al ses lires Je mu - Bibliothèque de Toulouse

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al ses lires Je mu - Bibliothèque de Toulouse

Edition de Toulon®»

-pï5Â5cï5 "7 AOUT 1921 - 30° Année - N°10.4OÔ

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15 Organe de Défense Soci&lê et Religieuse 18*

iPRlX DES ABONHEMENTs!

s mois n m'iâ ' « tm

, France et colonies i! fr. n ir «"tr,

l Etranger 1B » 30 » 60 »

_ iaî f euorême va se réunir. Le plé-

u Conseil supre ^ ^ ^

fcisdte a eu u ' u

aIld3 mois ! Pourquoi,

voilà quaw » ^ & aé comiUj la , dès

com-

L'ACTUÂLITK

VII

e

Geijtepre

de Saiijt-Bûïïjnjiqlie

Ce mois d'août a amené le septième cen-

tenaire de la mort de Saint-Dominique. Un

aussi grand anniversaire ne saurait pas-

ser inaperçu, surtout en notre Languedoc.

Ancien archevêque de Bologne, qat con-

serve le corps de saint Domiurque, le pape

, Benoît XV devait solennjsef par sa parole

du vœu exprimé par les ha- autorisée les fêtes dominicaines. H vient de

* le faire par UJIO lettre encyclique adres

LE NOUVEAU NONCE A PARIS

M t elle pas procédé d'urgence au

mission n a-i-t ^ adopté (( comme f rcm -

tracé ^ ul r X mag nc en Haute-Silésie, en

al ses lires Je mu

LA CÉRÉMONIE A RAMBOUILLET

que le prescr

S de VerS-

Ce retard, que rien ne justifie, est erimi-

, »'eiT économique des localités », ainsi

ffle preS l'annexe à l'article 88 du

traité de Versailles ?

C(

^Profitons au moins du temps que nous

lifase notre diplomatie pour apprendre j

aux' Français ce qu'est la Haute-Silésie.

je veux montrer ici cru'à tous les points

de vue la Haute Silésie entière appartient

aux Polonais, et le Conseil suprême - en

a vaU si bien jugé ainsi, dans les conféren-

ces préliminaires au traité de Versailles.

a u'if avait tout d'abord admis que cette

province serait purement et simplement

(em Uc à la Pologne. Ce n'est qu'un peu

nlns tard que M 1 loyd George revint sur

IT première opinion et demanda qu'un

«lébWne eût Heu pour départager les com-

ntome» allemandes (?) et polonaises. Pour-

ni ce changement ? En tout cas. le Pre-

hf> r anglais l'emporta, ef alors fut admis

le plébiscite, cause de toutes les difficultés

actuelles

sée à la chrétienté tout,entière.

Cette encyclique débute ïftnsi :

« L'heureux jour approche où, il y a sept

cents ans, Dominique, cet astre de sainteté,

a quitté ce séjour misérable pour le royau-

me de l'éternelle félicité. Depuis longtemps,

Nous sommes du nombre de ses plus fer-

vents dévots, surtout depuis le jour où

Nous fut confiée l'Eglise de Bologne, qui

garde ses cendres avec une piété jalouse ;

aussi Nous est-il fort agréable de pouvoir

convier, du haut de cette Chaire Aposto-

lique, le peuple chrétien à glorifier la mé-

moire de ce grand saint. Satisfaction pour

Notre piété, cet appel Nous paraît égale-

! ment le moyen de remplir un grand devoir

de gratitude envers le saint fondateur et

son illustre famille.

« Homme de Dieu sans partage et rSaîi

sant pleinement le sons de son nom Domi

viqve. (« qui appartient au Seigneur »), il

ne fut pas moins totalement l'homme de

la sainte Eglise, qui voit en lui un invin-

cible champion de la foi ; et l'Ordre ûes

Prêcheurs, fondé par lui, s'est toujours

montré un des plus fermes remparts de

'Eglise romaine. Ce n'est donc nas seule

Iftt d'ouvrir une histoire eérieu'ée [ nient pendant sa vie que Dominique fut le

la Silèsie

de la Pologne pour y lire que

était dès le X" siècle, une province polo-

nni4 Y/est en 1742 que Frédéric II de

HohenzoUern s'en empara après de hon-

teux marchandages avec Marie-Thérèse

d'Autriche.

Un simple coup d'ceil sur une carte suf-

fit pour démontrer que la Haute S ; lé*«» qui

le Pape rappelle la vision d'Innocent III

apercevant en songe Dominique soutenant

vigoureusement sur son épaule la basili-

que chancelante de l.atran et la fondation

de cette milice défensive, de la chrétienté

qu'est le tiers-ordre dominicain.

Enfin, qui ne sait avec quel succès et

par quels efforts les Dominicains contri-

buèrent à répandre chez les catholiques la

piété pour la Sainte Vierge ; développant

toutes les pratiques pieuses du chapelet, du '

Rosaire, des litanies qui sont devenues au-

jourd'hui pratiques courantes de toutes les

âmes chrétiennes ?

Mais un tel centenaire doit laisser ses

leçons. L'une n'est-ellé 'point la perma-

nente utilité de l'ordre dominicain ?

« Que d'âmes aujourd'hui privées de ce

pain de vie qu'est la doctrine céleste et qui

meurent d'une sorte d'Inanition ! Que d'es.

prits séduits par une apparence de vérité

et que détournent de la foi les déguise-

ments multiples de l'erreur ! Et si les prê-

tres, veulent en leur distribuant la parole

de Dieu, apporter à toutes ces détresses les

secours qu'elles attendent, combien il im-

porte qu'ils soient enflammés du désir de

sauver leurs frères en même temps qu'ar-

més d'une solide connaissance des choses

de Dieu. »

Le champ d'apostolat est toujours vaste.

Les Dominicains, et particulièrement ceux

le France, en sont toujours les bons ou-

vriers.

Il suffit, de rappeler la mémoire de l'illus.

Ire Lacordaire, dont la mémoire plane en-

core sur Sorèze et sur la chaire de Saint-

Etienne de Toulouse ; les Pères Didon,

.Monsabré, Olivier, Cormier que continuent

les Dominicains d'auj-nurd'hui : un Mgr

Altmayer, hier encore chef de la province

le Mésopotamie, où il prêchait l'amour du

Christ et de la France, se révélant en ces

verres riches et lointaines un des meilleurs

serviteur^ de notre influencé, un Père Jan-

vier, qui continue dans la chaire de Notre-

Dame les traditions de science, d'intelli-

gence, d'éloquence qui l'ont rendu célè-

bre. ; un Père Sertillanges, qui porte dans

les domaines de la philosophie les ardeurs

de son cœur et les clartés de son esprit et

à qui fut réservé l'honneur de faire péné-

trer à l'Académie des Sciences morales la

philosophie et la théoh^ie c tholiques ; un

Père Lagrange. savant éminent qui dirige

les écoles de Jérusalem et ilius.ro la scien e

biblique autant que l'archéologie chré

tienne.

Et, auprès d'eux, qtie d'autres hommes de

grande valeur et d'âme haute, dans nos

missions d'Orient, dans nos Instituts ca-

tholiques, directeurs de conscience, éveil-

leurs d'âmes partout sur notre terre de

l'ïanee. Combien aussi ils ont contribué

au renouveau catholique dont la jeunesse

française apporte le témoignage éclatant,

et que confirme le succès que rencontre,

chaque jour de plus en pins étendu, la ]',c-

vue des Jeunes dont ils sont les inspira-

teurs, les directeurs et les guides.

Le jour où. en février prochain, les fils

français de saint Dominique fêteront a

leur tour le centenaire de leur fondateur,

ils verront se grouper autour d'eux toute

une élite vivante de la jeunesse française.

Notre Midi, qui tient une large place

dans l'histoire de l'Ordre des Prêcheurs,

s'associera certainement à ce3 justes so-

lennités.

B. V.

. HÏQQ ^- J

>ur laquelle nous voyons

» de/Jésus-Ohrist les repré-

ue toutes les puissances ci-

i votre, grande nation n'y

nt faire* défaut; Aussi, en

pWsence de la France a i Va.ii-

dts vœux pour que les espérances

à cet heureux événement d.ovien-

alitée. , „

ne confiant cette noble mission, le

n Poiïtife m'a chargé de renouveler

on fn.noai.so l'expression de. ses sen-

tie particulière bièmveillance et de

vous offrir. Monsieur le .Président, les vœux

les plus chaleureux de bonheur et de succès.

t En eo qui tue concerne personnellement,

je ne sais que* trop' combien ma tache est

délicate et comibien mes forces sont limitées.

Miiss. avec l'aide de Dieu et le concours ef-

fie-!,ce de votre gouvwn ornent, je ne néglige-

rai rien dans la sphère de mes attributions

pour donner à la mission pacifique de l'Egli-

se sa nleine efficacité ainsi que «pour resserrer

toujouirs davantage les relations d'amitié en-

tre le Saint-Siège et la Franc* »

RÉPONSE D' M. MILLERAND

Ee président de la République répond en ces

termes :

« J'ai plaisir à recevoir de vos mains tes

lettres pat' lesquelles Sa Sainteté, le Pape

Benoît XV vous accrédite en qualité de nonce

auprès du gouvernement de la République.

L'événement, comme vous l'avez dit, a. dans

les circonstances présentes, une signification

particulière qu'il convient de relever. Il don-

l'accompUssement de cette noble tâche, dont

le succès intéresse tous les peuples, nous

sommes assurés que votre concours ne man

quera pas. Celui du clergé français nous est

acquis d'avance, j'en ai la confiance^ pour

toutes les œuvres d'union et de paix.

« Pendant la Grande Guerre, prêtres, reli-

gieux et religieuses catholiques ont rivalisé,

avec les ministres des autres cultes comme

avec tous les Français, d'ahnésati.n, de cou-

lage et de patriotisme. La fraternité des tran-

chées a survécu aux hostilités ; elle n'est pas

près de disparaître. Pour contribuer à la

maintenir, il est permis de compter sur l'in-

fluence salutaire de ceux qui ne prétendent

à être que les pasteurs des âmes.

« Je suis vivement touché du message dont

Sa Sainteté vous a chargé pour la nation

française et pour le président de la Républi-

que. Votre Excellence voudra bien lui trans-

mettre les vœux sincères que je fûîme pour

son auguste personne et pour là gloire de son

pontificat.

« Quant à vous, Monsieur le Nonce, la bril-

lante carrière que vous avez parcourue à tra-

vers les jeunes et hardies démocraties du nou-

veau monde et les qualités dont vous y avez

fait preuve, sont garantes de l'esprit dans le-

quel, conformément à la pensée du Souverain

Pontife, vous vous attacherez à remplir la

mission diplomatique qui vous est confiée.

