13 JUIN 1930 - Bibliothèque de Toulouse

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13 JUIN 1930 - Bibliothèque de Toulouse

Organe Régional de Redressement National, de Défense Religieuse et de Progrès Social

89e ANNEE - N° 13.584

Les Idées

et les Faits

ABON.«BI(BNtS

DIRECTION: 25, Rue Roquelaine, TOULOUSE - Téléphone 2-12, Chèque Postai 4.936

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Bureaux de Publicité à PARIS, 13, Boulevard des Italiens

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EN ROUMANIE

LE ROI CAROL ET LES NATIONS

centimes VENDREDI 13 JUIN 1930

L'AVÈKEMERT DU KQIVEAB SOI DE ROUMANIE

Opportunisme

On peut dire qu'après le congrès de

Bordeaux, le parti S. F. I. 9. restera

comme devant dans l'expectative. C est

une position commode.

La tactique électorale y a été envisagée

uniquement du point de vue utilitaire;

on réglera les désistements sans suivre

d'autre règle générale que le profit du

^îf'n'en ira pas autrement pour la tactique

politique : il y avait au programme

une question embarrassante celle de la

défense nationale, que les fédérations départementales

avaient amplement discutée ;

fa solution a été ajournée à un prochain

congrès ; il ne faut ni renier la doctrine,

ni effaroucher les électeurs, venus de n importe

où, qui votent pour les socialistes

mais qui rie sont pas socialistes.

L'accession au pouvoir dont les socialistes

sont résolus à s'emparer, s'ils refusent

de le partager avec les radicaux, suppose

un certain opportunisme.

Cet opportunisme oblige à ramener 1 application

du principe de la propriété collective

aux seuls grands domaines et à renier

le marxisme intégral dès qu'on se trouve

en présence de la propriété paysanne. C est

le sens de la motion qui a été présentée

par M. Compère-Morel mais qui n'a pas

été discutée à fond.

Ainsi les barrières indiquées par M. Herriot

seraient au moins abaissées et les

électeurs radicaux pourront plus facilement

venir au socialisme.

Le même opportunisme veut qu'en attendant

la prise du pouvoir, on en garde les

avenues.

Ferrand Bouisson à la présidence de la

Chambre, Renaudel rapporteur du budget

de l'air qui est surtout un budget militaire,

cela fait loucher bien des purs ; cela fait

J'affaire de quelques autres.

Alors, on ne condamne pas cette participation

à l'exercice du pouvoir ; on ne

l'autorise pas non plus ; on laisse le

groupe parlementaire libre de décider au

gré des circonstances ; on sait bien qu'il

décidera le maintien, mais le parti n'en

aura pas la responsabilité.

Tout cela est noyé dans un flot de paroles,

nous ne disons pas d'éloquence ;

l'envoyé du Miâi Socialiste constate que

« rien ne guérira certains camarades de

la maladie profonde et dangereuse d'intervention

à tout bout de champ ; c'est proprement

lamentable et le spectacle est

nutsi fêch'ui* POOC,1e dehors que pour le'

dedans du parti ».

Il n'est pas besoin d'autre commentaire.

L'Ecole de îa Révolution

M. Léo Gerviile-Réache, qui fait une

enquête en Indochine pour le compte du

Matin, a interrogé un Français arrivé naguère

en Annam comme caporal clairon et

qui, après trente-huit ans de vie agricole,

est aujourd'hui milliardaire, ce qui ne l'empêche

pas de rester dans ses terres, au

milieu de ses travailleurs indigènes.

Nous tenons à reproduire une partie de

ses propos, qui confirment tout ce qui a

été écrit ici même :

« Le mal, c'est tous ces diplômés que

nous avons faits, tous ceux qui, nantis d'un

parchemin, croyaient avoir droit à des places

lucratives avec peu de travail, et qui,

ne recevant rien, s'aigrissent et créent

l'agitation. Dans ce pays où on aurait dû

multiplier les écoles professionnelles et les

écoles d'agriculture, on a répandu surtout

notre enseignement européen. Cet enseignement

spéculatif a démoli les croyances

et la morale annamite, l'autorité de la

famille et du chef. A la place, on n'a rien

mis. Le jeune instituteur indigène, fier de

sa science mal digérée, a, dans les villages,

tiré la barbe aux vieux notables. Ce

jour-lài nous avons perdu l'estime d'un

peuple qui, lui, a le respect de la vieillesse

et le culte de ses morts. »

N'est-ce pas Alexandre Varenne lui-même

qui disait un jour, à la Chambre, en

le déplorant, que le plus grand succès de

librairie en Indochine c'est le Contrai Social!

Ce n'est pas l'instruction professionnelle

que nous répandons en Indochine ; ce n'est

même pas l'instruction générale ; nous enseignons

aux indigènes la Révolution.

Les agitateurs communistes ont évidemment

beau jeu.

Les tarifs américains

Depuis plusieurs jours, les informations

venues d'Amérique semblent indiquer que

certains Américains commencent à voir

clair.

De nouveaux membres du Sénat deviennent

tous les jours hostiles au projet ; le

commerce de détail de New-York vient de

faire une démarche auprès du président

Iloover pour lui demander d'opposer son

veto au tarif, car celui-ci « serait préjudiciable

aux fermiers, aux consommateurs,

aux exportateurs et au public américain

en général ».

Le protectionnisme exagéré vers lequel

s'acheminent les Etats-Unis ne peut qu'y

provoquer une hausse des prix sans qu'ils

puissent prétendre remédier au chômage.

Il y a en Amérique, comme en Angleterre,

une crise de surproduction ; ce n'est

pas une guerre de tarifs qui facilitera

l'écoulement des stocks.

Mais il y a surtout un « standard de

vie », comme ils disent, beaucoup trop

élevé pour pouvoir être maintenu.

Quand M. Ford fait fabriquer ses voitures

et ses tracteurs à l'étranger, et notamment

en Irlande, avec de la main-d'œuvre

meilleur marché que la main-d'œuvre

américaine, il met son prix de revient en

harmonie avec les prix mondiaux, condition

essentielle d'un écoulement hors

d'Amérique d'une production que l'Amérique

ne peut plus absorber.

Le système de la hausse continue des

prix et des salaires, c'est très bien tant

qu'un pays vit dans un isolement économiaue

au moins relatif ; mais les ouvriers

américains, qui soutiennent IPS industriels

dans cette course à la vie chère et cette

camragne en faveur des tarifs, s'apercevront

que la main-d'ret»re américaine

n'est plus un article d'exportation.

Gaston GUtZE.

Récent Instantané du Cardinal LIEKART au milieu des A. C. du 201" d'Infan.

terie dont II était l'aumonier pendant la guerre.

{Photo Wlde-woria.)

CONSEIL DES_ MINISTRES

Les Interpellations

sur l'Indochine

Paris. 12 juin.

Les membres du gouvernement se

sont réunis ce matin, à l'Elysée, en

conseil des ministres, sous la présidence

de M. Gaston Doumergue.

LA SITUATION EXTÉRIEURE

M. Aristide Briand. ministre des affaires

étrangères, a fait un exposé

concernant la situation extérieure.

MOUVEMENT JUDICIAIRE

M. Raoul Péret, garde des sceaux,

ministre de la justice, a fait signer

un mouvement judiciaire nommant

conseiller à la Cour de cassation M.

Jacques Dumas, avocat général à

Cour d'appel de Paris.

NOMINATION DE PRÉFET

M. André Tardieu, président du conseil,

ministre de l'intérieur, a fait signer

un mouvement préfectoral aux

termes duquel M .Armand Juillet, souspréfet

de lre classe, est nommé préfet

de la Haute-Savoie, en remplacement

de M Léon Marty, mis à la disposition

du ministre.

L'EMPRUNT INTERNATIONAL

M Paul Reynaud. ministre des finances,

a rendu compte au conseil des

négociations et des accords en vertu

desquels sera émis demain l'emprunt

international 5 è % or sur les marchés

français. d'Europe et des Etats-Unis II

a indiqué notamment que la différence

entre le prix d'émission sur les marchés

de Paris, soit 98.25 % du prix

nommai, et le prix d'émission de 90 %

du prix nominal sur les autres marchés,

différence qui constitue la contrepartie

de l'exonération fiscale dont bênécient

les titres sur le marché français

sera versée au trésor.

LE PROJET

D'ÉQUIPEMENT NATIONAL

Le ministre des finances a fait part

au conseil des explications fournies par

lui hier à la commission des finances

de la Chambre au sujet du pian d'équipement

national.

Il résulte de ses explications que la

participation hors du budget de l'Etat

n'implique pas la nécessité de recourir

à l'emprunt.

LES INTERPELLATIONS

SUR L'INDOCHINE

M François Piétri, ministre des Colonies,

a fait approuver par le conseil les

-ignés générales du discours qu'il prononcera

demain en réponse aux interpellations

sur l'Indochine.

LA PROCHAINE RÉUNION

GOUVERNEMENTALE

Les membres du gouvernement se

réunirent mardi prochain en conseil

des ministre, à l'Elysée, sous la présidence

de M. Gaston Doumergue.

U 0R1SEJINIG0LE

L'Importation

des vins grecs

Athènes, 12 juin.

La question de l'Importation des vins

grecs en France a donne lieu à une

longue discussion à la Chambre.

M .Tsaldaris a déclare que Ja nouvelle

proposition transactionnelle du gouvernement

français est peu satisfaisante

jour les viticulteurs grecs.

M. Papanastasiou a dit que la mesure

prise par le gouvernement français est

très préjudiciable à la production nationale

et ii a conseillé au gouvernement

grec d'avoir une attitude énergique

M. Kafar.daris a déclaré qu'il partageait

les mêmes sentiments et demandé

la dénonciation du traité, puisque la

France applique une mesure qui équivaut

à l'interdiction de l'importation

des vins grecs.

M. Venizelos a ensuite expoté la question

des négociations engagées par

M. Michacopoulos à Paris et dit que

M. Tardieu avait promis de soumettre

à la Cr ambre française un nouveau

projet de loi. Il ignore si le Parlement

français votera cette loi Toutefois, le

gouvernement grec s'est engagé à attendre

jusqu'à la fin du mois en cours.

Au cas où cette loi ne serait pas votée,

la Grèce se verrait contraint de dénoncer

le traité 6ans toutefois user de

représailles à l'égard d'une puissance

avec laquelle la G'èce est liée depuis

un siècle.

« Nous reviendrons alors a aiouté

M. Venizelos. au régime du droit commun,

chose qui n'est nullement avanitageuc-e

pour l'économie nationale des

^ deux pays. •

i! incident de frontière

russe

Varsovie, 12 juin.

On mande de Stolpce qu'un colonel

bolcheviste accompagné de plusieurs

soldats ont franchi la frontière polonaise.

Arrêtés par les garde-frontières polonais,

les militaires soviétiques ont été

envoyés à Varsovie.

Bucarest, 12 juin.

Le roi a reçu les journalistes étran-

I giers. Plusieurs d'entre eux ont deman-

' dé des messages pour leurs pays.

LA FRANCE

En ce qui concerne la France, le roi

a déclaré : « La France est assurée

d'avoir une place de choix dans mon

affection et dans ma reconnaissance,

je n'oublierai jamais l'hospitalité dont

j'ai joui quatre années sur le territoire

français. »

L'ITALIE

« Quant à l'Italie il me suffit de me

rappeler notre origine commune, la

Rome antique. Nous avons le même

sang, le même tempérament; personnellement

j'ai toujours admiré l'Italie.

Je suis un classique et un passionné de

la Renaissance, laquelle n'eut jamais

des formes plus belles et plus immortelles

qu'en Italie ».

LA HONGRIE

« Concernant la HongrLs. on pourrait

croire que la question est délicate.

Dans mon discours à l'Assemblée nationale

j'ai déclaré : « Mes intentions sont

« d'avoir des relations de bon voisi-

« nage ». Nous avons un point de contact

spécial : le caractère agric >le de

nos pays et le besoin d9 défendre notre

agriculture. Sur la question des prétendues

persécutions juives, je répondrai

oue c'est mal connaître le peuple

roumain, qui est tolérant par nature.

D'ailleurs, les quelques mouvements

qui ont pu se produira n'ont pas trouvé

d'écho dans la nation ni d'appui dans

le gouvernement. Auprès des minorités,

je suis heureux de dire que J'ai rencontré

beaucoup de sympathies auxquelles

je réponds de grand coeur; si les

minorités sont loyales, elles peuvent

compter sur mol. »

A la fin de l'entrevue, le roi a salué

les représentants de la presse d'un

cordial : « Au revoir, messieurs 1 »

ECHANGES DE TÉLÉGRAMMES

Paris, 12 mai.

A l'occasion de son retour dans sa

patrie et de son accession an trône de

Roumanie, le roi Carol II a tait parvenir

au Président de la République,

le télégramme suivant :

« Revenu dans ma chère patrie et

montant sur le trône par la volonté

nationale, ma pensée est allu^ vers la

France, terre noblement hospitalière,

vers vous M. le Président, vers le

peuple français qui m'ont permis de

supporter, en des jours douloureux, l'envahissante

nostalgie qui oppressait

mon cœur et ma pensée dévouée sans

cesse à la patrie, profondément reconnaissant,

je garde à jamais un souvenir

ému à la France. »

M. Gaston Eoumergue a aussitôt répondu

en ces termes :

« Très sensible au message que Votre

Majesté a bien voulu m'adresser

pour m'annoncer son accession au

trône et m'exprimer les sentiments d'amitié

fidèle qu'Elle éprouve à l'égard

de la France et de son gouvernement,

je forme les vœux les plus sincères

pour que sous son règne, la Roumanie,

pays si cher au cœur de tous mes compatriotes,

continue à, marchen dans la

voie du progrès et de la prospérité. »

La Démagogie

en pleine crise viticole

Dans les pays viticoles le Parlela

I mentaire joue sur le velours. Tant

que durent les bonnes années, il

s'attribue le mérite de faire vendre

le vin. Vienne une période de crise,

il lui suffit, alors, de drainer à sa

guise le mécontentement.

« Vous tenez à manifester 1 Allez-y

1 je vous précède. »

Ainsi, à la fin du grand meeting

de Béziers, les députés ont-ils conduit

les manifestants devant la préfecture.

C'est un peu comme si

M. Tardieu se mettait à la tête des

P. T. T. pour aller manifester devant

la préfecture de là Seine ou la

présidence du Conseil. Mais que ne

ferait pas un parlementaire à un an

des élections ! Si même on attendait

la veille du scrutin, il pousserait

la complaisance jusqu'à marcher

sur son derrière.

La presse parisienne, en général,

s'est abstenue de commentaires.

Tout au plus a-t-elle mentionné la

réunion entre les faits divers, en

ressuscitant le vieux refrain : « L»

Midi bouge ! »

C'est que les viticulteurs sont encore

moins défendus qu'en 1907,

époque où la solidàrité patronale et

ouvrière subsistait encore, tandis

que l'on voyait à la tête du mouvement

certains hommes d'une réelle

valeur, tels que Ferroul. A la

Chambre, au Sénat, dans le pays

même, hormis certains industriels

que la crise atteindra directement,

on ne se préoccupe pas plus de la

question viticole, que des événements

d'Yen Baï.

Les viticulteurs eux-mêmes commencent

à se rendre compte qu'ils

sont leurrés. Mais il leur faudra

changer de méthode pour secouer la

torpeur du gouvernement. Leur action

ne peut être liée à celle de

parlementaires soucieux, avant tout,

de leur situation électorale, et dont

la politique état.iste et démagogique

est la cause première du marasme

actuel. L'élu du suffrage ' universel

UNE PETITE PFIKESSE

EN NORVÈGE

La princesse héritière

MARTHE DE NORVÈGE

a donné naissance, hier, à une fille.

°41ché Cellon-rans.

qui vit des antagonismes, des haines

et des divisions qu'il suscite,

« l'homme heureux au milieu des

ruines », selon l'expression de

M. Germain Martin, n'apportera pas

l'antidote au poison qu'il répand.

Saturés de promesses et de discours,

les producteurs réclament des

mesures urgentes. On les réunit en

grand nombre, pour leur faire acclamer

qui ? le député ; pour leur faire

applaudir quoi ? des discours et des

promesses.

Ces clameurs, ces discours, sontils

suivis d'effets ? Provoquent-ils,

sur le seul marché intérieur où l'Etat

peut agir directement, un mouvement

de hausse à la production,

correspondant à une légère baisse à

la consommation ? puisque d'une

part l'écart est excessif, et que d'autre

part cette corrélation est indispensable

à l'équilibre normal des

prix. Nul n'oserait le prétendre.

En réalité, les parlementaires ne

veulent ni ne peuvent agir. Les députés

de l'Algérie soulèvent le mécontentement

de leurs électeurs contre

la Métropole. Ceux du Midi attisent

les ressentiments de leurs compatriotes

contre les viticulteurs

algériens. Ainsi le veut le métier

de démagogue ! Cependant,

il y a là des intérêts qu'il faut

coordonner, et non point opposer.

Il est trop tard, maintenant, pour

résoudre le problème algérien comme

on aurait pu et dû le faire il y

a quinze ans. L'Etat démocratique

n'a pas cessé d'encourager les colons

à planter de la vigne — sans

que d'ailleurs nos représentants s'en

soient autrement émus — et maintenant

que ceux-ci ont leurs terres

en rapport, on les inviterait à accepter

d'un cœur égal des mesures

dont certaines sont susceptibles de

les ruiner I Ces mesures d'ailleurs

que la viticulture en France réclame

à grands cris, le Parlement ne

devait pas attendre la crise ni la

mise en valeur de plantations nouvelles

pour les envisager. Tout au

plus, aujourd'hui, est-il possible, à

condition de se hâter, d'édicter des

règlements stricts, de manière à enrayer,

tant au Maroc qu'en Algérie,

le développement de la vigne. Or,

sur ce point la résistance n'est pas

moindre, car il y ^ suffisamment

de politiciens, voire socialistes, qui

ont acquis des intérêts sur la terre

africaine.

Alors, on s'élève purement et simplement

contre la surproduction :

thème qui assure au démagogue un

succès facile. Car, dès qu'on envisage

cette question, chacun a en vue la

vigne du voisin.

Cependant, la force de l'agriculture

c'est de produite, Non point,

certes, au hasard et sans discernement,

en spéculant sur un produit

agricole quand il est à la hausse,

comme sur des valeurs en Bourse,

mais d'après une réglementation

qui s'impose. — Nous renverrons,

ici, aux magnifiques études de Firmin

Bacconnier sur les déplorables

résultats de la politique libre-échangiste.

Cette réglementation, qui nous la

donnera ?

Ne l'attendons pas de nos représentants,

ious partisans du libre-

1 échange, qui nous ferment des débouchés

en évacuant les territoires

régulièrement occupés : aujourd'hui

Mayence, demain la Sarre ; qui

nous ont réduits économiquement et

politiquement au rôîe de vassaux

des Anglo-Saxons, après une ratification

scandaleuse, en contre-partie

de laquelle ils n'ont même pas demandé

la suppression du régime

sec ; qui, enfin, renonçant aux avantages

que nous tenions du Traité de

Versailles, ont concédé à l'Allemagne

les privilèges commerciaux que Bismarck

nous avait arrachés au Traité

dj Francfort.

A l'intérieur, la production ne s'écoule

pas faute d'organisation ; à

l'extérieur, à cause d'une protection

douanière défectueuse et du manque

de débouchés que l'Etat n'a pas

su conserver.

Enfin, l'équilibre normal et rémunérateur

des prix ne saurait s'établir,

aussi longtemps que nous aurons

à supporter des budgets de

60 milliards. Avec les assurances sociales

qui vont grossir l'armée des

fonctionnaires et des parasites, ce

sera au bas mot 70 milliards.

Ces budgets, qui les paiera ? L'agriculture

? l'industrie ? le commerce

? Ils sont à bout de souffle.

