Numéro 18 - Conseil général de l'Oise

oise.fr

Numéro 18 - Conseil général de l'Oise

Le magazine du département de l’Oise

18 14

JUIN

2006

Environnement

À la découverte

de nos forêts

DOSSIER > P. 10

7, 8, 9 JUILLET

Rendez-vous

avec les pompiers

> P. 16

SPORT

Comme

sur des rollers

> P. 28


Sommaire

> À la une - p.5

Les Nuits de feu

Pour la 15 e fois, les meilleurs

artificiers du monde se

retrouvent à Chantilly,

illuminant le ciel et nos yeux.

> En bref - p.6

Parmi les faits majeurs du

mois passé, une rencontre

entre Oise et Seine-Maritime

et les derniers rendez-vous

de l’année scolaire pour les

conseillers généraux jeunes.

Au programme bientôt, le

passage du Tour de France

dans notre département !

> L’Oise

en action - p.16

Zoom

sur les pompiers

Professionnels ou

volontaires, ils nous

protègent au quotidien

et anticipent les risques

les plus complexes.

> Du nord

au sud - p.19

L’Oise verte et

bleue : le bilan

Malgré une météo mitigée,

la première édition de cet

événement a été un succès.

> L’Oise

en tête - p.22

Alors que l’Oise célèbre

l’anniversaire des

premiers congés payés,

rencontre avec René

Duru, représentant d’une

association dont le nom

symbolise à lui seul les loisirs

pour tous : Léo-Lagrange.

> Ils font

l’Oise - p.24

Speaker de course cycliste,

sabreur de champagne,

animatrice d’un café

associatif... Portraits

d’Isariens bien dans leur

temps.

> Itinéraires

loisirs - p.26

Moulins malins

in line, qui fait glisser petits

et grands, pour leur plus

grand plaisir.

> Culture /

bons plans - p.30

L’Oise au théâtre

Plus que quelques jours pour

réserver vos places pour

ce tout premier festival à

Ermenonville, consacré cette

année à Eugène Ionesco.

> Agenda - p.32

Concerts, expos, festivals,

retrouvez notre sélection

de sorties.

> Décisions - p.34

Les principales mesures

adoptées par l’Assemblée

départementale.

> Tribunes

libres - p.35

> Dossier - p.10

À la

découverte

de nos forêts

Comment les forêts

de l’Oise sont-elles

entretenues, exploitées ?

Pourquoi et comment

le Conseil général metil

des moyens dans

leur valorisation et leur

ouverture au public le

plus large ? Décryptage.

À l’occasion des « journées

du patrimoine de pays »,

partez à la découverte de

cinq moulins qui contribuent

au charme de l’Oise.

> Sports - p.28

Comme

sur des rollers

Le sympathique exemple

de l’association Beauvais

« 60 » est une publication du Conseil général de l’Oise • 1, rue Cambry – 60024 Beauvais Cedex • 03 44 06 60 60 et oise.fr • Directeur de la publication :

Yves Rome • Directeur de la rédaction : Xavier Mahé • Conception initiale : EuroRSCG C&O • Rédaction et réalisation : Anatome / Benoît Mougne

• Impression : Houdeville – BP 410 – 60004 Beauvais Cedex • Tirage : 320 000 exemplaires • Diffusion : La Poste • ISSN : 1770-9768 • Dépôt légal

à parution • Photo de couverture : DR • Ce numéro comporte un supplément « Votre été dans l’Oise » tiré à part.


Un mois à votre service

> Édito

L’Oise,

département

culturel

HAUDIVILLERS, 13 MAI. INAUGURATION DE L’ÉCOLE PRIMAIRE AGRANDIE ET D’UNE SALLE

PÉRISCOLAIRE. EN PRÉSENCE DE BÉATRICE LEJEUNE, VICE-PRÉSIDENTE DU CONSEIL RÉGIONAL,

DE LUCIEN BOUCHEZ, MAIRE DE LA COMMUNE, ET DES MEMBRES DU CONSEIL MUNICIPAL.

BEAUVAIS, 24 MAI. SIGNATURE

DE LA CHARTE DÉPARTEMENTALE

DES CHANTIERS D’INSERTION.

DE G. À D. : JEAN-CLAUDE

VILLEMAIN, VICE-PRÉSIDENT

DU CONSEIL GÉNÉRAL CHARGÉ

DE LA SOLIDARITÉ ET DE

L’ACTION SOCIALE, CLAUDE

GEWERC, PRÉSIDENT DU

CONSEIL RÉGIONAL, YVES

ROME ET PHILIPPE GRÉGOIRE,

PRÉFET DE L’OISE.

DR

DR

LASSIGNY, 19 MAI. INAUGURATION

D’UNE NOUVELLE MAISON DU CONSEIL

GÉNÉRAL, LA QUATRIÈME DU GENRE.

DE G. À D. : JOSEPH SANGUINETTE,

CONSEILLER GÉNÉRAL DE RESSONS-SUR-

MATZ, PATRICK DEGUISE, CONSEILLER

GÉNÉRAL DE NOYON, ET THIERRY FRAU,

CONSEILLER GÉNÉRAL DE LASSIGNY.

DR

n ce début d’été, l’Oise se distingue

par son dynamisme culturel.

Nuits de feu, fête de la musique,

festival de théâtre, autant

d’événements que le Conseil général

souhaite vous faire partager.

Les Nuits de feu sont dotées cette année

d’une soirée supplémentaire,

plus spécialement dédiée aux Isariens

et aux partenaires de notre département.

La fête de la musique sera l’occasion,

pour la troisième année consécutive,

d’un grand concert gratuit dans le parc

de l’Hôtel du Département avec Louis

Bertignac. Enfin, la première édition

de « L’Oise au théâtre », événement inédit

d’ampleur nationale, mettra à l’honneur

le talent d’Eugène Ionesco ainsi que

le formidable potentiel culturel

et artistique de notre département.

Cultivons et partageons ce potentiel

pour garantir à l’Oise

le rayonnement qu’elle mérite.

CRÈVECŒUR-LE-GRAND,

25 MAI. INAUGURATION

DE LA FOIRE AUX PUCES,

AVEC ANDRÉ COET,

CONSEILLER GÉNÉRAL

DU CANTON.

AU PREMIER PLAN : UN MEMBRE

DE LA FANFARE HAUDICŒUR.

DR

PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL

3

60 - N°18 - Juin 2006


À la une

Jean-Luc Cormier / Le bar Floréal

4

60 - N°15 - Mars 2006

UN JURY PROFONDÉMENT RENOUVELÉ

Pour la première fois cette année, le jury des Nuits de feu,

jusqu’alors composé uniquement de personnalités nationales,

a été élargi à des personnalités de notre département.

Voici sa composition.

Isariens : Lofti Askour, conseiller général jeune élu du collège

des Bourgognes à Chantilly, André Dardenne, président de l’office

de tourisme du Beauvaisis, David Doisy, champion d’escrime

handisport, Gilbert Falempin, président de la Fédération des aînés

ruraux, Christelle Martel, pompier volontaire.

Personnalités nationales :Jean-Claude Brialy, acteur, François-

René Duchâble, pianiste, Aurélie Dupont, danseuse étoile, Julien

Lestel, danseur étoile, Vitor Machado, vainqueur du Bouquet

d’or 2004, Bernard Oheix, président du festival pyrotechnique

de Cannes, Jean-Pierre Pernaut, présentateur de télévision.

Christophe B.


NUITS DE FEU

Pleins feux sur Chantilly

Les jeudi 15, vendredi 16 et samedi 17 juin, le ciel isarien s’illumine

une nouvelle fois, pour la quinzième édition des Nuits de feu. Dépêchez-vous,

il reste peut-être quelques possibilités d’assister aux prouesses

des concurrents venus du monde entier…

rusquement, le jour succéda à la nui », écrit un

chroniqueur. Nous sommes en 1672, le Grand

Condé reçoit son altesse le Grand Dauphin

de France au château de Chantilly. Il organise

une soirée en son honneur. C’est à cette occasion que

naissent les fêtes pyrotechniques de Chantilly.

Près de trois siècles plus tard, Chantilly perpétue la

tradition de ces grandes fêtes. Aujourd’hui les Nuits de

feu rassemblent 120 000 spectateurs et réunissent des

artificiers parmi les plus grands du monde. Durant deux

soirées, les 16 et 17 juin, six d’entre eux participent au

concours international. Le but : décrocher le Bouquet

d’or. Quatorze minutes pour chacun, sur un thème

imposé : la danse du feu, cette année.

Au programme : un tableau sur une musique inspirée

d’un extrait de L’Oiseau de feu d’Igor Stravinsky, des

figures libres et deux minutes de feux sans musique.

Nouveautés 2006

À l’honneur cette année : les Isariens eux-mêmes. Car

la majorité départementale a tenu à ce qu’une soirée de

plus leur permette d’être encore plus nombreux à profiter

de l’événement. C’est ainsi que 10 000 places à moitié

prix leur ont été réservées, courant avril, pour la soirée

supplémentaire du jeudi. À cette occasion, les lauréats

des trois dernières éditions présentent un « best of »

de leurs prouesses pyrotechniques. Autre nouveauté :

la mise en place d’un grand spectacle d’ouverture.

Une création du directeur artistique des Nuits de feu,

Jean-Éric Ougier. La danse, le feu et la performance

gymnique sont à l’honneur. Entraînés par la musique

de François-René Duchâble au piano, les pompiers

de l’Oise, l’équipe spéciale de gymnastique des Pompiers

de Paris et deux solistes du ballet de Marseille rivalisent

avec le feu d’artifice, avant le début du concours.

ALICE SERRANO

Renseignements : nuitsdefeu.com

Réservations : 0892 707 810 (0,34 € TTC/MN)

Didier Pallagès

Témoignage

Nelson Monfort, animateur des Nuits de feu 2006

DR

« Ce qui me plaît dans cette discipline artistique, c’est qu’elle est unique, il n’en existe aucune autre.

J’ai toujours été un grand amateur des feux d’artifice. C’est une tradition ancienne, noble, qui s’est

développée au fil des siècles. Durant la soirée, je vais mettre en avant le travail des artificiers, je vais

les interviewer. Ça fait déjà cinq ou six ans que je suis cet événement. Lors de la dernière édition,

j’étais membre du jury. C’est un vrai plaisir pour moi d’y participer. Un feu d’artifice, c’est comme

ouvrir une bouteille de champagne. C’est la fête ! »

60 - N°18 - Juin 2006

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Gardin / Cephrée Studio Senlis

> En bref

CONSEIL GÉNÉRAL DES JEUNES

Une première année réussie

PARMI LES NOMBREUSES COMMUNES

DISTINGUÉES, OURSEL-MAISON,

QUI A OBTENU TROIS FLEURS.

DR

LA COMMISSION « SANTÉ-PRÉVENTION »

EN PLEIN TRAVAIL, AU COLLÈGE

DE MARLY À RIBÉCOURT, LE 3 MAI.

our clore leur première année d’exercice,

les 78 conseillers généraux jeunes

ont vécu un mois de mai intense : réunion

en commissions le 3, afin de peaufiner les

projets préparés depuis janvier, budget

et calendrier prévisionnel, puis grande

journée d’ateliers et d’assemblée plénière

le mercredi 24. Durant ce rendez-vous de

mi-mandat, les jeunes élus étaient appelés

à réfléchir au collège du III e millénaire –

une moisson d’idées où puisera le Conseil

général. Moment un peu plus solennel,

à 14 heures, quand Alain Blanchard les

a accueillis dans l’hémicycle de l’Hôtel

du Département pour une séance plénière. Le règlement intérieur a été

adopté, posant le cadre de travail des commissions, les règles de vote,

le rôle des conseillers généraux parrains, notamment. Ont suivi des

discussions très actives – « sans langue de bois », dit-on au pôle éducation

– lors de la présentation des projets, tous approuvés, qui seront mis

en œuvre dès septembre. « No smoking and no drugs », l’enfance maltraitée,

le racisme, « Jeux picards et tremplin musique »… les travaux

du Conseil général des jeunes seront accessibles d’ici l’été sur oise.fr ■

PALMARÈS

Fleurs distinguées

lors que les beaux jours tardifs de

cette année magnifient un peu plus

roses et fuchsias qui s’épanouissent, le

Conseil général honorait le 5 mai les lauréats

du 46 e Concours des villes et villages

fleuris. Exactement 22 municipalités isariennes

pourront apposer à leurs entrées

le célèbre panneau à fleur(s), label national,

et 113 prix au total ont salué l’élégance

florale des communes mais aussi,

dans le cadre du palmarès départemental,

des mairies comme des jardins et balcons

de particuliers. Un concours qui compte

parmi ses critères propreté, mobilier

urbain, aménagement des espaces publics,

choix floral opéré par les communes,

gestion de l’eau – car le fleurissement ne

saurait nuire à l’avenir de la nature. ■

télex

> TRANSPORTS

Arrêts sur mesure

En partenariat avec le Conseil général, la

compagnie de bus Cabaro crée sur six de

ses lignes de nouveaux trajets ou arrêts,

sur réservation 48 heures à l’avance. Sont

concernées : la 12 avec une course à 9 h 30

de Clermont-Sables pour Creil-Gare routière,

la 30E Beauvais/Amiens avec un stop

à Tillé, la 33E Beauvais/Compiègne, la 37E

Méru/Cergy, la 38 Beauvais/Gisors et la 41

Beauvais/Gournay-en-Bray. Pour tout renseignement,

contacter la centrale de mobilité

départementale Optio, au 0 810 60 00 60 ou

optio.60@veolia-transport.fr

> ROUTES

Nouvelles directions

Dans le sillage des récents transferts de

compétences imposés par le gouvernement,

256 km de routes nationales ont échu

au Département. Voilà qui engendre, outre

des changements de panneaux (lire « 60 »

n°15), une réorganisation des services dans

tout l’Hexagone. Les Directions départementales

de l’équipement (DDE) seront

déchargées du réseau demeuré national,

dont onze nouvelles Directions interdépartementales

des routes (DIR) s’occuperont.