« En vous souhaitant la bienvenue parmi

nous, je tiens à vous assurer que ni le con-

cours du gouvernement de la République ni

l'apnui de son président ne vous l'eront dé-

faut" »

APRÈS LES DISCOURS

Le nonê"e a présenté ensuite au président de

la République Mgr Valerio Valeri et s'est en-

tretenu avec le président, qui l'a retenu à dé-

jeuner.

Assistaient à ce déjeuner : MM. Pierre Mar-

raud, ministre de l'intérieur ; Colrat,, Jon.

nart, Mgr Gibier, etc.

Les honneurs militaires ont été rendus au

nonce à son départ du château.

AUTOUR DE LA CÉRÉMONIE

Qn a jemarqué la présence de M. Marraud,

ministre de l'intérieur, et de M. Cdlrat au

déjeuner qui a suivi la remise par Mgr Gè-

re tti des lettres du Souverain Pontife l'accré-

ditant en qualité de nonce.

Cette présence n'est pas accidentelle. Le

nonce, en effet, ne sera pas en relations seu-

lement avec le ministre des affaires étrangè-

res, mais aussi avec le ministre de l'intérieur

en raison de certaines questions pendantes de.

puis la séparation des Eglises et de l'Etat, et

qui doivent enfin recevoir une solution.

Les services de M. Marraud suffisent à son

activité. Aussi ae serions-nous pas étonnés si

on annonçait prochainement la création de

nouveau*, services, à la tète desquels serait

nommé M Colrat, sous le contrôle d© M. Mar-

raud.

Les nôuveaux services constitueraient une

sorte de ministère des cultes. Un avenir pro-

chain nous apprendra ce qu'il y. a de vrai à

ce sujet.

LA MÊME MANIERE

Paris, 6 août.

Une nouvelle agression a été commise, cette

nuit, en Chemin de fer. Un voyageur de l'ex-

press du Havre a été assailli, entre Niantes

tt Paris, par un de 6es compagnons de rout.3,

qui l'a dévalisé de son argent et de ses pa-

piers ; il n'y a pas eu, fort heureusement, ef-

fusion de sang.

Le malfaiteur a réussi à prendre la fuite,

en employant la même méthode que les ban-

dits du rapide : il actionna la sonnette d'a-

larme et profita de l'émotion générale pour

disparaître.

VOILA LES FAITS

Il était environ 4 heures ; le direct VA, qui

part du Havre à 22 h. 10 pour arriver à Paris-

Saint-Lazare i 4 h, 31 du matin, venait de

franchir la station d'Andressy-Chanteloup,

entre Mantes et Paris, et roulait vers la halte

de Maurecourt, lorsque le signal d'alarme re-

tentit, jetant parmi les voyageurs, en'dSîmis

émoi. A

ppé que de toutes

parts on se précipita vers le compartiment

de S» classe d'où était parti l'appel. A la

portière, un jeune homme en bras de chemi-

se, qui portait au visage des égratignures, ex-

pliquait aux autres voyageurs du wagon qu'il

venait d'être la victime d'une audacieuse

agression de la part d'un de ses compagnons

de route qui, après lui avoir dérobé sa ja-

quette, dans laquelle se trouvait son porte-

feuille, a.vait tiré le signal d'alarme pour

fane arrêter le train.

LA VICTIME DU VOL

Le voyageur dévalisé est un sujet suisse,

M. Fritz Ehener. né le 1" janvier à Vvle-

den. 11 rentre d'Amérique et regagne son pays

natal. 11 était arrivé au Havre hier matin et

avait pris place dans le train l(S4, après avoir

dîné dans un restaurant voisin de la gare

avec l'un de ses compatriotes, M. Jean Engler,

•43 ans, arrivé trois jours plus tôt d'Amérique.

LAISSONS-LUI LA PAROLE

M. Ebener a fait de l'agression le récit sui-

vant :

« Un peu avant le départ du train, je vis

monter dans le compartiment dans lequel

j'étais installé avec M. Engler, un passager

du PaJ"is, qui l'avait ramené d'Amérique.

Je fus, d'ailleurs, fort surpris, car ce passa-

ger, était un Espagnol, qui, voyageant sans

billet, avait été mis aux fers durant la tra-

versée et arrêté, à la descente du paquebot,

par le commissaire de surveillance.

« Aussi, quand je le vis, je n'ai été qu'à

moitié rassuré, et j'ai prévenu mon coin-

oatriote. Nous avons décidé alors de ne pas

nous reposer, et, pour nous tenir en éveil,

nous avons fumé des cigarettes une partie

de la nuit. Mais, au petit jour, nous nous as-

soupîmes malgré noue. Soudain, je fus éveillé

par un bruit suspect ; j'ouvris les yeux ;

l'Espagnol, qui avait dans ses bras mon ves-

ton, qu'en raison de la chaleur j'avais déposé

dans le filet, se dirigeait vers la porte*. Je

bondis sur lui, en criant : « Au voleur ' »

Mais l'homme ,sans se débarrasser de mon

vêtement, me frappa violemment et, malgré

les efforts de mon camarade, s'arracha à

mon étreinte ; il sauta dans le compartiment

voisin et disparut. »


UN CENTENAIRE D'ACTUALITÉ

Par ces temps, où l'on célèbre tant de cen-

tenaires, il eu est un que l'on semole oublier.

Et pourtant quel anniversaire iut plus d'ac-

tualité, a notre époque d'attentats de tous

genres, que le bi-centenaire de Cartouche ?

Cartcncfiie, qui fut un prodigieux bandit,

souvent impitoyable, parlois chevaleresque,

est mort en 1721. H appartient à la catégorie

des brigands lettrés et, durant sa captivité à

El Conciergerie, il lisaii beaucoup.

Sa fin lut chrétienne. 11 se confessa au

curé de Saint-Suiplce et, avant de mourir, fit

des aveux Complets et exprima publiquement

>o::. repentir de ses crimes.

Les bandits d'aujourd'hui meurent autre-

ment.

LEURS « FOLIES »

Où nos Immortels, qu'on ne voit plus puère

aux séances, passent-ils l'été ? En quelles

« folles », comme on disait au dix-huitième ?

Leur Perpétuel, H. Frédéric Masson. s'il

délaisse son délicieux hôtel de la rite de la

Heaume, a le Clos-des-Fées, qui lui permet de

venir chaque jeudi ,en une randonnée d'auto,

d'Asnières-siw-Oise au Paiais-Mazarin

Leur doyen d'élection, M. d'Hatissonville.

et leur doyen d'âge, fi. de Freyeinet, restent

fidèles à la Suisse où, du Maupas, le Sa'

v i.v id Henry Bordeaux peut leur rendre

visite.

Mgr Duchesne va partir pour Snint-Sorvan.

Dans sa Bretagne l'ont déjà précédé au châ-

teau de Traonfeunteuniou, le maréchal Foch,

et. à La Villeneuve, M. André Ghevrillon.

La Tourakie a repris Anatole France et

Alfred Gapus ; l'Anjou, M. René Bazin, aux

Ranfi-eardiôres ; le Loiret. M. Brieux, au châ-

teau de Saint-Pilaire. Us vont et viennent.

Mais M. !\.'l.ircel Prévost est appelé au châ-

tiau de La Roche, voisin du Bordelais, par

des vendanges qui promettent un vin excep-

tionnel cette année.

Autour de P-^is, le château des Trois-Fon-

talnes a vu J.an Ricbeptn, le château de

Beauvoir M. Denys Cochin. et dans l'Eure,

le château de Bernottvill

1 offre les ombrages

de son parc aux méditations de M. Clemen-

ceau, .qui pensera là, peut-ôUe, à l'éloge

d'Emile Faguet.

M. La.visso est à Chantilly, M. Doumic. dans

les jardins de la rue du Pré-aux-Clcrcs,

M. Bergson à Aut.euil, M. Boutroux à Pussy.

Ce sont peuVêtre les plus 6ages.

UN MONUMENT AUX PROVINCES PERDUES

Berlin, 6 août.

Un journad nationaliste allemand publie

le projet d'un comité berlinois qui se pro-

pose d'ériger, â Berlin, un monument d'es-

poir, afin de rappeler au peuple allemand

les pays qu'on lui a ravis.

Le Worvaerts écrit à ce sujet que le peuple

allemand, dans sa majorité, n'a pas besoin

de cet aide-mémoire « Il ne peut oublier quel

malheur cette guerre a été pour lui .comme

il n'oubliera jamais qui en fut cause. Si les

coupables veulent élever eux-mêmes un mo-

nument a leur acte, il faut qu'ils le fassent

dans un domaine de Poméranie ou à

Munich. •

LA PRESSE ET L'INCIDENT LANGEVIN

Berlin, 6 août.

Les journaux qui annoncent ce matin la

note de la Commission interalliée relative

au cas du capitaine Langevin, signalent

qu'une enquête a été ouverte à ce sujet par

le Gouvernement d'Empire.

Les journaux de droite, et particulièrement

la. Gazette de la Croix, accompagnent cette

nouvelle de la remise de la note, de com-

mentaires extrêmement violents.

Les demanda de changements d'n(1resT#

doivent toujours étrs uccompairnées

Go centime» pour frais.

de

X_JO. Sécher 033e

LA PLUIE BIENFAISANTE

Londres, 6 août.

La période de sécheresse exceptionnelle a

pris fin presque partout en Angleterre.

La pluie est tombée, hier, à Londres, entre

20 et M heures. A Pembroke, c'était une véri-

table averse.

Des orages sont s ; gnalè3 en de nombreux

endroits.

Varsovie, C août.

Après sept semaines dt c'itaicurs, une pluie

orageuse est tombée, hier. La température

s'est ruiroidie.

La Comédie de Leipzig

PATZIC VEUT ÊTRE JUGÉ

Leipzig, 6 août.

Ix> capitaine Pataig, qui se trouve actuelle-

ment en Amérique du Sud, ayant appris la

condamnation de Boldt et de Dittman, a dé-

claré vouloir venir en Allemagne pour com-

paraître rêvant le tribunal de Leipzig. Il

revendique toute la responsabilité du tor-

pillage et déclare que Boldt et Dittman n'ont

îuit qu'exécuter ses ordres.

Départ des Souverains Roumains

Paris. G août.

Les souverains de Roumanie ont qu.i|tt(6

Paris ce matin, à 10 heures, en automobile,

$>our Bagnoles-de-l'Orne où le roi va ifairc

une cure.

Le roi et le prince Nicolas sont partis dans

la premièi'o automobile. La reine et la prin-

cesse Mania ont pris place dans une autre

voiture.

Ils étaient accompagnés par lo prince

Cjhika et par M. et Mme Stoïcesco.

