Fiche pays Ukraine, 2012 - Veille info tourisme

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FICHE PAYSSource : «GEOATLAS.com® 2009 © Graphi-Ogre »UkraineDonnées généralesSuperficie : 603 700 km² (France : env. 550 000 km²)Capitale : Kiev (env. 2,7 millions d’habitants)Monnaie : la Hryvna (1€ = env. 10,6 UAH - avril 2012)Source : «GEOATLAS.com ® 2009 © Graphi-Ogre »Langue : l’ukrainien est la langue officielle mais le russe est largement parlé à l’est, au sud (Crimée) et à Kiev.Population : 46 millions d’habitants (52 millions en 1989) ; Ukrainiens (67,8% de la population), Russes (17,3%)- minorités biélorusse, moldave, polonaise, hongroise et roumaine.Démographie : espérance de vie de 69 ans (est. 2010)Infrastructures : état assez vétusteDonnées politiquesType de régime : démocratie parlementaire (monocamérale)Date des dernières et prochaines élections : dernières élections : présidentielles en janv.-fév. 2010 ;élections législatives à l’ automne 2012Titre et noms des principaux dirigeants :Président : M. Viktor YanoukovytchPremier Ministre : M. Mykola AzarovDurée du mandat : mandat de 5 ans pour le Président- 1 - © 2012 – UBIFRANCE


FICHE PAYSDonnées économiques en 2011Principaux indicateurs économiquesIndicateurs Ukraine FrancePIB (nominal) 162 Mds USD 2.808 Mds USDDette publique en % du PIB 40,6% 86%PIB par habitant (nominal-2010) 2 999 USD 41 018 USDPIB par habitant (en PPA) 7 200 USD 35 000 USDTaux de croissance en 2011 5,2% 1,7%Taux d’inflation moy. en 2011 4,6% 2,1%Taux de chômage 7,9% 9,9%Sources : INSEE / BM / FMI / World Factbook/UkrstatSituation économique et financièreL’économie ukrainienne, fondée auparavant sur l’agriculture (« le grenier à grain de l’URSS »), le complexe militaro-industrielet le transit pétrolier et gazier, a connu une grave récession à partir de l’indépendance du pays en 1991. Elle s’est, par lasuite, progressivement relevée. Une politique rigoureuse conduite sous l’égide du FMI à partir de 1996 a permis à l’Ukrained’enregistrer des résultats positifs dès 1997. Plus récemment, l’économie du pays s’est développée à un rythme soutenu,connaissant une croissance moyenne annuelle de l’ordre de +7% entre 2000 et 2007, pour atteindre, en 2008, un PIB de179,7 Md USD. Les principaux moteurs de la croissance ont été l’investissement et la production industrielle, ainsi qu’uneconsommation intérieure stimulée par l’augmentation des revenus. Cependant, ce développement s’est accompagné dedéséquilibres importants et l’économie ukrainienne a subi de plein fouet l’impact de la crise financière internationale de2008.Celle-ci s’est propagée dès l’automne 2008, affectant d’abord le secteur financier, du fait d’une forte dépendance auxfinancements externes. La crise financière s’est rapidement transformée en crise de change. La monnaie locale, la Hryvnia(UAH) a ainsi perdu plus de 40% de sa valeur par rapport au dollar entre l’automne 2008 et début 2009.La crise a tout particulièrement touché les secteurs de la construction et de la production industrielle, qui ont enregistré,respectivement, une chute de 16% et 29% en 2009, ainsi que les secteurs minier et métallurgique, confrontés à la baisse desprix et de la demande externe. Or, le secteur de l’acier représente près du quart de la production industrielle et plus du tiersdes exportations du pays. En 2009, l’Ukraine a ainsi été l’un des pays où la récession a été la plus marquée, avec une chutedu PIB de 15%.En 2010, l’économie ukrainienne s’est lentement reprise, avec une croissance du PIB ayant atteint +4,2%. Cette reprises’explique principalement par des exportations en hausse de près de 30% (notamment celles d’acier), ainsi que par un retourprogressif de confiance de la population dans le secteur bancaire, se manifestant par un montant des dépôts de la populationsupérieur à la valeur avant-crise. L’effondrement des importations