Le transport routier dans le Lot - Lot-cci-magazine.fr

lotccimagazine.com

Le transport routier dans le Lot - Lot-cci-magazine.fr

Janvier | Février 2009N° 147Coffrets cadeauxUne formulede loisirsà la cartetrès tendanceZone commerciale du Couquetà Capdenac-le-HautStructurer, développer :des pistes se précisentTRANSPORT ROUTIER DANS LE LOTLES NOUVEAUXMÉTIERSDE LA ROUTE© Mikael Damkier - Fotolia.com


04-11 DOSSIERTransport routier dans le Lot :Les nouveaux métiers de la route12-13 ENTREPRISES12-13 3wComLe pionnier lotois de l’Internet16-36 ENJEUX16-17 Électricité et gazLes voies de l’ouverture du marché18-19 Coup de projecteurEnquête Emploi-Formation 200821 FiscalitéLes nouvelles aides accessibles aux PME22-23 Taxe professionnelleLes collectivités territoriales passent un nouveau cap24-25 Emploi et handicapQuelles obligations pour les entreprises ?27-29 Zone commerciale du CouquetStructurer, développer : des pistes se précisent30-34 Coffrets cadeauxUne formule de loisirs à la carte très tendance35-36 Tourisme d’affairesLa CCI encourage les séminaires d’entreprisesdans le Lot37-39 PLEIN CADRE37-39 Monique Montal, nouvelle présidente de la FBTP 46Sourire et détermination au service du bâtiment40-45 L’ACTUALITÉ EN BREF40 Repères Éco42 Tourisme43 Commerce44 Vient de paraître45 Formation Emploi52 Conjoncture55 Indicateurs56-58 PETITES ANNONCESEntreprendreBimestrielChambre de Commerce et d’Industrie du LotQuai Cavaignac - 46000 CahorsTél. 05 65 20 35 48Encore et toujousles impôts locaux…Mais que faut-il donc faire pourque les élus locaux prennentenfin conscience du poids de plus enplus insupportable des impôts qu’ilsprélèvent sur la population et sur lesentreprises ?L’article traditionnel que nous vous présentons en page 22met en évidence les dérives répétées de très nombreux budgetslocaux.Quelques chiffres suffisent pour illustrer ce constat :- La Taxe Professionnelle collectée dans le Lot a progressé de360 % entre 1988 et 2008.- Ce même impôt a encore augmenté de 8,40 % en 2008.- Le taux de la Taxe Professionnelle fixé par le Départementen 2008 est en augmentation de 16,90 %. Heureusement, ilreste encore un des taux les moins élevés de la région.- Certaines communes ont décidé des augmentations impressionnantes: + 47,68 % pour Livernon.- La commune de Catus, elle, a relevé son taux à 21,86 % ;cette performance lui permet de dépasser pour la premièrefois le cap d’un taux de 20 % pour une commune lotoise.Bienvenue aux nouvelles entreprises sur son territoire !Les élus concernés plaident tous leur irresponsabilité en lamatière : ce serait la faute de l’état - toujours lui - qui leurtransfère sans cesse de nouvelles responsabilités, sans compensation...Mais de qui se moque-t-on ? Dans un pays où le cumul desmandats est monnaie courante et où de nombreux éluslocaux ont ou ont eu aussi un mandat national, cette explicationn’est pas recevable. Quelle que soit leur couleur politique,ils ont, à un moment ou à un autre, participé à l’élaborationdes lois, et la dérive est constante depuis desdécennies !Dans le contexte de crise que nous connaissons, la préparationdes budgets 2009 est devenue pour les entreprises unvéritable casse-tête. Comment peuvent-elles envisager unrésultat positif voire un équilibre des comptes avec unebaisse - quelquefois forte - du chiffre d’affaires et des fraisgénéraux en forte hausse ?La bonne nouvelle dans ce paysage préoccupant est que,pour la première fois, une majorité de villes importantes dela région baissent ou n’augmentent pas leur taux.Puissent-elles faire école auprès des autres collectivitéslocales, qui doivent comprendre que nous rentrons dans unmonde nouveau dans lequel, en particulier, on ne pourracontinuer à répondre indéfiniment aux demandes dedépenses supplémentaires, aussi justifiées soient elles.Jean-Pierre LaganePrésident de la CCI du LotDirecteur de la Publication : Loïz PierreConception & réalisation : Campagne de PresseRégie publicitaire : Editions Bucerep, Philippe de Vriendt, 06 50 71 57 76Mise en page : François CadartImprimerie : France Quercy / CahorsCommission paritaire : 1 402 ADEPJ ANVIER-FÉVRIER ISSN : 0992 - 681 X 2009 3Abonnement : 7,50 €


DOSSIER LE TRANSPORT ROUTIER DANS LE LOTLes nouveaux mé4 ENTREPRENDRE 147


DOSSIER LE TRANSPORT ROUTIER DANS LE LOTtiers de la route© Mikael Damkier - Fotolia.comDans le Lot comme ailleurs, le secteur du transport routier vit une mutationaccélérée, marquée par le recours à de nouvelles technologies, une concentrationdu nombre d’entreprises et le développement de nouvelles activités connexes.Présentation des enjeux.La profession de transporteur routier généraliste n’existeplus dans le Lot. Les demandes des clients sont devenuessi spécifiques qu’il semble désormais impossible d’êtreprésent sur tous les créneaux : transport de lots, de vin en vracou en bouteilles, de voyageurs, ramassage scolaire, messagerie,déménagement, etc.On doit bien parler « des » métiers du transport routier, chacundemandant des investissements de plus en plus importants.Cette évolution a naturellement conduit à une concentrationdu nombre d’acteurs, souvent par le biais de rachatsd’entreprises, quelquefois du fait de cessations d’activité.Malgré cela, le département compte pas moins de 85 transporteursroutiers inscrits au Registre du Commerce et desSociétés, qui emploient ensemble plus de 600 salariés (voirpage 11). 44 d’entre elles, soit plus de la moitié, ne comptentaucun salarié, le gérant étant également l’unique chauffeur.Au-delà du carburantIl suffit d’évoquer l’activité du transport routier pour relancerle débat sur la hausse du prix du carburant. Ce seul postereprésentant plus de 20 % des dépenses des transporteurs enmoyenne, les augmentations qui ont marqué l’année 2008ont naturellement eu un impact négatif sur les résultats. Leproblème fut bien réel, mais l’année 2008 ne peut être résuméepar cette hausse du gasoil. Concrètement, on constateque les principaux acteurs du département ont investi pouroptimiser leur organisation, renouveler leur parc ou diversifierleurs activités.En se concentrant sur un panel représentatif de 12 transporteursroutiers du Lot - qui représente à lui seul 350 salariés,soit 60 % des emplois du secteur dans le département - onconstate que les résultats de l’année 2007 (les derniers disponibles)étaient positifs, avec une progression moyenne de 5 %pour le chiffre d’affaires comme pour la marge brute.Les entreprises les plus importantes sont logiquement cellesqui doivent engager les investissements les plus lourds. C’est lecas pour la messagerie (secteur dominé par Quercy Messagerieet Transquercy), pour le transport de voyageurs (créneauoccupé par les Cars Delbos, les Transports Belmon, RaynalVoyages, les Cars Quercy Corrèze ou Voyages Laurens) et ledéménagement (avec les établissements Soulhiol-Noyer).La plupart de ces grands acteurs du transport routier lotoisaffichent une nouvelle progression de leurs chiffres d’affairespour 2008, et probablement des résultats nets moins importantsqu’en 2007. Ils sont par ailleurs relativement optimistespour 2009, principalement parce que l’essentiel des investissementsa été réalisé en 2008 et que les mesures de réductiondes coûts sont déjà largement engagées.Ce dossier propose un panorama des principaux métiers dutransport routier dans le département et recense les projetsdes uns et des autres à court ou moyen terme.J ANVIER-FÉVRIER 2009 5


DOSSIER LE TRANSPORT ROUTIER DANS LE LOTLe transportde personnesLe transport de personnes estavec la messagerie le secteur dutransport routier qui génère leschiffres d’affaires les plus importantsdans le Lot. Le développement rapidedes entreprises est d’abord expliquépar la montée en puissance du ramassagescolaire à partir des années 80 etpar un mouvement de concentrationcontinu, les transporteurs les pluspetits étant rachetés par les plusimportants. Dans ce domaine, 5 entreprisesgénèrent à elles seules unchiffre d’affaires supérieur à 15 millionsd’euros.Des TPE devenues PMELe parcours de l’entreprise RaynalVoyages est représentatif de cette évolutionaccélérée. Créée en 1981 parGilbert Raynal à Flaugnac, dans le suddu département, l’entreprise a dûdéménager à Cahors à la fin de ladécennie pour s’adapter à la demandecroissante dans le domaine du ramassagescolaire. Elle connaît un nouveaudéveloppement à partir de 1992 avecla création d’un service urbain àCahors, puis dans le transport touristiqueà partir de 1994 et créée uneagence de voyages en centre-ville en1996. Pendant ce temps, Raynalrachète pas moins de cinq petitescompagnies dans le sud et l’est du Lotet, même, dans le Tarn-et-Garonne(Voyages du Bas Quercy à Caussade).Au final, l’entreprise a aujourd’huitrois activités principales : le transporttouristique (47 % du chiffre d’affaires),le transport scolaire (30 %) et le transporturbain (18 %), les 5 % restantsétant essentiellement liés à la locationde minibus et de navettes.Raynal Voyages dispose aujourd’huid’une flotte de près de 40 véhicules etemploie 56 conducteurs à temps pleinou partiel, pour un effectif total de 64personnes.Une visibilité qui reste forteL’atout principal de ce secteur se situedans la visibilité relativement importantedu niveau d’activité, ce qui luipermet d’être moins touché par lesaléas économiques. C’est notammentvrai pour le transport scolaire et letransport urbain, liés à des appelsd’offres. La principale variableconcerne donc le tourisme. « Le chiffred’affaires a malgré tout progressé de12 % en 2008, essentiellement grâceau développement des transportsoccasionnels régionaux ou natio-naux, explique Florence Raynal, quidirige l’entreprise avec son père. Dansle même temps, les coûts ont augmentéde 7 % ».Pour avoir une meilleure maîtrise del’activité touristique, l’entrepriseavait créé dès 2007 une filiale spécifiquepour son agence de tourisme.Il apparaît toutefois que cette structuremaintiendra son niveau d’activitéen 2009.Créationde nouveaux servicesSans attendre de connaître le manque àgagner du transport touristique, lesentreprises du secteur ont investi dansdeux directions : les voyages « à lademande » et les formules de voyageéconomiques. « Il y aura toujours desvoyages touristiques, mais ils serontprobablement plus économiques, analyseFlorence Raynal. Nous avons6 ENTREPRENDRE 147


DOSSIER LE TRANSPORT ROUTIER DANS LE LOTJean-Michel Delbos, dirigeant de la sociétédes Cars Delbos : « Nous avons ajoutéla location de véhicules sanschauffeur à notre offre »d’ailleurs développé une offre adaptéeà cette nouvelle demande. De même,on peut se préparer à une diminutiondes voyages périscolaires. La croissancedes locations génère toutefois de nouvellesopportunités de développement ».Dans tous les cas, Raynal Voyages sefélicite de ne pas avoir attendu pourrenouveler son parc de cars et deminicars et pour le mettre aux normesréglementaires : les strapontins sontinterdits dans les minicars depuisoctobre 2008 et tous les véhiculessont désormais équipés de ceinturesde sécurité.4 millions d’euros de chiffre d’affaires.Avec 125 salariés et plus de 60 véhicules,l’entreprise figeacoise occupele 123 e rang au niveau national danssa catégorie. La société des CarsDelbos a une autre particularité : c’estelle qui gère le « Petit Train » deFigeac.Convaincu que l’entreprise doitencore grossir, son dirigeant Jean-Michel Delbos a multiplié les investissements: l’activité de transports degroupes sera désormais centralisée àBrive et il a récemment racheté lasociété figeacoise Laroque. « J’ajoutedonc la location de véhicules sanschauffeur à notre offre, sous lamarque Avis, à Figeac et à Cahors.C’était une opportunité à saisir. Onne peut pas réellement parler de nouveaumétier, car nous assurions déjàla location de minibus sans chauffeur.», explique-t-il.Les charges sous surveillance« Notre chiffre d’affaires est globalementstable et la légère croissance de2008 est liée au développement denouvelles implantations. Bien sûr,nous avons observé un ralentissementen novembre 2008, mais l’activité abien repris en décembre et je resteoptimiste pour 2009. Le point positifest que nous n’avons pas eu à multiplierles promotions : nous avons préférécréer des “petits” produits peuchers. Par contre, les résultats ontinévitablement été pénalisés par laflambée des prix du carburant »,conclut Jean-Michel Delbos.« L’année 2008 a été difficile du faitdes approvisionnements en carburant,confirme Christian Bonnet,dirigeant des Cars Quercy Corrèze, àGramat. Le prix du gasoil est montéjusqu’à 1,45 euro. Entre septembre2007 et septembre 2008, soit duranttoute une année scolaire, le prix dulitre a ainsi flambé de 40 %. Cela aforcément des répercussions sur nosrésultats, sachant que le poste carburantreprésente 22 à 25 % de noscoûts. »Les Cars Quercy Corrèze disposentd’une flotte de 60 véhicules, dont 25autocars, et sur ses 60 salariés, 45 sontemployés à temps partiel.Elargir la zone d’activitéLa spécificité du transport de voyageursest donc que le chiffre d’affairesest lié de façon mécanique au nombrede lignes et d’implantations, ce quisuppose d’investir constamment pourgrandir. Filiale des autocars Verdié, deRodez, les Voyages Laurens, à Figeac,sont l’une des plus petites compagnieslotoises, avec un chiffre d’affairesd’environ 1 million d’euros et unevingtaine de véhicules. L’entreprise adonc décidé d’élargir son périmètred’intervention et est désormais présentesur de nouveaux marchés dansdes départements limitrophes.De nouvellesconcentrations à venirPour l’instant, le Lot est relativementépargné par la concurrence des trèsgrands groupes, qui se sont développésà l’échelle nationale autour desgrandes métropoles. Dans le département,le premier acteur reste les CarsDelbos, intégrant les 12 agences devoyage Fitour, qui réalise plus deJ ANVIER-FÉVRIER 2009 7


DOSSIER LE TRANSPORT ROUTIER DANS LE LOTLa messagerieLa messagerie pourrait être considéréecomme l’activité la plusindustrielle du transport routier.Le fait est que cette profession utilisedes processus qualité et des technologiesqui s’apparentent de plus en plusà ce que l’on trouve dans les grandesfilières industrielles (comme la certificationISO 9001). Cette situationimplique des capacités d’investissementimportantes, que seuls les plusgrands groupes sont en mesure d’assumer.Dans le Lot, le marché de lamessagerie compte ainsi deux acteursincontournables : Quercy Messagerieà Mercuès et Transquercy, dans lazone d’activités de Cahors-Sud.Le parcours de Transquercy est de cepoint de vue exemplaire. Créée en1973 à Cahors-La Beyne, cette entrepriselotoise indépendante a rejoint leréseau France Express en 1987. En1995, Transquercy construit un nouveausite sur la zone d’activités deCahors-Sud afin de poursuivre sondéveloppement.De fait, la croissance s’est accélérée etl’entreprise double la surface de sonsite en même temps qu’elle noue unpartenariat commercial avec le transporteurde Brive Geodis Bernis. Fin2007, Transquercy est racheté par le1 er opérateur français de messagerie,Geodis, qui est depuis rentré dans legiron de la SNCF. Voilà, de façon trèsrésumée, comment une TPE lotoiseest devenue une filiale de l’un desgéants européens du transport.que se fait la différence. A titred’exemple, tous les collaborateurs deTransquercy sont équipés d’un assistantdigital personnel (PDA) et d’uneadresse de messagerie Internet, lescamions sont géolocalisés et l’ensembledu parc bureautique (ordinateurs,télécopieurs, photocopieurs outéléphones) a été renouvelé fin 2008.De même, 2 000 m 2 d’entrepôts supplémentairesont été aménagés en2008, ce qui porte la surface utile àplus de 5 000 m 2 . On peut égalementnoter que pour aider ses filiales àrépondre aux grands appels d’offresfrançais et européens, Geodis lesaccompagne dans leur démarcheenvironnementale : réduction desémissions de CO2, tri des déchets oumaîtrise de la consommation de carburant.Enfin, Transquercy a mis enplace son propre processus qualité,baptisé Satisfaction Totale du Client(STC), qui lui permet de suivre leniveau de service grâce à plusieursdizaines d’indicateurs, depuis le tauxde fidélité des clients jusqu’au respectdes délais de livraisons.Par définition, de tels investissementsne sont pas à la portée d’une TPEindépendante.S’adapter aux besoins locauxCette course à la taille critique pourraitconduire à « déshumaniser » la relationavec les clients. « Pour éviter ce risque,les filiales peuvent s’appuyer sur lesressources du groupe tout en conservantleur autonomie dans la conceptionde leur offre commerciale,explique Christophe Crémoux, gérantde Transquercy depuis début 2008. Ilne s’agissait pas de faire table rase dupassé. L’historique entre l’entreprise etle tissu économique local est un capitalessentiel ».Pour ne pas perdre ce capital, Geodisa tout simplement choisi d’avoir unepériode de transition suffisammentétendue pour garantir la qualité du« passage de témoin » : JoaquimLlumbiarres, fils du fondateur deTransquercy et directeur jusqu’en2007, est donc toujours à l’œuvre.Une grande consommatriced’investissementsLa messagerie express exige en effetde disposer d’une infrastructure etd’équipements particulièrement performants.La concurrence ayant lisséles prix, c’est sur ce type de critèresChristophe Crémoux, gérant de Transquercy : « Les filiales peuvent s’appuyer sur lesressources du groupe tout en conservant leur autonomie dans la conceptionde leur offre commerciale »8 ENTREPRENDRE 147


DOSSIER LE TRANSPORT ROUTIER DANS LE LOTLe transport demarchandisesDans le Lot, le transport demarchandises s’est logiquementdéveloppé en fonctiondes besoins des filières agricoles etagroalimentaires. Créés en 1972 àParnac, à quelques encablures de lacave coopérative, les TransportsDelrieu se sont rapidement spécialisésdans le transport du vin, en vracou en bouteilles, des céréales, produitsen conserves, ou encore despierres. La structure familiale n’aadopté le statut de SARL que seize ansplus tard, en 1998.L’entreprise compte aujourd’hui onzesalariés, soit un de moins qu’en 2008et dispose de neuf attelages et d’unporteur d’engins. « Les difficultés qu’aconnu la cave coopérative ont biensûr eu un impact négatif sur notreactivité, mais nous avons su développerd’autres services, tels que l’affrètement,pour maintenir le chiffre d’affaires,expliquent Sandrine et PhilippeDelrieu, aujourd’hui dirigeants de l’entreprise.Nous continuons à réaliser99 % de notre activité dans le Lot,mais la principale difficulté est désormaisl’absence de visibilité. Nousdevons nous adapter à la demandequasiment au jour le jour ».Selon la même logique, des entreprisesde transport routier ont égalementvu le jour à proximité du sited’Andros, premier confiturier européen.Implantée à Biars-sur-Cère,l’entreprise Transports Chaylac réaliseselon les années de 60 à 70 % de sonchiffre d’affaires avec le groupeagroalimentaire. Elle compte désormais12 salariés et 11 camions, dont10 semi-remorques et dispose d’undépôt à Lille. « Nous travaillons essentiellementpour notre voisin Andros,explique Daniel Chaylac. Ce clientreprésente 100 % des trajets allers.C’est pour nous une base deconfiance, dans la mesure où le secteuragroalimentaire demeure stablemalgré la crise. Au retour, nous chargeonsdu fret industriel. C’est plutôtdans ce secteur que nous avons rencontréquelques difficultés. »Dans ce contexte, le chef d’entreprisese déclare plutôt satisfait des résultatsde l’année 2008. « Bien sûr, le prix ducarburant a fortement augmenté, maisnous avons pu répercuter cette hausseen partie en ajoutant un supplémentconjoncturel en “pied de facture”, cequi a limité la baisse de la marge commerciale», résume Daniel Chaylac.Egalement installés à Biars-sur-Cère, lesTransports Dumont se sont développéssur les mêmes bases : la quasi-totalité dufret aller est liée à l’activité d’Andros, tandisque le fret retour est réalisé avec desclients industriels. L’entreprise a unetaille plus importante (18 personnes et15 véhicules), et reconnaît avoir vécuune année 2008 plutôt difficile. Làencore, ce n’est pas expliqué par unebaisse de la demande du pôle agroalimentaire,mais par le recul de l’activitéde fret au retour. Pour 2009, ces différentesstructures de taille moyenne ontpour priorité de maîtriser leurs coûts.Un niveau de dépendance élevéSandrine et Philippe Delrieu, dirigeants de l’entreprise : « Nous avons su développerde nouveaux services, tels que l’affrètement »J ANVIER-FÉVRIER 2009 9