L’Oise sera rattachée à deux DIR : Nord

(Lille) et Nord-Ouest (Rouen), qui géreront

les RN 31, RN 2 et RN 330 en partie. Ces

DIR seront opérationnelles à l’automne.

> ISARIENNE D’HONNEUR

Ingrid Bétancourt

« En soutien aux combats que mène cette

femme d’exception au nom de la démocratie

et du développement durable et équitable,

le Conseil général de l’Oise décide de manifester

son entière solidarité dans l’épreuve

qu’elle traverse avec ses proches, sa famille

et ses amis. » Par ces mots, le 23 juin 2005,

l’Assemblée départementale proclamait

Ingrid Bétancourt, otage en Colombie

depuis février 2002, première citoyenne

d’honneur de l’Oise. Affirmant par là le désir

de tous les Isariens de « contribuer à sa

libération et à celle de ses codétenus ».

6

60 - N°18 - Juin 2006


OISE & SEINE-MARITIME

Bon voisinage

e 10 mai, Yves Rome pour l’Oise, et Didier Marie,

président du Conseil général de Seine-Maritime,

ont posé la première pierre d’un partenariat nouveau.

Développement économique créateur d’emplois, politique

de développement durable, les deux départements

partagent déjà une vision d’avenir commune, qui

se concrétise dans deux projets d’aménagement du

territoire, par-delà les frontières administratives. Le

premier est une liaison routière entre l’A29, qui traverse

la Seine-Maritime d’ouest en est, et l’A16, passant dans

l’Oise sur l’axe Amiens-Paris. De Neufchâtel-en-Bray à

Beauvais, soixante kilomètres environ, en deux fois deux

voies, permettront de tracer une ligne « droite » du Havre

à la préfecture isarienne – puis, à terme, à l’aéroport

de Roissy, dans le cadre d’un autre raccordement

autoroutier, défendu auprès du Conseil régional d’Ilede-France.

Outre un confort pour les conducteurs, cette

nouvelle voie désenclaverait le pays de Bray et certains

cantons tels Nivilliers, Marseille-en-Beauvaisis, Songeons

et Formerie, avec la perspective d’une attractivité et d’une

ouverture économiques plus grandes. Le second projet a

trait aussi aux routes, ou plutôt aux chemins : vers Saint-

Germer-de-Fly, l’Avenue verte, côté Seine-Maritime,

rejoindrait la Trans’Oise, pour former un seul itinéraire

de « circulation douce », ouvert au piétons, cyclistes,

cavaliers, et jalonné de sites historiques. Une convention

interdépartementale pourrait être formalisée entre fin

2006 et début 2007. ■

DIDIER MARIE, PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL DE SEINE-MARITIME (À G.),

ET YVES ROME, LE 10 MAI À BEAUVAIS.

A 29

SEINE-MARITIME

A28

PARMI LES PRINCIPAUX DOSSIERS ÉVOQUÉS PAR LES DEUX ÉLUS,

LE PROJET DE LIAISON AUTOROUTIÈRE ENTRE BEAUVAIS-NORD ET L’A29.

A 28

A29

OISE

A16

A16

DR

SOMME

EN DÉBATS

Attention à l’enfance

DR

évolution même de notre société renouvelle les problématiques et

expose l’enfance à de nouveaux dangers » : par ces mots Yves Rome

introduisait le colloque départemental sur la protection de l’enfance, le

10 mai à Clermont. Et insistait sur la nécessité d’un « dialogue ouvert

pour réinventer un système qui n’a guère bougé depuis vingt ans ». Plus

de trois cents professionnels – travailleurs sociaux

et médico-sociaux, médecins, magistrats, responsables d’associations

et de maisons d’enfants, protection judiciaire de la jeunesse, Éducation

nationale – ont échangé, cherché ensemble des solutions concrètes

en matière de signalement des enfants en danger comme de leur prise en

charge précoce et diversifiée, avant de se voir présenter quatre actions

innovantes du Département. ■

Documentation et réflexions à retrouver sur le site web oise.fr

60 - N°18 - Juin 2006

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En bref

PATRIMOINE

La belle histoire de Doméliers

epuis 1995, Jean

Pupin, maire, s’est

attaché à faire restaurer

son village, Doméliers

– 220 âmes –, avec

l’indispensable soutien

financier du Conseil

général. Sis au nord du

département, le bourg

se love autour de son

église au toit d’ardoise

qui contraste joliment

avec des murs de pierre

crayeuse. Une pierre

de nouveau lumineuse

depuis la réfection de

l’an 2000. Bien avant,

quatre calvaires, le mur

du cimetière, des puits,

une chapelle, le bâtiment

du corps

de garde

autrement dit

les pompiers

–, puis le

presbytère

transformé

en salle

communale et

son garage en

bibliothèque,

et encore

trois tableaux

religieux,

avaient été

rénovés.

La belle

histoire de

Doméliers ?

Il faut pousser la porte

de l’église pour la

découvrir : un ciel étoilé

sur la voûte, ici des tons

pastel, là des entrelacs

floraux, tout un décor

XIX e soudain mis au

jour. Jusqu’alors caché

sous un badigeon blanc

qu’un chantier de huit

Hervé Dez / Le bar Floréal

mois à plein-temps, et à

plusieurs, a pu effacer.

Voilà Saint-Firmin

– c’est son nom – tout en

habits XIX e , fresques,

vitraux, statuaire. Une

« démarche originale »,

note Marguerite Parot,

la restauratrice, qui

se souvient avec plaisir

des villageois venus

observer la renaissance

de ce lieu où les uns

les autres ont fait

leur communion,

se sont mariés,

participant même à la

reconstitution, au fond

du chœur, de deux anges

musiciens grâce à leurs

souvenirs et à une photo,

prise autrefois, que le

bouche-à-oreille a fait

venir de Metz ! Encore

quelques coups de

truelle à l’école-mairie,

des travaux d’éclairage,

et Doméliers sera

fin prêt… ■

BEAUVAIS

Succès pour

la foire-exposition

naugurée par Yves Rome le 24 mai, la foireexposition

de Beauvais s’est dressée six jours durant

place du Jeu-de-Paume, où bruissait un accent de

Pologne, premier invité d’honneur, venu avec son

artisanat, ses saveurs et mélodies. Et comme tous les

ans, une centaine d’exposants, habitat, gastronomie,

loisirs, ont vu passer bien plus de treize mille visiteurs,

tandis que les enfants profitaient des jeux installés

par le Conseil général. Rendez-vous le week-end de

l’Ascension 2007 pour la douzième. ■

Yves Rome lors de l’inauguration, aux côtés de l’organisateur

de la manifestation, Georges Pillon.

DR

8

60 - N°18 - Juin 2006


télex

> INITIATIVE

La rue à la scène

Ce 2 juin, Noyon comptait une nouvelle rue :

Rue des circonstances, c’est le titre de la pièce

que donnaient six jeunes et quatre adultes animateurs,

point d’orgue d’un atelier théâtre initié

par les services sociaux. Une dizaine d’adolescents

ont bâti ces histoires. À travers Prévert,

Dubillard… et des improvisations, eux que la

vie malmène, ou qui malmènent la vie, ont pu se

réapproprier, simplement, la parole. Apprendre

aussi à user au mieux de leur liberté d’expression,

à travailler en commum, deux heures durant,

toutes les semaines. Un succès sur scène, et plus

encore, l’occasion d’une confiance retrouvée.

> BAFA

Où se former ?

Indispensable sésame pour pouvoir encadrer des

jeunes, le brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur

de centre de vacances et de loisirs, dit Bafa,

se prépare dès l’âge de 17 ans, en trois étapes :

une formation théorique, un stage pratique et une

session d’approfondissement ou de qualification.

Et ce, au sein d’organismes agréés – il y en a sept

dans l’Oise, à Beauvais, Compiègne, La Chapelleaux-Pots,

La Croix-Saint-Ouen et Méru.

Tous renseignements auprès de la Direction

départementale de la jeunesse et des sports, au

03 44 06 06 06.

> ANIMAUX

Stop les abandons !

« Votre animal fait partie de votre famille, l’abandonner

est une lâcheté », clame la SPA de l’Oise,

relayant le message national lancé à l’approche

des vacances d’été. Car aux beaux jours, chiens,

chats et autres hamsters délaissés affluent vers

les refuges déjà bondés. Alors qu’il suffit simplement

de s’organiser pour faire garder son animal,

ou pouvoir l’emmener sur la route des congés.

Si besoin, pour vous aider dans vos démarches,

contactez la SPA de Beauvais, 03 44 48 02 50,

celle de Compiègne, 03 44 40 21 20, ou le chenil

L’Abri de Bury (Creil), 03 44 56 41 64.

6 JUILLET

Quand le Tour passe

par chez nous

Vers Gisors

Beauvais

CONCOURS

Objectifs Oise

hotographiez l’Oise »,

le Conseil général lance cette

invitation à tous les Isariens,

photographes professionnels

exceptés, à l’occasion d’un grand

concours ouvert jusqu’au 15 juillet.

Papier ou numérique, en couleur ou

noir et blanc, chaque cliché mettra

en scène un premier plan ou un

détail indiscutablement typique

de notre département, précise le

règlement – à consulter sur le site web

départemental. L’Oise des rues et des

chemins, verte ou bleue, intime ou

fameuse, avec ou sans figurants, ayez

l’œil ! À la clé, des récompenses pour

les plus belles prises de vue. ■

our sa 93 e édition, le Tour de

France foulera les routes de l’Oise.

Top départ de la cinquième étape le

6 juillet vers 10 heures à Beauvais : les

coureurs s’élanceront en direction de

Caen, sur le tracé de la départementale

981, via Aux Marais, Saint-Léger-en-

Bray, Auneuil, le mont des Fourches,

La Houssoye, Porcheux, Jaméricourt,

et Trie-Château. Les roues

multicolores, précédées de la célèbre

« caravane », franchiront alors la limite

départementale avec l’Eure. Mais qui

donc portera le Maillot jaune ? ■

259 000 euros

c’est la somme débloquée par le Conseil général,

en mai, pour la construction d’une station

d’épuration et d’un bassin d’orage à Breteuil

> CONTACT 03 44 66 60 51 / oise.fr

60 - N°18 - Juin 2006

9

DR


Dossier > Forêts de l’Oise

Vertes et

ouvertes

Les forêts couvrent

près du quart de

l’Oise. Aux plans

écologique, économique

et touristique, ce

patrimoine est un

formidable atout pour

notre département.

Visite guidée.

PLUS VIEUX CHÊNE FORESTIER D’EUROPE

(IL AURAIT 900 ANS), LE CHÊNE DE SAINT-JEAN,

EN FORÊT DE COMPIÈGNE, EST UN ARBRE DIT

« REMARQUABLE ».

DOSSIER RÉDIGÉ PAR NATHALIE JALLAGEAS

Éric Facon / Le bar Floréal


VISITE

Dans les coulisses de

la forêt de Compiègne

Pas si « naturelles » que ça, les forêts ! Discrètement mais

professionnellement, l’homme y met la main, pour les

exploiter, les protéger et les rendre accessibles au public.

Reportage en forêt de Compiègne, en compagnie d’un

agent de l’Office national des forêts.

L

uc Bison se définit comme le « guide nature » de la

forêt de Compiègne. Du haut de son mètre quatrevingt-neuf

et fort de ses 120 kilos, l’agent forestier

est un peu l’âme de ces bois. Avec ses vingt-neuf

ans de carrière, Luc Bison connaît le métier sur le bout

des doigts. Chaque jour, il sillonne son secteur – ou plus

exactement sa « zone de triage » – autour de la petite

commune de Saint-Jean-aux-Bois. L’homme ne se déplace

qu’à pied, suivi de très près par Rivière, une chienne

labrador de 6 ans, véritable compagne de route.

