissance font leurs apparitions comme c’est déjà le cas

pour certaines commandes de gouvernes, de trains d’atterrissages

ou d’inverseurs de poussée.

L’intérêt croissant que suscite la commande électrique

- s’explique par les nombreux avantages qu’elle procure

notamment en terme de simplification des opérations de

maintenance sur avion et de baisse de la consommation

générale d’énergie dans le cadre de nouvelles exigences

environnementales.

MECALECTRO s’inscrit dans cette nouvelle tendance en

proposant une large gamme d’actionneurs électromagnétiques

dédiés.

Ses homologations produits : EASA Part 21F et système :

ISO 9001, EN 9100 et ISO 14001 témoignent de la place

prépondérante que MECALECTRO accorde à la qualité

de ses produits et au respect de l’environnement.

Fort de l’expérience de ses équipes spécialisées et de la

richesse des applications réalisées, MECALECTRO est le

1er fabricant français d’actionneurs électromagnétiques.

Avec un chiffre d’affaires de 13 millions d’euros dont 20%

réalisés à l’export et ses multiples réalisations dans le

domaine de la commande électrique, MECALECTRO

s’impose comme le partenaire privilégié des grands donneurs

d’ordre du monde Aéronautique.

www.mecalectro.com


M.I.F.A. - Sofins 2019

080

OXAND

L’expert de la valorisation du patrimoine

Spécialisée en gestion d’actifs industriels et immobiliers, la société

française OXAND a été créée en 2002. Avec son logiciel Simeo,

elle s’impose comme référence de l’optimisation du patrimoine

immobilier dans tous les secteurs dont celui de la Défense.

Chez OXAND, on connaît le métier ! L’optimisation

de la maintenance et des investissements pour

les infrastructures et les équipements sont un domaine

aux enjeux essentiels, comme le rappelle

parfois une dramatique actualité (écroulement

de ponts ou d’immeubles). C’est pour répondre à

un besoin vital de maîtrise du vieillissement dans

différents secteurs, qu’OXAND intervient. Rémy

Jacquier, directeur général d’OXAND, précise :

« Notre plus-value pour le secteur de la Défense,

c’est d’aider cet acteur public majeur à optimiser

sa maintenance en le positionnant sur ce qu’il possède

de plus important, de stratégique. Nous aidons

le Ministère des Armées à mieux connaître

son patrimoine, à maîtriser les risques, et allouer

le budget à l’endroit le plus important. Par

exemple, pour un port militaire, on étudie et anticipe

le cycle de vie du port, pour optimiser les actions

de maintenance au bon endroit, afin d’obtenir

d’excellentes performances opérationnelles. »

Dans ce contexte, qu’apporte le logiciel SIMEO ?

« SIMEO est un acronyme pour Simulation Expertise

et Optimisation. Ce logiciel est le ‘cœur du

réacteur’ d’OXAND. C’est notre produit phare qui

va permettre au client d’améliorer sa politique

de maintenance de façon continue. Avec lui nous

mettons l’accent sur la maintenance préventive et

prédictive ; parce qu’une meilleure maintenance,

c’est une meilleure opérationnalité, mieux ciblée,

une meilleure prévention des risques. C’est-à-dire

des troupes, des équipements, en capacité à opérer.

Notre métier est d’aider nos clients à gagner en

performance, et à être en capacité de mieux maîtriser

les risques. D’ailleurs SIMEO est un outil

largement diffusé avec 800 utilisateurs au sein du

Ministère des Armées et plus si l’on compte les

différentes industries avec lesquelles on travaille,

comme Michelin, Renault, ou Groupe ADP. »

Oxand en quelques chiffres

- 12 millions d’euros de chiffre d’affaires en

2018

- Un quart du chiffre d’affaires à l’export dont

80% en Europe

- 80 collaborateurs

- Une société française basée à Fontainebleau,

dont l’ensemble du développement

informatique est réalisé en France, et les

serveurs sont basés en France.

