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Verglas '98Les apprenantes et les apprenantsdu Centre d'alphabétisation Moi, j'apprendsJanvier '98


Le 5 janvier 1998, le comté de Russell, dans l'Est ontarien, a été durementfrappé par une tempête de verglas, une tempête qui a paralysé la totalité desactivités pendant presque trois semainesAu départ, ces textes devaient servir de tremplin pour relancer les activitésd'alphabétisation. Dans leurs écrits, les apprenantes et apprenants nouspermettent de saisir l'ampleur de cet événement, à envergure catastrophique, quis'est traduit en un mouvement majeur d'entraide. Ce recueil est leur façon deconter les faits tels qu'ils les ont vécus tout en laissant à leur progéniture unepage de leur histoire.Un merci particulier à Joseph Henrie, Lise Lacroix, Carole Lavigne, AngèleMurphy et Nycol Vinette qui ont permis la reproduction de leurs photos pouragrémenter le recueil.Bonne lecture !


Loin du désastreJe ne sais pas beaucoup sur le désastre causé par le verglas. Depuis la fin dedécembre, j'étais partie passer les fêtes avec mes soeurs à Notre-Dame du Laus.Dans ce village, on a eu seulement un peu de pluie ainsi que de la brume. Ensuite,ce fut le beau temps. Mon garçon me conseilla de demeurer là puisque dans notrerégion c'était la misère. Mais, j'aurais voulu m'occuper de ma maison. Nousécoutions les nouvelles de temps en temps et nous pensions à la misère qu'avaientnos gens.Moi, j'ai toujours une réserve de chandelles, d'huile et de lampes. Ce fut utile à mabru qui s'est occupée de vider mon frigidaire et mon congélateur. J'ai tout perdu mesaliments réfrigérés. Alors, j'ai dû m'en acheter de nouveau. Aussi, mes arbres étaientendommagés.Je suis tout de même contente de ma promenade.Anita Gagner


Une situation mouvementéeNotre système hydro-électrique n'était pas prêtpour faire face à une tempête de cetteenvergure.Les gens se sont beaucoup entraidés. Plusieursd'entre eux ont même dû quitter leur foyer. Desservices d'urgence ont été mis sur pied pour lesaider. Et, je peux vous avouer que j'en ai mêmebénéficié en temps que citoyenne.De là viennent les désavantages de cettemauvaise aventure. Les chandelles étaienttellement en demande que les petitsdépanneurs ne pouvaient pas fournir. Il fallaitfaire plusieurs magasins pour la nourriture, carles tablettes étaient vides.Plusieurs personnes faisaient la ligne, de cinqheures le matin jusqu'à six heures le soir pour se procurer une génératrice. Lelendemain, certaines personnes devaient rapporter leur génératrice à cause d'un brisde moteur.Lorsque nous avons téléphoné pour une commande, nous étions les 639 e sur la liste.On réclamait aussi l'huile à lampe et l'eau potable.Tout ce brouhaha m'effrayait. Une fois que tout fut revenu à la normale, j'ai retrouvémon calme.Pierrette Gervais


Les beaux arbres givrésTous les matins, en me levant, je regarde dehors pourvoir quel temps il fait. Surprise! Tous les arbres étaientglacés. Ah, là là! Que c'était beau! Quelques heuresplus tard, c'était la panne électrique.J'ai cru que ce ne serait que pour une journée, maishélas ! non. Plus de lumière, d'eau chaude, de radio,de télévision, de chauffage. Rien ne fonctionnait.Heureusement, nous avions une fournaise à bois, unecuisinière au gaz propane, beaucoup de chandelles etune bonne quantité de nourriture. J'ai réussi à acheterde l'huile à lampe à Rockland au bout de cinq jours.Comme ce fut long de manquer d'électricité pendant neuf jours ! C'était impossiblede prendre une douche, alors nous nous lavions à la mitaine près du poêle à bois. Çanous rappelait notre jeunesse.J'ai aussi filmé les arbres glacés et brisés. C'était désolant à voir ! Les bénévolesvenaient nous visiter pour s'assurer que tout allait bien. Nous avons prié pour lessinistrés.Nous nous reposions, mon époux et moi, près du feu et nous étions heureux malgrétout.Vive l'été !Pauline Scott


Souvenirs de mon enfanceLa tempête de verglas 1998 m'a rappelé le début de ma vie. Jusqu'à l'âge de onzeans, je demeurais avec ma famille, sur une pauvre ferme dans une concession decampagne. Nous n'avions ni électricité, ni téléphone et même pas d'eau courante.Nous n'avions même pas une petite radio à piles, pas de fanal ou de lampe à gaz etaucune lampe de poche.Durant la tempête, les inconvénients étaient de se laver à la mitaine, de s'éclairer àla chandelle ou à la lampe à l'huile et aussi de ne pas pouvoir écouter la radio ouregarder la télévision.Tous les jours, j'allais dehors remplir des contenants de glace pour les déposer auréfrigérateur. Ainsi la nourriture se conservait. Il fallait faire chauffer l'eau dans degrandes marmites.Quand j'allais dehors, j'étais toujours étonné de constater un tel désastre.René Scott


La tempête de verglasLa tempête a débuté le 5 janvier 1998. C'était la pire tempête à frapper l'est del'Ontario. Notre corde à linge à cassé et plusieurs branches d'arbres sont tombéessous une épaisse couche de glace. La voisine nous a donné de l'eau pour fairefonctionner la toilette. Je devais vider le puisard de la pompe à eau, matin et soir.Nous avions la chance d'avoir un poêle à bois pour nous tenir au chaud et pourpréparer le manger.Le premier soir, nous nous sommes couchés de très bonne heure. C'était déprimantavec seulement une chandelle. Le deuxième soir, nous avions fabriqué de l'éclairageavec des batteries de tracteur et d'auto. Une autre batterie éclairait l'entrée dugarage. J'ai finalement pu acheter des piles pour la radio portative. C'était moinsennuyant. Durant la journée, j'allais faire des commissions et je m'informais desdésastres des alentours.Je trouve que la panne a duré trop longtemps. Je lève mon chapeau à Hydro Ontarioet à l'armée canadienne pour leur bon travail. Chapeau ! à tout le monde qui a mis lamain à la pâte! Les bénévoles, les pompiers et aussi la police qui surveillait lesmaisons sans courant. Je ne pensais pas être aussi dépendant de l'électricité !Bernard Villeneuve


De nouveaux amisAu moment où l'électricité a été coupée, je regardais la télévision. Je me suis levéeet j'ai couru a la cuisine. J'ai ouvert un tiroir. J'ai pris une lampe de poche, je suisentrée dans ma chambre et je me suis couchée.Le lendemain, j'étais glacée. J'ai appelé mon amie pour lui demander si elle avait del'électricité. Ma soeur m'a téléphoné pour savoir si j'avais du courant. On est alléespasser la journée à la caserne de pompiers. On a joué aux cartes. On a bu du café.On a parlé ensemble.Mon frère m'a téléphoné pour me demander si je voulais aller chez lui. Mes parentssont restés en ville avec ma soeur et mon frère. Ma famille a pensé à moi.J'ai couché sur un matelas de gymnase. Le matin, on a mangé des céréales pourdéjeuner et j'ai bu du jus pour passer le temps. Puis, l'armée nous a transférées àl'école secondaire. Il y avait des lits. On dormait bien le soir.Je me suis fait de nouveaux amis. On jouait aux cartes presqu'à tous les soirs.Hélène Boudrias


On a survécuPour moi, ça n'a pas été dur. Ma fille est venue mechercher. C'est ma famille qui a eu la misère, pasmoi! Mes deux filles sont voisines ; elless'entraidaient. Elles traversaient la nourriture. J'aibercé mon arrière-petite-fille.Je suis revenue ici pour chercher du linge etmonsieur Belisle m'a dit que la génératrice étaitarrivée et que nous aurions le nécessaire ce soirvers 19 h. Donc, j'ai décidé de rester. Nous avonsjoué aux cartes dans la salle à manger. Les poêlesdonnaient de la chaleur dans la cuisineQuelques résidants couchaient ici. Tout étaitnormal. C'était bien en général. On a survécu.En 1942, je chauffais au bois, je m'en souviens. Ceci ne nous avait pas dérangés.Lampe de poche et pantouflesAgathe BrosseauPendant la tempête de verglas je suis restée chez moi, car il y avait une génératrice.Au début, on n'en n'avait pas. Alors je me promenais avec une lampe de poche et jeme couchais avec des pantoufles. La tempête ne m'a pas beaucoup affectée, maisj'avais quand même hâte que tout redevienne normal.Diane Campeau


Un Être plus puissantAu moment où l'électricité a été coupée, j'étaischez moi. J'ai téléphoné à mon animatrice pourlui demander si elle avait de l'électricité. Elle m'arépondu que non. Je lui ai dit : «C'est parce quevous n'avez pas payé vos factures.» Je mecroyais mieux qu'elle, mais un jour plus tard, je n'étais pas mieux.Je me promenais chez les voisins pour avoir desnouvelles de la tempête. Mes voisins sont allésrester chez leurs enfants. Je suis allé voir AlainDrouin pour savoir s'il y avait de la place pourmoi pour les prochains jours. J'ai vécu chez Alain pendant les deux semaines de latempête. Mon frère m'a téléphoné pour me demander si je pouvais aller lui porterune lampe de poche à Curran.Il y a un Être plus puissant pour nous faire réfléchir à nos vies.On s'accommodeRoyal ChartrandOn était bien. Je suis restée ici. Je me suis couchée dans le sous-sol. Ceux, qui nepouvaient pas marcher, couchaient en haut. Ceux, qui marchaient, couchaient enbas.Moi, je suis restée ici avec les autres. Ça allait bien. Je restais dans la cuisine. J'aijoué au bingo pour passer le temps. Il y avait toujours de la bonne nourriture chaude!Georgette Fournier


