Francine Lescot. La… - Conseil général du Doubs

doubs.fr

Francine Lescot. La… - Conseil général du Doubs

Le magazine du Département • mars 2011

n°175

186

dossier

Un tournant historique

pour le logement social

www.doubs.fr

zoom : Coopilote assure un démarrage

en douceur des entreprises nouvelles p 26

actualites : Des échanges constructifs

entre Mobidoubs et ses voyageurs p 12


En raison des élections cantonales des 20 et 27 mars,

et par respect pour la démocratie,

Claude Jeannerot, président du Conseil général,

a souhaité ne pas publier d’éditorial

dans ce numéro de Vu du Doubs.

2 vu du doubs mars 2011


sommaire

p 12 p 11 p23

04

mémo du mois

Action sociale

vie du Doubs

rencontres

05

Francine Lescot, scieuse

06

• Le droit au répit avec l’ALEDD

et heureuse de l’être

insertion

rencontres

21

Pays de Montbéliard : des femmes

06

• Sur le pont de Beure, ni on ne

sur les chemins de l’emploi

08

marche ni on ne roule à vélo

• La Hollande sur un plateau

Infrastructures

dossier

p 13

Un tournant historique

pour le logement social

10

à fromages

• Gilles Curtit, président de la

Chambre de commerce et d’industrie

actualités

• Le Conseil général a rendu

23

routes

RD 75 : un grand chantier achevé

Emploi et Insertion

filière bois

hommage à Robert Schwint

12

Charm’ossature séduit

• Les élus réclament le maintien de

les bâtisseurs

Réseau ferré de France à Besançon

économie

zoom

p 26

11

• Mobidoubs : des échanges

constructifs avec les voyageurs

24

• Belot rejoint

Franche-Comté Élevage

Création d'entreprise :

Coopilote assure

un démarrage en douceur

07

Culture

rencontres

Dans les locaux du Conseil général :

25

• Marilyn Paquin, un cœur

d’artisan gros comme ça

• Jouet Center mise sur l’accueil

zoom

• Les impressions sur toiles

26

Création d'entreprise : Coopilote

d’Anne-Lise Hammann Jeannot

assure un démarrage en douceur

• Quand des amateurs

rencontrent des professionnels…

Tourisme

• L’Art sans fard

28

Des idées d’évasion sur

culture

www.doubs-reservation.com

30

• La passion selon Myriam

à la Ferme Courbet

Divers

Logement

30

événement

Élections : 18 cantons

dossier

renouvelables les 20 et 27 mars

13

Un tournant historique

opinions

pour le logement social

32

Les élus s’expriment

Photo de couverture :

Un ensemble de logements sociaux

bien intégré, à Pontarlier.

20

Éducation

collèges

Mandeure a son collège restructuré

34

détente

Recette et énigme

mars 2011

vu du doubs

3


mémo du mois

51 737

0 800 650 309

C’est le numéro vert, gratuit, mis en place par EDF

pour venir en aide aux clients qui rencontrent des

difficultés financières et sociales. Un conseiller "solidarité"

leur fournit des conseils pratiques pour bénéficier de

solutions personnalisées et d’un accompagnement adapté

à leur situation, en relation avec les collectivités et les

organismes sociaux. Grâce aux différentes aides mises

en place, le nombre de coupures d'électricité a été

divisé par 7 en 15 ans. En Franche-Comté, moins

de 0,5 % des clients EDF ont connu

cette situation extrême.

30 mars

Ce jour-là, Développement 25 et Pays de Montbéliard

Agglomération proposent un nouveau rendez-vous à tous les

créateurs et repreneurs d’entreprise, à la pépinière d’Étupes.

De 14h à 18h, trois conférences se succéderont sur les thèmes

de la création en général, de l’étude de marché et des relations

bancaires (comment convaincre son conseiller financier ?).

Lors d’ateliers, les porteurs de projet pourront solliciter, de

façon confidentielle, l’avis de spécialistes : experts-comptables,

banquiers, organismes de conseil et caisse sociale. L’accès

aux conférences est libre et s’adresse à tous, quel que soit

l’état d’avancement du projet. Inscription aux ateliers

auprès de Mireille Beaumont

(Développement 25) au 03 81 65 10 20.

C’est le nombre de visites enregistrées par le nouveau

site Internet des Archives départementales entre le 29 août,

date de son lancement, et le 31 décembre 2010, pour près de

130 000 pages vues par mois. C’est un véritable démarrage en

flèche puisqu’il n’enregistrait que 800 visites auparavant. Il faut dire

qu’avec ses actualités régulièrement mises à jour, il est très attrayant.

Pratique, il indique l’essentiel sur le fonctionnement des Archives. Mais

c’est, bien entendu, l’accès aux inventaires en ligne et aux documents

numérisés qui attire le plus d’internautes, généalogistes et historiens

notamment. Un autre chiffre ne trompe pas sur le succès

rencontré par ce site : le taux de nouvelles visites s’élève à

43,6 %. Alors, rendez-vous sur http://archives.doubs.fr

TNT

Télévision numérique terrestre devait signifier Télévision

numérique pour tous. Mais force est de constater que, depuis

l’extinction de la diffusion analogique au profit de la technologie

numérique, le 16 novembre 2010, la TNT paraît “brouillée” avec

certains territoires du Doubs. « De nombreux habitants se plaignent

de la qualité du service », soulignait le président Claude Jeannerot dans

un courrier qu’il a adressé, le 8 février dernier, au président du Conseil

supérieur de l’audiovisuel (CSA) et à celui du groupement France

Télé Numérique. « Sont mentionnés des difficultés de réception, des

interruptions fréquentes, des images qui se figent… » Le Haut-Doubs,

la vallée de la Loue et le val de Morteau sont particulièrement

touchés. Claude Jeannerot leur a demandé de résoudre

ces problèmes dans les meilleurs délais.

82 %

Les dix communes les plus importantes du Doubs

rassemblent à elles seules 82 % des logements sociaux.

Malgré la progression de ses effectifs, le parc social voit

sa part régresser parmi les résidences principales (14,7 %

en 2007 contre 17,5 % en 1982), tandis que celle des

propriétaires occupants progressent (57,7 % contre 49 %

sur la même période). Ce sont quelques-unes des

informations clés qui ressortent de la Conférence

de l’habitat organisée par le Conseil général

mi-janvier (voir pages 13 à 18).

4 vu du doubs mars 2011


vie du doubs

Francine Lescot,

scieuse et heureuse

de l’être

À la tête de la scierie du Lomont :

Francine Lescot. La jeune femme

a repris l’entreprise familiale et la

dirige avec enthousiasme. À ses

côtés, Jérémy, Olivier et Vincent,

ses indispensables complices.

Son sourire malicieux l’aide à remballer

les esprits machos qui s’étonnent encore

de voir une femme à la tête d’une scierie.

Du haut de ses 30 ans, Francine Lescot

est comme un poisson dans l’eau dans ce

milieu de forestiers où elle baigne depuis

toujours. Lorsque son père, Denis, fondateur

de l’entreprise, disparaît brutalement,

en février 2006, la question de la transmission

ne s’est pas posée longtemps. « J’étais

encore en formation [de gestion, N.D.L.R.].

Mais il était hors de question, pour moi,

que la société soit vendue. Au début, ce fut

difficile, il m’a fallu apprendre. Mais quand

on aime… Les machines, je les connaissais,

j’avais déjà remplacé mon père. Et j’ai trois

salariés compétents qui me soutiennent ».

Le Conseil général

a joué un rôle d’accompagnement

fort dans ce projet

de reprise en lui

attribuant un prêt

d’honneur.

Ce que préfère

Francine Lescot,

c’est être dehors,

sur le terrain. Mais elle doit aussi assurer

les relations commerciales et quelques

tâches administratives. En ces temps de

crise économique, la jeune femme peut

compter sur les bonnes relations que son

père avait nouées avec les clients et les

Un métier

qui ne doit pas faire peur

aux femmes

autres scieurs. « Ils m’ont beaucoup épaulée,

on s’échange du travail. C’est ce qui est

beau dans ce métier, ce partenariat avec

les confrères. » La scierie du Lomont assure

sciage, étuvage et séchage de feuillus et de

résineux. Mais pour maintenir le cap, elle a

dû se diversifier. « On fait un peu de charpente,

de bardage et de produits finis pour

la clientèle locale. Ca nous aide beaucoup »,

assure la jeune femme.

Sous l’immense

charpente de la

scierie, œuvre de

son père, Francine

Lescot travaille avec

Vincent, Olivier et

Jérémy. Ici, comme

dans toutes les

scieries, les tâches

les plus difficiles

sont mécanisées. « Scieur, c’est un très

beau métier. Il ne faut pas que les femmes

aient peur de le faire. Ce sont des entreprises

familiales où l’on partage plein de

choses. Et puis, ce sont des emplois nondélocalisables

! »

Francine Lescot entourée de Jérémy, Olivier et Vincent, ses collaborateurs.

« Faites-vous une idée neuve

du métier de scieur »

Tel est le slogan de la campagne que

vient de lancer l’Adib (Association de

développement des industries du bois)

pour promouvoir le métier et revaloriser

son image. « Une révolution technologique

a transformé les scieries, elles sont

aujourd’hui proches du monde industriel »,

estime Julie Rossignon, chargée de

communication. Pour cette campagne,

les scieurs de résineux et de feuillus franccomtois

(160 entreprises, dont 58 dans

le Doubs) se sont alliés pour créer un logo

commun, que l’on peut découvrir,

avec une mine d’autres infos sur la filière,

sur www.foret-bois-franche-comte.com,

rubrique La scierie au 21 e siècle.

Le Conseil général soutient l’Adib dans

son action de conseil, d’information et de

formation pour renforcer la compétitivité

des entreprises. Une partie conséquente

de son aide est consacrée aux actions

collectives en faveur des scieries.

mars 2011

vu du doubs

5


encontres

Le droit au répit

avec ALEDD

Depuis plus de 10 ans, Aledd* permet

aux enfants handicapés du Doubs

d’avoir accès à des loisirs périscolaires les

mercredis après-midi, à des sorties et des

vacances à la mer et à la montagne. Ils

peuvent ainsi pratiquer des activités selon

leur degré de déficience. « C’est une façon

pour les enfants et les jeunes de partir aussi

sans leurs parents, de découvrir la vie hors

de leur foyer, dans des établissements adaptés.

Ils se forgent des souvenirs… comme

les autres jeunes, souligne Ilva Sugny,

co-fondatrice et présidente d'Aledd. Pour

les familles, ce sont des périodes de répit

appréciables, un ballon d’oxygène dans un

quotidien lourd à gérer. »

Des moments récréatifs et... gourmands.

Entre 20 et 25 jeunes accueillis

Compléments indissociables de la socialisation

de l’enfant, les activités périscolaires

proposées à Besançon sur trois sites (deux

à l’école Condorcet et un à la MJC de

Palente) sont réalisées en partenariat avec

des structures existantes. « Grâce au soutien

indéfectible du Conseil général depuis

notre création en 1998, poursuit Ilva Sugny,

l’association peut accueillir chaque semaine

de 20 à 25 jeunes, tous handicaps confondus,

en centres de loisirs, encadrés par du personnel

compétent ».

Aledd est l’alliée indispensable des jeunes

handicapés, pour les accompagner dans

leur intégration sociale, et des familles,

pour leur permettre de se ressourcer.

*Aledd (Association pour les enfants

différents mais déterminés),

14 rue Violet, 25000 Besançon.

Tél. / Fax : 03 81 83 53 69

Sur le pont de Beure,

ni on ne marche ni on ne roule à vélo

Avec l’ouverture, dans quelques mois,

du contournement ouest de Besançon

par la voie des Mercureaux et le pont

de Beure, les habitants du village, mais

aussi de Fontain, Arguel, Pugey, Larnod et

d’autres villages environnants, sont mobilisés

en faveur de la sécurité. « Nous

avons créé le collectif "Vélos, piétons,

tous « sûr » le pont" début 2010, rappelle

Maryse Juillet, l’une de ses membres. Nous

demandons aux autorités compétentes

d’envisager un aménagement sécurisé

pour traverser le Doubs car, curieusement,

rien n’a été prévu. »

Des solutions à l’étude

Ce tronçon routier réalisé par l’État

constitue en effet un véritable point noir.

