ON mag : Guide Hifi 2.0 2019

Pierre.Stemmelin

La Hifi acte 2, active, intelligente, connectée, multiroom. Plus de 30 produits à l'essai : lecteurs de musique en réseau (streamer audio), convertisseurs (DAC), amplis connectés stéréo ou multicanal, systèmes tout-en-un, paires d'enceintes Hifi et même une platine vinyle.

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3 ON mag - Hifi 2.0 2019

SOMMAIRE

LES LECTEURS RESEAU ET DAC

p.6 - Auralic Aries G1

p.10 - Bel Canto e.One Stream

p.14 - Chord Electronics Mojo+Poly

p.18 - Musical Fidelity MX-DAC

p.20 - Pro-ject Stream Box S2

LES AMPLIS

p.24 - Advance MyConnect 50

p.28 - Cambridge Audio Edge NQ+W

p.32 - Denon Heos Drive HS 2

p.34 - Devialet Expert 140 Pro

p.38 - NAD M10

p.42 - Primare Prisma i15

p.46 - Russound MBX-Amp et MBX-Pre

p.50 - Sonos Amp

p.54 - Yamaha MusicCast XDA-

QS5400RK

LES ENCEINTES

p.84 - Dali Calisto 2C

p.86 - Dynaudio Xeo 20

p.90 - Canton Smart Vento 3

p.94 - Genelec G Three

p.96 - Tangent Spectrum X5 BT phono

LES INCLASSABLES

p.100 - Artsound Artcore

p.104 - Audirvana

p.108 - Yamaha Vinyle 500 MusicCast

LES TOUT-EN-UNS

p.58 - Bang & Olufsen Beosound Edge

p.62 - JBL Link 500

p.66 - Orbitsound Dock E30 + Sub S4

p.70 - Revo SuperCD

p.74 - Ruark R5

p.78 - Triangle AIO 3

Ce magazine vous est offert par ON-Mag.fr

Vous avez le droit de le consulter, l’imprimer, le diffuser, le redistribuer dans son intégralité sans

restriction. Cependant, tout découpage, tout retrait et toute modification sont interdits sauf

autorisation préalable de notre part.

On participé à ce numéro :

Communication : Manuel Courbo (régie Catset), mcourbo@gmail.com, 06 61 09 14 46

Rédaction : Alban Amouroux, Alexandra Bellamy, Pierre Stemmelin


ARIES G1 & G2

VEGA G1 & G2

LEO GX

STREAMERS TRANSPORT

STREAMERS DAC

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AURALiC FRANCE

05.61.76.48.40

WWW.AURALIC.FR

INFO@AURALIC.FR


LES LECTEURS

RESEAU & DAC


6

ON mag - Hifi 2.0 2019

AURALIC

Aries G1

Auralic fête à peine ses dix ans que la

marque a déjà gagné une belle réputation

dans le monde audiophile. Après ses produits

reconnaissables entre mille avec leur large

écran à l’affichage jaune, les Altair et Polaris,

Auralic bascule sur un design plus classique

avec l’Aries G1. C’est un streamer audio

sans DAC, équipé en plus d’une entrée USB

pour une clé ou un disque dur externe. La

construction est sérieuse, les fonctionnalités

annoncées sont de premier ordre. Est-ce que

cela suffit à distinguer cet Aries G1 de la

foule des streamers ? par Alban Amouroux

Cette série Auralic aux boîtiers noirs quasi

monolithiques renferme cinq références. Il y a deux

streamers, les Aries G1 et G2, deux streamers avec

DAC, les Vega G1 et G2, et une horloge externe, la

Leo GX. Cette dernière fonctionne exclusivement

avec le Vega G2 équipé de l’entrée horloge idoine

et du connecteur de synchronisation propriétaire

Lightning Link utilisant un cordon HDMI. Le

streamer Aries G1 est donc au final le produit le

plus accessible de la gamme. Ce qui ne l’empêche

pas de recevoir un équipement déjà extrêmement

complet. Nous allons découvrir à quel point les

qualités d’un streamer bien conçu peuvent faire la

différence.

2200 €

Construit à partir de panneaux en aluminium

massif

Le boîtier de l’Aries G1 est constitué de différents

panneaux en aluminium massif assemblés entre eux.

Contrairement aux autres modèles supérieurs de

la gamme qui reposent sur un châssis dit Unity fait

d’une seule pièce. Les connecteurs sont fermement

fixés sur la face arrière du G1 : c’est du solide, aucun

risque d’arrachement. La face inférieure, dont les

pieds sont solidaires, vient fermer le boîtier. Ces

pieds sont constitués d’un ressort interne absorbant

toute vibration parasite.

La face avant accueille un grand écran LCD de

10 centimètres. Il n’est pas tactile, et c’est le

seul reproche que l’on pourrait faire au chapitre

ergonomie de l’Aries G1. Il affiche la lecture en

cours mais il permet aussi la configuration complète

de l’appareil. Les quatre touches à droite de


ON mag - Hifi 2.0 2019

7

l’écran servent à naviguer dans les menus. Ces

derniers sont en grand nombre et sont organisés

à la façon de ceux de l’Apple TV, pour ceux qui

connaissent. Chaque élément du menu bénéficie

d’un paragraphe d’explication qui s’affiche sur la

gauche de l’écran. Au final, on ne peut pas faire plus

complet mais n’oubliez pas vos lunettes. La quantité

de menus et d’informations font que la police

utilisée est assez petite. Enfin, l’Aries G1 étant

équipé d’un récepteur infrarouge, vous pouvez lui

associer n’importe quelle télécommande en lui

apprenant les codes voulus.

Streamer et lecteur USB

À l’arrière, on trouve quatre sorties numériques :

coaxiale, optique, XLR (AES/EBU) et USB (isolée

galvaniquement). Il y a également un port USB pour

la lecture de fichiers sur clé ou disque dur externe.

Côté connectivité, Auralic a prévu l’Ethernet filaire et

le Wi-Fi b/g/n/ac via deux antennes fournies à visser.

L’Aries G1 sait lire la plupart des fichiers compressés

et non compressés. Il accepte le MQA et jusqu’au

DSD512. Ses capacités grimpent à 384 kHz en 32

bits côté PCM.

La partie streamer se pilote idéalement depuis

l’application mobile Auralic Lightning DS. Bien

pensée, elle donne accès aux radios web, aux

partages de fichiers sur le réseau, au contenu de

la clé reliée en USB mais aussi aux services Qobuz

et Tidal. Il est possible de créer des playlists.

Alternativement, vous pouvez utiliser Bubble UPnP,

AirPlay et Roon. L’Aries G1 est certifié Roon, il

apparaît donc dans les menus avec sa propre icône

représentant l’appareil. À tout instant, vous avez

depuis l’écran en façade de l’Aries G1 la jaquette

du morceau, le titre, le temps écoulé et une petite

icône indiquant la source.

L’Auralic Aries G1 a été relié à un préampli DAC

RME ADI-2 Pro. En USB, puis en XLR AES. Ayant

utilisé des câbles de facture classique pour ces deux

liaisons, nous avons au final préféré les résultats

en AES, notre playlist de test étant constituée

essentiellement de morceaux en FLAC à 192

kHz. L’Aries G1 propose une restitution très juste,

capable d’aller chercher tous les détails, dans tous

les registres. Le grave est exploré avec beaucoup

d’ampleur, de précision et de dynamique. On

ressent le toucher des percussions tout comme

celui des cordes de la guitare basse. Il y a beaucoup

d’aération autour des instruments. Le registre aigu

est toujours à sa place, jamais agressif et pourtant

bien présent.

La scène sonore est large, haute et stable. Elle a

uuu

Spécifications

•Streamer audio réseau

•Fichiers acceptés : AIFF, ALAC, APE, DIFF, DSF, FLAC,

OGG, WAV, AAC, MP3, MQA and WMA

•Taux d’échantillonnage : jusqu’à 384 KHz/32 bits PCM /

jusqu’au DSD512 (22.57892MHz)

•Connectivité : sorties numériques coaxiale, optique et

XLR AES, port USB audio, entrée USB pour disque ou clé,

•Ethernet, Wi-Fi

•Dimensions (l x p x h) : 34 x 32 x 8 cm

•Poids : 7,2 kg

Notre avis

Construction

Équipements

L’Aries G1 extrait tous les micro-détails pour

une restitution grand format

Performances

Musicalité


8 ON mag - Hifi 2.0 2019

surtout beaucoup d’épaisseur avec des informations

aussi bien derrière que devant les enceintes. Les

morceaux un peu anciens dont la production n’était

pas exempte de défauts sont parfois peu agréables

à écouter avec des sources moins qualitatives. Avec

l’Aries G1, comme le maximum d’informations est

extrait du flux audio, on redécouvre et on écoute

avec plaisir des morceaux que l’on avait parfois

laissés de côté. Ils sont ici transfigurés.

L’Aries G1 d’Auralic a cette capacité à rendre

la musique vivante. Le son remplit facilement

l’espace. Petra Magoni prend place dans la pièce

lorsqu’elle chante Fever dans Live à Fip : sa voix

est parfaitement détachée, les spectateurs tapent

dans les mains sur les côtés de la scène en avant

des enceintes, tandis que la contrebasse un peu à

droite du centre délivre ses nappes de grave avec

opulence et toujours ce supplément d’informations

qui fait la différence sur la perception du toucher et

des fins de notes.

La restitution peut être personnalisée grâce à

l’égaliseur paramétrique trois bandes intégré. Il

vaut mieux savoir ce que l’on fait et s’aider d’un

micro de mesure ainsi que d’un logiciel. Il faut

également noter la présence de quatre filtres

différents disponibles lors des étapes de conversion

de fréquence. Afin de se conformer aux capacités

du DAC derrière l’Aries G1, il est possible de

limiter la fréquence en sortie. Par exemple, on peut

décider de convertir en 192 kHz tous les fichiers qui

seraient lus dans un format supérieur. C’est lors de

cette conversion que l’on peut choisir quatre types

de filtres à appliquer : precise, dynamic, balance

ou smooth. L’écran en façade donne une petite

explication pour chacun d’eux afin de vous aiguiller.

Sans retouche du taux d’échantillonnage, la lecture

reste en bit perfect, bien entendu.

En conclusion

Le streamer réseau Auralic Aries G1 est un appareil

extrêmement bien pensé et bien équipé. Tout

d’abord, il sait lire la quasi-totalité des formats

de fichiers numériques. Il est compatible Roon et

AirPlay. L’application de contrôle Auralic Lightning

DS est très simple d’utilisation. L’écran en façade est

bienvenu afin de toujours savoir où l’on en est. Les

menus de configuration foisonnent de réglages et

de fonctionnalités, comme l’égaliseur paramétrique,

la balance gauche/droite très précise ou les filtres

audio. La construction n’est pas en reste, avec un

châssis rigide et une finition au cordeau. Enfin, la

signature sonore nous offre une restitution à la fois

pleine de vigueur et avec beaucoup de précision.

L’Aries G1 sait tirer le meilleur de tous les fichiers

audio. À associer avec des appareils de grande

qualité qui sauront capitaliser sur les capacités du

G1 pour faire vivre la musique dans votre salon. Un

vrai coup de cœur.


10

ON mag - Hifi 2.0 2019

BEL CANTO

e.One Streamer

Le streamer audio peut prendre diverses formes. Du minuscule boîtier basé sur une

carte informatique jusqu’à l’imposant appareil audiophile bardé de filtres et de

fonctionnalités. Le Bel Canto e.One Stream est plus proche de l’entrée de gamme

en termes de fonctionnalités, mais il se place plutôt dans le haut de gamme, de par

son prix et ses résultats sonores. Le Stream est simplifié dans sa présentation, limité

dans ses capacités de lecture, mais hyper détaillé dans ses capacités de restitution

audio. C’est un streamer un peu à part sur la globalité de ses critères, mais qui mérite

néanmoins une oreille attentive.

par Alban Amouroux

1900 €

Le Stream est le dernier appareil en date arrivé

dans la gamme Bel Canto e.One. Elle compte

déjà un préampli/DAC, un intégré, des blocs de

puissance, un lecteur CD et un préampli phono. Le

design et les dimensions de tous ces appareils sont

identiques. Cela permet de créer sa mini-chaîne

complète à l’esthétique cohérente. Le Stream

apporte la lecture musicale en réseau. Il pourra être

associé au préampli DAC2.7 via l’une de ses sorties

numériques ou à l’amplificateur intégré C5i à travers

sa sortie analogique.

Le juste nécessaire en connectique

Le boîtier de la gamme e.One est de faible largeur

: avec 21,6 cm, il mesure exactement la moitié d’un

appareil HiFi traditionnel. Son boîtier est du genre

rigide. C’est du costaud et ça se sent. Le capot est

recouvert d’une peinture granuleuse qui résistera à

la plupart des accrocs. Il repose sur de gros pieds

en caoutchouc absorbant. La face avant se compose

d’une partie en métal s’ouvrant sur une large fenêtre

cachant l’afficheur. Cette partie avant est disponible

en noir ou en gris argenté, seule fantaisie esthétique

possible. L’afficheur textuel sur deux lignes profite

d’un éclairage vert qui change un peu de l’ordinaire.

La connectique se divise en trois parties. À droite,

les sources avec la prise réseau et un port USB

acceptant clé et disque dur externe. Au centre, les

sorties numériques se déclinent sous les trois formes

les plus classiques : XLR AES, coaxiale et optique.

Enfin, à gauche se trouve la sortie analogique


ON mag - Hifi 2.0 2019

11

bénéficiant du DAC interne. La lecture s’effectue

toujours en bit perfect avec l’appui d’une horloge à

très faible bruit. L’e.One Stream n’arbore que deux

boutons et ils sont tous les deux en face arrière : un

commutateur marche/arrêt, et un bouton poussoir

à double fonction. Un appui court permet de

basculer entre l’activation des sorties numériques

ou de la sortie analogique. Un appui long lance

une recherche en ligne d’une éventuelle mise à jour

logicielle. Il n’y a donc aucune touche en façade :

il va falloir vous rabattre sur votre smartphone ou

votre tablette.

Aucune touche, tout passe par

l’application mobile

L’écran affiche trois choses en permanence : la

source à gauche, la fréquence et/ou le format

de fichier en haut à droite, la sortie activée en

bas à droite. C’est effectivement assez limité,

nous n’avons même pas le droit au titre en cours

de la lecture ou au temps écoulé. Pour cela,

téléchargeons l’application Bel Canto Seek. Elle

est basée sur l’application universelle de lecture

Mconnect. On retrouve une présentation identique

avec un bandeau de navigation au bas de l’écran

donnant accès à la lecture en cours, aux sources de

lecture ou encore aux favoris.

Les sources dématérialisées sont les services Tidal

et Qobuz, les radios web vTuner, les partages réseau

UPnP/DLNA. Il faut ajouter le support relié au port

USB de l’e.One Stream, dont le contenu apparaît

bien dans l’application. À ce propos, le Stream

partage le contenu USB sur le réseau, il joue alors

le rôle de serveur audio pour tout autre appareil

compatible DLNA. L’usage de cette application

est tout à fait classique et assez pratique. On s’y

retrouve facilement et la navigation dans un disque

dur relié en USB ou sur le réseau est assez rapide

pour ne pas être frustrante. L’écran de lecture en

cours indique toujours le format de fichier et son

taux d’échantillonnage. Les fichiers MQA et leur

dépliage fonctionnent très bien, comme le prouve

la lecture dans Roon. En revanche, le Stream n’étant

pas encore dans la base officielle Roon, il n’apparaît

pas sous son petit logo mais sous une image

générique.

Une image sonore panoramique d’une

précision extrême

Comme à notre habitude, nous avons relié l’e.

One Stream à un préampli/DAC ADI-2 Pro de chez

uuu

Spécifications

•Streamer audio réseau

•Fichiers et sources : PCM, DSD, MQA, Tidal, Qobuz,

vTuner, UPnP/DLNA

•Taux d’échantillonnage : jusqu’à 192 kHz/24 bits PCM

•Connectivité : sorties numériques coaxiale, optique et

XLR AES, entrée USB pour disque ou clé, Ethernet, sortie

analogique RCA

•Dimensions (l x p x h) : 21,6 x 31,8 x 8,8 cm

•Poids : 7 kg

Notre avis

Construction

Performances

Équipements

Musicalité


12 ON mag - Hifi 2.0 2019

RME. La connectique XLR AES a été privilégiée. Le

Stream surprend par sa plénitude, c’est vraiment sa

caractéristique principale. Il a un petit côté anglais

dans sa restitution. Une impression de retenue qui

ressemble à une maîtrise extrême, mais sans faire

de concession sur la dynamique. Très propre, tout

est bien à sa place. Mais toujours avec beaucoup de

finesse. Aucun registre ne prend le pas sur l’autre.

Le grave est sec et bien tenu. Il manque peut-être

un soupçon d’information dans l’infragrave qui

aurait donné encore plus de corps à la contrebasse.

Les voix sont réalistes, bien détachées du reste

du message, avec cette finesse caractéristique qui

permet d’éviter toute fatigue et agressivité. La scène

sonore bénéficie de la précision extrême de l’e.

One Stream. La scène sonore paraît plus large qu’à

l’habitude. Elle a moins d’épaisseur qu’avec d’autres

produits concurrents. Elle se situe plutôt en retrait,

mais en dépassant facilement le cadre des enceintes

en largeur. Au final, on ne ressent pas forcément

une masse sonore prête à nous avaler, mais à la

place, on fait face à une vision panoramique de la

musique.

Sur un morceau à l’ambiance virtuelle hyper

travaillée tel que Shut Me Down du duo électro

Haute, l’e.One Stream fonctionne à merveille,

en remplissant la totalité du mur face à nous.

Avec d’autres lecteurs, la scène est beaucoup

moins large, mais elle prend la forme d’un U en

revenant sur les côtés. Ce parti pris sur la retenue

est à prendre en compte pour le résultat que vous

recherchez dans votre pièce. Par ailleurs, l’e.One

Stream ne propose aucun réglage. Si vous souhaitez

retoucher le rendu et l’adapter à votre pièce ou à

vos envies, il faudra passer par les outils inclus dans

Roon par exemple.

En conclusion

Le Bel Canto e.One Stream est un petit streamer

étonnant. Il se limite essentiellement à la lecture

des fichiers dématérialisés qu’on lui envoie. À part

cela, il affiche quelques informations succinctes et

éventuellement il convertit ce qu’il lit en analogique.

Tout le reste se passe soit depuis l’application

Seek, soit via Roon. Il est donc dédié à la lecture

de la musique sans se perdre dans d’autres

fonctionnalités annexes. Et il le fait techniquement

très bien, mais à sa façon : la signature sonore du

Stream est typée. Elle ne va pas vraiment dans le

sens d’une chaleur et d’une présence excessives. Au

contraire, c’est la finesse qui est au rendez-vous, un

vrai gentleman de la musique. Il nous semble que

le Stream devrait particulièrement bien s’associer

avec des systèmes composés d’enceintes à pavillon.

Ces systèmes où la scène sonore, au contraire

d’être projetée, est déjà profonde et en arrière des

enceintes, sens dans lequel va le Stream en s’étalant

toujours plus sur les côtés pour faire disparaître les

murs.


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14

ON mag - Hifi 2.0 2019

CHORD

ELECTRONICS

550 €

650 €

Poly + Mojo

Nous avons déjà testé l’excellent petit ampli casque/DAC audiophile nomade

Chord Electronics Mojo. Nous nous intéressons cette fois-ci au Poly, qui est

conçu comme son complément optionnel, un appareil multitâche qui lui

sert à la fois de lecteur de carte micro-SD, de récepteur sans fil Bluetooth et

d’interface de lecture de musique en réseau. Un concept étonnant qui ne nous

a pas laissés indifférents.

par Pierre Stemmelin

Mini serveur, récepteur Bluetooth, streamer

AirPlay, DLNA et Roon Ready... des

possibilités qui donnent le tournis

Le Chord Poly est conçu pour fonctionner

uniquement avec le Chord Mojo. Il s’y emboîte

côté prises micro-USB, optique et coaxiale. Il est

lui-même doté d’un port micro-USB qui permet de

recharger les deux appareils simultanément. Deux

housses en cuir sont disponibles en option pour

garder les deux produits solidaires l’un de l’autre,

bien au chaud et protégés.

Les deux appareils disposent de leur propre

batterie. L’autonomie annoncée est d’une dizaine

d’heures, mais l’on peut aussi faire fonctionner le

Chord Mojo+Poly, pendant la charge, raccordé au

courant secteur.

Les possibilités offertes par cette association

Mojo+Poly sont multiples. Le Chord Electronics Poly

possède un récepteur Bluetooth (malheureusement

pas compatible AptX HD) et une antenne Wi-Fi qui

lui permet de se connecter à un réseau local ou d’en


ON mag - Hifi 2.0 2019

15

créer un en mode «hotspot». Son petit corps, hyper

solide, est en aluminium usiné (comme celui du

Mojo) et intègre un slot pour carte micro-SD.

L’appareil peut être utilisé comme streamer en

AirPlay ou DLNA et il est Roon Ready (le meilleur

système actuel de lecture de musique depuis le

réseau local). Il peut aussi faire office de lecteur de

carte micro-SD et transformer le Mojo en baladeur.

Le son est alors restitué sur les deux prises casque

du Mojo.

Il est également possible de configurer ces sorties

casque en mode Ligne pour brancher le Mojo+Poly

à une chaîne HiFi.

Par ailleurs, le lecteur de carte micro-SD est géré par

le système MPD (Music Player Daemon), un système

libre pour serveurs de musique. Par conséquent,

on peut aussi se servir du Mojo+Poly comme d’un

serveur et lire le contenu de la carte micro-SD

depuis un autre appareil raccordé au réseau en

utilisant le protocole UPnP/DLNA par exemple.

Ajoutons enfin que le Chord Mojo+Poly sait lire

toutes sortes de formats de fichiers audio Hi-res

jusqu’en PCM 768 kHz et DSD256 (Quad-DSD), le

DSD étant traité en DoP (DSD over PCM).

Pas totalement «user friendly», mais...

Pour ma part, j’adore l’idée et le concept du Chord

Poly. Mais je vous avoue que, bien qu’audiophile

testeur patenté, je me suis retrouvé, au début,

devant le Mojo+Poly un peu comme une poule

devant une fourchette.

Le système est inédit en son genre (du moins à

ma connaissance). Au déballage, il paraît évident

d’emboîter le Poly dans le Mojo. L’opération

est toute simple, intuitive et ne demande pas

d’explication. Je mets donc les deux appareils

accouplés à charger sur le courant secteur à partir

de la prise micro-USB du Poly.

Mais ensuite, que dois-je faire ? Un petit carton dans

l’emballage indique que l’on peut télécharger l’appli

Chord GoFigure sur son smartphone. Je commence

donc par ça, ignorant la notice que l’on est supposé

télécharger également en ligne. L’appli est en

anglais et demande d’activer le Bluetooth. Je lance

une première recherche qui se solde par un échec.

C’est normal, je n’ai pas allumé le Poly+Mojo, l’appli

m’indique qu’il faut le faire. Je m’exécute et relance

la tentative de jumelage qui aboutit cette fois-ci.

J’ai alors le choix entre trois modes de connexion :

Wi-Fi, Bluetooth ou Hotspot. Si je choisis le Wi-Fi,

l’appli me propose alors de sélectionner le mode de

pilotage en réseau : Roon Ready ou Everything Else

(pour AirPlay et DLNA).

Ensuite, il est toujours possible de changer de

mode, mais attention : le Poly+Mojo doit alors se

réinitialiser et cela prend quelques longues dizaines

de secondes.

À l’usage, je me rends compte que l’appli GoFigure

manque de stabilité. Elle plante parfois, elle est

lente, limitée dans ses possibilités et demande de

garder le Bluetooth de mon smartphone activé pour

piloter le Chord Poly. Sur la carte micro-SD insérée

dans le Poly, elle ne semble vouloir reconnaître

que les «playlists» et pas les fichiers enregistrés

en désordre ou rangés dans d’autres dossiers. Elle

donne accès à une présélection d’une douzaine de

webradios, essentiellement de la BBC, et si l’on veut

uuu

Spécifications (Chord Poly)

•Type : streamer et lecteur portable réservé au

Chord Mojo

•Lecteur de carte micro-SD intégré associé à un système

DLNA serveur et renderer, SMB Server et MPD player

•Liaisons Bluetooth et Wi-Fi

•Batterie de 2200 mAh

•Compatible DLNA, AirPlay et Roon Ready

•Formats de fichiers supportés : ACC, WAV, FLAC, AIFF,

OGG Vorbis, ALAC, WMA et MP3

•Résolutions supportées : jusqu’en PCM 768 kHz

et DSD256

•Dimensions : 50 x 62 x 22 mm

•Poids : 90 g

Prix du Chord Poly : 650 €

Prix du Chord Electronics Mojo : 550 € (pour ses spécifications

détaillées, voir le test déjà publié sur ON-mag.fr)

Notre avis

Construction

Fonctions

Ergonomie

Qualité sonore


16 ON mag - Hifi 2.0 2019

en sélectionner d’autres, il faut taper leur adresse

URL ! Question ergonomie, on a vu beaucoup

mieux. D’autant que pour ajuster le volume, on

dispose des boutons lumineux du Mojo, sans

repérage de niveau, et du réglage disponible dans

l’appli. Les deux se marchent un peu sur les pieds.

Heureusement, une fois les opérations de

paramétrage effectuées, on n’a plus besoin de

l’appli GoFigure pour utiliser le Poly+Mojo comme

streamer (ou lecteur réseau, si vous préférez). Tout

se passe bien avec Roon ou AirPlay tandis que nous

n’avons noté que quelques minimes latences en

DLNA en faisant appel à l’appli tierce mConnect.

...une arme fatale audiophile ?

Nous avons déjà testé le Chord Mojo en tant que

DAC et ampli casque. Nous en pensons le plus

grand bien d’autant qu’il est capable d’alimenter

tous types de casques jusqu’à des modèles

d’impédance élevée de 600 Ω et qu’en outre son

prix a légèrement baissé depuis notre premier essai.

Cette fois-ci, nous nous sommes concentrés sur la

fonction streamer qu’apporte le Poly en reliant le

système à une chaîne HiFi. Pour utiliser ce mode,

il est nécessaire d’appuyer simultanément sur les

trois boutons du Mojo lors de l’allumage afin que

ses sorties casque se commutent en sortie Ligne de

niveau fixe.

Nous avons retrouvé les excellentes aptitudes

musicales du Chord Mojo qui se révèle aussi efficace

pour alimenter un casque audiophile exigeant

qu’une bonne chaîne HiFi. Couplé au Poly et piloté

par Roon, il nous a fait redécouvrir avec beaucoup

de plaisir de vieux morceaux de notre discothèque.

Les timbres ont de la matière, de la richesse, une

très belle tessiture. Le son est à la fois souple et

dynamique, avec beaucoup de vitalité, un grave

vivant, énergique et profond.

Sur «Opus 4» de Art of Noise (Album «The Best

of Art of Noise» de 1992 en 16 bits/44,1 kHz)

nous avons particulièrement apprécié la mise en

perspective des voix qui se répondent en écho

et forment petit à petit une rythmique complexe

tandis qu’éclot la petite mélodie tournoyante du

synthétiseur en arrière-plan. Chaque exclamation

prend sa place précisément au sein de l’image

stéréophonique qui se construit en profondeur

derrière le plan formé par les enceintes. L’effet de

spatialisation, appuyé par les effets de réverbération

soigneusement dosés, est très réussi.

Nous avons également été impressionnés par la

virulence, le groove des percussions sur «Give It To

Me» avec Timbaland, Justin Timberlake et Nelly

Furtado (album «Shock Value» de 2007 en qualité

CD). Le Mojo+Poly met à merveille en lumière le

talent de producteur de Timbaland, sa signature

sonore immédiatement reconnaissable, avec une

rythmique à la fois très ronde, physique et explosive.

En conclusion

Le Chord Electronics Mojo+Poly est un ensemble

atypique, sans équivalent. Sa prise en main n’est

pas évidente. Son application de paramétrage et

lecture GoFigure a encore des lacunes. Cependant,

si l’on se contente de l’utiliser dans certains modes

que l’on maîtrise bien, sans vouloir en changer

en permanence, c’est un appareil très intéressant

et ultra performant. Il nous a fortement séduits

musicalement parlant.


Extrême?

C’est

maintenant!

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18 ON mag - Hifi 2.0 2019

MUSICAL FIDELITY

MX-DAC

La gamme MX de la marque Musical Fidelity est une série de trois électroniques

au format mini, dédiées aux nouveaux usages audiophiles. Elle comporte un

préampli phono MM/MC, un ampli pour casque audio et le convertisseur MX-

DAC que nous testons ici.

par Pierre Stemmelin

800 €

Le MX-DAC, positionné à 800 €, est un produit

de vocation déjà haut de gamme. Cela se voit à

son apparence classieuse et à son équipement.

Ses entrées audionumériques sont nombreuses (2

coaxiales, 2 optiques et une USB) tandis que ses

sorties analogiques sont doublées (asymétrique

sur RCA et symétrique sur XLR) et il accepte les flux

audionumériques jusqu’en PCM 32 bits/192 kHz ou

DSD128.

Son petit transformateur d’alimentation externe fait

un peu économique. Pour le reste, la construction

du Musical Fidelity MX-DAC apparaît très sérieuse.