Il faudra pourtant bien trouver l'argent

! Alors, seulement, on s'apercevra

que l'Etatisme c'est l'égalité

dans la misère.

Certains viticulteurs ont voulu des

Blum pour les représenter : ça les

regarde. Mais qu'ils ne s'étonnent

point dès conséquences de leurs actes

!

Nous craignons malheureusement

qu'avec les mœurs actuelles, la viticulture

ne soit en train de regarder

passer ses derniers beaux jours.

Pierre BECAT.

LE CONGRES SOCIALISTE

instantané de M. Léon BLUM.

l'hoto wide Worla

Le Roi Charles II (à droite) et le Prince Nicolas au balcon du Palais Royal*

répondent aux acclamations de la foule

(Photo Wtde-World.)

Emprunt International 51|2 oie 1930

du Gouvernement Allemand

Emis en exécution du plan des Exoerts du 7 juin 1929, des Accords de

de La Haye du 31 Août 1929 et du 2o Janvier 1930.

Le montant total effectif de cet emprunt est approximativement équivalant

à 300 millions de dollars.

Il est divisé en séries comportant respectivement des obligations

libellées en dinars-or des Etats-Unis, en francs frpnçais, en reichsmarks,

en livres sterling, en belgas, en florins, en lire, en couronnes suédoises,

en francs suisses.

L'emprunt est, pour les deux tiers, destiné a la mobilisation d'une

fraotici des annuités inconditionnelles dues par l'Allemagne aux Puissances

Créancières, en exécutiondes Accords de La Have, et le troisième

tie-s sert utilisé par le Gouvernement Allemand pour faire face

aux besoins de la Compagnie des C îemins de Fer Allemands et de l'Administration

des Postes et Télégraphes.

Le principal et les intérêts de ces obligations seront payés dans déduction

d'aucun impôt allemand présent ou futur

LA BANQUE DES RÈGLEMENTS INTERNATIONAUX a accepté d'assurer

les fonctions de « Trustée » (mandataire des obligataires) pour les

opération? relatives au service de l'emprunt.

L'emprunt constitue une obligation directe et inconditionnelle du

Gouvernement Allemand. Le service de toutes les séries de l'Emprunt

sera fait sans distinction au moyen d'un fonds commun administré par

le « Trustée , et alimenté par des versement mensuels égaux effectués

par le Gouvernement Allemand à la Banque des Règlements Internationaux,

conformément aux dispositions des Accords de La Haye

Ces versements consistent :

a) Pour les deux tiers, en un prélèvement, su • les annuités inconditionnelles

qui doivent être versée:, par le Gouvernement Allemand

à la Banque, des Règlements Internationaro; et réparties par cette

dernière conformément aux Accords de La Haye •

Pou' un tiers, en un versement du Gouvernement Allemand au

« Trustée » sur ses revenus généraux.

Placement en France de II

le Française

D'un montant effectif de : $ 84.500.000, représenté» par 2.515.000,

Obligations 5 è % de Frs 1.000.

Intérêt payable semestriellement le 1 er Juin et le 1OT Décembre de

chaque année, à raison de francs français 27.51 pa semestre

Le premier coupon sera à l'échéance du 1


L'Emission

de l'Emprunt Young

en Allemagne

Berlin, 12 juin.

La nouvelle de l'émission de l'emprunt

Young a été accueillie avec satisfaction

par les milieux autorisés. Un

tiers de la quote part de la tranche allemande

est réservée aux chemins de

1er d'Empire et a l'administration des

postes, qui utiliseront ces sommée pour

améliorer leur situation de caisse

Un

consortium d'émission pour la tranche

allemande s'est constitué hier sous la

direction de la Reichbank.

Berlin, 13 juin.

Suivant le Boersen Kmrier, les souscriptions

à l'emprunt Young en Aile

magne dépassent jusqu'ici toutes

les

prévisions; notamment à Berlin et en

Rhénanie.

Les milieux financiers estiment que la

ouote-part allemande de 36 millions de

marks, pourra être complètement placée

dans la soirée de ce jour.

L'EMPRUNT YOUNG AUX ETATS-UNIS

New-York, 13 juin.

L'emprunt Young a été couvert et

même dépassé.

En l'honneur

de Sainte Jeanne d'Arc

Orléans, 12 juin.

Dimanche 15 juin, Mgr Fillon. évêque

de I angres, présidera dans l'église de

Patay. diocèse d Orléans, les fêtes du

501e anniversaire de la victoire de Ste

Jeanne d'Arc. Il prononcera â la grand'

messe le panégyrique de la Saint». Aux

vêpres il bénira deux vitraux artistiques

et après la procession extérieure

inaugurera le nouveau jardin paroissial.

Au Jour le

DE CHER ALEXANDRE

A CHER VICTOR

Le préfet Touzet, raconte le Charivari,

qui faisait, dans les Côtes-du-Nord, de la

politique cartelliste et non de l'administration,

a été remplacé par le préfet

Varenne. Ce dernier, est parent de l'ineffable

Alexandre Varenne.

Alexandre s'est empressé aussitôt de recommander

son parent aux députés

d'Union nationale des Côtes-du-Nord. A

M. Victor Le Guen, il a adressé la lettre

suivante :

« Mon cher Victor,

< Mon proche parent M. Varenne est

nommé préfet de ton département. C'est

un administrateur distingué que tous les

ministres de l'Intérieur ont apprécié.

« Je le recommande à toute ta bienveillance

en raison de notre bonne amitié... »

Leurs petites affaires d'abord ! Dès qu'il

s'agit de combinaisons d'intérêt personnel,

le député s'élève avec sérénité au-dessus

der. partis.

On aimerait lire la lettre de M. Le Guen

I Varenne : « Won cher Alexandre... »

Vive la République !

LE CONCOURS LÉPINE

A NEW-YORK

L'Association des Petits Fabricants et

Inventeurs Français, dans le but de faire

connaître au monde entier les productions

souvent géniales de ses inventeurs et de

soutenir la réputation des artisans, célèbres

par leur bon goOt ét le fini de leur

travail, organise le Concours Lépine,

à

New-York, du 4 au 9 août, et le continuera

du 4 septembre au 6 octobre, à Paris,

Porte de Versailles.

Les participants au Concours Lépine de

New-York auront droit à la participation

gratuite au Concours Lépine de Paris.

Les condtions particulièrement avantageuses

et les adhésions déjà recueillies permettent

d'augurer un succès sans précédent.

Pour tous renseignements, s'adresser a

l'Association des Petits Fabricants et Inventeurs

Français, 151, rue du Temple,

Paris (3°).

La journée parlementaire

A.U PALAIS BOURBON

UNE NOUVELLE DÉCORATION

Paris, 12 juin.

La ccmnu'ssion des colonies a adopté

un rapport de M. Proust tendant à l'instituiion

d'un Ordre national du Ivtorite

colonial pour les femmes

A. la demande du piesident, M Taittinger,

la commission a prié son rapporteur

d'étendre également cette décoration

aux hommes

AU GROUPE VITICOLE

Paris, 13 juin.

Le groupe vit'cole s'est, réuni hier à

la Chambre.

M. Barthe a rendu compte des démarches

qu'il a effectuées au sujet de la

réorganisation du seivice de* laboratoires,

de H répression des fraudes, a

la suite dw vote récemment accordé par

le Parlement d'un crédit ue quatre millions.

M Gout, député de l'Aude, signalant

un certain no:nbre de faits de fraude

très préjudiciables aux intérêts de la

production viticole, a demandé que l'on

ée préoccupe de cette situation.

Le groupe l'a chargé de présenter un

rapport à ce sujet.

Après une observation de M. Alès, il

a été décidé que l'on demanderait au

mirust.e de l'Agriculture à être tenu

au courant de toutes les mesures prises.

M. Battue a donné ensuite lecture de

la lettre qu'il avait adressée au ministre

du Budget a usujet du vote de la

rroposition de loi tendant à supprimer

le droit d'octroi

de 0 fr. S0 par bouteille

de vin perçu dans certaines

villes.

Le gouvernement ayant pris

1 engagement

de défendre devant le Parlement

le rapport ae M. Charles Caffort,

le groupe demande que cette promesse

soit tenue.

M Germain Martin, ministre du Budget

a répondu qu'il avait demandé à la

commission des finances de donner sua

avis sur le projet.

Le groupe charge donc son président

de faire une pressante démarche auprès

d? M. Malvy, président de cette

commission» , .

M Baruie rend compte ensuite de la

réunion qui a eu lieu au Musée Social

au sujet du statut des coopératives.

_

Après uue observation d*i MM. Guichard

et Caffort, on approuve les décisions

prises

M. Barthe. soulignant ensuite combien

est devenue critique la situation de la

viticulture dans le pays, u 'ait appel

à la solidaritôde tous les représentants

des régions intéressées U recommande

au groupe de réclamer du gouvernement

d'abord la réalisation oes réformes

déjà proposées dès décembre dernier,

au président du Conseil. Il existe

une trop grande disproportion entre le

prix du vir. à la productiJn et à la

consommation.

Des mesures urgentes

s imposent,

tant opur faire disparaître les bénéfices

exagérés que pour réduite les charges

fiscales qui pèsent trop lourdement sur

le commerce. Il faut ensuite examiner

très attentivement les propositions de

la commission interministérielle et le

projet du gouvernement. M. Barthe .insiste

pour qu'une commission soit immédiatement

désignée où seront représentées

toutes les régions

MM: Simounet et Guichard présentent

diverses suggestions au sujet du

prix de vente du vin au détail. M.

Hubert Rouger appuie la proposition

du président et demande si une commission

est nommée que le nombre de

ses membres soit réduit : c'est également

l'opinion de M. Charles Caffort,

qui voudrait que la commission déposât

rapidement des conclusions.

M. Jacoulot propose que l'on demande

l'opinion de toutes les associations

régionales. Le groupe décide de

procéder à la nomination de cette commission

aui comprendra deux membres

par région

: sont désignés pour le Sud-

Est • MM. Gaston Bazille et Guichard ;

pouf le Midi :

MM. Guilhaumon et

Caffort : pour l'Algérie : M. Roux

Freissinenq et Brière ; pour le Sud-

Ouest • MM. Simounet et Masolanis ;

pour la Gironde : MM. Labroue et Colonel

picot.

'

M. Charles Caffort demande que le

groupe soit très attentif aux démarches

qui peuvent être effectuées au sujet de

l'importation des vins exotiques.

Un échanse de vues a lieu sur ce

point entre MM. Guilhaumon, Labroue,

Cout et Castel

• il est décidé qu'une

délégation sera désignée au début de

la prochaine séance pour se rendre

auprès- du gouvernement.

Le Ministre du Commerce

inaugure

« La Maison du Gaz »

Paris, 12 juin.

M. Flandin, ministre du commerce

et de l'industrie, a inauguré la

« Maison

du Gaz »,sise 21, rue Blanche, à

Cet. édifice corporatif abrite les organisations

syndicales et aunexes de

l'industrie gazière française. Ce sont :

le Syndicat professionnel et l'Association

technique groupés sous le titre

d'Union Syndicale de l'Industrie du

Gaz en France, la Société pour le développement

de l'industrie du gaz, ie

Comité central des cokes de France, le

Comité français de l'éclairage et du

chauffage, lui-même en liaison avec

l'International Illumination Comittee.

On y trouve également un musée rétrospectif.

Enfin, une large place a été

réservée à la documentation et à l'enseignement,

l'éducation professionnelle

de son personnel de tous grades étant

une des questions qui préoccupe

le

plus vivement les dirigeants de l'industrie

du gaz. Bref, dorénavant, des

grands chefs aux meilleurs artisans,

chacun trouvera dans cette maison documentation

et conseils.

C'est ce que M Ellissen, président de

l'Union Syndicale de l'Industrie du

gaz, a expliqué au ministre


« Chargés de l'exécution d'un service

public, a-t-il dit, nous voulons que

« servir » ne signifie pas simplement

assurer strictement les devoirs de nos

charges. Nous voulons que de ce foyer

rayonnent vers les 800 usines qui constituent

notre force et notre action des

directives saines et justes, également

imbues d'un ardent patriotisme et d'un

grand libéralisme social. »

Quelques instants auparavant, M. Ellissen

avait déclaré ouvert le 53° congrès

de l'Industrie du gaz en France,

dont les travaux techniques vont s'étendre

sur toute la semaine. U avait

souligné, à cette occasion, l'importante

contribution des techniciens du gaz au

progrès de la science et de l'industrie.

Suivant une louchante tradition qui

souligne l'étroite union et la confiante

collaboration existant entre tous les

membres de la famille gazière, la première

séance du congrès a été consacrée

à, la distribution solennelle des

médailles du gouvernement et des récompenses

attribuées aux employés et

ouvriers méritants.

SPECTATOR.

Les Grands Concerts

RECITAL JASCHA HEIFETZ

SALLE PLEYEL

Paris, 12 juin.

C'est presque tous les so.'rs, pendant

le mois de mai, que se sont succédé

sur la scène de la Salle Pleyel les

grands artistes et les virtuoses.

Un des plus brillants fut un jeune

violoniste. Jascha Heifetz. Il donna

deux concerts, l'un avec accompagnement

de piano, l'autre avec orchestre.

La puissance et la beauté de sa sonorité

et son doigté d'une netteté sans

défaillance en font un artiste hors de

pair.

11 n'y manque pas la flamme intérieure

qui artfme tout artiste.

Malgré de chaleureux rappels, il ne

nous fit pas cadeau du moindre c bis ».

M C.astelnuovo-Tedesco, l'auteur du

concerto italien inscrit au programme,

eut sa part de succès ; sa présence

dans la salle lui valut une flatteuse

ovation. — P. N. D.

Les Unions Catholiques

au Maroc

La Crise Viticole

Rabat, 12 juin.

La première réunion de la Fédération

des Unions catholiques paroissiales

a eu lieu à Rabat Onze paroisses

VENDREDI 13 JUIN 1930

aits Divers

TROIS ENFANTS

RENVERSÉS °AR DE.

BŒUFS

Bordeaux, 12 juin.

Les deux jeunes bœufs attelés que

conduisait à Pelegrus l'italien Dellavalle,

ayant pris peur, firent un brusque

écart et renversèrent les trois enfants

de l'italien. Deux fillettes de

8 et 4 ans, et un petit garçon de 6 ans;

celui-ci fut

relevé sans grand mal,

mais les fillettes passèrent sous les

roues de la chirrette et furent très

,;'.iv r ement blessées, surtout la plus

jeune qui, transportée à l'hôpital de

Libourne, y rendit le dernier soupir.

UN ATTELAGE BROYÉ

PAR UNE MACHINE HAUT-LE-PIED

Montpellier, 12 juin.

Uni machine haut-ie-pied, du chemin

de fer d'intért, local a tamponné l'attelage

d'un laiti ï», M Loi.is Valat. sur

le passage à niveau non gardé du chemin

de l'Herbette

Le choc

put être évité, bien que

le mécanicien ait bloqué les freins, et

la légère voiture fut réduite en miettes.

M, Vaiat ayant voulu sauter, fut projeté

hors ce la voie et se blessa grièvement

au thorax e* à la tête. Transporté

chez lu , nu :- dans une clinique,

son état a été ju- é gravé.

UN DÉSESPÈRE

Tarascon (Ariège), 12 juin

Le nommé Joseph Teulière, âgé de

27 ans, habitant à Capoulet, a mis fin

à sas jours en se jetant dans le Vicdessos,

au point de Laramade.

Son corps a été retrouvé à la prise

d'eau de la filature d" Niaux.

ACCIDENT MORTEL D'AUTO

Naucelle, 12 juin.

Samedi,

M. Eousquet, négociant à

Maljac, a renversé, à la sortie du vil.

lage, Mlle Marie Boyer, âgée di 76 ans,

qui, dans sa chute, a été mortellement

blessée à la temps. Les gendarmes de

Naucelle se sont immédiatement rendus

sur les lieux afin d'établi, les responsabilités.

ACCIDENT MORTEL

Rodez, 12 juin.

Dimanche soir, vers 9 heure'-, M. Mar

tin, surveillant de nuit à l'imprimerie

Forveille, est tombé si malencontreusement,

dans un escalier e . ciment,

armé qu'il s'est fractura le crâne

Conduit immédiatement à l'hôpital, il

expira en cours de route.

IL SE CONSTITUE PRISONNIER

,, _ , Auch, 12 juin.

M. Estrade, percepteur à Lavardens,

qui, il y aura deux ans le mois d'août

prochain, avait pris la fuite, emportant

le contenu de sa caisse, soit environ

100.000 francs, s'est présenté dans

l'après-midi de jeudi, au commissariat

de police, disant se constituer prisonmer.

Il a été conduit au parquet puis

ecroué.

IMPRUDENCE MORTELLE

Dax, 12 juin.

Un jeune homme

de dix-huit ans,

André Darmizay, ouvrier menuisier à

Dax, et dont les parents habitent

Mezos, se baignait dans l'Adour, sans

tenir compte d'une collation récemment

prise. Tout à coup, les pêcheurs, situés

au niveau du pont de l'Estey, le virent

perdre pied, se débattre et disparaître

sous les eaux.

Ils se portèrent a son secours, mais

ce fut en vain. Non seulement l'imprudent

jeune homme ne put être sauvé,

mais toutes les recherches faites par les

bateliers pour retrouver le corps restèrent

infructueuses.

Le courant, grossi

par les derniers orages, l'a sans doute

emporté en aval.

La famille a été avertie de ce triste

événement.

UN AVION CAPOTE

Versailles,

12 juin.

Un avion piloté par

les aviateurs

Rouland et Michel, du centre de Villa-

La Vi® Spor*tiw®

HIPPISME

A CHANTILLY

Pans, 12 juin.

PRIX DE

LA MORLAYE

20.000 francs, 2.000 mètres

1. Orsova (Rabbe) G 20 50

au marquis de Llano.... P 7 50

2. Stubée (Allemand;

à M de Chavagnac P 8 50

3. Stelline (Keogh)

à M. Boursac P 19 »»

Non placés : La-Flèche-dOr, Miss-

Isgray, Prêteuse. Ballymena, Sumatra,

Langue-du-Chat, Mona, Popotte-II, Rodomine,

Griselidis.

Orsova (Le-Capucin et Ourcq) est

entraînée par Cunnington.

PRIX DE LA REINE BLANCHE

20.000 francs, 1.000 mètres

1. Yanosl (Scanlan) G 68 »»

à M. J. Wittouck P 15 50

2. Chante-Belle (Cordell)

à Mlle Esmond

p 10 •»

3. Pierre-Parade (Marshall)

à Lady Granard P 9 50

Non placés

: Belle-Aurore, Hélyane,

Migueline, Amorphopballe, Belle-Llégende-Il,

Ginette-III, Mellerlsett, La-

Parisienne

Yanosl (Condover et Erize-II) est entraîné

par Bullock.

PRIX DE PONT-ARMÉ

20.000 francs, 1.000 mètres

1 Findhorn (C. Bouillon), G

baron

E. de Rothschild..

2. Métropolis .Sibbritt),

à M. S. Guthmann

3. Nil-Bleu (Allemand),

à M. A. Patino

PRIX DE COUXONGES

Sans-Peur-VII ISignoret), Andoulllette

Fariner). Maxcorlan (aPppalardo),

In-Partibus

,Eymard), Afrlcan-Cii-l (Ctieret),

Bf

bron (Lethlen), Myrthée (lieche),

Giroflée

(ecqueux), Triade (Chevalier), Rue-Kran

kltn (Boyer), Partant douteux : Mère-la

Foule (Hubert).

Pronostics

Paris-Sport.

— Crème-Douce et Marlo-U

— Urgach et Champall — Pincwood et

Sang-Dragon — Conflclus et West-Wind —

Thttrail et Whist-Pink — Andoulllette et

Sans-Peur-VII.