' La reine séjournera quelques jours â Ba-

gnolos-de-l'Orne, puis se rendra a Saint-

lbiac (ltlc-et-Vilaine).

s On pense que les souverains seront do

retour à Paris dans trois semaines. A leur

"passage à Dreux, les souverains se sont ar

nb.s pour visiter la chapelle où sont les

tombeaux de la famille d'Orléans.

A LA POURSUITE DU MALFAITEUR

Dès que les agents du tram eurent recueilli

les déclarations de M. Ebener, ils explorè-

rent les abords de la voie, mais ils ne trouvè-

rent nulle trace du malfaiteur. Toutefois, un

des voyageurs fournit une indication intéres-

sante : il avait vu fuir, un peu avant l'arrêt

du train, un individu dont le signalement

correspond à celui de l'Espagnol, le long des

berges de la Seine .dans la direction de

Poissy..

La gendarmerie de Conflans, ausstôt préve-

nue, a organisé dans la matinée, de concert

avec la première brigade mobile de la Sûre-

té générale, des battues dans toute la région ;

les bois, 1er. buissons ont été fouilles, en

même temps qu'on interrogeait toutes les

personnes rencontrées sur les routes.

L'ARRESTATION SERAIT IMMINENTS

On téléphone de Poissy que l'arrestation

serait imminente. On croit qu'il y a un com-

plice. Le montant du vol ne s'élève qu'à 800

francs. M. Ebener, en effet, attend à Paris un

mandat international ; mais le malfaiteur

ignorait cette particularité et il espérait, évi-

demment, trouver sur le Suisse la forte

somme.

En même temps que de l'argent, l'Espagnol

s'est emparé des papiers de M. Ebener, avec

lesquels il espérait peut-être se créer un nou-

vel état civil, le sien n'étant pas immaculé.

Ses projets seront, en tout cas, déjoués ;

quant au veston de M. Ebener. il a été re-

tiouvé sur le remblai de la voie.

LES MESURES DU MINISTRE UF

L'INTÉRIEUR

Paris, 6 amlt.

M. Maraud a présidé ce matin à l'instuha-

tion de la commission chargée de rechercher

les moyens propres à prévenir ou à réprime

les attentats dans les chemins de fer.

La commission a émis le vœu que les Com-

pagnies soient invitées à procéder à un exa-

men technique des conditions dans lesquelles

sont établis les signaux d'alarme sur les di-

vers types de voitures et à rechercher s'il n'y

aurait pas lieu d'y apporter certaines modi-

fications.

Elle a examiné les conditions d'organisation

d'un service volant ou peimanent de veil-

leurs aimes accompagnant les trains.

La commission désireuse de terminer le

plus rapidement possible ses travaux, a dé-

cide de se réunir à nouveau mardi prochain

9 août, à 16 h. J.

AUTRES EXPLOITS

LE TRAMWAY LOU VUE-VERS AILLES

ATTAQUÉ

Paris, 6 août.

Hier soir, à 8 heures, le tramway Louvro-

VorsaUles, se dirigeant sur Versailles, mon-

tait la cote de GhavlH», lorsque à hauteur

do la rue Guillemot quatre individus firent

irruption dans la voiture de première classe,

en marche. L'un d'eux, ancien receveur de

la Compaignie, Eugène Cavarne, 22 ans, se

dirigea immédiatement vers le wattman,

Mi. Maurice, et lui porta un violent coup de

poing derrière la tête. Le wattman arrêta

sa machine, mais à ce moment ce même in-

dividu lui porta un second coup do

paiiiK en plein visage. Voulant avoir une

explication avec son agresseur, le wattman

se mit à sa poursuite, mais il fut vite arrêté

par les trois autres individus qui le terras-

sèrent.

Les voyageurs essayèrent de porter main

forte aux deux autres employés du tramway

qui étaient accourus, mais les agresseurs

parvinrent à s'enfuir.

Des gendarmes les rejoignirent fort heu-

reusement peu après.

Ce ©ont les nommés Paul Coz, 23 ans,

Marcel Baray. 21 ans, le chasseur Bigod,

en permission de dix jours et Eugène Ca-

varne. Tous quatre seront déférés ce soir

au parquet de Versailles.

On croit qu'il s'agit d'une vengéance.

UN RAPIDE CAMBRIOLÉ EN POLOGNE

Varsovie, 6 août.

Quatre bandits masqués ont pénétré .la

nuit dernière, ' dans le compartiment des

premières du rapide Cracovie-Varsovie, et

menaçant les voyageurs do leurs revolver:

ont raflé l'argent ct les objets précieux.

Four k Iwàûhmû

de la Russie

LES VUES INTERNATIONALES

POUR L'ENVOI DES STOCKS

LES SECOURS DE LA FRANCE

Terioki, 6 août

On mande de Pétrograd que le convoi en-

voyé par le Comité français, est arrivé hier

dans la capiale.

Le Comité de Nansens vient d'expédier

aux savants de Pétrograd plusieurs petit»

"bateaux changés de poissons.

L'AMÉRIQUE ACCEPTE DE SECOURIR

LE PEUPLE RUSSE

Paris, 6 août.

Le gouvernement français a reçu la ré-

ponse des Etats-Unis au sujet de l'offre qu'il

avait faite de participer à l'action américaine

pour le ravitaillement de îa Bussie.

Le département d'Etat a fait savoir à

notre ambassadeur que cette action n'est

nullement gouvernementale et qu'elle est

uniquement l'œuvre de M. Hoover, comme

président de l'Ainérican Commission. L'Amé-

rique remercie la France de son empresse-

ment et srait très heureuse de voir les* Fran-

çais seconder les efforts de M. Hoover.

L'AIDE DE LA POLOGNE

Varsovie, 6 août.

Le Conseil des m.inistrse a délibéré sur les

moyens à employer pour secourir la Bussie.

Le ministre des affaires étrangères a été

chargé de notifier le concours de la Répu-

blique à une action internationale éven-

tuelle en vue de porter secours à la popu-

lation russe.

Le gouvernement polonais adlhèrera no-

tamment à l'œuvre entreprise dans ce but

par l'Amérique.

LE COMITÉ NAKSEH

Helsingiors, 6 août.

Le capitaine Findlo. représentant le comité

Nansen, vient de passer à Hèlsingfors se

rendant en Russie. 11 doit organiser la ré-

partition des secours en vivres envoyés par

la Norvège.

Il a déclaré que le comité Nansen a déjà

expédié 442.000 kilos de poisson salé qui se

trouvent maintenant à Vihorg et Atoo, et qui

seront envoyés a Pétrograd par nier

Le docteur Nansen insiste pour oue ces

secours soient distribues entre toutes les

victimes de la famine sans distinction

partis politiques.

Au dernier moment on apprend que le re-

présentant des Soviets a refusé les passe-

ports nécessaires au capitaine Findlo parce

qu'il aurait insisté sur le fait que les Nor-

végiens sont désireux de voir les seenuf-

répartis d'abord entre les personnes les plus

nécessite uses, sans tenir compte des intérêt-

des puits des Soviets.

VIOLENTES COLLISIONS

Riga, 6 août.

Des rixes sérieuses se sont pro mues dans

le département d'Ekaterinenbourg entre «es

paysans et les réîuci.' s du b: ssin 'de la Volga.

Les habitants de ce département so faant

eux-mêmes de la faim, ont décidé ,,e s'opposer

à l'arrivée des réfugiés de la Volga et ont eu

recours, dans. cette occasion, à ia force. Lei

gourdins, les pieries et les armes ont été em-

ployés.

Le noùî.bre des victimes est considérai: 'e •

une partie des réfugiés a été obligée de qui»

ter le territoire d'Ekaterlnenh u. g et d'al-

ler chercher ailleurs l'abri et la nourrit uo.

LA TROUPE CHARGE LES AFFAMÉS

RevaJ, (i août.

D'après une dépeethe publiée par le P.oul

une collision sanglante se serait produite T

2 août entre les détachements de protection

et la foule affamée qui cheminait le long d

la ligne VoEonège-Mœcou. H y aurait de.-,

morts et des blessés des deux côtés.

DEUX COMITÉS DE SECOURS

Terioki, 6 août.

Le gouvernement des Soviets vient d

constituer une commission ventrale poui

lutter contre la famine, composée exclusive-

ment de représentants du gouvernement, et

présidée par le président du comité exécuti)

des Soviets Kalinine.

On considère à Pétrograd la formation de

la nouvelle commission comme un succè

"des éléments intransigeants qui voulaient

faire réduire autant que possible l'autorité

du comité panrusse.

LA FRAPPE DE LA MONNAIE REPREND

Riga, 6 août.

La délégation soviétique à ttiga a reçu

l'information que la frappe de la moniiaT

blanche vient d'être reprise à Pétrograd.

La production /jouirnaliière est, de (Kl.OOO-

roubles argent frappée, au poids d'avant

guerre,

LES DETTES DE LA RUSSIE

A L'ÉGARD DES ITALIEN!

Helstng-fors G août

On mande de Moscou, de source sûre, que

le gouvernement des Soviets a consenti s

reconnaître les dettes contractées par ï'Eta'

russe vis-à-vis des nationaux italiens.

Le représentant des Soviets à Rome l'a

notjllé au gouvernement italien.

On est. convaincu à Moscou que l'accord

commercial Halo-Soviétique, dont le projet

a été calculé sur l'accord commercial Anglo-

Russe, sera signé sous peu .

On afflaime que le gouvernement italien

aurait garanti aux Soviets l'immunité df

leur or et de leurs marchandises en Italie.

Lss VÊnqaaEûos b&ictoistss

LE DÉRAILLEMENT DU TRAIN

DE LA III" INTERNATIONAL!"

Berlin, ti août.

On sait que le 2 août, le train gui ramenai:

les délégués au Congrès communiste deradla

à Koursk.

Nous avons dit que les délégués Goulicttf

(Anglais), Priman (Australien), Constautinoi.-

(Bulgare). Chtoupak et Ouclbrik (Allemands;

et Sergief (Français) avaient trouvé la nior

ttans cet iaccident.

Aujourd'hui, certains journaux allemands

font remarquer que Gouliette Chtoupak et

Guelbrik s'étaient, au Congrès, prononcé;,

contre la Troisième Internationale et la tacti-

que de cette dernière ; les deux Allemands on;

même fait du scandale sur la façon d'acjiT d«

Moscou envers les communistes.

Pour cette raison, ils considèrent le dérail-

lement accidentel du train comme très pr©

bléuiaititiue. « Souvenez-vous des trois délé-

gués français qui périrent en mer 1 » ajout*

un journal.

, :>€;•> j

Les Attentats terroristes

ANARCHISTES VICTIMES

DE LEUR BOMBE

Barcelone, 0 août.