« On est là pour gérer de manière raisonnée un espace

multifonctionnel, nous explique-t-il. Protection de la

nature, accueil du public, gestion de la chasse, production

de bois : notre action vise à préparer la forêt de demain. »

Car si le public vient ici pour se ressourcer et pour trouver

des sous-bois à l’état pur, la forêt d’aujourd’hui n’a rien

de sauvage. « Tout est programmé, rien n’est laissé au

hasard, poursuit Luc Bison. C’est une forêt cultivée par

l’homme. On parle de sylviculture. »

De multiples missions

Effectivement, tout est prévu dans un vaste plan d’aménagement,

et ce jusqu’en 2010. Parcelle après parcelle,

figurent les arbres à abattre et ceux que l’on va devoir

planter, les conditions du terrain, les essences, les classes

d’âge, les chemins existants. L’espace est complètement

connu et géré, y compris les zones où l’Office national

des forêts (ONF) a décidé de ne pas intervenir. Tout est

sous contrôle. « Compiègne était traditionnellement

une forêt de hêtres, commente Luc Bison, mais le hêtre

connaît quelques difficultés, et l’évolution climatique ne

lui est pas favorable. Aujourd’hui, on s’oriente davantage

Éric Facon / Le bar Floréal

AGENT FORESTIER DE L’OFFICE NATIONAL DES FORÊTS, LUC BISON PARLE DES ARBRES

COMME DE SES « PROTÉGÉS ».

vers le chêne. À court et moyen terme, nous allons donc

planter un certain nombre d’individus. Mais ce qui est

curieux dans notre métier, c’est qu’on voit rarement le

résultat de notre travail. Pour preuve, un chêne planté

aujourd’hui sera récolté dans 200 ans ! »

« La forêt a beaucoup souffert depuis 1976, poursuit

l’agent forestier, elle a tout à la fois connu de grosses

tempêtes ou tornades, des sécheresses et des inondations.

Aujourd’hui, elle est fragilisée. Nous faisons tout ce qu’il

faut pour la préserver et surtout la renouveler. »

« À l’ONF, une de nos missions les plus importantes,

c’est la phase de désignation des arbres à couper, c’est

ce qu’on appelle le “martelage”. » Luc Bison tient ■ ■ ■

60 - N°18 - Juin 2006

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Dossier > Forêts de l’Oise

■ ■ ■ à préciser qu’on n’abat pas un arbre pour rien,

mais pour laisser la place à un autre de pousser. « À

cinq personnes, il nous faut en gros une matinée entière

pour marteler une parcelle de 15 hectares, on réfléchit à

chaque arbre », poursuit-il.

« Il y a la raison, la logique et puis de temps en temps,

il y a un coup de cœur, précise Luc Bison. Pour tel ou

tel arbre. J’ai comme ça plusieurs “protégés” dans la

forêt. »

AVEC LA COUPE ET LA VENTE DE BOIS, LA FORÊT A AUSSI UNE FONCTION ÉCONOMIQUE.

Après le martelage, vient le suivi de coupe. Des exploitants

forestiers, répondant à un appel d’offres, viennent

procéder aux coupes sur le terrain selon les indications

laissées par les services de l’ONF. « En fait, on oublie

souvent qu’une des premières vocations de la forêt,

c’est la production du bois. Mais attention, nous devons

toujours avoir un œil sur ce qui se passe, prévient Luc

Bison. C’est en cela qu’on parle de suivi. Nous passons

un contrat avec les exploitants. Logiquement, ils doivent

laisser la forêt, notamment les chemins, en l’état. »

Autre aspect du métier, indispensable à la bonne marche

de la forêt : la gestion de la chasse, qui passe entre autres

par le comptage des animaux. « C’est pour nous une

manière efficace de vérifier l’équilibre de la forêt, précise

notre guide. Nous sommes également là pour édifier

des zones protégées ou encore des réserves biologiques

dirigées. Encore une fois, il faut bien comprendre que la

forêt ne pousse pas toute seule : la main de l’homme est

là pour entretenir une certaine biodiversité. »

Hervé Dez / Le bar Floréal

Et puis, gérer le patrimoine forestier, c’est aussi favoriser

son accessibilité au plus grand nombre. « C’est une question

qui est en train de prendre de l’ampleur, commente

l’agent de l’ONF. Cette année, j’anime 42 sorties avec

des groupes scolaires. Il y a incontestablement un regain

d’intérêt pour les espaces naturels. La tendance est à

la multiplication des conventions avec les collectivités

locales – Région ou Département – pour mettre en place

des événements en forêt. C’est pourquoi, conclut-il, nous

devons vraiment faire un effort important en matière de

sécurisation des sites. Ça fait directement partie de mes

attributions. Je suis également là pour voir quand un arbre

est couché en travers d’un chemin ou quand un autre

est endommagé et risque à tout moment de provoquer

un accident. S’il y a danger, il convient de trouver une

solution rapide pour couper l’arbre. »

Des utilisateurs heureux

Lionel Vibré, de son côté, est l’un de ces usagers de la

forêt, passionné de VTT au point d’avoir créé un site

web proposant divers itinéraires dans l’Oise. De la forêt

entretenue par Luc Bison et ses collègues, il dit : « C’est

une très belle forêt, certainement une de mes préférées. »

Lionel Vibré reconnaît qu’ici les chemins sont bien

entretenus et dans leur grande majorité, suffisamment

solides pour être praticables à pied, à cheval ou à vélo.

Et d’ailleurs, à la fin du mois, une grande randonnée à

VTT, comptant plus de mille participants, est organisée en

forêt domaniale de Compiègne. Luc Bison et les services

de l’ONF sont déjà sur le pied de guerre. ■

LIONEL VIBRÉ

vététiste passionné

BM

« Il y a beaucoup

de très vieux arbres

entre Saint-Jean

et Pierrefonds,

le site est superbe. »

12

60 - N°18 - Juin 2006


RANDONNEURS, VÉTÉTISTES, CHASSEURS, ÉCOLIERS… :

NOMBREUX SONT LES USAGERS DE LA FORÊT, QU’IL S’AGIT

DE FAIRE COHABITER DANS LES MEILLEURES CONDITIONS

POSSIBLES.

Éric Van Ees Beeck

TÉMOIGNAGE

« Ouvrir les forêts

privées : une formidable

opportunité »

Propriétaire à Ormoy-Villers,

François Bacot est l’un des

deux premiers à avoir signé

une convention avec le Conseil

général pour ouvrir sa forêt

au public. Rencontre.

60 : Vous êtes propriétaire d’une forêt

ouverte au public, pouvez-vous nous

décrire le site ?

F.B. : Je gère un massif forestier privé depuis

plus de 40 ans, à côté de Nanteuil et Ormoy-

Villers. C’est une forêt qui est dans la famille

depuis près de 200 ans. En fait, c’est une grosse

partie du bois du Roi. C’est un assez bon

échantillon de l’ensemble du massif, composé

à la fois de landes de bruyère, de futaies

résineuses, de chênes, de hêtres et

de châtaigniers. Cet espace est géré de façon

dynamique autour des trois grandes fonctions

de la forêt : la production de bois, les fonctions

« sociales », et la purification de l’air et de l’eau.

60 : Qu’est-ce qui vous a donné l’idée

d’ouvrir cet espace au public ?

F.B. : Certaines parties de la forêt, notamment

en bordure du village d’Ormoy-Villers, là où se

trouve le mégalithe nommé la Pierre-au-Coq,

commençaient à être dégradées.

Je voulais rompre ce cercle vicieux. Quand,

en juillet 2001, la loi d’orientation forestière a

donné la possibilité aux collectivités territoriales

de passer des conventions avec des propriétaires

privés pour une ouverture

de forêts au public, nous

nous sommes dit, avec le

Syndicat des propriétaires

forestiers de l’Oise :

pourquoi pas, c’est une

formidable opportunité.

Alors, j’ai ouvert mon site

sur 25 hectares autour

du mégalithe. Avec

l’aide du Conseil général, via une subvention

de 13 000 euros (plus 7 000 euros dédiés à

l’entretien annuel), j’ai pu aménager le site

et créer notamment un sentier didactique avec

de nombreuses indications et informations.

Ça fait deux ans que ça tourne et tout va bien !

AL

60 : Quelles sont vos obligations ?

F.B. : Sans gêner l’exploitation du massif,

il s’agit pour nous de maintenir le site en état

de propreté et de sécurité pour l’accueil du

public et parfois même pour l’accueil de classes.

Vérifier que le terrain est praticable à pied,

couper des branches qui pourraient blesser

quelqu’un, etc. Tous les ans, je suis aidé en

fonction des travaux que je fais. Le terrain n’est

pas dégradé. Depuis l’ouverture, un panneau

a été arraché et une table volée, ce n’est pas

dramatique. Les gens respectent les lieux qui

sont maintenus propres.

60 - N°18 - Juin 2006

13


Dossier > Forêts de l’Oise

ENJEUX

Des arbres pour

aujourd’hui et demain

À travers son Agenda 21

et son schéma de développement

touristique, le Conseil général

de l’Oise s’est notamment engagé

à promouvoir les activités de pleine

nature. C’est dans cette démarche

que s’inscrit l’intervention du

Département en matière de forêts.

es Isariens sont amateurs de forêt, explique Joseph

Sanguinette, vice-président du Conseil général en

charge des questions environnementales. On note depuis

plusieurs années un véritable regain d’intérêt pour le

tourisme vert. Et dans l’Oise, nous sommes plutôt bien

placés pour répondre à cette demande. » Un point de vue

partagé par Gilles Masure, président de la commission

culture, loisirs et tourisme. « Nous avons un patrimoine

exceptionnel avec des massifs remarquables, des lieux

de randonnées pédestres et équestres, ainsi que des pistes

DR

GILLES MASURE

PRÉSIDENT DE LA COMMISSION

CULTURE, SPORTS, LOISIRS ET

TOURISME DU CONSEIL GÉNÉRAL

« La forêt dans

l’Oise, c’est un

atout touristique

majeur. Et c’est

incontestablement

un plus pour

la qualité de vie

des Isariens. »

RENDRE L’ENSEMBLE DES FORÊTS TOUJOURS PLUS ACCESSIBLE AUX ISARIENS :

UN OBJECTIF PRIORITAIRE.

cyclables, souligne-t-il, c’est un atout énorme, notamment

vis-à-vis des Franciliens. »

C’est grâce à la taxe départementale sur les espaces naturels

sensibles que le Conseil général peut mener toute une série

d’actions. Chaque année, 160 000 euros sont consacrés à

l’entretien des forêts publiques : propreté, entretien des

routes forestières et des équipements touristiques pour un

accès optimisé. En plus de ces dépenses de fonctionnement,

le Département consacre en moyenne 150 000 euros à la

partie investissement pour la réalisation d’équipements

d’accueil du public. Parmi les actions prévues en 2006 :

l’aménagement d’un accès pour les personnes handicapées

à la maison forestière de Hez-Froidmont, la mise en place

d’un plan de circulation en forêt de Compiègne, ou encore

la poursuite de la rénovation des poteaux de carrefour.

Depuis peu, l’intervention du Conseil général en matière

Hervé Dez / Le bar Floréal

14

60 - N°18 - Juin 2006


CRPF

SITE DE LA PIERRE-AU-COQ, À ORMOY-VILLERS. CETTE FORÊT PRIVÉE A ÉTÉ

OUVERTE AU PUBLIC RÉCEMMENT, GRÂCE AU FINANCEMENT DU CONSEIL GÉNÉRAL.

d’espaces boisés passe également par l’aide à l’aménagement

et à l’entretien d’espaces privés ouverts au public. Le

Département signe avec un propriétaire une convention.

Le propriétaire est aidé financièrement pour réaliser un

certain nombre de travaux d’aménagement, en contrepartie

il ouvre ses bois au public. Depuis la mise en place de ce

programme, deux sites font l’objet d’une intervention

du Conseil général : celui de la Pierre-au-Coq à Ormoy-

Villers (voir interview page 13) et le bois de Beaumont à

Lavilletertre. « Ces conventions avec des propriétaires

volontaires sont une aubaine, elles permettent une

meilleure fréquentation et une meilleure utilisation de

nos bois », estime Gilles Masure.

Et puis le Département procède le cas échéant à des

acquisitions directes. « Mais attention, lance Joseph

Sanguinette, nous ne passons à l’acquisition que quand

il y a un secteur vraiment intéressant. » Le Conseil

général vient ainsi d’acheter une forêt de 127 hectares

sur la commune d’Élincourt-Sainte-Marguerite, dans le

massif de Thiescourt, pour un montant de 978 000 euros.

C’est une zone naturelle d’intérêt écologique, pour la

faune comme la flore.

« Cela étant, rappelle le vice-président chargé des questions

environnementales, il ne faut pas oublier que la forêt

reste un outil de production de bois, c’est pourquoi nous

devons, en partenariat avec l’ONF, avoir une gestion

raisonnée de nos espaces boisés. »

« En outre, conclut pour sa part Gilles Masure, à l’heure où

l’on recherche une diversification des sources d’énergie, la

forêt isarienne a incontestablement un rôle à jouer. » ■

JOSEPH

SANGUINETTE

VICE-PRÉSIDENT DU

CONSEIL GÉNÉRAL,

CHARGÉ DE

L’ENVIRONNEMENT

DR

« La forêt, c’est

notre survie.

Nous avons besoin

de ce poumon

vert. Mais elle est

fragile, il faut

donc la préserver. »

> ZOOM

Ces arbres

qu’on remarque

L’arbre « remarquable » est celui qui suscite

l’admiration, la vénération, le respect. Il marque

nos paysages, raconte une partie de notre histoire,

colporte des légendes et incite à la contemplation.

Il est multicentenaire ou insolite. En fait, il obéit

à un certain nombre de critères : dimension, âge,

forme du tronc, des frondaisons, des racines, valeur

historique, religieuse, ou encore ethnographique.

Dans tous les cas, ce qui confère à l’arbre

remarquable sa valeur patrimoniale est sa rareté.