OXAND

Rémi Leclercq

directeur infrastructures et équipements

remi.leclercq@oxand.com

T. 06 99 67 89 57


M.I.F.A. - Sofins 2019

082

The Belgian army

is, a recalibration of the Belgian Special

Forces’ capacity was essential.

For this purpose, important investments

were made at the command level

by creating a joint Special Operations

Command (SOCOM) and by transforming

the staff of the Light Brigade

into staff of the Special Operations Rein

transition in the area of special operations

The strategic vision of Minister Steven Vandeput gives a large place to the

area of special operations with the reinforcement of a special forces’ capacity

implying a transformation within the Land Forces.

Specialized in the area of the Para-Commando since the beginning of his

military career in 1986, Colonel Tom Bilo climbed the ranks to take his place

at the head of the Special Forces Group between 2011 and 2014. Since 2018,

he is Deputy Commander of the Belgian SOCOM and took part in the launch

of the latter. He tells us about the challenges of this mutation of the Belgian

army in the field of Special Operations.

Before the transformation of the Light

Brigade into a Special Operations

Regiment and the SOCOM, is Belgium

focusing on the return of a stronger

special forces capacity that is no

longer restricted to the Special Forces

Group?

The security environment being what it


giment. In this evolution, the Special

Forces Group remains the spearhead of

the capacity. Various investments are

under way to increase the means, particularly

for the training and intervention

at sea. Moreover, two paratrooper

commandos initiated a transformation

process in order to be able to conduct

special operations by supporting the

Special Forces Group or completely

autonomously for specific missions. In

the same goal, training in the commando

and parachuting training centres is

booming. The trainings given there must

also converge

towards the same

objective.

A first deployment

of the Special

O p e r a t i o n s

Regiment is

foreseen in

Afghanistan next

September. What

role will the

SOCOM play in the

process of this

first deployment

of the SOR?

Operational

consistency at

the internal level

of the Defence but

also in link with

the other allied

nations to assess

the needs?

For on-going

operations, the

SOCOM ensures

the follow-up of

units on the field

in close collaboration

with the

other departments of the army staff.

Placed at the heart of the operations

and training department, the SOCOM is

the nervous centre for everything related

to special operations. At national

level, it also ensures operational

consistency within the components. Its

many contacts with allied countries allow

to quickly perceive the trends and

needs outside our frontiers, thereby

allowing us to actively position ourselves

in international alliances.

A Support Unit was integrated to the

Special Operations Regiment, the 6

CIS. The SOR may also enjoy support

from the other brigade’s units. Will the

SOCOM play a role as facilitator and

coordinator between the SOR and the

new Motorised Brigade for instance?

Considering the capital importance of

secure long-distance communications,

a transmission unit - the 6th Group CIS

- was incorporated to the Special Operations

Regiment. This will allow integrating

the many CIS means currently

under purchase and to respond as

best as possible

to the many communication

needs

either internally

with national

support elements

or with the allied

partners.

Regarding the

support from

other brigades

and components,

the SOCOM aims

to be a driving

force to ensure

that the different

supports are duly

prepared to back

the special units

in due time and

when required.

The SOCOM does

this in close collaboration

with

the commanders

of the other components.

Can we therefore

say that the

SOCOM becomes the “Special Forces”

privileged interlocutor, not only within

the Belgian forces but also for the

other allies? Will the Belgian Defence

increase its credibility in the area of

Special Operations at international

level?

By broadening its capacities and by multiplying

its deployments on the field,

Belgium is firmly intent on becoming a

reliable partner in the area of special

operations. Almost three years of operations

in Iraq and long-term missions

in Africa have already allowed to build

083

M.I.F.A. - Sofins 2019


M.I.F.A. - Sofins 2019

084

excellent relations with numerous international

partners. We are intent to

continue on that path.

We are seeing a similar intent in other

European countries. Holland did the

same thing a few months after Belgium.

