26.11.2018 Views

Production Maintenance n° 63

Les économies d'énergie au cœur des préoccupations de la maintenance

Les économies d'énergie au cœur des préoccupations de la maintenance

SHOW MORE
SHOW LESS

You also want an ePaper? Increase the reach of your titles

YUMPU automatically turns print PDFs into web optimized ePapers that Google loves.

ÉvÉNEMENT

Le Sepem Douai :

l’événement industriel

du début de l’année

2019

63 | novembre 2018 | Trimestriel | 20€

TEChNOLOGIES

Le préventif,

un sujet toujours

au cœur de la stratégie

de maintenance

DOSSIER 38

Les économies

d’énergie au cœur

des préoccupations

de la maintenance

11 14 30 54

MAINTENANCE

EN PRODUCTION

All4Pack – mieux organiser

la surveillance des machines

d’emballage

PRÉvENTION

DES RISqUES

Spécial Sécurité Machines :

mieux équiper son outil

de production


Notre métier depuis 18 ans

absorber, stocker, retenir et protéger vos produits

comparez avant d’acheter, la qualité au meilleur prix :

+ de 80 % de fabrication Française

BACS DE RETENTION SOUPLES PLIABLES avec équerres amovibles ou autoportants

ABRIS DE STOCKAGE et CONTENEURS avec rétention intégrée

BACS DE RETENTION pour RAYONNAGE

Sarl DIFOPE - tél : 02.40.06.05.77 - fax : 02.14.00.00.24 - www.difope.fr


éDITORIAL

Quand économies d’énergie et compétitivité

font bon ménage

On ne sera jamais assez convaincant en affirmant qu’investir dans les technologies

plus propres et moins consommatrices d’énergie est un pari pour l’avenir. À l’inverse,

ce n’est pas revêtir la veste d’un quelconque courant « écolo » que de dire que recourir

aux énergies fossiles et émettrices de gaz à effet de serre nous permettra de régler

notre dépendance énergétique et ainsi réduire nos dépenses, dont le montant ne fait

que croître et creuser notre déficit commercial.

Olivier Guillon

Rédacteur en chef

Comme toute médaille a son revers, cette vision « courtermiste » nous plongera tôt ou

tard dans les abîmes d’une spirale infernale dictée par un rapport de force permanent

– et totalement improductif pour l’industrie – entre variation de prix de la matière

première et mise au ban de la justice européenne pour avoir cette année encore grever

le plafond du quotas carbone.

« Les moyens d’engager l’usine dans

une stratégie gagnante de compétitivité

et de pérennité sont nombreux »

Investir dans des technologies

nouvelles moins émettrices de

CO 2 , dans des moteurs à haut

rendement, associés à des réducteurs

ou des servomoteurs,

réduire les puissances de transmission

ou la pression en optimisant les réseaux ou en équipant les installations de

compresseurs à vitesse variable, sans oublier l’utilisation d’outils logiciels de diagnostic

afin d’identifier les points énergivores de l’atelier afin d’intervenir sur les équipements

critiques... les moyens d’engager l’usine non pas seulement dans une noble cause, mais

dans une stratégie gagnante de compétitivité et de pérennité sont nombreux. Et cette

démarche ne peut que valoriser encore davantage les métiers de la maintenance, véritable

clef de voûte de la transition énergétique d’une entreprise. ●

Envie de réagir ?

@productionmaint

édITEUr

MrJ Informatique

Le Trèfle

22, boulevard Gambetta

92130 Issy-les-Moulineaux

Tel : 01 73 79 35 67

Fax : 01 34 29 61 02

/Facebook.com/

productionmaint

/@productionmaint

direction :

Michaël Lévy

directeur de publication :

Jérémie Roboh

rédacteur en chef :

Olivier Guillon

CoMMErCIaLISaTIon

Publicité :

Sonia Cheniti

s.cheniti@mrj-corp.fr

diffusion et abonnements :

vad.mrj-presse.fr

Prix au numéro :

20 €

Abonnement 1 an :

85 € / 4 numéros

Étranger :

100 €

Règlement par chèque

bancaire à l’ordre de MRJ

réaLISaTIon

Conception graphique :

Eden Studio

Maquette :

Géraldine Lepoivre

Impression :

Rivadeneyra, sa

Calle Torneros, 16

Poligono Industrial de Los Angeles

28906 Gerafe - Madrid

ISSn :

1632 - 4153

Commission paritaire :

0 414 T 83 214

dépôt légal : à parution

Périodicité : Trimestrielle

numéro : 63

date : novembre-décembre 2018

rédaCTIon

ont collaboré à ce numéro :

Frédéric Bauer (Schmersal)

Benoit Degraeve

(SDT International)

Mathieu Kutac (DSD System)

Bruno Turlan (Boge France)

Flir

Membre du réseau rEPM-EMPn

CrédITS

photo de couverture :

Photo : iStock

Crédit : adventtr

Toute reproduction, totale ou

partielle, est soumise à l’accord

préalable de la société MRJ.

PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018 ı1


pub-GMAO-AFIM.ai 2 12/02/2018 10:19:29

GMAO WEB ET MOBILE

C

M

J

CM

MJ

CJ

CMJ

N

+ DE 250 FONCTIONNALITÉS FULL WEB

Maintenance préventive et curative

Pièces détachées, achats et stocks.

Suivi et réduction des coûts

App mobile avec mode déconnecté

Module QHSE : Règlementation, conformité...

Module 3D et intégration BIM, supervision...

Édition SAV : parc client, contrats, facturation...

Planning & Timeline dynamiques

Altair Enterprise réunit tout ce que l’on peut

attendre d’une GMAO : elle est complète

fonctionnellement, facile à personnaliser,

rapidement opérationnelle

et ludique à l’utilisation

Rendez-vous sans attendre sur

www.altair-enterprise.fr

Éditeur du logiciel - www.dsdsystem.com

+33 (0)3 20 51 47 29 - commercial@dsdsystem.com

GMAO SAV Altair

SERVICE E MANAGER

QHSE

Themis

Q HSE MANAGER


sommaire

dossier

SPÉCIAL ÉCONOMIES D’ÉNERGIE

38 Impliquer la maintenance dans la réduction

de la facture énergétique

40 Prendre la mesure de l’impact des moteurs électriques

dans la consommation de l’usine

42 Le professionnel de la maintenance, un acteur essentiel

pour réduire la facture d’énergie

48 Récupération de la chaleur – et de la rentabilité

50 Des économies d’énergie « 4.0 »

38

Actualités

06 Une usine extraordinaire s’ouvre

au Grand Palais

06 TSI évolue vers la maintenance

industrielle « Full Service »

06 KTR présente son nouvel

accouplement Rigiflex-N AH

06 Un vérificateur/gonfleur

pour une maintenance sûre

des accumulateurs hydropneumatiques

08 Endel et ASC renforcent

leur collaboration

08 Pour ses 60 ans, Molydal s’offre

un agrandissement de ses

locaux de stockage

08 Une nouvelle application pour

accompagner les équipes

de maintenance

08 Un programme de simulation de

calcul de roulements de broche

08 Brammer fait l’acquisition

de STC

Technologies

14 Le préventif, un sujet toujours

au cœur de la stratégie

de maintenance

16 Un avenir toujours prometteur

pour la maintenance préventive

20 Quand les nouvelles

technologies rattrapent

la maintenance préventive

22 Des instruments et des outils

de plus en plus connectés

24 Quelle est votre distance

de mesure maximale ?

28 Bretagne Ateliers migre vers

Altair Enterprise, la GMAO Web

de nouvelle génération

Maintenance

en production

30 Répondre aux enjeux de

l’industrie de l’emballage par

la maintenance prévisionnelle

32 Penser l’emballage de demain

sur le salon All4Pack Paris

34 All4Pack Paris : des innovations

qui concernent aussi

la maintenance

35 Des solutions intégrées pour

accroître le taux de rendement

global (TRG)

© Schmersal

Prévention

des risques

52 Prendre conscience de

l’importance de la sécurité

machines

54 De nouvelles exigences

pour la sécurité des machines

dans l’industrie 4.0

56 Un point sur la réglementation

entourant la sécurité

des machines

60 Vue d’ensemble des solutions

pour améliorer la sécurité

des machines

62 Jorns AG équipe sa presse

plieuse d’un scanner de sécurité

Outils

© Tecnalia

© O. Guillon

63 Agenda

64 Au sommaire du prochain numéro

64 Index

64 Le chiffre à retenir

PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018 ı3


nos dossiers en un clin d’œil

© Schmersal

© Constellium

© Olivier Guillon

© Synergys

TECHNOLOGIES

MAINTENANCE EN PRODUCTION

MANAGEMENT

prévention des risques

La maintenance préventive,

une stratégie à part entière

p. 14 à 29

Si l’on désire mettre aujourd’hui toute l’industrie à l’heure

de sa quatrième révolution, faisant de fait basculer la

maintenance vers l’ère du futur – ou plus concrètement vers

le « prévisionnel » – la maintenance préventive n’en reste pas

moins un élément incontournable, du moins en attendant

les nouvelles technologies dites « 4.0 »…

Quelles solutions

de maintenance sur les lignes

d’emballage p. 30 à 37

À l’occasion de la nouvelle édition du salon All4Pack, Production

Maintenance revient sur les technologies permettant aujourd’hui

de mieux surveiller les installations industrielles d’emballage

et de conditionnement. À ce titre, le magazine a participé au jury

dans le cadre du concours récompensant les innovations dans

le domaine de l’emballage et de l’empaquetage des produits,

visant pour certaines d’entre elles à faciliter la maintenance.

Les économies d’énergie

au cœur de la stratégie

de maintenance p. 38 à 51

Maîtriser la dépense énergétique d’une entreprise n’est pas

uniquement une manière de se démarquer en termes d’image ;

c’est aussi et surtout un facteur significatif de rentabilité et

de compétitivité. En témoignent les résultats qui ressortent

des audits énergétiques des usines par exemple et des gains

substantiels que procure la mise en œuvre d’une démarche

visant à intervenir sur les équipements les plus énergivores.

Sécurité Machines :

mieux équiper son outil

de production p. 52 à 62

Équiper au mieux l’outil de production afin de réduire au

maximum les risques lors des opérations de production

mais aussi – et surtout – à l’arrêt, au moment où l’on ouvre

la machine pour intervenir sur l’origine de la panne, tel est

l’objectif premier de la réglementation entourant la sécurité

des machines. Au programme de ce dossier : un point sur la

réglementation et les technologies existantes sur le marché.

PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018 ı5


ACTUALITéS

EN BREF

TSI évolue vers la

maintenance industrielle

« Full Service »

Acteur reconnu dans le secteur de la

maintenance industrielle préventive et

corrective, TSI poursuit

le développement de son activité

« Maintenance » avec un périmètre

d’action désormais « Full Service ».

TSI entend ainsi répondre aux besoins

des entreprises souhaitant se

consacrer à leur cœur de métier

et maîtriser leur budget annuel

de maintenance. TSI propose des

solutions sur-mesure de facility

management intégré ainsi que

des prestations dans le cadre d’un

processus d’amélioration continue

des installations industrielles. ●

éVénEMEnT

Une usine extraordinaire

s’ouvre au Grand Palais

Sur une surface de 13 000 m 2 , l’Usine extraordinaire ouvrira ses portes du 22

au 24 novembre. Placée sous le haut patronage du Président de la République,

elle aura lieu au Grand Palais, au cœur d’un symbole de tradition industrielle

française à une époque où les grandes inventions ont vu le jour. Pour Bruno Granjean,

président de la FIM et de la Fondation pour l’usine extraordinaire : « une usine

est une véritable communauté humaine, un lieu unique avec un véritable creuset sans

“bull-shit job” […] Nous voulons montrer à travers ce projet le caractère inclusif de

l’usine, sa capacité à innover et à s’ouvrir vers l’extérieur grâce à une communauté de

femmes et d’hommes que l’on ne connaît plus depuis les années 80-90 ». Une action

au service de la communauté française en somme, bien décidée d’entreprendre une

reconquête industrielle en poussant les jeunes à faire le choix des usines... et de casser

l’image désuète des usines qui désormais reposent autour des nouvelles technologies.

kTR présente son nouvel

accouplement rigiflex-n ah

KTR a développé un accouplement

à membranes en acier, sans jeu, sans

entretien, rigide en torsion, qui est

assemblé et désassemblé en une

unité complète. Le Rigiflex-N type

A-H est conçu selon API 610 et 671 et

est disponible en six tailles pour des

couples nominaux jusqu’à 2400 Nm.

Les applications principales sont les

applications de pompage dans les

industries de process et chimiques. ●

Un vérificateur/gonfleur

pour une maintenance

sûre des accumulateurs

hydro-pneumatiques

Parker Hannifin, le leader mondial

des technologies du mouvement et

du contrôle présente un nouveau kit

vérificateur / gonfleur pour un contrôle

ou une précharge sûre et précise des

accumulateurs hydro-pneumatiques.

La nouvelle mallette Super Complet

VGU (SC-VGU) a été développée pour

faciliter la maintenance et agir

en toute sécurité. ●

© DR

UNE MOBILISATION fORTE DES ENTREPRISES INDUSTRIELLES

Commissaire général de l’exposition, Jean Tournoux insiste sur la scénographie de

« ce lieu vivant, de déambulation, où le visiteur découvrira ce qu’est une usine avec

quatre univers ». Dans l’univers « Inventer », plusieurs îlots mettront en avant le

pneu connecté de Michelin, les connecteurs de Stäubli ou encore le stylo injectable

d’insuline de Sanofi, la fabrication additive du Cetim et d’Addup ou encore

le diagnostic avec Biomérieux. Deuxième grand espace de déambulation, « Fabriquer

» sera un lieu de rencontre sur des thèmes de l’énergie avec le Mix electrique

d’EDF, la robotisation avec Stäubli ou encore la fabrication d’objets de grande

consommation avec la Compagnie du Mât, sans oublier les lignes de production

avec une lignes de convoyage de SEW Usocome, une ligne de soudage avec Fives

et, naturellement, un exemple d’usine du futur avec Sanofi.

Dans l’espace « Connecter » (à la fois les hommes et les femmes, et l’usine en tant

que telle), l’UIMM mettra en avant ses actions en matière de recrutement et Bosch

présentera son incubateur 4.0 ; quant à EDF, l’énergéticien fera la lumière à travers

son « vestiaire » sur les différents métiers qui composent l’usine. Michelin y présentera

son écosystème industriel tandis que Smile présentera ses actions en faveur

des jeunes et les Arts et Métiers y mèneront une exposition photos. Enfin, avec

le dernier univers, « Partager », le dôme du Grand Palais sera réquisitionné afin

d’abriter des conférences, des agoras ainsi que le Conseil national de l’industrie avec

Édouard Philippe ou encore un show technologique organisé par Bosch Rexroth. ●

Olivier Guillon

En SaVoIr PLUS > www.usineextraordinaire.com

6ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


Collecteur de données

Détectez, mesurez, analysez

ultrasons et

vibrations

Ultrasound Soluons

sdtultrasound.com

Évolutif

Multi-technologie

Multi-platforme

UAS4.0

Logiciel d’analyse


actualités

en bref

Une nouvelle application

pour accompagner les

équipes de maintenance

Spécialiste du Smart Manufacturing,

sedApta-osys vient de lancer Smart

Asset Management, un module de

la suite logicielle 360° S&OP et MOM,

dédié à la gestion de la maintenance.

Grâce à cet outil, la configuration,

la planification, et la création de

demandes d’intervention sont prises

en charge en temps réel depuis

une seule et même interface.

S’inscrivant dans la plateforme

de la suite sedApta, Smart Asset

Management peut être ainsi interfacé

avec le logiciel d’ordonnancement

ainsi que celui de suivi de production,

le rendant le plus complet

du marché. ●

Un programme

de simulation de calcul

de roulements de broche

SKF vient de lancer SimPro Spindle,

un nouvel outil de simulation

permettant aux ingénieursconcepteurs

de broches d’identifier

rapidement la configuration de

roulements optimale pour une

application donnée. Ce nouveau

programme de simulation de

roulements de broche se base sur

le logiciel de calcul SKF SimPro et

fonctionne comme un « banc d’essai »

virtuel. Cet outil fournit en effet, des

informations importantes sur les

forces dynamiques auxquelles sont

exposés les roulements de broche,

tout en tenant compte de l’interaction

entre les différents paramètres, par

exemple, les roulements et

les systèmes de lubrification. ●

Brammer fait l’acquisition

de STC

Le groupe Brammer France

(spécialiste reconnu en transmission

de puissance, réseau du groupe

Rubix) conforte la stratégie de

développement de ses pôles de

compétences techniques par

l’acquisition de la société STC

dans le Maine-et-Loire, experte

en transmission mécanique et

pneumatique, ainsi qu’en réparation

et bobinage de moteurs, pompes

et motoréducteurs. STC, dirigée

par Guy Jouin, fut créée en 1985 et

compte aujourd’hui quatre agences

de proximité réalisant un chiffre

d’affaires annuel de plus de 8 M€

avec vingt-neuf salariés. ●

contrat

Endel et ASC

renforcent leur collaboration

Endel Engie et ASC Pty Ltd, entreprise australienne spécialisée dans la

construction et la maintenance des sous- marins, ont signé un accord de

collaboration. Il vise à mener à bien une opération commune pour soutenir

la société Naval Group dans la conception et la construction de la future flotte

sous-marine australienne, qui sera construite en Australie. Cette collaboration,

signée lors du salon Euronaval à Paris, regroupe ASC et Endel Engie, fournisseur

de prestations de construction et d’assemblage pour les programmes de sous-marins

de Naval Group à Cherbourg, en France.