ukrainiennes de près de 50% en 2009 a permis unajustement des comptes externes et a contribué à la stabilisation de la Hryvnia. Le déficit courant est resté stable en 2010,les réserves ayant, quant à elles, été reconstituées (34 Md USD), notamment grâce à l’aide du FMI.L’année 2011 a vu un rebond de la production industrielle (+7 à 8%), sur fond de reprise progressive de la demandeexterne, accompagnée d’une hausse du prix de l’acier ainsi que d’une modeste relance de la consommation intérieure. Autotal, le PIB a connu une nouvelle croissance, de +5,2%, toutefois insuffisante pour permettre de retrouver le niveau de fin2008.L’Ukraine reste néanmoins fragilisée par une dette extérieure grandissante (estimée par la Banque Mondiale à 82% de sonPIB en 2010), suite aux emprunts aux IFI’s et aux émissions d’Eurobonds lancées par le pays. L’économie ukrainiennedemeure fortement dépendante de l’aide multilatérale. Enfin, l’année 2011 a été marquée par une réduction sensible del’inflation et une diminution du déficit budgétaire, même si des tensions persistent, liées aux prochaines échéances deremboursement de la dette.- 2 - © 2012 – UBIFRANCE


FICHE PAYSDu fait, notamment, d’une conjoncture ralentie chez les principaux clients de l’Ukraine et en particulier en Europe (l’UE,seule, absorbe plus d’un quart des exportations ukrainiennes), la demande externe devrait poursuivre en 2012 leralentissement amorcé fin 2011. Il en résulte que la croissance attendue en 2012 en Ukraine devrait se situer autour de 3,5%.Une baisse de la progression des exportations, tandis que la demande intérieure continue de soutenir les importations,pourrait conduire à une nouvelle dégradation du déficit commercial.(Source : Service économique de Kiev - plus d’informations sur www.tresor.economie.gouv.fr/se/ukraine)Politiques fiscale et économiqueL’élection présidentielle, début 2010, a été remportée par Victor Yanoukovitch, candidat malheureux des élections en2005 suite à la révolution « Orange ». La formation d’une nouvelle majorité parlementaire puis d’un nouveaugouvernement de coalition ont permis le retour à la stabilité politique nécessaire à la mise en place de réformes visantà améliorer la situation économique et financière de l’Ukraine. Cette normalisation a, par ailleurs, abouti à la signatured’un nouvel accord de confirmation avec le FMI (après l’annulation du précédent fin 2009) en juillet 2010, d’unmontant de 14,9 Md USD sur 29 mois. Les deux premiers versements, pour un total d’environ 3 Md USD, ont étéeffectués fin 2010. Mais le programme est, de nouveau, suspendu depuis mars 2011, du fait du non-respect parl’Ukraine des clauses du contrat de prêt ; le principal point d’achoppement porte sur l’équilibre budgétaire deNaftogaz et l’augmentation du prix du gaz pour les ménages, que les autorités se refusent à imposer.(Source : Service économique de Kiev - plus d’informations sur www.tresor.economie.gouv.fr/se/ukraine)En 2011, la réduction du déficit budgétaire pour le gouvernement central a été substantielle, à 2,7% du PIB contre 5,7% en2010. Au total, avec le coût de recapitalisation de certaines banques et le besoin de financement de Naftogaz, le déficitconsolidé a tout de même atteint 4,5%, pour un objectif de 3,5% fixé par le FMI. En particulier, les autorités se sontfinalement refusées à remplir la conditionnalité du FMI portant sur le relèvement du prix du gaz. De ce fait, le programmesigné en juillet 2010 se trouve suspendu depuis le début de 2011, après le déboursement des deux premières tranches.Par ailleurs, l’Ukraine a commencé, début 2012, à rembourser au FMI les premières échéances du premier programme signéfin 2008. Enfin, au printemps 2012, le président a fait adopter par le parlement un important programme social dont lefinancement repose sur des hypothèses optimistes. Dans ce contexte difficile, le