La veine. — P.-Rabole et Tomate — curie

de Hoz et Cnampall — Mlchet et Enéide

West-Vtfl'd et Confucius — Thetratl et Dark-

Story — Myrthée et Andoulllette.

Le Jockey

.- Parabole et Vautrin — Cham

paiement et écurie Dehoz — Plnewood et

l'eu-et-Flamme — ttolla et Confucius —

Whist-Ptnk et Roi-des-Enfers — Andoulllette

pt Giroflée.

Vintransigeant : Mandragore et Fructtdoi

— Pépite et Cluny II — Xystus et Césa

revritch — Le Charmeur et Pinewood -

!ana et Confucius-K — Jessamy et Pretty-

Gray — Darkstory et Town-Boy

— Thétrâi)

et Sans-Peur-VII — Andoulllette et Mac

Oïlan.

&

14 50

P 7 50

P 13 »

P 32 50

Non placés

: Coastguard, El-Gouala,

Quitus, Lion-d'Angers, Carnet-de-Ba],

Fyl-de-l'Eau, Ferdinand, Isatis,

Nouveau-Jeu.

Mistyhill, YVittch-Doctor, Bur.

man. Long.

Findhorn, par La-Farlna et Silver-

Stream ; entraîneur, Barker.

PRIX DU CHEMIN DE FER DU NORD

50.000 francs ; 2.400 mètres

1. Godiche (Bouillon), au ba- G 7 »»

ron G. de Rothschild.

Non placés

: Bootlegger Goulasch.

Godiche, par Le Farina-Blushing ;

entr. par Barker.

PRIX DE COURTEUIL

20.000 francs, 2.000 mètres

1. Tétraque (Semblât), G 32 50

à M. Mai'tinez de Hoz... P 20 »

1. Teddagnés (Hervé), G 36 »

à M. Swob P 21 5U

3. Hold Ail (Sibritt),

à M. S. Penteado P 23 50

Dead heat pour la première place.

Non placés : Dompteur, Brahma,

Pierre le Grand, Arzamas, Chêne Monsieur,

Champion du Roi, Vent Coulis.

Belsauve, Maujiron, Gazali, Double

Slam, Zéthus, Romano II.

Tétrarque, par Belfonds èt Titrâlela,

entr. Carter.

Teddagnés, par Sonthern et Saint-

Agnès, entr. Carter.

PRIX DE LA ROUTE M ILLARD

(handicap)

30.000 francs, 3.000 mètres

1. Numéro Un (Béguiristain), G 34 »

à M. L. de Mola P 10 »

2. Frelon (Hervé),

à M. Baugatz P 16 »

3. Castel-Sardo (Vatard),

au Comte la Cimera.... P 14 50

Non placés

: Besant, Epi de France,

LA m%\m RUGBY

Après la Réunion

de

quement dans un champ de blé près

de la ferme de Moulon à Gif ; l'aviaadhèrent

déjà officiellement â ct-tte ^ r ^ictie-l a été légèrement blessé n

vaste organisation qui s étend des 1 V LUI .' vaulBI tt ele 'eseremenx messe a

Avis important

maires

AFIN DE POUVOIR RÉUNIR LE QUO-

RUM NÉCESSAIRE A LA VALIDITÉ

DES DEUX ASSEMBLÉES GÉNÉRALES

DE LA SOCIÉTÉ ANONYME L'

« EX-

PRESS DU MIDI » QUI DOIVENT

AVOIR LIEU LE MERCREDI 18 JUIN

PROCHAIN, A TOULOUSE, 20, RUE

ST-ANTOINE-DU-T, NOUS DEMANDONS

INSTAMMENT A NOS ACTIONNAIRES

D'Y VENIR NOMBREUX, OU A DÉ-

FAUT, DE S'Y FAIRE REPRÉSENTER

PAR UN AUTRE ACTIONNAIRE

EN

LUI REMETTANT LES POUVOIRS

QU'ILS ONT REÇUS OU EN NOUS LES

RETOURNANT SIGNÉS AVANT LE

16 JUIN.

L'AVIS DES VITICULTEURS

GIRONDINS

Bordeaux, 12 juin.

La ligue des viticultjurs de la Gironde

vient de décider les parlementaires

à voter le projet de loi du gouvernement

tendan tàl Imiter les plantations

de vignes^ à réduire les grosses

productions, à définir les caractéristiques

du vin normal et à améliorer le

marché des vins.

Elle demande cependant de compléter

cette loi par oes mesures susceptibles

de réduire les stocks actuels et d'éloiêner

du marché les vins anormaux.

Dons ce but. elle propose d'augmenter

la ration journalière du soldat, la

fixation du minimum des éléments constituant

le vin pouvant être mis en circulation,

la distillation d« tous les vins

anormaux et l'emploi de l'alcool dans

le carburant.

frmtières d'Oranie jusqu'au Sous.

A 9 h. 30. quatre cents

< jngressistes

étaient réunis â la salle des services

municipaux pour la séance d'études.

Sur l'estrade, Mgr Vielle présidait.

Quatre rapports furent présentés sur

l'action des catholiques au Maroc au

point de vue religieux, intellectuel,

social, familial et dans les œuvres

de jeunesse.

Un banquet de deux cents couverts

groupait, au déjeuner, les catholique*

des régions les plus diverses.

A 15 heures, la séance plénière avait

j lieu dans la salle des services municipaux.

Mgr Vielle prononça une vibrante

allocution et, précédée par le

drapeau de la Jeunesse catholioue et

l^s Scouts de France, l'assemblée se

rendit en un Ions cortèse à In < \thédiale

pour le salut du Saint-Sacrement.

coirbîav'àTcapo éT'en atterrissant K rl T|Monroc, Tonka, Bright Colours. Gai lus,

rnssant bius-|

Rosacej Poignée de Mairii Daily Mail

Numéro Un, par Clarissimus et

Union, ent. Davison.

A SAINÏ-GLQUD

la tête et a pu

. regagner Villacoubiay

avec son camarade.

UN MÉDECIN BLESSÉ PAR UN FOU

Tuile, 12 juin.

. Le docteur Louradour, médecin-chef

de l'asile d'aliénés de la Corrèze, situé

APPRENEZ A VOUS MAQUILLER

La Maison ANTOINE DE PARIS vous

offre

gracieusement une démonstration

de soins du visage et de maquillage

exécuté^ par un de ses spécialistes dans

les salons d

M. ARNAUD, 3, rue de

la Poste, à TOULOUSE, pour vous conseiller

dan? ie choix des crèmes et

nuances de fards que vous devez employer.

Un Congrès international

contre !a prohibition

Budapest, 12 juin.

Aujourd'hui à Budapest a été inau

guré le 11e Congrès international des

adversaires de la prohibition, présidé

par M. Raymond de Luze.

Plus de

1KK3 délégués de douze états

environ y assistaient, ainsi que des re

présentants du gouvernement..

Nouvelles Militaires

ETAT-MAJOR DE L'ARMÉE

Le général de division Glraud disponible,

a été placé dans la section de

réserve.

à la Celette, a été blessé au ventre par montes prbhables

u:i malade "ui le frappa avec un mor- 1

ceau de bois taillé en stylet. Son état

est grave.

Le docteur Louradour a été transporté

d'urgence dans mie clinique de

Clermont-Ferrand.

Parts, 12 Juin.

Demain courses à. Salnt-Cloud. Partants et

Chose curieuse, cette Chambre

qui, sur toutes les questions, est

coupée en deux,

dont les deux

moitiés vont demain se heurter

devant le pays, l'une sous le nom

de bloc des gauches, l'autre sous

le nom de bloc national,

cette

Chambre qui toujours s'est divisée

sur tout, NE S'EST GROUPÉE

DANS D'ÉNORMES MAJORITÉS

QUE POUR LES SCRUTINS QUI

MUTILAIENT

QUELQUE DROIT

DE LA FRANCE.

André TARDIEU

(Séance de la Chambre

du 23 novembre 1923)

Les textes que nous présentions

ont été adoptés,

dans les deux

Chambres, soit à l'unanimité des

suffrages, soit par des majorités

de plus des trois-quarts.

.4n-îre T4RDIEI7

(Discours de D'ion qwf. a suivi

la ratification du plan

Young )

M. Tardieu est cruel pour la

Chambre actuelle.

Et pour lui-même.

PRIX DE VERRIERES

Dabress

gi J

d'un Mr. Douglas et d'un horrible

meurtre ?

— Par le rapport. Le rapport n'emploiô

pa; l'expression « horrible », — elle n'a

les détails possibles.

Tous les détails possibles se réduisaient

à un petit nombre, qu'Holmes jugea dignes

de la plus grande attention. Il écoutait

avec une satisfaction visible, en se

frottant les mains. Nous sortions d'une

longue période de semaines stériles ; cr,

les facultés spéciales ont toutes cela de

commun qu'elles deviennent une charge

quand on n'en a pas l'emploi

; et mon

ami retrouvait enfin l'occasion d'exercer

les siennes. Ce cerveau aiguisé omme

une lame s'émoussait et se rouillait dans

l'inaction. Au premier appel qu'on lui

adressait, les yeux ;de Sherlock Holmes

brillaient, ses joues pâles revêtaient une

teinte plus chaude, son ardente figure

laissait transparaître une flamme intérieure.

Penché en avant dans le cab, il

était tout oreilles cependant que Mac Dopar

quel train du matin vous comptez venir

à Birlstone. Je vous attendrai à la

gare si rien ne m'en empêche, o

Von

vous y attendra pour moi. Nous avons

ici une affaire qui va ronfler. \ e perdez

pas une minute. Tâchez d'amener Mt

Holmes : je lui promets quelque chose à

sa convenance. N'était qu'il y a un mort,

tout semblerait avoir été combiné unique'-

ment pour un effet de théâtre. Ma parole

ça va ronfler !

— Votre ami ne m'a pas l'air d'un eot,

déclara Holmes.

encore opéré d'arrestation Enfin, il y a

dans l'affaire certaines particularités curieuses

et troublantes. C'est tout pour- V»

moment, monsieur Holmes.

— "Eh bien, nous en resterons là, s'il

vous plaît. La tentation de bâtir des théories

prématurées sur des données insuf{isintes

n'est rien moins que le fléau denotre^

profession. Jusqu'ici, je ne vois (le

certain que deux choses

: une grande intelligence

à Londres et un mort dans le

SUSSPX . Nous nllon* essnyer d'n percevoir

la .chaîne qui las relie.

(4 suivre.).

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


VENDREDI 13 JUIN 1930

L'Avènement

du roi Carol

FÉLICITATIONS DU SAINT-SIÈGE

Bucarest, 12 juin.

Le roi a reçu en audience Mgr Ange

Mariadolci, qui lut a remis le télégramme

suivant qu'il a reçu du Vatican :

. Votre Excellence est chargée de

solliciter une audience afin, de remercier

pour la commission faite par

1 intermédiaire

de M. Comnene. ministre

de Roumanie près le Saint-Siège

a

propos de l'heureux événement de

1 ascension

du roi Charles au trône de

Roumanie et lui exprimer les sentiments

de vive joie du Saint-Père et

«es vœux paternels pour un heureux

règne de Sa Majesté et la prospérité

de la noble Nation roumaine. — Signe:

Cardinal PACELU ».

LE

MINISTÈRE EST CONSTITUÉ

Bucarest, 13 juin.

Le général Prezan a été chargé de

tonstituer un cabinet de concentration.

LE GENERAL PREZAN ACCEPTE

DE FORMER LE CABINET

Bucarest, 13 juin.

Le généra) Prezan est arrivé par train

spécial à Bucarest. Dès son arrivée il a

été reçu par le roi, qui l'a chargé de

former le cabinet. Le général Prézan a

accepté cette mission.

LA

REINE MÈRE EST RENTRÉE

A BUCAREST

Londres, 13, juin

On mande de Bucarest que la Reine

Mère Maria de Roumanie, rentrant

d'Allemagne, est arrivée hier soir, à

17 h. 20, heure locale.

Une compagnie spéciale de fantassins

commandée personnellement par le

roi Charles, lui a rendu les honneurs

à son arrivée à la gare.

LE ROI PROCLAME REINE

LA F1IN3ESSE HÉLÈNE

Peu d3 temps avant l'arrivée de la

reine Marie, le roi a signé, ce soir, un

décret proclamant la princesse Hélène

reine da Roumanie.

LE GÉNÉRAL PREZAN

N'A PAS PU CONSTITUER

LE CABINET

Londres, 13 juin.

Des informations de Bucarest annoncent

que le ma"éch.al Prezan, à qui le

roi avait confié hier la tache de constituer

le nouveau ministère roumain, a

échoué.

On attribue cet échec au fait que M.

Vintila Bratiano, chef des libéraux, refusait

dis participer à un ministère contrôlé

par le parti paysan.

On croit généralement

que le roi

Carol fera de nouveau appel au docteur

Maniu, chef du parti paysan, pour

former le gouvernement.

A

LA CHAMBRE

énéral

UNE BRILLANTE INTERVENTION

DE M. XAVIER VALLAT

La séance est ouverte à 15 h. 45, sous

.a présidence de M. Léo Bouyssou,

vice-président, devant une soixantaine

dw parlementaires terrasses par la chaleur.

M Briand est au banc du gouvernement

L'Assemblée reprend la discussion

de i acte «enéral d'arbitrage.

\l Xavier Vailat monte a. la tribune.

M. Xavier Vailat, - Je voterai le

pacte gô'uerïl d'arbitrage étant entei'du

qules traités existant seront respectés

mai-, â côté de l'arbitrage se

posent les questions de la sécurité et

au désarmement. En cas d une nouvelle

agression non provoquée, hypothèse,

hélas

I toujours possible malgré

la mise de la guerre hors la

loi

qu'arrivera-t-il ? Qui va arrêter

l'agresseur ? Sera-ce la réprobation

universelle ? U faudra d'abord du

temps pour que cette réprobation se

traduise en actes efficaces et ensuite

comment les nations vont-elles agir 7

Le blocus sera-t-il automatique ? Y

aura-tril des sanctions militaires ? Quel

sera leur mécanisme tethnique ? Le

tribunal international aura-t-il un

moyen efficace de rendre exécutoire

les' décisions qu'il aura rendues ?

Pour l'instant, on s'est contenté de

souhaiter ta création d'une armée internationale,

d'une gendarmerie mondiale,

cais a-t-on pris des mesures en

faveur de la réalisation de cette idée

'

Nous sommes tous intéressés à. connaître

la réponse à cette question, car

s'il ressort des études faites que des

obstacles insurmontables se dressent

contre l'institution de cette force armée

internationale, nous devons continuer

à voter les crédits nécessaires

à notre défense nationale. En admettant

même qu'une coalition de toutes

les nations se réalise automatiquement,

pourra-t-elle intervenir avec assez de

rapidité pour arrêter un agresseur possédant

une armée de métier fortement

organisée?

Dans ces conditions, ne

. faudrait-il

pas nous orienter nous-mêmes vers la

constitution d'une armée de métier?

Cette solution est aujourd'hui préconisée

par 'd'excellents esprits et elle

mérite toute notre attention car elle est

d'une importance capitale pour la sécurité

de notre pays. (Très vifs applaudissements

à droite.)

M. GRUMBACH SUCCÈDE

A M. VALLAT

Conférence

de la Fédération Aéronautique

tillei Mér

M. PAUL-BONCOUR INTERVIENT

Comme on peut le prévoir, M. Paul-

Boneour ne laisse pas échapper l'occasion

de louer l'acte général d'arbitrage,

qui est u npeu son œuvre.

M. Paul-Boncour, rapporteur de la

commission des affaires étrangères. —

L'acte générai d'arbitrage

ne prend

toute sa valeur que si on

le replace

dans l'ensemble de toutes les négociations

ayant pour but la consolidation

de la paix, comme un des éléments du

protocole,

que toutes les démocraties

s'efforceront de faire renaître (Applaudissements

à l'extrème-gauche) et comme

un complément du pacte de Lpcarno

Certes, l'arbitrage sans sanction

n'est pas la sécurité. (Très bien

! Très

bien

!) Mais il faut le voter pour que

l'Europe puisse s'accoutumer à l'idée

de sanctions découlant de cetarbitrage.

Ce qu';l y a d'excellent dans l'acte

d'arbitrage,' c'est qu'il n'entre en mouvement

que si l'autre l'accepte, mais

même s'il ne devait pas y avoir adhésion

préalable, tant mieux que ce soit

la France qui propose cet arbitrage,

car elle manifeste, une fois de plus,

que c'est elle qui montre l'exemple

(Vifs applaudissements).

Le président fut ensuite adopter, sans

débat, les deux articles du projet et

l'ensemble est adopté par

567 voix

contre 7.

QUESTION ORALE

L'ordre du jour appelle la question

dede M. Alès au ministre de l'Agriculture

sur la nécessité du rétablissement

des services vétérinaires départementauxtaux

cui ont été supprimés par

Paris, 13 juin,

La Conférence de la Fédération Aéronautique

internationale a terminé hier

après-midi ses travaux, en repoussant

la proposition de l'Italig tendant à modifier

le poids de 400 kilos peur les

avions légers, en homologuant tous les

records d'aviation et d'hydravion battus

.a.n cours de ces derniers mois, en

maintenant le -ystème acf.el de contrôle

par barographes, pour les records

d'altitude.

Le comte Mazotti a été nommé président

de la commission de tourisme.

LES ORAGES

DU 12 JUIN

Des minimas à tendance orageuse

persistent sur le continent et une aire

de forte pression se maintient dans le

nord de l'Europe.

Les pluies ont cessé en France.

La température donne

: 30° en Provence,

28° en BoussUlon. 2i° dans le

Nord et dans l'Ouest, 17' en Bretagne.

Dans nos régions, vent du Sud-Est,

temps chaud et orageux.

A Toulouse ;

Temps nuageux.

Pression barométr. à midi, 761 m/m;

Température à. midi, 2ô° :

— minima, 16° ;

— maxima, 27° ;

Vent à midi, Sud-Est modéré.

Soleil : lev., 4 h. 9 : couch., 19 h. 83.

Lune : premier quartier le 19.

Probabilités

: temps chaud et orageux.

BULLETIN AGRICOLE

DE LA TOUR EIFFEL

déevret en 1926.

M. Alès. — Les vétérinaires départe-

Le Procès

it la Compagnie des Eaux

de Lyon

LE JUGEMENT

Lyon, 13 juin.

La Chambre correctionnelle du tribunal

civil de Lyon a rendu hier aprèsmidi

son jugement dans le procès intenté

à la Compagnie générale des eaux

à la suite de l'épidémie de fièvre typhoïde

survenue dans la banlieue

lyonnaise.

Le, directeur de la Compagnie a été

condamné à un an de prison avec sursis

et à 500 francs d'amende.

Les parties civiles obtiennent ces

dommages et intérêts,

qui serviront

aux revendications présentées ultérieurement.

L'ingénieur et

le mécanicien également

poursuivis ont été acquittés.

L'E'ection sénatoriale

de la Manche

mentaux ont rendu les plus grand ser

vices pour enrayer les épidémies dans

les fermes au lieu de suprimer 37 fonctionnaires

si utpile, on aurait mieux

fait de leur donner les moyens d'étendre

leur action.

Partout, en Allemagne, en Hollande,

en Suisse, les services sanitaires sont

mieu xorganisés qu'en France.

Le décret du 27 octobre 1926 doit être

rapporté, car l'état sanitaire dans les

centres d'élevage français est très

mauvais

M. Fernand David, ministre de

l'Agriculture. — J'ai la conviction

ou'il faut lutter contre les épidémies

qui risquent de ravager les élevages.

M. Hennessy a déposé un projet de

loi abrogeant le décret du 27 octobre

1926. Ce projet je ne l'ai pas repris,

car le ministre du budget m'a fait

connaître qu'il acceptait le rétablissement

de huit, postes de directeurs des

Services vétérinaires dans les centres

les plus importants. Les crédits seront

inscrits dans ce but au prochain budget.