Entre février 1990 et mars 2003, ASC a construit six sous-marins Classe Collins

de troisième génération à propulsion diesel-électrique, lors d’un transfert de technologie

depuis Kockums, en Suède. Aujourd’hui, en tant que soutien et MCO de

la flotte Classe Collins, ASC procède à

des modifications approuvées dans la

conception de plateforme sous-marine

et effectue des travaux de fabrication

et de modification incluant la découpe

et la reprise de la soudure des coques

épaisses de sous-marins. ●

EN SAVOIR PLUS > www.endel-engie.fr

La signature a eu lieu lors du salon EuroNaval, en octobre dernier

Investissement

Pour ses 60 ans, Molydal s’offre

un agrandissement de ses locaux

de stockage

Avec une forte croissance de ses lubrifiants industriels écoresponsables, la

société Molydal investit dans la construction d’un nouveau bâtiment de stockage,

attenant au siège dans l’Oise. Créée en 1958, la société Molydal conçoit

et commercialise des solutions de lubrification industrielle destinées aux différentes

applications des différents secteurs d’activité : automobile, agro-alimentaire, travail

des métaux, énergie, sidérurgie…

Une stratégie d’innovations

écoresponsables

en lubrifiants industriels

Avec une demande croissante pour ses produits écoresponsables, Molydal doit

augmenter sa production, et de ce fait sa surface de stockage ; la construction d’un

nouveau bâtiment d’une surface au sol de 1 000 m 2 a débuté en juin 2018 et devrait

s’achever courant du 4 e trimestre de cette même année. Dédié au stockage des produits

non dangereux, ce nouveau local sera attenant au siège basé à Saint Maximin dans

l’Oise. Le stockage de tout autre produit reste quant à lui en sous-traitance dans le

nord de la région parisienne. ●

EN SAVOIR PLUS > www.molydal.com

8ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


SALON DES SERVICES, ÉQUIPEMENTS, PROCESS ET MAINTENANCE

LA RÉPONSE À TOUTES VOS PROBLÉMATIQUES :

PRODUCTION, MAINTENANCE,

SÉCURITÉ, ENVIRONNEMENT...

CRÉDIT PHOTO : SAFRAN NACELLES COLOMIERS / RÉALISATION PUBLIROM

7 SALONS NATIONAUX

EN RÉGIONS

SALON

PERMANENT

+ 16 000

FOURNISSEURS

À VOTRE SERVICE

24H/7J

WWW.SEPEM-PERMANENT.COM

GRENOBLE

11>13 FÉVRIER 2020

Pôle Sous-traitance

DATA

DOUAI

29>31 JANVIER 2019

Pôle Sous-traitance &

Pôle Machine-outil & robotique

ANGERS

08>10 OCTOBRE 2019

Pôle Sous-traitance

COLMAR

09>11 JUIN 2020

Pôle Sous-traitance

NOUVELLES

DATES

NOUVELLES

DATES

LOCATION DE

FICHIERS INDUSTRIELS

MULTI-REQUÊTES

63 350 sites 276 800

de production mails directs

WWW.SEPEM-DATA.COM

TOULOUSE

26>28 MARS 2019

Pôle Sous-traitance

ROUEN

28>30 JANVIER 2020

Pôle Sous-traitance

AVIGNON

29 SEPT. > 01 OCT. 2020

Pôle Sous-traitance

WWW.SEPEM-INDUSTRIES.COM I 05 53 49 53 00 I CONTACT@EVEN-PRO.COM

SEPEM PUB 210x272mm 2018-Highlight-AVIGNON.indd 1 06/11/2018 16:01


ACTUALITéS

éVénEMEnT

Le Sepem met le cap au nord !

Le Sepem fera étape dans le nord de la France du 29 au 31 janvier, à Douai. Pour cette nouvelle édition, la plus

importante des salons Sepem Industrie, près de 720 exposants se réuniront pour répondre aux besoins « cœur

d’usine » des industries des régions environnantes, avec pour temps fort le cycle de Conférences Maintenance

qui soufflera sa première bougie.

Des visiteurs, on en attend pas moins

de 7 000 lors de cette édition à douaisienne,

lieu historique du salon). Il

faut dire que ces régions des Hautsde-France,

de la Normandie et de la

Champagne-Ardenne demeurent des

berceaux industriels. « Il n’y a pas

qu’Ascoval qui doit symboliser le sort

de l’industrie dans le nord de l’Hexagone

; cette partie de la France abrite

des usines de Renault et de Toyota, de

l’industrie ferroviaire et demeure très

présente dans l’agroalimentaire et l’industrie

pharmaceutique ».

Si l’industrie – sans vouloir porter malheur – connaît un certain essoufflement

en France depuis quelques mois, les salons Sepem eux, ne sont

en rien impactés par la conjoncture économique mondiale quelque peu

chahutée par la guerre commerciale que les États-Unis mènent contre la Chine

et l’Europe notamment. « Nous sommes à l’inverse confrontés au même problème

qui est celui de refuser plusieurs dizaines d’entreprises faute de place, alors même

que nous allons investir un nouveau hall de 2 000 m 2 , déplore Philippe Dutheil,

directeur des salons Sepem Industries. Notre position reste inchangée : nous

voulons organiser des salons cœur de métier, facilement accessibles et de taille

humaine aux allées remplies de professionnels à la recherche de solutions techniques,

tant en production qu’en maintenance ». À ce titre, la production sera

fortement représentée avec des espaces dédiés à la machine-outil et à la sous-traitance

industrielle.

En matière de temps forts, le Sepem

Douai accueillera pour la première fois

le cycle de Conférences Maintenance,

événement qui fêtera son premier anniversaire

en janvier prochain, un an après

Rouen et plusieurs éditions à succès qui

se sont déroulées à Colmar et récemment

à Avignon. Cette fois, pas moins

de sept conférences porteront sur l’industrie

et la Maintenance du futur mais

aussi sur des problématiques techniques,

le tout reposant sur des retours d’expérience

de responsables maintenance. ●

Olivier Guillon

En SaVoIr PLUS >

www.douai.sepem-industries.com

17 NAvETTES GRATUITES !

Pas moins de dix-sept navettes routières gratuites partiront

chaque jour de Calais, Dunkerque, Roubaix, Béthune,

Villeneuve-d’Ascq, Tourcoing, Valenciennes, Lens, Maubeuge,

Lille, Reims, Aulnay-sous-Bois ou encore Rouen,

Le Havre et Amiens.

10ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


fr.rs-online.com

Votre passion vous

anime depuis toujours?

Aujourd’hui, dans un monde en perpétuelle évolution, votre temps est devenu une ressource essentielle de

votre performance. C’est pourquoi vous avez besoin de vous concentrer sur ce qui est important pour vous.

Les équipes commerciales et techniques de RS, en étroite collaboration avec ses fabricants-partenaires,

vous accompagnent pour vous proposer des solutions adaptées à votre entreprise. Bien plus qu’un simple

distributeur, RS est un partenaire unique pour vous aider à optimiser votre temps et gagner en performance.

Votre passion est sans limite, notre engagement à vos côtés aussi !

We’re here

*

Disponibilité produits | Accompagnement Humain | Livraison rapide

*Source d’inspiration pour l’industrie


actualités

Méthode

La VDMxl poursuit son bonhomme de chemin

Cela fait plus d’un an que le magazine Production Maintenance évoque le VDMxl, une méthodologie mise

au point par la société hollandaise Mainnovation dédiée à la maintenance et à la gestion des actifs basée sur

la valeur. Pour la première fois, cette méthode fera l’objet d’une conférence sur le salon Sepem Douai, fin janvier.

© Olivier Guillon

Après avoir organisé à Paris puis à Lyon ses premiers

rendez-vous techniques visant à faire découvrir aux

professionnels de la maintenance la méthodologie

Value Driven Maintenance (VDM), Mainnovation reviendra

dans le nord de la France, plus précisément à Douai, en

janvier prochain, non loin de sa région natale. L’occasion

pour l’entreprise d’une vingtaine d’années originaire des Pays-

Bas et implantée en France depuis deux ans de continuer

de répandre la « bonne parole ». Cette parole, c’est celle de

Mark Haarman, un ingénieur mécanicien spécialisé dans le

management de la maintenance et qui s’emploie depuis des

années à démontrer l’idée que la maintenance n’est plus un

centre de coûts mais de profits.

Concrètement, sur quoi repose cette méthodologie ? « La

VDM se décline selon trois piliers : l’organisation, les KPI’s et

le système informatique, répond Mark Haarman. Une fois que

tout est bien en place, la maintenance bascule d’un centre de

coûts à un centre de profits ». S’adressant aux responsables

maintenance, la VDMxl permet d’extraire le maximum de

valeur économique d’une usine, d’un parc de véhicules ou

d’une infrastructure existants en utilisant une approche de

gestion professionnelle. « Le tout est d’avoir l’esprit suffisamment

ouvert pour mettre en œuvre de nouvelles pratiques »,

assure le dirigeant de Mainnovation.

La méthode ne date pas d’hier et a

déjà fait l’objet il y a quinze ans d’un

premier ouvrage traitant du prolongement

des assets et de l’usine à préparer

pour les dix ou vingt prochaines

années. L’objectif était le suivant : lutter

contre le vieillissement technique de

l’outil de production mais pas seulement,

puisqu’il s’agissait également de

s’adapter à la législation et de moderniser

le parc machines pour répondre

aux exigences réglementaires futures.

Une opportunité

pour la maintenance

Mark Haarman n’a pas attendu son

premier projet en France pour organiser

des rendez-vous techniques dans le

pays ; déjà une dizaine d’entreprises ont

adopté la démarche, à l’image de Sanofi,

Dior, Epson ou encore EDF Mayotte.

Il faut dire que l’enjeu est de taille : «

d’ici à 2025, selon une étude menée il y

a trois ans, près de 44% des équipements

12ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


actualités

seront considérés comme étant en fin de vie ». Un véritable défi

pour l’industrie, en particulier en France où l’on sait l’outil

de production vieillissant. « Il s’agit d’une réelle opportunité

pour la maintenance dont le rôle est d’augmenter la durée de

vie des équipements et par là-même celle des usines dans le but

de maintenir voire d’augmenter leur niveau de compétitivité ».

à être nombreux… et satisfaits des bienfaits de la méthodologie,

lorsque celle-ci est bien appliquée naturellement.

Le succès de son déploiement s’illustre chez Volvo notamment,

sur le site flamand de Gand. Le challenge ? Quelque

temps après le rachat du constructeur suédois en 1999 par

Ford, l’usine belge souhaitait uniformiser l’ensemble des sites

autour du « Volvo Car Manufacturing System » (VCMS),

et, au passage, ne pas adopter le système américain jugé à

l’époque moins performant. La méthode VDM a beaucoup

aidé à convaincre la direction de l’Américain grâce notamment

au fait d’avoir concentré de la valeur sur des équipements

et fédéré les équipes autour d’un même objectif. ●

Olivier Guillon

© SKF

Aujourd’hui, la méthode prend encore de l’ampleur avec

la sortie l’an passé d’une nouvelle publication, encore plus

riche en retours d’expériences (voir notre 61 de Production

Maintenance, page 6). Et les utilisateurs commencent

© Olivier Guillon

Couverture du dernier ouvrage sorti en 2017

PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018 ı13


technologies

Tendances

Le préventif, un sujet toujours au cœur

de la stratégie de maintenance

Le préventif aussi est « tendance ». Certes, un peu – ou

franchement – moins que la « maintenance prédictive »

comme on dit, ou plutôt, comme les défenseurs de la

langue française et accessoirement de la norme NF EN 13306

X 60-319, la maintenance prévisionnelle. Mais avant d’entamer

une démarche d’industrie du futur et faire transiter toute

sa maintenance dans l’ère du tout connecté, il convient déjà

de maîtriser l’existant, à commencer par le préventif voire

le « systématique », même s’il est bon de repérer les équipements

pouvant s’affranchir de ces opérations régulières mais

parfois mal orientées et, par définition, coûteuses.

Afin d’en finir avec la maintenance systématique, des solutions

existent et celles-ci, même si elles relèvent de la maintenance

préventive, appartiennent bel et bien aux technologies

d’avenir. De l’analyse vibratoire au graissage dit intelligent

en passant par l’incontournable relais de planification que

représente la GMAO, la maintenance préventive se révèle

toujours comme une étape absolument essentielle. Celle-ci

répond également à des besoins moins pressants de surveiller

en temps réel certaines installations, laissant aux équipements

les plus critiques les outils IoT voire d’intelligence artificielle,

lesquels imposent une attention particulière, des investissements

conséquents et parfois un autre type de qualification.

À travers les pages de ce dossier, la rédaction de Production

Maintenance a choisi de faire intervenir deux sociétés spécialistes

– entre autre – de la maintenance préventive, mais

également des fournisseurs de technologies d’un point de

vue à la fois « solutions » mais aussi technique, sans oublier

un REX concernant l’utilisation quotidienne d’un outil de

GMAO Web. ●

Olivier Guillon

au sommaire de ce dossier

16 Un avenir toujours prometteur pour la maintenance préventive

20 Quand les nouvelles technologies rattrapent la maintenance préventive

22 Des instruments et des outils de plus en plus connectés

24 Quelle est votre distance de mesure maximale ?

28 Bretagne Ateliers migre vers Altair Enterprise, la GMAO Web de nouvelle génération

© Kone

14ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


TECHNOLOGIES

TEndanCES

Un avenir toujours prometteur

pour la maintenance préventive

On en parle peut-être moins que la « predictive maintenance », mais le préventif n’est pas pour autant le parent

pauvre de la maintenance. Le spécialiste de la réparation des composants électroniques Aserti Electronic,

qui ne cesse de se développer pour devenir aujourd’hui un acteur important de la maintenance industrielle,

mise encore beaucoup sur le préventif.

© Aserti Electronic

Dans un contexte de reprise économique,

les entreprises sont confrontées au manque de ressources humaines

Aserti a mis en place un troisième pôle,

dédié à la robotique, avec le rachat fin

2017 de la société Robot Système. Basée

en région Nantaise, cette filiale joue un

rôle d’intégrateur pour les îlots robotisés

neufs ou rétrofités. « Nous employons

à ce jour 280 personnes pour un chiffre

d’affaires de 40 millions d’euros mais nous

ne nous arrêterons pas là ; notre ambition

est en effet de doubler notre chiffre d’affaires

dans les années à venir à travers

des opérations de croissance externe dans

le domaine de la robotique dans le but,

notamment d’intervenir sur site et de

remettre en service des cellules robotisées

le plus rapidement possible », souligne

Matthias Da Silva, responsable Développement.

Si la maintenance prévisionnelle et l’industrie du futur

occupent une place croissante, les besoins en outils et en

solutions visant à améliorer la maintenance préventive

sont toujours bel et bien présents. En témoigne la croissance

d’entreprises telles qu’Aserti Electronic, spécialisée dans la

maintenance d’équipements industriels. Le groupe se compose

de trois pôles. Le pôle équipements industriels, porté par la

filiale Aserti Electronic, intervient à la fois en France, en Allemagne

et en Suisse. Les filiales « Aserti Exchange » (échange

standard, vente d’occasion et gestion d’obsolescence), « Power

Save » (maintenance d’onduleurs), « Motion Control » (maintenance

de servomoteurs) et « E2M » (vérification, ajustage,

étalonnage et réparation d’appareils de mesure) complètent ce

premier pôle. Le second porte quant à lui sur la maintenance

de machines-outils équipées de commandes numériques, de

machines de décolletage et des électrobroches. Le groupe

Cette forte croissance s’explique par

un marché en progression mais aussi

et surtout par l’enjeu important et croissant

du maintien en condition opérationnelle

(MCO) dans la mesure où le

parc de machines est vieillissant. C’est

tout particulièrement le cas dans le

secteur automobile où un nombre croissant

de machines doit être modernisé

et rapidement remis en service. « La

raison s’explique à la fois par des besoins

de production et de productivité croissants

mais également par la sécurisation

du process de production, laquelle passe

inévitablement par de la maintenance

préventive. »

16ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


Nouveau !

Confiez-nous votre sécurité

Capteurs codés

Garantie

Une offre de spécialiste

ans

sur les produits ifm

• Composants de sécurité

• Solutions de câblage AS-i Safety

• Contrôle commande et relais de sécurité

• Homologation jusqu‘à SIL CL3 et PLe

• Formation et assistance technique

Tél. 09.70.15.30.01 • info.fr@ifm.com • www.ifm.com/fr


TECHNOLOGIES

OBSOLESCENCE ET PRODUCTION EN fLUx TENDU :

DEUx RAISONS DE RENfORCER LE PRÉvENTIf

© Aserti Electronic

La tendance haussière de la maintenance préventive

a contribué à faire bondir le CA du pôle Aserti Electronic

de 14 à plus de 19 M€ entre 2014 et 2018

UN MARChÉ DU PRÉvENTIf EN CONSTANTE

AUGMENTATION

Malgré les quelques soubresauts que la conjoncture connaît

depuis le second semestre de l’année, l’industrie va mieux.

Fort de ce constat, Matthias Da Silva insiste sur le fait que,

dans ce contexte de reprise économique, les entreprises sont

confrontées au manque de ressources humaines. « Cette pénurie

de compétences facilite l’entrée dans l’atelier de nouveaux

outils et d’une stratégie reposant davantage sur le préventif,

voire sur de la maintenance prévisionnelle en détectant en

temps réel d’éventuelles dérives. Nous sommes très attentifs

à cette quatrième révolution industrielle, et pas seulement

sur l’intégration de nouveaux capteurs mais dans leur utilisation

afin de montrer l’intérêt de faire du prévisionnel chez

nos clients. »

Du côté de la maintenance préventive, des équipes d’Aserti

Electronic interviennent au cœur de l’équipement, suivant

les recommandations du constructeur, en s’appuyant sur

le MTBF connu du fabricant ainsi que sur la durée de vie

supposée de certains composants ; « il s’agit là du premier

point d’entrée avant le retour d’expérience. En ce qui concerne

le «Rex», nous effectuons près de 60 000 interventions chaque

année auprès de plus de 8 000 clients depuis plus de vingt-cinq

ans. Ce sont définitivement les retours d’expérience qui nous

aident à construire des gammes de maintenance préventive en

tenant compte des besoins de nos clients, de l’environnement

industriel et des évolutions technologiques. »

Pour bien mener une opération de maintenance préventive,

il est conseillé avant tout de réaliser un audit. Mais

cela nécessite la mobilisation de ressources importantes et

les industriels n’ont pas toujours le temps ni le personnel à

disposition. Le mieux reste donc de sous-traiter cette partie

afin de mettre l’accent sur les équipements critiques et stratégiques.

