Diversités magazine : Liège Ville hospitalière. Hors-série n°2

villedeliege

En novembre 2017, le Conseil communal de la Ville de Liège adoptait à l’unanimité la motion « Liège ville hospitalière, responsable et solidaire ». Ce magazine dresse le bilan de ces 2 années.

DIVERSITÉS

Magazine

Hors-série n°2

Hors-série n°2 - décembre 2019


COMMENT FAIRE SOCIÉTÉ ?

LIÈGE VILLE HOSPITALIÈRE : UNE RÉPONSE !

Pour la deuxième fois, nous consacrons un « horssérie

» de notre magazine à « Liège Ville hospitalière ».

C’est la marque d’une dynamique largement portée.

Le succès du premier numéro, plusieurs fois réédité,

nous encourage à persévérer dans notre volonté de

donner à voir la substance d’un engagement pris

à l’unanimité des groupes politiques présents au

Conseil communal.

La ville de Liège est ainsi : responsable, accueillante

et ouverte.

C’est de cette réalité qu’il sera à nouveau question

dans cette publication.

Non pas pour se gargariser stérilement du travail

accompli mais bien pour en partager l’importance

avec chacune et chacun et, mieux encore, pour

emporter le plus grand nombre dans notre sillage.

C’est notre manière à nous (pouvoir local et monde

associatif) de répondre à la lancinante question :

« comment faire société ? ».

L’Échevin de la Culture,

du Tourisme et de l’Interculturalité

de la Ville de Liège

Hors-série n°2 - décembre 2019


SOMMAIRE

4 | PRÉAMBULE PAR WILLY DEMEYER, BOURGMESTRE, VILLE DE LIÈGE

6 |

LE SUIVI DE LA MOTION « LIÈGE VILLE HOSPITALIÈRE»

7 | QU’EST-CE QUE LA MOTION « LIÈGE VILLE HOSPITALIÈRE » ? : RAPPEL

8 | LA MOTION « LIÈGE VILLE HOSPITALIÈRE » FÊTE SES DEUX ANS : QUELS SONT LES

AVANCÉES ET LES DÉFIS ? PAR LE COLLECTIF LIÈGE VILLE HOSPITALIÈRE

10 | LA DYNAMIQUE « LIÈGE VILLE HOSPITALIÈRE » COMME VECTEUR D’ÉCHANGES

PAR LE COLLECTIF LIÈGE VILLE HOSPITALIÈRE

12 | FEMMES ENCEINTES EN SÉJOUR PRÉCAIRE ET VICTIMES DE VIOLENCE : BILAN 2019

PAR LAETITIA DACO, SERVICE PRÉNATAL ONE, CHR DE LIÈGE & ROBIN BLONDIAUX, CENTRE

LOUISE MICHEL

14 | HOSPITALITÉ ET HOSTILITÉ ENVERS LES RÉFUGIÉS DURANT LA CRISE DE L’ACCUEIL

PAR MARCO MARTINIELLO, CEDEM

15 |

24 |

31 |

SENSIBILISATION, ANIMATION, ÉDUCATION

16 | DES BIBLIOTHÈQUES ACCUEILLANTES ET OUVERTES AU CŒUR D’UNE VILLE HOSPITALIÈRE

PAR ISABELLE PEETERS, SERVICE DE LA LECTURE PUBLIQUE, VILLE DE LIÈGE

18 | L’INSTRUCTION PUBLIQUE DE LA VILLE DE LIÈGE ENCOURAGE L’HOSPITALITÉ DANS SES

ÉCOLES COMMUNALES PAR QUENTIN HEYLEN, RESPONSABLE DE LA COMMUNICATION,

ÉCHEVINAT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE, VILLE DE LIÈGE

20 | LES TERRITOIRES DE LA MÉMOIRE : EXPOSITION « CEUX QUI LES ONT RENCONTRÉS NE LES

ONT PEUT-ÊTRE PAS VUS » PAR PHILIPPE EVRARD, VICE-DIRECTEUR, LES TERRITOIRES DE LA

MÉMOIRE

21 | CHAMPS POUR UNE HOSPITALITÉ POSSIBLE PAR MICHEL RECLOUX, COORDINATEUR DE LA

BIBLIOTHÈQUE GEORGE ORWELL, LES TERRITOIRES DE LA MÉMOIRE

22 | HASSAN JARFI VIENT DE REMPORTER LE PRIX - AWARD 2020 DE LA COALITION

EUROPÉENNE DES VILLES CONTRE LE RACISME

INSERTION SOCIALE ET SOCIO-PROFESSIONNELLE

25 | LA PLACE DES MIGRANTS DANS LE PLAN DE COHÉSION SOCIALE 2020-2025 DE LA VILLE DE

LIÈGE PAR GREGOR STANGHERLIN, PLAN DE COHÉSION SOCIALE, VILLE DE LIÈGE

26 | UNION MIGRANT NET - UMN. UN RÉSEAU DE VILLES EUROPÉENNES POUR LES DROITS DES

TRAVAILLEUR.EUSE.S MIGRANT.E.S. PAR LE MONDE DES POSSIBLES ASBL

28 | LE FOREM ET SES PARTENAIRES ACCOMPAGNENT ET FORMENT LES PERSONNES PRIMO-

ARRIVANTES PAR ERIC MOENS, FOREM

29 | LE CPAS ET LES ACTIONS MENÉES PAR SON SERVICE D’ACCUEIL DES DEMANDEURS D’ASILE

(SADA) PAR RICHARD FONBONNE, CPAS DE LIÈGE & SABINE BOGEMANS, SADA

30 | LE PARCOURS D’INTÉGRATION EN WALLONIE. RETOUR SUR LES NOUVELLES DISPOSITIONS

EN VIGUEUR PAR RÉGIS SIMON, CRIPEL

RESSOURCES


PRÉAMBULE

Liège, Ville hospitalière : de

l’interpellation citoyenne à la

mise en œuvre de la motion

Le processus qui a conduit

Liège à se déclarer « commune

hospitalière » a été rapide et

participatif. C’est une interpellation

citoyenne déposée le 2 octobre

2017 au Conseil communal qui a

déclenché le travail d’adoption de

la motion.

Qu’est-ce qu’une commune

hospitalière ? Selon la définition,

c’est une commune qui, par le vote

d’une motion, s’engage à minima à

deux niveaux :

• d’une part, à améliorer

concrètement l’accueil et le séjour

des personnes migrantes sur son

sol, quel que soit leur statut,

• et d’autre part, à sensibiliser

sa population aux questions

migratoires.

En clair, la motion « Liège Ville

hospitalière » garantit, à son

échelle, une politique migratoire

basée sur l’hospitalité et le respect

des droits humains et des valeurs

de solidarité.

Ma réponse à cette interpellation

fut claire : oui, Liège était déjà

une Ville hospitalière. Dès lors,

nous étions disposés à examiner

la « motion type », à l’adapter afin

de la faire coïncider avec notre

réalité et notre bilan, puis à la voter.

Dans les semaines qui suivirent

cette interpellation, une délégation

de la Ville rencontra le collectif

porteur du projet afin de

transformer la motion type en un

texte qui reflète la réalité liégeoise.

Un texte long de six pages et

qui contenait une cinquantaine

d’engagements notamment dans

les domaines suivants :

• le logement, notamment en

proposant des logements de

qualité et abordables pour

les personnes migrantes et

des logements spécifiques à

destination des Mineurs étrangers

non accompagnés ;

• l’aide sociale, notamment

en améliorant l’accueil des

demandeurs aux guichets :

prendre le temps d’expliquer

clairement les informations dans

une langue compréhensible, par

exemple ;

• l’enseignement, en sollicitant

la création de nouvelles places

DASPA au sein de différents

établissements scolaires afin

d’éviter le regroupement de

tous les primo-arrivants dans

une même école (effet de

ghetto freinant l’intégration et la

progression en français) ;

• la police, notamment en adoptant

une approche humaine et

respectueuse de la personne

dans l’application des lois et

règlements.

C’est avec une grande satisfaction

que j’ai acté le vote unanime des

6 groupes du Conseil communal

en faveur du texte négocié avec

les citoyens. Par ce vote, Liège

devenait la première grande ville de

Belgique à se déclarer « commune

hospitalière ».

Très vite, nous avons mis en place

un comité de suivi afin de mettre en

œuvre les engagements contenus

dans la motion.

La nouvelle majorité installée après

les élections communales du 14

octobre 2018, entama ensuite la

rédaction de sa Déclaration de

politique communale, qui constitue

sa feuille de route pour les 6 années

de législature.

À cette occasion, le nouveau Collège

communal confirma sa volonté de

poursuivre la mise en œuvre de la

motion « Liège Ville hospitalière »,

comme l’atteste le point 6.3 du

Préambule


document. La Déclaration de

politique communale (DPC) fut

également l’occasion de rencontrer

une demande qui n’avait pu l’être

au moment du vote de la motion :

l’octroi, par le CPAS, d’un 2e mois

de garantie locative. Cette décision

fut inscrite dans la DPC et traduite

budgétairement dans le budget

2019 du CPAS.

Nous venons de créer une adresse

mail spécifique pour faciliter le

dialogue avec les personnes et

les associations intéressées par la

démarche :

Place du Marché, 2 – 4000 Liège SÉANCE PUBLIQUE

Secrétariat du Collège et Conseil

communal

Responsable administratif : -

-

Email: -

Extrait du registre aux délibérations du Conseil communal.