C'est à cette cadence de huit postes

par an que ce rétablissement sera

réalisé.

Par ailleurs, pour poursuivre la lutte

contre la tuberculose bovin-:-, le

gouvernement prendra toutes les mesures

sanitaires nécessaires. »

Et l'incident est clos.

Prochaine séance demain matin, à

15 heures. Suite des interpellations sur

les. événements d'Indochine.

La séance est levée à 18 h. 25.

Paris, 13 juin.

Un violent orage s'est abattu hier

dans la soirée, sur Paris et les environs.

La voie d

chemin de fer Paris-Bastille-Verneuil

a

été envahie par les

laux provenant des égouts.

Sur la ligne de Vincennes, la circu

lation a été pendant plusieurs heures

interrompue. ,

La foudre est tombée sur l'église

Saint-Georges,

avenue Simon-Bolivar,

provoquant un léger incendie qui a été

éteint par les pompiers de la caserne

de Château-Landon

A Saint-Denis-i\oi-d, à Vincennes, à.

Samt-Mandé, la plupart des caves ont

été inondées.

Pontoise, 13 juin.

L'orage qui s'est abattu sur les environs

de" Paris a causé des dégâts.

A Enghien-les-Bains, au carrefour de

la route de Saint-Leu, les voies de

communication" étaient inondées, immobilisant

de nombreuses automobiles

qui avaient leuu magnétos r.oyées.

A Montmorency, la foudre est tombée

sur une maison qui a été incendiée.

Des dégâts importants

paraissent

avoir été causés dans le Vexin. Les

communications té! ^graphiques et téléphoniques

sont interrompues en certains

endroits.

Reims, 13 juin.

Hier soir, après une journée de chaleur

suffocante, un orage a fait rage

sur Reims et la région. La foudre est

tombée en plusieurs endroits. Des trombes

d'eau et de grêle ont causé des ravages

dans les villages de la vallée de

la Suippe.

M. Grumbach. — Je regrette qu'il y

ait si peu de députés en séance, car

le vote que nous allons émettre est de

la plus haute importance pour la paix

du monde. (Mouvements divers.)

Nous nous réjouissons, nous autres

socialistes, en tant que Français et en

tant qu'internationalistes.

Le général de Saint-Just. — C'est une

salade

1 (Rires prolongés.)

M. Grumbach. — Comment, une salade?

„ .

Le général de Saint-Just. — Oui, une

salade russe et je vous la laisse. (Nouveaux

rires.)

Protestant contre les Injures formulées

par M. Cachin contre l'acte général

d'arbitrage,

M. Grumbach souligne

l'impérialisme et le bellicisme des

Républiques soviétiques

; après quoi

M. Pierre Cot ,au nom du parti radical

socialiste, assume toute la gloire ae

l'acte général d'arbitrage.

M. Pierre Cot. — Cet acte constitue

une brèche dans la souveraineté nationale.

Désormais quelque chose va être

au desssus de cette souveraineté : l'or- j LES GHIFFRES DU GOUVERNEMENT

La Journée Parlementaire

HU PALAIS BOURBON

Paris, 13 juin

Les conseils municipaux des cqpimunes

comprises dans le département de

la Manche, sont convoqués pour le

dimanche 22 juin, à l'effet de nommer

leurs délégués et suppléants, en vue de

l'élection d'un sénateur en remplacement

de M. Gaudin de Villaine, décédé.

L'élection sénatoriale aura lieu le

dimanche 27 juillet.

dre public international.

ET VOICI M. HERRIOT

Pour M. Herriot, qui succède à M.

Pierre Cot. l'acte général d'arbitrage

est une manière de succès personnel 1

Rien que cela !

M. Herriot. — Le projet actuel n'est

certes pas suffisant pour assurer la

paix. U fait partie d'un ensemble de

mesures qui s'étaient traduites dans le

protocole qui apportait une solution

pour les litiges juridiques et les litiges

non juridiques et représentait, lui, le

statut d'ensemble de la paix. La France

n'est en rien responsable de l'échec

de cette conception. (Applaudissements

à gauche) et le gouvernement français un élémentaire souci de dignité. La

n'a pas abandonné cette trinité

: ar- 1 veille, il s'était dérangé pour venir

soumettre à la commission un bilan

de la trésorerie. Tous ses chiffres

avaient été entendus et enregistrés,

que signifiait alors la demande d'une

note écrite ?

SONT RECONNUS EXACTS

Paris, 13 juin.

La commission des finances de la

Chambre a poursuivi l'examen du projet

d'outillage national. M. de Chappedelaine

a rendu compte de la mission

dont il avait été chargé auprès du ministre

des finances.

Le rapporteur général a déclaré que

M Paul Reynaud ne croyait pas possible

de remettre à la commission la

note comptable que celle-ci lui réclamati

sur les avoirs du Trésor, et que

quant à lui il restait sur la position à

laquelle il s'était tenu la veille.

Entre-nous, cette attitude du ministre

des finances était commandée par

Nice. 13 juin

La police spéciale vient d'appréhender

un certain Fcrtunato Valle, officier

dans la Milice fasciste, qui se livrait à

de nombreux voyages suspects entre la

frontière italienne et Grenoble et Lyon:

Valle aurait

été trouvé porteur de

documents intéressant la défense des

frontières.

Un Corp? d'inspseion

des colonies

bitrage, sécurité, désermement, mais

la France ne peut songer au désarmement,

si elle n'est pas assurée de sa

sécurité. (Applaudissements). Après

avoir proclamé sa foi dans le, projet de

fédération européenne, M. Herriot cède

la place à M. Briand.

Paris, 12 juin.

A la suite du concours ouvert le 15

mai dernier pour les tonctio.-is d'inspecteur

des colonies, qui comprennent

a la foii lfc ce trôle des finances et de

1 armée, ainsi que celui des administraaons

civile

et militaires, les candidats

designés ci-dessous ont triomphé

des redoutables épreuves de ce concours

:

MM. le capitaine Devouton, le capitaine

Lassale-Sérê, l'administrateur do

Ire classe des colonies Maret, le commissaire

principal d? la marine Dulac,

le capitaine Bourgeois-Couard in.

Ont été nommés à compter du 1er

juin 1930

: MM. Devouton, Lassale-Séré

et Muret.

K propos des Coopératives

agrico'es

. . . Paris, 12 juin.

M. André Hesse vient de prévenir le

ruinistre des Finances qu'il comptait

1 interpeller sur les conditions dans

lesquelles son administration applique

a 1 égard des Coopératives agricoles la

circulaire du 12 mai 1930.

M. André Hesse estime que la façon

ciotit cette circulaire est appliquée est

P n contradiction avec les déclarations

laites à la Chambre par le ministre des

finances, le 25 avril dernier, et par

lesquelles il s'engageait à ne pas poursuivre

le recouvrement de certaines

taxes dues par les Coopératives agricoles,

tant qup leur statut fiscal ^'aurait

LA RÉPONSE DE M.

BRIA1JD

M. Briand, ministre des affaires

étrangères. — Je tiens à répondre à

certaines critiques systématiques et un

peu railleuses à l'idée de l'arbitrage,

Lorsqu'aura été constituée

une cour

permanente de justice internationale,

lorsque la France se sera déclarée

prête à soumettre tous les litiges à

cette juridiction, l'éventualité d'une

guerre devra cependant s'imposer

encore à nos esprits.

La question du désarmement ne pourra

se poser que quand toutes les nations

seront décidées à la résoudre

ensemble. La France, toutefois, se

montrera toujours disposée à s'engager

ilans cette voie. (Très bien 1 Très

bien ! à gauche).

Quoiqu'on dise, la guerre est devenue

une entreprise plus difficile aujourd'hui.

La Cour ae justice permanente

internationale a déjà rendu d'immenses

services dans vingt-cinq cas depuis la

guerre. Elle a réglé des conflits, les

plus aigus, les plus délicats qui, autrefois,

auraient amené la guerre.

C'est le conseil de la S. D. N. qui a

réglé la question ue la Haute-Silèsie,

ceile entre la Lithuanit et ia Pologne ;

c'est lu; a arrêté

> H eux guéries déjà

commencées. N'est-ce cela rien ? Ne

sont-ce pas là de encouragements à

persévérer daus nos efforts ?

De tels

succès ne méritent-ils pas mieux que

des railleries ?

La commisison a encaissé lé refus,

puis elle a décidé de reprendre l'examen

de tous les chiffres apportés hier

par M. Paul Reynaud. Sur chacun des

points où il y avait eu discussion entre

le ministre et le rapporteur, elle a

émis un vote à des majorités diverses,

mais toujours fortes.

Elle a adopté les calculs de M. Paul

Reynaud

; sur un seul point, par huit

veix contre sept, elle a donné tort au

ministre.

Elle a décidé que les 546 millions

versés comme fonds de roulement à

la. banque des règlements internationaux

ne devraient pas être comptés à

l'actif de la Trésorerie.

Après toutes ces opérations d'épluchage

et de chipotage, le total disponible

se chiffrait à 5 milliards 25 millions.

Les

5 milliards annoncés par

le gouvernement y sont donc bien.

Ce n'est donc pas sans raisons que

nous avons dénoncé hîe'r .tout le bluff

d j l'agitation qu'essayait de créer une

fois de plus la majorité cartelliste de

la commission des finances ?

LA FOUDRE FAIT DES VICTIMES

Marseille,

12 juin.

A Clumane, M. Ferreol Roux\ con

seiller municipal, s'apprêtait à rentrer

chez lui, lorsque l'orage le surprit. Il

s'abrita sous la porte de l'église, ouverte

à ce momentrlà. Mais, un instant

après, la foudre tomba sur le clocher

situé au-dessus de ladite

porte et le

foudroya, démolissant en même temps

le sommet du clocher et la croix.

— A la Tour d'Aiguë, au cours de

l'orage d'hier,

M. Urbain Guyon et

son père s'étaient réfugiés dans une

ferme du voisinage. La foudre s'abat

tant sur le local où ils s'étaient abri

tés, tua le fils, laissant le père indem

ne.

DANS LES ALPES

Chambéry, 12 lutin.

Un violent orage s'est abattu, hier

sur la Savoie.

A Moutiers, la route est coupée. A

Biamans, près de Brides-les-Bains, des

infiltrations ont provoqué un éboulement.

Un ouvrier italien, nommé As

torelpo a été enseveli. Lorsqu'on est

parvenu à Te dégager, il était blessé

et était à miotié asphyxié.

A Saint-Michel-de-Maurienn, un torrent

rempli de boue épaissie a débordé

sur la route nationale, surprenant au

passage une automobile qui a été enlisée.

Fort heureusement, ses occupants

ont eu le temps de fuir.

VIOLENT ORAGE A LISBONNE

Lisbonne, 13 juin

Un très violent orage accompagné de

pluies diluviennes comme n'en avait

rarement vu au Portugal, s'est abattu

dans la nuit de jeudi sur Lisbonne et

ses environs immédiats.

En quelques minutes, les nombreuses

artères de la capitale portugaise furent

inondées. La foudre est tombée sur le

ministère des Affaires étrangères

et

deux fonctionnaires ont été blessés.

La foudre est aussi tombée sur l'église

d'Arroyos, causant des dégâts assez élevées

à l'édifice religieux, par ailleurs,

trois femmes et un enfant qui priaient

à l'intérieur de l'église de Villaflor ont

été tués par la fondre qui a aussi endommagé

la station radio-télégraphique

de Vizeu; l'église de Sétubal a aussi

été complètement détruite.

Massif Centrai et régions Sud-Ouest

et Sud. — Temps nuageux, avec belles

ècaircies. Quelques averses ou orages

et plutôt dans la seconde partie de la

journée. Vent variable, faible. Le minimum

de température sera stationnaire.

Fête Nautique de St-Ferréol

Nous sommes a même de publier le

programme des fêtes qui se préparent

pour ie U et 15 juin prochain.

Samedi 14 juin, à 20 h. 30, au Muslc-

Ciné, à Revel

: conférence filmée par

M. de Lalyman, champion de plongée

(4 minutes sous l'eau).

Tous les Barents, tous les enfants

sont sollicités pour venir nombreux

entendre des enseignements qui. s'ils

étaient plus répandus, sauveraient,

chaque année, 3.000 vies d'enfants.

Le prix a été fixé à 1 franc à. toutes

les places tour en permettre l'entrée à

tous qui assisteront à une véritable

séance de cinéma.

Dimanche 15 juin, gare du Sud-Ouest,

à 9 h. 50, départ du cortège officiel qui

gagnera la mairie par le boulevard de

la Gare, l'avenue de Toulouse, le boulevard

de la République, boulevard

Gambetta, rue de Sorèze.

Réception par la municipalité. Vin

d'honneur. Reprise du cortège par la

rue de Sorèze, le tour du marché couvert

,1a rue Roquefort, le boulevard

Carnot, la Patte-d'Oie. l'avenue et la

route de Saint-Ferréol.

Inauguration de l'avenue Paul Rlquet

et du tarage du Club Nautique.

Le Coq Revélois prêtera son concours

à cette inauguration.

A H heures, ouverture de la Fête

Nautique, entrée générale,

2 francs.

Guichets ouverts depuis 9 heures du

matin.

Régates démonstration par l'Emulation

Nautique de Toulouse,

magne tends ses bras à, la France. Votre

devoir citoyens français, s'écrie l'orateur,

c'est de travailler dès maintenant

à liquider la question de la Sarre. Il

faut que nos frères allemands rentrent

dans la mère patrie.

Un point noir, cependant, pour la

paix .La Pologne qui détient Dantzic,

cette ville essentiellement allemande,

qui ne possède que 3 % de Polonais.

Le couloir polonais est une monstruosité,

et un attentat à la paix. Momentanément,

pourtant, il ne peut être

question de révision de traité, mais

cela viendra.

Puis, il démontre par des chiffres,

que l'Allemagne ne possède qu'une

armée de 100.000 hommes, que son budget

n'est que de k milliards de francs,

soit 400 millions de marcks, c'est-à-dire

moins que rien

Très maître de lui, Von Gerlach entonne

le petit complet sentimental. Il

n'a pas grand peine à attendrir son

auditoire sur le sort de la pauvre Allemagne

et de ses deux millions de chômeurs.

La, situation n'est pas rassurante,

mais pas pour la France, pour

l'Allemagne qui va au devant de cruelles

épreuves.

Il se fait tard, après avoir parlé d'un

traité de

commerce futur, avec la

France et même avec la Pologne, lorsque

le traité sera révisé (il ne le dit

pas, mais le laisse comprendre). M.

von Gerlach fait l'éloge de Briand devant

lequel il s'incline bien bas. de M.

Stresemann. cet autre grand européen,

disparu trop tôt. et il termine par le

même cri que nous aurons assez attendu

durant la soirée, de « Vive la Paix ».

Applaudissements nourris et le président

lève la séance sans prononcer, une j

parole. — R. M.

Officiers Ministériels

Ont étj nommés ;

Notaire à la résidence de Saint-Loubes

(Gironde),

M. Bounel en remplacement

de M. Bréhant.

Avoués près le tribunal de première

instance de l'Hérault (section de Béziers).

ancien arrondissement judiciaire

de Béziers, M. Barralen en remplacement

de M. Bourgade.

Huissier du tribunal de première

instance du Gers, ancien arrondissement

judiciaire de Lectoure, M. Vincent

en remplacement de M. Sure.

Confiserie» et Maisons d'Alimentation

SUCRE

D'ÛBGE ¥I0HY-ETAT

Bonbon délicieux — Digestif parfait

il

Une Journée Catholique

du Cinéma à Toulouse

Dans quelques jours, exactement

mercredi prochain, se tiendra à Toulouse

une journée catholique du

cinéma.

Cette journée est organisée par le

Comité Catholique du Cinéma (C.C.C.)

fondé à Paris ii y aura bientôt trois

ans. Ce Comité s'était donné comme

tâche d'être le porte-parole des catholiques

auprès du cinéma et du cinéma

auprès de-s catholiques. Il n'est pas

exagéré de dire qu'il l'a remplie. Une

revue mensuelle, les Dossiers du

Ci~

néma, qui note chaque mois la valeur

morale des films nouvellement édités,

des interventions fréquentes auprès

des sociétés éditrices pour leur signaler

des retouches demandées par la

ccnscience catholique ; deux congrès

au cours desquels ont été étudiées les

diverses questions qui intéressent le

cinéma, telle a été l'activité du C.C.C.

au cours de ses trois premières années.

Cette activité a attiré au C.C.C. la

sympathie des fervents du cinéma et

de» organismes professionnels. Voici

comment le jugeait récemment la revue

Filma dans un article signé Jean

Pelvoux :

» Le C.C.C. est un organisme vivant,

dynamique, tout d'action. Il possède

là meilleure des âmes, qui est celle

de la foi dans une noble cause et 1>|

Carnet de r «Express»

MARIAGES

Mardi 10 juin a été célébré dans la

plus stricte intimité, en l'église paroissiale

de Tourdes, le mariage de

Mme Raymonde Bessery, née Bouys,

avec M. Henry Bessery.

NECROLOGIE

Un deuil auss^. cruel qu'inattendu

vient de frapper notre excellent confrère

M. Alfred Camdessus, rédacteur

en chef du Courrier de Bayon-ne. Son

frère, M. Jules Camdessus, qui s'était

fait remarquer par une brillante conduite

pendar

la guerre, vient d'être

enlevé à l'afflction des siens après une

courte maladie.

Dan; cette cruelle épreuve, M. Alfred

Camdessus, Madame Camdessus et ton;

leurs proches voudront bien agrée]

l'assurance de la grande part que noui

prenons a leur deuil.

Camping et tourisme nautiques par

1 plus aimable, mais le plus tenace des

l'Auto-Camping Club de Toulouse.

Courses de natation par le Cercle des

Nageurs de Toulouse avec M. Dufer :

traversée du bassin. Challenge du

Télégramme.

Concours de sauvetage. Match de

Water-Polo.

Jeux nautiques avec le Club de Revel

Saint-F-ferréal.

Expériences de plongée par M. de

Lalyman.

Nage fantaisie. Carrousel

nautique, croisière de canoës autour

du lac.

La Lyre Reveloise et le Coq se feront

entendre pendant la fête.

La Compagnie des Chemins de fer du

Sud-Ouest informe que les trains spéciaux

desservant toutes les stations et

arrêts seront mis en marche le dimanche

15 juin.

Départ de Saint-Sauveur Octroi :

9 h .10. Arrivée à Revel : 11 h 38.

Départ de Revel : 20 h .30. Arrivée

Saint-Sauveur octroi r 22 h. 57.

Pour les trains du Midi, horaires ordinaires.

Des autobus et autocars attendront

les voyageurs aux gares du

Midi et du Sud-Ouest pour les transporter

à Samt-Férréol.

£0 Congrès

La km du Bon

LE MAIRE DU BOUCAU RÉVOQUE

Le Boucau, 12 juin.

Par arrêté du préfet des Basses-Pyré.

nées, le maire du Boucau est suspendu

de ses fonctions.

La grève continue à se dérouler dans

le calme le plus absolu.

Les préfets des

Basses-Pyrénées et

des Landes se sont rencontrés à

la

sous-préfecture de Bayonne et ont, en

accord avec l'administration des forges,

pris toutes les dispositions pour

assurer la protection des usines et des

travailleurs.

On envisage une reprise prochaine

du travail, sans cependant pouvoir

fixer une date.

L'agitation aux lui

CRANDE MANIFESTATION

A BOMBAY

Bombay, 13 juin.

Un collège de volontaires,

que suivait

une centaine de femmes vêtues

Hier, aujourd'hui, demain, la pensée i d uniformes couleur orange, s'est formé

d'arbitrage persistera

l nI ? r sojyr nevant les bPtiments du Contas

été définitivement régi£

arbitrage persistera.