« Deux éléments sont déclencheurs, à commencer

par l’obsolescence ; cela s’avère à la fois lourd et coûteux pour

l’industriel d’adapter ou de changer le matériel installé. La

production à flux tendu fait également office de déclencheur ;

l’industriel ne peut dès lors plus se permettre l’arrêt de production

et on va devoir l’accompagner afin de limiter le nombre de

pannes sur des pièces telles que les variateurs ou les servomoteurs,

des éléments de machine-outil et de commande numérique

ou encore des terminaux et les écrans ; en somme tout

ce qui contient un composant électronique. »

Cette tendance haussière de la maintenance préventive a

contribué à faire bondir le chiffre d’affaires du pôle Aserti

Electronic de 14 à plus de 19 millions d’euros entre 2014 et

2018 ; une croissance à deux chiffres notamment stimulée par

la maintenance préventive, « laquelle est amenée à augmenter,

précise le responsable Développement. Notre offre s’est structurée,

de même que notre approche. Nous l’orientons d’ailleurs

vers de nouvelles technologies en regardant de près tout ce qui

relève de l’industrie 4.0 ». Affaire à suivre… ●

Olivier Guillon

En matière de planification des interventions sur des plages

plus ou moins importantes pour remplacer l’équipement

susceptible de tomber en panne, Aserti Electronic s’appuie là

encore sur sa longue expérience, tant pour des interventions

courtes que des interventions plus longues ; « on intervient sur

l’équipement et on réalise une gamme de maintenance préventive

ce qui permet de sécuriser le moyen de production stratégique

de l’industriel. Nous garantissons deux ans nos prestations. »

© Aserti Electronic

Pour bien mener une opération

de maintenance préventive,

il est conseillé avant tout de réaliser un audit

18ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


Votre mécanicien 4.0

En 10 secondes votre mécanicien

diagnostique votre machine tournante grâce à l’application ONEPROD Bearing Defender.

ACOEM Group

oneprod.com


technologies

Tendances

Quand les nouvelles technologies

rattrapent la maintenance préventive

Si OneProd se définit chez Acoem comme la marque dédiée à la maintenance prévisionnelle, avec notamment

des technologies sans fil et d’intelligence artificielle, l’entité du groupe n’a pas manqué l’occasion d’élargir sa

gamme d’instruments à la maintenance préventive.

Faciliter la surveillance des installations industrielles, tel

est l’objectif de la marque OneProd (groupe Acoem).

Celle-ci a en effet lancé sur le marché une solution

simplifiée au maximum permettant d’effectuer des tâches de

mesures vibratoires dans le cadre de programmes préventifs.

Mais ce n’est pas tout. Car l’entreprise, en faisant l’acquisition

en 2014 de la société suédoise FixturLaser, spécialisée dans le

lignage laser, a pu mettre au point une solution permettant

de faire de l’alignement pour du correctif mais également

dans le but d’établir de bonnes pratiques de maintenance

préventive lors de l’installation d’une machine en fonction

des conditions optimales afin de durer le plus longtemps

possible et de consommer moins d’énergie. « Nos différentes

marques travaillent de plus en plus ensemble au sein du groupe

Acoem, créant ainsi de véritables synergies », souligne Bertrand

Wascat, responsable marketing de la marque OneProd.

Avant de déployer un programme de maintenance, il apparaît

toujours nécessaire d’effectuer une analyse de criticité

du parc d’équipements. Il ne s’agit pas, comme le confirme le

responsable d’OneProd, « de faire du prévisionnel partout, sur

toutes les machines, mais en priorité sur les outils de production

et les process les plus critiques, à l’image des machines

tournantes mais pas seulement ; Il existe en effet un volume

important de machines présentant encore des enjeux stratégiques

».

Il existe en effet un réel problème de

gestion des compétences mais aussi des

connaissances. À titre d’exemple, pour

une action de maintenance telles que le

lignage, l’équilibrage ou encore l’inspection

visuelle, il demeure beaucoup trop

de rapports papier qui finissent au fond

d’un tiroir. « Or le seul moyen de récupérer

l’information est d’aller voir directement

le technicien de maintenance et

la lui demander. Ce problème de fluidité

de l’information peut limiter fortement

les programmes de fiabilité ». Car malgré

la documentation produite lors d’une

action menée sur le terrain, la masse

d’informations est perdue. « Avec des

technologies d’industrie connectée, on

documente et on renseigne tout et automatiquement

dans le système de l’entreprise

afin de pouvoir ensuite exploiter

l’information. On doit désormais vivre

à l’ère de l’opérateur de maintenance

connecté ».

Le knowledge management au cœur des

préoccupations

Mais au-delà de la défaillance de certaines machines, la

gestion des connaissances s’impose comme une préoccupation

majeure. Le contexte est le suivant : « on passe d’une

situation où le personnel de l’atelier était spécialisé dans différentes

tâches à une organisation beaucoup plus généralisée

avec des actions plus variées. »

20ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


technologies

Ces nouvelles technologies, quelles sont-elles ? Inimaginables

il y a encore quelques années, celles-ci n’ont cessé de fleurir

sur un marché industriel qui a tardé à s’ouvrir à la mobilité.

Mais aujourd’hui, l’exemple des lunettes connectées est criant

de vérité. « Ce type d’équipements suscite un intérêt de plus

en plus fort bon nombre de nos clients pour la formation mais

également pour pallier le problème de la gestion des compétences

; un opérateur connecté à distance avec un expert évite

à ce dernier de se déplacer alors même qu’il est régulièrement

sollicité dans la journée ».

Autre exemple, celui des drones et du

rôle qu’ils jouent dans l’inspection

visuelle préventive notamment sur des

équipements peu accessibles à l’exemple

des pipeline ou des pales d’éoliennes, de

taille conséquente ou bien géographiquement

éparpillés sur le territoire.

Enfin, l’industrie connectée c’est aussi

de plus en plus d’interfaces entre les

différents systèmes reliant le monde de

la production à celui de la maintenance

via des solutions de M.E.S. sans oublier

la GMAO. « Aujourd’hui, lorsqu’une

machine s’arrête, la production sollicite

le responsable maintenance qui prend le

temps de regarder le planning et d’organiser

l’intervention. Mais entre l’arrêt et

le début de l’intervention il peut s’écouler

deux ou trois jours. Demain, avec la

génération automatique de travaux et de

“workflow”, on saura immédiatement ce

qui se passe ; le technicien le plus proche

pourra leur dire s’il est en mesure d’intervenir

».

Connecter l’opérateur

Le concept d’opérateur de maintenance

connecté est donc de plus en

plus concret pour Acoem : « nos clients

équipent de plus en plus leurs techniciens

de tablettes à pour saisir automatiquement

les informations et accéder à la

GMAO ainsi qu’aux procédures de maintenance

sur le terrain. Ce qu’ils veulent

aujourd’hui, ce sont des tablettes multifonctions,

capable de couvrir l’ensemble

des besoins. »

Cette vision du mécanicien connecté

prend forme au sein du groupe, à

l’exemple de la solution de lignage laser utilisable à partir

d’une tablette. Cette solution permet à des non spécialisés

de prendre le contrôle sur les vibrations dans le cadre de

maintenance préventive, le tout sans formation préalable et

en une dizaine de secondes. Cette application Laser Kit téléchargeable

gratuitement se présente ainsi comme une procédure

guidée pas à pas et très visuelle ; une sorte de réalité

augmentée en somme, capable d’envoyer l’ensemble des informations

vers les principaux intéressés.

En outre, l’entreprise a mis au point une solution d’évaluation

de l’état de santé du roulement. « Auparavant une solution de

mesure vibratoire existait déjà pour savoir s’il n’y avait pas de

problème de balourd-lignage ; aujourd’hui, Bearing Defender

va plus loin grâce à des capteurs sans fil qui mesurent en 3D ».

En paramétrant seulement la plage de puissance et la plage de

montage, on parvient à définir les catégories de la machine

selon la norme ISO 18116 puis on obtient les conditions de

mesures les mieux adaptées à la machine.

Acoem a également développé un algorithme permettant, en

connectant le capteur et en sélectionnant la plage de vitesse, la

plage de puissance et le type de montage, d’obtenir trois indicateurs

de défauts de roulement, la présence d’un balourd-lignage

et tout autre défaut. Cette maintenance de premier

niveau permet de déterminer si l’on a affaire à un problème

ou non. De là, on échange facilement avec un expert grâce

a une solution mobile et avec qui on parle le même langage,

on échange les mêmes informations. Surtout, on sollicite

l’expert à bon escient et on permet à ce dernier de déléguer

ce type de tâches qui ne relève pas forcément de son spectre

ou de demander simplement à un technicien d’aller rapidement

vérifier une mesure. Ce capteur sans fils est le même

que celui utilisé dans le Falcon, la solution phare de maintenance

prévisionnelle d’OneProd. Quand la « predictive maintenance

» rejoint la maintenance préventive… ●

Olivier Guillon

PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018 ı21


technologies

Solutions

Des instruments et des outils

de plus en plus connectés

La maintenance préventive ne se limite pas à la mise en place

d’une démarche parfois lourde et complexe à mener. Elle passe aussi

par des outils et des solutions toujours plus connectées. Petit aperçu

à travers les nouveautés de la division Outillage du groupe Bosch.

Le

plus grand employeur allemand dans l’Hexagone

– avec 7 500 collaborateurs répartis sur

vingt-trois sites – a entamé un virage stratégique,

d’abord Outre-Rhin, et aujourd’hui dans l’Hexagone.

Ce virage, c’est celui de la mobilité et de la digitalisation. Car

les produits, bien que mobiles, sans logiciel ni objets intelligents,

ne peuvent fonctionner. « Nous sommes en train d’investir

massivement dans la connectivité et l’électroportatif »,

indique Heiko Carrie, directeur du groupe Bosch en France

et au Benelux, qui ne manque pas de rappeler que « pas moins

de 10% du chiffre d’affaires mondial est investi en R&D, soit

près de 7Md€ ».

Caméra thermique GTC400C en application

En matière de chiffres, Grégory Toy,

responsable marketing Outillage professionnel,

ne cache pas sa satisfaction

quant au 5% de croissance dans cette

division. « Cette croissance s’explique en

grande partie par l’innovation permanente

et l’idée de proposer non plus

simplement des produits mais des solutions,

en lien avec les attentes de chaque

utilisateur. Car pour nous, l’outil n’est

que l’extension de la main du technicien

». Des démonstrateurs mais également

une campagne d’essais faite pour

et par les utilisateurs avec de nouveaux

produits testés toutes les six semaines

ont permis d’identifier les besoins des

utilisateurs.

Des nouveautés importantes

dans l’électroportatif

Le sans-fil, les produits connectés, la

santé-sécurité et les systèmes (accessoires),

voici les quatre piliers de l’innovation

selon Bosch. Au niveau du

sans-fil, on assiste à un réel bascule-

22ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


technologies

Toujours au sujet de la connectivité, les instruments de

mesure sont tout aussi concernés, comme la caméra thermique

GT4C, le Laser-Line ou encore le Télémètre laser

GLM 120, nouvel équipement venant compléter la gamme

« connectivité » avec en outre un détecteur de calibrage.

Une offre pléthorique allant de paire avec des besoins croissants

de la part des artisans et des industriels toujours à la

recherche du moindre gain de temps. ●

Olivier Guillon

Télémètre laser GLM 120

ment. D’où le lancement d’une nouvelle

technologie de batterie lithium,

ProCore, à trois niveaux de puissance :

Compact 4 Ah (40% plus légère que

l’ancienne), Performance 8 Ah (30%

de performance de plus sur des outils

actuels et près de deux fois plus performante

que l’ancienne génération) et la

première batterie 18 V 12 Ah. Totalement

compatible avec les systèmes

18V existants, « le sans-fil prend véritablement

le pas sur les technologies

filaires », d’autant sur les chargeurs

suivent la tendance avec le nouveau

GAL 18V-160 C.

Autre virage, celui de la connectivité,

et tout particulièrement au niveau des

services, là encore, Bosch entend bien

se développer, comme le confirme

Sabrina Ourif, chef de projet au sein

de la division Outillage électroportatif

: « notre objectif est d’identifier de

nouveaux services afin d’aller au-delà de

la réparation et de renforcer la réactivité

de notre SAV ou encore la disponibilité

des pièces détachées par exemple, un

contrat de service adapté au besoin ou

un seul contrat pour plusieurs outils ».

En matière de connectivité, notons

le lancement de la solution Track-

MyTools, une gestion intelligente de

la flotte d’outils, déjà utilisée par un

millier d’entreprises allemandes. « Il

est possible de savoir où se trouve les

outils, qui les utilise ou s’ils sont bien

tous dans le camion au moment de

partir sur une intervention de maintenance

» (cf. encadré).

Une nouvelle solution pour retrouver ses outils

Quand la gestion des outils de travail se révèle chronophage, il est important

de déléguer cette fonction, non pas à un opérateur, qui aura certainement

autre chose à faire de son temps, mais à la technologie. C’est en partant

de ce constat que Bosch a lancé TrackMyTools, une solution intelligente de

gestion de parc d’outils. Cet outil offre une vue à la fois claire et globale de

la position actuelle des outils, mais également à qui ils ont été attribués

ou encore au moment où ceux-ci doivent faire l’objet d’une maintenance

préventive.

Pour mettre au point une telle solution, le mot d’ordre a été la simplicité.

Des modules Bluetooth rapides à installer sur les outils, un logiciel facile à

utiliser, où tout le matériel de l’entreprise peut être pris en charge ; « Track-

MyTools est la solution intelligente pour une gestion simple et efficace, vantet-on

au sein du groupe. Bosch a pensé cette solution en se concentrant sur

l’expérience utilisateur. Il en ressort un matériel et un logiciel parfaitement

optimisés pour que les outils et les véhicules de l’entreprise puissent être

enregistrés, attribués, gérés et localisés plus rapidement ». Grâce à une

interface optimisée et simple, les chefs d’entreprise possèdent désormais

une vue d’ensemble précise et rapide de tous leurs équipements. De plus,

des fonctions de paramétrage, de recherche, de filtrage, de cartographie

et de calendrier facilitent les activités quotidiennes à tous les niveaux : pas

d’outils introuvables, pas de perte de temps. Une réduction des efforts et

des coûts, tout en responsabilisant les équipes.

PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018 ı23


technologies

Avis d’expert

Quelle est votre distance

de mesure maximale ?

Si vous avez fait l’acquisition récente d’une caméra thermique, vous vous demandez peut-être quelle est sa

distance de mesure maximale. Ou peut-être envisagez-vous d’en acheter une, mais vous ne savez pas laquelle

vous permettra de mesurer précisément votre cible à un prix adapté à votre budget. La réponse à la question

« Quelle est la distance de mesure maximale ? » dépend de facteurs tels que la résolution, le champ de vision

instantané (IFOV), les objectifs, la dimension de l’objet et bien plus encore.

Le rapport à la taille du point est essentiel

© 2018 FLIR Systems, Inc.

Vous pouvez comparer cela à la réalisation d’un

examen visuel chez votre médecin. Lorsque vous

regardez le tableau optométrique depuis le fauteuil

de la salle d’examen, vous apercevez peut-être des lettres

sur la plus petite ligne, mais jusqu’à quelle distance pouvezvous

encore lire ces lettres (c’est- à-dire les « mesurer ») ?

Si vous possédez une acuité visuelle de 10/10, vous pouvez

lire les plus petites lettres à des distances supérieures. Dans

ce cas, une vision de 10/10 correspond à une caméra thermique

de haute résolution. Si votre vision n’est pas parfaite,

vous pouvez l’améliorer avec des lunettes (par exemple en

ajoutant une loupe de grossissement à la caméra) ou en vous

rapprochant du tableau optométrique (c’est-à-dire en réduisant

la distance qui vous sépare de la cible).

Il est important de comprendre le principe du rapport à la

taille du point. Ce rapport est un chiffre qui vous indique à

quelle distance vous pouvez vous trouver d’une cible d’une

certaine dimension, tout en continuant à obtenir des mesures

thermiques précises.

Pour réaliser des relevés de température aussi précis que

possible, vous voulez optimiser au maximum le nombre de

pixels du capteur de votre caméra sur la cible. Ceci permet

d’améliorer le niveau de détail de votre image thermique.

Plus vous vous éloignez de l’objet que vous voulez mesurer,

et plus vous perdez la capacité de mesurer sa température

avec précision. Plus la résolution de votre caméra est

élevée, et plus vous êtes susceptible d’augmenter le nombre

24ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


technologies

de pixels sur une cible plus éloignée, tout en conservant des

résultats précis. Le zoom numérique n’améliore pas la précision.

Une résolution supérieure ou un champ de vision plus

étroit sont donc essentiels.

Imaginons que vous souhaitiez obtenir avec votre caméra thermique

une mesure de température précise d’une cible de 20

millimètres située à 15 mètres de distance. Comment procédez-vous

pour savoir si votre caméra en est capable ? Vous

devez consulter les spécifications de votre caméra et connaître

à la fois le champ de vision et la résolution. Imaginons pour

cet exemple que la résolution de votre caméra soit de 320 x

240 pixels et que votre objectif présente un champ de vision

horizontal de 24 degrés. Vous devez tout d’abord calculer

l’IFOV en milliradians (mrad) à l’aide de la formule suivante :

IFOV = (FOV/nombre de pixels 1 ) x

[(3,14/180)(1000)]

Étant donné que votre objectif dispose d’un FOV horizontal

à 24 degrés, vous diviserez 24 par la résolution en pixels

horizontale de la caméra, dans le cas présent 320. Ensuite,

vous multiplierez ce nombre par 17,44, ce qui est le résultat

de (3,14/180)(1000) dans l’équation ci-dessus.

(24/320) x 17,44 = 1,308 mrad

Sachant que le IFOV est de 1,308 mrad, vous devez ensuite

trouver votre IFOV en millimètres à l’aide de cette formule :

IFOV (mm) : (1,308/1000) x

15000 2 mm = 19,62 mm

Que signifie donc ce chiffre ? Le rapport à la taille du point

est de 19,62:15000. Ce nombre est la dimension mesurable

d’un seul pixel (1 x 1). Pour l’exprimer plus simplement, ce

calcul vous indique que votre caméra peut mesurer un point

de 19,62 mm à 15 mètres de distance.