SÉANCE DU 27 novembre 2017 - N° 28.1

Le Conseil communal,

Objet : Liège Ville hospitalière responsable, accueillante et ouverte

Vu les engagements européens et internationaux pris par la Belgique pour le respect des droits

fondamentaux des personnes et en particulier des plus vulnérables (Déclaration universelle des droits de

l'homme, Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme, Pacte international relatif aux droits

économiques, sociaux et culturels, Convention de Genève de 1951 relative à la protection des réfugiés ...).

Vu l'article 23 de la Constitution belge garantissant à chacun le droit de mener une vie conforme à la dignité

humaine et de jouir de droits économiques, sociaux et culturels.

villehospitaliere@liege.be

Considérant que l’Europe et le monde traversent une période où les migrants sont de plus en plus

considérés comme une menace pour nos sociétés ;

Notre volonté demeure de coconstruire

avec le Collectif, dans un

respect mutuel et dans les limites

des moyens et des compétences de

la Ville, de nouvelles solutions aux

problèmes vécus par les migrants.

Considérant que les migrations ont forgé le monde et continueront de le faire, qu’elles soient choisies ou

forcées - ou comme c’est souvent le cas - un peu des deux, que les migrations peuvent constituer une

chance et un potentiel pour nos sociétés pour peu qu’une politique active d’accueil soit mise en place ;

Considérant que la Belgique est une terre d’asile et un état de droit ;

Considérant que l’essentiel de la politique migratoire et le statut des étrangers relèvent de législations et

réglementations de compétence fédérale. Etant entendu que la politique d’immigration requiert une

cohérence qui se situe au-delà des attributions, à quelque niveau de pouvoir que ce soit, dans le respect de

chacun ;

Considérant que la Belgique met en œuvre une politique d’asile et d’immigration avec la volonté de

respecter ses obligations internationales et qu’elle participe aux programmes mis en place dans le cadre de

la solidarité européenne. Pour rappel, la protection internationale a été accordée à 15.000 personnes en

2016, ce qui place la Belgique en 6e place européenne en termes d’accueil ;

Considérant que la Ville est composée de plusieurs acteurs publics (la Ville, le CPAS, la zone de Police) qui

Willy Demeyer

Bourgmestre

Ville de Liège

agissent chacun dans leur sphère de compétence ;

Considérant que les Villes peuvent mener une politique migratoire responsable et humaine pour autant

qu’elles s’inscrivent dans le respect du principe de la légalité lequel impose à la commune et à son

administration d’agir en conformité avec la loi ;

Considérant que tous les citoyens liégeois ont droit aux mêmes services et à la même attention de

l’ensemble des pouvoirs publics compétents dans le respect du principe de l’égalité de traitement ;

Préambule


LE SUIVI DE LA MOTION

« LIÈGE VILLE HOSPITALIÈRE»


QU’EST-CE QUE LA MOTION

« LIÈGE VILLE HOSPITALIÈRE » ? : RAPPEL

En septembre 2018, sortait le premier

numéro hors-série du webzine

Diversités Magazine consacré à la

Motion « Liège Ville Hospitalière »,

dans lequel nous avons décrit son

histoire et ses modalités d’implémentation.

Rappelons-les ici en

substance.

La motion « Liège Ville hospitalière »

trouve sa source dans la campagne

« Rendons notre Commune hospitalière

», lancée au Printemps 2017,

en Wallonie et en Région bruxelloise,

par le Centre National de

Coopération au Développement –

CNCD 11.11.11 et la Coordination et

Initiatives pour Réfugiés et Étrangers

(CIRÉ). Cette campagne relayée

auprès du Conseil communal

de Liège par un Collectif liégeois

d’associations et de citoyens, a suscité

un travail de concertation entre

le Collectif et la Ville, afin d’ajuster

le texte de la motion proposé par le

Collectif aux compétences et aux

réalités communales. Par le vote à

l’unanimité de cette motion par le

Conseil Communal de la Ville de

Liège, le 27 novembre 2017, la Ville

s’est engagée à asseoir, à redynamiser,

à affiner et à mieux faire

connaître ses actions en matière

d’accueil et de séjour des personnes

migrantes ainsi qu’en matière

de sensibilisation de la population

à la question migratoire.

Concrètement, depuis le vote, se

tiennent des réunions en plénière

entre des représentants du Collectif,

le Bourgmestre, des agents

communaux autour des constats

et besoins formulés par le Collectif.

Sont aussi organisées dans l’intervalle

des réunions en sous-groupes

de travail dédiés à des problèmes

spécifiques avec des membres

de la Ville, du Collectif, mais aussi

d’autres institutions sollicitées selon

les situations à résoudre.

La Ville de Liège n’a pas attendu le

vote de cette motion pour inscrire

ses pratiques communales dans

une logique solidaire et hospitalière,

et pour travailler à cette fin

en collaboration avec des associations

et des institutions partenaires

œuvrant dans ce domaine d’action.

La dynamique impulsée par la motion

constitue pour la Ville de Liège

un moyen supplémentaire d’hybridation

des regards et de ressource

pour alimenter ses pratiques.

Hors-série - septembre 2018

DIVERSITÉS

Magazine

Hors-série

Le suivi de la motion « Liège Ville Hospitalière»


LA MOTION « LIÈGE VILLE HOSPITALIÈRE »

FÊTE SES DEUX ANS : QUELS SONT LES

AVANCÉES ET LES DÉFIS ?

Près de deux années se sont écoulées

depuis l’adoption à l’unanimité

de la motion « Liège ville hospitalière,

responsable et solidaire ».

Le moment est venu d’en dresser

un premier bilan : de dégager les

avancées, ainsi que les défis qui

demeurent.

Méthode et avancées concrètes

Du côté associatif et citoyen, ce

que nous appelons un « Collectif

de vigilance » s’est constitué, en

vue d’assurer un travail de concertation

avec la Ville. Afin de clarifier

le contenu de la motion et ses

revendications, le Collectif a réalisé

un « schéma » de la motion, mis en

page et imprimé par la Ville et intitulé

« La motion en bref »

Une méthode de travail s’est établie,

consistant en la tenue d’une

rencontre plénière, tous les trois

mois, entre le Bourgmestre, certains

membres des cabinets, et, selon

les thématiques abordées et les

demandes formulées par le Collectif,

des cadres ou agents de l’administration,

ainsi, bien entendu, que

des représentants de notre Collectif.

Entre ces réunions plénières,

des contacts « bilatéraux » par

sous-groupes de travail entre les

spécialistes/experts des questions

soulevées tant du côté de la Ville

que du Collectif sont également

encouragés. Ce travail en sousgroupes

permet d’avancer sur les

demandes spécifiques du Collectif,

relatives jusqu’ici au logement, à la

formation, au CPAS, à la Police, ou

encore à la situation des femmes

migrantes précaires, etc.

Dans une optique d’échanges d’expériences,

notons que la Ville de

Liège, déjà membre de plusieurs

réseaux internationaux, s’est inscrite

plus récemment dans le réseau

de Villes Européennes Urbact

Roof, qui vise à éradiquer le sansabrisme

par des solutions de logement

innovantes. Et qu’elle s’est en

outre inscrite dans le projet d’insertion

socioprofessionnelle des migrants

UnionMigrantNet (cf. p. 26

de ce numéro).

Citons, sans prétendre à l’exhaustivité,

des avancées récentes. La

nouvelle note de la Police (Ordre

de service n° 347) rappelle les

règles relatives aux contrôles de

police et l’interdiction du « profilage

ethnique ». Le projet « Propriétaires

solidaires » a pu être

pérennisé. La collaboration avec le

la motion en bref

faciliter l’accès aux formations

notamment de francais, pour tou•te•s et

valoriser les compétences des personnes

Création et soutien aux espaces d'

échanges interculturels

création et rénoVation de logements

abordables, de qualité et adaptés,

y compris aux familles

protection accrue

pour les femmes victimes de

violences conjugales,

les personnes gravement malades,

les migrant•e•s victimes d'abus

dialogue

Ville hospitalière

Ville

CPAS

associations

liège

accueillante enVers les migrant•e•s

tous les citoyen•ne•s

sans dicriminations

politique

concertation

aucune arrestation

Sur la base d'un profilage ethnique

Ni dans un lieu de vie sans

autorisation judiciaire ou

consentement des habitant•e•s

Des Agents communaux, du Cpas ou de la police,

formés en continu, donnant une

information complète et compréhensible

offrant un accueil respectueux et une

du sport et de la culture pour tou•te•s

aide adaptée et rapide

Le suivi de la motion « Liège Ville Hospitalière»


« service des Étrangers » de l’État

Civil et Population de l’administration

communale de Liège demeure

excellente. Le service de l’État civil

et Population de la Ville a, par ailleurs,

dispensé une formation, à

l’attention du secteur associatif,

sur l’impact de récentes modifications

du Code civil sur les actes

d’état civil étrangers. Est mieux

connue et gérée la problématique

des femmes migrantes enceintes à

la charge de leur conjoint mais en

rupture avec ceux-ci en raison de

violences intrafamiliales- et pour

lesquelles avait été simplifié l’accès

aux soins ou à l’Aide Médicale

Urgente (AMU) (cf. webzine 2018

+ p. 12 de ce numéro). La Ville de

Liège a obtenu un budget destiné

à la création de nouvelles classes

passerelles pour primo-arrivants

(DASPA) (cf. p. 18 de ce numéro).

Le CPAS de Liège accorde désormais

une avance sur la garantie

locative équivalant à deux mois de

loyers au lieu d’un seul mois précédemment.

La Charte communale

« Liège contre le racisme » votée

depuis 1995 et mentionnant un numéro

d’appel pour les victimes de

discrimination, a fait l’objet d’une

importante campagne de réaffichage

dans plus de 1000 lieux.