Did exchanges take place between the

two countries that initiated the same

transformation? Why did this renewed

interest for the implementation of such

structures as the COS already exist in

France?

Implementing this type of structure

dates back to the late eighties: the

Americans and the British already

started it in 1987. Since then, a multitude

of other countries followed suit.

The fact that Belgium and Holland are

doing it now is probably due to domestic

policy elements. Yet it is clear that

this type of structure is essential to

ensure a vision and an approach that

is consistent regarding special operations

from a national and international

perspective.

Strategic vision grants a place to the

replacement of equipment of the SOF

capacity that will receive LTTV after

the new jeeps. Is the SOCOM involved

in the equipment purchasing process?

Can it give its opinion?

Indeed, the SOCOM functions as an advisor

for the development of SOF capacities

and, in this role, gives its opinion

on the purchases of the Special

Forces. Coupled with a rich international

network, internal expertise allows

formulating pertinent recommendations

and steering the choice of some

equipment.

Have the Belgian Special Forces already

taken part in a trade fair such as the

SOFINS salon? Does the SOCOM have

a vocation to oversee the evolution

of technologies in the field of special

operations to make a recommendation?

Representatives of the Belgian Special

Forces were present at the SOFINS from

its very first edition. This trade fair is

particularly interesting since it specifically

focuses on the needs of the Special

Forces that. On top of discovering

new equipment, the fair also allows for

genuine exchanges with industrials,

giving both parties the chance to enjoy

a better understanding of upcoming

challenges and to explore potential

avenues to bring solutions together.

Marie-Madeleine Courtial


CFC Formations

APPRENDRE POUR AGIR

085

Organisme fondé en 1994, CFC Formations s’est imposé comme

la référence des formations en matière de commande publique

et de gestion patrimoniale des bâtiments. Institut spécialisé en

Marchés publics, il forme les collaborateurs des ministères, des

collectivités locales, de la fonction publique hospitalière ainsi que

des entreprises privées.

La vocation de CFC Formations est de donner des outils, des

méthodes immédiatement applicables sur le terrain. Les

formateurs sont des experts opérationnels qui donnent des

éclairages pratiques et efficaces traitant chaque sujet sous tous les

angles : juridique, technique, organisationnel, …

CFC Formations travaille beaucoup pour le ministère des armées.

L’organisme a par exemple créé un module de formation pour

les principaux SID (Services d’Infrastructure de la Défense),

déployant sur toute la France pour 2019, un nouveau cursus pour

les surveillants de chantiers d’infrastructures, soit 800 personnes à

former dans les 3 ans à venir !

CFC Formations est présent dans tout le pays, se déplaçant même

chez le client pour lui proposer des cursus sur-mesure !

CFC Formations

97 avenue du Général Leclerc • 75014 Paris

01 81 89 34 60 • www.cfc.fr


M.I.F.A. - Sofins 2019

086

Macron-Trump squabble

over a «European army»

The quarrel of a bluffer and a buffoon over a nonsensical idea.

One could caricature in these terms the controversy that took

place, by means of interviews and tweets, between the French

and American presidents after the former floated the murky

concept of a so-called European army. It is hard to say exactly

what motivated the French president at that moment, knowing

that if there is a country for which the pooling of European forces

would mean a net loss, not to say a fatal disaster, it is France. No

doubt Emmanuel Macron is fully aware of this, in which case he

must have found that the greatest merit of the concept is that it

has no chance to become a reality. It also had all the potential to

irritate President Trump, incidentally.

At first glance, both are in their respective roles.

What could be more business as usual than a

French president who declares that he wants a

militarily powerful and independent Europe, and

an American president who opposes it? This has

indeed been the permanent pattern of Europe/

NATO/USA relations for decades. Except that,

until now, those French leaders tirelessly advocating

European defense had always avoided the

very idea of a European army. On the other side,

in their systematic refusal of French attempts at

independence, US leaders had so far refrained

from making fun of the German occupation, or

mixing in contemptuous remarks about unemployment,

popularity ratings and wine trade.