En l’absence d’une piste ou d’une bande

cyclable, le collectif craint pour la sécurité

des usagers, avec le surcroît de circulation

qui résultera de l’ouverture de la voie

rapide, « notamment pour ceux qui se

rendent sur leur lieu de travail à vélo et

rallient Planoise quotidiennement ».

Informés, les collectivités (mairies, Conseils

régional et général, Grand Besançon), les

députés, la Préfecture reconnaissent le

bien-fondé de la demande du collectif,

relayant l’information jusqu’au plus haut

niveau de l’État. « La Direction régionale

de l'environnement, de l'aménagement

et du logement (DREAL) s'est engagée à

réaliser une étude de faisabilité d'un aménagement

sur le pont. La solution pourrait

consister en la création d'un aménagement

en site propre par encorbellement

ou d'une passerelle réutilisant les piles

de pont précédent. Nous attendons la réponse

avec impatience ! »

Un aménagement est nécessaire pour traverser le Doubs.

www.tous-sur-le-pont.over-blog.com

6 vu du doubs mars 2011


Le Conseil général accueille… Tél. 03 81 25 85 78

Les impressions sur toiles

d’Anne-Lise Hammann Jeannot

L'artiste dans son atelier.

Anne-Lise Hammann Jeannot entraîne

les spectateurs de ses œuvres

Entre rêve et réalité comme l’indique le

titre de son exposition dans le hall de

l’Hôtel du Département, à Besançon. « La

nature constitue ma source d’inspiration,

mais de façon tout à fait indirecte : à travers

ses jeux de lumière, le rythme de ses

formes et de ses couleurs, je saisis des impressions

aux limites de l’abstraction »,

explique l’artiste d’origine suisse installée

à Franois, aux portes de Besançon. Il est si

rare de voir son travail raffiné qu’il ne faut

pas laisser passer cette occasion. Enfants

et adultes qui participent à ses ateliers,

à l’association La Clé, ne seront plus les

seuls désormais à partager son univers

poétique !

Ses toiles quasiment monochromes, dans

des camaïeux de rouge ou de bleu, notamment,

captent la lumière avec délicatesse.

Elle forme un halo mystérieux qui

enveloppe les signes et les objets jusqu’à

les faire vibrer de vie, comme autant de

traces qui surgiraient d’une fouille minutieuse.

Anne-Lise Hammann Jeannot est

en cela une archéologue de l’imagination,

laissant chacun de ses spectateurs libre

face à ses émotions.

Jusqu’au 31 mars. Hôtel du Département,

7 avenue de la Gare d’Eau à Besançon.

Quand des amateurs rencontrent des professionnels…

Qu’est-ce qu’ils se racontent ? Des

histoires d’artistes, bien entendu,

de techniques, d’inspiration… C’est le

principe retenu pour cette exposition

qui mêle les genres à dessein. Pour la

première fois, cinq agents du Conseil général

sélectionnés sur dossier présentent

quelques-unes de leurs réalisations auprès

des œuvres de Rémy Pidancet et de

Vincent Silvert. « Nous allons leur faire

part de notre propre expérience puisque,

nous aussi, nous sommes des autodidactes

au départ, commente le premier.

Ce sera l’occasion d’échanger des conseils,

de les aider à tirer parti de leurs qualités

pour affirmer leur style. »

Pierre Vermot-Desroches, artiste reconnu,

met en scène cette rencontre. Rémy Pidancet

puise dans un imaginaire riche

des dessins visionnaires aux confins du

surréalisme, tandis que Vincent Silvert

excelle dans un style réaliste aux règles

académiques rigoureuses. Claude Krucien

pourra partager avec lui son goût pour le

trompe-l’œil et les perspectives complexes

saisies au fusain. Patrick Lemoine et Patricia

Bourgeois s’expriment l’un et l’autre par

la photo, le premier dans une veine expressionniste,

la seconde avec un sens aigu de

la mise en scène. La couleur permet à Nelly

Mariller de traduire « un monde intérieur

en résonance avec l’autre », tandis qu’elle

donne forme, chez Christiane Sonney, à de

lumineux paysages saisis dans l’instant.

Une exposition tous publics pour toutes

les sensibilités.

Jusqu’au 31 mars.

Espace 13-15 rue de la Préfecture à Besançon.

L’Art sans fard

L’exposition de l’association Idoine se

prolonge jusqu’à la fin du mois à la

Maison du Département, à Montbéliard.

Une cinquantaine d’œuvres créées par

des personnes en situation de handicap

mental, peintures et sculptures, révèlent

un art à la fois singulier et pluriel.

Pour l’association basée à Besançon,

l’expression artistique est un moyen de

lutter contre les préjugés et de s’enrichir

mutuellement.

Un dessin récent de Rémy Pidancet.

La Conquete de l'Ouest par Vincent Silvert.

Jusqu’au 31 mars. Maison du Département,

41 avenue du Maréchal-Joffre à Montbéliard.

mars 2011

vu du doubs

7


encontres

Gilles Curtit,

président de la Chambre de

commerce et d’industrie

Aldert et Sarkie Lozeman.

La Hollande

sur un plateau à fromages

aux portes de Besançon

En Hollande, le gouda se déguste

depuis le Moyen Âge. Fromage doux,

reconnaissable à sa croûte paraffinée, il est

toujours fabriqué dans les fermes des polders,

et vendu au marché de Gouda, près

de Rotterdam. Depuis neuf ans, le Doubs

produit son gouda : le Fromagerolles, de

la ferme de la Motte, à Mazerolles-le-Salin

dans le Doubs. Fin 2002, l'exploitation tenue

par un Suisse est rachetée par Aldert

et Sarkie Lozeman. Le jeune couple, enfants

de paysans hollandais, qui cherche à

s'établir en France est séduit par le village

et par la ferme. Depuis, trois garçons ont

agrandi le cercle familial.

Un gouda authentique

Aldert et Sarkie ont appris leur métier de

fromager sur le tas. L'exploitation comprend

80 hectares de prés, 14 de céréales,

55 vaches laitières de races hollandaise,

vosgienne, monbéliarde et 35 génisses.

La production laitière (15 000 litres) est

en partie livrée à la fromagerie Mulin, à

Noironte (gruyère, emmental bio), et en

partie transformée sur place en gouda

moulé sans colorants, ni conservateurs,

aromatisée aux herbes, bio à 100%. Dans

le laboratoire nickel, la cuve de 350 litres

a été complétée cette année d’une deuxième

de 850 litres.

Le résultat n’a rien à voir avec les goudas

industriels. Le Fromagerolles est onctueux,

parfumé, goûteux, à déguster avec un vin

rouge fruité. Neuf variétés sont proposées

au choix : à l'ail, au persil, au cumin, au

femu grec (noix), aux orties, au poivre, au

clou de girofle, et donc aux herbes. Vente

à la ferme les mardis et jeudis, de 19h30 à

20h30, ou sur rendez-vous, et sur les marchés

de Pelousey, Dannemarie-sur-Crête,

Villers-Buzon, Pugey, ainsi qu’au magasin

Doubs Pâturages à Besançon.

Fromagerie de La Motte, à Mazerolle-le-Salin.

Tél. 03 81 58 97 16

Le Montbéliardais Gilles Curtit

a succédé à Jean-Louis Dabrowki

à la présidence de la Chambre de

commerce et d’industrie du Doubs,

le 11 janvier 2011.

Âgé de 53 ans, marié et père de quatre

enfants, Gilles Curtit est PDG de

la société fondée par ses parents en

1957, et basée à Mathay.

Epau-Nova est spécialisée dans la

fabrication d’accessoires techniques

pour vêtements, notamment des

épaulettes. Sous l’impulsion de son

dirigeant, elle est devenue numéro

deux européen dans son secteur et

réalise la moitié de son chiffre d’affaires

à l’export, dans une trentaine de pays.

Jean-Louis Dabrowski, pour sa part,

préside désormais la Chambre

régionale de commerce et d’industrie.

Gilles Curtit, PDG d'Epau-Nova à Mathay.

8 vu du doubs mars 2011


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actualités

Le Conseil général a rendu

hommage à Robert Schwint

Maire de Besançon de 1977 à 2001,

Robert Schwint s’est éteint le 24

janvier dernier, à l’âge de 83 ans. Montbéliardais

d’origine, il devient instituteur au

Russey, point de départ d’un engagement

politique d’une rare longévité, marqué par

l’écoute et le dévouement à la cause publique.

Il sera maire de cette commune du

Haut-Doubs de 1959 à 1977 avant de s’enraciner

à Besançon. Il conduira les grands

travaux qui moderniseront radicalement

la capitale régionale, de la construction de

nouveaux quartiers jusqu’à la rénovation

de la place de la Révolution en passant

par le percement du tunnel routier sous

la Citadelle, la construction de la piscine

Lafayette...

Son passionnant parcours l’amène à siéger

au Conseil général de 1976 à 1982, au

Sénat de 1971 à 1988, au Conseil régional,

et à l’Assemblée nationale de 1988 à 1993.

Enfin, il a mené à bien un grand chantier :

la création de l’agglomération du Grand

Besançon dont il aura été le premier président

en 2001.

Claude Jeannerot :

« J’ai perdu un ami et un guide »

« Le Doubs a perdu un de ses grands

hommes, a déclaré le président Claude

Jeannerot à l’annonce de sa disparition.

J'ai perdu, pour ma part, un ami et un

guide. Je n'oublie pas que je marche sur

ses traces au sein de la Haute Assemblée.

Un hommage unanime a été rendu à Robert Schwint.

Il n’aimait pas le pouvoir pour les titres,

mais pour agir. Chaque fois que je rejoins

la Commission des affaires sociales qu’il a

présidée pendant tant d’années, je pense à

lui. Ce choix par ses pairs, alors qu’il n’était

âgé que de 49 ans, est une magnifique reconnaissance

de son engagement et de sa

compétence. Il reste pour tous les élus nationaux

et locaux, par-delà les sensibilités

politiques, une référence et un modèle. »

Les élus réclament le maintien

de Réseau ferré de France à Besançon

Marie-Guite Dufay, présidente du

Conseil régional, Claude Jeannerot,

président du Conseil général, et Jean-Louis

Fousseret, maire et président du Grand Besançon,

soutenus par de nombreux élus locaux,

se sont alarmés, auprès du président

de Réseau ferré de France, Hervé du Mesnil,

des rumeurs de transfert de sa direction régionale

Bourgogne Franche-Comté de Besançon

à Dijon. Ils plaident pour son maintien

dans les locaux de la City, où la structure

a emménagé voici un an à peine, en s’appuyant

sur les projets qu’elle doit conduire

sur la LGV Rhin-Rhône. En effet, après la

mise en service de la première phase de

la branche Est en décembre 2011, une nouvelle

phase de travaux pourrait être lancée

en 2012 pour les raccordements entre Villers-les-Pots

et Genlis (Côte d’Or), et Petit-

Croix et Lutterbach (Haut-Rhin). De plus, la

relance des études pour la branche Sud est

très attendue.

En tant que sénateur, Claude Jeannerot a

posé une question écrite au ministre des

Transports afin de connaître ses intentions

sur ce sujet. Il lui rappelle notamment

« toutes les démarches effectuées depuis

1997 pour préserver l'emploi ferroviaire à

Besançon, juste contrepartie des sommes

considérables engagées par les collectivités

territoriales, notamment dans le financement

de la réalisation de la Branche Est de

la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône. »

Retouvez www.inforoute25.fr

sur votre mobile

Le dernier rail de la branche Est a été posé mais le projet Rhin-Rhône n’est pas fini.

Le site d’informations routières du

Département est désormais accessible

sur tous les Smartphones. L’avantage ?