Petits incidents drôlesJe chauffe toujours ma maison avec un poêle à bois installé au sous-sol. Donc,durant la tempête de verglas, j'étais déjà habitué à cette façon de vivre. Il fallait,cependant, cuire nos repas sur ce même poêle. Un jour, en remontant l'escalier dusous-sol avec une poêlée de bacon, j'ai tout renversé sur les marches. J'ai fait faireun saut à ma femme.Au début, les pompiers nous laissaient un cinq gallonsd'eau au chemin. Je devais transporter l'eau à la maisonqui est éloignée d'environ 500 pieds du chemin. Ensuite,mon fils a pris la responsabilité de m'apporter de l'eau.Après un certain temps, j'ai voulu prendre un bain.Alors, j'ai chauffé l'eau dans de grands contenants,encore sur mon poêle au sous-sol. Ensuite, j'aitransporté l'eau chaude dans une chaudière d'environcinq gallons, au premier étage de ma maison, pour laverser dans le bain. Lorsque j'ai voulu rajouter un peud'eau froide, il ne restait presque plus d'eau chaude.Tabarnouche! Je n'avais pas bien placé le bouchon du bain et j'ai dû me contenter dequelques pouces d'eau. Je n'avais aucune peur de me noyer.Un autre jour, ma femme a voulu prendre un bain et j'ai refusé de transporterd'autre eau.À man âge, ce n'est pas facile, et j'avoue que j'étais content lorsque le pouvoirélectrique est revenu.Joséphat Jean-Louis


Le jour et la nuitC'est le début de janvier,Le commencement de l'année.Les gouttes d'eau gèlent sur mon parapluieAutant durant le jour que la nuit.C'est du verglas !Ce qui cause beaucoup de tracas.Cette température dure quatre jours de temps.Les branches craquent, se brisent et partent au vent.Les fils, chargés de glace, tombent sur le pavé glissant.Les poteaux se brisent à leur tour; on nous coupe le courant.À cinq heures, nous sommes dans le noir complètement.Il fait froid ; on allume des chandelles pour le moment.On visite les voisins pour se réchauffer.Jusqu'au moment où, pour nous secourir, arrive l'armée.Jacqueline Lafrance


Mon aventureAu moment où l'électricité a été coupée, j'étais chez moi avec Claude dans la cuisineà regarder la télévision. J'ai pris la lampe de poche. Après on s'est éclairés avec lalampe à l'huile et on a joué aux cartes. Je me suis couchée avec six couvertures etdeux chandelles dans la chambre avec la porte fermée. Je me suis bien endormiecette nuit-là. Il y avait assez de chaleur. J'entendais les branches des gros arbress'affaisser avec des bruits sourds. La tempête était stupéfiante pour moi. Je suisrestée totalement saisie avec tout cela. Je n'aurais jamais soupçonné qu'uneaventure comme celle-là pouvait nous effrayer.Le lendemain Claude n'est pas allé travailler. Il ne voulait pas me laisser tout seule.On voulait aller chez son frère à Casselman pour se dégeler. Il avait un poêle à bois.Le chemin était entravé par les policiers parce qu'il y avait un poteau d'électricitéaffaissé par la tempête de verglas. On a rebroussé chemin pour St-Albert chez nosamis. Ils avaient un poêle à bois. On a continué à jouer aux cartes jusqu'à 22 h.Après on est retournés à la maison pour se coucher dans le froid.On a couché trois jours chez nous. Le soir, on allumait des chandelles et une lampe àl'huile et on fermait la porte de chambre. Le dimanche matin, Claude devait allertravailler pour midi. Il n'avait pas le choix. Il a été obligé de me laisser seule. Jen'avais pas de téléphone. J'ai trouvé ça épouvantable. J'ai même pleuré, car il faisait30° dans la maison. Je suis restée dans ma chambre avec les chandelles et avec lacouverture par-dessus ma tête parce que j'avais froid au visage. J'ai trouvé le tempstrès long. Ce fut tout un événement pour moi. Je n'aimerais pas le revivre unedeuxième fois.Quand j'ai vu les militaires venir à Casselman, j'étais fière, car je savais qu'on auraitde l'aide.On a visité les frères et soeurs de Claude. On est allés chez la soeur de Claude enville. Elle avait de l'électricité. On est restés là jusqu'à ce qu'on ait de l'électricitéchez nous.J'ai trois chats et une petite chienne. On les a amenés en ville avec nous autres. Touts'est bien passé. Ils ont adopté la place tout de suite. Je n'ai pas eu de misère.On a été chanceux pour la nourriture. On n'a rien perdu. On a tout apporté en ville.Lise a mis le manger dans le réfrigérateur. On a fait cuire notre nourriture enpremier pour ne pas qu'elle se gaspille.Lise a mis un matelas par terre dans la cuisine afin que Claude se couche là. Touts'est bien passé. On mangeait bien. Claude allait travailler durant la journée. Lise etmoi, on allait prendre des marches et on jouait aux cartes. Je lui ai aidé à faire leménage aussi. J'ai pris ma douche là. Je me suis très bien accommodée avec Lise.J'avais hâte que l'électricité revienne parce que j'avais beaucoup de lavage et denettoyage à faire.Le dimanche, on est allés voir notre maison. Chez nous, il y avait du dommage. Troisgros arbres étaient complètement massacrés. On était à enlever la neige dans la


cour lorsque le voisin est venu nous dire qu'il y avait de l'électricité. On a vérifié laboîte de contrôle et on avait de l'électricité. J'étais assez fière que j'ai sauté très hautet j'ai chanté. J'ai remercié le Bon Dieu.À cause de la tempête de verglas, Claude a travaillé pendant deux semaines, septjours par semaine, douze heures par jour. Il travaille pour la ville d'Ottawa.Je n'ai pas joué aux quilles pendant deux semaines. Ça été annulé à cause de latempête de verglas. Je ne suis pas allée à l'école Alpha, non plus, pour deuxsemaines.Lalé Mailloux


Le temps était longPendant la tempête, je suis allée chez ma belle-soeur Gisèle en ville. J'ai regardé latélévision pendant tout le temps. J'avais très hâte de retourner chez moi, car jetrouvais le temps long.Diane LarocqueLa tempête de verglasLa fameuse tempête de verglas de janvier 98 ! Que de troubles ! Mettre du bois dansle poêle, partir la génératrice et l'éteindre, la ranger dans le garage pour ne pas se lafaire voler, allumer plusieurs chandelles pour l'éclairage tout en faisant attention dene pas mettre le feu à la maison. Il fallait déménager la génératrice de maison enmaison pour vider le puisard. Il fallait cuisiner sur le poêle à bois. Oui monsieur!C'était comme retourner dans les années 30, comme dans le bon vieux temps. Joueraux cartes à la chandelle, boire un p'tit coup et faire l'amour !Mario Miron


Chez mes soeursPendant la tempête de verglas, je suis allé chez mes deux soeurs à Ottawa. J'airegardé la télévision et je suis allé acheter des revues. J'ai eu beaucoup de plaisirchez mes soeurs.Jacques DupuisJ’ai aidéPendant la tempête de verglas, je suis allé rester chez Louise Cayer à St-Albert.Nous avons joué aux cartes. Ensuite, je suis allé à la résidence Ste-Anne pour dormiret manger. Je suis allé couper du bois pour chauffer la résidence. J'étais très contentde revenir chez moi après huit jours.Ronald Laplante


Trois bons enfantsJacques est venu trois fois dans la journée pour me chercher.Je suis restée chez Jacques jusqu'au samedi. Nous étions 15, seulement un enfant,un petit bonhomme de trois ans. Jacques et son voisin, Roger, ont construit un igloopour y mettre la viande.Nous avions un poêle à bois. Nous mangions bien. Mais je suis allée chez Lise, mafille à Ottawa. Là, c'était le luxe. Nous avons fait des galettes pour chez Jacques.Le dimanche, mon autre fille Monique de Hull m'a invitée. J'y suis restée pendantcinq jours. Mais elle devait travailler.La chatte ne m'aimait pas. Je l'ai attirée avec un bol d'eau, ensuite elle est venues'asseoir avec moi.Je suis retournée chez Lise. Je suis allée au magasin. Je suis restée jusqu'aulendemain.Éventuellement, je suis revenue et j'ai apprécié mon chez-nous. J'étais bien chezmes enfants : quatre places différentes.Émma Séguin