Dans les premières heures de la soirée

d'hier, une formidable explosion s'étant fait

entendre dans la ljputïque d'un marchand de

porcelaines la police, mandée en hâte, y pé-

nétra ; elle y trouva deux individus morts et

un troisième blessé grièvement ; tous trois

étaient des anarchistes notoires, qui avaé nt

été atteints par les éclats d'une oomho qui

avait fait explosion alors qu'ils la manipu-

laient.

Quatre autres bombes, non éclatées, furent

découvertes dans l'arrière-boutique

Le propriétaire du hiagasln .dont l'un «lac

morts était le fils, a été arrêté.

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


' DIMANCHE 7 AOUT 1921

Le Conssïl Suprême

L'ITALIE ET LA HAUTE-SILÉSIE

Home, 6 août.

En annonçant le départ de M. Bonomi et

du marquis délia Torreta, un i>ullelin ottl-

cieux de la Consulta dit :

t L'Italie est prête a. faire tout son possible

pour que le problème germano-polonais soit

résolu au Congrès de Taris Notre pays n'a

aucun intérêt particulier à faire prévaloir.

La question de Haute-Silésie représente en

ce moment un élément de troubles et do dé-

sordres en Europe L'Italie se propose de

soutenir une formule qui tienne compte a la

fois du résultat du plébiscite et des Intérêts

politiques, économiques et moraux des deux

pays, et qui, en mémo temps, ne puissent pla-

cer la Pologne dans un état d'infériorité sur

ses frontières du Nord et de l'Occident, car

la Pologne doit être un lacteur de défense et

do paix pour elle-même .pour tes Etats balti-

ques et pour les Etats européens qui sont en

eantact avec elle et avec la Russie. »

LE COLONEL HARVEY A PARIS

Paris, 6 août

rc colonel flarvey. ambassadeur des Etats-

Unis a Londres, qui vient participer au Con-

seil suprême, a quitté Londres et arrivera ce

soir a Paris II Habitera, pendant ta Confé-

rence interalliée, l'hôtel Crilon. où des ap-

partements ont été également réservés pour

M. Lloyd George et la délégation ontannique,

attendus demain a Paris.

L'Exécution d s Traités

LE LICENCIEMENT DE L'ARMÉE BULGARE

Sofia. 6 août.

L'agence bulgare publie la note officieuse

suivante :

« La commission militaire interalliée a

demandé le licenciement complet de l'ar-

mée bulgare dans le délai de deux mois et

sa transformation en armée de volontaires.

« L'armée actuelle, quoique lecrutée par la

voie du service obligatoire, ne dépasse pas

les cadras prévus par le traité de paix Si

la Bulgarie licencie jusqu'au T octobre

toute l'armée, comme le demande la commis-

sion interalliée, à cette date elle restera

sans aucune armée, car les efforts faits par

le gouvernement pour recruter des volontai-

res pour une durée de 12 ans, sont demeurés

sans résultats.

« Cette nouvelle démarche de la commission

interalliée a péniblement impressionné le

puiblic et la presse bulgare qui espéraient

que le licenciement s'effectuerait par dap >s,

afin que le pays ne soit pas, à un moment

donné, privé complètement de son armée. »

tes paire? Silcppet

LES TROUPES ANGLAISES

EN MOUVEMENT

Londres, 6 août

D'après des rapports de source polonaise

parvenus à Londres, de forts détachements de

troupes britanniques auraient ét r eern-

tnent postés dans les districts de Kattowitz

4t do Mislowitz

. *fe->—

te St-Siège et la polcpe

Rome, 6 août.

Certains journaux polonais continuent à

meure en cause le Saint Siège sous une for-

me assez violente et lui reprochent uouwn-

Sient de manquer d im,i«.rtialité.

Ces attaques et ce» reproches semtoienl dé-

mentis par les faits recelais et par tout ce

qui se sait ici sur l'action et l'attitude du

Saint-Siège. La scHilioitude du SahA-Si."ge

pour la nation polonaise a eu l'occ si n de

ae manifester avant même que la liberté et

l'indépendance de la Pologne fut*enit ofli-

càelleinent reconnues, et. depuis lors, elle

n e s'est jamais démentie. Tout dernièrement,

à propos des instructions aux évoques éma-

nant de Mgr Ogno Serra, commise ire pon-

tifical en Haute-Silésie, quelques organes

Uvaient cru tenir en mains la prouve de la

partialité du Saint-Siège ; or, devant cette

Accusation, le .Saint-Siège n'a pas hésite a

taire tenir au ministre de Pologne, à Rome,

îme copie des instruction authentiques par-

ités de Rome, et le ministre lui-même ne put

sue reconnaître que ces instructions ne pou-

vaient donner prise à a.ucun reproche de

partialité Be même la lettre ù l'opiseopat

polonais,' que le pape vient d'envoyer, est

une nouvelle prmve de l'a Mention pontifi-

cale pour la Pologne, et le conseil que le

Saint-Père donne a l'épiscopat polonais, de

se tenir uni autour de son gouvernement,

ne saurait que rencontrer l'approbation una-

nime du clergé et de tous les citoyens.

B— — -*y% ——.

COURSES DE CHEVAUX

A DEAUVILLE

Paris, 6 août.

prix de Hennequevilte. course de haies, a

réclamer, 4.000 francs, 2.500 mètres environ.

—. Miramar. à M. le comte de -Gramedo

(Kalley) ; 2. Just So (Hawkins) ; 3. Sardi-

nero (Williams).

Non places : Dormltor, Oasis, Sweet, Mar-

celle.

Mutuel -; gagnant, 37 ; placés : Miramar,

16 , Jusf So 1950.

Prix de Cagny, steeple-chase, handicap,

5.000 francs, 3.800 mètres environ. — i Sttlf

Va ter. a M. le comte P de Jumaibac (Haw-

kins) ; 2. Gable (Bourdale)

' Mutuel : gagnant, 14 50.

Prix du Golf, course de haies, à réclamer,

4.000 francs, 3.000 mètres environ. — 1. Al-

eette, à M. Jean Arditl (Ferré) ; 2. Brlolet

ÉHead).

Mutuel . gagnant, 11 50.

Prix des Prairies, course de haies, 10.000

francs Distance . £.500 mètres environ. — l.

lldchetoourg. é M. Paul Peschet (Benson) .

t. LeTMiarisien (Berteaux) , 3. Conquérant

(Fox).

Non placés : Rintintin, Soppe-Ie-Haut,

Pomrneret, Le-Helly, Girl-Scout.

Mutuel : gagnant 27 50 , placés : Riche-

bourg, 13 50 ; Le Pharisien, 19 50 ; Conqué-

rant, 17,

Prix de la Yorkshire, iteeple-chase, 10.000

francs Distance 3.400 mètres environ —

1. Nonnain-de-Magny, à Ml. Henri Lillaz

(Kalley) , 2. Samalut OMitchell) ; 3. Mile-Jac-

queline (Bourdale)

Non placés : 22 50 : placés : Nonnain-de-

Magny. 16 Samalut. 21

Prix de la Terrasse, course de haies, 5.000

francs Distance : ~.800 mètres environ. —

1. Bataillant, à M. Henri Leiellier (MitcheU):

2 La-Dame-Bkrnclic (Lassus ; 8. Artaxer-

xès (BouteV

Mutuel gagnant 25 fr.

A VICHY ntmanclie 7 août

Dema-ii courses a VIchT. Partants et monte?

I rcbaiilei

t-rix Sentant Le Charmeur (X) . Ccrdl oProptv

(Koux) . Riposte. iSàtmtlKl . Eeost«tf sers vendu 1 fr. et s'éteir 1 "* ensuite a

tout le (lép»rt«m«ot.

A TAREES

Aujourd'hui dimanche, 7 août, courses à.

Tarbes.

Prix de la Société Sportive d'Encourage-

ment, 1.000 fr. , (trot monté) : Komali, à

Ml. J. Sourroubille ; Risette, à M. J. Fouillac;

Quadia. à M. Lalargue : Quaeimodo, à M.

Noiiiiian.

4' prix départemental, 1. GOO francs : Phœ-

bus, à M. L Duoru , Véturie, à M. J. Las-

crouts ; Bomauesmic-ll, à M. D. Lapierre ;

Signor, à M. E. Pécoste.

8" prix du Gouvernement, ô.OOO francs :

Saint-Sebustio 11, à M. F. de Saint-layme ;

Flou range, à M. J Bidot ; Dilar, à M. D.

Guestier , Faro, à M. J. Bengé ; Groseiîle-II.

à M. J. Belloteau-Dumontel ; Stèle, à M. H.

Bernet.

y prix du Gouvemenieot, 5.000 francs :

Dragée, à M. A. Fontan ;As,tochar, à M F.

de Saint-Jaymo ; Askarra. à M. F. de Saint-

Javme ; Dëîxrukêria, à M. F. de Saint-Jayme;

Beiine, à M. J. l,acroute ; La-Nivet.te, à M. D.

Guestier ;Bayé-des-Cadres, à M. D. Guestier.

Saphir-VIll, à M H. Depeton; Sansonnet-II

à Ml D, Kalley ;.Saltèador-II, à M. le baron

Gasquet -Sa-Maiesté. à M. P. Gassédat.

Prix de la ville de Tarbes, 3.000 fr.: Pretty-

Pirie à M. D. GuestienBarbe. à M. L. Gau-

quetia ; Honduras, à M. L. GauqoeOin ;

Favorite -II, a M. H. de Lacaze ; Mariotta,

à M. Labronebe ;Bomney, à M. Labronehe ;

Maya à Mt Labronebe tVispo, à M. B. de

ivlonbèl ; An-gent-Double, h M. Ail. Jamme';

Margaritta-IV, à M. L. Chadcffaud.

Prix e 1 armée, Steeple-dhasc militaire,

600 francs : Carcan, à M. Van Oosteron :

Verveine à M. Soubiran ; Cat, à M. Lhen-

tier • Farandole, h M. Montjean ; Clairon-IV

à M Valmary ; Monney, à. M. Plcbot ; Ka-

léidoscope, à M. Daney ; Persen. i M. Van

Oosteron . Poulot. à M. Kimmel ; Militza

à M de Bernôde. _ '

Cette journée paraît devoir être très bril-

lante en raison du nombre et d ela qualité

des chevaux ensugés.