Cette mesure d’un seul pixel est appelée le « rapport théorique

à la taille du point ». Certains fabricants font figurer ce

rapport dans les spécifications de leurs produits. Même s’il

peut être considéré comme le véritable rapport à la taille du

point, il est trompeur, car il n’est pas nécessairement le plus

précis. Ceci peut être dû au fait qu’il vous indique seulement la

température d’une zone très réduite au sein d’un même pixel.

Comme précédemment mentionné, vous souhaitez obtenir le

plus de pixels possible sur votre cible afin de bénéficier d’une

précision optimale. Un ou deux pixels peuvent suffire à identifier,

de manière qualitative, l’existence d’une différence de

température, mais ils ne peuvent suffire à fournir une représentation

précise de la température moyenne d’une zone.

Plus vous vous éloignez de l’objet que vous voulez mesurer, et plus

vous perdez la capacité de mesurer sa température avec précision

La mesure d’un seul pixel peut être imprécise pour diverses

raisons :

• Les caméras thermiques peuvent développer des pixels

parasites

• Reflet des objets – le reflet d’une rayure ou du soleil peut

entraîner une erreur d’interprétation et donner lieu à une

mesure exagérément élevée

• Un objet chaud, par exemple la tête d’un boulon, peut avoir

une largeur équivalente à celle d’un pixel, mais ces derniers

sont de forme carrée alors qu’une tête de boulon est hexagonale

• Aucun matériel optique n’est absolument parfait. Il existe

toujours des distorsions dans les systèmes optiques,

lesquelles se répercutent sur les mesures

En raison d’un phénomène appelé la dispersion optique, le

rayonnement d’une toute petite surface ne fournira pas à un

appareil de détection assez d’énergie pour obtenir une valeur

correcte. Nous recommandons de veiller à ce que la zone

chaude où se trouve la valeur demandée recouvre une zone

d’au moins 3 x 3 pixels. Il vous suffit de multiplier le rapport

théorique à la taille du point en millimètres par trois, ce qui

vous donne un rapport de 3 x 3 pixels au lieu de 1 x 1. Ce

chiffre sera plus précis.

L’IFOV est une projection angulaire de l’un des pixels du détecteur

dans l’image IR. La zone perceptible par chaque pixel dépend

de votre distance par rapport à la cible pour un objectif donné

© 2018 FLIR Systems, Inc. © 2018 FLIR Systems, Inc.

26ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


technologies

Par conséquent, si vous multipliez l’IFOV en mm (19,62)

par 3, vous obtenez : 58,86 mm

En d’autres termes, vous pouvez mesurer un point de 58,86

millimètres à une distance de 15 mètres.

Imaginons à présent que vous vouliez mesurer un point de

20 millimètres. Jusqu’à quelle distance pouvez- vous obtenir

une mesure exacte pour cette dimension de point spécifique ?

Vous devez utiliser une courte formule de multiplication

croisée :

IFOV en mm : Distance en mm

(15 m = 15 000 mm)

58,86:15 000

20 mm : x 15 000*20 = 58,86 * x

300 000/58,86 = x

x = 5096,8 mm ou environ 5,1 m

Si vous envisagez d’effectuer une inspection thermographique,

pensez à vérifier s’il vous est possible de vous rapprocher

suffisamment d’une cible pour obtenir des relevés précis.

Par précis, on entend « suffisamment bons pour permettre

une interprétation juste ». Ceci ne signifie pas forcément

que le résultat doit être conforme à la spécification de précision

de votre caméra. Vous pouvez par erreur être décalé de

plusieurs, voire de plusieurs centaines, de degrés si vous ne

prêtez pas attention au rapport à la taille du point.

Pour effectuer les calculs plus rapidement, Flir dispose d’un

outil de calcul du FOV pour chacune de nos caméras. Vous

le trouverez à l’adresse http://flir.custhelp.com. Il vous suffit

de cliquer sur la série de caméras Flir que vous utilisez

pour accéder à une liste de toutes les caméras de cette série.

Cliquez sur « FOV Calc. » en regard de la caméra correcte,

et le rapport à la taille du point de cette dernière s’affichera. ●

Vous pouvez mesurer un point de 20 mm à environ 5 m

de distance de la cible avec votre caméra d’une résolution

de 320 x 240 pixels.

D’autres fabricants n’utilisent pas forcément ce chiffre lorsqu’ils

parlent de l’IFOV ou du SSR, mais il n’en reste pas

moins que ce chiffre vous procurera un relevé de température

plus précis en cas d’anomalie.

Pour finir, le rapport à la taille du point a son importance, car

il vous aide à découvrir si votre caméra thermique est capable

de fournir des mesures thermiques précises à la distance

souhaitée. Si vous voulez mesurer des cibles de petite taille

à grande distance, il est essentiel de connaître le rapport à

la taille du point de la caméra et de savoir si vous êtes positionné

à une distance garantissant des mesures exactes.

Une illustration du champ de vision de 2,6 mrad par rapport à 1,36 mrad.

Image gracieusement fournie par l’Infrared Training Center

© 2018 FLIR Systems, Inc.

© 2018 FLIR Systems, Inc.

Dans l’idéal, la cible projetée doit couvrir au moins un pixel. Pour

s’assurer de mesures précises, il est conseillé de couvrir une surface

plus large, afin de tenir compte de la dispersion optique de la projection

1

Utilisez le nombre de pixels correspondant à la direction de votre FOV

(horizontale/verticale)

2

La distance depuis votre cible

> Pour plus d’informations sur les caméras thermiques

ou sur cette application, veuillez consulter le site suivant :

www.flir.com/instruments

PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018 ı27


technologies

reportage

Bretagne Ateliers migre versAltair Enterprise,

la GMAO Web de nouvelle génération

Bretagne Ateliers, entreprise incontournable de l’industrie

manufacturière de l’ouest français, utilise depuis plus de cinq ans la

solution GMAO Altair. Cette année, la société a décidé de renouveler

sa confiance en DSDSystem en migrant vers Altair Enterprise, afin,

notamment, d’améliorer ses opérations de maintenance préventive.

Depuis trente-huit ans, Bretagne Ateliers combine

utilité économique et développement social en

proposant des prestations industrielles manufacturières

(montage, câblage, usinage, métallerie...) et tertiaires

(numérisation, reprographie, formation...) exécutées par une

main-d’œuvre constituée à plus de 80% de personnes handicapées.

Être une Enterprise Adaptée (EA) ne rime cependant

pas avec un travail de moindre qualité. Certifié ISO 9001

/2008, Bretagne Ateliers répond chaque année aux exigences

du référentiel, conciliant avec succès prestations de qualité

et engagement social. Les références prestigieuses de l’entreprise

bretonne sont la garantie de son savoir-faire : Alstom,

Airbus, le Crédit Agricole, la SNCF et au tout premier rang

le groupe PSA-Peugeot- Citroën...

Le choix d’un outil simple

et performant

Le parc machine de Bretagne Ateliers

est conséquent : plus de 1 600 équipements

au total sont présent, répartis

sur deux sites de production. Des

équipements de pointe que doivent

maintenir en bon état de marche les

six techniciens de maintenance du site.

Yann Quéguiner, responsable informatique

de Bretagne Ateliers, revient

sur le choix de la GMAO Altair, il y a

cinq ans : « Nous souhaitions une solution

de dernière génération, 100% Web,

proposant des fonctionnalités avancées

et ergonomiques, répondant à trois

volets principaux : la gestion des outils

de production, la gestion des demandes

d’intervention, et la gestion et rationalisation

des stocks. »

À ces besoins essentiels, se sont ajoutés

au fil du temps des besoins nouveaux

visant à augmenter l’efficacité de la maintenance,

notamment en termes d’analyse

et de gestion. « Altair nous permettait

une gestion de maintenance efficace,

mais nous ressentions le besoin de disposer

d’un vrai planning intégré au logiciel,

ainsi qu’un tableau de bord accessible

offrant une vue d’ensemble sur la maintenance,

poursuit Yann Quéguiner. Quand

28ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


technologies

Le saut technologique entre Altaïr v4 et Altair Enterprise a donc

été appréhendé avec assurance par Bretagne Ateliers, qui y a

trouvé réponse à nombre des besoins auquel les versions précédentes

d’Altair n’apportaient pas la meilleure réponse possible.

Altair Enterprise nous a été présenté, les

nouveautés répondaient à chacun de ces

besoins que nous avions, ce qui nous a

facilement convaincu de sauter le pas ».

Un saut technologique pour

une expérience utilisateur

neuve

Outre les évolutions purement fonctionnelles,

les attentes de Bretagne Ateliers

étaient grandes en matière d’ergonomie

et de fluidité de travail. Il fallait que le

nouveau produit apporte une plus-value

en matière d’accessibilité, de planification

et de productivité, afin de répondre

à leurs besoins. « La nouvelle interface

d’Altair Enterprise est beaucoup plus

fluide, avec un design plus accueillant,

apportant technologiquement et fonctionnellement

ce qui nous manquait

dans la version précédente, explique

Yann Quéguiner. Les améliorations se

trouvent aussi dans les petits détails. Par

exemple, l’ajout de photo sur équipement

permet à nos stagiaires d’identifier rapidement

les équipements et donc se mettre

plus vite ‘’dans le bain’’. Je pense aussi au

simple fait de pouvoir changer d’application

sans avoir à repasser par l’écran d’accueil...

un vrai gain de temps ! »

Les atouts du projet

Pour Bernard Decoster, directeur de DSDSystem, éditeur

de la GMAO Altair Enterprise, « Bretagne Ateliers est pour

nous une référence symbolique, comptant parmi nos plus

fidèles clients. Cette fidélité s’est construite grâce à notre capacité

d’écoute des besoins du terrain, afin de fournir à chaque

nouvelle génération une GMAO à la pointe de la technologie

et au fait des besoins du métier » Et d’ajouter : « Altair Enterprise

est le fruit d’une refonte profonde de la GMAO, depuis le

cœur du code jusqu’aux petits plus qui facilitent la vie des utilisateurs

au quotidien. Ce travail de développement puisant à la

fois dans l’innovation technologique et dans les besoins métiers

constitue une tradition que DSDSystem perpétue depuis son

origine, et continuera à appliquer avec Altair Enterprise dans

les années à venir ». ●

• Longue expérience d’utilisation de la GMAO Altair

• Évolution des besoins fonctionnels

• Attente forte en matière d’expérience utilisateur

• CertificationISO9001/2008 défendue chaque année

• Entreprise Adaptée employant près de 450 travailleurs handicapés

La solution La GMAO Altair Enterprise et la mobilité Altair sont des applications

éditées et distribuées par DSDSystem. Ces solutions sont le fruit de

près de vingt ans d’expérience capitalisées par les ingénieurs maintenance et

informatique spécialisés en organisation de maintenance industrielle et SAV.

Avantages technologiques

• Pas d’installation sur poste client

• Rapidement opérationnelle

• Compatible tous navigateurs récents

• Technologie moderne

• Nomade et mobile

• Une installation centrale et sécurisée

• Simple et agréable à utiliser aux besoins que nous avions,

ce qui a facilement convaincu Bretagne Atelier de sauter le pas.

PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018 ı29


MAINTENANCE EN PRODUCTION

événement

Répondre aux enjeux de l’industrie

de l’emballage par la maintenance

prévisionnelle

L’industrie de process, à laquelle appartiennent les

secteurs de l’emballage et du conditionnement, est

soumise aux risques d’arrêts de production plus que

partout ailleurs. Bien au-delà des retards et des coûts d’intervention,

la moindre défaillance d’un équipement peut

entraîner la perte d’une partie de la production et porter un

coup fatal à l’entreprise ; c’est tout particulièrement le cas

dans le secteur pharmaceutique mais aussi l’agroalimentaire

ou encore l’industrie cosmétique. Afin d’anticiper les

problèmes pouvant survenir sur les machines, on met en

place des actions de préventif et de maintenance conditionnelle,

voire prévisionnelle avec des solutions connectées et

d’IoT de plus en plus performantes.

À l’heure où s’ouvre à Paris la biennale française de l’emballage

All4Pack, qui en réalité s’affirme plutôt comme un événement

européen voire international, le secteur de l’emballage

est toujours en attente de solutions lui permettant de surveiller

en temps réel le bon fonctionnement de son parc d’équipement,

bien souvent composé de kilomètres de guidage

100% automatisés, de cellules robotisées et de machines à la

fois spéciales et complexes. Mais les industriels du secteur

de l’emballage et du conditionnement sont également avides

de technologies visant à garantir la qualité de leurs produits

et par là-même la sécurité de leur process.

Espérons que cette nouvelle édition

parisienne d’All4Pack vienne combler

les attentes de toute une filière dont

les produits – et plus particulièrement

leurs volumes et pour encore beaucoup

d’entre eux leur problème lié au recyclage

– sont aujourd’hui montrés du

doigt par un nombre croissant d’organismes

de défense de l’environnement.

Du côté de la production et de la maintenance,

c’est plutôt au niveau des arrêts

de production que le bât blesse. Assurer

la supervision des lignes en temps réel,

intervenir au plus près de l’équipement,

juste avant la panne, sont les priorités

aujourd’hui de la production afin d’éviter

de solliciter la maintenance pour de

sérieux problèmes.

Pour ce faire, logiciels de Manufacturing Execution System,

GMAO, capteurs, logiciels et équipements de supervision

voire des solutions d’intelligence artificielle et IIoT doivent

être mobilisés et intégrés sur l’outil de production afin d’en

assurer le suivi mais aussi de faire davantage collaborer les

services de production et de maintenance. ●

Olivier Guillon

30ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


MAINTENANCE EN PRODUCTION

Événement

Penser l’emballage de demain

sur le salon All4Pack Paris

Le salon All4Pack accueillera près de 80 000 personnes à Villepinte fin novembre

© Photo Favart

L’édition 2018 d’All4Pack Paris rassemblera près de 80 000 professionnels pour quatre jours

d’échanges et de démonstrations, d’innovation et de présentations. Rendez-vous du 26 au 29

novembre 2018 à Paris-Nord Villepinte.

Rendez-vous à la fois international et incontournable de l’emballage et de

l’intralogistique, All4Pack Paris, qui ouvrira ses portes au parc des expositions

de Villepinte la dernière semaine de novembre, se positionne comme

référent sur les zones Europe et Afrique grâce à son offre complète : packaging +

processing + printing + logistics. De la matière première à la fin de ligne et l’intralogistique,

l’univers de l’emballage est une chaîne globale de production, innovante

et totalement connectée. Un secteur en pleine mutation, porté par les nouveaux

besoins du commerce omnicanal BtoC et BtoB, qui s’appuie sur les opportunités

de l’industrie 4.0 et sur les exigences réglementaires et environnementales.

L’objectif des dirigeants de ce salon qui réunira plus de 1 350 exposants et marques

représentées, dont 50% d’internationaux, est de mettre en lumière durant quatre

jours toute la force d’innovation de cet écosystème : des matières premières aux

32ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


technologies

machines de process, d’emballage et de conditionnement, en

passant inévitablement par le marquage-codage, les emballages

et contenants, l’impression d’emballages et étiquettes

ainsi que les machines d’emballages secondaires, tertiaires et

d’expéditions. Autres secteurs et technologies représentées -

et pas des moindres : la manutention continue, les systèmes

automatisés, les prestations logistiques et les systèmes d’information

ainsi que le stockage et les équipements d’entrepôts,

levage, chariots…

Du côté des visiteurs cette fois, All4Pack Paris attend plus

de 80 000 professionnels, décideurs, leaders et influenceurs

d’Europe et d’Afrique, dont 35% d’internationaux. Avec un

visitorat très qualitatif, le salon s’affirme désormais comme

une « place de marché » à part entière. En 2016, All4Pack

Paris 2016 avait comptabilisé +32% de professionnels issus

des directions générales et directions de site par rapport à

la précédente édition. ●

Des événements dans l’événement !

• Creative lounge : Un nouvel espace qui accueillera une

sélection de produits créatifs dénichés par Creapills

et qui présentera les finalistes de plusieurs concours

internationaux

• All4Pack Innovation : La vitrine des tendances et nouveautés

des exposants

• Pack the future, The Sustainable Plastic Packaging

Award : une compétition d’envergure européenne, résultat

d’une coopération entre les deux organisations

professionnelles : Elipso, et IK en Allemagne.

• SIAL Innovation : All4Pack Paris accueille pour la première

fois cet événement incontournable de SIAL Paris

2018, une sélection de produits 100% innovants, 100%

packaging.

• Gouden Noot : le salon accueille la 29 e édition du Concours

organisé par la NVC Pays-Bas. Les lauréats seront

valorisés sur la Creative Lounge

• Business meetings : un dispositif pour organiser, en

amont du salon, des rendez-vous d’affaires entre visiteurs

et exposants via une plateforme en ligne.

• All4Pack Live : des conférences et des débats sur les

enjeux majeurs de la filière, keynotes, interviews et

remises de prix seront à y découvrir.

• Virtual zone by Geppia, un espace offrant aux visiteurs une

expérience unique pour dynamiser l’offre des constructeurs

français de machines et leurs partenaires internationaux,

mais également pour valoriser les innovations

technologiques et savoir-faire des constructeurs

• PETnology : pour la première fois en France, la 21 e

conférence PETnology aura lieu pendant All4Pack Paris,

les 26 et 27 novembre.

PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018 ı33


MAINTENANCE EN PRODUCTION

Panorama

All4Pack Paris : des innovations

qui concernent aussi la maintenance

Dans le cadre du concours de l’innovation qui se déroulera à l’occasion du salon All4Pack Paris 2018,

auquel le magazine Production Maintenance participe en tant que membre du jury, un nombre non négligeable

de solutions émergent, répondant à de nombreuses problématiques de maintenance.

À

l’occasion de cette nouvelle édition de la biennale de

l’emballage, qui se déroulera à Paris-Nord Villepinte

fin novembre, un concours est organisé afin de faire

la lumière sur les innovations d’une filière multisectorielle.

La remise des trophées se déroulera le premier jour – le lundi

26 novembre, à 12h30 – dans le hall 7. Plusieurs catégories

seront représentées : les « Matières premières et consommables

/ Accessoires et composants / Emballage et contenants », les

« Machines / Systèmes / Équipements pour emballage et conditionnement

», les « Prestations de services / Logiciels pour

emballage et conditionnement », et enfin les « Équipements /

Logiciels / Systèmes automatisés / Prestations de services pour

manutention, stockage, logistique.