Vous avez la possibilité de vous géolocaliser

sur la carte et ainsi d’être

informé des travaux et déviations en

cours sur votre trajet. Le site donne

l’état de la circulation sur les routes

départementales à l’aide d’une carte

interactive. Celle-ci est mise à jour tous

les matins à 6h, puis dans la journée à

9h30 et 15h si les conditions évoluent.

10 vu du doubs mars 2011


Mobidoubs :

des échanges

constructifs

avec les voyageurs

Les usagers ont la parole ! Nombre

de suggestions ont été recueillies

et d’explications transmises lors

des comités de lignes A, A Express

et B, organisés par le Conseil

général.

La fréquentation des lignes de transports

collectifs du Conseil général est en

forte croissance : +18 %, entre 2009 et 2010,

pour les lignes A (Besançon-Pontarlier par

Ornans) et A Express (Besançon-Pontarlier

par Nods) ; +56 % pour la ligne B (Pontarlier-Montbéliard).

En 2010, ce sont près de

127 000 voyages qui ont été effectués sur

les trois lignes.

L’intérêt des usagers s’est confirmé lors

des comités de lignes bisannuels. Une

vingtaine de personnes ont participé à la

réunion de la ligne B, le 13 janvier, à Pontde-Roide,

et une quarantaine à celle des

lignes A et A Express, le 20 janvier, à Nods.

Élus, autorités organisatrices de transports

(État, Région, Département, Communautés

d’agglomération), représentants

helvétiques, associatifs (Transport

2000, FNAUT, Association des paralysés de

France), notamment, y côtoyaient les usagers

et les représentants de Monts Jura

(lignes A) et de la Régie départementale

des transports du Doubs (ligne B).

Des évolutions en perspective

« La qualité des échanges a permis de

prendre en compte les contraintes des uns

et des autres, souligne Vincent Fuster, viceprésident

en charge des infrastructures,

du développement économique, agricole

et touristique. Nos services et nos prestataires

font au mieux dans le cadre d’un

budget important : 800 000 € par an, entièrement

à la charge du Département.

Chaque service de transport supplémentaire,

c’est 70 000 €. Sachant qu’in fine,

c’est le contribuable qui paie, chacun se

montre pragmatique. »

A, A Express et B, trois lignes de transport qui s’adaptent à la demande.

La ligne A Express dispose de magazines

et d'une connection Internet.

Des réflexions sont engagées pour aménager

certains horaires, pour moduler la

tarification sur les courtes distances, et

pour mettre en place un nouveau titre

de transport mixte sur les lignes A et A

Express.

Les usagers suisses et français qui font le

trajet Neuchâtel-Besançon dans la journée

ont fait part de leur satisfaction : en

deux heures, ils sont rendus à bon port.

Fiabilité et sécurité sont bien les priorités

de Mobidoubs.

Suggestions bienvenues

Dès à présent, un travail est engagé

avec l’ensemble des acteurs

concernés pour établir de nouveaux

horaires. Des propositions seront

formulées lors des comités de lignes

prévus à l’automne. Nouveauté : les

horaires seront modifiés à partir du

1 er décembre 2011. Ils tiendront

compte de la mise en service du TGV

Rhin-Rhône, du cadencement des

TER, et de l’ouverture de la voie des

Mercureaux (NDLR : contournement

de Besançon par la RN 57) en juillet

prochain.

Le prolongement des lignes A et B

de Mobidoubs vers les gares LGV de

Besançon-Franche-Comté à Auxon,

et Montbéliard-Belfort à Méroux-

Moval est en réflexion. Sur ces

sujets et bien d’autres, le service des

Transports recueille volontiers les

suggestions des usagers. Pour chaque

ligne, il recherche également des

représentants des utilisateurs pour

participer à ses groupes de travail.

Contact : Hôtel du Département,

service des Transports, 7 avenue de la

Gare d’Eau, 25031 Besançon Cedex.

mars 2011

vu du doubs

11


filière bois

Un conseil d’expert pour une fabrication sur mesure.

Charm’ossature

duit les bâtisseurs

Delphine et Dominique Charmoille.

Le bois avance…

avec le Département

Quand on dit bois, on entend : maison

écologique, développement durable,

énergie renouvelable, emplois nondélocalisables…

Autant d’attraits qui

justifient pleinement l’engagement du

Conseil général auprès de la filière forêtbois.

Il accompagne son développement

sous forme de conseils, de subventions

et de prêts : depuis la réglementation

des boisements et la restructuration

foncière (pour lutter contre le morcellement

forestier), jusqu’à la construction bois

(voir l’article ci-contre) en passant par

les scieries (voir l’article consacré à

Francine Lescot, page 5).

L’utilisation du bois est aussi encouragée

pour bien intégrer dans le paysage les

bâtiments agricoles. De plus, l’installation

de 700 chaufferies au bois a été aidée

jusqu’à présent, au profit de collectivités,

de bailleurs sociaux, d’associations...

Le soutien à l’économie forestière

« porteuse d’emplois et contribuant à la

lutte contre l’effet de serre » figure parmi

les principales ambitions du programme

Doubs 2017. Le Département intervient

aux côtés de la Région et de l’État, dans

le cadre du Contrat d’aide à la compétitivité

(CAC), auprès des communes,

des propriétaires, des professionnels,

et de leurs organisations.

Delphine et Dominique Charmoille livrent aux constructeurs de maisons

individuelles tous les éléments sur-mesure pour qu’ils réalisent le rêve

de leurs clients. Ce couple de choc a créé d’ores et déjà une quinzaine

d’emplois.

En assistant aux Assises de la filière

forêt-bois, début février, où ils ont

reçu le prix Initiative, Delphine et Dominique

Charmoille ont trouvé la confirmation

de leur intuition… Le marché

de la construction en bois connaît une

croissance de près de 50 % depuis 2001,

et devrait atteindre 30 000 unités par an

contre 10 000 en 2007. La Franche-Comté

fait référence puisque le bois représente

14 % des constructions individuelles,

la moyenne nationale étant de 4 %.

Déjà 38 maisons livrées

Menuisier-ébéniste de formation, responsable

de fabrication chez l’un des pionniers

de la construction en bois dans la

région, Dominique Charmoille avait détecté

une demande auprès des bâtisseurs

traditionnels, hors filière bois. Le jeune

quadra donne sa démission pour créer

son entreprise de production en 2009, et

sa femme, Delphine, institutrice, le rejoint

dans la foulée pour assurer la gestion

administrative et financière. Elle devient

aussi « la personne ressources », comme

la surnomment les douze premiers collaborateurs

dont les rangs s’étoffent au fil

des mois.

Depuis avril 2010, 38 maisons ont été livrées,

ainsi qu’une trentaine de garages,

agrandissements, abris… conçus avec des

bois provenant à 85 % du Doubs. « Les

clients me transmettent leurs plans et

notre bureau d’études décline tous les éléments

dans le détail avant le lancement en

fabrication », explique le dirigeant. « Nous

livrons les éléments à finir d’équiper et

d’habiller, ou finis avec portes et fenêtres

que nous achetons dans la région. »

Encouragé par le soutien des collectivités,

dont le Conseil général dans le cadre de la

création de l’entreprise et au titre du programme

immobilier, le couple a trouvé le

terrain idéal où développer son projet : sur

la zone de la Croix Pierre à Étalans, au bord

de la route nationale 57. Publicité gratuite

et efficace !

Un bâtiment et un outil de production sur mesure.

12 vu du doubs mars 2011


dossier

un tournant historique

pour Le logement social

Avec 37 300 logements, le parc social du Doubs semble répondre aux attentes

de la population… en quantité tout au moins. Car le nombre de logements

vacants (3 300) révèle des inadaptations. Avec le Conseil général comme acteur

volontariste de la politique de l’habitat, un vaste programme de réhabilitation,

d'amélioration et de construction a été engagé depuis 2006 et doit se poursuivre

encore quelques années. Mais l’État réduit ses crédits et les oriente encore

un peu plus vers l’accession à la propriété. Autant de sujets qui ont été débattus

lors de la deuxième conférence de l’habitat organisée à l’initiative

du Département le 13 janvier dernier à Besançon.

mars 2011

vu du doubs

13


dossier

Le logement social

sous pression

Le logement social se trouve à un tournant de son histoire, comme l’a

montré la deuxième conférence de l’habitat organisée mi-janvier par le

Conseil général. Désengagement de l’État et réorientation de ses crédits

vers l’accession à la propriété, nouvelles normes en faveur des économies

d’énergie, vieillissement de la population… Les principaux acteurs

départementaux ont pu échanger sur ces enjeux en vue de poursuivre

l’adaptation de l’offre à la demande.

Le logement demeure la deuxième préoccupation

des Français, juste derrière

l’emploi. D’ailleurs, ils lui consacrent 25 %

de leurs ressources, ce qui est considérable,

contre 9 % en 1959. Mais depuis les

années 1950, tout a changé : la superficie

disponible par personne a été multipliée

par deux, le confort s’est nettement amélioré…

Des cellules familiales éclatées

Un premier tournant intervient au milieu

des années 1980, nettement marqué

dans le Doubs : le parc locatif privé et

public, majoritaire jusque-là, cède le pas

aux propriétaires de résidence principale

(58 % de la population en 2007). Tandis

que l’on assiste au triplement du nombre

de logements sociaux, de 11 000 en 1962 à

33 000 en 2007, avec 75 800 occupants, le

nombre de logements occupés par leurs

propriétaires passe de 42 000 à 130 000. À

travers les chiffres apparaît une mutation

sociale déterminante : tandis que la population

croît de 35 %, de 385 000 à 520 000

sur cette période, le nombre de ménages

progresse de 100 %, de 111 000 à 225 000.

Éclatement de la cellule familiale et

vieillissement de la population modifient

les politiques en matière de logement.

Des difficultés sociales accrues

Un nouveau tournant s'est produit au

cours de ces dernières années : l’appauvrissement

de la population. Jusqu’au début

des années 2000, le logement social

était une étape dans le parcours résidentiel

des ménages. L’ascenseur social estil

désormais en panne ? Les personnes

seules représentent 40 % des occupants,

et les familles monoparentales 21 % : deux

catégories sociales ici surreprésentées.

Seulement 30 % des occupants majeurs

occupent un emploi stable (chiffre en

La superficie disponible par personne a doublé

depuis les années 1950.

diminution depuis 2005), et 9 % un emploi

précaire (chiffre en augmentation).

Une demande croissante

« Depuis 2008, nous voyons un retour des

ménages vers le parc public où les loyers

sont moins chers », indiquait Martine

Voidey, vice-présidente du Conseil général

en charge du logement et de la politique

de la ville, lors de la deuxième conférence

de l’habitat.

« Finalement, dispose-t-on de suffisamment

de logements dans le Doubs alors

que nous en comptons 37 300 logements

dont 3 300 vacants ? », s’interrogeait Éric

Alauzet, vice-président du Conseil général

en charge de l’Agenda 21. « En quantité,

info plus

où vont les aides de l’état

évolution des financements

Propriétaires

occupants

30 %

Locatif social

30 %

100 %

80 %

Emprunts (Caisse

des dépôts

et de consignation)

60 %

Prêts et subventions

1% logement

40 %

Subventions des

collectivités locales

Locatif privé

40 %

20 %

0 %

1993 1999 2004 2006 2009 2011

Autres subventions

Subventions de l’état

Fonds propres

Source : MEEDDAT, service de l'observation et des statistiques

L’État se désengage progressivement de l’habitat

social, de 630 M€ investis en 2008 à 500 en 2010,

sans doute 400 en 2013.

Source : Néolia

Ce graphique montre le désengagement

progressif de l'État et la montée en puissance

des collectivités.

14 70

vu du doubs mars 2011

cipales


Quand le Département

cohabite avec l’État

100 %

oui, mais en termes de répartition géographique

et de qualité, non », résumait

le président Claude Jeannerot, par ailleurs

président de l’Association nationale d’information

logement (ANIL).