Driven by his passion for lyricism, Emmanuel

Macron thus spoke of a European army as being

one of the major future projects for the EU. A

term that none of his predecessors had ever

used, except to reassure that, precisely, such

an army was definitely not the goal of European

defense initiatives. And for good reason. A truly

supranational military structure would actually


M.I.F.A. - Sofins 2019

088

subordinate France, the only European country

with the full range of defense capabilities, to a

pacifist-atlanticist majority who would be only

too happy to finally outvote and subdue France’s

quest for European independence. No wonder

that Macron has since been trying to clarify his

choice of words. He explains that the call for a

European army is mostly aimed to mobilize in

favor of strategic autonomy. Except that the two

are incompatible.

Donald Trump, on the other hand, becomes furious

when he hears his French counterpart talking

about autonomy. He expresses it in his own,

rather inelegant, way, but his warning about

the primacy of NATO is exactly the same that

Washington had always issued whenever Europeans

seemed to try to emancipate themselves

in the military domain. Twenty years ago, when

the EU’s defense policy started off, the Clinton

administration cautioned their allies that if the

purpose of this initiative was to gain more autonomy,

then NATO could “become a relic of the

past”. And that worked like a charm. Most European

countries did not want put into jeopardy the

collective defense guarantee offered by Article 5.

The irony, with Trump, is that he ended up discrediting

the very same guarantee, for having

repeatedly called it into question.

However, the biggest paradox remains still on

the Europeans’ side. Never since the end of the

cold war has the alignment of the planets been

so favorable for them to finally take their destiny

in their own hand. President Trump’s foreign

policy performance, whether on climate, trade,

Russia or Iran, is like a 24/7 demonstration of

the disadvantages of their dependent position.

All in a context where the original reason for this

asymmetrical situation, namely the US/NATO

defense guarantee, had been weakened by the

US President himself, and where already dissatisfied

European public opinion risks being even

more irritated in view of the collective ineffectiveness

of their governments, this time on the

international scene.

And yet, most European leaders remain oblivious

to these realities. As every time when the

geopolitical logic in favor of emancipation becomes

almost irresistible, as with the American

“pivot” towards Asia in the past, they opt for an

Atlanticist backlash. The more the prospect of

autonomy seems inevitable, the more they panic

and rush to create obstacles. Except in France,

where Emmanuel Macron, like all his predecessors,

tries to “wake up” his European counterparts.

Hence this sentence that sounds like

an alarm: “to be an ally does not mean to be a

vassal”. And “if we don’t want to be a vassal, we

must not be dependent” on the U.S. Including, he

insists, in the armaments domain. Except that

his European partners do not jostle to join. Like

Chancellor Merkel, all prefer to hide behind the

expression “as a complement to NATO”, which,

on the crucial point of independence, is tantamount

to a veto.

HAJNALKA VINCZE


HTT SAS

Des solutions agiles et flexibles

089

Créée en 2015, la société HTT SAS propose des solutions tactiques,

logistiques, et technologiques aux différentes forces de sécurité.

Unités spéciales, forces de l’ordre, et les armées forment l’essentiel

de la clientèle de cette entreprise en fort développement.

Son président et fondateur Gabriel Hamard est un ancien militaire

du 1er RPIMA. Une garantie supplémentaire pour les clients d’être

rapidement compris. Gabriel Hamard : “ La plus-value d’être un

ancien des forces spéciales, c’est avant tout la compréhension

du domaine d’utilisation, qu’il s’agisse du cadre d’emploi de

l’équipement ou de son environnement. C’est donc un gain de

temps dans la recherche du produit désiré. On se comprend vite, on

parle le même langage ! L’agilité et la flexibilité sont fondamentales

dans les solutions, les réponses, ainsi qu’une rapidité d’exécution.”