A CAEitl

Caen, 6 août,

mmaui. course; .1 raen. — PftTtanU et isiorr.*

probables :

Prix c'u Conseil ''.énôral • Gtottls iMaitl.il), La

Palh-haruo .llo-llMin) My>« (X). (nos-1^epere 1iX

liicuis (X) Sar -Cocfî!. Ver.tmne txcrr^

c.u't'y (uarner). U«ll.Kl.>re il «M. PlacUla (Ma

dt p.-tx de I'Odoi • Ismen 1OW1II), Jcyce 'Bosch,

imb (caildsl. Vatdina H'cr->). Rêvedc-Valaa (XI

Paitaàt douteux (lébos !1 (X)

Prix le Neiiano « u-s Chemins ce 1er de

l'Etat : Négociateur lO'N-îi.l), 'l'ru.n phal (Carner

La senK-isc m X) floyal l'ét X.. Se-itaclie

C-.|-..ve*:a (X), Merrinient 'C.-ckel. 1-orteUe (X). Pe-

nain (X). Santi OtIM») , ...

2* Prit d» la Société d'Fncoiirasrement : Aral

•RodUabi" Joyce iS..s:h). HiUng (I.an-.ouiec Uo

Il (Ool-.e), '".oineley (ftoiMS 1 , ''mnb (Ctnlds)

Prix de la Ville ce Caen , ci.wswceyp 'Coonel

dinde < h UU) Triplet 'XI. l'rujniay 'O'Neill) Val

de n iwv (Ilanson). F.lrioi:»: 'jûomottiè), M>.


DIMANCHE 7 AOUT 1921

^3 Tenipératwr®

du 6 août

E «ms nos

* .. r!

^o^l^t-rest très «o»* c. xa

atec vent d'entra

•f" ^aératar)) est

sécheresse

s beau

>use te

.-,„i mu'onieiruiuc-

g«i»Ki immm.i.

mi Hi • «mest-SudOuest.

S&WlSS ; rem,s te.**

et chaud,

à iin.ll. i*'. r > nu m.

i5' ; a midi, 84* s maxi-

l»a- 3 ,'

vei*.

Selen

i m.

7 11. 10.

et très chaud,

L E VIEUX TOULOUSE

.ne

KMoInhoimatrM

,„i,iir était un luxe que, dans

L'éclairage, piwlw: eu n . flraltnt

Mante, sdlson et le

t a.,!a,i n iMnV'houdeuse se refusait j

l'ancienne

&enVoumhu.e

,emplir pet office- niQis de juUlet m9

*>r, icl fl 2- cauitouis, les réverbères sont

par ^'^4 les suirs sans exception ,

allumes tous u *, n ., b de Samt-Etiennu

^ ^Toulouse un premier fbnvoi d,

6r bn," S tard la municipalité décide « de. don-

ner 1 rentreorise la fabrication de piques

^rtfS°S* mesures furent

n ,mr1as mal de Toulousains, beaucoup plus

ttcWs de pèche à la ligne que de pot -

P^lVnonce d'une ère nouvelle et qu'él-

ite pê

l'annonce a v.

les firent germer nom la première fois peut-

in-e dans leur esprit la crainte d'événements

tia»mues qui ne -tarderont pas à se prouve.

Il fa ut avouer cependant que si, dans-Paris,

ries crimes furent commis au nom de la

tEerté, à Toulouse on faisait déjà des bêtises

nom de si sœur, l'Egalité.

C'est ainsi que, pour honorer cette vertu,

U entra dans la cervelle de quelques patrio-

tes l'idée de démolir les loges jiu théâtre afin

de. rétablir par ce moyen, disaient-Us, l'Ega-

lité '

Obéissant au même penchant quelques no-

tables habitants du quartier Saint-Exupere

ne s'avisèrent-ils pas d'offrir à la Nation, qui

s'était chargée de le démolir, le clocher de

leur é°lise !

Dans Toulouse, profondément attachée a sa

foi religieuse, ce quo les terroristes expri-

maient en déclarant que « le fanatisme (y)

avolt établi plus f artieulièrenient son em-

pire » les défaillances de ce genre lurent si

rares que ce lut ce jour-ià une explosion de

joie parmi les sans-culottes. Apres avoir re-

mercié de la nart de la Commune les auteurs

de cette délibération ils décidèrent d'en faire

exécuter « plusieurs copytes conformes » afin

de les répandre dans la ville

Sans s'écarter de la petite histoire, on pour-,

mit écrire un. chapitre des plus amusants

sur la solidarité, sur le dévouement et, en

particulier ,sur la générosité révolutionnaires.

Que dites-vous, par exemple, de ce « digne

républicain » qui est cité à l'ordre du jour

parce que : « Oublié pendant dix heures en

faction,' (il reste! inébranlable -à son poste,

malgré la pluie abondante dont il est as-

sailli » '.' Il n'y a pas a s'y tromper, c'est de

la graine de vieux grognard i

Quant aux dons patriotiques, la liste en se-

rait interminable ct quelque peu monotone.

Les commun os environnant Toulouse Imi-

tent presque toutes l'exemple des membres

de la Société Populaire de Vénéra ne, qui en-

voient pour a leurs frères d'armes malades,

fai livres de salé. 105 œufs et un petit pot

d'oie confite ». La mode n'existait pas encore

d'avoir des marraines I

Le citoyen Sarrans. lui, donne à. la Patrie...

son étude de notaire l On l'appellera désor-

mais le « notaire des sans-culottes ».

Au risque de désobliger l'ombre de ce brave

tabellion, je dois à la vérité de dire que

(Annuaire de la Haute-Garonne pour l'année

JW7 — rien n'est plus indiscret qu'un aima-

Bach — m'a livré l'adresse d'un J.-M Sar-

jajs, habitant rue des Couteliers et naré du

'.ître pompeux de « notaire impérial "de pre-

mière classe » ! Si c'est le même, nous devons

Un accorder les circonstances atténuantes •

de ces revirements inattendus il eut tant

J exemples sous les yeux !

C'est d'une tout autre manière que se ma-

niteste la générosité du citoyen Boisfranc.

»„;"!" ct don W jeunes filles mariées,

Par les soins de la Société Populaire de Tou-

$MÏk> de * n. sans

borm^,

patriotisme

Stande pu ce

t'-réo unï, ?' , i: a ""'- l'ius en plus cous

E .-o 1 ti solll »on hardie.

t«MMeW «^.ore T: citoyen Brûlo, un no

2es iVdï' n;?' UMla,lt a l'exécration publiq

»... "'"««nés snémria'.fiirs se* mn Wi,J

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i, -, i h. 30, sert

iinulaere pour

dors, Paco Hcr.

lui

Ma

e la grail-

les lieux

et Palme-

.Allant qui

aine ; son

ussi avec

effile ; il

espag'no

dans la grande et la petite Garonne, ainsi

que dans les deux bras du canal du Midi I>e,

Plus, la înidité n'étant permise qu'aux stà-

tties de nos promenades, le caleçon est par-

tout obligatoire.

— !/arrêté fait espérer des secours aux im-

prudents et des soins éclairés aux noyés

-- Tout a été minutieusement prévu. Vous

alliez commettre sans mon intervention sa-

lutaire, contraventions, et délits. Vous étiez

frais, c'est le cas de le dire.

— Vous m'avez sauve l'honneur.

— Peut-être la vie ; sûrement vous ne savez

pas maserl...

Je l'avoue. A Toulouse, on apprend tout.

ciment

aura à coeur «

trimestre). — Assistance aux familles nom-

breuses ,3 f trimestre). —. Assistance aux fem-

mes en bouches (3* trimestre).

Docteur Guillaumet

Gï \X\\m TUKERCl LOSE, (AMER

Rue Pargaininières, 73 Toulouse

CHASSE interdite dans lu commune de

Fonsorbes, sous peine de contravention.

1-ousorhes, sous peine de contravention. —

Ce Syndicat.

Rc-seville avait déjà été condamné .par la

cour d'assises de la Haute-Garonne pour faux.

usa.se de faux et détenu n«ment d'une somme

de 2O.000 francs au préjudice d,e l'Etat. Il bé-

néficia de l'amnistie

Le couple eera dirigé lundi sur Pau, pour

être remis entre les mains du Parnfuet de cette

ville.

Renversés par une automobile

Vendredi, vers 17 heures, lc nommé Fran-

çois Peyrevida.l, âgé de 37 ans, manœuvre,

demeurant rue du Cliant-du-Merle, 35, passait

rue P-eytre lc-.vqu'il a été pris par une des

roues d'une voit oire-autûinobgle destinée au

transport 't&e vidanges d.e la Société La Fon-

cière et îenvepsé sur le soi

Comme il ressentait des douleurs au côté,

au ventre et ù la hanche, il u été transporte

ii l'Hôtel-Dieu, où il a été admis, salle Saint-

Maurice.

l'es premiers renseignements recueillis, il

résulte que Je inommé IVyrcvidal était pris

de boisson et c'est en titubant qp'il serait

tombé en avant de ia mue d.: la voiture.

— Hier également, vers i) h. 45, une auto-

mobile, conduite pur M. Charles Richard, de-

meurant boulevar-l d'-Vtcole, 40, venant de la

rue demusat et voulant prendre la rue

de la Poste a renversé à hauteur de la

Compagnie Singer, un cycliste. M. Sylvain

CommeS, demeurant place Intérieure-de-Ba-

youne, 0. 'Ce tternaer n'a eu que quelques

Cgra-tignures. mais son -vélo a été endom-

magé.

L'auteur de l'accident s'est engagé ft payer

les frais, tant au point de vue des" soins que

de la réparation de la machine.

Les Accidents de la circulation

Avant-hier soir, vers 17 h. 16, Mme veuve

Marguerite Pratviel, âgée de 75 ans, tloinVci-

liéo place Esquinol, â. se rendait chez sa lillc,

Mme Suspônc .rue Sa.inte-.leanne, 2, lorsque,

près le -pont de la Côte-Pavée, ayant voulu

traverser la chaussée â quelques mètres s*>u-

lemeint de la motrice n " 73, qui descendait la

côte, elle a été légèrement heurtée et ren-

versée sur le trottoir Dans sa chute, elle 6'est

blessée au fusait.

Après avoir reçu un pansement à la -phar-

macie Boue Mme Pratviel a été accompa gnée

au domicile de sa 1111e.

.>——

Le « Cri de Toulouse»

Cette semaine, huit p''tges de fantaisies et

de documents humoristiques : Toulouse, ville

d'été : pour se préserver de la chaleur ; Pl-

roulet attend le Mérite agticole, etc.

Prix de ce BOniéru : 0 R'-GO.

^ r iiSaS£^ tL' Kl^AIRES

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Sava'tâS Oac.r.iu.J, ftisu*ui à Nar.terre (Scinet

et Frair;irM> Marti- >, â Mazèresdu Salât 'V. O.i

Chartes Tis^e'-iul, omp, èe> coin, r Saint-t'a-

tioui, :3 et Marocto 'jallès. à l'T:-Ie-Jcurdain

Actrie i Gilli cJiaudr.Hiiiier en fer, r. -'es Tour-

i.tui'i -iO. et .Te.umo i aulKii. -ue Saint-Jean

Louu Cok>n;bot., marna, oe jonrn., r nerfert-Ko-

tliereau, Ct, et Lucie V-irm r. Denfert Rjchereau.