La zone frontalière souffre en effet d’une

demande supérieure à l’offre. Quant aux

fonds de l’Agence nationale pour la rénovation

urbaine (ANRU), ils ont permis

d’entreprendre la modernisation de deux

quartiers de Besançon et de sept dans

le Pays de Montbéliard. Cette première

programmation arrive à son terme, la

suivante sera négociée dans un contexte

financier tendu alors qu’il convient de

poursuivre les économies d’énergie et

d’améliorer la mixité sociale.

80 %

60 %

40 %

20 %

0 %

1993 1999 2004 2006 2009 2011

Alors qu’il n’y est pas obligé par la loi,

le Conseil général s’est engagé dans

une politique de l’habitat ambitieuse dès

la mise en place de son projet Doubs 2010,

en 2005. Et il poursuit sur cet élan dans le

cadre de Doubs 2017, avec un budget de

7,7 M€ en 2011, auquel s’ajoute l’accompagnement

de ses équipes sociales.

Le logement, c’est stratégique

« La question du logement est stratégique,

argumente le président Jeannerot. On ne

peut pas intervenir en faveur de l’insertion

professionnelle, de l’aménagement

du territoire, de l’économie, sans toucher

au logement. C’est un vecteur d’intégration,

pour prévenir les problèmes sociaux,

pour remobiliser les familles sur un projet

de vie… Nos services sociaux sont en première

ligne, notamment en agissant sur

les impayés de loyers afin de prévenir les

expulsions. Emprunts » (Caisse

des dépôts

Difficulté pour les bailleurs révélatrice des

et de consignation)

problèmes des ménages, les impayés impliquent

1% une logement intervention la plus réactive

Prêts et subventions

possible Subventions pour favoriser des l’accès aux droits

collectivités locales

et aux devoirs. Les réponses sont adaptées

Autres subventions

tant en termes d’accompagnement social

Subventions de l’état

que de Fonds soutien propres financier.

Dès 2006, le Département a donc assuré

la délégation des Aides à la pierre pour le

compte de l’État : il s’agit d’une gestion directe

des fonds publics. Le Grand Besançon

et Pays de Montbéliard Agglomération ont

fait de même. Sur la période 2006-2010,

près de 1400 logements sociaux ont été

programmés en construction et en réhabilitation,

pour un montant de 3,6 M€.

Parallèlement, près de 16 M€ ont été attribués

à l’amélioration et la création (dans

des bâtiments existants) de 5000 logements

privés.

Par ailleurs, le Département accorde des

garanties d’emprunt aux bailleurs sociaux,

ce qui représente un encours annuel

de 35 M€ (soit au total 387 M€).

Les nouveaux logements sociaux répondent

aux normes de basse consommation.

Proportion du parc des résidences principales

70

60

50

40

30

20

Source Insee

info plus

propriétaires et locataires :

une proportion inversée

1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007

Parc locatif

Parc propriétaire occupant

Terre de locataires dans les années 1960 (61% du parc

des résidences principales), le Doubs est devenu

majoritairement terre de propriétaires (58%) en 2007.

Une démarche partenariale

L'Observatoire départemental personnes défavorisées (PDALPD)

de l’habitat fédère de nombreux qui sera renouvelé en 2011. Un

acteurs, et permet d’orienter et de Plan départemental de l’habitat

coordonner les actions. La création est en cours d’élaboration.

de l’Établissement public foncier « Indispensable, ce nouvel outil

a eu un effet levier immédiat d’aide aux décisions que nous

puisque l’aménagement urbain et copilotons avec l’État recensera

le logement social mobilisent 50% les spécificités de chacun de nos

de ses investissements.

territoires afin de renforcer les

Ces outils trouvent leur place partenariats entre les acteurs et

dans le Plan départemental

la cohérence de nos politiques »,

d’action pour le logement des insiste Claude Jeannerot.

mars 2011

40 %

vu du doubs

15


dossier

Le Fonds de solidarité logement

en première ligne

D

« epuis 2005, le Département a pris

l’entière responsabilité de la gestion

du Fonds de solidarité logement, rappelle

Martine Voidey, vice-présidente en

charge du logement et de la politique de

la ville. Nous avons choisi d’y consacrer

100 %

un crédit important afin de répondre

aux

80

demandes

%

d’aides individuelles et

aux mesures d’accompagnement social.

C’est 60 un % exemple de partenariat réussi :

aux côtés du Département qui accorde

40 %

un crédit de 1,85 M€ par an, la Caisse

d’allocations 20 % familiales, des communes,

des bailleurs, des associations, EDF et

0 %

GDF, entre autres, apportent leur contribution

afin d’atteindre un budget de

2,8 M€. Nous lançons un nouvel appel

1993 1999 2004 2006 2009 2011

aux communes car, depuis une nouvelle

disposition légale, nous voyons affluer les

demandes de caution, ce qui nécessite du

temps et des moyens financiers. »

Logement et insertion associés

Depuis le 1 er janvier Emprunts 2011, (Caisse l’ADAL, association

départementale des dépôts d’aide au logement qui

gère le FSL, avec

et de

ses

consignation)

douze agents, a rejoint

Prêts et subventions

les services du Département afin de renforcer

les synergies Subventions entre les des politiques dépar-

1% logement

tementales du collectivités logement locales et de l’insertion.

Au 30 novembre Autres 2010, subventions le FSL avait attribué

Subventions de l’état

1867 aides à l’accès (cautions notamment)

Fonds propres

et au maintien dans le logement pour un

montant de 837 000 €, et 1802 aides pour

370 500 € au titre des impayés.

L’accès au logement est un droit pour tous.

Proportion du parc des résidences principales

70

60

50

40

30

20

Source Insee

1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007

Parc locatif

Parc propriétaire occupant

Initiative solidaire

Entraide entre les générations

pour renouveler la décoration

d’un appartement.

Une action menée fréquemment

par les bailleurs sociaux

(ici Néolia).

info plus

un taux de pauvreté croissant

dans le logement social

40 %

35 %

30 %

25 %

20 %

15 %

10 %

5 %

0 %

1984 1988 1992 1996 2001 2006

Locataires HLM Ensemble des ménages

Source : Néolia

Alors que l'ensemble des ménages voit son taux de pauvreté légèrement

reculer, celui des locataires du parc social passe de 23 % à 35 %.

Numéro unique :

un seul dossier

pour tous les bailleurs

Plus simple et plus transparent : un seul

numéro est attribué désormais à toute

demande de logement social. Tout bailleur

y a accès à tout moment du parcours.

C’est l’un des moyens préconisés par la loi

de 2009 de Mobilisation pour le logement

et la lutte contre l’exclusion (Molle).

Le dossier est uniformisé, les démarches

sont limitées et les critères d’attribution

sont les mêmes pour tous.

16 vu du doubs mars 2011


100 %

80 %

1% logement

La vacance et les Subventions impayés,

des

60 %

40 %

Autres subventions

enjeux économiques et sociaux

20 %

0 %

1993 1999 2004 2006 2009 2011

Emprunts (Caisse

des dépôts

et de consignation)

Prêts et subventions

collectivités locales

Subventions de l’état

Fonds propres

« Les organismes HLM sont mobilisés pour réduire au maximum les impayés

qui pèsent lourdement sur leur trésorerie », indique Michel Rondot,

président d’Habitat 25. En 2009, la perte s’est élevée à 1,6 M€ dans

le Doubs.

L70

es 37300 logements publics sociaux « L’année 2010 a été marquée par une

du Doubs représentent un montant de augmentation des impayés du fait de

60

loyers de 120 M€. Le taux de recouvrement la hausse des prix de l’énergie et de la

de 98% 50 laisse apparaître une somme de suppression de la rétroactivité de l’Aide

2,5 M€ non perçue. En 2009, le stock total personnalisée au logement. Le contexte

40

d’impayés était estimé à 16 M€ et l’effacement

de dettes atteignait 1,6 M€. Près de nomène », observe Michel Rondot. « Nous

économique influe beaucoup sur ce phé-

30

2600 ménages étaient concernés, soit 6% nous attachons à anticiper ces situations

des 20 occupants.

extrêmes en intervenant avec les services

1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007

sociaux des collectivités. Finalement, il

Source Insee Parc locatif Parc propriétaire occupant

est procédé à 85 expulsions en moyenne

La réhabilitation d’un logement coûte moins cher

qu’une construction.

chaque année. »

Proportion du parc des résidences principales

40 %

35 %

30 %

25 %

20 %

15 %

10 %

5 %

0 %

1984 1988 1992 1996 2001 2006

Locataires HLM Ensemble des ménages

info plus

évolution des impayés dans le doubs

Priorité à la modernisation de l’offre

Les logements vacants pèsent encore plus

lourdement sur les finances des bailleurs

sociaux. Au nombre de 3300, ils représentent

une perte de 13 M€ par an. « Ce phénomène

est particulièrement accentué dans

le Doubs, et plus encore dans le Pays de

Montbéliard », fait remarquer Michel Rondot.

« Le marché de l’immobilier n’étant

pas tendu, les locataires ont le choix. Les logements

inadaptés à la demande actuelle

Le Conseil général participe à la rénovation du

quartier Berlioz, à Pontarlier.

restent inoccupés. C’est pourquoi il est si

important que l’État et les collectivités locales

concentrent leurs efforts sur la modernisation

du parc social. »

plafonds de ressources

pour accéder au logement social

Nombre de ménages

2768

2668

2486

2448

2392

2005 2006 2007 2008 2009

Source : Habitat 25

Le contexte économique influe beaucoup sur ce phénomène.

Catégorie de ménages

Revenu fiscal

de référence

Équivalent

mensuel

Cat.1 : 1 personne seule

Cat.2 - 2 personnes,

à l'exception des jeunes ménages*

Cat.3 : 3 personnes

ou 1 personne seule avec 1 personne à charge

ou jeune ménage sans personne à charge

Cat.4 : 4 personnes

ou 1 personne seule avec 2 personnes à charge

Cat.5 : 5 personnes

ou 1 personne seule avec 3 personnes à charge

Cat.6 : 6 personnes

ou 1 personne seule avec 4 personnes à charge

Par personne supplémentaire

19 016 e

25 394 e

30 538 e

36 866 e

43 369 e

48 876 e

5 452 e

1 800 e

2 400 e

2 800 e

3 400 e

4 000 e

4 500 e

500 e

* jeune ménage : couple, marié ou non, dont la somme des âges est égale au + à 55 ans

mars 2011

vu du doubs

17


dossier

La patiente transformation

du Pays de Montbéliard

Près de 65% du programme de rénovation urbaine est réalisé

dans les sept quartiers concernés. Plus de la moitié des quelque

3 000 logements à transformer sont livrés ou le seront en 2011.

L

’agglomération de Montbéliard

compte un taux élevé de logements

sociaux, 27%, accueillant un quart de la

population, et elle souhaite le maintenir

face à une crise économique et sociale qui la

touche de plein fouet. « Environ 6000 personnes

vivent uniquement des minima

sociaux », souligne Daniel Petitjean,

vice-président de Pays de Montbéliard

Agglomération en charge du logement.

« Avec l’appui de l’ANRU et de nos partenaires,

dont le Conseil général, nous avons

engagé un effort important, évalué à

237 M€ de travaux, pour soutenir la production

d’environ 200 logements par an »,

poursuit-il. Au total, 1373 logements sont

à démolir, 1009 à reconstituer et 2194 à

réhabiliter. Au-delà des chiffres, l’objectif

est d’améliorer les conditions de vie des

habitants et de mieux insérer les quartiers

dans l’agglomération.

Un habitat à taille humaine

« Nous nous attachons à réduire la densité

de logements sociaux, précise Daniel

Petitjean. 435 ont été reconstitués sur site

et 574 hors site. Les collectifs dépassent

rarement deux étages et la construction

de pavillons en bande est privilégiée car

elle correspond aux attentes des ménages.

Les exigences que nous avons

posées en termes de qualité architecturale

et paysagère achèvent de modifier le

visage de l’agglomération. Bien entendu,

ces opérations s’inscrivent dans les objectifs

du Grenelle de l’environnement, elles

ont le label de Très haute performance

Des quartiers mieux insérés dans l’agglomération.