Près de 300 arbres et 30 peuplements d’intérêt

national ont été répertoriés dans les forêts publiques

par l’Office national des forêts. En tout, plus de

2 000 arbres ont été désignés comme remarquables

sur tout le territoire français. Ils sont au nombre de

sept en Picardie, et quatre, dont le fameux chêne de

Saint-Jean, se trouvent en forêt de Compiègne.

60 - N°18 - Juin 2006

15


L’Oise en action

POMPIERS DE L’OISE

Assurance tous risques

Recrutements, formations, acquisition de matériel innovant…

L’Oise dispose désormais d’équipes de sapeurs-pompiers au top niveau.

Objectif : mieux protéger les hommes, et leurs biens.

SDIS. C’est pourquoi ce

simulateur va “tourner”

dans les 40 centres de

secours du département

». L’appareil va

rejoindre un arsenal qui

compte pas moins de

800 engins : fourgons

d’incendie, échelles

aériennes, camionsciternes

pour les feux

de forêt, barges flottantes,

véhicule amphibie,

camions pour les incendies

en milieu rural,

fourgons de secours

routier…

as moins de 400 000 euros : c’est le montant

investi par le Service départemental d’incendie

et de secours (SDIS) pour l’acquisition

d’un simulateur d’entraînement au feu, le

premier en France, qui va être livré à la fin du mois.

Ce caisson de plus de 30 tonnes, qui reproduit

l’intérieur d’une habitation, permet aux soldats du

feu de s’entraîner à réagir aux « backdrafts », ces

retours de flammes très dangereux, qui ont coûté

la vie à plusieurs pompiers en France. « Le SDIS

veut absolument former les sapeurs-pompiers à

ce risque, insiste le colonel Grégoire, directeur du

Effectifs renforcés

Cet investissement

important a été décidé

par Yves Rome,

président du conseil

d’administration du

SDIS, afin de répondre

à un mot d’ordre : anticiper

les risques naturels

et industriels du département et adapter les moyens

en conséquence. Dans cette optique, le Conseil

général et le SDIS ont aussi fait un gros effort de

recrutement : sur la seule année 2005, 67 sapeurspompiers

professionnels ont été embauchés. À ce

jour, le SDIS compte près de 4 000 sapeurs-pompiers

– dont 567 professionnels et 3 174 volontaires.

Très souvent sollicités pour des secours aux

personnes blessées (60 % des interventions),

les pompiers jouent un rôle important de proximité.

Mais ils doivent aussi faire face à d’autres risques :

les inondations ou encore les incendies, notamment

Hervé Dez / Le bar Floréal

16

60 - N°18 - Juin 2006


DR

HD

les feux de forêt, qui représentent une menace réelle

dans un département boisé comme l’Oise. Traversé

par deux autoroutes très fréquentées (notamment

l’A1 qui relie Lille à Paris), le département est aussi

confronté à un danger routier important. Secours

aux blessés de la route et désincarcérations font

partie des missions récurrentes des équipes.

Une particularité : la présence de 35 établissements

dits « Seveso », qui fait de l’Oise le sixième département

français pour ses risques industriels. À

cela s’ajoutent 37 silos soumis à autorisation. C’est

pourquoi une équipe spécialisée dans les risques

chimiques a été mise sur pied : 681 sapeurspompiers

ont déjà été formés. Côté matériel, on a

pensé à tout : l’Oise est un des rares départements

à posséder des scaphandres destinés à la plongée

en eaux contaminées.

Techniciens du risque

Pour faire face à ces différents risques potentiels,

plusieurs unités spécialisées ont été constituées :

risques chimiques mais aussi équipes cynophiles,

plongeurs, Groupement de recherche et d’intervention

en milieu périlleux (Grimp), sauvetagedéblaiement,

et feux de forêt. Véritables alpinistes

chevronnés, les pompiers sont capables d’évacuer

des personnes coincées au 17 e étage d’un immeuble

ou de descendre en rappel depuis un hélicoptère !

« Nos sapeurs-pompiers sont devenus de véritables

techniciens du risque », commente le colonel

Grégoire. Des techniciens qui présenteront leurs

missions au grand public (voir encadré) les 7, 8 et

9 juillet prochain.

NATHALIE DA CRUZ

Témoignage

DR

YACIN ABLA

SAPEUR-POMPIER VOLONTAIRE

À BEAUVAIS

« À 14 ans, j’ai commencé à

suivre la formation de jeune

sapeur-pompier, le samedi

après-midi. À 16 ans, j’ai

passé le diplôme interne ;

depuis, je suis pompier

volontaire. J’assure six

gardes par mois, ainsi que

les urgences ; j’arrive à

concilier cette activité avec

mon travail d’artisan.

Ce qui me plaît ? La montée

d’adrénaline quand je pars en

intervention ! Aujourd’hui, à

23 ans, je prépare le concours

pour devenir sapeur-pompier

professionnel. »

DR

LES SOLDATS DU FEU EN DÉMONSTRATION

Les 7, 8 et 9 juillet, le Conseil général organise pour les Isariens un événement consacré aux sapeurs-pompiers.

Au programme : exposition de matériel ancien et neuf – dont le simulateur d’entraînement au feu –, démonstrations du

Groupement de recherche et d’intervention en milieu périlleux (Grimp), mais aussi des équipes cynophiles et de secours

aux personnes. À voir, une exposition de photos, et un film sur écran géant présenté en avant-première au grand public.

Hôtel du Département : 1, rue Cambry à Beauvais.

Renseignements : 03 44 06 60 51

60 - N°18 - Juin 2006

17


L’Oise en action

CONSEIL GÉNÉRAL DES JEUNES

Reporters en herbe

Cinq collégiens, membres du Conseil général des jeunes, ont suivi

la première journée départementale du développement durable, le 21 mai

dernier. Ils ont rencontré les exposants, les associations et le public,

et tiré de ce travail cet article qu’ils vous livrent.

ne quarantaine d’exposants étaient présents,

dont La Boulangeoise, qui fabrique son pain

à partir de levain, l’Association des jardins du

Plateau picard présidée par Jean-Pierre Péral

qui nous présentait ses fruits et légumes biologiques,

ainsi que le Conservatoire des sites naturels de Picardie.

Les produits bio sont cultivés sans pesticides et sans

produits chimiques. Leur culture est beaucoup plus

longue car il n’y a aucun additif. De ce fait, les fruits

et légumes issus de l’agriculture biologique sont plus

résistants à la maladie. Il se peut malgré tout que nous

retrouvions des vers dans ceux-ci. Un désagrément

mineur comparé à l’urgence de la situation : en trente

ans, plus d’un tiers de nos richesses a disparu.

La Terre, notre futur !

« Tous les jours nous puisons des matières premières,

mais un jour il n’y en aura plus. Le mieux serait de

privilégier des matières premières recyclables plusieurs

fois comme, par exemple, le verre qui peut se recycler

mille fois alors que le plastique ne se recycle que deux

fois », explique Adeline Rivollier, des Ateliers de la

Bergerette.

Voici quelques petits

conseils pour améliorer

le quotidien de notre

planète : trier ses déchets,

privilégier le compostage

afin d’avoir un engrais

pur, sélectionner des

produits naturels

plutôt que des produits

chimiques qui abîment

l’environnement.

Finalement ce n’est pas

si dur de préserver notre

nature, il suffit de faire

attention tous les jours,

car la Terre, c’est notre

futur !

SELON EMMANUEL FERRY, DU CONSERVATOIRE DES SITES NATURELS DE PICARDIE, S’ADRESSANT ICI AUX JEUNES REPORTERS :

« LE JOUR OÙ NOUS AURONS GAGNÉ NOTRE COMBAT, C’EST LORSQU’ON NOUS DIRA : “NOUS N’AVONS PLUS BESOIN DE VOUS”,

ET QUE LES GENS POURRONT PROTÉGER LA NATURE SANS L’AIDE DE PERSONNE. »

18

60 - N°18 - Juin 2006

DR

ADEL BOUDJELIDA, VALENTIN

ÉVRARD, ESTELLE GALLOIN,

FLORENT SEVESTRE,

CINDY MESSO, CONSEILLERS

GÉNÉRAUX JEUNES


Du nord au sud

L’OISE VERTE ET BLEUE

Une première réussie !

Succès public indéniable malgré un temps qui n’a pas tenu ses promesses

de printemps, la manifestation L’Oise verte et bleue a remporté son pari

de fédérer les acteurs départementaux du tourisme vert, du sport et de la

protection de l’environnement.

es 13 et 14 mai dernier, Isariens et Franciliens

étaient conviés à découvrir le département à pied,

à vélo, à cheval, en bateau. Et même en

montgolfière. Profitant du moindre rayon

de soleil, les (très) nombreux participants ont par

exemple joyeusement marché en famille dans la forêt

de Hez-Froidmont, y découvrant la flore au rythme

des interludes musicaux du Quatuor Joachim. D’autres

ont apprécié les sensations fortes de la spéléologie dans

les grottes de Saint-Martin-le-Nœud. Et certains

ont saisi l’occasion pour s’initier aux rallyes équestres

(à Songeons) ou à l’art déco (à Beauvais).

Une mobilisation sans précédent

Créée à l’initiative du Conseil général, L’Oise verte et

bleue était organisée avec le Comité départemental

du tourisme de l’Oise (CDTO). « Pour mettre sur pied

cette manifestation touristique de grande ampleur,

une première dans l’Oise, nous avons choisi de fédérer

des opérations existantes comme la fête du nautisme,

la biennale de la pierre, les opérations portes ouvertes

dans le réseau Bienvenue à la ferme, ou Sport

et patrimoine. Tout en incitant les petits porteurs

de projets à se regrouper, pour proposer au public

des animations pluri-thématiques », explique Jean-Louis

Aubry, président du CDTO. Au total, une centaine de

manifestations ont été labellisées « Oise verte et bleue ».

La réussite de ce week-end de découverte tient donc à la

mobilisation tous azimuts des acteurs. « De nombreux

professionnels et bénévoles se sont impliqués avec

passion, je tiens à les en remercier vivement », souligne

Jean-Louis Aubry. Et le partenariat a été étroit entre

le tissu associatif, les communes et les clubs sportifs, à

l’exemple de Montreuil-sur-Brêche, où se sont déroulées

une cueillette d’herbes forestières, une dégustation

LES RANDONNÉES RANTIGNYSIENNES ORGANISAIENT LE SAMEDI, AVEC LE GROUPE

SCOLAIRE CAMILLE-CLAUDEL, UNE « RANDO NETTOYAGE ». LES 70 PARTICIPANTS

(UNE CLASSE DE CM1, DE CM2, DES PARENTS ET LES PROFESSEURS) ONT RAMASSÉ

PRÈS DE 700 KILOS DE DÉCHETS.

de produits du terroir, des visites de fermes, ou une

représentation théâtrale. En attendant le bilan chiffré

(prévu fin juin prochain), rendez-vous en 2007 pour la

deuxième édition de L’Oise verte et bleue, qui pourrait

bien prolonger ses festivités au-delà du seul temps d’un

week-end !

PATRICIA LEBOUC-COIGNARD

Retrouvez une retrospective photo de la manifestation

sur le site web oise-verteetbleue.com

60 - N°18 - Juin 2006

19

Hervé Dez / Le bar Floréal


Visites cantonales

Pas moins de trois visites de cantons – les 16 e , 17 e et 18 e du genre – étaient

au programme au mois de mai pour le président du Conseil général. Comme

à l’accoutumée, chacune de ces journées a permis à Yves Rome d’aller

à la rencontre – comme il s’y était engagé dès l’automne 2004 – des élus locaux,

des chefs d’entreprise, des responsables associatifs, des agents du service

public et, plus généralement, de tous les habitants de l’Oise.

Résumé en images.

9 mai 17 mai

> NEUILLY-EN-THELLE

15 communes

29 735 habitants

2 collèges publics

GÉRARD AUGER, MAIRE

DE LA COMMUNE, YVES ROME

ET MICHEL FRANÇAIX, DÉPUTÉ

ET MAIRE DE CHAMBLY,

PARTICIPENT À LA POSE DE LA

PREMIÈRE PIERRE DU NOUVEAU

RESTAURANT SCOLAIRE DE

NEUILLY-EN-THELLE, EN COURS

DE RÉALISATION GRÂCE À UN

FINANCEMENT DE 230 000 EUROS

DU CONSEIL GÉNÉRAL.

DR

DR

DR

DR

DR

RENCONTRE AVEC LES MAIRES

DU CANTON, EN MAIRIE DE BELLE-ÉGLISE.

INTERLOCUTEURS DE PREMIER PLAN POUR

LE PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL, TOUS

LES MAIRES SONT CONVIÉS,

LORS DE CHAQUE VISITE CANTONALE,

À UNE RÉUNION DE TRAVAIL.

STRUCTURE INITIÉE PAR LE CONSEIL

GÉNÉRAL, DONT L’OUVERTURE EST

ATTENDUE DÉBUT 2007 : LE GYMNASE

ATTENANT AU COLLÈGE JACQUES-

PRÉVERT DE CHAMBLY. SA PREMIÈRE

PIERRE EST ICI POSÉE, MALGRÉ

LA PLUIE, EN PRÉSENCE DE DANIEL

COSTANTINI, ANCIEN ENTRAÎNEUR

DE L’ÉQUIPE DE FRANCE DE HANDBALL

(À GAUCHE).