Mes déplacementsLa deuxième journée, mon garçon est venu nouschercher, ma fille de Casselman et moi. Il a unfoyer dans le sous-sol. Je n'ai pas eu de misère.On a manqué d'huile à lampe. Ma petite-fille de St-Albert, celle avec trois enfants, est arrivée avecune bouteille d'huile pour nous dépanner. J'aicouché là deux soirs.Mon autre garçon de Templeton est venu mechercher. Je suis restée là deux soirs. Puis, de là,je suis allée chez ma soeur à Vanier. Là, j'étaisfatiguée. Je suis restée plus qu'une semaine avecmon autre soeur. On a joué aux cartes pour passerle temps. Ma soeur et moi avons fait des beignets en suivant ma recette, desbeignets pour les refuges. On n'a jamais manqué d'électricité.J'ai eu de la peine, car mon fils de Casselman est monté dans un arbre pour couperune branche et il s'est cassé le talon. J'appelais tout le monde pour voir s'il étaitconfortable. Je ne les avais pas autour de moi pour en prendre soin. Mes enfantss'entraidaient.On était bienCorinne VilleneuvePendant la tempête, je suis allé chez mon frère Gilles, car je n'avais pas d'électricité.Gilles avait un foyer, donc il faisait chaud dans la maison. On faisait le manger sur lebarbecue. Après huit jours, je suis retourné chez moi, car l'électricité était de retour.Paul Lortie


Poème de la tempête du verglasLe jeudi soir, on a manqué d'électricité.J'étais très excitée.On s'est réchauffés avec des chandelles.Mon copain m'a dit que j'étais belle.Mon copain n'est pas allé travailler.On a joué aux cartes et j'ai baillé.On n'avait plus de téléphone.Tout à coup, à la porte, on sonne.On est allés chez un de nos amis.Il était en train de couper un arbre avec sa scie.L'auto de mon copain était prise dans le garage.J'ai décidé de faire du ménage.Le lendemain, on est allés chez son frère.On a vu arriver son père.Le dimanche, j'étais seule dans ma maison ; il faisait trente degrés.J'avais envie de crier.On est allés en ville.J'ai joué des jeux en famille.J'ai amené mes animaux.Ils sont très beaux.Lalé Mailloux


Les militaires à CasselmanAu moment où l'électricité a été coupée, j'étais chez ma copine Jacqueline dans lesalon à regarder la télévision. On est allés se coucher vers 23 h. Je me suis levé pouraller à la salle de bain. On manquait d'électricité. Jacqueline a sorti les chandellespour passer la nuit.Le lendemain, Jacqueline a appelé sa fille pour lui dire qu'on n'avait plus d'électricitéà Casselman. J'avais une lampe de poche chez moi pour aider à Jacqueline.Le lendemain, j'ai appelé mon frère Robert pour lui dire que j'étais à Hull. Je nevoulais pas qu'il s'inquiète. Cinq jours après, je suis revenu à Casselman parce quej'étais malade. J'ai rappelé mon frère Robert pour le lui dire.Les pompiers sont venus vérifier la résidence pour voir si la température était bonne.Gilles, le propriétaire, a mis une génératrice pour quatre jours pour chauffer larésidence.Les arbres craquaient. Ils me faisaient peur. Je me sentais nerveux. Quand j'ai vu lesmilitaires qui arrivaient à Casselman, je croyais que la fin du monde était arrivée.André Surprenant


La vie dans un WinnebagoTrès tôt le matin même, Francine est revenue, carles chemins étaient trop glissants. Elle est arrivéeà 7 h le matin. J'étais assise sur le bord du lit.Francine m'a dit : «Grouille-toi, tu t'en viens, çapresse». J'ai répondu : «Qu'est-ce qui arrive ?» Jen'étais pas consciente de tout ce tralalaRobert a démarré le Winnebago pour faire de lachaleur. J'ai failli tomber dans la cour glissante.Yves, mon petit-fils, m'a soulevée par le derrièrepour m'aider a entrer dans le Winnebago.Francine a appelé ses soeurs pour qu'ellesviennent. Nous étions 12, car Hélène gardait sestrois petits-fils. Moi, j'étais assise et je ne bougeaispas. Nous avions du thé, du café... Nous devionstout transporter de la maison au Winnebago. Nousallions à la toilette dans la maison. Au Tigre Géant, nous allions chacun notre touravec une fille, à la queue leu leu, pour aller chercher de la nourriture. Lucien Racineétait fermé !Robert s'est procuré une génératrice. Le voisin est venu pour réchauffer la maison.Robert a installé un poêle rabouté. Moi, je surveillais les tisons en me berçant. Nousavions des sucettes. Trois jours à coucher tout habillés! J'ai attrapé un gros rhum.Ensuite, j'ai téléphoné à la résidence et monsieur Belisle m'a dit que c'était pas pire.Je suis donc revenue ici. J'étais contente de tomber dans mes affaires !J'avais un manque de sécurité. Je suis une personne qui ne demande rien. Les bruitset le fait de revoir le tout devient comme une photo. On dirait que la vie ne nousappartient plus. Les choses se replacent tranquillement. Nous attendions tout et nousn'attendions rien. Nous avions une sensation d’impuissance.En conclusion à mes pensées et à mes sentiments, je dois ajouter ceci. De 1939 à1945, ce fut des moments très difficiles à vivre : les craintes de bombardements surla Capitale du pays, le son des sirènes à tout bout de champ, les polices militairesqui patrouillaient les rues de la ville. Ce sont des moments qui furent très difficiles àvivre. Et je ne pensais jamais qu'un jour, nous aurions besoin, encore une fois, defoncer pour nous battre pour pouvoir sauver notre peau.Ce sont des étapes marquantes sur le moral, et c'est inoubliable.Et voilà mes impressions !!!Yvette Normand


PS : Est-ce qu'au Canada, nous sommes plus épargnés vis-à-vis ces problèmesqu'ailleurs? Je le crois.


C'est à notre tourLa première nuit, je me suis couchée vers 11 h 15.Je ne dormais pas encore lorsqu'on nous a coupél'électricité vers minuit. Je me suis dit : «C'est ànotre tour.» J'ai eu peur. Je croyais que c'était lafin du monde qui arrivait quand j'ai vu tous lesdégâts dehors. J'ai passé quelques jours chez moi ;c'était pas pire.La quatrième journée, je suis allée vivre chez mafille à Hull où il ne manquait pas d'électricité.J'avais de l'eau et je pouvais boire un bon café àchaque matin. Je m'ennuyais l'après-midi, puisquej'étais seule dans la maison. J'avais hâte à la soiréequand Francine rentrait de son travail. Vendredi,j'ai pris l'autobus pour me rendre à Ottawa au 40Elgin. C'était pour rejoindre Francine pour aller souper au restaurant Darcy's. Lerestaurant était plein de monde. On a décidé d'aller manger au Kentucky à Hull.L'autobus 31 a passé dans des rues non éclairées. C'était épeurant, cette partie de laville, tout dans le noir. Après avoir soupé, nous sommes allées magasiner. Le samedisoir, André a téléphoné pour me dire qu'il y avait de l'électricité à Casselman. J'avaishâte de revenir à la maison.Dimanche, on a fait le lavage. Lundi, Julie m'a téléphoné pour m'offrir de meramener chez moi. Dans l'après-midi, j'ai appelé Francine à son travail pour lui direqu'on irait la rejoindre à 5 h. Julie, Francine et moi avons soupé au restaurantDarcy's. Francine était très contente. Elle a payé l'addition. Julie et moi sommesparties d'Ottawa vers 7 h. On est arrivées à Casselman à 20 h. J'étais fière derevenir à la maison, dans mes affaires et dans mon lit.Jacqueline Lafrance


Verglas'98 - Air « Une boîte à chanson »Une tempête de verglas, c'est pas si drôle que ça,quand ça nous tombe sur la tête.Ça nous est arrivé dans le mois de janvier, et juste après les fêtes.RefrainEt l'on entend battre les coeurs pleins d'émotions,quand vient le soir, c'est les chandelles et les frissons.(bis)Heureusement, qu'on a eu tous les gens de l'arméeet tous les bénévoles qui ont tous travaillé et le jouret la nuit pour que la glace décolle.(Refrain)Continuons d'nous aimer avec l'électricité,mais conservons la tous. Il faut bien s'éclairer,mais il n'faut pas exagérer. Quand ça manque, on perd « toute ».(Refrain)Faudrait pas oublier ceux qui nous ont quittéspendant cette tempête. Je les sais près de Dieu.Ils sont tous très heureux, avec tous nos ancêtres.(Refrain)(Couplet spécial)Parlons donc des Séguin, de nos électriciens« Y » ont pas fait le chômage, ils étaient juste entrésl'téléphone a sonné ... retournons à l'ouvrage(Refrain spécial)Et l'on entend battre les coeurs pleins d'émotions,quand vient le soir, ce sont les chandelles et les tisons. (bis)Emma Séguin


La vie à la chandelleJe suis allée coucher chez ma fille pendant deux soirs. J'avais très peur pour le feu àcause des chandelles. Nous avons joué aux cartes à la chandelle.J'avais hâte de revenir dans mon chez-nous. Lorsque tout était prêt à la résidence, jesuis revenue. Le reste, nous l'avons vécu comme tous les autres.Noella GrattonVoyage à SudburyPendant la tempête de verglas, je suis allé à Sudbury chercher une génératrice avecmon frère Jacques. La génératrice était très grosse. On en avait besoin pour legarage. On faisait l'ouvrage qui était urgent seulement. J'avais très hâte quel'électricité revienne.Claude Laplante