gouvernement ukrainien s’est récemmenttourné vers le marché domestique, par émission d’obligations en hryvnias.Accords politiques, juridiques et multilatérauxConventions et accords multilatéraux auxquels l’Ukraine est partie prenante et organisations internationales dontelle est membre :L'Ukraine est membre associé de la CEI, de l'Organisation Economique de la Mer Noire, du GUAM.Elle est membre de l’OMC depuis le 16 mai 2008.Cette même année ont été lancées des négociations sur la mise en place d’une zone de libre-échange complète etapprofondie avec l’UE. Ces négociations ont pris fin en décembre 2011 et l’accord d’association entre l’Ukraine et l’Unioneuropéenne, dont la zone de libre échange est la composante majeure, a été paraphé à Bruxelles le 30 mars 2012. Pourentrer en vigueur, cet accord doit être ratifié par les parlements de tous les Etats membres de l’UE. Cette étape pourrait êtredifférée, pour des raisons politiques (liées notamment à l’emprisonnement de Ioulia Timochenko, ancienne Premier Ministreet égérie de la révolution Orange).La mise au point d’un accord de simplification du régime des visas a été signé en juin 2007 avec l’UE. La coopération avecl’OTAN se poursuit (« Charte de partenariat spécifique » signée en 1997, plan d’action OTAN-Ukraine adopté en 2002,« dialogue intensifié » depuis 2005).Concernant la reconnaissance des décisions judiciaires et l'exécution des sentences arbitrales, l'Ukraine a ratifié uncertain nombre de conventions internationales, dont la convention de New York pour « la reconnaissance etl'exécution des sentences arbitrales étrangères » du 29 décembre 1958. C'est la République socialiste soviétique- 3 - © 2012 – UBIFRANCE


FICHE PAYSukrainienne, État membre de l'ONU, qui a ratifié cette convention en 1963. Ainsi, les tribunaux ukrainiens doiventreconnaître les sentences arbitrales prononcées dans tout État signataire de la convention.L'Ukraine est par ailleurs membre de la Banque mondiale depuis 1992 et en particulier de deux de ses organisationsrelatives au domaine juridique :- le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Le texte de laconvention pour le règlement des différends relatifs aux investissements entre États et ressortissants d'autres États,signée le 3 avril 1998, ratifiée le 7 juin 2000 et entrée en vigueur le 7 juillet 2000 est disponible en français sur le sitesuivant : www.worldbank.org/icsid/basicdoc-fra/partA-preamble.htm- l'Agence pour la protection des investissements multilatéraux (MIGA) depuis 1998. Le MIGA a pour rôled'encourager les IDE en fournissant une assurance contre les risques tels que les restrictions, expropriations, rupturesde contrats… et d'aider les pays en développement pour la promotion de leurs opportunités d'investissements. Pourdes informations complémentaires, il convient de consulter le site Internet du MIGA (disponible en anglais) :www.miga.orgL'Ukraine est devenue membre de la Conférence de La Haye le 3 décembre 2003 et elle adhère à ce jour auxconventions de La Haye suivantes :- convention du 1 er mars 1954, relative à la procédure civile, entrée en vigueur pour l'Ukraine le 26 juillet 1967;- convention du 5 octobre 1961 supprimant l'exigence de la légalisation des actes publics étrangers, entrée envigueur pour l'Ukraine le 22 décembre 2003 (cf. infra le paragraphe de la partie « Le cadre administratif », traitant de« La procédure de l'apostille ») ;- convention du 15 novembre 1965 relative à la signification et la notification à l'étranger des actes judiciaireset extrajudiciaires en matière civile ou commerciale, entrée en vigueur pour l'Ukraine le 1er décembre 2001 ;- convention du 18 mars 1970 sur l'obtention des preuves à l'étranger en matière civile ou commerciale, entréeen vigueur pour l'Ukraine le 1er avril 2001.Pour des informations complémentaires, il convient de consulter le site Internet de la