énergétique et les plus récentes seront classées

Bâtiment basse consommation. Tout

cela en maintenant des loyers accessibles. »

Le programme se poursuit, dans un

contexte budgétaire contraint, mais

beaucoup reste à faire dans d’autres

quartiers de l’agglomération. « Une attention

particulière doit être apportée

à l’amélioration de la mixité sociale »,

ajoute Daniel Petitjean.

info plus

un parc social adapté

Au cours de ces dernières années, les organismes

HLM ont adapté plus de 300 logements pour les

personnes âgées et les personnes handicapées.

Cet effort se poursuit afin de faciliter le maintien

à domicile, l’une des priorités du Département.

adresses utiles

Conseil général du Doubs

7 avenue de la Gare-d'Eau

25031 Besançon Cedex

Tél. 03 81 25 81 69 - www.doubs.fr

Association départementale

d’information sur le logement :

• ADIL

30 rue du Caporal-Peugeot

25000 Besançon

Tél. 03 81 61 92 41 - www.adil25.org

Principaux bailleurs sociaux :

• Grand Besançon Habitat

6 r André-Boulloche 25052 Besançon Cedex

Tél. 03 81 41 42 43 - www.oph-besancon.fr

• Habitat 25

5 rue Loucheur 25000 Besançon

Tél. 03 81 61 88 88 - www.habitat25.fr

• SAIEMB Logement

1 place de l'Europe 25000 Besançon

Tél. 03 81 41 41 00

www.saiemb-logement.fr

• Idéha

53 av. Chabaud-Latour 25200 Montbéliard

Tél. 03 81 99 27 27 - www.ideha.fr

• Néolia

3 rue Saint-Hippolyte

25200 Montbéliard

Tél. 03 81 99 16 18 - www.neolia.fr

18 vu du doubs mars 2011


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collèges

Mandeure a son collège restructuré

Après cinq ans de travaux pour un montant d’un peu plus de

8 M€, le collège Jean-Paul-Guyot, à Mandeure, a été inauguré

le vendredi 28 janvier 2011.

Estelle David, principale du collège :

« 38 ans après la construction, retrouver

des locaux adaptés et fonctionnels

est très apprécié. Cela nous donne envie

d’avoir d’autres objectifs, comme expérimenter

l’espace numérique de travail. »

Claude Jeannerot, président du Conseil général

: « Par cette réalisation, ce territoire

au riche passé se donne les moyens de son

avenir. Notre volonté est double : apporter

des conditions optimales d’éducation et

répondre aux besoins démographiques. »

Éric Martin, recteur de l’académie de

Besançon : « Je suis toujours content de

voir la réhabilitation d’un établissement

public. Le collège est le maillon fort de

l’éducation. »

Pierre Moscovici, président de Pays de

Montbéliard Agglomération, député du

Doubs : « Nous sommes fiers d’avoir pris

en charge le gymnase de cet établissement

et d’apporter ainsi notre pierre à

l’édifice. »

Après avoir laissé échapper un « On les

chouchoute les élèves ! », au cours de la

visite, Joseph Tyrode, maire de Mandeure,

soulignait : « Au-delà de nos travaux pour

sécuriser l’accès au collège, je salue l’action

du Conseil général. Les élus ont envie

de voir l’éducation au cœur des priorités

car elle est le socle de la citoyenneté. »

Philippe Lelièvre, architecte : « Une restructuration

de collège est un exercice de

style : on doit rendre l’ensemble harmonieux,

cohérent et fonctionnel. L’architecture

doit transmettre une émotion, un

art de vivre et offrir une image moderne...

Cela a été rendu possible grâce à l’ensemble

des intervenants. »

Le tableau numérique est adopté.

Le point sur le programme départemental

• Un budget de 495 M€ est consacré à • Le groupement BBC Architectes, avec

la réhabilitation et la construction des Francis Barrès comme architecte associé, a

collèges.

été choisi comme maître d'œuvre pour le

• 40 établissements concernés :

collège Diderot à Besançon. Pour le collège

38 restructurations, deux constructions. Jean-Jacques-Rousseau à Voujeaucourt, le

Jean-Paul-Guyot est le 23 e chantier achevé. choix sera connu en avril.

• Trois restructurations sont en cours : • Deux opérations sont en phase d’étude

Stendhal à Besançon, Les Villanelles à préalable : Proudhon à Besançon et le futur

Rougemont, et René-Perrot au Russey. collège de la Petite Hollande à Montbéliard.

Jouez la carte de la fraternité

La Ligue de l’enseignement mène l’opération Jouons la carte de la Fraternité

lors de la journée internationale pour l’élimination de la discrimination

raciale, le 21 mars.

Un visiteur se faisant photographier dans une

réplique de La Joconde de Léonard de Vinci.

Ramoji Film City : studio et parc d'attraction de

Ramoji, Hyderabad, Andhra Pradesh, Inde, 7 avril

2008. Photo : ©Olivier Culmann/Tendance Floue.

Des jeunes des collèges Claude-Girard,

de Châtillon-le-Duc, et Lucie-Aubrac,

de Doubs, s’investissent dans cette opération

avec un travail de réflexion, d’analyse

d’image et d’écriture, menée de janvier

à mars. Ils retrouvent le plaisir des mots

pour cette belle cause.

Ils seront 4 000 Doubiens à envoyer leur

carte postale le jour J. Six photographes

ont mis à disposition huit cartes postales,

supports thématiques au travail d’écriture.

Le choix des destinataires est fait

dans l’annuaire du Doubs. En 2010, 50

établissements différents avaient adressé

un message de tolérance. Les réponses

parviennent à la fédération départementale

de la Ligue de l’enseignement* qui les

transmet aux responsables des groupes.

Puissent les destinataires faire en sorte que

ces cartes ne restent pas lettres mortes !

*pour des raisons de protection des mineurs, les

cartes ne sont signées que du prénom de l’élève.

Ligue de l’enseignement

Fédération du Doubs, 14 rue Violet à Besançon.

Tél. 03 81 25 06 39, culturel.urfolfc@wanadoo.fr

20 vu du doubs mars 2011


insertion

Claude Girard, vice-président

du Conseil général.

Nadia Hajjaj, conseillère emploi au CIDFF, et Christelle Bardot qui a participé à l’action collective.

Pays de Montbéliard

Des femmes sur les chemins de l’emploi

En situation de rupture familiale, ces femmes se trouvent seules avec

leurs enfants et peu de ressources. À Montbéliard, le Centre d’information

sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) les accompagne

dans leur retour à l’emploi, avec le soutien de Pays de Montbéliard

Agglomération et du Conseil général.

Christelle, 43 ans, trois enfants dont

deux jumelles de 17 ans encore à sa

charge, n’a travaillé qu’une vingtaine

de jours à Alternative chantier en 2002 :

« J’ai élevé mes enfants toute seule. Difficile

d’avoir un travail en même temps. »

Quand l’assistante sociale lui parle de se

remettre en selle professionnellement,

elle est réticente : mauvais souvenirs de

l’école, peur de l’échec... Mais ses filles

l’encouragent fortement à sortir de la

maison pour suivre une action collective

à destination de femmes en situation de

monoparentalité avec pour objectif un

suivi d’insertion professionnelle. Celle qui

s’imaginait n’être qu’une mère de famille

et ne rien savoir faire s’inscrit à reculons.

« Au début, je n’étais pas trop motivée et

j’ai eu du mal à m’intégrer ».

Quatre mois plus tard, Christelle Bardot

est rayonnante. Elle est sur une

liste d’attente en vue d’une pré-qualification

pour devenir aide à domicile ou

employée familiale dans un organisme

de formation à Sainte-Suzanne. « Elle

s’est épanouie », confirme Nadia Hajjaj,

conseillère à l’emploi au CIDFF qui pilote

l’action. Au fil des mois, elle a vu ces

femmes, isolées, vivant du Revenu de solidarité

active pour certaines, retrouver

confiance en elles. « Elles ne se voient

qu’en fées du logis en train de faire le

ménage et la pâtisserie. Sortir, pour

elles, c’est compliqué. »

Une confiance en soi à retrouver

Ce parcours de réinsertion est toutefois

semé d’embûches. Elles sont quelquesunes

à se décourager en chemin. « Sur un

groupe de douze, quatre ont abandonné.

Elles ont des petites excuses : problèmes

de transports… Elles sont souvent effrayées

à l’idée d’assumer un emploi ».

Mais les résultats sont là : Virginie, la plus

réticente au départ, travaille dans une

maison de retraite.

Lever les freins

à l’insertion

« Cette action organisée par le CIDFF s’inscrit

dans les objectifs du Pacte territorial

d’insertion des pays de Montbéliard et du

Doubs central mis en place par le Département

pour favoriser le retour à l'emploi,

rappelle Claude Girard, vice-président en

charge de l’enfance, de la famille et de

l’insertion. Elle vise à proposer aux femmes

en situation de monoparentalité un temps

pour réinvestir une dimension professionnelle.

Les femmes dans cette situation représentent,

en France, le tiers des ménages

allocataires du RSA. »

À l’issue des deux premières sessions,

onze des 19 femmes étaient en situation

d’emploi ou de formation. Car, heureusement,

beaucoup d’entreprises jouent le

jeu. Les autres stagiaires bénéficiaient d’un

accompagnement individualisé.

« Les freins à l’insertion socioprofessionnelle

des femmes en difficultés sont

multiples : garde d’enfant, absence de

mobilité, peu ou pas de qualification,

isolement social… », explique Anne-Sophie

Ligier, directrice de l’antenne de Montbéliard

du CIDFF. « L’accompagnement doit

donc prendre en compte la globalité de ces

freins. La réflexion sur un projet de retour

à l’emploi doit se faire en même temps que

la réflexion sur l’évolution de l’organisation

pratique de la famille et la conciliation des

temps de vie ».

mars 2011

vu du doubs

21


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outes

Les grandes étapes des travaux

Début des terrassements et de la mise en place

du merlon acoustique.

RD 75 : un grand chantier achevé

La RD75 achevée et mise en circulation.

Le 10 février 2011, la dernière phase du prolongement de la RD 75 entre

le giratoire existant sur la RD 11 à Franois et le nouvel échangeur RD 75

a été inaugurée par le président Jeannerot. Retour sur l’un des plus grands

chantiers routiers actuels à la seule charge du Conseil général, d’un

montant global de 15,85 M€, inférieur de 1 M€ au budget prévu en 2004.

Dès l’origine, les préoccupations environnementales

et de développement

durable ont présidé à la construction de

cette voie. Ainsi, la couche de "forme"

qui assure sa stabilité, a été réalisée avec

des matériaux du site traités à la chaux

et au liant routier, évitant le transport

de 35 000 m 3 de matériaux en semi-remorques

(pas moins de 6 600 voyages

auraient été nécessaires). 42 000 m 3 de

déblais ont, eux, été utilisés sur place pour

les merlons acoustiques protégeant les riverains

de Franois du bruit.

attendu mais aussi aux transports exceptionnels.

« Toute la voie est calibrée pour

pouvoir accueillir les transports exceptionnels

de catégorie 3, soit les véhicules

les plus gros, les plus longs et les plus

lourds. Ainsi, ses quatre carrefours giratoires

(trois neufs et un mis aux normes)

ont des sur-largeurs pour le franchissement,

les quatre ouvrages d’art (trois

neufs et un réhabilité) disposent d’un gabarit

à 4,70 m », détaille Sébastien Hengy

qui a conduit la fin de l’opération pour le

Conseil général.

Le ripage du pont rail sur la ligne ferroviaire

Dole-Belfort n’a duré que 50 heures.

Un sol bien préparé.

Une route exceptionnelle

à tous points de vue

Concernant les produits bitumineux nécessaires

à la réalisation de la chaussée,

15 % de fraisat (issus du rabotage d’une

ancienne route) ont été utilisés (contre un

maximum de 6 % en général). Les accotements

ont été constitués avec des matériaux

recyclés (issus du BTP). À noter que

les couches de liaison, de base et de fondation

ont été réalisées en enrobés tièdes

rejetant moins de gaz à effet de serre dans

l’environnement. Deux bassins de rétention

pourront récupérer et stocker, le cas

échéant, toute pollution déversée sur la

voie suite à un accident de la route.

