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f

ETYMOLOGIE & HISTOIRE

DES MOTS

ORLEANS et ORLÉANAIS

PAR

Anatole BAJL4r.4-y,

Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, Professeur agrégé

au Lycée d'Orléans, Membre de la Société d'Agricultui'e,

Sciences, Belles-Lettres et Arts de la mémo ville.

ORLÉANS,

Ë. RERLUiSON, Libraire-Éditeur, rue Jeanne-d'Aro, 17.

1871.

LQTHEQ

Document

Il I il II Il III illi Ili 111IIH il

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.

Extrait des Mémoires de la Société d'Agriculture, Sciences.

Belles-Lettres et Arts d'Orléans.


A LA MÉMOIRE

DE

MON PÈRE.


I *

I

t. - .

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L

. .


ÉTYMOLOGIE ET HISTOIRE DES MOTS

« ORLÉANS » ET « ORLÉANAIS »

Par M. ANATOLE BAILLY.

Qu'est-ce que le nom d'Orléans? Doù vient-il? Comment

s'est-il formé? A quelle époque le voyons-nous apparaître

dans notre langue? Voilà autant de questions plus difficiles

à résoudre qu'il ne semble et qui, dans tous les cas,

n'ont jamais été résolues. En effet, bien que l'étymologie

d'Orléans ne soit plus aujourd'hui contestée, l'histoire du

mot n'a pas encore, à vrai dire, été faite, et, si l'on sait

en général d'où il vient, on sait moins quelles étapes il a

parcourues, je veux dire quelles transformations il a subies

depuis l'antique période gallo-romaine jusqu'à nos

jours,

Cette histoire, je voudrais essayer de la raconter. Les

documents en sont, pour ainsi dire, innombrables: sans

parler des archives de nos grands dépôts, et spécialement

des archives orléanaises, il n'y a pas un texte du moyen

âge où ne se retrouve peut-être le nom d'Orléans, pas une

chronique, pas une chanson de geste qui ne le citent. La

raison en est simple: Orléans fut longtemps l'une des

grandes villes, et, Paris excepté, la plus importante

presque du royaume. De bonne heure illustrée pat' l'éclat

de ses assemblées religieuses, le haut renom de ses écoles,

le génie industrieux de ses habitants; rendue fameuse par

le souvenir de deux sièges héroïquement soutenus et qui,

deux fois, sauvèrent la France; associée surtout à cette


touchante et merveilleuse destinée de Jeanne d'Arc, dont le

nom reste à jamais uni au sien, quelle autre ville fut plus

vraiment française? Quelle autre a laissé dans le passé de

notre pays une trace plus profonde et plus durable?

Ai-je besoin d'ajouter qu'en abordant ce sujet je prétends

ne pas temonter au-dede la période romaine ? C'est

une question vivement débattue que celle de savoir si Orléans

est ou n'est pas le Genabum celtique. Pour moi, je

n'ai ni à l'établir ni à m'en préoccuper: déterminer philologiquement

la forme exacte du mot latin d'où procède le

nom moderne, montrer, à l'aide des textes, comment le second

n'est autre que le premier, modifié selon certaines

lois phoniques et par des transformations graduelles, tel

est le seul objet de mon travail.

Il se divise naturellement en deux parties correspondant

à l'histoire du mot

1' pendant sa période latine, de l'époque gallo-romaine

au neuvième siècle

2° pendant sa période française, du neuvième siècle jusqu'à

nos jours.

Ces recherches sont complétées par une étude coîrélative

sur l'origine et le développement du mot c Orléanais, b

I.

HISTOIRE DU MOT « ORLÉANS. »

CHAPITRE PREMIER.

DÉI%OMINATJOil7 LATINE$.

L'histoire primitive d'Orléans est, comme on le sait, à

peu près inconnue. Ceux même qui voient dans cette ville

le Genabum des Commentaires ne sauraient dire ce


- I -

qu'elle devint depuis l'incendie ordonné par César (1) jusqu'au

milieu du cinquième siècle. A partir de cette époque,

quelques traces apparaissent, rares d'abord, puis, à mesure

qu'on avance, plus fréquentes ; ces indices ont permis de

conclure que l'Orléans moderne est la ville désignée dans

les textes latins postérieurs au iv' siècle sous les noms de:

Airelianis (2);

Aureliana (2) ou Aurelianensi.s (4)

Aurelianorum () ou Aurelzauensi.um (6)

urbs ou civztas.

De ces cinq dénominations une seule est un nom de

ville véritable, Aurelianis.

A quelle époque ce nom apparaît-il? On ne pourrait

qu'avec peine donner une date précise. Les premiers textes

littéraires qui le mentionnent sont l'Anonyme de Ravenne

(7) et Grégoire de Tours (8), tous deux postérieurs

au y' siècle, ce qui ne veut pas dire qu'Aurelianis date

seulement de l'époque mérovingienne, mais simplement

qu'avant cette époque on ne rencontre le nom d'Orléans

dans les écrivains que sous l'une des formes périphrastiques

dont j'ai parlé tout-à-Fheure, Aurelianensis ou

Aurelianorum civitas. De ces deux locutions les plus anciens

exemples sont ceux que signalent les lexicographes

(1) CÉs. de Bello galt., VII, C. xi.

(2) Historiens de Franco, I, 120 a.

(3) Id. 1. 639 n.

(4) Id. 1.801 a.

(5) Id. 1. 122 d, col. 2.

(0) Id. I. 645 b.

(7). hem sunt civitates in ipsd patril, juxta fluvium, quem

riue nomiriarc volumus, qui dicitur Leqa (Ligeris?), id est... Aurelianis,

Blezis etc. (Flistor. de Franco, I. 120 a.)

(8) Historia Francorum, L. II, c. vil, et passim. Voir l'index d0 la

traduction publie sous ce titre par M. Bordier Histoire eccIis]asti9ue

des Francs. . . , traduction nouvelle par Henri Bordier, 2 vol. gr. in-8°.

Paris, Franck.


-8-

Forcellini (1) et Freund (2), et qui appartiennent l'un à

Sidoine Apollinaire (3), l'autre à la Notice des Provinces et

des Cités de la Gaule, rédigée, comme on le sait, au

ve siècle (4).

Ces dénominations ne cesseront pas un instant d'être en

usage : elles se maintiennent durant tout le moyen âge

dans les documents latins; mais à côté d'elles se montre, dés

l'époque mérovingienne, le véritable nom propre Aurelianis;

à partir de ce moment, on le voit sans cesse employé.

Non-seulement nous allons le retrouver dans tous

les écrits latins du moyen âge, chartes, chroniques, vies

de saints, mais c'est le seul que nous aient conservé les

monnaies des deux premières races; non pas toujours assurément

sous cette forme pure: tantôt abrégé ou mutilé, tantôt

défiguré par certaines altérations phoniques, il s'offre avec

des variantes parfois singulières; niais toutes ces variantes

se rapportent à un type unique, seul correct et vraiment

classique : Aurelianis. Dans cette série de documents,

je pourrais citer les pièces orléanaises du cabinet des médailles

de la Bibliothèque nationale, celles de notre Musée

historique, et surtout de la riche collection Jarry (5). En

vue de faciliter les recherches, je renvoie simplement le lec-

(1) Lexicon totius latinitatis, 4 vol. in-fol., Leipzig, 1839; v°Aurclia,

(2) Dictionnaire de ta langue latine, 4 vol, in-40, Leipzig, 1834-40;

y0 Aurelia.

(3) L. VIII, ep. xv.

(4e) Cf. Historions de France, I. 122 et. Cette date de rédaction est

celle à laquelle s'arrôte M. J. QUICHERAT, De la formation française des

anciens noms de lieu, petit in-8°, Paris, 1867; p. 95.

(5) La collection de M. Jarry, amateur orléanais bien connu des

numismates, contient tous les types jusqu'à présent retrouvés de la

numismatique orléanaise. M. .Jarry m'a fait les honneurs de sa collection

avec une obligeance dont je tiens à le remercier publiquement.

Voir plus loin, p. 11, 28 et 29.


-9-

teur à divers catalogues récents, celui de la vente Dassy (1),

par exemple, et, pour la période mérovingienne, à l'important

travail de M Anatole de Barthélemy, Liste des noms

de lieu inscrits sur les monnaies de la première race (2).

Pour la période mérovingienne, les formes usuelles

sont

P AVRELIANIS, mentionné par M. de Barthélemy:

AVRELIANIS CIVITATE;

20 mais surtout, suivant une altération alors habituelle

de l'e en j (3), AVRILIANIS; signalée par M. de Barthélemy,

cette forme se retrouve clans le catalogue Dassy,

aux numéros:

130 AVRILIANIS CIVITAS;

131 AVRILIANIS;

132 AVRILIANIS FIT;

133 AVRILIANIS;

134 AVRILIANIS CIVIT;

135 AVRILIANIS;

138 AVRILIANIS;

Les textes littéraires l'accueillirent eux-mêmes, car on

la voit encore employée au VILe siècle par Fi'édégaire

Auriliana civitas, Aurilianorum civitas (4).

3° Outre les formes complètes, on trouve aussi quelques

formes abrégées. Le catalogue Dassy offre par exemple,

au n° 137, AVRILI... ; M. de Barthélemy cite de même

les deux formes: AVRIL1A CIV ITATE et AVR.

(1) Catalogue de monnaies royales, seigneuriales de France, monmaies

romaines, ttrangres, formant la collection de feu M. Dassy

(de Meaux), gr. in-8°, Paris, 1869.

(2) Bibliothèque de l'École des Chartes, 6° série, t. I, p. 443. Le

formes citées Sont rangées sous le n° 79 (p. 451).

(3) Sur cette altération voir A. BRACFIET, Grammaire historique

de la langue française, in-12, Paris, 1868, p. 116.

(4) Historiens de France, t. 1, p. 409 d, 2 d, col. 1.


- 10

Qu'est-ce qu'AVRILIA? Une abréviation pour AVRI-

LIA NIS ? ou faudrait-il y voir une dénomination nouvelle

de notre ville? Je n'hésite pas à repousser cette dernière

opinion. Je sais qu'A urelia passe pour avoir été le premier

nom gallo-romain d'Orléans, et que depuis le xvle siècle

les textes latins ne désignent guère notre ville autrement;

mais j'espère démontrer que cette conjecture ne repose sur

aucun fondement solide. Sans aborder encore cette question,

je puis dire que l'AVRILIA mérovingien serait, jusqu'aux

environs du Xle siècle, le seul exemple dAu7'elia

(ou Aurilia) qu'on pût opposer à des centaines d'Aure liafis

(ou Aurilianis): comme l'AVRILIA. . . (lu catalogue

Dassy ou 1'AVR de M. de Barthélemy, je pense donc

qu'AVRILIÀ est une abréviation un peu moins incomplète

que les deux précédentes du traditionnel AVRILIANTS.

Avec la période carolingienne, nous revenons à la

forme primitive Aurelianis : je la vois mentionnée dans le

catalogue Dassy aux numéros

493 AVRELIANIS CIVITÀS (Charles-le-Chauve);

491 AVRELIANIS CIVITAS (monnaie de Charles-le-

Chauve)

570 AVRELIANIS CIVITAS (Charles-le-Gros et Eudes);

5'17 AVRELIANIS CIVITAS (Eudes';

93 AVRELIANIS (Charles-le-Simple);

602 AVRELIANIS CIVITAS (Raoul.

J'ai cité les formes régulières; mais le même catalogue

offre encore diverses altérations du même type, évideinment

exceptionnelles; elles sont importantes cependant

car elles attestent peut-être combien s'était affaibli, dés

l'époque mérovingienne, le son de certaines lettres; par

exemple

10 Au n° 139, Fi médial est tombé dans AVRELANIS;

20 Aux u 129 et 626, l's finale a disparu dans AVRE-

LIANT, comme il est arrivé dans d'autres mots de la même


- 11 -

époque CIV1TA ) par exemple, pour C1VITAS, s'il faut

interpréter de cette manière une monnaie de la collection

Jarry, où je lis AVRELIANIS CIVITA;

3° Le n° 140 serait un des plus intéressants, puisqu'il

annonce, ce semble, la forme qui prévaudra di siècles puis

tard, par le changement de l'i médial en e: AVRILEANIS

(Orléans); mais l'isolement de cette forme, surtout la difficulté

d'admettre comme possible, dès cette époque, une

modification qui doit être la plus tardive et la plus laborieuse,

nous forcent à voir dans cette variante une erreur:

ou ri et le se sont transposés (AVRILEANIS pour AVRE-

LIANIS), ou le représente indûment un second i(AVRI-

LEANIS pour AVR.ILIANIS), supposition d'autant plus

vraisemblable que la même pièce a conservé sur l'autre face

l'écriture, alors usuelle, AVRILIANIS.

Dans la collection Jarry je note également quelques formes

exceptionnelles:

10 Comme dans le catalogue Dassy, AVRELIANI CI-

VITA et AVRELANIS sur deux monnaies de Charles-le-

Chauve;

20 Par transposition de l'i et de l'n., AVRELIAINS CT-

VITAS (Charles-le-Chauve et Eudes);

3° Par renversement de l'A pénultième AVRELIVNIS

(deux monnaies d'Eudes);

4° Par renversement de l'L : AVREFIANIS (Eudes);

5° La forme AVREIVS, sur deux monnaies (le Charlesle-Chauve

et d'Eudes est-elle, par renversement de l'A

final, pour AVREJAS, lui-même pour AVREIAS ou AV-

REIANS, par contraction, ou peut-être par abréviation

graphique, pour AURELIANIS?

6° Enfin, j'aurai plus loin à parler de trois formes nouvelles

et très-curieuses, appartenant â la même collection

AVRL ANIS, ATJRLTVNIS et AVRELIANS.

A'/wns ou, par ahération, ,4uïiliais, tels sont


MMAM

donc les deux types principaux auxquels se rapportent

toutes les variantes graphiques du nom mérovingien'ou

carolingien de notre ville.

Qu'est-ce donc qu'Aurelianis? On le devine sans peine

c'est une des formes de l'adjectif Aurelianus, a, um

« d'Aurelius e ; employé substantivement au pluriel, Aureliani

veut dire ' les gens ou administrés d'Aurélius .

Comment un nom de population est-il devenu, à l'ablatif,

un nom de ville? Je n'ai pas à l'expliquer longuement

c'est chose, en effet, bien connue que des noms appliqués

d'abord à un groupe d'hommes, et plus tard, au territoire

qu'ils habitaient, ont fini par désigner souvent l'une des

cités importantes de la région. Pour beaucoup de nos

villes, le nom moderne n'a pas d'autre origine; exemples:

Bourges, de Bituriges (littéralement les Bituriges);

Cahors, de Cadureis ( - les Cadurques);

Nantes, de Namnetes ( les Namnètes);

Rennes, de Redones ( - les Redons);

Sens, de Senones ( - les Sénons';

Tours, de Turones ( - les Turons);

Reims, de Remis ( - les Rémes);

Chartres, de Ca,'nutes ( les Carnutes).

Aurelianis est un nom de ce genre: appliqué d'abord

aux c gens ou administrés d'Aurélius », puis au territoire

de cette population, il a fini par désigner la plus considérable

des villes qu'elle occupait.

Reste l'emploi de l'ablatif, et il n'y pas à douter que

notre mot ne soit en effet à l'ablatif, comme le prouve

l'inscription monétaire citée par M. de Barthélemy (1)

AVRELIANIS CIVITATE. Or, on le sait aussi, comme la

déclinaison (les noms communs, celle des noms de lieu se

réduisit, dès le v siècle, à deux cas, le cas-sujet et le cas-

1) Voir ci-dessus, p. 9.


- 13 -

régime, ce dernier représenté dans les noms communs par

l'accusatif, le plus fréquent de tous les cas obliques, et, dès

lors, le plus naturellement associé à la notion de régime (1);

pour les noms de lieu, par l'accusatif ou l'ablatif (2), les

deux rapports de résidence (ablatif) ou de direction (accusatif)

étant ceux que le langage, en ce qui regarde ces

noms, trouve le plus ordinairement l'occasion d'exprimer.

C'est en effet par l'un de ces deux cas, généralement l'ablatif,

que sont désignés, à partir du ve siècle, la plupart des

noms de villes: Avenione(Avignon), Narbone(Na'i' bonne),

Nemauso (Imes), Biterris (Béziers), etc. (3). A ces

fiers se rattache Aurelianis, immobilisé, comme eux, à

l'ablatif.

Le nominatif Aureliani n'est cependant pas sans exemple:

il s'est maintenu notamment sur les monnaies, dont

j'ai plus haut reproduit la légende (n" 129 et 626, et monnaie

Jarry, § 1); mais l'autorité de ces pièces ne saurait

prévaloir contre la masse de celles où se lit Aurelianis, et

l'on peut admettre que l's est tombée soit par une méprise

de l'ouvrier, soit parce qu'elle était déjà fort assourdie.

Remarquons d'ailleurs que les textes littéraires ne connaissent

pas cette forme: signalée dans un Index des lusioriens

de France (4), elle en doit être écartée comme le

(1) Sur cette question voir LITTR, ilistoire de la Langue française,

1, 14 et 119.

(2) J. QUICHERAT, De la formation, française des anciens noms

de lieu, p. 87, v'Abinio ; cf. p. 88, y' Albigi et p. 101, y' Briwiri.

(3) Avenione, Narbone, Nemauso pourraient être des formes d'accusatifapocopées

pour Aven/ione-m, Narbone-,n, ou Nemauso-,n (Nemausu-m,),

mais rien n'empêche d'admettre que ce soient dos ablatifs,

et, dans tous les cas, le principe posé serait également juste. Sur

l'apocope de l'm, très-fréquente dès l'époque classique, voir mon Ma-

'4ue1 pour l'étude des Racines grecques et latines, in-12, Paris, 1869,

Durand et Pedone-Lauriel, p. 132.

(4) llistori.cns de Fr,,ncc, T, Index au mot Aurc(ieni.


- 14 -

prouve l'étude attentive du texte : elle correspond en effet

à deux passages de la Vie de saint Aignan, où l'historien

montre les principaux officiers d'Attila entrant c à Orléans

» ingrcssi sunt Aurelianis (1); et, plus loin,

comme Aétius, miraculeusement averti, vient de partir en

toute liilte au secours de la ville, le narrateur, voulant dire

que ce général arrive à Orléans, écrit encore : Aurelianis

pervenit (2) Les savants éditeurs, voyant le mot Aurelianis

en deux phrases où le datif paraît amené par les

deux verbes, ont pensé naturellement qu'en effet ce datif

impliquait un nom de ville, Aurcliani; or, ce derniern'ayant

jamais, dans les auteurs latins, cette valeur attribuée

au seul Aurelianis, on ne peut admettre la restitution

proposée: Aurelianis est la forme légitime, et si nous

le voyons dans les deux passages cités, ce n'est pas à titre

de datif, ni parce que la grammaire de ce temps en faisait

une loi, mais bieii parce qu'on ne pouvait alors exprimer

autrement le nom de la ville.

Comment Aurelianis se transforma en devenant français,

je le dirai tout-à-l'heure; mais, en se modifiant, ainsi

que tous les autres mots latins, dans le langage populaire,

il se maintint dans la langue, restée latine, de l'Eglise ou de

1'lcole. Durant tout le moyen âge, Aurelianis demeure le

vrai nom de notre ville dans les textes latins. Les preuves

en seraient innombrables: sans parler des grands recueils,

facilement accessibles, les Historiens de France, le Gattia

Christiana, les Vies des Saints (3), je me bornerai à citer

quelques documents pour la plupart moins connus et empruntés

soit à de récentes publications, soit à nos différents

(1) llioriens de France, 1, 616.

(2 Id. ibid., ibid.

(3) Voir les Index des différents v(,lutnes do ces reçuei1.


- l -

dépôts d'archives; par exemple, c'est le nom Aurelianis

qu'on lit, à l'exclusion de tout autre

1 0 dans un certain nombre de chartes, publiées soit par

M. Teulet, notamment dans une charte de Louis VI, en faveur.

des religieuses de la Madeleine, près Orléans, pièce

datée de 1119, avec la mention Actwm Aurelianis (1),

soit dans les différents Cartulaires de la collection des Documents

inédits, par exemple

(a) dans le Cartulaire de Notre-Dame de Paris (2), où

sont mentionnés quelques personnages nommés:

Jodoynus de Aurelianis;

Johannes de Auïelianis (3);

Frater Johannes de Aurelianis (4;

Raduiphus de Aurelianis (5);

(b) dans le Cartulaire de l'abbaye de Beaulieu (6), où se

trouve reproduite, au chapitre XII, une charte de 889, avec

la mention : Acttn sanctiMaximini monasteïio subtus

Aurelianis civitate.

On peut joindre à ces documents un grand nombre de

pièces déposées à la Bibliothèque d'Orléans et qui font partie

des manuscrits de Polluche; par exemple un acte de

confirmation par Philippe-Auguste d'un don de Pierre de

Courtenay aux religieuses de la Madeleine, près Orléans,

pièce datée de 1183, avec la mention c Actun Aure-

(1) Layettes du Trésor des Chartes, par A. TEULET, Paris, H.

Pion, 1863, 2 vol. in-4 0, I, p. 42.

(2) Cartulaire de l'église de Notre-Dame de Paris, publié par

M. Guérard, 4 vol. in-40, iv, 28;

(3) Id. I, 195; II, 135,495; 1V, 66.

(4) Id. II, 198.

(5) Id. II, 146.

(6) Cartulaire de l'abbaye de Beauliu (en Limousin', publié par

M. Maximin Deloche, in-4°, p. 30.


- 16 -

lianis (1), les diverses chartes publiées parM. Louis Jarry

à la suite de son Histoire de la Cour-Dieu (2), empruntées

pour la plupart soit au fonds Joursanvault, soit aux documents

manuscrits de la Bibliothèque d'Orléans, et parmi

lesquelles je citerai le texte publié à la page 178-179, avec

la mention « Actum publice Aurclianis », enfin, dans les

appendices ajoutés par M. Léopold Delisle à son travail sur

les Eco les d'Oï'léans (3), les passages suivants:

Sicut Aurelianis, ubi facte fuerunt lie glosule, dicitur

quasi aurea alienis, etc. . . (4);

Expliciunt glosule... que facte Luerunt Aurelia,is (5)

Aurelianis igitur ea mente me contuli. .. (0)

Universis doctoribus et scolaribus Aurelianis studio

commorantibus... (7)

Idem (Primatus) faciens moram Aurelianis exivit in simililudine

fossoris... (8).

Mais, tandis qu'il se maintenait ainsi, notre mot subissait

une modification curieuse : Aurelianis étant un ablatif,

on ne pouvait guère, ce semble, l'employer dans le discours

autrement qu'à titre de mot invariable; le moyen âge finit

cependant par lui attribuer une sorte de déclinaison : par

(1) Bibliothèque d'Orléans; ms. POLLUCHE, Paroisses et Comntunautés

d'Orléans, ma. 433 bis, p. 236.

(2) ISis toire de l'abbaye de la Cour-Dieu, ordre de (Jtteaux, diacse

d'Orléans (11181793) , par Louis JARY , in-8 e. Orléans, Il.

Flerluison, 1864.

(3). Les Ecoles d'Orléans, au douzième et au treizième siècle, par

M. Léopold DELISLE, Paris, 1869.

(4) Appendice I, p. 11.

(5) Ibid. Ibid.

(6) Appendice IV, p ' 12.

(7) Appendice V, p. 12.

(8) Appendice VII, p.15.


- 17 -

exemple, Aurelianis est un véritable nominatif singulier

dans les passages suivants

.....................Aurelianis

Educat in cunis autorum lacte tenellos (1).

Sacrificare Dois nos edocet Aurelianis (2).

Dans ces exemples, la construction grammaticale suffit

è. nous avertir que notre mot est bien un nominatif singulier

: dans les deux suivants la quantité prosodique,

d'accord avec la grammaire, nous amène è. une conclusion

semblable : non-seulement Awretianis est le sujet d'un

verbe au singulier, mais Yi final, nécessairement long à

l'origine, est devenu bref:

il

Obvius advenions nomen cui Genabus oh0t

Nrnen erat, toto quod doinde recessit ab usu,

Diveraumque iii nunc Aurelianis habetur (3).

et, de môme, dans ce passage de Jean de Garlande

Vos vates magni, quos aurea eoinptu'nt auro

Fama, fayote mihi, (1u0s Avrclianis ab urbo

Ordo (sic) trahit toto, pegasei gloria fontis (4).

(1) Vers de Geoffroy VINESAL'F, cités par M. Léopold Delislo, dans

(tu Ecoles d'Orléans au douzi ' t;te et au treizième siècle, p. 6.

(2) Vers d'Alexandre ax VI1.I,L'aIEc, cités par M. L. Delisle, Les

Ecoles d'Orléans, p. 7.

(3) Vers do Guillaume BRETON, dans la Philippide, cités par Lemaire,

IIitoitc et Antiquite.r de la ville et duché d'Orléans, in-Io,

Orléans, 1615, p. 5. - Je me borne b. signaler, on passant, une autre

altération prosodique, celle de l'e dCVODU bref (Aurelianis), A moins

qu'on ne lise Aureijanis, co qui serait bien subtil pour le temps uè ces

vers furent composés.

(4) Vers placés en tête (lu podme intitulé Ars lectoria ecclesiœ,

Paris, 1234. - Cités par M. L. I)elisle dans Les Ecoles d'Orléans, l' 8.

M. Deislo remarque en note qu'au lieu d'urbc il faut sans doute

lire orbe; au sujet de orde, M. Delislo se réfère à l'édition do Garlande.

La restitution proposée pour urbe paraît difficilement conciliable avec

cet orde qui semble lui-même une altération de orbe. Ne serait-cc pas,

en transposant le b de ab et le d de orde,

s ........ . Quos Aurelianjs ad urb è (urbem,)

Orbe trahit toto..... »

< Qu'Orléans attire dans ses murs de tous les points de l'univers... »

2


- 18 -

Nous avons un exemple certain du vocatif dans ce vers:

Non se Parnassus tibi conferat, Aurelianis (1),

et probablement un exemple du datif dans ce passage où il

est question de l'historien milanais Landulfe de Saint-Paul

« qui tune te?nporis (en 1103) discebat Auelianz (2).

Lemaire signale même un certain Atwelianim (3) que je

n'ai pu retrouver, mais qui serait évidemment l'accusatif

de notre mot. Cette curieuse métamorphose se laisse d'ailleurs

facilement expliquer pour les générations contemporaines

ou voisines du primitif Aurelianis, ce dernier

était nécessairement un ablatif pluriel, et, s'il avait fini

par être employé à titre de nominatif ou d'accusatif, sa

forme indiquait cependant son origine assez nettement pour

que toute méprise fût impossible; mais, comme il arrive

toujours, cette claire notion s'obscurcit peu à peu : plus le

nom devenait usuel et populaire, plus on s'habituait à voir

en lui non l'idée collective tic population qu'il avait d'abord

exprimée, mais celle d'une ville proprement dite. Le

moment vint où la transformation fut complète : ignorants

ou lettrés, nul n'avait plus conscience que cet Aurelianis,

accolé t un singulier tel que civitas ou urbs, eût été (l'abord

un nom de population au pluriel. Dès lors, regardé

comme un singulier, il fut traité comme tel, et de là nonseulement

la déclinaison régulière dont j'ai signalé les

principaux cas, mais le changement de quantité également

indiqué plus haut.

Outre la forme Aurelianis, on trouve encore dans quelques

textes du moyen àge une forme Aurelianum dont la

rareté est au moins étrange. Le Cartulaire de Saint-Père

(1) Vers d'Alexandre NECnAM, cités par M. L. Delisle, Les Ecolds

d'Orléans, p. 8.

(2) L. Dolisle, Les Ecoles d'Orléans, p. 2.

(3) ilistoire et Anti2uitez de la ville et duché d'Orléans, p. 8.


- 19 -

de Chartres (1) nous en offre un exemple dans une

charte transcrite au chapitre XL VII (2) on lit : De bore

dabunt 1111 denarios de pastu, obliviones et terï'agium

« quo voluerit monachus, vol Cast ^-utii Duni vol um-

LIANUM de feront. D C'est encore à cette forme qu'il faut

sans doute rapporter la locution de Au'eliano, que je lis

en un document publié par M. Mantellier, ... Johannem

• Boileave, burgensem, et mercato?'em dicte ville

• ut garand. Stepliani de AUREL11NO, defensorem,

etc. D (3).

Je n'ose suspecter une forme transcrite par des éditeurs

aussi compétents, et qu'il est d'ailleurs facile d'expliquer

en sous-entendant le mot oppidum; mais il est singulier

qu'elle se représente si rarement. On pourrait croire, à la

vérité, que les exemples eu sont plus nombreux en parcourant

l'index géographique que le savant M. Guérard a

joint au Cartulaire de Notre-Dame de Paris (4), on voit

Aurelianum signalé en plusieurs passages (t. I, p. 100;

t. JE, p. 26; t. IV, p. 168, 178). Si l'on se reporte aux passages

indiqués, on lit

T. I. p. 100 : Decimas autem quas petebat presbiter

de Argentolio apud Aurelianis

»;

T. II, p. 26 : ... tàm Aurelianis quàm alibi, coram

diversis judicibus citavit et citari

procuravit;

T. IV, p. 168 : « Eodem die obiit Johannes Ernaudi de

Aurelianis, dyaconus ... D;

(1) Cartulaire de l'abbaye de Sain 1-P're de Chartres, publié par

M. Guérard, dans les Documents in'dits,

(2) Cartulaire, t. II, p. 439.

(J) Ristoire de la cor nu'uaut des marchands fréquentant la rivière

de Loire, 3 vol. in-8o, Orléans, 1862-1867 ; t. III, p. 174.

(4) Ouvrage déjà cité, p. 15.


T. IV, p.

- 20 -

178 Anno domini millesimo clucentesimo

septuagesimo none, doininica post

festum sanctorum Egidii et Lupi,

obiit bone inemoric Stephanus dictus

Tempier, oriundus de Aurelianis,

Parisiensis episcopus.

Enfin, dans la pièce même dont la publication est due à

M. Mantellier, n'est-il pas remarquable que le personnage

appelé Stephani de Awi'eliano » soit désigné quelques

lignes plus bas par le nom traditionnel $tephanu?n de

Au"elianis ... » Y (1).

J'arrive à la forme plus simple, bien autrement connue

que les précédentes, et dont j'ai déjà dit un mot, Aurelia.

La vérité est, si l'on excepte la variante unique Au;'ilia

civit ale d'une inscription mérovingienne (et j'ai dit en peu

de mots pourquoi j'y voyais une abréviation de Aurilianis)

que cette forme ne se rencontre en aucun des textes anciens

comme applicable à Orléans. Elle n'apparaît, si je

ne me trompe, qu'aux environs du XIIe siècle, dans certains

ouvrages d'histoire ou de poésie écrits eu latin, notamment

dans la Chronique d'Othon de I"reisingen (2); toutefois,

c'est surtout à l'époque de la Renaissance que ce

nouveau mot devient usuel : peu à peu consacré par l'autorité

des érudits de ce temps, il se substitue définitivement

à l'ancien : par exemple, il devient le titre d'un

poéme en l'honneur de notre cité (3); c'est lui qu'on retrouve

dans une foule de poésies latines (4), dans certaines

(1) MANTELLIER: Histoire de (a communauté des marchands, t. III,

r . 4.

(2) Cité par Lemaire, Histoire et Antiquite, p. 12 et 13.

(3) Aurctia, porne de Rodolphe BOTEREYE( ROUJIUS Botcrcyus);

Voir LEMAIIiE, Histoire et An1iyite;, p•

(4) Voir leva aE, .11iCoire et Anti2itite, passim.


- 21 -

relations, écrites en latin, du siège de 1429; c'est lui

enfin qu'on grave sur les médailles commémoratives, sur

les jetons de corporations: on peut voir, comme spécimen,

les pièces reproduites en fac-simile par M. Mantellier (1),

et qui, toutes, originaires des XVIC et xvme siècles, portent

en exergue: Aure lia.

Comment cette désignation jusqu'alors inconnue fit-elle

soudainement apparition? En voici peut-être la raison: pour

les clercs et les lettrés du moyen âge des mots tels qu'Au-

1'elianis devaient être une sorte d'énigme. Qu'était-ce que

ce nominatif étrange? Apparemment il tenait par quelque

lien au nom d'homme Aurelins; mais alors n'avait-on pas,

dans la pure latinité, un terme classique, de forme nette et

simple, l'adjectif Aurelius, a, un?, le même qui sert à désigner

tant d'autres villes, Aureiia Alioï'ogum, Aurelia

Alemannorum, etc. (2). Justement l'opinion s'était accréditée

depuis longtemps que le nom d'Orléans lui venait (le

l'empereur Aurélien : la ville avait donc dit s'appeler

Aureliana civitas, ou simplement Aureliana. Ainsi fut

créée cette dénomination, imaginée selon toute vraisemblance,

par un scrupule d'érudits soucieux de latinité classique,

et qui tenaient pour une forme corrompue le nom

que les textes anciens attribuent cependant seul à notre

ville.

D'Aurclianis et de ses corrélatifs Aureliana, Aureiiaiwnsis,

Aurelianorun, Aurelianensium cicitas il

reste maintenant à expliquer l'origine. Comme je viens de

le dire, tous ces noms procèdent d'un mot plus simple, le

nom d'homme, Aurelius. Mais pourquoi ce noni ? et quel

est cet Aurelius ? question difficile, et dont l'examen a fait

naître, en divers temps, les plus étranges con,jectures.

(T) ilisloire de le communau des marchands, I, p. 083 et 381.

2) Voir ci-dessous, p, 25.


22 -

Suivant les uns, Raoul Glaher, par exemple, Aureliana

(civitas) vient de ora ligeriana , et la ville est ainsi

appelée parce qu'elle se trouve sur le bord de la Loire

« Ex Ligere quippe sibi con çjruo etiam flumine

agnornen habet inditum, dicitur que Aureliana quasi

ora ligeriana, co videlicet quod in ore ejusdeni fluminis

ripoe sit constituta (I). » L'explication n'est pas

des plus claires, et, sans parler de l'Au d'Àureliana,

substitué à l'o de ora, on se demande comment ora

ligeriana aurait pu subir une telle contraction. Lemaire

n'en cherche pas aussi long. Appliquant au mot français

l'interprétation proposée pour le mot latin, il déclare

qu'Aureliana ou ora ligeriana veut (lire « l'orée de

Loire, en faisant de ces deux mots un, sç.avoir Orléans

(2). » De quels mots s'agit-il? Comment a l'orée de

Loire m devient-il Orléans? Nous laissons au lecteur le

soin de débrouiller cette énigme.

Devine aussi qui le pourra, comment Aurelianenses,

suivant une autre opinion, se rattache au latin « Aulerci,

• nom dune tribu gauloise », et comment ce sont les Au-

• relianois soubs le nom d'Aulerçois (3)

Il ne semble pas, du reste, que ces deux hypothèses aient

eu grand succès. De bonne heure on avait songé à une explication

moins savante, mais bien autrement flatteuse

pour nous: je parle de l'étymologie qui rattache directement

Aurelianis au latin auî'um. Orléans serait ainsi

« la ville d'or, » qualification toute naturelle aux yeux (le

ses historiens qui prennent plaisir à énumérer ses ressources,

à vanter sa richesse

Aurea semper cri, testatur nomen ab auro (4);

L Raoul GLABER, II, 5.

(2) LMAJRE histoire et Antiqvite:, P S.

(3) LEMAIRE Histoire et Antiquite, p. 9.

(4) Vers de MASSAC, médecin orléanais, cités par Lemaire, Histoire

et Antiqtïtez, P. 16.


et ailleurs:

- 23 -

Terra beata loci, genio coelo que salubri

Ingentis regni medium, cor et aurea sedes (1);

ce que Lemaire traduit:

Heureuse terre où toute chose abonde,

Riche, fertile, à nulle autre seconde,

Où le ciel faict renaistro un doux prin temps,

Ville d'honneur et le coeur de la France,

Le Siège d'Or où nos Roys de tout temps

Ont estably leur force et leur puissance (2).

La syllabe aur interprétée, comment expliquer la fin du

mot, quel qu'il soit, Aurelianis ou l'hypothétique Aurelza?

Le premier est fort complexe, mais une difficulté de ce

genre n'était pas un obstacle au xn siècle, et c'est un professeur

d'Orléans, Arnoul Le Roux (3), qui fournit l'explication

demandée : Aurelianis n'est autre chose que « Aurea

alienis, la ville d'or pour les étrangers, exactement comme

« Arnuiphus est pour Ardua nulla fugiens, et A icides

« pour Ardua oculis desiderans (4). Par malheur, tout

le monde n'avait pas des Orléanais aussi bonne opinion, et

il paraît qu'un certain Estienne, évêque de Tournay, se

(I) Vers d'AcDEUEaT, poète orléanais, cités par Lemaire, Histoire

et Antiguite, p. 8.

(2) LEMAIRE Histoire et Antiquite, p. 8.

(3) On admet généralement qu'Arnoul d'Orléans vivait au dixième

nu au onzième siècle; M. Léopold DELISLE croit pouvoir conjecturer

qu'il appartient seulement au douzième, » Voir Les Ecoles d'Orltons,

Il. 7.

(4) Léopold DELISLE Les Ecoles d'Orléans, p. 7.

Aurelianis correspond à nure (e) (a) lienis; Ar-nul-fu-s àflr (duo;-

sui (la,)-fu (giens; Al-c-i-des n'étant pas en relation avec or (duo

(o) e (u.l) i (s) -des (iderans), M. Delisle remarque eu note qu'il faut probablement

lire al (ta) au lieu do or (du(t). Néanmoins, il est singulier

(lue le, initiale d'oculis, ne réponde à aucun des éléments d'A le, (les :

par une nouvelle correction, approuvée de M. l)elisle, M. Biinhc'rict,

mon collègue à la Société des Sciences, Lettres et Arts, propose in.-énieusement

de lire Al-o-i-des.


- 24—

railla cii termes fort durs et de l'étymologie et des habitants

d'Orléans : « Comment seraient-ils d'or pour les

« étrangers, demandait-il, eux qui ne sont même pas d'ar-

« gent entre eux (1)? »

Quant au simple Aurelia, le docteur Massac, également

Orléanais, y voit un mot hybride formé du latin aurun

et du grec helyos (cç), soleil (2). Orléans n'est plus

seulement la « ville d'op , c'est le « soleil du monde n

Je n'ai pas besoin de dire si « l'excellent docteur, » comme

l'appelle Lemaire (3), se fit scrupule, en bon Orléanais, de

développer ce beau texte.

Reste le nom français : qu'Aurelianis soit l'équivalent

d'Aurea alienis, Aurelia d'Aurum /ieiyos, nous n'en savons

guère plus long sur l'ori gine du mot Orléans luimême.

Or, il n'y a pas à chercher bien loin pour en coinprendre

la formation et le sens: qu'on lise simplement, en

détachant la première syllabe, O;'-léa•ns; on reconnaît le

vieux mot français « Mans « là-dedans » (4); le nom de

la ville signifie donc qu'il y a de l'or n là-dedans, intus

auïi copiam n selon la traduction latine qu'en donne Lemaire

(5) : c'est toujours, comme on le voit, la même allusion

à l'opulence de la cité, à la fécondité de son sol.

J'arrive àune dernière explication, la seule raisonnable,

celle qui dérive Aurelianis du nom d'homme Aurdlius. S'il

faut en croire une tradition fort ancienne, uisqu'oii la voit

accréditée au xi siècle (6), ce personnage ne serait autre

que l'empereur Aurélien, qui aurait rebâti ou simplement

restauré la ville brûlée par César et lui aurait donné son

(1) LEMAIRE : llistorc et A'iiti'juite.,

(2) LEMAIRE : ibid., p. 16.

(3) LEMAIRE ibid., ibid.

(4) Sur ce mot voir LiTrR, Dict., v o Lcats.

(5) Histo ire et Antijuite:, p. 16.

(6) Raoul GLABER, II, 5.


- 25 -

nom (1). Sur quels fondements s'appuie cette opinion? Où

8011t les textes qui l'autorisent? Nul ne saurait le dire. Au

xvii siècle, on crut pouvoir établir qu'il s'agissait non

d'Aurélien, mais (le Mare-Aurèle ou d'Antonin, et cela,

parce que des fouilles pratiquées sur l'emplacement de

l'Evêché actuel avaient fait découvrir des médailles é.

l'effigie de ces empereurs (2); mais de pareilles découvertes

se font tous les jours sans qu'on puisse en déduire de telles

conséquences; sur le territoire presque entier de notre

vieille Gaule il suffit de fouiller le sol é. quelques pouces

pour en exhumer des ruines romaines, et, s'il fallait attribuer

le patronage d'une fondation à tous les Césars dont on

déterre les monnaies, que de villes françaises se disputeraient

l'honneur d'avoir été bâties, restaurées, visitées par

un empereur! Au reste, si l'on songe qu'Aurélien vivait

au troisième siècle après J.-C., et Antonin ou Marc-Aurèle

au second, pourquoi faire remonter jusqu'à l'un de ces

empereurs un nom de ville qui n'apparaît dans l'histoire

que deux ou trois siècles plus tard?

Cette OpifliOfl ne reposant sur aucun argument solide,

comment se fait-il qu'elle ait pu s'accréditer ainsi ? La l'aison,

si je ne me trompe, en est facile à deviner : le territoire

de l'empire romain comprenait un grand nombre (le

localités dont le nom se rattache au latin Aurelius

parmi les plus célèbres on cite d'ordinaire Aui'elia Altotu'oyum

(Genève), Aurelia Ale auoran (Baden), Aurelia

ou Aurelia.num (Lintz), Au?'elia Antonina (Cariza en

Bétique), d'autres encore: en Gaule particulièrement., on ne

saurait croire combien (le villes ou de villages rappellent,

par leur nom, le souvenir d'une origine semblable : Orléans

et Aurillac (Aureliacum), les seuls qu'on cite d'ordinaire,

(1) Surcette question d'origine voir LEMAIRE,Ilistoire et

p. S ('t UiVLfltO,.

(! !.E1,\Jul:. Jlio .l;?i»'i1. p. 11.


- 26 -.

sont à la venté les plus connus, mais il s'en faut qu'ils

aient seuls conservé le radical de notre mot : c'est ainsi

par exemple que procèdent:

1 0 d'Aureiius lui-même

Aureil (Haute-Vienne);

Aurel (Drôme, Var, Vaucluse);

Oreil-Maison (Vosges);

et probablement Arelles (Aubes);

20 d'Au'elia :

Aureille (Bouches-du-Rhône);

Aurelle (Aveyron);

Oreilla (Pyrénées-Orientales), dont l'a 'final correspond,

suivant l'habitude de la formation espagnole, à. l'a latin;

30 d'Aurelianun:

Aureilhan (Landes, Hautes-Pyrénées);

4° d'Aureliacun, un grand nombre de villages, dont le

nom primitif, suivant une loi commune à. tous les mots en

iacum (1), s'est transformé diversement

en ac dans le Midi et dans la partie méridionale de

l'Ouest et du Centre:

Aureillac ou Aureilhac (Gard);

Aurillac (Gironde, et , plus haut, Cantal);

Orliac (Dordogne);

Orliac-de-Bar (Corrèze); -

Orlac (Charente-Inférieure);

Orihac, prononcé Orliac (Lot);

en é dans l'Ouest

Orillé (Maine-et-Loire);

en y dans le Centre

Orly (Seine, Seine-et-Marne)

enfin d'Aurillac, par une contraction qu'a pu rendre

(1) QUICHE1AT De la formation française des anciens noms dc

34 et suivantes.


- 27 -

plus facile encore la mouillure de la finale, est venu peutêtre

le mot réduit Awriac que nous retrouvons dans un

grand nombre de départements du Midi (Aude, Aveyron,

Corrèze, Dordogne, Haute-Garenne, Gers, Lot-et-Garonne,

Basses-Pyrénées, Var).

Voilà des formes assurément bien diverses; clans leur

variété même elles ont, au moins en latin, une part commune,

Aurei— ; est-ce à dire que toutes ces villes, ces

villages ou hameaux tiennent leur nom d'Aurélien, d'Auréle

Antonin ou de Marc-Aurèle? Personne ne l'oserait

soutenir; le nom qu'elles portent toutes indique seulement

qu'elles ont eu pour fondateur, administrateur ou patron

un personnage nommé Aurelius; or, on sait ce qu'était à

Rome la gens Aurelia, l'une des plus grandes et des plus

anciennes familles patriciennes; ce qu'elle a fourni à la

république et à l'empire d'hommes célébres ou simplement

connus, consuls, préteurs, généraux, empereurs, suffirait à

l'illustration de vingt maisons; on devine sans peine combien

de ses membres ont dû exercer, dans les diverses

provinces, d'importantes fonctions politiques, civiles ou

militaires; qu'un Aurelius fûit appelé à résider sur un point

mie la Gaule comme intendant ou préfet, qu'il établit un

camp ou un arsenal, qu'il bâtît des thermes ou restaurât

un édifice, c'était assez ; la bourgade ou la ville ainsi

dotée prenait son nom; de là le grand nombre de localités

qu'en France seulement nous voyons désignées par ce radical.

Maintenant, parmi tant d'Aurelius, pourquoi supposer

que le fondateur ou le bienfaiteur de notre ville a été précisément

un empereur; et pourquoi l'aurait-il été d'Orléans

plutôt que de toute autre des localités auréliennes?

Ce choix s'explique par l'importance même de la cité

Orléans eut, en effet, cette fortune que, de toutes les

villes et bourgades désignées par le nom d'Aurelius, elle

devint en peu de temps la plus considérable; dès lors,


- 28 -

comme il est arrivé pour tant d'humbles familles devenues

puissantes, on s'ingénia à lui découvrir une illustre origine,

on lui rechercha des titres de noblesse ignorés jusqu'alors;

parmi les personnages dont le nom se rattache au radical

d'Aurelius, quelques-uns seulement pouvaient prétendre à

l'honneur d'un tel patronage : Aurélien, Marc-Aurèle,

Aurèle Antonin. C'était avec le nom d'Aurélien (Aurelianus)

que le latin Auï'eiianis avait évidemment la plus

directe affinité; Aurélien fut donc choisi, et c'est ainsi

qu'est parvenue jusqu'à nous l'histoire de cette origine

légendaire, dont la tradition sans doute ne sera pas de

si tôt abandonnée.

(I1 \PITItE DEUXIInIE.

nÉNOMIrTIO1s FRANÇtISE.

On vient (le voir ce qu'est le mot Aurelianis eL «où il

vient. Comment Aurelianis, à son tour, est-il devenu

(*'iéans ? C'est ce que j'ai maintenant à expliquer.

Dès l'époque mérovingienne, notre mot avait déjà subi,

comme on l'a vu, quelques modifications curieuses, tantôt

perdant ri (lu groupe lia (Aureianis), tantôt se réduisant,

par la chute (le l's finale, à Aureliani. Ces oscillations

méritent d'être notées, car elles attestent l'affaiblissement,

déjà sensible, de certaines lettres qui allaient s'assourdir

chaque jour davantage. C'est au neuvième siècle que notre

mot commence à devenir demi-français; accentué sur l'a

pénultième, il devait seréduire, suivant la règle, en perdant

avant tout l'i de la syllabe finale (Aurelian's) ou mème

l'i antérieur à la tonique (Au"1/an.is). Il semble que ce

double changement se soit accompli dès le neuvième siècle.

Ce qui est sûr, c'est que la collection Jarry contient trois


monnaies carolingiennes où ces deux formes apparaissent

10 Sur une monnaie de Charlemagne on lit AVRELIANS;

bien que très-rare, cet exemple, si je ne me trompe, ne

saurait cependant être suspect; la pièce qui l'a conservé

est d'une remarquable netteté, ce qui ne serait pas

une garantie (le correction suffisante; mais on sait, en

outre, que l'assourdissement des finales latines commence

à devenir, au neuvième siècle, un phénomène régulier

c'est ainsi que, dans la même collection, sur d'autres monnaies

(le cette époque, je lis, au lieu de cicitas, Gicits

Al/RELTANIS CIVITS (Charles-le-Chauve), AVRELANIS

Cl 'TITS (Charles-le-Chauve), forme qui deviendra bientôt

le français cils ou cit, cas-sujet dont cité (civitatcm),

sera le cas-régime (1).

C'est le moment en effet où le latin, sans être encore du

français, commence à ne plus demeurer du latin; chute ou

resserrement des lettres, amoindrissement des sons, déjà

se produisent tous ces symptômes d'une dissolution dont

l'accent tonique fut le principal et irrésistible agent (2).

Aur'clianis ne pouvait échapper à ce travail de la désorganisation

commune; suivant une règle générale, sa finale

devait être la première assourdie; elle le fut par la chute

(1) Sur cc mot voir L1TrR, Dictionnaire, y0 Cité.

(2) Sur cette question voir le travail do M. Gaston PARIs, Etude

sur le rôle de l'accent latin dans la langue française, in-8«, Paris;

et sur les changements subis par les nonis de lie,, (lès l'époque

Carolingienne voir les observations do M. QUICHERaT, De la formation

française dcsanciens noms de lieu, p. 12 s Un autre faiU cons-

« tater, dit M. QUICFI.ERAT, c'est que, depuis le déclin du sixième siècle,

« les formes latines deviennent moins pures pour beaucoup de noms

s de lieu des pays où dominait l'élément romain, et que, dès l'avéne-

« mont des Carolingiens, il y a de ces noms qui déjà ne sont plus la-

« tins ils sont romans. On les voit parvenus au premier degré de la

« métamorphose qui les rendra français. s

Aurelians, et, plus bas, Awrlianis appartiennent è. ces formes romanes

qui ont nécessairement précédé la forme française.


- 30 -

de Fi, et cela en vertu d'une loi constante, par suite d'une

si impérieuse nécessité qu'à défaut de preuve, et quand

bien même ne se serait pas conservée la précieuse monnaie

qui l'atteste, on pourrait encore affirmer qu'entre le neuvième

et le dixième siècle ce changement eut certainement

lieu.

et 3° J'en dirai autant de deux autres monnaies, l'une

de Charles-le-Chauve où se lit la forme AVRL'ANIS

CIVITAS, et une d'Eudes où la même forme est écrite,

avec renversement de l'A pénultième, AVRLIVNIS. Là

encore, il semble bien que l'écriture atteste une prononciation

déjà courante; mais, quand il ne faudrait voir

dans ces formes nouvelles que des incorrections analogues

à celles que nous avons déjà remarquées (et, pour ma part,

je ne m'arrête pas à cette hypothèse), il n'en serait pas

moins curieux que ces erreurs se soient produites au inoment

même où s'altérait en effet, selon toute vraisemblance,

la prononciation traditionnelle du mot.

Purement latin sous la forme Aurelianis, demi-français

dés le neuvième siècle sous les formes Aurlianis ou

Aurelians, à quelle époque et sous quelle forme nouvelle

notre mot devient-il décidément moderne? Faute de textes

il serait difficile d'indiquer une date précise; à partir

du neuvième siècle, en effet, jusqu'au douzième, on ne

rencontre le nom d'Orléans que sous sa forme savante,

c'est-à-dire latine, dans les textes latins, chartes, chroniques,

inscriptions monétaires signalées plus haut. Au

xne siècle seulement apparaît une forme en langue vulgaire,

Orliens. Les exemples en sont lès lors tellement

nombreux, et je vais avoir si fréquemment l'occasion d'y

revenir, qu'il suffit de mentionner ici ce nouveau mot.

Comme on le voit, le changement est maintenant accompli:

Aui'elianis est devenu français, et c'est à peine si nous le

pouvons reconnaître.


- 31 -

D'Aw°elianis ou Aure tians à Orliens la différence est

en effet notable; elle est marquée

1° par la réduction du nombre de syllabes, puisque Fe

est tombé : Orliens = Aur(e)lians;

2° par le changement d'a en e : Orliens = Aurelians;

30 par le changement d'au en o : Oïliens = Aurelians.

1 1 La chute de l'e s'explique par un assourdissement

analogue à celui de Pi final dans Aurelianis devenu Aurehans;

c'est en effet une loi que toute syllabe immédiatement

antérieure à la tonique est plus ou moins assourdie

par le voisinage de cette dernière; simplement affaiblie

dans certains cas (ninutus = menu ; Johannes =

Jehan, etc.), elle tombe d'ordinaire, quand elle se trouve

comme étouffée entre la tonique proprement dite et la syllabe

initiale; par exemple, elle s'est perdue dans:

latr (o) cinium devenu larcin;

blasph (e) mare - blâmer;

mand (u) care - manger;

jud (j) care - juger;

bon (i) talem - bonté;

com (i) ta tus - comté;

hosp (i) tale - hôtel (1);

Aur(e)hianis étant un mot de conformation analogue,

l'e est pareillement tombé.

11 est vrai que la syllabe immédiatement antérieure à la

tonique semblerait être non l'e, mais Vi placé devant a,

Aurehianis comptant, selon la prosodie classique, pour

cinq syllabes: At'hin7s; mais on sait aussi que, dans

le passage du latin au français, les groupes ia, ie, io

(1) Voir A. BRAOHET, Du rôle des voyelles latines atones dans les

langues romanes, Leipzig, :1866. - Cf., du même, Grammaire, p. M

et suivantes; - Cf. mon Manuel pour l'étude des racines grecques

et lutines, 155 et. 156.


- 32 -

ont été traités comme si la première des deux voyelles faisait

corps avec la seconde : filJlus - filleul; tillus

- tilleul; lusciilus - rossignol, etc. (1). L' d'Aurelianis

ne formant, d'après cette règle, qu'une syllabe

(Aurel7nis), l'e est bien la voyelle antérieure é. la tonique

C'est donc bien Fe et non Fi qui (levait tomber.

20 Le changement d'a cii e s'explique aussi naturellement,

l'a accentué se modifiant presque toujours ainsi:

nasus - nez; navem—nef; bonilatein - bonté; dona,e

- donner, etc. Devant une liquide, particulièrement devant

n, ce son est représenté d'ordinaire par ai: sanus - sain;

't'anus - vain; Romanus - Romain; panis - pain, etc.

Néanmoins, lorsque an est précédé de i, c'est-à-dire dans

le groupe jan, le son e, qui représente a latin, est presque

toujours figuré par e : christianus - chrétien; Julianus

- Julien; anlianus - ancien; Ambianis - Amiens (2).

Aurelianis est donc légitimement devenu Orliens. Toutefois,

bien que la figuration par e puisse être regardée

comme seule usuelle, on trouve dans un poète (lu

XTIIe

siècle, Gautier de Coinsi, un exemple de la figuration

par ai:

En osent truis que près (FOrlans

Un- chastel a....

(Miracle de la 'iergc) (3)

Cet exemple prouve en 11ième temps que l'i du groupe latin

ia comptait en effet pour bien peu, puisqu'il est tombé

si facilement.

3° Reste la substitution d'o à au. En réalité, c'est un

changement d'écriture plutôt que de son, la diphthongue

au, surtout devant r, étant figurée dans les textes français

(1) Voir mon 3ianuel, p. 144.

(2) Id. P. 147.

(3) Ciit par ROQUEFORT, \0 Orlais.


- 33 -

du moyen âge quelquefois par au: auruni - aur;

auricula - aureille (1), figuration conservée dans Autissiodorum

- Auxerre; mais d'ordinaire par o: (aururn

- or; cleaura"e - dorer; thesaurus - trésor; auricula—

oreille; claudicare - clocher; ciaudere —clore.)

Au reste, il en est de ce son comme tout-à-l'heure du

son e figuré tour-à-tour par e ou par ai: à côté d'Orliens,

un texte du xiv 0 siècle porte Aurliens (2).

Je dois expliquer maintenant comment Orliens nous

amène à Orleans: question difficile, et, bien qu'en apparence

Orléans soit moins éloigné d'Orliens que ce dernier

ne paraissait l'être d'Aurelianis, on voit sans peine comment

Aw'clianis est devenu Orlien,s : d'Orliens à Orléans

naissent au contraire les plus sérieuses difficultés. Si l'on

veut suivre sans embarras l'évolution qui mène graduellement

de l'un à l'autre, il faut en partager le cours en trois

grandes périodes

1 0 A l'origine, 0,-liens se prononce en deux syllabes

Or-lié-n's, avec Fe détaché de l'n;

2 0 Un peu plus tard, Or- lié-n's devient Or-liens, toujours

en deux syllabes, mais avec Fe nasalisé, comme aujourd'hui

dans Amiens;

3° Plus tard enfin, Orliens finit par se prononcer Orhans;

niais en même temps, par application d'une loi d'équilibre

sur laquelle j'insisterai tout à l'heure, ïi se détache

de la voyelle suivante et se change en e.

Je vais essayer de justifier cette division.

§ I. - ORLIENS prononcé ORLIÉ-N'S.

Qu'Orliens ait été d'abord dissyllabique, on pourrait l'induire

de l'explication même donnée plus haut (3) sur la

(1) L1TrRI Dctonnaiye, t l'historique des mots or et oreille.

(2) Ordoun. des Rois de F'ruce, t VII, p. 516.

(3)P.let32. 3


—34—

valeur attribuée à l'i dans les groupes ia, ie, io, ia; mais

nous en avons des preuves directes et nombreuses pour les

£11 0 , XIlle et xiv 0 siècles. Naturellement on ne saurait demander

un témoignage de ce genre à des documents en prose;

par contre, ceux en vers fournissent des textes décisifs;

j'en citerai quelques-uns seulement, en suivant l'ordre

chronologique (1)

1 0 Au xii 0 siècle

dans Huon de Bordeaux:

Li uns en est al bore de Saint-Omer;

Li autres est à Orliens la cité,

Et Ii tiers est à Paris par verté 2);

dans la Chronique des ducs de Normandie

N'out bure ne chastol el pais

Nul, dès Orlien tresqu'à Paris... (3);

S'en Franco me rendeies sain

A Orliens u â Munleun... (4);

2° Au xiii 0 siècle, dans un grand nombre de chansons

ou romans, parmi lesquels, suivant l'ordre alphabétique

Aiol:

Chert une pautoniere mesdisant

Fame d'un niacheclier d'Orliens le grant (5);

(1) Toutefois, comme il importe d'établir par des témoignages nonibreux

la véritable prosodie de notre mot que deux ou trois textes scandent

différemment, je citerai en note divers passages qu'il serait difficile

d'admettre dans ce travail sans le grossir outre mesure.

2) Édit. Guessard et Grandetaison (Anciens poètes de la France,

t. V), . 9. Cf. un autre exemple ci-dessous, p. 41.

(3) Edit. Francisque Michel, 3 vol. in-4 0 (Collection des documents

inédits pour servir à l'histoire de .France), t. I, y . 994.

(4) id, t. II, y . 16638; cf., ci-dessous (p. 42), deux autres exemples

importants.

(5) Histoire littéraire de la France, t. XXII, p. 280, d'après un

mn. du fonde la Vallière (no 80), fol 114 V 0 ; cf. ibid.

Quant vinrent à Orlieiis la ehité grant._

Un l trè3 'rant avoir vont amassant

Quo en ih pars d'Orliens vont efloajahiL


- 35 -

Aye d'Avignon,

Gaydon:

D'Orlien. jusqu'à Loon n'i laissierent maison (1);

Si voz donrai les riches heritez,

Orle1vs et Raina et Biauvais la cité (2);

Garin le Loherajn, (La mort de):

Hornauz d' Orlien.r et Gantiers de Pariz

A la cort vinrent à sept vint forvestis (3);

Gui de Bourgogne:

Si m'aist Diex, dist Guis, bien le sachiés de fi

Que je suis rois de Franco, d'Orliens et de Paris (4)

Julius César:

Ensi fu mors Pompée com je vous ai conté,

Mais li maistro d'Orliens en ont e] contrové (5);

(1) Édit. Guessard et Moyer (A nciens poètes de la France, t. VI),

P. 6.

(2) Édit. Guessard et Siméon Luce (Anciens poètes de la Franc.,

t. VII), p. 4; cf. ibid.:

P. 19 : Qui li dojinaut et Orjjen.s et Paris;

102 Droit à Ortens vostre chemin turnes

- - Tant a esre tout le chemin ferré,

Qu'à Orliens vint, en la ville est entrez;

- 116 : Ici] iJ'Ortienu viennent sor les destriers.

- 143 : A Oriien., lu, si ut le cuer irié;

- 145 Tant en assamb1ent.chascuns en sa partie,

Que la citez d'Orlien., en est emplie;

- - Eus près d'Orliens se fu li os logie

-- 197 ; Ce oiez, Dcx, que Ferrons li princiers

Que il murtri à Orliens le portier.

(3) Édit. Ed. du Méril (Romans des douze pairs de France', p. 81

cf. ibid.:

P. 82; Et la reine fuit leste d'Auberi,

I)'Ilernauz d'OrUenz, qu'ele tient por osai,

(4) Édit. Guessard et Michelant 'Anciens poètes de la Fr(rnce, t. I),

(5) Lopold DEI,19I.E : Les Ecoles d'Orieia4s, p. G, d'après UI! UtS.

Lie ]a Bibliothèque nationale (ms. français 1457, fol. 166, v°.


- 36 -

Ogier de Danemarche (La chevalerie):

Girart d'Orliens et Ii preus Engeier (1);

Renaut de Montauban:

A Orliens passent Loire, la terre est desertie (2);

3. Au xiv0 siècle, dans les chansons, poêines ou chroniques

dont j'extrais les passages suivants

Fiera bras:

Qui me donroit Orliens, Estanpes et Paris (3);

Hugues Capet:

Car la duchié d'Orliens tout quito vo donray (4)

surtout dans La branche des royaus lingnages de Gui!-

(1) Edit. J. Barrois (Romans des douze pairs de France), p. 136

cf. P. 292

Guion d'OrUen.s vait en lescu férir.

(2) Histoire littéraire de la Fronce, t. XXII, p. 681, d'après un

ms. du fonds la Vallière, fol. 11, y0.

(3) Édit. Krœber et Servois j Anciens poètes de la Fronce, t. IV),

p. 23 cf. ibid.:

P. 187: Li barnages i Cu d'Orliens et de Paris;

(4) Idit. de M. le marquis de La Grange (Anciens poètes de la

France, t. VIII), p. 94; cf. ibid.:

P. 09 Car il est duc d'Orliems, s'en tient le signourie;

- 123 Par me foy, duc d'Oriiens, à ce que nous véona;

- 121 : Et ly dist : e Duc dûriiens, in vous oy moult prisior s

- 163 Mais je sut dus d'Orliens et Huez m'apell'on

- 184 En le cité dOrliens, qui bien estoit freinée;

- - A Ortiene le cité fu la clame menée;

- 183 : D'Orliecis se departy per une matinée

- 186 : Alez ent à Orliens, si ne le laissiez mie;

- 188 : A ij lieuwez dOrlien$ ung inerquedy venoit

- - A Orliena est venus à portez ouvrir droit;

- 191 Et le cité dOnjons fort se cleinurniilla

- 193 Et que In gent d'Onliens, dont il y et foison;

- 234 Car juner me fesistez un jour trestout entier

- -- En la tour en Orlieus. et inc dame au cors chier.

Cf., ci-dessous (p. 38, trois ;;utres passages importants.


- 37 -

hume Guiart, né, comme on le sait par son propre témoignage,

à Orléans:

Par quoy je, Guillaume Guinri,

D'Orliens né, de l'Aguillerie (1).

Dans ce grand nombre d'exemples, deux seulement nous

montrent Oî'liens trissyllabique. L'un est du xu° siècle; il

appartient à la Vie de saint Thomas le martyr, par Garnier

de Pont Saint-Maxence

Or vus abaunduins_jo mun règne et mun paie,

Estampe et Orliens, et Chartres et Paris (2)

mais je ne crois pas m'avancer trop en supposant que le

vers offre une mauvaise leçon pour

Estampes et Orliens, et Chartres et Paris,

le nom d'Etampes (Estampes ou Eslanpes) étant (l'ordinaire

et régulièrement (puisqu'il vient du latin Stampis) (3)

écrit avec une s, par exemple dans ces vers de Gaydon:

Qui li donroit Estampes et Orliens (4),

(1) Historiens de Franco, t. XXII, p. 1'73 g; cf., ibid.:

P. 183 d bis Tes évesques que nous 1oe

D ' Orliens, de Iliauvez, de Loon

- 192 b Pluseurs nlers à Onliens oistrent;

- 2133 c De la cité d'Onliens sus Loire;

- 266 j Cil d'Orlien,s adonques veillièrent;

- 283 f Li serjant d7Or1ien qui là ièrent

Armez ehascune nuit veillièrent;

- 283 i Lors Ti-ge, qui Ils ceste hystoire,

- -

j Serjant né d'Orliens sus Loire

- - j Entra enz, à hardie chre,

En ses mains d'Orliens la banière.

Sur Guillaume Guiart voir une Notice par M. Natalis de VÀILL'r,

Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, 2 0 série, t. III, p. 1-12.

(2) Édit. Hippeau, 1 vol. in-12, Paris, Aubry, 1859; p. 139.

(3) QUICELERAT : De la formation française des anciens noms de

lieu, p. 25.

(4) Edit. Guessard et Siméon Luc4 (Anciens poètes de la France,

t. VII), P. 35; cf. ci-


—38--

et de Fierabras

Qui me donroit Orliens, Estanpes et Paria (1).

L'autre exemple est du xiv' siècle et appartient au

poeme de Hugues Capet:

Puis fu d'or en avant duc d'Ortiens clamez (2);

Un troisième, emprunté au même texte, semblerait à

bien plus forte raison devoir être rattaché à ce petit groupe,

car notre mot s'y présente avec deux î: Orliiens; au vers

22 de la page 187, on lit en effet dans le manuscrit:

Adent envers Orliiens Fedry s'aceminoit.