Toutes ces réalisations témoignent

fortement de l’esprit positif qui caractérise

nos échanges, dans l’intérêt

partagé de l’amélioration des

conditions de vie des personnes

d’origine étrangère vivant sur le

territoire de la Ville de Liège.

Les défis à relever

Le Collectif soutient ardemment

la demande urgente de relogement

de sans-papiers, formulée

par le Collectif la « Voix des Sans

Papiers » (VSP) de Liège. Il espère

que la Ville sera en mesure de

concéder l’occupation d’un nouveau

lieu : celui de Burenville ne

peut être conservé car en « nonconformité

incendie ».

Le Collectif propose l’instauration

d’une « carte d’identification communale

» qui serait remise à tout

citoyen.ne liégeois.e avec ou sans

autorisation de séjour, pour faciliter

les déplacements dans la Commune

et ses services.

De même, afin de garantir le

droit des victimes, le Collectif demande

l’instauration d’un « guichet

unique » pour toutes et tous

les plaignant.e.s, quel que soit leur

statut : en effet, à l’heure actuelle,

une personne sans papiers pourrait

théoriquement se faire arrêter

si elle venait porter plainte, même

pour abus sexuel par exemple.

Enfin, les points suivants sont en

discussion pour l’avenir. Comment

améliorer le délai de traitement

des dossiers au CPAS ? Comment

réquisitionner des immeubles inoccupés

pour y loger des personnes

en situation de précarité ? Par ailleurs,

nous sommes aussi sensibles

à la détresse des familles en séjour

« illégal » convoquées au bureau

SEFOR de l’Office des Étrangers

installé à Liège, pour organiser

l’éloignement des familles : il nous

semble essentiel de donner la priorité

aux intérêts et à la protection

des familles et des enfants.

Les chantiers en cours

Lors des récentes rencontres avec

la Ville, de sérieuses pistes ont pu

être dessinées pour la mise à disposition

d’un local permettant d’accueillir,

en journée, des migrants en

transit.

Par ailleurs, la Ville semble ouverte

à notre demande d’un budget destiné

à soutenir un projet pilote de

formation des migrants sans papiers,

a priori non finançables car

non subsidiables.

Enfin, la Ville de Liège a invité le Collectif

à participer à la Conférence

réunissant les 28 Bourgmestres de

la « Région Liège Métropole » ce 15

novembre 2019, afin de convaincre

d’autres Communes de marcher

dans les mêmes pas que la Ville de

Liège. Les problématiques posées

par la motion concernent en effet

des publics implantés dans l’ensemble

de la Province, et un travail

transversal et concerté est indispensable.

En somme, notre Collectif est

convaincu que le travail en faveur

des personnes migrantes mené en

concertation avec la Ville trouve

tout son sens au quotidien. Certes,

le chemin est encore long. Mais

nous sommes rassurés de pouvoir

compter sur le partenariat

constructif avec la Ville de Liège

pour le parcourir. Ensemble...

Contacts

Le Collectif

Liège Ville Hospitalière

Emmanuelle Vinois

e.vinois@pointdappui.be

Laura Lentini

laura.lentini@cncd.be

Le suivi de la motion « Liège Ville Hospitalière»


LA DYNAMIQUE « LIÈGE VILLE HOSPITALIÈRE »

COMME VECTEUR D’ÉCHANGES

Le Collectif « Liège Ville hospitalière

» a pu dégager trois grandes

modalités d’échange, favorisées

par la motion.

Créer des espaces d’échanges

pour formuler des problématiques

et réfléchir collectivement

aux solutions

À travers le processus de concertation

mis en place suite à l’adoption

le 27 novembre 2017 de la motion

« Liège Ville Hospitalière », acteurs

communaux et associations en

prise directe avec la réalité des migrant.es,

disposent d’un espace de

dialogue essentiel pour assurer la

mise en œuvre des engagements

repris dans la motion.

En parallèle, la dynamique du Collectif

Liège Ville Hospitalière permet

de créer d’autres espaces

d’échanges, tout aussi fondamentaux

pour faire vivre la motion :

• Entre associations et citoyen.

nes, pour assurer une veille commune

par rapport à l’avancement

des engagements de la motion,

pour identifier ensemble les axes

de mobilisation et pour soutenir les

actions de solidarité menées par

les uns et les autres ;

• Entre associations et collectifs

de différents secteurs, pour croiser

nos regards sur des problématiques

transversales, pour définir

des priorités communes et pour

renforcer nos revendications ;

• Entre citoyen.nes et représentant.es

politiques, pour maintenir

un canal d’interpellation directe

des autorités communales par les

citoyen.nes.

Favoriser la transversalité et les

échanges entre tous les acteurs :

exemple de la problématique du

logement

Depuis le début, l’accès au logement

constitue une des priorités du

Collectif, d’ailleurs présente dans le

texte de la motion et faisant l’objet

d’un suivi régulier avec la Ville. Mais

c’est lors d’une assemblée publique

à la fin de 2018, mêlant citoyen.nes

et associations, que nous avons

décidé de faire du logement un

objet de mobilisation, en lien avec

d’autres associations et collectifs

citoyens actifs dans le champ de

cette problématique.

Ainsi avons-nous organisé une

table ronde réunissant des acteurs

de différents secteurs pour avoir

du logement une approche transversale,

quel que soit notre angle

Le suivi de la motion « Liège Ville Hospitalière»


de travail : migrant.es, avec ou

sans papiers, personnes sans-abri,

femmes, allocataires sociaux, étudiant.es,

familles nombreuses, etc.

Ces échanges ont permis de mettre

en lien les différentes luttes, et ont

débouché sur une série de questionnements

communs. Ceux-ci

ont été relayés aux élu.es liégeois.es

lors d’un débat public, permettant

aux citoyennes et citoyens de

s’emparer de ces questions et d’entendre

le positionnement de différents

groupes politiques représentés

au Conseil communal liégeois.

Maintenir ces espaces d’échanges :

une responsabilité commune

Il invite les Liégeoises et les Liégeois

à s’emparer aussi de cette

dynamique, à créer l’échange, la

rencontre, le débat, pour renforcer

l’hospitalité en Cité Ardente envers

chacun.e, avec ou sans papiers.

Le Collectif

Liège Ville Hospitalière

Contacts

Emmanuelle Vinois

e.vinois@pointdappui.be

Laura Lentini

laura.lentini@cncd.be

Le Collectif Liège Ville Hospitalière

et les différentes associations qui le

composent, sont régulièrement à

l’initiative d’activités permettant la

rencontre et les échanges.

Le suivi de la motion « Liège Ville Hospitalière»


FEMMES ENCEINTES EN SÉJOUR PRÉCAIRE ET

VICTIMES DE VIOLENCE : BILAN 2019

Dans le sillage du vote de la Motion

« Liège ville hospitalière » par

le Conseil communal de la Ville de

Liège, ont découlé, dès janvier 2018,

divers groupes de travail, dont un

spécifiquement dédié aux femmes

enceintes victimes de violences

conjugales et en séjour précaire.

Les différents échanges entamés

en janvier 2018 entre les acteurs

concernés par cette problématique

sociale au niveau de la Ville,

des services publics et de l’associatif,

ont permis de belles avancées,

dont nous avions rendu compte

en septembre 2018, aux pages 12

et 13 du premier numéro hors-série

du Diversités Magazine, dédié à

« Liège Ville Hospitalière ».

Depuis lors, le travail du groupe a

permis d’autres avancées. Le Collectif

« Liège ville hospitalière »

compte dorénavant parmi les invités

de la Commission communale

« Femmes et Ville ». La concertation

sur le terrain entre les acteurs

concernés, en l’occurrence la Police,

le CPAS, le Centre Hospitalier

Régional (CHR) de Liège et l’associatif,

est aisée. Elle a permis une

identification plus rigoureuse et

une compréhension plus affinée

des situations problématiques rencontrées,

et dès lors, une amélioration

de la prise en charge des personnes

concernées.

Les collaborations aujourd’hui à

l’œuvre entre professionnels de

l’hôpital, de plannings familiaux,

de l’ONE, du Collectif contre les

Violences Familiales et l’Exclusion

(CVFE), du Bureau d’aide juridique

de Liège (BAJ-Liège), etc.

accroissent indéniablement les

chances de bien-être et de santé

des personnes résidant à Liège, et

ce quelle que soit leur origine :

• des droits leur ont été ouverts au

niveau juridique avec la désignation

d’avocats et une réelle possibilité

de porter plainte ;

• un accès aux soins de santé a été

mis en place ;

• l’accueil dans des structures sociales

a permis de rompre l’isolement.

Ces actions ont permis de sortir

de la précarité bon nombre de

femmes victimes de violence, ainsi

que leurs enfants, également en

grande difficulté.

Aussi, depuis mars 2019, la prise

en charge par le CPAS de Liège,

de deux et non plus d’un seul

mois de caution locative, constitue

une réelle avancée en matière de

droit au logement et une mesure

concrète déjà effective pour une

dizaine de personnes concernées

par notre problématique. De plus,

l’allocation par l’ONE au CHR de

Liège d’un budget de 10 000 euros,

ainsi que le professionnalisme

du personnel soignant, ont permis

des avancées significatives dans

la prise en charge des femmes

enceintes en grande précarité. Du

côté citoyen, l’implication de la Plateforme

Citoyenne de Soutien aux

Réfugiés a permis d’accueillir dans

Le suivi de la motion « Liège Ville Hospitalière»


de bonnes conditions des femmes et leurs enfants

fuyant une situation de violence intrafamiliale.