PARMI LES ÉTAPES DE LA JOURNÉE

DES ÉLUS : LA VISITE D’UNE

DES ENTREPRISES LES PLUS

DYNAMIQUES DU CANTON,

LA SOCIÉTÉ SMBA, À ERCUIS,

SPÉCIALISÉE DANS L’AMÉNAGEMENT

DE PLACARDS ET LA FABRICATION

DE PORTES POST-FORMÉES.

LE SOUTIEN QUE LUI A APPORTÉ

LE CONSEIL GÉNÉRAL LUI A PERMIS

DE CRÉER 30 EMPLOIS EN 5 ANS.

LE MAIRE DE CAUFFRY, ALAIN

PETIGNY (À G.), DÉCRIT À YVES

ROME ET À ROGER MENN,

CONSEILLER GÉNÉRAL DU CANTON,

LES TRAVAUX DE RÉHABILITATION

DE LA SALLE MULTIFONCTIONS, DONT

LE CONSEIL GÉNÉRAL A PRIS

EN CHARGE UNE PART IMPORTANTE

DU FINANCEMENT.

VISITE DU CENTRE

DE LIANCOURT. F

80 SAPEURS-POM

SE MOBILISE TOUT

DE L’ANNÉE POUR

AUX 37 200 HABI

QUI EN DÉPENDEN

20

60 - N°18 - Juin 2006


23 mai

> LIANCOURT

22 communes

36 570 habitants

3 collèges publics

> FROISSY

17 communes

5 853 habitants

1 collège public

DR

CHAQUE VISITE DANS LES

CANTONS DONNE LIEU À UNE

RÉUNION PUBLIQUE – ICI, À

CAUFFRY – À LAQUELLE SONT

INVITÉS TOUS LES HABITANTS.

L’OCCASION, POUR LE

PRÉSIDENT, DE RENDRE COMPTE

DE SON ACTION À LA TÊTE

DU CONSEIL GÉNÉRAL, ET DE

DIALOGUER AVEC LES CITOYENS.

DR

LA VISITE DU CANTON DE FROISSY

A DONNÉ L’OCCASION

AUX ÉLUS DÉPARTEMENTAUX

DE MESURER LE DÉVELOPPEMENT

DE L’INTERNET À HAUT DÉBIT

DANS L’OISE, EN INAUGURANT UN

NOUVEL ÉQUIPEMENT TECHNIQUE

À SAINT-ANDRÉ-FARIVILLERS.

UN « RÉPARTITEUR », QUI

PERMET À UN GRAND NOMBRE DE

FOYERS, GRÂCE À UN IMPORTANT

INVESTISSEMENT PUBLIC, DE

DISPOSER D’UNE OFFRE AMÉLIORÉE.

DR

DR

DR

DR

DR

DE SECOURS

ORT DE SES

PIERS, CE CENTRE

AU LONG

VENIR EN AIDE

TANTS

T.

JEAN-PIERRE DUCROUX, DIRECTEUR

DE GREAT LAKES CHEMICAL FRANCE

(À G.), ENTREPRISE QUI PRODUIT,

À CATENOY, DES BASES POUR LA

PHARMACIE ET LA CHIMIE, MONTRE

SON ÉTABLISSEMENT AUX ÉLUS

DÉPARTEMENTAUX, EN COMPAGNIE DE

MICHEL RUBE, MAIRE DE CATENOY.

CETTE VISITE A ÉGALEMENT ÉTÉ

L’OCCASION DE FAIRE LE POINTSUR

LES PROCÉDURES DE SÉCURITÉ SUR LES

SITES SEVESO.

ALAIN ROUSSELLE (À D.),

PRINCIPAL DU COLLÈGE GÉRARD-

PHILIPE DE FROISSY, FAIT VISITER

SON ÉTABLISSEMENT AU CONSEILLER

GÉNÉRAL DU CANTON ET SÉNATEUR,

ALAIN VASSELLE, ET AU PRÉSIDENT

DU CONSEIL GÉNÉRAL.

LES ÉLUS VISITENT LES INSTALLATIONS

ET SALUENT LES PERSONNELS

DU CENTRE ROUTIER DÉPARTEMENTAL

DE FROISSY, UN DES 18 QUE COMPTE

LE DÉPARTEMENT.

LA RÉUNION PUBLIQUE

CONCLUANT LA JOURNÉE – ICI

EN MAIRIE DE FROISSY EN

PRÉSENCE DU MAIRE DANIELLE

LEQUIEN ET DU SÉNATEUR

ALAIN VASSELLE – A PERMIS

AU PRÉSIDENT DU CONSEIL

GÉNÉRAL D’ABORDER DE

NOMBREUSES QUESTIONS,

PARMI LESQUELLES LA QUALITÉ

ET LE FINANCEMENT DES

SERVICES PUBLICS.

60 - N°18 - Juin 2006

21


L’ Oise en tête

André Lejarre / Le bar Floréal

RENÉ DURU

Les loisirs

au cœur

Alors que l’Oise fête les 70 ans des

congés payés, René Duru revient

sur son engagement dans une

des associations Léo-Lagrange

qui, dès 1950, s’est consacrée à

l’aménagement du temps libre des

salariés : sports, culture et voyages.

> RENÉ DURU EN 5 DATES

1943 Naissance à Verneuil-en-Halatte dans une famille d’agriculteurs

1959 Adhère à l’association Léo-Lagrange de Verneuil-en-Halatte

1964 Embauché à l’Institut géographique national à Creil ; premiers

vols en avion pour établir des cartographies

1968 Devient président de l’association Léo-Lagrange et développe

son activité

2001 Retraité de l’IGN


60. Vous aviez seize

ans quand vous

avez adhéré

à l’association

Léo-Lagrange

de Verneuil-en-

Halatte. Pourquoi

étiez-vous attiré

par ce mouvement ?

R.D. La Fédération Léo-

Lagrange, née après la

guerre, plus exactement

en 1950, s’adressait à la

jeunesse. Une jeunesse

animée par les idées de

gauche sans forcément

appartenir à un parti

politique. Il était tout à

fait normal que je m’y

intéresse. Léo-Lagrange

était le sous-secrétaire

d’État aux sports

et aux loisirs dans le

gouvernement du Front

populaire, qui a instauré

en 1936 la première

semaine de congés payés

obligatoires. Il était ainsi

devenu le symbole du

temps libéré. La fédération

nationale qui portait

son nom avait comme

objectif d’organiser

justement ce temps,

de proposer aux citoyens

des loisirs sportifs,

culturels, touristiques.

Racontez-nous

les débuts de

l’association, dans

votre commune.

Créé dès 1951, le club de

Verneuil est le plus ancien

du département de l’Oise !

Cependant, les jeunes qui

l’animaient ont été bientôt

enrôlés pour l’Algérie.

Ainsi, l’association a

végété pendant quelque

temps, et a retrouvé un

nouveau souffle vers

la fin des années 1950.

Moi-même, j’y ai adhéré

en 1959. Ce mouvement

où l’éducation populaire

prenait tout son sens

m’a ouvert les yeux

sur le monde. Ainsi,

j’ai dit à mes parents,

agriculteurs, qu’après

mon service militaire,

« Donner à tout un chacun la possibilité

d’élargir ses connaissances et

ses aptitudes dans des domaines divers »

je ne retournerais plus

travailler à la ferme. En

1964 j’ai été embauché

comme mécanicien

d’entretien à l’Institut

géographique national à

Creil, un travail qui m’a

passionné toute ma vie.

Comment peut-on

définir l’éducation

populaire ?

C’est une très belle idée,

qui consiste à donner

à tout un chacun la

possibilité d’élargir

ses connaissances et

ses aptitudes dans des

domaines très divers.

Les associations Léo-

Lagrange participent

de cette mouvance.

Les gens qui y viennent

enrichissent leur culture

tout en y prenant un

plaisir.

Comment a évolué

l’association ?

Je voudrais d’abord

raconter comment a été

inauguré notre local en

1965, pour illustrer notre

enthousiasme. Après

la guerre, la ville de

Creil, qui avait souffert

des bombardements, a

construit des maisons en

bois. Un de ces chalets

a été mis à la disposition

de la fédération. Durant

deux ans, nous avons

démonté la maison,

nous avons transporté le

matériel en camions et

remorques, et nous avons

reconstruit à Verneuil

le local, pièce par pièce.

Est-ce que les

activités du club

ont évolué ?

Au début, nous

proposions surtout

des activités sportives,

tennis de table, volley.

Nous organisions des

rencontres amicales,

en éduquant les gens

aux valeurs du sport :

honnêteté, respect de

l’adversaire et, plus tard,

lutte contre le dopage.

Dans les années 1960,

nous avons développé

les sorties camping, une

manière conviviale

et reposante de profiter

de ses congés payés.

La décennie suivante,

les rallyes touristiques

60 - N°18 - Juin 2006

ont emboîté le pas. Nous

partions à la découverte

de la région dans une

sorte de jeu de piste,

qui se couronnait le soir

d’un repas festif préparé

en commun. Certains

ateliers ont disparu parce

que les temps ont changé,

comme le laboratoire

photo. Aujourd’hui, nous

avons, entre autres, une

école et une compagnie

théâtrales qui préparent

des spectacles et donnent

des représentations.

Est-ce que l’idéal

de l’éducation

populaire vous

semble toujours

d’actualité ?

Tout à fait. D’autant

plus qu’il participe

de la résistance à une

tendance fâcheuse de

notre époque : la simple

« consommation »

de loisirs. Or, dès les

années 1960, les clubs

de loisirs Léo-Lagrange

affichaient leur idéal :

« que le travailleur en

vacances ne soit jamais

un client mais un ami ».

L’éducation populaire

nous préserve des

pièges de la société de

consommation. Et nous

enrichit durablement.

PROPOS RECUEILLIS PAR

ROUJA LAZAROVA

Exposition « 1936 – 2006 »

jusqu’au 2 juillet à l’Hôtel

du Département et à partir

du 10 juillet aux Archives

départementales

CONTACT

03 44 06 60 60 / oise.fr

23


Ils font l’Oise

Éric Facon

Éric Facon / Le bar Floréal

ANTOINETTE DE LANGLADE

Attelage d’élégance

Évincée de longue date par l’automobile, la voiture hippomobile renaît de

ses cendres tous les ans, à l’occasion du Concours international d’attelage

de tradition de Cuts, dans l’est du département. Antoinette de Langlade

est à l’origine de cet événement, aux allures aussi élégantes que désuètes.

Une femme avant tout passionnée, amoureuse du cheval et de ses atours,

respectueuse de l’animal et des traditions : « Je ne suis pas une bonne

cavalière, mais j’aime soigner les chevaux et l’attelage de tradition est

une activité douce pour eux. » Le 28 mai dernier, comme depuis dix ans,

c’est le parc du château de Cuts, « écrin sensationnel », qui a vu défiler

54 attelages, venus de toute l’Europe. Passagers, montures et voitures

– centenaires pour la plupart – sont examinés de près par le jury. Sept

mois de travail, sa famille et une armée de bénévoles mobilisés pour le

jour J, la fondatrice est perfectionniste. Déterminée aussi à ouvrir les

portes du château : « L’entrée est gratuite pour que le rendez-vous puisse

rester populaire. »

JEAN-CLAUDE JALLOUX

Sabre d’or

« Poser le sabre sur la bouteille, le faire glisser sur le petit filet et

le bouchon s’envole ! » À en croire Jean-Claude Jalloux, sabrer

le champagne est un jeu d’enfant ! Il faut dire qu’en ce domaine,

l’homme a de la bouteille : plus de vingt ans d’expérience et des

milliers de bulles délivrées d’un coup sec bien placé. Mais attention,

l’opération doit se faire dans les règles de l’art, pour ne pas se

blesser. Et pour le spectacle ! Grand maître de la Confrérie du Sabre

d’or, qu’il a fondée en 1986, Jean-Claude Jalloux, restaurateur

à Apremont, cultive pour le champagne une passion enivrante :

il l’aime à l’apéro, pour son goût mais aussi pour sa nature festive

et ses rituels. Ceux pratiqués par les 3 000 membres de la confrérie

passent par des rites d’initiation, la remise de reliquaires et un

costume d’apparat. Pas d’ésotérisme, ni de culte du secret. Juste

un art de vivre et de faire partager des plaisirs de bons vivants.

La confrérie a d’ailleurs validé 30 000 diplômes de sabreur, sans

discrimination de sexe : « Les dames caressent la bouteille et le

bouchon part tout seul, tandis que les hommes, souvent plus

machos, sont moins doués. »

CONTACT lesabredor.fr

PORTRAITS RÉDIGÉS PAR

ISABELLE FRIEDMANN

Hervé Dez / Le bar Floréal

24

60 - N°18 - Juin 2006


JEAN-LOUIS GILLET

Cyclophonique

« Quand j’étais petit, j’avais des coureurs en plomb et je

commentais les courses qu’on organisait sur le sable, avec les

copains du quartier. » Depuis qu’il a intégré le peloton de tête

des commentateurs cyclistes, Jean-Louis Gillet réalise

un rêve d’enfant. Et sa passion « pour ce

sport bucolique, festif et populaire »

reste intacte. Cadre commercial

licencié pour motif économique il

y a huit ans, il a depuis réussi son

contre-la-montre : « Grâce à Daniel

Mangeas, la “voix” du Tour, qui m’a

fait confiance, j’ai eu la chance d’intégrer

la société du Tour de France. »

Une consécration. À 53 ans,

le gamin des coureurs de

plomb est devenu Maillot

jaune du commentaire

cycliste en Picardie. Membre

actif de l’Union cycliste

de Liancourt-Rantigny, il

organise la Ronde de l’Oise

(du 8 au 11 juin), et balade

sa voix radiophonique

dans toute la France,

côtoyant les grands noms

du cyclisme hexagonal.