Toutes ces spécificités lui permettront de

faire face au trafic habituel de 8 000 véhicules

par jour, dont 600 poids lourds,

Des communes

en développement

Gabriel Baulieu, maire de Serreles-Sapins

: « Ce secteur de l’ouest

bisontin a connu un développement

de la population et de l’activité

économique. La RD108 n’était plus

adaptée au développement du nordouest

de Besançon. »

Claude Preioni, maire de Franois :

« Sur ce site, Franois et Serre-les-

Sapins sont inséparables. C’est un

événement, l’achèvement d’une

longue histoire. »

Finition du tablier de l’ouvrage destiné à la desserte

forestière, au passage des piétons et de la faune.

Réalisation de la couche de roulement en enrobé tiède.

mars 2011

vu du doubs

23


économie

Christophe Jacquin, Philippe Pierrat,

Benoît Lefèze et Guy Belot.

Guy Belot

co-pilote

Belot rejoint Franche-Comté Élevage

Après la reprise de l’abattoir de Besançon, en 2008, avec la création de

la Société bisontine d’abattage (SBA), la coopérative Franche-Comté

Élevage vient d’acquérir les établissements Belot. Cette opération

conforte la première, mais aussi toute la filière viande de la région.

« Le moment était venu

d’envisager une succession »,

estime Guy Belot, 73 ans, qui

pilote l’entreprise familiale

depuis 1967. Pendant la

transition, il continuera à assurer

le relationnel avec le marché de

la restauration hors domicile

(30 % du chiffre d’affaires). Il se

réjouit de cette reprise. « J’avais

été abordé par un autre acheteur,

mais j’ai préféré me tourner vers

FCE. Nous avions déjà un projet

commun, il fallait aller plus

loin, dans un souci de pérennité

de l’entreprise. Une filière

coopérative met les éleveurs à

l’abri des pratiques tarifaires

des grands groupes privés, en

situation dominante dans l’Est de

la France. »

Son grand-père, Georges, était

déjà marchand de bestiaux. Son

père, Louis, et son oncle, Paul,

avaient lancé l’affaire en 1937.

Depuis le 1 er janvier, les établissements

Belot, implantés dans la continuité

de l’abattoir de Besançon, aux Tilleroyes,

ont rejoint la coopérative Franche-Comté

Élevage (FCE) qui rassemble 2 500 adhérents

éleveurs. Elle chapeaute aussi Les

Éleveurs de la Chevillotte, à Valdahon, et la

Société bisontine d’abattage (abattoir de

Besançon).

Guy Belot, le dirigeant de l’entreprise régionale

d’abattage, d’élaboration et de distribution

de viande, a fait valoir ses droits

à la retraite : la mobilisation conjointe de

la coopérative et des collectivités locales,

au cours de l’été 2010, a permis une reprise

dans la continuité. Le Conseil général

a voté une aide de 200 000 euros au titre

du maintien de l’emploi et du soutien à

la structure coopérative. Cette opération

réussie – dont tous les acteurs de la filière

se félicitent –, assure la pérennité des 75

emplois de Belot et du même coup celle des

36 de l’abattoir que FCE avait déjà sauvés

de la liquidation, en 2008.

Benoît Lefèze est le nouveau directeur

général de l’entreprise. Il va être épaulé

par Guy Belot pendant deux ans. « L’enjeu

est d’augmenter les volumes de la SBA

pour mieux diviser les charges », explique

Christophe Jacquin, éleveur à Frasne et

président de Franche-Comté Élevage. « Le

site a été conçu pour 13 000 tonnes, il n’en

traite que 6 500 aujourd’hui. Notre rôle de

coopérative régionale est de structurer la

filière bovine pour améliorer son organisation

et garder, voire créer, des emplois. »

Cap sur la grande distribution

et l’export

Philippe Pierrat, directeur général de FCE,

et Guy Belot sont sur la même longueur

d’onde. « Il y a des synergies possibles. Le

développement d’une filière viande peut

constituer un complément de ressources à

la filière lait, pour les éleveurs de montbéliardes.

Le rapport qualité prix de la race

est intéressant. »

L’équipe dirigeante entend actionner les

deux leviers de développement que sont

la grande distribution (50 % du chiffre

d’affaires) et l’export (10 %). En janvier,

déjà, un contrat portant sur 500 tonnes

de viande bovine a été signé avec un client

turc. Chez Belot, l’aventure continue.

24 vu du doubs mars 2011


Marilyn Paquin, un cœur d’artisan gros comme ça

Costumière, la jeune femme participera au Show des créateurs, le

3 avril à Besançon, pour clore l’opération Cœur d’artisan organisée par

la Chambre de métiers et de l’artisanat.

Le costume d’Ezio dans le jeu vidéo

Assassin’s creed brotherhood, bestseller

d’Ubisoft, c’est elle ! Marilyn Paquin

fabrique de A à Z des modèles originaux.

Cette costumière qui a décroché

son diplôme à Cannes s’est posée dans

le Doubs en 2001. Elle a d’abord collaboré

avec le metteur en scène Pierre

Louis, puis avec le Théâtre musical, le

théâtre Bacchus, le théâtre du Pilier, le

Sarbacane Théâtre, et désormais aussi

avec des structures parisiennes.

Le retour inattendu du corset

Parallèlement, installée dans une boutique

à Pontarlier, la jeune femme crée

pour les particuliers des robes de mariées,

des tenues de soirées, des costumes de

fêtes… Et, depuis octobre, des corsets ! « Il y

a longtemps que je rêvais d’en faire, et j’ai

découvert qu’il y avait une clientèle pour

cela. J’ai créé mon site (www.moncorset.

com), je réalise des corsets sur-mesure. »

Des dizaines d’artisans à rencontrer

Le 3 avril, Marilyn Paquin participera au

Show des créateurs, au Grand Kursaal.

Cette manifestation clôt l’opération Cœur

d’artisan organisée, du 25 mars au 3 avril,

par la Chambre de métiers et de l’artisanat,

pour la deuxième année consécutive.

Des dizaines d’artisans ouvrent leur atelier,

proposent des visites de chantier, des

animations… Et des lots à gagner. « L’an

dernier, j’avais travaillé avec un boulanger

et fait une robe macaron. L’ambiance était

super ! Ça booste la création de travailler

avec d’autres artisans ! »

Marilyn Paquin est installée à Pontarlier.

Chambre de métiers et de l’artisanat,

21 rue de la Préfecture BP 75, 25013 Besançon cedex

Internet : www.cma-doubs.fr,

www.coeur-artisan.com, www.creacostume.com

Jouet Center mise sur l’accueil

Comme 82 autres commerces du Doubs

qui ont obtenu le label 2010 de la

Charte qualité, et 105 en 2011, la boutique

Jouet Center, 20 rue Gambetta, à Besançon,

a fait le choix de s’inscrire dans cette

démarche d’évaluation et d’amélioration

de l’accueil et du service. « Nous considérons

que c’est un facteur de progrès pour

tout le monde », estime Albert Baumont,

le dirigeant, qui a également obtenu le

label pour son magasin de Baume-les-

Dames. Il s’intègre ainsi dans le réseau

national « Charte qualité, accueil, écoute,

conseil ».

74 points de contrôle

Pour prétendre au label, le commerçant

doit s’inscrire auprès de la Chambre de

commerce et d’industrie, et répondre à

sept engagements de service (accueil

courtois, vitrine attrayante, etc.). Il devra

ensuite s’auto-évaluer sur la base de

74 points précis, avant qu’un client-mystère

envoyé par la CCI attribue une note

à la boutique. Un rapport complet de visite

lui est ensuite adressé. « Le but est

d’améliorer son score de départ. Nous

participons pour la deuxième année et

nous progressons, au niveau de l’accueil

téléphonique et du rangement du magasin

notamment. C’est motivant pour notre

équipe et, si nous faisons bien notre travail,

nous gagnons mieux notre vie. »

Chambre de commerce et d’industrie du Doubs,

46 avenue Villarceau, 25042 cedex.

Internet : www.doubs.cci.fr

Albert Baumont en compagnie

de ses collaborateurs, Deborah et Mohamed.

mars 2011

vu du doubs

25


zoom

Amaury Pernette, Rémy Hubscher et Sébastien Barbier, fondateurs de Ionyse.

Coopilote compte six permanents.

Le parcours type

Lorsqu’un projet de création

d'entreprise est accepté par

Coopilote, son porteur commence

son parcours avec un kit de

démarrage, soit six journées

de formation assurées par les

permanents de la coopérative

et quelques entrepreneurs. Une

première phase, de six mois

maximum, lui permet d'affiner son

projet, sa méthode, sa recherche

de clients. « Là, si rien ne se passe,

on l'aidera à se réorienter », assure

Vincent Girard. Sinon, au premier

devis, au premier chiffre d'affaires,

Coopilote lui établit un contrat de

travail qui marquera le début de

la phase de développement et lui

permettra de bénéficier d'un statut

de salarié, avec une couverture

sociale. « Il faut atteindre

rapidement une rentabilité.

Parallèlement, l'entrepreneur

doit acquérir les compétences

nécessaires au pilotage de

l'activité, par le biais d'ateliers et

de rencontres individuelles. » À

l'issue de ce parcours de deux ans,

trois choix s'offriront à lui : créer sa

propre entreprise, devenir associé

du réseau ou se réorienter sans

y avoir laissé des plumes. C'est là

l’intérêt majeur de la formule.

Création d'entreprise :

Coopilote assure

un démarrage en douceur

Dans une éthique d'économie sociale, la coopérative permet à des créateurs

d'entreprise de lancer leur activité libérés des contraintes juridiques

et administratives. À l'issue d'un parcours de deux ans, certains, séduits,

choisissent même de s'associer à la structure.

Dans l'annuaire 2010 des entrepreneurs

de Coopilote – environ 80 pro-

de nouveaux créateurs, et chaque année,

Chaque année est accueillie une centaine

fessionnels – figurent un photographe, à l'issue d'un parcours de deux ans, 40 à

un peintre en bâtiment, deux ergonomes, 50 sortent de ce confortable cocon : 60 %

une couturière, une sellière-bourrelière, pour voler de leurs propres ailes, 20 à 25 %

une consultante en développement durable,

un webmaster, des coachs, décora-

pour changer de parcours. La structure

pour reprendre un emploi et 15 à 20 %

teurs, manucures, chauffagistes... « Ils se s'inscrit dans le réseau national Coopérer

répartissent dans six filières », observe pour entreprendre, lui-même inscrit dans

Vincent Girard, directeur de la structure. le circuit de l'économie sociale.

« Il n’était pas question de faire un ghetto

de personnes en difficulté ni un outil Pour de petits budgets

sélectif. Des ouvriés travaillant dans le Ici, le porteur apprend, en faisant, ce métier

de chef d'entreprise qui réclame tant

bâtiment aux thésards, des urbains aux

ruraux, nous réunissons une grande diversité

de profils. Cette mixité, c'est un choix salarié, le portage juridique de Coopilote

de polyvalence. En lui offrant un statut de

éthique. »

le libère des contraintes administratives.

Depuis sa création à Grand-Charmont, en L'entrepreneur en devenir acquiert, via

2002, Coopilote a déménagé à Montbéliard,

s'est installé aussi à Besançon saires à son autonomie : gestion, compta-

des formations maison, les moyens néces-

en 2007, puis a ouvert des antennes à bilité, marketing...

Lure, Dole, Belfort et Vesoul. La structure Pour s'inscrire dans un parcours Coopilote,

compte six permanents : un directeur, un projet de création d'entreprise doit

deux comptables, deux chargés d'accompagnement

et une responsable financière. de projet doit avoir une bonne

répondre à deux conditions : le porteur

maîtrise

26 vu du doubs mars 2011


Dominique Bonneau, ferronnier installé à Jougne.