L'effet d'El NinoLe pire était l'effet d'El Nino. La glace était épaissepartout autour de la maison et sur les arbres. Lanuit, les arbres se brisaient et tombaient dans lebois.La route était glissante. La température étaitmauvaise. Les fils étaient sur la neige. Letéléphone ne fonctionnait plus. Les journéesétaient longues.Après deux jours, l'eau de la cave a commencé amonter lentement. Il fallait vider le trou avec unpot et des chaudières de cinq gallons. Notrepropriétaire venait nous voir. Il nous a donné del'eau, un peu de nourriture et des piles. Il estdescendu dans la cave pour voir la pompe aspirante. Il en avait acheté une pour lacave.On travaillait en famille. Trois jours après que l'électricité a été coupée, on est alléschercher du bois d'érable pour réchauffer la maison. J'ai rentré du bois. On n'a pasmanqué de nourriture.On est restés dans notre demeure sauf pour deux soupers lorsqu'on est allés àl'hébergement. On est partis de chez nous pour aller à St-Isidore. On a vu beaucoupde poteaux d'électricité brisés, tombés.J'ai surveillé Lauriette. Je me suis fait gâter aussi, mais au moins, j'ai aidé.Françoise Lalonde


C'était glissant !L'érablière était démolie. Les branches étaient fatiguées. Ellespendaient par terre. Le verglas a fracassé mon sapin, les deux arbres et lespommiers dans le verger.El Nino a causé la tempête. On a manqué d'électricité le mardi 6 janvier vers 18 h45.À St-Albert, les fils de la grande ligne étaient bien affaiblis et plusieurs poteauxétaient tombés par terre. Les hommes montaient dans les poteaux d'électricité.C'était glissant !Je suis venue au cours d'alphabétisation le 7 janvier 1998. C'était glissant sur leschemins et François m'a aidée à marcher dans ma cour et à monter sur la galerie dela maison.Durant le manque d'électricité, je me suis lavée dans le lavabo avec unedébarbouillette. Il fallait apporter un essuie-main et du savon. On faisait le déjeuner,le dîner et le souper sur le petit poêle électrique.Mes nièces étaient chez moi ; elles ont trouvé le temps très long. Elles sont parties le23 janvier à 21 h 30.Ma tante n'avait pas d'électricité. Elle est restée dix jours à coucher chez moi. Onécoutait la télévision alimentée par une génératrice que mon frère Réginald avaitapportée. On a éteint la lampe pour écouter la télévision. La génératrice n'était pasassez forte.Moi, j'étais chanceuse. Il faisait chaud pour me coucher dans mon lit le soir.Claudette Lafrance


L'entraideLes gens du village se sont bien aidés. Plusieurs ne se connaissaient pas. Les voisinsont fait connaissance. Beaucoup de vieillards ne voulaient pas sortir de chez-eux.Plusieurs bénévoles ont aidé les malheureux.Moi, je suis allée chez ma fille Aline et chez Paul à Touraine.Lauréanne FortierLe verglasLe verglas était de toute beauté. Mais il était si gros qu'il faisait très peur. Tout étaitbrisé et tout penchait. C'était la fin du monde, a bien y penser. Comme si la guerreavait passé. Tout le monde travaillait à se débarrasser des fils et des branches. Ilfallait se faire un chemin pour passer. De la neige, de la glace, des nuages et detout! Tous les chemins fermés, pas de gaz, pas de magasin ouvert, à la grandenoirceur! Je ne veux plus le revivre jamais. C'est dans des moments comme ceux-cique nous voyons que nous ne pouvons pas nous passer de l'électricité ainsi que desautres belles inventions. Vive l'électricité et la technologie. Mais...Alcide St-Amour


Enfin comme les autresTabarouette, j'ai trouvé ça bien ennuyant. Je n'aimais rien. Je l'ai enduré ! Pour êtretannée, j'étais tannée.Quand l'électricité est revenue, j'ai dit : «Enfin, on va pouvoir faire comme les autres!»Aline BrunetteLes jeunesLes jeunes ont eu la chance de se prouver. Ils sont très débrouillards. Ils n'avaientpas peur d'aider. Plusieurs coupaient et livraient du bois de chauffage, de l'eau et dela nourriture. Je suis allée au Nursing pour quatre jours. Nous avons été très bientraités. Merci à tous.Véronique Lanois


Mes opinions sur le verglasLe 6 janvier, c'était un mardi vraiment surprenant et très glacé pour moi. Levendredi matin, 2 janvier, Rosaire m'avait demandé s'il valait mieux retourner auManoir en voyant les arbres si glacés. Je me disais que j'avais bien fait de luirépondre oui. J'aurais été prise sans médicament très loin d'Embrun.Ce mardi-là, tout a commença de travers. Durant la nuit, l'électricité avait manquédans le Nursing et le Manoir, mais elle était revenue à temps pour le déjeuner. Tousceux qui sont descendus ont eu des gaufres. Mais moi, je ne suis pas descendue,alors je m'en suis passée.Le 8 janvier, tout s'est gâché. L'ascenseur ne fonctionnait plus. Tout le monde amangé au même plancher. Les rôties étaient cuites dans la p'tite cuisine du Nursingou dans la cuisine de la cave. L'avant-midi, les bains n'étaient pas très chauds,même plutôt froids. Plus d'électricité nulle part, ni dans le Nursing ni dans le Manoir :il fallait évacuer.Les lignes de téléphone avaient de la difficulté à fonctionner normalement. Lesquelques-unes qui fonctionnaient étaient très utiles aux infirmières comme SuzanneLebrun qui téléphonait aux parents responsables.Suzanne a annoncé qu'elle préparait des pilules, pour une semaine, pour ceux quivoulaient partir. Quand j'ai aperçu ma belle-soeur Denise, j'ai tout de suite montéfaire mes bagages. Elle m'a dit qu'il ferait chaud, mais que je ne devrais pasm'attendre à prendre des bains, plutôt des lavages à la mitaine. J'ai passé deux jourset demi chez mon frère et six journées chez ma plus jeune soeur, Lyne. Suzanne arappelé pour me dire que je pouvais revenir au Manoir. C'était justement la journéeoù je pensais venir prendre d'autres pilules. Je suis revenue pour revoir mon amie detoujours, Réjeanne Burelle.Pauline Roy


Le courageBien moi, quand j'ai vu tout le monde couché parterre sur les matelas, j'ai manqué de courage. Onespère pour le mieux, et que ça ne soit pas aussipire que ça en a l'air.Le beau courage des travailleurs qui ont accepté lasituation, ça c'était merveilleux.Ah ! mon lit!Gabrielle LévasseurJ'en ai arraché à coucher par terre longtemps! Pis en plus, j'ai eu la grippe deux fois.Quand l'électricité est revenue, j'ai dit : «C'est bon. Ah! Je suis contente! J'ai eu froidjuste un petit peu !» Les gens du Manoir sont revenus chez nous !Y'en est arrivé des affaires pas drôles. L'armée nous a beaucoup aidés.Le premier soir que je suis retournée dans mon lit, j'ai dit : «Ah ! mon lit !»Julienne Leguerrier


Beaucoup d'aideQuand c'est arrivé, j'ai eu beaucoup d'aide de mes parents et du Club Optimiste. Ilssont venus me voir pour me demander si j'avais besoin des choses comme unelampe de poche et des chandelles.Durant le manque d'électricité, on a pris notre bain chez mes parents dans troispouces d'eau. Il fallait apporter nos choses personnelles. On avait une génératriceque mes parents partageaient avec nous.Chez mon frère Frank, il y avait beaucoup de dommages. Il fallait qu'on enlève soncamion de sa cour parce qu'il y avait des arbres abattus par la glace.Le foyer St-Jacques a fonctionné à l'aide de trois génératrices fournies par deshommes de l'armée. Tout fonctionnait dans le foyer. Les personnes âgées étaienttrès enchantées.Patrick était sur les nerfs. Il se demandait ce qui se passait. Il n'avait pas latélévision. Il se posait des questions.Un soir mon petit Patrick a voulu aller coucher au centre d'hébergement, mais il n'apas dormi avant 2 heures du matin. Le lendemain, on est retournés à la maison. J'aimis une couverture pour fermer le salon et le haut de la maison. On couchait dans lacuisine avec beaucoup de couvertures, mais il faisait froid dans la nuit. Les nuitsétaient longues, et le jour, on allait manger au centre d'hébergement.Un soir, nous sommes allés souper chez ma soeur Francine. On mangeait sur lebarbecue et les enfants n'avaient pas de patience. J'ai joué un jeu de jambes(twister) avec eux.J'espère qu'on ne passera pas encore une autre fois cette expérience. Je n'ai pasbesoin d'autres choses pour l'année 1998.Diane Thibault


Des leçonsComme mesure de précaution, les gens devraient seprocurer un poêle qui chauffe au bois. C'est uneleçon à tirer pour l'avenir. Si plus de foyers avaientchauffé au bois, moins de personnes auraientsouffert.Jean LongtinIncréduleMoi, même si j'avais vu une grosse branche tombée, je necroyais pas que c'était le début d'une longue tempête.Ernestine Leroux