DR

DANIEL MARTOT

Patriarche

des

majorettes

Vous l’aurez peut-être remarqué,

les majorettes n’existent plus. Ou

plutôt, elles ont été relookées : finis

les défilés de rue, on les retrouve

en salle, adeptes du « twirling

bâton ». Américanisées ou non,

elles fascinent Daniel Martot.

Ancien ouvrier de l’usine de Villiers-

Saint-Sépulcre, il encourage,

depuis 1973, le développement de

ce sport dans l’Oise ; ce pourquoi

il a récemment reçu la médaille

d’argent de la Jeunesse et des

Sports. Basé à Bresles, il a organisé

stages et compétitions. Il a aussi

coaché sa descendance. Car l’art

de faire virevolter les baguettes

se transmet de génération en

génération : à 75 ans, Daniel Martot

a eu la joie d’applaudir les prouesses de ses quatre enfants. Et si aujourd’hui

sept seulement de ses huit petits-enfants ont attrapé le virus, c’est que la

dernière n’a pas encore l’âge de chausser les « cougards »!

André Lejarre / Le bar Floréal

DOMINIQUE PERRET

Zinc citoyen

Apprendre des autres, apprendre aux autres. « Chacun d’entre nous possède

un savoir », telle est la conviction de Dominique Perret. Animatrice dès les

années 1980 des Réseaux d’échanges de savoirs, cette artiste-humaniste

revendique « qu’en s’appuyant sur ce que chacun sait, on renforce sa

confiance en lui ». Parisienne, elle s’est longtemps investie sur le terrain

scolaire « pour tisser de meilleures relations entre parents, enfants et

enseignants ». Puis, la quarantaine passée, la militante a voulu donner une

autre forme à son action, en utilisant le bistrot comme lieu d’échanges

et de rencontres. C’est ainsi que naquit, il y a neuf ans, L’Écume du jour :

« en ayant pignon sur rue, on touche un public plus large », argumente

la fondatrice de ce lieu chaleureux où l’alcool est banni, l’interaction

encouragée, la citoyenneté omniprésente. Débats, expos et « bouffes à

thèmes » sont autant de rendez-vous libres d’accès, à consommer sans

complexe : « Personne n’est bête, il n’y a pas de mauvaise question, juste des

questions importantes pour celui qui les pose. »

CONTACT L’Écume du jour

5, rue du Faubourg-Saint-Jacques à Beauvais

03 44 02 07 37 / ecumedujour.org

60 - N°18 - Juin 2006

25

Hervé Dez / Le bar Floréal


Itinéraires loisirs

MACHINES & PAYSAGES

Jolis moulins

Les 17 et 18 juin, c’est la fête aux

moulins, dans le cadre des « journées

du patrimoine de pays ». Visite guidée.

Sur les chemins des moulins, de Chantilly en

Beauvaisis, point de Don Quichotte bataillant

lance au poing contre des ailes qui tournoient,

actionnées par de fantomatiques vents. Car dans

l’Oise, c’est l’eau qui le plus souvent fait tourner les

meules, et chanter les meuniers.

Ceux de Roy-Boissy avaient pour nom Vertu. Ils ont

moulu le grain jusqu’en 1922, de père en fils. Le grain de

blé qui devient farine, mais aussi, c’est insolite, durant

la guerre de 14-18, des fèves de cacao venues de Rouen,

sans doute pour fabriquer des boissons revigorantes

distribuées dans les hôpitaux alentour. M. Bourgois,

l’actuel propriétaire, égrène avec respect les dates qui

ont façonné ce lieu au bord du Thérinet : édifié au XII e

par des cisterciens, détruit en 1749 sous les flots d’une

inondation, rebâti ce même XVIII e siècle en bois et

torchis, confisqué en 1792, au chômage depuis deux

ans – c’est-à-dire que le cours d’eau est trop bas pour

entraîner la roue.

Des places fortes et enviées

À grain, à huile, à papier, à foulon, activant le soufflet

de la forge ou les lames de la scierie, les moulins ont

accompagné les progrès artisanaux puis industriels,

du Moyen Âge à l’ère électrique, comme ils ont suivi le

cours des rivières – qu’ils ont dompté de leurs barrages et

changé en énergie avec force roues, engrenages et arbres

à cames. La Nonette, qui file sur une quarantaine de

kilomètres via Senlis, en comptait trente et un, en 1840 –

un seul « actif » en 1970, à Courteuil. Traversant le parc

de Chantilly, elle devint au XVII e sage canal et prit du

galon : le moulin des Princes y puisa de quoi faire jaillir

les grandes eaux, de fontaines en bassins ordonnancés

par Le Nôtre. La science hydraulique au service de

l’agrément, en somme. Alors qu’à Saint-Félix, les trois

roues hydrauliques qui brassent le Thérain, tout aussi

majestueuses, eurent bien vocation utilitaire : mettre

en mouvement les machines des ateliers de brosserie.

Une usine aussi unique que bucolique : là, le clapotis de

l’eau et les saules pleureurs semblent murmurer quelque

comptine – « Meunier, tu dors… ».

MARIE LECOUSTEY

26

60 - N°18 - Juin 2006

> MOULIN-MUSÉE

DE LA BROSSERIE

SAINT-FÉLIX

UNE ATMOSPHÈRE 1900

BRUISSE ENTRE CES BÂTIMENTS

DE BRIQUE. À L’INTÉRIEUR,

D’AUTHENTIQUES MACHINES

À POLIR, TAILLER, PERCER,

DÉCORER BOIS ET OS, JUSQU’À

FAIRE NAÎTRE MILLE ET UNE

SORTES DE BROSSES. L’USINE

FERMA EN 1979, MAIS TOUT

FONCTIONNE ENCORE.

03 44 07 99 50

RB Presse

Éric Van Ees Beeck


MOULIN DES PRINCES

CHANTILLY, 34 RUE DES CASCADES

DERRIÈRE UNE FAÇADE CLASSIQUE,

TOUT AU BOUT DU GRAND CANAL,

AUJOURD’HUI RECONSTITUÉES DEUX

MACHINES HYDRAULIQUES DES PLUS

ÉTONNANTES, QUI DANS L’OMBRE

ALIMENTAIENT JETS D’EAU ET

CASCADES AUTOUR DU CHÂTEAU,

PUIS UNE BLANCHISSERIE !

03 44 62 01 33

Roy-Boissy

Saint-Félix

Courteuil

Chantilly

> MOULIN DE COURTEUIL

HAMEAU DE

SAINT-NICOLAS-D’ACY

PRODUIRE DE L’HUILE ET DU BLÉ,

FILER LE COTON ET LA LAINE,

SCIER DES PIERRES ET MOUVOIR

DES MACHINES À FABRIQUER

DES INSTRUMENTS D’OPTIQUE,

IL FIT TOUT CELA, LE « MOULIN

DENISE », DU XI E AU DÉBUT

DU XX E SIÈCLE.

03 44 53 16 91

Hervé Dez / Le bar Floréal

DR

> MOULIN VERTU

ROY-BOISSY

AU « REZ-DE-CHAUSSÉE », LA ROUE, AU 1 ER LES ENGRENAGES, AU 2 E LES MEULES,

ET SOUS LES TOITS, LES BLUTEAUX – « BLUTER », C’EST TAMISER LA FARINE POUR

LA SÉPARER DU SON. TOUT AUTOUR DU MOULIN, UN JARDIN FLEURI DE 400 ROSIERS

ET UN ÉTANG OÙ VOGUENT DEUX CYGNES.

03 44 46 21 67

Hervé Dez / Le bar Floréal

ervé Dez / Le bar Floréal

> MOULIN DU HAMEAU

PARC DU CHÂTEAU

DE CHANTILLY

UN DÉCOR D’OPÉRETTE,

CE HAMEAU « NORMAND »

BÂTI EN 1774, ET QUI INSPIRA

CELUI DE LA REINE MARIE-

ANTOINETTE, À VERSAILLES.

POURTANT, LA ROUE DU MOULIN

ENTRAÎNA BIEN UNE MEULE QUI

ÉCRASA LE GRAIN, AUTREFOIS.

03 44 62 62 62


Sports

BEAUVAIS IN LINE

Comme sur des rollers

Éric Facon / Le bar Floréal

Chacun sa route, à sa vitesse.

Pour le loisir ou la compétition,

de 6 à 70 ans, le roller propose

de multiples techniques individuelles

ou collectives : hockey, vitesse,

randonnée… Tour d’horizon.

ous sommes

aujourd’hui

ouverts à

tous : aux

débutants comme aux

plus confirmés qui ont

quelques kilomètres dans

les patins. » En créant un

club de roller à Beauvais en

2000, Claudie et sa bande

de copains n’auraient

jamais imaginé être

rejoints par 250 personnes

quelques années plus

tard. « Avant le grand

effet de mode, les gens

avaient en tête qu’un type

en roller était un voleur

de sac à main ! Puis il y a

eu cet engouement pour

l’activité, véhiculé par

les médias et les grandes

randos parisiennes. À

partir de 2003, nous avons

reçu beaucoup plus

de monde au club. »

Un succès national à

l’origine d’une hausse

vertigineuse des effectifs

– entre autres – de

l’Association Beauvais

in line (Abil). Le club de

roller a en effet su rester

ouvert aux demandes

des habitants. Dans un

premier temps accessible

aux adultes, puis aux

enfants dès 5 ans,

la structure s’est ainsi

adaptée à la volonté de

Jean-Marc, personne

malvoyante désireuse de

ÉF

« En assistant

à un match de

hockey sur glace,

j’ai eu envie de

faire du hockey

sur roller. Je fais

actuellement deux

heures de roller

et deux heures

de hockey par

semaine. »

SULLIVAN, 10 ANS ET DEMI

28

60 - N°18 - Juin 2006


monter sur des rollers.

« Jean-Marc nous a

sollicités lors d’un forum

des associations en 2002.

Nous l’avons accueilli »,

poursuit Claudie.

Sport pour tous

La section « Roller en

vue » pour les malvoyants

et non-voyants est créée

au sein d’Abil à l’issue de

cette rencontre. Peu de

temps après, le club est

de nouveau sollicité, cette

fois par des éducateurs de

personnes handicapées

mentales de CAT (Centre

d’aide par le travail).

Une animatrice, mise

à disposition par

l’association Ufolep, est

désignée pour les encadrer.

Presque au même moment,

une section de roller in line

ÉF

hockey pour les adultes

voit le jour. Des jeunes

décident de rejoindre

l’équipe encadrante du

club pour mettre en place

l’activité. Et cette année,

les plus jeunes ont eux

aussi leur section. Le

club, doté d’une école

de roller de 80 enfants

et ados, peut désormais

former les plus motivés à

ce sport d’équipe. Histoire

de montrer que quels que

soient l’âge et la discipline,

rien n’arrête les roulettes !

BRUNE MAUGER

CONTACT

ASSOCIATION BEAUVAIS

IN LINE (ABIL) ET COMITÉ

DÉPARTEMENTAL DE ROLLER

SKATING (CDRS) :

03 44 48 37 21

gl60@wanadoo.fr

« Un jour, j’ai observé des

jeunes pratiquer cette

activité sur un parking.

Cela m’a donné envie

d’intégrer l’association

pour créer une section

hockey adultes. »

SOPHIE FROMENT, 26 ANS

UN RENDEZ-VOUS NATIONAL EN JUIN

La finale de coupe de France de roller hockey dans l’Oise !

La manifestation aura lieu le 17 juin à l’Elispace de Beauvais.

En guise d’échauffement, une journée de la glisse est prévue

dans l’après-midi, de 14 h à 17 h. Les visiteurs pourront

participer gratuitement à des animations : initiation au roller,

courses, randonnée, tournoi…

Le match de la finale débutera à 20 h.

Tarifs : 6 euros (non-licenciés), 5 euros (licenciés),

et gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

CONTACT finalerollerhockey2006.com

en bref

> 18 JUIN

Eau libre pour tous

L’Amicale creilloise de natation propose deux

épreuves de la coupe de France en eau libre autour

de l’île Saint-Maurice (Creil), le 18 juin entre 12 h

et 18 h. La première, sur 2,5 km, compte pour le

championnat de l’Oise, participation en individuel

(10 euros) ou par équipe de trois (15 euros).

La deuxième est sur 5 km en individuel (10 euros).

Il est aussi possible de nager gratuitement en

famille sur 250 m, dès 11 h 30.

CONTACT

03 44 24 36 19

natationeaulibre.com

> 25 JUIN

Raids en forêt

Au menu de la 10 e édition du Raid impérial

compiégnois, des parcours de 105, 70 et 35 km

en forêt de Compiègne. Un circuit accompagné

de 3 ou 5 km pour enfants de moins de 10 ans

est prévu. Les départs sont organisés par vagues,

à partir de 7 h 30, depuis le stade Paul-Cosyns

de Compiègne.