NAÎSSÀN.ÏS OU 5 HC.UT J£21.

Roger Vidal, iitace Jwpnv, 3.

Franc liodièrt nie «tu IMx-iV'nl 51

Marcel Combes. lton«l i'o:nî u'cr «i. qu'l; me suf'i>e ilo

vous dire que lé jeuv.e iienri Un-RM. un înutt.-

arSst léussi, s'est tort mal con.tcit envers soi

excellent ami Léon TAorel • eet«e petite :ii stoirc

t.'.U le filet du crémier acte, iul est- une soi-.e

de pWtoïOe né l'on trouve des Choses asvez frôles,

mais pri-.entées avec une certaine lemeuir.

Trois ans après. Henri i'erger est aiille Ou

lui acnoi ce la visite de Thurei, et le. voici .ici

treniMe que soi iineien copain ne lui ruide la

l-i-ieibe pour emûéi îér eé itMîîoiw. avec l'ailî

de son secrétaire, un vieux iiohfmo réjouissant

i,i;)iunè ïtloou. jl se finie dan» les eOniibinaisoiis

ùf Pl»s S'.'abreiiics. .jui. du cov.p, .nous fou- paif-o« fe dire ? a oellej

de La uame âe chez ilatim's ou môme du DtUci

in Loj o»ent.

Mais l'ami Tivwcl est on bon garçon et tout

finit par s'arrauijer. avee .]oeUiue iienie au cours

ci un noisièir.e ac".e a;stz prévu.

I, n'en reste pas mous que cette laroe. où l'on

iciro.ivj ias mal de traita nii>lier«ifqucs, est écrite

avec twaucoup «l'ésprlt et souvent des notations

extrèjucmont .bH'es ?ous 'eur apparente toile.

.Ajout tas qu'elle est très lien jouée par


Régna ayant demandé de faire inviter tous

les parlementaires) que, pour donner le ca-

ractère officiel a cette PHe commémprative

de faire tes invitations suivantes : MM. Du-

cos, Rendu, Oheusli Vincent Aunol, députés ;

•M. le préfet, M. le sousrprôfet le conseiller

général et les conseillers d'arrondissement.

il Invite également M. 'e maire à faire le

nécessaire pour clAenix de la Compagnei du

fcud-Ouest un iraiu spécial pour oe jour

mm

Conseils municipaux

Par arrêté du 2 août ifcl, M. le préfet de

î'Anège a fixe l'ouverture de la troisième ses-

•lon ordinaire des consj ils municipaux au

dimanche 14 août 1021 et sa clôture au di-

manche 26 août inclus.

Chronique des (.talions thermales

L'extiPÔfne chaleur de cet été a donné aux

•canbireuses stations thermales de l'Artège

une extraordinaire prospérité. Audinac, Au-

(us, Ax-les-'i hennés et Ussot regorgent de bai-

gneurs, et il tant avertir longtemps à l'avance

pour avoir une chambre. Il est juste de dire

Sue l'efficacité reconnue des eaux est aussi

pour beaucoup don- cet afflux d'étrangers,

FOIX. — Les fêtes prochaines. — Au cours

d'une des dernières réunions de la commis-

*i-on, on a parlé du projet de représentation,

au théâtre de la Nature qui constitué le pla-

teau de Villote. de la pièce tant vantée de

notre compatriote, M laure-Fremiet : « Gus-

lon-Phcebus ». Ce projet a été chaleureuse-

meut défendu par certains it combattu par

d'autres, comme modifiant trop sensiblement

le pian classique et immuable des fêtes de

R'oix.

i ne nouvelle réunion a eu lieu hier soir sa-

medi Nous en ferons connaître les résultats.

RAMIERS . — Syndicat des agriculteurs de

l'Ariège. — Les bureaux du syndicat des agri-

culteurs de l'Ariège du Comice agricole de

PamterSj réunis le S juillet, ont omis le venu

suivant :

« hue nouvelle usine électrique devait être

créée par la Société de i'Ailze et de la Lèze

(prxjel déposé à la. préfecture), et sa création

Intoiv.sso nt les communes de ' Pamlers, Ron-

nac, Bizac, le Veinet, Viili.neuve, fiontaut,

-te. . il nous paraît d'utilité publique pour In-

tensifier la production agricole par l'Irriga-

tion, de réserver une certaine force à un tarif

réduit qui permette aux propriétaires et asso-

ciations agricoles intéressées d'en user.

« Pour que l'arrosage ne sroit pas onéreux,

|l faut, en effet, que le tarif fourni spéciale-

ment à cet effet soit des plus minimes »

Obsèques. — Les membres du groupe can-

tonal de l'Association ariégeoifie des mutilés

ît anciens commuants sont priés d'assister

aux obsèques du camarade Clément Subra,

aujourd'hui dimanche, à !0 heures du matin.

On se réunira -à 10 heures moins le auart,

rue des Jacobins, maison Martinou

Taxe du pain. _ Par arrêté de M le maire

de Parnlers, la taxe du ' pain est fixée, à la

date du S aoùi, à lfr 05 le kilo.

Ixi taxe, fixée primitivement à 1 fr 125 le

kwo en raison des approvisionnements de

fr.iine existant dans les boulangeries achetés

au prix de 110 fr., ocra abrogée à partir de

Bette date.

SAINT LIZIER - "faxo du pain. — Par

ârrété de M. le maire de Saint-'Ltzler, en

îlate du 4 août, le prix du kilogramme de

fcain est fixé à 1 fr. 05.

DIMANCHE ? AOUT Ï92f

GERS

L'Action parlementaire

'A la suite de nombreuses lettres que lui

«dressèrent des pensionnes, M. Paul de

Cassagnac a soumis trois cas particuliers au

Ministre des Finances qui lui a répondu la

tettre suivante

Paris, le 28 juillet 1921

Monsieur le Député et cher Collègue,

.Vous ave« bien voulu appeler mon atten-

tion sur quelques anciens militaires dont

les pensions auraint été diminuées, selon

Vuns, par la Commission consultative nié-

Bftale.

J'ai l'honneur de vous faire connaître que

sette Commission n'a pas de pouvoir de

iïoision, elle se borne à demander des ex-

pertises complémentaires dont le résultat

T6t toujours soumis à mon examen.

Je. dois ajouter que ces diminutions du

feux des pensions ne sont pas systemati-

liies. qu'elles sont proposées après amélio-

ration de l'état de santé de l'intéressé et que

je nouveau taux est toujours conforme aux

%idications dtu barème.

Ln ce qui concerne MM. X., Y. et Z., je

m'empresse de donner des ordres pour que

ces affaires soient examinées de très près

Je ne manquerai pas de vous tenir au

courant de la suite qui sera réservée à cha-

cune d'elles.

Veuillez agréer, Monsieur le Député et

cher Collègue, les assurances de ma haute

considération. Le ministre des Finances :

Signé : MAGINOI.

Avis du bureau permanent

Les créanciers du Bureau Permanent de-

viont remettre au Régisseur, avant le

£0 août, sous peine de forclusion, leurs fac-

tures et leurs demandes de remboursement

de consignation de sacs, régulièrement éta-

blies.

Le prix du pain

Le service des bons de pain à prix réduit

•jni devait en principe cesser le 31 juillet,

ast prorgé provisoirement pour la durée de

Értiis semaines du l" r au 21 août.

Les feuilles de bons de pain sont en-

ifcyées dans les mairies, où les bénéficiai

Ites pourront se présenter pour les retirer.

fUMONT. — Fête patronale. — Dimanche

M' août, à 14 heures très précises, se dispu-

teront les épreuves du Challenge ele la

ville de Gimont, sous la présidence de M le

tohieral commandant la subdivision et de

Si. le préfet du Gers.

Sept sociétés sont déjà engagées.

JKôtre excellente Union Philharmonique

prêtera son concours

Kntrée gratuite. Le soir, grand bal sous

la Halle Centrale.

Le lundi 15 août, salves d'artillerie il G heu

rcs ; à 9 heures, distribution de pain aux

pauvres de la ville. De 14 à 17 heures, bal

sur la. place Salnt-Elai ; a 19 heures, grand

.-oiicei-t donné par l'Union Philharmonique

(iimontoise : à 20 beures. brillant feu d'ar

titici- : à 20 h. 30, grand liai sous la Halle

Centrale et à la place Suint-Eloi.

Le 66. jeux divins dans l'après-midi

.Mercredi 17. a 19 heures sur l'esplanade

des Capucin, grande fête de nuit avec bal

à grand orchestre

Taxes tiu pain et de la viande. — A partir

de demain lundi, 8 courant, la taxe sur ]

vente du pam est ainsi arrêtée :

Pain blanc, 1 fr 06 le kilo ; pain bis, 1 fr

La viande est taxée de la manière sût

«tnte : 1 catégorie : bceui. vache et veaux

é fr le Kilo ; i"-' catégorie. 5 fr.

Celte taxe ayant été bien établie et bien

publiée, le public se demande surtout si elle

«era bien observée ?

COLOCNE-DU-GEFtS. — Courses de bicy

«dettes. - La course de fond de 60 kilomètres

». novembre î»,

(.êcc-inlie 210. jauvij- février 2i". mars 216.

avril .-r, nui, jf, juin julliet '2!'i.

Calés. -- Teadan«Hile, 253. Ï*>. i»ayé. Tendance faille. — C>'*

u'Ucielle. 254 à 25J).

MARCHÉ DES VINS

'"aicassX'ine, 6 juillet.

V ins rouges .le 'J ,1 «Ks «le tO fr l'nsctolitr)

nu iris il la p*apèfô:e

ARIEGE

Mazères.

Foire du i août. .- Voici les cours prati-

qués à la foire du jeudi l août, dite foire de

la fête qui u été caractérisée par une anima-

tion particulière.

Halle aux grains. — Blé, G0 fr. les 80 MMS

mais, G2 à BS fr.; avoine, 27 à 32 fr hari-

cots vieux, 88 à 100 fr.; haricots (nouvelle

récolte), 130 fr. : fèves. 00 à 52 fr., ie tout

l'he •tolitr-'

Place de la volaille - Poules 24 a 30 fr.;

poulets. 15 à 22 fr.; canards 24 à 27 fr. le

tout lo paire , lapins G à 11 fr. l'un.

Œufs, 4 à 4 10 la douzaine.