Mais, prononcé comme on le voit écrit, il fausse le vers

aussi, tout en signalant la leçon vicieuse (3), l'éditeur,

M. le marquis de La Grange, a-t-il restitué dans le texte,

avec la mesure du rhythme, la véritable orthographe du

mot. Le doute, en effet, n'était pas possible, les copistes

du moyen âge figurant souvent à l'aide de deux i l'i provenant

d'un i latin, lorsqu'il doit être détaché par la prononciation

d'une voyelle suivante : M. de La Grange remarque,

par exemple, que Huon de Bordeaux porte dès la

première page : Juliien

Chil Auberons, que tant ot segnoraige,

Sachis k'ilfa fieus Juiien Cesare 4);

à cet exemple, on peut joindre les suivants

O le la dame, si est salue em piés (5);

Dix, dist la dame, tu soies grasiiés (6);

(1) Cf. ci-dessus, p. 36.

(2) Edit. de la Grange (voir ci-dessus), p. 9.

(3) P. 279, note.

(4) Edit, Guessard et Grandmaison, (voir ci-dessus), p. 1.

(5) Id., p. 11, y. 344•

(6) Id., P. 12, V. 315.

» 13, V. 399.

s 14 v.442.


- 39 -

Et il si fisent, nus n'i est detriits (1);

Puis renoia sainte crestiient (2);

Il no prent homme, s'il est crestiiene's,

Que ne le face et pendre et traïnci' (3);

Au jour de Paskes, c'on doit cumcniier (4);

et sans sortir de notre poême:

S'il trouve le scionc.ho è bien noteflier (5;

Or fina do ce sieclo et ala deviier (6);

Adent fu festiiez do moult simple raison (7);

Et prinrent à criier et faire noise grant (8);

Et lv disoit s Vassaulz, Dicus devez graciier

Qui vous a donné forche et hardement si fier,

Et biauté dont on bien porez fructifier (9);

Car ce ne sont qu'cspiiez et rencoutreur de bois (10).

Comme on le voit, les scribes n'emploient jamais ce

mode d'écriture que pour assurer l'intégrité de l'i et en

maintenir la prononciation distincte. C'est une notation

usuelle pour figurer ce que figure, dans notre système

d'écriture moderne, l'inscription du tréma. En effet, il n'y

a pas un seul de ces j doubles qui ne représente prosodiquement

une syllabe. Or le mot O.'liens aurait pu quelquefois

s'écrire ainsi, par exemple dans les deux vers cités

plus haut et où le rhythme veut qu'on lise Or-li-ens en

trois syllabes; il n'en saurait être de même dans le dernier

vers cité, puisque la mesure prouve qu'il faut réduire Orliiens

à deux syllabes seulement.

(1) Id., P. 107, V. 3590.

(2) Id., p. 116, y . 3884.

» » 127, y . 4265.

(3) Id., p. 116, y . 3886.

T, » 118, y . 3963.

(4) Id., p. 9, y . 258.

(5) Hugues Capet, édit. de La Grange, p. 1, v.5.

(6) Id,, p. 2, y . 16.

(7) Id., p. 5, w. 98.

(8) Id., p. 11, y . M.

(9) Id., P. 56, V.

(10) Id., p. 1l, .


-40—

Ainsi, jusqu'à la fin du xiv' siècle, Orliens est dissyllabique;

les nécessités du rhythme décident parfois le trouvère,

et cela seulement dans les derniers temps, à séparer

Fi de l'e; mais l'habitude est visiblement de les réunir en

une syllabe; et telle devait bien être la prononciation du

mot, puisque là même où le scribe s'oublie jusqu'à mettre

deux i, la mesure du vers démontre que non-seulement les

deux j comptent pour un, mais que ce seul i lui-même

forme avec le suivant une syllabe unique.

Voilà un premier point important : il ne suffit pourtant

pas à caractériser la prononciation primitive d'O,'liens. En

effet, alors même que le mot aura subi de nouvelles modifications,

nous le verrons demeurer longtemps encore dissyllabique.

Le trait distinctif de cette première période est

la prononciation séparée de l'e et de Fn. Habitués comme

nous le sommes aujourd'hui à nasaliser toutes les voyelles

suivies d'un n, nous avons quelque peine à concevoir notre

mot ainsi prononcé; or, le raisonnement à lui seul établirait

qu'Oliens, comme tous les mots analogues, a dû maintenir

longtemps désunis l'e et l'n. Ne l'oublions pas, en

effet, dans le latin Au7'elianis, l'n était naturellement détaché

de l'a; Fi final une fois tombé, l'a et l'n ont continué

de demeurer distincts (Aurelian's), et, quand l'a se changea

plus tard en e, la voyelle et la consonne ne furent pas

pour cela plus unies, Orlién's perpétuant, sous sa nouvelle

forme, la prononciation première d'Aurelian's. Aujourd'hui

même nos provinces méridionales séparent encore

l'n de la voyelle précédente dans les groupes an, en, etc.

Fran'ce, danse, pense (je le). Mais il a plus: nous possédons,

à l'égard d'Orliens, deux témoignages directs

pour résoudre ces questions délicates, la critique n'a guère,

en général, qu'un moyen d'information, la rime; or, sur

une centaine d'exemples recueillis dans des textes en vers,

bien peu contiennent notre mot dans une rime; mais il se


- 41 -

trouve, par un heureux hasard, que deux appartiennent à

des vers en assonances. L'assonance, comme on le sait,

est propre à nos vieux poèmes jusque vers le milieu (lu

XIIe siècle, et elle consiste en une rime incomplète de

syllabes dont la voyelle seule est identique; par exemple,

dans Huon de Bordeaux :

fâche rime avec vinage (1);

fief - ciel (2)

iri - vient (3);

Gerardin

menti

riment ensemble (4).

Paris

servir

Si donc Orliens se rencontre à la rime en une laisse

d'assonances, nous saurons, par cela seul, quel était, avant

le xni siècle, le son de la syllabe ens, si l'on prononçait

à-n's (Orlié-r&'s) ou ens (Oï'liens-Oï'liins): or Huon (le Bordeaux

et Gaydon nous offrent le témoignage demandé;

dans la première de ces chansons on lit en effet

Alès vous eut à Rains l'arcevesquié,

A Saint-Orner, u eus cl bore d'OrIi&ns,

U i Paris, en vo palais plenier (5);

et dans la seconde:

Se Dox maït, li gloriouz dou ciel

Qui li donroit Estampes et Orliens (6).

On le voit, la rime est impossible, si l'on ne prononce

pas, comme arec ves(Juié et cic-1, Oriié-n's.

(11) iluon de Bordeaux, édit. Guessard et Graudmaison (y

V. 1-2.

(2) Id. y. 60-61.

(3) Id. y. 78-79.

(4) Id. V. 584-587.

(5) Id. P . 3.

(6) Gaydos, édit. Guessard et Siméon Luce ( y . ci-dessus), p. 35.

Le texte publié est du XnIe siècle; mais la chanson originale date, selon

toute vraisemblance, du xii' siècle, et, comme il est arrivé souvent,

la copie a conservé parfois les assonances du texte primitif.


42-

§ II. - MIENS prononcé MIENS (ORLIINS).

L'e d'Orliens ne serait jamais devenu l'a d'Orléans, s'il

n'avait commencé par se souder avec l'n pour prendre avec

lui le son nasalisé d'en (in) dans Amiens, viens (je), tiens

(je). Il n'y a pas d'exemple, en effet, que l'e français soit

jamais devenu par lui-même un a: pour qu'un tel changement

ait été possible, il a fallu que l'e, préalablement soudé

avec l'n, formât d'abord avec lui un SOfl nasal. En d'autres

termes, ce n'est pas e qui a pu devenir a, mais en qui est

devenu an, ou, suivant l'expression de M. Meyer, ce n'est

pas e pur « qui est devenu a pur, mais e nasalisé qui est

« devenu a nasalisé (1). » Ici encore, le raisonnement suffit

donc à prouver (lue notre mot s'est nécessairement changé

d'O'lié-n's en 0,-liens (Oï'liins), puisque sans cette transformation

préalable il n'aurait pu devenir Oilians, ni, par

suite, Orléans.

Toutefois, une preuve de fait ne serait pas inutile ; la

Chronique de Benoit nous en fournit deux au lieu d'une:

au vers 1099, on lit:

Autresi les culverz, les chons,

Refirent-il puis â Or(iens (2);

et au vers 26197:

U fust damage u mal u biens

En chartre les mist â Orliens (3).

Malheureusement ces preuves ne sont pas décisives.

Quelle doit être, en effet, la prononciation de chens ou

(1)An et En toniques, dans les Airnoires de la sociéte de linguistique

de Paris, t. J (3e fascicule), J). 246.

(2) Chron'que des ducs dcNor,nandie, édit. Francisque Michel (y.

tM-(lCSSUS, t. 1, V. 1099.

(3) Id. t. II, v. 26197,


- 43 -

biens, et d'OrUens? Ché.n's et Orlié-n's, bié-n's et Orlié-n's?

ou chens (chines) et Orliens (Orliin.$), biens (biins)

et Orliens (Orliirts)? Comme Huon de Bordeaux, la Chronique

de Benoit est du xii' siècle (1); or, si l'assonance

du premier prouve que l'e d'Orlié-n's doit être

détaché de l'n, la rime de la Chronique ne prouve ni qu'il

les faille réunir, ni qu'il les faille séparer, et la question

demeure indécise. Mais l'éclaircissement que nous demanderions

en vain aux rimes, même exactes, de ce temps, un

argument indirect le fournit

M. Meyer a démontré (2) que, dans les mots où en français

représente en ou in latin, ce groupe avait pris, dès la

fin du XIIC siècle, le son an. Or, un tel changement n'est

possible, on l'a vu, qu'après une nasalisation préalable de

l'e, d'où il suit que cette nasalisation avait dû se produire

au plus tard dans le courant du XII' siècle. Orliens n'appartient

pas régulièrement à ce groupe de mots, puisque

l'en y procède non d'en ou in latin, mais d'an (ilurclianis);

néanmoins, par suite de raisons spéciales, qui seront

exposées plus loin, notre mot fut traité comme s'il

procédait effectivement d'un primitif en en ou in; il dut

donc suivre la règle générale que je viens de rappeler, et

si l'on prouvait qu'Orliens était déjà devenu Orlians au

xin' siècle, on aurait, par cela seul, une preuve que l'e

devait être nasalisé dès le xii'; or, la preuve existe: dans

la Chronique de Guillaume de Nangis, texte du xiii' siècle,

on lit, avec un a, Orlians (3).

Il est donc certain qu'Oïlié-n's a dû se resserrer en Orliens

(Orliins) dans les dernières années du XIie siècle au

(1) Mais non pas nôcessairement postérieure, malgré les assonances

de Huon de Bordeaux; sur ce point voir Revue critique (2' année,

l' semestre, n° 102, p. 334, article de M. Meyer.

(2) Dans le travail cité plus haut « An et En toniques » ni, p. 21

et suiv.

(3) Historiens de France, XX, 649 e.


-44—

plus tard. On peut dès lors supposer que l'exemple cité de

Benoit implique ce mode de prononciation. Ce n'est là, du

reste, qu'une présomption, car il a pu suffire d'un quart de

siècle, de moins encore, pour que la forme nasalisée prît

définitivement la place de sa rivale, et il devient impossible

de savoir si la Chronique correspond à la période où l'n

tendait à se souder a l'e, s'y soudait effectivement, ou déjà

même y était décidément attaché. Mais cette question devient

secondaire il suffit que nous soyons assurés du rapprochement

des deux sons avant le cours du XIne siècle;

or, à cet égard, la preuve est faite, et si ce ne sont pas les

rimes de Benoit qui nous en offrent le témoignage, ce

seront alors tous les exemples de quelques années postérieurs,

ceux de Gaydon, de Gui de Bourgogne ou de

Fiera bras.

Mais il y a plus: Ifuon de Bordeaux étant contemporain

de la Chronique, il n'en résulte pas, à défaut de preuve

directe, que notre mot, prononcé dans la Chanson Oïliè-n's,

ne doive pas l'être dans la Chronique Orliens. Ici se place

une observation importante et qui doit dominer l'étude de

toutes les transformations de détail. Quels que soient les

changements qui atteignent la forme d'un mot, il ne faut

pas oublier que ces changements ne se produisent ni à jour

fixe, ni par suite d'un concert entre savants; c'est l'instinct

populaire qui transforme les sons; suivant que deux lettres

voisines ont une affinité plus étroite ou une mutuelle

répugnance, l'organe qui les prononce les rapproche ou les

désunit, et cela non pas tout à coup, mais par un travail

gradue' et spontané dont le peuple même n'a généralement

pas conscience. Il en résulte que, déjà modifié dans certaines

bouches, un même mot demeure longtemps encore

pour d'autres ce qu'il avait été jusqu'alors; insensiblement

la prononciation nouvelle s'affermit, elle devient usuelle,

finit par s'imposer k la foule, et un jour vient où ce qui


- 45 -

avait été, pendant deux siècles ou trois, la forme régulière,

universellement acceptée, n'est plus qu'un archaïsme oublié

ou incompris : c'est l'histoire de tous les mots, et les

changements qu'ils subissent sont tels, si naturellement

enchaînés l'un à l'autre, si délicatement gradués, qu'on ne

saurait dire avec précision à quelle époque telle forme a

disparu, à quel moment telle autre a pris sa place; les

textes assurément nous offrent de loin en loin quelques

jallons; mais ne croyons pas qu'une forme apparaît seulement

à l'époque où l'enregistre un écrivain; pour qu'elle

ait conquis ce droit de cité, il faut qu'elle soit d'abord

entrée dans le langage courant, ce qui ne se. fait pas en un

jour; pareillement, de ce qu'un mot se rencontre en un

texte sous une certaine forme, il n'en faut pas conclure

que cette forme était à ce moment la seule usuelle. Tardivement

accueillie par les écrivains, et lorsque depuis longtemps

le peuple l'avait pour ainsi dire consacrée, elle est

aussi parfois plus longtemps conservée par eux, lorsque

déjà peut-être le langage courant l'abandonne; qu'on ne

s'étonne donc pas si, de deux textes, même contemporain;

l'un nous offrait un exemple d'O'lié-n's avec l'n détaché

de Fe, tandis que le second attesterait la soudure (les deux

lettres; dans l'un et dans l'autre ce serait la double prononciation

d'une mémo époque qui laisserait, si je puis

dire, une double empreinte également exacte. Au même

moment peut-être, où le mot Orliens sonnait encore aux

oreilles du trouvère, O'liè-n's, le chroniqueur normand

l'entendait prononcer déjà Oïliens. Leurs vers sont au

même titre l'écho fidèle de l'un et de l'autre son.

§ III. - ORLIENS prononcé ORLIANS.

Nous voici parvenus au milieu du XuIe siècle d'Aurelianis

arrivés à Aurelians, ce dernier nous a conduits à


- 46 -.

Orlié-n's et Oriù-n,'s à Orliens; à son tour Orliens s'est

insensiblement transformé, et nous venons de voir par

Guillaume de Nangis qu'il commençait, dès le xrne siècle,

à devenir Orlians.

Comment un pareil changement a pu se produire, c'est

ce qu'il n'est point aisé de comprendre. En effet, on voit

bien que dans les mots où en provient d'en ou in latin

(prendre - 'prendere; enfant - infantem, etc.), cette

syllabe, en général, a fini par devenir an, et, comme je l'ai

déjà dit, M. Me yer a prouvé que ce changement de son,

en voie de s'accomplir dés le xi' siècle, était achevé vers

la fin du xii' (1); mais on ne voit pas que cette transformation

ait eu lieu lorsque en représente an latin,

spécialement dans les finales eu anus, anis, etc.; par

exemple Amlianis est devenu Amiens, christianus -

chrétien, paganus - payen, Julianus - Julien, sans

parler des mots plus nombreux où le même son, figuré par

la diphthongue ain (vanus - vain, sanus - sain, etc.)

n'a subi, non plus, depuis cette époque, aucune altération.

Comment donc s'expliquer qu'Orliens, par une exception

unique, se soit transformé finalement en (Pi'lians, comme

si son e ne provenait pas d'un a Je ne saurais pour nia

part en donner de bonnes raisons: dire qu'on l'a, par méprise,

assimilé aux mots en en, tels que prendre ou enfant,

ne serait pas répondre, car la question est précisément de

savoir pourquoi cette assimilation a pu se faire, comment

cette méprise a été possible; la question resterait entière,

puisqu'on pourrait aussi bien demander pourquoi Amiens,

chrétien, payen, Julien, n'ont pas été de même assimilés;

peut-être faut-il y voir simplement l'influence d'une prononciation

locale dont nous ne saurions aujourd'hui préciser

la nature et à laquelle auraient échappé le picard

(1) V. ci-dessus, p. 4,


I

- 4'7 -

Amiens et les mots usuels chrétien, payen, etc., moins

exposés qu'un nom de ville aux méprises et aux altérations;

toujours est-il que ce changement, quelle qu'en soit

la cause, ne peut être contesté.

Est-ce à dire qu'Orlians soit devenu la forme unique au

1111e siècle? Nous avons la preuve du contraire, car nous

savons qu'un poète de ce temps, Gautier (le Coinsi, dans

un passage que j'ai cité plus haut (1), écrit Orlains. Il en

est évidemment de cette nouvelle transformation comme de

la précédente : l'exemple de Guillaume de Nangis et celui

de Gautier de Coinsi nous offrent, en fait, deux témoignages

contradictoires; mais il est clair que cette contradiction

n'est qu'apparente, et là encore il faut se représenter,

comme tout à l'heure dans le passage d'Orlié-n's à

Orliens, l'antagonisme de la forme qui naît et (le celle qui

ne veut pas encore disparaître. Comme Or'lié-n's a dû tenter

de se maintenir contre les empiétements d' Orliens, c'est

Orliens à son tour que nous voyons menacé par le nouvel

Oïiians. Quoi (l'étonnant, si le vieux mot, celui même

que nous avons vu naître à peine un siècle avant et qui

déjà est presque un archaïsme, s'efforce de tenir tête à son

rival? Plus est profonde la différence qui les sépare, plus il

semble que la lutte doive être ardente et se prolonger. Il

serait intéressant d'en suivre les phases dans une série de

textes; malheureusement l'écriture seule ou les rimes pourraient

nous éclairer. Or, les rimes font ici défaut, et, quant

à l'écriture, l'usage populaire ne la transforme pas aussi

vite que la prononciation. En ce qui regarde notre mot, la

raison en est simple: le son en, quelle qu'en doive être la

rononciation (an ou in), peut être également bien figuré

r le groupe en. Ces deux lettres avaient suffi jusqu'alors

'epi'ésenter le mot Orlié-n's d'abord, et, après lui, Or-

. 2.


p---

MLIM

lien.s (prononcé Orliins); elles suffisent pareillement à

représenter la nouvelle prononciation Orliens (prononcé

Oî'lians); le passage de Guillaume de Nangis est, à cet

égard, une heureuse exception, sans laquelle nous n'aurions

pas la preuve assurée que, dès le treizième siècle, l'en

de notre mot avait déjà pris le son an. Tous les autres

textes du xm' siècle, et ceux de la première moitié du

XIVC conservent en effet l'écriture traditionnelle (Orliens);

on l'a vu par les nombreux fragments empruntés

à nos chansons de gestes, à nos poèmes, à nos chroniques

en vers; les textes en prose ne varient pas davantage. Ici

encore les preuves seraient innombrables; on me permettra

de n'en produire qu'un petit nombre; je les choisis de préférence

en des textes récemment publiés, et dont les éditeurs

sont, par leur nom seul, une garantie d'exactitude

scrupuleuse et de critique pénétrante. Le xxii volume des

historiens de France contient, par exemple, divers documnents

précieux pour l'histoire de l'expédition d'Aragon

en 1285; dans l'une de ces pièces, Fragment d'un compte

de Jehan d'Ays, en matières et en deniers, pendant

l'expédition d'Aragon en .MCCLXXXV, il est question

d'un de nos compatriotes. Voici comment le texte le

désigne

5 325. Item, par Jehan le Clerc, à Narbonne, pour li et pour

Raoul d'Orliens, IX setiers d'or b e, ou pris de LVII s. ' (1)

et ailleurs

« 5 399. R:1-11 par Michiel le Clerc, en Catheloiegne,

I sac de froument, qui fait iij setiers de Biaucaire, ou pris d

XL s. s (2).

En une autre pièce, Compte du c/ma'roi des engins pour

(1) H?çt),'jC os d.' l"ae',', t. XXII, p. 1719,

Id. ibid. p.'723, e.


l'expédition d'Aragon en MCCLXXXV, je lis également,

à la date du 23 juillet

A Jehan Peliçon d'Orliens, por ij chevaus mors, X 1. l'andernen

de la Madelàne, present M. P. » (1);

et, quelques lignes plus bas

A Jehanin, le vallet Martin d'Orliens, por le rotor d'un chevau

cci» et un mort à Yone, u siége de Gironne, X 1. » (2).

Enfin, un troisième document de la même époque, intitulé:

Fragmenta comput orum ab anno MCCXX VII ad

annun MCCCXVI, et publié dans le même recueil,

contient ce paragraphe

i Au seneschal de Champaigne, Monsieur Jehan de Joinville, por

ses gaiges dès le diemancho devant Pasques-Flouries qu'il partit

d'Orliens. » (3).

Joinville, qui vivait en ce temps, et auquel se rapporte

le précédent paragraphe, écrit de même Orliens:

« Et entre les autres fu naié Monseigneur Jehan d'Orliens, qui

portoit banière à la voivre. (4);

et ailleurs

s Dont il avint ainsi que les Bourgoignons et les Looreins que il

avoit apaisiés, l'anioient tant et obéissoient, quo je les vi venir plaidier

par devant le roy des descors que il avoient entre cuiz, à la court

le roy, à Rai», à Paris et à Orliens. » (s).

On le voit, jusqu'à la première moitié du XIVe siècle,

(1) Historiens de Franco, t. XXII, p. 730, e.

(2) Id. ibid. ibid. ; cf. ci-dessous (p. 66) la

forme Ourliens empruntée au même toute,

(3) Id. ibid. p. '758, C.

(4) Œuvres de Jean, sire de Joinville, comprenant l'Histoire de

Saint-Louis, le Credo et la Lettre à Louis X, avec un texte rapproché

du français moderne mis en regard du texte original corrigé

et complété à l'aide des anciens manuscrits et d'un manuscrit me'-

dit, par Ni. NATALIS Du WÂU.I.v, gr. in-80 , xxxii-576 pages et planches

dont l'une chromolithographi. — Paris. A, Lc Clore, l8f3?. —

p. 144.

5) Id. p. 460.


- -

c'st par l'écriture Orliens que le nom de la ville, prononcé,

selon toute vraisemblance, O'lia,s, continue d'être

figuré. Il faut franchir cette période pour rencontrer des

exemples nombreux de l'écriture Orlians; non pas que,

même à cette époque, la transcription par an soit seule en

usage, mais elle est déjà très-fréquente; on peut en voir

des exemples dans les diverses Ordonnances de Charles V,

en mai 1367 (1), juillet 1373 (2.); de Charles VI, en avril

1383 (3), avril 1388 (4), mars 1388 (5), octobre 1302

(6), où notre mot est invariablement reproduit sous la

forme Orléans (je reviendrai tout à l'heure sur l'e que nous

voyons pour la première fois substitué à l'i); c'est également

sous cette forme que notre mot se présente dans

quelques textes de provenances diverses : je citerai, par

exemple, ces deux passages empruntés à des comptes du

xrv siècle, publiés, avec beaucoup d'autres, dans le

Glossaire des émaux de M. de Laborde:

s Godefroy le Ferre, varlet de chambre et garde des coffres de

Monseigneur due d'Orleans » (7);

« A Robin Garnier, cofTrier, pour deux coffres de relais, fermans

chacun à deux ferreures, ferrez et clonez ainsi qu'il appartient pour

mettre et porter en chariot le linge de relais de Ma. le duc dUreans.

s (8).

Il est impossible qu'une forme aussi fréquente n'ait pas

répondu à la prononciation alors usuelle de notre mot.

Assurément la forme en e n'a pas disparu les Ordonnances

continuent de la reproduire à côté de la forme en a,

(1) Ordonnances, V, p. 10.

(2) Id. V, p. 629.

) Id. VII, p. 2.

(4) Id. VII, p. 185.

(5) Id. VII, p. 247.

l5) Id. Vil, p. 515.

(7) De Laborle, (!ossc,ire des p. 219.

j) 1' Lab ' ri, . .. 1T


-

Par exemple celles de Charles V, juillet 1364 (1), juillet

1367 (2), juin 1370 (3), mars 1383 (4), etc.; il n'en

résulte pas évidemment que l'é ait conservé sa valeur

primitive, mais simplement que le nouveau son est également

compatible avec la figuration par en ou la figuration

par an; l'orthographe moderne n'ayant pas encore

été jugée nécessaire pour l'exacte représentation de ce

son nouveau n'a pas encore prévalu; mais ce n'est là

qu'une simple question d'écriture. Voici, du reste, avec

deux nouveaux exemples, la preuve décisive que, sous la

double forme en e ou en a, la finale de notre nom se prononçait

évidemment de la même manière; le recueil des

Ordonnances contient un acte de Charles VI (août 1392),

OÙ il est question successivement de c l'Eglise d'Orleans »

et du « duché d'Orlicns (5). De son côté, M. Louis

Jarry, en son Histoire de la Cour-Dieu, a reproduit un

document de la même année (28 novembre); ce sont des

lettres de Vidimus qui commencent ainsi

« A tous CeUIX qui verront ces presentes lettres, Johan Poirier,

prevoat d' Orleans, salut... »,

et qui se terminent par ces mots

En tesmoing de ce nous prevost dessuadit avons fait sceler coi

lettres de Vidimus du scel de la prevosté d'Orles » (6).

Assurément les deux mots ne sont pas identiques: même

en attribuant à la finale une égale valeur, le maintien de Fi

dans une forme, l'apparition de Fe dans l'autre suffiraient

(1) Ordonnances V, P. 476-471.

(2) Id. V, P. 25.

(3) Id. V, P. 69.

(4) Id. VII, p. 63.

Id. VII, p. 491-492.

(6) Louis JAJrnY, llisoire de l'abbaye de la Cour-Dieu (Vyli i-

dessus), P. 176-177.


- 52 -

à les différencier, mais, sans aborder encore cette question

délicate, il importe de noter que Fi d'Orliens comme Fe de

la forme moderne n'ont jamais eu dans notre mot qu'une

valeur secondaire ce sont deux voyelles atones dont la

prononciation a pu demeurer longtemps indécise, à ce

point que, de nos jours même, on le verra plus loin (1)

pour nos vignerons ou laboureurs de l'Orléanais, le son de

cette lettre médiale n'est ni fixe ni uniforme. Mais coinment

admettre une dissemblance de ce genre pour la prononciation

de la tonique? Comment un même écrivain

aurait-il, en un même mot, attribué à une même syllabe

aussi importante, et cela à quelques lignes d'intervalle,

deux sons si profondément différents? Evidemment un tel

son ne peut ainsi varier au même moment en une même

bouche que le mot s'écrive Orliens ou Orlians (devenu

Orléans), la finale se prononce nécessairement de même,

et c'est justement pour cette raison que l'alternance des

deux figurations est possible ; or, si l'on ne sait pas exactement,

apriori, comment se prononçait Orliens, on ne peut

hésiter sur la juste prononciation d' Orlians (ou Orléans):

du même coup nous apprenons comment doit se prononcer

son équivalent.

Cette prononciation une fois consacrée, il était impossible

que l'écriture ne finît pas par s'y conformer exactement

; avec le quinzième siècle, la figuration par an

devient en effet plus fréquente, et, pour ainsi dire, seule

usuelle rien n'est plus curieux, à cet égard, que la

comparaison d'un certain nombre de pièces se succédant

de la fin du quatorzième siècle à la fin du quinzième

invariablement écrit par un e dans les documents de la

première période, notre nom • a pris uniformément l'a

moderne dans ceux de la seconde ; je citerai comme

(1) Voir ci-dessous, p. 64.


- 53 -

exemples une série de pièces de procédure déposées aux

Archives de la Préfecture, à Orléans, et concernant

l'ancien couvent de la Madeleine aux portes de la ville.

On y voit mentionnés un certain nombre de prieurs et de

prieures ainsi désignés

En 1368, Tiphaine do Lille « prieuse de l'ostel de la Magdeléns

lei Orliets » et frère .Johan Molin s prieur de l'ostel do la Magdelene

les Orlie,s »

En 1374, Marguerite de Saint-Brisson « prieuse du prieuré de la

Magclaleno les Orliens s et frère Adam de Meaux « prieur de l'hostel

et prieuré de 1» Magdalene lez Orliens »

En 1380 (vieux style) Marguerite de Saint-Brisson « prieuse du

prieuré de la Magdalene les Orliens et frère Nicolle le Picart

« prebstre prieur de lhostel (sic) et prieuré de la Magdalene les

Orliens s

puis

En 145?, 1468, 1469, 14l, Jehanne do Parthenay, « prieuse du

prieuré conventuel de la Magdalene lez Orléans » et, dans cette dernière

année, frère Pierre Brazart, a prebstre prieur du prioré conventuel

de la Magdalene les Orléans » (1).

On le voit : dans la seconde moitié du quinzième siècle,

Je changement d'écriture est accompli; non qu'il ait été

aussi tardif : voici, en effet, une nouvelle série de pièces,

s'échelonnant du commencement au milieu du quinzième

siècle, et qui prouvent que dès les premières années de

cette période la nouvelle orthographe était déjà, pour ainsi

dire, consacrée; je choisisces pièces parmi celles que

M. Mantellier a extraites de nos différents dépôts d'archives

(1) Archives du département du Loiret. Ces pièces sont classées

dans un carton spécial au couvent de la Madeleine (do l'ordre de

Fontovrault) ; elles doivent être prochainement publiées dans une

monographie sur ce couvent par M. Ludovic de Vauzelles, conseiller

i la Cour d'Orléans, auquel appartient aujourd'hui la Madeleine; elles

ont été déchiffrées et transcrite »vç'e 1' sr'oûurs de l'obligeant archiviste

du départem'n. '.


-54—

orléanaises et qu'il a publiées en son Histoire de la conmunauté

d88 Marchands fréquentant la rivière de

Loire (1). Tandis que je rencontre deux fois seulement la

forme en e dans un document du 13 novembre 1438, où

il est question de deux marchands Jehan Girard, dit Votloisel,

et Florent Rabillard, demeurant l'un et l'autre c à

Oi'liens (2), je vois partout ailleurs Orléans, notamment

dans les pièces suivantes dont j'indique la date et Je lieu

de dépôt:

1412 (21 mars) Archives de la Ville (3);

1427 (2 janvier) Id. (4);

1428 (22 avril) Id. (5);

1435 (24décembre) Archives de l'Hôtel-Dieu d'Orléans (6);

1436 (14 mai) Id. (7);

1438 (10 décembre) Id. (8);

1439 (novembre) Archives de la Ville (9);

1445 (5 janvier) Id. (10);

1445-1446 Id. (11);

1446 (4 octobre) Id. (12);

C'est également la forme en a qui domine dans les documents

recueillis par M. Quicherat, à la suite du Procès de

(1) Voir ci-dossus, P. 19.

(2) MANTELLIER: Histoire de la communauté des marchands, t. III,

p. 65et66.

(31 Id. ibid., p. M.

(4) Id. ibid., p. 261.

(5) Id. ibid., P. M.

(6) Id. ibid., p. 145, 146, 147, 148..

(7) Id. ibid., P. 152, 153, 155.

(8) Id. ibid., P. 77.

(9) Id. ibid., p. 7ot8.

(10) Id. ibid., p. 12.

(11) Id. ibid., p. 176.

(12) Id. ibid., p. 177.


- 55 -

condamnation et de réhabilitation de Jeanè d'ÂrIJ (1),

particulièrement dans les pièces suivantes

Témoignage (lu hérault Berri (2);

Témoignage de Jean Chantier (3);

Journal du siège et du voyage de Reims 4');

Chronique de Lorraine (5);

Fragment de Christine de Pisan (fi);

Poime de Martial d'Auvergne (7);

Lettre de Charles VII aux habitants de Narbonne

(10 mai 1429) (8);

Lettre de trois gentilshommes angevins à la femme et à

la belle-mère de Charles VII (9);

Acte (le donation par le duc d'Orléans (31 juillet

1450) (10).

La forme en e ne se rencontre que dans le témoignage

de Perceval de Cagny, du pays de Beauvoisin, où la

ville est appelée Orleens (il); dans une chronique normande

anonyme où reparaît le traditionnel Oïliens (12),

enfin dans le Journal d'Enguerrand de Monstrelet (13).

Voilà certes plus de témoignages qu'il n'en faut il ne

me paraît guère contestable que la finale du mot Orlien,,

(1) 5 vol. in-80, 1841-49, dans la collection des publicationi de la

Société de l'Histoire de Franco.

(2) QLCHERAT, t. IV, p. 40.

3) Id. t. IV, p. 51.

(4) Id. t. IV, p. 94.

(5) 1(1. t. IV, p. 329.

(6) Id. t. V, P 3.

(7) Id. t. V, p. 51.

(8) Id. t. V, P. 100.

(9) Id. t. V, P. 12'7etsuiv.

(10) Id. t. V, p. 214.

(11) Id. t. IV, p. 4-5.

(12) Id. t. IV,

(13) Id. t '. . p


- 56 -

après avoir pris dès le xm siècle le son an, l'avoir affermi

et vulgarisé dans le XIVe, le fit enfin prédominer, à

l'exclusion de tout autre, dès la fin de cette période; quant

à l'écriture, naturellement conforme, dans le principe, à la

prononciation originaire du mot, elle en partage toutes les

vicissitudes; incertaine au XIIIe siècle et pendant la durée

du xIv, elle s'assouplit de plus en plus au son nouveau

qu'elle représente, et vers la fin du xlve siècle, c'est

par la syllabe an que ce nouveau son est presque habituellement

figuré.

Cette discussion serait incomplète, si je ne disais quelques

mots de certains documents où le nom d'Orléans apparaît

à l'occasion du siège de 1429 et qui sembleraient

devoir infirmer ma conclusion. Dans son important mémoire

sur le Compte des dépenses de Charles VII (1),

M. Loiseleur a publié une pièce très-précieuse pour l'intelligence

des événements militaires et du système financier

de cette époque, je veux parler du compte d'Hémon Raguier,

trésorier des guerres sous Charles VII; cette pièce,

qui n'était jusqu'alors qu'imparfaitement connue, a été

fidèlement transcrite d'après une copie déposée â la Bibliothèque

nationale (2); elle ne saurait avoir philologiquement

une grande valeur, car elle est de trois siècles au

moins postérieure au siège (3); il se pourrait toutefois que

le manuscrit reproduit par M. Loiseleur fût lui-même

(1) Compte des dépenses faites par Charles VII, pour secourir

Orléans pendant le siège de 1428, précédé d'Etudes sur l'administration

des finances, le recrutement et le pied de solde des troupes à

cette époque, par M. Jules Loiseleur, bibliothécaire de la ville d'Orléans,

hi-811. Orléans, 1808.

(2) No '788 du supplément français, voir Compte des dépenses,

(3) M. Loiseleur déclare, en effet, que « l'écriture » du manuscrit

de Paris a paraît être de la fia du xvme siècle. » Compte des cUpenes,

P. 77.


- 5'7 -

une copie exacte du compte original, et, dès lors, je

crois devoir en parler brièvement. En effet, tandis que

Oïléans est devenu dans les documents du XV siècle la

forme, pour ainsi dire, usuelle, c'est Orliens au contraire

qu'on voit le plus souvent figurer dans le Compte (le Raguier;

Orléans n'y apparaît guère qu'une fois sur six,

comme on peut le voir par le tableau suivant (1)

Chap. I (p. 164) neuf fois Orliens, deux fois Orléans;

II (p. 166) deux fois Orléans:

III (p. 167) trois fois Orliens;

IV (p. 168) une fois Orliens;

V (p. 169) cinq fois Orliens;

VI (p. 170) sept fois Orliens;

VII (p. 171) une fois Orléans;

VIII (p. 172) une fois O,'liens;

IX (p. 173) une fois Orliens;

X (p. 173) une fois Qr1iens • deux fois Orléans;

XI (p' 174) cinq fois O/liens, une fois Oi'léans;

XII (p. 176) cinq fois 0)-liens, une fois Orléans;

XIII (p. 178) deux fois Oï1ien , une fois Optéan.s;

XIV (p. 179) trois fois Oïliens;

XV (p. 180) deux fois Oïliens, une fois O'léans.

Il serait inutile de prolonger cette comparaison : le

Compte, tel que l'a publié M. Loiseleur, comprend trentetrois

chapitres où se retrouve partout, en une proportion

semblable, le mélange des deux formes.

Ce n'est pas tout: en dehors des textes français, quelques

documents étrangers nous montrent la forme en

maintenue dans diverses langues où elle correspond néces-

(1) Le manuscrit original n'est pas divisé par chapitres; M. Loiseleur

prévient le lecteur (p. 162, note) qu'il a introduit cette division

pour plus de clarté et de commodité.


sairement au son e; je veux parler de certaines pièces recueillies

par M. Quicherat, savoir

10 un document provençal, rédigé par le greffier de

l'hôtel-de-ville d'Albi, et dans lequel il est question de la

' Viala d'Oïlhenx et de Io bastar d'Oulhenx (1);

20 un fragment de la Chronique ita1Ieniw de G alriiori

I3erni où Orléans est appelé Oi'liena (2,

3° une lettre écrite par les agents lnii ifle ''ii [un

prince d'Allemagne et dans laquelle on lit . Olyent.z rl,

« vor Oelien » et « der baslard von Orlyens D (3).

Il est vrai que, par compensation, d'autres documenn

étrangers nous offrent la forme an, par exemple

10 une relation (lu siège, en allemand, due à Eberhard de

\Vindecken ; notre ville y est appelée « de, s/ed/ O-

leans (4) »

20 une lettre du duc de Botiiford, ôciite en anglais, e

qui contient également la forme Orleans (n.

Sur la foi de tous ces textes, faut-il donc admettre que la

prononciation en (in) se serait maintenue à côté de la fou

en a? Devant le témoignage décisif des documents fi'ançai.

cette conclusion n'est pas possible. Le Compte de Ragui

ne prouve pas d'ailleurs que le mot Oi'licns ne se soit pu

prononcé comme Oï'lians; loin de là, puisqu'il réunit palfois

les deux formes en un même chapitre, à quelques ligne,

d'intervalle, nous pouvons affirmer par cela même que

San i[e la finale ne liffie pui le lune t l'uiu'e, ce qui

(1) QUuciiEieT : Poc d e jad,,ei,a, L. l\ p. OO-Ùj

L'h d'Orlhenx correspond, suivent l'habitude de l'écriture provenç1.

après une liquide, à un , cf, fi?h;l prf,iionc fï l"ol: si/Lor prcn:n

senior, etc.

(2) Id., t. IV, p. 19.

(3) Id., t. V, p. 3fl.

(4) QIICuiERAT. t. T\. j. 1-i9.

Ij . . . .


- 59 -

nous ramène à prononcer en comme an; il reste seulement

à noter que cette pièce, en dépit de l'usage le plus coininun

au XVe siècle, conserve la prédominance à l'orthographe

en. Or, cette fidélité à une orthographe alors

vieillie n'a rien qui doive surprendre; elle peut dépendre

uniquement des habitudes personnelles du copiste, surtout

si c'est un légiste accoutumé par la pratique professionnelle

au maintien des termes traditionnels. Bien plus grave

assurément serait le témoignage des documents étrangers,

oi en se prononce certainement avec le son de l'e; mais il

ne leur faut attribuer, si je ne me trompe, qu'une valeur

tns-secondaire; entre des textes provençaux, italiens ou

aUemands et des textes français, il ne saurait y avoir d'hésitation

possible, et personne ne soutiendra que les seconds

nous renseignent moins sûrement que les premiers

1U' l'orthographe et la juste prononciation d'un mot de

notre langue. Rien ne prouve d'ailleurs que les formes en

e, provençale, italienne et allemande, n'aient pas été transcrites,

sans que la prononciation fût en cause, (le documents

français qui avaient conservé cette lettre, et l'on ne

saurait en outre ne pas tenir grand compte du texte allemand

qui mentionne la forme en a, surtout du texte anglais

de Bethford, témoignage fort important, puisque le duc

avait pris une part considérable aux événements du siège

et, par suite, avait dû reproduire le nom de notre ville tel

qu'il avait pu l'entendre prononc2r sous les murs mêmes

d'Orléans.

Mais le changement d'e en « n'est pas le seul que notre

mot ait subi du xv' au xvi' siècle; comme on la vu par

les exemples cités, l'i médial est devenu e; Oïliens est

maintenant Orleen.s ou Orléans. Qu'est-ce donc que cette

transformation nouvelle? Ici encore, je touche à une question

délicate; c'est d'un besoin d'équilibre que provient ce

changement il est de règle, en effet, que l'i latin se


change en é français devant an (giganlen.. - gé-ant'; or,

dans les mots français écrits par ien et où cette syllabe a

commencé par avoir le son é-n', tant que ce son s'est maintenu,

li précédent s'est également conservé; le jour où é-o.

est devenu soit an, soit en (prononcé afl), par compensation

l'i s'est changé en e. Comme exemples de eeti. i1e,

je citerai

ni-é-n't devenu ne-ent (en=- an) 'iié-eoi

ci-é-n's » ce-ens ( » ) cé-ans (hiccehic/o1"s;

li-é-n's ) le-ens ( » ) lé-ans (illic ints) 1

On peut y joindre les trois mots suivants, originaires d'un

même radical, et dont la forme française en j ne s'est pas,

jusqu'à présent, retrouvée, mais dont la s yllabe. en, par

contre, a le son an dans tous les exemples connus

pene-ent (en = an) pené-ant (penitentem);

pene-ence ( ' ) pené-ance (penitentia);

pene-encier ( ) pené-ancier (penitenhiarius) (2'.

La transformation d'O,'liens en Orléans est une application

de ce principe : tant que la dernière syllabe conserva

le son de Fe, Fi continua de se maintenir; dès qu'elle

eut pris le son de l'a, Fi subit la loi commune, et d'Orhiens

(Otitins) le mot devenant Orhiens (Orlians) ou Oîhians

se changea régulièrement en Orléans. A la vérité, ce ne

fut pas non plus l'oeuvre d'un jour; dans cette phase nouvelle

comme dans les précédentes, la vieille forme ne céda

point sans lutte, et bien que nous ayons vu le changement

d'en en an se produire dès le xiii siècle, cest dans le courant

du XIVe seulement que les textes nous montrent l'e

se substituant à fi. Je n'ai pas à revenir sur les exemples

(1) Sur cos diffirents mots Voir J.ITTRji, Dictionnaire, aux mots

néant, céans, léan3.

(2) LITTR, Dictionnaire, aux mots pn itt' nt, p ieeict'. p.nitentier,


61 -

cités en grand iimibt et (lui attestent la prédominance,

chaque jour plus marquée au XIV e siècle, et surtout au

xv', de l'orthographe eans (Orléans). Je n'ajouterai que

deui observations la première, c'est que Fi lui-même,

tout en essayant de se maintenir contre i .e semble ne pas

éne demeuré tout-à-fait ce qu'il avait été jusqu'alors. Attaché,

comme on l'a vu, à la dernière syllabe, il faisait corps

mec elle, et le mot entier était en réalité dissyllabique;

il n'en est plus de même, peut-on croire, au Xye siècle,

et si la voyelle j ne s'est pas encore partout changée en e,

partout du moins il semble qu'elle se soit détachée de la

dernière syllabe; c'est du moins ce que parait indiquer un

passage de Martin le Franc (1440), où le nom d'Orléans

compte comme trissyllabique

De la Pucelle dire veul

Laquelle Orlyens delivra (Champion des Dames) (1).

On remarquera l'y, jusqu'à présent inconnu dans l'écriture

de notre mot : peut-être a-t-il pour objet de figurer

plus nettement la prononciation distincte de l'i, à moins

que ce ne soit une variation d'écriture sans importance et

dont je retrouve d'autres exemples, avec les variantes

Or1yas (2), O,'lyentz (3) et Olyen (4) dans divers documents

français, mais de provenance anglaise, et dans le

texte allemand anonyme dont j'ai déjà parlé.

La seconde observation, c'est qu'à défaut d'autre preuve

la présence de l'e substitué à l'i suffirait à nous indiquer

la véritable prononciation de la finale es pour en fixer

le juste son, il nous a fallu recourir à des comparaisons de

textes et de dates généralement très-délicates; ce travail

n'est pas nécessaire, lorsque la syllabe en question se

(1) Cité dans Quxcaza.&T, Procès de cor4dam3'ation, t. V, P. 44.

(2) QUICHERAT, id. t. IV, p. 40 et 424.

(3) QUICHERAT,id. t. V, p. 347.

(4) QUICuEBAT, id. ibid.


- 62 -

trouve précédée d'un e : la substitution de l'e à Fi ayant

eu lieu par suite d'un besoin d'équilibre, là où elle est

accomplie, nous sommes assurés que la finale ens se prononçait

ans. Au reste, les exemples de ce mode d'écriture,

sans être fort rares, ne sont pas très-communs on peut en

voir quelques-uns dans la Chronique de Duguee1in:

Sachiez que d'Orlens y fa li ducs membrus (1).

dans le Témoignage de Perceval de Cagnv-. Les

Englois des bastilles devant Oïléens, etc... » (2).

Pour achever l'étude d3 notre mot tel qu'il apparaît jusqu'au

xvi0 siècle, il resterait à déterminer la valeur de l's

finale s'il fallait admettre comme répondant à l'exacte

prononciation du temps les formes étrangères citées plus

haut (3), l's se serait encore prononcée distincte au

xv 0 siècle; mais, l'allemand aussi bien que les langues du

midi attribuant d'ordinaire aux consonnes finales leur

valeur réelle , l's de notre mot, même muette, devait

nécessairement conserver, en provençal, en italien et en

allemand, sa lénitude de son; si l'on suppose d'ailleurs que

ces formes peuvent avoir été calquées sur la nôtre, quelle

qu'en fût la prononciation, on reconnaîtra qu'elles ne

pouvaient l'être sans conserver l's ou une combinaison de

lettres équivalente à l's; de là le provençal Orl/ienx,

l'italien Oï'liensa, l'allemand Oi'lientz. Quant à la forme

française, l's finale s'étant assourdie, même avant le

xv 0 siècle, dans tous les mots analogues, rien ne nous force

de supposer qu'Oi'liens ait fait exception à la règle commune,

et que l's ne s'y soit pas éteinte dés le xuIe ou le

XIV e siècle. D'un passage de Benoit, cité plus haut (4), ou

(1) Publiée par M. Chai'rière dans les Documents inédits pour servir

à l'histoire de France;2 vol. in-4 0, t. II, p. 148, y . 17644.

(2) QUICHERAT, Procès, etc. t. IV, p. 4.

(3) P. 58.

(4) P. 84.


- 63 -

pourrait même induire que cette consonne était assourdie

(t ts le xn° siècle, puisque notre mot s'y trouve écrit Orlien;

mais l'isolement de cette forme laisse supposer quelque oubli

du copiste ou une altération du manuscrit.

Usuel encore à la fin du xiv" siècle, Orliens s'est effacé

peu à peu, dès les premières années du xv', devant

O,'léans; on l'a vu, dans le XVe, essayer encore de se

maintenir, mais vainement, et, dès la seconde moitié de ce

sitcle, c'est à peine si l'on en retrouve de loin en loin quelque

exemple : à partir de cette époque, c'est Orléans qui

(tcidément prévaut, et notre ville n'est plus désignée dans

les textes que par le nom qu'elle porte encore aujourd'hui.

Je ne puis songer ii en accumuler les preuves: il suffira de

se reporter à divers textes connus de cette époque; je

citerai particulièrement les publications de M. Vallet de

Viriville (Chronique de Charles VII, Chronique de la

Pucelle, Histoire de Charles V11), surtout une curieuse

Chronique du siège d'Orléans, publiée dans la

Bibliothèque de i'Ecole des Chartes (1), et empruntée à

un manuscrit dont l'écriture, au témoignage de l'éditeur,

est de la fin du quinzième siècle (); enfin le Mystère du

siège d'Orléans, publié par M. de Certain dans les Documents

inédits (3), et où le nom d'Orléans reparaît à chaque

page.

De la flui du XV0 siècle à nos jours nous n'avons plus à

noter de variations nouvelles; toutefois, il n'est pas sans

intérêt de le faire remarquer : aujourd'hui même la prononciation

de notre mot n'est pas uniforme, et, tandis qu'à

Orléans on le prononce invariablement comme il est écrit,

(1) 2e série, t. III, P . 500 et suiv.

(2) Ibid. p.500.

(3) Le ny.stre du siège d'Orléans. (Collection des doewneuts inédits

pour servir à l'histoire deFrance, 1 vol. in-40.)


- 64

il suffit de s'avancer jusqu'à l'extrèmitt des faubourgs pour

recueillir plus d'une trace, vivante encore, de l'ancienne

dénomination. Dans la diiecion delaBeauce, par exemples,

et dès le village de Saint-Jean-de-la-Ruelle ou celui de

Aydes, plus d'un vigneron, fidèle aux traditions d'un autr

âge, ne parle de la ville qu'en l'appelant Olians; pour

d'autres, comme si la forme moderne s'était combinée avec

celle du moyen âge, c'est Orléians: il semble qu'en s'effoi'-

çant de s'habituer à la prononciation nouvelle, on n'ait pu

y réussir tout-à-fait, qu'obstinément li se soit maintenu, et

que de ces deux tendances contraires soit née, par une

sorte de compromis, une forme mixte où apparaissent

soudés l'un à l'autre l'i du moyen âge et Fe moderne. Si

l'on s'éloigne au contraire vers la Sologne, c'est également

Orlians, comme le remarque avec raison M. le comte

Jaubert (1), ou plutôt. Ôrlians, les populations de cette

région ayant l'habitude d'épaissir et d'allonger le son

de certaines voyelles, particulièrement de l'o (poume

pour pomme) et de l'a (voiidye pour voyage).

Tel est donc le terme actuel de cette longue évolution,

telles en sont les phases. Afin de rendre plus sensible la

filiation logique des formes que je viens d'étudier, et pour

ne pas en interrompre la succession par des observations

(le détail, j'ai cru devoir négliger provisoirement deux

variantes très-curieuses, mais qui ne marquent ni l'une ni

l'autre une étape intermédiaire dans la série des transformations

normales; toutes deux sont du XnIe siècle, et se

rattachent au type Oi'iiens ce sont les formes 011iens et

Ourliens

1" 011iens se rencontre dans un petit nombre de textes,

(1) Glossaire du centre de la France, 20 édit. 1 vol. in-4°, Parie,

1864, VG Orlian.


- Ut) -

parmi lesquels je citerai ce passage de la Bataille des

Sept A1'is

Le primat d'011icns et Ovide

Ramenaient en 1cm' aïde (La bataille des Sept Arts) (1).

Cette forme n'est autre qu'Oriiens modifié par l'assimilation,

fréquente, dans le vieux français, de r à 1; ainsi se

sont transformés, par exemple:

Charles en Chailes (2);

Chariemaigne Chailemainne (3);

parler » palier (4);

esperlcnc espellene;

merle » nielle;

marie » malle ('marnula, auj. marne);

perle » pelle.

Chambellan, qui s'est conservé dans la langue moderne,

est également une forme avec assimilation pour chamberian,

lui-même pour cham brelan. - cameruianis.

A ces exemples on peut ajouter quelques mots dont l'r

représente une s antérieure

misculare - mesler, mener, d'où nieller;

niasculus -, masle, marie, » malle;

rassailettus - vasiet, vanlet, vailet (5).

Nous retrouverons un autre exemple d'un changement

(1) Ce fabliau, composé par Ilenri d'ANDELI. a été publié par M. Jubinai

dans les Œuvres de Rutebeuf (t. Il, p. 415 ; l'édition de M. Jubinai

porte Orliens; M. Léopold Delisle, qui cite cc vers dans les Ecoles

d'Orléans (p. 9), écrit 011iens.

(2) Gaydon, édit. Guessard et Siinéon Luce, préface, p. xxij. et

zxiii..

(3) Id. ibid., P. xxij.

4) I'our ce mot et les suivants, voir LITTR, Dictiorne ire.

() Pour ces mots, voir LJTTR , Dictionnaire.

5


analogue dans l'étude complémentaire que je ferai tin mot

UU) 'e lianensis.

2° Quant à Ourliens, dont je ne connais que l'exemple

suivant « à Bilait d 'Ourliens, por les gaiges de li et

III autres valez por le tens desus dit , dans lin Cwnpte,

déjà cité , du charroi des eniins pour l'expédition

d'Aragon en H85 (1) , c'est également un équivalent

régulier d'Oi'liens il n'est pas rare de voir dans le vieux

français le son au ou o remplacé par ou; exemples

OU - au;

aussi - aussi;

ouser - oser (2).

Aujourd'hui même, dans l'Orléanais, particulièrement

en Beauce, ce changement de son est, pour ainsi dire

habituel, et l'on prononce

outre pour autre : « ben d'outres ;

pouvre pauvre: pouvr' hommo, pour' femme»;

couse » cause : à couse donc? »;

foute » faute : « c'est ta /outc oussi, à toué o.

Comme on le voit, ces deux formes sont moins des types

nouveaux que des variantes de types déjà connus; elles

n'interviennent pas dans la série des transformations pour

relier deux termes dont elles seraient les intermédiaires,

et qui ne sauraient s'expliquer autrement; elles n'en sont

pas moins importantes, et bien que procédant de certains

accidents de prononciation, méritent d'être signalées et

classées.

Je crois avoir montré comment s'est formé le nom de

notre ville, et combien d'étapes il a franchies avant de

parvenir au terme actuel de son évolution : d'Aurelianis

l) Historiens de Fmincc, t. XXII, p. 726 e; cf., ci-dessus, p. 48.

(2) Pour ces formes, voir LITTRÉ, Dictio-tt aire, et Bumwu y , Glossaire.


transformé d'abord en 4urelias, il est devenu successivement

d'Au"eiians Àurlién's ou Oïlié-n's,

Orliens (prononcé Oiiiins), avec les variantes 011iens et

Ourliens; d'Orlicns (prononcé Oi'liins) Orliens (prononcé

Orlians), enfin (1' Orliens (prononcé Orlians) Oî'leens

(prononcé Orléans) ou Orléans . Comme on le voit, toutes

ces formes s'expliquent mutuellement, toutes s'enchaînent

l'une à l'autre, la première amenant celle qui la suit aussi

naturellement que cette dernière à son tour prépare celle

qui doit suivre; assurément une évolution pareille ne

s'accomplit ni en un jour ni en un siècle : à l'antique

Aurelianis il n'a pas fallu moins de onze cents ans pour

qu'il devînt ce qu'il est demeuré depuis trois siècles

d'autre part, les formes diverses qu'il a revêtues ne se sont

pas succédé de telle sorte que l'une disparût lorsque l'autre

commençait à poindre : Aurelianis ne cessa pas d'exister

le jour où apparut Aurelian's, non plus qu'Aurelian's ne

s'effaça soudainement devant Orliens, ni celui-ci devant

O,lians ou Oi'lians devant Oi'léans; évidemment ce travail

de transformation ne pouvait être que l'oeuvre de longs

siècles ; mais, pour être lent, il n'en est pas moins réel,

et si l'analyse en est parfois délicate, s'il y faut employer

toutes les précautions d'une dissection patiente et minutieuse,

les résultats qu'elle fournit n'en sont pour cela ni

moins curieux, ni moins assurés.

II.

ETYMOLOGIE ET HISTOIRE DU MOT

« ORLÉANAIS ».

Ce travail serait incomplet, si je n'ajoutais quelques

lignes sur le mot c Orléanais D, dont l'histoire est nécessairement

unie à celle du nom même d'Orléans. Ce dernier,


th -

comme on l'a vu, se rattache au latin Au,'elian/s; (Jï'léanais,

ce semble , devrait se rattacher paralléleineni au

dérivé d'Aureliani', Au,eiianensis. Il n'en est rien cependant

Orléanais procède directement d'O,'léans; il napparaît

dans la langue qu'à partir du jour où notre ville

prend le nom moderne d'Orléans, c'est-à-dire vers la fin

du XVe siècle.

Il fallait bien cependant que les habitants d'Orléans

fussent désignés par un nom spécial or, de même

qu'Au.relianis avait produit; Orliens, et par celui-ci la

forme actuelle, il est naturel de supposer que son corrélatif

Aurelianensis a im donner naissance au terme, maintenant

disparu, dont le moyen âge s'est servi pour la

désignation dont je parle : les textes confirment cette

supposition si l'on cherche, eu effet, comment se disait

Orléanais , « les Orléanais », pendant la période qui

s'étend du xn' au xvisiècle, on voit tour à tour employés

P certaines locutions, telles que

(a) la ou le cité d'Orlien.s

Et le cité d'Orliens fort se domurmilla (1)

(b) la gent d'Orliens

Et que la gent d'Orliens dont il y ot foison (2)

(c) Cil d'Orliens:

Cil dOrliens adonques veillièrcut (3);

ou leu d'Orliens

leu d'Orliens viennent .sor les destriers (4);

(1) llugaes Capet, édit. do M. le marquis de La Grange, p. 191.

(2) M. p. 193.

t3 ; Guillaume GUIART, La Branche des toyaus liagnayes, dans les

1f istoriens de France, t. XXII, p. 2G5, J.

(1) GAYDON, édit. Guessard et Siméon Luce, p. 110.


(d) « Les enfanz d'Orlienz » (1) ou « les en/inz

(l'Orléanz (2) »;

20 surtout un adjectif pris substantivement comme le

latin Aurelianensis, et qu'on trouve d'ordinaire sous la

forme Orienois, par exemple

au XIIIe sièclè, dans le Roman de la Rose

Après tous ceus se tint Franchise...

Et si n'ot pas nés d'Orl&nois,

.1 Ainçois l'avoit Jonc et traitis (3)

au X1ye, dans La Branche des royaus lingnages, de

Guillaume Guiart:

Devers la part au roi de France,

Qui Dieu pour victoire avoir prie,

Sont Bourgoignon et il (le Brie,

Normanz, Berruiers, Orl&nois (4)

au XVe, dans le Mystère (lu siège (l'Orléans, en un

grand nombre de passages:

Les Orlenois sont à l'csquart... (5);

Je né pas autre inteucion

Que aujourd'uy n'ayons victoire

Et de mectre à destruction

Les Orlenois, c'est chose voire (6).

De même que le mot moderne Orléanais, Orlenois s'em-

(1) Chronique normande de Cochon, publiée (Jans la Chronique de

la Pucelle, par \ALLET DE VIRrVILLE, p. 404 et passim.

(2) Id., ibid. p. 421 et passim.

(3) Édit. Francisque Miche!, 2 vol. in-12; Paris, 1866; t. 1, p. :39,

y . 1191.

M. Fr. Michel joint à ces vers une note sur « les Camus (l'Orléans »

et renvoie à un Catalogue de Proverbes publié par LE Gn.&Nn n'Aussy,

dans son Ristoire de la vie privée des Français (édit. de 1815), t. III,

p. 403-105.

(4) historiens de i"rance, t. XXII, 184, e bis.

(5) P. 48, y . 1277.

(6) P. 217, y . 5563; cf. passim.


- -

ployait d'ailleurs non-seulement comme nom de population,

mais encore

(a) comme adjectif proprement dit, par exemple dans ce

passage des Cris de Paris, par Guillaume de Villeneuve,

poite du xvi' siècle

Ans et oingnons à longue alaine!

Puis après cresson de fontaine,

Vey-ci bon cresson orlenois! (1);

(b) comme nom de pays, pour désigner la province quo

plus tard on appela l'Orléanais, par exemple dans La

Mort de Garin le Loherain

Faites moi letres et séelés escris;

Les unes voisent t .Tcufroy l'angevin;

L'autre è. Huon, le mien germain cosin

En Orlenoiz envoie è. Hernéiz (2)

dans Aineri de Narbonne :

Cant vo venrés au païs d'Orlcnojs

En dolce France, tout droit en Loonois (3);

dans La branche des royaus lingnage:

Quant en fait de guerre venoit

Li dus qui Orlenois tonoit (4)

de même en un grand nombre d'Ordonnances du XIVC et

du XVe siècles, dans une Ordonnance (le Philippe VI

(29 mai 134e) en O,'ienois (5); dans une Ordonnance

de Charles V (juillet et septembre 1376) « Et nous plaist

que, quant à présent, soit un maistre (des forêts) ou païs

d'Orlenois D (6).

(1) Vers cités par M. LIT'rnÉ, Dictionnaire, y' alénois.

(2) Édit. Ed. du Méril, p. 103.

(3) Histoire littéraire de la France, t. XXII, p. 46E, d'après 1

ms. ?535 (fol, 44, y0), de la Bibliothèque nationale.

(4) Historiens de France, t. XXII, p. 263, y.

(5) Ordonnances, t. Il, p. 245.

(6) Ordonnances, t. VI, p. 226.


11

- 71 -

Je signale pour mémoire seulement un ternie que je

rencontre dans un texte latin et qu'il ne faut pas prendre

pour un des noms donnés aux Orléanais; je veux parler du

mot Aurelanista, dont le correspondant français, Orlanisie,

a fait depuis, en une acception bien différente, une

fortune singulièrement brillante. Au douzième siècle, Auelianista

signifie partisan des maîtres d'Orléans », a des

doctrines professées dans les écoles d'Orléans », comme on

a dit plus tard Janséniste, Moliniste, Spinoziste, Atomiste,

etc. Les maîtres d'Orléans avaient alors une grande

réputation (1), mais leurs doctrines n'étaient pas, à ce qu'il

paraît, goûtées de tout le monde; car c'est contre eux et

leurs adeptes qu'un écrivain célèbre (le ce temps, Alexandre

de Villedieu, lança cette véhémente philippique dont j'emprunte

la traduction à M. Léopold Delisle (2) Orléans

• nous apprend à sacrifier aux dieux;. elle énumère les

• fêtes (le Faune, de Jupiter et de Bacchus. C'est une

• chaire de pestilence, comme nous l'atteste David ; et

un peu plus loin : c l'Orléaniste se verra fermer la route

« du Paradis s'il ne change pas de langage.

Aurelianiste via non patot ad Paradisum,

Ni prius os mutot.

Je reviens à Orlenois (ou Orlenoiz, comme Orliens et

Orlienz) qu'est-ce donc que ce terme nouveau? Bien

(1) Léopold DELISLE, Les Écoles d'Orlans, p. 1 et suivantes.

(2) Id. ibid., p. 7.

Le texte, traduit par M. L. Ijelisle, a été publié par M. Thurot, Notices

et Extraits des manuscrits, XXII, n, 113, d'après le rns. latin 11921

do la Bibliothèque nationale, fol. 164, y0

Sacrificare Deis nos edocet Aurelianis,

Indicens festum Fauni, Jovis atquc

11cc est pestifera, David testante, cathedra.

Ce passage est une allusion à un travail d'Arnoul d'Orléans ( y. cidessus,

p' 23) sur les Fastes d'Ovidc.


surtout dans les adjectifs ethniques analogues à Au,elianensis

: Blesensis - Blésois; Remensis - Rémois;

de même Aurelianensis - Olenois; Orlenois, cependant,

n'est pas la seule forme qu'ait revêtue en français le

latin Aui'elianensis, et Orlenois lui-même se métamorphosa

de deux manières

1° On sait avec quelle facilité les liquides, 1 particulièrement,

se déplacent dans le corps ides mots (buler

- 72 -

qu'il n'y ait, ce semble, entre la forme latine et la forme

française qu'une lointaine analogie, ce n'est autre chose

que le latin Aurelianensis. Ce dernier, régulièrement,

avait l'accent tonique sur la pénultième; par suite, et

d'après une loi précédemment exposée, toutes les syllabes

autres que l'initiale et la tonique se sont assourdies ou

perdues

1° la finale is est tombée selon l'usage : Aurelianens-is;

)o des trois syllabes atones intérieures (re-li-a) , la

première a également laissé tomber sa voyelle; la seconde,

suivant une règle déjà signalée, s'est combinée avec l'a en

une syllabe unique (lia), laquelle s'est elle-même assourdie

en un e muet O'-le-;wis;

3° restent l'initiale et la tonique

(a) l'initiale s'est transformée en or comme celle d'Aurelianis

lui-même (Or-lenois, Or-léa)%s);

(h) la tonique a subi le changement que subit toujours

dans le groupe ens (ensis, ensa, ensum), la voyelle e,

changée en oi, de même que dans

mensis - mois;

mensa - moise;

tensa - toise;

pensum - pois (et, plus tard, poids) (1);

(1) Voir LITTRJ (Dictionnaire) et BuRGtrv (Glossaire).


- 73

- biuteaii; pulpilum -- pupi&'e; singllis

sanglot) (1) ; le mot chambellan., cité plus haut, provient

d'un déplacement de lettres analogue, camerulanus avant

donné chom-bre-lan , d'où chani- ber- lan , (ih(t)nbel_

fan (2); par une série de modifications semblables, notre

mot se changea d'O-rle-nois en O-rei-nois, 0-rel-lois je

rencontre cette forme dans un passage d'O ,gier de Danenarche

Aies que tu voies Santers no Vormondois,

Paris ne Chartres ne le cit d'Orelloi,s 3).