El Nino ?El Nino? Le chaud et le froid se mélangent. C'est ce qui a causé beaucoup d'humiditésur toute la partie sud-est du continent d'Amérique pour se changer en verglas dansnotre région.Nous avons manqué d'électricité dans la nuit du 4 janvier 1998. Les gens quitravaillent pour Hydro Ontario nous ont rebranchés dans l'après-midi du 20 janvier1998.Lorsque l'obscurité est survenue, il fallait s'organiser en conséquence.Mon mari et moi sommes sortis pour aller faire les emplettes, mais je suis trèspeureuse sur la route quand les chemins ressemblent à une patinoire. Pas trop loinde chez moi, il y a eu un accident à cause de la route glissante. L'auto était dans lefossé, mais il n'y a pas eu de blessé.Nous sommes allés faire un tour de camion et j'ai vu beaucoup de poteaux affaibliset déchirés.Nos arbres dans la cour étaient très abîmés par le verglas. Des branches étaientpliées, d'autres étaient tombées. Les fils électriques étaient tombés ainsi que lecâble. Heureusement, notre fil du téléphone passe en dessous de la terre.Durant le manque d'électricité, je me lavais dans un petit lavabo. Je faisais bouillir del'eau et je me préparais un savon, une débarbouillette et des produits hygiéniques.Julie et Pierre étaient nerveux, car parfois ils se chicanaient. Pierre ne pouvait pasregarder le hockey. Lorsqu'il a su qu'il pouvait l'écouter à la radio, il était beaucoupplus calme. La petite, elle, écoutait sa radio à cassette. Moi, pour leur enlever lapeur, je leur disais que Dieu Jésus et la Maman Ste-Vierge allaient nous protéger.Ceci les calmait beaucoup, car ils ont confiance en eux.Pour la cuisson, je faisais cuire sur le poêle à bois : patates, légumes, macaronis etspaghettis à la viande.Mon mari avait sa soudeuse qui pouvait être employée comme une génératrice. J'aitrouvé cela très bien, car mon mari est très bon pour trouver des trucs tout ens'informant des choses à faire.La nuit, je me levais un peu plus souvent, car je ne voulais pas trop laisser baisser latempérature dans la maison. Ainsi, je tenais la chaleur de la maison entre 70° et75°. Mon mari me disait : «Tu chauffes trop.» Mon mari se couchait vers 23 h aprèsson programme et les enfants se couchaient aux heures normales.Pierrette Séguin


La tempête de verglasJe suis allé travailler ce matin-là.À 11 h 30, je me suis blessé aux épaules. Je suisallé voir le chiro, et il m'a replacé l'os. Je suisretourné chez moi. Il n'y avait pas d'électricité.Heureusement, je m'étais procuré une génératricele jour précédent. Pendant la tempête, je suisresté chez moi. Je n'ai pas eu de dommages chezmoi. Par contre, mon père a eu beaucoup dedommages à son érablière. J'espère de ne plus jamais revivre cette expérience.Jean-Denis Grimard


Vacances à GatineauJ'étais très nerveuse. Ma fille de Gatineau est venue me rencontrer à Ottawa. Elleavait trop peur de conduire jusqu'à Embrun. Je suis partie avec Gisnie qui demeure àOrléans. J'ai passé le reste de la semaine bien au chaud.Chez PaulaLaurette St-PierreOn écoutait; j'avais peur des bruits et du verglas. Jesuis allée chez Paula à Orléans. Elle avait del'électricité.Germaine GervaisMauvaise surprise au retourJ'étais sur les nerfs parce que j'avais peur pour ma famille. Je suis allée passer unesemaine chez mon garçon Rhéal et ma petite-fille. À mon retour, ma copine dechambre est décédée. Je ne sais pas si c'est à cause de la tempête de verglas. Çame fait beaucoup de peine, car je l'aimais bien.Jeannette Piché


Ce n'était pas drôle !Le jeudi matin, mon père a vu tomber lespoteaux électriques près de chez moi. Durant lapanne d'électricité, comme il faisait trop froidpour coucher dans la maison, nous dormions nosnuits assis dans le camion. Ce n'était pas trèsconfortable. Mes parents, mon frère et moi avonsdormi, tout habillés pendant trois nuits dans lecamion. Mon chat aussi. Lui, il était couché enrond comme une boule et dormait bien.Nous avons passé nos journées dans la grange. J'ai nettoyé et soigné les vaches unpeu. Je me suis assise sur le foin et j'ai joué avec les chats. Nous mangions dessardines, des sandwichs et du manger en conserve.Mon père et mon frère ont tiré les vaches à la main. Ils avaient les mains gelées.Aussi, les vaches "kickaient" parce qu'elles n'étaient pas habituées à ce genre detraite.Nous n'avions pas d'eau pour nous laver. Les pompiers ont apporté de l'eau pourfaire boire les vaches.Mon père a enfin acheté une génératrice. Lorsqu'il ne s'en servait pas à la grange, ill'installait à la maison. Nous nous éclairions à la chandelle et nous utilisions deslampes de poche. Pas de téléphone! Nous avons été 23 jours sans électricité.Ce n'était pas drôle !Joanne Patenaude


C'était inquiétantAh! C'était plate en mautadit! Je ne voyais rien, car ma fenêtre était pleine de glaceet de neige. Je "m'abrillais" par-dessus la tête. Lorsque les soldats sont entrés dansma chambre, je me suis senti mal à l'aise.C'était inquiètant! Je savais que tout était correct pour mes enfants. J'avais appelé.Ah! Je ne voudrais pas que ça recommence.Le bruitMadeleine GauthierLa génératrice faisait le même bruit qu'un ventilateur (une fan). Personne ne pouvaitla voler parce qu'elle était grosse comme un tracteur.Alméria Bourdeau


Le chanceuxJe ne suis pas resté ici! Je suis allé à Ottawa chez ma mère. Là, il y avait del'électricité. J'ai été chanceux et gâté. Je suis revenu quand tout était correct.Robert FournierToute une expérienceMoi aussi, j'ai vécu la tempête de verglas. C'était ma première, car je viens d'unpays chaud. J'ai dû demeurer ici deux jours avec Joanne et les résidants. C'étaittoute une expérience. Je suis prête à recommencer, car je ne l'ai vécue qu'une fois.Rose-Marie Mondésir


De gros ajustementsJ'étais surprise. Ils me transportaient sur un matelas. J'ai couché par terre. Jeprenais ça comme ça venait. Ils apportaient la nourriture sur du papier, car il n'yavait pas de vaisselle. Tout le monde s'entraidait.Adéline SavageJ'ai manqué le partyC'était pas l'fun. À 12 h 33 lors de la première journée, je suis tombée et je me suiscassé la jambe. Donc, je suis restée à l'hôpital plus longtemps. J'ai manqué le party.C'était pas un party d'après ce que les gens me disaient.Marie LeFrançois


On s'organiseJe suis allé chez mon garçon Jacques à mon ancienne maison où on chauffe au bois.Des "toasts" sur le poêle à gaz, du boeuf... on a bien mangé.Jacques allait chercher de l'eau à la cave. Pour boire, il allait chercher l'eau chez levoisin.Le père de Francine était là aussi. On était une bonne «gang». On était bien. Onavait hâte de revenir.Quand ils nous ont appelés, ça n'a pas été long... on a plié bagage et on est revenus.Nos propriétaires étaient super gentils et ils se sont occupés de nous. Ils ont veillé àce qu'on soit tous bien placés. Ils appelaient pour voir si on était correct.Fernand Brisson


Trop de changementJ'ai pris ça passablement. Je suis allé chez ma fille. On était 5, 8, 10... On invitait lesvoisins à venir se chauffer.Ma fille préparait la nourriture bien ordinaire sur le BBQ dehors et sur un poêle à gazpropane. Il y a eu environ six ou sept feux.J'ai été malade. J'ai perdu connaissance à l'hôpital. Ils ont dit que c'était dû au stresset au changement de place. J'ai vomi! Je ne me sentais pas fort, à cause de la fuméedes chandelles, car j'ai les bronches.J'ai été dîner à l'aréna. C'était bon. C'était bon pour le moral de changerd'atmosphère.Le retour ici s'est bien fait. Un jour à la fois !En 1942, l'électricité avait manqué. L'Hydro n'avait pas de camion. C'était moinspire, mais les employés n'étaient pas équipés. Cela avait pris un mois. Aujourd'hui,l'équipement est super!Raymond Bruyère


Nourris au coton !Quand l'électricité a manqué, à une heure dansla nuit, j'ai pris une nitro, car mon coeur enmangeait un coup à cause du stress.Je suis tout mêlé dans les journées. Mêmeencore!pour l'aréna.Je suis allé voir une femme et je suis resté là,mais juste une journée parce qu'elle aussi aperdu l'électricité. Alors, nous sommes partisJ'ai vécu là. On a couché sur des petits matelas avec des couvertes. C'était froid.Nous étions environ 150 personnes. Nous étions nourris au coton! Mieux qu'auxnoces! Il n'y avait rien qui manquait. Pour se laver, ça c'était le pire! Le monde del'extérieur venait se laver même la nuit !Aucune peur, aucune panique! C'était du monde que l'on connaissait. Ce n'était pasdrôle, pas triste, rien d'extra.En 1942, le verglas est resté tout l'hiver sur les arbres. En croupe à cheval, onpartait sur la croûte glacée. Les femmes chicanaient, car elles venaient juste d'avoirdes moulins à laver et elles devaient recommencer à laver à la main. Ça aurait puêtre plus grave que ça.Omer Charette


Tous se donnaient la mainJe suis parti tout de suite pour aller vivre chezma belle-soeur à Embrun qui avait le courant.Mais là, on l'a perdu le même soir. Rien pour seréchauffer. Donc le lendemain matin, son fils estvenu nous chercher. Il avait un poêle à bois.Nous avons demeuré là tout le temps.Nous étions 17 dans la maison. Ça allait biend'une manière. On cuisinait bien ordinaire sur lesbraises du feu ou sur la fournaise. On mangeait aussi la nourriture cuite sur le BBQ.C'était beau de voir l'entraide. Tous et chacun se donnaient la main. Les personnesâgées étaient traitées d'une manière spéciale. Nous avions nos chambres; lesenfants et les plus jeunes couchaient sur le plancher.Le dernier soir, nous avons eu une génératrice. Je me sentais calme.C'était beau de voir l'atmosphère. Claude Gagné était comme une radio. Il parlaitbeaucoup. C'était agréable de voir la joie, les rires.Dans l'après-midi du 12 janvier, je suis revenu à la résidence. Et je pensais que toutallait pour le mieux, dans le meilleur des mondes. Ma chambre n'avait ni électricité,ni chaleur. Durant la nuit, un électricien est venu et à tout arrangé ça.Ah bien! c'était une expérience, mais on a passé à travers!Laurent Desrosiers