En somme, Liège et ses citoyens démontrent une

nouvelle fois à quel point la solidarité reste une valeur

partagée au cœur de notre commune.

Cependant la route reste longue. Manque de places

d’hébergement dans les structures d’accueil, manque

de logements décents accessibles, sous financement

de la Justice et des CPAS…

Au cœur de notre combat : ériger en priorité dans

notre société la prise en charge des femmes victimes

de violences intrafamiliales et/ou en situation

de grossesses précaires, quelle que soit leur origine.

Pour ce faire, s’imposerait une adhésion sans réserve

et à tous les niveaux aux recommandations internationales

de la Convention d’Istanbul et du Conseil de

l’Europe en matière de Protection des femmes victimes

de violence. Plus largement, il nous faudrait

veiller à l’enjeu capital du maintien de notre système

de sécurité sociale belge, jusqu’ici parmi les plus performants

au monde.

migrant-e

et victime de

violences

conjugales

quels sont

mes droits ?

Daco Laetitia

Service prénatal ONE

CHR de Liège

&

Blondiaux Robin

Centre Louise Michel

Vous êtes Venu-e en Belgique rejoindre

un memBre de Votre famille et Vous ViVez

une situation de Violence à la maison ?

Contact

Centre Louise Michel, Liège

04 228 05 06

info@louisemichel.be

http://www.louisemichel.be

Brochure en ligne réalisée par le CIRÉ

Migrant(e) et victime

de violences conjugales

quels sont

mes droits ?

Décembre 2015

Brochure en ligne réalisée par le CIRÉ

Le suivi de la motion « Liège Ville Hospitalière»


HOSPITALITÉ ET HOSTILITÉ ENVERS LES

RÉFUGIÉS DURANT LA CRISE DE L’ACCUEIL*

Le Centre d’Études de l’Ethnicité

et des Migrations de l’Université

de Liège (CEDEM) a récemment

présenté l’ouvrage collectif The

refugee reception crisis in Europe.

Polarized opinions and mobilizations**.

Issu d’une recherche collective

financée dans le cadre du

programme BRAIN de la Politique

Scientifique Fédérale, il analyse

les attitudes, les représentations,

les discours et les pratiques de

la population envers les réfugiés

dans six pays européens dont la

Belgique, entre 2015 et 2019. La

recherche a notamment analysé les

pratiques d’hospitalité et d’hostilité

locales envers les demandeurs

d’asile, notamment à Liège.

Nous montrons ainsi que les mobilisations

collectives d’hostilité ont

été peu fréquentes en Europe, et

pratiquement inexistantes à Liège.

En revanche, les initiatives d’hospitalité

et de solidarité ont été plus

nombreuses que les manifestations

d’hostilité dans les six pays étudiés

(Belgique, Allemagne, Suède, Italie,

Grèce et Hongrie) et davantage

encore à Liège.

Nous avons essayé de comprendre

quels étaient les ressorts de cette

mobilisation au sein des six pays

étudiés.

La mobilisation d’un nombre considérable

de citoyens ordinaires est

neuve au regard des actions collectives

menées par des activistes

traditionnels défendant les droits

des migrants. Les ressorts moraux

et émotionnels expliquent cette

mobilisation citoyenne, sans opposer

schématiquement d’une part,

la dépolitisation de l’action humanitaire

et d’autre part, la politisation

des organisations défendant

les droits de migrants. La notion

d’hospitalité est au cœur de l’action

des acteurs non institués de la

société civile. Le terme d’hospitalité

s’est d’abord imposé parce les

activités auxquelles il fait référence

concernent les besoins immédiats

des demandeurs d’asile et parce

qu’un des ressorts de l’action est

l’empathie. Les citoyens ordinaires

ne se mobilisent pas au départ

pour défendre des revendications

politiques d’octroi de droits aux migrants.

Toutefois, la rencontre avec

les demandeurs d’asile, l’organisation

du mouvement et la réaction

politique contribuent aussi à la politisation

de citoyens investis dans

les activités d’hospitalité. Leurs actions

relèvent ainsi d’un humanitarisme

subversif en ce qu’il s’oppose

à l’inaction organisée des autorités

politiques à tous les niveaux.

Les motivations humanitaires

et politiques de la mobilisation

peuvent aussi converger. Si de

nombreux bénévoles des nouvelles

organisations se mobilisent

pour des raisons prioritairement

humanitaires (fournir un logement,

distribuer de la nourriture, offrir

des vêtements, etc.), l’absence de

réaction ordonnée et efficace de la

part des institutions européennes

et des États membres les conduit

à une politisation de leur action.

En Belgique, les engagements

spontanés du début ont pris une

tournure plus politique, celle d’une

« solidarité politique ». La crise de

l’accueil des demandeurs d’asile a

ainsi démontré que des actions collectives

spontanées initiées par des

volontaires non politisés peuvent

aboutir à des actions ayant un impact

sur les structures politiques et

les opinions publiques locales sans

toutefois amener un changement

profond des politiques d’accueil

nationales ou régionales.

Marco Martiniello

Centre d’Études de l’Ethnicité et

des Migrations de l’Université de

Liège (CEDEM) :

www.cedem.ulg.ac.be

www.marcomartiniello.be

* Cet article reprend des éléments de l’article d’Andrea Rea et Marco

Martiniello paru dans The Conversation : https://theconversation.

com/contrairement-aux-idees-recues-laccueil-des-refugies-asuscite-un-elan-citoyen-en-europe-122832

** La recherche a été menée par le CEDEM (ULiège), l’ULB qui

assurait la coordination (Andrea Rea) et la KUL. Le livre est disponible

gratuitement : www.oapen.org/search?identifier=1005529

Le suivi de la motion « Liège Ville Hospitalière»


SENSIBILISATION,

ANIMATION, ÉDUCATION


DES BIBLIOTHÈQUES ACCUEILLANTES ET

OUVERTES AU CŒUR D’UNE VILLE HOSPITALIÈRE

Une bibliothèque n'est pas seulement un endroit

où règnent l'ordre et le chaos ; c'est aussi le

royaume du hasard.

Alberto Manguel, La bibliothèque, la nuit, 2006

Bibliothèques : lieux de

croisements et d’hospitalité

Nichées historiquement dans 13

quartiers de la Ville de Liège, les

bibliothèques du réseau de la Lecture

publique de la Ville de Liège

constituent un lieu de proximité

et un espace de rencontres. Attentives

aux particularités de leur

quartier et aux opportunités offertes

par les acteurs socio-culturels

et par les citoyens présents sur

leur « territoire », les bibliothèques

deviennent souvent de facto une

première porte vers la formation,

la culture, etc. Ainsi organisentelles

ou relayent-elles des activités

dont peuvent se saisir des primoarrivants

ou des migrants, enfants,

jeunes et adultes : apprentissage

du français, ateliers, animations,

stages, visites culturelles, permanences

Écrivain public, accompagnement

informatique ou à la

formation et à l’emploi, etc. Elles

participent à des actions de sensibilisation,

de promotion de la diver-

sité culturelle, ainsi que de diffusion

des productions culturelles et artistiques

réalisées en leur sein ou en

partenariat.

Les bibliothèques de la Ville de Liège

jouent ainsi un rôle dans l’accès au

livre et à la lecture numérique, mais

elles s’intègrent également, dans

les cadres de l’apprentissage et de

la pratique de la langue française,

ainsi que de la sensibilisation et de

la promotion de la diversité socioculturelle.

Depuis 2009, le secteur est régi par

un Décret relatif au développement

des pratiques de lecture qui vise à

« favoriser l’accès au savoir et à la

culture par la mise à disposition de

ressources documentaires et culturelles

sur tous supports, matériels

et immatériels de même qu’à permettre

leurs utilisations multiples

par le plus grand nombre ». Dès lors,

les actions proposées à destination

des publics migrants répondent à

des objectifs partagés avec les secteurs

de l’Éducation permanente

et de la Médiation culturelle, et

sont d’ailleurs menées en partenariat

avec des associations actives

dans ces secteurs. Les projets permettent

d’apprendre et de pratiquer

la langue française, d’accéder

au livre ou la lecture, et bien audelà

encore, de favoriser l’expression

et la diffusion de la culture par

et au bénéfice de tous les publics,

œuvrant ainsi à la concrétisation de

l’Article 27 de la Déclaration Universelle

des Droits de l’Homme, sur le

droit de toutes et tous à « prendre

part librement à la vie culturelle de

la communauté ». C’est d’ailleurs en

collaboration avec l’asbl Article 27

de Liège que les bibliothèques organisent

diverses activités.

Deux projets pour illustrer

Le projet « Correspondance » des

bibliothèques de Fétinne et d’Outremeuse

lancé en 2018 s’inscrit

dans le cadre du projet Divers Cités

« Vous avez dit ‘’étranger’’ ? » de la

Coopération culturelle Régionale

(CCR) consacré en 2018-2019 à la

thématique des migrants et des

racines. Cette thématique, le CCR la

formula de la sorte : “Lorsqu’on ose

aller à la rencontre des uns et des

autres, par des moyens culturels

et artistiques, il n’y a plus d’étranger

qui tienne”. Les objectifs spécifiques

de ce projet furent, au niveau

des bibliothèques, d’insuffler plus

d’échanges entre les habitants du

quartier, les lecteurs, les enfants

participant aux ateliers du mercredi

et les personnes participant aux

tables de conversation en français

au sein des bibliothèques concernées.