20 Il semble toutefois qu'elle n'ait pas pris racine; du

moins je n'en connais que cet exemple. C'est par une assimilation

directe que le mot Orlenois paraît s'être le plus

ordinairement modifié, et, comme Orlien était devenu

Oliiens, Oi'lenois se changea de même en 011enois. Il est

permis de croire que cette forme a été surtout répandue au

siècle, car c'est la seule que nous offre, par exemple,

le poème (le Ilugues Capot. Suivant la légende de ce

poimo, le héros est originaire, comme on sait, (le Beaugency,

dans l'Orléanais, et il y est parfois question de

notre contrée; or, c'est par le mot Olienois que sont désignés

10

les habitants de la province

Car ly vraye cronicque, où ly fait furent mis

Qui s'cnsievcnt au livre que y à (lire eupris.

Temoingno (lue ly peroz lluon,queje VOUS dis,

Fu noblez chevalier et d'011cnots nouris (4)

(1) Sur ces mots voir LITTE, Dictionnaire, et Benouy, Glossaire,

ouvrages déjà cités.

(2) Voir JTTTRà; Dictionnaire, v o Chambellan.

(3) Edit. J. Barrois, p. 467.

(4) 11. Capet, y. 48-51.


74-

2° la province elle-même

Encore av tant acrut, ja ne vous mentiron,

Qu'en 011enois ne puis plus faire mansion (I).

Mais ce n'est pas tout Olienois, à son tour, subit une

modification curieuse, et qui devait laisser dans l'histoire

de notre langue une trace singulièrement durable. On sait

qu'il n'est pas rare de voir, dans le vieux français, le son

o (au ou o) remplacé par le son a; c'est ainsi que

Oberon, ou Auberon est devenu parfois Abron (Alberonem) (2)

ochoison s s achoison (occasionem);

dornag » » damage (dominaticum)

'.uctorjt, » » actorit (auctoritatem) (3).

Du latin au français, le même son s'est pareillement

changé en a dans

dom mura devenu dam ou dame;

domina s dame;

aurichalcum. » archal (4).

Par un changement du même genre, 011enois devint

Ailenois, et, avec réduction de il en 1, Alenois. On ne se

doute guère en général que, sous cette forme, notre mot

s'est maintenu dans la langue française, et qu'il fait encore

aujourd'hui partie de notre fond national; tout le monde

sait, en effet, qu'il existe une espèce de cresson défini en

ces termes dans le Dietionnai,'e de M. Littré (5) « Cresson

des jardins, nasitor, cresson cultivé, passerage cultivée

(lepidium sativum, Linné) s; or, ce cresson est celui qu'on

appelle vulgairement « cresson alénois », ce qui ne veut

(1) 11. Capet, V. 112.113.

(2) fluo?» de Bordeaux, édit. Guessard et Grandniaison, préface,

p. XL « Le livre de Iluelin de Bourdiaix et du roj Abron. »

(3) Sur ces différents mots voir le Dictionnaire de LITTRÉ et 1.0

G1os.aire de BURGtJY.

(4) Sur ces mots voir les inémes ouvrages.

) Vo cresson; cf. y0 alénois.


I

j.)

pas dire autre chose que cresson orléanais, celui-la même

que définit M. Littré et que mentionnent, du xiv au

xvi siècle, sous les noms divers de cresson orlenois,

cresson allenois, cresson alenois, les passages suivants:

de Guillaume de Villeneuve:

« Voy-ci bon cresson orlesois s (I);

de Dubellay:

s Il se paissoit do cresson aUenoiz

Qui prend au nez » (2)

d'Olivier de Serres

s Le nazitor ou cresson alenois s (3).

A quelle époque se fit l'altération d'Allenois en Olen.ois

ou Alenois? Il serait difficile de le préciser. Ce qui est sûr,

c'est que la chanson de (Jaydon, laquelle est, comme on

sait, du Xll e siècle, en offre, sous une forme nouvelle, un

exemple curieux. Au vers 503 on lit, en effet

Drois emperere.s, dist-il, entendez-moi

Π.Je teing dou duc trestout Aloenois,

Et tout le Perche et tout le Saonois;

Trosqu'a. Angiers en correut mi destroit s.

Quelle est cette province appelée par le trouvère Abcnois

Le chevalier qui parle est le duc du Mans, Rio!,

vassal de Gaydon, duc d'Anjou. Nous sommes, on le voit,

au coeur même de la France, du moins dans cette région

de l'Ouest qui confine au centre. Riol énumère les domaines

qu'il tien!, (le SOU suzerain et qui comprennent une

bande tic territoire s'étendant du Perche à la vallée de la

Saône. Où trouver, sur le parcours de cette bande, une

province dont le nom corresponde à cet Aboenois Si ,je

(1) Cf. ci-dessus, p. 70.

(2) DUBELL. VII, ii.

(3) 0. de SERRES, W6.


- ji)

ne me trompe, ce ne peut être que l'Orléanais. 11 est

vrai que le mot ainsi écrit est gros de difficultés : l'oc, s'il

était diphthongue, et, par suite, monosyllabe, ne serait pas

embarrassant; car le son de l'e, comme celui de la diplithongue

eu sont parfois ainsi figurés: dans la même chanson

je note, par exemple, Iloedon pourEudon, de Eudes (1),

et d'ordinaire

avoec pour avec;

poet » peut;

poent » pcuent = peuvent (2).

Mais, comme on le voit par la mesure du vers, aloenois

compte pour quatre syllabes: a-b-e-fois; il parait donc

impossible d'admettreque ce soit un équivalent d'alenois,

et cependant on ne voit pas à quelle province pourrait

s'appliquer ce nom; ne serait-ce pas simplement que l'orthograplie

aloenois correcte, si l'on admet le monosyllabisme

de la diphthongue, n été déformée pour satisfaire t

la mesure du vers? Cette sorte de licence n'est pas rare

chez nos trouvères. On a vu un peu plus haut que le poète

auquel on doit Hugues Capet a disjoint, par une diérèse

analogue, l'i et Fe d'Oïliens réunis partout ailleurs; dans

le même poirne, au r. 119, on lit

Que dira Katerino et Agniez et Riqueus,

Quant d'eliez ay éus les premiers /wnnurs;

M. de la Grange remarque avec raison que cette diémése

est « singulière (3), D et il en rapproche un autre exemple

(y . 320):

Vassaus, dist rois Hugon, vous estez retenus,

Pour 1'onnur de Franche où j'ay moult de mez drus.

Honnéur étant pour honneur, lui-même représentant

d'hono'em, il faut avouer que la séparation de l'c et de l'u

(1) GAYDON, p. 144, y . 4'787.

(2) Sur ces mots voir LITTRi, Dictionnaire, et BUGUY, Glossaire.

(3) 77. Copet, notes, p. 244 (note 1'. 9. y . 21).


I

77

est bien étrange, et sans doute on ne jugera plus impossible

qu'un poète, auquel sont familières de telles incorrections,

se soit permis de désunir les deux éléments du tic

diphthongue telle que l'œ. Rien n'empêche donc, on le voit,

que l'alwnois, mème prononcé l'atoenois, ne soit notre

vieille province de l'Orléanais, et, puisque la chanson de

Gaydon date du xiii siècle, nous sommes par cela môme

éclairés sure l'époque où nous apparaît la première trace de

cette altération.

Mais nous ne sommes pas encore au terme de cette curieuse

histoire, et toici qu'un ouvrage du XVIe siècle nous

réserve une bien autre surprise. II existe du poine original

de Hugues Capet, dont j'ai parlé plusieurs fois dans le

cours de ce travail, une traduction allemande (lue à une

princesse lettrée, Elisabeth de Lorraine, comtesse de Vaudemont.,

mariée au comte de Nassau-Saai'bruck. Cette traduction,

au jugement de M. de la Grange, l'éditeur du

poême (1) ne saurait remonter au-dede 1437 ni être rapprochée

au-dede 1456; or, voici comment elle débute:

€ L'an 851, après la naissance du Christ, notre cher et

béatifique Seigneur, au temps où Lothaire gouvernait

l'empire romain , et Louis son frère le royaume de

ci France, naquit dans ce dernier état, au pays de Lano?J,

un jeune chevalier, etc... (2) ».

Qu'est-ce que ce pays de Lanoy, situé en France? Selon

ht légende dont le poème n'est que le développement,

Hugues Capet était né à Beaugency; il ne saurait donc y

avoir de doute: c'est bien la province de l'Orléanais que

désigne le mot Lanoy; néanmoins, M. de la Grange, craignant

avec raison qu'on ne reconnût pas sous cotte forme

altérée le nom traditionnel, inscrit en note « Lanoy, pour

(1) 11. Capct préface, p. LIX.

(2) Id,, ibid., p. LXII.


-

Orléanais, voir au poème, p. 3, y . 11 (1). » Il reste à

savoir d'où vient cette nouvelle forme; l'ouvrage où elle

se rencontre étant une traduction, il faut bien admettre que

la princesse avait sous les yeux un texte français où le

nom d'Orléans était ainsi mentionné; or, le mot Lanoy n'a,

ce semble, qu'une parenté lointaine avec les différents

noms d'Orléans jusqu'à présent étudiés. Comment expliquer,

par exemple, en s'attachant aux derniers, 011enois,

Allenois ou Alenois, que la première syllabe ait disparu,

que Fe se soit changé en n, que l's finale soit tombée?

Voilà, certes, de graves altérations; aucune pourtant n'est

peut-être inexplicable:

10 La chute d'une syllabe initiale est un phénomène

assurément très-rare en français, parce que l'assourdissement

ou la perte des finales implique, par une compensation

naturelle, le maintien de la première; toutefois, les

noms propres, et spécialement les noms de lieu, échappent

en partie à cette règle, les habitudes (lu langage populaire

les exposant à des mutilations plus profondes : on peut voir

à cet égard ce que dit M. Quicherat dans son ouvrage De la

formation française des anciens noms de lieu (2). La

suppression de l'initiale est surtout fréquente lorsque cette

syllabe est un a, lettre qu'on a pu regarder comme une

préposition indûment soudée au nom; par exemple, c'est au

moyen d'une suppression de ce genre que se sont formés,

suivant M. Quicherat:

du latin A-c1i' aticum le français Douay;

» A-botle'na » Bollène (Vaucluse);

A-friac•us D F'riac (Lot)

» A-jar•nwum » Jarnac (Chaiento);

jt-knthion. » Lançon (B.-du-Rhône);

» A-ste•nidu, Stenay (Meuse)

» A-tlwnacum » Thenac (Dordogne) (3).

(1) Id., ibid. ibid, (nota 1).

(2) P. 23.

(3 QmCHERAT, ibid. ibid.


I

Que l'a d'A-iewis soit tombé, par suite d'une semblable

méprise, on pourrait donc l'admettre.

20 Cette première syllabe ayant disparu, la seconde

aurait subi, par une conséquence naturelle, un changement

dont les exemples ne sont guère plus rares: la syllabe

assourdie le se trouvant initiale a pu se raffermir, et

comme elle était suivie d'une liquide (n), c'est en a qu'elle

s'est transformée, suivant la règle par laquelle s explique

le changement de

balance, pour belance, de bilancem;

jaloux, pour jeioux, de zeloss, etc.

3. Quant à la finale devenue oi au lieu de ois, il se peut

(lue l's, muette depuis longtemps, soit tombée, et que, par

suite, l'i devenu final se soit changé en y comme celui d

'oi dans Choisy-le-Roy, Charieïoy; mais il est possible

aussi que ce derniei' changement provienne dune confusion

: la langue française possède un autre Lanoy ou

Launoy, dont l'origine est connue; il provient du latin

Ainetum et donne, en fiançais, Aunoy, Auay, et, avec

agglutination de l'article, Launoy, Launay, Lannoy (1);

01', il n'est pas impossible que le Lanois qui représente

A-je-nojs se soit confondu avec l'autre, et cela d'autant

plus facilement qu'après tant d'altérations il était devenu

lui-même méconnaissable.

On le voit donc, il ne serait pas impossible que le mot

Lanoy, dont le sens est celui de l'ancien mot Orlenois, ne

fût en réalité une forme réduite de ce dernier; (le là une

conséquence singulière, c'est que le nom de famille Lanoy

pourrait bien n'être précisément que le Lanoy du xvze

siècle, corruption d'Alenois appliqué dans le principe à

quelque individu d'origine orléanaise, et , par suite

(1) QumraEnT, De La formation française des anciens noms de

lieu, p. 43.


80

d'adjectif ethnique devenu noni propre d'homme, il se serait

ainsi perpétué dans la langue avec cette valeur restreinte.

Je n'ai pas à rappeler combien sont fréquentes les désignations

de ce genre il suffira de citer les noms de

famille

François, Français; Lefrançois, Lefrançais;

Langlois;

Allemand et Lallemand;

Flandrin;

Escot (d'Ecosse);

Lombard;

et, parmi les noms spécialement empruntés aux dénominations

de nos anciennes provinces

Angevin, Langevin (d'Anjou);

Berruyer (du Berry);

Bourgoing ou Bourgoin, Bourguignon;

Breton, Lebretou;

Champenois;

Lorrain;

Manceau;

Normand, Lenormand;

Picard;

Poitevin;

Sainton, Saintoin (de Saintonge).

Dorléans lui-même, en un seul mot, est devenu un nom

propre analogue, et il est vraisemblable qu'un autre nom

du même genre, Dolléans, en est une variante avec assimilation

je crois qu'à cette liste on peut ajouter désormais

le mot Lanoy; comme tant d'autres, il attesterait le souvenir

d'une nationalité provinciale. Telle est la fortune

des mots tandis que les uns, de la plus humble origine,

s'élévent à d'éclatantes destinées, combien d'autres, jadis

honorés ou illustres, sont peu à peu délaissés, finissent pal'

s'éteindre ou ne se survivent, pour ainsi dire, à eux-mêmes,


t"

que sous le patronage d'un nom de famille ou d'une locution

vulgaire

O.'lenois ou Orellois, 011enois, A lienois, A lenois, Lanoy,

telles sont donc les métamorphoses successives de notre mot:

comment expliquer maintenant que toutes ces formes aient

été remplacées par le nom moderne qui en diffère si profondément?

Après ce que j'ai dit plus haut du mot Orléans

lui-même, il est facile de répondre à cette question

Orléanais vient, en droite ligne, du mot Orléans. Au

moment où le vieux nom de notre ville prenait cette forme

moderne, il était impossible que l'usage conservât, un mot

comme Oltewis, à plus forte raison comme Alenois ou

Lanoy très-différents du corrélatif Orliens, assez du moins

pour n'être pas compris sans effort, ils seraient devenus

inintelligibles le jour où le nom moderne de la ville aurait

pris la place de l'ancien. Au vieil Orliens avait répondu,

pendant les xu, xrn' et xiv' siècles, l'adjectif Orlenois ou

011enois : il fallait maintenant un mot qui répondît, avec

la même régularité de formation, au nouvel Orléans. Il

n'y avait pas à chercher bien loin pour le créer : ce mot

fut ce qu'il devait être, d'après l'analogie de formation des

mots semblables (Franco et Français, Rouen et Rouennais,

etc.), c'est-à-dire Orléanais. Des érudits tentèrent, au dixseptième

siècle, de renouveler cette forme pour l'assimiler

au latin Aurelianensis, et l'on créa le mot Aurelianois;

mais il était trop savant pour être compris sans peine, trop

éloigné d'Orléans pour que le peuple l'y rattachât volontiers

: Aurelianois n'entra môme pas, à vrai dire, dans

l'usage, et on ne le rencontre que dans certains ouvrages

orléanais de ce temps, par exemple, dans l'Histoire des

Antiquite: d'Orléans par Lemaire (1). La vraie forme, la

(1) Notamment, p. 9: « Les Aurelianois soubs le nom d'Aulerçois s,

passage déjà cité ci-dessus (p 22);

P. 42 : « Le territoire nurelianois s

P. 75 : s Moeurs des Avrelianojs s. 6


__ 82 -

u! ilu eU Hi , &était Orléanais, ou, suivant

l'écriture du seizième siècle, Oïléanois; mais, tout en

l'acceptant comme légitime, n'oublions pas que ce mot est

de création moderne, qu'il n'appartient pas au fond primitif

de notre vieille langue, et qu'auprès de lui continuent

de vivre sous la double forme d'Alenois, et peut-être de

Lanoy, deux de ses ancêtres, témoins aujourd'hui méconnus

d'un passé lointain et glorieux pour notre ville.

'--. .---.-

IMPRIMERIE D'ÉM)LE PUGET ET C le , RUE VIEILLE —POTERIE, 9.


Yoi'bemerliitng.

Der erste Teil der hier erseheinenden Studien, welcher

von den Sehwankungen handeit, deiten die Konjugation auf

-ir hinsichtiieh ihres Besitzstandes im Verlaufe der Spraehgesehiehte

ausgesetzt war, bat den Romanisteii in etwas

weniger umfangreicher Fassung bereits ais Berliner Dissertation

(1890) vorgelegen. 1m Zusammenhange mit clenlsell)en

werden nunrnehr zwei weitere der Konjugation auf -ir gewidmete

Ahschlitte veriffèutIieht, in deueii ailes das zur Sprache

kommt, was ici liber die geschichtliche Entwickelung des

Futurunis sowie liber das Wesen und die Vcrbreitung des

Iaehoatjvsuffixes liahe fcststellen kinncn. Wer sich moines

vor mehr ais acht Jaliren in der Zeitsehrift fur Romanisehe

Philologie Vil S. 45 ffl. abgedruckten Aufsatzes: Die anaiogisehe

Wirksa.mkeit in der Entwicketung der franztsiseheii

Koniugation e erinnert, wird leieht erkennea, dass die daselbst

zum A usdruck gela I[gte A nsehau ung voni Wesen moderner

Spraeh hilduiig aneb den hier verffent1it1iten Mitteilungen ais

leitender Gedanke zu Grande liegt.

Es ist mir eine frendige Genugthviung, meineni hoeliverehrten

Lebrer Herrii Professor Dr. Âdolf Tobler fUr die vie!-

seitige Frderung nieiner Arbeit aueh an dieser Stelle nieindn

berziiehsten Dank wiederholeu zu dtlrfen.

Potsdam, iiii Oktober 1890.

_-

L.. -

Alfred Risop.

--


I ii h a I t.

Einleitirng .

1. Die centrifugile

a) Verliiste ....................5

b) Neuerwerbungen .................21

11. Die centripetale Gewait

A. IJas Futurum

a) Synkupe des dom lofe voraugehenden lateinisehen i 38

b) Eintritt cines sekundiren e zwischen Stanim und Endung 53

e) Eintritt eines sekundiren j zwisclien Staium uni! Eiidutng 73

B. Die Inchoativflexion ...............86

a) Ursachen ihrer Einfiihrung ...........86

b) Verbreitiing des luchoativsuffixes .........95

) ZeitwUrter uleutsehen Ursprunges ...... . 15

&) Zeitwrter lateinisvhen Ursprunges .......1 iii

) Aut'treten des Inchoativsuffixes aiisserhalb der Praosensgruippe

..................115


Ji Ill eituiig.

lEune naeh zeitiiehen und rilumiichen Gesielitspunkten getroftèiie

Anordnung des hier zit behandeinden spraehliehen

Materiales muss zu der Erkenntnis fuhiren, dass bei der Bi!-

dung der nordfianz3sischen Konjugationsfornien tias Bestrebeii

bestinimend unitgcwirkt hat, die ohue cin sieheres oder dciii

vereinfacheuden Volkssunne docli nielit sic.her erkeunbarcs

Prinzip gebauten, in seheinbar ungeordneter LJeppigkcit und

Fuie wuchernden Gebilde der vu!gihr!ateinisehicn oder jtingerer

bereits in franzisischer Zeit liegender Spraeliepoehen zu cunein

nacli mghic1ist einfachen Vorstellungcu zusammengefugten und

mit steter Iiiie.ksieht auf eue einheitliclie Orundform gegliederten

Systeme zu verknllpfen. Die Eriirterungen, dencu die

folgeiiden B1itter gewicimet sind, betrachten es ais ihre Aufgabe,

nachzuweisen, in wieweit das nordfranzUsische Idiom

mi Verlaufe semer historischen Entwiekeluiig geneigt war,

sicli auf dem Gebicte der Koïjugation auf -ir in der angegebenen

Riehtung von (lem Ucherlieferten zu entfernen; ihre Ahsicht

ist es, an der Hand des thatsilchlich Gegebenen in iug-

Iiehst pragmatisehcni Verfabren die treibenden Ursachen der

fortschreitenden Bewegung zu kennzeiehnen, zu zeigen, mit

welchen Mittein, mit welehem Naehdrucke und mit welchem

Erfolge der Drang nach einem spezilischi franzisiseIien Ausbau

der Konjugation auf -ir das spraehlichc Leben Nordfrankreichs

beherrscht bat und noch beherrscht. Eine nach allen Riclitungeit

liin durehgreifcnde, in strengeun, ununterbroehieneni Anschluss

an die neuen der Formenhildung zu Grunde liegenden

Ideen sicli voliziehende Reform des ilberlieferten Sprachmateriales

liLsst sich naeh Lage der Dinge allerdings nieht er-

1isop, Studien.


warten. Freilieh verritt das jiinge franzisische Idioin die ailmUig

immer mcIitiger werdende Neigung, sieli bei der neit

zu treffenden Auswabl der Flexionsmittel von der Rlleksiht

auf Kiarlieit und Ausdrucksftiliigkeit leiten zu lassen, und

durcli Bevorzugung und Veraligemeinerung l)ctonter Endungen

der destructiveri Gewait rein mechaniseher Yerinderungen zu

begegnen, ein Verfahien, welches um so inehr Vorteil versprach,

ais es dem mit gleicher Kraft arheitenden Bestreben

naeh mg1ieltster Intactheit und Einheit des Stammes wirksarn

ontgegenkarn. Dabei hisst insbesondere die Gesehielite der

Konjugation auf -ir mit aller DeutIichkeit erkenueu, dass es

der Sprache darum zu thun war, das in einigen Formen Uherlieferte

1 der Flexion auch in denjenigen Endungen, in denen

es noch iiicht erk1ang zu Gehiir zu bringen. Doeh begegnet

die Spraehe, wie gesagt, auf diesem Wege maucherlei Hindernissen,

die tous von aussen kommen, teils aber aucli in ilirem

eigenen Wesen begrtliidet sind. Zuniiehst wird das Verhaltcn

der in ihren Aufllngen stehenden Spraelie nicht selten und oft

dauornd durch die Maeht der historisclien Tradition becinflusst;

sie entschliesst sich zum Festhalten an Bildungen, die

ilirer ganzeu Natur nach jouer Neigung nacli Gleicbheit nieht

entsprechen (vergl. venir, lenir u. s. w.). Diese Maehtiiusserang

archaiseher Konjugation bat zwar im Verlaufe der Spraehentwicklung

an Naehdruek verloren, bekundet aber ihrc Wirksamkeit

noeh in der modernen Sehriftspraciie in einer nieht

geringen, wenn aneb festbestitnmten Anzaiil von Bildungen;

auch in den Mundartcn liat die Uniformirung keineswegs litre

leizten Ziele erreiclit. Es komnit hinzu, dass bei der Feststellung

derjenigen Formen, die von einer gewissen Zeit ait

ais allein znllssig fUr die Sehriftspraclie gelten sollen, Iaktoren

thLtig waren, die, vie die Grammatiker (les 16. und der

folgenden Jahrhunderte, zuweilen zwar ciner Beseitigung von

Unebenheiten durch Angleichung das Wort reden (s. Vaugelas'

Veiteidigung von cueili irai, cd. Chassang II, 259 if.), andererseits

aber docli ans acsthetiselien oder durcit philologisclie

Kritik erkannten Ursachen sich veranlasst sehen, einer bereits

in irgend welehen Schiehten der Sprachangeiio.igen durcigefuhrten

Ausgleiehung urspriinglicher Verschiedenheiten grundsttziich

entgegenzutreteu und den alten Status von nouem


einzuselirfen (s. Henricus Stephanus' Wa.ruung vor couvri u. s. w.

statt couvert, Hypomneses S. 213; Vaugelas' [t. 1, S. 3-3711

und Th. Corneille's [zu Vaugelas t. I, S. 371-372] Widerstand

gegen dits analogise.he reveslissant) .Aher noch andere Uinstinde

verlangen Reaclitung. G elehrte Franzosen der \Ter

gangenlieit und der (4egcnwart, denen ihrc Muttcrsj)rache

Gegenstand wissenschaftlicher Arbeit ist, verfallen nicht selten

in den Fehlci, dass sic die Infinitive gewisser Zeitwbrter unter

ciner Form vorfiiliren, deren wirkliehes Vorhandensein von

ihnen weder durci litterarischc noeh anders geartete Hinweise

erhitrtet werden kaun, oder (loch thatsilclllich nicht erhitrtet

wird. Die Quelle soicher irrttinilichen Aufstellungen ist gewihnIich

unsehwer zu entdecken: wenn Godefroy - um nur

von diesem zu reden - der Ansicht ist, dass Infinitive wie

empler, englouter, guerper u, a. der alten Spraehe eigen gewesen

seien, Mû ist ohne weiteres kiai, das8 das Anssehen der zwar

lebhaft an die erste Konjugation erinnernden, doch keineswegs

mit tlieser in irgenci welchem Zusammenhange stehenden Formen

emple, guerperai, oder dits Fehien des Inehoativsuffixes

in dem conj. guerpe und der 3. p. plur. guerpent oder in dem

part. eugloutant den ersten Anstoss zu der hier angerichteten

Verwirrung gegeben bat. Derartige auf maugelhafter Saeh

kenntnis beruhenden Fehlgriflè wiien an dieser Stelle ohne

Interesse. wenn ihnen in dem wirklichen Leben der Spraclie

nieht Vorginge cntsprilehen, die fUr eine gleiche auf iihnliche

Ursaehen zurllekzuflihrende Irreleitung der Vorstellungen Zengnis

ablegen, nur dass das, vas dort mit bewusster, individueller

Reflexion gesehieht, hier as dits Ergebnis eines von dem Bewusstscin

der Sprachange1itrigen unabhingig sich vollziehenden

morpiiologisehen Prozesses gedacht werden muss. Die

hier gemeinte sofort naher zu beleuclitende formeubildende

rfhiltigkeit ist ibreni Wesen nach natllrlicli nicht verschieden

von der im Anfange angedeuteten Bewegung nacli Einheit.

Denu wenn fUr ouvert einerseits ouvi'i eintritt, weil eben die

Spraehe die Gewoliiiheit bat, von Influitiven auf -ir das part.

auf i zu bilden, so ist dein gegenilber die Form ouvré niclit

minder verstitndlieh, da ja die gauze Praesensgrnppe: j'ouvre,

ouvrons, ouvrais, ouvrant das vulgtre Spraehgefuhl nuf die

erste Konjugation hinweist. In der That handeit es sich hier

1*

3


iediglieh uni eine Maelitfrage, uni die Frage, welche von beiden

Richtungen, die centripetale, die auf Verailgeineinerung des i

ais eharacteristisehen Lantes der Konugation auf -ir hinauslief,

oder die centrifugale, die ziir \ Terniischung mit aiidern

Konjugationen ftihrte, mit grssereni Naciidrueke und mit

grissereiii Erfolge eingcschlagen wurde, und da iehrt denu die

Gesehichte, dass die erstere sieh ais die strkere erwies und ihr,

wenigstens in der Schriftspraehe, der Sieg zufiel, soweit die Bedeutung

desselben nieht durch das Festhalten an archaisehen Bi!-

dungen eingeschrnkt wiirde. Doeh wurde diese zurVerallgemeinerung

des i hindrngende Tendeuz selion seit frllher Zeit dureli

die Bereitwilligkeit vulgilrer Redeweise, der zweiten zersetzenden

Biehtung zu folgen, zuweilen nicht unhedeukiicli in der Stetigkeit

und I1eiclimi!ssigkeit ihrer Bethiitigung gehemmt. Die

vorliegenden Studien werden sieli demnacit zuniiehst mit der

Darsteilung der durcli die centritugale Gewait hervorgebraciiten

Erseheinnugen zu beseiiiftigeii haben und zwar wird dieser

Abschnitt nur dann dem eigentiiehen Wesen des hier Mitzuteilenden

gercelit werden kinnen, wenn er sicli iiielit ailssehiiesslich

auf die Behaiidtuiig soleher Yorgitge beshriiikt,

die Uebertritt von Zeitwiirterii auf -ir iii ihrer Gesamtlieit oder

an einzelneii Stellen zu eiiier anderti Biegungsart, also eine

Eiikeiiguhig des ursprllnglichen Gebietes dieser Wortklasse bedeuten.

Seine feniere Aufgabe wird es sein, auch die jenigen

Fille iii den Kreis der Betraehtung zu zielien, in deiien die

umgekelirte Wirkung, d, h. eiiie Erwciteruutg des im Bcgiitne

ic1i darbietendeui lJiufauiges der Konjugation auf -fr durci

Assimilation aiiders abgebogeuer Zeitwiirter oder eillze] ner

ihrer Bestandteile iii gewissen Epocheii der Spraehgescluichte

rzieit wurdc; demi, -Me schon aiugedeutet, die treibeuide,

formeubildende Kraft, welcher derartiger Gewiuni zu daiuken it,

ist durchaus eines Wesens mit deijenigen, dereui Arbeit jetie

Verluste zugeschrieheu werdou. mtlssen.


I. Die eeiitrifugale Gewait.

a) Verluste.

Wiihrend die Iiiclioativklasse 1) der ZeitwUrter auf -ii- bereits

irn Aiifange der fraiiziisischen Spraeligescliiehte das Bild

festgefllgter Abgeschlossenheit iiiid Regelmilssigkeit bietet und,

cntsehlosseii au dem in allen Zeitformeit zur Allciiilierrsehaft

1)

lhrem Mrister folgten die neiigebildeteu Zeitwirf.er, soweit sic

sich iiberhaupt mir Konjugation auf -ir bekatinteu. So insbesondere die

auf der Grundiage eines Nomens, vorzugsweise eines Adjectivs, geschaffeneti.

Ans der grossen Zahi derartiger Verba seien hier mir soiche

erwlihnt, (lie 1m Neiifrani. auf -er ausgehen, in lilterer Sprache aber auch

-iv daneben anerkannten. Z. B. enqrossir: engrossi: cee, Grehan 4008,

enqrossit, eb. 12786, part. engrossis, Psaiit. Met,.. Ms. 9572 S. 427, praes.

engrossisi, Mén. Par. Il 237, engrossir : plaisir, Anc. Th. II 412, en grossit,

.Iean de Paris S. 120; siehe ancit l'alsgrave S. 777: ebsenlir: abseniirent,

Stavelot SS. 99, 107; aveuglir: avoglide: en/iadide, Alexius 87 d, dazu

aweulir = cecutire atis tlem Glossaire von Donay s. 'l'obier G G A. 1872,

S. 89k;, aveulisoient, Phel. Mousk. 12253, s'aveufi: autresi, eb. 12256, 1m

Versinnern eb. 12315, aveulir, :fertr, Cygne 11256, part. aveulis, Bast.

BuilI. 728. aveulist (praos.): dist, Ban. .los. S. 213, 15, part. aveuilis, Il.

Cap. S. 157, praes. aveuglit, Ileptam. td. .Jacob, SS. 10, 100, Palsgrave

5 1120; secliir =siccare . seckireni . faillirent, Lib. Psaim. Appendix (Franc.

Michel) ps. 101, 4; jassechi, Cambr. Ps. 101, 11; Oxf. Ps. 101, 12, sechisi,

ensec/si, Anglonorm. Adgarlegenden, s. Roifs, Rom. i'orschungen I S. 235;

asseurir: asseurist:gvaris(. Test. Jean de Meung, R. Rose ed. 1735 t.

III S 146, y . 1055; averir . aven, Perc. 5962, averiroye, Cleoinades 14551,

adverir : plaisir, Greban 29069, un Versinnern eh. 34481J, part. averie

deperie, eb. 9657; tardir: tardirent, Amadis liv. V foi. 28v, 43 r; je me

retardis= I waxe siowe, Palsgr. S. 777; altardist, Mén. Par, t. H S. 282;

dtftardir, Jaub. Gloss. du Centre t. I S. 337 u. a. m. Bcachtc aueh altt'ran'i..

obscurir neben altfranz. obscurer: ohscurit = callqatit, Cainbr. Ps.

k;, 7; oseurir, Rose (Méon) 4813. Selbst da, wo in einem etwa vorliegendeii

lateinisehen Muster Verba e.rstcr Konjugation gebraueht sind, stehen

zuweilen in der franz. Uebersetzurig die auf ein vonhandenes Adjectiv

gleichen Stamines gegriindeten Neuhildungen auf -in: enaspriz. est mis

quitrcn.s exa.'peratum est gut(ur menin, Camhr. Ps. Us, 1; vergl. dam:


gelai gten i'estzulialteii ci u ci i'twa vou au dcii Konj ugatiuli cil

ausgcli enden Beeinfl u ssung, abgeselien von cinigen vereinzeltei I

Vorkommnissen (s. n. S. 15-1), nnzugiinglieli hlieb, war das

Sprachgefuhl hiiisichtlicli der Formenbildtiiig der nielit iiichoativen

Zeitwiirter stets eitier gewissen Un icherlieit untcrworfen.

enasprissanie, Oxf. Vs. 77, 10, enasprissent, lob. (Le Roux de Lincy)

S. 5 14; asprir rendre âpre, Rob. Garnier (Frster), M. Antoine 500;

sasprir, eb. 450; ferner: les chauses de (es pecldz suni al en nies = cxlenuale

suai cause peccalorum luorum, Dial. Anime XV, 2, alienuisi =

allenuai, eb. XXXIV, I S, atenuid suu( li mien oit = ailenuali saut oculi

mci, Cantie. Ezechiae regis, in Cambr. Ps. S; altenvïr oder mit unorganisebem

r attenvrir ist noc.h im 16. .Jahrininclert gebriiuchlieh.

Die in alter Zeit hititiger ais heutzutige anzutreffcnden, von Zeitwiirterll

der 2. oder 3. lat. Konjugation hergeleiteten FremdwUrter auf -ir

selieinen in der Regel ebenfails inchoativ flektirt worden zu sein. Ausser

(lerartigen bei Godefroy s. vv. beigebraehten Fii]len \vie: exercir, cx/iibir,

exigir, transegir, discutir, recipir, perimir, inspargir, enserir, preten-.

dir, proeedir, diruir, fruir, restiiair, distribuir, aniinuir, contribuir,

resisiir u. s. w. verweise jeu auf foigeude Einzelheiten: affligir, Aimé,

Ystoire de li Normant (cd. Champollion-Figeac, Paris 1S35) S. 230; comburir,

Frag. Val. B. Chrest. 7, 5; comborir . morir, André de Coutances,

Herr. Arch. 64, S. 179, y . 303; discerair: cabir, Alb. Bes. B. Chrest. 20, 15;

encendir: encendissoienl, Lib. Ps, Append. CXVIII, 154; consummir per

feu, SS. Bern. S. 9, 22 = igne consumi, Migne 42, 3; praos. consumist,

Ezechiel S. 16; sternir: s(ernissent, Job (Le Roux (le Liiicy) S. 462, s.

Godefroy t. III S. 610; presumir, I)iai. Grég. 42, 14; refenquir oit z. B.

J. de Blaiv. 455, praos. je relenquis, Otinel 552, relenqaisoient, Ph. Mousk

3927, part. relenqui, Rois 2613, Brut 7194; appetir: Les biens d'an ltruy

appetissans .... . (Antang des 16. Jahrh.), Mont. Rothscli. Rec. de Poés.

franç. t. XII S. 205 (appiissan/ limite Acljectiv); cougir cogere:

une Damoiselle . . . . laquelle par les begnias regardz, que de ses rians

yeulx me geuoi(, cougisf iotallement mon cueur faire tribut (t Vosire

souveraine Court ... . eb. t. X S. 185 (erste IIiilfte des N. Jahrhunderts);

selbstindig daneben vorkommendes Adjeetiv ist: cogent, z. B. cogens

(g, Vieille S. 266. Venn (las in der Bedeutung von lat. referre

= melden erseheinende ireiudwort refferir (15. JabriLundert.), Chron. Loys

Bourbon (cd. Chazand) S. 2213, desseti pert. re/Jrireni eb. S. 145 stcht,

ein nichtinchoatives luiperfeetuin rc/Yroït, eb. S. 8)) zuhtsst, so mag der

Nachbarschaft des hufigen férir, reftrir ferie e die Verantwortliclikeit

daflir zufaileii. In dciii italienisirenden Franziisiseh der Ystoirc de li

Normant steht neben de.m Iiifinitiv concedir, S. 253 und dem I'ert coneédi(i),

eb. SS. 104, 113, 155, 234, 250, conédirent, S. 147 (vgi. auch subcédi,

eb. SS. 35, 36, 114), die 3. p. s. praos. md . concède, eb. S. 116, die

3,s. praos. eonj .succ'de, eb. S. 42 sowie (las part. conetWu/, eh. SS. 99,

18, 250, eoucduc, eb. S. 22s.


In den meisten Fiien wnrde dieselbe erzengt dureh die Beschaffeiiheit

chies Teiles der Formeii, die, niclit geiieigt sich

dem f tir die Melirzahl der zu der Koiijiigation auf -ir geTiiiigen

Zcitwirter gelteiiden Kanon anzuscliliesseii , sieh aiM Ergebiiisse

streng lautiieher Entwicklung (Iarstellell und so zu'weiieii

den Ansclieiii erweckcn, ais ge1iirteii sie zu Verben ganz

andcrer Koajugationen, z. B. ouvre, aperil = ouvre, operat. Wo

soiche Anniiherung vorlag, war die Gefahr vorhandeii, dass

das an chier oder mehreren Stelleii des Zeitwortes gesehaffene

Verhâltnis sehcinbarer Gieiehheit nuii aiieii in Formen liberragen

wiirde, deren ursprtingliche Structur keinerlei Aniass

mir Vermisehung mit Fremdem in sich trug. Su konitte es

geschehen, dass die Infinitive inaneher iiicht inchoativer Zeitwiirter

auf -ir zu gewisseli Zeiten gezwungen wurden, diese

Endung zu Gunsten eiiier andern aufzugeben und somit in

eiiie ganz aiidere Konjugation iiberzutreten. Dem meines

Wissens zuerst von Burguy 1, 354, lI, 54 gefassten Gedanken

an (lie Miiglichkeit einer Urnbilduug des Infinitivs im Ansehius

andie Besehaffenheit des mit diesem iii enger Formeiiverwandtschaft

geflihiten Futurams bat Diez 11 3 238 Anm., trotz

des allerdings gauz uiihaltbaren Delius'se.hen Einwurfes, seinen

Beifail nieht versagen kinnen, und auch jeu glaube, dass derartige

Erseheinungen, soweit sic in die Konjugation auf -ir

gehiiren, keiner anderweitigen Deutung fithig sein dtirften.')

1) Weniger wahrscheinlich ist die Annahme derartiger Abstraktionen

ans (lem Futitrum auf dem Gehiete der iibrigen Konjugationen. Schon

liiez 112 239 Anju. bat gegen Burguy 11 34, (lem die Ableitung von

maindre nus maindrai unbednklich scheint, an die in der Quantitiit des

e se schwaiikende Ueberliefernng der lateinisehe.n Verba nef ere und re erinnert.

Gleichgczrtet mit rnaindre, z. T. aueh hinsiehtlieh des Sfa,nmvokales,

den Biirguy z. z. O. danu ans den staniinhetonten Formen des Praesens

au erkliiren geneigt seheint, sind iibrigcns antre neben ardoir, sernondre

neben se,nonrnr, nweure, Ruteb. 11 216, Auberon 249 neben rnouoir;

aueh recoivre, P. Meyer, Recueil II 32S, 138, l'rosaroman von Joseph y.

Ariinathia (Weidner) S. 17, 146 neben rcceoir, eh. S. 18, 150; loldre neben

olnir, lotir (lo//eri s. l'off, Plattiat. und Roman., Kuhns Zeitsclir. I 326).

Merkwiirdig ist der ans cinem lat.-franz. Glossar entnuzumene bei Godefroy

V 759 erwiihnte Inflnitiv (loudre dolire; man erwartet duedre,

aber auch den stainmbetonten Forinen dieses Zeitwortes ist zuweilen

ansiogiselies on cigen, z. B.: Pour Dieu, vous (ioulent point les contes

D'ainsi férir? Mir. N. U. XIV S. 242, 296. Auelt die Gesehichte der ersteo


Del- fibrigens no1i mi 16. Jaliihundeït anzutreifende Tnlinitiv

istre (: tistre, Jean Lemaire de Belges, Le chemin du temple

de Minerve S. d. lb) fur issir, den Delius aus einer bereits

von fiez a. a. O. zuruckgewiesenen Verlegung des Tones auf

Konjugetion kennt gewiss€ Erscheinungeu, die mUglieherweise derselben

Deutung nuterliegen. G. Paris triigt kein Bedenken, in emerre Tristan

t S. 14 fur emmener einen durcli das fut. emmerrai verursachtcn Trrtwii

au erbiicken; s. Etude sur l'Accent S. 67. Gleichen Wesens ist gilire;

E le roy fis porter le corps Ceomagog et gilt?'e en un parfont put

Hist. de Foulques Fita Warin, Xouv. frane. S. 22; ferner: escliivre, Chardrv

Petit Plet 25; auf letztere Stelle verweist auch, ohne eine Erklhrung au

geben, Roifs. Rom. Forseh. I S. 232, der den Reim esehivre: sivre in duit

angionorm. Adgarlegc.ncicn 33, -j8 vorfand. Diese eigentiimlichcn Budnngen

kUnnen sehr wobi ans solehen Futuren erster Konjiigation geflossen

sein, die unorganischen Scltwund des lat. o cntsprcchenden vortonigen

e anfweisen, ein Vorgang, der besonders gern nach i oder 1,

aber aucli naeh r eintrah z. B.: Que rien nus ne l'en dernandra, Chev. II

Esp. 0731; ihiilicii 11. Bord 5985; Âne. 'rit. 1V 2118; comanilrons, Poème

moral 117 e; amendrai, Lib. Psalm. Append. CXVIII, 41; gardroie, H. Bord

6027; aidrai, eb. 6650; aidrons, eb. (;o; edrons, eb. 7859; Ghil parderoit

bien ses joiaus Qui tes jetroil entre pourciaus, Barb. Méon I 7 5, 421-2;

Et n'arrctray ne tant ne quant . . ., Mist. V. Test. 25618; in (lem Siebensuber:

Jeilra l'eau de sa riuiere, Pierre Sanxay in Oeuvres dc Palissy

S. 487; 11 me coutroit la vie (6 silbig), Bartsch, Franz. VoIksl. d. 16. Jahrh.

in Zs. f. R. Phil. V, S. 529, 12; doutroit, H. Bord. 469: portront, eb. 5137

u. S. w.; vus fro uvres grant ahoivre als zweites Ilemistich eines Alexandriners,

R. d'Alix. (Michelant) S. 282, 24; Des deus élans ors, qui les

trovroil, Gui!. Pal. 3943; A sa dame Irouvra retour, Coiicy 5966; Mercit

trov(e)rat sans folle qui mercit requerra, Poème itioral, 105a; Jachevrais

maintenant la dure destin ce, Mont, Rothschild, Rec. d. Poés. franç.

IX 249. Die lienkmiiier, in denen die erwiihnten Infinitive erster Konjugation

auf re begegnen, sind siitutiicli anglonormauniseher IIerkuntt,

und es ist beachtenswert, dass die liitura mit synkopirtem e (1cm Anglonormannen

Chardry besonders geiiiutig sind, s. BrUhan, Die1'uturbildung

un Altfranz.; Diss. Greifswald 1889, S. 6—S. Indessen hisst andererseits

gerade die lokale Seite der Frage auch Suchier's Ansehaitung, der tue in

der Vie de Saint Auban stohenden Infinitive gittre und leelre = lactare

ais Ergebnisse geriitaniseher Betunung betraclitet, wohl bcrechtigt erscheinen.

Es soi iihrigens nicht yersiiumt, zu bemerken, dass auch moderne

Mundarten dos Kontinents derartige Bildungen kennen; im Glossar

au A. Favraud's Oeuvres en patois poitevin ist der lnfinitiv montre

monter niifgestelit, in der 'I'hat lindet sich das perf. ntontirianl und das

partie. montul in Les Noces de Jeanette S. 29. MontaI erinnert au dus

part. alu = aile : fit, perdu, 1'. Meyer, iiéit de la première croisade.

Romania V S. 59.


die erste Silbe crkliiren wolite, ist nichts ais eine Neubildung

aiis dem regelreehten Futurum isirai, indem die Sprache (las

zwiseheu conoisirai, naistrai, paistrai und conoisire, naisire,

paistre u. 31. obwaltende Vcrhiiltnis ais Muster benntzte. Nicht

anders sind die foigenden mehr 0(1er weniger huflg auftauchenden

Gebilde ihrem Ijrsprunge nach zu begreifen: ferre

fUr férir nacli ferrai: Durement a ferre s'essaient bei Burg. I

S. 336; assaudre assaillir: Plussors oueilies seul assaudre La

louve, pour paour de faudre, ans Clef d'amour S. 100, bei Godefroy

t. iii S. 730; rassaure = rassuillir ans Baud. Seb. eh. t. VI

S. 610; lressauidre : autre, Chr. de Pisan, Long Est. 1938; faudre

= faillir in obigem Beispiel ans Clef d'amour, und: autre,

Méon I S. 26, worauf schon Diez E. W. S. 133 verwies. Auch

coudre, Ly. Ysop, 1053, liilufiger cueidre, queudre = cueillir gehrt

hierher. Boudre, bourre fur bouillir helegt Godefroy,

ebenso wie esboudre fUr eshoui/lir, s. vv. ans G. Guiart und

neueren Mundarten. Auch das ebenfails von Godefroy t. I

S. 603 beigebraehte baudre fUr baillir soll hier nieht fehien.

Aile diese unorganischen Gebilde verdankcn ihr Dasein den organisehen

Futurformen: assa.urai, assaudrai, Iressaurai, tressaudrai,

faudrai, bouidront, Mén. Par. lI 261, bouidra, eh. 11 263, bourra,

G. de Ooinsy, Herr, Arch. 67, S. 239, y . 149; liaurra, Gr. Chron.

(le France, ed. Paris 1837, (Iledaction des 14. Jahrh.) 1 S. 189;

baudra!,, Greban 12160; hauldray, Villon (Prornpsault) 377,

315; baudrez, Ane. rIhéat T 254.') Die im Munde des Panser

Pbels, aber aueh anderswo lebenden Formen tiendre = tenir,

Nisard, Etiide sur le bang. pop. ('u pat. de Paris (1872) S. 234;

leinre, Jaubert, Gloss. du Centre 11 SS. 355, 364; ceindre =

venir, el), il S. 418, cmivindre in II n'a pas voulu en convindre.

eb. t. I S. 275, die dciii F'uturum tiendrai, viendrai entstammen,

sclieiut die alte Spraehe durchaus gemieden zu hahen. Auch

die 1"utura von couvrir, offrir, ouvrir und sou/frir, die infolge

der Eigenart ilires Stanunauslautes eines an (lie Stelle von

1) Es seheint mir nicht iinanuehmbar, diese Futtirt'orm iudi ans

baillera, dem Fntiiritiii des schon in der aiten Sprache hiiutigen bailler,

entstanden zti ilenken iiitd sic dcii Poriuen, (lotira, menra, parru, tourra

'tonnera, minera, parIer'i, lournera glciehziisetzen. Beza sagt' ....

baurra pro baillera pro priunz ev! Parisiensium vulgo ..., De franc. IiIig.

rcef prouuintiatione, cd. 'l'obier S. 94.

9


10

regelrecht synkopirtem, vortonigem i eintretenden e vor der

Endung -rai nieht entraten konnten, in der alten Spraelie daun

aber fast ailgernein Metathesis des staminhaften r nach (lem

r der Eiidung liin zuliessen, griffen zuweilen stireiid in das

Sprachhewusstsein cm, indem sic Bildungen wie die folgenden

vcranlassten: coverre: terre, Flor. Floriete 3852 (s. Zeitschr. f.

Oest. Gymu. 1875, S. 542), couverre: terre, CI-tris 14896; descouverre,

Jourd. Blaiv. 1533; offerre: terre, Claris 2230, 15116 u. ë.,

con(Juerre, Ruteb. II SS. 86, 96; ouverre: deserre, Claris 19539;

sou/Jcrre : re(/uerre, .Jourd. Blaiv. 1527, : terre, Ruteb. I SS. 84,

97, II S. 96; : guerre, eh. I S. 197; serre, eh. I S. 102; soferre

guerre, Claris 145, :terre, 2397, und im Innern des Verses

eh. 187, 2193. Aueh die Prosa schreekt vor dem Gehraueh

soleher Bildungen nieht zurllck: ensi k'il iai ne voillel inies

sofferre liqieremeni c'um lu Iracel a la main, SS. Bern. 119,

19. Bemerkenswert ist der ehenfalis auf der Grundiage des

Futurums entstanden zu denkende Inflnitiv sûfferrir: -Mes Dex

ne volt sofferrir n'ofroier, Cor. Le. 1972. dem da.s Perfectum

sofferistes: Et mort por nos i sofferisle.r hei André de Cout.,

Herr. Âreh. 64, S. 185 y . 920 zur Seite tritt. Oh aucli der noeli

mi 16. Jalirh. begegnende Infinitiv heneisire (Dont bene istre

vos deion, Guili. le Clerc, Herr. Areb. 62, S. 391. 'r. 966, benistre

s. Rab. Pant. liv. IV eh. XXVII) in diesen Zusammenhang

gehirt, indem man ihn ans dein etwa durcli Einrnisehung des

Inchoatiruffixes zu erkliLreuden, im Altfranz. nicht seltenen

Futuruin heneistrai herleitet, 0(1er oh mail besser daran thut,

in ibm eine unmittelbare Wiedergabe von lat. benedicere zu

erkenneu (s. Chabaneau, Théorie, S. 65; Frster zu Chev. II

Esp. S. 1X111; Stimming, Lit. Blatt, 1885 SI). 409; Suchier.

Griber's Grundriss 1 S. 615), vage ieh niclit zu entscheiden.

Man wirde felilgeheii, wenn man lcdiglieh dem Futurum

die Sehuld an derartigen spraehlichen V erirrungen beimessen

wolite. Auch anderc Formen. (lie fUr sieh alleiii betraehtet

die Art der Koiijugation nieht erkennen lassen, ki3nnen mitgcwirkt

haben. Bernerkt man Y. B., dass die hUufig gehrauehte

B. sing praes. md. von bouillir : bout zuweilen ihre alte Schreibweisc

aufgiebt, uni die von cousi consuit (so noeh bei

R. Garnier, Forcie 752, Hippol yte 11003). dessen s sehon frtihe

verstuiuinte, anznnchmeu, z. B. il bousi, Remy Belleau, Aue.


lhéat IV 346, R. Garnier, ilippolyte 1073, und dass andererseits

regelrechtes cous, cous t consuis, consuit sich in tu couls,

Remy Belleau hei Darmest, Hatzf. XV1 Siècle (1887) 2 partie

S. 364, il coulé, Ànc. Thèat. II 320 einer iUteren grapli. Darsteliuug

von bous, bout nitmlich bouts, boulé in tu boule, Men. Par. II

S. 264, il boulé, Âne. Théat. 11 433 (:goust=gustus) anbequemt,

50 ist ersiehtlich, dass auch im Praesens zuweilen der Anstoss

vu den gedaclitcn Entartungen gegeben war ) und der oben

erwiihnte Infinitiv boudre aucli ais Anbildung an coudre,

résoudre angesehen werden kanu. In deni lateinisehem fugire

fur fugire entspreehenden, aitfranz. zweisilbigen foir, fouir,

fuir ist durcli gleiche Ursachen cm uhniicher Wandel geseliaffen

worden. Wenn (lie Annahrnc (s. z. B. Mussafia, Zur

Praesensbildung S. 5), dass die an die 4. lat. Konjugation erinnernden

Verhiiitnisse der Praeseusgrnppe: fugio, fugiunt,

fugiebam, fugiain, fugiens aueh den lnfinitiv fugere zu Gunsten

'on fugire verdrngt baben, der Wirklichkeiu entspricht, so

ist es ciii eigcntiiniliches Schauspiel, zu sehen, vie die lautliche

Gestaitung cines I'eiles derselben Formengruppe auf

franz. Gebiet (leu lnfinitiv dieses Zeitwortes veranlasst hat, in

die Reihe der auf der 3. lat. Konjugation beruhenden Zeitwrter

zurlickautreten. Die zwiseben den Praesensformen fuit

= fagit, construit, nuit, luit bestehende Parallele schuf den

neuen lnfinitiv faire, ) der bis Ende (les 15. .Jahrhunderts von

guten Scliriftstellern gehraucht wurde und seine Spur in heute

einsilbigem fuir zuruickgelassen bat; vergi.: faire: destruire,

Rose (Méon) 5572, 16173, 19755, : luire, eh. 4812, : deduire,

Watriquet S. 349, 229, : conduire, Jub. Myst. 11 180, 11 287,

Pour faire toute vanité, eb. L 246, fuyre: nuyre, Gring. 11 136,

') Innerhalh des Bereiches der Konugation auf -cr begegnet derartiges

sehr selten; oier = negare artet eiiimal nus zu neoir: J)arne, je

net vos doi neoir (:seoir), A vos sai venuz en desduit, MoBt. FabL t. IV

S. 147. Man darf unbedenklich annelinien, dass die an die Verhhltnisse

von veoir erinnernden sekuncliiren Formen je noi, il noient, j oie je noie,

aueh gelegentlieh anzntreffendes neoe (s. neé, neii bei Godefroy t. V.

S. 514, née = neqat bée, Ysopet I XXXIV, ed. Robert 1 252; aeayent

= necabant, Oliv. d. 1. Marche, Méin. cd. II. Beaune et J. d'Arbaumont,

Paris is, t. ii S. 321; preer=p)-ecari, Rom. X S. 532, 65) die geitanuto

Infinitivbiltlung gereelitfertigt erseheinen liessen.

" FtJrster seheint ticiiselben voni lat. fdgere herleiten au wolien; s.

Chev, 11 Esp. S. Lix.

11


12

il 119 und sehr oft sonst. \Vie stark in spiterer Zeit bei

der Beurteilung der Silbenzahl von fuir seitens franzjsiseher

Spraehangehjriger an die Verba a.uf -uire gedaclit wurde,

bekundet eine Anmerkiing Patrri's zu Vaugelas (ed. Ohassang)

t. II S. 178, in der im Gegensatz zu der Auffassung des letzteren

die einsilbige Geltung von fuir mit folgenden Worten

betont wird: En ce verbe comme presque en tous les autres 1'!]

et PI et l'Y ne font qu'une syllabe, quand ils se suivent, comme

je suis du verbe estre, et du verbe suivre, et je cuis: Oui a

jamais prononcé cuire et nuire de trois syllabes, cuis, nuis et

autres?

Es ist aueh nieht vonnjteii, hei der Erk1iiung von altfrauz.

muire (Bari). Méon. t. III 333, 240: nuire; eh. t. IV. 263,

265 und Rutebeuf II S. 47: muire morialur) und mire (s.

Littré S. y . rugir) mit Waldner, Herr. Areli. Bd. 78, S. 434 zu

den nieht vorbandenen latein. Irifinitiven 1iogere und )gerc

Zufluclit zu nehmen. 111111 mari an der landliiufigeii Ableitung

von 'nïgire und rigire fest, so ist oline weiteres kiar, dass

den Fornien mui,e und mire ein mu-ir irnd ro-ir vorangegaugen

sein muss: inuir belegt Godefro y V 445 leider ans zieinlich

sp11ter Zeit; von roïr oder mir korinte ici keine Spur eutdecken.

Auch hier werden die im Altfranzôsischen zu be-

Icgendeii Fornien muit, mu yans; ruu, ruient, muianz fUr die Umhiildung

des Iufinitivs verantwortlich zu machen sein. Hier

schliest sich bruire, fa11 es wirkhicht mit lat. rugire zusalumenliiingt,

eng an; (las Weichen de y Intinitivfori-u broir, brouir, die

Behrens Zcitselii'. f. Neufranz. Spr. u. Litt., t. V S. 72-73 noehweist,

oder bruir, deren Vorkomnieji Tobler. Versbau S. 78

best11tigt (s. Sehelers Beispiel ans Eroiss. Anin. zu Bast. Brui.

S. 308_9), kami durcir ( las ott vorkoiiimende Praesens bruit,

bruieni u. s. w. velanlasst worden sein. Ininierhiju ist es doukbar,

dass bruir ein sekundâres Erzeugnis des Duahisnuis ist,

der in fuire und fuir vor]ag rad leiclit auch Zeitwrter von

111tnhieher Lautgestalt ergreifcn konute. Nur dureh einen de y

-artigen Vorgang wllsste ich den liifinitiv

puie fUr pu».

putere : luire, Watriquet 153, 463 ( Und Sebelers Ainir. S. 46)

zu douten t ); demi die alto Gestaltung dev Praeseusfornien put

J)

A ehnlicli inag d 1 ni Godefroy aits dciii ( :liat. Col ley III beigebraehte

desvestoii' ( veoir) tiir (Ie.westir deni Nebeneinander von creuir


put et : .' 'apere!/t Ieotrt 3Si). pu! el /1wi'e. Eut. Deschamps

il 1 7 und Jubinal, Nouv. Rec. I S. 325, put, 3 Wunder

thiutiers I 718 ht Zcitsehr. f R. Phil. VI S. 325 fil., Rab. Pant.

liv. II eh. VI, conj. praes. pue, Bes. Dieu 1370: issue, puoil

Eust. Deschamps 1 74 gab keinen Aulass zur Vermischung mit

dcii Verbcn auf -uire. Nicht zu unigehen ist hier ferner eine

flesprecliung von circuir = lat. circuire neben circurnire. Die

un Franztsiselieu zu erwartende Zweisilbigkeit des ni in dieseni

ci't ziemlich sptt auftretendeu Lehuworte ist thatsiehIieh

nacliweisbar; dean eitïe solehe ist nicht bios zu verniuten in

dciii part. circiq,': il est circuy de mer, Amadis liv. V (u. 1350)

f 1v, il a circui le monde, eb. liv. Viii (a. 1548) fo XXVIIr,

un espiantier vert qui esloit moult proprement circuy de

plis arbrisseaul.r ...... Montaiglon et Rothschild, Recueil de

Poés. fr. t. XII S. 268 (uni 1500), sondera ist auch deutlieh

erkennbar in: 11 a circonvolu grau! erre Et circu y toute la

terre, (Jreban 20150. Diese Getreuntheit de y beiden Elemente

u und i (y) wurde gegen Beeintriiehtignng besonders dureh

den TJmstand gesclititit. das (las Zeitwort sic!, ebenso wie

die andern Kompositt voni lateinisehen ire (ausser issir) der

I nchoativflexion anseh loss. Irniiierhin drobte der zweisilhigen

Geltung des ui die enge Nachharsehaft beider Vokale gel'ilirlie.h

zu werden, und zwar insbesondere in den Singularfornien

des Praesens: je circuis, tu circuis, il circuit (ii circuyl, Jean

Le Maire de Belges, Illust. Gaule liv. J eh. XXVII). imper.

circuis. in (leflen das Enehoativsuffix ais soiclies niclit seharf

und creinoir, tenir und vereinzeltew tenoir (: paroir, R. d'Alix. 326,

12; :1?-ois R. Cambr. Seite 226), manir und hUiifigereui manoir, veïr,

seir und veoir, seoir u. a. zu danken sein. Uebrigens soll hier honierkt

werden, dass auch (las in cine ganz anlere Kategorie gehorige

Zeitwort Savoir, jedenfails verfûlirt dureli croire, boire, gclegentlich tinter

der Form scavoire auftritt, z. B. Nuls nen puel e:icores scavoire Le

quieux doit avoir la vittoire, Ysopet I XLV (Robert 1 110); auch ein

unpaginîrter alter Pruek der Mélusine des Jehan d'Arras (s. Kiinigi. Bibi.

Berlin) bat cininal il est besoin de le scavoire (S. 62) vielieicht durch die

Schuld des Setzers. 0h aneb avoire in Je fuy jadis, a dire voire En

qrant honour et riche d'avoire, Stavelot S. 387 mit Recht in dieseni Ziisammenhange

zu nennen ist, wird zweifelhaft, iiicht nur weil ieicht zu

indern ist, soudern noch viel mehr wegen der diesem Denkmal eigentllmiiehen

Verwendung des tonlosen e im Auslaute von Wirtern, die ein

solehes sonst nicht aufzuweisen pflegen.

IN


14

genug hervortrat. Auch der Tnfinitiv circuir, sowie das part.

circui konnien durcli die NiUie von bruire, fuit-(e), nuire, luire

leiclit bewogen werden, Synirese des ni eintreten zu lassen;

der Fortse1iritt zu der bei Palsgrave S. 485 u. S. 495 stehenden

Infinitivfortn circuire oder (lem eh. aufgestellten part. circuit,')

welches ich aiich finde iii: .... le cuir de cerf à (sic!) circuit

de rond environ deux lieues, in dein erwhnteu unpaginierten

Drucke der M'lnsine des Jean d'Arras (S. 20), sowie die von

Littré. Godefrov S. y . circuir belegten auch bei Palsgrave

a. a. O, sich findendeii Praesensformeii circugons, que je circuye,

circuyant lasseit mit aller Deutliehkeit den von den Zeit%virtern

auf -u ire ausgehenden Einfluss erkennen; vorzugsweise eheinen

fuir und bruire ais Muster gedient zu habeii, da conduire,

desiruire zu der Zeit. ais circuir gcbrnchlich war, in den

Praesensformen Iii.ngst mit (lem ans luisons, nuisons, cuisons

oder ans iiirem eigiien Perfectum entnommenen analogisehen

s (s. Zeitsclir. f. Rom. Phil. t. VII S. 52) versehen waren; hiichstens

in der erstarrten Verbindung or le conduge Dieu begegnet

man im 16. Jahrhundert nocli de y lautgesetzliehen Budung,

z. B. Amadis liv. VIII fo 1.6r, fo 27". Immerhin deutet

dits l'artieip circuit auf Anhildung an conduit, deslruil 2) U. S. W.

Der mit vorstehenden Erirteruiigen betretene Weg fQhrt

vielleicht aueh zu cinem Verstindnis des zvischen altfranzlisisch

grondir = grundire und daneben vorkommendem t,rondre:

sernondre. Renart 14103, repondre. Mont. Fahi. 1V 65, respondre.

Caris 16738, oder groindre repondre, Renart 12500, groindre

und esyroindre, Serm. Poit. S. 120, obwaltenden Yerhi1tnisses.

Wenigstcns scheint mir die Annahme nnbedenklich, &lass die

Spraehe aus den in alter Zeit anzutreffenden nielit inehoativen

Praesensformen il gront, qu'il gronde, welche stark an die eutsprechenden

Formen von tondre, fondre, respondre und dergi.

l) Auch (las ursprilnglich dreisilbigc Snbstantiv circuit (s. altfrauz.

circuite bei Tobler, Versban S. 72) begegnet bereits un 15. Jahrh. mit

zweisilbiger Geltang: Lors s'assembleren g en circuit Les prestres .....

(anno 1489), Mont. Rothschild, Rec. d. Poés. fr. XII 409.

2) Vergl. das part. destruy in: vous l'avez destruy (erste Hilfte des

16, Jahrh.), Mont. Rothschild, Rec. 4. I'oés. fr. t. x, S. 333; liber nui und

lui fttr nuit (so ais Druckfehler bel Jonckbloet, Examen ont. 4. Chans. d.

Geste d. Guili. d'Or, t. U S. 222), luit, Psaut. Metz. SS. 217, 18; 272, 4;

Palsgr. S. 703, vergi. Zeitschr. f. R. Phil. t. VII S. 55.


erinnerten, die Bercchtigung herleitete, auch den Tulinitiv

grondir den letztgenannten Zeitwirtern anzuhilden, ziimal aueh

(las perf. grondi mit respondi, tondi. fondi in l)estem Einvernehuien

stand. Auch der sehr seltene lnlinitiv respiendre, fur

gewilinliches resplendir, Berner Liederhs. CCLVII, Herr. Arch.

Bd. 42 S. 358: prendre verd11nkt sein Dasein dem Nebeneinander

von niclit inehoativem il respient, resplendent u. s. w. mit

tent, tendent; rent, rendent; fent, fendent, sowie von: II rendi, lendi,

fendi mit resplendi. Auch dos un Altfranz. zuweilen begegnende

engloutre t) fUr engloutir, so z. B. Iliob 360, 19; Watriquct 385,

139, erkliirt sieli ans dem Praesens englout, englouloie u. S. w.

und dem Perfectum englouti, Formen, (lie der Kou ,jugation von

foutre = futuere entsprachen. IJebrigens wird ausseliliessiieli

das Perfectum fUr die lJmgestaltung des Infinitivs verantwortlieh

zu machen sein da, wo die Praesensgruppe infolge ausnalimslos

eingetretener Inehoativbildung eine fur das Perfektaro

hiimerhin bestehen bleibende Aunherung an die Konjugation

auf re vermissen Hisst, Dies ist der F'aIl in dem von

Godefroy I S. 362 aus (lem Jabre 1429 belegten aprofondre

aprofondir. Soute es nicht gelingen, fUr das vont sehnellen,

sttirinischen Lauf der Rosse gebiauehte rendir, randir (z. B. Chev.