DOSSIER LE TRANSPORT ROUTIER DANS LE LOTLe déménagementLe déménagement occupe uneplace à part parmi les métiersdu transport routier. Cette activitéreste logiquement très liée aunombre de transactions immobilièreset plafonne depuis plusieurs décennies: seuls 25 % des déménagementssont réalisés par des professionnels.Les trois quarts restants sont des « autodéménagements », directement pris encharge par les particuliers.Une autre spécificité peu connue dece métier est liée à la clientèle. Lespremiers consommateurs de déménagementsprofessionnels sont eneffet... les militaires. A eux seuls, ilsgénèrent ainsi 10 % du chiffre d’affairesdu secteur en France.Dans ce contexte, l’itinéraire de l’entrepriseSoulhiol-Noyer est riche d’enseignementssur la mutation de cetteprofession. Lorsque les TransportsNoyer sont créés en 1924, l’entreprisea pour vocation d’assurer tous lesmétiers du transport routier : le transportde lots national et international,la messagerie, le transport de meublesneufs, le déménagement et, même,l’activité de garde-meubles.Pierre Soulhiol, dirigeant de l’entreprise :«Le fait d’intégrer un grand groupea été un atout déterminant »Ce positionnement « multicartes »durera jusqu’en 1980, date à laquellele fondateur prend sa retraite et cèdel’entreprise à Pierre Soulhiol.La fin du meuble neufdans le LotLe déclin rapide de l’industrie dumeuble dans le département, à partirdes années 70, précipite le recentragede l’entreprise sur le déménagement.La SIAQ, dernier fabricantde meubles client de Soulhiol-Noyer,disparaît en effet en 1986. En 2000,l’entreprise rejoint Les Gentlemen duDéménagement, 1 er groupe européendu secteur, qui compte 110 agencesen France.De fait, le chiffre d’affaires a triplédepuis cette date et Soulhiol-Noyerdispose désormais d’agences à Pariset à Sarlat, d’un parc de 7 camions etd’une vingtaine de caisses, et compte18 salariés.« Le fait d’intégrer un grand groupe aété un atout déterminant, car tous lescamions des membres peuvent échangerles caisses et faire du combinérail-route », explique Pierre Soulhiol.Président régional de la ChambreSyndicale du Déménagement, il souhaitenotamment mettre en avant lesplans de carrière que peut offrir cetteprofession. « Le déménagement estune niche particulière du transportroutier et demande des formationsspécifiques, dans les domaines de lamanutention, de l’emballage, de l’arrimage,de la conduite ou de la relationcommerciale ».Des perspectivesde diversificationSi 2007 et 2008 ont été deux bonnesannées pour Soulhiol-Noyer, l’entreprisereconnaît avoir peu de visibilitésur l’année 2009. « Le nombre de transactionsimmobilières est effectivementen recul mais les changementsprofessionnels font qu’un nombreimportant de salariés doivent changerde région, ce qui pourrait paradoxalementêtre favorable aux entreprisesde déménagement », analysePierre Soulhiol.L’entreprise a anticipé ces évolutionsen développant deux nouvelles activités: l’archivage, pour le compte d’entreprisesou d’administrations, et le« self-stockage », c’est-à-dire la locationde box de 3 à 30 m 2 . « Nous avonsexpérimenté cette formule avec succèsà Sarlat et nous allons étendre notresite de Cahors-Sud pour la proposeraux Lotois dès avril 2009, expliquePierre Soulhiol. Il faut savoir qu’il y aaux Etats-Unis un espace de self-stockagepour 5 000 habitants, alors quele ratio n’est encore que de un pour100 000 en France ».10 ENTREPRENDRE 147


DOSSIERLe transport routierdans le LotNombre d’entreprises de transport routierinscrites au Registre du Commerceet des Sociétés dans le Lot en 2008Total :85entreprises613emplois44entreprisessans salariéTransport de voyageurs :48entreprises338emplois37entreprisessans salariéCe secteur rassemble les principales entreprises dutransport routier dans le département. A elles seules,5 entreprises (Cars Delbos, Transports Belmon,Raynal Voyages, Cars Quercy Corrèze et VoyagesLaurens) réalisent près de 14 millions d’euros dechiffre d’affaires et représentent plus de 200 salariés,soit plus de 60 % des emplois du secteur.Transport de marchandises,messagerie et déménagement :37entreprises275emplois7entreprisessans salariéCe secteur est dominé par les deux leaders de la messageriedans le département, Transquercy et QuercyMessagerie, qui pèsent ensemble plus de 10 millionsd’euros de chiffre d’affaires pour plus de 80 salariésau total.Le transport routier en FranceLa France comptait en 2005 près de 39 000 opérateursde transport routier, employant au total plus de345 000 personnes, pour un chiffre d’affairessupérieur à 50 milliards d’euros. Dans l’Hexagone,99 % des produits quotidiens, alimentaires ou non,sont acheminés par les transporteurs routiers.J ANVIER-FÉVRIER 2009 11


ENTREPRISES3wCom :Le pionnier lotoisde l’InternetChristophe DeschampsCréée dès 2000, l’agence 3wCom s’est imposée comme le leaderlotois de la réalisation de sites Internet et réalise désormais 50 %de son chiffre d’affaires en dehors du département. Selon songérant, Christophe Deschamps, il reste beaucoup à faire, car plusde la moitié des PME locales ne dispose toujours pas de sites etla grande majorité de ceux qui existent ne sont pasinteractifs et ne permettent pas de passer commande.Savez-vous bien ce qu’est une « webagency » ? Il n’est pas trop tard pourse familiariser avec cette appellationpurement anglo-saxonne que lespuristes de la langue française souhaiteraienttraduire par « agence de communicationsur Internet ». Cela semble unpeu plus clair, mais c’est trop long...Trop long pour le monde de l’Internet,où tout doit être rapide. Avant de visiterefficacement la « web agency » 3wCom,qui a logé son siège sur l’artère principalede la préfecture du Lot, boulevardGambetta, il est utile de rappeler l’historiquede l’entreprise. Elle a en effet étécréée dès l’an 2000, ce qui fait d’elle l’undes pionniers du monde de « la toile ».A l’époque, le marché de l’Internet, présentécomme le nouvel Eldorado, avaitfait naître bien des vocations. Dans leLot, plus de 20 entreprises ont alors étécréées pour prendre leur part de ce12 ENTREPRENDRE 147


ENTREPRISESgâteau réputé gigantesque. Certainesde ces « start-up » avaient été créées pardes informaticiens, d’autres par desspécialistes de la communication, sansoublier les nombreux opportunistes quivoulaient à toute fin prendre ce nouveautrain en marche.La vie après la bulleOn le sait, la quasi-totalité de ces« jeunes pousses » n’a pas survécu àl’éclatement de ce que l’on a vite baptisé« la bulle Internet ». 3wCom estl’un des très rares survivants de cettepremière génération de web agencieset sa pérennité ne doit rien au hasard :les associés de l’entreprise lui permettaientde disposer à la fois de compétencesen informatique, en communication,en marketing et en gestion.Ces quelques repères étant posés, onpeut franchir le seuil de 3wCom, quivient de fêter son huitième anniversaireet qui n’a plus besoin d’expliquer et deré expliquer la signification de sa raisonsociale : la quasi-totalité des adressesdes sites Internet commencent par lestrois « w » de « WorldWide Web » (toiled’araignée mondiale).3wCom : huit ans d’expérience dans lacommunication et le marketing en ligne.A ce jour, 3wCom a conçu et mis enœuvre plus de 300 sites Internet etcette activité représente plus de 95 %de son chiffre d’affaires. La société aainsi aidé nombre d’entreprises et d’organismeslotois à mettre le pied àl’étrier de l’Internet, depuis les Grottesde Lacave jusqu’à l’AOC Rocamadour,en passant par l’association des campingsdu Lot, Lotoquine, Arobois ou,plus récemment, l’association des commerçantsde Cahors, Cahors Actif.« 80 % des projets ont été réalisés pourdes clients lotois, mais 50 % de nosrevenus sont désormais générés grâceà des affaires remportées en dehors dudépartement », explique ChristopheDeschamps, gérant de 3wCom. Pourfaire sa place sur le marché national, lespécialiste Internet a patiemmentconstruit sa valeur ajoutée. En l’occurrence,3wCom a notamment développéun intranet packagé (système departage de l’information via Internetpour les utilisateurs qui comptent plusieurssites). Sa solution a, entre autres,été retenue par le réseau de santéICARE, le conseil de l’ordre des chirurgiens-dentistesde Haute-Garonne,l’association des commerçants deCahors ou le négociant en matériauxde construction Batiland. Dans lemême esprit, 3wCom a conçu un systèmerépondant aux besoins fondamentauxdes agents immobiliers, leurévitant d’investir dans des applicationsInternet surdimensionnées.L’atout du conseilForte des ses huit ans d’expérience encommunication en ligne (ce qui estconsidérable à l’échelle du jeune universde l’Internet), 3wCom souhaiteapporter de nouveaux services auxentreprises, notamment en matière deconseil. De fait, disposer d’un siteInternet est un premier pas, que 50 %des PME de Midi-Pyrénées ont franchi,mais il faut aller plus loin pour que cessites génèrent un chiffre d’affairesadditionnel. Pour l’instant, selonl’ARDESI (Agence Régionale pour leDéveloppement de la Société del’Information en Midi-Pyrénées), lesdeux tiers des sites existants ne permettentpas de passer une commandeet 85 % ne proposent pas le paiementen ligne. « C’est dans des départementscomme le Lot, et d’une manière généraledans les zones rurales, qu’on a leplus intérêt à offrir ces possibilités, analyseChristophe Deschamps. C’est lemoyen le plus efficace et le plus économiquepour accroître sa visibilité etétendre sa zone de chalandise ».Le métier de « référenceur »3wCom ne se contente donc pas deréaliser des sites Internet mais étudie lapertinence des projets grâce à sonexpérience du « marketing en ligne »,afin de proposer les outils les mieuxadaptés (site, vidéo, e-commerce, intranet,extranet, ...). Il assure également lesuivi de la visibilité des sites. Qui lesconsulte ? Comment générer davantagede visites ? On a désormais coutumed’appeler ce travail le « référencement ».« Nos premières expériences en lamatière le montrent : le départementest très bien positionné sur un grandnombre de marchés dits “de niche”pour lesquels le commerce électroniqueest une solution particulièrement performante.Nombre de producteurs etde négociants locaux se préparentaujourd’hui à passer le cap », conclutChristophe Deschamps.■3wCom en bref• Création : octobre 2000• Effectif : 5 personnes• 300 sites réalisés• Site : www.3wcom.frJ ANVIER-FÉVRIER 2009 13


RADIOSCOPIE DEL’ÉCONOMIE LOTOISEL’analyse de l’économielotoise 2007 vient de paraîtreA partir de l’analyse des bilans comptables d’un panel d’entreprises,cette étude a pour objet d’appréhender le comportement global del’économie lotoise de 2002 à 2007.7 secteurs clés sont étudiés, téléchargez sur le site www.lot.cci.frles documents qui vous intéressent :• Introduction• Transports routiers• Industrie• Hôtellerie-Restauration• Bâtiment et Travaux Publics • Concessions automobiles• Commerce de gros• Grandes entreprises (+ 75 salariés)• Distribution• SynthèseL’étude complète présente l’analyse détaillée de l’ensembledes bilans des entreprises du panel. Disponible uniquementen version papier au prix de 30 €, elle peut être commandée à la CCI.www.lot.cci.frVotre contact à la CCI : Laurent Poudré - 05 65 20 35 40 - laurent.poudre@lot.cci.fr


ENJEUX ÉNERGIESÉLECTRICITÉ ET GAZ :Les voies de l’ouverturedu marchéLes tarifs réglementés de l’électricité et du gaz disparaîtrontle 1 er juillet 2010. Depuis 2004 et jusqu’à cette date,les entreprises vivent une période de transition qui leurpermet de rejoindre le marché libéralisé, mais pas de fairemarche arrière. Rappel des enjeux.En ce qui concerne les tarifs dugaz et de l’électricité, les entreprisesvivent depuis 2004 dansune période de transition qui a puparaître complexe à beaucoup. Le tarifde l’électricité peut être « bleu »,« jaune » ou « vert ». Pour analyser lesévolutions des marchés de l’énergie etapprécier les nouvelles possibilités quileur sont offertes, les dirigeants sonttout d’abord demandeurs d’informationspratiques. En l’occurrence, lesnombreux changements de la réglementationn’ont pas facilité l’accès auxdifférents renseignements dont ils ontbesoin pour prendre des décisions.La libéralisation progressivedu marchéDepuis le 1 er juillet 2004, les entreprisespeuvent choisir entre deux types detarifs : d’une part, ceux du marché réglementé,uniquement proposés par EDFet GDF (dont les prix sont fixés par lespouvoirs publics) ; d’autre part, ceux dumarché libéralisé (dont les prix sontfixés librement par les fournisseurs), oùl’on retrouve aujourd’hui plus de 30fournisseurs concurrents. Il faut noterque EDF et GDF ont eux-mêmes la possibilitéd’intervenir sur les marchés libéralisés,ce qui signifie, par exemple, queGDF peut vendre de l’électricité au tariflibéralisé. De fait, l’étude de l’opportunitéde changer de statut a été compliquéepar le nombre d’options.Dans ce contexte, il est nécessaire derappeler un des principes de base decette période de transition : les entreprisesqui le souhaitent ont la possibilitéde quitter le secteur réglementé,mais il s’agit d’un droit et non d’uneobligation. Cela restera vrai jusqu’au1 er juillet 2010. A cette date, le tarifréglementé disparaîtra totalement.Une autre précision essentielleconcerne l’impossibilité de se rétracter :contrairement aux particuliers, lesentreprises qui ont quitté le marchéréglementé ne peuvent pas le réintégrer.A ce jour, seuls 4 % des sites françaisont opté pour le marché libéralisé :344 000 en ce qui concerne l’électricitéet 84 000 pour le gaz. De ce fait, 88 % dela consommation reste facturée au tarifréglementé pour l’électricité et 56 % ence qui concerne le gaz. Il faut rappelerque la France est réputée proposerl’électricité la moins chère d’Europe.La nature du « 3 e tarif »Dans les faits, 32 % de la consommationélectrique des professionnelsdevrait aujourd’hui relever du tarif libéralisé.Les entreprises qui ont quitté lestarifs réglementés pour les tarifs libéralisésont vu le prix du KW/h augmenterfortement depuis 2004. L’Etat adonc créé un 3 e tarif qui leur seraaccessible jusqu’à la fin de la périodede transition, c’est-à-dire jusqu’enjuillet 2010.Concrètement, le TarTAM (Tarif Transitoired’Ajustement du Marché), représenteaujourd’hui 20 % de la consommationélectrique facturée. Ce tarifintermédiaire permet à l’entreprise quien bénéficie de payer le tarif réglementé+ 20 %. A l’origine, le TarTAMdevait disparaître à l’été 2007 mais,constatant que certaines entreprisesavaient vu le prix du kilowatt/heureêtre multiplié par deux sur le marchélibéralisé, le dispositif est maintenu jusqu’au1 er juillet 2010 dans le cadre de laLoi sur la Modernisation de l’Economie.Se préparer à la libéralisationLa décision de passer au marché libéralisédoit donc faire l’objet d’uneétude attentive. Dans tous les cas,d’ici 18 mois, avec la disparition dutarif réglementé, tous les professionnelsdevront effectuer ce travail depréparation.En la matière, les principales préconisationsconcernent la connaissance© Galice - Fotolia.com16 ENTREPRENDRE 147


ENJEUX ÉNERGIESque les entreprises doivent avoir deleur consommation d’énergie, électricitéou gaz : évolutions au cours desdernières années, variations saisonnières,mesures envisageables pourmaîtriser la consommation, etc.Sur la base de ce premier auditinterne, il est conseillé de consulter aumoins trois fournisseurs d’énergie etde comparer leurs offres. Les pointsqu’il convient de surveiller particulièrementsont :- la liste des services inclus dansl’abonnement,- les taxes qui sont comprises dansle tarif indiqué,- la durée de l’engagement,- les conditions de révision.Enfin, il faut noter que les décisions seprennent site par site, ce qui signifiequ’une même entreprise peut opterpour différents tarifs et différents fournisseurssi elle dispose de plusieursimplantations.■Dissocier « site » et « consommation »En France, les sites résidentiels représentent 86 % des abonnés à l’électricité maismoins d’un tiers de la consommation. Il s’agit en fait des sites dont la puissancesouscrite est inférieure à 36 kVA et leur consommation annuelle en généralinférieure à 10 MWh.68 % de la consommation est donc le fait des sites non résidentiels, dont lesentreprises. Trois types de sites non résidentiels sont considérés :- les commerçants, artisans et professions libérales : puissance souscrite inférieureà 36 kVA et consommation annuelle en général inférieure à 0,15 GWh,- les PME : puissance souscrite comprise entre 36 et 250 kVA et consommationannuelle en général comprise entre 0,15 et 1 GWh,- les grands sites industriels, les hypermarchés, les hôpitaux ou les grandsimmeubles : puissance souscrite supérieure à 250 kVA et consommation annuelleen général supérieure à 1 MWh.La segmentation du marché du gaz répond à la même logique : les particuliersreprésentent 94 % des sites et seulement 28 % de la consommation, tandis queles 6 % d’entreprises et grands utilisateurs pèsent 72 % du marché.Les segments de clientèle et leur poids respectifPour plus d’informations :• Commission de Régulationde l’Energie (CRE) : www.cre.fret www.energie-info.fr (liste desfournisseurs d’énergie, avec lapossibilité de faire une sélectionen fonction du code postal)• Direction Générale de l’Energieet des Matières Premières (DGEMP) :www.industrie.gouv.fr/energieAction de la CCI du LotAfin d’aider les entreprises à optimiserleurs dépenses énergétiques, la CCI duLot les accompagne dans une opérationorganisée en partenariat avecl’ADEME, la DRIRE et le Conseil Régionalde Midi-Pyrénées. Les statistiquesnationales font en effet apparaître queles entreprises pourraient réaliser, enmoyenne, 20 % d’économies sur leursdépenses en énergie.Par ailleurs, dans 75 % des cas, les gisementsd’économies affichent un retoursur investissement inférieur à trois ans.Renseignements :Elodie Fleurat-Lessard, Chargéede mission Energie - Environnementà la CCI du Lot - Tél. 05 65 20 35 06Sources électricité : données 2007 GRD, RTE, fournisseurs - Analyse : CRESources gaz : données 2007 GRT, GRD - Analyse : CREJ ANVIER-FÉVRIER 2009 17


ENJEUX RESSOURCES HUMAINESCoup de projecteur :Enquête Emploi-Formation 2008Conduite tous les deux ans depuis 1995, par la Chambre Régionale et les CCI de Midi-Pyrénées, enpartenariat avec le CarifOref Midi-Pyrénées, cette enquête permet de suivre l’évolution de la situationéconomique des entreprises, leurs pratiques et leurs besoins en matière d’emploi et de formation.Bilan de l’édition 2008.prévoient d’augmenter leur chiffred’affaires (58 % en 2007) et 37 % leurrésultat d’exploitation (49 % en 2007).Toutes tailles confondues, elles sontdésormais plus nombreuses à prévoirune stabilité de leur situation économiqueet de leurs relations commercialesavec l’étranger.Peu d’évolution en revanche, concernantleurs orientations prioritairesd’ici à 2010 : accroître ou moderniserles équipements et matériels reste lapriorité n°1 des entreprises de moinsde 10 salariés (64 % des réponses),tandis que celles dont l’effectif estsupérieur privilégient l’élaboration dudocument de santé au travail (84 %des réponses).Accompagnement parles CCI : quelles sont lesattentes des entreprises ?Les entreprises de moins de 10 salariéssouhaitent bénéficier d’un accompagnementdans 5 domaines prioritaires :• Information sur les mesures d’aidesà l’emploi (32 %)• Règlementation sociale (27 %)• Information sur le DIF, le contratde professionnalisation (26 %)• Information économique (24 %)• Echanges d’expériences avec d’autresentreprises sur le thème de l’emploi etdes ressources humaines ; appui aurecrutement ; qualité, sécurité (21 %)Sans surprise, les sociétés sondéesdans le cadre de cette 8 eenquête ont une perceptionmoins positive qu’en 2007 de la situationéconomique pour 2008 et 2009.Ainsi, 40 % des entreprises de moinsde 10 salariés (interrogées entre avrilet juin derniers) anticipent une augmentationde leur chiffre d’affaires et36 % une hausse de leur résultat d’exploitation,contre respectivement 48 %et 42 % en 2007. Dans les rangs desentreprises de 10 salariés et plus, 45 %Sur le volet de l’emploi, la proportiond’entreprises déclarant avoir embauchéen 2007 reste stable par rapport à2005. Dans le Lot, cette proportions’établit à 47 % pour les entreprises demoins de 10 salariés et à 77 % pourcelles de 10 salariés et plus. De lamême manière, la propension à recruteraugmente avec la taille des effectifs.Ainsi, 62 % des entrepriseslotoises de plus de 10 salariés envisagentde recruter dans les deux ans(42 % d’entreprises de moins de10 salariés). Une évolution favorableLe panel des entreprises sondéesDe leur côté, les entreprisesemployant 10 salariés et plus privilégientles cinq domaines suivants :• Information sur les mesures d’aidesà l’emploi (39 %)• Règlementation sociale (34 %)• Information économique : donnéeschiffrées, études, veille (30 %)• Echanges d’expériences avec d’autresentreprises sur le thème de l’emploiet des ressources humaines (29 %)• Information sur le DIF, le contratde professionnalisation (28 %)Une première vague d’enquête a été réalisée entre avril et juin 2008 auprès d’unéchantillon de 1 590 entreprises, dont 777 entreprises de moins de 10 salariés et 813employant 10 salariés et plus. Pour prendre en compte l’évolution de la conjonctureéconomique, 507 entreprises du panel ont été consultées à nouveau en novembre2008 sur quatre questions relatives à l’emploi.18 ENTREPRENDRE 147