Marché aux jje&Upux. - La baisse va en

s ucc-Tituant, les porcs notamment sont foffl:

nos aux cours cl'avant-gue-rre ; les porcel 1 "

ont varié entre 55 et 100 fr. et les cochons a»

lait e-itre 35 et 50 fr.

HAUTE-GARONNE

Saint-Gaudens.

Froment, 1" imilitê, Gô fr.; 2". 0-1 l'- <

G3 fr.; seigle. 50 fr.; avoine 1" qualité, 32 m.

2', 31 fr. ; maïs, 04 fr.; Haricots, 52 fr., le tow

l'hectolitre. 0.

Fourrages. — Foin, 1" qualité. 12 f-

10 fr.; paille 1" qualité, 10 fr.; 2', 14 fr.

tout le quintal. »

Animaux conduits au marché. — " ( f 1

3 29 ; veau, 3 21 ; mouton. 2 55, le tout

Volailles. — Poulets, 16 fr.; poules, 20 lt -

dindons. 30 fr., le tout la paire.

Œufs, 3 50, la douzaine.

Villefranohe-de-Lauragaj*-

VieUJ»

f •

je

LAWN-TENNIS

LA COUPE DAVIS

Paris, 7 août.

Nanderson (Australie) a battu Love (An-

glais', par 62 G/3 6/3,

PETITES NOUVELLES

w _ , , . Du 7 août.

— Mgr Curley, cvoifue d'origine irlandaise,

succède au cardinal (iibbons en qualité d'ar-

cheveque de Baltimore.

— Pour la première fois, l'automne pro-

chain, les femmes participeront aux élec-

tions à la deuxième Chambre suédoise. Dé-

jà, le parti libéral de Surme a désigné com-

me candidat.: Selma Lagèrlof, la" célèbre

femme auteur, nrix Nobel de littérature,

— L'Officiel ou- ne tm déci'ët portunt créa-

tion de nouveaux timbres mobiles et de nou-

veaux types de timbress pou;- le timbrage des

effets négociables et non négociables

— Le libertaire Prouvost, dont il avait été

question dans une affaire de propagande un-

timihtans te dans la marine, a disparu depuis

quelques jours de Saint-Raphaël.' Dans une

.'• ti'.yqu il a laissée, il prétend qu'il va se

Poules

fr.; pigeons.

INSercuTiale du 5 août

2G à 32 fr.. fioulets. 16 é 2;

11 fr ; lapins, 6 à 11 fr.

Qîufs, 4 2ô la douzaine. -,

Crains. - Maïs, 60 à 63 fr.: avoine, w »

haricots, 50 fr., le tout l'hectolitre.

Marjirf du 30 juin.'t. — Venax. de 3 a 3 3

kilo M.iï.l île 32 a FS Îr l'ticcto. ,i0 9»

Canards, .le 25 a 31 'r. la paire P , , n ir-> •

,1. .)> fr la paire , ootnels, c'o 15 a 16 'r. la i-

a-ufs. 3 15 la ilotl.'.aifio

Lapins S a, .2 fr pière.

LOT-ET-GARONNE

n.arotié

Marché auK truies -- A noire n.arc.cè n»^ ,alu

à 1*0 fr. ; prunes re. " .^t»

tu fr, , tomates, 20 lr . ie tout 10s 51 KUU-

11e t.

LANDES

lia

Marehâ du 5 non:. — ours rrr.t !qué^ - fs ; #

routes ti poilartlei. de .s à 24 fr., P";

1 ,,. ; *

3 à .0 fr.i canaris de table.


DIMANCHE 7 AOUT 192Ï

^ a Course landaise

\

^^»HTT de- publier ici un

dernière « Se-

v ,,,c srcn^Vvoîume si remarq

îW^nianen* »"Jnn ; doux. Chez Ne

* liotra demie

17 août 1912.

nuP ! «««SnmeSe. ' JhUe qui va

Ste drame commence arèntjs

f nt 4^ C des l andes et du Gers.

*? Sûtes les vides Q t. lqLles cantons

de «teux dans celles ae i H ^trêmeS

^Ï^' f 1 Sïvs à Toulouse et à Uor-

«^Itt de notre pays, - cua drilles d'é-

tSS- U ,, nrôvoqnent des vaches

f rieurs espagnols.

rfots

, ? U

s a.Want souvent, ,pa

V: u périlleux f'. ^-ivtaures, comme aussi

Mortel. Héritagef «J^tihans. Les pre-

^pectacle des des lourdg

{oien, l» ur B 0ffiP can\cule. les Arabes tnè-

anrès-midi de ta au es suivaient

S dans les tro«V

eloppant en el-

les bêtes agressive leur appriren t a

les l'instinct de lut», Immo bile,

foncer au g***> su

ol rho mme attendait,

comme scelle au à . tre trangpcf

juOT-au œom en t ou 1 ^ & g auc he il évi

cé: l

u "^ guif emportée dans son élan, !<

t-ltoV Ce fût l'origine de nos

e

courses

dépassait. ^""gY'bond est venu ce que

noïs^elons « l'écart », partie fondamén.

tal%«vers^e C moyen âge où les seigneurs

, baignaient pas de descendre dans

rLène à travers les temps modernes et

8 deux tiers du siècle dernier où les hobe-

,eS rtT do ^Armagnac et de la Chalosse éle-

IC oiP nt chacun et' poussaient au combat un

^ belliqueux, ces jeux se sont con-

jusqu'à nos jours. De nos jours ils

{ont fureur.

Hun ! Caracola ! Hup ! Hà !

Ta netite ville du Houga palpite toute.-

rW en juillet, le jour de sa fête patrona-

le Très îière de ses courses renommées

i w ronfle dé? trois heures de cet a.près-

tirti torride. elle a envahi son amphithéà-

HP Ses maisons, en file sur un plateau

^minant le pays, des deux côtés de la

route de Condmn' à Mont-de-Marsan, le

eeiîi] clos sont vides. Et des villages voi-

sins - de Mormès. étalé dans ses vignes,

de Magnan et de Monlezun, en vedette sur

leurs crêtes, des cantons de Cazaubon et

de Nogaro, un peuple est venu. Et mainte-

nant cette foule, hommes au béret rabat-

tu sur les yeux, femmes au foulard noué

sur le chignon, qui s'est amoncelée avec un

bruit sonore de marée, reste muette, in-

quiète et ravie, dans l'attente d'un écart

périlleux. Car si l'écart fait, lès applaudis-

sements, les cris et les fanfares éclatent

à l'adresse de l'homme ou de la bête, un si-

lence profond règne pendant la. rencontre.

Hup 1 Caracola ! Hup ! Hâ !

Et Marin I er , écartour célèbre, face à la

bête, haussé sur lui-même, pieds joints, le

rein creusé, les mains en l'air, immobile,

sa veste soutachée d'or enserrant ses

flancs et son béret brodé enfoncé, répèto

son appel. I! a maintes fois attaqué des

vaches dangereuses. Mais celle-ci est terri-

ble. Elle a déjà tué. Lui seul certains jours

ose l'affronter. Elle est dans un de ces

jours. Duel poignant. Les hommes, pen-

chés en avant, laissent éteindre leurs ci-

garettes à leurs lèvres, les femmes pétris-

sent leur mouchoir. On ne parle plus. On

respire à peine. Car Marin, comme la .va-

che ne part pas, redoutant une ruse, re-

cule, recule encore. Il recule pour l'attirer.

Caracola vèvjt son moment. Cet hoinme,

tout chamarré, elle le connaît bien. Elle

l'a souvent frôlé, touché, atteint prescrue,

mais pris, percé, pas jusqu'ici. Si c'était

cette fois * Elle regarde ce peuple- muet.

Et puis lui, qui l'appelle. Quarante mè-

tres les séparent. Quelques secondes de

galop. Elle sait sa vélocité. Les fils ele ba-

ve pendent à son mufle. Elle gratte le sol

du pied, secoue sa tête armée, mugit, niais

ne part point. Une tempête d'injures s'abat

sur elle. On la siffle et la hue. Plus haut

que cette rafale elle mugit de nouveau. On

Be tait. Le silence angoissé reprend.

Alors Marin.- pâle un peu, jouant le tout

surfil

à P6titS pas ra P ides marche

on 1 ?' 6 ? l

St t / op ,- Des ( î" atre Pieds -à la fois

Cirl»fr-Su nd Sur , m

-

Ah ! S** train -

boudain 1 homme s'arrête, oscille à gau-

rnr;= ' PU1S bra squement porte son

corps sur sa jambe gauche écartée feint

«.MA *V*', et ' C[l,and la bÊte attirée 'de ce

cote, tète basse, va l'éventrer, pivote, opère

un demi-tour sur son pied droit, la trompe

ewa fait passer !... Et ce pied droit a tour-

«m S 5. p i ac ? ! - Un cri, deux cris, une stu-

peur d admiration ct, tout de suite, arraché

a ces milliers de mains, un tonnerre de

«rabos qui va, dans la campagne, faire

eressaiiiir les rares absents, et gronder

-omine un murmure de cloches dans la

naute tour de l'église.

Au Trois fois, quatre fois, même bonheur.

a cinquième écart le coup passe si près

la veste soutachée d'or éclate sous la

r J?8 et que, trop inclinée sur elle-même,

Joinr- roilla à terre ^elques pas plus

mr.i'-

st un délire, aussitôt réprimé. L'é-

''ouem a été trop vive. Elle serre l'a gor-

«=. noue les mains. Et lorsque jetant loin

rann'n

lambe aux de sa veste, l'écârteur

brasl

va che relevée, tout ce peuple,

clam»

us ' gorSé enfin de son plaisir,

AssI en 5émble : « Prou 1 Prou ! » Assez !

cu'vm • Enc l u oère fin ? » Encore un. « Arè

n '• » Rien qu'un, supplie Marin

1 NT.-, I Tfc T a. «

foui? o Nou ! " Non ! non ! reprend la

m., ,' 1 Barr a la baqua ! barra ! » Enfer-

4 J a vache, enfermez !

Et là-bas, à l'autre bout, une porte s'ou-

vre, où, fuyant cet homme insaisissable,

Caracola s'engouffre. Appuyé à la talen-

quôro, Marin s'essuie le front.

C'est le tour de Volontaria, de Capitana,

Sierba/ Grippa, Ragona. etc., compagnes

de 'torril de Caraeola ; et celui de Bras-

do-Fcr, de Candeau, Kroumir, Giovanni,

Fillang, camarades de cuadrille do Manrt.

Toutes ont leur histoire. Voici celle de

Caracola. .......

J'ai dit plus haut que nos pères élevaient

leurs bêtes de course. L'usage en est perdu.

Le recrutement se fait en Espagne, C'est

là que. |es,'ganadcros landais achètent et

renouvellent leur bétail. Il est formé de be.

tes de tailie moyenne, fauves ou noires, ra.

pides endurantes, tout en muscles, d'hu-

meur' sauvage et d'une bravoure inouïe.