11 Esp. 5589; Âtre pér. Herr. Areli, Bd. 42 S. 191, 459) nichtinehative

Formen des Praesens naehzuweisen, vo reieht ineines

Eraehtens das an espandi, fendi, vendi u. s. w. aukiingende l'erfektuin

rendi, randi fur die Erkliiruiig der in gleiclier Verbiti-

(11111g ZU findenden lnfinitivforin rendre, rendre volikommen ans.

Vergleielic: Tant cum chevaus 1cr porent rendre, Chr. Dues Norm.

36223: wendre; Mais de quanques chevaus puel rendre: mesprendre,

Rieh. Biaus 1161; Tant coin cevax rendre le (sic!) puet,

Âtre pér. a. a. O. S. 192 1 469; Tant coin chevax rendre li pot,

Claris 2060; ()uan que cheval 1cr pucent rendre : destendre, Guil.

Pal. 5716; âhnlieh eb. 6182; Et vos vanroiz si tost coin chevax

porra randre: descendre, vandre u. s. w., Chans. d. Saxons t. I

S. 107, falis es nicht geratener ist, rendre an den angefiilirten

Stellen, sowic in: Tant coin cheval li rent, est chele part courus,

1:,

') Die den Fundort enthaltende NoUa ist mir leider verloren gegangen.

Die beiden oben anget.Uhrteu Stellen verdauke ici Herrn Prof.

Tobier's gïtiger Mittellung.


10

Doon de May. 123, wic mir durcit Herrn Professor ToMer

gtitigst nahegelegt wurde, in der Bedeutung ,,von sich geben

(an Leislung)" aufzufassen.

Ein so begreifiieher Vorgang es von vornherein sein ma.g,

weno Zeitwo..ter atif -ir, moebten sic nun der rciiten oder der

gemisehten Konjugation angehiren, verloekt dnreh die schein

bare Gleiehlieit der Perfect- and Futurhuldung, ibsen lnfiuitiv

sowie ihr part. pa . nach (1cm Muster der Verba auf radikales

î + re uinzubilden tracliten, mu so begreif1icher, ais umgekehrt

diese letztere Gattung vol, Zeitw5rtern ans denselben Ursachen

sieli 1)isweilen zu einem parieI1en Uebertritt zur Konjugation auf

-ir bewegen liess, so hesciirinkt sîeh der hier gemeinte Wandel

doeli nur auf ciime geringe Anzahl von Fiilien. Sa begegnet

emplire fur emplir. Des wegen der Uniniiglichkeit, seine leereii

Wasscrsclilituchc von neuem zu filiien, bekilumierte Joseph

klagt: Car nostre affaire s'en empire, Ne les savons de quoy

empiire, Gantier de Coinsy, llerr. Areli. Bd. 67, S. 255, 1505-6 I)

Daneben dus part. fin. emplile: Lors lu la prophetie ampute,

)u'Abacuc avoit devant dite, eh. S. 250, 1115-16; oder: Et la

promesse est hui emplite, Si com il eut promise et dite, ebenda

S. 251, 1161-62. Peu Iiifinitiv afehiire wagt eimiinl der gewiss

nus Frankreiclt gehiirtige Selireiber der Hs. E (Ms. fr. B.

N. 1491) des Roman de Florirnont, f0 Gob: Situ pou les poons

afehiire ;I/oll les v'rez los( descon/lre, wo F (Ms. fr. B. N. 15101)

f 0 91 e sowie mit geringfligigen Abweichungen von cinunder

die librigen lIa.ndschriften: Se les poiens un poc a/lire: descom/ire

schreiben. lJnter dem liinflusse von dire seheint 'su

stehen dus part. laidite in: 10 marrastre vous a et batue et

laidite: desconrne, despi( e, mente u. s. w., Berte 1341. Schr

1)

Die lateinisehe Vorlage, deren Vergleichung mir nlitzlich orschien,

fasst die ganze Rede des Joseph von 1560-68 in die wenigen

IVorte zusammen: Ego magis de aquac penuria cogito, quac nobis jam

deficit in nlribus, et non habemus undc nos et iumenta refocittare unieamus.

Daun folgt: Tune infautulus lacto vullu in sinu ma tris ......

y . 1569 f11.); i. Tiseheudorf, Evang. apocrypha S. 83; sodass aise unser

emplire niehf vin n priori ho lateinischen Texte zu verniutendes implere

wiedergiebt. Anders verhilt es sich mit den beiden folgenden Stdllen.

Der Wurtiaut ist hier fur y. 1115-16: 1unc i?np/etum est quod dic(um

est per Abacuc diceniem . . . ., Evang. apocr. S. 7, und fur y. 1161-62:

Et imptevit dominus promissienem suafli. Evang. apoer. S. 8.


vieis;igend ist (lic Selireibung remplicle : dicte, Eust. Deschamps

hei Godefroy, t. VI S. 513 8. Y. quetacion (I. quietacion).

Feruer harditerneni bei .J. (le Baisieux; s. Seheler, 'l'ronv. belges

I S. 330. lii Berry crklingt: finit, huile, Jaubert, Gioss. du

Centre I S. 487; enroui (sic!), enrouile, eh. 1 S. 395. Per Volistndigkeit

lialber verweise icli aut Frsters Bemerkung in

der Zs. f. d. Oest. Gvmn. 1875 S. 542, wo die neufranzsisehen

Substantiva guérite und réussite mit dem bekanuten altfranz.

Participium mute (s. auch T4)i)ler. Jahrb, 1867, S. 339) vergliehen

werdei,, sowie auf (lesselben Forsehers Auslassungen

liber den giciehen Gegenstand in der Zs. t' Nfranz, Spr. u. Litt.

Band I S. 89, wo guérite, réussite ais Anhildungen an suite

( */jj), muele (= *m,vita) , élite ( electa'j, Tulle (= fûgita)

erklirt wcrden. Besonders Iehrreieh ist in diesem Zusainmenbauge

ein Blick auf die Gestaitung, welche das Zeitwort

asseoir in modernen Mundarten und vielleiciit sehon in alter

Zeit erfahren bat. Bertleksielitigt mari iiltmlieh die ans aitfrauzsiscl,en

Deiikmilern bekaiinten Infinitive seir fUr seoir

venir. Rast. BuilI. 502. asçeïr, oder mit Synkope des vortonigen

e sir. Miitzner, Aitfr. Lied. 237, 34, 35, assir, Bast. BuilI. 1287,

1451, so wird kaum ein Zweifel obwalten knneii, dass dey

Inf. ossire, der vielleicht bei Godefroy t I S. 146 in zwei we.gen

ihrer kurzen Fassung uuklaren Beispielen ans der ersten }iiilfte

des 13. und dem Anfange des 15. Jahrhuuderts vorliegt, dann

aber namciitlich neneren I)ialekten eignet, 80 z. B. Nisard,

Étude sur le lang. pop. ou pat. de Paris .....S. 237, und mi

Neupoitevinisehen bei Favraud, Œuvres en pat. poit. Stlick 1,

S. 18, iediglieh eine Weiterentwiekelung im Ansciilusse au die

Konjugation der Zeitwo.ter auf radik. i + re bedeutet. 13einerkenswert

ist ferner, dass iiieht 1)108 das part. pass. assit,

Favraud, a. a. O. Stilek I, S. 21, La Merlusine S. 2, fem. ossUe:

inc bonne femme . . . qui était asile sur le busseil de sa porte,

eb. Sttiek I, S. 16 sich dein ausgetlhten Zwange geftigt hat,

sonderu dass auch Praesensfornien seit alter Zeit nachweisbar

sind, die ais Ergebnisse der gleichen Beeinflussung anfziutissen

Sein dtirften; z. B. sisent fUr sieent, asisent fUr assieent: Les

chances sont d'un poile chier, ()ui bien sisent a chevalier. Puis

li restent un siglaton, Guili. Pal. 7930; Au col li nzetent un

mantel Qui muit li sist et bel et gent, eb. 7945; 11 levent (von

BiOp ,IStudien. 2

17


18

laver), sis'asisenf fuit, Amad. Yd. 3220; .4s senescaus a conmandé

Que muli soit hastés li manfjiers, Que si 10x1 con li chevaliers

Venra, qu'assissent (xx = s, beachte maisson) au mangier,

Et facent loi' maisson foncier, Veng. Rag. 1776— 80. Aneli

Th. Corneille keunt die Biegung des Praesens: assis, assis, assit,

assisons, assisez. ussisent, und dcii eonj. praes. assixons, iiiid

erklilrt derartige Gebil(le fUr gut und (1cm Reimbedllrfnisse

entgegenkommcnd, wenii auch nieht fur gleiehwcrtig mit der

regelreehten Formation, s. zu Vaugelas, dci' sic vcrwirft, cd.

Chassa.ng 1 272 fil., 274. Man vergleiehe Ubrigens den Plural

des Imperativs: siesss, Mist. V. 'l'est. 18301, siessez, eb. 21162,

deun in den voraageheuden Spraehperiodcn scheint nur der

hier nieht des Nacliweises bedtirftige sing. eonj. 1)'• siece

(oder in der Sebreibung siesse :piece, Mir. N. D. X. S 70, y . 307)

gebriueli1ieli gewesen zu sein. oeli in niiserem Jabrhundert

sagt man in Berr y : qu'il siese uaeli Jaubert, Closs. du Centre t. Il

S.318. \Venn an Stefle des deni Alt- und Neupoitevinisehen

eigencu Futuruins assirwtt (s. Boucherie, Le tuai. poit. au XlIIe

siècle S. 379) assiseront ersciieint bei Oiiv. d. L Marche, Mém.

t. 1\ S. 181, 80 vei'liiilt sieb diese 1"orrn 'su dem Praesens

assisons, vie das weiter unten nUher 'su betraehtcnde Futuruni

asse yerai 'su asseyons.

Iii einer andercu Gruppe nieht inelioativer Zeitwtirter auf

-ir lagen die Verliiitnisse derartig, dass an gewissen Stellen

Beriiliruugspunkte mit der e r ste n Ko nj u gati o n gegeben waren.

Da ni.iiiiieh, wo der Staniiii auf muta euni liquida auslautet,

war in den nieht mit vokaliseh anlautender betonter Endung

verseheimeit Formen die Notwcldigkeit der Setziuig eines

stlltzenden e gegeben, also im Praescus und Ftiturum der

Verba couvrir, offrir, ouvrir, souffrir: couvre, oft'e, ouvre, souffre;

couvrerai, offrerai. ouvrerai, souffrerai (altfrauz. meist mit Metathesis

des r). Die Behauptung der landliiufi gen Schuigrammatiken,

dass diese Zeitwiirter mi Praesens Zr ersteu Konjugation

foigen, bedarf an dieser Stelle iiieht dci' Wideriegung. Die

\Ter'seihllchkeit dieses auf Unkenntnis der Lautlehre beruhenden,

zuwcilen viclicielit aueh ans RUeksiehten piidagogiseher Art

aI)siehtlich begangenen Irrtums lcuchtet sofort ciii, wenn inami

bemnerkt, wie selbst franzi3sisehe Spraehangehiirige sich vom

faisehen Seheine verlocken liessen, im Anschluss an die faiseb


verstandelLe Gestaltung des Proesens cine lJmbildung der mir

Perfektgruppe ge1irenden Formen vorzuiiehmen. So steht je

couvra, couvris bei Palissy (ed. Faiijas de Saint Fond et

Gobet, Paris 1877, nacli don Exemplaires de la Bibliothèque

du Roi s i57. 1.63. I69, 1580) SS. 18, 19, 20, 24 u. s. w.;

il descouvra (nacli 130) Mont. Rothschild, Rec. d. Poès. fr. t.

XI S. 237, je decouvray (1615), Éd. Fournier, Variétés hist. et

litt. (Bibi. Elzev.) t. VII S. 75, il .rc descouvra (1622), Cl). t. I

S. 109; ouvrassent = ouvrissent, Mèn. Reiiiis. Ms. C. S. 192,

373; ouvrerenl und il ouvra (la porte) in den ,,Cent nouvelles"

crklilrt Patru 'su Vaugelas 11 261 in direktœn Zusainmeuhange

mit j'ouvre, welches ihni gebildet selicint comme si l'infinitif

éioii en er s. Das von Jaubert. Gloss. du Centre t. II S. 586

geineldete part. ocré flr ouvert findet sich wieder in cillent

nus Bujeaud, Chants et ehaus. pop. des provinces de l'ouest,

Niort 1865 von Wilh. Scheif lei-, Die franzisisclie Volksdiehtuug

und Sage, Leipzig 1884, S. 180 abgedruckten Hoehzeitsliede;

auf die Aufforderung de y 1Iochzeitsgtste: Ouvrez la porte, ouvrez,

Vouvelle .'nariee! entgegnen die Brautjungfern: Frappez trois

petits coups, Eh' vous sera ouvrce. Ueber ouvreur s. Darmst.

Hatzf. Diet. Introd. S. XII.

Aehnliehe Missbildnngen innerballi des F1ornieubereiches

von offrir und souffrir sind mir nieht bekanut geworden, und

dies ist gewiss keiu Zufail. 1)enn es liegt imite, 'su vermuten,

dass der Uebertritt von ouvrir 'sur ersten Konjugation heguimstigt

wurde durch die Nihe von ouvrer = operure. mit dem e

von Anfang an in chier Auzahi von Formnen zusammenliel.

Solehe Deutung gewinnt an Wahrsclieinlichkeit dureh die

Wahrnehmuïig, dass recouvrer = recuperare sieh eine Umbildung

nacli dem Vorbilde voit recouvrir in denjenigen Formen, in

denen es mit diesem Zeitwort mioeh niclit Ubereinstimmte, eine

Weile lang gefallen lassen musste. Naeh der von der Gram.

d. Grammaires, 19, Aufiage, Paris 1867 und von Littré s. y,

uoeh fir notwendig erachteteu Einsehili'ftmg des waliren Sachverhaltes

zu urteilen, scheint noch heute zuweilen das Partieip

recouvert fllr recouvré zu erklingen. rflmatsaehe ist, dass, vie

ans Vaugelas I S. 69 fil. hervorgeht, diese Missbildung in der

Spraehe semer Zeit ailgemein gebrituchlieh war. Was indessen

das Alter der Ersebeinung betrifft, 80 ist desselben

2*

19


20

Grammatikers Behauptung, da8s die Verwiirung erst nach

Amyot (1513-1593) eingetreten sei, bereits durcit Patru's ('in

Vaugelas a. a. O.) zum Teil etwas unsichere Beispiele ais hinililIig

erwicsen worden. Zuverliissiger diirften folgende Stellen

sein: j'ordonne (lue elle (la ville) ne soit jamais recouverte, Mé.

Remis Ms. C. S. 86. 165; le duc de Bourbon avait recouvert von

chaste!. Citron. de Loys de Bourb. ed. Chazaud S. 83 (15. Jahrli.);

....ils avoient trouve et recouvert seqneur plein de si grand

proisse ... . in dent unpaginierten alten Drucke der Mlusine

(S. 76). Eiiimal bei Jean Le Maire de Belge: ..... . lu terre

sainte recouverte, in La secunde partie de la difference des

seismes et des concilies de leglise. e. 111(1; Sachez que plus ne

sera recouverte celle darne que la terre u couverte in einem

auf den Tod der Anne de Bretagne gedichteten Epitaph des

André de la Vigne, (1514). Mont, Rothschild. Recueil de Pot.

fr. t. XII S. 117, Vergl. ferner 11eptamron. cd. Jacob S. 46;

Rab. Carg. liv. I eh. XXXIX; Rab. Pant. liv. 11 eh. XViI; eb.

liv. III eh. XXiV; liv. III eh. XXXiV; liv. IV eh. III und ôfter;

Amadis liv. V fo. 20 T , 24 ? ; Palissy SS. 91, 92; und wie Littr's

Beispiele zeigen, seheute sogar Malherbe der ,,lyran des mots

et des syllabes" vor der Auweudung solelier Formen iiicht 'inrilek;

siche noch Ed. Fournier, Var. hist. litt. t. 1V S. 308 (Euide

des 16. Jahrh.). Vaugelas utul Patru ('in Vaugelas a. a. O.) t)

gegeiiiiber drang Thom. Corneille auf den Gebrauch von

recouvré seitens derjenigen ,,qui veulent parier correctement",

iirnl fand darin die Zustirnmuiig der Académie Française, die

in ihren Observations . . . sur les Remarques de M. de Vaugelas

(1704-1705) recouvert nur in dem Sprichwort: pour un

perdu, deux recouverts dureh das Herkomrnen fUr gerechtfertigt

hiit, den .juristisehen Ausdruek: des pièces nouvellement

recouvertes indessen ais unsaubere und naehliissige Sprechweise

verwirft. Weniger hUufig begegnct der Intiuitiv recouvrir

und Vaugelas seheint Recht 'in behalten, weno er diese von

vielen Leuten zwar angewandte Form flir eine nach recouvert

gesehaffene, doeh noeh nichi aflgemein anerkannte Neubildung

erkhirt. Ausser einigen iliteren von Patru (zu Vaugelas L 70),

der den Gebraueh von recouvrer und recouvrir in da Belieben

des Einzeluen stelit, angefahrten Beispieieu sind folgende

1) s, auch Vaugelas 1 S. 421-24.


weitere zu meiner Kenntnis gelangt: AuItre menger je ne puis

recouvrir, : nourrir, Mont. Rothschild, Rec. d. Pos, t. X S. 67;

...s'ilz la (la nymphe ravie) vouloient recouvrir, il failloit

jouer des cousleau.-c ...., Rab. Sciom. Oeuvres (le Rabelais ed.

Barre S. 596; le meilleur vin qui se peust recouvrir n'y fusÉ

point esparqné (1627), Fournier, Var. hist. litt. t. VII S. 31.

Uebrigens bat sieh die Verwirrung aucli auf das perf. ausgedehnt:

nach Thomas Corneille (zu Vaugelas I 71) gab es

Franen ,,qui ont l'oreille blessée, quand elles entendent dire, il

recouvra sa. santé. Elles voudroient que l'on dit, il recouvrit sa

santé", eine Ausdrueksweise, die Th. Corneille mit den Worten

,,ce qui seroit une grande faute" verurteilt.

b) Neuerwerhungen.

Es ist kiar, dass dureh (lie in Vorstehendern eriirterten

Eiitnrtnngen fUr die Konjugation auf - ir, und zumeist fur die

reine, eriiste Gefahren entstanden, insofern dadureb die Zahi

de y ihr rechtmssig angehirigen Zeitwrtcr an Iimfang verlor.

Indessen jehrt das Geschiek von recouvrer sowie cia weiterer

Bhick in die Geseliichte der Sprache, dass dieselben IJrsachen,

denen jene Verluste iugeschrieben werdeu iniissen, auf der

andern Seite zu einer cigenartigen Bereicherung der in ihrcm

Bestande bedrobten \Vortklase Verani asung gegeben haben.

Wean das Volkslatein 1) sicli verleiten lilsst. conterere durch

contrire (s. Ph. Thiehnann, Areliiv fUr Lat. Lex. t. III S. 542);

prosternere dureb prostrare (ders., Arch. f. Lat. Lex. t. II S. 62-

63); irasci dureb iran (ders., eb. t. III S. 542) zu ersetzen, so

bat dafllr die an die erste, resp. vierte lateinisehe Konjugation

gcmahnende Beschaffenh eit der entspreelienden Perfekta resp.

Supina allein die Verantwortung zu tragen. Infolge der

gleichen, durci die Struktur der Perfektgruppe veranlassten

Trrefllhrung der Vorstellungen bat die ilitere franzisisehe

praelie einige merkwiirdige Neuerwerbirngen atif dem Gebiete

der Konjugation auf -ir zu verzeichnen. ) So kiiinen rompir

s. anch W. Meyer, Gribers Grundriss, i S. 366.

) Zu dem auf der Grundiage des lateinisehen l'erfektLlrns evu.uuil

entstandenen franzisischen Zeitwortes esvanouir vergi. l'obier, Jahrb. II

103, Suehier, GrObers Grundriss ï S. 657. Auch qenwit wurde, wie sehoîi

'l'obier a. a. O, bemerkt, ais Ausgangspunkt fUr neite der Konjiigation auf

21


C) ')

s. entrerumpir. Honiiliae fragm. in Dia]. Greg. S. 371, 22; ronpir:

croissir u. s. w., Mort. Garin, S. 247; 1) rompir Stavelot S. 304;

convainquir Greban 20682, oder vain quir bei Oresme nach

Littré s. y . vaincre, falis sie nieht tinter die oben S. 6 Anm.

anfgefflhrten Fremdwiirter zu rechnen sind, an die Perfekta

rompi 1111(1 vainipii angel)ildet sein; auch das fut. ocisirai weist

auf dieseibe Quelle, s. Gaydon S. 186, mir dass hier natlirlicli

die sehwachen Perfectforrnen zu Gronde zit legen sind. Ein

Infinitif ranis Icir = wieder aufleben ist zu erschliessen ans folgender

Stelle: /7ors de cni odor Ii mort rauiskis.rent, SS. Bern.

(FÈrster) S. 9. 40 = flos ad cujus odorem rviviscunt mortui,

Migne S. 42, 4; oder niebtinehoatives raviscons, Ezecli. S. 57;

ueskiuet SS. Bern. S. 114. 25, eine Neubildung, die im Wailoniseben

des 15. Jahrhundcrts Neigung zur ersten Konjugation

llherzutreten zeigt, s. Zeitsehr. f. Rom. Phil. t. VII S. 54. Pas

perf. beneesqui (vie vesqui gebildet s. henesqnid, Rois SS. 140,

230. benesquirent, Marie de France (Roquefort) t. II S. 475,

1651 u. s. w.) flihrte tien Infinitiv bene(e)squir hcrbei, z. B. Joies

(le Notre Dame. Zeitsehr. f. Rom. Phil. III S. 216, y . 450 und

das part. henescuz, Marie de France. t. lI S. 430, 468. 1m Ansehluss

an das perf nas qui entstand niclit bios das part. naquis.

H. Bord.. S. 26, Bat. d'Aleseh. 2887, Gar. Lob, II 171, oder

htufiger nascu, nascue, SS. Bern. 53. 25, sondern aucli der noch

von Petrus Ramus (Livet S. 228) gestattete Infinitiv nesquir,

das Futurum nasquira, Auberon (Graf) r. 33, Mist. V. Test

14405, sowie das part. praes. nasquanz. Stavelot S. 115, welches

in einer von Godefroy t. V S. 471 heigebraehten. deni Ende

-ir entsprechende Bildungen bcniztzt. Nach (lem pert genu, it, Alb. Bes.

in B. Chrest. Sp. 18, 19 ontstand das part. engenoiz converiz. Chron. unes

Norin. 6047, engenuje =genila, Ezechiel S. 14 und der eonj. prae.cnqemissel,

SS. Bern. S. 1'7, 36 =paria(, Migne 390, 1.

') Die Zeile: L'escu fi faut, i'auberc li dcsronpif, Mort. Gar. S. 247

kinnte den Ghsitben ersvecken, ais wiire desroupit inchoatives Praeseiis

zii cinem Inhnitiv dcsronpir. 13cm wird in(less nicht so sein, sondern

desronpil ist Perfektuni, welehes, wie so oft, cineni l'raesens coordinirt

ist; vergi. arivel ... . cisit . . . . conversel, Alexitis 17b- d; Pie,c/,evaus,

ki le regarde S'esmerveille et si se Corda ....., Pere. 44135; thn1ic1i eb.

44245 fil.; Aient se parlent cl errerent, Gitil. Pal. 9557; ircnc/a ......

estent, Bast. BitilI. 2038; traient ... . pai'1e'cnl, Merlin t. 1 S. 23 (}'rosa);

Les eaigz se couchent et les autres s'assirent (I .'. 1 . .htlirli.): /irenl,

Mont. ttothscliikl, 11cc. de Pués. fr. t. X S. 221.


ne

des iti. ,Jaiirh. iigehrigcri Stelle miter der Foriit .IqIis/e

also mit dein lnehoativsuffix versehou auftritt.

Der Wandel der auf lateiniseh -ic ± ere, -ig f ere, -id ± ere

Iteruhenden Lantgrnppe -ire= staminliaft i + Enduuig re zu -ir

ist hereits von aiiderer Seite mehrfach beriihrt. wenn auch nicht

tiberail in seunem eigentlichen Wesen erkannt worden. Die

sekundiiren Infinitive; desconfir = discon/cere, sougir = subjieere

u. s. w., die Scheler, Trouv. beig. I S. 309 ,,par des causes

Iiiltrales ou par négligence' sich entstanden denkt, werden mit

griisserer Bestimmtheit von Frster, Chev. 11 Esp. S. LV1II fil.

ais Ergebnisse einer Angleichiing an die KoIjugation auf -ir

hetrachtet. Ich habe dern nur hunzuzuûigen, dass, ahge8ehen

von einer weiter unten hesprochenen fUr das Scliieksal des

part. pass. sowic des perfectum zu setzenden Miiglichkeit, der

Ausgangspunkt dieses analogisehen Prozesses aussehuiesslieh

in der von dem vulgitren Spraehsunn nicht untersehiedenen

Futurbildung von con/rai, sougirai, occirai einerseits und

bannirai, fournirai u. s. w. andererseits gesneht werden rnuss.

Dcii von Fiirster a. a. O. beigebrachten, mir (las Vorhandensein

von confir, descon/lr und clou/ir darthuenden Belegen

scien folgende weitere angereiht: Et ne le puis deseonir par

nul tour, Froiss. Poés. II 409, XLVI (nehen de.con/ire: dire, eb.

1123, 1236), Jean Wauquelin. Hist. d'Alex. (Mitte d. 15. Jabrh.).

s. P. Meyer, Alex. le Grand, t. Il S. 321; sou/fir:loisir, I"roiss. Poés.

11 397, 1V (souffire:dire, eb. 164, 380), G. Mais. 1168, 1 293; clo,r

Rat. d'Aleseh. 1045; clau./ir. Baud. Condé, Contes don Pellican

y . 921; sougir, rçrouv .belges 1 S. 309; occir, Li l)iz de l'Erberie,

Rutebeuf (Jubunal) t. I S. 253. Knauer .Jahrb. 1871, S. 176;

(lande Fauchet citirt cin Beispiel ans der Grand ('hronique',

Recueil de l'Origine de la Langue et Poésie franç. S. 208. Das

hisher nirgends beachtete circoncir fand ich an folgenden

Stellen : Au circoncir Brunehaut l'ont nournee, Auberon (Graf)

y. 393; Pour le circuncir cesi le cours, Mist. V. l'est. 9302;

Pour le circwwir puis apres ..... . eh. 9259; Gircuncir il

est necessaire, eh. 15530; Lequel circuncir ne se face, eh.

15546; circuncir : foussir, eb. 15492; neben circuncire : sire eh.

9299; ferner: L'en ne scarroit inieula appiester Se circoncir

plus genlemeni Que l'en//ont esi ..., Greban. 5979.


titan Jet Jeii'hcn \ tïvi irFung zwis'Iieti hcidn

Koijugationen aneh mi Partieip des Passi'nnis. 80 kann es

zwei felhaft erselicinen, ob daliiiigehrige Yorgâiige ais direkte

F'olge der angeglichenen Infinitive, also einfach ans ITebertritt,

in die Masse der Zeitwrter auf -ir erkliirt werdcn sollen.

oder ob es nicbt vielmchr geraten ist. den ersten Aristoss ziir

Urnbildung ans rein Iokalen, nur dem Participium beider Konjugationsarten

eigentumlichen VerMiltuissen abzuleiten. Man

wird zugeben, dass die zunehst, wenigsteus naeh Abfall de

auslautenden losen I,') nur in don mit flexivisehem -s verseheiien

Formen herrschende Parallele zwischen den Participien

der Zcitwtirter auf -i + re und der au! -ir (descon,'z,

descon/ms = puni:, punis). eine Aelinliehkeit, die von (lem nieht

pliilologiseh geseh ulten Spracbgefiihl der Masse in ihrer blossen

ZufiiJligkcit nieht erkannt wurde und somit ieieht eine Quelle

falseher Sehilisse werden konute. chenso leicht auch auf die

flexionsiosen Foimen des Maskulinums sowie auf dits Femininum

Ilbertragen worden sein kann. Hier foigende Beispiele:

descou/i : ensi, Ph. Mousk. 8865 1 im Versinnern eh. 9903, Bat.

d'Alesch 7873, sogar vor vokalisclieju Anlaut desconfi et vaincu,

Viol. S. 146, desconfi : mi, espi, Bast. BuilI. 4827, desconfy, :fourb!,J.

Cygne 11412, perm y, poily, H. Cap. 3032, 6234 (doch fém. desconfite

im Versinnern eb. 3983), desconfi: Fi (Interjection), G.

de Machaut, Prise d'Alex, 2454; die Feminina: desconfie : garantie

Bat. d'Alesch. 453, : ressortie Bast. Buili. 4892, : chevalerie,

Cygne 8987 11805, 9011; sougi, Scheler, Trouv. Belges t. J

S. 309; in Prosa: desconfi Je!. Ces. (Settegast) SS. 54, 1; 221,

17; 208, 19, neben desconfit. ehenda SS. 53, 12; 58, 1; 122, 5,

welches auch in einigen der soeben angezogenen poetisehen

DcnkmiUer nehen desconfi steht, z. B. Ph. Mousk. 1062; Ent

0g. 6256; G. de 3laehaut. Prise d'Alex. 2370. Ueber nenfranz.

') In der Pikardie erliielt sich auslautendes t (s. Neumann, Lautund

Flcxionslehre S. io;t, wo auf weitere zur Frage gehUrige Litteratur

verwiesen wird; Suehier, Reiuipredigt S. XXI) und erklang, vie r1oh1er,

•Jahrlj. 1S67 S. 14i) nacli Beza aitgicht. daselbst noch un 16. .Jahrhundert.

Selt,iaiii ist daher der Widerstreit zwischen Adenet's Reimen: part. escril:

part. qarit, Cicoin. I 667- -6S, lit menti(, el). I 314P, sel = sapit s veriiel =

veri(atem. eb. 15s5 einerseits und nom. plur. desconfi: Iwuni, Eut'. 0g.

5916 andererseits. Letztere Stelle ist leicht au indern; descon/i: ot,

hardi, Berte 2.)89; .seugi, t Ieoiii I Il s.


suffi s. Zeitschrift f. Rom. Pliil. VII S. 55 1111(1 (lazu: il ne leur

a su/fy, Rab. Pant. liv. TV cli. XV; dg = diclum in: Mais quant

lu l'auras deservy En bref 7nolz je le l'aura y dy, bei dem aus

Valenciennes geburtigen Jean de la Fontaine in semer 1413

verfassten Dichtung La Fontaine des Amoureux de Science, s.

R. d. 1. Rose éd. Méon t. 1V, 854-55; .4donc Va(ure respondy:

I'ilz, lu scez ce que je €'ay dg, cl). 888-89; und schon friiher:

ce li a di Garnier, Ave d'Av. S. 56. I) \r ergeiche damit die

Selireibung von landy oder lendi, lendy, einem alten Worte,

mit dem man frllher die zu Saint-Denis stattfindende Messe

zu bezeichnen pflegte; infolge seines mutmasslichen Zusammenlianges

mit annus dîclus oder mit indictum wii.re nacli Vaugelas

25

') Auf die gleiche Weise mag conclu, exclu (rendu, Mén. Reims,

Mss. DEF S. 164, 315), n. S. W. sein s verloren haben. s. Zeitschrift fur

Rom. Phi[. VII Suite 55. T)urch Analogie zu den aitfranzUsischen Participien,

lui, fuie, recul, e; escrutes = scriptes, Ph. Mousk. 10188, coma,

conute, Dial. Greg. 123, 13 u. s. w. nahm es zitweilen ein t an; z. B.....

avuit .....onclut, Psaut. Metz. SS. 48, 11, 12, Stavelot SS. 14, 359; Mémoires

d'Olivier de la Marche t. I SS. 79, 1211, liT; fém. cond yle, ebenda

t. 11 SS.128, SOI, cond yles, eb. t. 111 SS. 214, 216, 1. IV S. 9; occis bildet

ciumal den Accusativ occil: Avez occit et trait u fin, Eust. Moine 1382;

so assit fUr assis, Stavelot S. 396; aprit fur apris im Neupoiteviniseben,

Favraud, Oeuvres en pat. poit., Les Noces de Jeanette S. 25. - Auch

nicht inchoative Zeitwirter auf -ir haben zuweilen ihre Participien an die

ganz anderer Gruppen angelehnt: se erkliire ich mir desserte fit desservie

in: Tues (=ais=/iabes) mout bien fa mort desserte: dcserle=ôdc,

Ly. Ysop. 2081 durcli Einfluss von ferle von terdre, Berte 888, fur hitufigures

(erse=tersa (tersas non tenus warnt Probus, im Appendix, Keil

1V 198, 4); derselbe Einfluss hat vielleicht converse von convertir au

couverte umgebildvt. Berte 889 und Schelers Ànm. S. 161. 1m Aitlothr.

(indu ich einmal dus part. tais von taire: Je ine .sui tais et quoisieiz, Psaiit.

i\Ieta S. 117, 13, vo Ms. 9572 leu schreibt; s. anch tait b pi Fadé (cd. Lecocq)

S. 11:3; es iiegt offenbar Anhildung an forniverwandtes faire ver. Vaint=

viclum fur vaincu erkihrf sieli hei dem iiichtfranz. Verfasser dur von Champoilion-Figeac

im Anschluss an Ainié's Ystoire de li Normant zu Paris

135 veriiffentlichten Chronique de Robert Viscart S. 30S entweder dnrch

den Vergleieh mit peiné, peint pidtum, oder ist, vas mir vahrscheinlicher

diinkt, niehts aiideres ais tranzi5sisirtes vin 10. 1-lier sci auch der

Einwirkung gcdacht, die von dem lateinischen collectum oder benedictum

cntspruehenclen coi/lcii, coilfoit, ben(e)il, ben(e)oit nieht bios aut die

Partivipialbildung von ZeitwiJrtern auf -re und -ofr, wie croire und seoir

(vergi. creeil und seeic), sondcrn eben se leicht aueh auf (liejenige von

:indern nicht inchoativen Zeitwrtern zut -ir allsgeiil)t wutde: /oeii, /oii


26

II S. 297 die in der That vorhandene Orthographie landil 1)

die einzig korrekte.

Es war nun zu erwarten, dass die auf diese Weise einmal

angebahnte Auniiherung der Zeitwiirter auf i + re an

die auf ..ir sich nocit in weiterem Umfange bethiftigen

wllrde. In der That findet sieh zuweilen an Stalle von

regeireclitem desconfisi fecit oder escondisi = dixit analogisclies

desconfi, Guil. Pal. 8512. : a/7, Ph. Mousk. 3156, cenqui,

eh. 4156, und selbst mi Hiatus: Et puis desconfi - il sans

doute ........., eh. 4161; F'rster zu Chev. II Esp. S. LVIII

verweist auf Ph. Mousk. 3135 und filhrt desconfi, Chev. II Esp.

9340 neben desconfist, eh. 9835 an; in Prosa fand jeu: il les

descon/, Jul. Ces. (Settegast) S. 2, 3 neben descnnfist, eh. S. 40,

10; escondi : parti (perfectum), Lai du Conseil S. 86, :11, Gui!.

Pal. 8023.2)

von foir =/dere, fuicit von foi? , =fugere, oeil von oi..- audire, auch toleit

von tour oder toidre; s. dartiber . Paris, Rom. VII S. 624, besser F[rster,

Zcitschr. f. Rom. Phil. iII los und Mussafia eb. 111 267. Zn den an diesen

4te1ien belegten Fiillen geselit Tobler die folgenden: asse ois, brooi: (fUr

brui), remanois, veoit, Sitzungsber. der Berl. Akad. 1589, 106.

') Bel Vaugelas a. a. O. bedeutet es ,.ce que le disciple paye tous

les ans à son Precepteur en reconnoissance de la peine qu'il a prise

à l'enseigner.

2) Diese analogisehen Perfekta kUnnen librigens unmittelbar an die

oben erwiihnten Participia angelehnt sein, chi Vorgang, der sich ziiweilen

auch bel nieht inclioativen ZeitwUrtern au! •ir beobachten lhsst. F'indet

man z. B. tenureuf von tenir, SS. Bern. 152, 20, tenus!, eb. 124, 11, teflussent,

eh, 93, 37, so 41iirfte dieses u mit dem Un lateinisehen perf. fenni vorliegemlen

u kautu in Vvrbindnng an brungen sein; nuiher liegt, dasselbe

nus Anbildung an (las part. tenu au deuten, Diese Erseheinung wiire

dann gleiehartig mit zo/ul=abstulis, SS. Bern. (Le Roux de Lincy) S. 533;

(oint, R. Carnier, Antigone 290 u. , 145, loIns,' =-rfust Brut. 1:325, tollut

(indic.): voulut. Mist. V. 'l'est 22887, lo!lurent, .Jean Le Maire, Illustr. de

Gaule, liv. II cli. XI f' XXI V, o1er derselbe Des seisnies et des concilies

de leglise n. III; querui = qu#wsivi/, Cygne 920. Mémoires (l'Ùliv. de la

Marche t. Il S. 7 nach dem zuweileit begegnenden part. querul, z. B.

Stavelot S. 36, ij uerit, Mimi. Oliv. de la Marche t. H SS. 60 1 81, il ma requerru,

'Bartselj, Frani'.. Volksliedcr des 16. Jahrliundcrts, Zitschr. f. Rom.

Phil. V 527, 12; férul von férir: courut, R. Carnier, Ilippol. 1592. : mourut

derselbe, La 'I'roade 223; in Prosa: Rab. Garg. liv. I eh. XLIV; resurent

im Versinnern Claris 21105; issurenl desglcichen eh, 187,M); 1,oulti€ von

!oullir hei Ainyot. s. Littré S. y . nacli dcii iartt. lolu, féru, vestu, issu,

baul,i. Ans anticren Konjugationen fiihre iclk an: decousut getadeit von


Atieli das Pi'accns (loi , in Rede stche.nden Zeitw.Srter

i'h piiit zuweilen von der gescliilderten Umbildung betroffen

worden zu sein, insofern (lie Annahme erlaubt ist, dass in

cinigen seltenen Praesensformen (las Vorhandensein des Tnelloat1vsuffixes

zu erkennen sei. In semer Besprccbung der

Hrster'sehen Ausgahe des Ciiev. 11 Esp. Zeitschr. f. d. Oesterr.

(;vmn. 1877 S. 204 bat Mussafia auf tien in diesem Denkmal

.itehenden Reim: descon/'isen(: isseni = exeunt aufmerksam gemaeht

und seheint nicht abgeneigt, diese Form mit desconfir

in Verbindung za bringen und ais einen weiteren Beweis fUr

don IJebergang dieses Zeitwortes zur Konjugation auf -ir anzusohen.

So reimt con fisceni: tapiscent, iscent, compliscent, bei

G. Muis. II 68; si vous requier qu'il vous sufJ'ice: office, Grehan

23036 und daneben stellen sieli: desconfissoient, R. Clary S. 54;

souffissoient, G. Muis. I 196; souffissoit. Ruteb. II 111; in dem

praes. souffisi, G. Muis. 1 298 dllrfte dagegen dus s nicht

weniger iant.gesetzlich sein, ais in plaisi, laisi, gist, /oisl, iuist,

nuist. So verlockend hier die Annahnie inehoativer Flexion

erseheinen miiehte, so bleiht doch die Miiglichkeit bestehen,

dass in desconfissent, confissent, su/J'ice die unmittelharen Naehkommen

von latein. conficiunt iintl sufliciat vorliegen, deren

nacbtoniges c sieh ursprllnglich zur nicht ttnendcn Spirans

Vaugelas, H 391; je i'escus, welches atisserlialh 1'rankreichs bereits un

13. Jahrhundert auftancht so steht il vescul in der sieher von einein

Italiener verfassten Tlandschritt von Aiiui's Vstoire de li Normant S. 153,

sowie in der derselben angehiingten sprachlich dits gleiche (4epriige zoigendcii

Chronique de Robert Viscart S. 312. Auf eigentlich franabsiseheni

Boden d11rfte die Umbildung von altein je ces quis su vescus indessen

kaum VOF dent 15. .Jahrhujidert pachweishar sein: in dcii Mémoires iles

Olivier de la Marche trifft mari nehen vesqufrent. t. I S. 57, veSquit, t. I

S. ss sehr hiLufig vescut, t. I SS. 64, 102, 1 1I5, 130, 1 7s, 242; nus

dciii Anfange des folgenden .Jalirhunderts vergi. vescul, Jean le Maire,

III. Gaule. liv. III f'. IX'. vescu perf., ebenula liv. 111 P. XXI S. Vaugelas

L 20. 1 196. Fenner je vùs fUr je vis viii, voir, .Jaubert, (4loss. du

Centre [1 436, cine Bikuung, die fur poni'Voii seit dent 15. .Ja1irhuniert

na( ,liwe.ishar (pouLrl'eus/, 1)uc, rel. aux Crois. in Cygne I SS. 317, 323;

Méin. 011v. ti. 1. Marche t. 111 S. 254; poun'eurent, eh. t. II SS. 227, 229),

iwd heute obligatorisvh ist, whlirend prvu( sieh gelegentlieh zwar bemerkbar

maclite, von ileii Gramiiintikenii aber verw'orfen wiirdv ; s. Vaiigelas

11 S. 7 .1 und dazii Th. Corneille eliejiila. Isoliert finileim sic], dit' l'erfoeta

rein vie uren t, A imite" Yst. Nornm. S. 1 ,I und entendu, eh. S. li L


e. s) eniWiekel]! niuste. soda ie vielicielit iiieht nder zu

beurteilen sind ais place, face, lace placeam, faciam, taceam.

Ilierher gehireu aueh Fi1Ie. in denen ttnendes s mit tonlosem

gehunden erseheint. Auszuscheideri sind hier allerdings die

von Frster, Rieh. Biaus S. XII ais Ungenauigkeiten aufgefuhirten

Heirne: francise: mise; prise: seruise u. dergi.; deun

mise, seruise mit tiinendeni s haben in der alten Spraehe niehts

Auff'iiiliges. Bemerkenswert ist jedoeh, dass im fich. Biaus

der Lndername Frise mit Clarisse, 2157 und mit prise, 2595

oder mise, 2228 reimt, sowie die von Firster a. n. O. ans Blancandin

et l'Orgueilleuse 3697 berangezogene Bindung zwischen

rose: glose = glosse). Teli finde ferner rose: grosse (sehwanger)

in dem burgundisehen Additional Ms. 15606, Herr. Arch. Bd.

LXVII S. 265, r. 159-160; conoise = cognoscat : envoise r. envoisier,

Claris 27654; vergleiehe auch die Bernerkung zu dem

Reime taisent (= taceant) fur lacent: laissent, R. Thebes 5629

hei Constans, Lg. d'Oedipe. Append. S. XVI. So kinnten deun

aueh die oben angeflihrten Ramie zwischien desconfissent, con-

/iscenl, su/Tice und inclioativen Formen ledigiieh ais lJrigenauigkeiten

aut'znfassen sein. Rifle noeh weniger zuverhi.ssige

Grundiage fUr die Annahine von Inehoativtiexion in den in

Rede stehenden Fitllen bilden die endungbetouten Formen

soufissoit, soufissani u. s. w., denn die graphisehe Darstellung

der s-Laute ist in der alten Spraehe llberhaupt eine sehr unsichiere;

so hegegnen neben soufissans. Brun. Mont. 1078. 2137,

gissant = gisant, eh. 2133, auchi luissan = lucenlem, eb. 2011.

ossoient, eb. 164 = osoient, espoussee. eb. 1030, repossans, eh.

2305; ferner sissent = sederunt, Auk. Nie. 11. 13. promissent =

promiscruni, Firster zii Cher. II Esp. S. XLVII. asissent, Iressor,

loissh', Neumann, Laut- und Flexionslehre S. 105; andererseits

nimmt das lnchioativsuffix aueh vor vocaliseher Endung die

Gestalt is an, z. B. ganse, Guil. Pal, 8709, /lonisoii, espanisoit,

Renart 9661-9662. aveulisoient, Phd. Moiisk. 12253, relen quisoient,

eh. 3927; deii eonj. irnperf. /sent, Joufr. 4060, saiise eh).

3854, 3860, fuzenl = fussent. nousiseni = uonsissent, s. Neumanu

a. n. O. S. 105. Auch deduisse = deducat fur deduie, yang.

Bag. 4577 ist mehits ais orthographische Variation fUr friih

auftauehendes analogisehes deduise : nuise, Guil. Pal. 2959, deduisent.

Chev. 11 Esp. 12336, conduise Berte 630, 645, duise,


\It,n. Par. 11 S. .4 I , Iesfrui,e Christ. Pisail . Ueuv. pot.

( iloy) S. 14, 15, des(ruises, Mir. N. I), XX 'r. 462 und fter; aiif

gleiclier Stufe stelit disse==dicam, Âne. Théat. 1 277, oder dissiez

= dicatis, eh, iii 342 flr die und diés, s. Chev. 11 Esp. 1726,

10174, diis, dis eh. 5927. 7827, Li Contes de la Charrete,

.Jonckbloet II S. CLX1II, Mist. V. Test. 17S81, disse, dissiez =

frilh naehwcisbareni dise = dicat, z. B. Douin. ielat. aux Crois.,

Cygne I S. 386, Âne. Tu. il 370 : paillardise; que nous ne disiens

= ut taceamus, Lég. Gir. Rouss., Rom. VII S. 221, disiez,

Claris 10830. disent = dicwit, Âne. 1'li. II 214. Erustere Bcachtung

verdient dagegen die Gestaltung der l'raescnsformen

des Kompositums escondire, welche in der 'l'hat auf Einrnisehung

der inehoativen Erweiterung sehiiessen Iiisst. 1)enn iiicht genng

dainit. dass der aneli in Prosa begegneucle conj. praos. excon-

(lisse = excondicai, Prosa-Cliges S. 324, 6 im Reime erseheint

mit feïsse, Mir. N. D. IX S. 22, 516, oder mit lice, coulice, Eust

Deseh. II 21, wird aueh die 2. P• plur. praos. indicativi escondisiez

: dictes, Mist. V. Test. 1514î verdriingt von escondissez,

Mir. N. 1). XVi S. 404, 1725, escondissiez, ebenda I S. 31, 832;

Christ. Pisan, Oeuv. poét. cd. Roy S. 69, 6; ehenso im Imperativ:

escondissez, Âne. Théat. I S. 306; vergl. selion frtllier escondissoit,

Cleom. 12017 und die alten Substantiva escordissemen1 und

escondisseor. Dieses VerlialLen von escondire erinnert sofort

an die Schirfung des s bezw. Neueinf1hrung von ss in die

Formen von maudire, ein Vorgang, der soit dom 14. Jahrhundert

nacligewiesen werden kaun. Mon dissoieni dieht neben

disoient in der dieser Zeit angehirigen zu Paris, Crozet 1837

herausgegebenen lledaktion (ter Crans Chron. de France t. I

S. 337, maidissoient n. benissoient, Psaut. Metz Ms. 9572, S. 172,

4, wo im oberen Texte maldisoient ersebeint; vergleiche ferner:

tnaudissoit, Landry S. 111, maudissoient, eh. S. 166 neben mauldisoit,

eh. S. 270, mauldissoye. Mist. V. Test. 20920, nous maudissons

Grelaui 14489, me maudissés-vous, Âne. Théat. 1 22;

andererseits kenut das 16. J ahrhun dert noch ,naudisent, M acault

Apophthegrnes (1551) S. 224'; den couj. que je . . . . maudie:

melodie gebraueht Jean Le Maire in der Première Epistre de

Lainant Vert neben mauldissoit in den Jlhistr. de Gaule liv. 11

eh. XI f°. XXIII"; auch Palsgrave S. 417 fllhrt uoeh que je

mauldie neben mauldisse aul Den Grund dieser Erseheinung

M


darf man mit Gewissheit ans einem Einflusse der Konjugationsart

von bénir, dem Antonyiu von maudire, ableiten. Heute ist

die Uebereinstimmiiiig beider Zeitwiirter bis auf den lufinitiv

(vas nieht 'viel sagen will, da derlJutersehied zwischen bénir

und maudire e.igentlich mir iioelt cm orthograpliischcr ist) und

(las part. passé, wo allerdiugs dus frllher aueh verbal gebrauclite

bénit dein noch niodernen maudit entsprieht, eine

vollkommeiie, einnial finde ich sogar die an bénie angelehntc

PartieipIriti maudie : La guerre .... fort mandée est (le nies

paysans, Mont. Rothschild. Rec. d. Poés. franç. t. IX 298.

Es vcrsteht sieh. dass in diesem Zusarniiienhange eiue

weitere Bespreehung der ans lai. bened.cere 111111 maledicere bervorgegaiigenen

Zeitwi)rter ben(e)fr und altfranz. male, durehaits

ain Platze ist, da sic aime Zweifel eine Bereicherung des

Gebietes der Konjugation auf -il- bedenten. Mit Recht wurden

beide \\Tirter von Darmesteter, Rom. V S. 149 wegen der Erbaltung

des e vor dciii 'roue fUr gelehrte Bildungeu erklilrt. i)

Jure zu erwarteude volkstllrnlielie Gestaltung hiUte *bidii.e und

muldire Imuiten nilissen. In der That war ja nial(iire zu alleu

Zeiten vorhanden 2), wiihrend die Existeuz von bendire, die

Cliabaneau, Théorie S. 05 beliauptet hutte, von Fa.ster, Ztsehr.

1) Es scheint mir betuerkenswert, dass (las VOfl Darmesteter a. u. O.

gleicherweise fur ein Lehnwort erkliirte obéir zuweilen Fornien entwickelt

bat, welche auf Anschluss an dus in semer Struktur iilinlich geartete

bénir Itindetiten. So keniit Littré due burgundisehe lnfinitivforin oboibe.

Auch fouit es nicht an Beispielen fUr die freilieh auch nnabliiiugig von

bénir mUgliche Synkope des vortonigen e: Et le feu comme Dieu lionnourenl,

Et lui obeissent et adourent (14. Jalirliundort), Vieille S. 24i;

Tout est pour obeir à la rime, in der Vie de Sainet Mathurin (Montaiglou

et Rothschild, Recueil de Pots. frauç, t. xii S. 358, y. Is), deren Verfasser

allerdings selbst und zwar gerade an dieser Stelle auf die Eigenthtimliehkeiten

semer Recieweise entachiildigend anfnierksam maeht; vergl. dazu

moine Attsfiihruttgen in Herr Archiv Bd. 53, S. 407-68.

) Vielleicht ist nialeir nur cine crst aimf frauzimsischem Gebiete gesehaffene

NeubildtLng nach beneir; ich halte benc vor (d)ir(e) fur dus lat.

Adverbiuiu von bonus und sehreibe die Rettung desseiben in seinem

vollen Utiifange dent Wesen von benedicere ais kirchlich otiiziellem Terminus

au. Vergi. Wackernagel, Kieine Schriften t. lU S. 294: vielieicht

trifft auch hier zu vas Chapelain ilber die Erhaltttng des t in bénit sagt;

s. Tu. Corneille zu Vaugelas I S. 387 M. - Meyer- Lflbke I S. 275 konstrilirt

umgekehrt ciii naeh dem lin Roinanisehen nachweisbaren maladicere

gebildetes * henadicere.


Neutrani. Spi', ii. Lit. I S. mit allem 1'ug' in Abrede gestelit

wird. lin, wie wir gesehen liabeii, echt volkstliinlielier Vorgang

ist indessen die lautiicli unberechtigte, aber, wie man annehmen

mnss, bereits in den ilitesten Zeiten der Sprache volizogene

lJnterdrtickung des ansiautenden e. Beispiele fUr beiresiiid

zwar nieht unerhirt, doch ihrem Werte nacli sehr zweifelhaft.

Das in dem alten Drueke von Rob. Garniers Tragiidien

(1585) stehende und von Firster in semer Ausgabe (Samrnlung

franzsisehcr Neudrneke von K. Voilmoeller, Heilbronn

182--83) unang'etastet gelasseire beaire. ('ornélie y. 006 dUrfte

felilerhaft niai naeh cinem hei Darmesteter u. Hatzf. 2 1 partie,

S. 343 (ed. 1887) Aiim. I gemaehteii \ Torschlage in bénira zu

ilndern sein. Sicherer ist zwar die Steile: .,benire Dieu et confesser"

in dem Ms. B. N, 9572 des Psaut. Metz, Prologue S. 9,

66, (loch wird man auch in diesem spitcii Beispiel kaiini

chien Rest des Ursprlingliehen, sonderu wahrschcinlich nur

chie im Ansehinsse an das part, ben(e)i/ oder den cou ,j. iraes.

bene'e gesehaffene Neubiidung zu erkenncn haben. Dem sel

wie ihm wollc, man wird die Existenz eines vorliistorisehen

regeireclit ans benedicere hervorgegangenen *be7 edire, *beneire

nicht in Abrede stelle.n ktinnen. Denu wie strdng dieses Zeitwort

sieh ursprlinglich innerhalb der lantiichen Verhi1tnisse,

sowie der Konjugationsweise des lateinisehen Urwortes hielt,

zeigt vor allem die Participialforni ben(e)ol') (norm. heneeit),

die genau lateinisehem behediclum mit kni'zem i entspricht.

An ihre Stelle trat erst spiiter die Porm beneit ais Folge eincr

fUr das einfache dit = diclum statt dïc!um von vornherein

wahrnelimbareu Aubildung an die lautiichen VerhtItnisse des

Praesens (s. G. Paris, Rom. Viii 445-46; Suchier, Gribers

Grundriss, T S. 620). Uebrigens ist von dem part. henoit,

welches noeh ini 15. Jahrhundert begegnet, z. B...... . le rmj

soit henoi(s)t : cognoit, Mist. V. 'l'est 19006 und im muera der

Zeile ci). 12952 2), zuweilen unigekelirt ein Einfiuss auf den

regelreehten Konjunetiv beneie = benedïcam ausgettbt worden,

insofern es sein oi in ietzteren einfUhrte: z. B..... . que Jhesu

vous benoie: Montjoie, doic ......, H. Cap. S. 53. Die in dein

') So aiich ma/(c)oit; z. B. maleoite, H. Cap. y. 3000 und oftur.

2) Und noch mi folgenden Jahrhundert bei Rabelais, s. Burg 1 322.

21


32

part. beeneii, beneo ii sic!1 kiitidgebende eigenartige Entwickelung

Iilsst darauf seliliessen, dass die Spraclie frtihzeitig - doeh

sieher crst in fran'iÂ3siselier Zeit, demi dic1un liegt vor in ital.

deilo, altspaii. dcc/u, vall. del, wai!on, dcii, s. Meyer-LUbke I

S. 89, sodass neuspan. dic/,o frauz. dit ist das Bewusstsein

des Zusammenlianges von benedicere mit seinem Simplex

verioren batte. Aber diese Scheidung, die aueh in dent naeh

den endungbetonten Fornicu (beneesquis benedixistj u. s. w.

vie vesquis vixisli) gebildeten perf. bences qui zain Ansdruek

kommt, war damit keineswegs abgeschlossen. 1)as konservative

F'esthalten am 11erkiinmIichen (benc(d)ei', -oit, sowie analogisehes

bene(dit conj. bene(d)ie, pini'. conj. ben ions ), SS. Bern.

S. 75, 4, = benedicamus wie dions dicarnus, Renart 735, 26023)

war erkiiirlieli, solauge das intervokalisehe d in benedire (benedis,

Passion 117, 3) nieht geseliwunden war. Mit (1cm FalIe

desselben kani de y letzte Rest von Bewusstsejii eines Zusammenhanges

mit dicere der Sprache ahhanden und gewtihnt

daran, mit den Zeitvirtern auf radjk. i + re, aneh wcnn sie

ans Vorsilbe + Siinplex hestanden, eiuen Ichendigen Begriif zu

verbinden, war sic, vielleieht tinter gleicli zeitige in Einfluss des

fit. beneirai, sofort geneigt, das hedeutungsios gewordene -ire

durcli Verwerfung des auslautendeit e mit der Endung -ir auf

eine Stufe zu stellen und gelangte so zu ben(e)ir, und dies

uni so leicliter, ais, vie das Unterbleibcn der Synkope des

vortonigen e zeigt, bene (= lateinischem bene s. o. S. 30 1 Aum. 2)

ais Hait pttrger des in benedicere liegenden Verbalbegriffes

gegolten liaben muss. Mit diesem Schrittc war naturgemiss

die Biidung eines sieb an die lnehoativkonjugation anschliessenden

ganz neuen Systemes gegehen, wobei, vie icli glaube,

das ans expo enitere entstandene gelehrte espeneir sowohi semer

iussereu Gestalt, ais semer inneren Bedeutung wegen ais besonders

gecignetes Muster sicli dargehoten haben mnag. Die

neuen F'ormen, neben denen die altliberlieferten noeh lange

Bllrgerrecht beliielten, vergi. z. B. beneïe g benedicat, Cambr.

Ps. 66, 6, 7 neben beneisset, eb. 66. 1, beneissez, eb. 65. 7; le

Seigneur vous benie, B. Palissy, S. 336, oder benoit, benil in

3) Ich nehine hier de» Konjunktiv an, wiewohl ii» lateinisehen Texte

bene dicirnus steht; s. Migne 129, 4.


verl)aler Bedentuiig neben neneni ben(e)i: Z. B. im 15. •Jahrhundert:

henol(s)! : cognoit, Mist. V. Test, 10906, beni(s)t, el). 6484.

11200, 12720, : part. mauldit, eb. 26906, neben ben(e)y, eb.

1264, 1293, fém. bene!/es: lignyes, eh. 8900, sind heute zur

Alleinherrsehaft gelangt. (Ueber das Verhitltnis des part. béni

ZU bénit vergi. F. Zvèrina, Herr. Areli, Bd. 70, S. 201.)

33

Man sieht leiclit, dass ffir die franzisische Sehriftsprache

der in Obigem geschildei'te Karnpf zwisehen den beiden entgegengesetzten

foriiienbildenden Prineipien, deni centrifugalen

einerseits und dem centripetalen andererseits, in der Art eutsehieden

wurde, dais zwar eine Reihe archaiseher (ii meur(,

il acquiert u. a.), oder durch Aubildung au innerbaib der Konjugation

auf -ir selbst Vorhandcnes (il cueille fur cue(i)t naeb

cueillons, cueillais) entstandener, der Neigullg nacli Veraligemeineriing

(les eharakteristiselieei é fliClit cntsprechender

Foruien beibehalten, jedes wirklichc, iiklit bios scheinbare

Ilintubergreifen einzehier Formeii auf dos Oebiet an(lerer 1(onjugationen

aber ein fur aile Mal verlieten wurde. Docli bedurfte

es solehen Verirrungen gegenuuber, die hekaantlich aueh

ausserlialb des Bereiches der Konjugation auf -ii- sicli in ausgedehnter

Weise ereignet haben t), vorerst eindringlieher Mali-

') Zeitwrter auf -ra nehmen im perf. zuweilen die Flexion der I.

Konjugation an. Beispiele sammelte FUrster, Zeitschr. flir Neufrana. Spr.

ii. Lit. I S. 86-87; vergleiehc ferner: conduisa in dciii unpaginirten alteit

[)ruck der Mélusine des Jean d'Arras (S. 7S); butta, Bartsch, Franailsisehe

Volkslieder des 16. Jahrhunderts, Zeitschr. f. Rom. Plu. V S. 525, 7; racava:

va, pas, Chans. pop. rec. en Octobre I 576 it Fontenay-le-Martuion.

arrond. de Cain (Calvados), Rom. X S. 378, XV. Frster a. s. O. sehreiljt

derartige Gebilde dem Einflusse zu, dcii die Zeitw6rter der ersten Konjugation

wegen jurer grossen Zahi aiif das Gescliick der iibrigen Konjugationen

ausgeiibt haben kUnnten. Aelinlich crkliiren skli: vesta = vestit

in der erwiihiiten Mélusine (S. 77); issa = issu, T)oeum. relat. aux Crois.,

Cygne I S. 320. Vergleiehe auch: ciudeirent = ceignireia adoubeirent, La

(uerre de Meta en 1324, S. 166, 122; altenderent:sejournarent, eh. S. 142,

75; arderent : chevaicherant, eb. S. 188, 165 und im Innern des Verses eh.

S. 10, 167; respondereut, Serin. Poit. S. 33. Auch von Zeitwrtern auf

-ir begegnen: deiraihicrent: deslacierent, Marie de France, Chaitivel (Roquefort)

137-38, bei Warnke: deliroent: dasiaoent; eisserent, Chaitivel

(Roquefort) 86; isserent, SS. Bern. 103, 7; s'enfuierent: redouterent, Lib.

1{isop, SOidien. 3


34

imngen seitens dei' Spracligelehrten I) oder des litterarisehen

Spottes ), uni d tire Li Eiiisehirftt tig des eigentlielicii Sacliverhaltes

die Spraclie auf den reehten Wcg zurlickziitiiliren, -

So uiiverkennbar der Naehdruek non aueli sein mag, mit

Psaim, Append. CIII, S; dormirent (sic!) : alornerent, Coticy 10-19. Diese

dritten Personen des Pinralis unterliegen viclleicht siimmtlich derselben

I)eutung. die Firster, Revue d. lang. rom. 3 série Ï. II, tinter spiiterer

Zustimmung von Koschwiia, Comnientar S. 216, atif die in der 1 pitre

farcie de la Saint- Etienne (12. Jahrhiuidert) stehenden Fortiien ba&'renl

von balre s'ecriert (sic!), s esraqerent, giterent, lapiderent, VIII 3 und

haiereni von haïr, eb. 11 5 angewendet hat.; ihm sind diese beiden Formen

niehfs ais Anlehnungen an die alte I'erfektbildung der Composita

von dare, die, wic man weiss, weit [iber das ihr urspriinglich zukominende

Gebiet itinaus in der alten Sprache Verhrcitung fand; vergi. Woltersdorlï,

Pas Perfekt der aweiteit schwachen Konjugation mi Altfranzasisehen,

Dissertation Halle 1582; &alirent (sic!) von boire: cravaulerent steht auch

Renart 9297-8. Vielleieht darf man anuehinen, dass von der su anaiogisch

uingebildeten 3. pers. piur. ans, deren Besehaffenheit durehaus an

die erste Konjugation crinnerte, eine Umbiidung anch der Ubrigen Foruten

des iicrf. vor sicli gegaugen sei und so die oben erwiihnten Singitiarformen

eine Erkliirnng finde.n, die etwa derjonigen gicichartig wiire, die

von Suchier, Aue. Nie. S. 71, 14 und Gri5bers Grundriss I S. 614 fur (u

pac/d.s =pechas, encarqui= encarqua, ob/igi= oh! qa gegeben wiirde, in.

dem hier die Aussprache des Infinitivs: pec/tier oder pechir wahrseltein.

lieh die Schuid trhgt. Zuweilen Iiegt auch nur uuigekehrte Sehreiburig

vor; so in failliereiit, Ch. Il Esp. 11967, dem riere = rire, fiereni =/ecerunt

zur Seite stehen; s. Fbrster cd. Chev. II Esp. S. XXXVII; Andresen,

Bon. t. II S. 495.

1) ilenricus Stepharnis, Hypomneses S. 194 verbannt nicht bios die

in Anm. I beriihrtcn Gebilde, sondern, gleich Petriis Ramus hei Livet

S. 228, aucli die Pertècta crster Konjugation mit tiexiviseliem j, die tien

meistun der modernen liiaiekte eigentiiniiich sind. Ans ititerer Zeit vergleiclie:

debrezirent (briser), 1)uemii. en Patois Lorrain rélat. à la guerre

entre le comte tic Bar et le Duc de Lorraine 1837-8, Rom. I S. 32S ffl.,

H 38, e7npourtirent, eb. II 34 n. s. w., j'engagis, Aite. Th, II 207; que je

dignisse von diner: misse, eb. 11 35, frappit: (.'/irisl, eh. 1276, caidirent,

Jean le Maire, Iii. Gaule liv. I eh. XX, resueillirent, eh. liv. I cli. XXIII,

estrdgliret, eb. liv. II eh. 23, fo XLIX v abordirent, eb. liv. II eh. S,

arrochi(, Rab. Garg. liv. I eh. XXXVI, franchit, eb. liv. 1 eh. XLIV; ferner

Livet, SS. 44, 349, 436; Uibrich, Zeitsc.hr. f. IL Phil. lI 347.

2) Ausser der schon von Livet S. 341 und Darmest. Hatzf. pretu.

part. (1887) S. 237 angefiihrten Deuxième Epistre du ccc à l'âne (les G1ttu.