Son boîtier semble tout en aluminium, pour se

prémunir des interférences électromagnétiques

avec une façade d’1 cm d’épaisseur et un capot fait

d’un profilé à flancs nervurés de 3 mm d’épaisseur. À

l’intérieur, le circuit est très épuré et va à l’essentiel.

L’entrée USB est couplée à une interface Xmos

asynchrone. Vient ensuite un suréchantillonneur

à 192 kHz Burr Brown SRC4392 puis une puce de

conversion PCM1795, également de la marque Burr

Brown de Texas Instruments. Les étages de sortie

utilisent 6 amplis Op de qualité, des Burr Brown

OPA2134UA, un par canal pour la partie asymétrique

et deux par canal pour la partie symétrique. Ces

amplis Op sont entourés de résistances calibrées

et capacités au polypropylène, dont certaines de

marque Wima.

En matière d’utilisation, le Musical Fidelity MX-DAC

ne présente rien de compliqué. Une télécommande

et un réglage de volume auraient été intéressants,

mais ce sont des éléments peu courants sur ce

type d’appareil. On dispose juste d’un bouton

sélecteur de source et d’un second donnant le choix

entre deux modes de filtrage numérique (1 et 2).

Ce dernier agit sur le rendu sonore de façon très

discrète, voire anecdotique. Après comparaison

attentive, nous avons préféré rester sur la position 1.

Pour faire nos essais, nous avons sorti nos câbles

numériques (optique, coaxial et USB) de la

série Forest d’AudioQuest et utilisé un câble de

modulation analogique AudioQuest Golden Gate.

En source, nous avons diffusé alternativement

Spotify avec son flux compressé à 320 kbps depuis

un dongle Chromecast, de la qualité CD-Audio non

compressée en 16 bits/44,1 kHz et des fichiers Hires

lus depuis un ordinateur à partir de l’excellent

logiciel Audirvana. Dans toutes les configurations,

le Musical Fidelity MX-DAC nous a immédiatement

beaucoup plu. Ses timbres sont d’un très bon

équilibre, sans excès agressif dans les aigus ni

trop d’embonpoint dans les basses, et une sorte

de matité fort plaisante. L’image stéréophonique

est carrée, bien campée et détaillée avec une

profondeur et un relief appréciables. Le son a

de la matière et aussi une certaine légèreté. La

dynamique et le rythme sont au rendez-vous. Le

Musical Fidelity MX-DAC délivre un son très propre,

mais ne joue pas exagérément de la transparence et

il est conciliant. Avec lui, on entend les différences

de qualité en passant le même morceau (en

l’occurrence «Get Lucky» des Daft Punk) d’abord

depuis Spotify, puis en vraie qualité CD-Audio

et enfin en Hi-res. Cependant, sur la version

compressée (Spotify), il ne vous jette pas les défauts

et limitations aux oreilles. Il est déjà très agréable à

écouter et fait de la bonne musique.


Spécifications

•Type : convertisseur avec suréchantillonnage à 192 kHz

•Flux acceptés : jusqu’en PCM 32 bits/192 kHz et DSD128

•Entrées numériques : 2x coaxiales S/PDIF sur RCA, 2 x

optiques Toslink, USB type B

•Sorties analogiques : asymétrique sur RCA, symétrique

sur XLR

•Dimensions : 220 x 53 x 215 mm

•Poids : 1,9 kg

Notre avis


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mode HiFi

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20

ON mag - Hifi 2.0 2019

PRO-JECT

Stream Box S2

Un streamer ou lecteur audio en réseau représente le moyen le plus simple et

devrait être le plus économique pour faire évoluer un système HiFi ancien en

l’adaptant aux nouvelles sources connectées. Cependant, le segment des streamers

abordables n’est pas très fourni. Le Pro-ject Stream Box S2 vient donc occuper une

case où il reste encore beaucoup de place. Il coûte moins de 250 €. Voyons ce que

l’on peut s’offrir pour ce prix.

par Pierre Stemmelin

250 €

Le constructeur austro-tchèque Pro-Ject est

largement connu pour être un spécialiste de

la platine vinyle, mais il produit également de

nombreuses électroniques, souvent au format

mini, ainsi que quelques modèles d’enceintes

acoustiques. Le Stream Box S2 est un nouveau

venu dans sa gamme, dont il est désormais le

lecteur de musique en réseau le moins cher. Il se

présente dans un boîtier très compact et discret

alimenté par un petit transformateur extérieur de

la taille d’un chargeur pour smartphone. Il a l’air

tout simple, mais son niveau d’équipement n’est

pas minimaliste. Il possède un port USB en façade

pour raccorder un périphérique de stockage externe

ainsi qu’une entrée analogique auxiliaire à l’arrière.

Son raccordement au réseau peut se faire en Wi-Fi

ou en Ethernet. On dispose de trois sorties, une

analogique fixe sur prise RCA pour le brancher

à une chaîne HiFi, une numérique optique pour

attaquer un convertisseur, une analogique variable

pour le raccordement à des enceintes actives par

exemple. La télécommande livrée avec l’appareil

permet d’ajuster le volume de la sortie variable. Elle

comporte des touches de pilotage de la lecture

ainsi que six boutons pour accéder à des favoris

préenregistrés (stations webradios par exemple).

Une construction bien propre et des circuits

pilotés par LinkPlay

Comme nous l’avons dit, l’apparence de l’appareil

est simple, mais cela ne l’empêche pas non plus


ON mag - Hifi 2.0 2019

21

d’afficher une construction

soignée. Sa façade est

en aluminium de 3 mm et son

coffret utilise un profilé également

en aluminium, de 2 mm d’épaisseur cette fois-ci.

À l’intérieur, les circuits sont bien propres. On y

remarque tout de suite la carte réseau estampillée

LinkPlay. La conversion analogique vers numérique

est effectuée par une puce ESS Sabre Premier

(ES9023P) travaillant sur 24 bits/192 kHz, donc

donnant accès à l’audio en Hi-res. L’étage de sortie

analogique s’appuie sur un bon ampli Op Texas

Instruments NE5532P.

Comme vous l’aurez compris, les fonctions

réseau du Pro-Ject Stream Box S2 sont gérées

par le système LinkPlay que l’on retrouve chez de

nombreuses marques comme Triangle, Advance

Acoustic, iFi Audio... Cela le rend compatible avec

d’autres appareils pour créer une installation audio

multiroom. LinkPlay est en outre compatible AirPlay,

Spotify Connect et DLNA/UPnP (pour la lecture

de fichiers disponibles sur les disques partagés

du réseau local). Il intègre plusieurs services de

musique comme Tidal, Napster ou TuneIn pour les

webradios.

Il est possible de piloter le Stream Box S2 depuis

l’application Muzo Player de LinkPlay ou sa version

«customisée» Pro-ject Stream 2. Attention, ne

confondez pas cette dernière avec l’appli Pro-ject

Play également disponible. Nous avions commencé

par celle-ci et nous avons un peu galéré pour

connecter le Stream Box S2 au réseau avant de

comprendre que nous n’utilisions pas la bonne

appli.

Des résultats engageants à l’écoute

Gate. Nous avons obtenu une restitution sonore

avec un grave généreux qui descend relativement

bas. L’équilibre est un peu physiologique. Le

registre médium pourrait être plus riche et l’aigu

un peu moins sec. Cependant, le son est propre,

d’une définition plus que correcte, et le haut du

spectre ne dérape pas vers l’agressivité. L’image

stéréophonique est par ailleurs très bien en place

avec une belle mise en perspective. Elle est bien

centrée, se développe en largeur avec beaucoup

de cohérence en évitant les effets de projection en

avant désagréables.

Spécifications

•Type : streamer, lecteur de musique en réseau

•Connectique : entrée analogique sur mini-jack, port USB

pour périphérique de stockage, sortie analogique fixe

sur RCA, sortie analogique variable sur mini-jack, sortie

numérique optique Toslink

•Protocoles supportés : LinkPlay, AirPlay, Spotify

Connect, UPnP/DLNA

•Fichiers supportés : WAV, ALAC, FLAC, MP3, APE, AAC

jusqu’à 24 bits/192 kHz

•Dimensions : 105 x 37 x 105 mm

•Poids : 375 g

Notre avis

Grâce à LinkPlay et sa télécommande, le Pro-ject

Stream Box S2 est plutôt simple et agréable à

utiliser. À l’écoute, il ne se défend pas mal du tout

pour un «petit produit» d’entrée de gamme. Il est

livré sans câble RCA. Pour lui donner des ailes, nous

l’avons raccordé à notre chaîne HiFi en analogique

avec un câble audiophile AudioQuest Golden

Construction

Ergonomie

Équipement

Qualité sonore


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Un véritable système Hi-Fi tout-en-un

Vous êtes passionné de musique ? Le Melody X est le système musical de vos

rêves. Cet élégant amplificateur CD compatible réseau prend en charge un

nombre quasi illimité de services de streaming grâce à l‘AirPlay 2, au Bluetooth

et à la connectivité HEOS Wi-Fi. Connectez vos enceintes via 4 amplificateurs

audio numériques haute efficacité et profitez du son Marantz dans toute sa

richesse musicale.

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2 entrées numériques optiques • tuners DAB+/FM • webradio TuneIn • Commande vocale

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LES

AMPLIFICATEURS


24

ON mag - Hifi 2.0 2019

ADVANCE PARIS

MyConnect 50

Avec le MyConnect 50, c’est un appareil HiFi multitâche extrêmement complet

que nous propose la marque française Advance. Il s’agit d’une minichaîne tout-enun

intégrant à la fois un lecteur CD, un tuner radio FM, un ampli de 2 x 50 watts

en classe AB, un DAC Hi-res, une liaison Bluetooth, une entrée Phono et un lecteur

réseau compatible avec les webradios ainsi qu’avec plusieurs services de musique

en ligne parmi les plus populaires. par Pierre Stemmelin

800 €

Façade en plexiglas noir de 8 mm d’épaisseur,

boutons en aluminium, châssis en tôles bien rigide

au format mini façon «boîte à chaussures» et dos

cuivré : le MyConnect 50 reprend la construction de

la nouvelle série Smart Line d’Advance Paris dont

nous avons déjà testé les modèles AX1, PX1 et BX1.

Le panneau avant de l’appareil est épuré. Outre le

bouton de sortie et mise en veille, il comporte une

sortie casque, un afficheur central à deux lignes, les

touches de pilotage de la partie CD, placées juste

au-dessus du très fin tiroir de chargement, et un

gros bouton rotatif à pression. Au début, on cherche

un peu comment choisir la source, puis on découvre

qu’il faut presser longuement le bouton rotatif.

Ce dernier sert à la fois de réglage de volume

et, donc aussi, de sélecteur de source. La grande

télécommande, assez classieuse et armée de plus

d’une quarantaine de touches, est en revanche

d’une manipulation plus aisée et intuitive.

L’arrière de l’appareil accueille de son côté une


ON mag - Hifi 2.0 2019

25

riche connectique. Elle comporte trois entrées

analogiques dont une commutable en Phono MM,

trois entrées numériques (une coaxiale et deux

optiques), une sortie subwoofer et une autre que

l’on peut commuter en mode fixe ou variable.

Des services de musique réseau à 360° sous

l’égide du système Linkplay

La connexion au réseau peut se faire en Wi-Fi ou

Ethernet. Le plus simple pour configurer la liaison

Wi-Fi est de passer par les menus s’affichant sur

l’appareil en utilisant la télécommande puis de

sélectionner le réseau et entrer le mot de passe,

toujours depuis la télécommande. Ensuite,

les fonctions réseau se pilotent depuis l’appli

customisée Advance Playstream ou bien Muzo

Player, l’appli originale de Linkplay.

Linkplay est le système de pilotage audio multiroom

choisi par Advance pour son MyConnect 50. Nous

l’avons déjà rencontré sur des produits iFi Audio

ou Triangle Aio. Il sait faire beaucoup de choses.

Il intègre les moteurs vTuner, TuneIn, iHeartRadio

pour les webradios. Il donne, entre autres, accès

à Deezer, Qobuz, Tidal ou Napster. Il rend aussi

l’Advance MyConnect 50 compatible avec Spotify

Connect et même AirPlay (ce n’est pas précisé dans

uuu

Spécifications

•Type : électronique tout-en-un avec ampli stéréo, lecteur

CD, tuner FM, lecteur réseau intégrés

• Puissance : 2 x 48 watts sous 8 ohms, 2 x 70 watts sous

4 ohms

• Entrées : 3x analogiques dont une commutable en Phono

MM, 2x numériques optiques, numériques coaxiales,

• Bluetooth

• Sortie : prise casque, subwoofer, Ligne/préampli, une

paire de borniers haut-parleurs

• Liaison réseau : Ethernet, Wi-Fi

• Protocole réseau : Linkplay (webradios, Deezer, Qobuz,

Tidal...), Spotify Connect

• Dimensions : 26,5 x 13,6 x 38,5 cm

• Poids : 5,5 kg

Notre avis

Construction

Performances

Équipement

Musicalité


26 ON mag - Hifi 2.0 2019

les spécifications, mais nous avons pu le vérifier

pendant nos tests). Il propose aussi une interface

basique de lecture UPnP/DLNA pour les fichiers

stockés sur le réseau local.

Un appareil tout-en-un conçu avec de vraies

considérations audiophiles

Quelques détails font un peu « économiques »

comme les borniers haut-parleurs qui pourraient

être légèrement plus qualitatifs. Néanmoins, dans

l’ensemble la construction de l’Advance MyConnect

50 paraît propre, sérieuse, robuste et prend en

compte de vraies considérations audiophiles.

En témoignent le transformateur d’alimentation

toroïdal généreusement dimensionné (10 cm de

diamètre sur 4 cm de haut), le convertisseur Wolfson

WM8740 (24 bits/192 kHz), la mécanique de lecture

CD montée sur une contre-platine de découplage

ainsi que les étages d’amplification en classe

AB utilisant des transistors discrets (push-pull de

modèles 2SB814 et 2SD1047) vissés sur un radiateur

en aluminium massif.

De fait, l’Advance MyConnect 50 n’est pas

uniquement un produit bourré de fonctionnalités.

Il affiche également de bonnes performances à

l’écoute. Sa réserve de puissance, sa tenue dans les

basses fréquences lui permettent d’alimenter une

grande variété d’enceintes compactes ou de type

colonnes. Sa restitution sonore ne cherche pas à

impressionner par son ultra haute précision dans les

aigus ou par son extrême fermeté dans les graves,

mais elle est homogène, plaisante et séduisante.

L’Advance MyConnect 50 sonne bien. Il n’est pas

coincé ou agressif. Il offre un son décontracté,

chaleureux et agréable. Son approche n’est pas

celle de la neutralité absolue. Il n’est pas aseptisé,

mais au contraire il joue de la musique, avec un

certain punch et un talent certain.


Performance sans compromis.

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28

ON mag - Hifi 2.0 2019

CAMBRIDGE

Edge NQ + W

7000 €

La marque anglaise Cambridge Audio est connue depuis longtemps pour ses petites

électroniques audiophiles. Mais pour fêter ses 50 ans, elle a décidé de marquer le coup

avec une série d’appareils hors norme. Elle a demandé à ses ingénieurs de concevoir

des produits de rêve. Cela a donné naissance à la série Edge, composée de l’ampli

intégré Edge A (5000 €), du préampli et lecteur réseau Edge NQ (4000 €) et du bloc de

puissance stéréo Edge W (3000 €). Nous avons testé l’Edge NQ et l’Edge W ensemble et

ils nous ont mis émois.

par Pierre Stemmelin

7000 € pour un ensemble comportant des étages

d’amplification de 2 x 100 watts RMS sous 8 ohms,

un préampli analogique, un DAC Hi-res et un

lecteur réseau, c’est déjà une grosse somme, qui

peut d’ailleurs sembler totalement déraisonnable

à beaucoup d’amateurs. Mais croyez-en notre

expérience, chez ON-mag on a déjà vu bien pire.

Mieux encore, dans ce cas précis, nous trouvons

que l’équipe de Cambridge Audio est restée

particulièrement raisonnable. Elle s’est lâchée, elle

a voulu concevoir des appareils HiFi de référence

absolue, qui feront date et sur ce point, nous

pouvons déjà affirmer que cela semble réussi. Mais

en même temps, elle n’est absolument pas partie

dans des délires d’audio High End. Pour le même

niveau de qualité et de prestation, beaucoup

d’autres marques n’hésiteraient pas à afficher des

tarifs deux fois plus élevés. C’est donc du rêve

réaliste et encore accessible que nous propose

Cambridge Audio avec son ensemble Edge NQ+W.

Des châssis ultra massifs avec coiffe flottante

Pour la petite histoire, le nom de la série Edge ne

vient pas d’un mot anglais qui signifie «bordure»,

mais tout simplement du patronyme de l’ingénieur,

le professeur Gordon Edge, à l’origine en 1968 du

premier appareil de Cambridge Audio, l’intégré


ON mag - Hifi 2.0 2019

29

stéréo P40.

Comme nous l’avons déjà évoqué, les

électroniques Cambridge Edge sont d’une

conception totalement haut de gamme et cela se

remarque immédiatement à leur apparence. Les

deux appareils sont massifs et même relativement

imposants. Leur dessin est très dépouillé et seuls

quelques discrets éléments rompent l’unité de

leurs façades. La structure de leur châssis a été

spécialement étudiée pour eux. L’avant de chacun

d’entre eux, de même que le dos, est formé d’un

panneau d’aluminium microbillé, cintré en «U», de

8 mm d’épaisseur, avec des arêtes très arrondies,

qui couvrent une partie des flancs. Sur le préampli/

lecteur réseau Edge NQ, le panneau frontal et le

panneau dorsal viennent se rejoindre sur les côtés.

Sur l’ampli Edge W, ils sont complétés par de

grands radiateurs à ailettes en aluminium massif

afin d’assurer la dissipation thermique des étages

de puissance.

En complément, le capot de chaque appareil est

fait d’une lourde plaque métallique, amorti et

lesté intérieurement par une matière bitumineuse,

monté de manière semi-flottante et ménageant

de fines ouïes sur les bords afin d’offrir une bonne

ventilation.

Le préampli Edge NQ et l’ampli Edge W sont

en outre conçus pour être placés l’un sur l’autre,

le fond rabaissé du second «s’emboîtant»

naturellement sur le capot du premier.

Cambridge Audio Edge W : un bloc de

puissance stéréo d’anthologie audiophile

Le bloc de puissance Cambridge Audio Edge W est

annoncé pour une puissance de 2 x 100 watts sous 8

ohms. Cela paraît peu dans l’absolu, mais il double

cette puissance sous 4 ohms en passant à 2 x 200

watts et il peut engloutir jusqu’à 1000 watts, ce qui

démontre sa très grosse capacité en courant.

Pour ce bloc de puissance Edge W et son alter ego

intégré Edge A, Cambridge Audio a développé un

schéma d’amplification inédit. Les deux appareils

font donc appel à ce que Cambridge Audio appelle

la classe XA et qui consisterait en une extrapolation

de la classe AB à laquelle est ajouté un très fort

courant de polarisation pour se rapprocher des

performances de la classe A. Exprimé de cette

façon, cela fait un peu «pipotron marketing». La

classe AB associée à un fort courant de polarisation

reste de la classe AB. Néanmoins, il faut reconnaître

qu’à l’écoute, le Cambridge Audio Edge W nous

a beaucoup impressionnés et que le verbiage

marketing n’enlève rien à son réel haut niveau de

qualité de conception.

Sous le capot de l’appareil, Cambridge Audio

n’a effectivement pas lésiné sur les moyens. La

construction est de type symétrique et double

mono. On ne trouve pas un, mais deux énormes

transformateurs d’alimentation toroïdaux principaux

uuu


30 ON mag - Hifi 2.0 2019

(chacun de 14 cm de diamètre sur 5 cm de haut

!), suivis de 8 capacités de filtrage, réalisées

spécifiquement sur cahier des charges, totalisant

80 000 µF sous 80 V ! Les étages d’amplification

travaillent en configuration quintuple push-pull

avec, donc, pas moins de 10 gros transistors de

puissance pour chaque canal. On note aussi derrière

la façade la présence d’un troisième transformateur

d’alimentation, plus petit cette fois-ci, pour les

circuits de gestion, mais qui suffirait à un ampli HiFi

intégré de moyenne puissance.

Cambridge Audio indique aussi avoir étudié le trajet

le plus court pour le signal audio en supprimant tous

les éléments pouvant être source de perturbation.

Un DAC/lecteur réseau de conception

aristocratique, mais qui se met au niveau

du peuple audiophile avec la compatibilité

Chromecast, AirPlay et Spotify Connect

Le préampli/DAC/lecteur réseau Cambridge

Audio Edge NQ adopte une apparence presque

dépouillée. Sa face avant ne comporte qu’un

bouton d’allumage, une prise casque, un afficheur

couleur et une double molette rotative, très

agréable à manipuler, dotée d’une partie lisse

pour le réglage du volume ainsi que d’une bague

striée pour sélectionner la source. Toutes les autres

fonctions demandent d’utiliser la télécommande ou

l’appli de paramétrage Edge Remote. Et elles sont

nombreuses.

Le Cambridge Audio Edge NQ possède des entrées

analogiques asymétriques et symétriques, des

entrées numériques optiques, coaxiales, USB-Audio

et HDMI ARC, ainsi qu’une liaison sans fil Bluetooth

AptX HD. Il se connecte au réseau domestique en

Wi-Fi ou par Ethernet. Son lecteur réseau intégré

est un module propriétaire, baptisé Black Marlin.

Cambridge Audio l’annonce comme évolutif et

capable de s’adapter aux futures évolutions de

l’audio connecté. On peut le piloter depuis un

appareil iOS ou Android avec l’appli Edge Remote,

et aussi avec les fonctions Chromecast de Google,

Airplay d’Apple, Spotify Connect ou encore depuis

n’importe quelle appli DLNA/UPnP.

La section de conversion du Cambridge Audio Edge

NQ accepte les flux numériques jusqu’en PCM de

32 bits/384 kHz et DSD256. Elle possède plusieurs

horloges adaptées aux différentes fréquences

d’échantillonnage et une puce ESS Sabre 32. Enfin,

l’étage d’alimentation générale est encore une

fois très largement dimensionné, s’appuyant sur un

transformateur toroïdal de forte capacité (9 cm de

diamètre pour 4 cm de haut).

Plénitude zen, force et maîtrise magistrale

à l’écoute

Nous avons eu l’occasion d’écouter cet ensemble

Cambridge Audio Edge NQ+W sur différentes

paires d’enceintes, notamment sur nos Kelinac Kel

714 MG qui nous servent de point de référence,

mais aussi sur les excellentes nouvelles enceintes

compactes Q Acoustics Concept 300. Dans tous

les cas, les électroniques Cambridge Edge se sont

montrées magistrales de maîtrise sonore tout en


ON mag - Hifi 2.0 2019 31

étant très simples à utiliser, sans aucun bogue ni

lenteur lors de l’appel aux fonctions connectées.

Certains pourront trouver que leur rendu sonore

est un peu «plan-plan» et tranquille. Le couple

Edge NQ+W est en effet tout le contraire d’un

système ultra vif et «rentre dedans». Cependant, il

est d’un confort d’écoute que nous n’avons que très

rarement rencontré ainsi que d’une personnalité

affirmée à laquelle nous avons totalement adhéré.

Avec lui, les Q Acoustics Concept 300 se révèlent

d’une très grande finesse, d’un équilibre des timbres

infaillible, offrant un son d’une magnifique pureté

tout en ayant de la douceur, de l’aération et de la

précision.

De même, au contact des Cambridge Audio

Edge NQ et W, nos Kelinac 714 MG se sont

senties pousser des ailes. Jamais elles n’ont été

aussi à l’aise dans le bas du spectre. Leur image

stéréophonique habituellement un peu fermée

s’est ouverte, gagnant de façon très significative

en ampleur, largeur et surtout profondeur tout en

restant extrêmement stable et bien posée.

Le couple Edge NQ + W donne immédiatement

une sensation de force tranquille. Avec lui, on a

l’impression dès les plus bas régimes que l’on

dispose d’un moteur extrêmement puissant, avec

beaucoup de couple. Il semble prêt à bondir pour

délivrer des accélérations colossales. Le son est

d’une densité rare. On retrouve certaines des

spécificités d’excellents systèmes d’amplification en

classe A. Une restitution à la fois très matérialisée

et agile. Le grave réalise des prouesses tant en

termes de tenue que d’extension vers les premières

octaves.

Nous avons passé plusieurs jours en compagnie

des Edge et NQ et W. Cela faisait longtemps

que nous n’avions eu envie d’écouter autant de

musique. Il n’a cessé de favorablement nous

surprendre. Par exemple sur la chanson «Tout

oublier» d’Angèle accompagnée de Roméo Elvis, il

nous a fait apprécier le très beau travail de mixage

pop à la française de ce morceau, soulignant

admirablement le contraste entre le timbre sucré,

légèrement diaphane de la voix d’Angèle et le

grain plus marqué, plus «bad boy» de Roméo Elvis.

Le son n’était absolument pas lisse, comme c’est

trop souvent le cas dans la restitution de ce genre

d’extrait. Il avait beaucoup de grain et une superbe

tessiture dans le bas du spectre.

Les Cambridge Audio Edge NQ et W donnent un

son qui vous prend aux tripes. Nous avons adoré

l’expérience que nous avons partagée avec eux. Ils

nous ont fait tout oublier.

Spécifications

Cambridge Audio Edge NQ

•Niveau de sortie préampli : 6 Vrms en asymétrique

6+6 Vrms en symétrique

•Entrée USB Audio : Classe 2.0 prenant en charge jusqu’à

32 bits 384 kHz PCM, ou jusqu’au DSD256

•Port USB Host

•Bluetooth : 4.1 (compatible Smart/BLE) A2DP/AVRCP

prenant en charge SBC, AAC, AptX et AptX HD

•Entrées Toslink : 16/24 bits, 32-96 kHz

•Entrée coaxiale S/PDIF : 16/24 bits, 32-192 kHz

•Wi-Fi : IEEE 802.11 b/g ou n (2,4 GHz)

•Ethernet : IEEE 802.3, 10 Base-T ou 100 Base-T

•Chromecast Built-in

•Sorties analogiques configurables en niveau variable

ou fixe

•Consommation électrique max. : 100 W

•Consommation en mode veille : < 0,5 W

•Dimensions : 120 x 460 x 405 mm

•Poids 10,2 kg

•Prix : 4000 €

Cambridge Audio Edge W

•Puissance en régime continue : 2 x 100W RMS sous

8 ohms, 2 x 200W RMS sous 4 ohms

•DHT (non pondérée) : < 0,002 %, 1 kHz à puissance nominale

(8 ohms) ; < 0,02 % entre 20 Hz et 20 kHz, à puissance

nominale (8 ohms)

•Réponse en fréquence : < 3 Hz – > 80 kHz ±1 dB

•Rapport signal/bruit (réf. 1 W sous 8 ohms) : > 93 dB

•Diaphonie à 1 kHz : < -100 dB

•Rapport signal/bruit (réf. pleine puissance) : > 113 dB

•Sensibilité d’entrée : A1 et A2 (asymétriques) 1,09 V RMS

•Impédance d’entrée : Entrée A3 (symétrique) 47

kOhms ; Entrée A1-A2 (asymétriques) 47 kOhms

•Consommation électrique max. : 1000 W

•Consommation en mode veille : < 0,5 W

•Dimensions : 150 x 460 x 405 mm (5,9 x 18,1 x 15,9»)

•Poids : 23,6 kg

•Prix : 3000 €


Notre avis

Construction

Performances

Èquipement

Musicalité


32

ON mag - Hifi 2.0 2019

DENON

HEOS Drive HS2

2600 €

Depuis cinq ans, Denon a développé un véritable écosystème autour de son protocole

multiroom HEOS. Disponible au départ sur des enceintes et streamers sans fil, HEOS s’est

ensuite invité sur les appareils HiFi et home cinéma de Denon. Puis sur ceux de la marque

sœur Marantz. L’HEOS Drive HS2 est un produit bien spécifique dédié à ceux qui souhaitent

ajouter quatre zones de musique d’un coup à leur maison.

par Alban Amouroux

L’HEOS Drive HS2 fait partie de ces appareils

multiroom au fonctionnement entièrement filaire.

Il faut lui prévoir un emplacement central dans la

maison duquel partiront tous les câbles vers les

enceintes de chaque pièce. Il s’installe idéalement

lors de la construction ou de la rénovation. Une fois

qu’il est en place, son fonctionnement au quotidien

est identique à celui d’une enceinte sans fil : tout se

passe sur l’application mobile HEOS.

Format rackable pour ce quadruple

amplificateur

Le Drive HS2 présente un format normalisé de 43

cm de large destiné à une installation dans une

armoire technique (ou rack) d’une largeur de 19

pouces. D’où la présence d’oreilles de fixation

dans le carton. C’est le même choix qu’a fait son

concurrent Yamaha MusicCast XDA-QS5400RK, bien

que ce dernier soit deux fois moins épais. L’HEOS

Drive peut très bien être posé tout simplement sur

une étagère. Attention toutefois à sa profondeur

importante de 40 cm, nécessaire pour caser pas

mal de composants. L’intérieur est en effet rempli

comme un œuf. Son format est assez proche

de celui d’un amplificateur stéréo intégré, sauf

que nous avons bien ici quatre amplificateurs

rassemblés.