Inscriptions : 17 euros pour les raids 105 et 70 km,

6 euros pour la randonnée de 35 km, 1 euro pour

le raid des enfants. Inscription obligatoire avant le

20 juin pour les 105 et 70 km. Bulletin imprimable

sur le site web.

CONTACT

DIDIER CARON, 03 44 86 52 99

raid.imperial.free.fr

> 1 ER ET 2 JUILLET

Tir à l’arc régional

La Compagnie d’arc Jeanne-Hachette organise

les 1 er juillet et 2 juillet le championnat de Picardie

de tir à l’arc à 70 m et 50 m, au stade Marcel-

Communeau de Beauvais (terrain d’honneur de

rugby). Le samedi 1 er (dès 13 h 30) est réservé aux

archers picards, le dimanche (dès 8 h 30) s’adresse

aux archers de toute la France. Les deux journées

sont qualificatives pour le championnat de France.

Inscriptions : 4 euros (benjamins, minimes,

cadets, juniors), 8 euros (seniors, vétérans, super

vétérans). Entrée libre pour les visiteurs.

CONTACT

PATRICK CHAUMETTE, 03 44 02 94 77

06 740 740 03.

perso.wanadoo.fr/cie.arc.jhachette

60 - N°18 - Juin 2006

29


Culture / bons plans

L’OISE AU THÉÂTRE

Lever de rideau

sur Ionesco

CÔTÉ TARIFS, PROFITEZ DU FESTIVAL AVEC DES FORMULES « JOURNÉE », « JOURNÉE

ET SPECTACLE DU SOIR », OU UN « PASS » D’ACCÈS ILLIMITÉ. À NOTER, RÉDUCTIONS

POUR LES GROUPES DE DIX PERSONNES ET PLUS, CHÔMEURS, ÉTUDIANTS, MOINS DE

25 ANS ET PLUS DE 65 ANS, NOTAMMENT, TANDIS QUE LES MOINS DE 16 ANS ENTRENT

GRATUITEMENT. INFORMATIONS SUR OISE.FR

es racines des mots sont-elles

carrées ?», clame l’Élève. Et le

Professeur dans cette Leçon de lancer :

« Les sons doivent être saisis au vol

par les ailes pour qu’ils ne tombent

pas dans les oreilles des sourds… »

Attrapez-les, ces phrases de Ionesco,

sous les frondaisons du parc Jean-

Jacques-Rousseau envahi soudain de

rhinocéros ! Car du 1 er au 7 juillet, à

30

Ermenonville et Chaalis, « L’Oise

au théâtre » met en scène l’auteur

franco-roumain, lui « qui sait,

mieux qu’un autre, devenir

spectateur du monde et pointer

ses failles, en provoquant le rire »,

dit Ladislas Chollat, directeur

artistique.

Rires, œil qui s’écarquille et

peut-être larmoie, chaque soir,

sous le grand chapiteau du parc

d’Ermenonville, résonneront les

trois coups d’un spectacle phare :

en ouverture, honneur à La Leçon

et La Cantatrice chauve, puis

bienvenue à L’Homme aux

valises, Rhinocéros la nouvelle et

Les Chaises, Tueurs sans gages,

enfin La Colère, une création

de la compagnie picarde Éclats

d’états. Bonus, le 1 er juillet

à 15 h 30, le conte Ouvre-moi

la porte, à voir en famille.

Familles, amis, promeneurs

solitaires, le festival vous ouvre

ses parterres de 14 h à minuit,

tous les jours : lectures au théâtre

de verdure, scènes amateures,

discussions au café littéraire, et

moments musicaux – salsa pour

danser les 6 et 7 juillet après

spectacle ! Deux kilomètres

plus loin, à l’abbaye de Chaalis,

exposition et colloque dévoileront

Eugène Ionesco l’homme, l’écrivain,

dans un bruissement de roses, un esprit

de fête. « À propos, et la Cantatrice

chauve ? – Elle se coiffe toujours de la

même façon ! » ■

CONTACT

Locations et réservations, 03 47 54 96 67,

ou Fnac et Tickenet

30

60 - N°18 - Juin 2006

DR

en bref

> ÉLECTRO

Vadim Vernay,

le Printemps du

succès

« Attention talent scène ! »

Repéré par l’association

Divine Mélodie, Vadim Vernay

a emporté de ses sons électro

finement travaillés, et imagés,

les applaudissements des

fans et professionnels sur les

planches du Printemps de

Bourges. Où il se produisait

pour la première fois, seul

Picard sélectionné dans le

cadre des « découvertes ».

Lui parle simplement

d’une « étape phare » dans

sa carrière, surtout de

« chouettes rencontres ». À

écouter sur l’album For the

Other Tracks, diffusé par le

label associatif « La Mais°n ».

CONTACT

www.label-maison.org

> PHOTO

Charles Commessy

à Creil

Une petite fille endimanchée,

coiffe blanche, dentelles et

mains croisées sagement ;

Auguste Glinard, cordonnier

à la longue et noble barbe ;

des Bohémiens tirant

leur roulotte de bois ;

des paysans, la fête au

village, un orage : Charles

Commessy (1856-1941),

photographe « amateur » et

instituteur du Beauvaisis,

pointa son objectif sur les

scènes du quotidien, avec

une sensibilité prégnante

aujourd’hui encore. Des

clichés à dévisager dans une

exposition organisée avec les

Archives départementales,

jusqu’au 13 juillet à l’Espace

Matisse de Creil.

CONTACT

03 44 24 09 19


SUR GRANDS ÉCRANS

Une fantastique

saison

n tenue d’été, la

troisième Saison du

cinéma ne vous contera

pas fleurette, mais de

plus spéciaux effets, ceux

du septième art version

fantastique. De quoi

quitter son petit écran

de salon et (re)goûter

aux plaisirs d’une salle

qui frissonne de concert,

happée par le fantôme

qui rôde autour de Deux

sœurs (Kim Jee-Woon,

notre photo), éberluée

par la poésie d’un

Voyage dans la Lune

en 1902 avec Méliès.

Minute avidement

guettée des spots

qui s’éteignent, et

dans les fauteuils,

les estomacs se

nouent à la vue

des charbonneux

Oiseaux d’Hitchcock,

ou à l’arrivée, en avantpremière

le 30 juin

à Clermont, des Ils,

thriller de David

Moreau et Xavier Palud.

Que les plus jeunes se

rassurent, pour eux

tout spécialement, des

ciné-contes et plein

d’animations. ■

DR

Du 30 juin au 11 juillet

dans 13 salles. Programme

des projections,

rencontres, expositions…

sur oise.fr

21 JUIN

Musique en tête,

musique en fête

est réglé

comme

du papier à

musique. L’Oise

s’octroie un invité

d’honneur pour

fêter l’été, en

chansons. Son

nom : Bertignac,

Louis. À 20 h,

le parc de l’Hôtel du Département, à Beauvais, se fera le théâtre

verdoyant des accords rock en stock rythmés guitare au poing par l’ex-

Téléphone. « Un personnage », Bertignac, mumurent les six Isariens de

Bachi-Bouzouk, dont les mélopées latino-andalou-tziganes joueront

les contrepoints en première partie. Prélude jazz dans les jardins du

musée à 14 h 30, en compagnie du chœur d’enfants de la Fédération

départementale des chorales de l’Oise et du groupe A’Brass. Une fête

sur tous les tons, en entrée libre, bien sûr… ■

CONTACT oise.fr

Richard Dumas

60 - N°18 - Juin 2006

À CLERMONT

En habit

« divers

et d’été »

« Sans indifférence, apprenez la

différence », c’est un peu l’invite

que lance Clermont, ce weekend

des 17 et 18 juin. Un esprit

festif, un mot-clé : la tolérance,

et les arts prennent le chemin

de la rue. De quoi aiguiser

toutes les curiosités, en famille :

« Fanfare d’ici et d’ailleurs »,

« Joyeuse Pagaille urbaine »,

« Bal à balles… musette », et

encore théâtre sportif, danse

sur échasses, cirque des petits

Clermontois… et enfin, « Oh

suivant ! »

CONTACT 03 44 50 40 25

31


Agenda

AUTOUR DE COMPIÈGNE

DR

Un classique,

le festival des Forêts

De grande ou petite randonnée, tous les chemins mènent à la musique,

en forêts de Compiègne, de Laigue et d’Ourscamp, qui bruissent alors

d’une foison de concerts pas si classiques qu’en apparence, avec en

contrepoint le chant des oiseaux. Café musical pour les talents amateurs,

pique-nique concert avec Brahms, concert-randonnée pour une arrivée

au pays de Mozart ou Scarlatti, et même deux concerts-feux d’artifice :

quel bonheur quand le classique se met au vert !

21 juin au 22 juillet, à Compiègne, Pierrefonds, Choisy-au-Bac,

Vieux-Moulin, Saint-Crépin-aux-Bois, Chelles, Rethondes,

La Croix-Saint-Ouen, Saint-Jean-aux-Bois, et au Plessis-Brion.

> CONTACT 03 44 40 28 99 / festivaldesforets.fr

> MUSIQUES

En harmonies

De Breteuil et Beauvais, cuivres

et percussions se rassemblent

pour jouer sur tous les tons.

17 juin 19 h, centre Jules-

Verne à Breteuil.

> CONTACT

03 44 80 24 24

Apprentis

musiciens

Point d’orgue d’une année à

l’école de musique, le concert

des orchestres, de la chorale

et de l’atelier jazz.

20 juin 20 h 30, château des

Rochers, Nogent-sur-Oise.

> CONTACT

03 44 66 30 29

Sardar Orkestra

DR

Il y a plus de mille ans, des

musiciens nomades partirent

du nord de l’Inde, enrichissant

32

60 - N°18 - Juin 2006

leurs mélodies au passage du

Proche-Orient et de l’Europe.

Un écho de leur histoire lors de

ce concert.

21 juin 12 h, place Carnot

à Creil.

> CONTACT

03 44 24 95 70

Vis l’air

Tremplin de la chanson

francophone pour dix artistes,

suivi, en bouquet final, d’un

concert de la « Caravane de la

tolérance », le dimanche.

24 et 25 juin dès 15 h,

à Villers-Saint-Frambourg.

> CONTACT

03 44 54 44 22

vis-lair@cegetel.net

Sacy éclectique

DR

Le ton médiéval contemporain

de Muriel Louveau,

les chansons d’humeur de

La Gamberge (photo), les sons

country-rock de Chelsea :

un après-midi sans frontières.

9 juillet 15 h 30, parc du

château de Sacy-le-Petit.

> CONTACT

03 44 29 09 14

Musique en herbe

Par l’école de musique Darius-

Milhaud de Précy-sur-Oise.

Mozart en quatuor le 9 juillet,

plus Brahms et Schubert pour

piano à quatre mains le 11,

concert des stagiaires le 16.

À Verberie.

> CONTACT

06 60 25 46 83

Classique en Vexin

Au son de Chopin, Bartok,

du piano d’Alexandre Tharaud,

ou bien de l’Orchestre de

Picardie, le festival du Vexin

s’installe d’églises en château.

Jusqu’au 9 juillet.

> CONTACT

festivalduvexin.com

> THÉÂTRE / DANSE

J’espérons que

je m’en sortira

Quand un maître d’école sort

de son cartable les souvenirs

de ses petits élèves, dans le

Naples d’autrefois. Dès 8 ans.

17 juin 21 h, théâtre des

Poissons à Frocourt.

> CONTACT

03 44 02 35 77

Pop-corn et

grand écran

La danse fait son cinéma, un

spectacle du centre culturel

municipal de Noyon.

23 et 24 juin 20 h 30, théâtre

du Chevalet à Noyon.

> CONTACT

03 44 93 28 20

Les Ailes du temps

Une création qui mêle les

adjectifs « chorégraphique »,

« musical » et « plasticien ».

30 juin 20 h 45, théâtre

du Beauvaisis à Beauvais.

> CONTACT

03 44 45 34 44

DR


Où est la sortie ?

La sortie ? Celle d’un collège

aux présences bizarres : tables

animées, homme dictionnaire...

et Axel, l’écolier enfermé.

11 juillet 20 h, centre

Jules-Verne à Breteuil.

> CONTACT

03 44 80 24 24

Modèles US

Belles autos américaines, et

autres véhicules, se retrouvent,

avec musique et danse country.

25 juin, à Thibivillers.

> CONTACT

06 80 67 53 89

Michel Puchala

Les roses

sont reines

Marché des

artisans

Sur la place de l’Hôtel-de-Ville,

surplombée du majestueux

château rebâti par Viollet-le-

Duc, poterie, vannerie, bijoux...

25 juin (9 h-18 h), Pierrefonds.

> CONTACT

03 44 42 81 44

> EXPOSITIONS

Quelle couleur

pour ma maison ?

Une exposition photo qui milite

pour la diversité colorée des

villes. Par l’association Maisons

paysannes de l’Oise.

Jusqu’au 31 août (sauf

dimanche), 16 rue de

l’Abbé-Gellée à Beauvais.

> CONTACT

03 44 45 77 74

Artistes alentour

En deux ou trois dimensions,

des œuvres présentées

par l’association Rur’art.

17 et 18 juin, à Loconville.