Ferronnier et associé du réseau

De la fac à Ionyse

Artisan inscrit à la Chambre de métiers et

de l’artisanat pendant sept ans, Dominique

Bonneau a connu le trop-plein de travail et

les charges importantes liées à son statut…

Il s'est vite senti noyé ! « Il fallait travailler

toujours plus. J'avais envie de faire aussi de

la sculpture d'art, mais c'était impossible. »

Le ferronnier de Jougne s'est donc offert

un répit avant de trouver, dans Coopilote,

une structure correspondant à son rythme

et à ses besoins. « Il y avait beaucoup plus

de souplesse. Au fur et à mesure que je

travaillais, mon salaire se constituait, je

n'avais plus le problème des charges qui

du métier visé, et le démarrage ne doit

pas nécessiter de gros investissements.

Lorsque ces deux conditions sont réunies,

la coopérative est un moyen de lancer son

activité sans risque et bien conseillé.

La différence avec les autres outils d'aide à

la création ? Le portage juridique pendant

deux ans, justement, et l'esprit coopératif.

« Ici les porteurs de projet rencontrent

leurs pairs, ils échangent informations et

pratiques, et l'isolement est rompu. Cela

donne de bons résultats dans la dynamique

et la motivation des projets. »

Tél. 03 81 95 48 91

Courriel : contact@coopilote.com

Internet : www.coopilote.com

tombent deux ou trois ans après. Coopilote,

c'est aussi un réseau, on échange des coups

de main. »

À l'issue de son parcours de deux ans, pendant

lequel il a réalisé des chantiers pour

particuliers, communes ou architectes – tout

en prenant cette fois le temps de faire de la

sculpture – Dominique Bonneau aurait pu

repartir à la Chambre de métiers. Mais la

solitude de l'artisan ne l'attirait plus. « J'ai

décidé de rester comme entrepreneur associé

à Coopilote. C'est aussi une philosophie, une

éthique. Je préfère appartenir à un réseau

comme celui-ci, qui correspond à mes idées. »

Amaury Pernette, Rémy Hubscher et

Sébastien Barbier ont tous les trois suivi

des études d'informatique pendant

lesquelles ils ont fait, ensemble, un

petit détour par l'Angleterre, dans le

cadre du programme Erasmus. « Là-bas,

on a travaillé sur des petits projets,

comme ça, pour le plaisir, et pour se

faire une petite paye d'étudiants », se

souvient Amaury Pernette, le premier

des trois à avoir terminé son cursus

(un master d'informatique obtenu

à l'Université de Franche-Comté), et

donc le premier salarié à temps plein

de Ionyse, leur petite entreprise. « À

notre retour, encore étudiants, nous

nous étions renseignés sur la création

d'entreprise et le moyen de travailler

de façon légale, et on s'est vite orienté

vers Coopilote. Cette formule de

coopération entre entrepreneurs nous

plaît énormément. »

Les trois étudiants ont signé en mars

2009 et, depuis, développent des

solutions logicielles orientées vers les

applications web. Leurs clients ? Les

autres membres du réseau Coopilote,

mais aussi des PME et des collectivités.

« Aujourd'hui, notre vie d'entrepreneurs

nous motive plus que tout. Coopilote,

c'est plus qu'une aide au démarrage,

c'est le fond même de l'économie

sociale. On aimerait d'ailleurs devenir

associés. »

mars 2011

vu du doubs

27


tourisme

Doubs mag’

sur les pas de Courbet

Des idées d’évasion sur

www.doubs-reservation.com

Ce n’est pas seulement un site de réservation en ligne que le Comité

départemental du tourisme a conçu… C’est aussi un site d’information

qui fourmille d’idées de séjour et d’évasion.

L’édition 2011 du magazine du

Comité départemental du tourisme

invite ses lecteurs à parcourir le Pays

de Courbet, pays d’artiste alors que

s’ouvre à Ornans, début juillet,

le nouveau musée consacré au

maître du réalisme.

Elle présente aussi quantité d’idées

pour “se cultiver, s’activer ou

savourer”. Plus de 250 adresses

sont recensées comme autant

de bons plans pour profiter de

toutes les ressources du Doubs.

Et la Suisse voisine n’est pas oubliée

pour des détours inattendus

et “exotiques”.

Toujours à la pointe de la technologie,

le CDT intègre dans son magazine

quatre flashcodes qui

permettent d’accéder à un maximum

d’informations sur le site

Internet www.doubs-tourisme.mobi

via un téléphone mobile.

Une large gamme d’hébergements

est présentée, photos et descriptifs à

l’appui, couvrant l’ensemble du département.

Au choix : meublés de tourisme et

chambres d’hôtes labellisés Gîtes de France,

Clévacances ou Fleurs de soleil, hôtels, campings,

villages vacances. La recherche par

critères sélectifs et situation géographique

facilite la sélection. Et les disponibilités

sont indiquées automatiquement.

Un outil fédérateur

De nombreux professionnels et propriétaires

d’hébergements ont d’ores et déjà

rejoint ce site innovant. D’ailleurs, ses

concepteurs travaillent en étroite collaboration

avec les offices de tourisme qui

peuvent aisément référencer et commercialiser

les offres. Ce qui en fait un outil

fédérateur, comme le souligne Vincent

La carte touristique du Doubs prend du relief

Fuster, vice-président du Conseil général et

président du CDT.

Coups de cœur et suggestions insolites de

séjours agrémentent le site, sans oublier

les temps forts de l’année. À chacun selon

son style et ses humeurs : escapade nordique

avec chiens de traîneaux, week-end

safari avec GPS, découverte du biathlon…

C’est l’occasion rêvée d’utiliser le Pack Bons

plans. Ce carnet de voyages décline une

vingtaine d’entrées gratuites et de réductions

pour autant d’activités variées, de la

Saline royale d’Arc-et-Senans à la Citadelle

de Besançon, en passant par Dino-Zoo, châteaux,

grottes et autres curiosités.

Comité départemental du tourisme,

tél. 03 81 21 29 78

Internet : www.doubs-reservation.com

La carte touristique et Doubs mag’

sont disponibles :

• sur simple appel au Comité

départemental du tourisme :

0 381 212 999,

• par mail : cdt@doubs.com,

• ou directement sur Internet :

www.doubs.travel

rubrique Publications.

Elle n’est pas réservée aux touristes

: même les Doubiens peuvent

en avoir besoin pour sillonner

leur département. Cette nouvelle

carte en relief permet de repérer

aisément plus de 400 sites, balades

et autres sujets de curiosité. Elle

propose en outre de conjuguer trois

verbes, “partager, comprendre, découvrir”

au rythme de suggestions

et des saisons : du Parc polaire

dans le Haut-Doubs au musée des

Maisons comtoises, en pays de

Besançon Loue-Lison, en passant

par le Pavillon des sciences en

Pays de Montbéliard, le gouffre

de Poudrey dans le Doubs central…

Suivez le guide !

28 vu du doubs mars 2011


ASPIRATION CENTRALISÉE

ASPIRATION DES POUSSIERES

Puissance – Performance – Résistance

Deux fois plus de puissance qu’un aspirateur traditionnel.

Centrale d’encombrement réduit, idéale pour les appartements

car elle peut être installée dans un placard.

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L’avenir se bâtit.

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des maisons à la pointe des exigences

techniques en maîtrisant les coûts.

Aujourd’hui Plaisancia répond à la

réglementation B.B.C. et se projette

déjà plus loin…

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« Prévoir consiste à projeter dans l’avenir

ce qu’on a perçu dans le passé. »

Henri Bergson

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culture

Fabrice Ferez forme le duo Coste

avec le guitariste Philippe Roux.

Riche programme

à Flagey

Tandis que le musée d’Ornans se prépare

à son ouverture avec une exposition inédite

Courbet-Clésinger, en juillet prochain,

la ferme Courbet à Flagey multiplie les

rendez-vous entre le public et les arts, de

la musique à la danse en passant par la

peinture... L’exposition de Myriam Drizard

précède celles consacrées à Alfred Giess

(1901-1973), puis à Gérald Mainier.

Le programme des conférences s’étoffe,

tout comme celui des concerts. Tandis

que le Théâtre des Sources continuera

de chanter L’Esprit des lieux, le festival

de musiques anciennes de Besançon-

Montfaucon, notamment, ponctuera

l’année de concerts exceptionnels, en juin.

Le pianiste Alain Roudier et l’Académie

d’instruments anciens inaugureront une

résidence d’artiste, fin août.

Le programme fourmille de nouveautés :

un atelier philo avec Sébastien Pasteur, un

atelier lecture pour les jeunes avec l’association

Croqu’livre, différents ateliers arts

plastiques pour les jeunes, les personnes

âgées et les personnes handicapées…

Les propositions autour de Courbet et de

son époque ne cessent de s’enrichir et

s’ouvrent à de nouvelles contributions.

Retrouvez l’agenda des manifestations dans

chaque numéro de Vu du Doubs, à la Ferme

Courbet, dans les offices de tourisme…

Et sur Internet : http://musee-courbet.fr

La passion selon Myriam

à la Ferme Courbet

Itinéraire d’un peintre… Le titre sage de cette nouvelle exposition révèle

une communion païenne entre la nature, la matière, et l’imaginaire

débordant d’une jeune artiste installée à Ornans, dans la proximité de

Courbet.

C

« ’est surprenant ! », avait prévenu Frédérique

Thomas-Maurin, la conservateur

du musée Courbet, qui a repéré l’artiste

voici quelques années déjà : « Myriam Drizard

est une jeune femme menue et douce,

mais, dans son travail, elle dégage soudain

une énergie incroyable qui évoque celle de

Courbet ». Sa palette mate de bruns, d’ocres,

de mauves…, la densité de sa matière, sa

gestuelle tumultueuse rappellent aussi le

maître du réalisme. Mais comparaison n’est

pas raison, son expressionnisme transcende

le réel avec fougue.

Un monde foisonnant et puissant

Vésulienne d’origine, Ornanaise d’adoption

depuis dix ans, la fraîche quadra a

poursuivi ses études aux Beaux-Arts de

Besançon, de Lyon puis de Strasbourg en

marge des courants dominants de la création

contemporaine. « Je peins à l’huile sur

des toiles que je conçois moi-même. J’utilise

aussi de l’encaustique que je mélange

à des pigments, de la sciure, de la poussière…

Tout cela peut paraître archaïque »,

s’amuse-t-elle.

Son œuvre défie et le temps et les écoles.

Ses gisants et ses piétas, débarrassés de

Myriam Drizard, dans la proximité de Courbet.

connotations religieuses, expriment grandeurs

et misères de la condition humaine.

Son itinéraire n’est pas de tout repos. Il a

débuté avec des scènes conflictuelles de

tauromachie ; s’est ouvert à la sensualité

à travers une vision renouvelée des chevaux

; s’est prolongé au milieu de figures

humaines envahissantes...

Aujourd’hui, sa fureur de peindre semble

s’apaiser dans de grands paysages mentaux,

contrastés et vivants. « La peinture

traduit notre appréhension du monde »,

dit-elle. Celui de Myriam Drizard est foisonnant

et puissant.

Itinéraire d’un peintre, du 11 mars au 30 mai

du mercredi au dimanche de 14 h à 18 h.

Ferme Courbet, Flagey. Tél. 03 81 53 03 60.

30 vu du doubs mars 2011


événement

Rendez-vous électoral les 20 et 27 mars :

18 cantons renouvelables

Les électeurs sont appelés à désigner leur conseiller général

dans 18 des 35 cantons que compte le Doubs. La durée

de ce mandat sera exceptionnellement de trois ans,

au lieu de six, compte tenu de la réforme des

collectivités territoriales prévue en 2014. Pour

sa part, le président de la nouvelle assemblée

sera élu le 31 mars par les 35 conseillers

généraux.