Qu’il s’agisse d’équipements textiles (habillement, gants,

chaussures…), de défense (couteaux, accessoires tactiques…),

d’identification, de communication, de protection ou même

médical, HTT SAS offre une solution rapide et adaptée. Pour son

président fondateur : “ Une autre de nos plus-values consiste à

ne pas se contenter de présenter un produit fini sur étagère. Car

étant à l’écoute de nos clients, nous leur proposons des produits

permettant de faire du sur-mesure. Chaque unité peut apporter

les modifications qu’elle souhaite en fonction de ses besoins. Par

exemple, pour un pantalon tactique, sur un design de base, il est

possible d’apporter différents choix de coloris, de positionnements

de poches, et de systèmes de fermeture. On customise selon le

cahier des charges de l’utilisateur.”

Protections balistiques, électronique d’acquisition vidéo ou

traçabilité Rfid… dans de nombreux secteurs HTT SAS distribue

essentiellement des produits de fabrication française.

Capable d’équiper des pieds à la tête tout opérateur ou agent, du

chaussant aux gants, textiles, protections balistiques, auditives,

oculaires, accessoires tactiques communicants, radio, systèmes

de communication, couteaux et étuis, HTT SAS s’est construit

une solide clientèle dans les trois armées, police et gendarmerie,

sapeurs pompiers et police municipale. Le tout en proposant une

réponse à la demande sur n’importe quel point du territoire.

Membre du cercle de l’Arbalète (cluster d’innovation destiné aux

forces spéciales), la société n’est pas en reste côté R&D avec un

nouveau projet. Gabriel Hamard le présente : “ Nous avons un projet

spécial, le VTIR ((Véhicule Tactique d’Intervention Rail/route). Il est

destiné à la lutte anti-terroriste pour les groupes d’intervention

en cas de prise d’otages dans les transports ferroviaires. C’est un

projet labellisé par le Pôle de Compétitivité I-Trans”.

Z.A. La Tuilerie - 14 rue des Cinq Perches

77500 Chelles - France - T. +33 (0)1 82 35 06 01

https://www.httsas.com - contact@httsas.com


M.I.F.A. - Sofins 2019

090

OJB Parachutisme

l’expert de la chute libre

Parachutiste chevronné avec plus de 21 000 sauts à son actif, ancien

militaire ayant exercé ses talents dans le monde entier, Olivier Jean-

Baptiste fonde la première école professionnelle de parachutisme en

France en 1999. A l’origine de nouvelles disciplines comme la chute

assis, il accueille sur le site de Mimizan tous types de personnes,

débutants, avertis, militaires, … pour des formations de pointe.

Découvrez une école unique en son genre !

Des infrastructures idéales

Basé à Mimizan dans les Landes, l’aérodrome

d’OJB Parachutisme est idéalement placé, à

quelques kilomètres seulement de l’océan. Grâce

à sa flotte d’avions et à ses équipements, l’école a

reçu le label Ecole Française de Parachutisme 3

étoiles.

Faciles d’accès, possédant des possibilités d’hébergement

d’au moins 30 personnes ainsi qu’une

grande zone de pliage et de posée discrètement

installée au centre des Landes, les infrastructures

de cette école attirent les parachutistes du monde

entier et notamment de nombreux membres de

l’armée.

Formations militaires

Ici, tout est pensé pour s’entraîner sereinement.

Ainsi, les membres des forces spéciales : Raid,

GIGN, COS se perfectionnent chez OJB Parachutisme

grâce à la mise à disposition de ses outils

aériens.

Le climat de la région, particulièrement agréable,

est également propice à un entraînement de choix.

Une école au Sénégal

Cette année, OJB Parachutisme devient le partenaire

d’une école en plein cœur du Sine Saloum

au Sénégal. Il s’agit du Centre de Formation de

l’Ouest Africain des Forces Spéciales.

Ainsi, les parachutistes vont pouvoir se former

également pendant l’hiver, tester de nouvelles

conditions de saut pour élargir encore leur apprentissage.