Conférence de La Haye(disponible en anglais et en français) : www.hcch.net.Conventions et engagements bilatéraux entre la France et l’Ukraine en matière de protection et d’encouragementdes investissements :Un « accord de protection et d'encouragement des investissements » a été signé entre la France et l'Ukraine le 3 mai1994. Cet accord affirme le principe de « traitement national unique », c'est-à-dire du traitement identique desinvestissements français en Ukraine et ukrainiens en France. Il renforce certaines garanties d'ordre général prévuesdans le cadre des investissements étrangers (protection des investisseurs contre les expropriations illégales et lesnationalisations, garantie du droit au rapatriement des bénéfices, etc.).La France et l’Ukraine sont liées par une Convention de non-double imposition. Celle-ci a été signée à Paris le 31janvier 1997, et est entrée en vigueur le 1er novembre 1999. Elle tend à éviter les doubles impositions ainsi qu’àprévenir l’évasion et la fraude fiscales en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune.http://www.impots.gouv.fr/conventions_fiscales/ukraine.pdf- 4 - © 2012 – UBIFRANCE


FICHE PAYSLes exportations françaises en 2011 étaient dominées par :Total des exportations françaises vers l’Ukraine : 900 M EUREn2011SecteursPart du total1 Produits chimiques, parfums et cosmétiques 24,9% (+21%)2 Machines et matériel agricole 13,7% (+77,3%)3 Produits pharmaceutiques 8,8% (-12%)4 Produits des industries agroalimentaires 8,4% (+13,7%)5 Produits textiles 6,2% (+11,3%)Source : Service économique de KievSecteurs porteursMachinisme agricole : le développement rapide du secteur agricole ces dernières années entraîne inévitablement unedemande croissante pour des équipements plus performants et de nouvelles technologies agricoles. Les exploitants agricolesukrainiens, parmi lesquels des entreprises de très grande taille, sont demandeurs des semences de qualité, de génétiqueanimale, d’intrants, de matériel de semis et de récolte et d’autres équipements agricoles en général (tracteurs,pulvérisateurs, chargeurs etc.). La demande ne cesse de croitre. A noter toutefois l’impact négatif de la crise sur lesimportations ukrainiennes de matériel agricole. Aujourd’hui néanmoins, une certaine reprise est constatée, même si lesconditions d’obtention de crédits restent encore très difficiles.Equipements agroalimentaires : l’Ukraine, forte de son potentiel de développement de la production agricole, souhaite créerplus de valeur ajoutée sur ses produits, grâce à la transformation de la matière première agricole. S’ajoute à cette volonté lepassé « renommé » de l’Ukraine comme grand producteur de produits agroalimentaires (25% de l’ensemble de la productionagroalimentaire de l’ex. URSS). Beaucoup d’entreprises agricoles intègrent le volet « transformation » au sein de leursstructures, créant ainsi des sociétés à forte intégration verticale. Parmi les secteurs les plus porteurs notons la transformationde viande, les produits laitiers, la confiserie et les boissons (alcoolisées et non-alcoolisées). La concurrence est très forte surle marché des équipements, les sociétés italiennes et allemandes demeurant très présentes. Mais les équipements françaisbénéficient d’une excellente image auprès des professionnels ukrainiens, les entreprises françaises étant probablement àmême de jouer un rôle plus important sur ce marché.Equipements pour les industries mécaniques : au sein de la CEI, le secteur de la construction mécanique ukrainien occupe la2 ème place après celui de la Russie. Il compte plus de 12 000 sociétés pour des effectifs représentant plus de 20% des emploisdu secteur industriel du pays. Après une croissance moyenne de 19,5% par an entre 2000 et 2007, la production a chuté en2009 pour reprendre en 2010 (+36%) sans retrouver toutefois son niveau d’avant crise. Le segment de la