En accordant une attention

particulière à l’adaptation du cadre

proposé à des publics éloignés de

la lecture et de l’écriture, ce projet

s’inscrit dans une démarche pro-

Sensibilisation, animation, éducation


prement « inclusive », respectueuse

des différentes identités sociales et

socio-culturelles.

Des animations autour de l’« Art

postal » furent encadrées par l’artiste

Cathy Alvarez. En complément,

des séances de tables de

conversation en Français Langue

Étrangère (FLE) furent consacrées

à la rédaction de lettres, la lecture

de réponses, la création d’échanges

épistolaires et la création de supports.

Cette initiative a accru l’envie

partagée de construire d’autres projets

et d’explorer d’autres thèmes

citoyens, dont celui de vivre dans «

l’égaliberté » entre personnes d’origine,

de genre et d’âge divers, etc.

Chaque année, en mars, la Lecture

Publique de la Ville participe à la

mobilisation « Langue française en

fête » impulsée par la FWB, inscrite

localement dans la programmation

communale Mars Diversités,

et réalisée à la faveur des partenariats

entre des services de la Ville

et des associations (Départements

Culture et Relations interculturelles

de la Ville, Lire et Écrire, CRIPEL,

PAC, associations et collectifs présents

sur le territoire comme La

Bobine, Le Monde des Possibles,

etc.). Ce rendez-vous annuel est

l’occasion de rappeler à chacun que

la langue française est un enjeu de

citoyenneté au cœur de diverses

politiques : culture, « intégration »,

droit d’asile, lecture, emploi, logement.

Et ce notamment à la faveur

d’une journée de réflexions croisées

sur ces enjeux. Dans ce cadre aussi,

nous organisons par exemple des

ateliers d’écriture favorisant l’expression

des migrants, ainsi qu’une

journée qui permet la diffusion plus

large des productions des ateliers.

Nos actions au cœur de l’articulation

entre droits culturels, droits

socio-économiques et citoyenneté

s’inscrivent dans les priorités communales

d’une ville telle que Liège,

une ville hospitalière, responsable,

accueillante et ouverte par tradition

au hasard des rencontres.

Isabelle Peeters

Service de Lecture

publique de la ville de Liège

Contact

Département de la Culture

Service de la lecture publique

Ville de Liège

Rue des Guillemins, 26 (4e étage)

B-4000 Liège

T. +32(0)4 238 51 55/50

www.liege.be

www.liege-lettres.be

Sensibilisation, animation, éducation


L’INSTRUCTION PUBLIQUE DE LA VILLE

DE LIÈGE ENCOURAGE L’HOSPITALITÉ

DANS SES ÉCOLES COMMUNALES

C’est pour jouer pleinement

son rôle d’organisateur d’un

enseignement ouvert et accessible

à tou(te)s que le département

de l’Instruction publique, sous

l’impulsion de l’Échevin en charge

de cette compétence, déploie

toute une série d’initiatives

visant à davantage d’hospitalité

et d’intégration au sein de ses

établissements scolaires.

Au sein de son réseau d’écoles primaires,

l’Enseignement communal

liégeois a notamment créé quatre

DASPA (Dispositifs d’Accueil et

de Scolarisation des Élèves primo-arrivants

et Assimilés) dont

l’objectif est le développement

d’un service d’heures de soutien à

l’apprentissage de la langue pratiquée

à l’école. Ces nouveaux dispositifs

sont chacun intégrés dans

quatre écoles différentes : Agimont-Waroux,

Droixhe, Liberté et

Vieille-Montagne. Pour se donner

les moyens de ses ambitions, l’Instruction

publique a mis en place

les conditions d’un nouveau financement

en la matière octroyé par

la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Afin d’appréhender au mieux ces

nouvelles responsabilités, les instituteurs

sont accompagnés par

les membres de l’Inspection pédagogique

et formés par des enseignants

issus de la Haute École de

la Ville de Liège et jouissant d’une

expertise relative à l’enseignement

du français aux élèves dont ce n’est

pas la langue maternelle.

Plusieurs établissements, comme

les écoles fondamentales de Droixhe,

de Grivegnée ou de Vieille-Montagne,

ont lancé une initiative baptisée

« Café des Parents », laquelle

a vu le jour pour rassembler autour

du public des parents issus de tous

horizons, les équipes éducatives,

le Centre Psycho – Médico - Social

(CPMS), ainsi que des intervenants

extérieurs. Ces rencontres ont lieu

au moins une fois par trimestre et

ont entraîné la mise en place de

permanences sociales destinées

à l’accueil spécifique des parents

afin de répondre à leurs interrogations.

L’école Bonne-Nouvelle a

quant à elle lancé le « Marché des

Saveurs », c’est-à-dire un événement

« auberge espagnole » pour

faire découvrir les spécialités d’ici et

d’ailleurs.

Pour consolider le lien entre les

familles et l’école qui les accueille,

certains établissements scolaires

comme les écoles fondamentales

Bressoux - de Gaulle, Bressoux -

Porto et Liberté, dont le public est

constitué d’une importante population

issue de l’immigration, ont par

ailleurs renforcé la présence d’assistants

sociaux (à temps plein !).

En ce qui concerne l’école Liberté,

il s’agit même d’une nouveauté

Sensibilisation, animation, éducation


puisque l’établissement ne disposait

pas d’assistant social auparavant.

Les écoles secondaires ne sont

pas en reste et multiplient elles

aussi les démarches. Ainsi, à l’Institut

de Technique de l’Industrie et

de l’Automobile (ICTIA), plusieurs

organismes liés à la question des

migrants sont intervenus au travers

de la cellule de concertation locale

de l’école (créée spécialement pour

donner la parole à certaines ASBL

ayant pour objectif d’apporter leur

soutien aux migrants) afin de sensibiliser

l’ensemble des intervenants

(et notamment les représentants

des enseignants au sein de la cellule)

aux spécificités auxquelles les

migrants font face, tant aux niveaux

administratif, législatif que scolaire.

Ces travaux ont ensuite été répercutés

aux enseignants, à l’appui de

ressources pédagogiques spécifiques.

L’École de Coiffure et Bioesthétique

– Pitteurs accueille systématiquement

les élèves en situation de

migration en les intégrant dans des

classes dites différenciées au premier

degré. Ces classes accueillent

les enfants ne disposant pas du

Certificat d’Études de Base (CEB)

et mettent l’accent sur les remises

à niveau en aménageant leur horaire

pour permettre davantage de

séances de remédiation. Les élèves

y bénéficient d’un renforcement en

français et d’un système de parrainage

(répartition des élèves en

« maisons », chacune possédant

un espace commun et des activités

qui lui sont propres) inspiré du modèle

pédagogique de J.K. Rowling

(Harry Potter) qui donne un charme

presque surnaturel au processus

d’intégration…

Ces actions font partie intégrante

du projet pédagogique musclé,

chaque jour, tant par l’Échevinat,

par l’Inspection pédagogique,

les départements de l’Instruction

publique que spécifiquement par

chaque équipe éducative au sein

de chaque école. Ce projet va dès

lors se poursuivre, évoluer et se

décliner sous de multiples facettes

et couleurs, en s’emparant de la dynamique

engendrée par la motion

« Liège, Ville hospitalière ».

Quentin Heylen,

Responsable de la Communication

Échevinat de l’Instruction publique

de la Ville de Liège

Contact

qheylen@ecl.be

Plus d’infos ?

Le site internet et la page Facebook

de l’enseignement communal

liégeois :

www.ecl.be

www.facebook.com/enseignementvilledeliege/

Sensibilisation, animation, éducation


LES TERRITOIRES DE LA MÉMOIRE : EXPOSITION

« CEUX QUI LES ONT RENCONTRÉS NE LES ONT

PEUT-ÊTRE PAS VUS »

Dans notre texte, en pages 10 et 11 du premier Hors-Série

dédié à la motion « Liège Ville Hospitalière », nous avions

émis notre soutien et notre participation à toute initiative

visant à l’instauration du statut de « Région, État, Europe ou

Ville hospitalière et solidaire ». Par le vote d’une telle motion,

c’est l’ensemble d’un territoire qui s’engage à améliorer l’accueil

et le séjour des personnes migrantes – quel que soit

leur statut – et à contribuer à une politique migratoire basée

sur l’hospitalité, sur les valeurs de solidarité et sur le respect

des droits humains, dont « le droit de circuler librement » et

« le droit de quitter tout pays, y compris le sien […] » (article

13, Déclaration Universelle des Droits de l’Homme).

Il y va aussi pour nous, Les Territoires de la Mémoire, de résistance

aux idées qui menacent ces libertés fondamentales.

Or, à nos yeux, résistance et éducation constituent des outils

nécessairement complémentaires. Dès lors, pour effectuer

un travail de Mémoire auprès des enfants, des jeunes et des

adultes, nous avons développé de nombreuses initiatives

destinées à transmettre le passé et encourager l’implication

de toutes et de tous dans la construction d’une société démocratique

garante des libertés fondamentales.

Éditeur responsable : Jérôme Jamin, président - Bld de la Sauvenière 33-35 - 4000 Liège

Pour illustrer notre propos, relevons l’une de nos récentes

initiatives en collaboration avec de nombreux partenaires :

l’exposition « Ceux qui les ont rencontrés ne les ont peut-être

pas vus », que nous avons organisée dans notre Bibliothèque

Georges Orwell de la Cité Miroir, du 12 au 26 novembre 2019.

Exposition de portraits photographiques, - réalisés par Laurence

Vray -, autour de la pièce de théâtre sur les réalités

migratoires du Nimis Groupe « Ceux que j’ai rencontrés ne

m’ont peut-être pas vu ». Dans ce cadre furent en outre

organisées, dans notre bibliothèque Georges Orwell, deux

séances d’ateliers d’écriture animées par l’Ami Terrien sur le

thème de l’accueil des migrants.