La face arrière trahit justement cette implantation.

Le panneau est divisé en quatre avec un ensemble

de connecteurs identiques pour chaque zone. On

trouve bien sûr quatre paires de borniers à vis, pour

autant d’enceintes. Chaque zone dispose d’une

sortie préamplifiée pour passer sur un bloc de

puissance externe. Plus important, cette sortie peut

être configurée pour relier un caisson de basses, un

par zone. Le filtrage actif est prévu dans les réglages

de l’application mobile. Une prise trigger 12V servira

à activer automatiquement l’élément raccordé sur

ces sorties.

Connectique ultra complète multipliée par 4

Chaque zone dispose également de deux entrées :

un port USB pour lire le contenu d’une clé ou d’un

disque dur externe et une entrée analogique sur

prises RCA. Ces sources ne sont pas limitées aux

zones auxquelles elles sont raccordées. Chaque

zone a bien accès aux quatre ports USB et aux

quatre entrées analogiques. Mais ce n’est pas tout.

À droite se trouvent quatre entrées numériques :

deux coaxiales et deux optiques. Cela porte à douze

le nombre de sources physiques partagées entre les

quatre zones.

Denon a prévu deux ports Ethernet pour les

installations les plus extrêmes. Elles serviront

rarement dans une utilisation domestique. Le but est

de relier l’HEOS Drive à deux réseaux informatiques

différents simultanément. Cela permet de garantir

une continuité de service si jamais l’un des deux

réseaux « tombe ». Ce type de mise en œuvre sera

plus utile pour un usage commercial de l’HEOS

Drive, dans un bar, un restaurant ou une boutique

par exemple.

La face avant de cet amplificateur multizones est

dépouillée. Un bouton de mise en route/veille

générale est accompagné de quelques voyants. Il

y en a deux correspondant à l’activité sur les prises

réseau. Et chaque zone a droit à son indicateur

d’état pour savoir si la zone est allumée ou en


ON mag - Hifi 2.0 2019

33

défaut éventuel. La luminosité de ces voyants

est réglable depuis l’app. L’objectif est vraiment

d’installer l’HEOS Drive dans une armoire et de

l’oublier. L’interface du quotidien, c’est l’application

HEOS.

Connexion automatique au réseau pour un

démarrage en quelques secondes

Le Denon HEOS Drive HS2 fonctionne

exclusivement sur le réseau Ethernet, il n’intègre

pas de connexion Wi-Fi. Cela lui offre un avantage

non négligeable : il n’y a rien à paramétrer pour le

connecter. Il suffit de lancer l’application mobile

HEOS, le Drive apparaît automatiquement avec ses

quatre zones. Aucune procédure à suivre, aucun

paramètre obligatoire, l’appareil est prêt à jouer de

la musique immédiatement. Bien sûr, il faut tout de

même paramétrer chaque zone selon ses besoins.

Pour commencer, nous allons renommer chaque

zone avec des noms plus reconnaissables tels

que salon ou chambre. Ensuite, nous parcourons

les différents réglages audio proposés. Chaque

zone a son égaliseur et sa balance. Il est possible

de configurer chaque zone en stéréo ou en

double mono, principalement pour des enceintes

d’extérieur. C’est ici que se trouvent les réglages

pour un caisson de basses éventuel avec le

réglage de la fréquence de filtrage. Il y a encore la

possibilité de limiter le volume maximal, de mettre à

jour le firmware ou de fixer une adresse IP.

En effet, chaque zone a sa propre adresse IP.

C’est vraiment comme si Denon avait collé quatre

amplificateurs totalement distincts dans une même

boîte. Nous décidons de vérifier à l’intérieur en

ouvrant le Drive. On voit bien qu’un grand nombre

d’éléments sont en quadruple exemplaire, mais

ils sont rassemblés sur des cartes communes.

L’amplification en classe D développe 2x60 Watts

pour chaque zone. Elle peut être bridgée pour

obtenir 130 Watts en mono. L’étage d’alimentation

est commun aux quatre zones.

Nous notons la présence de deux grands

ventilateurs pour refroidir tout ce beau monde.

Nous ne les avons pas entendus durant toute notre

période de test. Que le Drive soit installé dans un

rack ou une armoire, ces ventilateurs garantissent

une température de fonctionnement optimale.

Le Denon HEOS Drive HS2 au quotidien

Spécifications

•Amplificateur multiroom 4 zones

•Amplification : 2x60 Watts sous 8 ohms par zone

•Connectivité : 2x Ethernet, 4x analogiques, 2x numériques

optiques, 2x numériques coaxiales, 4x sorties preout/sub,

4x ports USB

•Autres : mise en rack 19’’, multiroom HEOS

•Dimensions (l x p x h) : 430 x 88 x 402 mm

•Poids : 7,2 kg

Notre avis

Construction

Performances

Équipement

Musicalité

Le groupage fonctionne en faisant glisser une zone

sur une autre. HEOS donne accès aux services de

streaming principaux à l’exception de Qobuz à

ce jour. Difficile de se prononcer sur la qualité de

restitution avec des enceintes encastrables où il n’y

a pas de position d’écoute idéale. Néanmoins, nous

avons retrouvé la vivacité et l’intelligibilité de notre

système habituel avec un registre grave bien présent

et bien tenu.

Des sources de musique sans limite vers

toutes les pièces de la maison

Le Denon HEOS Drive HS2 est techniquement

le rassemblement de quatre streamers HEOS

dans un seul châssis. Denon est allé plus loin en

dotant l’appareil d’une connectique fournie pour

personnaliser son usage. En plus de l’accès à la

musique dématérialisée, l’HEOS Drive aligne douze

sources physiques supplémentaires. Vous pouvez

ajouter d’autres zones avec des enceintes sans fil

HEOS et un amplificateur home cinéma Denon

ou Marantz par exemple. À chaque fois, toutes les

sources ajoutées sont utilisables dans toutes les

zones. De quoi se constituer un système multiroom

très évolué et à la fois très simple d’usage.


Nous avons relié l’HEOS Drive à nos enceintes

encastrables dans quatre pièces de la maison (des

Bowers & Wilkins et des Sonance). Nous avions

également sous la main une enceinte sans fil HEOS

1 HS2. Cela nous a permis de vérifier la facilité de

groupage/dégroupage de zones, la lecture de

sources différentes dans chaque zone ou encore

l’accès aux entrées auxiliaires. Tout cela fonctionne à

merveille. Aucun décalage n’est décelable entre les

zones, aucun effet d’écho, même après de longues

heures d’écoute.


34

ON mag - Hifi 2.0 2019

DEVIALET

Expert 140 Pro

Chez ON-mag, cela faisait longtemps que nous attendions l’insigne honneur que

Devialet veuille bien nous prêter un appareil pour test. C’est chose faite, nous avons

à demeure depuis quelques semaines un Expert 140 Pro, le petit ampli HiFi de la

marque française qui fabrique «les meilleures enceintes au monde» et «le système

audiophile absolu». Un peu vexés de ne l’avoir eu plus tôt, nous étions prêts à en dire

pie que pendre. Alors certes nous allons être critique, mais pas seulement, car si le

Devialet Expert 140 Pro nous a un peu agacés, il a aussi réussi à faire vibrer notre

cœur d’audiophile.

par Pierre Stemmelin

5000 €

Devialet est connu du grand public pour ses

enceintes sans fil «explosives», Phantom Reactor

et Phantom Premier. Mais son premier métier lors

de ses débuts, il y a une dizaine d’années, était

l’amplificateur HiFi haut de gamme. Il y reste

toujours fidèle. Sa gamme d’amplis Expert Pro,

destinée aux audiophiles les plus exigeants, s’est

étoffée au fil du temps et bénéficie régulièrement

de mises à jour. Elle comporte aujourd’hui six

modèles se répartissant entre trois appareils stéréo

(simple châssis) et trois appareils dual-mono (double

châssis) que l’on peut combiner pour créer un

système multi-amplifié totalement High End.

L’Expert 140 Pro est le plus petit ampli Devialet,

mais il est déjà un appareil relativement haut de

gamme, voire de grand luxe. Son prix frise les

5000 €. Il se présente comme tous ses collègues

dans un boîtier très mince, à peine plus gros qu’un

ordinateur portable, ce qui ne l’empêche pas

d’annoncer une puissance de 2 x 140 watts sous 6

ohms. Certains diront qu’il ressemble à un pèsepersonne

design. Son châssis est littéralement

taillé dans un bloc d’aluminium, en finition chrome

noir poli miroir. C’est particulièrement élégant

et résistant (peu de risque de rayure), mais cela

accroche ultra facilement les marques de doigts.

Pour prendre des photos du Devialet Expert 140

Pro, nous avons dû utiliser des gants. Pendant

nos tests, nous nous sommes repris des dizaines

de fois à l’astiquer au chiffon microfibre pour faire

disparaître toutes les empreintes de petites mains

qui étaient passées par là.


ON mag - Hifi 2.0 2019

35

Core Infinity, un lecteur réseau évolutif et déjà Roon

Ready

Les amplis Devialet de dernière génération

ressemblent à s’y méprendre à ceux de précédente

génération et pour cause, le constructeur français

a toujours eu à cœur de concevoir des

appareils pérennes et évolutifs. La

principale différence concerne

l’arrivée du nouveau module

Core Infinity. Il s’agit d’une carte

lecteur réseau (ou streamer

audio) à la puissance de calcul

impressionnante. Elle intègre des

récepteurs réseau Ethernet, Wi-Fi et CPL

(inactif pour l’instant) ainsi que le Bluetooth,

associés à un processeur ARM quadricœur

(tournant à 1 GHz avec 1 Go de RAM et 4 Go de

mémoire additionnelle), une puce FPGA, une puce

DSP SHARC, trois convertisseurs de fréquence

asynchrones sans oublier une interface USB. Malgré

un tel armement, elle ne fait pour l’instant pas tant

de choses que ça. D’autant que Devialet a pris la

sage décision d’arrêter le développement de sa

propre appli de pilotage audio multiroom.

Ainsi, parmi les protocoles standard, le module

Devialet Infinity Core ne prend-il en charge que

AirPlay, Spotify Connect et l’UPnP/DLNA. Mais il

est prévu pour évoluer et s’adapter. Il comprend

aussi le protocole AIR propre à Devialet et vient de

gagner l’homologation Roon Ready. C’est une très

bonne chose, car Roon est le système de lecture de

musique en réseau le plus avancé actuellement. Il

permet la diffusion ici en audio Hi-res jusqu’en PCM

32 bits/192 kHz ou DSD64. Son défaut est d’être

payant (119 $ à l’année ou 499 $ pour une licence

définitive), mais Devialet offre la première année

d’abonnement.

Beaucoup de possibilités, des paramétrages

avancés et une connectique un peu chiche

Spécifications

•Type : ampli intégré stéréo

•Puissance : 2 x 140 watts RMS sous 6 Ω

•DHT + B : 0,0005 % à pleine puissance, 0,00025 % à

10 watts

•Rapport S/B : 130 dB

•Impédance de sortie : 0,001 Ω

•Facteur d’amortissement : 8000

•Bande passante : DC- 30 kHz à -0,1 dB, DC - 95 kHz à -3 dB

•Rotation de phase : 0,4° à 20 kHz, 1,8° à 40 kHz

•Liaisons réseau : Wi-Fi et Ethernet

•Entrées numériques : USB Audio 2.0 asynchrone, 2x

RCA, optique Toslink, mini-jack optique Toslink

•Flux numériques max. acceptés : PCM 32 bits/192 kHz,

DSD64 (3,072 MHz)

•Services connectés : UPnP, Airplay, Spotify Connect,

Roon Ready

•Entrée analogique : configurable en mode Ligne, Phono

MM ou Phono MC

•Sortie préampli : en option

•Dimensions : 383 x 383 x 40 mm

•Poids : 5,65 kg

Le Devialet Expert 140 Pro cultive les paradoxes.

Il est livré avec une superbe télécommande en

aluminium à ondes radio, très simple, très chic et

à grosse molette de volume rotative. En revanche,

son tout petit afficheur sur le dessus n’est pas des

plus pratiques, de même que son unique bouton en

façade. Ce dernier sert à l’allumage, l’extinction, la

sélection de la source. Mais on se demande et on

uuu

Notre avis

Construction

Performances

Équipements

Musicalité


36 ON mag - Hifi 2.0 2019

cherche encore pourquoi il n’est pas accompagné

de touches de volumes.

Que dire aussi du système de paramétrage par carte

mémoire SD ? C’est un peu un truc «d’ingénieur»

qui ne nous semble pas très en phase avec les

attentes d’un public actuel connecté, même

audiophile. Heureusement, ce système un peu

compliqué donne accès à des réglages forts

intéressants. Ceux-ci se font en ligne sur la page

«Configurator» du site Internet Devialet. On choisit

tout d’abord la référence de son appareil. Puis on

peut assigner, paramétrer et ajuster les niveaux de

chaque entrée, activer ou désactiver les liaisons

réseaux, entrer le nom et la clé d’un réseau Wi-Fi,

choisir un mode de correction pour ses enceintes...

Une fois tous les réglages effectués, on les

enregistre sur une carte SD que l’on insère ensuite

au dos du Devialet Expert 140 Pro qui charge alors

automatiquement les réglages.

Enfin, la connectique de l’Expert 140 Pro est un

peu chiche pour un appareil de cette classe de

prix. Devialet joue la carte de l’épure à la manière

d’Apple sur ses ordinateurs. On dispose de cinq

entrées numériques (coaxiales, optiques et USB) et

seulement d’une entrée analogique. La sensibilité

de cette dernière est configurable à un niveau

Ligne, phono MM ou Phono MC. Pour cela, elle est

associée au circuit RAM (Record Active Matching)

propre à Devialet. Le circuit travaille en mode

différentiel et assure une numérisation Hi-res du

signal en 24 bits/192 kHz.

SAM c’est celui qui conduit, DAC Magic Wire

celui qui dirige et ADH celui qui boit

le courant

Le Devialet Expert 140 Pro est entièrement conçu et

fabriqué en France. Nous avons naturellement jeté

un œil sous son capot. C’est une magnifique pièce

d’ingénierie réalisée avec une très grande rigueur

et exclusivement des circuits propriétaires d’un

niveau d’intégration à citer en exemple. Son circuit

d’alimentation à découpage est totalement isolé,

logé dans un module blindé. Au centre de l’appareil

trône la carte d’amplification ADH, elle aussi

blindée par un capot. La technologie ADH (Analog

Digital Hybrid), qui est à l’origine de la création

de la société Devialet, consiste en un système

d’amplification hybride. Elle utilise des transistors

de puissance qui travaillent en analogique, polarisés

en classe A, pour l’amplification en tension, et la

Classe D (pseudo numérique) pour l’amplification en

courant. La gestion numérique et de type 4 phases

sur 5 niveaux, cadencée à 1.6 MHz pour chaque

canal. À titre de comparaison, la plupart des amplis

numériques ou en classe D du marché s’arrêtent

à une cadence de 400 kHz, voire 700 kHz pour les

meilleurs.


ON mag - Hifi 2.0 2019 37

Le tout est directement piloté par un processeur

et le circuit numérique DAC Magic Wire (encore

une technologie propriétaire de Devialet) avec le

minimum d’étapes intermédiaires et de composants

sur le trajet du signal audio.

Enfin, cerise sur le gâteau, le Devialet Expert 140

Pro embarque la technologie SAM (Speaker Active

Matching) qui donne la possibilité à l’amplificateur

de s’adapter précisément aux caractéristiques de

vos enceintes lorsque celles-ci sont référencées

dans la base Devialet. Ce n’est pas un système

de correction tenant compte de l’acoustique de

la pièce, mais cela prouve déjà le très haut niveau

d’expertise et de maîtrise de Devialet.

La vie en musique avec Sa Majesté Devialet

Une fois correctement configuré, le Devialet Expert

140 Pro fonctionne sans aucune fausse note. Même

éteint (donc en veille), il est accessible aux requêtes

du réseau. Il lui faut juste quelques dizaines de

secondes pour sortir de son sommeil. Nous l’avons

écouté en utilisant Spotify Connect, AirPlay, Roon ou

encore en DLNA à partir de l’appli mConnect. Nous

n’avons strictement rencontré aucun bogue.

À l’écoute, le Devialet Expert 140 Pro est un ampli

HiFi relativement droit et neutre. Contrairement à

ce que l’on attend d’une électronique de puissance

fonctionnant en partie en numérique, il n’est pas

ultra incisif dans le haut du spectre ni très dégraissé

dans le bas du spectre. Sur ces points, il est très

différent des amplis Micromega M-One (voir les

tests des M-One 100 et M-One 150) que l’on peut

considérer, par leur concept, comme ses concurrents

les plus proches.

Dans le bas du spectre, le Devialet Expert 140 Pro a

de la profondeur, de l’aisance et même un peu de

rondeur tandis que dans le haut, il est doux et d’une

infinie délicatesse. Sa douceur ne l’empêche pas

pour autant d’être d’une grande transparence. Cela

s’entend parfaitement sur «Jump» de l’album «The

Confessions Tour» de Madonna. Les différences

dans la description des bruits de salle, du public,

de la profondeur de scène sont bien sensibles entre

la version compressée à 320 kbps de Spotify et la

version Lossless en AAC lue par le système de Roon.

Dans le premier cas, on assiste au concert d’un peu

loin à travers une ouverture. Dans le second cas, on

est entré dans la salle et on vit le direct.

Ne cherchant pas à paraître violent ou d’une

dynamique exacerbée, le Devialet Expert 140

Pro délivre de très jolis timbres, particulièrement

fleuris et tout en nuances sur les voix féminines.

Il est capable aussi d’une très belle scène

stéréophonique, très bien structurée, aérée et toute

en profondeur, sans effet de projection désagréable.

Sur notre extrait «Hopak» de Tchaikovsky par le

Minnesota Orchestra (en 24 bits/176,4 kHz), les

pupitres de l’orchestre se positionnent de façon très

naturelle et cohérente. Sur les montées crescendo,

leurs positions restent parfaitement stables. Les

musiciens ne se sautent pas les uns sur les autres.

Le Devialet Expert 140 Pro est d’une puissance

élevée. On peut pousser le volume sans arrièrepensée.

Mais, paradoxalement, c’est à régime

modéré ou moyen qu’il nous a le plus séduits.

Quand on monte franchement dans les tours, il

ne se désunit pas, conserve un son très propre

avec des bases franches, mais apparaît alors un

caractère légèrement synthétique, un peu classe

D. En revanche à niveau raisonnable, convenant à

des écoutes quotidiennes même un peu soutenues,

à partir d’enceintes d’un rendement correct, c’est

plus le caractère de la classe A qui s’exprime. Le

Devialet Expert 140 Pro est alors majestueux, avec

un son chaud et aéré. Sa restitution a beaucoup

de consistance, de force et de subtilité à la fois,

des timbres très élégants et donne le sentiment

d’une grande aisance, d’une réserve de puissance

prête à bondir. Nous avons donc passé d’excellents

moments musicaux avec le Devialet Expert 140 Pro

et c’est avec un regret certain que nous le voyons

partir à la fin de nos essais.


38

ON mag - Hifi 2.0 2019

NAD

3000 €

M10

NAD n’est pas un débutant dans le domaine des amplificateurs compacts. La marque

l’a déjà prouvé avec la série D, composée de mini amplificateurs intégrés numériques

aux tarifs accessibles. Cette fois, c’est au tour du haut de gamme de passer par la case

miniaturisation. Ce nouveau M10 est en effet issu de la série Masters, soit ce qui se fait

de mieux chez le constructeur britannique. par Alban Amouroux

La série Masters est constituée d’appareils massifs

destinés aux audiophiles : des intégrés, des

préamplificateurs, des blocs de puissance. La finition

d’excellente qualité en panneaux d’aluminium

donne tout de suite le ton. Les résultats à l’écoute

sont au rendez-vous, nous avions donné un ON-Top

Audio au NAD Masters M32 en fin d’année dernière.

NAD a décidé de décliner ce savoir-faire dans un

format dérivé de la gamme Masters, en bien plus

compact.

Un encombrement minimal pour cet appareil

mini Masters

Le NAD M10 est environ quatre fois plus petit

que le M32. Il en conserve l’esprit avec des bords

de façade arrondis et toujours une construction

principalement en métal. En revanche, sur le M10,

le panneau supérieur prend la forme d’une plaque

de verre. Toutes les électroniques de contrôle de

la série Masters disposent d’un écran central à


ON mag - Hifi 2.0 2019

39

l’ergonomie simplifiée. Révolution avec le M10 qui

arbore un écran panoramique tactile occupant la

totalité de la façade.

Le M10 est assurément un bel objet. Quand on sait

en plus qu’il sera peut-être le seul visible à trôner

sur le meuble du salon, l’effet est renforcé. Le M10

est un amplificateur connecté. Il intègre BluOS,

comme les produits Bluesound, les deux marques

faisant partie du groupe Lenbrook. Avec un accès

complet à la musique dématérialisée, il n’a besoin

de personne. Cela lui permet de fonctionner de

façon autonome, vous n’avez plus qu’à ajouter vos

enceintes favorites.

Connectique complète multisources et

Bluetooth bidirectionnel

Mais nous vivons une époque de transition. Les

sources physiques ne sont pas encore totalement

mortes. NAD a prévu une connectique conséquente

au regard du format mini de cet ampli. La face

arrière déroule pas moins de six entrées distinctes. Il

y a tout d’abord deux entrées analogiques sur prises

RCA. Il est dommage qu’aucune des deux ne soit

équipée d’un préampli phono. Suivent deux entrées

numériques, une optique et une coaxiale. Une prise

HDMI ARC est toute indiquée pour une liaison avec

un téléviseur afin de se passer de barre de son.

Enfin, un port USB accepte de lire votre collection

de fichiers stockés sur une clé ou un disque dur

externe. Seul oubli : il n’y a pas de sortie casque.

C’est étonnant, mais NAD a choisi une autre voie.

Le Bluetooth du NAD M10 est bidirectionnel. C’està-dire

que dans un sens, le M10 reçoit la musique

provenant de votre smartphone par exemple,

ce qui en fait une septième source audio. Dans

l’autre sens, le M10 transmet la musique vers un

casque Bluetooth. Cette fonctionnalité est reprise

de la gamme Bluesound. Elle explique, en partie,

l’absence de cette fameuse prise casque.

Intéressons-nous maintenant aux sorties.

L’amplificateur intégré M10 dispose d’une paire

de sorties haut-parleurs sur de jolis borniers

d’excellente qualité. En parallèle, vous pouvez

utiliser la sortie pre-out pour vous servir du M10

en mode préamplificateur uniquement. Il faut

dire également que les 2x100 Watts en classe

D (modules Hypex NCore) du M10 peuvent

être bridgés en un seul canal mono. La sortie

servira à alimenter un second amplificateur de

même puissance. Mais lequel ? Car il n’en existe

pas d’équivalent au catalogue NAD. Peut-être

attendent-ils que nous associions deux M10 en

double mono ? Drôle d’idée. Les deux sorties

subwoofers sont plus utiles. Elles sont filtrées via les

menus du M10 afin de créer un système 2.1 ou 2.2

réglé aux petits oignons.

uuu

Spécifications

• Amplificateur intégré connecté

• Amplification : 2x100 Watts sous 8 ohms

• DAC : 192 kHz/24 bits ESS Sabre 9028

• Connectivité : Wi-Fi, Bluetooth bidirectionnel, 1x

Ethernet Gigabit, 2x analogiques, 1x numérique optique,

1x numérique coaxial, 1x HDMI ARC, 1x sortie pre-out, 2x

sorties sub, port USB

• Autres : écran tactile, compatible télécommande IR

universelle, multiroom BluOS, AirPlay 2 à venir

• Dimensions (l x p x h) : 215 x 260 x 100 mm

• Poids : 5 kg

Notre avis

Construction

Ergonomie

Équipement

Qualité sonore


40 ON mag - Hifi 2.0 2019

Calibrage audio HiFi grâce au Dirac Live

Du côté des réglages justement, NAD a mis le

paquet en intégrant le système de calibrage audio

Dirac Live. Présent ici en version limitée, il agit sur la

bande de fréquences de 20 à 500 Hz. Pour grimper

jusqu’à 20 000 Hz, il faudra acquérir une licence en

option (99 €). La version limitée devrait suffire dans

la plupart des cas, les incidents acoustiques se

trouvant le plus souvent en-dessous de 500 Hz. NAD

livre le microphone USB avec le M10. Il peut être

relié au choix à votre ordinateur ou directement sur

le M10. Le résultat sera identique.

Il faut ensuite télécharger le logiciel Dirac sur votre

ordinateur. Ce dernier vous guide dans toutes les

étapes et vous indique le positionnement du micro

à chaque point de mesure, treize exactement si vous

allez au bout de la procédure. Il est possible de

mémoriser plusieurs réglages que vous

pourrez rappeler depuis l’écran tactile en

façade ou depuis l’app mobile BluOS.

streaming donne accès aux principaux services

de musique, dont les deux principaux en haute

résolution, Qobuz et Tidal. Vous avez également

accès aux webradios et à votre bibliothèque audio

partagée sur un NAS.

L’écran tactile en façade du M10 est simplifié par

rapport à l’application. Il permet de changer de

source et d’accéder à ses favoris directement

(station de radio, playlist). Mais il n’est pas possible

d’explorer les contenus ou de rechercher un titre en

particulier. L’affichage reste toutefois très informatif

et toujours bien pratique. Dès que l’on s’approche

de l’écran, l’affichage bascule sur les métadonnées

complètes du morceau en cours de lecture et sur le

niveau de volume. Quelques secondes plus tard, la

jaquette et le titre du morceau s’affichent en grand

pour être visibles de loin.

L’affichage type vumètre s’active lorsque l’on

Un écran tactile panoramique aux

informations visibles de loin

L’application mobile BluOS est identique

quel que soit l’appareil compatible,

qu’il vienne de chez NAD, Bluesound

ou Dali. Il y a simplement plus ou moins

de sources audio disponibles et plus ou

moins de réglages accessibles. La partie


ON mag - Hifi 2.0 2019 41

bascule sur l’une des entrées physiques. L’écran en

façade est complet en ce qui concerne les réglages :

ils sont intégralement disponibles par ce biais.

Le M10 nous fait plonger dans l’ambiance

Nous avons débuté les écoutes sans calibrage Dirac

pour nous faire une première idée de la signature

sonore du M10. Cet ampli a la pêche. La dynamique

est au rendez-vous avec un grave extrêmement bien

tenu. Rond, précis et rapide à la fois, il reproduit

tous les détails de la guitare basse de Marcus

Miller sur le titre Jean-Pierre, lui procurant une

réelle présence dans la pièce. La scène sonore est

monumentale, elle occupe tout l’espace entre les

enceintes et elle déborde même sur les côtés. Le

M10 reproduit les microdétails pour nous faire entrer

dans l’ambiance de l’enregistrement. Les voix et

instruments sont correctement détachés les uns des

autres, avec un bel effet de profondeur sur le très

entraînant album The Capitol Studio Sessions de

Jeff Goldblum.

C’est globalement un amplificateur très vivant qui

devrait fonctionner avec de nombreuses enceintes.

Même si l’on peut faire mieux sur le côté chaleureux

et explorer encore plus le bas-grave, le M10 va déjà

très loin sur de nombreux critères pour un si petit

produit. S’il vous semble que l’écoute peut être

améliorée car votre pièce d’écoute est loin d’être

parfaite, il est alors temps d’activer le Dirac Live.

C’est ce que nous avons fait pour conclure nos

écoutes.

Le Dirac analyse l’espace et corrige les creux et

les bosses mais aussi la mise en phase. Du côté

de l’égalisation, c’est un peu extrême et l’on perd

ce qui fait la vie de la restitution. Il est possible de

modifier les résultats en agissant sur la courbe cible.

C’est ce que nous avons fait en remontant un peu le

grave trop écrasé par monsieur Dirac. En revanche,

la mise en phase modifie la perception de l’image

sonore. Est-ce mieux, plus réaliste ? C’est différent.

Cela a pour effet principal de préciser encore plus la

partie centrale de l’image en détourant les voix de

façon accentuée. Comme il est possible de passer

de l’écoute sans réglage à celle avec le Dirac Live

depuis l’app, sans bouger du canapé, il faut passer

un peu de temps à se faire sa propre idée.

Audiophilie en mode compact

La proposition de NAD pour réduire au maximum

l’encombrement de votre système HiFi préfigure

peut-être ce que va devenir l’audio domestique. Un

petit produit hyper bien équipé, connecté et doté

de capacités musicales indéniables. Il nous rappelle

beaucoup son grand frère, le M32. On retrouve bien

le même esprit, dans un format plus logeable et à

un tarif moins élevé. Avec quelques concessions sur

la restitution, bien sûr. Il manque de petites choses

au NAD M10 pour friser la perfection, comme une

sortie casque, une entrée phono et la possibilité

de piloter toute la musique depuis l’écran tactile

en façade. Et si le monde de la HiFi en général se

renouvelait en se dirigeant vers plus de produits

compacts et performants comme le NAD M10 ?

Chez ON-mag, on valide !