Aérodrome de Mimizan – 40200 MIMIZAN

+33 (0)5 58 09 27 62 – 06 86 77 22 07

ojbpara@gmail.com

www.ojbpara.com


M.I.F.A. - Sofins 2019

092

TRELLEBORG

Le géant des polymères

Qu’il s’agisse d’assemblages flexibles à base d’élastomères ou

de tuyaux composites pour le transfert d’hydrocarbure, Trelleborg

fabrique depuis plusieurs décennies des produits performants et

de qualité.

Fondée en 1905, la société suédoise Trelleborg

est spécialisée dans les polymères destinés à de

nombreux secteurs dont les transports, le pétrole,

le gaz, l’agriculture, la construction, l’industrie...

Avec près de 23000 employés dans le monde et un

chiffre d’affaire de plus de 3 milliards d’euros, le

géant suédois déploie une force d’activité remarquable.

Plusieurs entités du groupe travaillent dans le

secteur de la Défense. La Business Unit Fluid

Handling Solutions conçoit, réalise, et commercialise

des tuyaux élastomères pour diverses applications.

Installée à Clermont-Ferrand, l’usine

principale a de nombreux clients dont les armées

françaises : armée de Terre, armée de l’Air, et Marine

nationale. Les besoins se déclinent autour

des avions, hélicoptères, porte-avions, bateaux,

chars et autres véhicules terrestres, et relèvent

les défis concernant les exigences du transfert et

du stockage de carburant, du ravitaillement en vol,

à quai, ou d’avitaillement de bateau à bateau. Ses

produits sont conformes aux normes en vigueur

des marchés civils ou répondent aux exigences

des Spécifications Techniques de Besoin exprimées

par le Service Logistique de la Marine. Ainsi,

la société accompagne les armées dans leur démarche

d’amélioration des performances et de la

fiabilité des produits en fonction de leurs nouveaux

besoins et exigences, s’adaptant aux spécificités

des différents théâtres d’opération.

Trelleborg

Patrick Hersant

patrick.hersant@trelleborg.com

T. 06 71 28 88 41

www.trelleborg.com/en/fluidhandling

Entretien avec Xavier Allegre,

Oil & Petroleum Segment Manager

Quelle est la valeur ajoutée de Trelleborg

dans le secteur de la Défense ?

« La société a une forte valeur ajoutée

car nous proposons un matériel fiable

et performant qui s’inscrit dans la

continuité. Les armées opèrent dans des

environnements exigeants voire extrêmes

sur les théâtres d’opérations extérieures,

et elles ont besoin à ce titre d’un matériel

fiable et disponible. Les tuyaux sont des

éléments importants car ils transportent

le carburant indispensable aux opérations.

Ils doivent être exemplaires à tous les

niveaux en respectant en premier lieu

les spécificités des cahiers des charges,

mais aussi doivent supporter parfois

des contraintes d’utilisation spécifiques

aux théâtres d’opération telles que

d’importantes variations de température

entre le jour et la nuit, un environnement

agressif chargé de poussière et des

conditions d’utilisation et de manipulation

souvent difficiles.»

Comment répondez-vous aux spécificités

militaires ?

« D’abord nous proposons des produits qui

correspondent au cahier des charges des

armées. Mais le choix des élastomères qui

composent les tuyaux est souvent au-delà

des spécificités demandées. Le tuyau doit

toujours rester parfaitement opérationnel

quelle que soit la qualité du carburant

transporté. Un tuyau non compatible avec

un carburant plus agressif engendrerait

une pollution du carburant, ce qui pourrait

entrainer des conséquences désastreuses

quant au bon fonctionnement du moteur

du véhicule. De ce fait, tous les tuyaux

destinés aux armées sont toujours de

qualité premium. »


M.I.F.A. - Sofins 2019

094

Groupe CHIMIREC

spécialiste des déchets industriels

Créée en 1958, CHIMIREC est une société indépendante. Acteur

majeur de la dépollution, elle est spécialiste de la collecte et du

traitement de déchets issus de tous secteurs d’activités. L’entreprise

est présente en France avec 35 sites agrées et à l’étranger : Maroc,

Turquie, Canada, Pologne…

Chaque année, elle gère environ 300 000 tonnes de déchets auprès

de 45 000 producteurs.