La France, fié: e de son œuvre, a révelu

à l'univers la pensée qui dans

l'avenir paralysera la force brutale et

permettra d' remplacer par des solutions

pacifiques les coups de canons.

(Applaudissements).

Lorsque ce arbitrage sera organisé

dan s le monde entie.

il deviendra une

force internationale, et tout à l'heure,

lorsqre VOL- auiu- émis votre vote,

vous aure- la conscience de n'avoir

port- aucun- atteiu-j à la force de la

Rrantc,

à cette force oui est un garant

de sa sécurité (Très bien

! Très

bien

1 aj centre et applaudissements).

En ratifiant, l'acte général d'arhitraçre.

vou> aure; fa

tout votre devoir et

vous aura? le droit de regarder l'avenir

avec sérénité

J

> voudrais que le vetj de la Chambre

fût unanime. On a raille l'idée d'une

hédé rat i on européenne comme on a

ironisé sur la S. Y). N , qui a acquis

aujounl'nui une si grande autorité aux

yeux tles peuples.

Tous les bons Français auraient dû

nésirer qu'une telle idée aboutit

! Car

i". v aurait là un nouvel obstacle dressé

contre la guerre. C'est pourquoi malgré

certaines oppositions d'aujourd'hui,

jp persiste dans mes efforts, avec l'espoir

qu'un jour tous les Français: accompagneront

leur ministre des affaires

étrangères dans cette voie difficile.»

iVifs applaudissements).

grès, d'où il est parti sous la conduite

.le M. Kc'.padier, le nouveau président

du conseil du corps

swaradiste, qui

portait un drapeau tricolore nationaliste.

Cinquante policiers avaient été placés

aux careiours.

Au bout de trois heures d'attente, la

policé ayant été retirée,

les manifestants

ont poursuivi leur route vers

l'esplanade de Maïdan.

Le chiffre des manifestant?- atteignait

25.000 quand il fut parvenu au Heu de

rassemblement.

La police a dû charger à plusieurs reluises.

Douze personnes auraient été

blessées

L'Immigration juive eu Palestine

UME MANIFESTATION A VARSOVIE

Varsovie, 13 juin.

Trente mille israëlites environ, ont

manifesté hier dans les rues de Varsovie,

contre ia décision prise par le

gouvernement de Palestine de suspendre

momentanément l'immigration juive.

Toutes les boutiques ont été fermées

pendant deux heures et la police à dû

intervenir pour ampùeher que les manifestants

n'aillent protester devant

l'ambassade britannique.

Un caractère bilieux.

" Comme conducteur d'omnibus

depuis 15 ans, je mène une vie très

dure avec

le mauvais temps et les

différents types de voyageurs. J'avais très

mauvais caractère et j'étais bien connu

pour mon irritabilité. Je souffrais

souvent de maux de tête et j'avais des

attaques périodiques de bile.

Depuis 8 ans., j'ai pris

chaque jour Kruschen ; maintenant, je n'ai jamais de

maux de tête ni d'attaques bilieuses. Naturellement,

mon irritabilité a disparu." P. S. D.

Kruschen est le secret de la santé et de la

bonne humeur.

Prenez-en dès demain.

DE LA LIGUE

DES DROITS DE L'HOMME

Réunion de Clôture

Biarritz, 12 juin

Quand le rideau se lève (nous sommes

au théâtre) on voit autour du président,

le métèque Victor Basch, président

de la iLg'je, M. Grumbach, M.

Langevin le boche von Girlach, l'italien

Compolonghie, M. Hirrigoyen,

maire' de Biarritz (le pauvre homme,

ce qu'il a dû souffrir) et diverses personnalités

de moindre importance.

Après les remerciements d'usage,

faits d'une voix terne par le président

local. M. Victor Basch prend la parole.

Son discours, comme celui des orateurs

qui lui succéderont, peut se résumer

en deux mots : « Guerre à la

guerre ».

M. Basch est pessimiste, il

craint une nouvelle guerre.

Les causes du conflit sont nombreuses.

Majs ne croyez pas qu'elles viennent

d'Allemagne. Non. Pour M. Basch.

les Allemands sont des agneaux pacifistes

a outrance, sauf une minorité

agressive, certes, mais impuissante.

hh danger vient de l'Italie et notre

bon Juif, de pousser une charge a

fond contre le dictateur italien, qui

excUe le peuple à la guerre. Il vient,

également de la Pologne, de ce couloir

polonais qui. au dire de

M. Basch,

n'a jamais existé, de cette méchante

Pologne oui ne veut à aucun prix vivre

en bons termes avec les Allemands.

Cependant, M. Basch, ne veut pas

désarmer, car il nous faut des soldats

en face l'Italie. Mais il paraît que,

comme doit nous le démontrer tout à

l'heure le professeur Langevin. notre

Etat-Major est en retard de cinquante

années pour la préparation de la

guerre moderne.

Après un éloge vibrant de Herriot, de

Painlevé et de l'ange de la paix Briand

et une petite pointe contre l'Angleterre!

conservatrice qui s'est opposée à toute

entente, c'est l'hymne à la paix dans

toute sa beauté, et l'orateur s'effondre

dans un fauteuil sous un tonnerre

d'applaudissements.

Avec M. Grumbach, nous abordons le

même sujet, mais sur un ton différent.

M. Grimbach déclare qu'il ne suffit

pas de dire .< Nous voulons la paix »

pour l'avoir. Il faut la préparer. Si la

Société des Nations avait existé en .1914,

peut-être n'aurions-nous pas eu la

guerre. Maintenant elle seule peut

animateurs en la personne du chanoine

Joseph Reymond.

Le C.C.C. a

sans peine obtenu les éloges de tous

les honnêtes gens. »

Le chanoine Reymond, directeur du

Comité Catholique du Cinéma, présidera

la journée catholique du cinéma,

dont voioi les principales manifestations

:

A 2 heures, à l'Institut catholique,

réunion technique intéressant plus

spécialement les usagers du cinéma.

Les questions concernant les appareils,

la location des films, les taxes, les

droits d'auteurs y seront traitées par

rapport aux divers modèles d'appareils,

standard, Pathé-Rural et Pathe-Baby.

A 5 heures, à l'Institut catholique

également, au cours d'une réunion plus

large, le chanoine Reymond traitera

des grands problèmes que pose, au

sujet de la morale, le développement

du cinéma.

Cette question intéresse

au premier chef les éducateurs, parents

et prêtres, et, d'une façon plus générale,

tous ceux qui sentent la nécessité

d'exercer une surveillance sur la production

cinématographique, tous ceux

qui ont le souci du relèvement de la

moralité publique — ne faut-il pas dire

tous les catholiques ?

A 8 h. 30 du soir, dans la salle du

Sénéchal, c'est au grand public que

s'adressera le chanoine Reymond, traitant,

de ce sujet : « Eglise et cinéma ».

Il examinera, à la lumière des principes

et de l'expérience, si l'Eglise est pour

ou contre le cinéma, si elle le considère

comme un allié ou comme un

ennemi.

Des cartes d'entrée pour cette dernière

conférence seront en vente au prix

de

1 franc, pour participation aux

frais

; à la Papeterie des Six-Sœurs,

place Saint-Etienne ; Aux Beaux

Livres,

2, rue Alsace

• chez Martin et

Crautié, rue Alsace, 10, et. à la Librairie

Richard, rue Lafayette, 20.

Pas même une demi-seconde, dès

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éa M $ch€*lÊ

SHè* appliqué* — imitât supprimé»

importante Manifestation

viticole à Narbonne

Validation d'Elections

Paris, 12 juin.

Le quatrième bureau s'est réuni cet

après-midi pour examiner la validité

des opérations électorales de la Corse.

A l'unanimité des membres présents,

il a reconnu valable ces opérations.

Il a désigné M. Paul I.affont comme

I rapporteur et l'a chargé do proposer au

Sénat.

l'éviter.

t

I

Collision d'avions

Un tué

Londres, 13 juin.

Deux avions militaires

qui étaient

entrés en collision se sont écrasés sur

le sol près de Netheravon-Wiltsliire.

Le sergent aviateur Omava a. été tué.

Les deux appareils ont été détruits.

L'officier aviateur Mali.olrq,

fils du

duc d'Hamilton,

avait pu te sauver

grâce à son parachute,

M. Grunbach faiy l'éloge du rapprochement

franco-allemand, il déclare la

volonté de la France à. la Paix, et annonce

(comme le prophète)que pour la

sauver

« cette Paix » il faut un arbitrage

général.

Quand les applaudissements ont

cessé, le professeur Langevin nous décrit

la guerre future ; la guerre chimique

qui n'épargnera personne. Il nous

en fait entrevoir toutes les horreurs.

Nous voioi enfin au plat de résistance.

Après la lecture, par le président,

d un télégramme d'Einsten, regrettant

de ne pouvoir assister au Congrès le

boche von Gerlach se lève.

Von Gerlach.

en raison de l'heure

tardive, déclare qu'il ne parlera pas

longtemps. Il veut simplement assurer

les camarades français du dévoupment

de l'Allemagne à la Société des Nations

En Allemagne, sauf les racistes


peuple tout, entier est gagné à la Société

des Nations.

Pour les Allemands, la question de

1 Alsace-Lorraine est réglée, il n'en est

plus question,

H existe", bien entendu

quelques Léon Daudet germaniques',

mais c'est sans importance !!

Pour von Girlach, le

1 er juin marque

la date de l'Amitié franco-allemande.

La France évacue la Rhénanie, l'Alle-

Hier soir, à U heures, dans la salle

du Synode, a l'nôtel de ville, sous la

préeldente de M. Saintou, président du

Comité de défense U© P'iiehêric, assiste

de MM. Catnala, président honoraire

de la C. G. V., et Bénet, du Syndicat

des Vignerons de Narbonne, s'est tenue

une importante réunio i de viticulteurs

de la légion pour protester contre les

lentaurs gouvernementales à résoudre

la crise viticole.

Ont pris tout à tour la parole : MM.

Saintou, Cathala, de Lazern, des Pyrénees-Orientalas,

Bayrou. du Gard, "Bénet,

Servage et Cambnels.

Les orateurs, après avoir étudié les

1 causes du marasme actuel, ont préconisé

:

1° L'interdiction, do l'importation des

vins étrangers.

2" La surveillance des fraudes.

3* La solution du problème algérien

sur des bac es équitables.

Faute d'améliorations

sensibles, la

Comité envisage,

pour le 30 juin, la

démission d-es élus parlementaires, conseillers

généraux et municipalités.

Cette mesure de résistance a été votée

par acclamations.

A l'issue ae la réunion, ce groupe de

ôOO manifestants s'est rendu sur la

place de l'HCtel-de-Ville

et a dépose

une gerbe de fleurs aux victimes dés

fusillades .de 1907

; puis à -a sous-préféetute,

où U a remis au représentant

du gouvememint, M. Berthoin, l'ordre

du jour suivant, qui avait été voté par

l'assemblée :

< Les vignerons, ouvrUrs agricoles,

commerçants et tous ceux qui vivent de

la vigne et du vin dans toutes les régions

méridionales, réunis à Narbonne

le 12 juin, au nombre de 1.500, représentant

plus de cent mille vignerons,

sous ies auspices.de la C. G. V. et de

la Fédérat'on méridionale des Comités

de défense du vin, regrettent, que leuis

légitimes revendications n'aient pas encore

et 3 prises en considération ;

« Demandent, formellement aux pouvoirs

publics de prendre au plus tôt les

dispositions nécessaires pour enrayer

la concurrents

algérienne qui, jouissant

de privilèges énormes, ne peut que

ruiner la viticulture

métropolitaine,

condamnant à la. misère des millions

de Français et provoquant les pires

désordres économiques et sociaux :

« Ils demandent également que les

droits de douane sur les vins exotiques

soient portés sans retard à 84 francs

par hecto et que le gouvernement prenne,

en outre, toutes dispositions pour

réduire les charges fiscales excessives

pesant sur le vin afin de faciliter l'écoulement

de la production viticole française

;

« Us se déclarent résolus a. appuyer

leurs revendications par tous

actes

d'énergie et de résistance

qui seront

jugés nécessaires par les organisations

viticole» qui, d'un commu-.t accord, dirigent

la viticulture méridionale. »

COMPLÈTE SATISFACTION

LA BQITE DE 3 COLS : 22 FRS SO - CHEMISES

MODELES COURANTS : «8 FRS. 55 FRS.

65 FRS. 75 FRS CHEZ LES MEILLEURS

CHEMISIERS.

(à base de BiédàneV

AVIS AU PUBLIC

—X— .

FETE

D" SAINTE GERMAINE

A PIBRAO

La Compagnie des Chemins de fer

du Midi

a l'honneur d'informer le

public qu'a l'occasion de la fête de

sainte Germaine, à Pibrac, le dimanche

15 iuin courant, le service

des voyageurs entre Toulouse-Saint-

Cyprien sera assuré comme il suit :

.4 l'aller

Tonlouse-S'-Cyprien

Pibrac

Départ

Arrivée

fi h. 34

7 11 10

8 h. 50 —

13 11. 50 —

13 h. 53 —

Au retour :

6 h. 53

7 h. 30

9 h. 31

14 h. 08

19 h. 11

pibrac

Toulouse-S'-Cypri n

Départ 7 h.

H h.

17

13 !t.

20 h.

56,

46

17

05

2R

Arrivée 8 h. 14

12 h. 03

17 h. 56

18 h. 25

20 h. 42

Prix du vovage (aller et retour), en

3» classe ; 4 fr. 10.

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


VENDREDI 13 JUIN 1930

TOULOUSE

LA JCVRNÉE

DU 13 JUIN 1930

Saint du iour : Saint Antoine.

Fête à souhaiter Saint Basile.

m—* Aux écoles Saint-Aubin

épreuves

du certificat d'études primaires

m-* 50 h. 30. au capitale

Tirage de

la tombola de la Police municipale.

A propos dn Théâtre des Variétés

Dolt-on II

Dans une interview parue hier, à cette

place, il a été fait allusion aux subventions

accordées par la ville de Toulouse et le

conseil général au théâtre des Variétés.

Cette question a été l'objet de nombreuses

controverses dans les assemblées et dans

la presse et, peut-être, vaudrait-il la peine

qu'on s'explique franchement à son sujet.

Chacun peut avoir son point de vue. Le

nôtre n'a jamais différé. Et il est fort net.

Nous avons toujours été partisans de la

subvention. Il nous paraît, en effet, qu'un

effort doit être fait pour maintenir notre

seconde scène au niveau artistique

qui

doit être le sien et pour qui le théâtre

n'abandonne pas !e genre qui lui est

propre,

qui a fait son succès dans le

passé et doit le lui assurer dans l'avenir,

pourvu qu'on y emploie un peu de goût,

de bon sens et de bonne volonté.

Pour atteindre ce but,

nous estimons

même que cet effort devrait être plus important

qu'il ne l'a été jusqu'ici. Car nous

savons fort bien que si un directeur s'engage

dans une voie qui peut être brillante,

dont il ne doit pas s'écarter — et nous

pensons ici aux représentations de comédie,

aux conférences littéraires qui coûtent

et ne rapportent guère — il est digne de

la réputation artistique de la ville de

Toulouse et de son renom littéraire, de lui

permettre de s'y maintenir brillamment.

Ceci est donc parfaitement clair et net.

Mais, si notre seconde scène était laissée

à des mains inexpertes, malhabiles, ou

simplement trop rapaces, et nous entendons

par là à une direction grossière, hésitante,

ayant vraiment en vue le gain que peuvent

lui apporter les spectacles tape

à

l'œil — comme le Bagne, si déplaisant, qui

a tenu récemment l'affiche — oh

! alors,

la subvention officielle, non seulement ne

nous paraît pas explicable, mais nous le

considérons

comme un véritable gaspillage

des deniers publics et nous sommes

prêts à la blâmer le plus énergiquement

du monde.

Car, du moment qu'un théâtre n'a

aucune préoccupation d'art, ni de satisfaire

les goûts légitimes du public, il n'a

qu'à faire à sa guise et il n'y a aucune

raison de l'appuyer, car, hélas

! les spectacles

à scandale s'affirment suffisamment

tout seul. La preuve en est que le Bagne,

déjà nommé, a réalisé, en une dizaine de

jours cent mille francs de recettes — voir

le livre du droitd es pauvres.

Et cela revient à dire que le théâtre des

Variété doit être, dans sa nouvelle vie,

livré à de bonnes mains.

Toute l'affaire est là

! — LALANDE.

Faits Divers

DES VIOLENCES

Sur plainte de M. Jean Dejean. 27

ans, demeurant 9, place du Ravelin,

une enquête est ouverte au 3 3 arrondissement,

au sujet d'une scène de violence

qui s'est déroulée avant-hier,

après-midi, sur un chantier des Sept

Deniers et au cours de laquelle il a

été frappé par le sieur Cypriano Tunia,

demeurant rue des N'ovars, 10.

AUTO CONTRE TRAMWAY

Mercredi vers 16 heures, l'automobile

conduite par M. de Perignon Albert,

demeurant à Marenval (Gers), a heurté

au coin de la rue Alsace et de Ja

rue Croix-Baragnon, une motrice de la

ligne 2, conduite par le wattmann Bezanère

Georges.

Dégâts matériels seulement.

A QUI LE PORTEFEUILLE ?

M. François Berges, demeurant rue

de la Laque, 8, ayant trouvé n portefeuille

contenant une certaine somme,

s'est empressé d'en faire la déclaration

au Bureau des Epaves.

Réclamé par son propriétaire, il était

restitué quelques instants après.

RENVERSE PAR UNE AUTO

Avant-hier, vers 13 h. 40, M. Henri

Corset, demeurant villa des Figuiers,

route de Lombez, a été renversé à, hauteur

du numéro 43 de la rue des tourneurs,

par l'automobil : conduite par M.

Jules Marc, au service de M. Charles

Gennaud entrepreneur de transports à

Villeiranche-de-Lauragais.

M. Corset a été légèrement contusionné

à la cheville gauche.

DISPARITION

M. Marius Ducos âgé de 42 ans, a

disparu de son domicile, le 5 courant,

à 6 heures du matin. Les personnes

qui pourraient donner des renseignements

sur le sort du disparu sont priées

de se présenter au service de la Sûreté.

La discrétion absolue leur est assurée.

Le signalement de M. Ducos est :

taille 1 m. 55, cheveux noirs, teint brun

et mat, yeux noirs, petite moustache

à l'américaine. Au moment de son départ,

M. Ducos portait une casquette

claire

de couleur rosée, un complet

gris foncé avec petites rayures noires,

des souliers bas jaunes clairs et un

cache-col en soie à l'arges raies noires,

jaunes et mauves.

VOL D'UN ALLUMEUR AUTOMATIQUE

M. Eugène Soulès, 47 ans, surveillant

à la Compagnie du gaz, a déposé

plainte au nom de la direction contre

inconnu, pour vol d'un appareil automatique

pour bec de gaz, commis chemin

de la Néboude. De plus, deux robinets

et deux verres ont été cassés.

Une enquête est ouverte au 7e arrondissement.

TRAM ET AUTO

Avant-hier, vers 10 h. 45, une collision

s'est produite rue des Prés, entre

un tram de la ligne 12, sortant du

dépôt, et une camionnette automobile

conduite par son propriétaire,

M. Joseph

Aubespry,

demeurant rue des

Fontaines, 44 bis.

Dégâts matériels seulement.

INDESIRABLE

Le brigadier Arles et l'agent Salles,

de la Sûreté, ont conduit au service le

nommé Paul Sudan, 31 ans, ferblantier,

sans domicile fixe.

Après interrogatoire, Sudan a été

déféré

au parquet sous l'inculpation

d'infraction, à un arrêté d'expulsion.

Mais il y avait Yvonne Le Gall, jalouse

et cupide. Et le drame éclata.

Cette femme retrouva le jeune Duflour

alors qu il se rendait a son école :

elle lui intima l'ordre de cesser ses relatiunc

et de renouer avec tlle. Sur son

refus, elle sortit froidement un révolver

et l'abattit d'un; balle.