ENJEUX RESSOURCES HUMAINESLes projets de recrutement par familles de métiersEntreprises de moins de 10 salariésMétier Nombre de projets %de recrutementCommerce-Vente 157 32 %Hôtellerie-Restauration 73 15 %Construction-BTP 49 10 %Administration 32 6 %Autre industrie 25 5 %Mécanique-Travail des métaux 25 5 %Transports-Logistique 18 4 %Etude-Qualité-Environnement 14 3 %Informatique 13 3 %Banque-Assurance-Immobilier 12 2 %Electronique-Télécommunication 7 1 %Techniques de communication-Média 6 1 %Services à la personne 4 1 %Direction 3 1 %Autres 60 12 %Total 498 100 %Entreprises de 10 salariés et plusMétier Nombre de projets %de recrutementCommerce-Vente 445 20 %Transports-Logistique 268 12 %Construction-BTP 217 10 %Etude-Qualité-Environnement 195 9 %Electronique-Télécommunication 185 8 %Mécanique-Travail des métaux 151 7 %Autre industrie 142 6 %Hôtellerie-Restauration 136 6 %Informatique 83 4 %Administration 78 4 %Services à la personne 61 3 %Techniques de communication-Média 14 1 %Banque-Assurance-Immobilier 9 0 %Direction 5 0 %Autres 217 10 %Total 2 206 100 %Pensez-vous être suffisamment informé sur la règlementation et l’offre de formation ?Entreprises de moins de 10 salariés% de oui % de ouiDépartement Information sur Information surla réglementation l’offre de formationAriège 55 65Aveyron 57 69Haute-Garonne 63 62Gers 70 66Lot 53 56Hautes-Pyrénées 69 75Tarn 60 68Tarn-et-Garonne 55 62Midi-Pyrénées 61 65Entreprises de 10 salariés et plus% de oui % de ouiDépartement Information sur Information surla réglementation l’offre de formationAriège 92 95Aveyron 73 79Haute-Garonne 74 76Gers 86 92Lot 86 90Hautes-Pyrénées 78 78Tarn 85 88Tarn-et-Garonne 70 75Midi-Pyrénées 77 80qu’il convient toutefois de relativiserdans le contexte économique actuel.En termes de secteurs d’activités, lesmétiers liés au commerce et à la ventesont les plus demandés. Ils représententà l’échelle régionale 32 % des projetsde recrutement des petites entrepriseset 20 % des projets des grandes.Au plan de la formation enfin, 44 %des entreprises de moins de 10 salariéset 81 % de celles de 10 salariés etplus ont eu recours à la formationcontinue en 2007. Là encore, la proportionde celles ayant financé uneformation est très variable d’un départementà l’autre. En l’occurrence, 94 %des entreprises lotoises de plus de 10salariés l’ont fait ; ce qui place notredépartement en tête du palmarèsrégional, devant l’Ariège (93 %) etl’Aveyron (84 %). Sur le segment desentreprises de moins de 10 salariés, laproportion d’entreprises lotoises qui aengagé des actions de formations’élève à 47 %.Si globalement, l’information sur larèglementation et sur l’offre de formationsemble être bien intégrée, la diffusionde ces informations est inégale :les départements du Lot, de l’Ariège etdu Gers regroupent la plus grosse partde grandes entreprises informées surl’offre de formation (90 %). Enrevanche, les petites entreprises duLot et du Tarn-et-Garonne sont proportionnellementles moins nombreusesà avoir connaissance de larèglementation, soit respectivement53 % et 55 % d’entre elles. ■L’Enquête Emploi - Formation 2008 peutêtre consultée dans son intégralité sur lesite : www.midi-pyrenees.cci.fr.J ANVIER-FÉVRIER 2009 19


Le Lotéconomiquesur le net• Annuaire des sites web d’entreprises lotoises• Les services et reprise d’entreprises• Offres de formation• Les études et annuaires disponibles• Demande de listes d’entreprises• Dossiers d’Entreprendrewww.lot.cci.fr


ENJEUX FISCALITÉLes nouvelles aidesaccessibles aux PME© Denis Costille - Fotolia.comAfin d’améliorer la trésorerie des entreprises, l’Etat s’engage depuis le début de l’année à rembourserrapidement les sommes qu’il leur doit. Les mesures prises par le gouvernement concernentparticulièrement les services fiscaux. Concrètement, quatre cas de figure sont abordés dansce dispositif.1. La mensualisationdes remboursementsde crédit de TVAJusqu’à présent, les demandes de remboursementde crédit de TVA devaientêtre déposées à la fin de chaque trimestrecivil, même si l’entreprise faisaitdes déclarations mensuelles. La règleétait même un remboursement annueldu crédit pour les petites entreprises(au régime réel simplifié d’imposition).Depuis février 2009, les entreprisespeuvent bénéficier d’un remboursementmensuel du crédit de TVAconstaté au titre du mois précédent.Deux contraintes pour faire l’objet d’unremboursement : le crédit doit êtresupérieur à 760 euros et l’entreprisedoit déclarer la TVA mensuellement (deplein droit ou sur option). L’imprimédes services fiscaux concerné (n° 3519)a été modifié à cet effet.2. Le remboursement immédiatdu crédit d’impôt rechercheAuparavant, le crédit d’impôt rechercheétait imputé sur l’impôt, sur les sociétésou sur le revenu, pendant 3 ans. Lessommes non imputées durant ce délaine pouvaient donc être restituées qu’auterme de ces 3 ans. Depuis le début del’année, les entreprises peuvent demanderune restitution immédiate des créditsd’impôt non imputés pour lesannées 2005, 2006 et 2007.En ce qui concerne le crédit d’impôt2008, les entreprises peuvent depuis le2 janvier 2009 obtenir une restitutionimmédiate des sommes restantes aprèsimputation sur l’impôt (estimé par elles).3. Le remboursement immédiatdes créances de report enarrière des déficitsDans le dispositif en place, les entreprisespeuvent reporter en arrière ledéficit du dernier exercice sur les troisexercices précédents. La créance née dece report est imputable sur l’impôt surles sociétés pendant 5 ans. Au terme decette période, le solde non imputé estrestitué à l’entreprise (sauf si la créancea été cédée et, notamment, nantie).Désormais, les soldes de ces créancespeuvent être restitués immédiatementaux entreprises. De même, lesdemandes concernant les nouvellescréances (pour les exercices clos auplus tard le 30 septembre 2009) peuventêtre faites dès le lendemain de laclôture de l’exercice. Autrement dit,on peut demander dès maintenant larestitution du solde pour un exerciceclos le 31 décembre 2008.4. Le remboursement immédiatdes excédents d’acomptesd’impôt sur les sociétésLes entreprises pouvaient déjà obtenir leremboursement des excédents de versementsd’impôt sur les sociétés, à conditionque la demande soit faite au plustard « le 15 du 4 e mois suivant la date declôture de l’exercice (par exemple, le 15avril 2009 pour un exercice clos le 31décembre 2008). Désormais, les entreprisespeuvent déposer de manière anticipéeleur demande de restitution del’excédent de versements d’acomptessur l’impôt sur les sociétés.Pour plus d’informations :www.impots.gouv.frou services des impôts des entreprises.Le plan de soutien aux PMECes mesures fiscales viennent renforcerle plan de soutien aux PME, dotéd’une enveloppe de 22 milliards d’eurosauxquels s’ajoutent l’exonération de lataxe professionnelle pour les nouveauxinvestissements et les dispositifs deremboursement immédiats.J ANVIER-FÉVRIER 2009 21


ENJEUX FISCALITÉ LOCALETAXEprofessionnelleLes collectivités territorialespassent un nouveau capLa Taxe Professionnelle a franchi un nouveau cap l’an dernierdans le département. Pour la première fois, aucun chef-lieude canton lotois n’affiche un taux inférieur à 10 points.C’est également la première fois qu’une commune annonce untaux supérieur à 20. Si le produit de la taxe a évolué légèrementplus qu’en 2007 (+ 8,4% contre + 6,14%), il apparaît quela concurrence entre les territoires se joue moins au niveau intradépartemental et plus entre les départements, voire les régions.Sur le plan mathématique, l’évolutionde la Taxe Professionnelleau cours des 20 dernièresannées (1988-2008) semble vertigineuse: + 360% pour le produit de lataxe collectée. Si la concurrence entreles territoires pour conserver ou attirerles entreprises, reste sensible, lescollectivités locales ont une nouvellefois majoritairement décidé d’augmenterleurs taux : sur les 50 chefslieuxde canton du Lot, 28 affichentune hausse de cette imposition. Defait, un double cap symbolique a étépassé : plus aucun d’entre eux ne proposeun taux inférieur à 10 points et,Taux de taxe professionnelle des principales villes de la Région Midi-Pyrénées et des départements limitrophes du Lot (2006-2007-2008)(Déterminés et votés par les Conseils municipaux des villes correspondantes)Ville Département Taxe Professionnelle2006 2007 2008Saint-Gaudens Haute-Garonne 16,07 16,02 15,98Bergerac Dordogne 16,29 16,25 16,21Aurillac Cantal 17,01 16,89 16,79Agen Lot-et-Garonne 16,88 16,96 17,07Périgueux Dordogne 18,16 18,00 17,84Montauban Tarn-et-Garonne 18,02 18,02 18,02Figeac LOT 18,16 18,31 18,47Rodez Aveyron 19,28 18,90 18,54Cahors LOT 17,67 18,67 18,67Foix Ariège 18,51 18,49 18,83Tarbes Hautes-Pyrénées 18,09 18,61 18,87Villeneuve-sur-Lot Lot-et-Garonne 19,53 19,36 19,13Brive Corrèze 19,92 19,78 19,59Toulouse Haute-Garonne 19,49 19,69 19,77Castres Tarn 20,16 20,03 19,92Albi Tarn 22,50 22,41 22,30Auch Gers 23,44 23,90 24,24Moyenne 18,78 18,84 18,84La moyenne régionale ne bouge pas. Cahors et Figeac se situent légèrement en-deça de la moyenne régionale.➚➚➚➚➙➚➚➙➚➚➚➚➚➚➚➙pour la première fois, une communefranchit le seuil des 20 points.Concrètement, l’écart entre les taux lesplus faibles et les plus élevés n’évoluedonc pas. Ce statu quo signifie toutd’abord que le niveau de la TaxeProfessionnelle n’est plus un outild’aménagement du territoire au sein dudépartement. Les fronts de la concurrencen’opposent plus réellement lesbassins économiques lotois entre eux,mais plutôt le Lot aux départementslimitrophes et Midi-Pyrénées auxrégions voisines. Dans ce contexte, leprincipal point positif est que le Lotn’est pas le plus mauvais élève.Le Lot relativement modéréSi l’on élargi le champ de l’étude auxterritoires voisins, on constate en effetque le Lot, où le Conseil Général a votéune hausse de 16,9%, fait mieux quetous ses voisins. Le Tarn-et-Garonneaffiche ainsi une hausse record de plusde 78%. Les hausses sont par ailleursde 57,2% pour le Lot-et-Garonne, de42,2% pour la Dordogne, de 35,7%pour la Corrèze, de 31% pour le Cantalou encore de 25% pour l’Aveyron.C’est davantage à ce niveau que les écartsse creusent. En 2007, le différentiel entreles taux départementaux n’excédait pas5 points. En 2008, on est passé à 10 pointsAu cours des 20 dernières années le produit de la collecte de la Taxe Professionnelle aura augmenté de 360%Évolution annuelleÉvolution annuellemoyenne Évolution moyenne1988 1998 1988-1998 2007 2008 2007-2008 1998-2008Nombre d’assujettis à la TP 10 722 10 825 + 0,10% 12 176 12 223 + 0,38% + 1,29%Produit de la TPcollectée dans le Lot 19 180 226 47 087 862 + 14,55% 63 995 139 69 374 160 + 8,40% + 4,73%Hausse légèrement moins forte entre 2007 et 2008 qu’entre 2006 et 2007. Mais le total de la TP collecté est en forte augmentation.22 ENTREPRENDRE 147


ENJEUX FISCALITÉ LOCALEd’écart (14,4 pour la Dordogne et 24,2 pourle Tarn-et-Garonne). Dans ce panorama, leLot paraît donc relativement modéré etpeut revendiquer un taux inférieur de2 points à la moyenne des taux des départementscités (voir tableau ci-dessous).Les pôles économiquestentés par la baisseL’analyse est plus complexe si l’on sefocalise sur les principales villes de larégion et, donc, sur les pôles économiquesmajeurs. On constate ainsiqu’une majorité d’entre elles a opté pourune baisse, généralement modique, dutaux. C’est le cas pour Saint-Gaudens,Bergerac, Aurillac, Périgueux, Rodez,Villeneuve-sur-Lot, Brive, Castres ou Albi,soit 9 agglomérations. A l’inverse, seules6 villes ont à nouveau augmenté la TaxeProfessionnelle : Toulouse, Auch, Tarbes,Foix, Agen et Figeac. En l’occurrence,Cahors est avec Montauban la seule villeà avoir laissé son taux inchangé par rapportà 2007.Départementsune hausse généraliséeTaux de Taxe professionnelle desdépartements de la Région Midi-Pyrénéeset limitrophes du Lot (2007-2008)(Déterminés et votés par les Conseilsgénéraux départementaux)Départements Taxe Professionnelle2007 2008Dordogne 10,11 14,38 +42,23Lot 13,07 15,28 +16,90%Lot-et-Garonne 10,10 15,88 +57,22%Aveyron 12,81 16,01 +24,98%Gers 14,83 16,25 +9,57%Cantal 13,10 17,14 +30,83%Corrèze 12,75 17,31 +35,76%Tarn 14,86 17,73 +19,31%Hautes-Pyrénées 15,11 17,86 +18,19%Haute-Garonne 11,41 19,40 +70,02%Ariège 14,42 20,92 +45,07%Tarn-et-Garonne 13,58 24,18 +78,05%Moyenne 13,01 17,70 36,04%2007 : 5 points d’écart maximum entre deuxdépartements.2008 : 10 points ! L’écart se creuse et la concurrenceest moins pressante en Midi-Pyrénées. Des départementsont délibérément choisi d’augmenter fortementla TP. Le Lot a modéré cette croissance,comparé par exemple au Tarn-et-Garonne (parailleurs, un des plus forts concurrents pour l’attractivitédes entreprises) et à la Haute-Garonne.LE CLASSEMENT 2008Taux de Taxe Professionnelle des chefs-lieux de cantons du département du Lot et descommunes disposant d’une zone d’activités ou hébergeant des entreprises importantes(Classement croissant sur l’année 2008)Évolution : en % de 1998 à 2008 ; annuelle moyenne sur la période 1990-2008 (18 ans)COMMUNES 1998 2007 2008 Classement 2007-2008 1998-2008Taux Taux Taux Evolution (%) Evolution/an (%)Payrignac 9,00 10,21 10,33 1 1,18% 1,48%Biars sur Cère 8,89 10,40 10,49 2 0,87% 1,80%Laval-de-Cère 8,93 10,41 10,50 3 0,86% 1,76%Capdenac 6,90 9,00 10,63 4 18,11% 5,41%Assier 8,90 10,91 11,01 5 0,92% 2,37%Bretenoux 16,30 11,77 11,18 6 -5,01% -3,14%Lhospitalet 9,64 12,45 12,55 7 0,80% 3,02%Martel 13,38 12,56 12,56 8 0,00% -0,61%Saint-Géry 10,98 12,49 12,69 9 1,60% 1,56%Souillac 9,78 12,82 12,84 10 0,16% 3,13%Le Vigan 9,98 12,20 13,10 11 7,38% 3,13%Leyme 10,50 13,09 13,22 12 0,99% 2,59%Lalbenque 11,61 12,98 13,24 13 2,00% 1,40%Lachapelle-Auzac 12,72 13,54 13,33 14 -1,55% 0,48%Les Quatre-Routes-du-Lot 11,10 13,19 13,33 15 1,06% 2,01%Montcuq 14,49 13,53 13,53 16 0,00% -0,66%Bagnac-sur-Célé 9,57 12,26 13,58 17 10,77% 4,19%Latronquière 16,06 15,00 13,60 18 -9,33% -1,53%Gramat 13,50 13,87 13,87 19 0,00% 0,27%Castelfranc 7,69 13,20 13,95 20 5,68% 8,14%Saint-Céré 16,13 14,00 14,00 21 0,00% -1,32%Saint-Laurent-les-Tours 9,48 14,00 14,00 22 0,00% 4,77%Parnac 8,93 13,58 14,14 23 4,12% 5,83%Luzech 13,15 14,48 14,59 24 0,76% 1,10%Sousceyrac 13,50 15,27 14,70 25 -3,73% 0,89%Rocamadour 13,50 14,72 14,87 26 1,02% 1,01%Puy-l’Évêque 16,68 15,37 15,03 27 -2,21% -0,99%Lauzès 16,00 16,53 15,09 28 -8,71% -0,57%Prayssac 17,40 15,49 15,09 29 -2,58% -1,33%Castelnau-Montratier 15,60 15,48 15,48 30 0,00% -0,08%Salviac 15,45 15,68 15,68 31 0,00% 0,15%Saint-Germain-du-Bel-Air 16,71 16,03 16,15 32 0,75% -0,34%Vayrac 15,01 16,38 16,44 33 0,37% 0,95%Gourdon 14,31 16,13 16,45 34 1,98% 1,50%Lacapelle-Marival 12,09 16,30 16,46 35 0,98% 3,61%Labastide-Murat 15,95 16,54 16,67 36 0,79% 0,45%Cambes 12,08 17,05 17,46 37 2,40% 4,45%Payrac 15,95 16,58 17,71 38 6,82% 1,10%Figeac 16,28 18,31 18,47 39 0,87% 1,35%Cahors 15,38 18,67 18,67 40 0,00% 2,14%Espère 6,77 18,67 18,67 41 0,00% 17,58%Fontanes 4,65 16,82 18,67 42 11,00% 30,15%Mercuès 9,84 18,67 18,67 43 0,00% 8,97%Le Montat 8,20 18,67 18,67 44 0,00% 12,77%Pradines 15,75 18,67 18,67 45 0,00% 1,85%Limogne-en-Quercy 18,76 18,76 18,76 46 0,00% 0,00%Cajarc 19,00 19,09 19,08 47 -0,05% 0,04%Livernon 12,93 13,13 19,39 48 47,68% 5,00%Cazals 16,44 19,68 19,68 49 0,00% 1,97%Catus 16,60 18,16 22,13 50 21,86% 3,33%moyenne 12,77 14,86 15,18 2,41% 2,86%■ Hausse du taux de TP en 2008 ■ Baisse du taux de TP en 2008J ANVIER-FÉVRIER 2009 23


ENJEUXEMPLOI ET HANDICAP :Des aides pourl’embauche et pourpérenniser les emploisLa loi de 2005 a créé des mesures incitatives pour l’emploi des travailleurs handicapés et renforcéles pénalités à l’encontre des sociétés ne respectant pas leurs obligations d’embauche.Dans le Lot, le PDITH (Plan départemental d’insertion des travailleurs handicapés) coordonnel’activité d’un réseau de partenaires qui peuvent accompagner les entreprises dans leurdémarche en faveur du handicap.Depuis 1987, les entreprises deplus de 20 salariés sonttenues à l’obligation d’employerau moins 6 % de personneshandicapées. Plus récemment, la loipour « l’égalité des droits et deschances, la participation et la citoyennetédes personnes handicapées »(promulguée le 11 février 2005 etentrée en vigueur le 1er janvier 2006)a réaffirmé cette obligation, et donnéla priorité au travail en milieu ordinaireen application du principe denon-discrimination.Dans ce contexte, le montant de lacontribution financière à l’Agefiph(Association nationale pour la gestiondu fonds pour l’insertion professionnelledes personnes handicapées) desentreprises n’ayant pas respecté leurquota d’embauche a été révisé à lahausse. Il atteint aujourd’hui 400 fois leSmic horaire par travailleur handicapénon employé pour les entreprises dontl’effectif se situe entre 20 et 200 salariés,500 fois pour celles employantplus de 200 à 749 personnes, et jusqu’à600 fois pour celles dont l’effectif estsupérieur à 450 salariés.Quant aux entreprises qui n’aurontconsenti aucun effort en faveur del’emploi de personnes handicapées(recrutement, maintien dans l’emploi,stage, sous-traitance...), durant plus detrois ans à compter du 1 er janvier 2006,elles devront s’acquitter en 2010 d’unecontribution majorée, fixée à 1 500 foisle Smic horaire par salarié manquant.En contre partie, les dispositifs d’aidede l’Agefiph ont été renforcés afind’inciter les employeurs à recruter,Julie Goillot-Giverne, coordinatrice du Plan Départementald’Insertion des Travailleurs Handicapés.mais également à maintenir en posteleurs salariés en situation de handicap(voir encadré). Ainsi, la Prime initiativeemploi, mise en place en septembre2007, prévoit le versementd’une subvention forfaitaire de 1 600euros à la signature d’un CDI ou d’unCDD de 12 mois avec une personnehandicapée bénéficiaire des minima24 ENTREPRENDRE 138 147