En sécuritéJe suis allée chez Florent, mon garçon. Nous sommes restés dans la cave où il yavait un poêle à bois. C'était correct chez Florent. On faisait cuire sur le poêle à bois.Après quatre ou cinq jours, j'étais prête à revenir ici.Si je n'avais pas été chez Florent, je ne sais pas où je serais allée. Je couchais là,puis je dormais toute la nuit.Rollande Clément


Un fils attentifQuand on a appris que tout ça arrivait, je me demandais quoi faire, car Claudetteavait déjà toute sa famille.Mon garçon, qui demeure à environ une heure d'ici, avait l'électricité. Il est venu mechercher. J'y suis restée plus d'une semaine.Lorsque tout était prêt ici, j'ai pu revenir à la résidence. Mon fils est revenu deux foispour me voir, pour s'assurer que j'étais bien et pour m'apporter de la nourriture.Claudette a gardé l'oeil sur moi, malgré tout son trouble.J'étais très fatiguée après tout ça. Je crois que je suis restée fatiguée.Irène Julien


Tempête de verglasDurant la tempête, je suis toujours restée dans ma maison. J'ai eu froid les premiersjours, jusqu'à ce que mon fils transfère la fournaise à l'huile dans la maison. Elleétait installée dans la remise pour son travail.Ensuite, mon ami a acheté une génératrice pour nous donner de la lumière et latélévision. Donc, nous étions assez confortables. Un poêle propane servait à préparerles repas. Les enfants ont mangé à l'hébergement situé à l'école St-Viateur.Nous sommes gâtés avec l'électricité. Douze jours sans celle-ci, c'est long. J'aisurtout eu peur que cela dure tout le mois.Amanda Lemieux


Secourons nos arbresLa tempête de verglas 1998 a brisé beaucoup d'arbres dans l'est de l'Ontario. Lesarbres qui ont peu de dommages s'en remettront avec le temps. Ceux qui ont degros dommages peuvent être encore sauvés.En hiver, les arbres dorment. Les dommages qu'ils ont eus sont moins sérieux. Lesdommages causés pendant le reste de l'année sont plus graves.Les arbres à tronc mince ont été pliés par le poids de la glace. La plupart des arbresréussiront à se redresser lorsque la glace fondra. Il faut attendre que la températuresoit au-dessus de zéro avant d'ôter la glace. Le faire avant pourrait arracher lesbourgeons.Jean-François CourouxPatrick DanisBernard DionGilbert GélineauMichel MarinierGaston ParentRoland St-Amour


Toute une expérienceMon histoire commence le lundi 5 janvier 1998. Une journée qui ne sera pas viteoubliée. C'était la première journée d'école après les vacances de Noël. Une tempêtede verglas frappe la région. On annonce la fermeture des écoles. Cette tempêten'avait rien de normal.Le 6 janvier, on a manqué d'électricité vers 3 h 30. On a appris par la suite quel'électricité ne reviendrait pas tout de suite. On a allumé des chandelles. La radionous informait qu'une autre tempête approchait vers notre région. Les voisinsdéménageaient chez leurs parents.On a commencé à s'organiser une nouvelle manière de vivre. On a descendu lesmatelas en bas près du poêle à bois. Le barbecue, bien installé sur le patio, nous apermis de bien manger. L'électricité nous est revenue 36 heures plus tard, maisjuste pour deux heures, assez de temps pour que ma femme et deux de mes enfantsprennent une douche. J'ai dit : «La prochaine fois qu'elle revient ce sera mon tour.»Le lendemain elle est revenue; je n'ai pas manqué mon tour et j'ai pris ma douche.La troisième tempête est arrivée et c'est là qu'on a perdu l'électricité pour de bon. Lavoisine, qui venait vérifier sa maison, s'est aperçue que l'eau commençait à monterdans sa cave. Elle en pleurait. J'ai parlé à un de mes amis. Il m'a offert de partagersa génératrice quelques heures par jour lorsque son magasin serait fermé. On apompé l'eau de la cave de ma voisine; ça l'a soulagée.Cette tempête a été une bonne expérience pour moi et ma famille. La prochaine fois,vous pouvez être sur qu'on va être très bien organisés.Danny Garneau


Le verglas de janvier 1998Depuis dimanche passé, nous avons reçu à Rockland: du verglas, de la pluieverglaçante et de la neige. Je suis allé mettre un grand plastique sur mon beausapin. Je l'avais transplanté, il y a trois ans. Des branches commençaient à se briser.J'ai laissé le plastique jusqu'à la fin de la tempête.Deux familles de St-Pascal sont venues rester deux semaines dans l'immeuble oùj'habite. Ce n'est pas drôle deux semaines sans courant. Je me trouve chanceux, j'aiseulement manqué à peu près douze heures d'électricité en tout.J'ai fini par me trouver des chandelles et des piles à la pharmacie. De retour à lamaison, je me suis fait chauffer un bon café sur mon barbecue et j'ai alluméplusieurs chandelles pour faire un peu de chaleur et de clarté. C'est après que j'aicompris que la fumée fait beaucoup de dégâts de suie noire sur les rideaux, lesfenêtres et les miroirs.Après sept jours de mauvais temps, j'étais heureux de revoir le soleil.Omer Dion


Le verglasLa tempete de verglas a été une bonne expérience. On n'a pas vu ça souvent. C'estdevenu épeurant quand les lumières et le chauffage se sont éteints. On a commencéà avoir froid et le téléphone ne fonctionnait plus. On s'est demandé ce qui pouvaitencore nous arriver.Ma femme m'a demandé d'allumer des chandelles pour nous éclairer. Pour manger,on s'est servis d'une grosse chandelle qu'elle avait déjà faite avec des restes dechandelles et une mèche. Elle a placé une grosse boîte de jus de tomates ouvertedes deux bouts autour de la chandelle. Avant de déposer la boîte, elle a replié lespointes du rebord à l'aide d'un ouvre-boîte à bec pour laisser passer de l'air au hautet au bas de la boîte. Elle a déposé une petite assiette à tarte sur la boîte et une endessous. On était maintenant prêts pour faire chauffer de la bonne soupe et du café,une portion à la fois.J'ai dit à ma femme: «Si ça dure trop longtemps, on descendra dans le garage. Onva pouvoir se chauffer avec le bon vieux poêle à bois. On n'aura pas d'inquiétude ;on a assez de bois pour un bon bout de temps. Il ne faut pas oublier qu'il y en a quisont bien pires que nous. »Jospeh Henrie


Comment j'ai vécu la tempête de verglasLe lundi 5 janvier débutait un cauchemar inoubliable. Qui aurait pu penser que nouspasserions neuf journées éclairés aux chandelles ? Nous avons été chanceux, carnotre poêle à bois nous a bien réchauffés. Les premières journées, mes enfants ontrempli des chaudières avec de la glace que nous faisions fondre près du poêle à bois.Cette eau servait pour la lessive et la toilette.Chaque jour était une épreuve à subir. Le téléphone était défectueux ; ce n'était plusdrôle et je me sentais abandonnée. Grâce à notre petite radio portative, nous noustenions au courant des événements.La démarche des repas était un peu difficile, car avec une grosse famille, les goûtsvarient beaucoup.Nous avions descendu nos matelas dans la salle familiale près de la chaleur. Nousnous couchions tôt le soir et nous nous levions avec la clarté du jour.Puisque mon mari était occupé ailleurs, j'avais la responsabilité de garder le poêleallumé. Avec ces inquiétudes, tu ne dors pas bien de peur que le feu ne s'éteigne.Après neuf jours d'attente, le courant a été enfin rétabli. Le dommage sur notreterrain est mineur en comparaison avec celui des agriculteurs, des éleveurs et despropriétaires d'érablières.Pour moi, avoir bien pris soin de ma famille durant cette tempête est un des plusgros accomplissements de ma vie.Il faut continuer de s'entraider.L'électricité, quelle merveilleuse invention! Pourrions-nous vivre sans ce luxe? Non.Denise Garneau


Comment j'ai vécu la tempêteCe n'était pas beau à voir. Il y avait une mince couche deglace sur le sol. La pluie, la glace et le verglas étaienttombés. C'était verglacé partout. Des transformateursavaient gelé et avaient mal fonctionné ; certains avaientmême explosé.Il y avait une formation de nuages dans le ciel. Beaucoupde poteaux et d'arbres tombaient un peu partout. Desgrandes tours se sont écroulées à plusieurs endroits. Lesfils électriques se sont retrouvés par terre.Il y a eu des pannes de courant. La tempête est terminée,mais il reste des réparations à faire.Le verglasPierre GaumondDans mon secteur de Clarence Creek, on a manqué d'électricité de vendredi àdimanche. J'ai emprunté une génératrice de mon frère pour pouvoir réchauffer lamaison avec une chaufferette et pour faire à manger. On s'éclairait avec deschandelles.Claude Desormeaux