Une collecte de proximité

Le groupe CHIMIREC travaille au plus près des

centres de production offrant ainsi un véritable

service de proximité. Les stations-service ou les

aéroports peuvent ainsi confier à l’entreprise, la

collecte et le traitement de leurs huiles usagées

telles que le glycol ou encore du kérosène.

CHIMIREC travaille également pour les sous-traitants

de l’armée en récupérant tous les déchets

générés sur les terrains.

Valorisation des déchets

Engagée dans une politique écoresponsable,

CHIMIREC se positionne comme une entreprise citoyenne,

responsable et consciente des enjeux que

représente son activité, et privilégie ainsi la valorisation

quand celle-ci est possible. Pour ce faire,

elle possède 9 filières de valorisation des déchets.

Ainsi, CHIMIREC travaille à la valorisation des

filtres à huiles usagés, des huiles claires, à la régénération

des liquides de refroidissement, au

compostage de déchets verts, etc.

Des engagements forts

L’ensemble des filiales possède la triple certification

QSE : « Qualité ISO 9001 », « Sécurité OHSAS

18001 » « Environnement ISO 14001 » prouvant

ainsi ses engagements en matière de protection

de l’environnement.

CHIMIREC porte une attention particulière à la sécurité

et à la santé de ses clients, ses collaborateurs

et de la planète.

En 2019, CHIMIREC étaye son expertise en proposant

le nettoyage des conteneurs IBC-Intermediate

Bulk Container - destinés au stockage et

au transport de liquides souvent chimiques, voire

corrosifs.

www.chimirec.fr


M.I.F.A. - Sofins 2019

096

Agence d’architecture

Grzeszczak-Rigaud

Choisi pour réaliser le Mess de la B.A. 113

Créé il y a vingt-cinq ans, l’agence d’architecture Grzeszczak-Rigaud

est spécialisée dans les bâtiments publics. Elle vient de remporter

avec l’équipe Bouygues Bâtiment Nord-Est le concours pour la

réalisation de l’unité de restauration de la Base aérienne 113, dans

la Marne.

Michel Rigaud, architecte et co-gérant de la société

avec Sandrine Douzamy, également architecte, se

félicite de ce choix. « Nous venons de remporter avec

l’équipe Bouygues Bâtiment Nord-Est, en décembre

dernier, le concours pour la réalisation de l’unité de

restauration de la Base aérienne 113 à Saint-Dizier,

dans la Marne. Il s’agit d’un mess qui assure 1600

repas. Ce bâtiment sera conçu dans un esprit de rationalité

et d’efficacité. Malgré les contraintes techniques

fortes, le bâtiment a l’ambition de dégager

des espaces lumineux, confortables, et fonctionnels,

sans sacrifier l’esthétique. Les études démarrent… »

Un choix qui valide, s’il en était besoin, l’excellence de

cette agence basée à Châlons-en-Champagne, dans

la Marne, au Nord-Est de la France. Cette agence

d’architecture riche de douze talents réalise chaque

année une vingtaine d’opérations pour des montants

de travaux allant jusqu’à 30 millions d’euros.

« Nous sommes spécialisés dans les équipements

publics, les bâtiments de service, d’enseignement,

d’équipements sportifs. Nous nous tournons également

vers la commande privée pour les entreprises.

Nous assurons bien sûr la maîtrise d’œuvre,

la conception, la réalisation et le pilotage de chantier,

pour une livraison clef en main du bâtiment. »

Habitué des contrats avec le secteur de la Défense,

le cabinet a déjà réalisé plusieurs bâtiments pour

la Gendarmerie nationale. Maîtrise d’œuvre pure

ou conception réalisation dans le cas d’associations

avec des entreprises, l’agence valorise l’engagement.