ENJEUX EMPLOI ET HANDICAPLes aides de l’Agefiphaux entreprisesCréée en 1987 par les pouvoirs publics,l’Agefiph gère les contributions financièresversées par les entreprises deplus de 20 salariés soumises à l’obligationd’emploi des personnes handicapées,soit 604 millions d’euros en2007.Réagissant au contexte économiquedétérioré, l’Agefiph a lancé ennovembre 2008 un plan de soutienà l’emploi des travailleurs handicapés.Ainsi, 130 millions d’euros serontengagés sur la période 2009-2010 afinde favoriser l’insertion des populationsles plus fragilisées : bénéficiaires desminima sociaux, seniors, jeunes etpersonnes peu qualifiées.L’Agefiph fournit aux entreprises lesaides suivantes :- Prime à l’insertion- Aide à l’embauche d’un collaborateurhandicapé issu du milieu protégé ouadapté- Aides à la mobilité- Aides à la formation professionnelle- Aide à l’adaptation des situations detravail- Aide au maintien dans l’emploi- Aide à l’emploi- Aides techniques et humaines- Aide à la création d’activité- Aide à la mise en place d’unepolitique d’emploi- Aides au contrat deprofessionnalisation- Aides à l’apprentissage- Aide au bilan de compétenceset d’orientation professionnelle- Aide au tutoratPour plus d’informations sur cesaides : www.agefiph.frsociaux ; cette dernière recevant deson côté 800 euros. De la mêmemanière, un forfait de 1 525 eurospour une période de 6 mois estaccordé aux entreprises signataires decontrats d’apprentissage et de professionnalisation.Pour pérenniser les emplois, différentesmesures incitatives ont été instauréespar l’Agefiph, prévoyant notammentLes chiffres du handicapdans le LotFin juillet 2008, le Lot comptabilisait5346 demandeurs d’emplois, dont805 travailleurs handicapés, soit15 % de la demande totale d’emploi.A noter que ce chiffre est resté stablesur les trois dernières années.Dans notre département,200 entreprises de plus de 20 salariésétaient assujetties à l’obligationd’emploi de travailleurs handicapésen 2007 (100 000 entreprises àl’échelle de la France).une participation financière pour l’aménagementd’un poste de travail, larecherche d’une solution de maintiendans l’entreprise, ou encore l’attributiond’une prime au maintien de 5 000 euros,versée en numéraire ou sous la formed’une exonération de charges des cotisationsAgefiph.Enfin, il faut savoir que les travailleursintérimaires et stagiaires peuvent êtrecomptabilisés au prorata temporis deprésence dans l’entreprise au cours des12 derniers mois, sous réserve d’avoir étéprésents un minimum de 150 heures.Des interlocuteurs dédiésDans le Lot, le Plan départemental d’insertiondes travailleurs handicapés(PDITH) coordonne l’activité d’unréseau de partenaires qui accompagnentles entreprises à chaque étape deleurs démarches. Financé parl’Agefiph, Cap Emploi fédère uneéquipe de 6 conseillers sur ses sites deCahors et Figeac. Cet organisme, spécialisédans l’aide au recrutement detravailleurs en situation de handicap,propose notamment aux entreprises dediffuser leurs offres d’emplois auprèsde candidats motivés. Il peut aussi lesinformer sur les aménagements despostes de travail et les conseiller dansle cadre de leurs recherches d’aides àl’embauche. Enfin, il joue égalementun rôle d’accompagnement de la personnehandicapée dans son nouveaustatut professionnel, notamment entermes de formation.De son côté, le Sameth (Service d’appuiau maintien dans l’emploi des personneshandicapées) intervient encomplémentarité avec les médecinsdu travail et les services sociaux del’assurance maladie à la demande desemployeurs ou des salariés.Egalement financé par l’Agefiph, cetorganisme peut, par exemple, être sollicitéà la suite d’un accident de travailpour faciliter le maintien de la personneconcernée et envisager un aménagementde son poste. Dans le casoù cela n’est pas possible, le Samethétudie avec le dirigeant les éventuellespossibilités de reclassement de la personne.En l’absence d’une solutiondans la même entreprise, il oriente lesalarié vers Cap Emploi en vue d’unreclassement externe. Dans le Lot,deux chargés de missions - l’un interprofessionnelet l’autre dédié au secteurde la construction - interviennentau sein du Sameth.« En 2009, nous allons intensifier nosactions d’information et de sensibilisationdes chefs entreprises, en particulieravec le soutien du Club RessourcesHumaines de la CCI du Lot, maisaussi dans le domaine de la formationprofessionnelle des travailleurs handicapés.Nous allons également communiquerauprès des experts comptables,des CHSCT (Comités d’Hygiène, deSécurité et des Conditions de Travail)et des syndicats patronaux et salariés.Pour les entreprises, il est urgent d’anticiperl’échéance de 2010. Il est parailleurs essentiel de faire évoluer leregard porté sur le handicap. Combiende chefs d’entreprises savent que dans90 % des cas l’embauche d’une personnehandicapée n’impose aucunaménagement spécifique du poste detravail ? ».■Pour plus d’informations :CAP EMPLOI 46Stéphanie Bardou : 05 65 23 20 20cap.emploi.lot@alise.asso.frSAMETH 46Marielle Thamié : 05 65 20 41 90sameth46@orange.frJ ANVIER-FÉVRIER 2009 25


CertificatFIDUCIOLE CERTIFICATÉLECTRONIQUEVéritable passeport pour la dématérialisation,il est exigé pour réaliser de nombreuses procédures via Internet.Le certificat électronique est un fichier qui authentifie l’identité de la personne signataire,l’intégrité des documents échangés et l’assurance de leur non répudiation.Certains certificats assurent en option la confidentialité des documents en les cryptant.Le certificat électronique permet les opérations suivantes :réponses à des appels d’offres en marchés publicsdéclaration et règlement de la TVA par Internet (Télé TVA)déclaration et règlement de cotisations par e-mail (DUCS)déclarations sociales en ligne (Net-entreprises)déclarations d’achat et de cession de véhicules (Téléc@rte grise)Envoi de factures dématérialiséesSignature de documents (contrats, bons de commandes, notes de frais, etc.)et des courriers électroniques (lettre simple ou recommandée électronique)Accès au compte fiscal en ligneAccès sécurisé à des services bancairesQuelques jours suffisent pour obtenir un certificat, délivré sur un logiciel,une clé USB ou une carte à puce. Les tarifs varient entre 59 et 120 euros par an.La demande de certificat électronique se fait auprès deLa Chambre de Commerce et d’Industrie du LotRenseignements : 05 65 20 35 11ou en ligne sur le site : www.chambersign.tm.fr26 ENTREPRENDRE 147


ENJEUXZONE COMMERCIALE DU COUQUET À CAPDENAC-LE-HAUTStructurer, développer :des pistes se précisentElle a émergé en 1985 d’une topographiedifficile mais sur un site prometteur,à l’initiative de Gérard Gouet, fondateurdu Centre Leclerc. La zonecommerciale du Couquet a rapidementprofité de l’attractivité de sonenseigne-locomotive et de sa positionstratégique, à mi-chemin entre Figeacet Capdenac-Gare, pour prendre del’ampleur. Sans trop s’attacher, dans unpremier temps, aux volets organisationinterne, infrastructures, voiries,accès. Le moment est venu de se penchersur les enjeux de son avenir.Adeux pas de la zone commerciale du Couquet, sur lacommune de Capdenac-le-Haut, le tracé de la déviationde Figeac prend tournure. Les ronds-points desservantles zones urbaines implantées sur les hauteurs de lasous-préfecture sont d’ores et déjà opérationnels. Un autre,situé plus au sud, viendra s’inscrire dans le paysage et symboliserala « porte d’entrée » de la zone commerciale, dont l’enseigne-phareest le Centre Leclerc aujourd’hui placé sous la responsabilitéde Nicolas Pilon.Retour sur image : c’est dans les années 1985 qu’un premiersupermarché aux couleurs Leclerc est apparu sur ces terrainsaccidentés, simples champs voués à l’époque à l’agriculture.Entre Figeac, 10 000 habitants, et Capdenac-Gare dansl’Aveyron, 5 000 résidents, ces lieux désertiques mais parcouruspar un flux routier soutenu semblaient prometteurs etouvraient des perspectives sur une zone de chalandise estiméeautour de 60 000 clients potentiels. Gérard Gouet, le fondateurJ ANVIER-FÉVRIER 2009 27


ENJEUX COMMERCELa zone de Chalandisedu CouquetCe pôle commercial situé à 5 kilomètresde Figeac en bordure de laD940 qui relie Figeac à Capdenac-Gare(9 049 véhicules/jour recensés par laDDE en 2007), en limite des départementsdu Lot et de l’Aveyron, compteune vingtaine d’enseignes commercialesde détail, de gros et de servicesqui emploient 310 personnes.La surface de vente totale des commercesde détail représente 12 000 m 2 ,dont 3 300 m 2 pour le seul hypermarchéLECLERC.Le chiffre d’affaires total des commercesde détail est supérieur à 70 millionsd’euros.La zone de chalandise de ce pôle estévaluée à plus de 70 000 habitants quirésident dans trois départements (45 %dans l’Aveyron, 45 % dans le Lot et 10 %dans le Cantal).Sur ces questions cruciales, il est enphase avec Lionel Lestrade, le responsabledu magasin JouéClub toutproche. Autrefois en centre-ville, cetteenseigne adorée des enfants a dûprendre de la hauteur au Couquet en2003. Raisons principales : le besoind’une surface plus importante pour laprésentation des jouets, le bien êtredes clients et le stationnement. LionelLestrade a acheté une parcelle de terrainà Nicolas Pilon et implanté sonmagasin de 850 mètres carrés qui faittravailler une dizaine de personnes àtemps plein. « Au départ, j’avaisconservé le magasin de Figeac-centre.Mais rapidement, je me suis aperçuque les clients montaient plus volontierssur la zone », raconte-t-il. Luiaussi attend beaucoup de la futuredéviation, de nature à agrandirquelque peu le champ d’attractiond’une aire qu’il tient à désigner par lenom de Figeac. Avec son collègue duCentre Leclerc, il alimente en particudumagasin dimensionné au départ à1 200 mètres carrés, avait vu juste etl’embryon d’aire commerciale quis’agglomérait sur place au fil desannées lui donnait raison.Nouveaux chantiersen perspectivePour autant, ce développement empiriquedoit aujourd’hui être repensé.Car plusieurs challenges se profilent àl’horizon : doter la zone de réseauxadaptés à ses dimensions actuelles ;esquisser les contours d’une aire dontle succès va appeler une croissanceimportante ces prochaines années ;dessiner une desserte sécuriséeconnectée à la déviation de Figeac ;enfin, relever dignement le défi lancépar trois villes voisines qui montrentleurs muscles en développant leurséquipements commerciaux : Aurillac,Rodez et Villefranche-de-Rouergue. «Ilfaut prendre conscience de ce fait :nous sommes cernés et nous devonsaffirmer notre propre dynamiquepour conserver, et si possible renforcer,notre attractivité. A commencer parGuy Batherosse, maire de Capdenac-le-Haut.une meilleure gestion des flux, c’est cequi fait le succès d’une zone commerciale», analyse Nicolas Pilon. Cethomme jeune et dynamique, pleind’idées et d’initiatives, est aujourd’hui àla tête d’un hypermarché Leclerc de3 300 mètres carrés qui salarie 175 collaborateurs,flanqué d’un espace auto,d’un magasin culturel à ses couleurs,ainsi que d’un Leclerc-Express encentre-ville de Figeac. Il estime que larégion figeacoise mérite quelquesgrandes enseignes, outre le magasinIntersport qui devrait bientôt s’installersur 1 000 mètres carrés. « Il faut éviterque les résidents prennent leur voiturepour filer vers Toulouse ou ailleurs. Lesamedi, il suffit d’observer le parkingd’Ikea, à proximité de la métropolerégionale, pour constater que lesplaques d’immatriculation 46, 15 ou12 y sont présentes en nombre. Cesconsommateurs en profitent pour fairel’ensemble de leurs courses là-bas »,mentionne Nicolas Pilon.Pour les commerçants du Couquet, lemaître-mot est « diversité de l’offre »pour animer et fidéliser tout un bassinde vie. Dans sa réflexion, le jeunedirigeant du Centre Leclerc intègre lefait d’apporter sa puissance de feu(20 000 clients possèdent la carteLeclerc dans leur portefeuille) enpartage avec d’autres enseignes, àcondition que chacun limite sa partitionpour ne pas empiéter sur le créneaudu voisin. Dans ses cartonsNicolas Pilon, Pdg du Centre Leclerc.figure d’ailleurs le projet d’étoffer lagalerie marchande en proposant àdes acteurs du centre-ville de Figeacun emplacement privilégié. « De préférencedes indépendants qui jouerontla carte de la complémentarité,afin d’impulser une véritable dynamique», ajoute-t-il.Le projet de création d’uneassociation de commerçants28 ENTREPRENDRE 147


ENJEUX COMMERCELionel Lestrade, son épouse et son fils, dirigeants de JouéClub.lier une idée intéressante : la créationd’une association des commerçantsdu Couquet. Celle-ci, outre l’aspectanimation qu’elle pourrait mettre enmusique, deviendrait l’interlocuteurtout naturel des pouvoirs publics surles dossiers de structuration et d’extensionde la zone commerciale.Du côté de la commune de Capdenacle-Hautjustement, intégrée dans le collectifFigeac-Communauté depuisdébut 2008, le maire Guy Batherossetient le même discours quant auconstat et aux perspectives, soulignantau passage que cette aire apporte letiers de la taxe professionnelle globale.Première nécessité face aux impératifsd’organisation du territoire : assurer unassainissement conforme à la doublecroissance, urbaine et commerciale.« Un premier projet pour amener leseaux usées jusqu’à Capdenac-Gare,côté Aveyron, ayant été retoqué par lapolice de l’eau, il a fallu reprendre ledossier à zéro. On se dirige vers unéquipement situé à Vic, sur les bordsdu Lot, point bas du territoire communal», confie le premier magistrat. Laconstruction d’une station d’épurationpour 1 500 équivalents-habitants estprévue pour le deuxième semestre2009. Parallèlement, le Plan local d’urbanismeentrera en application dèsavril ou mai prochain.Affluence des demandesd’installationNicolas Pilon n’a pas attendu ces dispositionscommunales pour agir : leCentre Leclerc et la cafeteria Flunchsont chacun dotés, depuis deux ans,de leur propre équipement capablede traiter les effluents de 250 équivalents-utilisateurs(à noter que le futursystème d’assainissement collectifprendra en compte leurs besoins). Parailleurs, le dirigeant du Centre Leclerca anticipé sur les enjeux du développement,missionnant lui-même unarchitecte chargé de réfléchir sur lesscénarios possibles quant à l’entréede zone et aux circulations internes.La zone commerciale du Couquet,d’une surface supérieure à 5 hectares,est désormais placée sous compétencecommunautaire : les différentsPerspectives d’extension de la zone commercialedu Couquet.projets de structuration et d’expansionse traitent à ce niveau et lesétudes touchant à ces aspects viennentde démarrer, confiées à la SEMLot Développement Aménagement età un bureau d’études privé, ATI deBrive. « Le projet d’extension de lazone commerciale du Couquet, ainsique le volet requalification de compétencecommunale, visent à organiserles implantations et les flux de circulationafin d’offrir le meilleur cadrepossible aux commerces existants etfuturs, tout en y intégrant un voletpaysager respectueux des zonesurbanisées voisines », souligne GuyBatherosse. La zone, aujourd’hui disséminéesur 6 ou 7 hectares, pourraiten différentes phases atteindre àterme 30 à 35 hectares, devenant ainsi« la » zone commerciale de Figeac-Communauté. Une zone commercialepour laquelle les demandes d’installationsaffluent déjà...■Pour plus d’informations :Secteur Commerce : 05 65 20 35 41J ANVIER-FÉVRIER 2009 29


ENJEUX TOURISMECoffrets cadeaux :une formule de loisirsà la carte très tendanceApparus récemment, les coffrets cadeaux suscitent l’engouement des consommateurs. Dans leLot, près d’une cinquantaine de prestataires gravitant dans l’univers du tourisme ont adhéré à ceconcept et sont référencés par les principaux fabricants de coffrets. Panorama de ce jeune marché,dont le succès passera à l’avenir par le respect de trois facteurs clé : qualité, disponibilité etdistribution.En moins de cinq ans, les coffretscadeaux de prestations de séjours etde loisirs ont fait mouche sur le marché.Très prisées sous le sapin, ces petitesboîtes, dont plus de 40 % sont commercialiséesà l’occasion des fêtes de fin d’année,surfent sur des volumes de ventes exponentiels.En l’occurrence, le succès fulgurant deces produits « prêt à partir » qui associent unchèque cadeau à une offre packagée de loisirs,est d’abord lié à la simplicité de la formule.Joliment présenté, chaque coffret comprendun livret illustré d’activités etd’hébergements, qui détaille les prestationsproposées par les partenaires référencés, etun chèque cadeau pour en profiter sans coûtsupplémentaire. Le bénéficiaire du cadeaupeut ainsi faire tranquillement son choixparmi une sélection de destinations ou d’activitésthématiques, puis réserve directementson séjour auprès du prestataire concerné.Devenu l’un des cadeaux fétiches des particuliers,pour des escapades en amoureux ouen famille, le coffret cadeau est égalementtrès apprécié par les entreprises pour leurscadeaux d’affaires ou leurs opérations demotivation (dites « incentives » en anglais).De fait, il y en a désormais pour tous lesgoûts et pour tous les budgets. Jouant surl’effet de gamme, ces coffrets évoluent dansune fourchette de prix de 30 à 500 euros etbalaient un large éventail d’univers deconsommation : terroir, gastronomie, aventure,bien être, divertissement...30 ENTREPRENDRE 147


ENJEUX TOURISMEIl est vrai que ce marché en pleinessor aiguise les appétits des fabricants,lesquels ont déferlé en nombreet sont aujourd’hui deux fois plusnombreux qu’en 2006 (voir encadré).Côté distribution, agences de voyage,grands magasins, supermarchés,enseignes spécialisées telles que laFNAC ou Virgin... arborent désormaisles petites boîtes cartonnées sur leursrayonnages.Le Lot, une destination de choixLes attraits touristiques de notredépartement lui permettent de bientirer son épingle du jeu sur ce marchéporteur. « Dans le cadre du partenariatnational conclu depuis 2007avec Dakota Editions (dépositaire dela marque Cadeau Loisirs), le Lot autravers des offres proposées par leService Loisirs Accueil, figure dans letop 5 des ventes, souligne AnnetteLacoste, directrice du Service Loisirs-Accueil du Lot, également partenairede Weekendtour depuis 2008. Nousnous démarquons de l’offre habituelle,l’hébergement, en offrant auconsommateur un service à valeurajoutée. Pour ces producteurs de coffrets,nous faisons office d’assembleursde prestations dont nousgarantissons la qualité, la fiabilité etla disponibilité. Cinq mois sont nécessairespour réaliser un coffret thématique,de la définition du produit à lamise en rayon chez les distributeurs.Notre rôle consiste à concevoir uneoffre “packagée” qui réponde aucahier des charges des producteurstant sur le contenu que sur le prix, età négocier avec les différents prestatairesassociés (hébergeurs, restaurateurset/ou sites de visites). Enfin,nous veillons à la satisfaction duconsommateur. »Le Service Loisirs-Accueil du Lot quipropose une quinzaine de séjours,tire un bilan positif de son activité en2008, avec 240 séjours consommésdans une gamme de prix publics compriseentre 129 et 249 euros le coffretUn coffret Sud Ouest à l’étude !Les statistiques le confirment : la destination constitue le second critère de choix desconsommateurs, juste derrière les thématiques. Ce constat a convaincu une dizaine dedépartements de la région (Comités Départementaux de Tourisme et Services LoisirsAccueil) à imaginer un coffret cadeau dédié au Sud Ouest, orienté patrimoine et gastronomie.«Le Sud Ouest offre un potentiel en la matière que nous souhaitons valoriserau travers de séjours “cœur de village” ou “pleine nature” incluant deux nuits et un dîner,précise Annette Lacoste. Les négociations ont d’ores et déjà été engagées avec DakotaEditions et la FNAC, très motivés par ce nouveau produit. Nous souhaiterions lancer cecoffret au plus tard début juillet, afin que nos partenaires locaux, Offices de Tourismenotamment, puissent le proposer dès cet été aux vacanciers qui séjourneront dans larégion. » A suivre...Les principaux fabricants de coffrets :SMARTBOX (www.smartbox.com ou www.weekendesk.fr)Leader européen du marché avec 1,2 million de coffrets vendus en 2007, pour unvolume d’affaires de 160 millions d’euros, Weekendesk France, nouvellement appeléGroupe Smart&Co, a été créé en avril 2003. Spécialisé dans l’organisation et la conceptionde séjours, de loisirs et de cadeaux, il propose près de 70 coffrets différents,réunissant environ 3 000 idées de séjours.WONDERBOX (www.wonderbox.fr)Dépositaire de la marque Wonderbox, la société Multipass SARL a été créée fin 2004.Elle a conçu à l’intention du grand public et des entreprises un catalogue de près de7 000 activités à thème. Ses coffrets cadeaux sont diffusés au travers d’un réseau de2500 points de vente répartis dans toute la France.CADEAU LOISIRS (www.cadeau-loisirs.com)Cadeau loisirs est une marque déposée par Dakota éditions, société spécialisée depuis15 ans dans les loisirs et l’édition de guides de tourisme. Elle propose une vingtaine decoffrets recommandée par de grandes marques (GEO, Gault-Millau, Le Routard...) ets’appuie notamment sur les séjours conçus par le Service Loisirs-Accueil.WEEKENDTOUR (www.weekendtour.fr)Agence de voyage en ligne, spécialisée dans les courts séjours et les week-ends enFrance, Weekendtour a vu le jour en décembre 2006. Elle commercialise une gammede coffrets cadeaux autour de la gastronomie, du patrimoine et du tourisme vert avec,pour partenaires, les Service Loisirs-Accueil.HAPPYBOX (www.happybox.fr)Créée en 2007, la société Happybox dispose d’une collection de 22 coffrets à thème(Séjour, Soirée, Sport, Atelier et maison, Beauté et bien être, Famille, enfant et ado,Noël, Saint-Valentin...). Elle s’est dotée en avril 2008 de sa filiale Happybox Voyages, etpropose ses coffrets séjours sous la licence d’agent de voyage.MAGICDAY (www.magicday.fr)Fruit d’une démarche anglo-saxonne, la société MagicDay a été fondée en France en2004. Son catalogue référence près de 450 activités de loisirs autour de huit univers :pilotage, vol, eau, bien être, week-end, art de vivre, insolite, junior. Elle a ouvert sa premièreboutique à Paris en 2005.J ANVIER-FÉVRIER 2009 31