Dans la même optique, nous avons aussi, en 2018 et 2019,

été partie prenante dans un projet éducatif résidant en ateliers

avec des classes des Écoles de Promotion sociale FPS

de Liège autour de la motion « Liège Ville Hospitalière ».

Projet que nous vous invitons à découvrir dans le texte suivant

intitulé « Champs pour une hospitalité possible » !

Philippe Evrard

Vice-directeur,

Les Territoires de la Mémoire

Exposition

Ceux qui les ont rencontrés

ne les ont peut-être pas vus

du mardi 12 novembre

au mardi 26 novembre 2019

Ateliers d’écriture

les samedis 16 et 23 novembre de 10h à 13h

sur le thème de l’accueil des migrants

Bibliothèque

George ORWELL

Contact

04 232 70 60

accueil@territoires-memoire.be

www.territoires-memoire.be

Sensibilisation, animation, éducation


CHAMPS POUR UNE HOSPITALITÉ POSSIBLE

« … Vite, fuite, douleur aux tripes vers d’autres pays

Laissant leurs objets de valeur

Avec comme seul bagage, la rage de s’en sortir

Ne plus craindre le pire

Il est le capitaine de son âme sur un bateau en flammes… »

Franck Philippe, mai 2019

Tout commença en 2018, lorsque

plusieurs classes des Écoles de

Promotion Sociale FPS de Liège

vinrent visiter l’exposition « Empire

» du photographe Samuel Gratacap

sur le camp de réfugiés de

Coucha en Tunisie, dans le cadre

du TempoColor au Centre culturel

Les Chiroux. Cette première rencontre

marqua le début d’un projet

d’ateliers avec des classes autour

de « Liège Ville hospitalière » : un

atelier de Slam avec la classe des

Animateurs Sportifs Interculturels

de Prévention (ASIP) et un atelier

de conception d’une « boîte à circulation

d’idées » avec la classe du

Certificat d’Études de Base (CEB).

Ce projet fut le fruit d’une coopération,

dans le cadre du projet

« Champs des Possibles », entre les

Écoles des FPS de Liège, le Centre

d’Action Laïque de la Province de

Liège, Arsenic2, Les Ateliers 04 et

Les Territoires de la Mémoire.

Chaque atelier fut précédé par une

séance d’information et de débat

assurée par les Territoires de la

Mémoire et le CAL de la Province

de Liège, autour de deux vidéos

réalisées dans le cadre de l’opération

« Aux Livres, Citoyens ! » et

du premier numéro hors-série sur

« Liège Ville Hospitalière » du Diversités

Magazine des Relations interculturelles

de la Ville. En substance,

les questions suivantes émergèrent

des débats : l’accès à un logement

décent ; la collaboration entre les

institutions publiques et les associations

présentes sur le terrain ;

l’information de la population sur

la motion notamment autour de

aux idées liberticides

l’accès au marché de l’emploi ; la

publicité des projets mis en œuvre

autour de l’accueil des migrants ;

la différence entre l’accueil d’un

migrant européen et d’un migrant

extra-européen.

La création de la « boîte à circulation

d’idées » fut portée par Les

Ateliers 04 avec l’aide d’Arsenic2.

Le principe étant que les idées de

cette boîte ont, comme les êtres

humains, le droit de circuler et bien

plus encore, s’enrichissent en circulant.

De cette boîte, le groupe décida

de faire une « boîte à parcours »,

une « boîte à mode d’emploi »

et « une boîte à bons plans ». Les

ateliers de Slam qui furent animés

par l’Ami Terrien, ont, quant à eux,

permis à des étudiants de s’exprimer

et d’échanger sur l’accueil des

migrants.

Toutes ces réalisations furent présentées

lors de la Fête du personnel

des Écoles FPS de Liège le 10

mai 2019. La « boîte à circulation

d’idées » se trouve dorénavant dans

le hall d’entrée des Écoles FPS de

Liège rue Darchis. Elle n’attend plus

que vous pour y placer et ainsi faire

circuler, à votre tour, vos bonnes

idées !

Michel Recloux

Coordinateur de la Bibliothèque

George Orwell des Territoires de la

Mémoire

Portez le Triangle Rouge Informez-vous Engagez-vous Votez pour résister

Sensibilisation, animation, éducation


HASSAN JARFI VIENT DE REMPORTER LE PRIX -

AWARD 2020 DE LA COALITION EUROPÉENNE

DES VILLES CONTRE LE RACISME

Les 22 et 23 novembre 2019 se

tenaient, à Barcelone, une Assemblée

Générale et une réunion du

Comité Directeur de la Coalition

Européenne des Villes contre le racisme/European

Coalition of Cities

Against Racism (ECCAR) dont la

Ville de Liège est membre depuis

2006, et qui compte aujourd’hui

146 Villes membres. C’est ainsi que

la Ville de Liège, qui avait proposé la

candidature d’Hassan Jarfi au Prix

ECCAR Award 2020, a appris que

le vote avait été émis en sa faveur

par les Bourgmestres des Villes de

la Coalition-ECCAR.

Hassan Jarfi: la lutte contre l’homophobie

et le racisme, un même

combat !

Né en 1953 d’une mère arabe et

d’un père awazigh, Hassan Jarfi

grandit à Casablanca au confluent

d’une mosquée, d’une cathédrale

et d’un cimetière juif. L’interreligiosité,

l’interculturalité et la mixité, il

les expérimentera encore, dès 1974,

sur un chemin d’exil où il côtoiera

aussi l’intolérance. Déterminé et

combatif, Hassan Jarfi décroche

une Licence (i.e. Master) en Arts et

Sciences de la Communication à

l’Université de Liège, et obtient ensuite

un Diplôme d’Études Approfondies

(DEA) en Soufisme à l’Université

d’Aix-en-Provence. Homme

de transmission et de dialogue, il

devient professeur de religion islamique

à l’Athénée Royal Charles

Rogier de Liège.

Le 6 février 2014 est créée, à Liège,

la “Fondation Ihsane Jarfi”, laquelle

entend lutter contre les discriminations

et l’homophobie. Cette Fondation

plonge ses racines dans un

drame, survenu le 22 avril 2012 : l’assassinat

homophobe d’Ihsane Jarfi,

le fils d’Hassan Jarfi. Elle concrétise

la volonté d’Hassan Jarfi d’œuvrer

en faveur de l’égalité, contre les discriminations

par le dialogue, - mais

sans concession à l’intolérance. Ce

qu’il appelle de ses voeux déjà en

2013, dans son livre Ihsane Jarfi :

le couloir du deuil. Ce livre, traduit

en arabe, fut, en outre, publié, sous

forme de feuilletons, par le quotidien

marocain Al Ahdath Al Maghribia,

là où l’homosexualité est illégale.

Son combat, Hassan Jarfi le mène

contre toutes les différentes formes

de discrimination :

« Je voudrais que nous tirions les leçons

de ce qui est arrivé à mon fils.

Que nous dépassions les discours

sur les discriminations. Ce n’est pas

suffisant de dire qu’on est contre

l’homophobie en accusant, par-derrière,

les Arabes ou les Juifs de tous

les maux de la société. Il faut affirmer

que toute discrimination est

inacceptable ! ».

Doté d’une capacité de mobilisation

exceptionnelle, Hassan Jarfi

emporte dans ses combats et ses

initiatives, la sympathie, l’adhésion

et le soutien de la Ville de Liège,

ainsi que de solides partenaires

issus des champs associatif, artistique,

socioculturel, académique,

économique et politique, et ce sur

les plans local, régional, interfédéral

et même international.

Hassan Jarfi a fait de la « Culture »

l’un des axes stratégiques de la Fondation,

un « vecteur de lutte contre

l’intolérance ». Ainsi la Fondation

organise-t-elle, en partenariat avec

le Théâtre de Liège, l’Opéra Royal

de Wallonie et l’Orchestre philarmonique

de Liège, d’importants

Sensibilisation, animation, éducation


événements culturels, des soirées

de gala. Ces spectacles poursuivent

des fins tout à la fois de sensibilisation,

de combat, et de collecte de

fonds.

Aussi la Fondation reçoit-elle

des dons d’entreprises privées et

des fonds collectés en son nom

par d’autres organisations : par

exemple, une vente aux enchères

organisée par la Pro League de

Football sous le slogan Football for

All. Ces dons et ces fonds, la Fondation

les destine à ses propres

actions, mais aussi à celles d’autres

associations ou des personnes

lauréates de ses propres appels

à projet. Elle mène également de

nombreuses actions de sensibilisation

aux discriminations auprès de

publics diversifiés. C’est que deux

de ses axes stratégiques résident,

l’un dans « l’interculturalité comme

mise en dialogue des univers de

représentation », et l’autre, dans

« la jeunesse comme espoir dans

l’avenir ». En somme, Hassan Jarfi

n’a de cesse d’aller témoigner, dialoguer

et défendre la tolérance sur

le terrain : dans les écoles, dans les

centres culturels, dans les associations,

dans la presse écrite et télévisée,

dans la rue (notamment dans

plusieurs Villes, lors de marches

contre les discriminations au nom

et en mémoire d’« Ihsane Jarfi »),

dans les quartiers, au plus près

des diversités sociales, socioculturelles

et religieuses, ainsi qu’auprès

d’autorités politiques et d’autorités

confessionnelles, ou encore lors de

rencontres locales ou internationales

sur la diversité organisées par

l’Université. La Fondation organise

aussi ses propres conférences, ou

encore son propre concours d’écriture

« Ihsane Jarfi » pour élèves du

secondaire, sur le thème suivant, en

2016, « Homophobie et Racisme,

même combat ? ». Depuis juin 2019,

la Fondation, soutenue par la Ville

de Liège, a lancé le projet, inédit

en Wallonie, d’un refuge à Liège,

pour jeunes reniés voire violentés,

et exclus de chez eux, en raison de

leur genre ou de leur orientation

sexuelle.