Marot (s. Oeuvres, ed. 1731 t. ii S. 135) vergl. desselben Dichters Epigramme

CCLXXVI, Oeuvres éd. 1731, t. III S. 197, ii. Roger de Collerye,

ed. Ch. d'Lléricault, Paris, Jaunet 1855, S. 25-56.


weleliem dieser riiekLLufigeii Str;iiiting gegenilber sieb in der

Eiitwiekeluiig der Kon ,jugation auf -ir (las Bestrebeii nacli

cinem einheitlielien Aushan aller zu ilir ge1iirigen Zeitwrter

mit Zugrundelegung (les / a.l eliarakteristiselien Merkmaies

betT1itigt bat, so bleiht doeli wenigstens fUr (lie Seliriftsprache

zil hemerken, dasS sic nielit in ddnjdnigcn Umfauge, in wcichein

es aiigiingig gewesen w1re irnd vie es seitens der MundarteiL

wcnigstens zum Teil thatsitclilicli gesehehen it, von dent Hechte

eincr naeli der angedcuteien Riebtung liin vorzunehrncnden

Beseitigung der ilberlieferten Unebenheiten Gebran eh gemacht

hat. Gewiss ist lieute die MLiglielikeit ciller Wahl zwisehen

verseliiedenen Flexionsmittein bei der Bildung einer und (1erselben

Verbalforin einfach ausgeschlosseii, und es ist anzuerkennen.

dass (lie Eutseheidung meist zu Gunsteii des eharakteristiselien

j getroffen wurde, vie die endgiltigc Aufnahmc

der partt. ierf. menti, senti, repenti, bouilli, sorti, sailli, cueilli

u. n., neben deneii in iUterer Zeit aneli Bildungen auf -u, z. T.

ilbcrwiegend, gebriiuchlieh waren, uni hier von Anderem, an

anderer Stelle niflier zu ErUrterndem zu gcschweig'en, hinreiehend

darthut. Aueh das fast aussehliesslieh gebrauclite

Part. féru Von ferir neigte zu i, s. Serm. Poit. S. 71, Baud. Cond.

t. I, Li Contes d. lhiraus 611; ferit, Arbre d. Bat., Herr. Arcli. 67,

5.68 ist indess in férir zu indern. Doch wnrde v(ê)stu beibehialten,

wiewohl (lie alte Sprache das gewiss ursprlinghichcrc vesti=veslitu?n

zwar seltener, (loch uicht bios 1m Reini, wic Andreseii in

semer bckannten Dissertation ci nst aufgestehit batte, tliatsehilieh

verwendet hat; s. uestiz, SS. Bern. S. 27 1 23 und se sets; revesli,

I'siut. Metz S. 53, 35; im Versinnern vestis, Durm. 13944, marcis,

chenda 13283, resues :/)arl/es, ebenda 9919 vesli :pis, G. Bourg.

2475. F'fir venu, tenu steht zuweilen veni, teni, s. venie :pourcachie,

Mont. Fabi. II 79; entretenie, Prosacliges 325, 13.

Aueh iim die die Einheit stôrenden periî. moururent, coururent

Zu beseitigen, hittte es nur des ZurLickgreifens auf

etwas liingst Vorhandenes hedurft; Forinen wie mouril, mout)

und dergi. finde icli in und ausser (1cm Reinie an folgenden

Stellen: Pere. 9178, Cliges 6102, Claris 17750, Bat.

1) Behrens, lJiiorg. LLI1tvertretI1iIg S. 85 stellt diese Formen mit

den nus dent Praesensstamme neugebildeten Perfektformnen metirent prenissent

auf vine Stufe.

3*

35


36

dÀieseh. 732, Mort. Car. Loh. S. 222, Âtre pér. Herr. Areb. 12,

S. 202, y . 573, Rose (Méon) 1445. 1 .164, Mont. Fabi. 11 227.

Paul Meyer, Henri d'Andeli . . . . Rom. I V. 65, tiers.; Notice

sur un Ms. Bourguignon, Rom. VI S. 46, Mist. V. Test. 1099,

Jub. Myst. t. li S. 276, in Prosa: Serm. poit. 88. 80, 100, 179,

190. Prosaronian voit y. Ariniathia S. 94, 896, Landry eh.

C, Stavelot SS. 99, 119, in neucren Miindarten: Ach. Genty,

Rimes inédites en pat. percheron, Paris 1861 1 S. 57, Jaubert,

CUoss. du Centre II 91. SoUte der Infinitiv courir fur courre

nicht in dits 12. Jahrhundert liinaufreiclien, so ktunte (las, int

Oxf. Ps. 58, 4; 61, 4; 118, :12 steliende curi durcit Einfluss von

aueh sonst formvcrwaudtem mouni erklii't werdcn; seconisles

feistes, Claris 8593; feriier mi Vcrsinnern bei Christ. Pisan,

Long. Est. 4560, Guili. de Mach. Prise d'Alexandrie 1810. 48341

4845, 2960-61, 8702 neben coururent. eh. 2275, 5010, 3077;

vergi. acourre, .çecourre, eh. 2992-93 neben courir, eb. 3023,

secourir, eb. 2874; in l'rosa: Li Contes de la Charrete. Jonekbloet

II S. CLIII, Stavelot SS. 78, 355, 356, 366, corir, ebeiida

S. 356. Von dom Grammatiker A. Mathieu wird nous courisnes

fur conrumes ais consequente Ausspraehe der ,,commune" liezeichnet,

s. Livet SS. 311, 314. Ver-1. dazu je .secounis bei

Palsgrave S. 724 und nus Centralfrankreieh accouru. Jaubert,

Gloss. du Centre I S. 42. Ein ebenso ijattirlicher Zug ist es,

wenn die Sprache die vo aufflIend nus dem Itahmen des

Gevilinlie1ien heraustretenden, nach Pott, Plattlatei nisch und

und Romanisch, Kuhu's Zeitschrift I S. 325 auf das im Spitlatein

analogiseb gebildete part. /'ertus fur lalus zutlekgehenden

Formen o//nt und sou/JerS, sowie couvert und ouvert durcit

dent mehr entspreehende Gebilde zu ersetzen traehtet.

Schou bei Benoît liudet sieli hiiufig oft)'iz, offri, offrie durch

den Reim gesiehert s. w. 4083, 4581 10579, 10614, 11380,

34706 u. s. w., o/Jryes: eslongies, G. Muis I 260; il ont . . . ovni,

Psaut. Metz. S. 64, 13 (in Ms. 9572 steht overle). In: Ly sans

li u covni la reue ci loge, Cygne 1847 ist acovri = perf. von

acovnir zu sehreihen, ebenso ist rad descovni : eschevi durcit

la descovni zu ersetzen un Lai d'Eliduc (Roquefort) 1013, wie

es auch in Waruke's Ausgabe gesehieht. Besonders beliebt

war Derartiges in alter Zeit auf poitevinischem Gebiete: sofria

= so/J ente: envia, S. Cath. 617, sufri, eb. 2621 neben sufen 1091,


so/fri, Serrn. Poit, 5. 42; offrie, eh. S. 121; doeli descovert eh.

S. 175; oberz (sic!), S. 144, overtes, S. 132. Es ist bemerkensvert,

dass Jean Garnier in semer 155 g ersehienenen Iiistitutio

gallicae linguae ad usum juventutis gerrnanieae etc. lelirt, dass

man gleich gchrituclilieh sage: j'aij ouvri irnd j'ay ouvert ehenso

offri, sou/fri, cowri und offert, souffert, couvert; s. Livet S. 320.

[)iesc ,jeder spraehmeisternden Pedanterei feriiseheiide Anschauungsweise,

die auch sonst an Garnier's Werk geruhimt

zu werden verdient (s. z. B. seine Stellung zur Orthographiefrage,

Didot, Observations sur l'Orthographe française, S. 99).

fand weder iinter den gleiehzeitigen, noeh unter den folgenden

Grammatikern weitere Vertreter (s. Livet a. a. O.), und Henrieus

Stephanus, Tlypomneses S, 213 maeht allem Zweifel ein

Ende dadiirch, dass er die Nenerung rnndwcg verwirft und

die alten Bildnngen fUr die einzig sac1igemissen erkliirt. Bei

dieser Entselieidung ist es denn aueh, soweit die Schriftspraehe

in Betraeht kornmt, gebliehen, wthrend (lie Spraehe des Voikes

aligentein die angegliehenen Formen zu bevorzngeïi scheint.

Tuer sci mir verwiesen auf couvri, Jaubert G]oss. du Centre I

S. 297, decouvri, eh. I S. 319, recouvri neben recouvart, eh. II

S. 252, ovri, eh. Il S. 127, sol/ri, eh. TJ S. 327; ferner auf Nisard,

Etnde sur le langage pop. ou pat. de Paris .....Paris 1872,

S. 234, couvrit, hei Favrand, Oeuvres en pat. poit. Les Noces

de Jeanette, S. 11, souffrit, eh. Batrachom. S. 8.

37


II. Die centripetale (ewa1t.

Â. Das Fnturujn.

a) Synkope des dem Tone vorangehelldcn lat. I.

Die von Darmesteter, Rom. V S. 140 if. liber die Sehieksale,

welche der Vokai der im Lateinischen dent Tone unniittelbar

vorangeheudeii, docli uieht cisten Silbe auf franzisischem

Spraebgebiete zu erfabren batte, angesteilten Ermittelungen

bedlirfen, soweit dahei die Entwieklung des durcli Zusammensammensetzung

mit /iabeo vortouig gewordenen i der Illfinitivendung

-ire in Frage kommt. eingehender Prilfung und,

wenigstens teilweise, cntschiedener Beriehtigung. Die von

Darmesteter a. a. O. vorgenommene Seheidiing der Futura

orrai = audire + kaheo, venrai = renire + ha bec und der librigen,

die regeirecliten Sehwund des vortonigeit i zeigen, von denen,

deren Stamm auf n!, ri, rv, vin, s!, fi', vr, ausiautet und die mit

Rtleksiclit darauf einen Aiisli1l des I nielit zulassen sollen,

erweist sieh sofort ais wiilkiirlieli, weiin man versehiedene

durcli die Geschiehte der Spraehe gehotene 'Ihatsachcn vergleicliend

in Betracht zieht. Bcruht niirnlieh Darniesteter's

Anselianung auf der unerwiesencn Voraussetzung, dass die

Futura von mentir, seul;', rtpen(ir, partir, sortir, servir, dormir,

vestir, o//)'ir, sou//'ir, couvrir, ouvrir, durch die Natur der anslantenden

Koiisonanz des Staniines vcranlasst, von Atifang au

das i des lnfinitivs, weim atieli iiur in der Ahschwileliung zu

e, bewahrt habeit, so ist dagegen einzuwendeu. dass cin derartiges

Verhaiten zunieiist mir fur die niitta chut liquida am

Statiiniesende anfweiseudeii Zeitwii'ter oliliatorisch gewesen

sein kauui. Dagegen halte ieli die M6glivlikcit, dass dem Futuriun

servirai otier se)vcrat (Stavelot 55. 40, 384), um mit

diesem zu beginneii, ein vorgesehiehtliches *servrui vorausgegangen

sel, uieht fUr ausgcschlosscn. Pie Heliebtiteit der

Verliindung -i'r- steht ja atisser alleni Zweifel die Neitiiig


fur dicseIhc,usert sieil in eknndrcn \urgingen, wic : a Wan-

(ici des n zu r nacli t: Eslevre .S7C»JWflWI(, havre fUr huvene;

b) Einschuh des r nach y : oliure = oliva, Jean Le Maire, Iii.

Gaule liv. II eh. V f° VIII'; hiug leuvre = lenuem : chanvre

= cannabim, Rose ()iféon) 9336-7, und vol-(lem Toue in den

Ableitungen: aUem'rir, chanvrier, (échani'rer und dergi.; oder

e) Zulassung unbereehtigter Synkope des vortonigen, latein. u

entsprechenden e im Futarum der ersteii Koiijugation, s. ii-ou

vrés, ac/zevrois ø. S. S Aum. Oder soute die Ursache der von

Darmesteter angeiiommenen Vermeidung der Synkope des i in

dcni Zusammenstehen von r + y -- r za suehen sein? Leider

kaiin einem etwaigen *serui.ai kein anderer auf gleicher Eutwicklung

herniiender Fali zur Seite gestelit werden, und so

(Ilirfte es kaum miiglicli sein, cine ailgernein hefriedigetide

Listing der Fi'age herbeizufilliren 1).

Mit etwas griisserer Sichcrheit lisst sieb annehnien, dass

dormire iiaeh semer Zusanimensetzung mit habeo das vortonige L

ursprtlnglich viillig eing'ebiisst hat. Die neue Verbindung kann

etwa denselben Weg gegangen sein wie marmor, welches, wie

das eingesehobene b zeigt, liber zu *marmbre und dann

erst zu marbre wurde. Diese Analogie zeigt uns also die Reihe:

*do,.,nirabeo, *dormrai, *dorrnbrui, *dorbrai, 01) diese Reihe allerdings

wirklieh ganz durehiaufen worden sein wird, ist mir

zweifelhaft; ieh giaube vielrnehr, das die angedeutete Entwieklung

auf der nach Meyer-Lllbke i S. 446 walloniseliem manse

vorangehenden Stiife *inar,nre also bei *do,.,nrai steheii geblieben

1)

Ich freue iiiich sehr, uoch Un letzten Auge.nblick auf vine Stelle

in dem von Cloetta, Rom. 1'orseh. Bd. 111 veriiffeutlichten Pome moral

,uifinerksam geworden zn sein, in der das von mir vernititete servrai in

der 'Uhat begegnet: So/unc la tue aine voleulier.ç loi .çeri'rai. .111). ()b

wir in diesem synkopirten Fiiturum chien Rest des Urspriinglichen vor

uns haben. bleibt freilie]ï zweifelhaft. Peint, demselbeii 1)enkmal sind

auch sekundiirc Fntura der 1. Konjngation eigentiimlicli, wie anieudrai,

41a, (lemandra, 105e, coinandrons, 1 17c., porlra, 153a, trovral, 105a fur

amenderai u. s. w., und es ist zu erwiigen, ob servrai nicht (las Ergebnis

des gleidmen Vorganges, also chie mir sekunditre Gestaltung an Stelle

von serrerai 0(1er servirai sein kiinnte. Dasselbe hisst sieb allerdings a priori

auch fUr partrai, repenti-ai sowie die librigen sytikopirten Futiira behaupten,

(loch vergi. die Anincrkung S. 46. - Wichtig hit immerhin, dass

dureli (las servrai tics 1'o'nic moral die MOgliclLkvit der L:uttverbindung

-rer- dargetan wird.


40

oder hi;ehstens iiach Ausstossung des stanimhaftem in 'su *dorrai

fortgeschritten ist. Fin dem ganz thn1ieher \Torgang ist ja

thatsich1ieh in dem Verhalten ciniger Zeitwrter auf -er zu

beobacbten. deren Stamni auf die Liquiden 1 oder n auslautend

im Futurum nach Synkope des vortoiiigen e das r der lnfinitivendung

dicht an sieli heranriss und dann dits stammbafte /

oder n fallen liess; vergi.: Jeo m'en re(orrai à Loi2n, Chron.

Dues Norm. 13379, tourra, Cygne 24355, retourrons, Froiss. Chron.

(Luce t. 11 41, 30; 44, 16; 48, 26). De ce ne me destourroit nus,

Cléom. 12056; in Prosa: fourra, Mén. Relins S. 115, 218; wichtig

scheint: .4 sa ligne (mi Text: linque) arrier relournra, Ysop.

Avion. XII Robert I S. 3141 und Sejornera li Dux seuz dolance,

Chron. D. Noim. 29050; siehe ferner: En un casuel ne seiourrai,

H. Biaus 787; A mon compaignon en parrai = parlerai, eb. 5307,

parro/f, Cygne 2746, parrois, Jourd. Blaiv. 731; und wenti ich

mich recht besinne, so ist aucli eili hier noeh willkoiuumeres

ferrai = fermerai in a1tfranzsiseher Bede nieht iiiierhirt.

Ijnbedenklieh erscheint mir ferner die Annahme der vorgeseliiehtlichen

Existenz von * iles(rai = vestire + hubeo; denn

(lie Beliebtheit der Verbinduïig -sir- im Fra.nztisischeu liisst

inbesondere der Umstaud erkennen, dass man dieselbe duieh

hmiufig hemerkharen Einsehub von r liinter si herbeizuûihren

suchte, hesonders gela allerdiiigs iiach dent Toue, aber aueh

vor demselben: z. B. tris! rece tristilia. Mont. Fab. T 57, Long

Estude 4123; mestrier = mestier, Mlltzner, A1tfranzisisc1ie Lieder

S. 122, 15, Romvart S. 252, 22; or as ton pere fait tristrant,

Ban. Jos. 158, 12; jostré =josté, Jonfrois 479; apprestrc appreste,

Prosacliges S. 326, 81. Die Spraehe bat sieh aneh nielit

geseheut, iii Futuren von \'erbeu der 1. Konjugation, (lei-en

Stanim auf si ausklingt, dureli iiachtriigliche Anssclieidutig des

vortwiigen e dus r der Endung 'su enger Verbiiidung mit

stamnihafteni si zu versehmelzen: Par dessous vers ferre lastrés

= tasleres, R. Chast. Couey. 3178; (Jar j'ai proumis devant (JUC

fou manifestroie, G. Muis. 11 15; Von, il me cousira foui mon

bien, Aiic. rilhéat 1V 268. Mati vergleiohe feriter die ans exire

+ /iaheo, essere + /sabeo sich ergebeiiden altfranzôsisaheit Futura

eistrai, isirai, es frai U. u. tri.

Dus in Vorsteheiideni heohaclitete Verfaliieii , nus Neigiuigeii.

(lie die Spiaclie in liistoii54'11e1- Zeit vernit, auf ilii' Ver


halten Bildungen gegenilber, deren anfttngliche Entwicklung

fur uns in Dnnkel gehtillt ist, einen Sehluss zu zielien, ist aueh

geeignet, Darmestet. Aiisehau 1111g hiii siehtlieh der Fnturbilduiig

deijenigeii Verba, die deii Stammatislaut nt oder ri

zeigen und desshalb zwischcn Stamm und Endung den juifsvokal

e forderu milieu, bedenklich zil erschiittern, selbst daim,

wenn nicht iioch wichtigere Thatsaehen deiï urspruinglic]ien

Seliwund des i ausser Frage steilteit. Beginneri wir mit ri.

1)as \Torkommell syakopirter Ftitura der ersten Konjugatioll

mit den) Stammauslaut ri ist allerdings .selten, aber doeli nur

desshalh, weil eiitsprechende Zeitwo.ter auf -er Uherhanpt nui

in geringer Auzalti hegegnen: Si le porironi par devant l'arn iré,

11. Bord 5137, poitra hei P. Meyer. Rapport S. 190 citirt Sueliier,

Aue. Nie. S. 70, 3, Les diables emporteront desirani nosire trame,

Montaigion u. Rothschild, Recueil de Pos. franc. IX 250. Eingeschobcn

wurde r hinter ri in pertruis fUr permis, Mont. Fahi.

1V 95, G. Pal. 321, Maiperiruis, Phil. Mousk. 14727. Von ontscheidender

Bedetitung ist hier iiidessen das durcli tuizweifelhafte

Belege zu erbiirtende Vorkommen von Futurfornien wie

/artrai, pertrout n. dergi., Bildungen, die Darmesteter nicht

kamite, und (lie iioch Schwan, Gram. d. Altfranzis. Leipzig

1888, S. 147, § 460 fUr unbelegt hielt. Doch steht bercits in

deni von Frster 1882 heransgegebenen Lyoner Ysopet: Au

matin me perirai de ci, 3100, und Joliannes Rrhan, der in

semer 1 889 zu Greifswald ersoliienenen Dissertation ,Die

Futurbildung im Altfranzôsisclien" S. 84 moines Wissens zuerst

im Zusaninienhange auf diese Erseheinung aufrncrksam gemaeht

bat, ftigt liinzu: parti-M, Eue (1877 erschiciien) 1140,

p(trira, eh. 1819. 1 ) 1)iese urspriingliclien Fornien seheiiien atif

(loin Teile des frauzisisc1ien Sprachgebietes allerdings

sehon friiti durci analoge Bildungen verdriingt worden zu sein,

demi wenn hr1iaii a. a. S. 100 ansdrttcklich betont, sic nur in

iistiichen Denknihlern aiigctroffen zu haben, so deekt sieh

dieser Umatand durehaus mit tien von mir gemaehten Wahriichmungen.

) Der lothringischen und wie ieh vermute dexii

') Die beiden Zeilcu Iauutc,i vo11Oindig: Quant il partroit de moi,

ia mes ne seroit lies, 1149; Quant il partra de moi, in nen aura beabanche,

1819. ) leh selte dahei ab von parirei, S. Cath. 1733, 184:1,

parirai, eh. 2.172,

41


42

Archetypus am niiehsten stehenden Handschrift des Roman

(le Florimont B. N. fr. 15101 elltnehme ich folgende Stelle:

Kinig Philipps Senesehail macht seilieni J Ierrn eruste Vorstellungen

wegen der ans des letzteren Eue- und Kinderlosigkeit

fur das Wohl des Reiclies miglicherweise sich ergehenden

schiimmen Folgen und fithrt fort: Or te ueons sain et deliure

Mai ne seneni (andre Hss.: sauons) pas la saisson Que per front

de toi ii baron. fo 10 a . Wir habeii es hier gewiss mit der ursprllnglichen

Lesart zu thun, soweit sicli dieselbe ans den

Handsehriften ermittelu hiisst. Von den librigen mir bekaniiten

Redaktioneii niiinlieh, die sitmrntlich unabhngig von einauder

auf chien der Vorlage von Ms. 1101 (F) oder diesern selbst

coordinirteii Typus y zurtiekgehen - cin Ver1iiJtnis, welches

be lofs Verstindnisses des hier Mitzuteileii don in ausreichender

Weise dureli folgendes I3ild veransehaulieht wird:

X

LI E y n' z

TD II

sind nm1ieh vier (Ms, B. N. fr. 353 (A), Ms. B. N. 1374 (C), Ms.

B. N. 24376 (G) und Ms. Turin (T)) und zwar diejenigen, die

wahrscli einlich nichit von franzisisc1ier Hand h errllhren, der

von ihrer Vorlage y gebotenen Lesart treu gcbliebeii, deun sic

schreiben stniinflichi: Que pa,'tront de toi li baron, mir dtss in

/1 (las das Metruin stirende partiront durcit Streichtung des i

zn bessern ist. Die vier anderri zweifellos von Fiauzosen gesehriebene.n

Haiidsclirifteit - und dies ist fUr (lie Beurteilung

der Form gewiss von Bedeutung - liaben sidh dagegen zu

Acoderungen ciitschlossen. Die auf einen 'I'vl)US 2 zurllckgehenden

Schwesterhaudschrjftcn Ms. B. N. 1376 (D) und Ms. han.

(11) sehreiben: (/ue (bez. Iw,nt) nos de loi depir(iron; Ms. B.

N. 1491 (E): Que de toi partent ti baron; Ms. R. N. 792 (B):

Que 'e perderont ii baron. \Venu F in der unu1ittelbar folgendeii

Zeile Tu seis bien que dels pertirais ,ieh piUtzlicli dot

analogisehen Forni hedient, so ist es isiiigiicli, das im Gegeiisatz

dazu in q die synkopirte Forni gestanden luit, denn 7'

hiest: 'lu se: bien que lu leu purtras, wailir die Sehiwestenhiand-


chrift G mit metriscbem Fehier Tu sez ben quen partiras setzt.

Auserdem haben AC die heeiehnende Lesart Tu ses bien quades

en (A: i) ldras. Versehieden von einander verhalten sieh

die von franzsisehcr Hand geschriebcnen Texte: die von I' bestinimt

ullaI)hingige Ils. E konnte leiclit zu der von F vertretenen

Fassung, die aiieli mit geriilger Abweiehung von B

Tu sels que tu dans partiras gewihIt wurde, gelangeii, withrend

die Grappe z Tu se: bien que departiras sehreibt. Dass

tibrigens y die synkopierte Forrn in noeh weiterem Umfange

gebraucht bat, ergiebt sieh vielleie.ht ans folgenden Stellen:

der iii J f0 18" stelienden Lesart: ?I'e pertiroit mais delenfant.

mit der auch DIIEB (letztere partira.) iihereinsthitmeti, stellen

ACG gegentiher: iVe (A: n) part iroit il mais de (G: da) lenfani:

hier ist nach der von T vertretenen allerdings ebenfalis metriscli

mangelhaftcii Fassung: Nu partroit mais dafenfaut leicht die

synkopierte Bildung einzusetzen. Aehnlieli verhiIt es sicli.

wenn neben dein in p f° 52' steheiiden: Pisi que de uos nen

irait mais die Grappe y einhellig, ausser T, partira aufweist,

doeli se, dass in A G (C ist Fragment und reicht nicht so weit)

das metrisch unzulitssige: 1)11 que de Uos ne partira mais nach

dem Muster des von T gebotenen: DisI que de uos ni (sic I)

partra mais zu bessern wLre, wiihrend 13FB sieli zu der

Aenderung: De nous ne partira jamais, D zu: De nous ne departira

mes entseliliessen mllssen.

Die wichtige Frage, ob denn iiun tiberali, wo sieh in y

die Lesart par trai vermuten liess, diese letztere in tien kritischen

Text, dem, wie gesagt, nach meinem 1)aftirhalten die (las synkopierte

I'iittiriiiii niir einiiial aiifweiseude Iedaktion 1 zu

G iiuide zii legcii ist, aiifgenoiniuen s'erdeu nitisste. iiiôelite ieh

erst dauii ciidgiltig zu heantworten veisuchen , wenn mir cianiai

(las gesainte haiidsehriftliehe Material zu Gebote gcstandeii

hahen wird. I lier sei mir noeh kurz auf die fUr die lcurteilung

der Iokaleu Ahgrenzuug der synkopierten Form gcwiss

wielitige Thatsaelie Itiiigewicsen, dass de" I)icliter des Florimont

ausgesproehen cri rassen (s. Herr. Arch, 73, S. 63 fi.) die

Eigenlieiten seines heiinatliehen d. h. lotiiringisehen Dlidcktes

zu Gunsteii eentra1tranzisiseher Ausdruckswcise zu riiciden

traelitet; und se wiire es wohl mg1ieli, dass die Auweudung

des franzisiseheu partirai in I" ttbeiall du, \vo es sich leieht

43


44

in den Text sehickt, auf den Dichter selbst zurtickznflihren ist,

zumal an zwei Stellen, f0 321> und fl, 101 a , partirai und partirons

von don tibrigen Handschriften (nur B weicht ah) nicht

heanstandet wurde. lst dem so, su Imite ich hiusichtlic}i (les

in y zu veriiintenden parti-ai nieht fur ausgeschlossen, dass der

Sehreiher (lieser Ilandsehrift, vielleicht ein Lotliringer strengerer

mundartiicher Oservanz - analog etwa dem Kopisten eines

dureh dialektisclie Eigentiiinliehkeite ii vor dciii Uebrigen ansgezeiclineten

Fei1es der l'redigten des heiligen Bernhard, s.

Fiirster, Rom, Forseh. t. Ii S. 192 -- den Eigenheiten seines

heiniatiiehen idiomes u1 den oben besprochenen Stellen zu

griisserem Rechte verliolfen habe.

Bemerkenswert ist tibrigens die ablelinende Haltung, die von

einigen fi'Iili eren He.i'ausgehern oder Bearbeiteru altfran zsiseher

Texte der in Rede steheuden Form gegentiher wohl in Verkenniing

ilires eigentlichen Wesens beobaclitet wurde. Su uelieint

Brakelmann geneigt, (lie Anfangszeile dci' dritten Strophe des in

Achtsilhern gediehteten 359 sten Liedes der Jothriugisehcn naeh

Sehwan, Die altfranz. Liederhss., Berlin 1886 S. 252 wahrscheinlich

ans ciner in demselben [)ialekt geschriebenen Vorlage goflossenen

Liederhandselii'jft No. 389 der Stadthibliothek xii

Bern: A poene partriii de /1 vis, zu Gunsten der von einer

andern Elandsehrift gehotenen Variante: A pai'nnes en partirai

ais, zu vcrwerfeii, weil durch letztere Fassung ..die unsehne

Euision des i in • partrai vermicden wird', s. herr. Areli. 43,

S. 276. Auch aul' (las in dom Waekernagel'schen Texte des

Lai dou ehievrefuel (Altfranz. Lieder und Leiclie) str. 6, Z. 1

stehende parirait niiehte ieh nieht ohne weiteres verzichten,

trotzdeni Bartscli, Olirest. S. 215 der mi Ms. fr. 1 2615 sicli

findenden Lesart porlirail den Vorzug ge.hen xii iniissen glaubte.

Mit Hinbliek auf die lotlii'iiigisehe Hirbung sowie das Alter

(les Gediehtes neige ilt vielmchr zu der Aiisielit, dass die

bei Waekcrnagel zu lesende Fassung ciii Rest des Urspriinglichen

ist irnd wir von ihr ans cinen Schlnss auf die eigentliche

metriselie Gliederung der gauzen Strophe zu ziehen

hereehtigt sind. Geringfiigig'e sicli von selbst darbietende

Aenderungen in den Zeilen 2, 3, 4, 6, 8, sowie die Beseitigung

von partirait, Z 5 und departirait, Z. 7 xii 0-unsten von par-

Irait und d('parlrail, ft'tliren xii dom nicti'ischeu Sehema : 7 5e


7 5e 7 `)e 7 5e_ Dass nach demselhen Scheina aiieh die folgeude

Strophe gebaut ist, it kein Ili ndernugsgrnnd. onde.rii

entspricht mi Gegenteil deni mctriehen Aufbau des lai odei

prov. descort; vergi. Bortsch, Grtindriss S. 38.

Das Auftreten svnkopirter F1ntura soleher Zeitwir ter auf

-ir, demi Sta min ouf --?il auslautet, ist meines Wissens bislier

nirgends naehgewiesen wordeu. venn auch eine Iautgesetziich

sieh volizicliende Schuipfung der Verbindung -nir- mit Hinblick

auf hereits iii der Spraehe vorhandene Wiirter vie: entrer, contraire

u. dergi. durchaus nicht ausser dem Bereich der M.igIic1ikeit

gelegen hahen kanu, wie aucli hier zuweilen begegnende

Futura der I. Konjugation mit ausgestosseneui e beweisen, z. 13.:

Si se van Ira au barnaige proisie, Amis et Ami!, y. 394; Par mon

conseil on le tentra, Greban 10551; Se i'enffant venU, il vous

eomptra De son enluminacion, eb. 14448; je contentray mes jÛrens

(7 silbig), Bartseh, Fratiz. Volkslieder des 16. Jahrh. Ztsehr. f.

R. Phi]. V S. 527,9; chantrois (1, s. cond.) devant la porte (Gsilbig),

eb. S. 533 1 15. FUr die, wie wir gleich sehen werden, in der

That durci siehere Belege zu erhiirtendc iirspriinghichc Synkope

des é iii den Iiierhergehirigen 1uturformen darf man sichi

allerdings nicht berufen auf FitI!e wie: .J/ult se repenirunt de

ilec en avant, in dem von Reinseh, herr. Arcli. 63. S. 78-89

u iitgeteilten metriseh durchiaus unzuverissigeii 52 steii Stick e

des auglonormaiinischeii Ms. Lambeth Palace No. 522 y . 566;

es licgt vielmehir nohe, die Steile nachi dent Vorbiide von y . 239:

Lors se repenterunt e tendrunt a Irai zu hessern. Aile Zweifel

miissen jedocli schwinden, wenn man die folgenden wiederuiii

dent Romo n de Floriiiioii t, also einein lotli riugisehen Deukina I,

entnoinmenen Ste!len in Betracht zieht, Florimont luit dure!i

seine am hlofe Kinig Philipp's gelibte ausserordentiiche Freigebigkeit

auch die Aufinerksamkeit (les (lent letzteren foi jidiieli

gesinuten Kinigs Oandiobras erregt, der sicli nun zu folgender

Selbstbetraehtung veranlasst sieht: Su est (= I'lorimoni ist)

aucuns ullains coi-lois WolI auoit or de bing airait Lauoir dont

il mgnet tel pi'iii Repantroit li quant lourait mis Poures sen

irait de! pais . . ., Ms. /' f0 57il• Die Mehrzahl der librigen

I Iandsehriften hat andre Ausdrucksweisen gewithit: fi sen donra

quant Jaura pris, GT; Moit sen dorra quant laura mis, B; Corouciez

iert quant laura mis, E; Peiera (siel) li quant laura mis,

15


46

Ii: mir .1 (U1K1 walirseheinlich die Vorlage des en- verschwistertcn.

leider Iragmentarisch gebiiebeuen C) wcist noeh

Spuren (les ursprlinglichen weun aucli offenliar nicht versta.ndenen

Wortiautes auf, weiin es schreibt Il sen ripintra quant

laura mis. An andrer Stelle giebt ciii Bote (lem Gedanken,

dass es ilim uni die Sehmaeh, seine Leidensgenossen durcit

Ueberuahme der Botschaft in der Gefalir verlassen zu haben,

keineswegs leid sei, wenn nui der daniit bcahsiehtigte Zweek

erreieht %verde, folgende Fassung: Se je puis estre a son (cl. j.

des Feindes) dwnaige Ne me repentrai del outraige faisoit que

la noie est honfouse Sol qu'a roi soit con(raiio use, Ms. I' 0 85.

An kiilnge an (liCse gewiss nrsprllutgliehe Lesart hieteu die

Handsehriftcn der Gruppe , hier in gri5sserem Umfange ais

bei des zuerst besproeheiien Stelle: am deutlichsten, wenn aueh

am trflmirierhaftesten in A: Je ne cui pitrai (sic!) del mesoge;

diesem am itcl,sten steht E: Je ne me repit don message;

aber selbst die Fassungeti: fa ne me p!andraj de! 1nesage, G;

ne plandra il del mesage, 1'; Je ne plaindroie mon damage

(sic!). II; Ne plus plaindroic pas mon message, D: fa ne plaindi-oie

mon voiage, B scheiiten ihren Zusanmienhaitg mit dciii

iii I' wirklicii steiiei]den, ut y stark zu vermutetiden repenirai

niclit giLnzlicli verleugneti zu kiianei t.

Etitsprecheit unsere bisherigen Erirterungen liber die Buduiig

(les Futurums der Wahriieit und ist man, wie ici nicht

beweifele, insbesondere berechtigt, Erseheiiiuiigen wie partrai,

repen(i'oi ais vorbiidlieh fils aile aiiderii gieieligearteteii Fille

aufzufassen, sodass sic aiso ais alleiitige zu gewisseit Zeiteit

und auf eiitem bestimmteii Gebiete der Spraehe iioch erlaubte

iJeberreste eiiter einst iii weitereni Umfauge Iebeitdig geweseiten

Formeabildung zu gelten hiitten 1), so liaheit sich uiisere

lJntersuchuugen mit einer gauz bestiinmten Aiizahl von FUIcn

zu beseliiiftigen, die wir sogleich iiach eiuigen kurzen aber notweiidigen

Bemerkungen Ubersielttiieh zusammenstellen werden.

Die Miiglielikeit des Vorkornmens lautgesetzlich eiitwickeiter

1)

€egen die etwaige Annahine, dass partrai ebensu durch sekundiiren

AIISfiL1I de i entstanden sein kiinnte, wie porirai durcli sekundiren

Ausfall des t', uiache icli gelcend, dass Brllhan (S. 7) ciii porirai etc. ans

Dcnkuiiilern Lothrungens, Burgimds, der Champagne imd der Franche-

Comté nieht nachzuweisen vermag.


Fnf.iira werdeii wir hier von (lei Entseiicidnng liber (lie F'rage

ab1iingig sein lassen, oh das bctreflèiide Zeitvort bereits im

Altfranz5sisclien cin ftlr aile Mal mir Iuclioativflexion ilbergetreten

ist 0(1er niclit; ist das Ietztere der Pal!, d. Ii, sirid noch

Praesensforrnci t niehtinehoativer Bikiung naehweisbar, se d arf

anch die Mglichkeit urspriinglieher, d. h. synkopierter Futurbiidiing

niclit ausgeselilosseit werdcn. Gegen die wissensehaftliche

Berechtigung ciner aach dciii soeben aiigedentcten Gesiehtspnukte

'in treffeuden Auswalil liesse sich indesseii dajs

Bedeiiken erhehen, dass in vorgeschichtlicher Zeit cia streng

Iantlich entwickeltes Futurum neben inehoativeni Praescns, also

ctwa *ravrai = * rapire -F- /iabeo neben ravis = * (q) i5 o, selir

wohi bCStali(Ien haben kann und somit obiges Kriterinm in

sieh zusammenfiiit. Aber dieser Duaiisnius wirc - sein

eitistiges Vorliandensein zugegeberi - (loch nur ein scheinbarer;

deitn es unterliegt kaum cinem Zweifei, dass die Verbreitung

des Inclioativsuffixes liber sllnimtliehe Formea der

Praesensgruppe erst das Werk analogiseber Uebertragung gewesen

ist (siehe weiter unten), dass also dciii einheitlichen Ziistaiide,

den wir in der historisciren Zeit der Spraehe in den

iiichoativen VcrbclL vorzufiudcn gcwohnt sind, cia dem Verhalteu

der Sebwesterspraciren entsprcclicnder Gegensatz zwischeu

urspringiicli stammbetonten und endungsbetonten Formen, aise

zwischen ravis fUr ursprllnglich rio und *)5, *ravÔie

u. s. w. vorangegangen sein muss. Ein Ftiturum

welelies an *ravons , *ravoie einen Hait ttnd, wird iiun mit

der Einfiihrung des lnelioativsuffixes in aile Formeti der

Praesensgrnppe insofern gleichen Seli ritt gehalten haben,

ais es sieli fortan, dureh kein Analogon melir unterstUtzt, dazu

verstand, mit Rickicht auf Einheit, der ja auch das Perfectuin

und das part. pass. sciion frllh gehoreht haben, das i der Infinitivendung

nachtriiglicli in sieh aufzuiiicbrnen. Das oben

vorgesehlagcne Verfalireii bel der Auswalil der im F'olgcndcii

'in hesprechendea Futurformen bat deinaach eincn melir ais

rein praktischen \Vert, deun in liistoriseiter Zeit hahen die

Fiitura silitirntlieher seliait ho Altfranzisiseiieu cndgiltig zur

Tnehoativflexion sieli bckennenden Zeitwiirter in der Tliat cm

fUr aile Male dus i der Infinitivendung zur Geltuiig gebraeht

(liber (jarrai neben garirai s. spter), wLhrend, wie wir gleich

47


I 8

sehen werdeii, die ZeitwOrter reiner Koijugation dieseiji i gegen-

Li ber ciii durchans ahweieliendes Verh alten beobaclitet haben

und zum Teil uoch heute beohachteii.

Es folgt nun zuiilielist das schon angedeutete Verzeiclinis

der in den Rahmen unserer Betrachtung gehrigen FiLile: ailes

nicht durcli Belege zu Erhiirteiide ist dureh Sternchen ausgczeichnet:

1. foir = fodire fur fodere; forrai, foi-ai.

fair fugire fUr fugere; fuirai.

haïr = *hatire (cf. enhadide Alexius 87") hatian; hadra/,

harrai, harai.

joir = gaudir'; jorrai, jorai.

muir , (sciten fUr sekundiires maire) = maijire; * muirai.

oir = audire; orrai, orai.

puir = pUere; pUrrai, purai, z. B. (l au pur dieu put et purra

Qui purement ne s'espurra, 3 Wunder Gantiers, Ztschr. f.

R. Phil. VI S. 325 if., I y. 718, E plus purra au devaler . .

Besant 1372, . . . En l'ordure, en la puanhine Qui (ozjors

es nes leur purra, (Var. puru): durra = durera, Judenkuabe

(Vie des anciens Pères), S. 91, 96-97; para oder

puira (ii-i oder ni?) noch mi 16. Jahrh., s. Darmesteter et

Hatzfeld, XVP siecle (1887) prem. part. S. 244; zii puira

vergi. den Infinitiv paire, oben S. 12.

* roir, ru,r, S. jetzt Godefroy s. y . fUr spteres ruire (s. Littré

S. V. rugir und Godefroy s. y. mire) = ri'gire; *rui rai .

Iraïr = * tradire; Iradrai, * trurrai z. B. Que m'en darez? cl

vos tradran, Passion 21 (Diez S. 25 schuiigt tradrai vor).

2. bouillir, fUr iliteres bo(u)lir = bullire; bouidrai, bourrai z. B.

houidront, Mtnag. Par, t. ii S. 261, bouldra, eh. 11 S. 263,

Cil qui n'ourra (orera) ou labo urra Ou boulant feu d'enfer

bourra, Gautier de Coiusy, Herr. Arch. 67, S. 239, y . 149-50.

cueillir fUr coillir * colligire; coudrai, cueidrai, aqueudrez

Ren. 8137.

faillir fUr fallir = *fallire; faidrai, faudrai, faurrai u. s. w.

saillir fUr salir = saure; saldrai, saudrai, saurrai u. s. w.

3. tenir; tendrai, tenrai, terrai, tiendrai.

venir ebenso; vielleieht gehirt herber aneli:

/enir = f ïnire (f fUr sonst l)leibendes lat. , vor dom Toue

durch Differeazierung, s. Koschwitz, Cominentar S. 211;


Sehwan. Gram. d. Altfranz. S. 23 1 § 54 und S. 33, § 95,

nieint wolil dasselbe; doch begegnet ancli i, z. B.: finie,

Suehier, Reimpredigt S. 22, 44, tu finis, R. d'Alix (Michelant)

S. 380, 30, fin issiez, Claris 13330, uni. S(ile 2751, 2753

u. ik, Formen, die daim seit dem 15. •Jalirli. obligatoriseli

werdeu (finir, Mist. Y. Test. 23657). Es sI)ricllt also

nichts Wesentliehes dagegen, Rutebeuf's /inra in Jamès ,

régner ne firi'ru, ed. Jubinal t. ii S. 47 aus finire+lsabeo

mit regelreehter Svnkope des vortonigen i entstanden zii

denken, minai. Spuren niehtiuchoativer Flexion erbliekt

werden dtlrften in: iai soit ke nos ne feniens d'orer =

/icet nun(pam ab oralione cessenus, S. S. Bern, S. 155. 3

trnd Migne Sp. 179, 5. Zu bcachten bleibt indessen, dass

Griber, Oriiudriss I S. 231 dem Altfraiiziisisehen don Besitz

von ,'inir in der Zeit, in der (las vortonig gewordene

i hinter cinfaclier Liquida sehwaud, noch abzuspreehen

geneigt ist 1111(1 sein Anf'taucheu neben finer in eine Zeit

verlegt, in der die Syncope des I nieht ntehr stattfaiid.

Iebrigens glaube jeu, dasm das Rtitebeuf'sehe finra nielits

ais eine gelegentiiche, vom Diehter des Reimes wegdn

anf: Nés se )mais en fa fin ra Ibonlre/e en prison

ganz willkUi'Iieh gesehaflène Bildung ist und dass Briliaii

n. n. 0. H. 87 'su weit geht, wenu er es miter der Voraussetzuiig,

dass /nia fUr finera stehe, mit donrai und menrai

au!' giciehe Stufo stelit.

1. ct'opir, nfrz. (ac)cronpir; ernprai.

5. /erir = /'erire; ferrai.

merir 7neriri; '' inerrui.

garir, goth. vajan, alid. ive./an; gurrai.

morir = moriri fUr mon; ,norrai.

O. gesir = jacere; gesrai, gerrai, gi(r)rai.

7. eissir, Oissir, issir = exire; istrai.

toUssir = tussire; * loustrai.

8. enqlo(u)iir = inglutire; *eng/otrai.

9. covir = cupire fUr cupere; *(rn),.Li

10. resplendir = spfendire; * re.p1endrai.

grondir = grundire fUr gnunnire cf. Diez, E. W. S. 175 u

Forcellini s. y.; * grondrai.

11. mentir menhiri; * menti-ai.

Hioy. Studien. 4

49


epentir poenilre; repenirai.

sentir = senlire; *sentrai

12. amanevir = goth. manujun, s. Diez, E. W. 633.

13. dormir dormire; * dormrai, * dorrai.

14. gu(e)rpir = nerjuin; *gu(e),.p,..

15. partir = partiri; partrai.

sortir (s. Scheler Diet. dEtym, fr. s. y.); * .orlrai.

venir = *vertire fUr vertere; *rentrai

16. servir servire; * servrai (s. o. S. 39 Anm.).

17. vesiir = vestire; * vestrai.

18. Die auf muta cum liquida auskllngenden Stiimme bedurfteu

eines Stiltzvoka les:

a) offrir; offrerai und mit schon sehr frflh auf dem Gesamtgebiet

eingetretener Metatiiese (les r: o/ferrui

o(u)vrir; o(u)vrerai, o(u)verrai.

co(u)vrir; co(u)vrerai, co(u)verrai.

so(u)ffrir; so(u)ffrerai, so(n)fferrai.

b) emplir impMre; empleroit S. S. Bern. 50. 10, eempleras

eb. 45, 29.

e) *nodnir = nuirire; *nûn.e,.ai. \\rdnn S. S.

Bern. 49, 15 . . . il le nuirai ... ais Uebersetzung

des lateinisehen . . . ipse le enutriet (bei Migne

Sp. 108 steht) so stimme ich Ftrster, Anm. in

der Varia lee.tio ztt dieser Stelle, hei, wenn or

diese Form ais Vereinfachung von nujr- rat auffasst.

Aber weder dieses noch das an folgender

Stelle begegnende norrai: De mon pouoir uos aiderai

Vfos porcelaz [mout] bien narrai, Ly. Ysop. 1267-8,

darf den Ansprueh erliebe.n, ais unmittelbare Fortsetzung

von nu frire + habeo gelten zu wolien. Die

regelreehte Entwieklung ist *nodrerai, * nor(r)erai;

in diesem verbUit sich norrai wie onorras in anareras,

S. S. Bern, 149, 18 u. a. m.

podrir = putrre steht vielleicht mit Unreeht in diesem

Zusanrnienhange, da icli reine Biidung der Praesensgruppe

nieht nachzuweisen vermag (doeh s. weiter

unten); inclessen begegnet cm dciii eben erwiilinten

nuirai, narrai entspreebendes Futuruin aueh von

diesein Zeitwort: Li ius purreit dauant la fazon de


l'oie, S. S. Bern. 2(), 21 = coinntIrescel jugunz (Z fade

#9lei, Migne Sp. 52,2, (loin die allein la.ntgemitsse

Stufe *podrer (, i I) , *porrerai volangegangen ist und

(taller die gleiche Erkliirung wie norrai gebtlhrt.

Aufnalime in das soel)en nntgeteiite Verzeichnis diirften

iiatllriich nur solehe Zcitwrter auf -ir finden, deren synkopierte

Futura mit Siciierheit auf eine Verbiudung von Infinitiven

auf -ire mit liahao zurllekznfUhren sind. Denn es ist leieht

ersichtlieh, dass da. wo nehen dei Euidung -ir noeh andere

Gestaitungen der Inlinitivfiexion, nilmlieh re, eir, oit-, in der

alten Spraehc geduldet wnrden, (las synkopierte Futurum aueh

auf einer diesen letzteren entspreelienden Quelle beruhen kann,

und zwar uni so nmehr, ais in der Melirzahl derartiger Fiilie

die Infinitivform mit -ir wahrseheinlieh die ,jtingere Stufe darstelit

oder iiur selten oder diaiektiscli neben -re 0(1er -oir angetroifen

wird. Wenn wir von den oben S. 7 if. ais sekundire

Biidungen bezeiclineten Infinitiven auf -re fUr -ir absehen, so

sind es die folgenden Oruppen von Zcitwbrtern, die wir ans

gedacliten C riluden aus obiger Zusanimenstellung auszuschliesscn

ge rimtigt waren:

a) soiche, die waiirseheinlieh erst spider an die Stelle der

Koujugation auf ie augehUriger Gebilde getreten sind: courir,

qucrir, cremir, fremir, Iemir, preniir(?), raernir, vielleicht aueh

aivir fur corre, querre, cr(i)embre, g(i)embre, *fr(i)hre (etwa zu

ersehiiessen ans dom bci Godefroy IV S. 136 belegtcn Substantiv

frain ber, frebor neben freiner = brui!, vacarme, welches sich

ais gleiehartig mit dom Ztschr. f. R. Ph]. VII S. 57 von mir

erkliirten cricinbor, crieubor begreifen liesse), pr(i)embre, ra-

(i)emhre, suivre *seque,.e fUr sequi. Zweifelhaft ist mir loliir,

welches bercits Euialia 23, Alb. y. Besançon 71, 5 begegnet und

mUg1ieherveise dein von Pott, Plattiat. und Rom, in Kuhn's

Ztsehr. 1 326 nachgewieseneu Ioliri entsprieht; der seltenere

lufinitiv toidre, loire kUnntc eine Abstraction ans demn Futuruni

loidray sein.

b) soiche, die nur dia1ektich neben Formen auf -eir, -oir

die Endung -ir zeigen, vie: cheir, sefr, veïr fUr c/Zeoir, seoir,

ueoir; ferner dolir = doloir, Romvart S. 429, 29, vergi. mehr

51

') Vergi. jwdrirai, Alexius 96.

4*


52

Beispiele ])ci Godefroy s. y . permanir 1). Job S. 493. remaair,

Oxforder ils. des Girart de Rossillon 2838 (llentscbk&s Dissertation

ilber die \Terballlexion çlicses Denkmais halle 1882.

S. 32), remanir, Serrn. poit. S. 84, Stavelot S. 107, S. 126.

Das eigentlielie Wesen der in den Eideu stehenden Infinitive

podir, savir liaben die vielseitig aiigestellten Uiitersuchuugcn

nieht mit absoluter Sicherheit aufzuiiellen vermoeht. Behulit

Koschwitz, Commentar S. 14, wic W. Meyer, Lit. Bi. f. germ. u.

roui. Phil. 1886 SI). 24, nicht hezweifclt, mit semer auf sorgfiItigster

Piilfung aller friiheren zur Sache gethanen Aenssernngcii

gegriindeten Behauptung, dass das i hier den Lautwert ci heanspruche,

Recht, so brauehtcn savir und podir hier nieht erwiihnt

zu werden. 2) Gesehehen mu.sste dies immerliin, da die

Anschauung. nacli (Ter dem i in der That die Aussprache i ZIlkonunt,

1)czjeIlentlielI in podir und savir iJehergang ziir Koiijugation

auf -ir stattgefundeu bat, von Forseberii wie Diez,

Spraehdc.nkm. S. 8 u. Grain. II 3 S. 136, (Trilier, Jahrb. XV S. 85.

P. Meyer, Rom. Iii S. 372 vertreteit wird.

Eine Grappe flir sich hilden:

e) gesir, plaisir, loisir, loisir, luisir, nuisir neheit ijire

mire, Froiss. Pots. 11 S. 269, 223, Mont. FuJi!. H 41; agire

mar/ire, Dit, tic L'Emp. Coustant 135, iieben ajesir : plaixir, eb.

127), plaire, (aire, loire (?, Suchier, Gri;bcr8 Grundriss I S. 610

seheint diese Forin zn kenuen; vergi. loiroU l)iaL Greg. S. 23),

luire, nuire. Hier liaheii die Verliiiltnisse inehrfaeli (z. B. Sciiwan,

Gram, d. Aitfranz. S. 160, § 507) zu der Aniiahnie ciner bereits mi

Lateinisehen vorbaudenen doppelten tJrforni gcdriiiigt wiiireiid

niimiicli plais!, jais!, gis!. bisÉ (Cliarr. 49x0 ucben lis! : isi. Brut

13499 und im Inncrn der Zeile Poème moral 499e), luis!, nuisi

auf ursprtlngiiehes plaisir u. s. w. = pbacre mit assibiliertem c

sehiiessen lassen, scheinen das plaid der Eide = placilum, plairai

u. s. w., sowie die Infinitive plaire u. s. w. auf einen Typus plilcre

u. s. w. hinzudeuten. Die vielfaclien Ileitruige zur Lsung der

Frage sind zusamniengestelit irnd kritiseh belcuebtet von Kosciiwitz,

Commentai' S. 29, 8, 71ff. Wenn Suchier, Gribers truiidriss

I S. 610, geneigt ist, die Infinitive plaire, taire, loire fUr

') Ueber maindre s. oben S. 7, AIIm.

) Siehe jetzt auch Meyer .Ltibke t. 1 S. 90.


Neuhildungen zu italten (etwa ans dent Futurum plairai?), so

hleiht zu erwigen, dass naeh Waldner, herr. Areh. 78, S. 434

urngekehrt plairai mg1ieherweise erst an den Infinitiv plaire angeliildet

ist. Bei dent nun einma.1 liber die Provenienz der Infinitiv-

und Futurformen der genanuten Zeitwrter gebreiteten

Dunkel, in das aueh die gewiss sekundiireti Futura plaisirai, Oxf.

Ps. 114. 9, plaisirat, Cainbr. Ps. 68, 34; laisieruul = conlicescent

Cantieuni Anne, matris Samuelis 14 kein Lieht zu werfen geeignet

sind, kann inan nieht unthin. dieseiben den ans obigeni

Verzeiehnis ausznsehliossenden Fiillen anznreihen. Wie verhiIt

sieh aitfrz. cro issir zu seltencrem croistre?

Einige der hier ausgesonderten Zeitwrter werden in den

folgendcn Errterungen Ubrigens insofern eine Roue spielcu,

ais aneli ihr Futuruni zu gewissen Zeiten an cincr Iirnbilduiig

nacli (leni Muster der inehoativen Konjugation auf -ir teilgenomnien

1ut.

h) Eintritt eines sekundiren e zwischen Stamm

und Endung.

Der oherfluichiiehste Bliek auf die geschiehtiiche Entwicklung

tics franz;;sisclien Futurunis iehrt sofort, dass in der Mehrzahl

der in obiger Liste aufgezithlteit Fille cin Fortsehreiten vom

U rsprtinglielien zuni Sekundiiren, vom ineehaniseh Gewordenen

zum psyehologisch Gewoilten stattefundeit bat, und es wird

des weiteren davon die Rode sein mlissen, weiclieriei Beweggriindeti

(lie Spraehe bei tiieser umgestaitenden Thtigkeit gchorelit,

weieheriei Mittel sic (lahei verwendet hat, in weleliem

IJni fange. und mit welcliem Naclidrucke sic gcncigt war, das

Neugesehaffene an der Stclie des Aiten endgiltig einzuftlhren.

Die neufranzisisclie Sehriftspraehe kennt cine d r e j fa eh e G e -

staitnng der Futura von Zeitwirtern auf -ir: 1. es tritt

Synkope des I ci n, mourrai; 2. zwischcii Stamm und

Endung ers cheint e, cueillerai; 3. zwischen Stamm und

Endung steht 1. Die zur ersten Grappe gehirigen Fille erklmtren

sieh ieicht ais Ueberreste urspruinglicher Bildung irnd

i)edlirfen daher hier niclit weiterei' Erhtuterung; zu beaehten

ist nur, dass sieh ausser fuir zur syiikopierteu Form heute nur

noeli die Verba beketinen, deren Stanuti auf n oder r auslautet:

venir, tenir, mourir, sowie die Neubiidiiiigeii courir, quérir.

53


'

M

Grtisseren Schwierigkeiten hegcgnet (las Verstgndnis des

e. welehes in cueillerai, saillerai chien Teil der Endung za

bilden scheint. Eine Lîmschau auf â1teren Sprachgebieten Illsst

erkennen, dass auch andre, vielleicht aile zii nichtinciioativen

Zeitwirtern auf -ir gehiiigen Futura zuweilen ein e an Stelle

(les i der Infinitivendung gesetzt haben. Welches ist

%\resen dieser Erseheinung? In diesem e den von Darmesteter

a. a. O. geforderten Sttitzvokal. dessen Notwendigkeit und Htspriinglivhkeit

wir nur bei don auf ,,uta c'un liquida auslautendon

Stiimmen anzuerkennen vermociiten, erbiicken zu sollen,

ist nieht bios nach unseren obigen Errternngen, sondcrn auch

(Ie$sIIalb ausgesciilossen, weil dase1be aneb bei solelien Zeitwirtern

auftritt, bei denen sein Vorbandensein nach Darmesteter'schem

Gesetze nieht erfordcrlieh wiire. Die Gleichsetzung

dieser gewiss sekund%iren Erseheinung mit (1cm wohl auf dem

gesamten Spraehgebiete zu heohaclitenden analogen Vorgange in

der F'utiirbildung der Konjugationen tuf -re und -oir bat viel

Verloekendes. Das Bestehen desselben Veriii1tiiisses, welches

zwischen ursprtinglichem perdrai, rendrai, vivrai und sj).terem

perderais, Psaut. Metz S. 394, 14, rnderai, eh. S. 331, 5, 8, arderait,

S. 360, 6 u. s. w. obwaltet, wird sieh leieht auch zwisehen

dom auf ostfranzisischem Gebiete noeh erhaltenen ursprtlnglichen

rcpen frai und partrai und spitereni rep enterai und parlerai annehmen

lassen. Soweit wir diese Biidungen mit e aueh in anderen

ais iistliehen Mundarten antreffen, sind sic chou ais vereinzelte

Spuren cines eiust in weiterem Umfange gelibteit Verfahrens

zu betraehten, wihlrend die synkopierten Formen

repenirai, partrai, auf denen sic berulien, abgcsehen von den

S. 41 ffl. mitgeteilt.en Resten mi Osten, schon in altfranz. Zeit auf

dem griissten Teile des Spraehgebietes spurlos versehwunden

sind. Es folgen die Beispiele:

serverat Stavelot, S. 40, serreras, eb. S. 384.

vesiera: (na losi et vesterneni (= visiement) son habert veslera,

Romv. S. 345, 34; i'esleray, Ban. J08. cd. P. Meyer u. Zotenberg

S. 123. 19; reveslerai, P.saut. Metz. S. 373, 17 neben reves

ferai, eh. 373, 19 (Ms. B. N. 9572: resterai Un(I r'ves1erais

(sic!)); Ainz vesterum drus de dotur, SGiie 745.

repenlerait. Psaut. Metz S. 320, 5 (Ms. 9572: repantirail); repunleril,

Ezcchi1 100, et; quant vo repenleres, G. Mais. 11 203


nehen repeniiroil, eh. II 238; lors se repenleranl e lendruni a

Irai, Ms. Lambeth No. 522, Herr. Arch. 63, S. 82 y , 230.

menteray, Couidrette, Mluine 1000 nehen menliray eb. 4357;

menlerions, Lettre du Prestre Jehan bei Jtibinal Oeuv. de

Rutebeuf t. II Addit, S. 470.

senlerit, SS. Bern S. 173, 9; senieroni, G. Mais. 1215, 11 285; senlerunt,

Ms. Lambeth a, a. o. S. 83 y. 260 neben sentira, eh.

S. 87 y . 490; senlerons, Stavelot S. 275.

pariera: deparleral, SS. Bern S. 97, 32, parlera, Prosa-Perceval

(Potvin) t. I S. 143; parlerwzl (anglon.), Romvart S. 436, 6;

departeroil Stavelot S. 13.

concertera, SS. Bern. 136, 2; reverleral, eh. 56, 20 (nach Brtlliaii

S.84).')

Stellen wir das e in diesen Formen mit deni von viverai, prenderai,

melerai auf eine Stufe, so ist damit aneb die Notwendigkeit

gleichet' Deutuiig gefordert. IJeher die Nattu' les e in riverai,

prenderai, melerai ist man nun keineswegs einig: Suehier, Aue.

Nie. 70, 3 deutet prenderai dnrch Eintritt cines Hilfsvokales, eine

Miigliehkeit, die auch Darmesteter n. a. O. S. 148, Anm. 6 ftir ciiizclne

Fiille zuzulassen geneigt ist; Neumann, Laut- und Flexionsichre

S. 64 ineint: der den Liquiden ais Soiioren (cf. Sievers,

Lautphysiol. S. 25ff.) eigene Stimniton erzeugte einen Vokal neben

ibnen: dieser ist nieht eigentlieh ein stummes e, souderii wir

haben liherail vokalisehes (sonans) -f konsonantisehes 1, r".

Andere, wie Firster, Chev. II Esp. bejahen die schon von Darmesteter

au(gewortcue Frage, oh vielieieht Analogie zur ersten

Koijugatioii vorliege, oder siu(l (loch geneigt, sie zu bejahen,

wie Tobler, Vershan S. 29; aucli Brihan S. 28 hisst iinter

Beruf auf Koschwitz Ztseh. f. R. Phil. 11 483 die Mitwirkung

eines dcrartigen Einflusses mi. Wenn Meyer-Lllbke T . S. 275

poverin, Iorlerefle u. dergi. fUr 'zu erwartendes povrin, lortreule

sieb uiiter Einwirkung des Priniitivums poure, iorire entwiekeli

denkt, so it damit aueh dus Vorliandensein desseihen Ver-

Iit1tniscs von beverai (s. beverage iieben bevrage bei Meyer-

') Auch die 5.st1iclten 'l'exten eigenttiinliclien J'utiira isserai = exire

Iiabco, naisserai, conoisserai stehen mit den ohen angefiihrten niif gleicher

Stiife (Beispiele bel Brihan SS. 34, 74); die entsprechenden Infinitive

schiehen lin Lothr. kein I zwrsdmn s iimi r cm (Apf'rlstedt, Lotiir. l's.

S. XLIV).


56

Lilhke a. a. O.), preoderai, melerw zu altfrz. boivre, prendre, metre

ais niig1ieh gesetzt. Diese ietztere Erklitruug wiirde aber zuniiehst

niii flir die Zeitwrter auf -re aureiehen, iiiid man vtrc

geiitigt, fur (lie auf -ir und -oir Einfluss seitens der ersteren

anzunelinieii, also die Proportion aufzustelleu: partrai, devrai

parlerai, deverai = prendrai : prenderai.

Dem sei min wie ihm wolic, es ist sofort crsiehtiieh. dass

der Versueh einer Deutung des e in den Futuren der Konjugation

auf -ir im Anschluss an die giciehe Erscheinuug in der

auf -re nur auf diejenigen Fitile Auwendung finden kann, in

denen der Stamm auf y, d oder t auslautet. sodass den ohen

mitgeteilten Beispielen iiiiehstens noeh vielleicht zu belegendes

*gronderai und *resplenderai von grondir und resplendir auzureihen

wre. Denn abgesehen von item Umstande, dass jenes

sekundiire e 1iberhaupt nur naeh o 0(1er Dentalis 1) eintritt,

hleibt zu heacbten, dass es gieieligiltig war, ob die vor der

Endung re stehende Dentahis stammhaft ist 0(1er erst ais vermitteinder

Laut eingesehoben war, sodass parferai, pesterai

nicht bios mit bat erun, ,neterai, venderai, sondern aucli mit

sourderai, conoisterai, naisterai u. dergi., unit demgemiiss deun

aueh mit spiiriieh begegnendem escuelderoie, Aue. Nie. 14, 10,

iressalderai, Cambr. Ps. 17, 29 (s. Briihan S. 70) unit vielle.icht

naehweisbarem faiderai, houlderai sowie schr hiufigem islerai,

nieht aber mit cueillerai, saillerai, faillerai, bonifierai auf chie

Stufe zu stelien sind. Wir gewinndn somit in den ziiletzt genannten

Bildungen eine Oruppe von Erscheinungen, die einer

hesonderen Erklirung bedtirfen. Hier znniiehst die Beispicie:

cueillir: Le fruit de l'ente cuellera, Fi. lilaneb. 390; Tait ensemble

la cueiierons, Renart 19867; .lins cueillerai cuer despileus,

M, Halle S. 279, 13; vergi. aucli cueillera in den

angionormannisehen Adgariegenden 16, 28 (Roifs, Rom.

Forse.h. 1); /coeillerui, Bast. Bnill. 2426, juoillera, eh. 3625,

3620; E l'acoillerez en frarie, SGiie 3275; recueillera, Brun.

J)

\'ergl. in(less aucli marberin, e/iaaibei'ière, pw'peri)1. (4estiitzt auf

ein (1er Vie St(3 Jiiliane (ms. Oxf. Bodi. Canonici mise. 74, f) 07r) ontnommeiies

guerperai stelit (ode.froy IV 377 chien nicht bclegten Inflnitiv

guerper aiif; doeh beweist ilieses Futiirum ebenso wenig wie guerpe

(Kunjiin(-tiv!), Ben. ('hroii. 1). Norin. 0112, odor i/ifC7'j)efl', idi. sO2 (mdikativ),

die (od. ehenf;dls


Mont. 2156; recolleront, Psaut Metz, Ms. 9572 S. 293, 30; recueilleras,

Greban 802; recuillerons, Prosaversion des Rom. d.

Thèbes, Constans. Lég. d'Oed. S. 327; cueilleroien, Rab. Pant.

liv. II eh. XV; so noch boute in der Schriftsprache und in

Mundarten, z. B. cueillera, Chans. pop. recueillies en Octobre

1870 t Fontenay - le - Marniion, arrond. de Cain, Rom. X

S. 385, XXX.

saillir: Par oultraige j'assaileray le Roy, Gringoire 11 68 (neben

assaudrout, eh. II 128, assailliras, II 278); assaiheroient, Stavelot

S. 335; assailleru, Mist. V. Test. 24232 (neben assaudra, eh.

24759 und assaillira s. weiter unten); assailleray, l'rosadruek

des Galïen Ii Rest. (a. 1500) S. 161; assailleroient, Rabelais,

Seiomachie, cd. Barré S. 593, assaillerai u. assauldray, Palsgrave

S. 437; das Sehwanken zwischen -erai und -irai (laflert

bis in unser Jahrhundert hinein, siehe Grammaire d. Grammaires,

19e éd. Paris 1867 t. I S. 527. Trotz der Warnungen

der Grammatiker steht tressailk'rai bel Armand Dubarry, Une

Allemande S. 87,

faillir: faillerai, Elie 2110 (Brihan S. 71); A cela ne failleres pas,

Mist. V. Test. 14221; faillera y, Âne. Théat. H 169; . . . . et , si

je disois egal, je ne scay si je faillerois ....(a. 1622), Ed.

Fournier. Var. hist. Iitt. t. iii S. 41. Diese Bildung taucht

in unserem .Jahrhundert wieder auf in dem von Littré s. y.

défaillir scharf getadelten défaillerait bei Cousin, Fragments

philos. 2e éd. 1833 . 206.

bouillir: Nach dom Grammatiker de Wailly (1724-1801) gilt

neben bouillirai auch bouillerai; s. Gram. d. Gram. I S. 529.