Girardin Packaging combine son banc

de vissage à un cobot

Associé à un robot collaboratif (cobot), le banc de vissage à

contrôle de couple électronique Girardin Packaging permet

ainsi d’alléger la charge et de maintenir la valeur ajoutée de

l’opérateur ce qui, pour un investissement très raisonnable,

contribue à élever significativement la qualité et la productivité

de ce poste sensible. Les avantages d’un tel système

résident avant tout dans l’ergonomie mais aussi la réduction

des coûts en raison notamment de la modularité et de

la flexibilité de cette solution.

InUse fait parler les machines

Conçue pour délivrer des services de

maintenance connectés dans les usines,

InUse est une application en mode SaaS

qui transforme les données connectées

des équipements industriels en recommandations

opérationnelles pour les

opérateurs dans l’usine. InUse permet

par exemple de prévoir les pannes

futures des équipements mais aussi

des services plus spécifiques comme

l’identification de sources de pertes

de matières premières ou l’émission de

rapport en temps réel de CIP ou COP.

Accessible sans compétences de codes

préalables, InUse démocratise l’accès à

la transformation de la donnée, tout en

renforçant les compétences des équipes

terrain grâce aux recommandations des

machines.

34ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


MAINTENANCE EN PRODUCTION

UNISTA RÉSOUT LES PROBLèMES

LIÉS AU vISSAGE ET PRÉvISSAGE

L’ALLEMAND LENZE REND LE MOTORÉDUCTEUR

INTELLIGENT

Unista va présenter au concours Innovation

All4Pack Paris 2018 une cellule

robotisée de dépose capots est équipée

d’un module prévissage breveté et

vissage. « L’automatisation du prévissage

a toujours été extrêmement compliquée

pour la machinerie, mais avec notre

solution brevetée, désormais le vissage

et le prévissage des pots et des flacons

ne posent plus de problèmes », assure

Olga Spivak, responsable commerciale

et marketing d’Unista. Une solution à

la fois technologique, ergonomique et

aux fonctionnalités accrues.

Lenze innove avec le g350-B, un nouveau motoréducteur

intelligent pour le convoyage horizontal. Une solution mécatronique

pour entraîner les convoyeurs du futur, qu’ils soient

à bande, à chaîne ou à rouleaux. Le changement de la vitesse

s’effectue via un Smartphone et la technologie NFC ou technologie

sans contact sur une large plage comprise entre 42

et 221 tr/min. Grâce à son éco-conception, cette solution se

révèle moins énergivore que les motoréducteurs habituellement

utilisés pour le convoyage. En outre, celle-ci permet de

réduire le nombre de références dans une installation avec

beaucoup de convoyeurs et de réduire le nombre de pièces

à tenir en stock en tant que pièces de rechange.

igus ® ... paliers lisses polymères sans graisse dry-tech ® ...

Changer de paliers et

Paliers lisses en polymères hautes performances à durée de vie évaluable

Trouver, configurer, calculer la durée de vie et commander en ligne : igus.fr/expert-iglidur

baisser vos coûts de 40%

Paliers en bronze ou frittés, bagues métalliques roulées ou roulements à aiguilles... Augmenter

la durée de vie de votre installation et baisser les coûts en les remplaçant par des paliers lisses

polymères iglidur ® . Sans graisse, légers et résistants à l’usure pour votre application en mouvement.

Découvrez maintenant les avantages d’un changement de paliers sur igus.fr/iglidurvsmetal

Les plastiques pour la vie

igus ® SARL Tél. 01.49.84.04.04 info@igus.fr

FR-1107-iglidur vs metall 190x125N.indd 1 20.04.17 14:18

PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018 ı35


MAINTENANCE EN PRODUCTION

ADM assure la qualité

de soudure à 100%

cette solution évite les ralentissements de la cadence de production. Conçu pour

sa simplicité, ce dispositif repose sur une technologie sophistiquée créée pour

minimiser les erreurs humaines, interface simple d’utilisation. Sans contact, l’inspection

est dès lors non intrusive et non destructrice.

TwinCAT Speech simplifie la commande et la maintenance

des installations

Avec son nouveau dispositif de contrôle

de processus de soudure (sur sachets,

pots, blisters, tubes), ADM combine la

technique d’imagerie thermique avec

des algorithmes avancés en temps réel

pour assurer une surveillance en ligne

de 100% du processus de thermosoudage.

Ce système d’inspection n’est pas

destructif et n’entraîne pas de ralentissement

de la production. Peu encombrant,

il s’intègre sur la plupart des

machines existantes. Différents systèmes

sont proposés selon les applications. En

détectant et en permettant de résoudre

les problèmes potentiels en temps réel,

Un système d’automatisation fonctionnant aussi bien que le corps humain ; tel est

l’objectif que s’est donné Beckoff avec TwinCAT Speech, un nouveau module de

commande vocale, « capable de donner la parole au logiciel TwinCAT », résumet-on

chez le fabricant. Ce dernier maillon de la chaîne logicielle permet d’adresser

des demandes de vive voix, en plusieurs langues, dans un cadre limité aux besoins

de l’industrie. À l’inverse, le système est en mesure de délivrer oralement des informations.

« TwinCAT Speech améliore et facilite ainsi considérablement l’interaction

avec le système d’automatisation ». Son spectre d’utilisation ne se limite pas

à certains domaines industriels ; il s’étend à une large palette d’applications de la

construction mécanique à immotique. Par exemple, lors de travaux sur un composant

de la machine, l’opérateur ou le personnel de maintenance a la possibilité de

demander, même sans terminal classique,

quelles sont les répercussions des

réglages modifiés sur le programme de

commande ou de simulation en cours.

Pa ailleurs, le système est en mesure

d’émettre des alarmes vocales lorsque

des valeurs critiques sont en passe d’être

atteintes sur une installation. ●

36ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


MAINTENANCE EN PRODUCTION

Indicateurs

Des solutions intégrées pour

accroître le taux de rendement

global (TRG)

Sur le salon All4Pack Paris, les visiteurs pourront assister à la

démonstration d’une ligne de production flexible équipée du nouveau robot

i4 Scara d’Omron intégrant pour la première fois au monde des indicateurs

pour la maintenance préventive et la réduction des temps d’arrêt.

À

l’occasion du salon international de l’emballage et de la logistique All4Pack

qui se tiendra à Paris (26-29 novembre), Omron Industrial Automation

présentera des environnements de production simulés entièrement

flexibles grâce à ses solutions d’automatisation intégrées visant à aider les usines

d’aujourd’hui à devenir celles de demain (stand 6 S 122). Surtout, le temps fort du

stand résidera dans la démonstration d’une ligne de production flexible et intégrée

à travers un exemple type : un fabricant souhaitant personnaliser facilement

ses produits, en fonction des demandes spécifiques des clients.

Composition de la cellule

La démonstration combinera un robot mobile soulevant et transportant des

palettes d’une cellule à une autre de manière autonome, avec une solution d’alimentation

qui inclut un système de vision pour localiser les pièces ainsi qu’un

robot de saisie et de mise en place pour remplir les palettes. Dans cette démonstration,

Omron présentera également le nouveau robot i4 Scara, capable de visualiser

les données de travail et de superviser son état avec les premiers signaux

intégrés au monde pour la maintenance préventive, permettant ainsi aux utilisateurs

de réduire les temps d’arrêt non

planifiés. « Le taux de rendement global

(TRG) est une priorité absolue pour les

fabricants, c’est pourquoi nos solutions

innovantes visent à optimiser la performance,

la disponibilité et la qualité afin

d’améliorer ce TRG, explique Stéphane

Chômienne, directeur général d’Omron

Electronics. Déterminer quelles sont les

données pertinentes et nécessaires, où et

comment les collecter, les visualiser et

les interpréter nous permet de recueillir

les bonnes informations afin d’automatiser

les réglages, sans intervention

humaine. Nous recueillons les données

en direct, que nous intégrons à l’action

et au Cloud. »

Et le directeur d’ajouter : « Nous nous

engageons à offrir des solutions qui

permettront aux fabricants dans le

secteur de l’agroalimentaire, de la cosmétique

et des produits pharmaceutiques

d’adopter, étape par étape, une production

flexible. Omron, qui dispose des

technologies et des solutions complètes

permettant de s’adapter à ces changements

et qui ne cesse de développer des

innovations telles que la famille de robots

i4, est particulièrement bien placé pour

aider les fabricants et leurs OEM dans

cette démarche. » ●

Démonstration d’une ligne de production flexible équipée du robot i4 Scara d’Omron

© Omron

PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018 ı37


MANAGEMENT

doSSIEr

Impliquer la maintenance

dans la réduction

de la facture énergétique

Selon l’Ademe, « il recèle un potentiel d’économie [d’énergie] de 20% » dans l’industrie,

filière qui se hisse à la troisième marche du podium des secteurs les

plus énergivores, après le bâtiment et les transports. L’industrie, qui représente

à elle seule 21% de la consommation totale d’énergie de l’Hexagone, doit,

pour renverser la vapeur, miser en priorité sur « des opérations les plus rentables

rapidement », d’après les conclusions d’une récente étude menée par Effy et le

cabinet Enea Consulting auprès de 500 industriels et présentée à l’occasion du

salon Energy Time, le 24 octobre dernier, à Paris.

L’analyse prend en compte l’ensemble des différents types d’industries et de process.

Elle s’est, pour chaque sous-secteur industriel, appuyée sur trois analyses complémentaires

: la quantification des consommations énergétiques par usage, un état

des lieux de la performance énergétique du parc d’usines concernées, et l’évaluation

du gisement d’économie résultant de l’application d’un panel d’opérations

« standardisables », préalablement sélectionnées en fonction des retours d’expérience

terrain.

L’étude en est venue à faire émerger

plusieurs actions concrètes ; ces opérations

concernent notamment la récupération

de chaleur fatale sur un groupe de

production de froid ou un compresseur

d’air, les systèmes de régulation d’un

groupe de production de froid, l’isolation

des réseaux de vapeur ou encore

l’utilisation de technologies électriques

ou hybrides pour les presses à injecter.

Des solutions à la fois concrètes et efficaces

mais qui ne sont rien – ou presque

– sans une réelle prise de conscience,

à la fois environnementale et économique.

Car ce type d’opérations ne

verront le jour qu’à partir du moment

où l’on aura réussi à convaincre l’ensemble

du top management que l’investissement

mais aussi l’utilisation

par les hommes clefs que sont notamment

les responsables et techniciens de

maintenance permettront d’agir à tous

les niveaux et de gagner des points de

rentabilité. ●

Olivier Guillon

aU SoMMaIrE dE CE doSSIEr

40 Prendre la mesure de l’impact des moteurs électriques

dans la consommation de l’usine

© DR Watson-Marlow

42 Le professionnel de la maintenance, un acteur essentiel

pour réduire la facture d’énergie

48 Récupération de la chaleur – et de la rentabilité

50 Des économies d’énergie « 4.0 »

38ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


Avec VSHOOTER® d’un coup d’oeil, visualisez à l’écran la condition

de votre machine grâce à l’encodage automatique des valeurs mesurées !

Mesure globales, spectres FFT, courbes de tendance, table des défauts.

Balourd (souvent en

radial)

Défauts possibles de roulement

(L défauts de lubrification, S détection de choc)

AUTO DIAGNOSTIC

Désalignement Offset

(souvent en radial)

Jeu, Déserrage

Désalignement angulaire (souvent en axial)

Défauts possibles non standards

Demandez Demander votre démonstration

info@synergys-technologies.com

www.synergys-technologies.com | Tel : 03 89 08 32 72


MANAGEMENT

MoTEUr

Prendre la mesure de l’impact

des moteurs électriques dans

la consommation de l’usine

Les moteurs électriques sont absolument partout, dans notre quotidien

comme dans l’usine. À tel point qu’on a tendance à les oublier et à

négliger leur impact pourtant important dans la facture énergétique.

C’est du moins l’avis de Thierry Le Gal, de la société bretonne Jet Moteur.

« Le moteur électrique est la pierre angulaire des économies d’énergie dans une

usine » ; rien que ça. Pourtant, pour Thierry Le Gal, patron et fondateur de la

société Jet Moteur, spécialiste en France de la vente, l’installation et le service des

moteurs et réducteurs Cantoni et Siti, une chose est sûre : « lorsqu’on sait tout ce

que l’on économise chez soi en coupant toutes nos alimentations de nos appareils

électriques, imaginez un peu ce qu’une usine pourrait gagner en intervenant sur ses

moteurs ! ». Il y a en effet énormément à faire lorsqu’on sait que 80% de l’énergie

produite va pour les machines tournantes !

Il est vrai que le dirigeant Breton ne cache pas son penchant vers l’écologie et la

défense de l’environnement… allant jusqu’à déplorer que « sans la réglementation

obligeant l’industrie depuis le 1 er janvier 2017 à utiliser des moteurs IE3 à haut

rendement, les choses n’auraient pas bougé. Cela s’explique notamment parce que

le comptable paie les factures et le service maintenance répare. Mais l’ensemble de

la production ne se rend pas compte des dépenses parfois énormes que représente

la consommation d’un moteur vieillissant ».

Réducteur Siti

ALORS COMMENT AGIR ?

Pour Thierry Le Gal, le fait de savoir que trois moteurs sur cinq contiennent

une boîte de vitesses résout en partie le problème : les réducteurs jouent un rôle

majeur dans la réduction de la consommation énergétique ; encore faut-il adopter

des composants les plus adaptés comme des réducteurs-couple coniques qui,

lorsqu’un moteur à réducteur-roue à vis va afficher un rendement d’à peine 50%,

atteindra quant à lui un rendement de 70% voire 98% dans certains cas.

Autres précautions à prendre, l’utilisation d’une pince ampérométriques permet

de mesurer l’intensité et le couple consommé ; un bon moyen de se rendre compte

qu’un moteur d’une puissance de 32Kw va n’en utiliser que 25. Une aberration qui

s’explique par une tendance – du moins durant de nombreuses années – de sur-dimensionner

les équipements par rapport au besoin réel. « Le problème réside également

dans le manque de connaissance sur les moteurs qui composent l’usine ; c’est

seulement lorsqu’il arrive en fin de vie qu’on se rend compte de son existence ! ». ●

Olivier Guillon

Réducteur couple conique Siti

40ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


S’INSPIRER PARTAGER CONCRÉTISER

26-29 NOV 2018

PARIS FRANCE

Votre badge avec le code

PPPA4PFRA

sur WWW.ALL4PACK.FR

#ALL4PACK

(*) Le nouveau nom des salons EMBALLAGE & MANUTENTION


MANAGEMENT

Rabah Achemaoui

Directeur du département

Maintenance au sein d’Endel

Engie, leader français des

services au nucléaire et de

la maintenance industrielle

autour d’un cœur de métier

de spécialistes du travail

des métaux.

Entretien

Le professionnel de la maintenance,

un acteur essentiel pour réduire

la facture d’énergie

À l’occasion de la conférence Maintenance portant sur les économies d’énergie, et qui s’était déroulée il y a près

d’un an, sur le salon Sepem Rouen fin janvier 2018, Rabah Achemaoui, directeur de la maintenance chez Endel-

Engie, revient sur le rôle clef de la maintenance et les bonnes pratiques à mettre en œuvre dans l’industrie.

Présentez-vous (cursus, fonction

dans l’entreprise) ainsi que

l’entreprise / service auxquels

vous appartenez

J’ai démarré ma carrière professionnelle

après un BTS maintenance en tant que

technicien SAV, puis j’ai évolué vers un

poste de chef d’équipe, chef de chantier

et chargé d’affaires dans une entreprise

de service spécialisée dans la maintenance

des appareils de levage et de

manutention.

J’ai ensuite décidé de reprendre les

études pour être ingénieur maintenance

et j’ai pris la responsabilité d’un centre

de profit dans cette même entreprise.

J’ai ensuite rejoint la société Endel en

tant que directeur de la maintenance,

poste que j’occupe depuis 2002.

À quels clients industriels vous

adressez-vous ?

Endel Engie dispose de plus de 2 500

clients situés dans tous les secteurs d’activités

comme l’énergie (EDF, Areva,

CEA, Andra…), la métallurgie et la

sidérurgie (Arcelor Mittal, Vallourec…),

le raffinage, la pétrochimie et la chimie

(Total, BASF…), l’aéronautique et le

spatial (Cnes, Arianespace…), l’automobile

(Renault…) ou encore la papeterie

(Smurfit Kappa…) etc. Nous travaillons

aussi bien avec de grands groupes

que des PMI.

Nos clients font appel à notre expertise

soit pour des contrats de maintenance

pluriannuels, soit pour des interventions

ponctuelles ou dans le cadre des

grands arrêts de maintenance. Ils nous

sollicitent aussi pour des opérations de

travaux neufs, de transfert industriel

ou de rénovation. Dans ces différents

types de prestation, nous déployons

différentes expertises dans les métiers

suivants : mécanique notamment sur

les machines tournantes, sur la robinetterie,

l’électromécanique, la chaudronnerie,

la tuyauterie, le soudage, la

manutention et le levage.

42ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


MANAGEMENT

Quelles sont leurs problématiques

en matière d’économies d’énergie,

tant au niveau outils de production

qu’au niveau du bâtiment / tertiaire ?

La mise en œuvre des politiques d’efficacité

énergétique suppose l’adoption

de moyens d’action visant à agir sur

les différents leviers de l’amélioration

de l’efficacité énergétique : techniques,

économiques et sociaux. Ces moyens

coûtent de l’argent, tant au contribuable

qu’au consommateur, plus ou moins

selon leur nature, et leur efficacité est

inégale. Jusqu’où, et comment, vaut-il

mieux améliorer l’efficacité énergétique

que laisser croître les investissements de

production-distribution énergétiques,

les émissions et les importations d’énergie

(ou baisser les ressources disponibles

à l’export) ? Tel est le dilemme

habituel de la politique énergétique et

environnementale.

Qu’entend-t-on par « efficacité

énergétique » ?

L’efficacité énergétique est le ratio, ou

autre relation quantitative, entre une

performance, un service, un bien ou une

énergie produits et un apport en énergie

(par exemple : énergie nécessaire/

énergie utilisée). La performance énergétique

est un résultat mesurable lié à

l’efficacité énergétique, à l’usage énergétique

et à la consommation énergétique.