Il est significatif que le parcours

exemplaire d’Hassan Jarfi lui ait valu

de recevoir, en septembre 2018, les

insignes de Docteur Honoris Causa

de l’Université de Liège.

Against Homophobia

Sensibilisation, animation, éducation


INSERTION SOCIALE ET

SOCIO-PROFESSIONNELLE


LA PLACE DES MIGRANTS DANS LE PLAN

DE COHÉSION SOCIALE 2020-2025

DE LA VILLE DE LIÈGE

En vue de l’élaboration du nouveau

Plan de Cohésion Sociale (PCS) de

la Ville de Liège, le nouveau Collège

communal a demandé à ses

partenaires locaux d’interroger et

de creuser trois axes prioritaires :

l’insertion socioprofessionnelle, le

logement et la santé. C’est ainsi

qu’en vue de réaliser un diagnostic

sur ces trois problématiques, des

réunions se sont tenues en février

et en mars 2019. Le diagnostic

a permis de définir des objectifs

communs pour ces trois axes, mais

aussi de réfléchir à leur articulation

par un travail en réseau entre institutions,

et par un travail de réseau

autour des personnes en difficulté.

Le Plan de Cohésion Sociale 2020-

2025, élaboré sur cette base, a été

approuvé par le Conseil communal

en sa séance du 27 mai 2019, ainsi

qu’ultérieurement, par le Gouvernement

wallon, en sa séance du 22

août 2019.

Que prévoit le Plan de cohésion

sociale 2020-2025 pour les migrants

?

Plusieurs propositions d’actions

ont été retenues par le Collège

communal.

Dans notre ville où 40% des Liégeoises

et Liégeois sont nés à

l’étranger, il est apparu que l’insertion

socioprofessionnelle des migrants

était l’enjeu prioritaire. En

complémentarité avec des initiatives

locales d’intégration et avec le

travail mené par le Centre Régional

pour l’Intégration des Personnes

Étrangères ou d’origine étrangère

de Liège (CRIPEL), la Ville de Liège

mise, pour sa part, sur le financement

de l’« accompagnement

individualisé » à la formation ou à

l’emploi des personnes migrantes

qui viennent d’obtenir le statut de

réfugié. Ainsi le Plan de Cohésion

Sociale de la Ville de Liège financet-il

les actions du Service d’Accueil

des Demandeurs d’Asile (SADA),

de l’asbl Cap Migrants, de Live in

Color et de la Coordination d’Associations

liégeoises d’Insertion et de

Formation (CALIF). Enfin, La participation

de la Ville de Liège au réseau

et au projet européens Union-

MigrantNet (UMN), - piloté par la

Confédération Européenne des

Syndicats, et dédié à l’inclusion socio-professionnelle

des migrants -,

témoigne de sa volonté de devenir

encore plus hospitalière (cf. p.26-27

de ce numéro).

En matière de logement, le financement

de la campagne « Devenir

propriétaire solidaire », - que nous

avions décrite en page 19 du 1er

Hors-série sur « Liège Ville Hospitalière

» -, vise à faciliter l’accès

au parc locatif privé. Par ailleurs,

le financement des Abris de nuit

bénéficie aux sans-papiers ou aux

migrants en transit. Enfin, la Ville de

Liège et son CPAS viennent d’intégrer

le réseau européen URBACT-

ROOF, qui entend chercher des solutions

innovantes au sans-abrisme.

En matière de santé, il s’agit principalement

d’assurer un accès de

type « bas seuil », c’est-à-dire inconditionnel,

à la santé via le Relais

santé du CPAS de Liège, ou à des

structures socio-sanitaires (Abri

de jour, La Fontaine, Sida Sol Asbl,

etc.).

Pour une vision détaillée des actions,

n’hésitez pas à télécharger

le Plan de Cohésion Sociale 2020-

2025 sur le site Web de la Ville de

Liège.

Gregor Stangherlin

Chef de projet

Plan de Cohésion Sociale

de la Ville de Liège

Contact

gregor.stangherlin@liege.be

Insertion sociale et socio-professionnelle


UNION MIGRANT NET - UMN

UN RÉSEAU DE VILLES EUROPÉENNES POUR LES

DROITS DES TRAVAILLEUR.EUSE.S MIGRANT.E.S

Depuis quelques mois, des municipalités

européennes souhaitent

développer sur leur territoire des

initiatives en faveur des droits

fondamentaux des personnes migrantes

qui y résident – quel que

soit leur statut de séjour – dans un

contexte légal et politique national

souvent hostile à celles-ci. C’est

en ce sens que la Ville de Liège,

La Confédération Européenne des

Syndicats, le Centre d’Éducation

Populaire André Genot (CEPAG),

Le Monde des Possibles ASBL et

la FGTB Fédérale œuvreront en

2020-2021 au projet Union Migrant

Net (UMN) soutenu par le Fonds

Européen AMIF (Asile & Migration).

Concrètement, les membres de la

fonction publique de Sofia, Athènes,

Ljubljana, Milan, Trieste et Liège

travailleront sur les modalités pratiques

de l’élargissement progressif

des services publics à la réalité des

besoins des personnes migrantes.

Les activités envisagées sont :

• Des échanges entre partenaires

liégeois (personnes migrantes,

secteur associatif, monde syndical,

entreprises d’Économie sociale

et solidaire) qui aborderont

les droits des travailleurs.euses

migrant.e.s dans l’économie formelle

et les éléments de réponse

apportés par l’Économie sociale

et solidaire (ESS).

• Des ateliers avec des fonctionnaires

des villes partenaires sur

leurs approches spécifiques, sur

leurs cadres juridiques régionaux

et nationaux, en envisageant

les alliances possibles avec par

exemple C-MISE, Eurocities, Solidarity

Cities, City of Refuge, etc.

• Un manuel reprenant des pratiques/recommandations

qui

puissent être transférées dans

d’autres villes : la reconnaissance

des savoir-faire, le statut des

travailleur.euses, des initiatives

d’ESS existantes (École des Solidarités,

Interprétariat en milieu

social, etc.)

• Un colloque final pour identifier

les pistes de développement et

l’articulation des apprentissages

d’Union Migrant Net aux dispositifs

existants.

Le projet Union Migrant Net constituera

une opportunité pour Liège

de valoriser des pratiques innovantes

d’inclusion des personnes

migrantes dans la Commune, et de

poursuivre la mise en pratique de la

motion « Liège, ville hospitalière »

en s’inspirant de ses voisins européens.

Insertion sociale et socio-professionnelle


L’économie sociale – vectrice d’inclusion des personnes d’origine

étrangère

Le Comité Économique et Social Européen souligne dans un avis

d’initiative, rédigé en mai 2018, que les entreprises d’économie

sociale constituent un vecteur d’inclusion des personnes d’origine

étrangère en leur proposant un emploi, une formation, en pointant

quelques pratiques qui y contribuent.

Un exemple de pratiques entre partenaires des villes européennes

pourra traiter de la sensibilité des appels d’offres des marchés publics

sur le développement d’initiatives d’Economie sociale et solidaire,

portées par des personnes issues des migrations (voir à cet

égard les villes de Naples ou Utrecht par exemple).

Mais Union Migrant Net à Liège poursuivra aussi un esprit de coconstruction,

d’articulation des dispositifs entre les partenaires

locaux (Université, Ville, associations, entreprises d’ESS mais aussi

CPAS, CRIPEL, FOREM, etc.). À l’instar des actions proposées

dans les différents groupes de travail autour de la motion « Liège

Ville Hospitalière », Union Migrant Net tentera de consolider la politique

communale engagée à l’égard des personnes migrantes. Ce

qui pourra alimenter la réflexion sur l’accueil respectueux des droits

fondamentaux que la Cité ardente réserve à ses nouveaux résidents.

Le Monde des Possibles ASBL

Contact

lemondedespossibles@gmail.com

Insertion sociale et socio-professionnelle


LE FOREM ET SES PARTENAIRES

ACCOMPAGNENT ET FORMENT

LES PERSONNES PRIMO-ARRIVANTES

Depuis octobre 2016, l’équipe « migrants

» du Forem sur le territoire

Liège-Huy-Verviers est effective.

Elle est constituée de cinq conseillères

qui accompagnent le public

primo-arrivant et d’une formatrice

en Français Langue Étrangère chargée

du développement de l’offre de

formation interne à l’attention de ce

public. À ce jour, près de 1600 personnes

ont bénéficié d’un accompagnement.

Dans le cadre de ce service, le Forem

coordonne, depuis novembre 2017,

un projet européen soutenu par la

programmation Erasmus+ Belgique

– le projet « MOVE-EU » – qui regroupe

sept partenaires. L’objectif

du projet est de créer et d’expérimenter

des formations en Français

Langue Étrangère dont la spécificité

porte sur la manière de donner

des repères structurants et dimensionnés

à l’oral et à l’écrit, à des

personnes qui ne maîtrisent pas le

français, tout en travaillant d’autres

compétences nécessaires à la poursuite

d’une formation qualifiante ou

à l’exercice d’un métier.