ENJEUX TOURISMECHÂTEAU PRIEURÉ LA CONDAMINE (à Parnac)« Nous recevons majoritairement une clientèle régionale »Sur son domaine viticole situé au bord du Lot, Georges Delmas propose depuis 2004aux amateurs de vin et de patrimoine quatre chambres d’hôtes 3 épis. Contacté parle Service Loisirs-Accueil du Lot, qui recherchait des prestataires sur la thématique desséjours vignerons, il s’est lancé sur le segment des coffrets cadeaux voici un an et demi.Il propose aujourd’hui ses prestations dans le cadre de quatre coffrets :Vins & Spiritueux,Terroir et gastronomie (distribués par Weekendtour), Délices du Terroir, Echappée verte(distribués par Cadeau Loisirs). « Ces packs incluent soit la demi pension (avec un restaurantpartenaire à proximité), soit l’option B&B, précise Georges Delmas. Dans le cadre denos prestations, agrémentées d’une visite du vignoble et du chai, nous offrons à nos clientsun coffret comprenant une bouteille et un verre de Cahors. Cette activité constitue indéniablementun plus, car elle nous permet d’accueillir des visiteurs hors saison, les mois d’hiveren particulier, alors que nos chambres ne sont pas occupées par les vacanciers. Nousrecevons majoritairement une clientèle régionale intéressée par les courts séjours, maiségalement nationale, notamment des personnes qui ont de la famille dans le Sud Ouest. »HÔTEL-RESTAURANTLA VIEILLE AUBERGE (à Souillac)« Nous absorbons à peine 20 %des demandes »Précurseur à l’époque, Robert Véril, dirigeant de l’hôtel-restaurant La VieilleAuberge à Souillac, a adhéré au concept du « coffret cadeau » il y a quatre ans.Son établissement est aujourd’hui référencé dans les coffrets proposés parSmartbox (Escapade gourmande), Wonderbox (Séjours et saveurs), Cadeau Loisirs(Séjour gourmet), ainsi que par un prestataire espagnol. « Après les avoir rencontréssur des salons professionnels,ces fabricants nous ont contactéafin que nous leur proposions desprestations packagées sur lethème de la gastronomie qui faitrecette dans le Lot, raconte-t-il.Notre prestation type comprendun repas “Terroir Gastronomique”,une nuit d’hôtel, un petit déjeuner-buffet,et un dossier d’informationtouristique régional ;mais nous avons aussi quelquesproduits sur deux nuits. »Avec le recul, Robert Véril estimetrès importantes les retombéesde cette initiative. « Nous absorbons à peine 20 % des demandes. 50 % des clientsque nous accueillons résident dans un rayon de 200 Km, mais la proportion de clientèleparisienne est également forte. » Pour pallier les problèmes de disponibilité,Robert Véril souhaiterait que les fabricants communiquent davantage sur lanotion de « court séjour » plutôt que de « week-end ». « Dans 20 % des cas, lesclients qui souhaitaient réserver pour le week-end acceptent de décaler leur séjouren semaine », constate-t-il.pour deux personnes. « Nous avonsréalisé nos meilleures ventes sur lesproduits à 129 euros, précise AnnetteLacoste. Nos séjours sont établis sur labase d’une nuit en hôtel ou enchambre d’hôte (avec ou sans dîneret visites), mais nos statistiquesdémontrent qu’un tiers des séjoursconsommés donne lieu à nuitée(s)supplémentaire(s) ; ce qui est intéressantpour les professionnels. »Dans le Lot, ils sont aujourd’hui prèsd’une cinquantaine - hôtels, restaurants,chambres d’hôtes, gîtes, sites devisites et d’activités - à avoir adhéré auconcept du « coffret cadeau » et à êtreréférencés par les principaux fabricants: Smartbox, Wonderbox, CadeauLoisirs, Weekendtour, Happybox etMagicday. Certains professionnelscommercialisent leurs prestations endirect et d’autres par l’intermédiaire duService Loisirs-Accueil. Dans tous lescas, il faut savoir que 50 % des coffretscadeaux consommés dans le départementportent sur des séjours dans deshôtels et chambres d’hôtes, contremoins de 40 % à l’échelle nationale.L’offre en ce domaine s’est d’ailleursétoffée avec des coffrets Hôtels et maisonsde charme, Tables et chambresd’hôtes de charme, Nuit au château...Autres thématiques privilégiées pourdécouvrir le Lot : la gastronomie32 ENTREPRENDRE 147


ENJEUX TOURISMEDOMAINE DE LACOMBE (à Castelnau-Montratier)« Les coffrets cadeauxsont très à la mode »Michèle Lelourec, dirigeante du Domaine de Lacombe qui abrite depuis 2001trois chambres de charme 4 épis, réalise depuis longtemps des coffretscadeaux à la demande de ses clients : des parents qui souhaitent offrir un séjourà leurs enfants, ou inversement. « En amont, nous négocions les termes du séjouravec notre client, puis nous confectionnons un paquet cadeau contenant un DVD deprésentation de notre établissement et une documentation touristique à l’intentiondu bénéficiaire de la prestation. A l’issue de son séjour, celui-ci reçoit un coffret detrois bouteilles de vin des Coteaux du Quercy. C’est un concept qui marche très bien,notamment à l’occasion des fêtes de fin d’année. »Depuis 4 ans, le chèque cadeau (dont lescoffrets) occupe la troisième place descadeaux les plus désirés par les français,alors qu’il n’était que 10 e en 2000, selonle cabinet Deloitte.(Séjour gourmet, Escapade gourmande,Terroir et gastronomie, Laroute des vins...), le patrimoine culturelet naturel (Séjours villages decharme, Sensations nature, Echappéeverte...), sans oublier les activités sportives(initiation spéléo, canoë, baptêmede 4x4...) ou axées sur le bienêtre (spa, soins de beauté...). « Lesoffres qui conjuguent découverte duterroir et gastronomie sont très prisées,estime de son côté Annette Lacoste.Sur les 240 séjours consommés en2008, 155 étaient inscrits dans cesthématiques. »Pour développer sa stratégie sur ce marché, Michèle Lelourec s’est récemment rapprochéede Weekentour. Ainsi, le Domaine de Lacombe est depuis peu référencé dansle coffret Nature & Découverte du fabricant comme « Table et chambre de charme »(prestation en demi-pension pour deux personnes). « Cette initiative devrait nous permettrede toucher une clientèle qui ne nous connaissait pas et de lisser notre activité,notamment sur le hors saison », estime la dirigeante du Domaine de Lacombe, dont60 % des clients sont d’origine étrangère (belges, anglais et hollandais).Disponibilité et qualitéde l’accueil : deux facteurs clédu succèsEn dépit du succès commercial, lesobservateurs pointent aujourd’hui dudoigt les limites du concept du coffretcadeau. Ainsi, dans son numéro dedécembre 2008, le magazine UFC-Que choisir se fait l’écho de problèmesrencontrés par les clients pourconsommer leurs prestations dans lesdélais impartis, sachant que leschèques cadeaux inclus dans les coffretssont habituellement valablesdurant 12 à 18 mois à compter de ladate d’achat. Selon le magazine, lesJ ANVIER-FÉVRIER 2009 33


ENJEUX TOURISMEHÔTEL LE PAVILLONSAINT-MARTIN (à Souillac)« Un bon moyende se faire connaître »Ala demande du Service Loisirs-Accueil du Lot, l’hôtel Le Pavillon Saint-Martin a conçu il y a deux ans une prestation packagée d’hébergementde charme. Cet hôtel 3 étoiles, niché au cœur d’une vieille bâtisse du XVI esiècle, s’affiche dans les coffrets « Charme et gourmandises entre Lot etDordogne » (marque Cadeau Loisirs) et « Terroir et Gastronomie »(Weekendtour). « Ces produits sont particulièrement bien conçus pour lespersonnes désireuses de découvrir notre région, puisqu’ils intègrent égalementune composante culturelle : la visite du Musée de l’Automate de Souillacpar exemple ou la découverte d’un élevage de canards gras, témoignentVéronique et Erick Campot, dirigeants de l’hôtel. En termes de retombées, cescoffrets cadeaux, qui sont largement diffusés, sont un bon moyen pour faireconnaître notre établissement et séduire de nouveaux clients à l’échellenationale. Ils nous apportent un petit flux d’activité supplémentaire tout aulong de l’année. »KALAPCA (à Saint-Cirq-Lapopie)« Ces coffrets nous permettentde travailler en basse saison »Depuis le printemps 2008, le site d’activités de plein air Kalapca est référencédans les coffrets Smartbox Aventure (Weekendesk France). « Nous proposonssur un même site un éventail d’activités (spéléo, VTT, randonnée, canoë, escalade...),qui draine une fréquentation très importante essentiellement en juillet et en août,explique Didier Lacroix, responsable du secteur Activités de Kalapca Loisirs. Enl’occurrence, nous nous sommes orientés vers les coffrets cadeaux pour développernotre chiffre d’affaires en avant et arrière saison. »La prestation proposée parKalapca (pour une ou deux personnes)comprend une initiation àla spéléologie (verticale et / ouhorizontale, assortie d’une sensibilisationà la formation desconcrétions et à la faune cavernicole),ainsi qu’une descente duCélé en canoë. « Notre initiative estencore trop récente pour nous permettred’en analyser les retombées.Toutefois, nous avons pu constaterque la clientèle que nous recevonspar le biais des coffrets cadeaux neserait pas forcément venue d’ellemêmepratiquer ces activités »,conclut-il.prestataires (qui reversent de 30 % à40 % du prix de leur prestation aufabricant du coffret) accueilleraientplus volontiers cette clientèle enpériode creuse qu’en pleine saison oudurant les week-ends de forte fréquentation.Difficile toutefois d’obtenirdes fabricants des chiffres sur letaux de coffrets non consommés.Selon Jean-Marc Rozé, Secrétairegénéral du Syndicat national desagents de voyages (interviewé dansLe Figaro du 27-11-2008), 10 à 30 %des consommateurs ne profiteraientpas de leur cadeau. Autre problématique,le vide juridique qui permetaux fabricants de ne pas voir leur responsabilitéengagée en cas de nonexécution de la prestation. Dans cecontexte, des voix s’élèvent désormaisen faveur d’un encadrementrèglementaire de ce secteur d’activité.Une évolution jugée indispensablepour pérenniser le succès des coffretscadeaux.■Une liste des prestataires lotois vendusdans les coffrets cadeaux est disponible auservice tourisme de la CCI : 05 65 20 35 2834 ENTREPRENDRE 147


ENJEUX TOURISME D’AFFAIRESLa CCI encourageles séminairesd’entreprises dans le LotEdité par la CCI et envoyé à 2 400 contacts spécialisés, le premier « Guide des Séminaires dans le Lot »fournit toutes les informations pour organiser son séminaire professionnel dans un hébergementtouristique. De quoi donner aux entreprises l’envie de venir et revenir dans le Lot !Un patrimoine paysager etarchitectural prestigieux, unegastronomie renommée, denombreuses possibilités d’activitéssportives et de loisirs, conjugués à deshébergements de qualité et desmoyens d’accès facilités ces dernièresannées... Autant d’atouts qui font denotre département un site d’accueilprivilégié pour le tourisme d’affaires,notamment pour les séminaires professionnelsde plus en plus prisés parles entreprises (voir encadré).Ce constat a conduit la Chambre deCommerce et d’Industrie du Lot à initierune démarche de promotionauprès des agences spécialisées et desentreprises de Midi-Pyrénées et desrégions voisines. Concrètement, la CCIa conçu à leur intention le premier« Guide des Séminaires dans le Lot »qui vient d’être édité à 3 000 exemplaires,dont la plupart a été diffusée àun fichier spécialisé.Très complet, ce guide pratique présentedans le détail les prestationsd’une vingtaine d’hébergementssélectionnés par la CCI selon uncahier des charges précis, notammenten termes de services et d’aménagements(voir encadré). Du petit établissementfamilial, jusqu’aux structurespouvant accueillir des groupes deplus d’une centaine de personnes, enpassant par des hôtels de charme etde caractère, l’offre référencéerépond à tous les types de demandeset met en valeur la variété des héber-J ANVIER-FÉVRIER 2009 35


ENJEUX TOURISME D’AFFAIRESUne « boîte à outils »pour les hébergeursCette « boîte à outils » liste les critèresminimums que doivent remplir leshébergeurs pour bénéficier de ladémarche de promotion conduite parla CCI auprès des organisateurs deséminaires et des entreprises. Cescritères concernent l’hébergement(capacité à proposer des chambres« single », équipées de sanitairesindividuels), la salle servant aux séminaires(aménagement et équipementtechnique), les services (organisation etaccueil, restauration, démarche commerciale).Un certain nombre de critères«recommandés » et « conseillés » sontégalement énumérés pour optimiser lebon déroulement des séminaires.Un marché en constanteprogression au plannationalSelon la dernière étude de CoachOmnium, le marché du tourismed’affaires en France a généré 9,04milliards d’euros de chiffre d’affairesen 2007, soit une progression de 2,7 %par rapport à 2006 et de 4,5 % parrapport à 2005.En l’occurrence, le volume global deséminaires, conventions et congrès aété sensiblement révisé à la hausse,tandis que le montant moyen desdépenses engagées par participant aaugmenté de 5 %. Par ailleurs,certaines tendances observées depuisplusieurs années se sont confirmées.Ainsi, la durée moyenne des manifestationsa continué de diminuer en2007, tandis que le nombre de participantsest resté orienté à la hausse.Dans tous les cas, il apparaît que lesentreprises font toujours autantd’efforts pour que leurs séminairessoient réussis. Elles sont en effet deplus en plus nombreuses à associerdes activités périphériques à leursréunions professionnelles et àrechercher des lieux originaux.Pour plus d’informations, contactezle Service Tourisme de la CCI :Tél. 05 65 20 35 33Email : seminaires@lot.cci.frLa CCI du Lot a souscrit une double-page de promotion de la destination sur la thématiqueséminaires dans le guide Bedouk des « Lieux de congrès et de séminaires ». Diffusé à 25 000exemplaires auprès d’acheteurs de séminaires et de congrès français, ce guide comprend troisrubriques principales (congrès, réunions, séminaires) et offre une présentation par région.gements du Lot, se démarquant decertaines destinations qui proposentdes lieux d’accueil plus standardisés.L’offre lotoise peut ainsi correspondreà une demande de plus en plus orientéevers l’authenticité et l’originalité.En marge des informations pratiques(coordonnées, contact, modalitésUn recensement de l’offreAfin de collecter toutes les informationsliées à l’accueil des séminaires,les hébergements intéressés ont étévisités dans le cadre d’un stage enjuin et juillet 2008. Cette démarches’adressait en priorité aux établissements,hôtels et centres de vacances,déjà partenaires annonceurs desactions de la CCI. Elle sera reconduiteet sans doute étendue en 2009.d’accès, tarifs...), la fiche de présentationde chaque établissement détaillele nombre de chambres et de sallesdisponibles, leurs aménagements, lesdifférents équipements et matérielspouvant être mis à disposition lorsdes conférences et réunions, ainsi quela palette des services proposés et lespossibilités de loisirs sur place.De la même manière, le « Guide desSéminaires dans le Lot » référence lessalles de conférences et de congrès dudépartement (capacité d’accueil, prestationset tarifs) et fournit les contactsdes agences réceptives du Lot pouvantorganiser des séminaires. En 2009, laCCI entend compléter cette premièreinitiative avec le lancement d’un siteInternet dédié au tourisme d’affaires,qui fera la part belle aux séminairesd’entreprises.■36 ENTREPRENDRE 147


PLEIN CADREFondée en 1984 à Reyrevignes, la Sarl Montal et Fils emploie aujourd’hui 11 salariés.Tout naturellement aussi, son sensinné du collectif l’a appelé à s’impliquerau sein de la Fédération : voicidix sept ans qu’elle figure parmi sesinstances dirigeantes. Pendant six ans,elle s’est notamment attachée à animerle groupe femmes. « C’est ainsi, jene peux pas rester seule dans moncoin », justifie cette jeune dame àl’abord très agréable. D’autant que leschantiers à ouvrir ou à poursuivresont vastes et variés : la nouvelle présidenteveut leur donner une impulsionréelle, surtout pour ceux qui mettenten jeu l’avenir même de métiersqui peinent à attirer les jeunes.Renforcer le lienécole - entrepriseElle souhaite ainsi se rapprocher del’Inspection académique afin de trouverdes solutions pérennes. Quelquesopérations déjà engagées par la précédenteéquipe lui semblent propicesà répondre à de tels enjeux : c’est lecas de l’opération baptisée « Un jourun jeune », à travers laquelle l’entreprisereçoit un jeune durant toute unejournée et lui ouvre la découverte deses différents métiers. Cette formule,en place depuis quatre ou cinq ansdans le Lot, permet de redorer le blasondu bâtiment : Monique Montalestime devoir la renforcer et la faireconnaître davantage auprès du milieude l’Education nationale.Dans le même esprit, il existe la journéenationale « Portes ouvertes sur leschantiers ». Les écoles sont invitées à yconduire leurs élèves, comme cela s’estproduit sur le site du futur parking souterraindes allées Fénelon à Cahors :encore une opération qui mérite, selonla présidente, une médiatisation pluspoussée.Pour un public d’entrepreneurs, les« 24 heures du Bâtiment » mettent encontact les dirigeants et leurs parte-38 ENTREPRENDRE 147


PLEIN CADREsujets de CAP sont mieux ciblés quepar le passé, le niveau et les motivationsprogressent. Reste à pousser lesjeunes à prolonger leur cursus plusavant afin d’éveiller les vocations auxresponsabilités, encore trop rares.Les chantiers de rénovation génèrent environ 70 % de l’activité de l’entreprise.naires : SMABTP (assurances), ProBTP(prévention, retraites), Caisse desCongés payés, etc. C’est l’occasionofferte au responsable de prendre unpeu de recul sur son activité au quotidienet de rencontrer sur un même sitetous les acteurs qui sont en mesure del’accompagner.Autre aspect qui tient à cœur à la présidente,la rencontre périodique avecles élus. « Il faut pouvoir évoquer aveceux l’ensemble des questions qui seposent à propos de nos métiers, lesdifficultés, les attentes », recense-telle.Des problèmes qui tendent à sebousculer en cette traversée de crise,touchant au maintien de prix et dedélais raisonnables, en dépit notammentdu renchérissement des matériauxd’isolation. Dans ce domaine,les annonces qui se préparent pour2009 ne sont pas de nature à instaurerun climat serein. Quant aux travauxpublics, il faudrait que les entrepriseslotoises puissent accéder à des chantiersd’une certaine envergure,L’équipe dirigeantede la FBTP46• Présidente : Monique Montal• Premier vice-président : Jean-Luc Séguy• Vice-président : Jean-Luc Bex• Vice-président : André Lestrade• Trésorier : Eric Grenier• Secrétaire : Daniel De Nardicomme les déviations de villes : deslots séparés leur permettraient demieux tirer leur épingle d’un jeu tropsouvent dominé par les grandsacteurs nationaux ou régionaux.Promouvoirdes formations cibléesRégulièrement, la FBTP46 propose àses 194 adhérents, représentant 1 700salariés, des stages adaptés aux problématiquesdu bâtiment. Une formationdédiée à la paye est instauréechaque année sur deux jours.Prochainement, une autre concernerales marchés publics et expliquera auxacteurs du marché comment yrépondre. Elle analysera aussi lesenjeux liés aux technologies de l’informationet de la communication(TIC), et à la dématérialisation quigagne chaque jour du terrain.D’autre part, l’Ecole des Jeunes dirigeantsmet sur pied des sessions deformation sur Toulouse ou Paris, afinde préparer au mieux les reprisesd’entreprises : encore un enjeu detaille en cette période de départs massifsà la retraite, chez les dirigeants duBTP comme dans d’autres secteurs.Sur les domaines touchant au recrutement,Monique Montal salue unelégère amélioration : à ses yeux, lesBien sûr, le groupe femmes et legroupe jeunes dirigeants sont appelésà poursuivre leur travail auprès desentrepreneurs de tous les corps debâtiment, surtout le second œuvre et lamenuiserie. « Je me réjouis de constaterque les femmes sont très bien acceptéesdans les entreprises du secteur. Onpeut citer en exemple la responsableactuelle du groupe femmes, FlorenceMarion, qui se partage avec son mariles responsabilités d’une entreprise demaçonnerie à Felzins », mentionneMonique Montal.Une passation de pouvoiren douceurCôté Jeunes dirigeants, le groupe estbrillamment animé par ChristopheIssaly, charpentier à Saint-Martin-Labouval. Par ailleurs, MoniqueMontal veut souligner les compétencesde son secrétaire général,Christian Estève.Pragmatique, discrète mais sachantaffirmer ses positions devant lespublics de professionnels, MoniqueMontal dit n’éprouver aucune crainteface à ses nouvelles fonctions. Fortede l’assentiment unanime de sespairs, appuyée dans sa décision parson mari et ses deux enfants, elletient la barre de la Fédération ens’inscrivant dans le sillage de sadevancière. « La passation de pouvoirs’est faite en douceur, tout naturellement.J’organise mon temps afin d’être au maximum disponible pourassurer mon rôle de présidente. Plustard, j’aimerais m’impliquer au seindu Conseil des Prud’hommes, pourlequel j’ai commencé à me former.Mais chaque chose en son temps »,conclut-elle.■J ANVIER-FÉVRIER 2009 39


les brèves REPÈRES ÉCOLe magazine des Bonnes Tables du Lota fait peau neuveNouveau format, nouvelle maquette, nouvellesrubriques... le magazine du club des Bonnes Tablesdu Lot s’est offert une nouvelle jeunesse en 2008.Désormais publiée deux fois par an, et déclinée en versionanglaise pour son numéro estival, la revue présentée surpapier glacé fait la part belle au graphisme et aux photographies.« Nous avons souhaité privilégier le côté visuelpour mieux mettre en avant les produits de nos terroirs,fèves et melons dans notre édition printemps-été, truffes etnoix dans le numéro automne-hiver, ainsi que le savoirfairede nos membres », explique Gilles Marre, Président del’association des Bonnes Tablesdu Lot.gourmande » dédiée à l’art de disserter sur la gastronomie.Enfin, toutes les adresses des Bonnes Tables du Lot sontrépertoriées dans « La carte gourmande » au fil des dernièrespages du magazine.Le prochain numéro des BTL paraîtra en juin 2009 et, làencore, de nouvelles évolutions sont attendues. « La revueconservera le même rythme de parution semestrielle, parcontre chaque numéro sera édité en version bilingue,offrant une lecture simultanée en français et en anglais,afin de séduire un plus large public », confie Gilles Marre.Dans sa nouvelle version, lemagazine se découpe désormaisen cinq rubriques. La première, «Sets de table », dévoile l’actualitésavoureuse des 25 chefs de l’association.La rubrique « De cheznous » met en vedette les produits.On y découvre pèleledes informations sur leurs origines,leurs propriétés et, biensûr, une sélection de recettespour les déguster. Autre nouveauté: la rubrique « Coup defourchette » qui brosse le portraitde chefs inspirés, et « L’ActuDestination InternationalLe réseau des CCI de Midi-Pyrénées met en place un programme de formationdestiné aux entreprises qui souhaitent lancer ou renforcer leur activité à l’export4 modules de formation d’une journée chacun sont proposés :1) L’export, comment s’y prendre ?2) Comment bâtir une offre commerciale gagnante ?3) Moyens de paiements et sécurisation des paiements - change4) Optimiser la logistique, assurer les formalités douanièresRenseignements : Thierry Voirin, CCI du Lot 05 65 20 35 1940 ENTREPRENDRE 147