Au niveau d’une usine, d’un bâtiment ou

d’une voiture, on associe volontiers l’efficacité

énergétique à la consommation

d’énergie nécessaire pour produire une

tonne de produit (usine), pour maintenir

une certaine température intérieure

(bâtiment) ou pour rouler 1 km

(voiture). On améliore l’efficacité énergétique

si l’on réduit cette consommation

sans toucher au service rendu

(production, confort, mobilité). On

parle alors d’économies d’énergie.

L’efficacité énergétique peut avoir un

sens plus large que ce qui est généralement

compris : elle englobe tous

les changements qui accompagnent

la diminution de la quantité d’énergie

requise pour produire une unité d’activité

économique, ou pour obtenir un

niveau donné de confort. En cela, l’effi-

Technologie de freinage 4.0 –

Passez au niveau supérieur !

ROBA ® -brake-checker :

module de contrôle intelligent d‘état,

de température et d‘usure des freins

www.mayr.com

Votre partenaire

PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018 ı43


MANAGEMENT

industriels de réaliser les préconisations

issues de l’audit et notre expérience

montre que les industriels réalisent des

investissements uniquement si le temps

de retour sur investissement est inférieur

à 18 ou 24 mois.

En quoi ces questions concernentelles

les responsables et techniciens

de maintenance ?

cacité énergétique incorpore à la fois une notion d’« efficacité

technique » et une notion d’« efficacité socio-économique »

et son évolution implique des changements de nature technique

et de nature socio-économique.

Où en-est la législation à ce sujet ?

Les nouvelles lois et ordonnances placent la barre toujours

plus haut en matière d’efficacité énergétique. En 2014, l’Union

européenne a défini de nouveaux objectifs climatiques

contraignants avec son « paquet Énergie-Climat 2030 ». Les

mesures évoquées visent à réduire les émissions de CO2 d’au

moins 40 % d’ici 2030 par rapport à 1990. De plus, la part

d’énergies renouvelables devra représenter au moins 27 %

de la production énergétique d’ici 2030. Enfin, les membres

de l’UE se sont mis d’accord sur une réduction d’au moins

27 % de la consommation énergétique sur la même période

via une augmentation de l’efficacité énergétique.

En France, la norme NF EN 16247-3, publiée par le Comité

européen de normalisation (CEN) en 2014, a rendu obligatoire

les audits énergétiques pour les entreprises qui ont soit

plus de 250 salariés, soit un chiffre d’affaires annuel supérieur

à 50 M€ et un total de bilan dépassant les 43 M€. Les entreprises

engagées dans une démarche d’amélioration continue

de leur efficacité énergétique par la mise en place d’un

Système de management de l’énergie (SME), certifié selon

la norme ISO 50001 sur un périmètre couvrant 80% de la

facture énergétique, sont exemptées de cette obligation. Cela

a sûrement permis de prendre conscience du poids de la

facture énergétique par rapport aux autres postes de coûts.

Néanmoins, la réglementation française n’impose pas aux

Le professionnel de la maintenance doit

être un acteur important dans l’entreprise

pour réduire la facture d’énergie

car il a en charge le suivi des principaux

consommateurs. Néanmoins, malheureusement

son budget ne prend pas

en compte cette facture d’énergie. Ce

dernier n’est pas affecté si la facture

augmente ou baisse.

Notre sentiment est qu’il devrait porter

cette démarche car il connaît ses équipements

et peut associer à la fois les

questions de disponibilité, de fiabilité,

de vieillesse et obsolescence avec l’efficacité

énergétique. Construire son

budget notamment sur la rénovation

ou le remplacement des équipements

en s’appuyant aussi sur les gains énergétiques

est une solution pour les professionnels

de la maintenance. Cependant,

dans les entreprises sensibles aux coûts

des énergies, nous voyons de plus en

plus un responsable en charge de mener

des actions de réduction de ces coûts.

Comment traitez-vous ces questions

en tant que professionnels

de la maintenance ?

Il peut y avoir de multiples facteurs

de surconsommations de l’énergie

comme le manque de maintenance

des installations (pertes de performances),

le non-respect des paramètres

de consignes (températures,

pressions, débits…), le mauvais réglage

des systèmes de production des utilités

(chaudière, groupe froid, centrale de

production d’air comprimé...), des équi-

44ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


0 5 / 0 8 M A R S 2 0 1 9

E U R E X P O L Y O N

VISITEZ

COMMANDEZ VOTRE

BADGE GRATUIT

SUR

SMART-INDUSTRIES.FR

Excellence et perspectives industrielles

AP SMART19 210X297-PE.indd 1 05/11/2018 14:25


MANAGEMENT

pements surdimensionnés par rapport

aux besoins de la production… Ainsi,

pour réduire les consommations, nous

sommes amenés à rerégler les équipements,

à les remplacer, à réparer par

exemple pour les fuites d’air mais aussi

à réaliser des actions de maintenance.

Quelles solutions avez-vous mis

en place (parler d’un ou plusieurs

retours d’expériences chez vos clients

- sans forcément citer leur nom) ?

Globalement il n’existe pas de solutions

standard. Nous devons, après avoir réalisé un audit, étudier

les solutions les plus adaptées avec un retour sur investissement

le plus court. Par exemple, nous réalisons actuellement

des audits sur les calorifuges des réseaux vapeurs sur toutes

les usines d’un industriel important en Europe. Après l’audit,

nous lui proposons des actions correctives en mettant

en avant le temps de retour sur investissement. En fonction

des pertes énergétiques et de l’investissement pour rénover

les calorifuges, nous mettons en œuvre un plan d’action avec

notre client en réalisant tous les travaux pour les actions qui

ont un ROI inférieur à deux ans.

Nous travaillons également sur des projets de récupération

et de valorisation de chaleur fatale, qui constitue un

potentiel d’économies d’énergie à exploiter, sur des équipements

comme les fours industriels ou les chaudières

afin de répondre à des besoins de chaleur propres à l’entreprise

(séchage sur d’autres lignes de procédés, préchauffage

de l’air comburant, chauffage des locaux, etc.), ou

pour répondre à des besoins de chaleur d’autres entreprises

situées à proximité d’un territoire (d’un réseau de

chaleur urbain).

Quels résultats avez-vous obtenus ?

On a pu par exemple réaliser un gain de 157 k€ (4,6 MWh

PCS/an, ROI ≈ 1 an) chez l’un de nos clients en installant un

condenseur entre la chaudière et la cheminé pour préchauffer

l’eau d’appoint de la bâche par condensation des fumées

de la chaudière.

Enfin, quels conseils et bonnes pratiques nous conseillezvous

de mettre en place pour réduire les consommations

d’énergie et faire des économies ?

La gestion de l’énergie est extrêmement complexe et les

contraintes sont nombreuses. Sur le plan technique, les

interactions entre les équipements et les énergies sont

souvent mal connues, donc mal maîtrisées par un manque

de systèmes de comptage. Sur le plan humain, la culture

actuelle des entreprises doit encore évoluer. Il faut se heurter

aux changements des mentalités et combattre le fameux

« on a toujours fait comme ça, alors pourquoi changer ? ».

L’audit énergétique est le point de départ essentiel pour une

bonne définition des actions de maîtrise de l’énergie. Il doit

idéalement s’insérer dans une démarche plus globale que

l’on peut qualifier d’étude énergétique. Il s’agit d’identifier le

gisement d’économies d’énergie et d’établir un plan directeur

pour son exploitation rationnelle afin d’adapter en continu

la stratégie énergétique de l’entreprise.

Une fois réalisé, l’audit énergétique fournit le socle nécessaire

de démarches plus complètes. Il permet particulièrement de

mettre en œuvre un Système de Management de l’Energie

(SMÉ - ISO 50001) et de s’inscrire utilement dans la dynamique

des Plans Climat-Energie Territoriaux. ●

Propos recueillis par Olivier Guillon

46ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


SALON COMPLET

1 HALL SUPPLÉMENTAIRE

POUR LA 23 ème ÉDITION !

150 NOUVEAUX

EXPOSANTS

RECONFIGURATION

DES HALLS

L’INNOVATION AGROALIMENTAIRE S’INVENTE ICI !

Le plus grand rassemblement de fournisseurs des IAA

INGRÉDIENTS & PAI | ÉQUIPEMENTS & PROCÉDÉS | EMBALLAGES & CONDITIONNEMENTS

cfiaexpo.com


MANAGEMENT

Avis d’expert

Récupération de la chaleur

– et de la rentabilité

Pour les entreprises, il existe un certain nombre de pistes à explorer

en matière d’économie d’énergie. Une option offerte à de nombreux

utilisateurs d’air comprimé est la récupération de chaleur, explique

Bruno Turlan, directeur de Boge France.

La hausse des prix de l’énergie au cours des dernières années a ajouté un autre

défi à ceux qui s’efforcent de maintenir leur rentabilité. Récupérer une partie

du coût de l’énergie devient essentielle, en plus d’être éco-responsable, ainsi

de plus en plus de sociétés développent des process de récupération de chaleur.

Cette technologie est maintenant appliquée à grande échelle et les exemples

ne manquent pas. Très innovant, un système de récupération de chaleur au

Royaume-Uni est utilisé pour fournir de la chaleur aux maisons locales en

canalisant la chaleur perdue provenant des tunnels souterrains de Londres. Le

système de métro de Londres génère de grandes quantités de chaleur qui sont

captées par un filtre Northern Line et acheminées vers le réseau de chauffage.

Le projet a pour objectif de réduire les factures et les émissions de carbone,

stimuler l’innovation, les emplois et la croissance dans ce secteur qui semble

être en plein essor.

Pour les entreprises, il existe un certain nombre de pistes à explorer en matière

de récupération de chaleur, notamment pour les nombreux utilisateurs d’air

comprimé qui peuvent ainsi faire des économies d’énergie. La quasi-totalité de la

consommation d’énergie provenant du réseau d’alimentation d’un compresseur

standard peut être convertie en chaleur.

Prenons l’exemple d’un compresseur à vis lubrifié à l’huile: jusqu’à 94% de l’énergie

électrique fournie à cet équipement est disponible pour la récupération de

chaleur. Cette chaleur perdue générée par le compresseur peut être redirigée vers

des espaces à chauffer, comme dans l’initiative du London Underground. Cela

est particulièrement efficace dans les installations où le compresseur se trouve à

proximité de la zone à chauffer, par exemple dans un atelier où le compresseur

est installé ou sinon, par l’utilisation de conduits si le compresseur est situé dans

un lieu plus éloigné.

Il est également possible d’extraire la chaleur perdue du compresseur pour chauffer

l’eau utilisée dans les systèmes de chauffage central ou de chaudières, les processus

de nettoyage industriel, les pompes à chaleur, les laveries ou toute autre application

nécessitant de l’eau chaude.

Faire appel à des spécialistes

des compresseurs

Pour les entreprises qui envisagent d’investir

dans la récupération de chaleur,

un spécialiste des compresseurs peut

aider à calculer les économies d’énergie

et de coûts potentiels afin de mettre

en évidence les retombées possibles

en termes de réduction immédiate

des coûts de carburant, de pétrole, de

gaz ou d’électricité. Les avantages sont

généralement frappants ; par exemple,

48ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


MANAGEMENT

le système de récupération de chaleur Boge Duotherm

peut récupérer jusqu’à 94% de l’énergie d’entrée utilisée en

compression sous forme de chaleur.

Avant d’investir dans la récupération de chaleur, l’utilisateur

final peut calculer les économies d’énergie et de coût potentiels

liées à la récupération de chaleur en évaluant la demande

de chaleur ou d’eau chaude dans les zones adjacentes à l’installation

de compresseur. Cette évaluation peut ensuite être

comparée aux heures de fonctionnement moyennes du

système d’air comprimé existant, ce qui mettra en évidence

les retombées possibles en termes de réduction immédiate

des coûts de carburant, de pétrole et de gaz.

de chaleur, le système de récupération de chaleur Duotherm

est compact, ne nécessite qu’un encombrement minimum et

se connecte au circuit d’huile du compresseur sans nécessiter

d’énergie externe pour l’opération.

La redirection de la chaleur générée par un compresseur pour

chauffer des espaces ou pour chauffer de l’eau est une option

qui peut aider l’utilisateur final à réduire de manière significative

ses factures d’énergie et à optimiser son utilisation.

Il convient donc de considérer la récupération de chaleur

comme un moyen de récupérer non seulement de l’énergie,

mais également de la rentabilité. ●

Bruno Turlan (Boge France)

La consommation d’énergie étant généralement la principale

cible des opérateurs d’ingénierie pour gagner en efficacité,

concepteurs et ingénieurs ont investi beaucoup de temps et

d’efforts ces dernières années dans le développement de solutions

d’air comprimé économes en énergie. Il s’agit d’une mission

essentielle chez Boge, où la popularité croissante de la récupération

de chaleur a conduit à l’extension de la gamme de produits

de récupération de chaleur Duotherm, désormais disponible en

tant que modèle externe autonome. En plus de récupérer jusqu’à

94% de l’énergie d’entrée utilisée pour la compression sous forme

VOUS OFFRE DE NOMBREUSES

SOLUTIONS DE GUIDAGE

Guidages

en plastique

Rails de guidage

à rouleaux

Guidages

à rails profilés

5 rue des Libellules - 10280 Fontaine les Grès - Tél: 03 25 71 89 30 - Fax: 03 25 71 89 40

info@norelem.fr - www.norelem.fr

SOLUTION_GUIDAGE_NORELEM_190X125.indd 1 02/10/2018 12:16:57

PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018 ı49


MANAGEMENT

Retour d’expérience

Benoit Degraeve

Area Sales Manager France/

Belgique/Luxembourg au sein

de la société SDT International

Des économies

d’énergie « 4.0 »

Nous l’avons déjà tous lu : la détection de fuites devrait

être une priorité absolue sachant qu’elle représentent

30 à 40 % du volume consommé… sans programme

de chasse aux fuites. Mais pourquoi ce sujet reste-t-il

d’actualité, pourquoi les choses ne changent-elles pas

facilement sur le terrain ?

L’une des applications la plus répandue dans l’utilisation

des détecteurs d’ultrasons est la recherche de fuites

dans le cadre d’économie d’énergie en industrie. Que ce

soit pour les prestataires de services ou pour les techniciens

de maintenance, le travail le plus conséquent à réaliser dans

ce contexte n’est pas tant la localisation des fuites qui s’assimile

à un jeu d’enfants lorsqu’on dispose de l’outil approprié,

mais plutôt la réalisation du rapport de l’action menée,

l’organisation des réparations nécessaires et la communication

des gains réalisés au sein de l’entreprise. Un programme

de réduction des coûts n’est réellement efficace qu’à partir

du moment où il implique tous les acteurs au sein de l’entreprise.

L’échec de l’implémentation d’un plan efficace de

réductions de coûts d’énergie liés aux fuites d’air comprimé

n’est pas à imputer à la technologie qui elle ne faillit jamais

mais plutôt au facteur humain. Toutes les sociétés consultées

ayant commencé un programme de chasse aux fuites

n’ayant pas perduré sur le long terme avaient le même point

commun : le manque de communication.

La réussite de l’implémentation d’une

stratégie de réductions des coûts de

l’énergie repose sur une bonne communication

entre l’ensemble des acteurs

concernés de près ou de loin par cette

démarche. Ce dont vous avez besoin

c’est d’inclure cinq personnes différentes

ayant toutes un rôle bien spécifique

à jouer dans la campagne. La

première personne est l’inspecteur ;

il connaît le réseau et sait où trouver

les pertes. La deuxième, c’est l’acheteur

; il achète le matériel nécessaire

à la bonne conduite du plan et négocie

éventuellement l’approvisionnement

énergétique. La troisième est le

responsable du planning ; c’est lui qui

va planifier les réparations à effectuer

à la suite de l’inspection du réseau. La

quatrième, le technicien, va réparer les

défauts localiser. Enfin, la cinquième

personne impliquée est la plus importante

; il s’agit du « sponsor » qui pour

rôle de communiquer les gains réalisés.

En communiquant sur ces gains au sein

de l’entreprise, il va donner un sens au

projet grâce à des résultats visibles et

mesurables.

Il est vrai que c’est vite dit mais dans les

faits, cela demande beaucoup de temps

et d’organisation. Cependant, depuis

l’arrivée des smartphones, tablettes et

autres objets connectés au sein de la

maintenance, il existe désormais des

outils gratuits d’aide sous forme d’ap-

Ordre de travail généré automatiquement par l’application

50ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


MANAGEMENT

plication iOS/Android permettant de

mesurer les coûts liés aux fuites et de

les documenter à l’aide de photos. Ces

mêmes applications permettent également

d’accompagner les différents

acteurs et de suivre les différentes

étapes jusqu’au terme du plan mis en

place (exp : LEAKReporter, LeakSurvey).

Ces outils sont désormais capables

d’estimer automatiquement les coûts

des défauts trouvés au cours d’une

année complète. Désormais grâce à

eux, la communication se fait simplement

et naturellement entre tous les

services impactés de près ou de loin

par le programme.

En 2018, nous sommes intervenus

dans une société au nord de Manchester

disposant depuis de nombreuses

années d’appareils de mesures dédiés

à la chasse aux fuites. Cependant,

aucun gain n’avait été enregistré ni

mesuré. La conséquence ne s’est pas

fait attendre : démotivation complète

de l’équipe et abandon de la stratégie

de réductions des coûts. La demande

de notre client était simple : donner un

second souffle aux projets. La première

étape consista à redéfinir clairement

les rôles que chacun devait remplir. La

seconde fut la formation l’équipe aux

nouveaux outils disponibles : détecteur

de fuites et applications mobiles.

La troisième en une réflexion commune

avec l’ensemble des intervenants sur la

meilleure approche à adopter pour

la gestion et l’organisation d’une

campagne de chasse aux fuites avant,

pendant et après l’intervention (voir

diagramme ci-après). Finalement, la

quatrième étape fut la célébration des

résultats avec l’ensemble de personnes

impliquées dans le projet.