Ce drame fut évoqué en janvier dernier

devant la Cour d'assises qui, après

plaidoirie de M" Arnal. toujours si prolunu

et anime de cet esprit caustique

qui le caractérise, condamna la femme

Le Gall â trois ans de prison

Pendant six mois,

Rolland Duffour

iutta avec, la mort Etendu paralysé sur

ton ht, il ne cessait de s'élever contre

certaine faiolesse de jugement. 11 ne

uevait, du reste, jamais avoir satisfaction

L'infortuné jeune homme est décédé

hier matin, des suites de l'attentat

dont il avait été victime le

1 er juillet

dernier.

Et le problème de l'actioi: civile n'est

pas résolu.

Pendant qu'Yvonne Le Gall signait

un pourvoi en cassation qui fut. par la

suite, rejeté, et demandait un examen

mental qui tourna à sa confusion. Rolland

Duffour intentait une action en

dommages-intérêts basée sur le préjudice

mstériel, physique et moral qu'il

avait subi e*. qu'il subissait

Nous avons désiré savoir ce que devenait,

par la suite, cette action civile

et qu'elles étaient les intentions des

' arents.

— Malgré le décès du demandeur,

nous a-t-on répondu, l'action civile

:'ibsiste, car les parents, héritiers des

droits litigieux de leur fils, la poursuivront

jusqu'au bout ! »

Oui ! Mais, pratiquement, Yvonne

Le Gall est insolvable. Elle ne possède

aucun immeuble et avait, d'autre part,

antérieurement à son crime, léalisé le

fond d^ commerce qu'elle exploitait.

Les sommes

qu'elle prétendait devoir

lui échoir dans la succession de son

mari et que l'on évalua en Cour d'assises

à 200.000 francs eaiviron, n'existent

que dans son imagination.

Les renseignements du dossier ayant

enfin signale en leur temps

que les

sommes qui pourraient revenir à Yvonne

Le Gall suffisaient à peine pour couvrir

les frais de justice à l'occasion des

procès qui se grefferaient sur cette

succession peu avantageuse.

Triste épilogue, en vérité, d'un drame

dont le héros, à l'époque, fut considéré

comme trop légèrement puni. —

R. B.-D.

SportsetPrëparation Militaire

Grand Concours de Bébés

Pour l'innovation de ce genre de

fêtes,

vous avez eu, l'an passé, un

aperçu de l'enthousiasme avec lequel

chaque maman

avait paré son petit

bambin.

Vous avez constaté avec quelle impartialité

et quelle compétence les concours

de beauté et de travestis ont été

jugés par un jury d'élite et avec quelle

prodigalité le comité distribua les récompenses.

Cette année, le jury n'en sera pas

moins compétent et les prix en plus

grand nombre.

Aussi, hâtez-vous d'inscrire vos gamins

au siège

: café Albert, 15, place

du Capitole, car les engagements seront

irrévocablement clos le 1 er

juillet.

* *

La Ligue de6 Familles) françaises,

dont M. A. Auriol est le président actif,

dévoué et corubien convaincu, avait organisé,

avec la collaboration étroite du

docteur Delaux, des concours d'enfants.

Ceux-ci se déroulèrent sur les allées

des Zénhyrs, hier jeudi. Des groupes

de joyeux bambins da 6 à 8 ans disputèrent

chaudement — oh ! combien —

des courses à pied, de_ cerceaux, de

ti otin.ett.as. des concours de sauts, d'agilité,

etc....

Ce furent jusqu'à quatre heures, où

tout ce petit monde goûta, un spectacle

fti.tsi charmant que pittoresque.

Dans tons les cas, c'est là une initiative

très heureuse, dont il convient de

féliciter les auteurs,

•s»

JEUNE EMPLOYÉ demandé, chiffrant

bien, bonnes références. 'Razous et

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un grand prix à un costume de voyage

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A L'INSTRUCTION

Journée du 12 juin

M. de Monsabert s'est rendu à Grenade,

assiste de son greffier, M. Ferrtud,

et accompagné de M. le docteur

Sorel, médechi légiste» pour enquêter

au sujet d'une mort qui paraissait suspecte.

Après l'audh'on de divers témoins.

J notamment du médecin traitant, et l'au-

' topsie d

cadavre, qui a été pratiquée

far M. le docteur Sorel. le magistrat

instructeur a délivré le permis d'inhumer.

Il semble d'après les premières constatations,

que l'hypothèse d'une mort

naturelle ne doive pas être écartée.

M. de Monsabert a inctlpé d'escroquerie

au préjudice

de divers négociants

de Toulouse le jeune Lucien N...,

qu'il a place ensuite sous mandat de

dépôt

M. Couronne, doyen des juges d'instruction,

a entendu de nouveaux témoins

au sujet de l'homicide involontaire

reproché à Jean L..., 55 ans, boucher

a Colomitrs.

Il a entendu encore des témoins dans

une affaire de vol et complicité concernant

le détenu Adrien Oury,

39 ans,

électricien aux Forges.

M. Couronne a enregistré une constitution

de partie civile par la Société

des Arts graphiques contre un de ses

représentants présumé coupable envers

elle d'abus de confiance.

Il a procédé

à l'interrogatoire du

nommé C..., ex-directeur commercial

d-> la

« Sécurité ». inculpé d'abus de

confiance, pour avoir détourné et dissipé

le cautionnement d'un de ses

agents.

NATATION

Piscine du Parc de» Sports

Grandes améliorations ; .ouveaux vestiaires

; cabine pour chaque baigneur.

Tout à côté le « Lido

• achève ses aménagements

et sous très peu de jours un

coin acceuillant recevra les fidèles habitués

de la piscine du Parc des Sports.

BOULES

Dimanche 15 juin, grande manifestation .

bouliste au Parc Toulousain.

Toutes les sociétés boulistes de la ville

et de la région participeront à cette manifestation

qui sera un régal pour les amateurs

du sport boules.

Le concours doté dp prix importants, commencera

à

9 heures et se déroulera toute

la journée sous les irais ombragée du Parc

Toulousain.

Le public toulousain est cordialement invité

à cette manifestation et est assuré d'y

voir du beau sport.

ESCRIME

C'est avec plaisir que nous apprenons

que le jeune C. Ricard, élève du Lycée de

Toulouse, s'est classé 2», après barrage pour j

la place de premier au championnat de :

France scolaire à Paris, pour le fleuret, et

j

4« à l'épée et a obtenu le prix des Belles

Armes.

Ce sympathique tireur fait horneur à ses

'

camarades de salle M. Dutot, qui a gagné

I antre jour le championnat de France universitaire

de fleuret et â M. de Rolland,

qui s'est

; djugé celui d'êpée.

Nous avons noté aussi la présence de M.

Garipuy en finale du championnat universitaire

de fleuret et de MM. Ville et Dastan

en finale pour l'épée.

GRANDE FETE SPORTIVE AU T.O.E.C.

Dimanche 15 Juin

Le Comité directeur de l'Ecole de Préparation

militaire, nous prie de faire connaître

â MM. les Officiers de l'Active, de Réserve

et en retraite, que l'accès du terrain des

Sports sera libre pour ceux d'entr'eux qui

se présenteront en uniforme.

Les autres personnes pourront se procurer

les billets d'entrée dès samedi matin, à

9 heures, 1° au Cercle MilitaLe ; 2" au

kiosque

des tramways du carrefour des

allées Jean-Jaurès. Le prix des places est

fixé à

4 fr. et à 8 francs.

Les organisateurs de cette grande fête

donnent le dernier coup d'œil aux détails

de cette belle manifestation sportive. Nous

pouvons confirmer aujourd'hui que la célèbre

amazone anglaise Miss Mary Hilton

prêtera son concours pour rehauser l'attrait

de ce bel après-midi. Elle effectuera

un parcours couplé avec un des élèves de

1 école et remportera très certainement le

plus brillant succès. Une course-relais costumée

sera aussi des plus réjouissantes et

le public accueillera comme il convient, les

nombreuses présentations équestres et gymniques.

La fête se terminera par une présentation

nautique à, la piscine.

Courrier Artistique

THEATRE DU CAPITOLE

Mardi 17 juin, â Si heures, récital de piano

lacqueltne Nourrit !9 ans)

Location ou

vtrte dimanche 15 juin, à dix heures.

MUSIC-HALLS £T CINÉMAS

AUX NOUVEAUTES. — Aujourd'hui,

1 tmMeuse, pièce policière, d'après les do

cumems du détective Lug. Villiod. Rideau,

20 n. 50.

PARAMOUNT. — A3 heures et à

9 n&ures, Cagliostro ; attractions. COURONNES MORTUAIRES COSTES

25. rue de Rémusat. 25

AVIS DE DÉCÈS

LE TRIANON.

6 heures, Théâtre

lions.

- A trois neures et a

Rive d'Altesse ; attrac-

LE ROYAL. — A3 heures et à 9 h.,

Irich le Mystérieux.

AMERIC-AN-COSMOGRAPH. - Ce soir

à 9 heures, Pour la vie de l'entant ;

xoyage de noce.

A L'ÉCRAN

UN FILM SOMPTUEUX

novembre. 460 ; décembre, «60 • Janvi

459 . février, 458 ; mars, 460 ; avril Ji 5r *

mai, 463. 460 !

Cafés. — Tendance soutenue Ventes

i -«n

sacs ; juin 283 50 ; juillet, 277 75 ' ao ,,,

276 75 ; septembre, 262 50 • octohre 26] .

novembre, 2S4 ; décembre, 249 , janvier ?«'

février, 246 50 ; mars. 241 ; avril 539 :

mai. 235

'

Laines. — Tendance à peine soutenue •

juin, juillet, 905 ; août. 910 : décembre"

9iô ; Janvier à mal, incoté. •

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Boeufs. — Amenés, 1 372 : invendus, «. »

Ire catégorie, 1210 : 2". 1 090 ; 9" 930

Taureaux — Amenés, 2*1 ; Invendus, 23.

ire catégorie, 1.030 : 2V 970 ; S . 920 ' '

Veaux. — Amenés, 2.07

: Invendus, îgg

Ire catégorie 148^ : 2". 1280 ; 3* iioo

Moutons - Amenés. 5.476 ; Invendus son»

llf qualité, 1910 : 2' 1.310 : 3'. I.Ho' '

Porcs — Amenés. 2 691 ; pas d'invea.

dus ; ire qualité. 1,214 : 2*. i 050 • s*, RSP,

Vente difficile Cour? en bai«se sur '0, à O heures, sur

la paroisse dp l'Immaculée-Conception

(faubourg Bonnefoy).

On se réunira à la maison mortuaire,

place Bila, boulangerie (Croix-Daurade).

U ne sera pas fait d'autre Invitation.

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DE

LA SEMAINE

Deux grands et beaux films

THEATRE

6Uiperproduction dramatique avec

MARCELLA ALBANI

HEINRICH GEORGE

Rêve d'Altesse

délicieuse opérette viennoise jouée par

j

VIVIAN GIBSON, PAUL RICHTER

SUR SCENE :

La grande vedette parisienne

Jane Reynell

fantaisiste musical

das un sketch original

EN BANLIEUE

LAUNAGUET

Dans nos Facultés

FACULTÉ DES LETTRES

Diplôme d'études supérieures

Lundi 16 juin. — A 14 heures, M..Castaiti^'

: Littérature française. Sujet :

« Albert Glaticny ».

Mardi 17 juin — A 14 heures, M. Cos-

Rolland Duffour

l'Instituteur de Muret

est mort

L'ACTION CIVILE SERA POURSUIVIE

Le 1" juillet 1929, une femme descendait

du train en gare de Muret pour

se rendre aussitôt dans un hôtel de la

tille. Sont allure excentrique, ses gestes

désordonnés étonnèrent i.eux auxquels

elle s'ad'-essu pour avoir des renseignej

ments su

• les faits et gestes d'un insti-

I tuteur de H localité. Rolland Duffour.

| Yvonne Le Gall* — car c était elle —

! avait connu ce jeune bomm-: alors,

au adolesce.it, il suivait à Touiouse. as-

1 iidume it. les cours qui devaient lui

' permettre d'acquérir ce qu'il convoitait

| tant professer chez lui I...

Enfant du pays, Duffour joignait, à

ses rares qualités d'instituteur d j s idées

larges et respectueust-s pour toutes les

croyance^ et les divergences d'opinions.

Son altit'ide. faite de courtoisie et de

CHAMBRE DE COMMERCE

DE TOULOUSE

Conférence sur le délai-congé

M. Joseph Etivant, avocat à la Co iv

d'appel do Parie, fera, lundi p-ochain

16 juin, a 21 heures, dans la salle du

Musée commercial 'le la Chambre de

Commerce de Toulouse, une conférence

sur le délai-congé

La Chambre de Commerce invite les

commerçants et industriels à venir entendre

cet exposé.

ECOLE DES PARENTS

Le Comité de l'Ecole des Parents invite

ses adhérents et les personnes déirant

adhérer à assister à lu conférence

rtUI aura lieu samedi 14 juin, à 20 h. 30,

Ilace du Capitole, 3, salle de la Fédération

des Syndicats

Sujet de la conférence : « Les conditions

physioloadci^e'S rie la bonr.e éducation

», par le docteur Pierre Bézy

La Fraternelle des Minimes prie les

sociétaire* de bien vouloir apporter le

. livret de cait d'épargne de leurs enquet

de l'Association qui doit avoir lieu : i am s bénéficiaires us cette œuvre au |

samedi

14 juin, à midi 30. à Blagnac, dé- ! sie < e, cafe Rouge le dimanche 15 juin, '

part de la place Esquirol, à midi 30 devant à la permanence de 10 heures à midi,

le Père. Léon, dans un autobus de la T.C.R.

T. M. le Doyen Paul Sabathier a bien voulu

accepter la présidence de cette manifestation

de franche camaraderie, et plusieurs

professeurs de l'Institut de chimie viendront

,par leur présence, rehausser

l'éclat

de cette petite fête.

Nous demandons à nos camarades, anciens

é.èves, de Toulouse ou de la région

de nous apporter leur adhésion et de venir

nombreux remercier M. le Doyen

Informations

Commerciales

fStalletin financier

Après un début faible, des rachats et

que.ques achats ont lieu vers la lin

de la séance et toute la cote se redresse.

Fermeté de nos rentes, 3 %

progresse â «8,25; 4 % 1918, 101 40 ;

5 % 1920, 134,05.

Renies tt-rqu^s, calmes 4

% unifié

54 ; 5 % 1914. 44,45.

Banques irrégulières, mais plutôt

mieux Banque de France 22.340- B.

N

C. 1485; Paris 2845; Union Parisienne

1858; Foncier 5275; Lyonnais 3095;

Générale 1476

Le Suez reprend 17.850; Santa Fé à

2610; Ranque Ottomane 1015; Banque

Mexique 502; Foncier Egyptien 3605;

Azote 1500. Par contre, Canadien fléchi'

à 5100

: Wagons-lits 504; Centrai

Mining i960; Rio 4575; Lautard 440;

Sucreries d'Egypte 675.

Mines lourdes

De Beers 955 ; Chart/ered

212: Goidfieids 207; Randmines

3(050; Transvaai 161; Tanyanyika 292;

Tharsis 483: Boilo 266.

Pétrolifères, calmes : Roval 40«0 ;

Sheh 596; Eagle 156: Wvo'mina 468;

Crédit général 765: Pétroflna 569.

Caoutchoutières. mieux

: Cambodge

14')' Financière 15*; Terres 256; Padang,

pa- contre, fléchit encore à 508

Aux valeurs d verses reprise d air liquide

il 1710; Penarroy à

1*95: Thomsoi

830; Métropolitain 1215: Littoral

Méditerranéen 1435; Lens fléchit à 1064.

Hntriet* 4'Krtine, n information.

Financière*.

•A ru* de r.orujT*». Parts IS«)

BOURSE DE BORDEAUX

Du 12 juin.

Compagnie nouvelle éclairage. 1.2C0 ;

Eiïergie électrique, .450 ; Trams, 290 ;

Comptai » Sénégal. Tà : Peyrissac. 87»

: Mines,

rekkah ^actions) 700 ; parts. 2.450 ;

Eclairage Bor leauî., 47J ; Compagnie Générale

Afrique, 360.

MARCHÉ DES MÉTAUX

Londres. 13 juin.

Antimoine.

— Comptant ordinaire, mau

que, qualité spéciale. 46 â 46 10.

(Cuivre. — Comptant, 49 15; a trois mois

50 HZ; Pest Selected, 5S 10 à 53 15; Electro

lytique. 58 A 60

Elain. — Comptant, 134 18/9; â trois mois,

13ii 16/3.

F'iomb

— Anglais comptant, 19 10; étran

g?;- comptant, 17 à 17 6; étranger livraison

éloignée. 18.

Zinc — Comptant 16 iî/3; livraison éloi

gr^e, 17 »/6.

Argent. — Comptant, 16 3;16; à den*

mois. 16.

Or - 85 t/4.

Mercure. — 22 15.

sentent toujours dans d'excellentes conditions.

Pans l'Ouest, il est encore trop tflt pour

qne l'on puisse faire une évaluation quelconque

Ce que l'on peut dire c'est que

nous terminerons la campagne avec un grog

report.

Dans eves conditions, nous croyons

qu'une très grande prudence s'Impose

et

que l'on ne doit pas se laisser influencer

par les fluctuations spéculatives de la

Bourse de Paris

Lézignan. u juin

Cote officielle des vins de la Corbière e£

du Minervois pour la semaine du 4 au 10

juin. Récolte 1929 :

Corbiéres, 10 à 13* 8 â 9 50.

Minervois, 9 à 15°. 8 à 9 50

Ces prix s'entendent

; l'hectolitre nu, cri»

chez le récoltant, tous frais en sus

suivant

qualité, situation et conditions et avec

appellation : « Corbiéres » or Minervois •

Sète, 12 juin.

Marché du 11 juin.

Vins — Du pays, rouge ordinaire, 8 à 10"

53 â 65 fr. ; supérieurs, 9 à 10* 5, de 10

à 90 fr., le tout l'hectolitre nu prj

à la

propriété, tous autres frais en sus

; Algérie

rosé ordinaire, g fr le degré suivant qualité

et quantité, nu quai SèU plein fait fûts

acheteur comptant net. Rosé supérieur. 10

à 11 fr

e degrt

Futailles - Location : 0,20 à OJ0, suivant

matériel st lie.

Fûts neufs

• Amérique blanc, 625 à 700 ï

Amérique rouge. 550 â 600 ; Russie 550 i

620 : chêne bois de Rome.- 575 à 600 ; palétuviers.

550 i\ 600 Fûts usagés, 225 à 400,

suivant qualité et poids, fûts pris en magv

sin.

MARCHE DES COTONS

New-Orléans, 12 juin.

Ouverture. — Juillet, 14.58 à 14.59. 14,46

J

octobre, 13,70 à 13,72, 13,62 ; décembre, 13,82

à 13,74 ; mars, 14.02, 13,97.

PRODUITS RESINEUX

Londres, 12 juin. 1

Térébenthine. — Soutenue. Disponk

bl=, 40 II'.

: soi juillet, 39 3/4 ; sur juillet-décembre,

3o 3 *,

Résine — Calme. Américaine .- marque

B., 16 ; F.. 15 lit ; G.. 16 1/2 • H.<

16 3 •' : N., i' 3/ : VV.VV., 19. Française,

marqje F.u.. 17 3/4 ; W-. 17 3/4.

New-Yoru, 12 juin.

Eessence de térébenthine : ,48.

Savannah, 12 juin.

Essence de térébenthine • 41 3/4

Resme • typ ; F„ 55o ; W.G., 620; W»

VV..