les brèves REPÈRES ÉCOEmbaucher un nouveau collaborateur àmoindres frais et en minimisant les risques…Monsieur Martin possède une petite entreprise debâtiment dans le Lot. C’est lui qui répond auxdemandes de devis, qui facture ses clients, qui négocieavec ses fournisseurs, tout en dirigeant ses équipes sur leterrain, quelquefois même il se joint à eux pour finir unchantier dans les délais. L’entreprise tourne bien, leséquipes sont rodées, le savoir-faire est maîtrisé. Pourtant,depuis longtemps monsieur Martin voudrait embaucher,décrocher davantage de commandes, se développer. Maisil hésite. Les risques sont importants. Pourquoi modifierun rouage qui fonctionne ? Pourquoi prendre des risques? Et par où commencer ? Faut-il déléguer l’aspect commercial? Faut-il plutôt embaucher un responsabled’équipe à qui confier la gestion des chantiers ?N’ayant pas réponse à ses questions,monsieur Martin ne franchira jamais lecap et ne fera jamais évoluer son entreprise.Trop de contraintes administratives,trop de risques sans visibilité àlong terme, etc.Pourtant, grâce au dispositif ARDAN,monsieur Martin pourrait intégrer un nouveau collaborateursur un nouveau poste, en prenant le minimum derisque et en testant son projet pendant six mois. Un postede chef d’équipe par exemple. Ainsi, monsieur Martinpourrait se consacrer à temps plein à l’aspect commercialde son entreprise. Car l’image de la société, c’est lui.Le surcoût sera-t-il rentable ? Comment être sûr de l’efficacitéde cette nouvelle embauche ?Grâce au dispositif ARDAN, monsieur Martin crée un nouveauposte dans son entreprise à moindres frais (5 500 €nets pour six mois, soit 916 €/mois) et possède tout cetemps pour en évaluer l’efficacité. Au bout des six mois, sile projet est jugé rentable, monsieur Martin embauchedéfinitivement le chef d’équipe. Au contraire, si le projetn’est pas jugé viable, il se sépare de son collaborateur sansfrais ni complications administratives supplémentaires.Ce dispositif est compatible avec l’aide gouvernementaleaccordée en 2009 à toutes les entreprises de moins de10 salariés permettant de compenser les charges patronalessur les nouvelles embauches.Il est ouvert à tous les secteurs d’activités : industrie, commerce,services, etc. Et la plupart des postes sont éligibles :production, administration, comptabilité, commercial, encadrement,etc. Dès lors, monsieur Martin peut choisir uneautre stratégie en conservant son organisationactuelle, s’il préfère travailler sur leterrain, et embaucher un commercial. Ouencore se lancer dans un tout autre projetqui le tente depuis longtemps en développantune nouvelle activité pour son entreprise: les installations d’équipementsfavorisant les économies d’énergie. Pource faire, il lui faudra un nouveau collaborateur qualifié dansce domaine... qu’il pourra tester grâce au dispositif ARDAN.Durant le mois de janvier, la CCI du Lot a accompagnéquatre entreprises lotoises dans le montage de leur dossierARDAN. Ces quatre dossiers ont été acceptés par leConseil Régional. Deux de ces entreprises se sont positionnéessur le recrutement d’un commercial export, latroisième souhaitait embaucher un responsable d’équipeet la quatrième recherchait un ingénieur-développeur.Renseignements sur ce dispositif et les conditions d’éligibilité :Laurent Poudré - 05 65 20 35 40 - laurent.poudre@lot.cci.frBourse des Locauxet du Foncier d’EntreprisesVous recherchez un local, un bureau, un terrain ?Consultez la Bourse des Locaux et du Foncierd’Entreprise, publiée sur le site internet de la CCI du Lot :www.lot.cci.fr (menu de droite). L’ensemble des annoncespeut aussi être consulté au Centre de Documentation de laCCI, à Cahors. Vous êtes propriétaire d’un local, d’un terrain etsouhaitez le mettre en vente ou en location ? Passez uneannonce dans la Bourse des Locaux et du Foncier d’Entreprise.Renseignements : Laurent Poudré05 65 20 35 40 - laurent.poudre@lot.cci.frJ ANVIER-FÉVRIER 2009 41


les brèves TOURISMETreize sites touristiques et culturels s’engagent dans une démarche qualitéLes prestataires lotois participent depuis maintenant plusieurs années à la réflexion sur l’avenir du tourisme dans le Lot,animée par le Comité Départemental du Tourisme. De ce travail est né le Livre Blanc du développement du tourismelotois*, dont l’un des principes est de « faire de la qualité un élément central de la stratégie ». Dans cette optique, les lieux devisite ont souhaité débuter une démarche qualité. Elle a pour but d’aider les équipements à maintenir et faire progresser leuractivité face à l’érosion de fréquentation subie depuis quelques années, et ce en garantissant un service au visiteur sans faille.D’ici à juin 2009, treize sites vont travailler avec l’appui d’un qualiticien dans le cadre d’un accompagnement collectif parl’ADEFPAT. Nous leur souhaitons à tous une réussite dans ce projet structurant pour le tourisme lotois !* Consultable à l’adresse suivante : http://www.tourisme-lot.com/chiffres.htmLes prestataires volontaires :- Les Bateaux Safaraid- Le Château de Castelnau- Les Croisières Fénelon- La Forêt des singes- Le Gouffre de Padirac- Les Grottes de Lacave- Les Grottes du Pech Merle- Le Musée Champollion- Le Musée de Cuzals et lesmusées départementax- Le Parc animalier de Gramat- Les Phosphatières du Quercy- Quercyland Copeyre- Le Rocher des aiglesNouvelles normesdans l’hôtellerieDe nouvelles normes de classementdes hôtels de tourisme, permettantaux hôtels d’obtenir de 1 à 5 étoiles, sontfixées par l’arrêté du 22 décembre 2008.Cette réforme a pour objectifs principaux :- L’actualisation du référentiel datant de 1986- La création d’une catégorie 5* pour unemeilleure lisibilité de l’offre française àl’international- La montée en gamme du parc hôtelierCe nouveau classement ne sera effectifqu’à partir du 1 er juillet 2009, sauf pour leshôtels désirant obtenir 5* qui peuvent déjàen faire la demande. Les critères à respecterseront de deux types : obligatoires et àla carte.Au 1 er juillet, tous les hôtels seront déclasséset devront demander un nouveau classement.Des aides particulières devraientêtre mises en place pour assurer le renouvellementdes classements des hôtels.Pour plus d’informations,contactez le service tourisme au 05 65 20 35 22Tourisme fluvial : bilan mitigé de la saison 2008Réunis le 17 décembre à la Chambre de Commerce et d’Industrie,les loueurs ont commenté le bilan en demi-teinte d’une saison2008 pénalisée par les importantes crues du printemps.Ainsi, les bateaux à passagers n’ont pu naviguer pendant 50 jours. Les3 bateaux des compagnies « Croisières Fénelon » et « Safaraid » ont transportéprès de 40 000 passagers, ce qui correspond à une baisse de 11 %par rapport à 2007. La clientèle de ces compagnies est essentiellementfrançaise (80 %), et est issue de régions de proximité : Midi-Pyrénées,Aquitaine, Limousin, Auvergne et Languedoc-Roussillon.Les bateaux habitables ont pu commencer à naviguer autour du 20 juin.Les flottes des quatre loueurs comptaient 69 bateaux (contre 52 bateauxen 2007). Le nombre moyen de semaines louées par entreprise est de174. Ce chiffre est le plus faible de ces cinq dernières années et montrele caractère exceptionnel de cette saison : en effet, 13 semaines n’ontpas pu être louées. Dans l’ensemble, leur clientèle est pour moitié françaiseet pour l’autre moitié étrangère. La clientèle nationale provient enpremier lieu d’Ile de France et les clients étrangers sont principalementoriginaires de pays européens.En conclusion, l’activité a souffert du début de saison manqué et lesprofessionnels n’ont pas pu rattraper ces semaines non exploitées. Sansces avaries, la saison aurait pu être aussi bonne que 2007 ; car lademande a toujours été au rendez-vous.Le document complet du bilan de saison est disponibleau service tourisme au 05 65 20 35 2242 ENTREPRENDRE 147


les brèves COMMERCEwww.tourisme-cahors.comUn partenariat avec les commerçantsL’équipe de l’Office de Tourisme deCahors a présenté, le 17 décembre,son nouveau site Internet www.tourisme-cahors.comau Bureau de l’associationCAHORS Actif.Un site bien conçu, attractif et trèscomplet avec des chapitres « Cahorscurieux » (visites de la ville), « Cahorsconfort » (hôtels, hébergements),« Cahors gourmand » (restaurants,produits du terroir, foires et marchés),ou encore « Cahors pratique »(commerces et services, stationnement,plan de ville). Sur la page d’accueil,est mentionné le calendrier desanimations mis à jour quotidiennement.Deux formules d’adhésionannuelles sont proposées aux commerçants.Une « formule basique » etune « formule plus » qui permet uneprésentation personnalisée de l’entreprisesur le site Internet.Les responsables de l’Office deTourisme de Cahors soulignent que40 % des visiteurs sont des cadurciensou des lotois. La nature des renseignementsrecherchés est très variée : informationsculturelles, mais égalementsur les hébergements et les activitéssportives, questions pratiques sur lescommerces (marques et produits commercialisés,enseignes commerciales,horaires et jours d’ouverture des magasins…),jours de foires et marchés, animationscommerciales collectives ouindividuelles (vide-greniers, démonstrationsculinaires, braderies…).La jeune équipe de l’Office duTourisme propose de travaillerdavantage en synergie avec les commerçantsde la ville dans le but d’optimiserl’accueil des différents publics(touristes, cadurciens et lotois, nouveauxarrivants, visiteurs divers).C’est le pari « gagnant-gagnant » : lescommerçants veulent augmenter lafréquentation de leurs magasins etl’Office de Tourisme entend soignertoujours plus la qualité de service,assurer la promotion de la ville et favoriserle développement du commerce.Cahors Actif informera régulièrementl’Office des animations commerciales etincitera les commerçants à mieux communiqueravec l’Office de Tourisme.Pour tout renseignement, contactez l’Officede Tourisme au 05 65 53 20 65 ou le SecteurTourisme de la CCI du Lot au 05 65 20 35 22Nouveau régime des soldes saisonniers :des soldes « fixes » et des soldes « flottants »Soldes « fixes » :Dans le cadre de la loi de modernisationde l’économie, le décret du 18décembre 2008 détermine les deuxpériodes de soldes saisonniers fixesnationales d’une durée de cinqsemaines chacune :Les soldes d’hiver débutent le 2 e mercredidu mois de janvier à 8 heures dumatin : cette date est avancée au1 er mercredi du mois de janvierlorsque le 2 e mercredi intervient aprèsle 12 du mois (en 2009, le 2 e mercrediétant le 14 janvier, le début des soldesd’hiver a été fixé au 7 janvier).Les soldes d’été débutent le derniermercredi du mois de juin à 8 heuresdu matin (pour 2009, les soldes d’étédébuteront le mercredi 24 juin).Des dérogations existent dans certaineszones mais elles ne concernentni le département du Lot, ni lesdépartements limitrophes, ni ceuxdes régions Midi-Pyrénées, Aquitaineou Limousin.Soldes « flottants »En dehors des périodes fixes nationales,il est possible de pratiquer dessoldes sur une période d’une duréemaximale de deux semaines ou deuxpériodes d’une semaine, dont lesdates sont librement choisies par lecommerçant. Ces deux périodescomplémentaires doivent s’acheverau plus tard un mois avant le débutdes soldes fixes et elles sont soumisesà une déclaration préalable auprèsdu Préfet du département (qui doitêtre adressée par lettre recommandéeavec accusé de réception unmois avant le début de la vente).En 2009, les soldes « flottants » pourrontavoir lieu entre le 11 février et le24 mai et entre le 29 juillet et le6 décembre... pendant deux semainesmaximum.Commerçants et responsables d’associationsde commerçants, à vos calendrierspour prévoir des dates des opérationscommerciales et faire lesdemandes dans les délais (un moisavant le début des soldes « flottants »).Pour tout renseignement, contactez leSecteur Commerce - tél. : 05 65 20 35 41J ANVIER-FÉVRIER 2009 43


VIENT DE PARAÎTREDVD-ROM EASYBUSINESSDE KOMPASSLe DVD Easybusiness Gold (version 3) recensel’ensemble de l’offre d’informations d’entreprisesde Kompass. Cet outil, utile pour ledéveloppement commercial de son entreprise,propose plus de 50 critères de recherchepour déterminer vos cibles et permet égalementune recherche par cartographie. Il offre,par ailleurs, la possibilité de lister, analyser,afficher, mettre à jour, imprimer et exporterdes données.En consultation au Centre de DocumentationFOIRES ET SALONSDANS LE MONDE - 2009Cet hors-série du Moniteur du commerceinternational (MOCI) référence 4 000 événementsprofessionnels dans près d’une centainede pays. A découvrir dans cette nouvelleédition : un focus sur les salons allemands etle palmarès 2009 des manifestations passéesau crible par le MOCI. Comme toujours, ceguide très complet offre une présentation parsecteurs d’activités des foires et salons, ainsiqu’un index alphabétique des manifestationset des secteurs.En consultation au Centre de DocumentationL’AÉRONAUTIQUE ET L’ESPACEEN AQUITAINE ET MIDI-PYRÉNÉES,RÉGIONS AEROSPACE VALLEYCet ouvrage présente les résultats de l’enquêtede l’Insee réalisée en 2008, en partenariat aveclele Aerospace Valley, auprès des sous-traitants,fournisseurset prestataires de services dusecteur aéronautique et spatial dans les régionsAquitaine et Midi-Pyrénées. On y apprendnotamment qu’en 2007 ce secteur représentait1 600 sous-traitants employant 79 100 salariés.Quant au montant des commandes passéespar les grands donneurs d’ordres régionaux, ils’élevait à 7 milliards d’euros.En consultation au Centre de DocumentationQUIDCréateurs, repreneurs d’entreprises dans le LotUn coup de pouce financier pour vous aiderLes prêts d’honneur consentis par QUID sont compris dans une fourchette allant de 3000 à 15 000 euros. Ils sont destinés à renforcer les fonds propresdes créateurs ou des repreneurs. Leur but premier est de jouer un rôle de levier dans l’obtention de crédits bancaires. Sans intérêt, sans garantie, ils sontremboursables en général sur trois ou quatre ans et donnent lieu, le cas échéant, à un différé de remboursement.Outre le soutien financier pur et simple, l’offre QUIDest complétée par d’autres avantages: les jeunes entreprises peuvent être accompagnées dans le montage du dossier, puis bénéficier d’un suivi technique de la part desorganismes partenaires. De plus, un système de parrainage peut être mis en place pour donner confiance à l’entrepreneur.Quid ?Quercy Initiative Développement, associationloi de 1901,plate-forme d’initiative locale.Pour qui ?Les créateurs, les repreneurs d’entreprises.Les activités suivantes, relevant d’une inscription au registredu commerce et des sociétés, sont éligibles à un prêt QUID:• Activités industrielles ou de services pour l’industrie• Activités de négoce de forme indépendante• Activités d’artisanat de production• Commerce de détail en milieu rural• Services technologiques ou activités innovantes.En reprise seulement:BTP, hôtellerie et hôtellerie de plein-air.Comment ?Attribution d’un prêt d’honneur : sans garantie,sans intérêt, remboursable sur deux à quatre ans,éventuel différé de remboursement.Combien d’entreprises ?80 créateurs ou repreneurs d’entreprises lotois ont déjàété soutenus par QUID.Renseignements :Loïz PierreChambre de Commerceet d’Industrie du LotTél : 05 65 20 35 01loiz.pierre@lot.cci.frQuels financements ?Ils sont assurés par:• L’Union Européenne,• L’Etat,• L’Union des Entreprises Lotoises,• Divers industriels du département,• La Banque Populaire Occitane,• La Caisse d’Epargne de Midi-Pyrénées,• Le Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées,• Le groupe d’assurances Malakoff,• EDF,• Le Conseil général du Lot,• La Caisse des Dépôts et Consignations,• La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot,• La Communauté de Communes du Pays de Cahorset du Sud du Lot.• Le Conseil Régional de Midi-Pyrénées44 ENTREPRENDRE 147


FORMATION EMPLOILe diagnosticRessources Humaines© Vincent Hazat - PhotoAltoUN OUTIL D’ACCOMPAGNEMENTDES ENTREPRISES DANS LA GESTIONDES COMPÉTENCESLele Emploi / Ressources Humaines de la CCI du Lotpropose un outil spécifique s’adressant à tous les chefsd’entreprises Lotois souhaitant faire le point sur leurspratiques en matière de gestion et de développementde leurs Ressources Humaines.■ Un objectif précisCe service offert aux entreprises, permet à leur(s) dirigeant(s)de réaliser une cartographie de l’entreprise, de ses salariés etde ses pratiques en ressources humaines.Le diagnostic permet ainsi, de définir les bases de travailpour repérer des axes d’orientation, déterminer les actionsà mettre en place et identifier les priorités stratégiquespour l’entreprise.■ Une méthode soupleAu cours d’une rencontre personnalisée, le dirigeant de l’entrepriseet le conseiller Emploi/RH de la CCI renseignent unquestionnaire abordant les problématiques suivantes :• Recrutement ;• Formation ;• Gestion et développement des compétences ;• Organisation du temps de travail…A l’issue de cette rencontre, le chargé de mission proposeun nouvel entretien afin de présenter le diagnostic réaliséet les préconisations proposées (points d’amélioration etpistes d’action).■ Un résultat personnaliséLe diagnostic permet au chef d’entreprise d’une part, de sepositionner mais surtout, de prendre conscience des ressourcesinternes dont il dispose, d’anticiper ses besoins etde s’y préparer (évolutions technologiques, changementsd’organisation du travail…).Cette approche prospective conduit ainsi, les entreprises àconstruire leur politique Ressources Humaines en intégrant :• la gestion des âges ;• le développement des compétences ;• le processus de recrutement ;• les systèmes de management…LE RECRUTEMENTUNE ÉTAPE STRATÉGIQUEDANS LA VIE DE L’ENTREPRISERecruter de futurs collaborateurs constitue une étapeclé dans l’organisation et le fonctionnement d’uneentreprise.Si les réalités du terrain et les exigences de l’activitééconomique, obligent souvent les chefs d’entreprise àtrouver des réponses urgentes en matière de ressourceshumaines, il ne faut pas cependant oublier lesenjeux qui se cachent derrière un recrutement.En effet, plus qu’une simple étape dans la vie d’uneentreprise, le recrutement est véritablement un acte/ outil de gestion de ses ressources humaines.Recruter est un investissement dans tous les sens duterme. Il est donc important de mettre toutes leschances de son côté pour s’assurer de l’adéquationd’un besoin avec un profil. Et, par là même, anticiperd’un point de vue stratégique sa gestion des ressourceshumaines.Aussi, afin d’aider les entreprises lotoises à réussircette délicate opération, lele Emploi RessourcesHumaines de la CCI propose un accompagnement personnaliséet adapté à chaque situation.Ce service modulable peut comprendre tout ou partiede ce qui suit : analyse du besoin, rédaction d’annonce,choix du support de communication, sélection descandidatures, entretiens et validation des compétencespar différents tests, aide aux opérationnelsdans leur prise de décision, puis suivi de l’intégrationdu candidat.CONTACTS :Séverine Prendin05 65 20 48 66severine.prendin@lot.cci.frPour tout renseignement, merci de contacterSéverine Prendin, Chargée de missions :05 65 20 48 66 - severine.prendin@lot.cci.frJ ANVIER-FÉVRIER 2009 45


FORMATION EMPLOILES OUTILS DE MANAGEMENTPOUR LA PMEUNE FORMATION POUR LES DIRIGEANTS DE TPE, PME - PMILa Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot organise à partir d’avril 2009, en partenariatavec l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse, une action de formation adaptée auxbesoins des chefs d’entreprises ainsi qu’à leurs adjoints, notamment dans les PME et TPE.La formation dédiée au management et à la stratégie d’entreprise se dérouleraen alternance à Cahors et à Toulouse, dans le but d’aider les dirigeants à progresserau quotidien dans le développement de leur structure et de leurs activités.Renseignements : Andrea Poterie, andrea.poterie@lot.cci.frLa CCI du Lot organisera le 3 mars prochain,le premier Club RH de l’annéeCe dernier sera axé sur le recrutement et permettra de faire un bilan surles pratiques et problématiques en la matière dans les entreprises du Lot.Nous essaierons alors, ensuite, d’identifier les leviers sur lesquels agir et les actionsà mener afin d’obtenir de meilleurs résultats dans ce domaine.Une présentation des résultats de l’enquête « Observatoire économique »,conduite durant l’été 2008 et à laquelle ont participé plus de 120 entreprisesdu Lot sera également effectuée à cette occasion.Nous vous attendons nombreux et restons à votre dispositionpour toute information complémentaire.Si vous souhaitez participer à ce réseau et aux débats, n’hésitez pas à contacter Séverine PRENDIN,Chargée de mission RH - Tél. : 05 65 20 48 66 - e.mail : severine.prendin@lot.cci.fr46 ENTREPRENDRE 147