Nous avons été chanceuxLa tempête du siècle a commenle lundi 5 janvier 1998.Merci mon Dieu! Le secteur de Rockland, où nous habitons, n'a pas perdu plus de 21heures de courant. Nous avons été chanceux.Lorsque nous avons manqué de courant, nous nous sommes habillés pluschaudement. Nous avons utilisé un poêle à fondue pour réchauffer la soupe et pourpréparer le café.Nous avons trouvé ça bien angoissant, car nous ne savions pas combien de temps lapanne allait durer. Nous garderons une réserve de piles, de bougies et d'huile àlampe en guise de prévention.Jacques Bernard Lagroix


La tempête de verglasJe veux vous expliquer comment j'ai vécu la tempête de verglas. Il n'y avait plusd'électricité nulle part et je vivais dans le noir. Je m'éclairais avec des petiteschandelles. Il faisait entre 10 et 15 degrés dans la maison et je commençais à avoirfroid. J'ai pris des couvertures de laine et je suis allée me coucher.Tout à coup, j'ai entendu un gros bruit à la porte arrière. C'était une famille quiarrivait avec deux enfants. Personne n'avait soupé. J'ai fait des sandwiches aujambon pour les adultes et des céréales avec du lait pour les enfants.Vers 11 h, la visite a décidé de partir. Les enfants pleuraient et voulaient se coucher.À cause de la panne, j'ai perdu du poulet. J'ai sauvé le reste de la nourriture enl'emballant dans des sacs de plastique que j'ai enfouis dans la neige. Ce n'est pasfacile de vivre dans le noir. Quelle misère !Cécile Lalande


Les règles d'émondage(coupe de branches)S'il est fait de la bonne façon, l'émondage nemenace pas l'arbre. Le meilleur endroit pourcouper une branche est à 2 ou 3 cm de sa base. Lacoupe à cet endroit formera une cicatrice plus vite.Assurez-vous de couper en angle, ce qui évite l'eaud'entrer.avec un traitement pour arbre.Pour empêcher l'eau, les insectes et les maladiesde s'introduire dans l'arbre, il faut couper l'écorcetordue. Il est aussi préférable de fermer la plaiePour mieux soigner vos arbres vous pouvez appeler la pépinière de votre région.* Recherche faite sur l'Internet dans le site "Service canadien des forêts". Texteproduit par:Jean-François CourouxPatrick DanisBernard DionGilbert GélineauMichel MarinierGaston ParentRoland St-Amour


Tempête de verglasJe vais vous raconter comment on a vécu latempête de verglas. On habite entre Rockland etClarence et on a manqué d'électricité huit heuresen tout. On a été très chanceux.Il ne faisait pas beau dehors. À la radio, on nousavertissait de rester à la maison. C'était de plus enplus laid dehors.Au cas où la tempete dure, j'ai réuni deschandelles, trois petites lampes de poche, une lampe à l'huile et une grosse lampede poche. J'ai placé une petite lampe de poche dans chaque chambre et la grossedans la cuisine. Je me suis ramassé une bonne réserve d'eau en remplissant le bain,l'évier et une chaudière.Mes belles-soeurs ont été les premières à manquer d'électricité. Elles sont toutesvenues chez nous, mais une seule est restée à coucher. J'ai aussi gardé des enfantspendant la tempête pour dépanner.Mon mari travaillait le soir cette semaine-là. En se rendant à son travail, il a reçu unmorceau de glace dans son pare-brise. C'était la voiture devant lui qui n'avait pasété nettoyée. Heureusement, il n'a pas été blessé.Je vais vous donner un petit truc pour remplacer le grille-pain ou pour faire chaufferde la soupe ou de l'eau :• Prendre une grosse boîte de conserve de 28 onces• Placer un rouleau de papier hygiénique dans la boîte (enlever des feuilles durouleau s'il est trop gros)• Verser entre 1/2 et 3/4 de pouce d'huile à lampe dans la boîte . Attendre quele papier soit imbibé d'huile• Déposer la boîte dans une assiette d'aluminium• Allumer le carton au milieu du rouleau• Déposer une grille ou un cintre plié pour laisser passer l'airVous pouvez maintenant faire griller votre "toast" ou chauffer votre soupe.Suzanne Meloche


Vive le camping d'hiverÀ Cumberland, on a manqué d'électricité pendant sept jours. On était bien contentsd'être équipés pour le camping.On réchauffait la maison avec un soleil au propane. Pour préparer les repas, onutilisait un poêle au propane. On s'éclairait avec un fanal au naphta et des lampes àl'huile. On a aussi utilisé des chandelles.On a profité de la panne pour jouer aux cartes et pour lire. Finalement, on s'en esttrès bien sortis.Lucie Cléroux


La course aux génératricesC'est une chose que je n'ai jamais vue de malongue vie. On ne l'oubliera jamais. C'est àsouhaiter que ça ne revienne jamais.Ce qui m'a le plus frappé, c'est le manque decommunication. La ligne de téléphone nefonctionnait pas. Les enfants étaient mal pris. Pasde chauffage, pas de lumière nulle part !C'était la course aux génératrices. Les gens qui enpossédaient une avaient peur de se la faire voler. Je n'ai jamais vu ça.Nous avons eu beaucoup d'aide. Je remercie tous les bénévoles, les propriétaires etl'armée.Une tempête dispendieuseHector AdamMes enfants ont tous eu de la misère, sauf un. Il chauffait au bois. Ils se sont tousbien débrouillés.C'est une tempête qui va coûter cher au gouvernement.Lucienne Cayer


Tempête de verglasLa tempête de verglas qui s'est abattue sur l'Est ontarien et le Québec au mois dejanvier 1998 restera gravée dans notre mémoire. Ce fut un désastre !Les poteaux et les fils électriques ont cédé sous le poids de la glace. Donc, ce fut unepanne totale ! Tout était noir. Dans certains endroits, les chemins étaient tellementembarrassés de fils électriques et de branches d'arbres, que la route étaitimpraticable. C'était alarmant !Des producteurs laitiers, déprimés et découragés, ont dû abattre des vaches laitièresqui étaient malades parce qu'elles avaient manqué d'eau à boire et n'avaient pas ététraites aux heures régulières. D'autres jetaient le lait parce qu'ils n'avaient pas demoyens pour le transporter.Des centres d'hébergement, alimentés par des génératrices, ont été ouverts aplusieurs endroits pour abriter les gens sinistrés. Là, ils pouvaient dormir et manger.Malgré les équipes de travailleurs de l'Hydro qui travaillaient de longues heures etl'aide des militaires qui reconstruisaient les lignes, on parlait de plusieurs semainespour rétablir le courant en certains endroits. Durant cette période difficile, nousavons admiré le courage et l'entraide de tous ces bénévoles et travailleurs. Malgré lefroid et la fatigue, ils ont mis tous les efforts pour soulager les sinistrés.Tout étant terminé, nous espérons que Dame nature ne nous jouera plus de cestours inoubliables.Cécile Rochon


Trois soirs dans le salonNous avons couché trois soirs dans le grand salon. Il faisait trop froid dans noschambres. Ma voisine ronflait tellement fort que j'avais peur qu'elle m'avale.C'était comme dans un camp. Nous mangions dans des assiettes de plastique. Audébut, nous nous éclairions à la chandelle.Grâce à Jacques et à Lucie, cela n'a pas duré longtemps. Ils se sont procuré unegrosse génératrice pour faire de l'électricité.Une bonne place pour resterGérard BissonnetteNous étions sur les nerfs. Qu'est-ce qu'on va faire? Nos enfants nous ont trouvé unebonne place pour rester.Simone Labelle


C'était désolant !Mercredi, la pluie verglaçante n'a pas cessé de tomber. Même si je n'avais pasd'électricité depuis 10 h le matin, j'ai quand même couché chez moi le jeudi soir.Mais vendredi, comme c'était un peu froid, mon fils m'a emmenée chez mon frère.Ce dernier avait un foyer au gaz propane.En sortant, j'ai aperçu les arbres et les poteaux brisés. C'était désolant, déprimant etinoubliable de voir tout cela! Chez certains, c'était la panique. Ils allaient chez desamis qui s'étaient procuré une génératrice.Avec l'aide de l'Hydro, l'armée et des bénévoles, nous avons été chanceux d'avoirl'électricité dix jours plus tard.Je me souviens de l'année 1942 lorsque nous avons manqué d'électricité pendant unmois. Aujourd'hui, nous dépendons tellement de l'électricité que plus rien nefonctionne sans elle.Le mois de janvier 1998 restera toujours gravé dans ma mémoire.Albertine Bourgeois


Mille fois merciJe veux d'abord témoigner ma reconnaissance aux personnes qui m'ont aidée durantla tempête de verglas. Ceci m'a évité un problème de santé puisque je respire avecl'aide d'une bonbonne d'oxygène. C'était pour moi une situation de panique.Le jeudi matin, 8 janvier, je ne croyais pas encore à l'ampleur de cette panneélectrique jusqu'à ce que j'entende prononcer les mots: état d'urgence.Un merci spécial à Guy Laflèche pour toute l'aide qu'il m'a apportée dans une tellecirconstance. Merci à Réjean Adam. Un gros merci à Lucie et Jacques Sanche pourl'hébergement.Je n'oublierai jamais cette catastrophe du mois de janvier 1998 ainsi que l'aide queles gens m'ont procurée. Les bénévoles nous servaient trois bons repas par jour.Jeannette Blais