productionmécanique lourde est attendu comme moteur de l’industrie mécanique ukrainienne. Concernant le secteur aéronautique,sur les neuf premiers mois de 2011, le constructeur ukrainien Antonov a augmenté ses recettes nettes de 32% (environ 195M EUR) et ses recettes opérationnelles de 23% (28 M EUR) par rapport à la même période de l’année précédente. Onconstate également une forte progression des exportations militaires ukrainiennes, avec la conclusion de plusieurs grandscontrats. Le segment de la production d’automobiles est également considéré comme porteur en raison, notamment, d’unedemande accrue de la part de sociétés de leasing/location des véhicules. D’une façon générale, la construction mécaniqueukrainienne est à la recherche de compétences de la part d’acteurs étrangers pour améliorer son savoir-faire dans laproduction de hautes technologies, plus performantes et plus durables.Efficacité énergétique : suite à l’adoption de la loi sur le tarif vert le 15 octobre 2008, les perspectives dedéveloppement des sources alternatives d’électricité et d’énergie sont plus prometteuses. Le tarif vert (deux àcinq fois plus élevé que le tarif normal de vente d’électricité sur le marché national) favorise la productiond’électricité par de petites centrales hydrauliques, éoliennes, solaires et à biomasse. Les besoins en équipementséconomes en énergie, notamment pour les industries métallurgiques et chimiques, deviennent indispensables aumaintien de la compétitivité d’un secteur essentiel au PIB de l’Ukraine. Une étude sur l’extraction du gaz de roche- 6 - © 2012 – UBIFRANCE


FICHE PAYSpourrait se révéler une piste très intéressante à envisager en Ukraine, sachant que cette dernière disposerait de la4ème réserve mondiale.Transports : l'Ukraine bénéficie d'une position géographique favorable qui lui confère un rôle majeur dans le flux destransports Est-Ouest. Le pays a développé un réseau important de transport terrestre et maritime, héritage de l'époquesoviétique où 60% des échanges transitaient par les infrastructures ukrainiennes.Les transports représentent 11,7% du PIB. En 2010, 755,3 M de tonnes de marchandises et 6 837 millions de passagers ontété transportés.Prêt-à-porter : avec 46 millions de consommateurs potentiels (dont 54% de femmes), l’Ukraine est le second marché de laCEI après la Russie. Le secteur enregistre près de 11 Mds d’USD de ventes (2010) et 15 à 20% de croissance par an. Le marchéest dominé à 85-90% par des produits importés. Les importations sont en hausse constante (+56% en 2010). Leconsommateur ukrainien se montre très sensible aux phénomènes de mode et consacre une part importante de son budgetà l’habillement. On note, par ailleurs, sur ce créneau, une excellente image des produits français.Habitat - décoration : le secteur constitue un vaste marché en pleine expansion et géographiquement relativement proche. Ilexiste une une clientèle fortunée, ouverte aux tendances mondiales et montrant un grand intérêt pour la création, la qualitéet le savoir-faire occidental. Là encore, les produits français bénéficient d’une très bonne image.A noter que l’offre localereste peu compétitive.Pharmacie : le secteur est en croissance et connaît une modernisation, tant au niveau de la production que de la distribution.Un bémol toutefois reste lié à sa forte dépendance aux revenus de la population, en stagnation.Hôtellerie : le nombre d’hôtels reste encore insuffisant par rapport à la taille du marché et on note un fort potentiel dedéveloppement dans les zones touristiques. Les projets mis en stand-by suite à la crise reprennent progressivement. Desmesures incitatives sont mises en place par le Gouvernement (exemption des taxes).Construction : Après deux années atones suite à la crise, le secteur des travaux publics a connu, en 2011, une augmentationde 11,1% (environ 5,8 Md EUR) par rapport à 2010 (4,1 Md EUR). Les volumes d’activité les plus importants s’observent dansles régions de Donetsk (+36%) et de Kiev (+25,3%). Les principaux facteurs de ces tendances positives sont liés auxinvestissements dans des grands projets d’infrastructures à l’occasion de l’Euro 2012 (construction des routes, aéroportsetc.).Les investissementsLes investissements directs étrangers en UkraineDepuis son indépendance en 1991, l’Ukraine n’a attiré que peu d’IDE. L’investissement étranger a beaucoupaugmenté à partir de 2005 et s’élevait à 49,4 Mds USD au 1er janvier 2012. Mais il reste encore modeste encomparaison des pays voisins. A partir de 2008, la crise économique a fortement ralenti les volumes d’investissement,tout particulièrement au second semestre 2009 où la diminution a été particulièrement marquée. L’Ukraine conservenéanmoins un grand potentiel d’attractivité. Les autorités ukrainiennes s’efforcent d’améliorer le cadre del’investissement. Ainsi ont-elles créé, fin 2011, un guichet unique « InvestUkraine », ayant vocation à faciliter lesdémarches administratives des investisseurs et à réduire de la sorte les délais de mise en œuvre des opérations.- 7 - © 2012 – UBIFRANCE


FICHE PAYSIDE au 1 er janvier 2012 : 49,4 Mds USDPays1 - Chypre 25,6%2 - Allemagne 15%3 - Pays-Bas 9,8%4 - Russie 7,3%5 - Autriche 6,9%6 - Royaume Uni 5,1%7 - France 4,5%Source :Ukrstat (1/10/2010)Avec 4,5% du total des IDE, la France se classe au 7 ème rang des investisseurs étrangers en Ukraine.L’IDE français en Ukraine reste largement orienté vers les services bancaires. Viennent ensuite le commerce, où lagrande distribution française est aujourd’hui implantée de manière visible, puis l’industrie, où l’agro-alimentaire estle premier secteur récipiendaire, via la présence de plusieurs grands groupes français.(Source : SE de Kiev - plus d’informations sur www.tresor.economie.gouv.fr/se/ukraine)PartEnvironnement des affaires et conseils pratiquesLes usages du paysSujets sensibles : la Crimée, l'histoire de l'Ukraine.Tenues vestimentaires : européennes ; vêtements longs dans les églises.Alcool : consommation totalement interdite au volant. Nombreux contrôles de la police de la route.Horaires d'ouverture des administrations locales, des banques et des entreprises : 9 h - 13 h et 14 h - 18 h ; descommerces : 9 h - 20 h ou 24 h/24.Langue : l'Ukrainien est la langue officielle du pays mais la population parle Ukrainien et Russe (majorité russophone àKiev).De la bonne pratique des relations d’affairesLes Français sont appréciés en Ukraine. Cet a priori est un atout important dans un pays où le contact personnel et laqualité des relations entre les interlocuteurs sont des gages de réussite dans le milieu des affaires. En effet, lesUkrainiens traitent plus volontiers un contrat en ayant noué des relations personnelles avec leurs partenaires. Lapratique démontre que négliger ce point peut amener à se retrouver face à des situations inattendues. Il est courantde régler des problèmes de manière informelle grâce à la qualité des liens relationnels qui ont été développés.Il est conseillé, avant d’entreprendre toute démarche, de faire appel à un contact local. Ce relais permet de faciliter lesdémarches tant auprès des entreprises que des administrations. Les Français ont souvent tendance à négliger ce typed’interlocuteur qui s’avère pourtant très efficace. Les réseaux sont très actifs dans le milieu des affaires. Être introduitpermet de passer au travers de nombreuses barrières qui ralentissent, voire empêchent l’accès au marché.Lorsqu’un accord a été trouvé entre les parties, il est nécessaire de formaliser les conditions négociées. Il n’est pasconseillé de se satisfaire des promesses de son interlocuteur à moins d’être en contact avec lui depuis plusieursannées. Les entrepreneurs ukrainiens exigent souvent un prépaiement des commandes. Il est préférable de refusercette pratique.- 8 - © 2012 – UBIFRANCE