42

ON mag - Hifi 2.0 2019

PRIMARE

Prisma i15

Le Primare I15 Prisma est un ampli Hifi très compact, qui ne mesure que trois

quarts de la largeur d’un appareil standard. Mais il est d’une conception résolument

haut de gamme, autour d’étages d’amplification en classe D de dernière génération.

Il intègre également un lecteur de musique en réseau ouvert à plusieurs protocoles,

dont l’AirPlay d’Apple et le Chromecast de Google. par Pierre Stemmelin

1850 €

Primare est une marque scandinave d’électroniques

Hifi haut de gamme qui a de la bouteille, mais sait

aussi être parfaitement dans le coup. Fondée en

1985 au Danemark, elle a ensuite migré en Suède,

où elle réside aujourd’hui. Elle est reconnue et

appréciée des audiophiles notamment pour ses

amplificateurs d’une construction extrêmement

propre et sérieuse, réputés pour leur fiabilité.

Prisma, un lecteur réseau multiplateforme

sans prise de tête

La création de la série Prisma de Primare remonte

à 2017. Celle-ci regroupe tous les appareils

connectés de la marque, c’est-à-dire intégrant

un DAC et un module réseau multiplateforme

développé sur une base commune. Le Primare

I15 Prisma est le plus petit ampli intégré de la

série, qui compte aussi le lecteur réseau SC15

Prisma (1500 €), le lecteur CD15 Prisma (1850 €) le

préampli PRE35 Prisma (environ 3800 €), ainsi que

deux autres amplis intégrés, I25 Prisma (3500 €, 2

x 100 watts sous 8 ohms) et I35 Prisma (4600 €, 2 x

150 watts sous 8 ohms). Plusieurs de ces modèles

sont également disponibles sans le module réseau

intégré et leurs références ne portent alors plus le

suffixe «Prisma».

Le module réseau Prisma est particulièrement

complet. Il donne le choix entre une liaison filaire

par Ethernet ou sans fil en Wi-Fi. Il est aussi doté

d’une connexion Bluetooth et se pilote à partir des

protocoles DLNA, AirPlay, Chromecast ou Spotify

Connect. Primare a, semble-t-il, fait le choix de ne

pas poursuivre le développement de son propre

système de pilotage réseau et de son appli Primare

Prisma. C’est une sage décision. Beaucoup de

constructeurs ayant tenté l’expérience sont en train

de s’en mordre les doigts et de rebrousser chemin,

à l’image de Devialet pour n’en citer qu’un.

Ainsi, que l’on soit équipé d’un appareil iOS ou

Android, peut-on piloter facilement l’I15 Prisma

sans se prendre la tête. Tous les services de

musique, podcasts et webradios sont supportés

grâce aux protocoles AirPlay d’Apple et/ou

Chromecast de Google. On n’a pas à craindre un

abandon du développement de ces protocoles,

alors qu’on pourrait avoir cette inquiétude avec un

système et une appli propriétaire. En complément,

pour la lecture des fichiers audio stockés sur

des disques partagés du réseau local, on peut

utiliser une appli de pilotage DLNA tierce comme

mConnect ou encore Roon.


ON mag - Hifi 2.0 2019

43

Un ampli qui fait la part belle aux sources

numériques

L’I15 Prisma est le plus petit ampli de la gamme

Primare. Il est très compact puisque peu épais,

peu profond et qu’il ne mesure que 3 quarts

de la largeur d’un appareil Hifi classique. Il n’en

adopte pas moins les codes et la fabrication haut

de gamme de ses grands frères. Son coffret est

assemblé à partir de tôles pliées de forte épaisseur,

particulièrement rigides, et il se pare d’une façade

en aluminium massif légèrement déportée de 8 mm

d’épaisseur. Cette façade accueille un large écran

central OLED, monochrome, mais assez informatif,

et seulement quatre minuscules boutons. Ces

derniers donnent accès aux fonctions de base. Pour

le reste, et notamment entrer dans les menus de

paramétrage, il faut utiliser la grande télécommande

multi-appareil fournie avec le Primare I15 Prisma.

À l’arrière, la connectique fait la part belle aux

sources numériques pour lesquelles sont proposés

un port coaxial, trois embases optiques Toslink,

une mini-jack optique et une prise USB. Pour

l’analogique, elle ne comporte que deux entrées,

dont une partageant la prise mini-jack optique,

auxquelles s’ajoute une sortie préampli.

Des circuits ultra léchés employant les

technologies de dernière génération

4 ohms. La mise en œuvre autour de ce module est

remarquable de soin. Les entrées sont couplées

par des relais plutôt que de simples switchs

CMOS. Tous les composants sont de haute qualité,

dûment sélectionnés et comportent de nombreux

composants de surface. Les liaisons sont optimisées

pour offrir le trajet le plus court au signal. Le

convertisseur numérique vers analogique intégré à

l’I15 Prisma emploie une puce AK4490EQ de la série

Velvet Sound d’AKM de type 32 bits supportant les

signaux PCM jusqu’à 768 kHz et DSD jusqu’à 11,2

MHz (DSD256).

uuu

Spécifications

•Type : ampli Hifi stéréo avec lecteur réseau intégré

•Puissance : 2 x 60 watts sous 8 ohms, 2 x 100 watts

sous 4 ohms

•Entrées : analogique sur RCA, analogique/numérique sur

mini-jack optique, 6 numériques (RCA, 3x optiques, USB-

Audio, USB-Host, Bluetooth)

•Sortie préampli analogique

•Connectique réseau et pilotage : Ethernet, Wi-Fi, IR,

RS232, Trigger 12 V

•Protocoles réseau compatibles : AirPlay, Chromecast,

Spotify Connect, DLNA, Roon

•Dimensions : 35 x 7,3 x 32,9 cm

•Poids : 6,4 kg

Sous le capot, les circuits du Primare I15 Prisma sont

dignes d’un appareillage de mesure de laboratoire,

extrêmement propres et bien rangés ; pas un bout

de câble ne dépasse. La section de commande est

enfermée dans un compartiment isolé à l’avant. La

marque a fait le choix d’un étage d’alimentation à

découpage et d’un module d’amplification en classe

D, UCD102 de chez Hypex, que nous avons déjà

rencontré dans des versions moins haut de gamme

chez NAD ou Bluesound. Ce module est ici annoncé

pour 2 x 60 watts sous 8 ohms et 2 x 100 watts sous

Notre avis

Construction

Performances

Équipements

Musicalité


44 ON mag - Hifi 2.0 2019

Une restitution carrée et précise qui ne se

laisse jamais démonter

Sur le terrain, la façade très épurée du Primare

I15 Prisma peut perturber au début. Nous les

Latins, on aime bien avoir un gros bouton de

potentiomètre pour ajuster le volume. Cependant,

on s’adapte rapidement à la simplicité et à l’épure

scandinave. En lecture réseau, l’appareil ne bogue

pas. Un interrupteur général, qui tombe facilement

sous les doigts, est installé à l’arrière en plus du

bouton de veille en façade. À l’allumage, il faut

juste rappeler à l’I15 Prisma, de temps en temps,

quelle liaison réseau utiliser : Wi-Fi ou Ethernet.

La restitution sonore est particulièrement propre,

pure, carrée avec une absence notable de toutes

formes de coloration. Le Primare I15 Prisma n’est

pas un amplificateur démonstratif, exubérant

qui impose sa personnalité. Au contraire, il est

d’une grande neutralité, à la fois doux et précis.

Mais cela ne l’empêche pas pour autant d’être

costaud. Nous l’avons, entre autres, raccordé aux

grandes colonnes Kelinac KEL 514 MG qui font

maintenant partie de nos enceintes repères. Il

s’est montré particulièrement à l’aise à les tenir, à

camper une bonne assise dans le bas du spectre

avec toujours beaucoup de fermeté, de maîtrise,

sans forcer ni jamais paraître brouillon. Le soin

apporté à la conception de cet amplificateur donne

à l’écoute un rendu très détaillé. On peut parler

de grande transparence, néanmoins le Primare I15

Prisma ne semble absolument pas trop clair ou

analytique, avec un aigu qui devient agressif dès

que l’enregistrement ou le mixage du morceau de

musique présente des lacunes. Au contraire, avec

lui, le son semble lisse, toujours équilibré et bien en

place. L’image stéréophonique est bien dessinée et

surtout d’une très grande stabilité et encore une fois

sans effet de projection qui pourrait déraper vers de

l’agressivité.

Le Primare I15 Prisma est un ampli qui ne fait pas

d’histoire, pas de caprice ; un ampli sur lequel on

peut compter de façon indéfectible - sur tous les

styles de musiques et quelle que soit la source

- pour offrir une restitution sûre et parfaitement

posée.


ACTIVE SERIES

AMPLIFIEZ VOS ÉMOTIONS

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46

ON mag - Hifi 2.0 2019

700 €

900 €

RUSSOUND

MBX-Pre & MBX-Amp

Russound renouvelle son offre multiroom sans fil avec deux petits produits bien connus

dans le domaine : un amplificateur et un préamplificateur connectés. Des produits qui

existent chez la plupart des acteurs du domaine. Cette gamme Russound MBX prend en

compte les attentes des utilisateurs et des installateurs. Les possibilités de connexion

couvrent tous les besoins habituels. Le pilotage est possible de multiples façons afin de

répondre à tous les cas de figure. par Alban Amouroux

Russound est un pionnier de l’audio et de la vidéo

multiroom. C’était déjà le cas au siècle dernier,

avec des matrices de distribution filaires. Il fallait

alors relier toutes les enceintes de la maison ainsi

que les claviers muraux de contrôle jusqu’à la

matrice. L’audio sans fil n’existait pas. Ce câblage

important était réalisable seulement lors de la

construction ou de la rénovation. Ces produits

sont toujours présents au catalogue de Russound.

Côté stabilité, on fera difficilement mieux que

le filaire. Mais les consommateurs d’aujourd’hui

ont été habitués au sans fil. Pour la plupart, la

musique dans toute la maison, c’est forcément en

Wi-Fi. À travers sa gamme MBX, Russound répond

à cette demande sans oublier les possibilités

d’intégration.

Avec ou sans ampli ?

Les MBX-PRE et MBX-AMP sont visuellement

identiques. Leur boîtier à la finition plastique mesure

21 cm de large, de quoi en installer deux côte à

côte sur une étagère de rack. Russound n’a pas

dépensé exagérément dans le design car le rack est

justement un endroit où ils risquent bien souvent de

finir. Même si l’on trouve cinq touches de fonction

sur les MBX, ils n’ont pas vocation à être visibles.

Cependant, à côté du volume et de la lecture/pause,

une double touche permet de lancer l’un de vos

deux favoris. C’est toujours pratique pour démarrer

sa web radio préférée sans avoir besoin de dégainer

son smartphone. Mais il y a d’autres possibilités de

pilotage, comme nous l’évoquerons plus loin.


ON mag - Hifi 2.0 2019

47

Les deux boîtiers Russound disposent chacun

d’une entrée analogique sur mini-jack et d’une

entrée numérique optique. Voilà de quoi relier un

téléviseur, une platine vinyle ou un lecteur CD. Ils

sont équipés en miroir d’une sortie analogique et

d’une sortie optique. Dans le premier cas, c’est

nécessaire pour le MBX-PRE dénué d’amplification

interne. Quant à la sortie optique, elle vous permet

de faire monter en gamme les MBX en les associant

à un DAC externe. Le MBX-AMP gagne en plus une

sortie mono pour un caisson de basses. Enfin, un

port USB accepte clés et disques durs externes pour

lire des fichiers musicaux. Le MBX-AMP dispose

de 2x50 Watts d’amplification disponibles sur des

borniers de qualité acceptant les fiches bananes. La

connexion avec votre réseau est possible en Wi-Fi

ou en Ethernet.

Des possibilités de pilotage sans limite

Russound a équipé les MBX du Chromecast audio.

Comme la plupart des fabricants ayant fait ce choix,

Russound profite de la procédure d’installation

sans faille de l’application Google Home. Une fois

les MBX branchés sur le courant, l’app Google les

reconnaît et invite à les installer. La procédure est

toujours aussi simple. Une fois sur le réseau, les

MBX deviennent pilotables depuis l’application My

Russound. Assez simple d’aspect, la page d’accueil

est l’écran de lecture en cours. On peut voir quelle

source est utilisée, modifier le volume, passer au

titre précédent/suivant, mettre en sourdine. Quatre

menus sont accessibles. En haut, en appuyant sur

le nom du lecteur MBX, on change de zone ou on

les regroupe. Jusqu’à 32 MBX peuvent être utilisés

en multiroom dans une même maison. En haut à

droite, les réglages permettent de personnaliser

la restitution audio et de modifier quelques

paramètres. À droite se trouve le menu permettant

de changer de source : serveur DLNA/UPnP, clé

USB, Bluetooth, radios Internet, Tidal, Deezer et les

entrées analogique et numérique. Enfin, en bas à

droite il est possible de gérer les favoris.

L’application est simple et efficace. Mais ce n’est

pas la seule façon de piloter le système Russound

MBX. Chromecast étant intégré, n’importe quelle

uuu

Spécifications

•Streamers audio

•MBX-AMP : amplificateur 2x50 Watts RMS sous 8 ohms

•MBX-PRE : préamplificateur sortie Ligne RCA 2V

•Connectivité : 1x entrée/1x sortie audio analogique, 1x

entrée/1x sortie numérique optique, sortie sub (AMP),

port USB, port Ethernet, Wi-Fi ac, Bluetooth

•Fichiers supportés : MP3 (CBR, VBR), WAV (8/16 bits),

OGG Vorbis, FLAC (8/16 bits). AAC, AAC +

(jusqu’au 24/192)

•Autres : trigger 12V, entrée infrarouge (AMP)

•Dimensions (l x p x h) : 210 x 178 x 45 mm

•Poids : 0,56 kg (PRE) / 1,16 kg (AMP)

Notre avis

Construction

Ergonomie

Équipements

Qualité sonore


48 ON mag - Hifi 2.0 2019

application compatible, comme YouTube par

exemple, permet d’envoyer le son vers les MBX. Ils

sont aussi AirPlay : tout ce que l’on écoute sur son

iPhone, iPad ou Mac peut être transmis aux MBX.

Le contrôle vocal est une autre alternative. Amazon

Alexa et Google Assistant sont compatibles avec

Russound. La marque étant active dans le domaine

de la distribution audio depuis longtemps, elle s’est

habituée à rendre ses produits compatibles avec

les systèmes d’automation tiers. C’est déjà le cas

avec Control4, RTI et URC. Russound a également

une longue tradition de commandes murales :

des claviers et des écrans permettant de piloter

facilement la musique depuis l’entrée de la pièce.

Cette facilité est reconduite avec les MBX grâce à la

dalle tactile murale XTSPlus. Sur ses 13 centimètres

de diagonale, elle reprend à l’identique l’esthétique

de l’application My Russound. Ainsi, vous n’êtes pas

perdu lorsque vous passez de l’une à l’autre.

Une signature sonore adaptée aux enceintes

encastrables

Nous avons tout d’abord relié le MBX-AMP à notre

paire d’enceintes de bibliothèque habituelles pour

nous faire une première idée. Ces produits ont avant

tout une vocation multiroom et pas forcément HiFi.

Cependant, le rendu sonore est tout à fait en accord

avec le tarif demandé. Dynamique et précision sont

au rendez-vous. L’image sonore est large, même

si elle manque d’épaisseur, mais cela devrait être

parfait dans le cas d’enceintes encastrées. Il est

possible de modifier à votre goût la restitution grâce

aux réglages grave/aigu. En revanche, le loudness

a une action trop extrême. De petites enceintes

auront du mal à supporter le regain de grave, tandis

que les plus grosses n’en auront pas besoin. Vous

pouvez donc vous en passer. La signature sonore

du MBX-PRE relié à l’un de nos blocs de puissance

est très proche du son de MBX-AMP. C’est donc

la partie préamplificatrice qui influence, comme

souvent, le résultat.

Nous avons ensuite relié les deux MBX à des

enceintes encastrées dans le plafond, dans deux

pièces adjacentes. Nous avons jonglé entre les

applications Qobuz et Roon en passant par AirPlay

et My Russound. On peut zapper selon ses envies,

le système reste parfaitement stable. À chaque

fois, l’application en cours pilote le volume qui est

répliqué sur toutes les autres. Un petit « Ok Google,

baisse le volume du Russound AMP » appliqué

avec succès complète ce panorama. Notons que le

multiroom est possible uniquement avec les sources

lancées depuis l’app My Russound. Tout ce qui «

casté vers » empêche d’associer les deux MBX en

multiroom. Si nous utilisons l’entrée optique, aucun

problème. Dans le cas des zones regroupées, un

petit problème d’ergonomie empêche de gérer

simplement le volume. En effet, il faut se rendre

dans la gestion des zones pour modifier le volume

des deux zones simultanément. Dans le cas

contraire, le volume sur l’écran de lecture pilote

uniquement la zone maître du groupe créé. Ce n’est

pas rédhibitoire, une mise à jour pourrait améliorer

ce point précis.

En conclusion

Russound confirme sa maîtrise du multiroom avec

cette nouvelle gamme connectée efficace. Les

MBX-AMP et MBX-PRE ne sont pas seulement

capables de créer un réseau autonome de diffusion

audio dans toute la maison. Ils peuvent facilement

être intégrés et pilotés par un système tiers. Ou

encore être associés à une centrale multiroom

filaire Russound existante pour lui apporter

de nouvelles fonctionnalités. La possibilité de

piloter les streamers MBX depuis n’importe où,

appli Russound/appli Google/dalle murale/vocal

et de passer sans contrainte de l’un à l’autre

est appréciable. Enfin, Chromecast et AirPlay

permettent de les inclure dans des environnements

audio multimarques.


EXPERIENCEFYNEAUDIO

F500/F501/F502

www.hamysound.com

Tél.:0147884702

Informationetpointsdevente


50

ON mag - Hifi 2.0 2019

SONOS

Amp

Après plus de dix années de bons et loyaux services, l’amplificateur stéréo

connecté Sonos Connect:Amp cède sa place au Sonos Amp. Une évolution devenait

nécessaire pour suivre les évolutions technologiques et répondre aux demandes

récurrentes des consommateurs et des revendeurs. Cet Amp a été développé avec

l’aide des installateurs qui ont fait remonter les besoins les plus importants.

par Alban Amouroux

700 €

Le premier produit Sonos sorti en 2005 était un

amplificateur stéréo connecté. Il a évolué pour

devenir le ZonePlayer120, rebaptisé par la suite

Connect:Amp. Et depuis, aucune évolution. D’un

côté, c’est positif : le produit a une durée de vie

extrêmement longue à l’heure de l’obsolescence

programmée. Un ZP120 de 2008 est mis à jour et

bénéficie des mêmes possibilités que les produits

Sonos sortis l’an dernier. L’Amp venant remplacer

le Connect:Amp gagne des fonctionnalités

bienvenues, aussi bien pour la musique que pour

le home cinéma.

Conçu pour être montré sur un meuble ou

caché dans une armoire technique

La première chose qui saute aux yeux concerne

le changement de coloris. Le Connect:Amp était

blanc avec une base argentée, l’Amp est noir mat.

Les tendances ont changé, le noir est redevenu

la norme pour les appareils électroniques. Avec

cette couleur, le Sonos Amp restera discret s’il est

installé et visible sur un meuble. Et dans le cas

où il est installé dans une armoire technique, le

noir est toujours plus adapté. À ce titre, le travail


ON mag - Hifi 2.0 2019

51

avec les installateurs a amené Sonos à concevoir

un produit dont les dimensions collaient avec

une installation dans un rack 19’’. Des étagères

pour une installation sécurisée et une jolie finition

existent chez le fabricant spécialisé Middle

Atlantic.

Le Sonos Amp présente une forme carrée de 21,7

cm de côté sur 64 mm de hauteur. Il pèse 2,1 kg.

Le Connect:Amp pesait 2,3 kg, avec une taille

plus ramassée mais aussi plus haute. Ce dernier

reposait sur un boîtier partiellement en métal

alors que celui du Sonos Amp est majoritairement

en plastique. L’intérieur de l’Amp est bien rempli.

Il n’y a plus de place pour insérer quoi que ce soit.

Cependant, la disposition des composants a été

réfléchie pour assurer une circulation optimale de

l’air venant d’en-dessous pour être expulsée sur le

dessus. Tout cela naturellement, sans l’aide d’un

ventilateur, bien heureusement. Sa puissance est

de 2x125 Watts en classe D, et 2x250 Watts en

crête sous 4 ohms. Son prédécesseur développait

2x55 Watts, en classe AB.

L’apparition d’un port HDMI avec ARC

et CEC

Les prises haut-parleurs sur poussoir ont cédé

leur place à des fiches bananes classiques. Sonos

livre ces fiches par ailleurs plutôt jolies. Elles sont

standard, vous pouvez donc utiliser vos propres

fiches bananes si vous préférez. La connectique

du Sonos Amp est assez semblable à celle du

Connect:Amp : deux prises Ethernet, une entrée

stéréo auxiliaire sur RCA et une sortie subwoofer

mono sur RCA. Le Sonos Amp gagne en plus

une prise HDMI. Celle-ci est ARC et CEC, pour

recevoir le son d’un téléviseur et pour échanger

les commandes de volume.

Un adaptateur optique vers HDMI est livré,

comme c’est le cas avec la barre de son Sonos

Beam. Il permet de relier au Sonos Amp la

sortie son numérique d’un téléviseur un peu

ancien ou toute autre source. Grâce à la forte

puissance disponible, Sonos propose de relier

deux enceintes par sortie si besoin, pour couvrir

de grandes pièces avec deux paires d’enceintes.

La marque ayant sorti des enceintes encastrables

en collaboration avec Sonance, celles-ci sont

reconnues par le Sonos Amp. Depuis l’app, un

petit test par l’ampli sur les enceintes lui permet

de le savoir. Dans ce cas, et uniquement dans ce

cas, le réglage de calibration TruePlay devient

actif avec le Sonos Amp.

uuu

Spécifications

•Amplificateur stéréo connecté

•Puissance : 125 Watts par canal sous 8 Ohms

Connexions : HDMI ARC et optique via adaptateur, entrée

analogique RCA, sortie mono subwoofer RCA

•Connectivité sans fil : WiFi, SonosNet, AirPlay 2

•Autres : fixable sur support (pas de vis), rackable en

option

•Dimensions (H x L x P) : 64 x 217 x 217 mm

•Poids : 2,1 kg

Notre avis

Fonctions

Connectivité

Ergonomie

Qualité sonore


52 ON mag - Hifi 2.0 2019

Une des meilleures applications pour la

musique connectée

L’application Sonos est toujours aussi bien conçue

à notre sens. L’installation est très simple en

suivant les indications et schémas à l’écran. Il suffit

d’appuyer sur le bouton d’appairage à l’arrière.

Si vous avez déjà d’autres appareils Sonos reliés

à votre réseau, vous n’avez même pas besoin

de rentrer les informations du Wi-Fi pour que le

Sonos Amp puisse se connecter sans fil.

Comme toujours, l’application mobile donne

accès à tous les services de musique en ligne,

à votre musique partagée sur un NAS, aux

webradios et aux podcasts. La création de favoris

et de playlists est très facile. Quant au groupage

et dégroupage multiroom avec d’autres éléments

Sonos, il demeure toujours aussi évident.

Configurations home cinéma 4.0 et 4.1

Les paramètres du Sonos Amp sont toutefois plus

avancés que ceux de l’ancien Connect:Amp. Son

entrée HDMI lui offre la possibilité de construire

une véritable configuration home cinéma.

Premièrement, il est possible de lui ajouter un

caisson de basses : soit le caisson de votre choix

via la sortie RCA, soit un caisson Sonos Sub. Dans

le premier cas, l’app donne accès aux réglages

de niveau, de fréquence de coupure et de phase.

Tout ce dont on a besoin. Deuxièmement, il

peut devenir le cœur d’un système home cinéma

4.1. Le premier Amp gère les enceintes stéréo

frontales et le caisson. Pour ajouter les canaux

surround, plusieurs possibilités : soit une paire de

Sonos One, Play 3 ou Play 5, soit un Sonos Amp.

Nous avons pu mettre en place cette dernière

possibilité, Sonos ayant mis deux Amp à notre

disposition.

Lorsque le second Amp est installé et configuré

pour les canaux surround, de nouveaux

réglages apparaissent. Il est possible de régler

différemment le niveau des surround en mode

film (utilisation de la prise HDMI) et en mode

musique (toutes les autres sources audio). Un

dernier réglage propose d’envoyer vers les

surround le son d’ambiance ou bien le son

identique à celui des enceintes avant. Nous vous

conseillons de sélectionner le mode ambiance

pour bénéficier ainsi des effets du Dolby Digital.

Le Sonos Amp n’accepte que le Dolby Digital (ni

Atmos, ni DTS), mais il envoie quoi qu’il arrive

du son vers les enceintes surround. En l’absence

de Dolby Digital, ce sera une extrapolation des

canaux avant, avec l’application d’un délai et de

réverbérations.

Une belle scène sonore en hauteur mais un

bas-médium en retrait

Le Sonos Amp est un appareil versatile. Il s’adapte

à tous les besoins courants : stéréo avec des

enceintes HiFi, sonorisation multiroom avec des

enceintes encastrables, home cinéma en 4.0 ou

4.1, avec des enceintes surround Sonos ou celles

de votre choix via un second Sonos Amp. Nous

avons pu tester toutes ces configurations !

Nous avons débuté par une écoute HiFi dans

notre pièce d’écoute habituelle, sur des

Dynaudio Special Forty. La scène sonore se

déploie en hauteur, une belle performance,

avec des voix bien détachées. Il y a un joli rendu

du registre aigu, très fin, très précis mais sans

aucune agressivité. Un peu à l’anglaise. De

fait, les micro informations nous permettent de

ressentir les dimensions de la salle. La voix de

Petra Magoni sur Fever (album « Live à Fip »)


ON mag - Hifi 2.0 2019 53

est très agréable, bien présente avec ce côté

live réaliste. En revanche, la scène manque de

stabilité et de séparation. Comme avec beaucoup

d’amplificateurs dans cette gamme de prix, nous

obtenons un joli centre, une belle largeur, mais la

présence sonore se raréfie entre le centre et les

enceintes. Le grave est percutant et bien tenu,

il y a de la puissance sous le pied pour l’impact

et la rondeur, même si l’infragrave ne descend

pas autant qu’il le devrait. Un peu comme à

l’écoute des enceintes de la marque, le basmédium

est assez creusé. Il manque cette assise

et cette respiration caractérisant les produits plus

audiophiles. Par exemple, la basse de Marcus

Miller sur Jean-Pierre (album « Free ») manque

de consistance et de résonance. Si l’on compare

le Sonos Amp au Connect:Amp, l’ancien modèle

est plus cotonneux, moins vif. La tenue dans le

grave est assez similaire. La hauteur de la scène

sonore, largement à l’avantage de l’Amp, mérite

à elle seule l’évolution de l’ancien vers le nouveau

modèle.

Des performances home cinéma très

convaincantes

Cette capacité à aller chercher les micro détails

va servir également aux écoutes home cinéma. La

sortie HDMI ARC de notre téléviseur Sony a été

reliée sur le premier Sonos Amp. Nous activons le

second Sonos Amp relié à des enceintes surround

encastrées SpeakerCraft. Puis nous relions notre

caisson MK Sound à la sortie sub RCA. Quelques

réglages de niveau et c’est parti. D’ailleurs, nous

aurions bien aimé un bruit rose intégré tournant

sur chaque enceinte et le caisson pour nous

faciliter la tâche. Un futur ajout via une mise à jour

peut-être ?

Nous avons utilisé Netflix ainsi que certains

films rippés sur notre NAS via l’application Plex.

La liaison HDMI permet au téléviseur et au

Sonos Amp d’échanger leurs caractéristiques.

Quelle que soit la bande-son écoutée, la TV sort

automatiquement du Dolby Digital 5.1 ou de la

stéréo afin de toujours avoir du son. Disons-le

clairement : le résultat est très réussi. L’ambiance

sonore est parfaitement retranscrite. Les effets

sur la série Lost in Space (Netflix) sont joués

avec réalisme pour nous plonger au cœur de

l’action. Le grave est très bien géré, présent et

démonstratif. La scène sonore frontale est ample

et détaillée. Les voix des acteurs restent stables,

bien centrées et détachées pour être parfaitement

audibles, même en l’absence d’une enceinte

dédiée à la voie centrale.

Enfin, nous avons finalement relié l’un des Sonos

Amp à nos enceintes Bowers & Wilkins encastrées

au plafond dans le salon et la cuisine. Il n’a eu

aucun mal à faire bouger les quatre enceintes et à

remplir l’espace de musique, toujours avec cette

finesse sur les voix. Il est simplement dommage

que le réglage TruePlay ne soit pas accessible

aux enceintes autres que celles de Sonos. C’est

compréhensible pour garantir un résultat optimal.

D’ailleurs, lors de la présentation presse, les

représentants de Sonos indiquaient qu’il était

trop risqué d’appliquer TruePlay à des enceintes

inconnues susceptibles de ne pas tenir les

corrections appliquées sur le spectre sonore.

En conclusion

Le Sonos Amp n’est pas seulement un

amplificateur stéréo connecté. Ce serait

dommage de le réduire à cette seule fonction. Il

y est compétitif grâce à l’écosystème Sonos. Mais

globalement, en écoute purement HiFi, le Sonos

Amp fait face à des concurrents sachant faire

mieux.