48 ENTREPRENDRE 147


@@@@@@@@e?@@@@@@@@@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e? @@@@@@@@e?@@h?@@h?@@h?@@h?@@h?@@h?@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@g@@g@@g@@g@@g@@g@@@@@@@@@@@@@@@@?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@?e@@@@@@@@e?@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@?@@?@@?@@?@@?@@?@@?@@@@@@@@?@@@@@@@@FORMATION EMPLOICampagneTaxe d’apprentissage 2009Le Service Formation Emploi dela Chambre de Commerce et d’Industrie du Lotest habilité à percevoir la TAXE D’APPRENTISSAGE au titredu quota et des catégories A et A+B (hors quota) pour sonInstitut de Formation par Alternance (IFA )et au titre des catégories A, B, C (hors quota) pour sonPoint A (Alternance, Apprentissage, Appui aux entreprises).Avec l’ouverture du BTS MUC (BTS Management des unités commerciales)en septembre 2008, l’offre de nos formations commercialesen apprentissage s’est élargie en répondant aux besoins du département.Nous formons des commerciaux de qualité, aptes à mettre en œuvre les principalestechniques de vente, de management et d’organisation commerciale.L’équipe du Service Formation Emploi vous remercie de la confiance que vous manifestezà la CCI du Lot en versant votre taxe d’apprentissage au bénéficede son Institut de Formation par Alternance et/ou de son Point A.Votre appui par le versement de la taxe d’apprentissageest un encouragement fondamental à maintenirla qualité de nos formationsafin de répondre aux besoins de qualification des personnels des entreprises lotoises.J ANVIER-FÉVRIER 2009 49


FORMATION EMPLOI50 ENTREPRENDRE 147


FORMATION EMPLOIFORMATION CONTINUE INTER-ENTREPRISESJANVIER - JUIN 2009Ces formations se déroulent à la Chambre de Commerce et d’Industrie à Cahors mais peuventêtre réalisées, selon les besoins, en entreprise ou dans une autre ville du département.Formation Dates Durée Prix TTCBUREAUTIQUEDécouverte micro informatique 23 février et 2 mars 2 jours 360 €WORD initiation 27 janvier et 3 février 2 jours 360 €WORD perfectionnement 23 et 30 avril 2 jours 360 €EXCEL initiation 20 et 27 avril 2 jours 360 €EXCEL Perfectionnement 9 et 16 juin 2 jours 360 €PUBLISHER 24 et 3 mars 2 jours 360 €PHOTOSHOP 16 et 23 mars 2 jours 360 €POWER POINT 21 avril 1 jour 180 €Découverte d’Internet / messagerie Outlook 12 mai 1 jour 180 €LANGUESLes cours de langues étrangères – individuels et collectifs – sont proposés toute l’année(tarifs établis en fonction de la durée et du niveau initial)Langues courantes : Anglais, Allemand, Espagnol, Français pour étrangers, Italien.Langues rares : Arabe, Chinois, Japonais, Polonais, Portugais, Néerlandais…Langues avec spécialités : Commerce, Hôtellerie-restauration, Immobilier, Tourisme, Techniques industrielles, Export, Import, Vitivinicole…Se préparer au test TOEIC : En semi-autonomie, tout au long de l’année.MANAGEMENT ET GESTIONParcours Export à déterminer 6 jours 1 500 €Gestion de conflit 11 et 12 février 2 jours 520 €Comptabilité initiation 10 et 17 mars 2 jours 500 €Comptabilité perfectionnement 12 et 19 mai 2 jours 500 €Gestion financière pour Managers 16 et 23 juin 2 jours 500 €Gestion du stress 23 et 24 avril 2 jours 490 €Management d’équipe 22, 23 et 28 avril 3 jours 750 €Améliorer la qualité de l’acceuil (téléphonique et phisique) 15 mai 1 jour 250 €Entretien professionnel à déterminer 2 jours 490 €Formation de tuteurs 26 et 27 février 2 jours 520 €Comment répondre aux appels d’offre avril (date reste à préciser) 2 jours 590 €Appels d’offre dématérialisés juin (date reste à préciser) 1 jours 290 €E-commerce Initiation à déterminer 2 jours 490 €E-commerce Perfectionnement à déterminer 2 jours 490 €SÉCURITÉ, HYGIÈNE ET CONDITIONS DE TRAVAILHabilitation électrique du personnelélectricien et non électricienà déterminer suivant niveau nous contacterHygiène alimentaire 23 mars 1 jour 175 €SST (Sauveteur Secouriste du Travail) 24 et 26 mars 2 jours 294 €26 février (Session à Figeac : 8h30 / 12 h 30)Recyclage STT 28 avril (Session 1 à Cahors : 8h30 / 12 h 30) 1/2 journée 93 €26 mai (Session 2 à Cahors : 8h30 / 12 h 30)Formation auditeur interne Qualité,Sécurité et Environnement17, 18 et 30 juin 2,5 jours nous contacterLEVAGE - MANUTENTION, CACESCACES et recyclage R389, R386, R372, R390 à déterminer selon niveau nous contacterTOUTES NOS FORMATIONS SONT ENVISAGEABLES DANS LE CADRE DU DIF (Droit Individuel à la Formation). Nous consulter.Pour vous inscrire ou pour toute informationcomplémentaire, contactez-nous au05 65 20 48 70 ou 05 65 20 48 69ou par mail :annick.machabert@lot.cci.frSERVICE FORMATION EMPLOIChambre de Commerce et d’Industrie du Lot107, quai Cavaignac - 46002 Cahorswww.lot.cci.fr05 65 20 48 70J ANVIER-FÉVRIER 2009 51


CONJONCTURELES ANTICIPATIONS PESSIMISTES SONT CONFIRMÉESConformément aux prévisions formulées à l’automne, le mouvement de baissede la production industrielle initié avant l’été s’est poursuivi et accentué. Cettetendance a concerné l’ensemble des secteurs d’activité avec un recul particulièrementmarqué dans les biens intermédiaires et dans l’agroalimentaire.La demande globale a faibli tant dans sa composante domestique qu’à l’export.Le repli, qui touchait jusqu’à présent essentiellement le bâtiment et l’automobile,s’étend désormais à de nombreux secteurs.Le niveau des stocks a continué de progresser et se situe au-dessus de la normale.Depuis le mois d’octobre, les carnets de commandes se sont considérablementraccourcis et leur niveau est jugé globalement faible.Après les hausses du premier semestre, les prix des matières premières sontdésormais orientés à la baisse. Les prix des produits finis évoluent peu.En matière d’emploi, la tendance est à l’adaptation et au repli régulier des effectifs: départs à la retraite non remplacés, non renouvellement des contrats àdurée déterminée et des contrats d’intérim.Les prévisions à court terme font état d’une légère reprise de l’activité en raison,notamment, d’un sursaut dans les secteurs de l’agro-alimentaire et desbiens d’équipement.■ INDUSTRIES DES BIENS INTERMÉDIAIRESLe recul de la production s’est accentué dans la quasi-totalité des branches et le replide la demande a été plus marqué que précédemment. Les carnets de commandes sesont de nouveau réduits et sont jugés très inférieurs à la normale. Les stocks de produitsfinis se sont un peu alourdis mais leur niveau n’est pas encore préoccupant.Une très légère reprise de la production est attendue pour début 2009.■ INDUSTRIE DES BIENS D’ÉQUIPEMENTLa production s’est très légèrement repliée Le recul des commandes, relevé depuisplusieurs mois déjà, s’est poursuivi mais est resté limité. Les carnets se sont raccourcis; ils sont cependant encore très étoffés et garantissent des niveaux d’activité élevéspour les prochains mois.■ INDUSTRIE DES BIENS DE CONSOMMATIONLa production s’est de nouveau repliée. Les entrées de commandes ont fortementbaissé, celles provenant de l’étranger de façon plus marquée. Les carnets de commandesse sont encore amenuisés et sont jugés bien au-dessous de la normale. Leseffectifs ont été réajustés. Les prévisions d’ensemble sont pessimistes.■ INDUSTRIES ALIMENTAIRESLe recul de la production s’est accentué au cours des dernières semaines. Les commandesétrangères ont été à l’origine du nouveau repli de la demande globale. Lesstocks de produits sont jugés élevés pour la période. Malgré des carnets faiblementgarnis, les industriels entrevoyaient un léger regain d’activité pour la fin d’année2008.■ SERVICES MARCHANDSLe recul de l’activité s’est poursuivi et s’est accompagné d’un réajustement des effectifs.Les prévisions restent orientées à la baisse pour les prochains mois. La fin d’annéea été marquée par un nouveau recul de l’activité et de la demande. La baisse des effectifss’est poursuivie. Les prévisions sont pessimistes dans la plupart des branches.OPTIMISME POURLES BIENS D’ÉQUIPEMENTAERONAUTIQUE ET SPATIALLes cadences de production se sont maintenuesà un niveau élevé. Les entrées decommandes se sont légèrement redresséespar rapport à la période précédente,en particulier celles en provenance del’étranger. Les plans de charge restentimportants malgré quelques annulationset report de commandes. L’activité devraitrepartir à la hausse au cours des prochainessemaines ; la visibilité demeuretrès satisfaisante pour 2009.EQUIPEMENTS MECANIQUESLa production s’est inscrite en léger replidurant la fin d’année dans la quasi-totalitédes filières. La demande a égalementaccusé une baisse sensible tant sur lemarché intérieur que sur les marchésétrangers. Les prix des matières premièresont enregistré de nouvelles diminutionsqui ont été partiellement répercutées surles prix de vente. Les stocks de produitsfinis restent corrects. Malgré le ralentissementdes entrées d’ordres, les plans decharge sont étoffés. Les volumes de productiondevraient à nouveau progresserau cours des mois à venir.EQUIPEMENTS ELECTRIQUESET ELECTRONIQUESL’activité est apparue moins bien orientéeque précédemment ; la production s’estrepliée et la demande a enregistré unnouveau recul, plus marqué que celui dela période précédente. Les carnets de commandesrestent toutefois satisfaisants etles prévisions tablaient sur une reprise dela production pour la fin d’année.PESSIMISME POUR LESBIENS DE CONSOMMATIONINDUSTRIE DES EQUIPEMENTS DU FOYERL’activité s’est de nouveau repliée et lescapacités de production ont été sous-utilisées.La demande française et étrangèrea été largement insuffisante et la situationdes carnets n’est pas bonne. Les prévisionssont pessimistes.EDITION, IMPRIMERIE, REPRODUCTIONLa production a de nouveau baissé. Laclientèle étant très attentiste, la demandea faibli fortement. Les carnets de commandessont jugés largement inférieurs àla normale. Les effectifs ont été réduits.Dans ce contexte, les prévisions pour lesprochains mois sont très pessimistes.52 ENTREPRENDRE 147


CONJONCTUREBIENS INTERMÉDIAIRESATTENTISTESCOMPOSANTS ELECTRIQUESET ELECTRONIQUESLe recul de la production s’est accentué etle repli de la demande a été très importantau cours de la période sous revue. Lescarnets de commandes se sont fortementréduits et sont jugés de très faible niveau.La situation devrait peu évoluer au coursdes prochaines semaines.INDUSTRIES DU BOIS ET DU PAPIERBoisLe recul de la demande s’est accentué làaussi et a entraîné un ralentissement descadences de production et un ajustementdes effectifs. Les carnets de commandesse sont encore réduits et une nouvellebaisse d’activité est attendue au cours desprochains mois.Papier et cartonL’activité est apparue moins bien orientéeque précédemment avec notamment unfléchissement assez net des entrées decommandes. Les carnets restent cependantcorrectement garnis ; la productiondevait se maintenir en décembre.METALLURIGIE ET TRANSFORMATIONDES METAUXLa production s’est maintenue à unniveau élevé. La demande du secteur aéronautiqueest restée bien orientée alorsque le fléchissement des ordres en provenancedu bâtiment et du secteur automobiles’est confirmé. Les plans de chargesont toujours importants. Les cadences deproduction devraient rester soutenues aucours des prochaines semaines ; au-delà,les prévisions sont plus incertaines.CHIMIE, CAOUTCHOUC ET PLASTIQUESChimieL’activité s’est globalement maintenuemais les évolutions des différentesbranches ont été contrastées. Les carnetsde commandes sont un peu courts et lesprévisions tablent sur un maintien de l’activitépour la fin de l’année.Caoutchouc et plastiqueLa production s’est inscrite de nouveau enbaisse sous l’effet du ralentissementgénéralisé de la demande. Les carnetssont jugés très inférieurs à la normale etun nouveau recul des volumes produitsest attendu pour les mois à venir.DES SERVICES MARCHANDSPEU ENTHOUSIASTESINGENIERIE INFORMATIQUEL’activité s’est repliée sous l’effet d’unedemande moins bien orientée ; une partiede la clientèle a en effet gelé ses projets.La situation demeure cependant correcte,avec de bons niveaux de trésorerie. Unelégère reprise est cependant attendue àcourt terme.HOTELLERIELes réservations et les taux d’occupationau cours de l’automne ont fléchi, notammenten raison d’une moindre fréquentationde la clientèle d’affaires. Les offrescommerciales ont impacté les prix pratiqués.Les prévisions faisaient état d’unebaisse d’activité pour la fin de l’année.TRANSPORTS ROUTIERSLe secteur a enregistré une nouvellebaisse d’activité. Les prix des prestationsont diminué, sous l’effet de la baisse duprix du gasoil. Les effectifs ont été réajustés.En raison d’une demande atone, lesprévisions restent orientées à la baissepour les prochains mois.TRAVAIL TEMPORAIRELa baisse d’activité s’est poursuivie, avecune demande qui s’est inscrite en reculdans l’ensemble des secteurs, sauf dans labranche logistique. Le contexte actueln’autorise pas de prévisions favorables surles prochains mois.REPARATION AUTOMOBILELa demande et l’activité réparation-carrosserieont connu une baisse sensible.Aucune amélioration n’est attendue pourla fin de l’année.UN AGRO-ALIMENTAIRECONTRASTÉFILIERE VIANDEAlors que les industriels affichaient unmaintien des cadences de production à lafin du mois d’octobre, l’activité a chuté ennovembre. La demande globale s’est fortementcontractée malgré la multiplicationd’actions promotionnelles. Les effectifs,et notamment le recours à l’intérim,ont baissé.Le léger renchérissement des prix desmatières premières n’a pas été répercutésur les prix de vente.Les stocks de produits finis sont un peuélevés pour la période. La situation descarnets de commandes est jugée préoccupante.Toutefois, les prévisions fontétat d’une légère reprise de la productionpour faire face aux livraisons de produitsfestifs.LAIT ET FROMAGELa production a faiblement progressédans l’industrie laitière. La demandenationale a retrouvé un peu de vigueuralors que sur les marchés étrangers lerepli a été une nouvelle fois très important.Les stocks de produits sont jugés élevéspour la période. Les industriels ont dûfaire face à quelques hausses de prix surles matières premières. Parallèlement, ilsont consenti des baisses de tarifs. Lasituation des carnets de commandes n’estpas très favorable ; la production devraitfléchir au cours des mois à venir.Sources : Insee - Banque de FranceCCI du Lot - Décembre 2009J ANVIER-FÉVRIER 2009 53


CONJONCTURECONJONCTURE COMMERCEDécembre 2008Statistiques nationalesStatistiques nationales Banque de France (évolution des chiffres d’affaires en valeur)ÉVOLUTION DU CA EN VALEURPAR SECTEUR D’ACTIVITÉDÉCEMBRE 08DÉCEMBRE 0712 mois 0812 mois 07ALIMENTATION HORS BOUCHERIE 4,1 2,5VIANDE 4,2 0,6TEXTILE / HABILLEMENT - 4,4 - 3,2CHAUSSURE 0,2 - 2,5MEUBLE - 11,9 - 5,4APPAREILS MÉNAGERS - 6,6 - 2,6ÉLECTRONIQUE grand public - 23,6 - 5,8QUINCAILLERIE - 3,1 - 1,4BRICOLAGE - 1,9 - 1,1LIVRE ET PAPETERIE 2,8 - 0,4HORLOGERIE / BIJOUTERIE - 22,2 - 3,8AUTOMOBILES NEUVES - 7,7 2,5AUTOMOBILES OCCASION - 1,4 - 0,3ÉVOLUTION DU COMMERCE DE DÉTAILPAR FORME DE COMMERE EN %DÉCEMBRE 08DÉCEMBRE 0712 mois 0812 mois 07Ensemble du commerce de détail - 1,4 - 0,3Dont petit commerce (hors automobile) - 2,1 - 0,4Dont grande distribution - 0,3 + 1,2Globalement, au niveau national, le commerce de détail a baissé de 0,3% en valeur surl’année 2008 par rapport à 2007. Le commerce traditionnel (petit commerce) a davantagesouffert que la grande distribution (les hypermarchés ont accusé une baisse).Hormis dans le secteur alimentaire, on peut noter que, dans l’ensemble, les consommateursont freiné leurs dépenses et réduit leurs achats en 2008.Alimentation :Au mois de décembre 2008, l’évolutiondes chiffres d’affaires en valeurdans le secteur alimentaire a été positive(+4,1% dans l’alimentation horsboucherie et +4,2% dans les boucheriestraditionnelles et les rayons« viande » de la grande distribution.En cumul sur douze mois 2008, lesventes en valeur dans les commercesd’alimentation (toutes formes de commercesconfondues) sont en progressionde 2,5% mais les ventes en valeurdans les commerces de viande stagnent(+0,6%).Equipement de la personne :Le fléchissement des affaires ennovembre et décembre a été ressentidans toutes les formes de commerce(grande distribution, grandes enseigneset commerce traditionnel) et confirmeles mauvais chiffres de l’année 2008.Les commerces de chaussures ontmieux résisté mais sont en repli parrapport à 2007.Equipement du logement :Toutes les activités de ce groupe decommerces sont en repli en 2008.L’évolution des affaires en novembreet décembre 2008 n’a pas amélioré lasituation.Culture loisirs :Le secteur du livre et de la papeterieest en léger repli par rapport à 2007. Sil’on observe les statistiques de laBanque de France, ce secteur d’activitéest en baisse légère mais constantedepuis 2006.Mauvaises affaires en novembre etdécembre 2008 dans les bijouteries(-3,4% en valeur). Ces mauvais résultatsont un impact sur le chiffre d’affairesannuel 2008 (-1,7% en valeur).Automobile :Baisse brutale des ventes d’automobilesneuves en novembre et décembre 2008par rapport aux mêmes mois de l’annéeprécédente (-15,6% en novembre et-7,7% en décembre).En cumul sur les douze mois 2008, lechiffre d’affaires « véhicules neufs » acependant progressé de 2,5%.Les statistiques sur les ventes de véhiculesd’occasion n’ont pas été publiéesen décembre 2008.54 ENTREPRENDRE 147


INDICATEURS : 10 ANNÉES DE CHIFFRES CLÉS DANS LE LOTOffres et demandes d’emploi (au 30 novembre)Taux de chômage au 31 décembre (en %)70006500600055005000450040003500300025002000150010005000Source : ANPE10,09,59,08,58,07,57,06,56,05,55,0Source : ANPEEvolution du tissu d’entreprises dans le LotCommerce extérieur du Lot7 5007 0006 5006 0005 5005 0004 5004 0003 5003 0002 5002 0001 5001 0005000Source : CCI du Lot30025020015010050Source : finances.gouv.frInvestissementsChiffre d’affaires404 500354 000303 5002520151050Source : Direction Générale des Impôts3 0002 5002 0001 5001 0005000Source : Direction Générale des Impôts20 00015 00010 000Immatriculations de véhiculesIndice du coût de la construction (au 3 e trimestre)1 8001 7001 6001 5001 4001 3005 0000Source : Préfecture du Lot1 2001 1001 000900Source : INSEEJ ANVIER-FÉVRIER 2009 55