% rC ii fl Chabaneau. 'fheoric S. 74 u. 76 hehauptet, dass in

cueillerai, saillerai, overru fflr ovreru, das i (les Infinitivs unmittelbar

(lureh e selbst ersetzC soi, das wiedcriirn seinerseits

bald deni I, das (lurcli Analogie eingeflihrt wurde, weicheii

miisstc". sa vermag icli ihm darin mit Fflrster, Ztsclir. f. Nfrz.

Spr. u. Lit. I S. 85--6. dessert Worte ich mich sochen bedient

habe, nieht beizustimmen, denu coildrai, saldrai u. S. w. ist die

einzige naeh I'raiizsischen Lautgesetzeii zuliissige Bilduug 111111

Uberdies seliarf zu trennen von ovrerai (nfrz. ouvrirai'», VO

(las e durchaiis J)erechtigt ist. lait giaube nicht, dam die in

Rode stehende Ei'selieinung in ihreni \\Teseli versehieden sei

') Frster ;t a. O. 1iflt ouvrirai mit t liir ursprtinglich, s. u.

5


58

von der Iimhildung, welche den Singularis des praes. md. und

des imperat. hetroffen bat, indem er an Stelle von je cou, cueil;

lu cueilz, cuels, eues; il cueili, cueif, eue!; cou, cueil noues je

cueille, lu cueilles, il cueille; coule, cueille trat; vergleielie: 1 e

s'en Guillaumes, s'acueille son chemin, Cor. Lo. 1475 (neben

aqueuli, eh. 2671); Si l'acueille lors a covrir, Renart 16209

(neben aqueil : veuf, eh. 16388); acuelle, Ad. Halle S. 151, Var. B;

acueille (3. p.), Trouv. belges 257, 150; Parmi la maistre porte

acoillc son voiage, Ch. (1. Saxons II S. 110; aqueille, Hast. Buili.

1017; Las! ineseileric m'accueille : vueilie, Mir. N. D. XXVIi

v.1615; recueille, M(m. Par. I S. 170, Jean Lemaire, Illustr. Gaule

liv. li eh. XXII fu XLV1I v und liv. I eh. XXiI; bei der Beschreibung

cines Spieles heisst es: Car cest gieu tout en SO!/

recueille L'ordonnance d'une bataille : fueilie (14. Jalirh.), Vieille

S. 84; on cueille, Rab. Pant. liv. Iii eh. L); recueille, Charron

(1541-1603) bei Darmest. llatzf. XVIo siècle (1887), 2 11le partie

S. 30, 2; il cueille, Palissy (cd. Paris 1777) (geb. 1499?) S. 176

und sonst. Die von FSrster a. n. O. vorgeseblagene irnd

ansser von Bnrgny 1 330 scion viel frllher von Vaugelas 11 360

(ed. Chassang) irnd der Gram. (1. Gram. cd. 1867 I 527 vertretene

Deutung. nacli welcher cueille und cueillera!, auf den

a1tfranzsischen Infinitir cueillier zuritckgehen sollen, ve.rnlag

ich mir niclit anzueignen. Allerdings kennen die meisten der

oben angefillirten Denkmilier, die cueille und cueillerai gebrauclien,

aucit eincn Infinitiv cueillier und heugen diescs Zeitwort

auch in don Perfektformeii, wie wenn es der ersten Konjugatioii

angehirte. Diescin Saehverlialt ging indess gewiss cm

anders gearteter voran: denn sehe ich recht. so volizielit sich

der Ucberti-itt (les Infinitivs sowie der Perfektgrnppe zu I erst im

14. .Jalirhundert (s. u. S. 60), wUirend cueille und cueillerai bereits

im 13. Jahrhundert nebeti sonst rcgelreehter Bildung der tlbrigen

F'ornien begegnen, Frstcr bat aber aue.li libersehen. dass die

Futura saldrai, faldrai, b.uldrai ebenfails zu einer jeneni cueillerai

durchaus analogen l3ildung, niimlieh zu saillerai, l'aillerai,

bouillerai fortgesehritten sind, oline dass diesen Fornien in jedem

1"alie infinitive wie salUer, l'ailler, bouilier oder Perfektformen

nach I zur Seite stflnden. Den sekundiren Futuren saillerai

u. s. w. entsprielit indess folgende Gestaltung des Priisens:

saillir : saille Air saut, B. d. Coniniarchis 1102 (s. Scheler,


Trouv, Belges I S. 331-2); Lors saille sus uns chevaliers, Atre

per., Herr. Arcli. 42, S. 155, 70; D'un oit en nuire saile et uole,

Ms. 2437t (G) des Rom. de Florirnont f0 50à (fils saut in don

anderen Hss.).

faillir: ein Fortschritt von ]toute wenig gehrauehten je

faux (alt fol, fail), tu faux, il faut, deren Schwinden ans der

Sprachc Littré heklagt, zu je faille n, s. w. (,,on ne trouve pas

je faille' Darm. Hatzf. XVI. siècle (1887) prent. part. S. 243)

eheint zu keiner Zeit vor sicli gegangen 0(1er wenigstens docli

nieht nachgewiescn zu sein. Von dem gleichfalls defeetiveu

Conipositum défaillir finde joli indess einmal (las hisher ga.nz unherncrkt

gebliebene, dciii Futurum défoulerai bel Cousin (s. o.

S. 57) entspreehende praes.je défaille: 1}fai7itenantje tremble et je

frissonne, je défaille à l'instant décisif, je sens quelque chose de

suprême qui nous enveloppe, es je balbutie . . . ., V. ilugo, Notre-

Dame de Paris liv. XI eh. I in cd. Bruxelles 1837 t. 111 S.207.

bouillir: bouille au lieu de bout : cette eau bouille ;î gros

bouillons " , Jaubert, Gloss. du Centre de la France t. I S. 161.

Trotz Firster's Einwand nehnie ich hier die Erklitrung

Chabaneau's (Théorie S, 76) fUr cueille wieder auf und dehne dieselbe

auchi auf saille, défaille und bouille ans. Diese sekundiren

Gestaltungen sind eben nichts ais das Ergebnis der Bemuliung.

den Stamm coil, cueil; sait, fail, bouil, wie er in der Mehrzahl

der Ubrigen Formen vorlag (cueillons, cueilloie, cueilli(s), cueillant,

cueilli u. s. w.), auch in denjeuigen Formen des Praesens,

in denen ihm in Folge der Lautverlii1tuissc Entotellang drohte,

aise in des 2. u. 3. I'erson Singularis des Indikativs cueilz,

cuels, eues; cueil!, cuelt, cuet, mgliehst konkret zum Ausdruck

zu i)ringen, und dass es dazu cines Stlitzvokales, eben jenes e,

hedurfte, Iiegt auf der hand. Die erste Persoii Singularis cou,

cueil, sowie der Imperativ cou, cueil gcntigten freilieh zuniiehst

dent I3ediirfnis nach liinheit volhkoninien; wenn beide Forinen

heute cueille lauten, su ist die Anfiigung des stummen e entweder

auf den Eiufiuss der umgebildeten 2. und 3. Person

cueilles, cueille zuriickzuftihren, wie cueil wahirscheinhieh selber

erst einc nacli dem Vorbilde von tu' cuedlz, il cueili gesehaffene

Neubildung fur *coic colli!Jo ist (s. Suchier in Grbcrs Grundriss

I S. 608), oder die heutigc F'orm trat ohne wciteres an die

Stelle de y spi.teren aucli ilirerseits tinter Eiuwirkung des 2. n.

50


60

3. Person entstanclenen €4ebilde je jueu.r, je cuellx, Palsgrave

S. 560; vergl. liber derartige Erscbeiiiungen moine Andeutungen

in Herr. Areh. 83, S. 469-70.

lst die fur cueille, saille, faille, houille gegehene ErkIrung

richtig, $0 stehe ieh nicht an, dieselbe auch fur die reformierten

Futura cueillerai, saillerai, bouillerai, faillerai gelten zu lassen.

1)enn aue.h im Futiirum rnusste die in Folge strenger Ansilbung

der Lautgesetze eiiitretende Verdunkelung des Stammes,

besoilders nachdein 1 in u tihergegangen war (queudrai, saudrai,

faudra, boudrai) oder hei Nichteinsehub eines sekundiiren d sich

dem r der Endung assimiliert batte (/'arra = deeril, S. Bern.

(Le Roux de Lincy) S. 555, defarra, eh. S. 561 (oder a fuir au?

s. Brihan S. 71)), von einer Sprache, die, wie das F'ranziisische,

es sicli so sehr angelegen sein liLsst, die durcit rein rnechaniseh

wirkende Ursacliert hervorgebraehten Unebenheiten durci' Anbiidung

zu beseitigen, ais besonders unangenehin enipfnnden

werden. Mit der Wietlerherstelluug des Stamnies cueil, sai/,

[ail, bouil im Futuruni war aber, wio ohne weiteres ersichtlich,

atich die Notwendigkeit der Einftilirung eines sttltzenden e gegehen.

So entstanden also cueillerai, saillerai, [aillerai,

touillerai, chenso wie die entspreehenden Pracsentia

cueille, saille, l'aille, bouille gewiss oline jede

Riîcksicht atif Anut1ierung au die crste Konjugatioii.

Ztigestanden darf nur werden, dass durcit die soeben goschilderten

Neuerungen ciii rfeii der Formen der in Rede

stehetiden den Àusehein gewaun, ais wenn sic

mir Koujugation auf -er ge1irten. und es ist mir nieht zweifelhaft,

dass erst durcli das verfuhirerisclie Aeussere jener NeuscIiipfungen

die Sprache veraniasst wurde, auch den In-

Iinitiv und die Perfeetgruppe in dem Sinne der ersten Konjugation

umziibildeu. Wenn Vaugelas li 260 sagt: quand on

disoit cueille" et recueiller, on disoit (et il falloil dire aussi)

cueillera et recueillera", $0 nia(-lit or sieli daniit offenhar zum

Vertreter und Interpreteit Jciie î, irregelciteteit Spraehgefulhles,

welches Formen sehuf vie die folgenden: ac-nilla, H. Cal).

SS. 64, 90 (iieben acuil/., S. 118), wjuei/lierent, Bast. BuilI. 590,

aqueilla. eb. 1014, quoi/la : repassa. eb. 3652 (neben aquoeiili, eh.

5627), queillei : baillai, Ph. de \Titrv ('I'arbé) S. 86, acqueilla,

Froiss. Chron. (Luce) 1 I ( i , 1 S., ccueillierent, eh. 1 190, 6,


cueilla, I 154, 23, cueillierenl, 1190, 4, recueillierenf. I 192. 29:

die Participia: qudllhi'l, 1167, 3, recueillie!, I 96, 20. acueilliel,

lI 57, 18, recueillerenl i'oiie,enl, Greban 121373, cueilia : assembla.

eh. 20021 (neben cueillireal : nturnturire)i!. eh. 20019-50), cueillereni,

Jean Leniaire, Illustr. Gaule liv. I eh. XXIII , recueillerenl,

Rab. Pant. liv. 111 eh. XViI (neben Part. recueillies, und

perf cuilly, eh. liv. 111 cli. XViII); ferner je cueillab', Bartscli,

F'ranz. Volkslieder des 16. Jahrh. (Ils. 17. Jahrh,), Ztselir. f

R. Pliil. S. 523, 4, cueillwj : trois (16. Jalirli.), herr. Aveu. 64, S. 230,

part. cueilh, eh. S. 230, uiiti im moderneit Nornianniseh cueill'i.

Chans. pop. rec. en Octobre 1876 lL Fontenay-Le-Marniion, arrond.

de Can, Rom. X S. 385. XXX; ferner die Infinitive: jueillier

(1/)aisier. Baud. Sel). XVI. 71. quoillier, Bast. BuilI. 2522, 3636,

acueillier. Froiss. Cliron. (Luce) 1191, 10. cueilier, Bartseli, Fraiiz.

Volksl. a. a. O. S. 527, 10; 543, 26, coeuillier, eh. S. 520, 12;

519, 31 (neben coeaiiir, eh. S. 530 1 13). cueiller (16, Jalirli.). herr.

Areli. 414. SS. 232, 2343; as.raillierent, Villeh. cd. Du Cange in

1-Iist. (le l'Empire tic Constiuttinople S. 8 (recueillerent, eh.

55. '15, 58), assaillasl. Macanit. Apoplithegmes, Paris 1551, S. 79v.

1)ic Geneigtiieit de y Sprache, die 1Terrscliatt des Verbalstaninies,

so wie er in den mit vokalisch Lu1autender Enclung

verselienen F'ormen de y Praesen sgrup)e, also durcit keinerlei

lautiiche Veriinderuugeii liinsichtli(-li seines koiisouantiseiien

Auslautes beeiufrilchtigt I), vorlag, liber aile Formen und

iiisbesoiidere liber (las Fiituruiti u uszudchiieu , bat in vulkstiimiicher,

und zuweilen aucli in hiIiei'er Rede , aiteli aimf

dent ( ebiete anderer K oiijiiatioiien zu sekuiidiiren 1i'utur_

l)iltlimngen Anlass g'egeben, die dei] soeben erwlhuteii viii!ig

gleiehartig sein dllrften, \'or Cotisera. Comrne quelques-uns It'

disent" imn(l welches auch der allcrdings durehaus nuzuverhissige

englische Verfasser des Donat français (s. Zs. f. Nfrz.

Spr. n. Liter. t. I S. 35) einst Iehrte, fUr coudra warnt die

1)

Vielleicht Italien auch die von ScILL!lcr, Trou v. I S. 331---2

angefiilirten Pracsentis ilmenic fOr deineni, veste fOr vesi, denon ieh

consente fUr consent pufente, Deu le Omniputent ', isse =- isi, Prosa-

Cliges S. 331. 4 liinzufiige, gar uiehts mit (ter ersten Koujiigatiun zu schaffen,

sonderu verdauken ihr Dasein dom Bemiihen, dureli Antligmig cmos sonst

indiftèrenten e den Stainm gegen die zersetzende Wirkung lautiicher Vorginge

zu sehtitzen.

61


62

Gram. d. Gram. (cd. 1867) S. 550; doulera von douloir, Palsgrave

S. 420; touleray von lollir, eh. S. 747 ist vielleiclit tinter

EinfIuss von exioller gesehaffèn (vergL elollée : preceilée. MisL

V. Test. 14104, exlollé, Jean Lemaire, III. Gaule liv. I eh. XXIV);

je diserais dirai erklingt in Centralfrankreich, Jaubert, Gloss.

du Centre d. I. Franco I S. 345; zweifeihaft ist laisera$, eh, 11

S. 347 (vergi. e li comanda qu'il se laisas€ (2 mal), Serm. Poit.

S. 52; lat/ser : appaiser, Montaiglon et Rothschild, Recueil d.

pués. frç. t. XI S. 121; taisées, Ohiv. d. 1. Marche, Mém. t. II

S. 162); doeh gehrt hierher das (lem iUteren Panser Dialekt

angehiirige je comparoisserions, Vadé cd. Leeoeq S. 124 u. Nisard,

Etude sur le lang. 1)01). OU patois de Paris etc., S. 248; j'a/ierai

fur j' irai hegeguet naeh Jaubert a. a. O. I S. 64 fast nur in der

Kinderspraehe; vergi. dazu pralleroi1 ans den Mém. d. Ph. de

Ilurges (a. I610) bei Godefroy, fase. 55 S. 366; ponheroie = poindroie

Ztsehr. t'. R. Pull. 111 S. 305)) lImon schuiessen sieh ais

gleiehgeartet eine Ileihie von F'iiflen an, in denen nach Ausfall

intervokaliseher Deutalis hiatustilgendes y () zwischen Verbalstamin

und Endung trat und die nun den auf solehe Weise

erwciterten Stanim aueh im Futurum zu uureehtmissiger Geltung

bringen. Das von Vaugelas (Chassang) II S. 321 gebilligte ans

.s'eyons geilossene sciera (von seoir), in der Wendung cela vous

seiera bien. welches in dom noeh von der Gram. d. Gram. (cd.

1867) S. 541 neben assiérai zugelassenon asxeyerai wiederkiingt.

wird von Ménage und Th. Corneille (zu Vaugelas 11 S. 323)

vcrworfen zu Gunsten von siéroit, einem Gebilde, welches, an

die staininbetonten Foi-men des Praesens angelelint, lin Grunde

iiieht wdniger bedenkiieh war; doch moehten die Sprachivcrbesserer,

iiur 'in sehr gencig't, das e in derartigen Bildungcu ais

chi Zeichen des in vulgii.rer Spraehe hiiufigen und oft getadeltou

Ijehertritts 'in T aufzufassen, in siérai eine Form sehen, die

dciii 'Wesen der Zeitwirter auf -oir besser eutspraeli. Ein

gleiches Verliniten beohacliten zuweilen die Futura von folgenden

Zeitw5rtern auf -ir: oïr : oyerait. Psaut. Metz. S. 157, 19; vergi.

aueh vous oyerez chanter la messe . . . .", Dialogue . . . . de

deux Marchands, Lyon 1573, bci Éd. Fournier, Variétés Histo-

) .L)icse Form wcist nacli Griber ii. a. O. auf provenzalisc'he Nachbarsc1iii't.


iques et Littéraires . . . . t. I S. 79, Tuf ouir, eh.; hair : hayerai.

Paisgr. S. 579; hrnerey, Donat franç. u. n.. O. S. 35; vergi. aueh

haeroit aus einer Urkimde Y. J . 1370 bei Godefroy fasc. 58,

S. (107 s. y. raselter; / Ne dan Iluge del Chastel ne s'en foira

mie, wo Ms. Linsoin joiera hat, Jord. Fantosme in Chron. D.

Norm. t. 111 S. 572 y . 1003, ue fa ne goiera quatre mois acomplis

De Ludie ...., Bast. Buili. 4527, joueres, Mén. Reims. Ms. F.

S. (1, 10, joyerez, Pet. Plet. (0) 167, 3 und joieret. Ezechiel

105, 14 bei Brhan S. 83; Ne goyeront alcunement des chouzes

. . . ., Stavelot S. 278. Zu heachten bleibt, dass Scheler.

Hast. Buili. S. 291 an die Existenz eines Ifflnitivs goier (duflir

ein Beispiel bei Godefroy t. 1V S. 648 nus (lem Jahre 1406)

glaubt und don Indikativ fourgoe = fourgosl (Baud. Sel).

1 170) nachweist; fuir fuierunt, Camhr. l's. Ils. A 63, 8

(Brï1ian S. 72); mire Li joues Igonceiz (sic!) ruigeront, Psaut.

Metz S. 292, 23; foir = fodere Enfuerunt en aitres de mustiers,

Roland 1750, wo Gautier gloss. s. y . mit LTnrecht die riel spiitere

Forin enfuirwu in don Text setzte, gehiirt ebenfails hierhei.

Desgieiehen puera von puir putere, falis es wirlich dreisilhig

gesprochen wurde: Plus puera ke farcin ne ke autre colure in

dom metrisch sehr riitselhaften Ms. Laniheth Palace No. 522,

Herr. Archiv. Bd. 63, S. 88, y . 550; aiteli Pals-rave S. 736 kennt

ein puera y neben je pus, que je pue, und wcnn naeh Godefroy

fasc. 56, S. 460 die Ausgabe des Dictionnaire de Trévoux vom

Jahre 1740 (1704?) nocli je pus, tu pus, il put enipfiehlt, so

intchte man Bedenken tragen, der bei Darmesteter u. Ilatzf..

Le 16e siècle en Franco (1887), preni. part. S. 244 anzutrcilenden

Aufstellung, dass clas im 16. Jahrh. nehen purai, puirai (dreisilbig

?),je pu (sic!), lu pus, il put begegnende puerai ais cm

Anzeiclien fUr begiunenden Konjugationswcchsel zu gelten liabe,

beizustimmen. Erst die Granimatiker Danet (1640-1709), Furetière

(1620-1688), Richelet (1631-1698) erkennen, wie Godefroy

a. a. O. bemcrkt, puer neben puir an, und Godefroy t. III S. 76

tliut deshalb nieht wohl daran, wenn or ans dem Imperfeeturn

eznpuoienf (aiino 1403) und empuoit (noch iilter) chien liifinitiv

ernpuer = empuantir, être empuanti crschliesst. Furetière und

Riehelet lassen ubrigeiis dus Praesens je pue u. s. w. noch uicht

zu (s. Littré s. y.); doch vergi. Barbe qui pue comme ravine

(17. Jahrh.), Var. hist. lift t. IV S. 318. Ist puer demnacli eine


(4

Abstraction ans pueray, die zunchst ohne Einfluss auf die

sonstige Gestaltung des Zcitwortes hlieh? Aut eitier Stufe

mit pueray stelien: conclui!rwj, Mém. du Maréchal de I3oucieaut

in der Collection univ. des Méni. partie. relat. à l'hist. de France

t. VI ( 1 795) S. 407 (15. Jauni.); conclw'ray, Palsgrave S. 493;

concluera (a. 1634), Var. hist. litt. t. II S. :355, und iioeh in deni

117 erse.liiencnen dritten Bande von Vaublane, La France aux

temps des Croisades S. 198 liest man: on n'en concluera pas;

ricray von rire. Palsgr. S. 604.

Das Traehten des Futurums nach Auseliluss an die Verhiiltiiisse

des Praesens bekundet sieh Ubrigens nocli in cinein anders

gearteteii Vorgange. Das Futurum eiuigcr Zeitw;rter suclite sieli

ninilieli aiieh insotern mit (lem Praesens in Einvernehmen zu

sctzcu, ais es den in tien stammbetonten Pracsensformen zu lleeht

hestehcndeii Diphtliongen, der. wie man weiss, auch sonst gern

in endunglietonte Foriiicn eiiidrang, an (lie Stelle tics ibm lirsprlinglich

zukominenden cinfachen Latites zit selzen sieli nielit

seheute. Aussei' triili und hiLnlig auftreteiideu cueldrai, cueid,ai,

viendrai, tiendrai (s. Behrens, Unorganiselie Lautvertrctung

S. 161f, Br3Iian S. SI; vergi. auch tienera, Br3Iiau S. 81); /ierrai

von férir, G. Coinsy, herr. Arcli. Bd. 67, S. 265, 191, Psaut

Metz S. I 32. 57; requierrunt, Lib. Psalni. App. CIV, II ; acquierras.

La Fontaine (les Amoureux (nuito 1413) in Itose (Néon).

y . 433(vergl. aucli Behrens, lJnorgaii. Lautvertretuiig S. );

ferner euvre,ai.s ouvriras, Psaut, Metz S. 150, 16 iteben cuvrir,

eh. S. 217, 2, aeuuerle, eh. S. 302, 18, euverte, el). S. 353, 31,

euvreiz, S. 321, 19; mnerrail mourra, Psaut. Metz S. 123, 5,

muerrai, eh. S. 321, 17, muerreiz, eh. Ms. 9572, S. 237 1 7 (lin

rlle\t morreds), wozu ilian muerir, Veng. Rag. 5622 und moerut,

Jtibinal, Notes et Eclaireissements zu Rutebeuf t. II S. 411 sowie

Bebrens a. a. O. S. 9 verglciehen kann, denke ich hier besonders

an die sekundiLren Bildungen oirai und /Iairai, deren von

Bi'jhtan S. 75 niclit festgestellte Zweisilbigkeit keinein Zweifel

melir begegnen wird, wenn man folgende Beispiele vergleiclit:

Waislre Jan, il vous aira bien, Reniy Belleau, La Reconnue,

Ane. Théat. 1V 429, oiront, eb. IV 394, Et quant mon lrpas

dire airez (16. Jahrh.), Mont. et Rothsch.. Itec. d. Poés. frç. t. X

S. 135; Vous n'oirez point des chants plus beaux (a. 1641), Var.

hist. litt. t. VII S. 220; GesI art chemin hideux hairas, Jean


Bruyant . , Chemin de Pauvreté et de Richesse, im Mén. Par.

t. ii S. 20, Si le /a!/t et iwyra des or, R. Rose, cd. Amsterdam

1735, y . 11277 (= Méon 10739 hara); das bei Palsgrave S. 579

stehende herr'i finde ich wieder in herra, Galien (Stengel)

S. 209, 27 (Ms. 1470 (Prosa): hairra) und mit nicht geminierteni r

in: Tu la lieras legiererneni, Hem. Amor. 727 (14.-15. Jahrh.), wo

der Cod. Venetus hairas sehrcibt, s, cd. Korting S. 96. Ebenso

beurteile icli ausser den bei Brilian a. a, 0. mitgeteilten Beispielen

folgende ebenfalis in Prosatexten begegnenden Gebilde:

oiroi/, Méin. Mar. Boucicaut S. 47 (Anfang des is. •Jalirh.);

oiront, eh. S. 268; oy/ont. Mémn. Oliv. de la Marche t. II S. 380;

oyroit, Rab. Gar. liv. I eh. XVIII; oiray, Rab. Pant. liv. III

eh. XXVIII; oirez, eh. liv. III eh. XXXII; oyra, liv. 1V Prologue

und so noch Imeute neben orrai in) style marotique; /ieira, Honnouré

Bonet, L'Arbre des Batailles, herr. Areh. Bd. 67, S. 66.

Die Erklirung dieser Erscheiuuug sehe icli, wie selion angedeutet.

in einer Anniiherung des Futurnins an die stammbetonteim

I"ormen des Praesens: von ci audis, oient = audiunt,

de = audiam, oies = audias u. s. w. wurde ursprllngliclies os

= audis, ot = audit beeinflusst, vergl. oit : droit, Rich. Bians

4027; oyî : ordonnoit, Cl. Marot, Darnist. Ilatzf. (1887) 2e part.

S. 188; von haz (: braz, Mont. FabI. I 103) gelangte man zu

haie, li'l. Blanch. 784 irnd hai, Mort. Garin S. 49, hay, Galien

(Guer. Dr.) S. 81 wie von faz zu l'aie, fai; dureb Einflnss von

hes, bel, hee,it entwiekelte sich je lie, Enf. 0g. 7428, :plenté,

Mi.tzner, Altfrz. Lied. II 7, Ch. d'Orléans 8; je lies, Greban 4018

und der hiufige Konjunktiv hee ftlr hace, wie denn unmgekehrt

der ersten Persou hai zu Liebe, die andern stammbetonten

Fornien des Praesens ihr geschlossenes e zu Gmisten von ai aufgaben;

s. hait fllr lieS, Mort. Gamin S. 202, hIonnouré Bonet,

L'Arbre d. Bat., Herr. Arch. Bd. 67, S. 188; hayt, Rose, cd. Amsterdam

1735, y . 11277; bayent = heeni, L'Arbre d. Bat. a. a. 0.

S. 196; liaient, Galien Ms. 1470, S. 6. Beispiele fur (las gleiche

Verbalten der Spraehe in der Entwicklung des Futurums von

Zeitwrtern anderer Konjugationen habe ich zusamnmengestellt

in Hcrrigs Arehiv Bd. 70, S. 361 und Bd. 83, S. 469; diesclben

wcrden hier mn eine betrehtlichc Anzahl weiterer

FIle vermehrt noch einmal vorgefuhi't: doinray = donrai, Mir.

N. D. VU S. 348, y. 1005; neben hulufigem lothringisehem

RiBop, Studien. 5

65


66

moinrai oder ,noenrai steht ?neinroie, Claris 9039; je rernainerê,

Mist. V. Test. 20392; emmeinera, eh. inipr. C 17808 (im Text:

inenera), (perf. ameina, Galien (Gal. Dr.) S. 57); lievera, Greban

30702; reliei'era, eh. 7928; re/ievero?u, eh. 16751; eslieneray.

Palsgr. S. 611; grieueroit gebraucht Claude Fauchet, Recueil

del'Ong, et de la Langue et Pos. franç. S. 191; treuveronl,

Doc. relat. aux Crois., C ygne t. I S. 346 und bei Jehan Torzelo,

Cygne t. II SS. 542, 550, 551, 553, neben dem aueh

von Vaugelas t. I S. 229 nieht ganz verworfeneii Tnfinitiv treuver.

Mist. V. Test. impr. B 16512, Ch. (l'Orl. S. 67. Ileptaméron

(cd. Jacob) S. 219, Hist. d'une Courtisane (n. 1608) in Var. Ilist.

et Litt. t. I S. 51; treuva, eh. I); doiveroit, recoiveront, Doc. rel.

aux Crois., Cyrie t. I S. 384; doyvera (a. 1417) bei Godefroy

t. VI S. 679; doirai oder doivrais, Jaubert, Gloss. t. II S. 522,

woinit rnaii doibvans, Rab. Paut. liv. 111 eh. 4; doibviez, eh.

lilj. IV eh. 8; recoivoyent, Rose, cd. Amsterdam 1735, y . 12030

vergleiehen kaun; peurrai = pourrai, Jaubert, Glos. du Centre

t. ii S. 168 neben peuvons, peuvais, eh. t. II S. 168 und que je

peuve, eh. t. II S. 207; i'euldron/, Griseldisdrama (cd. Groeueveld)

y. 6; dieudronl (im Text: diendroni) von douloir hei ,Jubinnl,

Ruteb. I 474; dieura, eb. I 475; deuldra, Clir. de Pisan, Long

Est. 4726; deuira, Remed. Amor. 483; deudroieni. Dit. de Guili.

d'Angl. S. 187; deurrai, Darnist. Iiatzf. Le XVIe siècle (1887)

prem. part. S. 243; sceronl sauront, Honnouré Boiiet, L'Arbre

des Batailles iii Herr. Areli. Bd. 67, S. 56; scayra, Mist. V. Test.

1) Abiehtlieh lasse ich bel Seite Fidie \vie: pieuvera, Mist. V. Test.

5737 fur ploiera neben pleuvait, Mini. 011v. d. 1. Marche t. Il S. Il; pt.intron1,

treban 14)7 neben peina, Xsop. I 14 (Robert IL 431); peinons, 11ist.

V. 'l'est. iiiipr. G. t. 111 S. 59; peinerenl, Chron. Loys Bourb. S. 172; peiner,

Miu. Mar. Boucle. SS. 207, 277; part. peinez, eb. S. 206; peina, eh. S. 221

(mit der von Behrens versuchten Deutung soicher Gebilde (s. Unorgan.

Lautvertr. S. 32) vermag ich tnieh nieht einverstanden an erkliiren); poisera,

(alïeu 308, 42; 361, 42; Amadis liv. VIII (a. 1548) f 0 29'; Jean le Maire,

La Description du temple de Venus, C, 111 b neben poisasi, Est. Pasquier

bei Darinst. Hataf. (1887) 2e part. S. 143; poisanl, Chron. Loys Bourb.

S. 132 u. n. in. Denn hier kUnnen die Substantiva pleuve (vergi. plueir,

Aux. Ms, B. N. 789 cd. 1'. Meyer y . 133; R. d'A1i. (Michelant) S. 146, 24;;

Romvart S. 451, 21) (vcrgl. auch il n'y plu#j)-a pluye , n'y fuqra lumiere,

Rab. Pant. liv. 111 eh. 3; pluit = pleut, Aux. Ms. de Venise y. 493); peine,

poi(d)s den Vokalwechael versehuldet haben.


10198, 10417; scairoil, eh. 11728; scayra,, Âne. Th. t. I S. 361;

perrJ fur pôrra von parofr, Greban 15168, Mém. OIiv. d, 1.

Marche t. II S. 251; (Ipperra, Vieille S. 10; Mdrn. ()liv. d. 1.

Marche t. n S. :23 nehen aperoir, eh. t. ii S. 211; apperay,

Palsgr. S. 104 1); voirray, Mist. V. Test. 1567, 1643, 1,1150 u. s. w.;

Innerhalb dieses Ralimens betrachtet, scheint die von Behrens,

Unorgan. Lautvertr. S. 5-6 in '/weifel gezogene Annahine analogisclier Cebertragung

in dom fut. perrai, epperrai doch don Vorzug grGsseier Wahrschejnlichkeit

und Natilrliehkeit beanspruchen zu di.irfen. Ueberhnnpt ist es

vonniiten, ver endgiltiger Entscheidung der Frage jedes der cinseliliigigen

I )enkiuiiler einzcln fur sie]t darauf hin zu priifen, ob und in Wie weit in

ihm die Neigung sichtbar wird, in lautflch genau analogen Fiillen don

gleichen •Wandel von o au e eintreten au lassen. Bei dieser Gelcgenheit

selon deuil auch die Bedenken geitussert die sicli mir gegen die von

Behrens n. n. 0. angestrebte rein phonetisehe Deutung der Praesensfonn pari

fur peri anfgedriingt haben. Beliufs richtiger Wiirdigtmg des Vorganges

war es crforderlieh, nicht bIos hei dein sing. praes. id ., \v[e Behrens thut.,

stehen au bleiben, sonderu aueli die librigen stammbetonton }'orluen in

Beraeht au zieher,. Denn der in Rode stehonde Wandel von e zu a

findo4 abgesehcu von dom anderwoitiger I)eittiing unterliegenden Ijebergange

der Perfektendung -erent zn -areni, nitr vor r+Kons. statt, wie

aiteli diircli die zhlre.iehen i3eispiele bel Behrens von neuem bewiesen

wird. Sehen wir tiun niciitadostoweniger aueh in don Fornien mit reinem

r, also in jere, pereni, (lie Ilercitwilligkeit des e, sieli durch e verdrbngen

ZU hisen, 80

wird man (lie Notwendigkejt ciner abwoichenden Erkhiriing

znniielist wenigstens fur die so gestalteten Forinen zugehen Iniissen. Belspicle:

die in der Méon'sclten Ausgabe des Rosenromans stehenden

itciine pereni (sc]imuicken) : perent, 8944— 5; apereni : pereni, 12134-5

werden 111 (10111 1735 'Lit Amsterdam erscliienenen Abdruck einer spiiteren

Ils. ersetzt durcit parent : apparent, 9332-3; apparent : parent, 12653-4

aneh mm Vorsinneru stehendes apereni, Rose (Mt'.on) 20528 latitet hier

apparent y . 21242. In der 'l'uriner lEs, des Roui. de Floriu,ont heisst es

f0 23 1 Del uenfre i parent li buel fur don iihrigen l[ss. cigenes perenl.

Aiteit :uif (las bel Rai,. Pant. liv. III cli. 24 au lesendo dispirent von spiit

aiiftretendom disparoir soi verwiesen. Ein weiterer von Behrens n. a. O.

bestrittener Uinstand verdient hier Erwiihnung; snob arer == arer bat, bevor

es ans der Reille' der lebenden W'drter schied, an Stelle von rogelreehteni

ere == arat, Ph. Mou.sk. 10031; ereni = orant u. s. w. Formon mit a ontwickelt:

arent, Rose (Méon) 19877 (cd. 1735 y . 20583); aren(, Ysopet I,

LV (Robert t. I S. 29S); are, Ysopet 115 (Robert t. Il S. 493). Liegt in

ail uliesen Fuillen Analogie au den endungbetonten Formen ver, se wiiehst

ilainit (lie %Valirsclieinlichkeit der gleichen Provenienz des o in part. Dieselbe

springt noch mehr in tue Auugen, wenn man daa Verhalten der in

ziemiielu junger Hs. ilberlieferten Mort Garin beobachtet, hier steht

S. 119 und apai'i, S. 120 neben peri von perdre, S. 57; perce, S. 'iS; vert

5*

67


68

voirra = verra. Ronsard, cd. l3lancbemain t. iii S. 49; voirrai,

eb. t. 111 S. 149; voirras, eb. t. HI S. 79; voirroit, C. Nouv.

t. I S. 257; voirras. Âne. Théat. t. IIi S. 99; voirai(-ay), Vadé

(Leeoeq) SS. 112, 116, 120; revoirons, Clans. 1)01). rec. eu

octobre 1876 à Fontenay-le-Marmion (arrond. Cain) in Rom. X

S. 368, 1V; Rob. Stephanus coujugirt: Je Joiray, lu roiras,

il U'oira; je Voiroye .... . eut ut alU .çcribuni je Verroye

, Gram. Gall. S. 50; liber den Gebraueh der Patois s.

Bebrens, Ijnorgan. Lautvertretung S. 20; modernes pourvoirai

fiude ieh ais die gcw;hn1iche Form hereits im Mist. V. Test.

und lei Greban z. B. 2107, wiihrend das erste 1)enkmal neben

einfaehem voirrai el)cllso hiiulig verrai kennt, eine Form, die

letzterer ausseliliessiicli anwendet; vergi. feruer: pourvoiray,

Mélusine (cd. Brunet) S. 169; pourvoyrwj, Âne, rIlIéat, t. 1V

S. 286; pourvoirray. Amadis liv. V f0 34v; chierras fUr cherras

von c/ieojr, La Tour de Landry SS. 74, 76; die frilheii Zengen

fur ncufranz. assidrai finde icli in: assierrons, Mist. V. Test. 610

(serroul. el). 18363; sierroiL Maeaalt, Apophthegrnes (o. 11)

S. 121h ; sierra, eh. S. 123b 1); damit ist zusamnieuzuhaiten das

S. 95; apers = aperlus, S. 168; hesbergenl, S. 182, in unbetonter Silbc

allerdings auch einrnal pardirent, S. 99. Die Ils. C des Mistre du Viol

Testament bekiindet keineswegs die Neigung a fur e eintreten zu lassen,

sonilerii bevorzugt e aiich da, wo e sonst viel gewuhuuieher ist: vo schreibt sic

perfaire, 9400; perfaicle, 8440, 8517; perfaic(, 8648, 9511; pervenir, I 0891;

apjit'rtieut, 4006, 9287, 11951; espeiyiner, 1350, S231; esperguonS, :115;

esperguez, 11)817, 13506, iiiid setzt doeh freilich in der Betonung versehiedenes

apari, t. I S. 244, wo, was gleicherweise von Bedeutung ist

der von Rothschild verUffentlichto Text, veiner sonst durchgiuugig hounerkbar

werdendcn Vorliebe l'Or a zuwider, aperi setzt, welches deun

natiirlieh (lii, wo es mit descouvert reiint 6399, auch in Ms. C unangetastet

bleibt.

') In den panaulelen Bi!dungen soirai, choirai ist der Sachverhalt insofenu

ein anderer, ais hier wahrscheiulich die dureli die Synkope des

vortonigdn e cintretende Verkiirzung der Infinitive seoir, cheoir zu soir,

Mir. N. D. IV S. 177, y. 770, ProsaCIiges SS. 296, 310; assoir, eh, S. 297,

Chans. lliig. liv. i S. 92, 7; choir, a. 1491, Godefroy VII 162 den ersten

Anstoss zu der gedachten Cinbilduug gab. l)ieselbo Erseheinung liegt

ja auch in der l'raesensgruppe vor und hier diirfte besonders das

Vorhiid von voir fOr veoit, ausselilaggebend gewesen sein. Der Fortschritt

von serrai, cherrai zu sol(r)rai, c/ioi(r)rai entspnieht dann dciii

Wandel von verrai zu voi(r)rai. Frhihe Beispiele sind soirra (gegen

1530), Mont. Rothschild, Rec. de Poés. franç. t. XI S. 182; sursoira (ii.


von Chapelain, den Vaugelas t. II S. 34 ,,un des plus grands

génies de notre langue" nennt, vorgesehiagene s'assieioient (s.

Vaugelas t. I S. 274. Es ist hier ferner zu nennen boirai,

Rons. ed. Blanchemain t. iii S. 49; boirez, Âne. Th'at. t. Il

S. 84; boyray neben buray, Palsgr. S. 529; hoiroyent, Palissy

S. 299; oder dialektisehcs hoivrait, Rimes inéd. en pat. perch.

rec. et p. p. Ach. Genty, Paris 1861, S. 54 neben hereits in alter

Zeit hilufigem croirai; mit croyons auf gleicher Stufe steht:

boivanz, Dia]. Greg. 253, 22 (s. Behrens a. a. o. S. 19); heiveit,

Mont S. Mieh. 2167 (Behrens a. a. O.); hoivaiU, Ronsard t. Iii

S. 80; boivoit, eh. t. vii S. 274-5 dreimal; in modernen Mundarten:

boivoram's a p'tits coups, Mais boirornm's foufous, Rimes

inéd. en pat. pereb. rec. et p. p. Ach. Genty S. 54; ferner Behrens

a. a. O. (vergi. aucli die Nomina: boivarde, Ronsard t. iII

S. 166; hoivable. .Jaubert, Oloss. du Centre t. ii S. 476). Eine

voh1 nur graphisehe Anniilierung an (lie Sehreibweise des

Praesensstamines ist anzunehmen in fairai fur ferai. Gar. Lob.

55. 1, 4, 5 u. stets; fairay, Anc. Théat. III 154; fairont, Montaiglon

et Rothschild, Ree. de Poés. franç. t. VT S. 29.

Kebren wir nunmehr zu deni unorganisehen e im Futurum

von Zeitwirterii der zweiten Konjugation ziirflck. In diesen

Zusamnienhang gehirt auch der seit dem 14. Jalirhnndert

bemerkbar werdende Einschub eines e in die Futura

von mourir, quérir und courir, alt querre und corre,

der also eine Lisung der in der alten Sprache so sehr l)eliebten

engen Verbindung von stanimhaftem und Endungs-r

zu bedeuten scheint. Beispiele: mourerei im Donat français,

Ztschr. f. Nfrz. Spr. u. Lit. 136 ist nieht ghosl word", vie die

Zeile: Ou je moreray en mer pour li, Ph. de Vitry (Tarhé) S. 50

beweist; im Prosaroman von Joseph von Ariniathia (Weidner)

S. 36, 324 fttgt die dam 15. .Jahrhundert angebLirige Hs. F

(B. N. 1469 cf. Weidner S. 111) zu den Worten: lu m'aideroies

143), Var. liist, litt. t. I S. 3;l, welches naeh Behrens a. a. O. S. 15 bereits

uni cm .Jthrhundert frilher von Iic1ielet (1631 - 1698) erwhnt wird;

cschoira, Jean le Maire, lflustr. (au1e, liv. III, P LVII r nebeii poursoieni

(a. 1312) bei Godefroy t. VI S. SUS; soiez, Mir. N. D. IV S. 177, y . 772;

Àne. r1Iat t. III SS. 131, 1411; assOys, Palsgr. 713; dehois, eschais, eb.

514; assoie, Tu. Corn. 'iii Vaiig. T '274. Die :uf' der Sciireibang des lnf.

seoir, c/ieoir ileriillenden Praeitnsfrinen .çeo,js, Pakgr. 719, chcois, eb. 544

tiiiilen sieh niieli lieiift, a. B. (1SSCO5, Zola, Assoiiiiu. XI :135 (iIluSfr. Ausg.).

69


la

70

liinzu: e! secoureroys (sic!); discwTeruunt (anglon.), Roquefort

s. y . Dj.s'curir und Burgny I S. 327; secourreray (sic!), Galien

Ms. 1470 S. 287; je secoureray, Mém. Mar. Boucie. S. 380; encoureroient

leur ire, eh. S. 347; il cncorera fa peine . . . (anno

1628) Var. hist. et littér. cd. E. Fournier t. VIII S. 314; encourerunt

(anno 1568), eh. t. I S. 271; encourerons (anno 1622),

eh. t. VII S. 257; courera, eh. t. VIT S. 7 (a. 1620); requerreront,

im Dialekt von 11e 4e France, Mctzke, Herr. Arch. Bd. 65

S. 89; requereroieni, Stavelot S. 38 (querir, eh, S. 19); requereront

ans chier Urkunde y . .J. 1010 hei Godefroy. fasc. 55, S. 306

s. V. préai/er; acquererez, Var. hist. litt. t. 11 S. 362; vcrgleiche

aucli: aparereit, Ils. C des Coinputns 2564 (Br;5lian S. 54-55).

leh halte es fUr rn;glieh, dass diesem e ursprunglich mir die

Bedeutung eines orthographisehen Zeichens fur die zweigipfl ige

Ansspraehc des geminierten r zuzuerkennen ist. D;iftr spricht

auch die Mitteilung des rrli. Corneille zu Vaugelas J 401, dass

(lie Neigung hestlinde,je secourerai, il discourera 'in schreiben(!),

quoiqu'en pariant on ne fasse ces futurs que de trois syllabes.

Der Sehiiftsprache war nilmlich daran gelegen. dem schon seit

frulier Zeit drohenden Zusammenfail von rr und r ganz besonders

energisch da entgegen 'in treten, wo die kiare Unterscheidung

von sonst gleichlauteiiden Verbalformen heim etwaigen

Eintreten desselben in Gefahr geraten wi're. Beza, De franc.

ling. recta pronuntiatione (cd. Tobler, Berlin 1868) dringt noch

darauf, dass die Gernination Uberail gewahrt bleibe (s. unten);

doch verzichtetc hinfort (s. Koschwitz. Gramm. 4. Neufranz.

Schriftspr., Oppein 1889, S. 95) die Spraehe tiberali auf die

doppelgipflige Ausspraehe (les ri- und hielt, ausser in einigen

Lehnwiirtern, sic mir nocli fest im Futurum von courir, mourir

und quérir, uni 80 courons, mourons, quérons Von courrons mourrons,

querrons (hier ist ri- zuglcieh ortiiographishes Zeichen fUr

die offene Lautung des e) untcrsclieiden 'in kinnen. - Bci dem

Bernilben iiidesen, einei' Forilcrung, wie sic z. B. von Beza

n. n. O. S. 37 ausgesproe.Iieu wird, dass das r ,quum geminatur,

fortiler est et/erenda, una quidem priorem syllabum finiente, ait era

vero sequentem inchoanle, ut barre, beurre, courre, errer, ferrer,

fourrer, quarre, verre'', mit rniiglichsteni Naehdrucke 'in genilgeli,

konnte sieli leieht ciii vokalischer Nebcnlaiit zwisehcn don

beiden r e rgehen und 'in syllabiselier Geltung gelangen. Eine


solelie kaon zwar ans den mir zu Gebote stehenden Beispielen

nieht ersehiossen werden und Iiegt aucli nieht in dent aparereit

des Computus oder dom morera,' hei Ph. de Vitry vor, seheint

aber doeh hervorzugehen ans chier der soeben mitgeteilten

Bemerkung des Th. Corneille zu Vaugelas I S. 401 unmittelbar

vorangehenden Aeusserung desselben Grammatikers: J'elaens

souvent demander, si au futur de courir il faut dire(!) je

courerai ou je courrai", und zwar trennt Thom. Corneille

diese Fragesteller ausdricklieh von soleben. (lie nur die viersilbige

Schreih ung secourerai rieben dreisilbiger Ausspraehe

aiierkennen. - -- Neben diesci Rllcksicht auf die seliarfe imd

(leutiiehe Artikulation des geminierten r kann aber noch

eût anderer. nicht minder miichtiger Impuls die Linsehaltiing

chies e in die in Rede stehenden Futurformen gefordert hahen,

iiminilich das Bestreben, den dent rr vorangelienden Vokal in

semer Lantung mit dom in der Praesensgruppe, sowie im Infinitiv

(mourir und tien: courir, quérir) in Einklang zu l)ringcn.

Allerdings wird sich ein Unterschied in der Quantitt oder

Qua.1itt des Stammvokales von courir, je cours, courons, coure,

mourir, mourons einerseits und courrai, mourrai andererseits

mit wllnschenswerter Sicherheit nieht feststellen lassen. Dom]

wenn auch nneh Koschwitz. Grain. d. Nfrz. Schriftsprache S. 114

die MÔgliclikeit besteht, dass jonc Futura ihr gedehntes ou

atis dent Praesens erbalten haben, sodass damit cine ursprllnglich

vorhanden gewesene Versehiedenheit zwisehen beiden Zeiten

erst naehtrilglieh beseitigt worden wre, so wird doch andrerseits

die von Koschwitz a. a. O. gehegte Mutmassnng, dass jene

Vokaldehnung chier rein phonetisehen Wirkuug des r(r) zu verdanken

sei, in der rrllat besflitigt dureh folgende bel Boza n. a. O.

5.90 sich findende Angabe: ,,Omnis s1iaba aide geminatum rr producitur,

ut cu(airre - '-i, catairreux '-• - --, ferrer, querre, ferre,

pourrir - . enterrer '--'-". - Lin deiitlieh 'su Ge1iir kominender

Gegensatz in der Lautung des Stanimvokales besteht indessen

zwisehen dem Praeseus nous quérons tait e und dom Futnrum

querrai mit , und ieh halte es iiieht fur ausgeschlossen, dam

Formen wie requererous, analog den anderen obcii behandelten

Filhien, einer 'Fenitenz ibren lJrsprung 'su verdauken liaben,

deren Ziel es war, den in doit meisten Formen der Praesensgruppc

cildiiigendeii Stani nivokal dad tircli, dass naeh Einschal-

71


72

tung cilles e zwischcn rr dieser Konsonantenverbindung ihr

phonetiseher Einfluss auf letzteren entzogen wiirde, aueh mi

Futtirum mir Geitung zu hringen. 1) Dieses Trachten nach Gicieliiieit

liess ja auch bci diesem Zeitwort 'ziiweilen den in den

hetonten Praosensformen stehenden Diphthongen im F'uturum

zu; vergleieiie: acquierras. La Fontaine des Amoureux (anno

1413) in Rose, ed. Méon, y . 433; requierrunt, Lib. Psaim. Appondix

CIV, 44, s. auch Behrens, T]norgan. Lautvertretung S. 8;

und danehen mit Trennung des n-: acquierera ans der Sat.

Mén. angemerkt VOil Darmest. et Ilatzf. (1887) prem. part.

S.243.

Es darf hier nicht libergangen werden, dass anch in ciner

anderen Kategorie von Zeitwôrtern auf -ir, nim1ich in couvrir,

ouvrir, offrir Un(l souffrir, auf dern altfranzsischen Getainintgehiete

im Futurum insofern eine Entstellung des Staniines

eingetreten war, ais das radikale auslautende r sieh von Ietzterem

losgemst und infoige von Metathesis sich mit dem r der

Endung zu einer Lauteinheit verbunden hatte. Aber anch die

SO entsfandenen, bereits in den ititesten Denkmilern hemerkbaren

Bildungen co(u)verrai, o(u)verrai, offerrai, so(u)/ferrai fir die

regelrechte, doch selbst in .den iiltesten Zeiten wohl kaum nachzuweisende

Entwickiung co(u)vrerai, o(u)vrerai u. s. w. mussten

im Verlaufe der Spraehentwicklung dem Bedtlrfnisse naeh

Wiederherstellnng des Stammes in semer vollen Tntaktheit gehorchen

und desshalb (lie Metathesis des r wieder rliekgiingig

machen, ein Verfahren, dem librigens in dem Gegentiber von

fast ailgemein giltig gewesenen aitfranztisischen Futurformen

wie: liverrai, Brut 585; recuvcrrurn, Roi. (Gautier) 3813; renterra,

M. Brut 2162; en,'verras, Méon 11 178, 151; overra von

operare, Viol. S. 195 (Var.); repaierres, Fi. Blanch. 2274, GOhin

1974; juerres, Perc. 7561; devoerra, Brut 7773 und iieufranzUsischen

Bildungen, wie: livrerai, recouvrerons, rentrera, enivreras,

ouvrera, repairerez, jurerez, dévorera ein du reli ans analoges

Verbalten in gewissen Zeitwirtern der 1. Konjugation zur Seite

1)

Diese Deutung kmn mir an Wahrscheiiilichkeit gewinnen, wenn

man bemerkt, dass die Grant. d. Grain. (cd. 1567) i S. 526 jene nach ihr

auch von Corneille gcbrauchte Forin unter der Schreihung ccquérera,

acqurerait vorflihrt. Trotz der Warniingen der Gramiiiatiker wIgte

librigens Ilector Malot noch ganz jiingst acqurerc:, Mondaine S. 2211.


steht. Soue ieh recht, so beginut in don gcnannten ZeitwMern

auf -ir die RUckmetathesis sieh zu voliziehen um die Seheide

des 13. und 14. Jalirliunderts; die so gesehaffenen Neubildungen

daucrten bis in (las 16. Jalirbundert Iiiuein; vergi. souffreroic,

Cliev. II Esp. 10673 (F$rster S. XLV semer Ausgabe, der, wie

wir oben S. 57 aumerkten, souffrirai fur ursprttnglich huit, stelit

souf/reroie zusaminen mit relegion, eh. 8259, eleques, eb. 3914

= religion, ileques, sieht also in dem zwischen deii beiden r

stehenden e nur eine Abschwllehung von i; ieli kanu ibm darin

itatllrlieh nieht beistimmen, da die neiifraiiz. Form souffrirai

zur Zeit des Copisten des Chev. lI Esp., der nia den Weiidepunkt

des 13. und 14. Jahrhunderts lebte, sehwerlich bereits ira

Gebrauche war; doeh s. u.); souff'reroy, Ysop. II, X (Robert 1 S. 61);

sou/freray, Couidrette, Mélusine 3886, 4045; soufreroil, IL de

Valene. (de Wailly) 643 (Hs. (les 14. Jahrh.?); souffreroil, Vieille

S. 225; souffrerez, Mir. N. D. XXII y . 917; soufreray, La Tour

de Landry S. 38; souffreroienl, Chr. de Pisan, Long Est. 407;

souffreras, Greban 13283; sou/J'reronl, Gringoire 11 247; suffrera,

Ipomedon 2141; souffrera, Galien (Gal. Dr.) SS. 66, 273; Mist.

V. Test, 24621, Jub, Mist. Il 22, lI 123, 01. d. 1. Marche, Mém.

t. I S. 210; souffreroit, Mont. et Rothsch. Ree. de pués. frç.

t. IX S. 126; souffreroil, Jean Lemaire, Illustr. Gaule liv. II

eh. XV; souffreray, derselbe, Légende des Vénitiens eh. Tu;

couvreront, Doc. relat. aux. Crois., Cygne 1 S. 289; descouvrera,

Am. Yd. 2791; descouvreroit, La Tour de Landry S. 281; descouvreroyet,

eb. S. 288; couvreras, Bail. Jos. Drarna (Anfang

des 15. Jahrh.), s. P. Meyer und Zotenberg S. 391; recouvrera,

Mist. V. Test. 4005; offrerai, bei Br$han S. 86; offrera.y, Jean

Lemaire, Lég. d. Vénitiens eh. III; ouvrerai, Mir. N. D. XXV Il

y . 729; euvrerais von ouvrir, Psaut. Metz S. 150, 16.

e) Eiutritt cmos sekundiiren i zwisehen Stanim

und Endung.

Ein auf don crsten Bliek wenigstens durehaus hereehtigt

erseheinender Einwurf wird unseren Ausfilhruiigen liber das

Wesen des e ira Futuruni von Zeitwtirtern auf -ir librigens nicht

erspart l)lcibcn, sclbst von Seiten derjenigen nieht, die sonst mit

dcui Errtcrten einverstanden sein iniehten. Wiire es niiiiilieh

der Spraehe wirklicl, uni die oben verinuteten Effekte zu thun

73


74

gewesen, so kinnte man fragen, weshalh sic daim erst zu der

Aufnahme eines e 1111(1 niebt vielmehr ohne weiteres zu der

(les SO naheliegeiiden é sieli entschlossen haben soute. Derartige

Bedenken werden indessen den nieht lange zu beirren

vermLSgen, der erwgt, dass es sici, hier ausnahmslos uni Zeitwrter

sogeuanntci reiner Bildung handeit, also um spraehliehe

Existenzen. die nicht von vornherein mit aller Entschiedenheit

die Neigung bekumieten, sich in jeder ihrer Formen dem dnrch

die Mehrzahl der Zejtwjrtcr auf -ir vertretenen Kanon anzuseliliessen.

Innerhalb ilires Bereiches volizielit si eh vielmehr

,jede Entferiiiing von dem lJrspriiugliehen in zwanglosester

Weise, ohue streng geubte Rtieksicht auf spiter geltende

Nornien. So gelangte die Spraehe ja aueh im part. pass. Von

coilleil, -oit ebenso leicht zu coula (s. recuellu, GChin 3454,

requeillu, Graal 574; recoillu (im Vcrsinncrn). Claris 23856 Oder

Graal 724, 854; requeillue, E. Deschamps 1 22 n. s. w.), vie zu

dem dureli den lnfinitiv gefoiderten coilli; fUr saltum (vcrgl.

dus rnerkwttrdige assaul.e in: Ainsi je suis de tous assaulx Pillé

des vicuéx et des nouveaulx, Aue. Théat. t. III S. 241) trat ebensowobi

sailli wie saillu cm, vergi. Ietztcres SThom. (Bekker) 13b;

sauluz, Otinel 448; resaillu, Alise. 6308; assallus : combatus,

H. Cal). S. 150 u. s. w.; mort = rnortuus sehritt fort zu mouru:

il est mouruz, Jub. Mist. 1 163; moru, Jaubert, Gloss. du Centre

t. II S. 86; convers = conversum, z. B. Fragm. d. Val. in BChrest.

5, 28, zu converti und converui, s, letzteres bel Aimé, Ystoire

de li Normant S. 92; vergl. aueh revertuz, Chron. D. Nomi.

11924; : veauz, eh. 27983 neben revertiz :joiz, eh. 13683; revertie

: felonie, eh. 21789; reverti : enemi, eh. 4542; partut =

geteili, Aimé, Yst. Norni. S. 100; deparlul geirennh, eh.

S. 39; IIel)en oi = audtum, vesli = vesttum, houli = bullihum

werden unbedenklicli Neuhildungen gediildet wie ou:

oiie : revenue, Berte 2410; oi r /i, Pli. Mousk 2959; ohiz : vertuz,

SThom. 30b; otiwe : veuwe, 11. Cap. S. 160; oit : fu, Cygne 2959,

perdu, Ph. Mousk. 20295; r cru, Enf. 0g. 4730; oiis : deffendus,

Bast. Buili. 814; veyut et o/ul, Stavelot SS. 125, 252, 310; out,

S. 162; vestu, sehr liitufig; boula, Méii. Par. t. 11 S. 152; : salu,

Greban 7992; b 'uhiu: r luz (Laute), \TjIl()fl (cd. PIOml)Hault) 170,

897; boula, Jub. Mist. iiiéd. 1 94 und so iioch volksttlmlich im

17. Jahrinmdert (ver-1. riili. Corneille zu Vaugelas 1421) und in


unserer Zeit; s. bouillu, Janh. Gloss. d. Cent. 1 164. Beachte

ferner sehr hitufiges senlu neben sen li; repentu, Renart 13203;

eu; serin, Jaubert, (3loss. d. Centre d. I. France II 843; deivirpuil

von deiverpir, SBenn. bei Godefroy t. II S. 4713; reinplue = impiela

veslue, Aux. Ms. de l'Arsenal (P. Meyer) t. I S. 64 y , 77 n. s. w.

Die nicht inchoative Flexion auf -ir liisst also in ibrer

Formeiibildung ,joues voile Mass von Zielbewusstlieit vermissen,

we1ehes jurer Seliwester, der Incboativflexion, von Anfang an

eigen ist und dciii letztere ilire Stellung ais euner Art Normalkonjugation

zu dauken bat. Aber aneli der reinen Flexion

darf eiii gewisser Grad dieses Strebens imeli Aiigleicliung aueh

fUr die ititesten Zeiten nicht abgesprochen werden. Ich hehaupte

nitmlich nicht, dass Hue Futura bei dciii Aufgebeii jurer

ursprttnglichen Bildung in jedem Falle zunitehst zu der Eusc.hiehung

eines e fortgeschritten seien, um daim erst, in der

Erkenntnis, dass ciii i doch fliglicher am Platze soi, dieses au

Stelle des erstcren einzuftihren. Moine Ansehauung ist vie!-

rnchr die, dass die Sprache zu partirai ebenso unmittelbar wie

ZU parlerai von nrsprllngliohem parirai ans gelangt ist, dass

aise heide Schpfungen die Ergebnisse zweier von einander

durchaus getrenuter und unabhiingiger spraclubildender Vorgiinge

sind. Die Natur der Bildungen mit e hahe ich oben

hereits darzulegen versuclit, doit Bi!dniigen mit i liegt das

Streben mcli Auiseliluss an den hnfinitiv zu Grunde. Dass

gerade das Fiiturum don) Bedllrfnisse, das dureli streng lautiiche

Entwieklung gestrte Einvennehmen mit dciii lrifunitiv wiederherzustellen,

schon sehi' frtlhe gehoreht bat, ist cille Thatsaehe, die

kaum WTimder nchmen kanu, wenn man bedcnkt, dass die

Spraclic (las Bewusstseun fUr den lehendigen Zusanumenliauig, der

zwischen liifinitiv und Fiiturum obwaltct, selbst lieute noob nieht

cingebuisst zu baben scheunt, wie die von Darmesteter, Rom. V

S. 159 Anm. 1 ans der Volkssprache angefiilu-ten Futura frouvérai,

changérai mit gesch!osseuicm e vor deun Toue vidfleicht zeigdn 1);

1)

I)armestetcrs Deiitiiiig scheint mir nicht absolut sicher, da auch

ausserhalb der Konjiigatioii chi Cebergang von vortonigem dumpfem e au

geschlossenem e nachweisbar ist. So erzhit Victor Iliigo von deiii durcli

Louis Bonaparte bei sciileiti Staatsstreiche zum Kriegsminister ernannten

Saint-Arnaud, don er ais mal élevé bezeiehnet, er sprche peuple somrain

ails, V. liugo, histoire diiii Crime t. Il S. 7-8.

73


î

ihndn setze ich Formen vic trouverroil, Amadis liv. V (n. 1550)

P, 9r iiisofern gicieli, ais ieh in ihnen (las Resultat amer Angleichung

an den Infiiiitiv trouvair fUr trouver mit offeiiem e erblicke,

Beispiele nus J. Marot: parler : par l'air, aller air, chair

relacher bei Metzke, Der Dialeet von île-de-France im XIII. und

XIV. Jahrh., Herr. Arcli. Bd. 64, S. 400 und bai Tobler, Versbau.

Ans dieser seitens des Infinitive auf das Futurum ausgelibteit

Gewait erkliirt sich denn aueh die grosse Seltenheit

von Formen vie parlerai, repenterai, vesSerai, sie siiid eheii

von analogisehen Gestaltungen wie partirai, repentirai, vesiirai

fast ginz1ich he.reits in der iltesten Zeit nus dam Felde geschlagen;

vergL: Per epsa mort no! gurpira, Passion 29; quant

ce! guerpiruni, Reimpred. S. 64, 126; deguerpirat, Oxf. Pa. 36,

29; gerpira, Renart 13793; S'en repentireil, lleirnpred. S. 28, 56;

deparlirai, Oxford. Ps. 59, 6; dormirai, eh. 4, 9; mentirai, eh.

88, 35; engloutirait, Psaut. Metz S. 164, 9 u. s. w.; revertiras,

Chron. D. Norm. 6252; merirai. eh. 9713, u. s. w.

Gleichen Wesens, wenn auch erst spitter sich ereignend, ist

das Auftreten des sekundiiren j in dem Futurum der-

,jenigcn Zeitwirter. deren Stamm auf erweichtes 1 auslautet.

Wie miichtig hier das Sprachgefuhl zu einer Anuitherung

des Futurums an dexi Jnfinitiv driingte, geht, insbesondere fUr

cueillir, ans einer Reihe von Aeusserungen des Vaugelas (11259ffL)

deutlich hervor. Dieselben lassen die grosse Teilnahnie erkennen,

welches die gebildete Gesellschaft des 17. Jahrhnnderts

an der Entscheidung der Frage iiahni, ob cueillerai oder cueillirai

dcii Vorzug verdiene. Die liber diesen Gegenstand in

amer ,,celebre compwjnie geftthrte Diskussion musstc erfoiglos

bleiben, da nicht nur die Verfeebter von cueillerai soiidern auch

die von cueilli'-ai zum Bewe.ise ibrer Ansehanung sieh auf den

herrschenden Gebraueh beriefeit. Dan ersteren traten soiche zur

Seite, die fUr die Berechtigung von cueillerai auf die Existcnz

des alten Infinitivs cueiller hinwieseii (so aueh Th. Corneille

zu Vaugelas II 261, und bekauntlieh itoeli neuere Forseher, wie

Firster u. a., s. o. S. 58), Dent gegenUber hoben andere. denen

sich aucli Vaugelas anselilicsst, hervor, dass niait bei ilofe

stets cueil/irai sage, wiilirend cueillerai dey blirgerlielien Sprache

eigentfimlich sci. Man kann vielleicht mit Vaugelas cliese

Seheidu ng fUr ires - verifable eracliten, die Forderung dieses


Grammatikers aber, dass die Sprache sieh nun aneb der ,,facon

de la cour" zu filgen habe, ist vom sprachwissensehaftlichen

Standpunkte aus nattirlicli abznweisen. WTenn \raugelas weiter

ausfUhrt que la plus-pari inesnzes de ceux qui sont pour cueillera,

demeurent d'accord qu'on ne I' (d. i. dus F'iiturnrn cueillirai)

escrit pas ainsi (d. h. nieht mit j , sondern mit e), mais

qu'on le (uiimlieh cueilliray) dit en parlant", 80 ist ja solelier

Zwiespalt zwisehen Ausspraehe und Orthographie wohl iiig1ich

trnd dureli Beispicle zu erhrten 1). aber vielleicht verdient

Vaugelas' Aufstellung ebensowenig Glauben, wie seine sieher

Ubei-triebene Behauptung, dass er bei Sehriftstellern niemals

cueillera oder recueillera angetroffen habe. 2) Wie (lefli flUil

aueh soi, Thatsache ist, dass zu Zeiten des Th. Corneille (s.