1942... 1998Aujourd'hui, ce n'est pas pareil. Les enfants ne sontpas habitués, comme nous l'étions, à vivre sansélectricité.Nous nous souvenons de la tempête de 1942. C'étaitau début de janvier. Les arbres n'étaient pas abîméscomme aujourd'hui. Ça ne nous dérangeait pas, carnous avions des lampes à l'huile et nous nouschauffions au bois. On ne trayait pas les vachesdurant l'hiver et les troupeaux étaient petits. Letravail de la ferme était fait à la main. L'électricitéétait revenue le 15 février. Ce n'était rien àcomparer au verglas de cette année.Nos enfants se sont très bien débrouillés. Notre fils,qui travaille notre ferme, possédait déjà unegénératrice. Il était prêt et bien organisé.Irène et Armand GagnéLieu de refugeDes soldats de l'armée venaient aider. Ils couchaient et mangeaient ici. Une famillecomplète avec des petits enfants vivait avec nous. Notre résidence servait de refugependant la tempête.Yvonne Tessier


Terrible désastre !Quand on dit plus rien! Quand on dit même pas detéléphone, alors aucune possibilité decommunication en cas d'urgence.Nous dépendons tellement de l'électricité. Sans elle,nous sommes perdus ; nous n'avons plus rien. Rienne fonctionne !Je demande, dans mes prières, que jamais unecatastrophe pareille nous retombe sur la tête. C'estlà que nous voyons que Dieu nous a tout donné et que, dans peu de temps, nouspouvons perdre tout.Moi, ça ne m'a pas affectée beaucoup, seulement mon déplacement. Ce fut commeune vacance, car j'ai pu demeurer chez ma parenté.Dépendance de l'électricitéJeannine HébertMoi, j'ai réalisé comment chacun dépendait de l'électricité. Ma première réaction, auretour du courant, fut de remercier le Bon Dieu. Durant les deux semaines denoirceur, malgré que j'étais très bien, je pensais que cela durerait plus longtemps,comme en 1942.Gertrude Roy


Ça se passait en 1942Je me souviens de la tempête de 1942. Ce n'estpas tout le monde qui avait l'électricité. Plusieursne s'en étaient même pas aperçu. Ils chauffaientau bois et au charbon; ils s'éclairaient à l'huile.Nous étions seulement huit fermiers, dans lafrenière, qui avaient l'électricité. Cela avait durédeux mois et demi, car les chemins glacés étaientdurs à ouvrir. L'Hydro engageait des "teams" dechevaux pour pouvoir se rendre aux poteaux etréparer les fils cassés.Aujourd'hui, c'est plus difficile de manquerd'électricité, car les gens sont équipés pour lemoderne et ne connaissent pas d'autre chose.Aldéric MasséLe verglas et les cultivateursLes cultivateurs ont perdu leurs vaches par l'électrocution, les pneumonies, lamammite ou le manque d'eau. Les dommages seront difficiles à évaluer.Mes petits-fils possèdent une grosse ferme laitière à Embrun. Ils ont passé leurjournée à l'étable. Ils ont acheté une grosse génératrice aussitôt que la tempête acommencé. Ils sont très débrouillards. Je crois qu'ils n'ont pas perdu d'animaux.Émile Laplante


L'aide de Celui d'en hautJe pensais à mes enfants. J'avais peur pour eux. La neige et la glace s'accumulaientsur les toits et sur les fils. Mes petits-enfants étaient tristes ; deux d'entre euxn'avaient même pas le goût de jouer.Mes enfants aussi pensaient à moi. J'étais bien entourée. Celui d'en haut nous aaidés à passer à travers.Tout était geléJeannine MénardJe me suis levé ; je n'avais rien entendu. Il faisait froid dans la maison. J'ai regardépar la porte de derrière. J'ai vu des arbres brisés et beaucoup, beaucoup de glace.Mon patio en était recouvert. Tout était gelé.Arthur Labelle


Une pensée pour mes enfantsJ'étais anxieuse, même si je ne manquais de rien. Je pensais à mes enfants.J'ai remarqué que les poteaux électriques, qui étaient montés en forme de croix,avaient été les premiers à céder sous la pesanteur de la glace.Marguerite OuimetDes petites gaffesMon mari François est toujours très vite en affaires. Au lieu de se brosser les dentsavec le dentifrice, il a utilisé de la Préparation-H. Sur le coup, il a hurlé mais après,nous avons bien ri.Ensuite, au lieu d'utiliser le déodorant, il a utilisé la bouteille de crème à barbe.Nous avons été 19 jours sans électricité. Plus ça allait, plus on faisait des petitesgaffes comme celles-la.Lucie Servant


Verglas 1998Le 6 janvier restera une journée mémorable. Vers 10 h, c'était le "blackout" total.Plus d'électricité. Les trois premiers jours, c'était le party. Mais il fallaitmalheureusement revenir à la réalité. Il fallait courir pour beaucoup de choses : desgénératrices, des chandelles, de la nourriture. Vu que j'étais sans électricité et que jechauffais à l'électricité, j'ai dû quitter ma maison. Je me suis rendu chez de laparenté au lac Simon pour une semaine. Enfin, après 12 jours j'ai pu retourner chezmoi. L'électricité était enfin revenue.Ce qui m'a le plus surpris c'est la force de la nature. Malgré tous les dégâts que cettetempête a engendrés, la nature était d'une beauté splendide. J'espère de ne plusjamais revivre cette expérience.Bertrand Raymond


Verglas '98Les auteures et auteursBourgetAnita GagnerPierrette GervaisRené ScottPauline ScottBernard VilleneuveLoin du désastreUne situation mouvementéeSouvenirs de mon enfanceLes beaux arbres givrésLa tempête de verglasTitreCasselmanHélène BoudriasAgathe BrosseauDiane CampeauRoyal ChartrandJacques DupuisGeorgette FournierNoëlla GrattonJoséphat Jean-LouisJacqueline LafranceFrançois LalondeRonald LaplanteClaude LaplanteDiane LarocquePaul LortieLalé MaillouxMario MironYvette NormandÉmma SéguinAndré SurprenantCorinne VilleneuveTitreDe nouveaux amisOn a survécuLampe de poche et pantouflesUn Être plus puissantChez mes soeursOn s'accommodeLa vie à la chandellePetits incidents drôlesLe jour et la nuitC'est à notre tourL'effet d'El NinoJ'ai aidéVoyage à SudburyLe temps était longOn était bienMon aventurePoème de la tempête du verglasLa tempête de verglasLa vie en WinnebagoTrois bons enfantsVerglas '98 (Chanson)Les militaires à CasselmanMes déplacements


EmbrunGaston BissonOn n'avait pas le choixAlméria BourdreauLe bruitAline BrunetteEnfin, comme les autresLauréanne FortierL'entraideRobert FournierLe chanceuxMadeleine GauthierLes militairesC'était inquiétantGermaine GervaisChez PaulaJean-Denis Grimard La tempête de verglasClaudette Lafrance C'était glissant !Véronique LanoisLes jeunesMarie LeFrançoisJ'ai manqué le partyJulienne Leguerrier Ah ! Mon lit !Ernestine LerouxIncréduleGabrielle Levasseur Le courageJean LongtinDes leçonsRose-Marie Mondésir Toute une expérienceJoanne Patenaude Ce n'était pas drôle !Jeannette PichéMauvaise surprise au retourReina PoulinJ'avais peurPauline RoyMes opinions sur le verglasPierrette Séguin El Nino ?Alcide St-AmourLe verglasLaurette St-PierreVacances à GatineauAdéline SavageDe gros ajustementsDiane ThibaultBeaucoup d'aideLimogesTitreFernand BrissonOn s'organiseRaymond BruyèreTrop de changementsOmer Charette Nourris au coton !Rollande ClémentEn sécuritéLaurent DesrosiersTous se donnaient la mainIrène JulienUn fils attentifAmanda LemieuxTempête de verglasTitre


RocklandTitreLucie ClérouxVive le camping d'hiverJean-François Couroux Secourons nos arbresLes règles d'émondagePatrick DanisSecourons nos arbresLes règles d'émondageClaude DésormeuxLe verglasBernard DionSecourons nos arbresLes règles d'émondageOmer Dion Le verglas de janvier 1998Denise GarneauComment j'ai vécu la tempête de verglasDanny GarneauToute une expériencePierre GaumondComment j'ai vécu la tempêteGilbert GélineauSecourons nos arbresLes règles d'émondageJoseph HenrieLe verglasJacques-Bernard Lagroix Nous avons été chanceuxCécile LalandeLa tempête de verglasMichel MarinierSecourons nos arbresLes règles d'émondageSuzanne MelocheTempête de verglasGaston ParentSecourons nos arbresLes règles d'émondageRoland St-AmourSecourons nos arbresLes règles d'émondage


St-AlbertHector AdamLa course aux génératricesGérard BissonnetteTrois soirs dans le salonJeannette BlaisMille fois merciAlbertine Bourgeois C'était désolant !Lucienne CayerUne tempête dispendieuseArmand Gagné 1942... 1998Irène Gagné 1942... 1998Jeannine HébertTerrible désastreArthur LabelleTout était geléSimone LabelleUne bonne place pour resterÉmile LaplanteLe verglas et les cultivateursAldéric Massé Ça se passait en 1942Jeannine MénardL'aide de Celui d'en hautMargerite OuimetUne pensée pour mes enfantsBertrand RaymondVerglasCécile RochonTempête de verglasGertrude RoyDépendance de l'électricitéYvonne TessierLieu de refugeTitreAnimatriceLucie ServantTitreDes petites gaffes

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