La possibilité de raccorder deux paires

d’enceintes et la puissance confortable pour

des enceintes extérieures sont deux avantages

intéressants. La configuration 4.0 ou 4.1 avec

un deuxième Amp ou une paire d’enceintes

Sonos fonctionne vraiment bien. Le résultat est

largement compétitif face aux meilleures barres

de son et même face à un amplificateur home

cinéma d’entrée de gamme. Le tout en restant

très simple à mettre en œuvre, occupant peu de

place, et toujours avec l’écosystème audio Sonos.

Enfin, nous n’avons pas évoqué AirPlay 2 qui

permet d’envoyer très facilement n’importe quelle

musique au Sonos Amp depuis un iPhone, un

iPad ou un Mac. Il faut donc voir le Sonos Amp

comme un couteau suisse de l’audio multiroom et

du home cinéma. Il plaira aux installateurs comme

aux utilisateurs expérimentés à la recherche d’un

système audio connecté filaire et multifonctions.


54

ON mag - Hifi 2.0 2019

YAMAHA

MusicCast XDA-QS5400RK

2400 €

Le multiroom est déjà une longue histoire chez Yamaha. La série MusicCast qui lui est dédiée

a déjà vu plusieurs générations se succéder. La première remonte à 2003. La technologie

aidant, Yamaha propose aujourd’hui une gamme ultra complète couvrant toutes les séries de

produits audio (ou presque) de son catalogue. Pour sa part, la centrale XDA-QS5400RK est

dédiée à l’intégration.

par Alban Amouroux

Comme la toute première génération du début des

années 2000, le XDA-QS5400RK est un système

multiroom filaire. Il nécessite un câblage hautparleurs

dans les murs et les plafonds pour aboutir

jusqu’à chaque pièce à sonoriser. Cela vous laisse

un choix total pour les enceintes : modèles de

bibliothèque, colonnes, encastrables, extérieures.

Le XDA-QS5400RK fonctionne seul pour alimenter

quatre pièces ou en collaboration avec d’autres

appareils MusicCast comme les enceintes sans fil

et les amplificateurs home cinéma Yamaha pour

multiplier les points d’écoute.

Ultra plat mais aussi ultra profond

Le Yamaha XDA-QS5400RK se présente sous la

forme d’un grand amplificateur très plat, épais de 44

mm seulement. Cela représente une unité de rack

pour les armoires normalisées. Il est donc deux fois

moins épais que son concurrent le Denon HEOS

Drive HS2, qui mesure deux unités. Leur largeur - 43

cm - est strictement identique. Deux possibilités

pour l’installation du Yamaha : utiliser les pieds

adhésifs pour le poser sur une étagère ou bien

visser les oreilles pour l’installer dans un rack. Dans

les deux cas, il faudra tenir compte de sa profondeur

de 45 cm, plus importante que sa largeur. Il ne

rentrera pas partout, ou alors le câblage à l’arrière

sera du genre sportif. Une bonne raison pour laisser

un installateur s’en charger, surtout avec la somme

de réglages disponibles.

La face avant dispose d’un afficheur indiquant l’état

général de l’appareil. Puis il y a quatre groupes

identiques pour chaque zone comprenant un voyant

d’état, deux touches pour la mise en veille et la

configuration, ainsi qu’un port USB. L’ensemble

de ces éléments est occulté par un bandeau

magnétique. Il est dommage que ce bandeau

cache le voyant d’état de chaque zone alors qu’il

laisse visible celui de l’appareil en général. Autre

déception : lorsqu’une clé remplie de musique

est insérée, bien entendu il n’est plus possible de

replacer le bandeau.

À l’arrière, les connecteurs sont rassemblés par

types. À droite les sorties pour les enceintes

sont disposées sur des borniers à vis enfichables.

C’est très utilisé dans le monde de l’intégration,

cela apportant gain de temps et sécurité du

raccordement. Le XDA développe 2x40 Watts par

zone, ou 1x150W en mode bridgé. Les modules

utilisés sont des ICEpower, donc en classe D. Ils sont

bien séparés dans le boîtier, tandis que tout le reste

des composants des quatre zones est rassemblé sur

une carte unique.

Tout à gauche se trouvent deux ports Ethernet,

comme sur l’HEOS Drive HS2, afin de garantir

une qualité de service en reliant l’appareil

simultanément à deux switch réseau sur des réseaux

distincts, un principal et un de secours. Suivent deux

types d’entrées stéréo : une dite « insertion » et une

auxiliaire classique. Il y a quatre sorties préamplifiées

pour alimenter des amplificateurs externes. Elles

sont liées chacune à leur sortie trigger 12V.

Le XDA-QS5400RK a été pensé pour une intégration

idéale dans un système piloté par un automate

domotique. Il y a tout d’abord un double port

infrarouge entrée/sortie, en marge du pilotage

possible via IP. Mais Yamaha a également prévu

quatre entrées à contact sec. Elles sont à relier

à l’automate ou pourquoi pas à des boutons

filaires. Leur rôle est de couper momentanément la

musique. L’usage principal est la sonnette d’entrée

: lorsque quelqu’un est à la porte, la musique se

coupe et un carillon retentit dans les enceintes. Le


ON mag - Hifi 2.0 2019

55

son du carillon est stocké dans le XDA-QS5400RK

et plusieurs sont disponibles. Un autre son pourra

être choisi pour indiquer que le dîner est prêt, par

exemple.

Configuration à tiroirs

L’application mobile MusicCast pilote la centrale

multiroom XDA-QS5400RK. Contrairement à l’HEOS

Drive, il n’y a pas de reconnaissance automatique

pour une utilisation immédiate. Dans le Yamaha, les

quatre zones sont vraiment traitées distinctement.

Il est nécessaire de connecter chaque zone l’une

après l’autre, comme si l’on avait quatre appareils

différents. C’est pour cette raison que la face avant

de l’appareil possède autant de boutons de «

connexion » que de zones.

Une fois les zones ajoutées, elles apparaissent sur la

page d’accueil, à côté de l’enceinte sans fil Yamaha

MusicCast que nous avions sur notre réseau. Cette

dernière déjà configurée est connectée à Deezer

et Tidal. Pour autant, les quatre zones du XDA-

QS5400RK n’y ont pas accès. Il faut se reconnecter

à ces services pour une ou plusieurs zones de

la centrale multiroom Yamaha. Cela a un intérêt

: pouvoir associer des identifiants de compte

différents à chaque zone, qui retrouveront ainsi leurs

favoris et leurs playlists personnelles.

L’essentiel de la configuration avancée s’effectue

depuis l’interface Web. Chaque zone possède

sa propre adresse IP, il suffit de taper l’une des

quatre dans un navigateur Web pour accéder à

la configuration de l’ensemble. Ici, de nombreux

réglages fins permettent de modifier le niveau de

sortie de chaque haut-parleur, de chaque prise

pre-out mais aussi de chaque source, services de

streaming inclus. Il y a également les réglages de

tonalité grave/médium/aigu, un réglage d’extension

des basses, le choix du niveau de volume à

l’allumage ou encore un mode mono.

Les paramètres donnent accès à la configuration des

carillons, avec un mode test pour choisir les sons

à sa convenance. Tout est personnalisable, jusqu’à

choisir quelle zone peut être interrompue par quel

carillon. Il y a également l’entrée audio d’insertion.

Lorsque du son arrive par cette entrée, elle

remplace la musique des autres zones. Il est même

possible de choisir si le son démarre et s’éteint

graduellement pour un effet plus agréable qu’une

coupure abrupte.

Nous avons relié le XDA-QS5400RK à quatre

paires d’enceintes encastrables dans autant de

pièces différentes. Nous étions déjà habitués au

fonctionnement du système MusicCast de Yamaha.

Spécifications

•Amplificateur multiroom 4 zones

•Amplification : 2x40 Watts sous 8 ohms par zone

•Connectivité : 2x Ethernet, 1x entrée analogiques, 1x

entrée d’insertion, 4x sorties pre-out/sub, 4x ports USB

•Autres : 4x contacts sec pour fonction carillon, mise en

rack 19’’, multiroom MusicCast, AirPlay

•Dimensions (l x h x p) : 437 x 44 x 453 mm

•Poids : 6,3 kg

Notre avis

Construction

Performances

Équipement

Musicalité

Aucune surprise, la gestion des zones et de la

musique fonctionnent comme attendu. Il est facile

de grouper les zones, même avec notre enceinte

sans fil Yamaha, puis d’avoir une vue générale de ce

qui est joué et où grâce à l’application. Le système

donne accès aux principaux services de streaming,

aux dossiers partagés sur le réseau, aux quatre ports

USB en façade et à l’entrée analogique auxiliaire.

La restitution sonore est digne de notre système

habituel, avec un grave dynamique et un effet

stéréo convaincant. Les réglages audio permettent

de personnaliser ce rendu à sa convenance.

Quatre zones audio pour une intégration

dans une maison intelligente

Le contrôleur multiroom Yamaha XDA-QS5400RK

est prêt à sonoriser quatre pièces de votre maison.

Il représente l’équivalent de quatre amplificateurs

réseau MusicCast WXA-50, mais avec moins de

possibilités en entrées/sorties audio. Le XDA-

QS5400RK est résolument tourné vers l’intégration.

De par son format rackable pour commencer. Il

existe par ailleurs un compagnon amplifié dans le

même format pour multiplier les enceintes sans

ajouter de zones (XDA-AMP5400RK). Cette centrale

multiroom trouvera parfaitement sa place dans

un système domotique pour réagir aux ordres de

commandes externes, autant pour le pilotage que

pour la coupure du son via des carillons et autres

alertes.


LES

TOUT-EN-UNS


58

ON mag - Hifi 2.0 2019

BANG & OLUFSEN

Beosound Edge

Avec la Beosound Edge, B&O ne réinvente pas la roue : le fabricant danois

bouscule, comme souvent, le monde de l’enceinte. Des design toujours plus

osés et jamais vus transforment un élément classique en un objet déco

innovant, voire une œuvre d’art pour certains. Par son format, l’Edge fait

oublier qu’elle est aussi et surtout une enceinte. Très bien équipée, elle donne

accès à toutes les sources les plus courantes.

par Alban Amouroux

3250 €

L’enceinte Edge fait partie de la gamme Beosound,

qui comprend d’autres enceintes sans fil arborant de

multiples formes. Grâce à la fonction BeoLink, il est

possible de les faire fonctionner ensemble dans un

réseau audio multiroom. B&O ne s’est pas arrêté là,

la marque ayant ajouté les deux grands protocoles

multiroom universels Chromecast de Google et

AirPlay 2 d’Apple. Nous sommes donc face à une

enceinte qui a misé sur son physique bien sûr, mais

pas uniquement.

Une roue sonore

La Beosound Edge ne sera pas cachée dans un

coin, son but est bel et bien d’être montrée.

Toujours à fond dans l’originalité, B&O propose

deux possibilités d’installation : enceinte posée

au sol ou fixée au mur. Dans les deux cas, il faudra

prévoir de la place, l’Edge mesurant 50 centimètres

de diamètre. Cela représente un sacré morceau

une fois au mur. B&O conseille d’utiliser six vis pour


ON mag - Hifi 2.0 2019

59

la fixation murale dans une cloison bien costaude.

L’Edge est disponible en finition aluminium brossé

ou bronze, avec des grilles en tissu noir pour la

première, marron pour la seconde.

La forme de roue n’est pas anodine. Ce n’est pas

seulement un choix esthétique. Nous sommes dans

une situation où la forme et la fonction ne font

qu’une. B&O a en effet prévu de faire rouler l’Edge

vers l’avant ou vers l’arrière. Cela fonctionne aussi

bien au sol qu’au mur. Cette manipulation visant à

faire bouger l’enceinte dans son ensemble permet

de régler le volume. Il fallait y penser ! Ce n’est

sûrement pas une fonctionnalité que vous utiliserez

tous les jours, mais elle a le mérite de faire son petit

effet waouh.

Les prises et les boutons se font discrets

Lorsqu’on observe cette enceinte Edge, difficile

d’y trouver des prises et des boutons tellement la

présentation se veut épurée. Pourtant, il y en a.

Sur le dessus de l’enceinte, des zones sensitives

sont intégrées, sans dépasser, et rétroéclairées.

On y trouve l’indicateur de volume, le passage

aux plages précédentes et suivantes ainsi qu’une

zone lecture/pause. À l’intérieur de l’enceinte se

trouvent trois prises : celle d’alimentation, une prise

jack analogique/numérique et une prise Ethernet.

Il faut enlever la grille et démonter un cache pour

y accéder. Une petite ouverture proche de la base

permet de faire sortir les câbles.

Cette Beosound Edge dispose d’un double

ensemble médium/tweeter placé sur chaque face.

Le médium mesure 10 centimètres de diamètre,

le tweeter 19 millimètres. Le woofer de 25 cm est

unique. Il est complété par un évent dont l’ouverture

est motorisée pour adapter le rendu selon le type

de musique, le niveau de volume et les réglages

audio enclenchés. Au total, 600 Watts de puissance

cumulée vont s’occuper des cinq haut-parleurs.

Google Home d’abord, B&O en second

Il existe bien sûr une application B&O mais

l’installation débute sur l’application Google

Home. C’est une habitude avec les enceintes

compatibles Chromecast. Il faut dire que Google

maîtrise parfaitement la procédure de découverte

et de connexion au réseau, alors autant se reposer

dessus. Les différentes étapes sont classiques. À

l’issue de l’installation, le dernier écran demande de

télécharger l’app mobile B&O. Celle-ci permet de

compléter l’installation en démarrant par la mise à

jour du produit.

Ensuite, nous nous sommes rapidement dirigés vers

les différents paramètres proposés. B&O a prévu

plusieurs façons d’adapter le rendu sonore à vos

goûts et à votre pièce. Il faut tout d’abord indiquer

de quelle façon est installée la Beosound Edge : loin

des murs, proche d’un mur ou fixée au mur. Il est

possible de la laisser diffuser le son des deux côtés

ou seulement depuis l’une des deux faces. Cela

répond aux situations où l’Edge sera placée le long

d’un mur. Du côté des réglages audio, nous avons

le choix entre quatre modes (party, speech, night,

lounge), une égalisation globale (chaud, animé,

détendu, brillant), une égalisation classique (grave/

aigu) et un loudness.

Une enceinte à l’aise dans les très

grandes pièces

Nous avons positionné la Beosound Edge au sol,

au milieu de la pièce, puis ensuite près d’un mur.

Nous avons adapté les réglages en fonction de sa

position. Le loudness a été désactivé, pas vraiment

nécessaire dès l’écoute des premières notes. Les

quatre modes sont efficaces, le mode party porte

bien son nom. Ils agissent aussi bien sur le grave

que sur le médium/aigu et même, semble-t-il, sur

l’impression d’ambiance.

La Beosound Edge est polyvalente. Elle sait aussi

uuu

Spécifications

•Enceinte sans fil

•Haut-parleurs : 1x woofer 25 cm, 2x médiums 10 cm, 2x

tweeters 19 mm

•Puissance : 2 x 200 Watt (woofer), 4 x 100 Watt (mediums/tweeters)

•Connectivité sans fil : Wi-fi/WLAN 802.11 b/g/n/ac (2.4

GHz & 5 GHz), Bluetooth 4.2

•Connexions filaires : 1x Line-in (analogique & digital

combo), 1x Ethernet 10/100 Mbit/s

•Poids : 13 kg

•Dimensions : 50.2 x 13 cm (Ø x largeur)

Notre avis

Design & finition

Équipements

Ergonomie

Qualité sonore


60 ON mag - Hifi 2.0 2019

bien jouer la radio de façon claire et détaillée

qu’animer les soirées avec des niveaux sonores

déconseillés en appartement. Le registre médiumaigu

est digne de celui d’une enceinte de

bibliothèque classique. Les voix sont charnues et

précises. Tous les instruments sont correctement

retranscrits, nous n’avons ressenti aucune coloration

particulière. L’Edge ne joue pas du tout dans la

même cour que les petites enceintes connectées

habituelles. En montant le son, il est possible de

sonoriser la maison toute entière, avec un niveau

de grave conséquent. Ce grave étant reproduit

sur toute sa gamme de fréquences, à la façon

d’un caisson de basses de qualité, la combinaison

emplacement et réglages adaptés devra être

trouvée. Quoi qu’il en soit, le grave tape fort. Il est

capable de tout faire trembler autour de lui sans

problème. Les objets déco sur les étagères s’en

donnent à cœur joie.

Cependant, en position au sol, il ne faut pas

chercher à reproduire une scène sonore cohérente,

ce n’est pas son job. Les couples médium/aigu sur

chaque face fonctionnent tous les deux en mono,

il n’y a pas de côté droit ni de côté gauche. Cela

facilite la création d’un point d’émission sonore

complet. L’écoute en position fixée au mur devrait

être différente, et générer peut-être un petit peu

plus d’ampleur.

En conclusion

La Beosound Edge nécessite de la place

pour s’exprimer. Si vous cherchez un modèle

principalement pour des écoutes à faible volume,

assis proche de l’enceinte, la Beosound Edge n’est

pas pour vous. Elle sait le faire, mais c’est dans

la création d’une ambiance sonore d’un volume

moyen à élevé qu’elle excelle. D’où son format

assez imposant, surtout si elle est fixée au mur.

Dans le cadre d’une très grande pièce, elle se suffit

à elle-même. La Beosound Edge se retrouve en

concurrence avec une Phantom de Devialet, par

exemple. À notre sens, la Phantom sait être encore

plus démonstrative dans le grave, plus percutante.

Son coffret hyper rigide en métal étudié dans ce

sens joue pour elle. En revanche, utilisée toutes les

deux en mono, notre préférence va sans conteste à

la Beosound Edge qui, grâce à ses trois voies, sait

être bien plus fidèle à la musique, plus chaleureuse,

plus réaliste.

Son tarif, que l’on pourrait qualifier de

déraisonnable, la réserve à une clientèle assez

réduite. On paie le design, comme toujours chez

B&O, mais pas seulement. Sa polyvalence a un

coût. Dans un format somme toute compact,

elle sait sonoriser un salon de très grand volume,

sans forcer. Avec ses 600 Watts, elle remplacera

avantageusement de grosses colonnes et tout

l’attirail électronique sans problème. La Beosound

Edge est équipée du multiroom B&O BeoLink, du

Chromecast, d’AirPlay 2, du Bluetooth et du DLNA,

ce qui la rend universelle. Enfin, l’application mobile

donne accès à une personnalisation poussée pour

adapter le rendu à la pièce. Un très bel objet qui

fera date dans l’histoire de Bang & Olufsen.


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62

ON mag - Hifi 2.0 2019

JBL

400 €

Link 500

JBL complète ses séries d’enceintes HiFi et home cinéma par une gamme de modèles sans

fil. Les enceintes Link sont proposées dans différentes tailles, et même bientôt au format

barre de son. JBL a choisi d’intégrer l’assistant vocal de Google, et toutes les fonctions qui

l’accompagnent. Sur la Link 500, JBL a réussi à créer le meilleur compromis entre enceinte

intelligente et enceinte sans fil de qualité en lui insufflant l’ADN de la marque.

par Alban Amouroux

La famille Link est apparue l’an dernier avec quatre

modèles, de 169 à 399 €. Il est ainsi possible de

choisir le modèle idéal selon son budget et la

place que l’on est prêt à allouer à l’enceinte. Elles

reprennent toutes la même esthétique, ainsi que

l’assistant Google. Les deux plus petits modèles ont

la particularité de pouvoir fonctionner sur batterie :

dans le jardin la journée, dans la chambre le soir, par

exemple. Grâce au multiroom Google Chromecast

intégré, il est possible d’envisager l’installation de

plusieurs JBL Link en réseau dans différentes pièces

de la maison.

Une bonne bouille rondouillarde

Certains fabricants partent sur des formats

rectangulaires, JBL a choisi de miser sur le tout

arrondi pour sa gamme Link. La 500 présente

en effet des courbes réduisant visuellement son

empreinte physique. Elle mesure tout de même

37 cm de large pour 20 cm de haut. Son poids de

3,5 kg est contenu : il est donc clair que la caisse

n’est pas en bois. En plastique, la fabrication tient

la route, mais il existe des enceintes plus rigides

dans leur construction. Disponible en blanche ou


ON mag - Hifi 2.0 2019

63

en noire, tout son pourtour est recouvert

d’un tissu de la même couleur. Loin des

propositions à la mode scandinave, la finition

est donc classique, en phase avec ce que

l’on retrouve sur une enceinte industrialisée

proposée dans des fourchettes tarifaires

accessibles.

Derrière cette grille, la Link 500 cache deux

woofers de 89 mm accompagnés de deux

tweeters de 20 mm. Elle fonctionne donc en

stéréo. Ces haut-parleurs sont alimentés par une

amplification de 4x15 Watts. Pour descendre plus

bas en fréquence que ne sait le faire un 89 mm,

JBL a installé un radiateur passif en face arrière.

D’un diamètre de 12 cm environ, il ressemble à

un petit subwoofer plat. Son rôle est de bouger

de façon synchronisée avec les woofers grâce à

la compression d’air créée dans l’enceinte. Cela

multiplie la surface émissive dans le grave pour plus

de niveau et pour descendre plus bas en fréquence.

JBL annonce 55 Hz au plus bas, nous avons pu

confirmer qu’ils étaient effectivement atteints.

Un Google Assistant parfois endormi

La face supérieure accueille quelques touches de

fonction. De gauche à droite, on trouve l’association

Bluetooth, la coupure du micro, une touche Google

Assistant, la variation du volume -/+ et une touche

lecture/pause. Le bouton Google reprend le logo

coloré de l’assistant : il permet de donner un ordre

ou de poser une question à l’enceinte sans avoir

besoin de prononcer « OK Google ». L’appui sur la

touche coupe automatiquement la musique pour

une captation optimale de la voix. À ce sujet, nous

avons effectué nos différents tests habituels, de

près, de loin, avec la musique plus ou moins forte.

Il est difficile d’établir des règles précises car nous

ne sommes jamais certains de parler avec la même

force à chaque fois, mais il nous semble que la JBL

Link 500 est moins performante que d’autres. Elle

a parfois du mal à entendre notre « OK Google »

à plus de 6-7 mètres, ou lorsque le volume de la

musique est assez élevé. Toutefois, son manque de

sensibilité dans ces situations reste assez aléatoire.

Cela n’a pas d’incidence sur les résultats, seulement

sur sa capacité à nous capter à tous les coups.

Comme la plupart des enceintes Google Assistant,

à quelques exceptions près et quel que soit le

fabricant, il n’y a pas d’entrée pour des sources

externes. On se contentera donc de la musique

dématérialisée. Ce qui devient un peu la norme

pour beaucoup de monde, il faut bien l’avouer.

Des fonctions Chromecast classiques

Il n’y a pas d’application JBL, tout passe par l’app

Google Home pour Android et iOS. L’installation est

toujours aussi simple, l’enceinte est immédiatement

trouvée et très vite associée. Le volume par

défaut confirmant via un message pré-enregistré

la première mise en route pourrait être réglé un

peu moins fort. Une fois l’installation terminée,

l’enceinte s’est mise à clignoter sans être accessible

durant quelques minutes. Nous imaginons qu’elle

a dû passer par la case mise à jour, même si aucun

message ne nous l’a confirmé sur l’app.

L’accès à la musique passe principalement par

uuu

Spécifications

•Enceinte sans fil

•Haut-parleurs : 2 haut-parleurs grave 89 mm, 2 hautparleurs

aigus 20 mm, radiateur passif 12 cm

•Puissance de sortie : 4 x 15 Watts

•Réponse en fréquence : 55Hz-22kHz (-6dB)

•Rapport signal sur bruit : >80dB

•Connectivité : WiFi 2,4G (802.11b/g/n/ac), Bluetooth

•Formats audios reconnus: HE-AAC, LC-AAC, MP3, Vorbis,

WAV (LPCM), FLAC, Opus

•Dimensions (L x P x H) : 370 x 200 x 157 mm

•Poids : 3,5 kg

Notre avis

Design & finition

Connectivité

Ergonomie

Qualité sonore


64 ON mag - Hifi 2.0 2019

l’app Google pour tout ce qui est vocal. Il suffit

d’associer son compte Spotify, Deezer ou YouTube

Music. La musique sera issue du service sélectionné

par défaut. Grâce à Chromecast, il est également

possible de sélectionner n’importe quelle source

audio sur son smartphone : TuneIn pour les

webradios, Qobuz, Tidal, SoundCloud, etc. Si vous

avez de la musique sur un serveur NAS, vous pouvez

également l’envoyer vers la Link 500 en passant par

une application tierce gratuite telle que mConnect.

Un grave débordant de vitalité totalement

dans l’esprit JBL

La JBL Link 500 n’a pas usurpé sa provenance

américaine. Elle délivre un son à la fois plein

de basses et de détails. Les petites enceintes

habituelles comptent sur un DSP intégré qui

maîtrise de petites membranes pour faire du grave

: le résultat est souvent intéressant, voire étonnant,

mais au détriment de la fidélité. Il n’y a pas de

miracle, pour faire du grave, il faut bouger de l’air.

Le radiateur passif en face arrière de la Link 500

est justement très actif. On le voit bouger avec la

musique, un peu comme les woofers des Phantom

de Devialet. L’association d’une suspension assez

souple à une membrane en métal très rigide

déplace ce qu’il faut d’air pour compléter les

woofers en façade et remplir la pièce de fréquences

graves. La Link 500 bénéficie d’une belle assise, avec

un joli pic autour de 60 Hz, ce qui donne des basses

sèches qui tapent quand il le faut. La Link 500 n’est

pas avare dans le domaine, avec une couverture du

registre grave tout autour des 60 Hz bien mise en

avant, voire parfois un peu trop. Les percussions,

basses et contrebasses s’en donnent à cœur joie.

L’assise est bien présente, le résultat est entraînant,

même si l’on sent que l’on écoute une enceinte de

taille modeste.

Le médium bénéficie de l’assise dans le haut

grave avec des voix masculines bien posées. Les

résonances qui font vivre la musique sont bien là. Le

registre aigu semble un peu écourté pour remonter

dans l’extrême aigu. Ce n’est pas désagréable

avec des cuivres correctement définis sans être

fatigants. Au final, la signature sonore est un peu

déséquilibrée, plus démonstrative que réellement

HiFi. Il est dommage qu’aucun réglage audio ne

soit disponible pour corriger cela. Un petit égaliseur

pour calmer l’ardeur sur le grave/haut-grave et ce

serait parfait.

En conclusion

JBL a parfaitement réussi son passage de la

HiFi à l’enceinte intelligente. L’intégration de

Google Assistant est assez classique, avec une

reconnaissance vocale parfois un peu moins

bonne que chez certaines concurrentes. Mais les

possibilités restent les mêmes. Les caractéristiques

sonores que l’on attend de la marque américaine

sont bien là, avec un grave performant. L’enceinte

Link 500 remplit bien l’espace pour sonoriser des

pièces de 20 à 30 m2 avec aisance. Certaines

concurrentes dans le même encombrement

présentent un peu plus de finesse et d’équilibre,

mais il faut mettre plus cher. Dans ce format et au

prix auquel elle est proposée, la Link 500 est l’une

des références à battre.


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66

ON mag - Hifi 2.0 2019

ORBITSOUND

Dock E30 + Sub E4

850 €

En combinant l’enceinte sans fil Dock E30 et le caisson Sub S4, Orbitsound propose

de sonoriser votre salon avec force et réalisme grâce à la mise en œuvre de deux

technologies. D’un côté il y a les haut-parleurs placés sur les côtés pour élargir la scène

sonore, de l’autre il y a les radiateurs passifs pour augmenter les basses. Le gros caisson

vient compléter cela pour les pièces de grand volume. par Alban Amouroux

Orbitsound est une marque assez peu connue.

Elle est active dans l’audio depuis maintenant

une dizaine d’années, essentiellement avec des

enceintes compactes. Le fondateur de la marque a

été musicien puis ingénieur du son pour les artistes

et groupes anglais parmi les plus prestigieux du

siècle dernier. Il a donc une idée bien arrêtée de

la manière dont doivent sonner ses enceintes et

les enceintes en général. Il a développé pour cela

la technologie Airsound. Le but est de recréer une

image stéréo assez large en utilisant une enceinte

unique. En dehors de la partie sonore, de multiples

fonctions sont offertes par la petite enceinte

Dock E30 afin de tenter de se différencier de la

concurrence.

Finition bambou

L’enceinte Dock E30 est assez compacte pour

trouver sa place à peu près partout. Elle mesure

en effet 29 cm de large pour 15 cm de profondeur

seulement. La finition est en bambou, pour un

résultat réussi. La grille avant en métal noir peut

se retirer. Orbitsound proposera ultérieurement

d’autres designs de grilles. L’enceinte E30 est

également proposée en noir ou en blanc. Sur le

dessus de l’enceinte, une encoche caoutchoutée

accueille un smartphone ou une tablette en position

« dockée », d’où ce nom utilisé dans la référence.

Le nombre de touches est limité. Placées en face

avant, se trouvent deux touches pour le Bluetooth


ON mag - Hifi 2.0 2019

67

et la sélection de source. Le potentiomètre juste audessus

sert au volume et à la validation.