> CONTACT

03 44 47 75 87

Au pays de Nouméa

Clichés, tableaux, pierres,

sables, et même une case

et une pirogue, offrent

de partir, en pensées, vers

la Nouvelle-Calédonie.

23 au 26 juin, presbytère

d’Esquennoy.

> CONTACT

03 44 80 33 28

DR

Peintre picard, il expose et vend

dans un cadre tout médiéval.

Concert de quatuor à cordes le

2 juillet à 17 h 30 et tombola le 9.

1 er , 2, 8 et 9 juillet, abbaye

de Saint-Martin-aux-Bois.

> CONTACT

03 22 31 87 41

Céramiques

du Beauvaisis

Un panorama de cet art du

feu, terres vernissées, grès

et porcelaines, du XVI e au

XX e siècle.

30 juin au 21 janvier (sauf

mardi et jours fériés), Musée

départemental de Beauvais.

> CONTACT

03 44 11 43 83

> FÊTES / FESTIVALS

Comme au

Moyen Âge

Fauconniers, preux chevaliers

au combat, troubadours, et un

banquet de noces médiéval,

redonnent vie à l’abbaye fondée

par Anne de Kiev en 1060.

17 juin dès 14 h, abbaye

Saint-Vincent de Senlis.

> CONTACT

06 07 08 29 39

DR

... à Gerberoy, le temps d’une

fête – la 78 e –, rencontre

privilégiée des rosiéristes,

horticulteurs, peintres, artisans,

et des promeneurs.

18 juin, à Gerberoy.

> CONTACT

03 44 82 45 38

La Saint-Jean

Autour du feu de tradition, les

rythmes du big band Marie-

Curie invitent à entrer dans la

danse de l’été.

23 juin à 20 h, abbaye

Saint-Arnoult de Warluis.

> CONTACT

03 44 89 24 95

Lez’ arts vivants

Honneur au spectacle amateur,

théâtre, poésie, musiques,

contes, avec un goût « sirop

de la rue » et une bonne dose

de convivialité.

23 au 25 juin, à Cambronnelès-Ribécourt.

> CONTACT

03 44 76 81 21

60 - N°18 - Juin 2006

Jean-PIerre His

Coup de cœur

Festival de danse

folklorique

Dix jours de spectacles

pour arpenter le monde,

en mélodies et farandoles.

30 juin au 9 juillet, à Chambly

et alentour (divers horaires).

> CONTACT

01 34 70 75 73

Pardon de la

batellerie

Sur l’Oise et ses berges, une

grande fête hommage aux

« gens de l’eau » : guinguette,

joutes, péniches pavoisées,

feu d’artifice.

2 juillet, à Longueil-Annel.

> CONTACT

03 44 96 33 00

En famille

CC2V

33


Ça se décide

L’Assemblée départementale s’est réunie le 15 mai dernier en commission

permanente. Voici une sélection des principales décisions adoptées.

AIDE AUX

COMMUNES

Somme globale

individualisée : 5 083 213,16 €.

> Assainissement

Alimentation en eau potable.

177 400 €, dont 27 290 €

pour les travaux de réfection

du château d’eau de la

commune de Campeaux,

117 110 € pour l’équipement

du captage de Varesnes dans

le canton de Noyon, 19 190 €

pour la remise en état et

le renforcement du réseau

d’eau potable à Thierssur-Thève.

Adoptée à l’unanimité

> Aménagement

du territoire, tourisme,

environnement

462 580 €, dont 4 570 €

pour les études préalables

à la reconstruction de

la station d’épuration à

Bresles, 259 110 € pour la

construction d’une station

d’épuration et d’un bassin

d’orage à Breteuil, 6 010 €

pour les études préalables

à la réalisation de travaux

d’assainissement à Froissy,

38 200 € pour l’amélioration

du cadre de vie aux abords

de l’église à Oursel-Maison.

Adoptée à l’unanimité

> Patrimoine public

211 540 €, dont 14 490 €

pour la restauration de la

toiture de l’église à Tricot,

153 010 € pour la restauration

de l’église Saint-Gilles

à Grandvilliers.

Adoptée à l’unanimité

ENVIRONNEMENT

ESPACES

NATURELS

SENSIBLES

• Parc naturel régional

Oise-Pays de France :

119 907 € de soutien

financier aux opérations

prévues par le Syndicat mixte

d’aménagement et de

gestion du parc.

• Aides à la gestion et à la

l’aménagement d’espaces

naturels sensibles.

Participation du Conseil

général à hauteur de

131 236 € dans le cadre du

programme 2006 de gestion

d’espaces naturels sensibles

par le Conservatoire des

sites naturels de Picardie.

Adoptée, M. Marchand,

conseiller général

d’opposition, ne prenant

pas part au vote sur le parc

naturel régional

MAISONS

DU CONSEIL

GÉNÉRAL

Afin de répondre au mieux

aux demandes des citoyens

en matière de services

publics de proximité, des

partenaires institutionnels

ou associatifs sont invités à

tenir des permanences, liées à

leur domaine de compétence,

dans les Maisons du Conseil

général. Des partenariats

se sont établis avec l’Union

départementale de l’Oise de

la CLCV, pour le droit à la

consommation, au logement

et au cadre de vie,

l’association Ré-agir pour

l’aide aux victimes, et l’Adil

34

60 - N°18 - Juin 2006

pour l’information générale

sur le logement. Dans

ce cadre, la commission

permanente a finalisé un

partenariat avec la Mission

locale de Compiègne, afin

de mettre en place une

permanence mensuelle

à la Maison du Conseil

général de Ressons-sur-Matz,

pour l’accueil des jeunes

en recherche d’emploi.

Adoptée, abstention

du groupe d’opposition

INTERVENTIONS

ÉCONOMIQUES

Individualisation de 15 000 €

pour une opération sur la

ville de Creil dans le cadre

du programme « Aide

au développement et à

l’implantation d’entreprises ».

Cette opération consiste

en l’acquisition d’un terrain,

liée au développement de

l’entreprise Matei sur la zone

de la Justice à Creil.

dix créations de CDI sont

liées à ce développement,

dont cinq avant 2010.

Adoptée à l’unanimité

JEUNESSE

• Enseignement – Actions

éducatives et culturelles

des établissements

du 1 er degré.

67 129 € pour la reconduction

en 2006 de l’aide

du Département en faveur

des actions éducatives

et culturelles réalisées

dans les établissements

scolaires du 1 er degré.

Les propositions ont été

établies avec l’Inspection

d’académie et concernent

231 projets élaborés

par 174 établissements.

Adoptée à l’unanimité

• Projet éducatif du Conseil

général « Grandir, s’épanouir,

réussir dans l’Oise ».

12 000 € en faveur

de l’Association

départementale des

pupilles de l’enseignement

public de l’Oise pour

le service d’assistance

pédagogique à domicile,

qui met en place

des projets individualisés

pour les élèves malades

ou accidentés, assurant

ainsi la continuité

de leur scolarité.

Adoptée, abstention

du groupe d’opposition

SOLIDARITÉS

> Protection

maternelle

et infantile

Renouvellement des contrats

de cofinancement

de deux relais d’assistantes

maternelles gérés

respectivement par

la communauté de communes

du Vexin-en-Thelle et

la communauté de communes

du Pays des Sources.

Adoptée, M. Lemaître,

conseiller général

d’opposition, ne prenant pas

part au vote sur le premier

contrat


Tribunes libres

Espaces d’expression ouverts à chacun des groupes politiques

de l’Assemblée départementale en vertu de la loi sur la démocratie

de proximité adoptée en 2002.

GROUPE UPMD

Aller de l’avant

GROUPE COMMUNISTE

Répondre aux attentes…

GROUPE OISE À GAUCHE

L’impunité

a encore frappé

n chômage qui baisse enfin ;

mais avec deux fois plus de chômeurs

que dans les autres pays développés.

– Un chômage des jeunes qui bat encore tous

les records.

– 77 % des jeunes qui disent vouloir devenir

fonctionnaires.

– 56 % de personnes propriétaires de leur

logement quand l’Espagne en a 80 %.

– 80 % de la population considérée comme

nécessiteuse et éligible au logement social

intermédiaire.

– Des jeunes sortis de l’école dont on ne

comprend parfois pas ce qu’ils disent.

– Un déficit public toujours en dehors

des critères européens.

– Un endettement à résorber au plus vite.

– Des banlieues qui flambent.

– Le record de tous les pays d’Europe en

matière de congés : 1 568 heures travaillées

par an, 35 heures de travail par semaine,

quand partout la durée remonte au-dede

40 heures ; la retraite encore à 60 ans quand

elle est à 65 ans voire 67 ans ailleurs.

– Le phénomène SDF banalisé, des mendiants

dans toutes les gares.

– Une délinquance courante en baisse mais

celle à l’égard des personnes en hausse quasi

constante depuis vingt ans.

– Un revenu minimum… la plupart du temps

sans insertion.

Qu’il est dur de changer la France !

Le président d’une université coréenne, qui

a une succursale à Gouvieux, présentait

récemment au maire quatre jeunes Chinois :

ils ont mission d’apprendre le français…

en cinq mois, avant de s’inscrire en faculté

à Paris pour un doctorat. Il a rappelé que

la Chine était en plein développement

et qu’elle avait vingt-cinq fois plus d’habitants

que la France.

Face à cet autre monde, allons-nous

nous contenter de nos paysages et de nos

fromages, ou voulons nous aller de l’avant ?

Nous faisons partie de ceux qui pensent que

la paresse et la médiocrité sont les mères de

tous les vices, mais que l’effort est payant.

Dans tous les domaines, au niveau national

comme au niveau départemental, ou dans

nos communes, nous voulons agir pour tirer

les gens vers le haut. Nous espérons que la

prochaine campagne électorale présidentielle

posera bien ces questions.

GROUPE DE L’OPPOSITION

DIVERS DROITE, UMP

es contacts liés quotidiennement avec

les habitants de nos cantons semblent

montrer que le changement de majorité au

Conseil général de l’Oise est plutôt bien perçu

par nos concitoyens.

Les conseillers généraux communistes qui

apportent leur pierre à l’édifice s’en félicitent.

Il reste que de grandes et graves questions

demeurent posées à tous : ainsi une politique

positive est menée en matière de logement

social, d’insertion des exclus, de prise en

compte des problèmes des adolescents, mais

le Conseil général se trouve confronté aux

politiques libérales qui cassent l’emploi

et délaissent le logement social, précarisent

les jeunes, les salariés, etc.

Les efforts faits par le Conseil général sur

la culture et l’éducation sont contredits par

la volonté dominante de tout privatiser,

marchandiser, l’effort pour améliorer le cadre

de vie se heurte à la volonté de l’État,

par exemple en matière de déchets ménagers,

le transfert des compétences accroît

les charges financières du Département.

La politique nouvelle du Conseil général,

pour être supportable par les ménages

nécessite une réforme de l’impôt visant

l’efficacité et la justice sociale.

En 2007, tous les Français auront à choisir

entre cette politique libérale – classique,

extrême ou de gauche – et un rassemblement

sur un programme élaboré avec les citoyens

eux-mêmes, s’attaquant aux profits

financiers parasitaires, donnant la priorité

aux investissements créateurs d’emplois et

d’activités économiques, aux solidarités

sociales, aux droits d’intervention des salariés

dans la gestion des entreprises.

Nous voulons ainsi contribuer à bâtir au

plan national un rassemblement majoritaire

de tous ceux qui rejettent la désastreuse

politique de la droite et veulent une gauche

qui réponde à leurs attentes et ne les déçoive

pas par des demi-mesures. Après les succès

du « non » de gauche au traité constitutionnel

européen et du mouvement anti-précarité

venu à bout du CPE, l’heure est à faire gagner

une politique populaire qui donnerait toute

leur portée aux premières mesures de la

majorité de gauche du Conseil général, jugées

positives par nos concitoyens.

LES CONSEILLERS

GÉNÉRAUX COMMUNISTES

a justice doit être la même pour tous.

Pourtant, le président de la République

a décidé le 25 mai dernier d’amnistier

Guy Drut, ancien champion olympique,

hier ministre et aujourd’hui député UMP,

condamné en octobre 2005 à quinze mois

de prison avec sursis et à 50 000 euros

d’amende dans l’affaire des marchés

publics de la Région Île-de-France.

Pas encore éclaircis les méandres

des luttes de pouvoir dans le marigot

de l’affaire Clearstream, cette décision

interpelle jusque dans les rangs de l’UMP,

le groupe parlementaire s’étant désolidarisé

de cette mansuétude présidentielle.

Dans l’Oise, moins qu’ailleurs,

cette déplorable décision ne saurait

nous surprendre. Après tout, un délinquant

condamné pour prise illégale d’intérêts

à dix-huit mois de prison avec sursis

et à 30 000 euros d’amende continue

de siéger à l’Assemblée nationale,

au Conseil général et dans la vie locale,

et vient même de redevenir le leader

emblématique de la droite départementale.

Une fois de plus, la justice n’est pas

la même selon que l’on est proche

de Jacques Chirac ou simple citoyen.

Une fois de plus ce « deux poids

et deux mesures » est profondément

choquant et inacceptable.

ANDRÉ VANTOMME,

PRÉSIDENT DU GROUPE OISE À GAUCHE

> TÉL. : 03 44 06 64 99

oiseagauche1@hotmail.com

60 - N°18 - Juin 2006

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