(Où

-ww-

TRANSPORTS AÉRIENS

MOUVEMENT DU PO '.T AÉRIEN

DE

TOULO 'S E-M ONT AU DR AN

Compagnie Générale Aéropostale

Départs du 12 juin :

6 h. 15, Toulouse-Casablanca ; s passa,

sers. Poste, 40 kilos 8^5 • messagerie*

91 kilos 470.

Arrivées du 12 juin :

17 h 45, Casablanca-Touiouse. Parti de

Casablanca le 12 juin, à 4 h. 31

; 2 passager-ï.

Poste, 50 kilos

; messageries, 54 kilos.

Prochains départs :

Toulouse-Espague-Maroc : quotidien à

5 h 30

Toulouse-Amérique du Sud

: le 15 Juin,

a 5 heures.

Arrivée probable du courrier d'Amérfc

que et d'A. O. F. le 16 juin.

6,fl-MiRhAi lademSVpneLl.VinP

mrh emm?

travers les Jon

ÉTAT CIVIL de TOULOUSE

Publications de mariages du

11 juin

Jean Naudès, menuisier, avenue de

IJayonne,

33, et Claire Villefranque, sans

Paul Sabathie ou MM.'ies "professeurs" de Profession, à Ferrals-les-Corbtères (Aude).

l'Institut, de l'estime dans lequel ils tien- 1 M^i' lus Mercier, manoeuvre, rue du

nent leur association.

Experts-Comptables professionnels. —

Après deux réunions préparatoires, ia der-

Ciiamp-du-Loup, et ïvette Cesses, margcuse.

rue Noguès, o.

Henri Valette, soldat au 14* régiment

d'infanterie, à

Ramonville Saint-Agne, et

niere en date du 29 avril i930, a été consti-

j Henriette tazeneuve, sans profession, à Ratuèe

a Toulouse, la -Compagnie Profession-

: monville Saint-Agne

"elle des Experts-Comptables du Midi | Jean B^ er> ^«1 d'atelier, rue du Chant.

Cette association a été déclarée à la pré- dti-Merle.s 7, et Louise Ducassé, caissière,

fecture de la Haute-Garonne le l^r mai 1930 gendarmerie, place Saint-Michel,

et publiée au « Journal Officiai » du 25

LA ROUMANIE ET LE QUAI D'ORSAY

al. S de Giuet constate dans L'Ordr*

que not'e ministère des Atlaiies étrangères

n'est pas toujours bien renseigné

ou plut !. qu H dédaigne '.es renseignemenu

et «e laisse sut prendre par le*

événement*

U faut constater — sans fl.rté parti*

culière - l'ignorance dai* laquelle oo

n a cessé de s* tiouver. en France, suf

la situation en Roumanie et ies erreuii

de lugetiien

d-.uit cette isriiurance a été

cause. C et iit monnaie courante d'entendre

— a la veille encore de l'envol

du prince Charles - dire dans h*

milieux U ' plus ofticiellement juaiifle*

quo l'exilé n'avait aucune chance da

leU'ouvf- «O trône; que nul. à Paf

M. Jorgt e- quelques personnalité*

sans a».tome. ne souhaitait pius s'-**

retour, qu'au r;)ste la va^ue sympam»»

que certains pains, .crsqu'ils étaient

vcitihre, 216 a0 à 216, tous payés. Tendante lui u du pouvoir, lui avaient témoigne»

i Hait, au fond, simplement une arma

MÉTAUX

PRÉC1FUX

Paris.

12 juin


VENDREDI 13 JUIN 1930

VIE ÉCONOMIQUE ET FINANCIER

CHRONIQUE FISCALE

Béaeîicas coiwrciaui

La Chambre de Commerce de Bézlers

et les tarifs de chemins de fer

DES PRIX DE TRANSPORT

PAR CHEMIN

DE FER

Les chemins de fer accusent un accroissement

des dépenses d'exploitation

du fait au remboursement à

l'Etat de

ses avances ; du fait de

l'amélioration et de l'augmentation du

matériel ; du fait de

1 augmentation

des traitements du personnel.

Cet accroissement de dépenses doit

avoir comme conséquence, en application

de la convention du 28 juin 1921,

une hausse des tarifs de transtport des

voyageurs, des marchandises :

On nous dit : « Le chemin do fer

aurait l'intention de demander l'autorisation

de relever le tarif de transport

des voyageurs de 30 points, celui

des marchandises de 40 points.

« Le taux actuel pour les voyageurs,

de 240, serait porté à 270.

Je dois appeler l'atttention de mes lecteurs

sur quelques décisions et réponses

récentes qui sont venues apporter quelque

précision sur des cas d'espèce assez fréquents

dans la pratique.

Les frais de constitution d'une Société

peuvent, au gré des intéresses, être amortis

en une seule fois sur le premier exercice

productif de bénéfices ou faire l'objet

d'un amortissement échelonné à compter

de cet exercice. Une réponse à question

écrite parue au « Journal Officiel », du

21 mars 1930 a décidé en ce sens.

Les intérêts d'un emprunt contracté pour

les besoins de l'exploitation cosstituent, en

principe, une charge de l'entreprise et

sont, par suite, déductibles du bénéfice

brut. Toutefois, s'il s'agit d'un emprunt

hypothécaire la déduction des intérêts ne I de 840, serait porté à 270.

nvpuuiei.au c ia u

m£ , c „„ nfi Le taux actuel des marchandises

peut être admise que dans la mesure ou , e t de 340 à 380.

elle n'aurait pas été faite sur le revenu im- 1

posable de l'immeuble hypothéqué, par

l'allocation du dégrèvement d'impôt foncier

prévu à l'article 69 du décret du

15 octobre 1926. Cette dernière hypothèse

peut se réaliser lorsque les intérêts

de l'emprunt sont supérieurs au revenu imposable

de l'immeuble.

Le taux d'amortissement applicable aux

Immeubles pour l'établissement de l'impôt

doit être calculé de façon à parer à la

dépréciation effectivement subie par les

immeubles à amortir. Il dépend donc essentiellement

de leur durée probable et, par

suite, de leur mode de construction, de leur

situation, ainsi que des conditions dans lesquelles

il sont entretenus. 11 n'est pas possible,

dès lofs, dans un cas envisagé, d'apprécier

si le taux pratiqué par un contribuable

est a priori exagéré ou insuffisant.

C'est le plus souvent, une question de fait

à résoudre par un examen sur place. Mais

s'il iuge le taux appliqué trop élevé, le

contrôleur est fondé à établir, dans la

limite de la prescription, les compléments

d'impôts correspondant à l'insuffisance de

taxation, sous réserve, hien entendu, pour

le redevable, du droit de réclamer suivant

la forme et les délais prévus par la loi;

l'usage du commerce est d'amortir les immeubles

à usage commercial à 5 %; le taux

est plus élevé et variable pour les bâtiments

à usage industriel. Un amortissement

de 4 % pour des maisons ouvrières

de construction légère a été reconnu acceptable.

Une disposition importante résulte de

l'article 9 de la loi de finances du

16 avril 1930 qui est ainsi conçu : « Les

commerçants et industriels qui, par application,

de l'article 10 de la loi du 31 juillet

1917, ont été soumis â l'impôt sur les

bénéfices commerciaux d'apr-s un bénéfice

obtenu par application d'un coefficient à

leur chiffre d'affaires exactement, déclaré,

ne peuvent, en aucun cas, faire l'objet

ultérieurement d'une imposition supplémentaire,

basée sur ce que leur bénéfice

réel aurait été supérieur au bénéfice déterminé

par l'application du coefficient forfaitaire

admis par le contrôleur. Les impositions

supplémentaires de cette catégorie

qui auraient été établies antérieurement à

!a présente loi seront dégrevées d'office

par l'administration.

Je veux enfin signaler que les chefs d'Institution,

dont le but principal est de donner

une instruction à leurs élèves et qui

accessoirement leur fournissent le logement

et la nourriture, ne sont pas imposables

à la cédule des bénéfices commerciaux

pas plus d'ailleurs qu'à

la taxe sur le

chiffre d'affaires. Or, beaucoup d'entre

eux sont souvent taxés en qualité de

loueurs en meublé ou de personnes tenant

pension bourgeoise. La situation qui leur

est ainsi faite est illégale et peut motiver

des restitutions.

C. FRANK.

Dne carrière à choisir

POfluïîsPésineuxeînoisl GYRALDOSE,

?l est répondu à toute demande de

Renseignements accompagnée dune

tomme de 20 francs vour couvrit le

iournal de ses trais

Cette réponse sera donnée sous cette

fubrigne ou par lettre, si notre correspondant

nous indiau* son adresse.

Une grande manifestation

îraoco-co'onia'e

. Au mois de novembre aura lieu une

conférence économique orientée plus

spécialement ver." le? questions intéressant

l'Afrique occidentale française.

Les séances de la conférence se tiendront

à Daka , mais c'est à Bordeaux

qu'aura lieu

réunion d'ouverture.

Après Dakar, res délégués des grands

groupements Intéressés visiteront la région

du Coton (Niger), puis la Guinée

et L Côt, d'Ivoire. Ils reviendront à

Alger par 1- route de terre

La séanc-j final j aura lieu à Marseille.

L'augmentation d'ensemble serait

d'environ 10 %. Les compagnies demanderaient

cette autorisation afin de

réemérer par cette hausse

: sur le

transport des voyageurs. 280 millions ;

sur le transport des marchandises :

1.080.000.000.

Il faut harmoniser les dépenses et

ies recettes du chemin de fer. Nous en

convenons.

Le but à poursuivie est, à notre

avis, le maintien du prix aetuel

ae transport des voyageurs, des

j

marchandises, au lieu d'une augmentation

de prix une réduction de ces

prix, en commençant à réduire le prix

de transport des voyageurs et des produits

taxés au-dessus du coefficient 5.

Comme moyens de maintenir l'harmonie

des dépenses et des recettes,

d'smpècher ia hausse des tarifs, d'aucuns

demandent à l'Etat de réduire

l'impôt qu'il perçoit sur

ces transports.

La manière est possible et atteindra

le but, si l'impôt est réduit du

pourcentage nécessaire et vient exactement

compenser le déficit d'exploitation.

Le budget en souffrira seul et

dans ia limite de réduction d'impôt que

l'Etat acceptera.

U est d'autres moyens d'atteindre le

but ; nous voyons parmi ces moyens :

les réductions de dépenses d'exploitation

: l'ausmentation des recettes par

des facilités données aux voyageurs,

aux expéditeurs, lacilltés incitant aux

voyages, aux transports.

Les déperires d'exploitation comportent

: des dépenses d'achat et d'entretien

du matériel ; des dépenses d'intérêt

pour ies tonds qui sont prêtés au

chemin de fer ; des dépenses de maind'œuvre.

Il est possible de faire des économies

sur l'achat du matériel en proportionnant

les achats

en quantités

aux besoins du chemin de fer, aux

possibilités de production des industriels

et pcir.t seulement proportionnellement

aux besoins parfois plus élevés,

parfois moins élevés que les possibilités

des industriels.

Des commandes plus importantes

que les possibilités des industriels

obligent les constructeurs à des dépenses

excessives à récupérer en leur

.prix de venie

Dés commandes moins importantes

que les oossibilités des Industriels imposent

des réductions de

. personnel,

créent des crises, occasionnent des

petes que les industriels doivent récupérer

sur leur prix de revient. En

lès deux cas, la méthode actuelle

d'achat proportionnellement aux seuls

besoins du chemin de fer a, comme

conséquence, une augmentation de

prix sans profit supplémentaire pour

le chemin de fer, pour les constructeurs.

Il est possible de faire des économies

sur l'entretien du matériel en s'einployant

à réduire les accidents en les

trajets des wagons et surtout en les

triages à gravité qui apparaissent comme

cause de nombreuses anarles.

Il est possible de faire des économies

d'intérêt sur les fonds prêtés au chemin

de fer en faisant, aux heures favorables,

les conversions prévues au

contrat d'emprunt.

L'heure apparaît

actuellement layorable et le chemin de

fer ne manquera pas de faire ces conversions.

Il est possible d'obtenir des réductions

de dépenses de personnel, recherchant

cette économie

: en l'application

de métnodes nouvelles étudiées

en vue de réduire le temps nécessaire

aux travaux

; en l'application d'oui illase

mécanique aux opérations de

manutentions actuellement faites en

maints endroits par main d'homme.

II est possible d'augmenter les recettes

du transport des voyageurs en

augmentant le nombre des voyages

Dar les facilités données aux voyageurs

; nous n'énumérerons cas toutes

les facilités possibles

Le chemin de

fer les connaît certainement. Nous dirons

cependant que parmi elles nous

voyons

. les facilités d'arrêt pour billets

d aller et retour ; les cartes

d'abonnement pour un temps limité,

une quinzaine, par exemple

; la vente

de carnets de kilomètres avec tarif

kilométrique à base décroissant avec

le nombre de kilomètres du carnet, per.

mettant de voyager sans entrave à

prix réduit

Ces facilités, au reste, sont données

chez nos voisins, en Belgirpae, en

en Suisse, en Espagne, depuis longtemps,

cependant qu'en France nous

les réclamons en vain sans les obtenir,

ce qui incite de plus en plus les

voyageurs à utiliser l'automobile, les

marchandises à utiliser le camion.

U est possible d'augmenter les recettes

du transport des marchandises

en facilitant les transports par des tarifs

appropriés, fonction des prix de

rev;ent,' mais aussi des possibilités que

peuvent supporter les r.roduits transportés

Il est, à l'heure actuelle, de

nombreux sous-produits de fabrication

qui se perdent parce qu'ils ne peuvent

supporter les prix de transport excessifs

qui leur sont imposes. Industriels,

chemin de fer supportent ces pertes

sans contre-partie.

Nous conc.uons, précisant qu'il ne

faut, »n aucun cas, augmenter le tarif

de trar.SDort des voyageurs et des marchandises,

car cette augmentation ne

correspondrait peut-être pas à une augmentation

de recettes, mais à une diminution

; .

Ou' il faut, au contraire, les réduire,

en commençant par les tarifs de voyageurs,

puis les tarifs de marchandises

s'appliquant à des marchandises taxées

aujourd'hui à un coefficient supérieur

à cinq ;

Qu'il faut réduire les dépenses et

augmenter les recettes par tous les

moyeiis.

Que si les finances et la Trésorerie

de l'Etat icrmettent une rédu-jtion de

l'impôt sur le transport, cette suppression

doit avoir comme contre.partia

une réduction des prix de transport

des voyageurs et des marchandises.

« La Chambre.

< Considérant jan la situation économique

générale actuelle ne permet

pas une hausse des tariis qui viendrait

aggraver la crise générale qui étreint

l'ensemble de l'industrie et du commerce

en France ;

s Considérant, d'autre part, qu'il est

non seulement possible, mais nécessaire

de rechercher l'équilibre des dépenses

et des recettes du chemin de fer

par des réductions de dépenses, par

des augmentations de recettes ;

t La Chambre de commerce, à M.

le Ministre des Travaux publics


« Demande, non seulement de ne

point proposer une élévation de tarif,

mais de s'apposer à toute élévation de

tarif de transport des voyageurs et de

marchandises, invitant les compagnies

à rechercher l'équilibre des dépenses

et des recettes par l'emploi de méthodes

de travail nouvelles, permettant

des réductions des dépenses, j>ar l'application

de tarifs harmonisés avec

les besoins de l'industrie et du commerce

afin d'augmenter le tonnage

transporté, d'en diminuer le prix de

revient ;

« Et décide de communiquer la présente

délibération à. :

M. le ministre du commerce ; M le

colonel Mirepoix, membre-du Conseil

supérieur des chemins de "fer : M. le

président de l'Office des transports du

Sud-Ouest, à Toulouse ; MM. les députés

et sénateurs de l'Hérault; toutes

les Chambres de

.commerce de France.!

Au moment où, par suite de la

complexité du monde économique

et de la pléthore de candidats à

plusieurs professions recherchées

jusqu'ici (par exemple : la médecine),

il devient de plus en plus difficile

pour un jeune homme de choisir

une profession, il nous a paru

utile de faire connaître aux familles

une carrière extrêmement intéressante

qui doit être recherchée

par des adolescents intelligents et

laborieux, pourvus du baccalauréatmathématiques.

Il s'agit de la carrière d'ingénieur

des constructions navales.

Les nécessités économiques actuelles

rendent toutes les nations solidaires

et obligent chacune d'elles,

du fait de ce principe universel d'interdépendance,

à posséder une puissante

marine.

La France, en raison de sa situation

géographique privilégiée et de

son immense empire colonial, doit

donc, sans retard, porter tous ses

efforts vers le développement de sa

flotte. D'où l'obligation de créer et

d'entretenir de grands chantiers de

construction navale où des ingénieurs

compétents viendront apporter

le concours de leur science et

de leur expérience.

L'ingénieur des constructions navales

doit en effet posséder une culture

scientifique d'un niveau tiès

élevé ainsi qu'une technique solide

et fort étendue, tant il est vrai que

la conception et la construction

d'un navire moderne constitue le

problème le plus général et le plus

complexe des industries mécaniques.

En revanche, la situation de cet ingénieur,

tant au point de vue matériel

qu'au point de vue social, présente

des avantages qui se trouvent

rarement dans d'autres carrières.

Nous signalons, à toutes fins utiles,

que l'Institut Polytechnique de

l'Ouest, "à Nantes, possède une

« Ecole Supérieure des Constructions

Navales », .qui a fait ses preuves.

LE COURS OFFICIEL DE LA GEMME

Au mois d'avril 1921, les fabricants

de pruduits résineux étaient convoqués

au café de la Bourse de Dax, où

devait se tenir une réunion au cours

de laquelle serait étudiée la création

d'un cours officiel de lu gemme.

Après de laborieuses discussions, la

création du cours officiel de ia gemme

fut décidée et ie« membres de ia première

commission chargée de fixer les

cours furent MM. Kouniegous, Crouzet,

Et. Mesplède, Menaut, Mondiet,

Larchô,

Farbos, Roquebert, M. Laboile-

Moresmau, Pau, François Dupouy, Lafitte,

Planté. Après la ixation du cours

la Commission devait se rencontrer

aeve une délégation des mairei

des

communes forestières pour

« entendre

leurs observations.

Le premier prix officiel de la gemme

fut fixé le 9 avril à 150 fr. pour

la barrique de 340 litres.

On payait en Bourse de Dax l'essence

de térébenthine 215 fr. ; les

brais 40 fr.; mais en fin de séance, ces

prix tombaient respectivement à 210

fr. et 38 fr. La tendance était donc

peu ferme.

Le lendemain des adjudications

avaient lieu en Gironde et dans les

Landes. Les prix furent, pour la barrique

de 340 litres

: 102 fr. à Lanton

'MM. Gorry frères); 161.50 à Biscarosse

(M. Dupuis).

La commune de Vendays avait

rerefusé

le prix de 122 fr. 40.

Sans doute, le prix de Dax n'avait

U pas pu être connu partout.

Cependant nous ferons observer

qu'au cours de la réunion de constitution

du prix officiel de la gemme, M.

Farbos avait demandé que

» le cours

ne fût pas uniforme pour toutes les régions,

mais qu'il fût tenu compte des

différences de rendement des centres

producteurs.

Cette marque avait été adoptée en

principe par l'assemblée.

Le prix officiel fut établi pendant

toute la campagne 1921.

En 1922, le prix officiel de la gemme

fut fixé la première fois le 8 avril à

280 fr. la barrique de 340 litres.

Le 22 avril l'avis suivant était placardé

à la Bourse de Dax :

« La Commission du cours officiel

de la gemme a la Bourse de Dax, considérant

:

• Que conformément aux Instructions

qu'elle a reçues de l'assemblée générale

des fabricants, elle a mission

d'établir des cours commerciaux taxés

sur les cours réels des produits fabriqués.

« Que des fabricants font aux adjudications

des prix de spéculation poupour

les soins intimes de la femme

excellent

produit non

toxique, décongestionnant

antilciicorrhcique,

résolutif cl cicatnsanL

Odeur très agréable.