La zone ronde sur la face supérieure est un chargeur

sans fil Qi. Bien pratique lorsque le smartphone est

utilisé pour écouter de la musique, il se recharge

ainsi simultanément. À ce propos, Orbitsound a

également prévu un port USB-C en bas à gauche de

la façade pour la recharge de tous les téléphones.

Juste à côté prend place le récepteur infrarouge

de la télécommande fournie. Il est possible

d’apprendre les codes du volume depuis n’importe

quelle télécommande. Celle du téléviseur par

exemple pour pouvoir utiliser la Dock E30 en guise

de barre de son. Passons à l’arrière de l’enceinte où

se trouvent trois prises : une pour l’alimentation, et

deux pour les entrées auxiliaires. Classiquement,

l’enceinte E30 bénéficie d’une entrée analogique

mini-jack et d’une entrée numérique optique.

Technologie Airsound

Dans un si petit volume, Orbitsound a réussi à

placer six membranes. En façade, sur la gauche,

se trouve un large bande de 48 mm. C’est lui le

reproducteur principal. Il est complété par deux

autres large bande de même diamètre positionnés

sur chaque face latérale et protégés par des grilles

métalliques. C’est la fameuse technologie AirSound

qui va reproduire les canaux gauche et droit, en plus

de la façade, en cherchant à élargir la scène sonore.

Pour le grave, la technologie Halo réunit trois

radiateurs passifs de 9 centimètres par 6 centimètres

positionnés comme suit : un en face avant, deux

en face arrière. Ces derniers ne sont pas protégés

par une grille, il faudra donc bien en prendre soin.

Orbitsound ne communique pas sur la puissance.

En revanche, la bande passante est annoncée pour

couvrir de 70 Hz à 17,5 kHz. Des chiffres logiques

avec des haut-parleurs de si petit diamètre.

Le caisson de basses Sub S4 s’associe sans fil avec

l’enceinte E30. Il mesure la même profondeur

que l’enceinte, mais son encombrement est bien

plus important. Il prendra place le long d’un mur,

de préférence le plus proche de la Dock E30. Le

S4 repose sur un haut-parleur de 16,5 cm à long

débattement. Là non plus, aucune puissance n’est

annoncée. Autre absence notable : il n’y a aucun

réglage sur ce caisson, pas même de niveau. Tout

est paramétré automatiquement lorsque l’enceinte

et le caisson sont associés. Le caisson apporte un

regain dans le bas du spectre puisqu’il permet à

l’ensemble de descendre à 40 Hz.

La configuration de la Dock E30 est plutôt simple.

On télécharge l’application mobile puis on

suit les étapes. Une fois lancée, elle reconnaît

immédiatement qu’il y a une enceinte Orbitsound

en attente dans le coin. Il faut effectivement lancer

la phase de paramétrage en appuyant longuement

sur l’une des deux touches en façade. L’enceinte

confirme, en anglais, les étapes de connexion au

réseau Wi-Fi. L’enceinte se connecte puis nous

explorons l’application. Bien faite, elle est proche

de certaines concurrentes. La navigation est

simple et logique. L’app donne accès à la musique

partagée sur son réseau. Du côté des services

de streaming, on trouve Qobuz, Tidal, Napster,

Spotify et même Apple Music ! Les webradios sont

gérées comme souvent par TuneIn. Pas de trace

uuu

Spécifications

Enceinte sans fil

• Haut-parleurs : Airsound – 3x large bande 48 mm,

Halo – 3x radiateurs passifs 90x60 mm

• Connectivité : Wi-Fi, Bluetooth aptX, 1x entrée analogique

mini jack, 1x entrée numérique optique, port USB-C,

chargeur à induction Qi, AirPlay

• Autres : télécommande infrarouge

• Dimensions (l x p x h) : 291 x 150 x 114 mm

• Poids : 4 kg

• Prix : 500 €

Caisson de basses

• Haut-parleur : 1x 165 mm, 40-185 Hz

• Connectivité : appairage Bluetooth avec la dock E30

• Dimensions : 338 x 150 x 325 mm

• Poids : 7,1 kg

• Prix : 350 €

Notre avis

Construction

Équipements

Ergonomie

Qualité sonore


69 ON mag - Hifi 2.0 2019

de Deezer, malheureusement. Mais surtout, il n’y

a aucun réglage audio. Orbitsound semble être si

sûr de son système Airsound qu’aucune retouche

n’est possible. Du côté de l’ergonomie, nous avons

noté un fonctionnement assez inhabituel du volume.

Le réglage sur l’enceinte, via le potentiomètre,

correspond au réglage maximum. Si vous mettez

le volume à 50%, depuis l’app vous ne pourrez

régler le volume que de 0 à 50%. Le mieux est donc

de régler le volume au maximum, ou presque, sur

l’enceinte E30 afin d’avoir ensuite toute la latitude

possible avec l’app.

Mini enceinte, gros son (un peu trop)

L’écoute s’est effectuée en deux temps. Tout

d’abord le Dock E30 seul, puis l’association du dock

et du caisson de basses Sub S4. Nous avons profité

de nos playlists habituelles sur Tidal et Qobuz.

La première impression confirme les deux choix

techniques d’Orbitsound. D’un côté, nous faisons

face à une ouverture sonore intéressante au regard

du format mini de l’enceinte. Les haut-parleurs

des côtés fonctionnant en stéréo participent à

l’élargissement du son de façon agréable. Mais

on ne ressent pas non plus un effet stéréo et des

placements précis comme avec une vraie paire

d’enceintes. Une sorte de compromis acceptable.

En revanche, l’utilisation de petits haut-parleurs

large bande uniquement nous gratifie d’un médium/

aigu coloré, qui manque de matière. Difficile de faire

mieux avec ce genre de haut-parleurs.

La partie grave est intéressante avec ces trois

membranes dédiées. Elles bougent et en donnent

beaucoup. Là aussi, c’est assez impressionnant pour

un si petit produit. Ça tape plutôt pas mal avec

une belle rondeur. Mais on arrive vite aux limites

de l’enceinte et il faudra se contenter d’écouter

à volume raisonnable. D’où l’intérêt du caisson

associé. Une fois lancé, c’est la fête des basses

fréquences. Il y en a de partout, et même trop. C’est

dommage, car il n’y a aucun correcteur de tonalité,

ni même de réglage de niveau du caisson par

rapport à l’E30. Si bien que là aussi, malgré le regain

de basses, pour une écoute équilibrée, il faut éviter

de trop monter le volume au risque d’obtenir une

débauche de grave désagréable.

En conclusion

Cet ensemble Orbitsound nous a à la fois

étonnement surpris et déçu. Tout d’abord parce

qu’il renferme des techniques de reproduction

sonore innovantes, mais dont le résultat est au final

peu différent de ce que proposent la plupart des

petites enceintes sans fil. Parce qu’il propose des

fonctions pratiques et intéressantes (recharge sans

fil, port USB-C, Qobuz, Apple Music…), mais avec

une absence flagrante de réglages audio. Et enfin

parce que l’ensemble Dock E30 et Sub S4 reproduit

la musique avec un niveau de basses qui prend

le dessus, alors que les acteurs anglais de l’audio

nous gratifient habituellement d’un son beaucoup

plus policé. Cet ensemble est finalement une sorte

d’ovni dans le paysage des enceintes sans fil. À

écouter obligatoirement avant d’acheter !


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70

ON mag - Hifi 2.0 2019

REVO

SuperCD

700 €

Revo est l’un de ces spécialistes des postes de radio connectés tout-en-un. Ils sont très peu

dans ce domaine. Ils ont surtout la chance que leurs créations n’intéressent pas du tout

les grandes marques de l’audio, pour l’instant. Pourtant, la radio Wi-Fi a tout pour plaire.

La technique est reléguée au second plan, derrière des usages simples et un maximum

de choix en termes de sources audio. Le Revo SuperCD est le digne représentant de cette

catégorie parfois méconnue.

par Alban Amouroux

Le SuperCD est inclus dans une gamme Revo de six

postes de radio aux fonctionnalités différentes. Plus

petit, plus gros, avec ou sans CD, avec Bluetooth et/

ou Wi-Fi, les radios Revo arborent toutes un design

rétro avec coffret en bois. Le design de la face

avant et la grille de protection des haut-parleurs

spécifique contribuent à signer l’image des produits

Revo. Le SuperCD représente le haut de gamme

de la marque, le mieux équipé mais pas le plus

puissant. Une sorte de bon compromis méritant une

oreille attentive.

Une jolie finition digne d’une enceinte HiFi

Le SuperCD est constitué d’un boîtier en MDF

recouvert d’un véritable placage en noyer. Il mesure

33,5 cm de large pour 20 cm de haut et 18 cm

en profondeur. En termes d’encombrement, ce

sont à peu près les dimensions d’une enceinte de

bibliothèque renversée sur le côté. Les angles des

faces latérales sont arrondis, ce qui allège un peu

le design parallélépipédique. La face avant est

constituée d’une plaque de couleur grise ou noire


ON mag - Hifi 2.0 2019

71

(deux versions différentes existent) englobant les

ouvertures pour laisser passer le son, ainsi que les

boutons et l’écran. Pour une fois, nous ne trouvons

pas de tissu scandinave ! Cette grille rigide couvre

les deux haut-parleurs large bande de 8,9 cm de

diamètre. Afin d’étendre la réponse dans le grave,

ils sont complétés par un évent bass-reflex placé

sous le RevoCD. Les gros pieds en caoutchouc

ménagent l’espace nécessaire pour laisser les ondes

s’échapper depuis cet évent.

À l’arrière, la connectique est somme toute limitée.

On trouve une entrée auxiliaire analogique sur

prise mini jack ainsi qu’un port USB réservé à la

maintenance. Entre les deux, Revo a placé une

sortie analogique RCA et une sortie numérique

optique. Leur utilité est discutable. Cela voudrait

dire que vous allez utiliser le SuperCD en tant que

source, sans ses haut-parleurs, pour le relier à un

autre amplificateur. L’intérêt est vraiment limité.

Nous aurions préféré une entrée optique à la place

: elle aurait permis de relier la sortie d’un téléviseur

au SuperCD. Notons enfin la présence d’une sortie

casque placée en bas à droite de la façade. Les

sources intégrées au SuperCD sont les suivantes

: tuner FM, tuner DAB, radios Internet, musique

partagée sur le réseau (DLNA), Spotify Connect,

Bluetooth et lecteur CD. Avec l’entrée mini jack,

cela nous donne huit sources différentes.

Trois façons de piloter le RevoCD

En façade, deux ensembles d’une dizaine de

boutons entourent l’écran OLED monochrome.

Ils permettent de naviguer dans les menus, de

lancer l’une des dix présélections, de changer de

source et de se déplacer entre les morceaux. Le

gros bouton de volume en métal a été placé sur le

dessus de l’enceinte. Très agréable au toucher, il

est d’excellente facture. Un petit joystick facilite les

déplacements dans les menus qui peuvent parfois

être fastidieux, car toute la navigation est purement

textuelle. Revo livre une petite télécommande

infrarouge avec le SuperCD. Elle reprend toutes

les touches présentes sur le poste. Cependant, il

ne faudra pas oublier de chausser ses lunettes : les

touches sont toutes identiques et les inscriptions

sont vraiment petites.

Le Revo SuperCD étant connecté au réseau en Wi-

Fi, une application mobile permet de le piloter. Une

fois n’est pas coutume, c’est l’application Undok,

partagée avec d’autres fabricants, qui a été retenue.

Simple d’utilisation, elle permet de sélectionner

l’enceinte, puis la source et enfin la musique à

écouter. Lorsque cela est possible, la jaquette,

l’artiste et le titre sont affichés. À partir de cette

application, on peut facilement modifier l’égaliseur,

éditer les présélections ou encore associer plusieurs

enceintes compatibles en multiroom. Le Revo

SuperCD propose, comme un poste de radio ou

un radio-réveil, la possibilité de créer deux alarmes

mais aussi de programmer l’extinction automatique

après un temps prédéfini. Le soir avant de se

coucher, par exemple.

uuu

Spécifications

•Radio Wi-Fi

•Sources intégrées : triple tuner FM/DAB/Internet, DLNA)

Spotify Connect, Bluetooth aptX, lecteur CD

•Fichiers acceptés : AAC, AAC+, MP3, WAV, WMA, FLAC

•Haut-parleurs : 2x large bande 8,9 cm avec évent

bass-reflex

•Amplification : 40 Watts en classe D

•Connectivité : Wi-Fi, Bluetooth, entrée auxiliaire minijack,

sortie numérique coaxiale et analogique RCA, sortie

casque, port USB dédié à la recharge uniquement

•Dimensions (l x p x h) : 33,5 x 20 x 18 cm

•Poids : 5,3 kg

Notre avis

Construction

Équipement

Ergonomie

Qualité sonore


72 ON mag - Hifi 2.0 2019

Un son riche avec tous les styles musicaux

Nous avons privilégié les fichiers dématérialisés

pour les écoutes de ce Revo SuperCD. C’est

ainsi que vous tirerez le meilleur de cette radio

connectée. Bien sûr, il y a la FM, le Bluetooth et le

lecteur CD, mais ils sont tous en retrait par rapport

à des écoutes sur Spotify ou en DLNA. La lecture

CD dépend de la qualité de la galette que l’on

insère dedans, évidemment. Quant à la qualité de

restitution, elle est honorable, mais sans plus. Nous

avons donc basculé sur Spotify Connect afin de

lancer notre playlist favorite.

Le Revo SuperCD délivre un son toujours très riche,

avec beaucoup de vigueur et de dynamique. Des

préréglages d’égalisation agissant sur les graves

et l’aigu sont proposés. Nous avons utilisé le

mode manuel en baissant légèrement l’aigu et en

augmentant un petit peu les basses afin de rétablir

un équilibre plus agréable à l’écoute. Et nous nous

sommes fait plaisir. Le SuperCD est un excellent

compagnon, jamais agressif, jamais exubérant.

Il reproduit les registres grave et médium avec

respect. Les timbres sont plutôt réalistes malgré

l’emploi de petits haut-parleurs large bande. Ce

sont donc des modèles de qualité. La partie grave

ne descend pas très bas, mais les résonances sont

bien gérées. On ressent parfaitement qu’il y a du

volume pour charger les haut-parleurs. Le Revo

SuperCD ne cherche pas à trop en faire sur les

musiques aux basses démesurées comme l’électro.

Un peu comme s’il se restreignait afin de protéger

ses haut-parleurs. Et ça fonctionne bien. Il ne sera

pas possible d’atteindre des niveaux sonores de

folie, mais ce n’est pas son objectif. Au final, le

SuperCD n’a pas de préférence : tous les styles de

musique passent bien. Une vraie qualité à prendre

en compte.

En conclusion

Le poste de radio Wi-Fi a définitivement remplacé la

minichaîne traditionnelle. Les sources du SuperCD

sont nombreuses et couvrent tout ce dont on

peut avoir besoin aujourd’hui : CD, tuners, entrée

auxiliaire pour platine vinyle avec préampli RIAA

intégré, au hasard. La connectivité réseau du

Revo SuperCD donne accès à Spotify et, grâce au

Bluetooth, à toutes les autres sources depuis les

apps de son smartphone. Il est d’ailleurs possible de

s’en passer et de tout faire à la télécommande ou

avec les touches en façade. L’afficheur est simplifié

mais suffisant au quotidien. Le côté pratique et

compact devrait satisfaire ceux qui recherchent

le maximum de possibilités dans un minimum

d’encombrement. Un appareil dans la tendance

minimaliste, idéal pour ceux qui ne veulent pas

s’embêter avec trop de technique.


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74

ON mag - Hifi 2.0 2019

RUARK

1300 €

R5

Le nouveau poste de radio Wi-Fi Ruark R5 est une version condensée du R7, avec les mêmes

qualités mais à un tarif bien plus abordable. Le concept de la minichaîne tout-en-un est

reconduit, toujours dans un coffret en bois comme une enceinte. L’objectif est de reproduire la

musique de façon qualitative, en intégrant le maximum de sources audio pour qu’il se suffise

à lui-même. Au cas où, la connectique est suffisante pour ajouter des sources externes que

vous souhaiteriez conserver.

par Alban Amouroux

Tout comme Revo avec le SuperCD, Ruark se

positionne sur ce créneau peu connu et néanmoins

très intéressant du tout-en-un. Et comme Revo,

Ruark est parti sur un design bien à lui permettant

de reconnaître d’un coup d’œil tous les produits

de la gamme. C’est le cas des petites enceintes

MR1, du poste de radio MRx et du haut de gamme

R7. Les R1, R2 et R4 ont fait l’impasse sur le tissu :

des grilles rondes classiques recouvrant les hautparleurs

ont été choisies. Le poste de radio R5 est

donc un appareil moyen/haut de gamme dans cette

catégorie, toutes marques confondues. Est-il justifié

de dépenser autant dans un appareil tout-en-un

lorsque l’on peut acquérir un ampli et des enceintes

de qualité pour le même prix ? La question méritait

d’être posée.


ON mag - Hifi 2.0 2019

75

Un système moins imposant que le nombre

de fonctions qu’il intègre

Le poste de radio connecté Ruark R5 en impose.

Il a beau être un tout-en-un, il faudra faire de la

place sur les étagères. Avec 52 centimètres de

large et 30 centimètres de profondeur, il s’avère

assez imposant. Il y a dedans toute l’électronique

de gestion, l‘amplification et un système de hautparleurs

2.1, ceci expliquant cela. Le Ruark R5

bénéficie donc d’un coffret aux bords arrondis et

d’une façade avec tissu type scandinave. La finition

du placage bois est très jolie, à la façon d’une

enceinte, mais sans vernis brillant. Le R5 repose sur

deux grands pieds en métal et des petits patins en

caoutchouc lui assurant sa stabilité.

La face avant cache les deux haut-parleurs stéréo

de 75 mm derrière le tissu. Ils sont séparés par une

zone centrale noir brillant. Elle intègre l’afficheur

OLED monochrome et la fente de lecture pour

les CD accompagnée d’un petit bouton « eject ».

En-dessous, Ruark a installé le caisson de basses.

Le subwoofer de 12,5 cm n’est pas protégé mais

normalement, rien ne devrait lui arriver à cet

emplacement. Il est accompagné de son évent

bass-reflex. À l’arrière, un large radiateur pour

l’évacuation des calories de l’amplificateur en

classe AB occupe une bonne partie de la place. Il

développe 90 Watts RMS dispatchés entre les trois

haut-parleurs du R5. Sur la gauche, trois paires de

fiches RCA plaquées or se partagent l’entrée phono

(avec borne de masse), l’entrée Ligne et la sortie

pre-out. À côté, on trouve encore la prise réseau

Ethernet, un port USB capable de lire le contenu

d’une clé ou d’un disque dur externe, ainsi qu’une

entrée numérique optique.

Une télécommande intégrée et une

télécommande sans fil

la navigation dans les menus et le changement

de source. Le design de la télécommande est

strictement identique à cette organisation : vous ne

serez pas perdu en termes d’ergonomie ! On a donc

l’impression d’avoir deux télécommandes : une

incrustée dans le R5 et l’autre sans fil pour l’avoir à

ses côtés, une fois confortablement installé dans le

canapé. Autre avantage pratique, la télécommande

fonctionne en radiofréquence, inutile de viser le R5

lorsqu’on appuie sur les boutons.

En tant qu’appareil connecté, le poste Ruark R5 se

pilote évidemment depuis une application mobile.

Elle s’appelle Ruark Link et c’est tout simplement

un clone de l’application « universelle » Undok.

Le violet de cette dernière a été remplacé par

du vert chez Ruark Link. L’application permet de

sélectionner le système et de le synchroniser en

uuu

Spécifications

•Radio Wi-Fi

•Sources intégrées : triple tuner FM/DAB/Internet, DLNA,

Spotify Connect, Bluetooth aptX, lecteur CD

•Fichiers acceptés : AAC, MP3, WAV, WMA, FLAC

•Haut-parleurs : 2x large bande 7,5 cm, 1x subwoofer

12,5 cm avec évent bass-reflex

•Amplification : 90 Watts en classe AB

•Connectivité : Wi-Fi, Ethernet, Bluetooth, 1x entrée

auxiliaire RCA, 1x entrée phono RCA, 1x entrée optique,

1x sortie stéréo RCA, sortie casque, port USB avec lecture

de fichiers et recharge

•Dimensions (l x p x h) : 52 x 30 x 14,2 cm

•Poids : 9,5 kg

Notre avis

Les touches de fonction du R5 ont été déportées

sur le dessus du boîtier. Elles forment un arc de

cercle autour du potentiomètre de volume. Le

bouton marche/arrêt est accompagné d’une petite

LED bleue. On trouve également sept touches

pour le changement de piste, la lecture et la pause,

Construction

Équipements

Ergonomie

Qualité sonore


76 ON mag - Hifi 2.0 2019

multiroom avec sept autres appareils Ruark. L’écran

source liste les quinze possibilités dont les services

de streaming Spotify, Tidal et Amazon Music Prime.

Les réglages de l’égaliseur sont plus faciles à gérer

depuis l’app, même si cela reste possible via l’écran

en façade et les touches de la télécommande.

De la Haute Fidélité en mode compact

Le Ruark R5 bénéficie d’avantages conséquents

pour se différencier d’une radio Wi-Fi compacte

ou d’une enceinte connectée. Et cela se ressent

immédiatement à l’écoute. Il y a déjà l’écartement

des deux haut-parleurs en façade. Même s’ils se

trouvent dans un même boîtier, leur séparation

d’une quarantaine de centimètres offre une large

image sonore inespérée. On croirait presque à une

petite paire d’enceintes que l’on aurait rapprochées

tellement il y a d’air et de respiration. La musique

remplit facilement l’espace. L’écartement est

suffisant pour ressentir la séparation stéréo et le

placement des instruments lorsque l’on est installé

face au R5. Les haut-parleurs semblent avoir été

bien sélectionnés. Ce sont des large bande, donc

sans tweeter dédié, mais leurs performances sont

au rendez-vous avec des timbres réalistes dans

le médium, sans coloration, et un registre aigu

bien défini. Les voix sont précises quoiqu’un peu

portées sur les sifflantes. Heureusement, l’égaliseur

disponible permet de calmer le jeu. Le mode

typé loudness en fait un peu trop à notre goût. Il

vaut mieux le désactiver, le rendu est alors plus

homogène.

Le second avantage concerne le registre grave. Le

caisson intégré composé du subwoofer et de l’évent

bass-reflex reproduisent des basses conséquentes.

Bien sûr, il en manque dans l’infragrave mais ce

n’est pas si gênant. Le grave semble ainsi maîtrisé

sans devenir assourdissant ou fatigant. Il fonctionne

sur tous les types de musique, même celles très

chargées dans le domaine, comme l’électro. C’est

dynamique, ça tape avec une rondeur bienvenue,

en évitant des sonorités trop mécaniques. Il est

d’ailleurs possible de régler le niveau du subwoofer

indépendamment. Nous avons obtenu les meilleurs

résultats en le laissant à zéro avec le loudness

désactivé. Mais cela dépendra de vos goûts et de

l’emplacement du R5 dans votre pièce. En somme,

les sensations sont là et l’on peut augmenter le

volume sans que le système s’écroule. Le Ruark R5

est capable de sonoriser des pièces de 20 à 30 m2

sans problème.

En conclusion

Le poste de radio multifonctions Ruark R5 est

parfaitement capable de remplacer une minichaîne,

voire un petit système HiFi un peu obsolète. Le

nombre de sources intégrées et gérables via les

entrées le place au centre d’un ensemble audio

hyper complet. De façon autonome, il donne

déjà accès à la radio FM/DAB, aux services audio

connectés, à la musique partagée sur le réseau

ou sur une clé USB, sans oublier le lecteur CD.

L’ergonomie se partage entre les boutons sur le R5,

la télécommande originale et l’application mobile.

Enfin, la restitution sonore est digne d’une petite

paire d’enceintes. La somme des services rendus et

la praticité au quotidien sont donc bien en rapport

avec le placement tarifaire. Le seul défaut du Ruark

R5 est de ne pas être encore plus large pour écarter

au maximum les haut-parleurs droit et gauche. Mais

cela gâcherait le côté compact tout-en-un, son

avantage numéro un.


Redécouvrez la musique avec EDGE

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78

ON mag - Hifi 2.0 2019

TRIANGLE

AIO 3

Triangle se lance à son tour dans les enceintes sans fil multiroom. Le modèle

AIO 3 reprend les codes du domaine avec une multiconnectivité et des

capacités de fonctionnement tout-en-un. Recouverte d’un tissu acoustique très

tendance disponible dans quatre couleurs, l’AIO 3 va perpétuer l’expérience de

la marque dans le son et la Haute Fidélité à destination d’un nouveau public.

par Alban Amouroux

500 €

La société française Triangle existe depuis bientôt 40

ans. Elle s’est fait connaître à travers ses différentes

gammes d’enceintes, et plus particulièrement grâce

à ses grandes colonnes à multiples haut-parleurs. Il

existe déjà des enceintes de bibliothèque amplifiées

au catalogue, mais elles ne sont pas connectées.

C’est donc une nouvelle gamme spécifique

dénommée AIO qui a la charge d’introduire Triangle

dans le monde de la musique connectée sans fil.

Pour l’instant, l’enceinte AIO 3 est accompagnée

dans la gamme d’un petit streamer AIO C, à relier à

un amplificateur pour le rendre connecté.

Triangle respecte les codes de l’enceinte

sans fil

Bien sûr, il est toujours possible d’innover et de

se démarquer avec des designs incroyables,

comme l’enceinte Beosound Edge en forme de

roue. Plus consensuelle, la Triangle AIO 3 est


ON mag - Hifi 2.0 2019

79

dans la mouvance actuelle. Elle arbore un boîtier

rectangulaire assez lourd (il pèse 5,1 kg) en bois

agrémenté d’une finition en aluminium et tissu. Ce

dernier est de style scandinave à grosses mailles.

Les couleurs proposées vont du gris au noir en

passant par le bleu arctique et le vert anis.

La présentation est donc classique, relevée par le

logo AIO incrusté sur la face supérieure et le petit

Triangle inscrit en bas à droite. À gauche, quatre

touches en aluminium prennent place : power,

entrées et volume -/+. Pratiques au quotidien,

nous regrettons qu’elles bougent un peu dans leur

emplacement. Elles sont accompagnées d’une

LED sur leur gauche, qui s’illumine de différentes

couleurs pour indiquer la source en cours d’écoute.

Le tissu cache également des LED qui se révèlent

une fois l’enceinte allumée. Une première indique

la mise en veille, une seconde répond aux ordres

de la télécommande, les autres réagissent au

changement du volume sonore. La face avant est

classique et informative à la fois.

Tout le nécessaire pour connecter vos

sources externes

La face arrière est recouverte de tissu, excepté

en son centre. C’est ici que Triangle a placé

l’évent pour la décompression des basses. La

connectique prend place sur le bandeau inférieur.

Triangle a installé tout ce dont on a besoin :

une entrée auxiliaire sur mini jack, une entrée

numérique optique, un port USB de lecture et

de recharge, une prise Ethernet. Deux petits

boutons permettent de passer l’enceinte en mode

association et de la remettre en configuration

d’usine. Tout cela est bien pensé pour faire face

aux situations les plus courantes très facilement.

Notons également la qualité de la notice imprimée

sur du joli papier. En français, elle est très explicite

sur toutes les possibilités de l’enceinte et de

son application mobile. Triangle a vraiment bien

travaillé l’expérience utilisateur.

L’AIO 3 fonctionne en stéréo avec un couple

médium aigu pour chaque canal. Le tweeter

mesure 25 mm, le woofer est un 10 cm. Chaque

canal est poussé par 45 Watts de puissance

sous 8 ohms. Côté connectivité, l’enceinte peut

être connectée en Wi-Fi et en Bluetooth (aptX).

Elle sait lire les principaux formats de fichiers

(MP3, FLAC, WAV, APE, AAC, ALAC) jusqu’à la

HiRes en 192kHz/24bits. Triangle a également

ajouté l’AirPlay toujours très pratique pour les

environnements Apple.

Une application complète à laquelle ne

manquent que les réglages audio

L’installation et le pilotage s’effectuent à travers

l’application mobile Triangle AIO pour iOS et

Android. La première étape consiste à allumer

l’enceinte, à appuyer sur le bouton Power quelques

secondes puis sur le bouton Connect à l’arrière.

L’enceinte passe alors en mode point d’accès Wi-

Fi. On s’y connecte afin d’entrer les informations

de son réseau Wi-Fi personnel. On donne un nom

à l’enceinte et c’est terminé. Chaque étape est

confirmée vocalement par l’enceinte, mais il est

dommage que ce soit uniquement en anglais.

Nous avons ensuite parcouru les différentes

possibilités de paramétrage de l’application

: fonction réveil, mise en veille automatique,

les favoris, la connexion aux services audio sur

abonnement. L’AIO 3 intègre Deezer, Spotify, Tidal,

uuu

Spécifications

•Enceinte sans fil

•Haut-parleurs : stéréo, 2x 25 mm + 2x 10 cm

•Puissance : 2x45 Watts sous 8 ohms

•Connexions : 1x mini jack, 1x optique, 1x USB lecture/

recharge, 1x Ethernet

•Connectivité sans fil : Wi-Fi, Bluetooth 4.2 aptX

•Autres : télécommande infrarouge, 4 couleurs au choix

•Dimensions (l x h x p) : 360 x 195 x 150 mm

•Poids : 5,1 kg

Notre avis

Fonctions

Ergonomie

Connectivité

Qualité sonore


80 ON mag - Hifi 2.0 2019

Qobuz et Napster, ainsi que TuneIn pour les radios.