ZU Vaugelas II 261) aueh die Slmiehe des Hofes sieh fur die

Form mit e entschieden batte. Von liervorragender sprachgechieht1ieher

Bedeutung sind (lie in der Theorie aueh von

Tu. Corneille a. n. O. geteilteii, freilieh auf falsehen Voraussetzungen

beruhenden Bemerkungen, mit deneiL Vaugelas a. a. O.

eines weiteren die I3ereehtigung von cueillirai naehzuweisen

traehtet. Denn wenn or sagt, dass die Anerkcnnuug der engeii

Bezichungen zwischen Infinitiv und Futurum aueh die Anerkeiinung

der Theoric zur Folge haben musse, ,,que, quand

on disoil cueiller et recueilier, on disoit (et il fallait dire aussi),

cueillera et recueillera, et qu'à cette heure parce que l'on dit

cueillir il faut dire cueillira et recueiiira; car ils (die Gegner

von cueillira) ne contestent point que l'on die encore cueiller, ii

l'infinitif', 50 maeht or sieh damit gewiss zum Inteipreten des

Sprachgeftthles vieler franz;sischer Sprachangehi3riger. ]eh

verinag die Forrnen mit j, deren Vorkoinmen in der alten Zeit

von Ftirster, Ztschr. f. Nfrz. Spr. u. Lit. I S. 86 bestritten wurde,

77

') Treffe.nder ais die von Patru zu Vaugelas a. z. O. angemerkten

Beispiele erscheint mir der Ilinweis auf folgende Angabe Beza's: . . - cive

pi-at'cedit a finiens diciionem, si sequens dictio ineipiai ab o, mierponitur

I, quainvis non scribatur. Scribunt enim Gaiii dira-on (diceiurne) et iraon

(ibiturne), prônunhiani autem dirai-on, irat-on, nisi malimus dicere

dira-Ion, ira-ion. De franc. 1. r. prou. S. 6S-9; parle-il = parlet .ii, eb.

S.41).

) Patru citiert aus dem von Vaugelas stark benutzten Coffeteau:

Tout le fruit qu'il recueilleroil de s'estre abaissé, an Vaugelas 11 261.


7

soit dent 14. Jahrbundert zu belegeii: recoilliront. Psaut. Metz

S. 23, 30 (Ms. 9572: recoilleront); . . . se vantent Qu'ils cueifliront

et rien ne plantent, R. Rose cd. Amsterdam 1735, t. III

S. 22e; .l'espere qu'il 7n'acueillira, Àne. That. I S. 238; aueli

Cl. Fauchet sagt accueillira, Recueil de l'ong, de la langue et

poés. franç. S. 138; cueillira, Pahgr. S. 560; cueillira stand in

einer spLter gestricheiieu St.-11e des P. Corneille, s. K. Fabrenberg,

I 1cm. Arch. Bd. 83, S. 273 vous cueillirez les belles roses,

Vieilles Chansons (lu Velay ct du Forez XX, 4 1 Rom. VII S. 72.

Dass solehe Gebilde aueh honte noeh im \ Tolksnuinde leben.

ist an sich wahrscheiiilieh und vielleieht zu erscliliessen alis

Gram. d. Grammaires cd. 1807, I S. 530.

saillir : assailiron!, VilIeh. (de Wailly) § 81; salliroienl, Aimé,

Vstoii'e de li Normant S. 180; sailliray, Méii. Reims 138, 202;

sailliroient, Chi-on. (le Loys Bourbon, cd. Chazand (15. Jahrh.).

SS. 53, 138; sailliroit, eh. S. 123 (neben sauldront, eb. S. 24)4;

ussauldront, S. 230); Comme nous les assailliron, Mist. V. Test.

7996; saillira, eh. 26395; Al les en fans de joie sailliront, Mont.

et Rothseli. 1-1cc. (le Pos. fi-,,. t. VI S. 178; (iringoire verwendat,

ebenso mie Mist. V. Test. (s. o. S. 57), von diesem Zeitworte iiehen

cinander die di-ci iniigliehen Futnrfoi'itien: a,s'smulront, Gringoire

11128; assailleray, 11 68; assaillira, 11 268, 11 278; Ses os tressailliront

sous la tombe poudreuse, A. de Montelirétien (j' 1021),

bei Dormcst. Hatzf. Le 16° Siècle (1887) 211e partie S. 344-5,

Anni. 9; liber das Seliwanken de y Sprache zwisehcn den einzelnen

Formationen vergl. Darmest. Hatzf. n. n. O. prem. part

S. 243, § 130, und die Grain. d, Gram. (cd. 1807) 1 S. 527- -.

faillir : failliray. Mist. V. Test. 22475; defailliray, eh. 22115;

.4donc, je crû y, /aillirw,' je u mes peines, La Boétie (1530-03)

bci Godefroy III S. 700; failliront iii Prosa bei J. de Clamorgan,

Chasse du Loup S. 39 cd. 1576, s. Godefroy III S. 653 s. y.

estrique. Der Streit zwisclten faudrai und faillirai ist bis

heutigen Tages noeh nielit beigclegt; fUr das 16. Jahrh. vergi.

Il. Stephanus bei Dariuest. 1Iatzf a. n. O. S. 243; im folgenden

Jahrhundert wird das Vorkommen Von Wendungen vie: i.es

/orces lui failliront tout ii COUJ) = manqueront bestiitigt dureli

Thonias Corneille zu Vaugelas 1 422. lu der Gcgenwart

leben faillirai iiiid saillirai dans l'usage ordinaire nacli Chubaneau.

Théorie (1868) S. 89. Aus dom Gesagteu erhellt, dass


Littré s. y . nicht recht unterriehtet it, wenn er die in Rede

stehende Gestalt des F'uturunis von faillir erst fUr cine Sehpfung

der Neuzeit Iiilt. Es ist vielmehr anzuuehmen, da.ss faillirai,

naehdem es ejunial ins Ijasein getreten war, iticiit wieder ans

der Sprache der grossen Masse verschwand, von weieher es

,ja, wie wir sahen, bis auf den heutigen Tag gebraucht wird.

Allerdings geschah dies gegen dcii Willeii der Sehriftsprache,

welche faudrai bevorzugte. Sehiiessiieli kani aber dieses ausser

Gebraueb, und, einnial vergesse.n, kann es nuti nicht inehr darauf

reclinen, in dciii Sprachbewusstsein derer, die zur Bildung aines

Futuruins von faillir Gelegenheit hahen, 'su neuern Leben 'su

erwaclien. Ein ohne bewusste Rlleksielit auf Vergangenes sich

iRisserndes Spracligel'uhil kann jetzt nur noc.h 'su faillirai, -

welches nach eitiigen Grarnniatikern in der That dann erklingt,

wenn faillir in der Bedeutuug von faire faillite verwendet ist,

s. Littré u. o. O. - Oder, solange die lnchoativflexion dein Zeitwortfern

Miel), liUehstens 'su faillerai gelangen (s. d/[ai/lerait oh.

S. 57). Voii grossem spraehgescliiehtlielieiri Werte ist in dieser

Hinsieht Littrés Bernerkuiig s. V,: Les personnes qui ont besoin

du futur et du conditionnel et qui en ignorent la véritable /'orme,

les composent suivant la règle des verbes en - ir et disent: je

faillirai, je faillirais; c'est un barbarisme, mais qui (s chance de

s'introduire et de devenir correct . . . - Uebrigeiis keiint das Normaituisehe

des 17. Jaiirliuiiderts, vie Vaugelas 11 421 angiebt,

il faillira, il failliroil in der heutigen Bedeutuiig von il faudra,

il faudrait es wird (wiirde) iutig sein. Wenn Th. Corneille

'su Vaugelas 11 423 diese Bildiitigen fUr insupportables' ei'kliirt.

su liaben wir ais Aiigehrigo einer vie] spilteren Zeit und

inshesoiulere ais Nielitfraiizosen dag'egeii niclits cinzLIvendeu;

doeli muss voni Standpunkte historisclier Sprachbetraciitung

nus berncrkt werdeit, dass die an ,jenem normaiinisclien il faillira

iiaftendc Bedeutung von heutigem il faudra (tiber die Entwieklung

diesei' Bedeutung s. Tobler, Beitrilgc S. 1761'fl.) von Rechtswegen

niciit auffluiliger ist, ais folgende Steilen: . . . anchois

qu'ilh purent avoir paix t dit duc, ilh l'amendont grandement

et les fallit paiier sens nombre d'argent, Stavelot S. 32. oder:

Parqua y (d. i. wegen eiues Mordes) il /ailiist incontinent quit

habandonnast le dict pays . . ., J. Le Maire, 111. Gaule, liv. II

eh. 23, f0 XLIXr. Tritt hier zu Tage, dass in der ititeren


80

Sprache aucli die Forineii von failli;' in der lieute nur falloir

zukommenden Bedeutung hegegnen, so ist dies natlirlieh auch

der Fali in: Pou s'en failloit, ne fusi conquis, Claris 8891,

Galien, (Gal. Dr.) S. 222, und moult s'en failloit, Doon S. 304,

da aueh peu s'en faillit, Galien (Gal. Dr.) S. 193, poi s'en failli.

Doon S. 329, moult s'en failli, eh. S. 325 begegnet. Doeh

wage ieh nicht, aile FtiJle, in denen failloil mit mouillirtem I

in der Bedeutung von il fallait auftritt, hierherzureehnen;

hiiebstens 'vielleieht: . . . ung monstre marin auquel il faillait

donner tous les jours ung enfant Troyen pour deuorer, Jean

Lemaire a. a. O. liv. I eh. 18, dom ja aueh faillist = fallut ist;

nielit aber: ... parquoy il failloit qu'il endurast ce renforcement

. . ., Oliv. d. 1. Marche, Méni. t. III S. 91; . . . et failloit

souvent parler aux escarmoucheurs . . ., eh. t. III S. 100, oder:

Puis . . . Cessa la dance qui durast à jamais, Mais il failloit

avoir les eniremetz, bei Mont. et Rothsch. Recueil de Poés. franç.

t. X S. 217, da dieselbeii Denkiiiiller auch sagen: . . . mais

faillai faire une armée . . ., O. d. 1. Marche, Méiii. t. 11 S. 407

(neben falul, eh. t. I S. 169 und fallut, eh. t. 1 S. 244); oder:

7'out fut mengie; si faillut desservir, Mont. et Rothsch. Recueil

de Poés, fr. t. X S. 220; oder neben einander: . . . l'ypocras

dont il failloit servir; Mais point n'en oreni, si s'en faillai

cheuir, eb. S. 220 (15./16. Jahrh.). Zn diesem failloit, welches

icli noch eh. t. XI S. 384 (uni 1500), t. XI S. 236 (nach 1530),

Galien (Gal. Dr.) SS. 176, 259, bci Rabelais, Seiomaehie, Oeuvres

cd. Barré S. 596, in Éd. Fournier's Var. hist. lut, t. III S. 209

(Ende des 16. Jahrh.), sowie in Sehiweizer Mundarten: fallh&,

Faviat, Gioss. d. Pat. d. 1. Suisse romande, Lausamte 1866, S. 452,

32; faillai, eh. S. 454, 32 u. s. w. fade, vergleiche man ferner:

Et faillust qu'il payasi pour eulx, in einem dem Villon zugesebriebenen

Gediehte, Oeuvres ed. Prompsault, S. 412, 1064;

il ne luy eut point faillu de mire, Galien (Guer. Dr.) S. 118;

qu'j ne lui eus t faillu jilecques fouyr, eh. Ms. 1470 S. 342;

Et nous y a faillu retraire, IVoz bles ont /'ail4i ceste année, Mist. V.

Test. 7452-3, neben fallu, eh. 8090; Peu s'en faillut que ...

(erse Ifiulfte d. 16. Jaiirh.), Mont, et Rothsch. a. a. O. S. 210.

I"ailloit kanu also aueh zu falloir, failloir gehiron; es koinnit

hinzu, dass, abgesehen von Eigentllmiichkciten des iiteren

Panser Dialectes wie maillice, deillice fur malice, délice, s. Nisard,


Étude S. 203, aucli Zcitwircr wic chaloir und valoir (lie.

Mouillirung (les I in weitcreni Unifange, ais sic ursprUnglieii

bcrcchtigt war (chaUle, vail, vaille), zu gewissen Zeiten und in

gewissen Gegenden beglinstigen; so gebraueht chaulait Ant.

de la Sale (15. Jalirh.), s. Herr. Arch. Bd. 46, S. 177, und der

Verfasser der Mém. Mar. Boucic. SS. 9, 160; chaillist neben

chaulsisi bei Palsgrave S. 413; nonchaiilancc, Jean Lemaire, La

seconde part. de la diif. des Seismes et des Concilies de leglise,

dl 1 und Macanit, Apophthegmes (1550) S. 149b ; nehen failloir

(faillait, faillit oder failiul, faullu), Jaubert, Gloss. d. Centre t. I

S. 420, t. Il S. 536 erklingt in Centralfrankreich auch vailloir,

Jaubert a. a. 0. 11 410; das dent NormalLnischeu des 17. Jahrhunderts

eigenttimlichc Futurum vaillirel = vaudrait, La Muse

Normande de Louis Petit de Rouen (1658) S. 13 ist einc unmitielbare

Anichnung an /uilliroit (beae.htc das subst. vaill'issance

= valeur, Jaubert, Gloss. 11 409 und altes vailtissani, Enf. 0g.

5421, Bat. d'Alesch. 1244 und oft). Vergi. scliliesslich: toillir =

loi lere, Gavdon S. 155, S. 271; pass. déf. loilli, cb. S. 105, S. 198,

toit = toile, Doon S. 64, midi analogisehem je toit, Li Contes

de la Charrete, Jonekbloet II, S. XCV und (qu'il) bille, eh.

S. CXVIII.

Eincn gleicli starkeii Einfluss tibte der Infinitiv auch auf

die Weiterentwiekiuug der Nehrzabl der ttbrigen oben aufgezahiten

synkopierten Futurforinen ans:

issir: an Stelle von ou il istroit ..., Oh. Lyon 4080 stout

in dom pikardisehen cod. Vat. (13. Jaiirh.) ou il en issiroil,

s. Firster, der Lwenritter (Yvain) von Christian 'von Troyes,

Halle 1887, y . 4080; fa del chaslel ni enssirez fors (sic!), in der

Turiner Ils. f0 86e des R. de Florimont fUr die ursprllngliche und

bessere Lesart: Ai del chastel nen istrez hors, in Ms. F f11 113(1;

naeh Gaertners Augabe in Herr. Arch. Bd. 40, S. 462 zu

sehuiesseit, scheint auch Froissart issirai neben islerai zu verwenden.

Neufrz. réussirai.

toussir: toussira, Mén. Par. t. II S. 319.

haïr: .4ins à lousjours vous haïra, Mont. Fabi. t. I S. 303;

Hélas! Pieu nous en hayra, Mist. V. Test. 3116; fglschuieh druckt

haïrai Brakehnann, Herr. Arcli. 42 S. 385, CCXCVI und airrai

Jonekbloet mi Cont. Charr. (Prosa) II S. CLX; docli sicherer

ais hier ist die dreisilbige Geltung von haïra in den Serin.

Riop. Stuciien. 6


82

Poit. S. 1-10, da dieses Denkniai im Pracsens von hwr bereits

die lnclioativflexion kennt, s. u.

ouïr: . . . dont vous ouïres parler, su in (lem auf der

Knig1. Bibi. zu Berlin befindiielten, unpaginirten alten Drucke

der Néhisine des Jehan d'Arras (. 8); vous oujres, eh. (S. 42);

o , -ont (sic!). eh. (S. 133), nehen hituflgerem orrez, z. B. eh,

(S. 51); wenn oïront in den Serm. Poit. SS. 78, 107; oïra, eh.

S. 77 zu lesen steht. su ist ans dciii Vorhandenseiu des Tremas,

welches jedenfails nur vom Ileransgeher herriihrt, keiiieswegs

die sy1iabichc Geltung des i zu ersehiiessen, zuniai aucli

oient = audiant, eh. S. 107; o'iez = audite mit diesem Zeichen

versehen sind. Trotzdcm gewisse Grammatiker die Zuhtssigkeit

von ouïrai in der inodernen Sprache bestritten, so flude

ieh doeh ouïrez bei Audouard, Pour Hire ui Deux S. 182 in

einer Verwendung in der diese Form auch andern unbedenklieh

scheint (Gr. d. Gram. 1534).

jouir: Quant l'aras enrichy, jamais n'en joijras, Doon 75;

Que luit cil sen esioiront, Cod. Vat. des G. de Dole, Romv.

S. 576, 24; Pour ce qu'il savoit bien que plus n'en gouiroit, Brun

Mont. 2895 neben: Ainsi de ses amours le-es malement gorra,

eh. 1343; flecoste moi ne foirez, Mir. N. D., XIV S. 240, y . 228;

esjoiront, Psaut. Metz S. 24, 13; esjoirai, eh. S. 30, 2 geliiren

wahrseheinlich ehenfalis hierher, da (las Praesens hereits inchoativ

flectiert ist, s. eh. S. 92, 1 u. 14; Uber esjoirai im Oxf

und im Oambr. Ps. s. Br3han S. 82; goiroit, G. Muis. II 266,

fouir: Zu Aiol 5350: Qui ces mors enfoira I), miex l'en doit

estre existiert die Variante: mors fouira; fonyra (anno 1455) bei

Godefroy, fasc. 53, S. 204 (Prosa).

trahir: tra(h)ïrai huflg.

fuir: La bien test fuirai par delés chele dune, Bast. Buili.

1007; neben: Si dist que fa par mer ensi ne s'en fuiroit, eh. 933;

Ve en quel lieu m'en fouyray, Mist. V. Test 7956; En autre lieu

s'en fouyront, eh. 22016; neben: Ainsi que j'ay dit, s'en fuyra,

eh. 22159; Mais toute grosse m'en fugray, eh. 8592.

puir: Ist puirai bei Darmest. Hatzf. Le XVIe siècle (1887),

prem. part. S. 244 drcisilbig zu verstehen? Vergi. den Inlinitiv

I) Dieses gewiss einsilbige oi erinnert an enfuirons = in/o dire +

)wbemus in: Et le matin l'enfuirons et moslier, Gar. Loh. t. II S. 243.


puire luire, Watriqnct 153, 463 und Sehelers Anmerkung eh.

S. 456 (s. ohen S. 48).

Auch die Zeitwirter, deren Stamm auf muta eum

liquida anslaiitet, haben ihre Futnra scion friihe an

den In fi n iti y ange 1 cli ut: edenpiirant, Passion 21 d ; aenzplirai,

Oxf. Ps. 80, t); jiodrira, Alexius 96b oder pourrira, nourrira

sind die gewhiilielien altfranziisisehen Formen; seltener sind:

sO/rira in der zienilieh jungen Ils. A (nacli G. Paris, Alex. S. 5

noeh lin 13. Jahrh. gesehrieben) der Reimpredigt 1), 67 e; soufrirai,

Gal. Rest. 350, 34; ouvriray, Vieille S. 145; ovriru, Christ.

de Pisan, Oeuvres poét. cd. Roy S. 40, 23; ouvrira y, OIiv. de

la Marche, Mém. t. II S. 260; coiriras, Joseph von Arimathia

S. 106, 1028; couvrira. Mist. V. Test. 5136; descouvriroye, C.

Nouv. Nouv. S. 460; o//riroye1 (sic!), Jean Lemaire, III. Gaule

liv. II eh. 25.

Seliliesslieh ist zu beachten, dass auch die Futura

derjenigen Verba auf ir, neben (lenen in der alten

Spraehe Infinitive auf re oder ci;', oir bestanden, zum

Teil selion sehr frllhe den Anschluss an den Infinitiv

auf -ir gesuelit haben: Se gemirai loi mon auge, 3 Wuiuler Gantiers

(Ztschr. VI), 111 358; Que li peckières geinira, G. Muis. 120; 0(1er

fremira, Oxf. Ps. 111 1 9; Et de ses dens en fermira, Lib. Psaini.

App. S. 338 enthalten allerdings weiiig Aufflilliges, da gémir fast

stets, frémir aber ausschliesslich im Praesens inchoative Bildung

zeigen; die nicht inehoativen Bildungen von gémir sind eben

zu dem Tnfiuitiv gimbre, neu geindre zu rechnen. Bemerkenswerter

ist: Je cremiroie avoir mal gTe, Atre pér. herr. Areh. 42,

S. 149, 7; loliiray, Galien (Gal. Dr.) S. 154; tourons, eh. S. 253;

jouira, Rab. Garg. I, VI; tolliroyeni, C. Nouv. NQUV. S. 481; siviroient,

R. Clary S. 39; Pere Selh, nous vous suyviron, Mist. V.

Test. 4482; Et tous noz gens nous suyviront, eh. 7144 (Ms. C:

suiveront); l'a devan?, je te suiviraij, Anc. 'l1héat 1 259; ensuiviroil

(anno 1623), Fournier, Var. hist. litt. t. III S. 280.) l)as

i des Infinitivs tritt zuweilen auch da cm, wo im

Futuruni die beliebte Verbiudung rr vorlag: Ri je en

apairirai devant lai faice, Psaut. de Metz S. 49. 17 (aparir,

83

') S. aneb cd. Suchier S. IX; auch Brhan S. 87 keunt dieses Beispiel.

2)

Über plaisirai, taisierun s. o. S. 53.

6*

:4


84

Jol). S. 483; aparir : joer, Joufrois 2050); rec')urrironl ans ciner

Urkuudc (les 13. Jalirh. hei Briihan S. 56 litsst allerdings auf

die frtihe Existeuz des lntinitivs courir sehiiessen; oder ist hier

das tonlose i dem oben S. 69 if. erirtcrten e an Lautweit gleiclizusetzeu?

1m 16. Jahrhundert flUISS (lie Neigung, das Futur von

courir im Anschluss an diese nene Inliuitivform umzubilden,

zieniiich stark gewesen sein: im Amadis liv. 2, chap. G steht: il

vous secourira e/ aidera, nach Patru xii Vaugelas 11 260; H. Stephanus,

Hypomneses S. 214 verwirft die in dem Les fondamens

de la langue Fraesçoise betîtelten Wcrke eines franzUsischen

Spraehgelehrten, qui nihilo minore cautione quant superiores (d. j.

die frflhier von H. Steph. angeftihrten Gelehrten) legendus est",

aufgestellte Form je couriray ftlr courra y. Wenn ferner Thom.

Corneille zu Vaugelas 1 401 bei der Zurllekweisung von secoureray

(s. o. S. 69) fragt: pourquoy prendre un e plustost que de

garder fi, et dire je secourerai et non pas je secourirai,

comme on dit je nourrirai, je pourrirai?", so erkennen wir

darin einen Ausdruek jenes vulgtren Spraehgeftthles, welches

zu dem Anschluss an den Infinitiv hindriingte. Uebrigens

liegen auch fUr das veraltete férir derartige neugebildete Futura

vor; in: .Won escient ja feriront els escuz, im zehnsilbigen

Alexander, Ms. de Venise y . 402 ist allerdings unbedenklieh ferront

zu setzen; unaufeelitbar aber ist feriras, Gal. Rest. Ms. 1470

S. 330; feriroil, Rab. l'ant. liv. III eh. XXXI und liv. IV cli. LII;

mourir dagegen seheint diese Entwicklung nie mitgemacht zu

haben; dits einzige mir bekannt gewordene Beispiel morira,

Aimé, Ystoire de li Normant S. 92 ist unter italienisehem Einfluss

entstanden.

Es kann kaum zweifelhaft sein, dass das auf der Grundlage

des Iuflnitivs umgesehaifene Futurum in jedem Falle

ifiteren Datums sei, ais die Aufnahine des Inehoativsuftixes in

die Praescnsgruppe. Dean, wie scion einmal bemerkt wurde,

zu (1cm Verzieht auf die alten synkopierten Futura moelite

desshalb cher VeraiLlassung vorliegen, weil der daneben

stehende in enger Formenverwandtseliaft mit deuselben gefiihite

Infinitiv eine stete Mahnung zain Ausgleieh hedeutete,

wiihreud der Praesensgruppe, besonders solauge auch die

Formen der Perfectgruppe sieb ablehuend verhielten, eigentlich

zunitchst jede Ursache zur Anniiherung au die Normaikonju-


gation fehite. Dass dem so ist, zeigt ja deutlieh daR Verhalten

der noch hente der Spraehe verbiiehenen Zeitwirter

reiner Biidong: abgeschen von cueillir (saillir), mourir, courir,

Composita von quérir lassen sie sinimtlieh den volien Infinitiv

im Futurum erseheinen, wihrend die Praesensgruppe und z. T.

auch andere Formen wie souffert, offert, couvert, ouvert, acquis

u. a. m. am A]teii fcsthieiten und nui rnundartlieh sieh zum

Naehgehen hewegen liessen. 1) Ist aiso die nae.htrig1iehe Einfllhrung

des i in das Futuruni nichts ais cin iokaies Ereignis,

so ver1re die von einigen Seiten (Kosehwitz. Ztsclir. f. R Phil, II

S. 480, Chabaneau, Théorie S. 63) gethane Behauptung, dass

dieseibe den Uebergang der davou hetroffenen Zeitwrtei mir

Tnehoativflexion bezciehne, sehr viol an Wert, wolite man nicht

des Einfhisses gedeuken, den der einnial an einer bestiinniten

Stelie des Zeitwortes gegebene Anstoss zur Anniiherung an

die Normaikon,jugation auch auf die Weiterentwieklung der

anderen Formen desseihen Zeitsvortes aiisllhen konute.

85

') 1's will wenig sagen, dass einzelne Zeitwrter ihr synkopiertes

F'iiturnni neben (lem analogischen bis in eine Zeit hinein gerettet haben,

in der tue Spraclie sich hereits flir die inchoative Biegnng der Praesensgruppe

entachieden hatte oder doeh eine starke Neigung zu derselben

bekuiidete. So steht qarra, Bat. d'Alesch. 3709, 4385, 613S qarroil, eb.

6594 neben qarisst, eh. 6123; Cunj. praes. garisse, eb. 1026; ganTez,

eb, 634, 6574; oder garra, Mort Garin (Ma. Ars. B. L. 181) ed. Du Méril

S. 2:47 neben garissez, eb. S. 237; garronl, Prise d'Orenge y . 586 neben

dein lmperativ garis, eb. 543. Aehnlich nuirat = nourrira, SSBern.

49, 16 neben nurissel = ala€, eb. 135, 20; oder esjorat, SSBern. 125, 36

neben dem Praesens esjoisl, eb. B. Chrest. 19, 3; lI il de fine amor

gorra, Durmart 8852 neben : 11 s'en esjoïst durentenl, eb. 11890; esjorroiz,

Ruteb. i S. 290 neben esjossoie, eh. I S. 517; esjoïst, eh. ii S. 35. Per

Grund fUr diese Erseheinung Iiegt in der Vorliehe der Sprache fUr dan

geminierte r, welches in den SSBern., nach der Sehreibung zu urteilen,

allerdings bereits vereintic1it ist. Es -ci noch eiumnl betont, dans (ab.

geselien von cueillir und saillir) heute mir iioeh diejcnigen Futura, deren

Stamm auf r auslautet, also cuurir, mourir, quérir die Einmischung des

i verschmilhen; der Widerwille gegen sekiindiLres i ist hier sogar so stark,

dass man courirai, zu tieni bereits dur Anstoss geguben war, wieder

fallen liens. Vergi. nueli das ohen S. 50-51 zu nourrir und pourrir

Gesagte.


86

B. Die Inchoativtlexion.

a) Ursachen ibrer Einflihrung.

1m Ansehiusse an Diez 11 3 132, wo die Ursaclie der Verwendung

des Inchoativsuffixes in den Zeitwirtern dritter rornaniseher

Konjugafion auf das ,,Streben naeh ausdrueksvollerer

Forrn und seine ursprungliche Beschrinkung auf 1, 2, 3, 6

auf das Bedflrfnis, die Flexion deutiieber hervortreten zu

lassen", zurlickgeftihrt wird. bat Mussafia, Zut- Fraesensbildung

im Romanisehen. Wien 1883 S. 3 fil., tinter gleiehzeitiger Heranziehung

zahireicher llberzeugender Beweismittel ans der I. u. II.

lateinisehen Konjugation dargetan, dass die Gleiehheit der

Bctoitungsverhitltnisse der hit. HI. Konjugation: ?ûmpo. riimpis,

rrnpit, rmpimus, rrnpétis, rmpune, den rornanischen Spraehgenius'

veranlasst babe, aueh im Praeseiis (lei' lI. u. IV. lat.

Konjugation eine in alleu Personen gleiche lietonung zu sehaffen.

Die solehem Zwecke etwa dienenden Mittel, ,,stcte Betonung

des Praesensstanimes" oder stete Betonung der einsilhigen

Endungen", sind, wie Mussafia S. 4 Iehrt, mir vcreinzelt und

ohne Consequenz mir Anwendiiug gekommen. Uni zu der

bereits von Diez angedeuteten steten Tonlosigkeit des Stammes

bei strenger Wahrung der Gleiehheit der Betonungsverhii.ltnisse

zii gelangen, zog die Sprache es vor, durch Einsehaltung eines

betonten Suffixes, eben des Inchoativsuffixes, vor den unbetonten

Endungen, also in 1, 2, 3, 6, den Starnm zu crweitern,

und schuf so ein Praesens: /lorésco, floréscis, floréscit, floréinus,

/lorélis, floréscunt. Durch den Umstand min, dass die romanisehen

Spraehen einen Dualismus in der Betonung der Praesensformen

von IIi zugelassen haben, ital. véndo, aber vendidnw,

prov, ven(d), vendérn, franz. vent, vendns, lIsst Mussafia (a. a. O.,

S. 4, Anm. 1) sieh keineswegs irre iriachen; er schreibt diesen

Wandel dent siegreichen Einflusse melitigerer Impulse zu, wie

Angleichung an andere Konjugationen oder Neigiing in der

1. u. 2. Plur. die Flexion zu betonen. Es ist also ohne weiteres

ersiehtlieh, dam der von Mussafia gesehilderte Vorgang in eine

Zeit zurlickgreifcn muss, in der das Praesens der lat. 111.

seinen Bctomingsmodus nocli nieht durch Verlegung des

Avocates auf die Flexion in der 1. u. 2. Plur. geitndert batte.

Demi (lie Ueberzeuguiig von der Wali rheit der Mussalia'selien


Tlieorie bat zur notwendigen Voraussetzung den Glauhen an

(lie Thatsache, dass ein creddmus, credétis mit betonter Penultima

nicht ais die den rornanisehen Formen zu Grunde liegende

vulgrlatoinische Urform anzusehen ist. Wenn Diez 11 3 126,

Seelmann, Aussprachc d. Latein S. 47ff. u. S. 53 und Thielmanu,

Areli. f. Lat. Lexie. Bd. II (1885) S. 159 vulgitrlateinisches credéinus,

credélis ansetzen. so ist dieser Irrtuni bereits beseitigt

durch W. Meyer's Hinweis auf walaeliisehes créadem, crédetzi;

vergi, Berliner Woeheiischrift fUr Klass. Philol. 1885, Sp. 589.

Oh alierdings, wie Mussafia a. a. O. S. 4 will, die von Chabaneau,

Revue des langues romanes 21, 152, aus slldtistlichen

Mundarten (an der Greuze von den Alpen bis zu don Vogesen)

heigebraehten Bildungen, wie réntes = rédditis, pi' les = prelienditis,

séides = sequitis, créde = croyez (d'ite = devez), sâde

= sap élis 1) u. s. w. uninittelbar auf die entspreelienden lateinichen

Vorbiider zurliekgehen, ist sehr zweifclhaft; ich ziche

eiq mit Suehier in Gribers Grundriss I S. 610-11 vor, diese

z. T. erst seit dem Ende des 16. Jahrhunderts nachweisbaren

Bildungen ais Ergebuisse analogisclier Einwirkung scitens dites,

faites, estes zu erkiiiren. Diese ietzteren drei Forment nebst

som(m)e. und alten dimes und faimes sind auf dem eigentlieh

franzisischen Gebiete die einzig tilierlebenden Zeugen fur die

Thatsache, dass das Praesens von III. aueh im Vulgtirlatein

die kiassisehe Betonung beibehalten batte.) Eine Sttltze fur

die Ansehauung, dasm fràiles fur lraez = Irahitis in: Et sin

traites fors la coree, R. de Fioriniont Ms. G (24376 B. N.)

P 15h, Ms. T(uriii) f° 17 a; Et si en traites la coree, Ms. A (13. N.

353) f 0 8d = Et si en lraez la coree, Ms. F (B. N. 15101) f 0 23b

der Gegenwart von faites zu verdanken sei, erblieke ich in

dem Imperfectum Iraisoit = lraioil, Ms. A f0 Gd; Irassoit, Ms. G

f0 il ti ; (rasoit, Ms. T f0 13a (2mai); traisoit, Ms. A f° 12a, Ms. G

87

1) Mit dein voit u. u. O. erwhnten wluiie = conduisez

vergiciche jeu den Imperativ des(luiles, R. d. F'Ioriniont, Ms. À. f° 21;' fur

desduisjez oder desduez anderer lIss.

2) Nieht bios dirnes, Rimes sind zu disons faisons fortgcschritten,

sondern auch dites und faites weiehen dialektiseh neuen Bildiirigen vie

dise:, faisez, su in Berry und Anjou, s. Livet S. 43; in Poitou disé oder

disai, s. A. 1"avraud, Oeuvres en pat. poitev. (1584) SS. 17, 19, 20 u. s, W.

Bekaniit ist das Vorluilten der Composita von dire und faire.


t 21b; tresoii, Ms. T f0 23d. welches ebenso wie airaissan:, Ly.

Ysop. 507; Irasoit, eb. 2647 sein s nur von faire oder plaire

erlialten hahen kann, wenn man nicht Einfluss des Perf. Iraisis

= traxisli annehmcn will; s. Ztsehr. f. R. Phil. VII S. 52.')

Wenn nun auch das Biid, welches insbesondere die franzisische

Jnchoativflexion lieute bietet und in historiseher Zeit

mi grossen Ganzcn wohi immer geboten luit, insofern von deni

durcit die Sehwestersprachen beohacliteten Verfaliren siell noterselicidet,

ais dort das Inchoativsuffix nun auch auf die tibrigen

zur Praesensgruppe gehirigen Formen ausgedehnt wurde, 80

hindert docli niehts, sich ein von dem Inehoativsuffix ergriffenes

Zeitwort, etwa nourrir, in vorgesehielitiieher Zeit folgendermassen

in lier Praesensgruppe gestaitet zu denkcn:

Praes. Id.: *nodris, * nodris, * nodrisi, * nodrims, nodri:,

todrisseni; Praes. Conj.: *nodrisse, *?zodrisses , *,iodrjsse, *fl_

driens, * nodriez, * nodrisseul; Imperat.: * ,wdris, * nodriens,

* nodriz; Part. Praes.: * nodrint.

Vergieieht man die weiter unten angeûlhrten ans SS. Bern.

entnommenen Jfornien von guerpir, rejehir und convertir, so

nie.hte mati fast glauben, 4988 der Metzer Dialekt im Beginne

des 13. Jahrhunderts den ursprt'tngiiehen Sae.hverhalt noeh

kannte, besonders wenn man die 2. Plur. anianhiz. SS. Bern.

(Fiirster) 150, 25 in Betracht zieht. Ais Ableitung von niant

geliiirte anianhir unzweifelhaft von Anfang an zur Inchoativkonjugation,

was von den drei ohen genanuten Zeitwirtern

1)

Dieses traisoi?, welehes auch in: Sachits, sÏ1 nos Icasi, but sain

l'en trasiin, in dciii pikardischen Ms, 789 des R. d. Aux (cd. P. Meyer)

y . 629 vorliegt, steht also aiif euler Suife luit circumeisoient, Suuner,

Catal. Bibi. Bern. II 195; circoncisez, Greban 5899; ocisoit, bit. d. Florin].

Ms. A. f° 15 e ; occiseul = occidunt, Prosacliges (a. 1451) S. 294, I, S. 297, 3;;

occise = occidan,, eh. S. 316, 32; oceisenb = oecidaui, Min. Par, t. 1 S. 79

(neben ocriez = occitatis, eb. t. I 185); occisoib. Méinsune (thnpaginierter

alter Druck), (S. 11); occisant, eb. (S. 59) (neben occiant, eb. (S. 98) und

occiait, eh. (S. 125)); occisunI, Jean Lemaire, lii. Gaule liv. II eh. X f° XXr;

ocei.çeur fur occicur, eh. liv. II e],. XXI f" XLIII; af/lisait = ef/ligebal,

Godefro y t. I S. 144; frisent von frire fuir frieni, Mén. Par. t. I S. 31, t. II

S. 162; frisiez liuperatif, f. 11 55. 145, 1 45, 150, 151 u. oit; I'alsgrave hat,

iioch frions, que je fric, s. V.; schliesslieh risoit = ridebal, IL d. Floriniont,

Ms. A. f" I 51 ; praes. conj. que je risse, Jatibert, G]oss. ilit Centre

t. II S. 275; n.sou,issanl = souriant, gai, évedié, eh. t. 1 S. 98.


nicht mit aller Sicherheit hehauptet werden kann .Anan/iz

zu dem im Altfranzi5sischen nieht gerade selten begegnenden

anianler zu stellen, geht niât an, weil, so viel ici selie, die

Endung -iz = :tis, élis in den SSBern. niemals bei Zeitwo.tern

auf -er erseheint; es kann eben nur, ehenso wie der Iniperativ

esba/iiz, eh. 24, 16, der zu dem stets inchoativ flectierten esbahir

geliiirt, ais Ueherrest des urs)rUng1iehen Verfahrens verstanden

werden.

lai ailgemeinen ist, wie sehon bemerkt, die Ausdehnung

(les Inchoativsuffixes inncrhaib der Praesensgruppe in (1cm

heute giltigen Umfange bereits fur die alte Spraehe, soweit

wir sic kennen, obligatoriseh gewesen, - und diese Thatsache

bat aueh nur wenig Befremdendes, wenn man crwiigt, dass

einem Idiom, welches, wie das 1i'ranzisische, in vie! hhereni

Grade als die Schwestersprachen der Neigung zur Ausgleichung

ursprftngiieher Verschiedcniieiten gehorehte, der althergehraehte

Saehverhalt nur so lange gentigen konnte, ais die Gleiehheit

der Betonungsverhiiltnisse in III nngestirt fortbestand. Naehdein

hier einmal durch Verailgemeinerung betonter Endungen:

-ons, -ornes; -ez = -ulis, -ciz, -oiz = élis, auch -iz = itis (z. B.

cro-iz = credilis mi Ilairnon des Arsenaleodex 2083, s. Frster,

SSBern. Rom. Forseb. li S. 205; conessiz = cognoscilis, SSBern.

120, 40) eine zwicfiiltigo Betonungsweise gesehaffen, die ursprlingiicli

treihende Ursache also beseitigt war, ergab sich ein

nouer Antoss, die dadureh entstandene Ineongruenz mit dem

Praesens der Zeitwrter auf -ir durci Abinderung des letzteren

ufznheben. Das soiehem Zwceke sieli darbietende sehr alicliegende

Mittel der Eiiimiscliung des Iuehoativsuffixes aueh in die

L u. 2. Plur. erwies sich uni so wirksamer, ais daniit cine Ueberci

nstini niung in dcxi Bet4 niingsvcrhiiitnissen siirnmtiieher Konj

ugationsarten lierbeigefuuirt wurde: aime, am4ns; sdnt, sent ans;

punis, punissôns; rm/). rO1flp(nS; dôi, dcvôns. Es moi nielit versitumt,

hier auf cirie alierdiiigs ziemlich spiile, in ihreni \Verte

indess nicht zu unterschitzende Aeusscruiig franzsise1ier Sprachangeho.iger

anfiiierksaiii zu machen, in s'cie1i or das G eflihi fUr

die Notwendiirkeit gleiclier Behandiung aller Zcitwirter hiusielituni

der BccIia Iin heit der Praescns formen ais mitbestini mend

fur die Verwerluiig oder Enipfehlung gewisser Gebilde ersclieint.

l)ic Académie franç. 1iLit niinilich die in fruheren

89


90

Zeiten zuweilen auftauehenden zweisilbigen Praesensformen je

haïs, tu haïs, il iuiït fUr ursprllnglich und begrundet ihre an

sieh natllrlieh unriehtige 1) Anschauung mit folgender Betraclitung:

. il n'y a point à douter que l'on n'ait fait autrefois

les trois personnes du singulier de deux syllabes et que l'on n'ait

prononcé, je haïs, tu haïs, il haït, comme on prononce, je

trahis, tu trahis, il trahit; la raison est que nous n'avons

aucun verbe en nos(re Langue qui ait trois syllabes au pluriel,

quand le singulier n'en a qu'une; je dis fait au pluriel, nous

disons, je parts, nous parlons, et ainsi de tous les autres.

Ce qui prouve que je hais a esté autrefois de deua syllabes,

c'est le subjonctif ue je haïsse, parce que les subjonctifs se

forment ordinairement du présent de l'indicatif, en y adjoustant

un e muet, ou la syllabe se pour en faire une de plus. Je lis

u au subjonctif que je lise, je trahis, que je trahisse.

Ainsi on u dea dire je haïs en deux syllabes au présent de

l'indicatif, pour faire que le subjonctif fust de trois syllabes,

Que je haïsse. C'est apparemment par celte raison que quand

on a commencé à faire les trois personnes du singulier, je hais,

lu hais, il hait d'une syllabe, on a dit au pluriel nous hayons,

vous bayez, il bayent, a/inque le pluriel n'excedast le singulier

que d'une syllabe, comme font fous les autres verbes, S. zu

Vaugelas (Chassang) t. I S. 75-76. Der heute zwischen

hais und nous haïssons obwaltende Zwiespalt. sou, wie die Acad.

franç. a. n. O. weiter ausflilirt, eine Foige des Bemtlhens sein,

hayons von seinem Homonym ayons 'su unterseheiden. due Aufstellung,

deren ernsthafte Wideriegung wir uns hier ersparen

dllrfcn.

Es liegt kein zwingender Grand 'su der Aiinalinie vor, dass

clas Eindringen des Iiiehoativsuffixes in das iniperfectum

der Zeit naeh mit dem Eintrjtt der soeben geschiiderten,

mi Praesens sicli voliziehenden Wandlung zusanimenflel; wenigstens

Hst sieh ais siclier beliaupten, dans die BetonungsverhiLltnisse

hierbei ohue Einfluss bleibeii mussten, demi in dieser 11msicht

befand sicli ja nulri(e)bam mit ambam, debébam, vendébam

in hesteiri Einvernehnien. Wili niait etva annelimen, dass das

1) Diosolbe findet sicli a11'Ii bei 1'. (inin. s. Jaubert, Gloss. du Centre

de la Franco t. 1 S. 211.


Auftreten des Inchoativsuffixes im Imperfektnm dent hei der

Ausgestaltung der Konjugation auf -ir gewiss mit alleni Nachdrueke

th.tig gewesenen Bestrcbcn, in allen Formen das i ais

den dieser Flexionsart eigentiimliehen Laut hrbur werden zu

lassen, zu verdanken sei, so sind mit so)cher Ansehauung

keineswegs aile Bedeuken beseitigt. In Anbetracht der in

cinigen iistlichen Texten (SSBern., Ezechiel) ganz gewôbnlichen,

noch am Ende des 13. Jalirhunderts nieht unerhirten

Iniperfecta auf ive (vergi. Suchier's uenivet im Metzer Dialckt

y. J. 1280, Griher's Grundriss I S. 613), deren wahrscbeinlicbe

Existenz auch mi Slidwesten hereits Stengel, Ausg. Abli. I

S. 69, tinter ziigernder Zustimmung von Kosehwitz. Commeiitar

S. 200, betont bat, erseheint der Sehluss erlaubt, dass dits

franzsisehe Gesamtgebiet in vorbistoriseher Zeit eine Fortsctzung

von vulgir1ateinischem ibam (= ïbaus und ibam) gekannt

bat. Ist dies richtig, so ist Mar, dass soleher Ziistand

in den Verben auf -ir der soeben herilhirten VorBebe

fUr (las j!) vollauf Genuge leistete, sodass cm *punive = puni-

1) Mit Hinblick auf die Thatsache, dass die romanische Kon,jugation

aiif -ire ihrern Bestande nach sieh eus Zeitwiirtern der 2. 3. u. 4. latein.

Konjiigation ausammensetzt, muss es auffallen, dass an Stelle der heiden

lateinisehen Suffixe -esc- and -isc- eut italienischem und gallischein Gobiete

-isc- zur aussehiiessiichen Ilerrsehaft in der Konugation auf -ire

gelangt ist. Mea geht gewiss uicht foui, wenn man mit K. Sitti, De lingliac

latinae verbis inchoativis, Arch. Let. Lexie. t. I S. 480 diese Erseheinung

in Zusammenhang bringt mit der sthon im Spiitlatein eingetretenen

Vermisehung der drei genannten Konjugationen, die in so vielen

Fiillen mit eineiu definitiven Uebertritt xii let. IV geendet hat. Wie

/lorire fUr florere (s. Schuehardt, Voc. 1269, II 331), so sagtc man aueh

/lorisco fUr floresco. Beispiele begegnen Un Spiitiatein hiiufig genug; ich

finde: lenliscil, g7(2n(iisc, delitisco ais Varianten fUr -esco in don lIss.

des Diomedes; Keil, Gram. let. t.I S. 343-4; conlicesco; quidwn lamen

con/icisco pre'tuferunl", Prisciani Partitiones XII versuuiu Aneidos (11h. II

47-5U) prineipalium, Keil, t. III S. 471; auj analogischen Uebcrtritt iiisst

insbesondere der zuweilen bemerkbare Wandel von - asco zu -isco

schiiesseri: putrrisco bei Diotuedes, Keil I 344, elabiscens bei Sitti e. e. O.

S. 492-3. Umgekehrtu Sehreibung ist dann dormesco, CofldormCSC()

u. s. w. naeh Sittl eh. S. 190. Die von letztercm angenominene Parallele

von vulgiirlat. florisco und florire crleichtert das Verstindnis fUr des

cigenartige Verhalten des Suffixes -ise- im Ital., Provenz. und FranzUsi-

SeTIeTI. Dcitn (lie Gestalt desselben in ital. /ioriseo , prov. /lorisc, freux.

fions liii \T crglcieh xii lautiicli ursprhnglich gleichstehcnden WUrtern wie

91


92

ham sclbst dann noch bestehen bleiben konnte, nachdem *j

nims *puni: pnnimus, punilis bereits dureh punissons, punissez

ersetzt waren. Die Mglichkeit eines derartigen Zustandes wird

aueh nahe gelegt dureh das Verhalten der hier in Betraeht

kommenden Schwesterspraelien. Deun, wie ich glaube, unter

dem gleichen Einflusse des Betonungsmodus in den Ubrigen

Konjugationen erlauht sich aucli in Italien ,,die gemeine Spraehe

(Diez 11 3 157) ,'iorisc/ziomo, -isciamo in beiden Modis des Praesens,

-ischiale im Konjunktiv, -iscenle im Participium; iihiilieh in Sudfrankreich,

vo naeh Diez J[2 203 die 1. u. 2. Plur. praes. conj.

/loriscam, ,florisealz lautet; provenza]. Beispiele fflr das Particip

bei fiez II 208, ferner burdissen, R. Ciirest. (1875), 41, 18;

suffrisen, 414, 3; 2. Plur. piaes. md. u/Trizelz, 411, 24; neuprovenzalische

Beispiele bei W. Musliacke, Gesehiehtliehe Entwieklung

der Mundart von Montpellier (Languedoc), Heilbronn

1884, Frauz. Stud. Bd. iv S. 142. Weder das Italienisehe noch

das Altprovenz. sind zu *pisceva fortgesehritten; dazu mochte

eben deswegen keine Veranlassung voriiegen, weil das eharakteristisehe

i lin Imperfectum /oriva, /loria unter dem Toue

stehend sieh in dcnkbar koukretestcr Form dem Gehiire darbot.

\\Tenn aber (las Neuprovenzalische (erst seit dem 16. Jahrh.)

das Inehoativsuffix aueh mi Iniperfectum ein fur aile Male orklingen

Iitsst, so soute daniit nacli Mushacke a. a. 0. S. 144

einc Sclieidcform gegentiber vendia = uendebarn, mit dem es in

der aiten Sprache lautiicli zusamrneiifiel, gescliaffen werden.

Einen wesdlltlich anders gearteten Weg iialini die ferme

Entwicklung (les Irnperfektiinis auf nordfranztisiseliem Spraehgebiete.

Nur einige Muu(larten hatten, wie selmon bemerkt,

ital.: vesco = viscus, 1..wo = 1 j.wus, f,-oseo =- friscus p1ov,: frese, espanesc;

franz: /-eis, frois, espaneis. -ois, Franceis, -ois ii. dergl. in. lsst

sich in der That nur durc]i Annahme analogiseher Anidilieriing des 1 des

1nehoativsufhes an ilas i dejciiigeii l'oriiieii , in iieuen let-ft.ercs vulgiirlateiniseh

von vornherein vorlag , wie in /inire - fonce, /iuUis - /lunus,

,djïtbaui --- f7oribam , foin -- florini, Jioi/uin - /loii(u,n hinreichend

erklliren , es soi denn , dass Anton Marx, lliilfshiielilein fur die

Aussprache dur lateinischen Vokale in positionslangen Silberi (Berlin lSSI)

S. S, Rocht behklt, wenii or tinter Beriit' auf due mir freilich niclit ganz cmivandsfrei

erselicinende Stelle bei ( ellius die Regel suistelit: .,1)jc Wlirter

auf sco haben langen Vokal vor der Inehoativendung, z. B. /ahasco,

cr.'sco, /loresco, scisco'. So denu tuich obdorniisco, eb. S. 50.


ursprtinglielics -ire bis in (lie histurisehe Zeit liinein hewahrt;

-tuf centralfranzisiseheni, pikardiseheni und nornianuiseh cm Gebiete

ist diese Endung bereits in den iltcsten uns bekannten

Denkmitlern durcit eie, oie verdriingt worden. Mit diesem

Wandel war aber die F'tlhlbarkeit des Zusanimenhanges, der

altes *punive mit don librigen simtIie1i i haltigen Zeitformcn

dereinst verbunden hatte, aufgehoben, und es liesse sieh denken,

dass die Spraehe, uni Ersatz flîr die gesUirte Einhelligkeit zu

schaffen, sieli entsehlosscn hutte, dits Inchoativsnffix nun auch

auf (las Imperfeetum auszudehnen. So verlockend diese Deutung

erseheinen mag, 80 bieiht (loch zu bedenken, dass man zu Ze.itwirtern

auf -ir gehirige Imperfecta mit der Endung -ive nur

ftlr die sogenanilte reine, also nieht inchoative Konjugation

naehzuweisen verniag: soffriuee, SSBern. 9, 26; offriuen, 125, 38;

departiuci, 131, 26; seruiuet, 117, 3; senhjuet, 90, 30; 149, 20;

teniuei, 108, 5; 145, 27; repenhiuet, 134, 15; oyuet, 26, 12; 88, 13;

117, 9; gesiuenl, 70, 5; issiuet, 34, 14; defaihliuel, 168, 25; 172,30;

seruiuel, Ezechiel S. 10; ueniuet, S. 14; gesluent, S. 10 u. S. w.;

uicht dagegen fur soiche Zeitwrter, die schon im A1tfranzsischen

ein fUr aile Male der Inclioativflexion angehi5ren. Da

also die genannten Denkmiiler zu punissoie fortgeschritten sind,

trotzdern dent etwaigen Begehren der Sprache, im Imperfectum

ein j zu vernehnien, ciii ptj durchaus genligen musste, SO

liisst sich nur annehmen, dass ein andrer Grund ais der oben

fUr m6glieh gehaltene die in Rede steliende Neuerung veranlasst

liabe. Es dUnkt mir niimuich wahrseheinlicli, dass, naehdem

d.is Inchoativsuffix einmal in die 1. u. 2. Plur. lraes. cmgedrungen

war, die Spracbe den in diesen beiden Forme»

nunnielir in erweiterter Gestalt vorliegenden Staiun bu Imperfeetum

nur ungern verrnisste und denseihen dalier aueli hier

zu Gelitr brachte, sodass mit diesem Sebritte die durcli Erwciterung

von *pwirns, * puni: zu punissons, punissez geflihrdete

Uebereinstimniung, die das Imperfectum hinsichtiieh der Bildung

des Stammes und der Art der Betonung mit der 1. u. 2. Plur.

praes. Uberali verband, wiederhergestellt wurde, und sich

neues puniss-oie zu puniss-vus, puniss-é. verbuit wie: wn-ôie zu

(trn-ôns. am-éz; sen(-ie zu sent-ôns, -éz; vend-ôie zu vend-ôns,

vend-éz und ursprllngliches *pufl _jve , *punie zu *pujms,

* pun-iz.

A

93


f• I

Ein Biick auf die geschichtliclie Entwicklung der Sprache

bis in die niichste Gegenwart hinein liisst nun mit aller Deutliehkeit

erkennen. (lass zu allen Zeiten die rnchr oder weniger

eutsehiedene ['endenz lebendig war urni nocli ist, (laS VOfl voru

herein bestehentie Nebeneinander von Zeitwirterii miner Bi!-

diing und solelien inclioativer Flexion allmiilig zu beseitigen;

es verritt sicli unverkcnnhar der Hang, aile Zeitw3rter

auf -ir nach ciner einzigen bestimmten Norm

abzuwandeln, und (lie Spraclie tibt auf die sehon in

alter Zeit in verIiiitnisinitssig geringer, wenn aueh

grisserer Anzahi ais heute vorhandeueii Zeitwiirter

reiner Bildiing insofern einen Druck ans, ais sie dieselben

zum Uebertritt in die lnehoativf!exioii zu hew

e g e u. s u eh t. Biner d lircligiilEgigen tuid Uberail erfoigreicli en

Betiitiguiig dieses vulgi.reii Nivelliruiigstriebes setzt freilieh eiiie

sich ailmilig zur Miistergiltigkeit erhebende Sehriftspraehe wie

so oft so aueh hier eineii Dainm eiitgegen, doch liLsst sieli

au dem Verhalten der Muadarten ermessen, wie miiehtig jener

Drang zui Ausgleiehuiig das Sprachgeftihi der Masseii beherrscht.

Die folgeiideii BliUter enthaiten eine Zii sammenstellung aller

der'enigen zu ieiiier Keuintitis gelaugten Fiille, die ais Belege

fur (las soeben. angedeutete Fortschreiten zur Inclwativflexioui

aiigefilhrt zu werden geeignet sind. Die Notweiidigkeit eines

bestiinmtcn Eiuteilungspriuicipes iii der AufziUuiiu u g der hierhergehthigeii

Erschei u u ungen vermoelite ieh u iclut einzusehen; ieh

folge daher der obeut S. 48ff. aufgesfeiiteuu Liste, uiur mit der

Abweicliung. dass ich hier die zu erwiihnendeii Zeitwiirter

tleutsehen Ursprunges in einem besouidereii Absehnitte vorausseluicke.

I)

) Bei der Answahl der im Folgenden vorziifiihrenden Beispiele

muisste insbesondere hinsiclitiicli soleher Zeitwirter, bei denen iiian die

gcuiiiselite Formation im aligemeinen nicht anzutreffcn gewIint ist, iiiit

ciner gewissen Vorsicht verfbhrcn werden, wi1 hei koiijunktiviseher Verwendung

der in Rede stehenden Zeitwdrter infolge der sonstigen syntaktishcn

Gestaltung des Gedankens oftmals der Schein erweckt wird,

ais Iiittcii wir es mit cinem inehoativen Konjunktiv des Praesens zu thun,

wiihrend docli in Wirklichkeit in jedem Falle der des Praeteritums vorliegt.

So verhiIt es sich mit Nebensitzen, die von einem historisehen

Praosens abhngig sind: Cil qui traient des arbaletes, Par les batailles

s'esablissen, Que cil dehors nes assaillissent, GPaI. 6268-70, ein


A

b) Verbreitnng des Inchoativsuffixes.

et) Zeitviii'ter deutschen Urspriinges.

ainanevir: Ans Anlass von amanvel, Alexius 47e, dem mdikativ

Praesentis des ans goth. manujan hergeleiteten Zeitwortes

a-manevir (1)iez, E. W. 633), den U. Paris aus einem Intiiiitiv arnaneyer

erkliiren zu mllssen glaubte, bat bereits 'fobiei G. G. A.

1872 S. 893 darauf aulnicrksarn gemacht, dass diejenigen ZeitwiJrter

deutschen Ursprunges, die bei ihrcm Eintritte in die

franztisisehe Spraehe sich mir 1(oijugation auf -ii, bekannten,

vom Inchoativsuflix zunie1ist unheriilirt geblieben sind. Ais

l3eleg wird ausser dem unten niiher zu betraehtendeii guerpir

Satz, der vflhig gleichgeartet ist mit foigenden: Des reclaime et deproie

Que d'iieuc le gelas t sain et sauf et à joie, Doon S. 48; Quant la dame

ot ces mos, un sien cosin supplie Qu'il fa vousisi secorre, Galïen

286, 54, wo in der Prosafassung der Ils. 1470: supplie . . veille steht;

Mais (,'irart de Sezille al o tosi appeller Galien le vassal et lui va conseiller

Que soubz ces draps vestist le bon haubert doublier, eb. 41,

21-23. Das Gleiche ist der Fali, wenn vor finaleri Sitzen, deren Inhait

vom Statidpunkte relativer Cegenwart ans ais w(Lnschenswert bezeichnet

wird, irrt (edanken ein je vueil oder vodraie ergiinzt werden kann. z. B.:

Et sui touz pres u vo serl4ice Pour ce quenuers vous desseruisse

(J/wse qui bien mauroit meslier, Romvart S. 100, 17-10, oder aber cm

im regierenden Satze in der That vorhandenes je pri, detnant oder dergi.

dem Redenden bei der (estaltnng des abhiingigen Satzes so vorschwebt,

ais hmitte er an Style desseiben das hUfiiehere Impertl fat. gebraueht:

Pour cet Seignor vous prie qui forma Daniel, Que dci bourc Saint-

Herbert la getissiez isoel, Chans. d. Sax. I 131; Pour ce vous requier

et demant Que me desissies vostre non, Âtre pér., Herr. Areh. 42,

S. 206, 622. Wesentiieh keineswegs davon verschieden ist der von Englhndcr,

Der Imperativ im Altfranz. (lb89) S. 6—T betrachtete Eau, wo ein

derartiger Konjnnktiv des Praeteritums ais Ausdruck direkter Aufforderung

verwendet erseheint: Seignour, je nous fais Garde de Gauuain et por

diu, Se il auenoit k'en nul fin Vausist aler, nef sou ffrisies Deuant

ke uous le m'eusies Fait sauoir, Chev. II Esp. 344M oder mit vorgesetztem

car: BiOS osles, car nous desissies Nonieles ... . eb. 5659. Besonders

veriockend ist die Annahme von lnclioativflexion in folgendem Beispiel:

iWieulx vault que ses fils soient mort Que Passai lii s se n t en son

règne, Phil. d. Vitry (Tarbé) S. 17, weil man hier ans dem koordinirten

soient die Berechtigirng ableiten kOnnte, auch assaillissent ais Praesens anzusehen.

Doch dem ist gewiss nicht so, wie das foigende iihniich gestaltete

Satzgefiige zeigt: moult a Dieu aoré Et deprié du cuer et Souvent reclamé

Que sa mere li gart eu vie et en santé, Et que il la getasl de

la cheliveté, Doon S. 102.

9


96

das voni and.. hatjan ahzuleitende haïr angeflilirt, welches bis

in (lie Mitte des 16. Jahrhunderts gegen das Eindriiigen des

Tiiolioativsuffixes angek;.nipft hat.

iwir: Moderne Formen begegnen in der alten Spraehe

zwar frllhzeitig, aber mit âusserster Seltenheit; z. B. haissanz,

Oxf. Ps. 17 1 44; Bien mostrent cornant les haïssent : enuaïssen/,

Ly. Ysop. 2757-8; En lour grani (sic!) pances seueiissent

ceies que per nature haïssent, eh. 2785-6; Jlais ausi que

tout le haïssent, Le ?iden gent et escarnissent, Barb. Méon. I

229, 638; se vos haïssez . . . et vos aniez, Serin, Poit. S. 15;

haisseient, eh. S. 118; Tous ses parens l'enhaïssoient, Fahi. d'Ov,

bei Godefroy t. II S. 437 s. y . debout (Datum?); A icest mot

Belin se tais t, Sa parole mie ne plaisi A cens qui haïssent

Renart, Ms. Cang des Renart, ed, Môon t. II S. 53, y. 39-41.

Knauer, Jalirh. 1871 S. 183 ftlhrt an haïssoient ans Froids.

Chron. 1 183 und aus Cuvelier 4464; ferncr finde icli hayssoit

in dem unpaginierten Druck der Mélusine (S. 26); Palsgrave

S. 579 kennt neben sonst alten Formen den conj. praes. que

je hoysse; bei Amyot (cd. Genève MDCXXI) t. I S. 745 stcht

haïssoit; siehe ferner L'Evangile que haïssez, Chans. Hug. 1. II

168, 4; nous hayssons, Macault, Apophthegmes (1553) 5. 273a;

hayssent, S. 276b ; hayssoit, S. 165 a ; hayssoient, SS. OOb, 267a;

hayssant, S. 292 h; daneben der Irnperativ haye (sic!), S. 108a;

je haissois, Bern. Palissy, cd. Faujas de Saint Fond et Gobet,

Paris 1877, S. 616. Die reinen Formen sind noeh mi folgenden

Jahrbundert nieht ganz ausgestorben; im Plural diirfe man

niclit kon,jugieren: nous hayons, vous hayez, ils hayent

comme font plusieurs, mesme ii la Cour, et Ires-mal', sagt Vaugelas

t. I S. 75.

Es darf durchaus niclit befremden, wenn man bemerkt, dass

die inchoative Erweiteruug zuweilen aueh im sing. md.

praos. von haïr erseheint, also da, wo sic honte in der Sehriftspraehc

durchaus verpnt ist. Oh man allerdings mit Fichte die

2. sing. hais, Can1br. Ps. 5, 5; 44, 7; 49, 17 ais inchoative Form,

oder mit Meister, Flex. Oxf. Ps. S. 28 ais reine Bildung aufzufassen

bat, ist zweifeihaft. Mglich wiire die ersterc Ansehauung

dessiialb, weil der Oxf. Ps. 17, 44 ja auch huissanz kennt, und

es ist nieht abzuselieu, wesshalb die Sprache das Tnchoativsuffix

ursprttuglich nui' in den endungsbetonten Formen zu-


gelassen haben soute. Schumann, Vocalismus u. Consonantiinus

des Cambr. Ps., Frauz. Stud. IV S. 55 sieht in (lem

hais des Cambr. Ps, iiberall dits Perfectum = lat. odisti; sei

es Proesens, se erkliire es sieli mir durch Anlehnung an tu

fais = fakis. Ici begnilge midi aol' folgende Stellen zu verweien,

in denen haisi mit einem andern Praesens coordiniert

erclieint: par quei nos puissom iceles choses haïr que il hais,

e laisser iceles choses que il nos de/lent . . ., Serm. Poit. S. 37;

si vos /uiissez iceles choses que il haisi et vos amez iceles que

il aimel, eh. S. 45, neben il hel, eh. SS. 101, 203; oder guerroie

et hai.s'l = insequitur et odit, Ltg. Gir. Rouss, Rom. VIT S. 185, 35.

Ifnzweifelhaft liegt doch wohl dos Praesens vor an folgender

Stelle, die zugleieh eine sicliere Silbenziihlung gestattet: Combien

que pas je ne haï? I) (: beney) Esau mon fils, mais pourtant Certes

je ne l'aime pas tant Que Jacob . . ., Mist. V. Test. 1237i ffl, Flir

dos 16. Jahrli. wird dos Vorkoiiimen von zweisilbigem je haï besffitigt

von Darmest. Hatzf. prem. part. S. 244 (1887) tinter 11mweis

ouf folgenden siebensilbigen Vers des Estienne Pasquier:

me que j'aime et hay : esbahy. lui 17. .Jahrhundert sieht sieli

Vaugelas I 75 geiitigt, vor zweisilbigcn ie haïs, tu haïs, il haït,

on deren Ursprllngliehkeit tibrigens auch Th. Corneille glaubt

(s. zu Vaugelas 1371), zu warnen. Solehe Formen leben noch

in Tno(lernen Mundarten; siehe Jaubert, Gloss. d. Centre d. 1.

France t. I S. 520, das daselhst mitgeteilte Oh j'l'hais-l-i =

I)/L' que je le hais kennt G. Paris in der Fassung: Oh! les

maures! je les aï-li, Rom. VI 438. 5iehe aucli o. S. 00.

guerpir, aufrk. werpan: 1. p. sing. praes. md . gerp: De Bre-

07

') lier uarechtmissige Abfiu]1 des s erkliLrt sieh durcli Vcrstiiiiiiiiung

dieses Laites und durch int1gedessen iniiglieli gewordeno Einwirkuiig

von je di. je ri = dico, rideo; vergleiche je transsi de fain, Mist. V.

Test. 12211; (Ms. C: transis); eciarci (lmperativ), Psaut. Metz S. 3s, IS;

wairanti, eb. S. 46, 10; rvairi, eh. SS. 24. 2; 454, 3; 457, 47; converti,

SS. 231, 4, S; 259, 15; 242, 4; resjouy-loi, Mont. Rothsch. Rec. d. Po(s,

frane. XI S. 251 guéri, Darmst. Ilatzf. 2 0 part. S. 283; m'esbahy, eb. S. 52;

vergi. noeh den Imperativ retanqi, Ch. d. Saxons ii S. loi. Aehnljche

Erscheiniingen behandelte icli in Herr. Arcli, '9, 359; vergl. dazu iai =

tace, Alisc. SS. 113, 115; Min. Reims SS. 169, 325; rassi (part. fiEr rassis),

aussi, Chans. Hug. I, LXXVIII; ly und rely = lis, relis, Daruist. llatzf.