Enfin, depuis 2017, le Forem a étendu

l’offre de formation à destination

des personnes primo-arrivantes via

un appel à projets auprès des opérateurs.

Les thématiques développées

sont : le « Français métier »,

la mobilité, la recherche d’emploi

et le mentorat. Pour le territoire de

Liège-Huy-Verviers, cela représente

25 projets sélectionnés pour une

prise en charge annuelle de 268 demandeurs

d’emploi primo-arrivants.

Ces actions sont portées par un

large et étoffé réseau d’opérateurs

(IFAPME, Centres d’insertion socioprofessionnels

– CISP -, Régies de

quartier, Centres de formation de

l’AVIQ, secteur associatif, etc.).

Eric Moens

Le Forem

Contact de l’Équipe Migrants du

FOREM de Liège-Huy-Verviers

migrants.liegehuyverviers@forem.

be

Facebook de MOVE-EU :

www.facebook.com/Move-

Eu-148396085794443/

VIDEO avec Eric Moens sur le projet MOVE-EU coordonné par le Forem

Insertion sociale et socio-professionnelle


LE CPAS ET LES ACTIONS MENÉES PAR SON

SERVICE D’ACCUEIL DES DEMANDEURS D’ASILE

(SADA)

Le CPAS de Liège maintient son investissement

dans la recherche de

réponses concrètes à certaines problématiques

liées à l’accueil des demandeurs

d’asile tout en renforçant

sa cohérence organisationnelle et

l’adéquation entre les pratiques et

missions légales.

Ainsi, à titre illustratif, la « centralisation

» de la prise en charge des

Mineurs Étrangers Non Accompagnés

(MENA), depuis le 1er janvier

2018, au Service Appui 0-18 ans du

CPAS permet de les accompagner

davantage au niveau socio-éducatif.

L’accès à l’Aide Médicale Urgente

(AMU) au Relais Santé permet

quant à lui d’unifier en un seul lieu la

prise en charge médico-sociale des

personnes en séjour illégal.

Par voie de conséquence, les missions

du Service d’Accueil des

Demandeurs d’Asile (SADA) ont

été recentrées sur l’accueil et l’accompagnement

des personnes

en séjour précaire, temporaire ou

reconnues réfugiées, notamment

au sortir du réseau d’accueil de

l’Agence Fédérale pour l’Accueil des

Demandeurs d’Asile (FEDASIL). Le

CPAS veille tout particulièrement

à adapter ses pratiques aux spécificités

de ce public particulier, par

exemple en les aidant à valoriser

leur diplôme du pays d’origine.

En matière de logement, pour faciliter

le processus d’installation, le

CPAS a dorénavant depuis cette

année 2019 – moyennant examen

individualisé – la possibilité d’avancer

la garantie locative à hauteur de

deux mois maximum (au lieu d’un

seul mois auparavant) ainsi que le

premier loyer, ou encore d’octroyer

une prime d’installation.

En matière d’insertion socio-professionnelle

du public du SADA, les

priorités demeurent l’activation des

droits sociaux dès l’acquisition d’un

statut de séjour et l’inscription des

demandeurs dans un projet individualisé

cohérent avec leur parcours

migratoire et les opportunités d’intégration.

Cet accompagnement est vitalisé

par :

• des éducateurs qui aident à accélérer

les démarches de valorisation

des droits sociaux et permettent

de contourner certains

freins, tels que la langue ou la

méconnaissance de la sécurité

sociale ;

• la systématisation du travail de

« bilantage » prenant en compte

les spécificités du parcours migratoire

et les pistes d’acquisition/validation

de compétences ;

• la priorité accordée, dans le suivi

des dossiers, à l’inscription dans

des dispositifs d’insertion sociale

ou professionnelle (par exemple,

pour apprendre le français) et

dans les services qui accompagnent

de manière spécifique

les migrants.

Richard Fonbonne

pour le CPAS de Liège

&

Sabine Bogemans

pour le SADA

© Fedasil

Insertion sociale et socio-professionnelle


LE PARCOURS D’INTÉGRATION EN WALLONIE :

RETOUR SUR LES NOUVELLES DISPOSITIONS

EN VIGUEUR

Depuis le 19 mai 2016, l’obligation

pour une personne primo-arrivante

de suivre ce qu’on appelle le « Parcours

d’intégration » est de vigueur

en Wallonie. Ce parcours - qui se

veut être un processus d’émancipation

pour ces personnes nouvellement

arrivées en territoire francophone

- est organisé par les Centres

Régionaux d’Intégration (CRI) de

Wallonie. Ceux-ci, dont le Centre

Régional pour l’Intégration des

personnes étrangères ou d’origine

étrangère de Liège (CRIPEL), ont

pour mission l’accueil et l’accompagnement

des nouveaux résidents

étrangers afin de les aider à acquérir

les connaissances de base sur le

fonctionnement de la société et les

relations sociales en Belgique, en

vue de faciliter leur intégration sur

le territoire.

Si le nouveau décret du 17 décembre

2018 n’a pas modifié en

profondeur le « Parcours d’Intégration

», certains éléments en ont

néanmoins été révisés.

Le Module d’accueil obligatoire se

compose toujours des différentes

étapes suivantes :

• un bilan social individuel et confidentiel

afin d’orienter la personne

au mieux et de définir les termes

de la Convention du Parcours

d’intégration;

• une information, individuelle ou

collective, sur les droits et les devoirs

de toute personne résidant

en Belgique ;

• une aide (ou une orientation vers

les services d’aide) à l’accomplissement

des démarches administratives

;

• un test d’évaluation du niveau de

français. Réalisé antérieurement

exclusivement par un opérateur

agréé, il peut aujourd’hui être effectué

par le CRI également.

Au terme du Module d’accueil, une

Convention est toujours signée

entre le CRI et la personne primo-arrivante

et engage celle-ci à

suivre :

• Une formation à la citoyenneté

obligatoire de 60h minimum et

non plus 20h comme c’était le cas

auparavant ;

• Une formation à la langue française

au besoin, qui est passée de

120h à 400h minimum (ou jusqu’à

la certification d’un niveau A2 minimum)

;

• Une orientation, si besoin, vers le

dispositif d’insertion socioprofessionnelle,

qui n’a pas subi de modification

décrétale et reste donc

fixée à 4 heures minimum ;

• Des rendez-vous obligatoires

et au minimum semestriels, ont

toujours lieu entre le CRI et la

personne durant la durée de son

Parcours afin d’évaluer et de réadapter,

si nécessaire, son plan de

formation ;

• Un test de validation des acquis

en français, qui peut dorénavant

être réalisé par le CRI, mais aussi,

comme auparavant, par un opérateur

agréé.

Les délais n’ont, quant à eux, subi

aucun changement. À partir de

la date de commande du titre de

séjour à la Commune, la personne

a toujours 3 mois maximum pour

prendre contact avec le CRI compétent

sur son territoire et 18 mois

au total pour effectuer l’ensemble

de son Parcours d’Intégration. Cela

donne lieu à la production d’une

attestation de fréquentation qui

pourra être valorisée dans une

éventuelle démarche future d’obtention

de la nationalité belge.

Contact

04 220 01 20

info@cripel.be

Régis Simon

CRIPEL

Insertion sociale et socio-professionnelle


RESSOURCES

Livres

• Coordination et initiatives pour

réfugiés et étrangers (CIRÉ), Réfugiés

& étrangers. Petit guide antipréjugés,

Ciré asbl, Bruxelles, édition

2019.

• Annalisa Lendaro, Claire Rodier,

Youri Lou Vertongen (sous la dir.),

La crise de l'accueil. Frontières,

droits, résistances, La Découverte,

2019.

• Claire Rodier avec la collaboration

de Catherine Portevin, Migrants

& Réfugiés : réponse aux indécis,

aux inquiets et aux réticents, Paris,

La Découverte, 2018 (nouvelle éd.

mise à jour ; 1ère éd. 2016).

• Michel Agier, L'Étranger qui vient.

Repenser l'hospitalité, Paris, Seuil,

2018.

• Christine Barras et Altay Manço

(sous la dir.), L’accompagnement

des familles. Entre réparation et

créativité, L’Harmattan, Coll. Compétences

interculturelles, 2019.

• Altay Manço, Saïd Ouled El Bey,

Spyros Amoranitis (sous la coord.),

L’apport de l’Autre. Dépasser la

peur des migrants, L’Harmattan,

Coll. Compétences interculturelles,

2017.

• Sarah Spencer & Nicola Delvino,

Migrants with Irregular Status in

Europe: Guidance for Municipalities,

Compas – University of Oxford,

2019.

Romans

• Louis-Philippe Dalembert, Mur

Méditerranée, Sabine Wespeiser

Editeur, 2019.

• Marie Darrieussecq, La mer à l’envers,

Editions P.O.L, 2019.

Récits-témoignages

• Cristina Cattaneo, Naufragés sans

visage. Redonner un nom aux victimes

de la Méditerranée, Paris,

Albin Michel, trad. franç. de l’italien

Pauline Colonna d’Istria, 2019.

• Bernadette Mouvet, Être avec eux.

Petit journal d’une hébergeuse de

migrants, Ed. du Cerisier, 2019.

• Altay Manço et Joseph Katugu

(sous la coord.), Insertion des travailleurs

migrants. Efficacité des

dispositifs, L’Harmattan, Coll. Compétences

interculturelles, 2018.

Vidéos

Michel Agier (anthropologue)

L’hospitalité aujourd’hui

New Neighbours : Belgique, Le

choix de Danielle, Rtbf

Court-métrage Hair Love

© Sony Pictures Animation.


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