Rares sont les enceintes sans fil, toutes marques

confondues, à proposer les services principaux.

Les réglages audio manquent toutefois à l’appel.

La télécommande infrarouge offre les réglages

de tonalité grave/aigu classiques. Mais on ne les

retrouve pas dans l’app. Si bien que l’on ne sait

jamais où l’on en est avec ces réglages. Un oubli à

corriger dans une future mise à jour peut-être.

Une enceinte typée HiFi plus que

démonstrative

Une fois notre abonnement Tidal ajouté, nous

sommes partis à l’écoute de notre playlist de

test habituelle. Les premières secondes étant

toujours les plus importantes, nous avons noté

par défaut un grave trop présent. Nous avons

utilisé la télécommande pour baisser le grave

au minimum, ce qui correspondait le plus à nos

habitudes d’écoute. Le médium-aigu est bien

défini, très ciselé. Le son sort de l’enceinte avec

beaucoup de facilité. Les voix sont détachées du

reste du spectre, avec parfois de légères sifflantes

que l’on peut calmer aussi avec la télécommande.

Le registre du bas-médium jusqu’au grave prend le

pas sur le médium. Nous profitons ainsi de toutes

les résonances de la basse et de la contrebasse

et de l’assise sur les voix graves. L’effet stéréo se

ressent lorsque l’on est assis face à l’enceinte, mais

on le perd logiquement une fois sorti de la position

d’écoute idéale.

Au final, l’AIO 3 nous offre une signature sonore

légèrement creusée, avec un peu d’embonpoint

sur l’assise qui donne de la vie à la musique. En

revanche, elle n’a pas le côté spectaculaire avec

le grave percutant de certaines concurrentes. La

Triangle AIO 3 est définitivement orientée HiFi.

Attention cependant à ne pas trop monter dans

les tours. À un tiers du volume, le niveau sonore

est déjà confortable. Dès que l’on commence à

monter plus haut, même avec le réglage de grave

au minimum, l’enceinte commence à talonner

sur certains styles musicaux. Il faudra donc rester

dans des niveaux d’écoute raisonnables et ne pas

chercher à sonoriser de très grandes pièces.

En conclusion

Triangle a réussi son entrée sur le marché de

l’enceinte sans fil avec l’AIO 3. Le produit a été

réfléchi pour une utilisation la plus simple possible

: procédure de configuration, notice explicite,

connectique complète. L’application est du niveau

des meilleures de la catégorie, offrant la possibilité

d’utiliser plusieurs appareils Triangle AIO en

multiroom (12 maximum). Les qualités sonores

trahissent l’origine Haute Fidélité du fabricant.

Le son est différent de celui de la plupart des

concurrentes, beaucoup plus centré sur l’aération

et l’assise qu’un rendu démonstratif typé loudness.

L’AIO 3 a encore une marge de progression avec

quelques manques à corriger, dont l’accès à des

réglages audio depuis l’application mobile. La

concurrence fait rage sur ce segment tarifaire,

le choix vers l’AIO 3 ou une concurrente se fera

sûrement sur la signature sonore. À vous d’écouter

et de découvrir si la Triangle vous correspond.


Ce magazine vous est offert par

mag.fr

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La Hi-Fi devient sans fil!

Avec le tout nouveau système d’enceintes DALI CALLISTO, vous pouvez

facilement diffuser et contrôler de la musique de presque n’importe quelle

source, tout en profitant de la reproduction incroyablement détaillée et

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Chaque enceinte CALLISTO est pilotée par un amplificateur classe D

signé DALI de 250W et dispose d’une connexion sans fil haute résolution

au Sound Hub. Il suffit de le brancher et d’appuyer sur “Connect”.

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CALLISTO, transférant sans fil l’audio en haute résolution à vos enceintes

et se connecte automatiquement d’une source à l’autre.

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LES

ENCEINTES


84

ON mag - Hifi 2.0 2019

DALI

3440 €

Callisto 2C

Sorties mi-2018, les enceintes actives de la série Callisto de Dali ont reçu de nombreux prix,

notamment celui de meilleur système sans fil remis par l’EISA pour la saison 2018/2019 et un

Innovation Award Honoree décerné par le CES de Las Vegas lors de son édition 2019. Cette série

comporte deux paires d’enceintes : les colonnes Callisto 6C et les compactes Callisto 2C. Après

avoir testé les grandes il y a un an, nous nous attaquons maintenant aux petites qui, comme nous

allons le voir, ne sont absolument pas des demi-portions.

par Pierre Stemmelin

Le danois Dali (Danish Audiophile Loudspeaker

Industries) est un acteur qui monte très fort ces

dernières années dans le domaine des enceintes

Hifi et Home Cinéma. Il fait maintenant partie des

leaders internationaux. Ses nouveaux produits

sont donc souvent très attendus. C’était le cas des

modèles Callisto, annoncés dès le High End de

Munich 2017 et qui ne sont sortis qu’un an plus tard.

Si beaucoup d’observateurs ont critiqué leur design

un peu trop sage et discret, en revanche la plupart

ont salué l’intelligence des fonctions et la qualité

des performances.

Des enceintes actives qui deviennent sans fil

avec le Sound Hub, puis connectées grâce au

module BluOS

Nous avons déjà publié un test détaillé des

colonnes Dali Callisto 6C. Les fonctionnalités que

proposent leurs petites sœurs Callisto 2C sont

identiques. Les différences se situent uniquement

au niveau acoustique. Ce sont des enceintes

actives 3 voies de format compact à monter sur

des pieds dédiés ou à poser sur un meuble et

non plus au sol. Elles utilisent les mêmes hautparleurs

que les Callisto 6C. Pour le registre grave,

elles sont équipées d’un seul boomer et d’un

seul évent d’accord bass-reflex dorsal au lieu de

deux. Ce boomer de 16,5 cm, comme les autres

transducteurs, est de haute qualité, exclusif à Dali

et doté d’une membrane brune en papier chargé

de fibre brute de bois. Il est relayé dans l’aigu par

un module composé d’un premier tweeter à dôme

et d’un second à ruban. Cela permet, d’après

Dali, de ne conserver que les avantages des deux

technologies : faible directivité, absence de pic de

fin bande dans le spectre audible, large réponse en

fréquence...

La construction du coffret des Callisto 2C, même

si son esthétique est très sobre, fait appel à une

structure renforcée et les circuits ont été l’objet

d’un gros travail d’optimisation. Ils comportent sur


ON mag - Hifi 2.0 2019

85

chaque enceinte des amplificateurs 2 voies gérés

par DSP, associés à des composants de filtrage

passif. Les deux voies travaillent en classe D. Elles

délivrent chacune 30 watts en régime continu et

peuvent monter jusqu’à 250 watts sur les crêtes de

niveau.

Il est possible d’utiliser les Callisto 2C en liaison

filaire, mais ce serait dommage, car elles sont

surtout conçues pour être pilotées sans fil depuis le

Dali Sound Hub (650 €). Celui-ci se présente comme

un petit préampli. Il communique avec les enceintes

par ondes radio-numériques, en 24 bits/96 kHz, et

comporte plusieurs entrées analogiques ainsi que

numériques. En option, il est possible de l’équiper

d’un module lecteur réseau utilisant le système

BluOS du spécialiste des enceintes multiroom

Bluesound. Il s’agit d’un excellent choix puisque,

à notre avis, le système Bluesound est la meilleure

alternative à Sonos.

Une restitution sonore puissante, musclée

et définie

Nous avons eu l’occasion d’entendre les Dali

Callisto 2C à différentes reprises dans plusieurs

configurations et lieux avant de les recevoir

chez nous pour test. Outre leurs fonctionnalités,

la grande force de ces enceintes réside dans

l’excellente adéquation entre leurs haut-parleurs,

la charge acoustique et les circuits d’amplification.

La restitution sonore est extrêmement précise,

dynamique et musclée. Le registre grave a un

véritable impact physique. L’aigu monte très haut

avec beaucoup d’énergie. Le registre médium est

très détaillé, très neutre, sans coloration artificielle.

Par rapport aux colonnes Callisto 6C, les Callisto

2C descendent un peu moins bas en fréquence

et affichent une tenue en puissance légèrement

moindre. Elles n’en demeurent pas moins très

impressionnantes sur ce dernier point, capables

de délivrer un volume acoustique très élevé avec

un son d’une grande propreté, sans tassement de

la dynamique ou déséquilibrage des timbres. Ce

ne sont absolument pas des demi-portions, mais

elles ont l’avantage d’être plus faciles à installer.

Alors que les Callisto 6C demandaient de l’espace

et avaient tendance à saturer une petite pièce

de leurs basses monumentales, les Callisto 2C se

montrent plus conciliantes, pouvant correctement

fonctionner avec seulement 10 cm d’écart par

rapport au mur arrière. Leurs performances de haut

niveau se laissent plus facilement apprivoiser. Elles

trouvent plus aisément leur équilibre tout en restant

très costaudes et fermes sur les premières octaves,

boostées par leurs étages de puissance optimisés.


Spécifications

•Type : enceinte compacte active sans fil, trois voies,

bass-reflex

•Haut-parleurs : super-tweeter à ruban de 17 x 45 mm,

tweeter à dôme textile de 29 mm, boomer de 16,5 cm à

cône en fibre de bois

•Amplificateur : 250 watts max. en classe D

•Filtrage numérique actif avec DSP 24 bits et analogique

DAC intégré : Burr Brown PCM1796

•Réponse en fréquence : 47 Hz à 30 kHz (±3 dB)

•Transmission sans-fil : 24 bits/96 kHz sans perte

•Entrée : analogique sur RCA, sensibilité de 1,85 V

•Consommation max/veille : 325/1,2 watts

•Dimensions : 393 x 200 x 321 mm

•Poids : 10,6 kg

•Prix :

- Dali Callisto 2C : 2790 € la paire

- Dali Sound Hub : 650 €

- Module Dali NPM-1 BluOS : 500 €

Notre avis

Construction

Performances

Équipement

Musicalité


86

ON mag - Hifi 2.0 2019

DYNAUDIO

2200 €

Xeo 20

Dynaudio a renouvelé sa gamme d’enceintes actives Xeo l’an dernier en la reconstruisant

toujours autour de trois références. Elles évoluent dans leur design pour plus de cohérence

avec les enceintes classiques de la marque. Les fonctionnalités de ces enceintes Xeo – qui

comprennent entrées audio et amplification intégrée - sont toujours aussi complètes. Nous

testons ici les Xeo 20, des enceintes deux voies au format bibliothèque disponibles en

blanc ou en noir satiné.

par Alban Amouroux

Deux gammes d’enceintes actives sont proposées

par Dynaudio. La gamme Xeo est la plus accessible.

Elle comprend tout d’abord la petite Xeo 10, qui

reprend en réalité l’esthétique de l’ancienne Xeo 2,

améliorée et reconduite. Elle est toujours aussi peu

profonde, ce qui lui permet de trouver sa place dans

de petits espaces. Ensuite, la Xeo 20 possède les

mêmes haut-parleurs que la 10 mais dans un coffret

plus imposant. Enfin, la Xeo 30 est une colonne

équipée d’un double woofer. La Xeo 20 que nous

avions entre les mains est donc le bon compromis.

Elle est compacte tout en pouvant sonoriser des

pièces de bonne taille. Elle se suffira à elle-même

dans la plupart des situations.

Une enceinte Dynaudio qui cache bien

son jeu

Il est vrai que l’on est encore peu habitué aux

enceintes actives ; Dynaudio contribuera peutêtre

à en faire une véritable tendance. Maître des

enceintes depuis plus de 40 ans, Dynaudio est très

impliqué dans l’enceinte amplifiée. Cette facilité est

due à la présence de la marque dans le domaine

des moniteurs professionnels pour les studios

d’enregistrement. Des enceintes qui sont quasiment

toujours amplifiées. Dynaudio indique par ailleurs

que la Xeo 20 est basée sur le moniteur pro LYD 5.

Esthétiquement, la Xeo 20 ressemble à la plupart


ON mag - Hifi 2.0 2019

87

des enceintes domestiques de la marque. Seule

la petite zone en façade sous le woofer intégrant

le logo de la marque vient marquer sa différence.

Cette zone cache le récepteur de la télécommande

ainsi que deux LED d’état. Sur les anciennes Xeo

4 et Xeo 6, elle avait été installée sur le dessus de

l’enceinte : cela était esthétiquement moins intégré

et trahissait la présence d’électronique.

La Xeo 20 présente des proportions assez classiques

en façade : 32 centimètres de haut pour 18 cm de

large. Elle est en revanche assez profonde, de 26,5

centimètres. Cela présente deux avantages : du

coffre afin de laisser les graves prendre leur aise, et

de la place pour loger l’électronique. Les bords de

la façade désormais biseautés à 45° renforcent cet

aspect visuel élancé. Le woofer utilisé est un modèle

Esotec MSP de 14 cm (Magnesium Silicate Polymer)

avec bobine en aluminium et moteur magnétique

propriétaire. Il est complété par un évent laminaire

tout en haut de la face arrière. Le tweeter à dôme en

tissu imprégné est un Esotec de 28 mm. La qualité

de ces haut-parleurs se place pile entre celles des

gammes non amplifiées Emit et Evoke. Notons

également la pièce de finition pour l’entourage des

haut-parleurs devenue noire pour plus de sobriété.

Elle était grise sur les modèles précédents.

Une maîtrise totale avec amplification

dédiée et DSP

Les Xeo 20 embarquent chacune deux canaux

d’amplification de 65 Watts. Dynaudio a pu

optimiser séparément la gestion du woofer et du

tweeter. Toujours décliné de son savoir-faire pour

les environnements professionnels, Dynaudio

applique un traitement du signal numérique (DSP)

afin d’éviter les débordements pour que les hautparleurs

restent dans le cadre de leurs capacités.

Compresseurs et limiteurs sont ici utilisés. Par

ailleurs, Dynaudio a augmenté la puissance de

ce DSP pour être plus efficace dans la gestion

du filtrage actif et des différents emplacements

possibles pour les enceintes. Un commutateur en

face arrière permet de sélectionner si l’enceinte

est éloignée des murs (neutre), contre un mur ou

dans un angle de la pièce. En tenant compte de ce

réglage, l’objectif du DSP est de délivrer une image

sonore large et stable, même lorsque l’on est assis

décalé face aux deux enceintes.

Toujours à l’arrière des Xeo 20, un autre

commutateur permet de sélectionner si l’enceinte

est positionnée à gauche ou à droite. Enfin, un

dernier sélecteur indique trois couleurs : rouge,

vert et bleu. Ce sont les trois zones multiroom

distinctes que l’on peut créer simultanément. Les

uuu

Spécifications

•Enceintes actives

•Haut-parleurs : 2x woofer 14 cm, 1x tweeter 28 mm

•Amplification : 2x65 Watts par enceinte

•Connectivité : 1x entrée mini-jack, 1x entrée analogique

RCA, 1x entrée numérique optique, connexion sans fil

propriétaire avec le hub en option

•Autres : télécommande infrarouge pour les enceintes et

le hub optionnel

•Dimensions (l x p x h) : 180 x 320 x 265 mm

•Poids : 6,2 kg

Notre avis

Construction

Équipements

Ergonomie

Qualité sonore


88 ON mag - Hifi 2.0 2019

deux enceintes ne sont pas identiques,

il y a une maître et une esclave. Seule

l’enceinte maître possède les connecteurs

d’entrée : analogique sur mini-jack,

analogique sur RCA et numérique

optique. Les Xeo 20 intègrent donc leur

propre DAC 24/96. Le pilotage du volume

et le choix de la source s’effectuent

depuis la télécommande infrarouge

fournie. La LED en façade des Xeo 20

passe de rouge à violet fixe lorsqu’il y

a de la musique. Elles basculent toutes

seules sur l’entrée audio utilisée via

détection du signal. Lorsque l’on change

le volume sonore, la LED blanche en

façade s’éclaire plus ou moins fort : c’est

pratique pour savoir où l’on en est. Le

Xeo Hub en option communique sans fil

avec les enceintes. Il ajoute une entrée

USB pour l’audio Hi-Res et il permet

également de créer le multiroom. La

télécommande des Xeo 20 possède déjà

les touches pour piloter le Hub.

Des enceintes débordantes de vitalité

Les Xeo 20 sont des enceintes de bibliothèque

plutôt petites et avec un woofer de 14 cm

seulement. Au premier abord, on ne pouvait pas

s’attendre à ce que nous allions entendre. Les Xeo

20 débordent de vitalité. Elles remplissent autant la

pièce que la scène sonore. Les enceintes n’existent

plus, elles s’effacent devant la musique. L’image

sonore remplit la totalité de l’espace entre les Xeo

20, en largeur, en hauteur et en profondeur. Les

différents plans sont bien distincts, il y a de l’air

entre les voix et les instruments. L’aigu détaillé

reproduit toutes les micro-informations nécessaires

à la restitution du lieu d’enregistrement. Sur le titre

Jean-Pierre de Marcus Miller, la basse, la batterie et

l’harmonica ont beau être placés au centre, ils sont

parfaitement détachés les uns des autres pour une

lisibilité parfaite.

Le grave des Xeo 20 a un sacré punch. Hyper

défini sur toute sa plage d’action, il est loin du

grave pneumatique de petites enceintes sans fil

bien connues. Le grave des Xeo 20 fonctionne

parfaitement sur toutes les musiques modernes où

l’on ne ressent aucun manque. Rock, pop, électro,

les Xeo 20 sont toujours à leur aise. À l’écoute

d’Angèle sur le morceau Victime des réseaux, la

voix de la chanteuse reste parfaitement détachée

et intelligible, entourée des nappes mélodiques

et appuyée par un grave percutant. Limitées

techniquement dans l’infra, nous ressentons qu’il

en manque un peu pour la reproduction fidèle

des grosses formations orchestrales ou pour assoir

la contrebasse. Avec une telle qualité sous les

oreilles, nous cherchons la petite bête, forcément.

Si l’on compare la Xeo 20 avec des modèles plus

imposants, la Dynaudio Special Forty et son woofer

de 17 cm au hasard, cette dernière offre surtout un

surplus d’aisance et de matière dans le médium et

plus d’extension vers l’infra.

En conclusion

Nous sommes rarement déçus par les productions

Dynaudio. Voici une autre réussite à mettre au

compte du fabricant danois. Les enceintes actives

Xeo 20 ont tout pour elles : une connectivité

avancée, une amplification intégrée et une

restitution sonore ultra entraînante. Même si elles

peuvent être installées n’importe où, grâce à leur

format compact et au réglage dédié en face arrière,

nous ne saurions que trop vous recommander de

les éloigner du mur pour obtenir une image sonore

grand format. Le prix peut paraître un peu élevé

au premier abord mais il ne faut pas oublier que la

préamplification et l’amplification sont intégrées.

Autant d’éléments à supprimer de la liste de

courses et d’associations hasardeuses évitées. Une

jolie réussite à laquelle il ne vous reste plus qu’à

raccorder vos sources favorites. Ou pourquoi pas un

système multiroom audiophile avec le Xeo Hub et

plusieurs paires de Dynaudio Xeo ?


*

SC-C50

L’enceinte connectée intelligente par Technics

UN SON PUISSANT ET CLAIR

• 3 systèmes de haut-parleurs coaxiaux + 1 subwoofer

• Support des fichiers haute résolution, WAV, ALAC, FLAC, AIFF

jusqu’à 32 bits/384kHz et DSD jusqu’à 11,2MHz

UNE MUSICALITÉ OPTIMALE

• Calibration acoustique automatique

(via micro ou appareil iOS) en fonction de la pièce

(Space Tune) ou pré-réglée

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entrée numérique optique, USB

UNE UTILISATION SIMPLE ET VARIÉE

• Application Technics iOS et Androïd

• Multi-room

• Appairage stéréo*

*à venir via une prochaine mise à jour

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90

ON mag - Hifi 2.0 2019

CANTON

Smart Vento 3

Vues comme ça, elles ont l’air très classiques en plus d’être classieuses,

ces enceintes sans fil Smart Vento 3 du constructeur allemand Canton.

Pourtant, ce dernier a choisi une approche originale. En effet, les Smart

Vento 3 n’utilisent pas le Wi-Fi ! Il n’est pas possible de leur parler avec

Google, Alexa ou Siri. En contrepartie, elles proposent de faire

du Home Cinéma.

par Pierre Stemmelin

2400 €

Les Canton Smart Vento 3, dont des versions

passives existent également, sont des enceintes

actives deux voies, accordées en bass-reflex

chacune par un évent tubulaire arrière. Leur

qualité de construction est de haut niveau. Leurs

ébénisteries aux flancs galbés se resserrant vers

l’arrière sont revêtues d’une très belle laque piano.

D’une finition impeccable, elles sont construites

en panneaux de médium montant jusqu’à 21 mm

d’épaisseur.

Les haut-parleurs qui équipent les Smart Vento 3

sont propres à Canton et utilisent des technologies

haut de gamme. Sur chaque enceinte, le tweeter est

un modèle à dôme céramique de 25 mm protégé

par une pièce de mise en phase et une grille. Il est

motorisé par un généreux aimant ferrite. Le boomer

de 18 cm est doté d’une membrane en aluminium

maintenu par une suspension périphérique à double

pli pour un meilleur guidage. Son moteur à double

aimant ferrite est très profond afin d’autoriser


ON mag - Hifi 2.0 2019

91

d’importants débattements et une exploration

substantifique des basses fréquences.

Chacune des deux enceintes Smart Vento 3 est

active et possède une connectique complète.

Elle communique avec l’autre par ondes

radionumériques avec une résolution de 24 bits, ou

par câble numérique coaxial fourni, mais d’usage

optionnel. Une des deux enceintes est le maître

(repérée «Master») et l’autre l’esclave («Slave»).

La seule liaison sans fil permettant d’envoyer de

la musique aux Smart Vento 3 est le Bluetooth

compatible AptX. Dans cette catégorie de prix,

l’absence de liaison Wi-Fi et de compatibilité avec

des services en réseau est surprenante. Du coup, on

ne peut pas vraiment dire que ces enceintes soient

«smart». En contrepartie, la connectique numérique

et analogique est bien fournie. Par défaut, on doit

utiliser celle de l’enceinte Master, mais il est aussi

possible, grâce aux menus, de configurer les entrées

sur l’enceinte Slave ou de les «partager» sur les

deux en même temps.

Des enceintes HiFi actives qui intègrent des

décodeurs Home Cinéma et 350 watts de

puissance chacune

En regardant sur le panneau arrière, on remarque

les logos Dolby Audio, DTS Digital Surround et DTS

TruSurround. Les Canton Smart Vento 3 proposent

en effet des modes d’écoute «Movie Surround»

et «Music Surround» que l’on peut directement

sélectionner depuis leur télécommande bien lourde,

qui offre une prise en main très rassurante.

Il est également possible d’intégrer les Smart

Vento 3 dans un ensemble multicanal composé

d’autres enceintes sans fil de chez Canton.

Néanmoins, comprendre comment cela fonctionne

n’est pas évident. La notice et la documentation

du constructeur sont fort succinctes sur ce sujet.

Les menus de réglages assez copieux et de

paramétrage multicanal ne sont en outre pas

évidents à appréhender. Ils ne sont accessibles que

via la télécommande et les afficheurs, à trois lettres

seulement, présents en façades des enceintes.

Pour offrir ces possibilités de diffusion en mode

multicanal, réel ou virtuel, le circuit électronique

de chaque enceinte Canton Smart Vento 3 intègre

uuu

Spécifications

•Type : enceintes actives, sans fil, 2 voies accordées en

bass-reflex

•Puissance : 350 watts par enceinte

•Réponses en fréquence : 25 Hz à 30 kHz

•Transducteurs : boomer de 18 cm à membrane aluminium,

tweeter à dôme céramique de 25 mm

•Fréquence de transition du filtrage des haut-parleurs :

3 kHz

•Connexion : entrée analogique RCA, Bluetooth AptX, 2x

entrées numériques (coaxiale et optique), port USB-Audio,

entrée analogique XLR, sortie subwoofer

•Décodeur : Dolby Audio et DTS Digital Surround

•Dimensions : 22 x 40 x 30 cm

•Poids : 9,1 kg

Notre avis

Construction

Équipements

Ergonomie

Qualité sonore


92 ON mag - Hifi 2.0 2019

une puce D2-Audio de chez Intersil/Renesas (réf.

: D2-74583-LR). Cette puce est un processeur

Dolby Digital et DTS. Elle assure en même temps

le contrôle des amplificateurs en classe D intégrés

aux enceintes et annoncés pour une puissance

totale de 350 watts (toujours pour chacune des deux

enceintes).

Une restitution sonore musclée, très carrée

et qui peut devenir ultra spatialisée

Le constructeur allemand Canton nous a habitués

à des réalisations à la fois accessibles et toujours

très sérieuses. Lors de nos visites de son showroom

à l’occasion du salon High End de Munich, au fil

des ans, nous avons souvent été impressionnés par

l’excellent rapport qualité/prix de ses modèles haut

de gamme.

Les Canton Smart Vento 3 sont de cette veine.

Leur haut niveau de performances ne fait aucun

doute dès les premiers instants d’écoute. Leur

restitution est musclée, très précise et dynamique.

La réponse en fréquence est très étendue et d’une

grande rectitude. Aucun registre ne semble être

artificiellement mis en avant. Le registre grave

descend très bas, avec beaucoup d’énergie et

de fermeté. Les Canton Smart Vento 3 délivrent

des basses à la fois puissantes, percutantes et

étonnamment profondes pour des enceintes

compactes. Les aigus filent également très haut

avec une excellente définition. La restitution

sonore ne joue pas sur le registre de la poésie, de

la mollesse ou la douceur. Le son est carré et sans

coquetterie.

Il serait donc dommage d’utiliser ces enceintes

uniquement avec leur liaison Bluetooth. Cette

technologie de transmission sans fil, même dans sa

version AptX, limite la qualité de restitution sonore.

Nous avons obtenu de bien meilleurs résultats

avec un lecteur de musique en réseau Google

Chromecast relié directement à l’entrée numérique

optique des Smart Vento 3. La commutation sur la

bonne entrée s’est faite automatiquement. Il est

également possible de relier les enceintes Canton

à un téléviseur et de piloter leur volume avec la

télécommande de ce dernier. Un petit streamer

audio comme la Pro-Ject Stream Box S2 fera aussi

un bon partenaire pour ces enceintes.

L’image sonore que nous ont fournie les

Canton Smart Vento 3 nous a enfin

fortement impressionnés. Nos

oreilles gardent le souvenir

marquant de la restitution d’un

piano «totalement hors champ» sur

la chanson «Corner Store» de Sweet

Joseph. L’instrument était positionné

en dehors du cadre formé par les enceintes tout

en étant très bien matérialisé et conservant une

focalisation très précise. Les Canton Smart Vento 3

sont donc capables, même sur des extraits stéréo,

de produire une scène sonore enveloppante

extrêmement convaincante, sidérante d’ampleur,

avec des effets surround fort réalistes.

Conclusion

Les Canton Smart Vento 3 sont des enceintes haut

de gamme atypiques à mi-chemin entre le monde

de la HiFi et celui de l’audio-vidéo. D’un côté,

démunies de fonction réseau, elles ne sont pas aussi

«smart» que ce que leur appellation peut laisser

penser. De l’autre, elles proposent des modes de

restitution surround inhabituels. Ajoutez à cela

leur menu de paramétrage compliqué et vous

comprendrez pourquoi nous ne leur donnons pas la

meilleure note. Néanmoins, leurs performances sont

de haut niveau et elles méritent que l’on s’y attarde.

Il vaut mieux y réfléchir à deux fois, mais ce sont

peut-être des enceintes faites pour vous.


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MUSIQUE DU FUTUR

Artcore est le premier et le seul

système multiroom entièrement intégré

Une installation qui

coule de source

ce sont vos enceintes qui vous

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94

ON mag - Hifi 2.0 2019

GENELEC

G Three

Genelec est un constructeur

finlandais très réputé dans le

domaine professionnel. Il est

leader sur le marché des enceintes

de monitoring de studio. Ce que

l’on sait moins, c’est qu’il propose

également, avec sa série G, des

enceintes actives à l’intention des

amateurs audiophiles. Le modèle

G Three que nous testons ici se

place en plein milieu de cette série

«grand public». par Pierre Stemmelin

1380 €

La Genelec G Three est une enceinte active, deux

voies, bass-reflex accordée par un évent tubulaire

arrière. Relativement compacte et discrète, elle

reprend la forme typique de beaucoup des

moniteurs de studio de Genelec. Son coffret

tout en rondeurs présente une robuste finition

granitée, noire ou blanche selon la version choisie.

L’enceinte est livrée avec un pied Iso-Pod propre

à Genelec, qui se compose de quatre gros plots

en caoutchouc reliés entre eux et qui permet

de l’incliner vers l’arrière. Les haut-parleurs sont

protégés par des grilles métalliques. Au dos et en

dessous, on découvre plusieurs embases de vissage

pour diverses fixations murales ou de plafond,

disponibles en option.

La conception apparaît très pro et ce n’est pas un

hasard. La Genelec G Three est directement dérivée

du modèle de studio 8030C. Cela se traduit aussi

dans sa connectique, exclusivement analogique,

qui comporte une prise d’entrée RCA et une prise

d’entrée XLR.