À l’issue de ces deux jours d’intervention,

tout le monde savait précisément

ce que l’on attendait de lui, dix-sept

fuites furent localisées pour gain annuel

potentiel de 3 934 £ (4 481€) et un gain

réel après réparation rapide de sept

fuites, 1 648 £ (1 877€). Résultat des

CHASSE AUX FUITES

DE LA DÉTECTION A LA RÉPARATION

1 2 3 4

Préparation Début de l’inspection Localiser et marquer Réparer et documenter

Sécurité:

Vérifier les consignes.

L’installation à inspecter

est-elle sécurisée ?

Etudier le schéma de

l’installation pneumatique.

Vérifier que la pression

de l’installation est correcte.

LEAK

Inspecter la zone, localiser les tuyaux,

vannes et raccords.

LEAK

Vérifier votre équipement:

1. EPI (Equipement de protection

individuelle)

2. Détecteur d’ultrasons

3. Casque d’écoute

4. Cône d’amplification

5. Canne flexible

6. Capteur parabolique

7. Chiffon isolant

8. Etiquettes de marquage/stylo

9. Plan du réseau

10. Lampe de poche

LEAK

LEAK

PSI

Préserver vos oreilles en ajustant

le volume sonore dans le casque

d’écoute.

Balayer la zone de gauche à droite, de

bas en haut.

Localiser les fuites.

Ajuster l’amplification du capteur

pour gagner en précision.

Réajuster l’amplification du capteur

et le volume du casque.

© Copyright 2018 par SDT INTERNATIONAL. Aucune copie ou reproduction de ces informations, sous quelque forme que ce soit, ne peut être entreprise sans

l’autorisation écrite expresse de SDT INTERNATIONAL. AVERTISSEMENT: Le contenu de ce graphique est un guide de base pour la détection des fuites. En pratique,

plus de détails doivent être pris en compte. SDT INTERNATIONAL n’est pas responsable des dommages ou blessures résultant de l’utilisation de ce document.

LEAK

LEAK

Contrôler l’emplacement de la fuite.

LEAK

LEAK

LEAK

Localiser avec précision l’origine

de la fuite en vous rapprochant

de la source si les consignes de

sécurité le permettent.

Diminuer l’amplification du capteur

afin de gagner en précision.

Utiliser votre corps pour faire barrière

d’un signal non désirable perturbant la

localisation.

Faire attention aux « effets rebonds ».

Assurez-vous d’être en face de la source

de la fuite et non sur une réflexion de

la source.

Utiliser l’application LEAKReporter

pour créer une campagne de chasse

aux fuites et documenter celles

trouvées sur le réseau.

Gérer vos campagnes, coûts et

réparations à partir du site

leakreporter.sdtultrasound.com

Sécurité:

Sécuriser et baliser la zone

d’intervention.

Purger l’installation à réparer.

Réparer les éléments défectueux.

Informer vos collègues de la fin de

l’inspection et réalimenter le réseau.

Faites une seconde inspection pour

confirmer que la réparation est effective.

sdtultrasound.com

courses : l’inspecteur maîtrise mieux son réseau, les pertes

et la demande réelle en air comprimé. L’acheteur peut calculer

un retour sur investissement, le technicien se sent valorisé

par les gains générés par son travail, et le sponsor est

remercié pour avoir (r)établi une communication entre les

différents services. ●

Benoit Degraeve (SDT International)

LEAK

LEAK

LEAK

LEAK

LEAK

LEAK

LEAK

Mettre à jour le statut des fuites

réparées dans l’application

LEAKReporter.

Fiche de gains générée automatiquement par l’application mobile

LEAK

LEAK

LEAK

LEAK

PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018 ı51


PRévENTION DES RISqUES

doSSIEr

Prendre conscience de l’importance

de la sécurité machines

Drame humain, traumatisme général dans l’usine,

arrêts de production, pénalités financières, procès

interminables et de graves conséquences pour

l’image de toute une société… les conséquences d’un accident

s’avérer absolument désastreuses pour une entreprise.

C’est dans cet optique et pour responsabiliser les constructeurs

de machines mais aussi les industriels utilisateurs que

sont apparues des directives et les normes que l’on connaît

aujourd’hui dans l’industrie.

Il faut dire que, même s’ils sont en baisse régulière depuis le

renforcement de la loi relative à la sécurité des machines, les

accidents existent toujours et surviennent – c’est d’ailleurs le

propre d’un accident – au moment où l’on s’y attend le moins.

Les mauvais réflexes, dictés par les habitudes du quotidien,

font progressivement perdre toute notion de danger qui pourtant

est bel et bien réel.

Mais une norme, aussi complète soit-elle, ne peut être efficace

sans adopter une prise de conscience et avoir plusieurs règles

à l’esprit. Il est notamment conseillé, outre le fait de respecter

stricto sensu les directives et les normes en vigueur, d’intégrer

de façon globale la sécurité dans le processus de production, en

particulier lors des arrêts et des pannes (notamment au moment

de la recherche de celles-ci). Les solutions liées à la sécurité

doivent être bien visibles et, surtout, simples et intuitives. D’un

point de vue technologique, et c’est l’un des volets de ce dossier

consacré à la sécurité des machines, il est essentiel pour un

industriel de connaître l’ensemble des solutions qui s’offrent à

lui, de la barrière immatérielle aux différents capteurs entourant

la zone de danger en passant par les technologies d’accès plus

ou moins personnalisé ou encore la consignation des énergies.

Enfin, dernière règle et pas des moindres : bien expliquer

pourquoi on sécurise les machines et l’outil de production.

De la pédagogie et du management humain faciliteront l’acceptation

de ce qui, le cas échéant, pourrait davantage être

perçu comme une entrave à la liberté de travailler et d’intervenir

rapidement sur les installations. Une bonne communication

dissuadera certains techniciens se sentant trop bridés

dans leurs tâches de contourner les règles de sécurité. ●

Olivier Guillon

© DR

aU SoMMaIrE dE CE doSSIEr

54 De nouvelles exigences pour la sécurité

des machines dans l’industrie 4.0

56 Un point sur la réglementation entourant

la sécurité des machines

60 Vue d’ensemble des solutions pour

améliorer la sécurité des machines

62 Jorns AG équipe sa presse plieuse

d’un scanner de sécurité

52ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


UNE NOUVELLE ÈRE NE POUVAIT COMMENCER

AUSSI SÛREMENT.

Entrez dans une nouvelle ère avec les solutions dernière

génération de SICK, le leader des technologies de

sécurité :

• microScan3, scrutateurs laser de sécurité

• deTec4 Prime, barrages immatériels de sécurité

• STR1 , interrupteurs de sécurité

• DFS60S Pro, codeurs de sécurité

www.sick.fr


PRÉVENTION DES RISQUES

Solutions

De nouvelles exigences pour la sécurité

des machines dans l’industrie 4.0

L’industrie 4.0 serait inconcevable sans la sécurité fonctionnelle des machines. Mais la transformation

numérique pose de nouveaux défis aux experts en technologie de la sécurité. Ils doivent suivre le rythme rapide

des développements techniques et de la normalisation.

Contrôleur de sécurité modulaire, gamme PSC1 de Schmersal pour des systèmes de configuration flexibles et programmables

L’un des principaux objectifs de l’industrie 4.0 est d’améliorer

l’efficacité grâce à la maintenance prédictive.

Cette dernière doit permettre une meilleure planification

de la production, des durées de fonctionnement

plus longues et une disponibilité accrue de la machine. Les

composants utilisés dans les machines doivent générer des

données et des informations lues de manière continue. Des

prévisions peuvent être obtenues sur l’état du système pour

planifier la maintenance, réduire les temps d’arrêt de production

et optimiser la production. Les machines et les systèmes

de transport devront à terme prendre des « décisions » autonomes

concernant les étapes de production sans interrompre

leur processus, même en cas de défaillance. De nouvelles

solutions de sécurité doivent être inventées.

Solutions de sécurité dynamiques

Les unités de production deviennent dynamiques et

intègrent toujours plus de contrôleurs de sécurité programmables.

La gamme PSC1 de Schmersal permet de configurer

des systèmes de sécurité programmables par logiciel et

une communication inter-contrôleurs PSC1 sécurisée via

Ethernet SDDC. La conception d’installations complexes en

plusieurs parties avec des sous-systèmes de sécurité interconnectés

s’en trouve simplifiée. Les signaux de diagnostic

en provenance des organes de sécurité peuvent être transférés

par bus de terrain vers un système de supervision. Il

devient ainsi possible d’évaluer des signaux pertinents : état

et désalignement des capteurs, température interne excessive,

54ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


Plus de sécurité pour vos machines.

Smart Safety Solution

n Communication entre les capteurs et le Cloud

n Contrôle des processus, où que vous soyez

n Accès rapide aux informations pour une meilleure maintenance préventive

n Détection rapide des défaillances pour moins d’arrêts machine

Capteur de Sécurité RFID RSS260

R

C

R

n Nouvelle version avec câble et connecteur pour raccordement facile

(M8 et M12 8 pôles)

n Protection antifraude la plus élevée selon ISO 14119

n Polyvalent, ultra compact, Cat4/ PLe/ SIL 3

n Version SD: remontée des informations diagnostiques dans le Cloud

Module de sécurité configurable SRB-E

n 8 modules pour 80% de vos applications

n Configurations et applications réglables pour tous vos dispositifs de

sécurité classiques

n 22.5 mm, borniers débrochables, couvercle consignable

n Sorties de sécurité statiques jusqu‘à 5.5 A

n Nouveau module 3 fonctions en 1: surveillance sûre d‘arrêt, minuterie

et protecteur

n Cat4/ PLe/ SIL 3

www.schmersal.fr

Anz_Pro-Ma_SmartSafety-RSS2601_210x297_FR.indd 1 09.10.2018 10:44:37


PRÉVENTION DES RISQUES

court circuits … pour éviter les temps d’arrêt et accroître la

disponibilité des installations.

Solutions économiques pour les petites

et moyennes machines

Depuis quinze ans, Schmersal propose un système précurseur

de l’industrie 4.0 avec sa solution SD. Ces systèmes

constituent une solution d’installation simple pour une

connexion en série des organes de sécurité tout en conservant

le diagnostic individuel. Les signaux de diagnostic sont

transmis via le bus propriétaire SD et une passerelle au bus

de terrain (par exemple Profibus, Profinet, Ethernet IP) et

à l’API....

(transport des données machine et description sémantique

des données).

Les avantages : les données de sécurité peuvent être transférées

vers un Cloud et collectées. Un ordinateur supérieur

peut alors analyser le risque et déterminer les mesures à

prendre pour le réduire.

Adapter les normes à l’industrie 4.0

Pour gérer ces solutions, de nouveaux personnels doivent se

former à la sécurité machine : les programmeurs, et comme

avant-eux, les ingénieurs concepteurs ou experts informatiques.

Pour assurer ce transfert de connaissances, Schmersal

a créé sa division services: « tec.nicum » qui offre aux

constructeurs et opérateurs machines formations, conseils

neutres, mais aussi la programmation d’automates de sécurité.

Transfert de connaissances

et cas d’utilisation

Safety Installation System, avec de gauche à droite,

le module de distribution passif PDM, le boîtier de raccordement passif

PFB et le boîtier actif d’extension d’entrées SRB-E

Pour une solution sécurité optimale du point de vue économique,

les spécialistes devraient être impliqués dès la phase

de conception machines. En tant que membre du ZVEI, du

VDMA et de « Mechanical Engineering Future Alliance »

et LNI4.0 Labs Network Industry 4.0, Schmersal bénéficie

d’échanges d’informations et collabore au quotidien avec

les entreprises partenaires pour le plus grand bénéfice de

ses clients. ●

Pour assurer une architecture système simple et économique,

les modules passifs PFB et PDM facilitent le raccordement

en série des dispositifs de sécurité. En complément,

le fabricant propose les nouveaux modules de sécurité polyvalents

Protect SRB-E : des extensions d’entrées jusqu’à quatre

capteurs offrant des solutions économiques compatibles avec

de nombreuses applications. Également au programme, des

systèmes connectés, l’une des gammes les plus complètes du

marché en matière de solutions avec interface AS-i offrant

diagnostic étendu et câblage minimum.

Normalisation : données sécurisées via OPC-UA

Les machines entrent de plein pied dans l’industrie du futur

et envoient des données de sécurité au Cloud de manière

prédictive. Pour que les contrôleurs assurent cet échange de

données entre eux et le Cloud, la profession travaille à l’intégration

d’OPC UA* en tant que protocole standardisé dans la

prochaine génération de produits. Schmersal en fait déjà sa

future norme pour les protocoles de communication M2M

tec.nicum, la division indépendante service et conseil

* protocole de communication Open Plattform Communication Unified

Architecture

56ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


PRévENTION DES RISqUES

norMES

Un point sur la

réglementation

entourant la sécurité

des machines

En vigueur depuis plusieurs années, la directive

Sécurité Machines s’impose dans le paysage industriel,

notamment à travers la norme l’ISO 13849-1.

que recouvre-t-elle exactement ?

Prendre en compte les problématiques d’entretien des

machines relève de la maintenance dès la conception.

Encore trop peu répandue chez les fabricants de

machines industrielles, celle-ci permet pourtant de réduire

considérablement les risques liés aux interventions de maintenance.

Mais attention, car à trop vouloir mettre de la sécurité,

« on tue la sécurité ! », avertit David Brynaert, ingénieur

d’application Sécurité fonctionnelle au sein du fabricant

Phoenix Contact. Et de préciser : « si on bride trop la machine

et ses accès, on risque d’empêcher le technicien de maintenance

de travailler ; celui-ci peut alors être tenté de détourner

les systèmes de sécurité et se mettre ainsi en danger ». On

comprend rapidement la subtilité de la sécurité des machines,

dont la directive européenne mise à jour en 2009 fixant un

niveau de sécurité « acceptable » a accouché d’une norme,

l’ISO 13849-1, « qu’il est fortement conseillé suivre si l’on veut

atteindre le niveau de performance souhaité ».

Zone sécurisée.

Solution performante.

De meilleures perspectives.

Les concepteurs d’installations et les constructeurs en sont

conscients : la surveillance des zones dangereuses est tout aussi

indispensable pour l’automatisation que la sécurité en montagne.

Les risques doivent être détectés immédiatement et gérés en

toute fiabilité. Grâce à de nombreuses années d’expérience dans

le domaine des capteurs optoélectroniques, Pilz franchit une

étape de plus avec une nouvelle famille de produits : les

scrutateurs laser de sécurité PSENscan configurables de

manière flexible pour la surveillance productive des surfaces,

même en série.

Jouez la carte de la sécurité avec les capteurs, les systèmes de

contrôle-commande, le Motion Control et la visualisation. Tout

d’un même fournisseur. La solution complète de Pilz.

www.pilz.com/fr-FR/scanner

Contrôle

intrusion d’opérateur

Pilz France www.pilz.fr 03 88 10 40 00

PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018 ı57


PRévENTION DES RISqUES

En fixant les exigences essentielles

pour la conception des machines et

des composants de sécurité dans la

Communauté européenne, la directive

machine impose que chaque constructeur

rende ses machines conformes.

Pour celles jugées dangereuses (à l’image

des presses…), tout comme certains

composants de sécurité, ceux-ci font

l’objet de mesures spéciales et sont

soumis à l’examen de type CE ( attestation

CE de conformité, validé si besoin

par un organisme de contrôle). Quant

à la norme, l’ISO 13849 (qui a remplacé

l’EN954-1), celle-ci a beaucoup évolué,

notamment en prenant plus seulement

en compte l’architecture hardware mais

également la qualité de l’ensemble des

composants. Celle-ci décrit non seulement

la structure matérielle des parties

liées à la sécurité d’une commande,

mais aussi la conception logicielle. Elle

impose des exigences pour l’ensemble

du cycle de vie des fonctions de sécurité

et recommande des méthodes pour

la mise en œuvre de modules de sécurité

configurables. Pour faire simple, avec

la norme 13849-1, toutes les technologies

de contrôle sont désormais prises

en compte. À l’inverse de l’EN 954-1,

la nouvelle norme utilise la probabilité

de défaut ; de même, la fiabilité des

composants est considérée et, dorénavant,

l’architecture de la chaîne de sécurité

devient un critère.

DISTINCTION ENTRE

DEUx NORMES EN APPARENCE

SIMILAIRES

Des différences substantielles existent

entre deux normes : l’EN 62061 et l’EN

ISO 13849-1. Certes, la première porte

sur les systèmes électromécaniques

simples, comme des relais ou de l’électronique

simple, tout comme la seconde. De

même, elles concernent toutes les deux

les systèmes électroniques complexes et

systèmes programmables avec les architectures

prévues. Mais tandis que les

exigences de l’EN 62061 ciblent spécifiquement

les systèmes électriques de régu-

« Attention, car à trop vouloir

mettre de la sécurité,

on tue la sécurité ! »

« L’objectif est de détecter

n’importe quelle défaillance,

des capteurs à l’automate

de sécurité »

Gamme Phoenix Contact de relais de sécurité PSR pour la surveillance,

les arrêts d’urgence, les barrières immatérielles

lation et de commande, l’EN ISO 13849-1

entre en application directe pour les technologies

en dehors de l’électrotechnique

(par exemple, hydraulique et pneumatique).

Alors que la première, la norme EN

62061, décrit les aspects de sécurité

fonctionnelle des systèmes de régulation

et de commande électriques, électroniques

et programmables liés à la

sécurité (avec un niveau d’intégrité de

sûreté – SIL), la 13849-1 décrit l’organisation

des parties liées à la sécurité

au sein des commandes ; elle utilise un

niveau de performance (PL).

L’IMPORTANCE DE RECOURIR

à UNE STRUCTURE BI-CANALE

En fonction de l’environnement de

l’atelier, des sociétés spécialisées dans

la sécurité – ou plus précisément le «

safety » – à l’image de Phoenix Contact

proposent aux industriels une logique

de sécurité afin d’atteindre un niveau

de sécurité et de performance maximal.