203; je my = mis, eb. 236; pui (possum), Cod. J. Meung (Rose cd. 1735)

III 3, 50; Chron. Loys Bourb. 3119; puy, Stavelot 289.

Riop, Studien. 7


(aiOne e de Vormendie Li gerp e lais la seignorie, Benoît, Chron.

d. Ducs d. Norrn. 26364-5; 3. p. sing. praes. iiid.: gert, guieri:

Si cum Rous çert sa (erre e en Ganze s'en vail, eb. t. I S. 13

(Ueberselirift); E s'il l'i guieri e s'il ('t lait, eb. 28483; dureli

Emendation ftir gerpisl in: Si cum Rous gert (guieri) Jfenllent,

e cum sen: nul sejor rail Paris asseeir par force e par vigur,

eh. t. 1, 218 (Ueberselirift); 3. plur. praes. id.: Tuit le gerpeni,

luit le gerreient, eb. 4289; Gerpent Paris e lote France, eh.

4491; 3. sing. conj. praes. gerpe: Qu'il le gerpe ne qu'il sen isse,

A 29340; V'esi qui li lot ne i qui place Qu'il la guerpe sor

(eu manace, eb. 36932-3; 3. i conj. f/uerpeni: As

(feus Guillaumes unI mandé Ou que il guerpent la cite Ou que. . .,

eh. 38757-38758; 1. p. plur. praes md. gerpun: Si la gerpun

qu'el(e) ne seit prise . . ., eb. 4331; imperf. gerpeienl, eh. 421.

Vcrgieiche ausserdem: deuuerpons, I. plur. praes. id., SSI4ern.

101, 13; 168, 8: 3. plur. irid. guerpent, Serni. Poit. S. 111; 3. plur.

conj. praes. deguerpent, el). S. 133; die Imperative guerpez,

eh. S. 40; deguerpez, eh. SS. 62, 198. Die drei augefllhrten

Denkmler kennen aneb die gemischten Formen: :3. plur. praes.

id.: Kar chascun jar de la semaine Me gerpiss eut li mien

demaine, C'hron. â. Dues â. Norm. 4911-12; 3. sing. 1)raes.

md. Le chaslel dot e ferme bien Lisi qu'il ne crent nzde rien,

De vilaille le replenisi E de ses homes j gerpist Chevaliers,

serjans et archiers, eb. 11976; 1. sing. praes. md. E je le li

laie e gerpis : pris, eh. 15243; Toi li gerpis, lot a lui vienge,

eh. 20204; 3. sing. praes. md. deuuerpist, SSBera S. 164, 32;

3. plur. praes, md. deuuerpissen!, eb. S. 105, 19; 1. sing. praes.

con,j. deuuirpi.se, S. 165, 28; 3. sing. praes. COiij. deuuerpissel,

eh. S. 49, 28; S. 113, 36; 3. sing. praes. iiid. deguerpif, Serin.

Poit. S. 6; 3. plur. praes. conj. deguerpissent, eh. S. 13; Imperfectum

guerpisséent, eh. S. 80. Siehe ferner; Donc loi gurpissen

sei fedel, Passion 42a; guerpissent, Roi. 1626; guerpisson, Brut

8719; Atant gerpissent le vaissel, G. Pal. 4624; Et gerpissoit toi

sou rolame, eb. 7489; Que par templement ne guerpisse (3. p.),

Rutebeuf II S. 120 und oft.

gehir, and, khan: regehons, SSBern. 2, 13; regihons, eh.

7, 4; neben 1. s. conj. 1racs. regehisse, eb. S. 15, 1; md. regehisl,

28, 17, 22; regehissenl, eh. 18, 39; 28, 14; 34, 39; 112, 27;

regehissons, eb. 112, 22; Part. regehissanz, eb. 112, 19; reje-


hissez, Oxf. Ps. 29, 4; 32, 2; 135, 27; rejehissans, eh. 731 20; rejehissoit,

Dial. Gr&g. 122, 14; A celui vos rt'geïssez Qui

(imper.), Guili. le Clerc, Vie (le Tobie, IIerr, Areh. Bd. 62,

S. 395, y . 1280; jehissant, Manekinc 6650; qu'il gehisse : isse,

Mir. N. D. XXVIII y. 1825; La rejehisse ses pekies (3. S. conj.

i)raes.), G. Muis. 11 292. Beispicle fUr das cinfache gehir, fur

welches die reine Form iiicht nacligewiesen ist, findet man

auch bei Godefroy s. V.

,narchir voni got. marka, Grenze = grenzen an; selteuc

Reste nichtinclioativcr Bildung fand ich in: l'allas, li roys de

/?anemarche Et Saihadins, qui ci pi-es marche, Ont assis le roy

Urieu, Claris 18617-19; in der Zeile: Lu gent qui sou: lui

maint et marche : mw'che (subst.). Watriquet S. 269, 1193, knnte

marche, welches Scheler, Anm. S. 485, zu marchir stelit, aucli

zu )narchier gehircn; ... ma terre marche si prés de son pays

iinpaginierter Druck der Mélusine (S. 110); marc/ioient bei

Palsgr. S. 632. Vergl. ferner: Ardenne est d'autre part et le

boscage grani, Ou marchent Avalois Franchois et Lolierant, Doon

S. 97; marchoient in Mss. BC des Mn. Remis S. 171, 330 (im

Tcxt marchissoient). 1-hinfiger hegegnen die gemischten Formeii:

M'a dame a tantes genz marchisi : gist, Parton. 6303; luit li

marchissant. eh. 6549; il marchisseni, Prosa-l3erceval t. I S. 165

(Potvin); marchist, eh. I S. 296; As paiens ou vos marchissies,

G. Pal. 9089; ()uar Sarasins i marcisoient, Ph. Mousk. bei Du

(Jauge, Hist. de 1'Emp, de Coiist. S. 225; marcist, Merlin t. II S. 35;

marcissoil, eh. t. 11 S. 140; marchissoient, Grans Oron. de France,

Paris 1837 (Redaktion des 14. Jahrh.) t. I SS. 15, 103; marchis!,

eb. S. 85; marchissent, Ch. d. Sax. I S. 26, I S. 94; marchisl,

Bast. Buili. 3314; marchissans, Mm. Mas. Boucieauit S. 205;

marchissoit, Chron. Loys de Bourbon cd. Chazaud S. 206; murchissant,

eh. S. 284 irnd Oliv. d. 1. Marche, Mém. t. i S. 45; so

noch amEnde des 16. Jahrh.: ('este nation . . . est si prochaine

d'Italie, que les deux pais marchisent, Claude Fauchet, Recueil

de l'Origine de la Langue et Poés. Franç. . . . Paris 1581, S. 15.

herber stelle ich auch:

croupir und acroupir, Uber deren Herkunft Diez, E. W.

S. 174 s. y . groppo unterriehtet. Die reine Form ist zu erblieken

in: Si a véu trestot debot Renart qui seur un angle

erot, Renart 23447-8; . . . et en ce s'endort et crout . . ., Mén.

7*


100

Par. I S. 40 (der 1-Ierausgeber nicrkt an croupit?"). audre Beispiele

bei Godefroy II S. 384. Derselbe Lexikograpli glaubt

wegen ocroupoient und acroupant (I 89) an die Existenz dues

Inlinitivs *acroper, doeh vergi.: Le pie li lieue, et il x'a.crot toi,

Renart 7593; Devant ne soi quel 1Variole, ui un enfant tient

et acole, Tote for s'aloit acroupani; Ce nos aloit si acroupaul

Et deslourbant si nostre afaire . . ., De monaclio in flumine

perielitato, Cliroit, d. Ducs d. Norni. t. ITT. S. 515, y. 145-9.

(elle) S'acroupoil et se lapissoit, Rose (cd. 1735) 464. M'as mari

heute eau croupissante = siehendes lïasser neunt, liiess un

14. Jahrhundert yuue croupani, s. Godefroy, fasc. 56, . 47

s. V. pulasi.

9) Zeitworter lateinisclien Ursprungcs.

foïr = fodire fUr fodere fuel = fodil estuel, Barb. Méon.

II 50, 167; enfuent = infod( i)unl poeni, Clirou. Dues Norni.

18398; foent, Job (Le Roux de Lincy) S. 467; enfooient, eh.

S. 468; fouoiens, G. de Machault, La Prise d'Alexandre 8368;

louons, Jiil). Mist. inéd. I 155; conj. pracs. foue, G. de Machault

a. a. 0. 8374; enfouc, Grebaii 21710 mit Verallgenieincrung des

Vokales iii unbetonten Stamme; fouyun = fodienlein, Méti.

Par. 1 S. 63. Erweiterte Formeti sind mir nus aItfranzisisehcr

Zeit nicht bekaunt; an Stelle des alten Substantivs fouerres,

foucor begeguet bei Oresme fouisseur, s. Godefroy t. 1V S. 111;

hcutiges fouir und enfouir ist inchoativ. Die seltene liifinitivform

fooir, Rutebeuf Jubina1), t. I S. 474, der die reine Praesensbildung

zugeselirieben werden kiiiiite, halte ich nur fUr eine

gelegentiiclie, also sckundiire Gestaltung und vergleiehe sie

mit tenoir, desvestoir s. o. S. 12 Anm.

foir, fouïr, fur, fuir = fugire fUr fayere. Einmal finde

ieh s'enfouyssoient in dei Prinse et Délivrance de François Premier

des Sehastien Moreau, Ciniber et Danjou, Archives curieuses

de I'Hist. d. France, l le série, tome 2, Paris 1845, S. 258

in einer sti1itisch niclit reeht kiaren Stelle. Der ans Villefranche

in Beaujolais geburtige Verfasser ist sieh der Miuge1

seines sprachliehen Ausdruckes wohl bewusst, erwartet aber

noter Beruf auf seine naiivité beaufoloyse jui en fera excuse

die Nachsieht der Leser, s. eh. S. 451 und Herr. Areli, Bd. 83,

S. 467.


101

o'ir, ou'ir = audire: (las Vorhandensein des Inehoativsuffixes

vermute ieh in: . . . ouyt et entend ..., in einer

Chronique de Normendie" hei Fr. Miche], Chron. Ducs Norm.

t. II S. 139. Auffilhlig ist aueh folgende gut franzsische Stelle:

Misérable! penses-lu la (la faute) cacher ii celuy qui tout oïfl) et

tout voit (anno 1607), Éd. Fournier, Variétés hist. et lift, t. III

S. 237; ouissaij braueht naeh Sachs (s. y.) Berthoud (der hekannte

Uhrmacher ans Neuchâtel (1727-1807), der melirere

technisehe Sehriftcn liinterlassen bat?). Die 3. p. sing. praes.

o = audit wird von Nisard rnehrrnals durch ouil wiedcrgegeben;

s. desseti Etude sur le lang. pop, ou patois de Paris et

(le sa banlieue. Paris 1872, S. 258 u. S. 336. Neufranz. gewihnlich

j'ois = audio, Mol. Le Menteur 1 5, Suite du Menteur

1V 5, tu ois, il oit u. s. w., wenn ilberimupt vorkommend; aueh

VaugelasI S. 370 betont (lie cinsilbige Geltnng von ois =

audis (s. aucli ohen S. 65).

joïr, jouir = gaudere : goons. G. Muis. 11180; goés, eh. Il

235 (Inf. goYr, eh. 11 235); goent, A. de la Halle S. 314, go!,

2482; goe = gaudeam, Jeh. et llonde 4141; rn'esjoi : oi (= audio),

SGile 1008; esjoen, Oxf. Ps, 39, 22; 66, 4; 60, 5; .turesjoenf,

34, 22, 27; 37, 17; S'esjoenf cil qui ne vos aiment, Citron. Dues.

Norîn, 14544; Diex. con Richars li biaus s'csgot : o! = /èahuit,

1ich. l3ians 2174; Lhn1ie1i Chron. D. Norm. 10801 nitd Cliev.

Ly. 6677; : o! = audit, Manekine 1954; conj. prues.: V'i u si

nu que ne s'esjoie : la joie, Rutebeuf I S. 31; henierkenswert

it auch dci' Juiperatif esioiz nos, SSBerii. S 40, 20, 30, 32,

33; Seignors sainz, or vos e/oiez, André de Coutances, Herr.

Areh. Bd. 62, S. 193, 1670; Liamors vient qu'ele le conjot : o!,

B. Charr. 4061; conjoit : deçoit, Renart 5300 mit Aufnahnie

des oi der 1. sing. l)l'tes. md. tirni des conj. praes. wie

unten rejoit; Si le congoent e. /ittoient, Dis (le l'Emp. Coust.

y. 524. Roinania VI; conj. praes. conjoie, Froiss. Poé. II 208;

Iniperatif: Cist me plais!, cestui conjoiez, André de Coutances,

1)

Oh tias 'l'renia iiber oïl hier nur von der Ilanti des Heraitsgcbers

stainint, halte ieh luit, llinblick aiif die in dem inehrfaeh erwihnten alten

1)rucke der M(1,isine des .Jehan d'Arras stelienclen Futura oïrai u. s, w.

(s. o. S. s2) riiclit oline Weiteres fur sieher; seltsarn wirc daun iibrigens

der UnIstalul , dass Fournier mir oïl, iiicht aber anch tins iinniitft'Ibar

ttigende voit luit dieseni Zeiclien vcrsehen hahen soute.


102

herr. Areli. Bd. 134 1 S. 187, y. 1066; Donc novele lor reporte Qui

les rejoit e reconforle, Guill. le Clerc, Vie de Tobie, Herr. Arcli.

Bd. 62, S. 392, y . 093 - 4; conj. pries. resjoie, Froiss. Poés.

11 208. Die Inchoatiyflexion ist bereits in alter Zeit sehr gew11inlich;

neben esjoient, Oambr. Ps. 67, 3 stebt esjoïsse, eh.

96, 1; Ces m'esjoisl e midi me huile, Chron. Ducs Nom. 8366,

ii,linlich el). 15294; Levez sus, esjoïssez vos, André de Coutances,

Herr, Ameh. Bd. 64, S. 186, y . 1016; esjoissans, Rom. d. Eles 321;

esioist, SSBern. 128, 10; 159, 27; esioissons, 29, 23; 52, 4; Osmunt

foc, joïsi e baise, Chron. Ducs. Norm. 11117; iI grani merveille

se josscnt : partissent, eh. 10791; gojscent, G. Mois. II 54; goiscoU,

eh. 1118; joissoit, Mir. N. D. TV S. 190, y . 1164; 11 s'en

esjoïsi durement, Durm. 11800, 14567; esjoissoit, Manekine 3982;

Et cil oisel s'esioissoient, Chev. 11 Esp. 3163; ... Qui esjot

mon cuer trop grandement, Chr. de Pisan, Oeuvres Poét. (cd.

Roy) S. 158, 10; . Il beisoit Et conjissoit Lancelol, R. Charr.

6830-1; 11oli l'enoreul et conjoïssenl : feïssenl, eh. 2066. Vergleiehc

im Altfranz. die Nomina: joiance, jouissance; joiable,

joissalde; esgoïssemenl, Chron. D. Norni. 10806.

= mflgire, Quant il l'orroii braire et mur : 6fr, Ph. Vitry

S. 115, gewiihiilich muire (s. o. S. 12): Escoutes que no vache

inuit : deduil, Ad, halle S. 313; Preslre Martin ne rit ne mail

/it, Renart 7507; inuit, Doon S. 47; muyans, E. Deschamps (cd.

Champ.-Figeac) I S. 54; mugiant, Paré XIX 33 (Littré); dieses,

sowie:

ioir = rigire, mir (16. Jalirh.) bei Godefroy s. V.; ruire

Si com lion qui prant et rail : luit, Lib. Psaim. Appendix

(Michel) XXI 13; si cum leons ravissans et ruianz, Oxf. Psait.

21, 13; Cambr. l'salt. 21, 13; Li lioncel muient ..., Lib. l'sahn.

API). CIII, 22; cil qui ruient cum fieon, SSBern. 121, 1, nchmen

im Neufranziisischcn mit Zugrundeleguiig der lateinisehen

Stmme mug- und rug- dan Inehoativsuffix auf: mugissant (azino

1493) niche Godefroy 1632, s. y . beser; flir :iltes inuiemeni steht

mugissement bel Jean Lemaire in der Secunde Epistre (le Laniant

Vert (zwishen liv. I u. 11 der lllustr. (le Gaule); rugissement

bei Littré; doeli vergi. aueh muissemeut, ruissemeni (Dial.

Grég. 117) bei Godefroy s. y . y.; ruist = rugit bel R. Stephanus,

eb. s. y . mire.

l-Iierliei gch3rt aueh bruire, deni , falis die AbleitulLg vo


103

rugiro riehtig ist, cm * broir, bruïr vorangegangen sein muss;

hrufr wird belegt ans Froiss. XIII 254 von Scheler zu Bast. Buili.

S. 308-9, siehe Ubrigens o. S. 12. Altfranz. ist dieses Wort durchans

reiner Bildung: fle joie bruit lote la corz, R. Oharr. 5273; Jusqu'à

la rivière qui bruit : nuit, Rutebeuf i S. 251; so auch um 1530:

un bruyt qui bruioit u merveilles, Mont. Rothschild, Rec. d. Po&

franQ. t. xi S. 247; part. hruiant, Brun Mont. 3095 (14. Jahrli.);

aueh heute ist die reine Forai nicht unerhirt, doeh seheinen

(lie seit etwa 100 Jahren auftauehenden Formen mit inchoativer

Erweiterung (s. bruissaient hei Bernardin de Saint-Pierre, von

der Gram. 4. Gramni. ed. 1867, t. i S. 557 ais ,incorrection' hozeichnet)

immer melir an Boden zu gewinnen, vergi.: Paris qui

bruissait à leurs pieds, V. Hugo, Notre-Daine de Paris, iOule édition,

Bruxelles 1835, t. I liv. IV chap. III S. 257; tout bruissait

cl tournait autour de lui, eh. liv. VII eh. VIII (t. II S. 220);

Paulin Paris tlbersetzt das bruient in l?ruient banieres et penoncel

flori mit bruissent. cf. Gar. Lob. t. II S. 167, Anm.; Un

froufrou de soie bruissait, Ohiiet, L'Ame de Pierre S. 109. Vergi.

das alte Substantiv ernbriiissemenz : Apt-es la grant noise et le

sun Entrèrent luit en la maison, Od hidus embruïssemenz Sur

lui rechinièrent lur deuz, Marie de Franco, Purg. Patr. 833-8.

Es kann Ubrigens ais sieher gelten, dass die honte sehr starke

Neigung, 4cm Diphthongen in bruire und in bruit zweisitbigo

Ausspraciie zu gehen, sowie die Einschaltung des Inchoativsuffixes

in keinem ursitehiichen Zusanimenhange mit der alten

Tiifinitivform bruir steht, denn dieselbc ist liiagst versehollen;

es ist vielniehr denkbar, dass die nach Tobler, Versbau S. 78

und nun auch nacli Koschwitz, Gram. d. Neufranz. Sehriftsprache

S. 45 nach varangeheiidem br wahrscheinlich eillgetreteno

Diiirese (les ni - - vergi. namcntlich den Inf. bruire bei

Prudhomme (Tobler n. a. O.), der trotz zweisilbiger Geltung

des ui sein stummes e nicht aufgegeben bat - die Veranlassung

zur EinfLlhrung der inchoativen Erweiterung geworden

ist.

bouillir: Belege ftir die im Altfraiiz. ganz gewihuliciie

reine Foi'm sind hier nieht n5tig; die Spraehe entschliesst sicli

nur selten zur Aufnahme des Inchoativsuffixes; z. B.: . . . bolis.çant

l'abondance de cesi mont . . . = feruenle mundi copia

Dliii, Grég. 210, 11; hufigcr das Koniposituni esboillir: Eutred


104

jmrreture es miens os, e desuz mai esbuillissed, Cantic. ilahaeuc,

Oxf. Ps. S. 272; Que del grant chaut esboillissan€, Cliron. Dues

Norm. 39304; viele Beispiele bei Godefroy III S. 342 neben

esbout, esbouilfeiu u. dergi. Einmal finde ie.h parboulissent: En

Gascongne, quant il commence à faire froit, ils achètent des langues,

les parboullissant et pelent et puis les salent . . ., Mn. Par. t. II

S. 177 neben dem Irnperativ parboniez, eh. t. T! S. 133. Vergi.

die Substantiva: altfrz. bouif! isseure, neufrz. débouiilisswje neben

déhouillaqe.

cueillir: nur muudartlieh I)egeguet cueillissez (Imperativ):

Que sert d'être auprès du rosier, sans en pouvoir cueillir la rose?

Cacillissez, amant, cueillissez, car c'est pour vous, qu'elles sont

écloses, Rom. VII S. 61, IX 7; derselhe Gedanke fand in der

Pikardie folgeilddn Ausdruck: Peut-on être auprès du rosier

Sans en pouvoir cueillir la rose"? - ('ueillissez-la, si vous

voulez, car c'est pour vous qu'elle est déclose", s. Wilii. Sciieffier,

Die franzbsische Volksdichtung und Sage, Leipzig 1884, S. 96.

Vielleicht ist aucli je . . . cueillis in einem ehenda S. 70 mitgeteilten

Volkslicdc ans der Champagne ais Pracscns aufzufassen.

Das neufranz. Suhstantiv cueillissage ncbcn cueillage

wird von Littré s. y . iieftig getadeit.

faillir irnd défaillir werden honte vielfaeh inchoativ flektiert;

s. Littré s. vv.

saillir bat die reine Bildung nur nocli ais terme d'architecture

gerettet: il saille fUr saut (s. o. S. 58); dass in der eigentlichen

Bedeutung je saillis (fUr je saille oder ;iltei' je saux fur sait)

im 17. Jaliiliundert niclit mehr auffiel, geht hervor ans Patru zn

Vaugelas 11 261. Das Kompositum assaillir seheint zu keinei'

Zeit der litchoativilexion zugiig1ieh gewesen zu sein, wohl

aber tressaillir, von dciii Rousseau et quelques autres écrivains"

das Praesens il tressaillit fur lieute ilbiiches tressaille bildeten,

Ufl(l zwar ,,pa, euphonie" (? !) nacli der Gram. d. Gram. (cd. 18(W)

t. 1 S. 527; vergi. aucli Miitzner, Franz. Gram. (1856) S. 2215.

In Ulterer Zeit (iiide jeu: .Te sens tant joyeulx mon courage,

Que mon cuer tressaillit de Joye, Âne. Théat, III 103.

finir, altfranz. fenir. Sehr auff]]ig ist /eniens in . ... .ai

soit ke nos ne ftnicns d'orer . . , SSHern. 155, 3 = licet nunquam

ab orutione cessemus, Migne, Patrol. Sp. 179, 5; s. o. S. 49;

uacb Tissot Ilectiert finira 1m Patois des Fourgs eiufach, s.


105

Musvafia, Zur Pracsensbildung S. 6. Aiim. 1; ,n = finio latin,

Ra ynaud, Rec. de Motets Français t. 1 S. 73, 44 kanu fihi sieli

hetraciitet ebensowohi zu finir wie xii /iner geWren.

ferir = ferire begann, bevor es austarh, zur hnchoativflexion

zu neigen: Autrefois ferissoit d'un[e] coi!,mee ou d'un

mail . . . Méin Maréch. de Boucicaut (Anfang des 15. Jahrh.),

S. 22; feril eoordiniert mit est . . . offense . . . engendre . .

Rab. Pont. liv. III eh. XLIX; Attendu qu'au seul flair issant

des lauriers, figuiers, et veauLr marins, est la fouldre dtournêe,

et jamais ne les ferit, eb. liv. IV eh. LXI1; 3. pi. praes. md .

ferissent, eh. liv. V eh. XXIV; Ilom7ne de bien, frappe, feris,

tue et meurtris . . . (Iniperative), eh. liv. V eh. VIII. Ein

altfranz. Beispiel ist: Vers lui des esperons feril : ri', Claris 2776,

koordiniert mit . . . sent, lieve, voit, cuide, merveille . . . (die

3. pe• wiirde feri lauten, s. menti, eh. 2789). Das Komposituni

aferir erseheunt hei Adenet mehrere Male mit dent hnchoativsuffix

versehen: C'est chose qui aferissoit, Cleom, 17068 neben

aferoit, Cleom. 17825, 17672; Enf. 0g. 3909, 4852, 5008; vergi.

das adjectivisehe aferissant, Cleom. 9789, 17937, 17128 u. s. w.;

Enf. 0g. 7588, neben aferant .4ins ert chose bien aferant, Cleom.

17166; Enf. 0g. 7598; s. aueh Seheler zu Eiif. 0g. S. 314; andere

Beispiele bei Godefroy I S. 131-2.

menir = merre kanute die reine Bildung neben de y geniisciiten:

Or me pesera molt se nel te mier : fier = feria, Ger.

de Ross. S. 342 (s. Godefroy V S. 259); merons nous ces! blasme?

Convoi. (le Bocce, 'us. Mont1), H. 43, f° 3a bei Godefroy Y S. 258;

cou ,j. praes. in der hilufigen Wendung (que) biens te nous mire,

S. Par. Dueh. 1283, 1307; : sire, Cleorn. 12058; Ricli. Biaus 851;

(lire, Claris 11788; daneben menisse : si doinst largement et

merisse a ciaus qui sieruice ii font . . ., Li Ilystore (le Juhins

Cesar ed. Settegast S. 103, 3.

Die Koniposita von ire : jierir 1), subir, transir, cohir =

coire, Vieille, S. 36, im 16. Jahrh. aucli inlenir iiiid pretenir, siud,

wie es selieint, von voriiltercun inehoativ flcktiert worden; vergi.

conj. praes. perissent, Alexius 60, 4; je Iranssils] de Tain, Mist.

1) llectiert mi Italien. aiteli rein vvrI. i1a, S)riChW4JI't ('hi di coltel/v

fère (o /'crisce) Di colie/to père (0 perisce); poct. Kiirtjiiiictiv pire

s. Petrôcehi, S. y . perire.


106

V. Test. 12216; S'il le plaisi que point ne transissent : gemissent,

el). 24523; preeril bei Belleforest, s. Godefroy fase. 55 S. 306.

Diesen Mustern folgte gewiss ursprlhiglich das ziemlieh spt

in der Spraehe auftretende circuir; z. B....selon le nibre des

douze signes du Zodiacque qui circuissent la terre vniuerselle

Jean Lemaire, 111. Gaule liv. I cli. 35. TJeber die Gefahren. (lie

hier der Inclioativflexion drohten, s. o. S, 13ff. Eine Sonderstellung

nimrnt ein cissir, o issir, lothr. usir, ussir, gewhnlieh

issir = exire. llinsichtlicli der Grlinde, die dem j an Stelle

des Diphthongen die Alleinherrschaft verschafft haben, ist

Sicheres noch nicht festgestellt, s. Behrens, Unorganisehe Lautvertretung

S. 44. Issir ist von der inelioativen Erweiterung

stets unberiihrt geblieben, vermutlieh weil Formen wie is, is, isi,

issons, issez, isseni, der Irnperativ is (is hors, is hors, sanglant

vilain, Jub. Mvst. 1 131; si is de ci, Mir. N. D. XIV S. 262

V. 917; Is hors, is de celle c/wudiere, eh. XXII y . 1377, neben

cis fors = egredere, Diai. Grég. 244, 19), issoie sehon olinehin

don Eindruck macliten, ais geho..ton sic zur gemisebten Koningation

auf -ir. Da, wo der Diplithong ni, wenn aueh zu u

vereinfacht, zur Allcinherrschaft geIangte, also im neufrauz.

trat (las lnehoativsuffix ein. lieutigen Formen wie

reussis sais, réussissant stehen altlothringiseh gegenliber: uxoient

in einer Metzer Urkuude vom Jabre 1304, s. Godefroy iii S. 18;

sorussanz de chariteil, SSBern. 59, 15; sorussant, eh. 128, 27;

150, 22 von dem Infinitiv ussir, eb. 164, 34.

toussir = tussire noch whrend des gauzen 16. Jahrhunderts

an Stelle von neucm tousser nacliweisbar; vergi. Clément Marot,

cd. 1731 t. II S. 170; Rab. Faut. liv. IJI. eh . 111; R. Gainier (cd.

Firster) 6, 07; Beza, De franc. ling. recta p1on. S. 38, neben

tousser mi Journal d'un bourgeois bci Gringoire 1 187; tousser

ronfler, Aue. Théat. 1 S. 68; Mont. Rothschild, Ree. de Poés.

fr. IX 319; je (misse, Palsgravc S. 583; tousser, Rab. Oarg. liv. I

eh. XXXViii; liv. I eh. XLI; Rab. Pant. liv. II eh. XVIiI. Bevor

loussir aus der Sprache schwancl, bildete es an Stelle der alten

regelrechten von Littré s. V. bclegten je touz, il tout (und viclleicht

il toussent, Gringoire 1188:1 3. p. conj. pracs. tousse in:

Et tousse tousjours i toute heure, Vieille S. 157), Formen mit

inchoativer Erweiterung, z. B. toussissoieni, Rab. Pant. liv. 11

eh. XXVITI, Oh Rabelais aueb die reine Form keunt, ist


107

nicht sicher, deun toussons, Garg. liv. I eh. XVII; toussant, eh.

liv. I eh. XVIII; Panf. liv. III eh. XXXVII; tousse:. Pant. liv. 1V

Prologue; liv. V Prologue; toussoit, Garg. liv. I eh. XXI; Pant.

liv. III eh. XX; liv. IV eh. XXXII; toussoieni, Pant. liv. III

eh. XV sind ohue Bcweiskraft, da sie tousser (s. o.) und das

Futurum tousserons, Garg. liv. I eh. XLI neben sich haben.

glo(u)tir = glutire, gewfflinlich in Conipositis wie dcglo(u)t'ir,

englo(u)tir, esglo(u)tir, transglo(u)iir, eslranglo(u)1 ir

begegnend, folgt ursprlinglich der reinen Flexion: conj. praes.

trwuglutet, Camhr. Pm. 68, 18; Oxf. Ps. 68, 19 (von Fichte irrtllmuich

zu den conj. praes. der ersten Konjugation gestellt;

/ransglule, Barh. Mon 1V 262, 230; irons glout le duel, Meraugis

S. 152; Terre, quar ocres, si me va transglolant, Bat. d'Alesch.

767; Que mer sorbisi toi et englout : tout, GPaI. 1545; La 1ère

oevre et si l'englol, R. d. Thèbes, Constans, Lg. d'Oedipe, Appendice

S. XVIII; englout, Berner Liederhs., Herr. Areh. Bd. 43,

S. 246; : gloul, Watriquet S. 266, 1115 (vergi. dazu Schelers Note

S. 483); englouloit, eh. S. 265. y . 1071; englol, Notes et Eclairciss.

zu Rutebeuf, .Jnbinal II S. 320; conj. praes. iVe gart l'eure

terre m'engloute : yloule, eh. t. II S. 294; : goule, II 320; : gloule,

foute, Prière de Théoph. eb. II 328; : toute, G. Muis. lI 210;

gloufe, eh. 1 68; .4hi terre, quar oevre, si me va engloulant,

Rutebeuf II S. 95; Aliscans S. 22. Danehen hegegnen sehon frtlh

die erweiterten Fornien: transglouzissoient, Guiart Roy. Iign.

20856 (s. Godefroy t. VI S. 177 s. y . pissace); engloutit (id.

praes.), Mn. Par. t. I S. 49; engloutissent, Watriquet 77, 11; engloutissoit,

eh. 264, 1051; (lu que terre ne m'englotissc : vice, Mir.

N. D. XVI S. 358, y . 285; engloutisse (3. conj. praes.), Psaut.

Metz S. 192, 19; : L'omisse, Vieille S. 157; Rab. Pant. liv. 1V

eh. LIII. Snbstantiv englouteur und engloulisseur.

covir = cpfre fur cripere; bitufiger ist das noch im ganzen

13. Jahrh. gebruiuehlieli gewesene Kompositum enco(u)vir. Soviol

ich selie, liaben sieh nur im Lothringischen cinige spitrliche

Ueberreste reiner Bildung neben inchoativ flektierten

F'ormen erlialtei..... et ne mies la vicie, mais la beneizon de

uostre pere celestien, cui uos receuez per ma boche selonc ceu

qu'il doneir la me uuell, nos couf 1) iu et si desir ke . . ., SSBern.

1) Schon G. Paris vermiitete in dieser ihm ans S1'aI. bekannt gewordenen

Forai die 1. sing. praes. von covir; s Rom. X S. 51, Aiim.


108

S. 146. 23-27, lat. Text: 1mo vero ipsam henedictionem coelestis

utique PaIns nos fr1, non meam (quam (amen ipso quidem dignanle

accipitis per os meum) opto vobis benediclionem manere semper

Migne, S. 376, 1 IL; von dem Trn9nitiv encuuir. SSBern. S. 5, 22

(mile chose c'um puise' encuuir, eh. S. 153, 4 = omne quod concupisc)tur

. . •, Migne S. 382, 12) hegegnet einmal die erste Person

plur. praes. id.: encunons : Tuit encuuons lotes cez choses noirement.

SSBern. 50, 17 = Iloec suns quae concupiscimus, Migne S. 109;

die 2. plur. praes. md. encuuiz : Moneiz (= menez) joie UOs qui

encuuiz granz choses, eh. 25, 16 = Exsultate quicumque estis

jrandia concupiscentes, Migne S. 88, 2. Dalleben folgende erweiterte

.F'ormdn: Dons gerbes sunt que tu quiers, li une si est

d'onor, li altre si est de repos. Tu encuuis Io seor et la ha!-

tesce, SSBern. 151, 39, lut. Text = Duo manipuli sunt quos

quaeris, honoris scilicet et quietis. &ssionem affectas et alliludinem,

8. Migne 381, 11; 1)e ceu uient cen /c'eie si agrement (sic)

encuuist encontre l'espenit et k'ele si assidueiement murmurel et

k'ele discipline ne puet soffrir . . ., SSBern. 153, 35, lat. rIlext =

lime est quod Mm acriter caro adversus spinitum concupiscit,

quod assidue murmurai, et impatiens est disciplinae, Migne 178, 1;

niais eflcuuissel a penre la ueniancef cil qui nen est mies

dignes que ueniance soit prise de lui (zweite Hand), SSBern.

S. 163, 30, lat. Text . . . sed is punire gestiat qui dignus non

est eliam ipse puniri, Migne S. 393, 2.

resplendir spiendere. Palsgrave's Angahe S. 703: Je resplendis

sec. conj. But John le IJayre useih : je respiens, tu resplens,

il respiend : aussi respiend la ducalle baniere. But ail

ot/er tense.s be ever used of the seconde conjugacion darf fttr die

ganze altfranzsisehe Zeit fast iineingescbrtnkte Geltung beauspruchcn;

clean die reine Bildirng batte sieb, soviel jeu selie, hesonders

mi md. praes. und im part. l)Iaes. erlialten, wiilireiid (las

Imperfectum fast au sa ahrnslos der Tiwlioativkonjtigation folgtc, zu

der tibrigens aucli das Praes. seit friUier Zeit die stiirkste Neigung

vcrrit. Ervuihncnswert1i ist hier inclems das reine Imperfectum

respiendoil, Rend. Mol. M. 241, 12, auf welches inich Tohier aufmerksani

rnacht; vergi. ferner spiendoienf : Lu char de riche

ator dont les roes splendoieni Par oret par argent . . ., in der

poetisclien Version tics .Ini. Cesar, bei Settegast S. ; existiert

cin Iniiuitiv .spiendir? leb erinuere an eirie volksttlnilichcre


109

Forni espiendir : ./o/froi re/ierl sor /'iaume csplendissanl, Ent

0g. 5301. Es stehen neben einander: respient : encantemen,

Flor. Blancli. 1821; resplendissans, eb. 2280; resplent : argent,

Dnriiiart 8435; re.splendea( : /mdent, eh. 10249; : pendent 11649;

resplendist : ris! = risit, eh. 8511; resplendissent retentissent,

eb. 13587; respiendissoit, eh. 10006; und ans noch iUterer Zeit:

re.splent : argent, Cliron. Dues Norm. 10489 nebeii resplendissent,

eh. 26128; replendissanz, eh. 26126; respiendisseil, eh. 9978.

Das gleiche Schwanken zeigen fast aile aitfranz(isisehen Texte:

respient, Ent 0g. 2622, 2640, 5195 : -eut, neben resplendis!,

eh. 5256, s. Schelers Note dazu S. 261; resplendent : amendent,

Christ. Pisan, Long Estude 4190; adj. respiendant, eh. 2438,

2535 iLeben resplendis! : gst, eh. 1765; resplendissant, eh. 1973,

2266, 2335, 2454 und nocli Jean Lemaire kennt neben resplend

(s. repliJd, lllnstr. Gaule liv. 1 eh. 31) vous . . . qui resplendissez,

Iliust. Gaule liv. II Prologue; respiendissoit, eh. liv. I

eh. 28; liv. II eh. 1V f0 7v. Vergl. aueh das Substantiv respi

endor, Duiniart 7650, 8084 neben respiendissours, Eitf. 0g. 5692.

grondir = grundire (s. o. S. 14) ist gewlinlich der reineii

Bildung gefolgt: Ce est si voirs que nus n'en gront : mont,

Parton. 5004; Einz crolle le chef et si gront : respont, Renart

22762; puant ce voit l'ampereres, ne puei muer ne gronde : suronde,

Chans. d. Sax, t. II S. 44; danebeit grondisent : Et Ii julant

grondisent autresi comme porcz, Doon de Nant., Rom. Xlii S. 23

y. 189 (s. aucli Godefroy s. v.)

rendir, randir: Es ist zweifelhaft, oh die oben S. 15 angefllhrte

nicht inchoative Pracsensform reni, die aiieh meliriiiuis

in eut-Tirade begegnet, z. B. Doon SS, 148, 207, zu diesem

Zeitworte gehiirt (s. Toblers Bedeuken o. S. 15); inchoative

Biidungen bei Godefroy Vi 590.

mentir = mentiri: die im Italienisehen crkenubare Neiguug

zur Inehoativtlexion ist in Gallien nur mundartlieh nachzuweisen;

in Centralfraiikreich erklingt zuweilen ein Praesens

je mentis, tu mentis u. s. w., s. Jaubert, Gloss. d. Centre d. 1.

France t. ii S. 67.

repentir und sentir dagegen scheinen der reinen Bildung

Uberail treu geblieben zu sein, wiewohl sentisco, persentisco

bei den rmisehen Komikern und Lucretius nieht unbeliebt

war, und zwar, vas wichtig ist, ohue eigentlieh inchoative Be-


110

deutung; vergi. K. Sitti, De linguae latinae verbis inehoativis,

Areb. f. Lat. Lexicogr. t. I S. 468 ffl.; S. 497-99.

Das Gleiclie giit von dormir'), endormir, condormir (condormirent,

Passion 31b); dormisco, indormisco, s. Sitti, a. a. O.,

RoWie condorinisco, addorinisco, obdormisco, edormisco, perdormisco

liegen un Lateinisehen vor, und zwar geh;ren derartige

Bilduiigen der vulgiiren Rede an (mit Ausnahine von obdormisco

und addornsisco) s. Sitti. a. n. O. Vergi. (las altfranz.

Substantiv endormissement neben endormemenL

partir = pariiri teilen, und seine Komposita: apariir, departir,

einparlir (impartir), enirepartir. Csj)artir, mesparlir, nupartir,

rpariir, iresparlir zeigen schon frlih die Neigung, znr

Inehoativflexion Ilbeizutretcn; répartir, impartir, ?nijutriir, nziparlir

liabeti diese Konjugationsart bis heute beibehalten, wiUirend

dpartir in gleicher Bedeutung sieh Air die reine I3iiduug entsehiossen

bat. Man findet neben einander: Toi le (seine Hahe)

depurt que giens ne l'en reines!, Alexius 19b; Va departani las

ses deniers, Guili. dAngi. S. 124; E vosire pain et vosire vin

d la vedue, od l'orfenin Parlez ..., Guili. le Clerc, Vie de

Tobie, Herr. Areh. Bd. 62, S. 388, y . 589-91; E anceis que mort

vos departe : quarte, eb. S. 393, y . 1075; La presse pari coin

,1tons de grant fierté, Bat. d. Alescli. 6082; En .111. parties (oui

sanz doute Partoient leur susiance toute, Gaut. de Coinsy, herr.

Arch. Bd. 67, S. 88, y. 181-82; Ainsi purloieni leur avoir, eb.

r. 187; Iluec vos proi que voz voz miparloiz, Gaydou S. 29; Ae

sai c'il partent u droiture, Ruteb. I S. 166; Et qu'a soie merci

ne seroit fa parlans (Icilhabend an . . .), Brun Mont. 1312; Li

espirs de lui se trespart, Hyst. de Jul. Cesar 126, 2; Que leurs

despouilles ilz deparlent Egaurnent et les s'entreparlent, Chi.

Pisan, Long Estude, 5813-14; . . . Qui ruiez (sic) cops donne

et depari : part, G. de Machault. Prise d'Alex. 5525; La riviere

qui despart Espaigne et Portugal, Chron. Loys de Bourbon (cd.

Cltazaud) S. 194; Quand Amour deparloit ses grands tresors

Mém, Mar. Boucicaut S. 46; Ladicle rivière qui depari les royaulmes

de France et de Castille . . ., Mont. Rothschild, Recueil

de Poés. Franç. t. XI S. 238; deparlions = ivir leilien, Rab.

l'ant. liv. V eh. XIX; (J'esar en ses commentaires mespart la ci-

') Es bat in Sch'.veizer Muiidartcn folgendo Doppelgestait im Praosens:

dr?ni.Yse, (10, do, drniê'st', ifrtm,l, drt?uiçs, Mussafia, n. n. o. S. o, Aniu. 1.


111

salpine en trois parties . ., Jean Lemaire, Iii. Gaule liv. I eh. T,

thnlieIi eh. liv. III f° XIr; Se L)iex de ces biens me reparte,

Rutebeuf t. i S. 292; Repartez leur cez biens ecclesiaux, Eust.

Deseb. 1 183; mit dem Reflexivpronomen: Aincois qu'il se parte

de la, Cleoni. 5022; Ains que de nos vos deparleiz, Chron. Dues

Norm. 13216; Que nous nous departons . . ., Brun Mont. 1000;

Ainsi droiture se départ = geld von hinnen, Rutebeuf I S. 233;

fur partir ohne pion. refi. sind Belege nieht ntig. Beispiele

fUr inchoative Flexion datieren ans ilitester Zeit: El' plus espès

si's rumpent et partissent, Roi. 3549 (= coupent en deux",

Gantier); Ordeneni lur genz e garnissent E en conreiz les departissent,

Chron. Dues Norm. 1207-8; Les rotes fendent et

partissent : burissent, Durniart 7932; oder beide Arten nebencinander:

Derechief, de toutes les amendes la ou li •wiynor ensamble

prenent et portent et partissent, le vile en u les II pars

• . ., Coutumes d'Amiens (1249), s. Bartsch et Horning, Langue

et Litt. frç. Sp. 451, 29; parlissoient, Lai de I'Epervier, Rom. VII

S. 3, 19; partissoit, Cygne 14163; 71 cuide avoir femme louz

.seulx, Qu'h li partissent plus de deux, Mir. N. D. XXVIII

y. 649-650; As disiteus souvent partissent leurs aumosne.ç,

G. Muis. I 196; partissons = iasst uns teilen, Greban 25065;

pariissant, eh. 30620; Et leur(s) impartissez voz biens, Ane.

Théat. t. III S. 432; partissons, punissez, que je part ysse, Palsgrave

S. 514; . . . deux lignes partissoieni esgalement la colonne

Rab. Pant. liv. V eh, XLII; Ii convenra qu'en M. nos gens

nipartissons, Aye d'Av. S. 117; . • . deux diametres nipartissunt

un cercle • . ., Rab, Pant. liv. V cli. V; Or en ait Dieus les âmes

quant du siècle pantiscent : povniscent . . ., G. Muis. II 59; Vous

le comptions (das Geld) et partissions comme frères (anno 1615),

Éd. Fournier, Var. hist. et litt. t. vii S. 77. Vergi. schliesslich

noeh: Od merciz rendanz se partissent : j6issent, Chron. Dues

Norm. 10792; Car je les vi monter quant ie m'en partissoie, Brun

Mont. y. 320 (neben Dist /iruians : Il est tans que de ci nous

parlons', eh. 854); Je cuic, vostre non me dirés, Ancois que nos

departissons, Fergus S. 179, 3-4.

espartir = bliizen : Quant il pluet et vente et esport : part,

Evrat, la Genèse, bei Bartseh et Ilorning a. a. O. Sp. 308, 9;

Adonques tonne il et espart : espart (subst.), Ph. Vitry 22; espartoit

in den Hss. AS und in der poetiselieii Version des Jul. César,

im Texte espargoit, s. ed. Settegast S. 58, 20; daneben: Que s'il


112

espurtisi, pleut ou Vente, Pauth. d'amors 1072; esparlissoif, Pere.

V 301.

vertir = vert ere. Von eluer Betrachtung ailgemeincren

Inlialtes kehrt Benoît zu seinem cigentiiehen Stoffe zurilek mit

den Worteu: I ertom e ce qu'aI'om u dire, Chron. Ducs Nonu.

20554. Die inchoative Flexion ist die Regel. Die Koniposita

folgten ebenfalis ursprtinglich der reinen Bildung:

a) convertir : Itegnum Pei nuncenl per lot, Per lot convertent

gent et popie, Passion 122 b—c; converteient sei = convertebontur,

Cambr. Ps. 77, 34; converans, eh. 18, 7; Oxf. Ps. 18, 8; 125, 1;

conj. 1)laes. conuerliens, SSBern. 135, 37 u. 136, 10 (2 maI) =

convertamur, Migne 171, 1; Imperatif 2. p1. conuertiz, SSBcrn.

135, 34; 136, 37, 38; neben converiisset in i-Assonanz. Roi. 3074;

enconvertisset, Job (Le Roux (le Lincy) S. 466; converlissoil,

Brut 5341; Imperat. 2. sing. conuerlis, SSBern. 137, 23; conj.

conuerlisses, eh. 137, 22 = convertaris, Migne 172, 3; cflnnerlissel,

SSBcrn. 48, 12; 74, 113; 125, 40; 3. s. convertisse, Ituteb.

ii S.111.

b) porvertir : ('ii porverlent luit drei(we Por (erriene poreturc,

ans chier Canibridger ils. niitgeteilt von Godefroy, fasc. 55

8.326.

C) revertir : Ceste Tedice reveri a tirant fristor, Alexius 14 e;

Revert en cendre e en poudrer, Cliron. Dues Norni. 39707; A

ce revert mainte feiee Ovre cruele e desleiee, eh. 16608; Toz

fors tome e revert soi , sei, eb. 12682; conj. paes Toz jorz

crament que lor deserte Sur les cous lor chie e reverte, eh.

22476-7; Que . . . reverle : moleste, eh. 23708; . . . Chu.Con SZ

crien[i] . . . Qu'a dol reverle le pais, eh. 24836; Sor lei reverle

le damage, eh. 34930; imperf.: S'erent Fraunceis (sic) cruels e

fais, J/ult reverteit ment sor eus, eh. 12697-8; vergi. aucli

20383: Sire, jo plur pur nos(re amur Qui mei revert a grani

do/ur, Marie de France, Equitan 219-20; . . . Dunt (uz li mal

revert sur lui, eb. 316, Daneben: . . . souvent avient Que . . .

li maus revertisi sour lui, R. cl. 1. Viol. 286.

cl) avertir, soi avertir = gewahr n'erde ... ... Tant que li nomricons

s'aver( (onoist e veit lot en apert Que sis chers damiseaus

est pris, Citron. Ducs Norm. 12895-7; Lors s'arert bien, quant

nes poens trover, ke vers Atille sunt aU pur juster, Otinel 1065.1)

Beide Beispiele stehen aueh bei Godefroy 1523.


113

e) subvertir: mir ein Beispiel und. zwar mit dem liiehoativsuffix

ist mir bekannt Les di-ois suvertis1 et retourne, Vieille

S. 94.

sortir: Der Verfasser des Mistrc du Vieux Testament

fleetiert dieses Zeitwort, auch wenn es die Bedeiitang hervorkoinmen

hat, mit Vorliebe inehoativ; vergi.: Qui est cestuy la

qui sortit lie ce boys? : advertit, y. 23601; Or peuix tu bien

appercevoir Que de lu pierre euve sorti!, eh. 24710; Jacob qui

sortit hors de la chambre, prosaisehe Bllhnenanweisuug, eb. t. 11

S. 213 (Ils. C: sortant); l'ange, qui Sortist, luyte a lug, Btlhneuauweisung

t. H S. 255; der conj. PraeS.: Il reste de terre couvrir

Le corps, que la beste sauvage Ne sortisse hors dit eb.

4388-90; Car j'ay grant peur qu'il ne me grieve, Devant que

de ce lieu sortisse (: puisse), eb. 22686; daneben II Sort, t. I

S. 239. Vergl. fernet.. ... et u ses paroles va monter sur JJJ7

chepin et empoigne une lance cl sorltst hors du tref, Galien

(Gal. Dr.) S. 179; En sortissant de leurs profundes mues,

Parmentier, Merveilles de la mer (cd. 1530) bei Godefroy V

S. 440. Auch Palsgrave konjiigiert sortir = I corne ont of u

doore je sors, nous sortissons, que je sorte, S. 492; sortissons,

S. 503; soriisse tos! = corne forth ai ones, eb. S. 503. Wahrscheinlich

liegt hier Vermiseliung mit dem der Gcriehtsspracbe

eigentl.lmliehen sortir vor, welches, in der Wendung sortir son

= Gidiigkeit ei'lwigen noeh heute gebriiuehlieh (= lat. soriir),

vie es seheint, stets inchoativer Bildung war. Aeltere

ileispiele sind: A//n que a e/fecl sortisse Le cours de justice et

raison . - ., Âne. Tlnat. 111 173; Le testament de bonne foy Je

vueil qu'il sortisse a] e//aict (erste 1-liilfte d. 16. .Jahrh.?), Mont.

Rothsch. 11cc. d. pots. franç. t. X S. 375; aueh ressortir mit

seinen inchoativen Formen kann von Einfluss gewesen sein,

s. Cygne 16871; R. d. 1. Rose cd, Amsterdam 1735, y . 19071;

Greban 1924; Oliv. d. 1. Marche. Mém. t. IV S. 7; eU. t. I SS. 221.

222, 223; Rab. Pant. liv. V eh. XLI.

servir scheint von einer Beeintriielitigung seines ursprllngliehen

Zustandes stets versehont gebliebeii zu sein; asservir

dagegen f'olgt, ais Ableitung von serf, natUrlieh stets der

Iuchoativkonjugation, z. B. Quant elle me asseruist et subjecte

u la planelle renguant . . ., Prosacliges S. 300, 39; 11 asseruit

la loy juifze Et faulce la tag de Moyse, Greban 17194;

Kiop, Studien.

s


114

j'asseruis, Pals-r. S. 620. Findet man nun trotzdem Falle, wie

die folgenden: C'est bien raison que je m'asserue A toi

serve = servial, Mist. V. Test 25382; Je pry a Dieu qu'il le conserve,

Et qu'envye fa ne l'asserve Au veil de ses coniredisans,

Greban 17696– 8; Je suis asses de vosire accord, Que (le riens

ne nous asservons, eh. 365; Il fautdra donc que je m'asserve,

frui suis en l'oslel le grigneur, Et que comme varlet je serve, Et

je doy estre le seigneur, Mont. Rothschild, Rec. de Poés. franç.

t. IX 155, so ist es ratsam, wenn man nieht an eine iiac1itrgliche

Einwirkung von servir gIaUl)en will, einen Infinitiv asserver

anzunehmen; iiuzi.1ilige Beispiele zeigen, dass die alte

Spraelie neben derartigen von cinem Nornen abgeleiteten Neubildungen

auf -ir auch die erste Konjugation beliebte.

vêtir = vestire und die Komposita revêtir und dévêtir haben

ibre ursprungliche reine Bildung trotz manelier Anfeehtnngen

bis heute im gauzen siegreieh behauptet. Nur selteii begegnet

man in alter Zeit vom Inehoatirsuffix ergriffenen Formen;

Z. B.: tu vesli, coordiniert mit tu tiens, tu fais, Watriquet

S. 158, 100 neben ves, eb. S. 162, 212 (s. Sehelers Note S. 458);

Toutes les arbres lanificques de Serres ... ne vestissent tant de

personnes que fait ceste herbe seulelte, Rab. Pant. 11v. III eh. LI;

Tous ceux qui boiuent le laict et vestissent la laine des brebis

sans les repaistre, sont maudits, Palissy S. 618; Ils . . . le vestissent

d'une chemise, coordiniert mit font, piquent u. s. w. (anno

1584), Ed, Fournier, Variétés hist. et litt. t. II S. 68. Nachdem

vorher sehon Malherbe gegen vêtit fUr vêt zu Felde gezogen

war (s. Kreutzberg, Die Grarnmatik Maiherbes naeh dem ,,Commentaire

sur Desportes', 1890, Pi'ogr. No. 211, S. 15), wendet

sieh im 17. Jahrhundert Vatigelas (ed. Chassang t. I S. 369-71)

gegen die linsitte, revestissanl fLr (las (lui-eh den Gebraucli

geheiligte reves'an1 zu sagen, und zwar mit Grtlnden, deren

Hinftuligkeit bereits von Th. Corneille (zu Vaugelas a. a. O.

S. 371-2) erkannt wnrde, wenn aueh die von ihm gegen reveslissons

angesteliten Erwigungen kauiii ernstere Beachtung

verdienen. Der in den Er5rterungen beider Grammatiker, fTir

deren Ergebnis sicli aueh die Acad. (s. zu Vaugelas a. a. O.

S. 372) eiitseheidet, zu Tage tretende Eifer liisst nur erkennen,

in wie weitem Iinfange die Neigung fUr die von ilinen getadelte

Formenbildung vorhanden war. Hervorragende Autoren


115

des 18. Jabrliiinderts, wie Buffon. Voltaire, Delille (Beispiele

s. Gram, des Gram, (ed. 1867) t I S. 541) hahen sich der Inciioativflexion

bedient. FUr ihr Vorkommen in unserem Jahrhnudert

verweise ieh auf folgende Stellen: (ils) se vêtissiient

de souples étoffes, Vaublane, La France aux temps des Oroisades,

t. 1V (1847) S. 246; derselbe Autor tibersetzt altes viestoit

diirch vêtissait, eh. t. TV S. 232; iihnlich vêtissaient, eh. t. 1

(1844). S. 295; . . . ses compagnons le dévêtissaient, G. Ohilet,

L'Âme de Pierre (1890) S. 73. - Das der Kaiizleisprache angeliirige

investir ist Fremdwort und f'olgt as solehes der inehoativen

Konjugation; in gleichem Stuc keunt die alte Spraclie

avestir, enavestir, entruvestir, ravessir; vergi. entrw'estissent bei

Godefroy 111 277; raviestis(s)e, eh. t. VI S. 626, und bei DuCange

V 758 aus einer charta vom Jalire 1203. Ileutiges revêtir bleibt

in allen Bedeutungen der reinen l3ildung tren: Le père . . . revêt

le jeune homme de l'écu et de la framée, bei Vaublane 11 196,

wie: Do, je vous revest chi de Uauclere la grant, Doon 221.

offrir = *offerire fur offerre: Benoit kcnnt einige Male das

inchoative Praesens: Si cest mandement acomplisi Et ceo te donc

qu'il l'offrist, A suie service e a sum gré Seras e a sa volenlé,

Chron. Dues Norm. 6148; Tent-mei ennuiS tes beles mains : S'offendu

t'ai, dreit t'en offris, eh. 25841-2 (:pris) neben offreiz

2. plur., eh. 10231; ausserdem sind mir derartige G-ebilde iiur

ans Denkmii,lern poiteviniseher Piovenieuz bekaunt geworden:

i3/i li ufris, n'ai ren plus chere, La Passion Sainte Catherine

1871; Pardonez don ques a autrui, maismement quant il vos crie

merci e i vos offrit dreit rainable, Serm. Poit. S. 16; offrissom

= lassi uns an(ieten, eh. S. 35 (2 mal); offrissez (Imperativ),

eh. S. 36; ils offrissent 3. pur pracs. id., SS. 47, 159; ainz que

tu offrisses conj. praes., eh. S. 120.

souffrir = *su/ferire fuir sufferre : Quar, si per son nom mort

su/'ris 1. sing. praes. id., La Pass. S. Cath. 1233; E cesSa fenna

cum sufris? 2. sing. praes. iiid., eh. 1993 (:paradis); Gracias

rendit u ihu ('rist Per cui cesSa peina sufrisf, eh. 1279-80;

Quanque hom te faré, suffis (Imperativ) : quis. eh. 435; Ains

qu'eu sufrischa passion conj. praes.. eh. 2226; En après vi deit

estre soffrissanz, si kom li dit ou li fait mau . . ., Serin. Poit.

S. 2. neben dem Imperativ soffre, eh. SS. 10, 17, 157; md. il ne

so/p'el, eh. SS. 11, 61; Iiiiperf soffros, eh. S. 104 u. s. w.

8*


116

couvrir = cooperire : Couvrissez-la de mon manteau, et tnettez-la

dans mon tombeau, Vieilles Chans. du Velay et du Forez,

Rom. VII, XXIII Variante, str. 10.

emplir = implere hat bis in dus 15. Jabritundert hincin

dem Einflusse der Inchoativkoujugation widerstanden: emples

= impies, Oxf. Ps. 114, 17; ample (Imperativ), eh. 82, 15; emple,

Rois S. 58; Irnperativ emple: temple, Rose (Méon) 21347; j'emple,

eh. 11425; emploient, eh. :3379; conj. emple, rempie : exemple,

temple, OMuis. I 230; Petit et petit emplent bourses, eh. 1 36;

remplez. eh. I 158; emplez, Mén. Par. II SS. 133, 221, 251, 253,

257; remplez, eh. Il S. 251; 1 S. 78; emple : temple, Jtib. Myst.

I 228; empiez, el). I SS. 269, 270; emplent, Âne. Théat 111 379;

danehen frtlhes raemplist, Oxf. Ps. 102, 5; aemplissed, eb. 19, 6;

emplisf, Rutebeuf t. I S. 282; emplit, eb. t. I S. 288; rempiissoit,

eb. t. lI S. 221; emplissiez (Irnperativ), Mén. Par. t. Il S. 76.

Beaehtenswert ist das Verhalten der SSBern; hier stehen neben

niebtinehoativer 1. u. 2. plur. praos. conj. empliens, S. 111, 12;

aempliens, eh. S. 140, 31; 2. pinr. md. empIiz, eh. S. 113, 12, 21;

aernpliz, eh. S. 90, 20, soviel joli seime, mir inchoativ gehiidete

Singularformen: tu raemplis, eh. S. 27, 14; raemplist, eb. SS. 70,

35; 127, 27; 135, 38; emplist, eh. SS. 107, 35; 113, 35; conj.

aemplisses, eh. S. 88, 20; aemplisset, SS. 30, 14; 90, 2 (s. o. S. 88).

iehtinelmoatives que je remple oder rempe begegnet tibrigens noeli

in heutigen Mundartemi, s. .Jaubert, Gloss. du Centre t. II S. 259.

(.'omplir und accomplir seheinen zu alleu Zeiten gemischter

Jiilduimg gewesen zu sein; z. B. compiissent : issent, GMuis. 11 68;

h'on accompiisce . . ., eh. 11187. Vergl. noch dus Subst.

remplage nebefi remplissage.

nourrir = nutrire: In der alten Spraehe sowic in immodernen

Miindarten begegnen cinige Reste reiner Bildung: (oui--

dise en cul puiirs fleure Li ramentoit . . . : meure, Trouv. belges

I S. 167, y . 168 (das lin Text stehemide meure wird von Scheler

Aum. S. 319 selbst in neare gebessert); Por cou ne tien jo mie

a suive Qui paradis fait en sa caive, Ve qui de pou s'encraise

et neure Dont li povre muerent a glaive, Et il en met tant a sa

gaive Que ii cors cante et l'aine en pleure, Gedicht liber den Tod

ans Ms. fr. 329 des Monte Cassino bei IJiichon, Nouv. Recherches

sur la principauté franç. de Morée (1845) t. II S. 380; Envie envenimee,

ou neure Tous maus, ki nous /st en une eure De grant


117

genlillece e siervir . . ., Baud. de Condé, Li Contes d'Envie 35

(Liber die Bedeutung von nourrir an dieser Stelle = être en

nourrice, se former, se produire, s. Schelers cd. des Baud. de

Condé t. I S. 426); Joie et dolor en mon cuer neure Ri et sospir,

et canle et pleure, Les Cofl gés de Jean Bodel 451, ed. GRaynaud,

Rornallia 1880, S. 242; iniperf. . . . l'enfant cuy li meire

uirgine nuriuet . . ., SSBern. S. 102, 9 = fovebai', Migne 152, 7;

ebenso SSBern. 172, 31 (zweite ITand) und Migne 386, 6. Der

englisehe Verfasser des Donat français Ichrt nourrions, fourreoie,

nourriant, Zs. f. Nfrz. Spi.. u. Lit. t. I S. 38. In Mundarten

der Seliweiz zeigt das Pracsens von nourrir folgende

Doppelgestait: nhirr'su, nhirre, nhirre, uiirr'sem, nirride, n0rrson,

siehe Mussafia, Zur Praesensbildung S. Anm. 1. Auch das

Centrum hat die alte Bildung hewahrt: Il se nourre bien; Il

/ut que j'nous noûrrains; qu'ils s'nourraient, Jaubert, Gloss. du

Centre t. II S. 110.') Der von Jaubert gemeldete Infinitiv

fourrer, sowie der in anglonormanniseher Rede anzutreffende

nurrer ist sprachgesehiehtlich Ieieht erkIirlielt: er beruht aiif

Verkeunung des hiutiieli (lurehaus gerechtfertigten e in neure,

fourre = nutrit, sodass es also von Godefroy nieht wohlgetan

ist, wenn er neure ohnc weiteres mit der ersten Konjugation

in Verbindung bringt (s. t. V S. 528). Es muss librigens benicikt

werden, dass sebon in der alten Spraehe die lnchoativflexion

fUr nourrir die Regel ist; s. norrist, Cliges 760; nurisset

= alal, SSBern. S. 135, 20 und sein- liiiufig.

tohlir = tollere hisst sich im 16. •Jal,rliundert zur Aufnahrne

der inchoativen Erweiterung verleiten: . . . quelque petite pluie

survient, laquelle nous le tollist et abat, Rab. Pant. liv. 1V

eh. XLIV; ilz (oilissoient, eh. liv. IV, Ancien Prologue; tollissant,

eb. liv. V eh. XVIII; Adieu Cesar, aussi Justinien . . . vous n'avez

') FUr pourrir = puirere verinag ici die reine Bildiing ,iicht nachzuweisen.

Trifft man indess dus adj. particip. puerri, Ruteb. I 291 (ne

fUr eu ans , s. Meyer-Liibke I S. 138), so mUchte man an die Existcnz

chics stamiubetonten *pue.(p)e pnlret glatibon und zwischen diecn und

obigem puerri dus gleic.lie Vcrltiltriis annehmen, welches obwaltet zwischen

encire und cuevrir, (iraI. 6692; suefTre und suetïrant , Ruteb. I 242;

sueffrir, Chron. Loys Bourb. SS. 13, 235 oder sueffroit, eb. S. 280; seu/

Oliv. d. 1. Marche, Mrn. t. I S. 281. Poirisl steht Cliges 765; Ruteb,

1 310; porrissent, Bos. Dieu 1422 und oft.


II C

plus de nom; Or ci faveur vous oui inys en ruyne; On vous follisi

tout vostre /iault renom, iiimIili infolge der min gdllbten

Justiz (um 1530). Mont. Rothschild, Rec. de Poés. fr. t. XI S. 275;

part. toussant, R. Garnier (cd. FSrster), La Troade 2638; 3. plur.

pracs. fouissent, eh. Marc Antoine 1521.

Vergi. hicrzu nocli die Ansfiihrungen liber maudire, bénir

o. S. 29-33; uasfjuir S. 23; descon,'r(e), souf/ir(e), escondire etc.

S. 27ffl. u. S. 128.

e) Anftreten des Inehoativsuffixes ausserhalh der

P rae s e n sg rupp C.

Unscre llntersuchnllgen Uber das Wesen und die Sehieksale

(les Inehoativsuffixes auf nordfranziisiselieni I3oden bu ehen

unvollstitndig, weiin hier nieht cine Reille von F'Ullcn mir Bespreeliung

gelangte, die znweilen ais Beispiele fUr das Eindringen

dieses spraclilichen Elernentes ancli in andre Zeitfornien

ais die hisher behandelten angesehen wurden, ohne dass

indessen cine solelie Anschauung ailgemeine Zustimmung gefunden

hiitte. Freilieh ist ein Widerspruch gegen clic Auffassung,

wciciie hin und wieder im Altfranzdsiseiien begegnende Gebilde

wie: esc/arcis!)u, Job (Le Roux de Lincy) S. 457; peristerunt, eh.

S. 511; esjoislra, Godefroy III S. 473; ravistroienl, Dm1. Grég.

252. 11; ref/ehist crut, eh. 105, 9; garistra, Amis 2908 , ans eineni