Usage continu très

économique. Assure

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Éubliwu." CHATELAIN

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COMPRIMES :

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REVUE

Financière Hebdomadaire

L'alliance

de l'activité

économique

et du tourisme

Paris, 12 juin.

Les quatre séances de Bourse qui

composent la semaine sous Revue ont

été marquées par une suite «le réalisations.

La cote, fragile, a résisté assez

mal à ces ventes et les grosses valeurs

directrices

: Banques, Valeurs d'Electricité,

Produits chimiques. Charbonnages

et Métallurgiques sont assez fortement

atteintes

Les avis des places

étrangères ei la tenue peu satisfaisante

des matières premières ne pouvaient

d'ailleurs influencer que très défavorablement

notre marché. La nouvelle

baisse d'hier à New-York a provoqué

aujourd'hui si

notre place des dégagements

oui ont déterminé une baisse

très sensible des cou. s. La crise de

surproduction qui domine le monde entier

continue ainsi à exercer ses effets

et on ne peut encore prévoir où s'arrêtera

le mouvement & régression auquel

nous assistons. U est évident que

la baisse actuelle entraînera des exagérations

dont le capitaliste avisé de-

,vra tire.- profit au moment opportun,

vant laisser croire que les cours de

i mais pour l'instant nous recommanla

Commission ne sont pas impartiaux; I dons toujours d'opérer avec la plus

des Eaux à 2.850 contre 2.955 ; Distribution

à 2.836 contre 3.250 ; Nord- j

Lumière à 3.105 contre 3.360 ; Géné- >

raie Electricité ex-coupon de 29,38 à :

3.225 contre 3.375 ; Littoral Méditerra- ;

néen à 1.435 contre 1.469 ; Electricité |

de la Seine a 842, ex-coupon de 10,65,

contre 872 ; Thomson à 808 contre

84a. Reprise de l'action Liotard à 324. ;

centre 320 SUT de bons achats.

Baisse des valeurs métallurgiques. \

Firminy, 541 contre 565 ; Forges Nord-

j

Est, 1.285, ex-coupon d3 9,33, contre I

1.440 ; Electro-Dives, 2.325 contre 2.400 ; :

Tréfileries du Havre, 2.065 contre

2.120.

Valeurs de produits chimiques en ,

baisse ; Bozel, 648, ex-coupon de 8,90,

'•

contre 690 : Kuhlmann, 960 contre 988 ; '

Pèchiney, 2.830, ex-coupon de 55,05, :

contre 3.150 ; Air-Liquide, 1.160 contre

1.940.

Aux valeurs d'automobiles, Citroën !

revient à S21 contre 894 ; Ford à 282 i

contre 308 ; Peugeot à 712 contre 750.

L'action Coty s'inscrit à 960 ; la Say

j

se maintient à 1.810 contre 1.830 ; Pla-

j

Une fléchit à 1.830 contre 1.881 ; Gafsa

à 795 contre 802 Pénarroya à 855 contre

945 ; Hotbckiss à 1.815 contre 1.855;

Moteurs Gnôme à 705 contre 845 ;

Phosphates Constantine se tiennent à

765 contre 763 ; Tunisiens finissent &

340 contre 357.

Société d'Etudes et Information*

j

Financières.

48. rue de Londres. Paris (8*)«

Une réunion internationale

des éleveurs de moutons

La 29" conférence internationale des

éleveurs de moutons aura lieu à Manchester

le lundi 7 juillet, à 16 heures,

veille de l'ouverture du concours agricole

organisé dans cette ville par la

Royal Agricultural Society.

La discussion portera sur

« la situation

actuelle de l'élevage du mouton

par rapport à celle de l'agriculture ».

L'Association nationale anglaise des

éleveurs de moutons invite les étrangers

intéressés à assister à cette conférence

et les prie de lui communiquer

leurs noms et adresses afin de leur

envoyer en temps voulu des programmes

et des cartes d'admission.

L'Association désirerait également

recevoir l'adhésion

des associations

étrangères similaires qui pourraient

ainsi se tenir directement en rapports

avec les principaux éleveurs anglais ;

cette affiliation présenterait, en outre,

l'avantage d'établir des relations directes

entre tous ceux qui s'occupent de

l'élevage du mouton et de la production

de la laine.

Les majorations

des prix des chemins de fer

La question a déjà fait l'objet des

protestations de nombreux groupements

économiques. Nous signalons le vœu

qu'a émis une '"ompagnie consulaire

de la rég ; on du

.ord, demandant qu'il

ne soit procédé a une augmentation de

tarif qu'avec *a plus extrême prudence

et que, en tout cas, ces augmentations

soient compensées par des dégrèvements

impartants de l'impôt sur les

transports pa 1 " terre.

Le tourisme est une industrie quê

l'on commence à exploiter en France,

mais qui n'a point encore atteint le

développement et l'envergure que notre

patrimoine intellectuel, historique,

littéraire, artistique, thermal, pittoresque

est suscè'ptïblé de provoquer

En 1929, 759.350 Anglais sont venus

en France, parmi lesquels 400.000 ont

longuement séjourné dans notre pays,

apportant ainsi une large contribution

à la consommation de nos produits nationaux.

Nous mentionnerons également,

bien que le fait soit moins important

et n'intéresse qu'une région relativement

restreinte de notre littoral

du Nord, la venue de 121.200 Anglais

venus en France passer une journée

seulement.

Après les Anglais, les Espagnols ont

été les plus nombreux ; l'Office National

du Tourisme enregistre 534.000 Espagnol

ayant franchi la frontière.

220.000 Américains ont traversé l'Atlantique,

débarquant dans les différents

ports français Si nous ajoutons à ces

chiffres 300.000 touristes venant de nations

autres que celles que nous avons

citées, c'est pius de 2.000.000 de visiteurs

qui sont venus en France.

L'Allemagne

,l'Italie font des efforts

considérables pour attirer les visiteurs;

elles s'emploient activement outre-Atlantique

à vanter les charmes, les

avantages de leur pays. Le touriste dépense

pour son plaisir, pour son confort

: mais très souvent il est homme

d'affaires, il ne se désintéresse donc

point des questions économiques dans

le pays qu'il visite ou dans lequel il

est venu se soigner.

U faut donc profiter du séjour des

touristes étrangers pour leur faire connaître

non seulement nos plages, nos

thermes, nos sites, nos monuments

: il

faut aussi les initier a nos activités

La proragand" est là, peut-être, moins

facile, du moment que l'on s'adresse

à des gens qui ont le désir de se reposer.

Mais l'art de la présentation

peut intervenir et l'on doit travailler

à piquer la curiosité de l'homme d'affaires

en voyage. Il veut de la quiétude,

il veut "se détendre, sans doute

I

Mais 11 reste homme d'affaires quand

même et s'intéressera à une question

dont on lui aura laissé deviner les

avantages et l'ampleur en les lui révêlant

avec adresse, avec une habile

discrétion.

Le tourisme ne peut être que d'ordre

économique, il gagnera beaucoup a sfi

faire l'auxiliaire de l'activité économique.

— P. j. L.

« Décide de suspendre ses travaux,

C'était la fin du cours officiel

I

Nous pensons utile, dans cette étude

rétrospective de ravaler que M.

Me

naut, lors de la réunion du 25 mars

1922, avait donné un: définition du

cours officiel de la gemme.

Pour lui ce n'était pas une précision

du prix auquel devait être payées les

gemmes dans toutes les communes forestières.

M. Menaut admettait parfaitement

que des circonstances diverses

puissent influencer le fabricant au

moment de la soumission. Le cours

officiel, pour M. Menaut, c'était l'indication

nette et précise de ce que

valait intrinsèquement la gemme eu

moment de la réunion. C'était le prix

légal, servant de base à l'établissement

des soumissions aux adjudications et

aux achats aux producteurs particuliers.

Nous estimons que la conception de

M. Menaut était foncièrement exacte.

Le prix officiel était-il populaire ?

Le 25 mars 1922, M. Darmalllacq faisait

remarquer que les délégués des

maires n'avaient point continué en

1921 à assister aux séances.

D'autre part, les producteurs avaient

cessé de paraître aux réunions en pleine

campagne de 1921. Ils ne donnèrent

pas signe de vie à la réunion du 25

mars 1922

I

C'est donc qu'ils se désintéressaient

du cours officiel de la gemme

La question est donc jugée

I Et cependant....

On veut faire revivre le cours officiel

de la gemme.

C'est vraisemblablement peine

perdue

et efforts inutiles

I D'ailleurs nous

reviendrons sur la question. — p -j

LACOSTE.

LA FORET D'ALGÉRIE

. Il n'est guère possible de chiffrer,

même approximativement, l'étendue des

surfaces boisées en Algérie, du fait que

l'administration classe comme « forêts »

de grandes étendues recouvertes de

broussailles, destinées, en principe à

un reboisement possible et que l'on

considère également comme coopérant

à la sauvegarde du régime général des

eaux.

Les statistiques officielles indiquent

trois millions d'hectares de superficie

forestière; il y a lieu d'en défalquer

le pourcentage que représentant les

vestiges forestiers ou la brousse Cependant,

en restant intégralement ce chifgrande

clrconspecti m.

Nos rentes, se détachant encore de

l'aubian :e générale défavorable, continuent

trô« fermes

-, le 3 % reprend à

87.60 contre 87.15, le 3 % amortissable a.

91 40 contre 91.20 le 5 % 1915-16 à 101.90

contre 101 55, ls 4

°/„ 1917 à 101.45, le

4 % 1918 à 101.1) contre 100.72 i, le 5 %

1920 amortissable à 133.95 contre 133.50,

le C °A 192 ) resti à 101 90 contre 102.10.

Aux fonds étrtnigers, les rentes turques

sont en baisse sensible ; le 4 %

unifié à 52.25 contre 56.50, le 5 % 1914

à 42.05 contre 46.70, le Serbe 4 % 1895

finit à 145.2C contre 146, le Russe consolidié

4 % est inchangé à 6.5o, le 5 %

1906 recule à 5.95 contre 6.25.

Le compartiment des banques se présente

en nouveau recul marqué

: Banque

de France, 22 000 contre 22.550, Banque

National» de Crédit à 1.495 contre

1.530 ; Banque de Paris, 2.780 contre

2.900 ; Union Parisienne, 1.814 contre

1.895 ; Comptoir d'Escompte, 1.905 contre

1.927 ; Crédit Foncier, 5.275 contre

5.355 ; Crédii Lvonnais, 3.050 contre

3.125 ; Société Générale, 1.730 contre

1.770 ; Société Marseillaise finit à 1,128,

le Crédit Foncier d'Algérie et de Tunisie

à 910.

Aux valeurs Internationales, nouveau

fléchissement du Suez à 17.710 contre

17.910. Santa Fe è 2.480 contre 2.605,

Canadian Pacific à 5.135

contre 5.2 x qui

concerne les annonces financières, 1

émissions, capitaux

etc.».

BOUR

Du 12 juin.

**«H"Out.-

'omp m-

ferp-itu.

Amort.fcsat.ie 3%

- ys ...... .

— -> %

— 19-'. 4%....

— lôlt 4%....

— il*. 5%....

— IbU 6%....

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— Ito2', o%....

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P.T.T.

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— « 1/9 19«

B. rrts, l«24 S*

— 19i» / %

— 192-, ;%... .

-T "''2' î%....

Cils. AntOLcme

Crédi Ne-

~ 1920

— 1921

— 1922C HMio

— 1S>22: jclhcl

— 192Î-0 er%lt '

— 19it( < ltl„

«— M£4 0/ 379

Méditerranée 5 % 563 .

384

— 3% fusion. .. 382

— 3% nouvelle. 376 •

361

1215 •

— 3%

— 3 % nouvelle.

383 5 .

384

J

3Si

2370 '

3 % 2» série . .. 40j •

— 3 % nouvelle. 39; M

380

137 ,

404

— 3% nouvelle.

— 2%%

378 '

365

835

396

— 3 % nouvelle. 382

— 2'/,% 357

Chemins Algérie. 349

Est Algérien. . .. 187

369

Ouest Algérien. . 549

—- 3% 367

Ch. fer Provence 140

. . Q o/ 355

9(8

— B,-Gue}. 3%. 365

Crédit Algérien.. 3175

Métropolitain ...

2475 , Havraise Pénins. 506

1210 .. 468 .

452 , — 4 % 1909 .... 442 50

«1 . — 4% 1913 428 50

518 . — 6 Û % 1924 .. 5U ..

Distribution .... 29 95 Ç84 .

391 . 428 ..

— 4% 481 Parisienne Ind.. 592 .

— 5% 505 .. Tram. Bordeaux, 291 .

Générale électriq. 327, . — Français ..... 564 .

834 . 400 .

Elect. Métallurg. 2370 . 515 .

Tréfileries' Hâvre 2080 . — Seine 225 .

175 .. 118 .

1095 .. Docks Marseille . 618 ..

268 . Magas. Généraux 2120 ..

885 . Air Comprimé. .. 43C0 ..

1815 .. Câbles Tclégraph. 405 ..

975 . Electricité Paris. 1690 ..

810 — 4% 446 .

132; .. Energie Méditerr. 1425 ..

Prod. Chlm. Alès 2903 .. 461

Chargeurs Réunis 625 . — 4% 439 ..

215 — Sv.d-Ouest. .. : 470 .

225 . — Industrielle. . 523 ..

— ?ys% 404 . Havraise Energie 1402 ..

Transatlantique .

475 . 955 ..

819 . Gaz de Paris.... 508 ..

231 . 545 ..

— 3 % 363 . Aciéries 1 France . 450 ..

489 .. 1675 ..

2350 . 2675 ..

1715 . Paris-Outreau. .. 2095 .

Bathé jouissance. 254 . Chant. Bretagne. 240 .

294 . 141 .

182) . 560 .

B. Londres-Mex. 153 . At. Nord-France. 1103 ..

565 . Chant. Gironde. . ,

1035 . — St-Nazaire. .. 575 ,.

Foncier Egyptien 359i . Chât.-Commen*7y 5430 .

Wa sons-Lits ord. 515 . Constr. Locomot. 106 .

Central Mining. . 2075 315 ..

4595 . Dyle.-Rar.al. ord. * '»,

1520 . Fives-Lille 16'8 ".

447 ;Î65 .

12 ;o 275 .

50) Forges Marine . . 1340

570 . 782

Raffiner. Egypte 663 . — parts

Méditerranée . . .

2380 .

9 0 . 752

Tabacs Ottomans «9 .. 8 0

lîque Indochine. 11800 . Denain-Anzin. . . 27 30

415 , 4C0

88

2380 ..

Montbard 433

Crcusot

Senelle-Maubeuge

Basse-Loire

Béttune

Bouch.-du-Rhône

Tonkin

Comm.-Fourch...

Aniche

Blanzy

Carmaux

Grand'Corabe . ..

Mines Loire

Maries

Vicoigne

Aguilas

Algérie-Tunisie ..

Assoc. Minière...

Cuivre Pyrites.. .

Gucrgour

Krivol Rog

Mokta cap

Nickel

Ouenza

Tekkah

— parts.

Lille-Bonnières ..

Pétroles

Dynamite (cent.)

Saint-Gobain. ...

Stéar. Fournier..

Usines Rhône. ..

Cnscnier

Sucreries Brésil.,

(.im. Indochine. .

l'oliet-Chausson .

— parts

Galer. Lafavctte.

Nouvell. Galeries

Paris-Franc» ,...

Agence Ha vas...

Bcrgougnan

Compteur! à gaz

Gaumont

Aucr \

i'eugeot ........

— parts

Angleterre 2 y, %

Argentin 189(5...

— 1990

— 1S07

— 1909

— 1911 "*

Autriche 3 %1"H.

— série A. .... .'

'958

38 0 ..

21 ..

10200 -,

680 ..

6703

16,5 ..

3570 ..

1321 ..

1515 ..

1020 ..

670 ..

1(60 ..

1265 ..

249 ..

5495 ..

190 ..

490 ..

3845 ..

65 ..

9(93 ..

521 ..

27tO ..

700 ,

2305 ..

712 .

970 .,

2685 .,

4/70 .

125

2220 .

2735 .

515 .

8:0 .

2785

25200

163

793

2090

l'37 .

960 .

1675 .

752 .

14^2 .

728

725

267

430

255 !

7305

2365 ,

369

444

444

Autriche 4 %... 350 .

Belge 3%1873-09 55 80

Brésil 4% 1889.. 262 ..

83 .

154) ..

484 ..

600 ..

180 .

1294 .

670 ..

— 1913 réorg... 1520 .

Egypte unifiée. . 369 ,

— 3H% 313 25

Espagne Extér.. ?66 ..

Hcllén. 4% 1887. 1485

395 50

93 ..

499 15

440 50

350 .

1350 ..

Mexique 4 %1904

— 4% 1910

54 ..

55 ..

Portug. 3% 1" s. 223 ..

Roumain 4%... 6:5 ..

3 90

3 60

— consolidé.... 6

3 60

2 75

3 70

— 3Vi% 1894... 2 80

6 .

2 50

2 75

145 10

870 .

7/9 ..

— 1909 ... 70/ ..

171 25

Sutcsc 3>/j%1910 435 .

54 50

43 50

Bque Athènes. .. 210 .

1610 .

544 .

Franc. Rio-Plata IC65 .

Danube Savo obi. 537 ..

Nord Espagne.. . 1745

10/6

382

306 .

63 60

407

93 ..

Saragosse ......

— 1«

Héraclée

Sosnowice......

Silésie Zinc. ord.

Prowodnik

Tabacs Portugal.

Royal Dutch....

— 10"

Shell ,

Cours

compiemenfc

Groupement Cail

Wagons-Lits 4%

C' Gén. Tabacs..

Paris-Maroc ....

Soc. Tubize ord..

Elect. Gaz Nord.

Ch.f.B.Avresobl.

Héllcn. 4% 1910.

Mines Albi parts.

Horne et Buire. .

C" Gén. Industr.

Et. Roquefort...

Suer. Coloniale..

Gaz Lebon

Suez Soc. civile..

Sexcnn. fév. 1931

— août 1931 ...

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— 1904

— 1907

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Houmano-Bclge .

Grnisscssac. ....

Dabrowa Pétrol. .

Nav. Ext.-Orient

Etabl. Leroy. . ..

Iladlo-Electrique

Cr. Fonc. Colon..

Azote Français..

Soud. Autog. A.

Soud. Autog. B.

50

1630

1C00

1400

1315

280

6

47i

40300

4065

595

516 ..

495 .

10 50

112 .

600 ..

1062 ..

3103 ..

306 ..

7>0 ..

46 ..

663 ..

1620 ..

192 ..

990 ..

24400 .

101 80

102 .

*-94 ..

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725 .

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pour la peau, contiennent les éléments

nutritifs extrêmement nourrissants et

spécialement préparés (crèmes fraîche et

huile d'olive prédigérées, jaunes d'oeufs

émulsionnés, extraits végétaux, etc.) qui,

au dire des grandB spécialistes de beauté,

sont nécessaires à la peau pour qu'elle

conserve sa jeunesse, sa fraîcheur et sa

fermeté, sans la moindre ride. Appliquez

l'aliment pour la peau, couleur rose, le

Les lectrice, qui délirent paraître jeunes

devraient essayer cette recette employée

par Madame Gui'hnudin.

soir avant de vous coucher ; et l'aliment

pour la peau, couleur blanche, non gras,

le matin. Si vous les employez de cette

manière, nous vous garantissons le succès

dans tous les cas, sinon votre argent

vous sera remboursé. Il ne faut pas

confondre les Crèmes Tokalon, aliments

pour la Peau, avec les crèmes de toilette

ordinaires, qui ne contiennent pas d'éléments

nutritifs.

PRENEZ TOUS

LB DELICIEUX

Purgatif JEHAN

A

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