« Nous nous engageons fortement au service

du client, et défendons ses intérêts. Toute notre

équipe s’investit dans ce but. D’ailleurs, nos partenariats

avec nos clients s’engagent toujours sur du

long terme. Nos clients sont fidèles ! » Un gage de

qualité. Et la moyenne d’âge des personnels du cabinet,

36 ans, conjugue dynamisme, énergie, et innovation.

« Nous sommes très orientés vers les nouvelles

technologies. »

Avec comme cœur de métier la conception, le pilotage

de chantier, la maîtrise d’œuvre, et la livraison

clef en main, l’Agence d’architecture Grzeszczak-Rigaud

est plébiscité par ses clients pour ses compétences,

son professionnalisme et son engagement.

Agence d’architecture Grzeszczak-Rigaud

contact@grzrigaud.com

www.grzrigaud.com


JEUMONT ELECTRIC

Mastering the full process

097

market thanks to its customized engineering studies

and developments. The technologies used in Jeumont

Electric’s permanent magnet machines are a reference

in terms of equipment compactness, stringent acoustic

discretion, very low vibration levels, equipment reliability

and availability. For all the above reasons, it has been

selected to supply many naval programs both in France

and abroad (Australia, Brazil, Canada, Chile, India, Italy,

Malaysia, Morocco, Pakistan and Sweden). Jeumont

Electric can also adapt its offering to the Merchant

Marine market (cruise liners, tankers, LNG tankers…)

Jeumont Electric is a frontline player offering

considerable technical capabilities in the field of onboard

electrical equipment used in Naval and Merchant

Marine applications :

- Power generation and distribution equipment

- Main and auxiliary propulsion

- Auxiliary power units.

Jeumont Electric has built its reputation in the Naval

Jeumont Electric provides a wide range of services,

including technical assistance (Integrated Logistics

Support – ILS) for the three components of its offering

(mechanical, electrical and power electronics) and longterm

support for machines over 30 years old.

Jeumont Electric

367, rue de L’Industrie - 59572- Jeumont

+33 3 61 99 96 00 - web@jeumontelectric.com

www.jeumontelectric.com


M.I.F.A. - Sofins 2019

098


099


M.I.F.A. - Sofins 2019

100

Index des annonceurs

1001 AEROSOLS 101

OSAC 68/69

BLEU LAVANDE 97

OXAND FRANCE 80/81

CABINET CONSEIL VINCENT HEDONT 41

OXYD 15 - 87

CFC FORMATIONS 85

PAILLE SERVICE 100

CHIMIREC 94 - 95 PEGASE 74/75

CORDON DS2I 45

POCHON 51

CUISINE SERVICE SARL 97

PRESTO SERVICE 91

DAVEY BICKFORD 25 - 27 PROGECO 47

DRAEGER 63

RBH INDUSTRIE 102

EASYCUBE 4 TRADING 58/59 RENAULT COTE D'ARGENT 81

ECRITEL 11 - 98 SASU DAMI 91

ELIS SERVICES 73

SONOSCANNER 26

FED 4

SURVEY COPTER 4c - 32/33

FUJIFILM SONOSITE FRANCE 9

SURVIVAL EXPO 37

GESTEN 61

T3E - FIORI FRANCE 31 - 90

GRZESCZAK RIGAUD ARCHITECTES 96-97 TOPS 93

H2O 53

TOTAL MARKETING 21

HAIX 43

TRELLEBORG 51 - 92

HTT 89

VIRAVER 51

ICARE SAS 38/39 VITABRI 20/21

IRVINGQ FRANCE 52

WC LOC 46/47

JEUMONT ELECTRIC

97 - 3c

KERMEL 3

KERSHIP

2c

MECALECTRO 79

MILIPOL 2019 99

MOOV&COOK 40/41

OFC 97

OGEU GROUPE 58 - 75

OJB PARACHUTISME 90/91


102

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