PETITES ANNONCESOFFRE D’EMPLOISéverine PrendinCCI du Lot107, quai Cavaignac - 46002 Cahors Cedex 9Tel. 05 65 20 48 66 - severine.prendin@lot.cci.frRESTAURATIONSERVEUR H/F 147 OE 1Brasserie sur Cahors recherche pour service ensalle et aide en cuisine, une personne connaissantla restauration et ayant, si possible, unepremière expérience réussie en la matière.CHAUFFEURS H/F 147 OE 2Autocariste situé sur Figeac, recherche plusieurschauffeurs :- Titulaire du permis transport en commun,FIMO + FCOS, vous êtes une personne disponible,rigoureuse et digne de confiance.- Possibilité de contrat de travail à temps partielou temps complet et éventuellement deformation via l’AFTI ou par le biais d’un CAP.BATIMENTPOSEUR H/F 147 OE 3Société située dans le nord du département etsur Figeac, spécialisée dans la fabrication et lapose de menuiserie aluminium, recherche desposeurs (possibilité de contrat d’apprentissage)ayant de bonnes bases en menuiserie (sipossible aluminium et PVC) et surtout uneréelle volonté d’apprendre, de se perfectionner,de s’investir dans une entreprise à taillehumaine.TECHNICIENS DE CHANTIER H/F 147 OE 4Entreprise dans l’électricité et le bâtiment,située à Figeac, recherche des Technicien(ne)sde chantier doté(e)s d’un fort charisme pourencadrer des équipes de 3-4 personnes etayant une bonne connaissance des réseauxélectriques TP HTA BTA EDF.Prime panier et trajet.TECHNICIEN DE CHANTIER H/F 147 OE 5Entreprise dans l’électricité et le bâtiment,située à Figeac recherche des Monteurs électriciens,ayant idéalement les CACES 1B, R390,8 ; les habilitations électriques et le permispoids lourds. Prime panier et trajet.INDUSTRIERESPONSABLE QSE H/F 147 OE 6Entreprise du secteur Agroalimentaire Ovin, dunord du Lot, recherche en vue d’un CDI, un(e)Responsable Qualité - De formation Bac + 3 - Bac+ 5 - vous avez une solide expérience en qualité,sécurité, environnement - Vous avez égalementparticipé à la mise en place de normes telles quel’ISO 22000 - Vous aurez en charge la responsabilitéde la qualité, sécurité des aliments -Autonomie, rigueur et sérieux seront indispensables- Poste à pourvoir rapidement.TECHNICIENS DE MAINTENANCE H/F 147 OE 7Entreprises du Lot recherchent en CDI destechniciens de maintenance pour effectuerl’entretien des lignes de production :- Réparation, remise à niveau de pièces(outillage de ligne) ;- Tenue du stock de pièces détachées ;- Collecte et réponse aux demandes de travauxde la part des opérateurs de lignes ;- Propositions de modifications ou aménagementsnécessaires à l’amélioration de lasécurité, de la qualité et de la productivité...De formation Bac Pro MSMA ou BTS électrotechnique- mécanique,- vous avez déjà effectué la maintenance d’élémentsmécaniques simples et savez lire desplans associés ;- vous savez diagnostiquer et dépanner uneligne de production automatisée.- Enfin, vous avez, si possible, de bonnesconnaissances en moteurs triphasés, moteurcc et variateur associés ainsi qu’en pneumatiqueet hydraulique.DESSINATEURS ET INGENIEURSMECANICIENS H/F 147 OE 8- Société dans l’aéronautique sur Figeacrecherche des dessinateurs et ingénieursmécaniciens tout profil (DUT Conceptionmécanique / mécanique, productique ;licence conception de produits industriels,DESS...) et ayant (pour les ingénieurs) unebonne maîtrise de l’anglais professionneltechnique.- Connaissance de CATIA V5 et PRO INGENIERfortement recommandée.- Votre mission consistera à dessiner différentespièces (sièges d’avion, repose pieds...).CONDUCTEURS DE LIGNES H/F 147 OE 9- De formation technique (CQP, Bac Pro ou BTSAgro), vous maîtrisez les bases mécaniques,électrique et l’automatisme ou avez, au minimum,de bonnes notions.- Vous procéderez aux réglages des installationsde la ligne et serez le/la garant(e) de laqualité des produits et des rendementstemps. Tout cela en conformité avec le cahierdes charges et les spécificités techniques desprogrammes de fabrication.- Autonome, rigoureux(euse), vigilant(e), vousaimez le travail en équipe (2ou 3X8) et savezanticiper sur votre poste de travail.- Vous contribuez à faire respecter les règles etconsignes de sécurité en vigueur dans l’entreprise.- Enfin, vous veillez à l’approvisionnement correctdes matières premières et êtes amené(e)à participer aux opérations de maintenancede niveau 1.ASSISTANT LOGISTIQUE H/F 147 OE 10Société située sur Figeac, recherche pour unremplacement de congé maternité (débutd’année pour environ 6 mois), un(e) assistant(e)logistique.- Vous assurez la bonne marche de l’entrepriseau niveau logistique et ordonnancement ;gestion des délais de commandes / réceptionde toutes pièces ;- En collaboration avec le responsable qualité,vous effectuez certains contrôles et participezà la rédaction de documents ;- Vous possédez une bonne connaissance dusecteur aéronautique ;- et avez déjà travaillé sous GPAO idéalementsous « Solune ».TECHNICIEN D’ATELIERCHROMEUR H/F 147 OE 11Entreprise dans l’aéronautique située à Figeac,recherche des chromeurs en vue de CDI, formationen interne assurée.Travail en équipe : postes en 2x8 - 35 heures /semaine ; Connaissance en traitement desmétaux souhaitée.Toute candidature sera étudiée. Minutie, précisionet sens de l’observation seront appréciés.De même, votre motivation et votre capacité àprendre des initiatives seront de sérieuxatouts.COMMERCECOMMERCIAUX H/F 147 OE 12Entreprises (tous secteurs confondus) sur leLot, recherchent plusieurs commerciaux toustypes de profils (sédentaires, itinérants, indépendants(VRP), expérimentés, juniors...) pourrenforcer leurs équipes.- Parmi vos missions, vous serez amené à :- optimiser le développement des ventes ;- prospecter (de façon téléphonique + terrain)de nouveaux clients et ;- fidéliser ceux existants.Ceci en respectant la politique commercialede l’entreprise et en établissant une véritablerelation de confiance avec l’ensemble de vosinterlocuteurs.- Possédant un excellent relationnel ainsiqu’une réelle fibre commerciale; vous avezl’expérience du terrain, de la prospectiondirecte auprès de particuliers et savez trouverles bons arguments pour convaincre vosinterlocuteurs.Dynamique, ambitieux et entreprenant, vousrecherchez une entreprise dans laquelle exprimervos talents et savoirs-faire.COMMERCIAL/CONSEILLERFORMATION H/F 147 OE 13Organisme de développement économiquerecherche pour son service Formation Emploi,un(e) collaborateur (trice) pour prospecter,conseiller les TPE et PME/PMI dans lesdomaines de la formation professionnellecontinue et de la formation par alternance.Sa mission consistera à commercialiser,conseiller et évaluer les actions de formationcontinue et accompagner le développementdu service dans les domaines de la formationinitiale, notamment en apprentissage.Une expérience validée dans la commercialisationde produits et/ou services, ainsi que descompétences en ingénierie de formation /montage de projets seront nécessaires sur leposte. La maîtrise des dispositifs de l’alternanceet de l’apprentissage serait un plus.Force de proposition, organisé(e), autonome etdoté(e) d’un excellent relationnel, le /la candidat(e)idéal(e) aura une expérience réussie56 ENTREPRENDRE 147


PETITES ANNONCESdans les domaines de la formation professionnellecontinue et/ou de la formation par alternance(CFA, OPCA, FAF).COMPTABILITÉ - GESTIONCOMPTABLES H/F 147 OE 14- Cabinets comptables sur le Lot recherche desComptables : A partir du niveau BTS au jusqu’auDESS, DPECF, débutant, première expérienceou confirmé.- Bonnes connaissances en déclaration de TVA,déclaration fiscale et bilan, appréciées.RESPONSABLE DE BASE FLUVIALEDANS LA REGION DE CAHORS H/F 147 OE 15En liaison avec le siège, après formationdurant la saison 2009, vous prenez en chargela préparation et l’entretien des bateaux habitables.Vous dépannez, assurez toutes réparationsmécaniques (diesel in board + électricité)ainsi que les programmes d’hivernage.Vous accueillez les clients, gérez la caisse,accompagnez les clients pour la prise en maindes bateaux (règles de navigation, sécurité).Vous êtes responsable de la restitution dubateau (propreté, endommagements éventuelsdes bateaux), vous faites respecter nosstandards d’accueil, de qualité, de propreté.Enfin, vous encadrez et dynamisez votreéquipe (2 à 5 personnes).De formation technique Bac à Bac + 2, vousavez une expérience en mécanique, électricité,marine ainsi que dans le commercial. Vousmaîtrisez parfaitement les outils bureautiques.Anglais nécessaire, espagnol ou allemandfortement apprécié.Permis B exigé, permis super lourd et semisouhaité. En saison (avril à octobre), dépannagestechniques, travail dominical et grandedisponibilité seront nécessaires.CDD 6 mois, CDI possible. Salaire : 2.000 eurospar moisRESPONSABLE DE MAGASIN H/F 147 OE 16Maxauto Figeac recherche pour gérer l’ensemblede son centre auto, un responsablemagasin.Issu du milieu automobile, vous avez unebonne expérience dans la gestion de magasins(gestion des stocks: approvisionnementsentrées et sorties de matériel, saisies etcontrôle informatiques, réalisation d’inventaires...).Homme / Femme de terrain, vousavez également des aptitudes à l’encadrementet au management d’équipes (préparationdes plannings, gestion des congés...).Parmi vos missions, vous serez aussi amené àfaire des ventes et assurer le suivi clients.AUTRES PROFILS H/F 147 OE 17• Entreprise industrie mécanique, située àSaint-Céré recherche également :- Des Dessinateurs pour du contrôle 3D ayantune bonne maîtrise du logiciel CATIA ; A- Des Préparateurs méthodes ; B- Des Tourneurs fraiseurs. C• Entreprise industrie agroalimentaire, situéesur Figeac recherche également :- Des Préparateurs de commandes ; D- Des Agents de fabrication. E• Entreprises du Lot recherchent :- des Bouchers H/F en CDI ou apprentissage(type CAP, BEP), pour effectuer la découpe dela viande, la préparation des étales, le suivides commandes, le service clients... FRémunération selon profil et expérience.OFFRE DE STAGEPILOTAGE DE PRODUCTION H/F 147 OS 18Stage de 6 mois à compter de février mars.- TPE sur le marché traditionnel et haut degamme du foie gras, recherche une personnemotivée souhaitant travailler sur la mise enplace d’indicateurs et le pilotage de l’ensemblede la production du site. Cette missionconsistera à :- effectuer un véritable audit, une analyse del’outil de production tel qu’il fonctionneaujourd’hui ; voir quelles pourraient être lespistes de développement, les possibilitésd’évolution, d’aménagement du site...- mettre en place des outils de pilotage : indicateurs,ratios... afin de piloter la production ;- réaliser tout un travail autour des gammesde produits ;- structurer le/les projet(s) (axes d’orientationpossibles, élaboration d’échéancier, évaluationdes besoins matériels / humains...) etinitier la mise en œuvre de ces études et préconisations.- Parmi les compétences et/ou savoirs-fairenécessaires, cette personne aura une certaine« sensibilité produit » (le foie gras, soustoutes ses formes) et sera avant tout motivéepour développer un projet de belleenvergure.Il / elle possédera de bonnes connaissances enproduction, contrôle de gestion...En outre, pragmatique, rigoureux(euse), organisé(e),et autonome ; le/la «candidat(e)» auraaussi le goût des challenges. Enfin, sa connaissancedu terrain, de l’agroalimentaire toutcomme ses capacités d’analyse et de synthèseseront fortement appréciées.Possibilité de logement et de contrat à l’issude la mission (sous certaines conditions).DEMANDE D’EMPLOI (et stage)POUR CANDIDATURESEnvoyer lettre de motivation et CV,sous référence Cand.Entrep./CCI à :CCI du Lot – Pole emploi/RH107 Quai Cavaignac BP 79 - 46002 CAHORS CEDEX 9severine.prendin@lot.cci.frSECTEUR ADMINISTRATIF 147 DE 1Profil 1 - AssistanteBTS Assistante de gestion - 2 ans d’expérienceen tant qu’assistante en cabinet d’avocats -Bonnes connaissances de Word, Excel, MaxAvocat et Ciceron.Profil 2 - Assistante CommercialeBTS Force de vente - 8 ans d’expérience en tantqu’Assistante commerciale - Maîtrise desoutils bureautiques - Bonnes connaissancesen anglais.Profil 3 - Assistante administrativeAssistante administrative, large expérience ensecrétariat, comptabilité, administrationfinancière - Bonne maîtrise de Word et Excel -Disponible immédiatement.Profil 4 - SecrétaireBTS secrétariat médical - 20 ans d’expérienceen tant que secrétaire commerciale puissecrétaire de direction en bureau d’Etudes.Profil 5 - SecrétaireFormation en comptabilité complétée par unstage en bureautique informatique - 10 ansd’expérience en secrétariat comptable.COMPTABILITE GESTION 147 DE 2Profil 1 - ComptableBTS Comptabilité Gestion - 10 ans d’expérienceen tant que Responsable Administratif,comptable et financier : tenue comptable,révision des comptes, mise en place et suivi detableaux de bord, encadrement d’uneéquipe...- Maîtrise des outils bureautiques.Profil 2 - ComptableFormation Assistante en ComptabilitéGestion - plus de 10 ans d’expérience : travauxcomptables courants, préparation des élémentsde paye... - Connaissance du pack office2003 et de différents logiciels comptables.Profil 3 - Comptable /Responsable Marketing et AchatBac Pro Comptabilité et administrationFinancière - 10 ans d’expérience en Marketinget Qualité : Suivi de la certification NF, analyseet mise en place d’actions préventives et correctives,gestion des stocks, relations négociationsfournisseurs, recherche de nouveauxproduits, présentation, mise en page, rédactiondes nouveaux catalogues... - Anglais intermédiaire- Bonnes connaissances Word, Excel,PowerPoint, Publisher.COMMERCE 147 DE 3Profil 1 - Technico-commercialsédentaire ou itinérantDiplômé Marketing / Distribution / Organisation- Large expérience en tant que technico-commercial(itinérant et sédentaire) en particulierdans le domaine du bâtiment (second œuvre)- Pratique de l’informatique courante (Word,Excel, Outlook) - Pratique courante de l’anglaiset du néerlandais.Profil 2 - Technico-commercialBTS Technico-commercial -2 ans d’expérienceen tant qu’employée commerciale : mise enrayon, accueil et conseils auprès de la clientèle- Bonne maîtrise de l’outil informatique -Anglais intermédiaire.Profil 3 - Responsable CommercialeBac +2 « Technicien en commerce international», complété par une formation en management,sécurité, droit du travail - Expérienceen commerce international puis en temps queResponsable d’agence (intérim) - BonnesJ ANVIER-FÉVRIER 2009 57


PETITES ANNONCESconnaissances en gestion, développement etfidélisation de la clientèle, ainsi que dansl’analyse des besoins, la définition de profils depostes, la sélection de candidats... toutecomme dans l’accueil et l’orientation depublics, le traitement des heures des salariés,le contrôle des paies…INDUSTRIE 147 DE 4Profil 1 - Responsable qualitéFormation Ingénieur Agroalimentaire, complétéepar un stage d’auditeur qualité - 9 ansd’expérience : management de la qualité ISO9001, mise en place de l’HACCP, suivi et miseen place d’une ligne de production, d’un laboratoirede contrôle - Benchmarking, veilletechnologique - Encadrement du personnel -Parfaite connaissance de l’outil informatique -Connaissance de l’Anglais et de l’Allemand.Profil 2 - Chargé d’affaires en ElectricitéIndustrielle et TertiaireDESS Electronique de Puissance - Différenteshabilitations : haute et basse Tension, habilitationà l’utilisation de laser... - Etude et réalisationd’un prototype d’alimentation HauteTension Modulaire, étude et simulation ducomportement d’éoliennes en réseau électrique- Connaissance Word, Excel, AutoCad,Caneco, EcoDial - Anglais intermédiaire.Profil 3 - Ingénieur Maintenance,Industrialisation, MéthodeBTS Traitement des métaux complété d’uneformation d’ingénieur Mécanique - 13 ansd’expérience en définition de plans de maintenance,mise en place de structure de maintenancepréventive interne et externe.Définition et suivi du budget du service, améliorationde la performance globale de la gestiondes projets d’industrialisation. Evaluationdu retour sur investissement (coût, rentabilité)- Encadrement d’équipes - Lean manufacturing,Kaizen, 5S, SMED - Anglais avancé.Profil 4 - ElectrotechnicienBTS Electrotechnique complété d’une Licenceprofessionnelle Electronique et Informatiquedes Systèmes Industriels - 2 ans d’expérience.AUTRES PROFILS 147 DE 4Profil 1 - Chargé de développementdurable des territoiresMaster II en Gestion sociale de l’environnement/Valorisationdes Ressources Territoriales- Stages significatifs - Compétences en gestionde projets, conseil et animation, communication- Anglais et Espagnol avancé -Maîtrise du pack office + Sphinx, Moda Lisa,MapInfo, Illustrator.Profil 2 - InformaticienBTS électronique, complété d’une formationd’administrateur Novell 5 et de différentes certifications(MOS et MCSE) - 10 ans d’expérienceen administration système et réseau,gestion de parc informatique, refonte de siteweb... - Réseau : TCP/IP, WAN, LAN, RNIS ;Systèmes :Windows, Novell, Linux... ; Langage :HTML, JavaScript...RECHERCHE DE STAGE147 DS 6Stagiaires tout type de parcours (comptabilité,commercial, génie chimie, gestion de structures...)en formations langues spécialisées(anglais / espagnol) recherchent stage en entreprise(5 semaines à compter du 24/02/2009).VENTES & LOCATIONSVENTES & LOCATIONSTél. 05 65 20 35 41Dans le cadre du dispositif Transmission / Reprise,la Chambre de Commerce et d’Industrie du Lotédite un catalogue d’affaires à céder dansle département (annonces gratuites) à l’attentiondes candidats à la reprise de commerces.LOCAL D’ACTIVITELES QUATRE ROUTES DU LOT 147 V 1Locaux composés d’un espace de 600m 2 destockage, d’une plateforme de 250m 2 avec2 quais niveleurs, une chambre froide négativede 200m 3 et une chambre froide positive de200m 3 . Superficie totale des bâtiments :1000m 2 . Superficie du terrain autour : 2800m 2 .Contact : 05 65 32 16 59LOCAL COMMERCIAL GOURDON 147 V 2Local situé dans le tour de ville, proche du grandparking. 100m 2 (70m 2 de plain pied et 30m 2 àl’étage). WC et lavabo. Idéal pour un commerceou du petit artisanat. Prix à négocier.Contact : 05 65 31 02 07MULTIPLE RURAL (épicerie-bar-restaurant)A LAMOTHE FENELON 147 V 3A vendre fonds de commerce multiple rural :épicerie-bar-restaurantsitué à Lamothe-Fénelon(nord du Lot) au bord du plan d’eau - Matérielétat neuf, cuisines aux normes - 1 salarié - Salle60 couverts, terrasse 70 couverts - CA 162 000 €- Loyer 536 €/mois avec logement compris -Affaire à développer - Idéal pour couple de professionnels.Contact CCI : 05 65 20 35 41ALIMENTATION PRESSE 147 V 4A vendre fonds de commerce alimentationpresse dans centre bourg de 550 habitants -Surface de vente 100 m 2 - Loyer 450 €/mois - CA210 000 € TTC - Etat des locaux neufs - Très bonemplacement commercial - CA en développement- Bail spécialisé. Contact CCI : 05 65 20 35 41AGENCE DE VOYAGES 147 V 5A vendre à Cahors agence de voyages(enseigne franchisée) - Bon emplacementcentre-ville - Local de 35 m 2 avec 2 vitrines(angle de rue) - Agencement neuf - Loyer430 €/mois. Contact CCI : 05 65 20 35 41LAVERIE LIBRE-SERVICE PRESSINGBLANCHISSERIE 147 V 6A vendre fonds de commerce laverie libre-service,pressing et blanchisserie en centre-ville deFigeac - Location personnalisée linge de collectivités- 2 salariés - Etat des locaux neuf - Loyermensuel 450 €.Contact CCI : 05 65 20 35 41COMMERCE AMBULANT CREMERIE 147 V 7A vendre, cause retraite, commerce sur marchésavec véhicule -Vente fromage, crèmerie,pates fraiches - 5 marchés hebdomadaires :Cahors(2), Prayssac le vendredi, Puy l’Evêque lemardi, Libos le jeudi. Chiffre d’affaires en progression.Contact CCI : 05 65 20 35 41ALIMENTATION, DEPOT DE PAIN,VETEMENTS 147 V 8A vendre, cause retraite, fonds de commerce épiceriealimentation générale dans village de 700habitants avec dépôt de pain et de vêtements -Surface de vente 80 m 2 - Clientèle régulière, saisonnièreet de collectivités (cantine, association)- Affaire stable pouvant être développée - Loyermensuel 350 €.Contact CCI : 05 65 20 35 41INSTITUT DE BEAUTE 147 V 9A vendre cause retraite fonds de commerceinstitut de beauté en centre-ville de Figeac oudroit au bail - Cabines, bronzarium, balnéothérapie,manucure - Surface de vente 100 m 2 -Affaire tenue pendant 33 ans - Loyer mensuel650 €.Contact CCI : 05 65 20 35 41FONDS DE COMMERCE 147 V 10A vendre fonds de commerce dépôt ventedans quartier commerçant de Cahors -Surface de vente 25 m 2 + réserve 16 m 2 - Petitloyer, petites charges - Activité en pleineexpansion. Contact CCI : 05 65 20 35 41PRET A PORTER OU DROIT AU BAIL 147 V 11A vendre à Gourdon fonds de commerce deprêt-à-porter (ou droit au bail) - Très bonemplacement sur boulevard principal -Agencement neuf, climatisation, vitrine avecgrille de sécurité - Surface de vente 55 m 2 -Environnement attractif à forte fréquentation(boulangerie, alimentation, pharmacie, barPMU, banques) - Bail tous commerces saufnuisances - Loyer mensuel 414 € - Prix devente 45 000 €.Contact CCI : 05 65 20 35 41CADEAUX 147 V 12A vendre fonds de commerce cadeaux àCahors - Très bon emplacement dans secteursauvegardé (angle de rue et place du marché)- Surface de vente 24 m 2 - 2 vitrines- Bail toutcommerce sauf nuisances - Loyer mensuel530 €.Contact CCI : 05 65 20 35 41LOCAL COMMERCIAL 147 V 13A louer local commercial à Figeac (centre ville).Surface de vente 80 m 2 , toilettes, mobilier devente, électricité aux normes - Loyer810 €/mois - Conviendrait à activité de services,grossiste ou artisan pour local d’exposition- Possibilité différents types de bail.Contact CCI : 05 65 20 35 41LOCAL COMMERCIAL OU INDUSTRIEL 147 V 14A louer ou à vendre, nord du Lot, bâtiment de330 m 2 et 1 200 m 2 de parking sur voie d’accèsà l’A20 - Très bon emplacement pour touteactivité. Contact : 05 65 37 85 0358 ENTREPRENDRE 147

More magazines by this user
Similar magazines