Cela passe notamment par une architecture

bi-canale. L’idée est de détecter

n’importe quelle défaillance, que

ce soit sur les capteurs, sur les relais et

les modules de sécurité, et ce jusqu’à

l’automate de sécurité, ce dernier étant

plutôt destiné aux importantes installations

composées de plusieurs centaines

de capteurs comme les réseaux de gaz

ou d’air comprimé dans lesquels les

niveaux de pression sont surveillés en

permanence. ●

Olivier Guillon

Contrôle de pression d’une cuve

58ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


Sécurité Machine & Process

Intégrer la technologie de sécurité facilement dans vos installations

La gamme de sécurité Phoenix Contact vous permet de répondre aux exigences des normes de

sécurité quelles que soient vos applications. Elle se distingue par sa simplicité d’installation et sa

configuration aisée.

Des relais de sécurité machine et couplage à l’API de sécurité, les experts Phoenix Contact vous

accompagnent dans le choix et la mise en œuvre du produit adéquat. L’étendue de notre gamme

vous garantit de trouver des produits innovants tels que des relais de sécurité multifonctions,

contrôle de vitesse, ou programmables pour une solution efficace, conforme aux normes et

adaptée à votre projet.

Plus d’informations au 01.60.17.98.98 ou sur www.phoenixcontact.fr


PRÉVENTION DES RISQUES

Panorama

Vue d’ensemble des solutions pour

améliorer la sécurité des machines

© iStock-Nostal6ie

Un interrupteur de sécurité

avec interverrouillage

magnétique

MLP1, Interrupteur de sécurité

avec interverrouillage magnétique

L’interrupteur de sécurité à transpondeur

du fabricant Sick assure la

meilleure sécurité possible pour la

surveillance de position des portes

grâce à des sorties à semi-conducteurs

autocontrôlés, par ailleurs, un

électro-aimant assure le maintien de

la porte en position fermée et bloquée

afin que le processus de production

ne soit pas interrompu. La combinaison

de ces deux technologies, procure

l’avantage d’une usure mécanique

réduite, et offre une grande tolérance

par rapport au décalage des portes tout

en augmentant la disponibilité de la

machine.

Le raccordement est rapide et la

connexion en cascade est simple via un

connecteur enfichable M12, ce qui réduit

les coûts et l’effort de câblage. Grâce au

concept de montage innovant et à l’actionneur

plat, ils s’intègrent parfaitement

au design de la machine. Le MLP1, en

résumé, offre une force de verrouillage

magnétique 500 N, une résistance à la

traction 25 N et un PL e / cat. 4 (EN ISO

13849), SIL3 (EN 61508) pour la surveillance

de portes. La tolérance par rapport

au décalage est de ± 5 mm et l’indice de

protection de IP 67. Des variantes avec

deux connecteurs sont enfichables M12

pour une mise en cascade aisée.

60ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


PRÉVENTION DES RISQUES

Des capteurs RFID codés

pour une protection optimale

Ces capteurs RFID sans contact entendent

garantir le plus haut niveau de sécurité

Les nouveaux capteurs RFID sans contact d’ifm permettent

de surveiller l’état de portes de manière fiable et sans usure.

L’anticipation d’une désactivation est possible grâce à l’information

LED en local informant que le tag quitte sa position

initiale. Cela garantit un positionnement optimal du tag en

face du capteur et conduit à une disponibilité augmentée des

machines. De plus, un codage unique du tag empêche toute

fraude – jusqu’à 32 capteurs peuvent être raccordés en série

sans changement de l’intégrité de la sécurité.

L’essor des robots a entraîné une demande accrue de

barrières immatérielles qui garantissent un environnement

de travail sûr entre les cellules de travail robotisées et le reste

de l’usine. Le système de barrières immatérielles de sécurité

Allen-Bradley GuardShield 450L de Rockwell Automation se

présente comme une solution flexible et économique renforçant

la sécurité tout en améliorant la productivité grâce à

une technologie d’émetteur-récepteur innovante. Le système

d’alignement laser intégré (Ilas, Integrated Laser Alignment

System) du nouveau système GuardShield 450L-E réduit

le temps d’installation. Plusieurs points de balayage laser

visibles optimisent la configuration d’une simple pression

sur le symbole Ilas situé sur la vitre de la barrière. De plus,

la conception compacte et le champ de protection complet

facilitent l’intégration d’un système GuardShield 450L-E

dans les applications de protection de la main et des doigts,

la barrière allant de 150 mm à 1 950 mm, par incréments de

150 mm. Après le démarrage, les utilisateurs peuvent tirer

parti des caractéristiques et fonctionnalités avancées, telles

que le montage en cascade, le blocage et l’effacement intégrés,

afin d’améliorer la flexibilité tout en maintenant un

niveau de sécurité optimal. ●

Ces nouveaux capteurs, comme sous-système, permettent

de réaliser des fonctions de sécurité jusqu’à PL e selon ISO

13849-1 ou SILCL 3 selon CEI 62061. Même si 32 capteurs

sont raccordés en série, le plus haut niveau de sécurité est

ainsi garanti. Parmi les autres caractéristiques, notons la

version à codage de tag programmable sans limite, la conformité

de ces capteurs à la nouvelle classification CB24I du

ZVEI ainsi que la classification de sécurité des capteurs intégrée

dans une librairie selon la fiche standardisée VDMA

66413 ; celle-ci peut être téléchargée sur le site web ifm.

Un système de barrières immatérielles avancé

pour améliore la sécurité

Ce système de barrières immatérielles

de sécurité se présente comme

une solution flexible et économique

PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018 ı61


PRÉVENTION DES RISQUES

En application

Jorns AG équipe sa presse plieuse

d’un scanner de sécurité

La société suisse Jorns AG qui a fourni à son compatriote helvétique

Bühler Bedachtungen und Bauspenglerei une double presse dotée

d’un protocole de sécurité.

Un second scanner

pour la surveillance

aérienne de la machine

Composée dans trente-cinq collaborateurs, l’entreprise

suisse Bühler Bedachtungen und Bauspenglerei,

spécialisée dans le travail du fer blanc, a fait l’acquisition

d’une nouvelle presse plieuse TwinMatic-Pro 150. Une

confiance accordée au fabricant Jorns qui a choisi de miser

sur le scanner laser de sécurité RSL 430 de Leuze electronic

qui sécurise l’accès à la longue partie avant de la machine

par procédé optoélectronique. Le RSL 430 est positionné

au milieu de la cuve de pliage de telle sorte que le capteur

puisse couvrir un rayon maximal. Ainsi, un seul capteur peut

couvrir toute la surface devant la machine.

La nouvelle presse plieuse remplace pour la ferblanterie

une machine âgée près de 20 ans avec des fonctionnalités

similaires, et permet de plier les tôles les plus diverses en

aluminium, zinc, cuivre et acier dans le cadre d’un processus

entièrement automatisé. L’opérateur de la machine doit

uniquement intervenir pour insérer et sortir les tôles. Dès

que l’opérateur franchit la ligne rouge peinte au sol, située à

environ 80 cm de la presse plieuse, autrement dit, dès qu’il

pénètre dans la zone de risque de la machine, son mouvement

est détecté par le scanner laser de sécurité RSL 430 et

la machine s’arrête immédiatement. En cas de défaillance

de cette surveillance de sécurité, un commutateur à pédale

sert de « joker ».

L’actionnement de celui-ci par le pied de l’opérateur active un

interrupteur d’arrêt d’urgence qui stoppe la machine en une

fraction de seconde. « Il est appréciable d’avoir deux sécurités.

Heureusement, nous n’avons pas eu à nous en servir jusqu’à

présent, déclare le ferblantier Bruno Bühler qui commande

lui-même la presse plieuse. Le scanner laser de sécurité RSL

430 travaille de manière fiable et sans erreur. Pour cette raison,

il est pour nous la solution optimale ».

Double sécurité

avec le scanner laser

de sécurité RSL 430

et le commutateur

à pédale

Une protection complète sur tous les

côtés de la machine ne peut cependant

pas être assurée par un seul scanner

laser de sécurité. Bühler a pris la

décision de placer un second scanner

laser de sécurité RSL 430 pour surveiller

la zone de la machine par le haut

et réduire ainsi la zone de risque à 80

cm de profondeur. Le second scanner

est accroché au plafond par une

chaîne en fer et possède une portée de

8,25 mètres, une résolution de 70 millimètres

et une zone de détection à 270°.

La position du scanner laser de sécurité

s’accorde au capteur servant à surveiller

la ligne de pliage. Il faut noter que

le pupitre de commande est également

détecté en tant qu’objet et qu’il doit

ainsi se trouver en dehors de la zone

de risque en mode automatique. ●

Le ferblantier et opérateur de la machine

Bruno Bühler au pupitre de commande

62ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


agenda

Du 29 au 31 janvier

Sepem Douai

Le Sepem fera étape dans le nord de la France, à Douai. Pour cette

nouvelle édition, la plus importante des salons Sepem Industrie,

près de 720 exposants se réuniront pour répondre aux besoins

« cœur d’usine » des industries des régions environnantes, avec

pour temps fort le cycle de Conférences Maintenance qui soufflera

sa première bougie.

Au parc des expositions de Douai douai.sepem-industries.com

Les 5 et 6 février 2019

Analyse Industrielle

Le rendez-vous annuel du secteur ciblé Industrie et Process,

accueillera près de 2 500 visiteurs professionnels pour découvrir

les différentes technologies, les nouveaux produits en analyse

industrielle, la mesure à l’émission, le contrôle de process,

l’instrumentation, la détection, la micro-analyse…

Espace Grande Arche, Paris la Défense www.analyse-industrielle.fr

Du 5 au 8 mars 2019

Global Industrie

Lyon accueillera du 5 au 8 mars prochain le plus grand salon

industriel français. Seront rassemblés pour l’occasion tout

l’écosystème industriel, de la start-up au grand groupe de

donneurs d’ordres, en passant par le sous-traitant, le fabricant

d’équipement ou de solutions industrielles, les pôles de

compétitivité, centres de recherche et incubateurs. Global Industrie

rassemblera en un seul et même lieu les salons Industrie Lyon,

Midest, Tolexpo et Smart Industries.

À Lyon Eurexpo www.global-industrie.com

Du 5 au 8 mars 2019

Smart Industries

Intégré au sein du salon Global Industrie, Smart Industries,

l’événement dédié à l’usine connectée intelligente, collaborative

et efficiente, aura lieu la première fois dans la capitale des Gaules.

L’an passé, à Paris, l’édition avait accueilli plus de 10 000 visiteurs

sur pas moins de 11 000 m 2 de surface d’exposition.

À Lyon Eurexpo www.smart-industries.fr

Du 12 au 14 mars 2019

CFIA

Situé au cœur de la Bretagne, première région agroalimentaire

européenne, le CFIA rassemble une offre exclusive répartie

en trois secteurs : Ingrédients et PAI, Équipements et procédés,

Emballages et conditionnements.

Parc Expo Rennes Aéroport www.cfiaexpo.com

Les 20 et 21 mars 2019

IoT World

Décrypter le marché, les enjeux et stratégies liés aux objets et

services connectés, tel est l’objectif de la 4 e Édition du Salon IoT

World qui accueillera plus de 160 exposants et 6 000 visiteurs

dont 4 500 auditeurs aux conférences et aux ateliers.

À Paris Porte de Versailles www.iot-world.fr

Du 2 au 4 avril 2019

PharmaCosmetech

Le salon des services, équipements et process pour les industries

pharmaceutique et cosmétique, pour la parfumerie et pour

la chimie fine, se déroulera pour la toute première fois à Chartres.

Au parc des expositions de Chartres www.pharmacosmetech.com

PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018 ı63


INDEX

Au sommaire du prochain numéro :

TECHNOLOGIES

MANAGEMENT

MAINTENANCE MéCANIqUE

MAINTENANCE EN PRODUCTION

PRévENTION DES RISqUES

adEME.......................................................... 38 et 64

adM ....................................................................... 36

a-SaFE .................................................................. 61

aCoEM .......................................................... 19 et 20

aLL4PaCK ........................................ 30, 32, 41 et 63

aSErTI ELECTronICS ............................... 16 et 25

BITo ....................................................................... 31

BoGE ...................................................................... 48

BoSCh ................................................................... 22

BraMMEr ............................................................... 8

BrETaGnE aTELIEr ............................................ 28

CFIa rEnnES .............................................. 47 et 63

CorIM ...................................................................... 4

dBVIB .................................................................... 15

dIFoPE ......................................... 3 e de couverture

dSd SYSTEM ................................................. 2 et 28

EndEL-EnGIE ............................................... 8 et 42

FLIr SYSTEMS ............. 22, 24 et 4 e de couverture

FUChS LUBrIFIanTS ................. 2 e de couverture

GIrardIn PaCKaGInG ....................................... 34

GLoBaL IndUSTrIE ................................... 45 et 63

IFM ELECTronIC ........................................ 17 et 61

IGUS ....................................................................... 35

InUSE .................................................................... 34

JET MoTEUrS ............................................. 13 et 40

JornS ................................................................... 62

KTr .......................................................................... 6

LEnZE .................................................................... 36

LEUZE .................................................................... 62

MaInnoVaTIon ................................................... 12

MaInTEnanCE & Co ........................................... 36

MaYr ..................................................................... 43

MoLYdaL ....................................................... 8 et 33

norELEM ............................................................. 49

oMron .................................................................. 37

ParKEr hannIFIn ............................................... 6

PILZ ....................................................................... 57

PhoEnIx ConTaCT .................................... 56 et 59

ProdUCTIon TEMPS réEL ................................ 63

roCKWELL aUToMaTIon .................................. 61

rS CoMPonEnTS ................................................ 11

SChMErSaL ................................................ 54 et 55

SdT InTErnaTIonaL ................................... 7 et 50

SEdaPTa-oSYS ...................................................... 8

SEPEM doUaI ......................................... 9, 10 et 63

SICK .............................................................. 53 et 60

SKF .......................................................................... 8

SYnErGYS ............................................................ 39

TSI ............................................................................ 6

UnISTa .................................................................. 35

70%

Voici la part considérable des gisements d’économie

d’énergies que pourrait procurer la récupération

de chaleur sur un groupe de production de froid, soit,

pour l’Ademe, est « une opération devant faire l’objet

d’un effort de massification ». Ce chiffre ne sort pas

de nulle part puisqu’il est le résultat d’une étude menée

par le spécialiste des services énergétiques Effy et

le cabinet Enea auprès d’un panel très diversifié de 500

industriels. Cette donnée figure parmi les multiples

actions que préconisent les deux partenaires.

> Plus d’informations sur la récupération de chaleur

aux pages 48 et 49 de ce numéro.

retrouvez nos anciens numéros sur :

www.essais-simulations.com

64ı PRODUCTION MAINTENANCE • N°63 • novembre 2018


Sans une bonne protection

le monde serait différent

Leader mondial de la Protection Anticorrosion , FUCHS apporte

son expertise aux secteurs les plus exigeants - Aéronautique,

Automobile, Ferroviaire, Roulement, Sidérurgie - avec des produits

pour interopération, stockage et expédition, toujours plus

innovants et respectueux de l’Homme et de l’Environnement.

www.fuchs.com/fr


RAPPORT À LA TAILLE DU POINT

NOTE TECHNIQUE

Quelle est votre distance de mesure maximale ?

Le rapport à la taille du point est essentiel

Si vous avez fait l'acquisition récente d'une caméra thermique, vous vous demandez peut-être

quelle est sa distance de mesure maximale. Ou peut-être envisagez-vous d'en acheter une,

mais vous ne savez pas laquelle vous permettra de mesurer précisément votre cible à un prix

adapté à votre budget. La réponse à la question « Quelle est la distance de mesure maximale ? »

dépend de facteurs tels que la résolution, le champ de vision instantané (IFOV), les objectifs, la

dimension de l'objet et bien plus encore.

Vous pouvez comparer cela à la réalisation d'un

examen visuel chez votre médecin. Lorsque vous

regardez le tableau optométrique depuis le fauteuil

de la salle d'examen, vous apercevez peut-être des

lettres sur la plus petite ligne, mais jusqu'à quelle

distance pouvez-vous encore lire ces lettres (c'està-dire

les « mesurer ») ? Si vous possédez une

acuité visuelle de 10/10, vous pouvez lire les plus

petites lettres à des distances supérieures. Dans ce

cas, une vision de 10/10 correspond à une caméra

thermique de haute résolution. Si votre vision n'est

pas parfaite, vous pouvez l'améliorer avec des lunettes

(par exemple en ajoutant une loupe de grossissement

à la caméra) ou en vous rapprochant du tableau

optométrique (c'est-à-dire en réduisant la distance qui

vous sépare de la cible).

Il est important de comprendre le principe du rapport

à la taille du point. Ce rapport est un chiffre qui

vous indique à quelle distance vous pouvez vous

trouver d'une cible d'une certaine dimension, tout en

continuant à obtenir des mesures thermiques précises.

Pour réaliser des relevés de température aussi précis

que possible, vous voulez optimiser au maximum le

nombre de pixels du capteur de votre caméra sur la

cible. Ceci permet d'améliorer le niveau de détail de

votre image thermique. Plus vous vous éloignez de

l'objet que vous voulez mesurer, et plus vous perdez

la capacité de mesurer sa température avec précision.

Plus la résolution de votre caméra est élevée, et plus

vous êtes susceptible d'augmenter le nombre de pixels

sur une cible plus éloignée, tout en conservant des

résultats précis. Le zoom numérique n'améliore pas la

précision. Une résolution supérieure ou un champ de

vision plus étroit sont donc essentiels.

Imaginons que vous souhaitiez obtenir

avec votre caméra thermique une mesure

de température précise d'une cible

de 20 millimètres située à 15 mètres de

distance. Comment procédez-vous pour savoir

si votre caméra en est capable ? Vous devez

consulter les spécifications de votre caméra

et connaître à la fois le champ de vision et

la résolution. Imaginons pour cet exemple

que la résolution de votre caméra soit de

320 x 240 pixels et que votre objectif présente

un champ de vision horizontal de 24 degrés.

Champ de vision

instantané

(IFOV)

Plus vous vous éloignez de l'objet que

vous voulez mesurer, et plus vous perdez

la capacité de mesurer sa température

avec précision.

Champ de

vision

(FOV)

L'IFOV est une projection angulaire de l'un des pixels du

détecteur dans l'image IR. La zone perceptible par chaque pixel

dépend de votre distance par rapport à la cible pour un objectif

donné.

Hooray! Your file is uploaded and ready to be published.

Saved successfully!

Ooh no, something went wrong!