N'importa quelle race n'est point apte à

la course. Les andalouses,__par exemple,

sont trop en chair. Leur corpulence les

fatigué.' Après quelques séances, elles par-

tent mai. L'amour les tente plus que la

lutte. Un trait d'ailleurs les classe : elles

sont fécondes. La bête de grande marque

est stérile. Son sang irrité ne se prête pas

aux amalgames.. Il bout dans ses veines.

De là ce perçant et cette droitur» . J ....


REVUE VINICOLE

Boraelal9. — Du Métloc : Toujours iiu'me

«éwhwc«e « (fraude- eùalew. tie 6B (I Bi ùcrré*

Quelques esjyraue» cde plal» le «oir.

tuais elle» e'evanoinsseiit daua la nuit sans

nwus ûSsseï tombet une goutte ue rosée l.»

y-y*** «*t bônousonverit ralentie, U bots

niin-rt rapidement. n«u« les raisins ont cessé

die grossit dans iea terrains secs • Us sout-

(rent un pou AU vératson est bien fancée sur

les caoemets eauvigrions tout en progressant

ieiiteineni Les autres copages «ont en retard

, cela ne nous inquiète pas. noua s»

voies i^ir BJtuÇyteilice que lorsque le bois sera

entièrement InOr. les rai&irih cluirigerunt ra

plUttineiit a la première pluie

Le» ver* ont détruit quelques grains, sans

gravite, une graine par-ci par la. duelquelots

deux, mats jamais ele paquet» ut- gréons

comme dans les graneie* attaques , lis sont

lié]A desséches

Le iniMieiu qui nous avait effrayes U y a

finnze jours en 6c montrant sui les feuilles

nouvelles, a été enraye et même dessèche

par le soleil , nous sommes rnuintenont

oertuiiis qu'il no nbus fera pus de rnal On

trouve bien quelques grains tacnés d'oldiuim,

c'est insignifiant

En réaubé, la vigne va très Dien Nous

avons maintenant ia certitude de faire du

bon vin qui deviendra même remarquable

lorsque la pluie tombera a propa

Les vendanges seront précoces

— De Salnt-Emihon L'état général de

notre vignoble est beau, pas de maladies

enptogamiques, u vigne a une végétation

luxuriante, le raisin est sain Dans certaine

endroits par suite de la grande sécheresse

nue nous avons les grains restent petits,

Dans les terrains légers et sablonneux, les

vignes souffrent du manque d'eau. De ce fait, j f£r

la' future récolte va se trouver réduite

La veralson est commencée depuis quelnues

jexurs Si une pluie bienfaisante et tant

désirée arrivait, d'ici peu, le rajsin aurait

totalement changé de couleur et nous pourrions

escompter les vendanges vers le 20 septembre

Cette année, peu de cochylis

Au point de vue affaire, calme plat

— De Sainte-Foy-la-Crande ; Malgré la

.sécheresse persistante que nous subissons,

la vigne conserve une belle apparence Parci

par-la, quelques atteintes de mildiou, de ;

black-rot et d'oïdium, mais de peu d'impor- i «>

tance Certains quartiers commencent à!.)}

souffrir de Ja chaleur et la vigne flétrit Si ! \\

la pluie tant attendue ne vient pas d'ici peu,

Il faut s'attendre à une perte sensible, car

la maturation est proche faute d'eau elle

se ferait mal. Les cabernets surtout ont leurs

girains gros comme des plombs de chasse et

ne donneront guère de jus

— De Ludon : Par suite de la sécheresse

persistante, le : raisin se ratatine et se flétrit

dans les terrains très secs. A moins do j

pluies abondantes d'ici tin août, la récolte !

se trouvera fortement réduite du fait de la j

Chaleur.

La véraason a commencé sur quelques cépages,

mais on ne peut pas encore la considérer

comme bien déclanchée , un peu de

pluie et elle deviendrait générale. Comme

dans toutes les années très chaudes,' la maturation

progresse môme sans que le raisin j

se colore et arrive plus tôt qu'on s'y. attendait.

On voit pas mal de raisins grilles, mais

pas ou peu de cochylis

Peu d'affaires, on sàgnaie pourtant la

vente d'un grand cru de palu

— De Créon : Malgré les fortes chaleurs

ct la grande sécheresse oue nous subissons

depuis bien des jours, les vignes sont très

fcelles et donnent les meilleures espérances;

en général, on croit a une bonne récolte

Depuis plusieurs mois, il s'est traite beaucoup

d'affaires ; la propriété commence à

être dégagée ; 11 reste encore quelques lots

disponibles. Mais ils sont plutôt rares, les

*ours ont varié de 500 à 650 trancs, suivant

Qualité et degré.

Gascogne. — De Layrac : Depuis deux mois,

nous avons toujours la môme température

sénégalienne, c'est a peine si nous avons

su u\n peu de pluie par quelques orages A

part la vigne qui s'en trouve bien jusqu'ici,

toutes les autres récoltes se dessèchent sur

toied. Les raisins sont beaux et sains dans

tes terrains frais, tandis que dans les autres

ie mainfae d'humidité commence à se faire

%entir , il faudrait sans retard un peu d'eau

pour tous les vignobles

Armagnac. — De Coiiclom Affaires toujours

très actives en vin blanc, ce qut permet

d'espérer eju'il ne restera plus rien à la propriété

de la récolte 1920, a l'époque des vendanges

prochaines Nous le répétons, nous

sommes encore à deux gros mois de la ré-

Coite et il'est prudent de compter avec le

•rages de grêle qui, dernièrement encore.

Sut ravagé les plus belles vignes de la Te-

«arèze

Dans le Hautillarmagnac, les vignes souffrent

énormément de la sécheresse, surtout

îelles qiui n'ont pas reçu les labours néees-

*aires. Certaines, peut-être un peu délaissées,

Commencent à perdre leurs feuilles, et toutes.

lus ou moins, sont visitées par l'oïdium

E

oint il est difficile d'évaluer les ravages a

itheure actuelle.

En résumé, nous aurons une année très

Jalouse, il est à craindre que la récolte pensante

en soit très réduite

Rouergue. — De Saint-Rome-de-Tarn : Les

fortes chaleurs de ces jours rlcrniers grillent

pas mal de grains de verjus Par contre,

2ette empérature tropicale détruit la cochylis

et l'eu démis Dans les coteaux, la vigne souffre

ele la sécheresse, cependant que le mildiou

continue son œuvre destructive, d'une

façon moins violente tout de même

Midi. — De Narbor.ne Au vignoble, on

Soiitinne a se plaindre de la sécheresse et

lussi des insectes.

Sur nos marchés, l'animation a repris 0 la

suite de la publication des résultats du mouvement

des vins en juin et de la décision

prise par le Parlement ede réduire les

droits de circulation ; la demande s'est accentuée

et les cours se sont légèrement relevés.

Les cotes officielles ont enregistré cette

nausse ï #>

Il y a lieu de prévoir, nour nos quatre département

méridionaux, l'épuisement corn-

Dlet, en lin de campagne, de toutes les disponibilités

A la .production, et même encore

une sensible diminution des stocks ordinaires

é la propriété ct an» commerce.

Do Montpellier l/>s orages do grèlo se

sont succédé, étendant leurs ravages sur

les vignobles gros producteurs de notre région

où, pou à peu, la future récolte s'endette

et se réduit. Un viticulteur, aussi compétent

que bien renseigné, évaluait, hier, les

pertes subies, dans l'Hérault et le Gard, du

seul fait de la grêle, a plus d'un million

d'hectolitres Et un grand mois nous sépare

encore des Vendangea.

11 n'y a donc pas lieu de s'étonner si la

propriété défend ses produits avec fermeté et

si nos marchés continuent à présenter une

tendance marquée h la hausse, tendance qiic

Justifie d'ailleurs encore l'activité des expéditions.

U est probable que les vignes fortement

atteintes n'auront, on |922, qu'une nèfle

snrtiie et une pousse plutôt maigre Voil.t

donc, sûrement, deux années très endom

Ihuigées, pendant lesquelles les travaux de .

culture seront prosqiu.e. aussi élevés que pour j

mener a bien une production normale

— Do Perpignan La persistance de la

sécheresse fait du mal ; il y a du grillage et

de Péchai ulsige dans les terrains secs, notamment

dans les asp.ro s ; quelques orages partiels

ont bien donné un peu de pluie, mais

cela n'Intéresse qu'une bien faible partie du

Vignoble L'Oïdium et le rot-brun ont fait

quelques dégâts, ils sont cependant assez

limites grâce ft' la chaleur excessive , ce que

l'on voit mieux, c'est l'eudémis ct la cochylis

qui n'en sont pas gènes

O-r.Ice a la consommation qui s'est accrue

depuis plusieurs mois, aux otages de grûie

qui ont sévi sur de nombreuses communes

des départements gros producteurs du Midi,

aux maladies cryptogamiques, il la siVhcresse

ct cnlki aux vers de la vigne, les marchés

méridionaux continuent leur marche

vers la hausse.

On cote : vin rouge de 9 degrés a 1-1 degrés,

do M) .1 53 francs d'bect.o nu a la propriété

— De Rivcsalles : Depuis une huitaine,

les affaires ont repris de l'activité, ce qui a

provoqué un relèvement très sensible des

cours Actuellement, il faut payer 5!j francs

leis vins qu'on obtenait a 49 francs. Il y a

«linéiques [ours.

Le vignoble a belle apparence malgré la

sécheresse, ct si rien de fâcheux ne survient

d'ici aux vendange, le ILmselllon produira

cette année une récolte qu'on peut

classer comme bonne, moyenne.

Paris-Entrepôts. — La situalon des vins

sur la place de Paris reste Inchangée. Les

affaires se limitent aux vins ordinaires et

les h rata t.rô«/f*a Uu litre asS i'cf* Bffi

132

139

285

Les LOrS HANAMA oilrent nu total 265 lirns?cs \-J %

avec pi-ès de GEHT SOIXANTE MIUJONS da francs à payer.

lut* (Ji 500.000 1rs

— 250,000 »

— ÎQQ.OOO »

— 1CX0OO »

28S Lots da 5.000 t»

13.2SQ —

1,743,588 ««s à 400

Gros Lot : SOÔ.OOO - 1ÔO .OOO francs, ©te, etc. I

Près de TBOSS KHSLi-SONS DE LOTS par an

Le numéro est niiicssé de snile cl pnrlicipe à Ions les tirages trimestriels, I.e f numéro |

sortant tiogneca la Lot «le BOO.OOO francs; le 2' n» celui ils 100.000 fr-, etc. I

Tout Souacciotcuc

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