Un acteur de terrain

Le conseiller général intervient dans tous

les domaines de compétences du

Département : l’action sociale,

depuis la protection de

l’enfance jusqu’à l’accompagnement

des

personnes âgées et

des personnes handicapées

; l’insertion ; la

politique éducative ; les

infrastructures routières…

Le Département joue aussi

un rôle dans la vie économique,

culturelle, sportive…

Il est représenté par ses élus

dans plus de 300 organismes tels

que les conseils d’administration des collèges

et des maisons de retraite. Ainsi le

conseiller général est-il en relation permanente

avec les élus locaux, les responsables

associatifs, les organisations socioprofessionnelles,

et les citoyens de son

canton. C’est ce qui en fait un acteur de

terrain de premier plan.

Un budget pour agir

Pour assumer ses responsabilités, le

Département du Doubs dispose d’un

budget de 538,8 millions d’euros, en 2011,

le plus important des collectivités de

Franche-Comté. Chef de l’exécutif, élu par

ses pairs, le président est l’ordonnateur

des dépenses. En outre, il dirige les services

administratifs du Département forts

de 2 400 agents.

L’Assemblée départementale qui rassemble

35 conseillers généraux exerce un

pouvoir délibératif. Elle se réunit une fois

par trimestre, au minimum, à l’invitation

du président, afin de discuter et de voter

les décisions qui lui sont soumises, en

particulier le budget annuel. Ces sessions

sont publiques et retransmises sur le site

Internet www.doubs.fr

Un travail d’équipe

Les 35 conseillers généraux participent à

une ou plusieurs commissions de travail

qui correspondent aux compétences du

Département : « Solidarités », « Infrastructures,

développement économique,

agricole et touristique », « Citoyenneté,

politique éducative et culturelle »,

« Aménagement local et développement

durable des territoires », « Ressources

humaines, finances, patrimoine et administration

générale ».

mars 2011

vu du doubs

31


opinions

Le groupe socialiste, Verts et divers gauche

à votre écoute

Les élus des groupes d’opposition départementale

à vos côtés

L’Éducation nationale, comme l’emploi

et le logement, doit rester une priorité nationale

Alors que la démographie des élèves repart à la hausse

et que le lien entre effectifs et réussite scolaire n’est

plus à démontrer, 16 000 postes dans l’Éducation nationale

vont être supprimés à la rentrée scolaire 2011. Besançon

est la 4e académie la plus touchée par les suppressions

de postes.

L’éducation : facteur de développement

et d’épanouissement personnels…

Alors que le Conseil général du Doubs fait un effort considérable

et constant dans son investissement pour la rénovation

des collèges, le transport gratuit pour les écoliers,

les collégiens, les lycéens, l’accès à la restauration,

au sport et à la culture, le gouvernement veut supprimer

dans notre département 177 postes dans le second degré !

L’éducation : clef de la réussite professionnelle…

Le désengagement décidé par le gouvernement est grave

car il hypothèque l’avenir de nos jeunes. Dans le Doubs, les

exemples ne manquent pas : suppression de formations

professionnalisantes et reconnues, baisse de dotations

horaires, suppressions de postes, fermetures de classes,

recul sur les engagements pris par le rectorat.

Merci Chaux-Neuve…

Le succès populaire rencontré à l’occasion des épreuves de

la coupe du monde de combiné nordique, des 22 et 23 janvier

derniers, à Chaux-Neuve, montre que nous pouvons faire

rayonner nos territoires en nous mobilisant tous ensemble.

En effet, quand deux Départements, la Région et l’État unissent

leurs efforts et leurs moyens financiers, le résultat est au

rendez-vous. Le tremplin rénové en est l’image.

Porté par des bénévoles qui se sont mobilisés sans compter

pour donner à cet événement une dimension reconnue

au niveau mondial, soutenu par toute une population

et médiatisé par ses athlètes régionaux, le site de

Chaux- Neuve conforte la position du massif du Jura sur

les filières nordiques.

Sports de haut niveau ou simples loisirs accessibles à tous,

les sports nordiques offrent des opportunités nouvelles que

nous avons tout intérêt à promouvoir. Ils représentent audelà

de leur caractère purement sportif, un potentiel touristique

et économique indéniable pour toute notre région.

C’est pourquoi, en plus de nos investissements d’équipement,

il est impératif que nous facilitions toutes les initiatives,

notamment privées pour pérenniser cet engouement,

sans pour autant faire dans la démesure.

Groupe Démocratie et Proximité

Christine Bouquin, Frédéric Cartier, Yannick Dessent,

Jean-Pierre Gurtner, Daniel Leroux, André Péquignot, Marc Pétrement,

Patrick Ronot, Jean-Marie Saillard.

L’éducation : garante de l’égalité des chances

et avenir de la performance économique.

L’école reste souvent le dernier service public de nos villages.

L’équilibre de nos territoires et l’avenir de notre économie

sont en jeu.

On ne peut assister impuissants et passifs au démantèlement

de notre système éducatif par le gouvernement. Au

cours des dernières semaines, la collectivité départementale,

par la voix de notre Président, n’a cessé de dénoncer

cette situation : nous apportons la contribution unanime

du groupe majoritaire à ce mouvement.

Danièle Nevers, Barbara Romagnan, Martine Voidey, Éric Alauzet, Jean-

Marie Bart, Philippe Beluche, Léon Bessot, Christian Bouday, Jacques

Breuil, Paul Coizet, Yves-Michel Dahoui, Vincent Fuster, Gérard Galliot,

Noël Gauthier, Claude Girard, Jacques Hélias,

Pierre Hélias, Claude Jeannerot, Rémy Nappey, Michel Rondot.

Prévoyons l’Avenir

Le Conseil général fait le choix d’intervenir en soutien

au monde économique. Il accompagne certains entrepreneurs

dans le montage de leurs dossiers. Il aide financièrement

plusieurs projets de recherche pour développer

les applications de demain. Pourtant, la crise économique

a montré qu’un soutien à court terme aurait été nécessaire

pour aider beaucoup d’entreprises soumises à des

difficultés momentanées et ainsi éviter bon nombre de

licenciements, voire de fermetures. Nous souhaitons que

le Conseil général tienne compte de ces enseignements

en étayant sa politique économique, notamment par un

travail avec la Région, afin de mieux soutenir l’emploi.

Groupe Doubs Avenir (UMP et apparentés)

Annick Jacquemet, Louis Cuenin, Jean-François Longeot, Alain Marguet,

Jean-Marie Pobelle, Albert Rognon.

32 vu du doubs mars 2011


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La tarte citron meringuée

• préparation : 40 min environ

• cuisson : 45 min

• 0,50 € par personne (pour 6 personnes)

Pour la pâte sucrée :

Mélanger le beurre (65 g) et la poudre

d’amandes (20 g), le sucre glace (50 g), la

farine (30 g) et le sel (une pincée). Une fois

le beurre fondu, ajouter un petit œuf. Puis

la farine (100 g) avec la levure préalablement

tamisées. Mettre au frais pendant

20 mn. Prendre un cercle à tarte de 24 cm,

étaler la pâte puis la placer dans le moule.

La cuire pendant 20 mn dans un four à

180°. Elle doit prendre une couleur paille.

Pour la crème au citron :

Mettre dans une casserole le zeste de deux

citrons, ainsi que leur jus, le beurre (60 g)

et le sucre cristal (100 g). Une fois le beurre

fondu, ajouter un œuf battu. Cuire jusqu’à

la première ébullition. Tamiser puis garnir

la tarte. Réserver au froid pendant 20 mn.

Pour la meringue suisse :

Mettre un blanc d’œuf et le sucre cristal

(50 g) dans une casserole. Chauffer à 60°

jusqu’à ce que le sucre soit fondu. Monter

ensuite la meringue. Prendre une poche

à douille puis reporter la meringue sur la

tarte. Celle-ci peut éventuellement être

passée 5 min au four préchauffé à 200°.

Vous dites Stop à la pub ?

Alors dites oui à

Vu du Doubs multimédia !

Vous participez à la

duction des déchets à la

source en apposant un autocollant

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Doubs ? Alors, abonnez-vous à sa version

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le magazine à votre guise. Pour cela, il

vous suffit d’envoyer votre adresse mail à la

rédaction :

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Un message vous avertira de la sortie de

chaque numéro.

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adresses suivantes :

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La solution de l’énigme 28

Montbéliard

Comme le rappelle Claude Bessot, Voltaire avait

accordé un prêt au duc de Wurtemberg en

échange d’une confortable rente viagère. Fort

dépensier, le duc ne parvenait à honorer son

engagement, il tenta de gagner du temps par

tous les moyens, comptant sur l’âge avancé et

la santé fragile de l’écrivain. En vain ! Le duc finit

par lui proposer le château de Montbéliard. Mais

les membres du conseil de Stuttgart refusèrent

cette solution et remboursèrent l’usurier tenace. Et

Voltaire, qui avait agrandi et embelli le domaine de

Ferney, ne devint pas châtelain de Montbéliard.

Plusieurs lecteurs ont donné pour réponse le château de Torpes,

mais celui-ci évoque une tout autre histoire… En l’occurrence la liaison extraconjugale

de la marquise du Chatelet avec Voltaire. Tous deux séjournèrent à Torpes, la marquise

étant parente des châtelains.

Par tirage au sort parmi les bonnes réponses reçues, Claude Bessot, de Sancey-le-Grand,

a gagné le premier lot constitué d’un ouvrage consacré au Doubs. Les lauréats suivants

ont reçu un tee-shirt aux couleurs du Conseil général du Doubs : Jean-Luc Fournier,

de Montbéliard, Danièle Plumez, de Bart, Marie-Ange Lonchampt, de Pontarlier, Rose

Girardet, de Valdahon.

Un nouveau jeu en avril

Avec la solution à l’énigme 29 dans le numéro d’avril, ce jeu prendra fin et une

nouvelle formule lui succédera. Toute l’équipe de Vu du Doubs remercie les

nombreux lecteurs qui y ont participé au fil des numéros, notamment pour leurs cartes

joliment choisies et leurs messages chaleureux.

Extrait du règlement du concours

Article 1 : Objet

Le Conseil général du Doubs organise un

jeu concours gratuit ouvert à tous dans son

journal Vu du Doubs. Sur la base d’un indice, les

lecteurs devront trouver le nom d’un site ou d’un

monument du Doubs.

Article 7 : Dépôt légal

Le fait de participer à ce jeu-concours implique l’acceptation

pleine et entière du présent règlement

déposé chez maître Jean-Marc Allenbach, huissier

de justice associé, 28 rue de la Préfecture, BP 301,

25017 Besançon cedex.

Vu du Doubs - n° 186 - mars 2011 • Directeur de la publication : Claude Jeannerot • Codirecteur de la publication :

Noël Gauthier • Rédacteur en chef : Patrice David • Rédacteur : Christophe Deplaude • Ont collaboré à ce numéro :

Aline Bilinski, Monique Clémens, Hubert Demazure, Nadine Eybert-Baud, Patricia Louis, Véronique Vuillemin-Filippi

• Maquette : Communiquez • Réalisation : bigbang.fr • Photogravure : Michel Joly • Photographies : Conseil général

du Doubs (Lionel Georges, Benoît Grosjean, Alice Thomé, Aurore Galland et Lucas Masson) pages 1, 3, 8,10, 13, 14, 15,

16, 17, 18, 20, 21, 23 - Laurent Cheviet pages 8, 24, 25 - Yves Petit pages 3, 7, 11, 12, 27, 30- Jack Varlet page 6 - Daniel

Nowak pages 3, 21, 26 - Ville de Besançon page 10 - Droits réservés pages 6, 10, 28, 30, 31 • Illustrations : Françoise

Soeur page 34 • Vu du Doubs est une publication mensuelle éditée par le Conseil général du Doubs - 7 avenue de

la Gare-d’Eau - 25031 Besançon cedex - Tél. 03 81 25 80 42 (direction de la communication) - Fax : 03 81 25 80 41

- www.doubs.fr et vududoubs@doubs.fr • ISSN : 0294-0329 • Dépôt légal 9958 • Impression : Roularta Printing

• Distribution : La Poste • Régie publicitaire : MCC - Tél. 03 81 55 44 44 • Vu du Doubs est imprimé à 231 000 exemplaires

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34 vu du doubs mars 2011


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