FICHE PAYSEnfin, même si une évolution existe, la corruption demeure toujours présente en Ukraine. Il est difficile d’effectuerdes démarches douanières et administratives sans y être confronté. La rapidité avec laquelle sont traités les dossiersdépend souvent de la bonne volonté des administrations locales qui exigent parfois, explicitement, une gratification. Ilfaut donc généralement s’armer de patience.Il faut enfin préciser que la langue des affaires est le russe et que peu d’interlocuteurs sont en mesure de mener unenégociation en anglais ou en français. Les entreprises ukrainiennes estiment qu’il est de la responsabilité de la sociétéétrangère de faire appel à ce service (peu d’entre elles disposent d’un interprète au sein de leur structure).L’environnement du travailImportance de la hiérarchieTraditionnellement, les Ukrainiens attendent du gestionnaire qu’il soit un leader fort. Ce dernier est censé avoirréponse à tous les problèmes en ce qui concerne le travail, sans consulter ses subordonnés. Il doit « donner le ton » del’organisation ou d’un projet et les employés attendent de lui qu’il établisse les règles. La culture organisationnelle esten général très hiérarchisée. Il est très important de souligner que la qualité du travail dépend souvent du temps quiest passé à surveiller les salariés.La main-d’œuvre, généralement bien qualifiée, gagne en efficacité lorsqu’elle est encadrée régulièrement. Il y asouvent de la part des employés ukrainiens une tendance à déléguer les responsabilités ainsi qu’un manqued’initiative, de méthode voire d’anticipation des problèmes. Cette particularité s’explique, encore une fois, par leshéritages du passé : travailleurs acharnés ou passifs, le salaire était identique et l’effort peu récompensé. Le chef estcelui qui assume les responsabilités.Si le gestionnaire est un expatrié, ses collègues attendront aussi de lui qu’il s’informe le plus possible sur le pays ets’intéresse à la culture, et par exemple, fasse un effort pour parler ukrainien. Les attentes des Ukrainiens seront plusélevées à son égard. Les Ukrainiens compareront également souvent leur situation professionnelle et leurs conditionsd’emploi avec d’autres employés d’autres organismes semblables.Les critères de valorisation au travailL’expérience tient une place de premier plan pour ce qui a trait au poste occupé au sein d'une organisation,caractéristique également vérifiée dans la société en général. Les Ukrainiens attachent également une très grandeimportance à la loyauté à l’égard du chef, à l’éducation et au pouvoir de prendre des décisions.Les relations humainesIl est de tradition d’entretenir de bons rapports avec ses collègues, notamment dans les endroits où il est possible deprendre un verre et se détendre. Il est d’ailleurs important de souligner que beaucoup d’événements sont fêtés autravail autour d’une pâtisserie et d’un verre de vodka ou de vin mousseux : du classique anniversaire au premiersalaire versé, en passant par les naissances et les mariages. En général les Ukrainiens accordent plus d’importance auxrelations qu’aux tâches, et aux relations personnelles plutôt qu’aux relations professionnelles. Aussi, de bonnesrelations personnelles sont essentielles. Le cadre du travail est ainsi très important. Lorsqu’ils se sentent en confiance,les Ukrainiens sont généralement prêts à s’investir dans le projet d’entreprise. Toutefois, il existe une forte rotationdes personnels recrutés pour les emplois subalternes (assistant(e), secrétaire, standardiste) qui dépendra souventd’une opportunité d’être mieux rémunéré ailleurs. Dans ce cas, la loyauté à l’égard de l’entreprise sera limitée, mêmesi cette dernière a, par exemple, investi dans la formation du personnel.- 9 - © 2012 – UBIFRANCE


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