Une coque en métal ultra robuste, des

haut-parleurs propriétaires et des circuits

optimisés

Le coffret de la Genelec Three est entièrement

réalisé en métal. Il est formé de deux coques

moulées de plus de 5 mm d’épaisseur disposant

de plusieurs ailettes de rigidification internes et

couplées l’une à l’autre par un joint en caoutchouc.

L’accord bass-reflex est réalisé par un évent coudé

à embouchure interne amortie de façon à abaisser

la fréquence d’intervention et limiter les bruits

parasites de flux d’air.

Le coffret est assemblé par le biais de 4 grandes

tiges filetées qui se dévissent facilement depuis

l’arrière. Donc, contrairement à beaucoup

d’enceintes grand public, en cas de panne, la

Genelec G Three est aisément démontable et

réparable, ce qui est un gage de durabilité.

Les deux haut-parleurs qui équipent cette enceinte

sont propres au constructeur. Le boomer est un


ON mag - Hifi 2.0 2019

95

modèle de 5 pouces (12,5 cm) à membrane, semblet-il,

en polypropylène chargé et à robuste saladier

en métal moulé. Le tweeter utilise un dôme en

métal de 19 mm et bénéficie en façade d’une large

amorce de pavillon de type DCW (Directivity Control

Waveguide). Ces deux haut-parleurs sont motorisés

par de puissants aimants ferrite.

L’alimentation est confiée à deux amplificateurs

internes travaillant en classe D, délivrant 50 watts

pour le boomer et 50 watts pour le tweeter. Le

filtrage est actif et optimisé par DSP. L’utilisateur

dispose à l’arrière de plusieurs micro-switchs pour

adapter le rendu de l’enceinte aux conditions

acoustiques environnantes.

De la rigueur, de la précision, mais aussi de

la douceur et de la générosité

On peut regretter l’absence d’un port optique ou

USB, qui aurait donné la possibilité de raccorder

directement en numérique une paire de Genelec

Three à un ordinateur ou à un téléviseur. Une liaison

entre l’enceinte gauche et l’enceinte droite ou

encore un réglage de volume aurait également

été pratique. Il faut donc disposer d’un appareil

jouant le rôle de préampli pour utiliser ces enceintes

actives. En contrepartie, elles ne sont pas difficiles

à positionner dans la pièce. Elles peuvent jouer

en stéréo ou en multicanal avec un écartement de

seulement 5 cm par rapport au mur arrière, jusqu’à

environ 60 cm, ainsi qu’un recul pour l’auditeur de

50 cm à plus de 2 mètres.

Les caissons de grave de la série F de Genelec

sont conçus pour compléter, éventuellement, les

enceintes de la série G. Néanmoins, comme nous

avons pu le constater à l’écoute, les Genelec Three

se suffisent à elles-mêmes. Seules, elles procurent

déjà un grave qui a du corps et de l’intensité. Leur

restitution sonore est extrêmement propre, avec une

très bonne tenue sur l’ensemble du spectre, même

à fort volume. On reconnaît la signature d’enceintes

de monitoring de haute qualité. L’équilibre tonal

est neutre. Ces enceintes délivrent beaucoup de

détails. Elles sont très précises et affichent une très

grande maîtrise avec une image stéréophonique

très stable, bien focalisée. À moins de les pousser

dans leurs derniers retranchements, elles ne font

état d’aucune coloration ou distorsion parasite.

Le son est franc et parfaitement tenu, avec une

excellente exploration des basses fréquences

compte tenu de la taille des coffrets. Pour autant,

les Genelec Three ne se laissent pas aller aux

excès que l’on rencontre sur certaines enceintes de

monitoring. Elles conservent toujours beaucoup de

douceur. Elles sont dynamiques et percutantes sans

être trop incisives. Leur tenue et leur maîtrise ne se

traduisent pas non plus par une retenue ennuyeuse.

Leurs timbres ne font pas dans les faux semblants,

mais sont d’une très belle définition. Les Genelec

G Three sont d’une conception ultra sérieuse et

leur restitution sonore est un excellent cocktail de

qualités. Elles sont très agréables à écouter. Nous

les aimons beaucoup.

Spécifications

•Type : enceintes actives, 2 voies, bass-reflex avec

évent dorsal

•Transducteurs : boomer de 12,5 cm et tweeter à dôme

de 19 mm

•Amplification : 2 x 50 watts en classe D par enceinte

•Connectique : entrées analogiques RCA et XLR

•Réponse en fréquence : 54 Hz à 20 kHz à ±2,5 dB, 47 Hz

à 25 kHz à -6 dB

•Poids : 5 kg (l’unité)

•Dimensions 29,9 x 18,9 x 17,8 cm (l’unité)

Notre avis

Construction

Performances

Équipement

Musicalité


96

ON mag - Hifi 2.0 2019

TANGENT

Spectrum X5 Phono BT

Les Tangent Spectrum X5 BT Phono sont des enceintes amplifiées, dotées

de plusieurs entrées, dont une phono pour platine vinyle et d’une liaison

Bluetooth pour fonctionner sans fil. Elles affichent un prix très compétitif. Cela

ne les empêche pas d’avoir du style. Sont-elles également performantes ou

bien d’apparence trompeuse ?

par Pierre Stemmelin

350 €


ON mag - Hifi 2.0 2019

97

Tangent est une marque spécialisée dans les

postes de radio au style vintage et les enceintes

acoustiques depuis une vingtaine d’années. Elle

est d’origine danoise, basée à Herning ; cela se

reconnaît au style typiquement scandinave de

ses productions. Elle est aussi un peu française

puisqu’elle fait désormais partie d’AV Industry, un

groupe français qui détient également Elipson.

Nous avons déjà pu tester quelques produits

de la marque Tangent. Ils ne nous avaient que

moyennement ou pas du tout convaincu. Mais cette

fois-ci, a priori, cela semble une bonne pioche.

Les Tangent Spectrum X5 BT Phono sont pour

commencer d’une très belle qualité de finition pour

des enceintes Bluetooth que l’on trouve à moins de

350 €. Leurs coffrets ont des coins arrondis. Ils sont

recouverts d’une belle peinture satinée et montés

sur d’épais socles revêtus d’un beau vinyle façon

noyer. Les façades sont usinées afin de créer des

amorces de pavillon pour les tweeters et tous les

haut-parleurs sont protégés par de solides grilles

métalliques rondes. Cela fait penser aux enceintes

haut de gamme, semi-pro, de chez Amphion.

Une paire d’enceintes HiFi Bluetooth qui allie

style, performance et bon prix

La qualité de fabrication est également de bon

niveau. Les ébénisteries sont assemblées en

panneaux de médium d’environ 15 mm d’épaisseur.

Les tweeters sont à dômes en textile de 25 mm

et à aimants néodyme. Les boomers de 12,5 cm

sont dotés de membranes en papier traité et de

moteurs à double aimant ferrite. L’électronique

d’amplification de 2 x 25 watts, située dans

l’enceinte gauche, semble sérieuse et de bonne

facture. Sa connectique est très richement fournie.

Outre sa liaison Bluetooth AptX, elle possède : une

entrée analogique sur prises RCA que l’on peut

commuter en niveau Ligne ou Phono (pour une

platine vinyle) ; deux entrées numériques (optique

et coaxiale) ; une seconde entrée analogique cette

fois-ci sur mini-jack ; une sortie subwoofer ; et un

port USB 5V pour recharger un périphérique.

Sur le terrain, les Tangent Spectrum X5 BT Phono

se pilotent depuis une petite télécommande qui

propose des réglages de tonalités. À l’écoute, ce

n’est pas de la « grande Haute Fidélité », mais les

résultats ne sont absolument pas ridicules. Ces

enceintes délivrent une restitution sonore propre

et sage. L’aigu pourrait être plus raffiné. Le grave

pourrait être plus profond. Cependant, la définition

est très correcte. Les timbres ont un bon équilibre.

Les Tangent Spectrum X5 BT délivrent un message

bien articulé et intelligible. Elles ne cherchent pas

à en faire trop. Le registre grave notamment évite

d’être trop boomy. La cohérence d’ensemble est

appréciable. Le son semble naturel, sans artifice ou

défaut trop marqué.

Avec leur connectique très bien fournie, leur design

ultra soigné, leur conception sérieuse, les Tangent

X5 BT peuvent remplacer une bonne minichaine

HiFi.

Spécifications

•Type : paire d’enceintes actives Bluetooth, compactes

ou «de bibliothèque»

•Haut-parleurs : boomer de 13 cm et tweeter de 25 mm

sur chaque enceinte

•Puissance : 2 x 25 watts en classe A/B

•Réponse en fréquence : 60 Hz à 20 kHz

•Connectique : entrée analogique sur RCA (commutable

Ligne ou Phono MM), entrée analogique sur mini-jack, 2x

entrées numériques (optique et coaxiale), Bluetooth 4.0

AptX, sortie subwoofer sur RCA, port USB 5 V

•Pilotage par télécommande infrarouge

•Dimensions : 340 x 166 x 205 mm (chaque enceinte)

•Poids : 4 kg (enceinte active)

Notre avis

Construction

Performances

Équipement

Musicalité


LA NOBLESSE DU SON

DOCK E30

L’enceinte connectée DOCK E30, à la connectivité étendue (Wifi/Bluetooth/

AirPlay/Aux/Optique/Multiroom/Spotify Connect/Qobuz/...) offre une superbe

restitution en Stéréo, à partir d’une seule et unique source musicale :

c’est la Technologie Airsound, technologie propriétaire et brevetée,

qui équipe de nombreux studio d’enregistrement professionnels

à travers le monde.

Pensé comme un véritable HUB domestique, le DOCK E30

se place d’ors et déjà comme un point névralgique

de votre maison, et vous procurera de nombreuses heures

de bonheur musical.

La référence disques et accessoires audiophiles depuis 1997.

www.elitediffusion.com


LES

INCLASSABLES


100

ON mag - Hifi 2.0 2019

ARTSOUND

500 €

190 €

Artcore

La marque Artsound est très active dans le domaine de la sonorisation multiroom,

grâce à différentes gammes d’enceintes pour l’intégration. Des références murales,

encastrables, des modèles pour l’extérieur : toutes les applications sont couvertes. Avec

la nouvelle série Artcore, les enceintes encastrables deviennent connectées.

par Alban Amouroux

Artsound propose des séries d’enceintes aux tarifs

compétitifs pour sonoriser toutes les pièces de la

maison. En complément, le catalogue comprend

aussi des amplificateurs, des postes de radio FM/

DAB/Wi-Fi, des multiplicateurs de sorties hautparleurs

ou encore des potentiomètres de volume

muraux. Jusqu’ici, Artsound ne s’était pas encore

vraiment aventuré dans la distribution multiroom,

et encore moins dans la distribution via le réseau.

La série Artcore représente donc une vraie rupture

et un pari sur l’avenir.

Le Dante appliqué au résidentiel

Entre les premières annonces et sa disponibilité,

la série Artcore a suivi une longue gestation afin

de sortir un ensemble de produits cohérent,

performant et innovant. C’est bien le cas grâce à

un choix technologique très différent de celui de

ses concurrents bien connus sur ce créneau. Les

fabricants souhaitant se lancer de zéro ont deux

choix principaux : développer une technologie

multiroom propriétaire (Sonos, MusicCast,


ON mag - Hifi 2.0 2019

101

HEOS…) ou bien se reposer sur une technologie

partagée (DTS Play-Fi, Chromecast, AirPlay 2…).

Artsound a décidé de partir sur une technologie

utilisée par les professionnels depuis près de dix

ans : Dante. On retrouve Dante dans les studios

d’enregistrement, les studios TV, les universités

ou encore sur les scènes de concerts. Cette

technologie permet de distribuer des centaines

de canaux audio à travers un réseau informatique.

Plus de 2000 produits professionnels équipés

de Dante existent sur le marché. À notre

connaissance, c’est la première fois que cette

technologie est utilisée dans le domaine du grand

public.

Utiliser Dante présente plusieurs avantages.

Tout d’abord, étant un protocole utilisé avec

succès dans les environnements professionnels

depuis des années, la pérennité est assurée.

La seconde concerne l’usage sans limite du

multiroom puisqu’une seule liaison Gigabit peut

transporter jusqu’à 512 canaux audio dans les

deux sens ! Enfin, le Dante est universel et rend

le système Artcore potentiellement compatible

avec n’importe quel autre produit Dante. Même

si pour l’instant cette compatibilité est bloquée

par Artsound, elle devrait être activée lors d’une

prochaine mise à jour.

Un contrôleur, des enceintes

Le système Artcore repose tout d’abord sur

un contrôleur, le Corepoint. Il fait le lien entre

les enceintes et l’application mobile Artsound.

C’est une sorte de surcouche sur le Dante, pour

l’adapter aux usages résidentiels : groupage/

dégroupage des zones à la volée, gestion des

services de streaming, compatibilité AirPlay,

DLNA… Le Corepoint doit être relié en filaire à

votre réseau. Il est possible de l’alimenter via le

PoE.

La gamme Artsound Artcore comporte pour

l’instant quatre enceintes encastrables. Nous

avons reçu deux d’entre elles, les Core130 et

Core140. La première est un modèle rond, avec

haut-parleur coaxial de 13 cm. La seconde est

carrée, avec le même haut-parleur. Toutes deux

sont actives et connectées, ce qui est plutôt

rare pour des enceintes encastrables. Il faudra

donc prévoir une arrivée de courant dans les

plafonds. Le bloc d’alimentation 19 V est fourni

avec chaque enceinte. Pour leur connectivité,

elles fonctionnent en Wi-Fi en liaison directe

avec le Corepoint, sans passer par votre box, ou

en Ethernet. À cet effet, un double port Gigabit

uuu


102 ON mag - Hifi 2.0 2019

est intégré à chaque enceinte. Cela permet de

les chaîner tout simplement à partir d’une seule

arrivée filaire.

Les deux autres enceintes de la gamme sont les

suivantes : Core150, une référence encastrable

ronde de plafond, et Core160, un modèle

encastrable mural rectangulaire. Ce sont

des enceintes de la gamme Artsound Intiimi

auxquelles ont été ajoutées l’amplification et la

connectivité réseau.

Application mobile simple et efficace

Artsound n’a pas réinventé la roue et s’est

inspiré de ce qui existe déjà chez la concurrence.

L’application reconnaît automatiquement la

présence des enceintes. Il n’y a plus qu’à les

affecter à une pièce et à leur ajouter une petite

icône. Ensuite, les sources musicales sont

limitées mais déjà intéressantes : vTuner pour les

webradios, Spotify et Tidal, les partages UPnP/

DLNA sur le réseau et AirPlay. Il est possible de

créer des favoris et des listes de lecture pour

un accès direct à la musique. Un moteur de

recherche permet de trouver de la musique dans

Tidal et des stations de radios dans vTuner. Il ne

cherche pas dans les dossiers partagés d’un NAS,

c’est dommage. Enfin, il est possible de mettre en

place des alarmes pour se réveiller ou se coucher

en musique.

Nous avons rencontré pas mal de petits bugs dans

l’application. Artsound nous a assuré travailler

activement sur le développement d’Artcore et de

son application en particulier. La liste des mises

à jour à venir est déjà planifiée jusqu’à la fin de

l’année avec des évolutions majeures et des

corrections de bugs.

Artsound Artcore au quotidien

Si l’on met de côté les bugs irritants rencontrés,

Artcore fonctionne plutôt très bien. Il n’y a aucune

difficulté ergonomique à sélectionner et démarrer

la musique. L’AirPlay est toujours très pratique

pour transmettre la musique depuis n’importe

quel appareil Apple vers les enceintes Artcore.

Un avantage majeur de cette solution concerne

le fonctionnement des enceintes en mono ou

stéréo. En effet, une seule et même enceinte

peut être utilisée en mono dans une salle de

bains par exemple, ou bien être associée à une

seconde pour faire de la stéréo dans de plus

grandes pièces. Il n’y a pas besoin d’enceinte

mono spécifique à double tweeter. À l’écoute,

les Core130 et Core140 ne brillent pas par leur

fidélité. N’attendez pas d’écoute HiFi, elles sont

faites pour « sonoriser » la maison en créant une

ambiance musicale agréable au quotidien. Si vous


ON mag - Hifi 2.0 2019 103

êtes plus exigeant, il faudra vous tourner vers les

Core150 et Core160. Ou bien attendre un éventuel

amplificateur Artcore sur lequel vous pourrez relier

les enceintes de votre choix. En revanche, il est

bien prévu un Corelink équipé d’entrées audio

afin de diffuser le son de sources existantes vers le

système (TV, platine CD ou vinyle, etc.).

Un système multiroom moderne

Le système Artcore d’Artsound est résolument

moderne. Il s’appuie sur une technologie

professionnelle éprouvée lui offrant des possibilités

d’évolution sans limite. Il s’installe facilement grâce

à la reconnaissance automatique des enceintes dès

qu’elles sont branchées. Il est bien pensé avec la

gestion mono/stéréo à partir d’une seule enceinte.

L’accès à Spotify Connect et Tidal sera suffisant

pour beaucoup d’utilisateurs. La présence d’AirPlay

est très pratique pour lire toutes les autres sources

depuis son smartphone. Il lui manque encore

un peu de maturité pour plus de stabilité au

niveau de son application. On attend également

l’élargissement de la gamme avec un amplificateur

connecté et le streamer pour vos sources

existantes. Avec quelques services de streaming

en plus comme Deezer, Qobuz, Napster ou Apple

Music, Artcore aura clairement toutes les armes

pour se battre contre les leaders du domaine.

Spécifications

Enceintes sans fil Core130/Core140

•Haut-parleurs : 1x médium 13 cm, 1x tweeter 19 mm

•Amplification : 30W + 20W, 80 Hz à 18kHz

•Connectivité : Wi-Fi, 2x ports Ethernet Gigabit,

alimentation 19V

•Autres : grilles blanches magnétiques

(peinture possible)

•Dimensions (l x p x h) : 200 x 80 mm (Core130), 170 x 170

x 80 mm (Core140)

•Poids : 1,1 kg (Core130), 1 kg (Core140)

Hub Corepoint

•Connectivité : Wi-Fi Artcore 1200Mbps dual band, 2x

ports Ethernet Gigabit dont 1x PoE 802.3at 48V,

alimentation 12V

•Dimensions (l x p x h) : 198 x 198 x 32 mm

•Poids : 0,5 kg

Prix public indicatif :

•Corepoint – 190 €

•Core130 – 500 €

•Core140 – 500 €

•Core150 – 600 €

•Core160 – 600 €


Notre avis

Construction

Ergonomie

Équipements

Qualité sonore


104

ON mag - Hifi 2.0 2019

AUDIRVANA

Audirvana+

77 €

La société française Audirvana existe depuis 2010. Elle développe le logiciel Audirvana+, qui

permet la lecture de fichiers audio depuis un PC ou un Mac. Bien plus pointu que Windows

Media Player ou qu’iTunes, Audirvana a pour but de tirer le meilleur des fichiers dématérialisés

grâce à un traitement sonore avancé. L’ergonomie et les fonctionnalités ont su faire le succès

d’Audirvana+. Nous l’avons testé durant plusieurs mois, en parallèle de tous les appareils audio

passés entre nos mains sur cette période. par Alban Amouroux

Damien Plisson est à l’origine d’Aurdirvana+.

Il cherchait une solution qualitative de lecture

de sa bibliothèque numérisée depuis son Mac,

sans jamais la trouver. Il décida donc de s’atteler

à la tâche en développant lui-même ce logiciel

inexistant. Plutôt que de la garder pour lui, il crée

une entreprise pour le commercialiser. Audirvana+

a su séduire assez d’utilisateurs pour permettre à

Damien de poursuivre les évolutions du logiciel tout

en le dotant de nouvelles fonctions et en améliorant

sa stabilité : filtres audio pour le suréchantillonage,

compatibilité DSD puis MQA, intégration de Qobuz

et de Tidal, création d’une app mobile, etc. Pour la

petite histoire, le nom Audirvana est la contraction

des mots Audio et Nirvana.

Compatible PC/Mac, avec Tidal & Qobuz

intégrés

Audirvana+ est proposé sous la forme d’un logiciel

pour PC et Mac à télécharger. Une version d’essai

de 15 jours permet de tester avant l’achat. Au

moment de notre essai, la version pour PC sous

Windows 10 etait plus avancée que celle pour

Mac, mais cette dernière a depuis été mise à jour.

L’ergonomie de la version PC est dans la mouvance

actuelle, proche dans l’idée des applications des

services de streaming tels que Deezer ou Tidal. La

version Mac qui ressemblait plutôt à iTunes s’est elle

aussi adapter pour être plus dans l’air du temps et

ressembler à la version pour PC.


ON mag - Hifi 2.0 2019

105

Dans tous les cas, le menu vertical à gauche

liste les différents accès possibles à sa musique

: bibliothèque, favoris, Qobuz, Tidal, listes de

lecture. La bibliothèque correspond à vos morceaux

personnels stockés sur votre réseau, voire dans

l’ordinateur accueillant Audirvana+. Le logiciel

connaît votre bibliothèque et le chemin des fichiers

qu’il conserve en mémoire. D’ailleurs, il analyse

régulièrement votre bibliothèque pour se mettre à

jour. La présentation de la musique se fait sous la

forme d’une classique grille de jaquettes. Le moteur

de recherche s’applique à votre bibliothèque ou aux

services musicaux selon l’écran sur lequel vous vous

trouvez.

Lorsque vous naviguez dans votre bibliothèque, il

est possible d’afficher à droite de l’écran toutes les

metadatas d’un album ou d’un morceau donné.

Vous pouvez les modifier directement, ou encore

ajouter les jaquettes manquantes. Les morceaux

en cours de lecture sont affichés dans une liste

temporaire. À vous de créer vos propres listes, sous

deux formes : en ajoutant les morceaux un à un, ou

en créant une liste automatique à partir de critères

prédéfinis. L’affichage de la biblitohèque et des

résultats de recherche est instantané, une attention

bienvenue qui participe grandement à l’adoption de

l’outil.

Autre détail bien pensé, lorsque l’on ouvre le

logiciel, il affiche la bibliothèque à l’endroit où on

l’avait fermée la fois précédente. Il ne revient pas au

début, typiquement la lettre A. C’est appréciable,

surtout si l’on dispose d’une bibliothèque

composée de milliers d’albums.

Une application évoluée pour paramétrer

très finement le rendu audio

Le menu Préférences permet d’accéder à de

multiples réglages afin d’adapter Audirvana+

à vos usages. Après les fonctions générales,

le deuxième onglet Système audio permet de

sélectionner la sortie audio. Plusieurs sorties

peuvent être disponibles sur l’ordinateur, mais

Audirvana+ sait également utiliser les lecteurs

audio compatibles UPnP présents sur votre réseau.

Pour un fonctionnement avancé, Audirvana a noué

des partenariats avec Onkyo, Pioneer, Bricasti et

Sonore. Certains produits de ces fabricants sont

directement compatibles Audirvana+. En restant

sur l’ordinateur, nous avons relié différents DAC

USB qui ont tous été reconnus. Audirvana+ indique

immédiatement les capacités de conversion du DAC

rattaché. Audirvana+ sait également lire les fichiers

MQA. Mais il faut que le DAC sache faire de même.

Lorsque la compatibilité est assurée, l’application

l’indique.

Nous arrivons ensuite à l’onglet des filtres audio.

Cela concerne les convertisseurs de fréquence

d’échantillonnage. Il est donc possible de

suréchantillonner tous les morceaux à l’écoute,

selon différents critères paramétrables. Il y a de quoi

y passer des heures. Des passionnés partagent sur

les forums des configurations qui leur paraissent

être les plus performantes. Quoi qu’il en soit, il

faut savoir ce que l’on fait avant de commencer à

toucher à cette partie.

L’onglet volume vous laisse choisir si la commande

est effectuée au niveau du DAC/préampli ou bien à

partir de l’application elle-même. C’est ici que l’on

trouve le réglage du « ReplyGain » pour linéariser le

niveau d’un morceau à un autre.

L’onglet Audio Units est un autre gros morceau.

Audirvana+ vous permet d’utiliser jusqu’à

quatre plug-ins simultanés de traitement sonore.

Égalisation, filtrage, correction acoustique, tout est

possible. Si vous utilisez déjà des plug-ins AU pour

uuu

Notre avis

Fonctionnalités

Performances

Ergonomie

Musicalité


106 ON mag - Hifi 2.0 2019

de la création musicale, vous les retrouverez ici.

Le SysOptimizer est une fonction très importante.

Elle donne la priorité à Audirvana+ afin que d’autres

applications ne viennent pas perturber la lecture

audio en utilisant trop de mémoire vive.

Dans l’onglet bibliothèque, vous indiquerez le ou

les chemins vers les dossiers partagés contenant

toute votre musique. Le dernier onglet sert à vous

identifier sur les services de streaming intégrés à

Audirvana+, Tidal et Qobuz en version CD ou Hi-

Res de préférence bien sûr.

Une application mobile pour iPad et iPhone

permet de prendre la main sur le logiciel. C’est

bien plus pratique que de devoir naviguer dans

sa musique avec l’ordinateur, au clavier et à

la souris. L’application est simplifiée, mais elle

donne accès à l’essentiel. Les commandes sont

transmises à l’ordinateur immédiatement. C’est

parfait au quotidien. Si bien que l’on peut dédier

un ordinateur à Audirvana+ qui n’aura pas besoin

d’écran, en mode streamer audio pur.

À l’écoute : une source audio numérique

haut de gamme de référence

Il est évidemment compliqué de tester un logiciel

de lecture audio en tant que tel. Le résultat ne peut

être indépendant des autres éléments de la chaîne,

et en premier lieu l’ordinateur puis le convertisseur

numérique/analogique qui va suivre. Il est possible

d’utiliser la sortie audio directe de l’ordinateur, la

sortie USB avec un DAC USB, ou encore une liaison

réseau vers un DAC Ethernet (Dante ou Ravenna).

Toutes ces configurations sont susceptibles

d’intervenir sur la restitution musicale finale.

Nous avons pu tester ces derniers mois différentes

sources numériques comme des lecteurs CD et de

multiples streamers. Il faut voir le couple ordinateur

plus Audirvana comme une source en tant que

telle. C’est en ce sens que nous avons pu écouter et

comparer Audirvana+ sur le long terme.

Mettons de côté les réglages offerts par Audirvana

pour le traitement sonore (filtres audio et plugins

AU). Il y a autant de réglages possibles

que d’affinités personnelles. Si l’on s’en tient

uniquement à une écoute «sortie du carton»,

Audirvana+ est l’un des meilleurs logiciels de

lecture audio. L’écoute est fluide, détendue,

naturelle. On ressent de l’air entre les instruments,

la scène sonore s’étend sans peine dans les trois

dimensions. Les micro informations d’ambiance ne

sont jamais estompées. Par ailleurs, la reproduction

du registre grave est un bon indicateur des qualités

d’Audirvana+. Par rapport à d’autres sources,

Audirvana+ dégraisse les basses fréquences pour

un résultat toujours très fouillé, net et dynamique à

la fois. Il sait extraire tous les détails des percussions

pour nous les présenter bien à leur place. Quant aux

voix, Audirvana+ a cette capacité à les détacher du

reste de la musique. Elles sont bien en avant, avec

là encore de multiples informations qui les rendent

presque palpables. La scène sonore est reproduite

de façon large, haute et profonde, tout ce que l’on

attend d’une source audio au top.

Toutes ces qualités se trouvent rarement présentées

par les streamers les plus courants. D’après notre

expérience, il faut aller chercher dans les streamers

déjà haut de gamme pour arriver à concurrencer

un simple ordinateur équipé d’Audirvana+. Le

streamer est un client léger qui a pour lui son côté

pratique, prêt à démarrer d’un simple appui sur sa

télécommande ou son application. Il n’a pas accès

aux multiples personnalisations proposées par

Audirvana+, dont le suréchantillonnage. Finalement,

le logiciel Roon est le concurrent plus ou moins

direct d’Audirvana+, avec une qualité sonore

légèrement en retrait à notre goût, mais également

équipé de possibilités avancées de traitement du

son. Au final, Audirvana+ est devenu l’une de nos

sources de référence.

En conclusion

Oui, un logiciel de lecture audio pour Mac et PC

peut proposer un rendu sonore de très grande

qualité, différent de celui d’une autre source

numérique. Tout comme deux lecteurs CD ou deux

streamers audio n’ont pas le même son. À ce titre,

Audirvana+ fait d’un PC ou d’un Mac une source

audio remarquable, sans rapport en termes de coût

avec des sources dédiées équivalentes en qualité.

La licence à vie Audirvana+ est très accessible,

et un ordinateur d’occasion autour de 200 € est

amplement suffisant pour en tirer le meilleur. L’étape

suivante, c’est de trouver le bon DAC/préampli qui

sera digne du flux audio transmis par Audirvana+.


ON mag c’est aussi...


108 ON mag - HiFi 2.0 2019

YAMAHA

700 €

MusicCast Vinyl 500

Les platines vinyles sans fil, on connaissait déjà. Beaucoup de modèles sont capables d’envoyer la

musique à des enceintes sans fil grâce au Bluetooth, qui soit dit en pensant n’est pas une solution

très audiophile. La MusicCast Vinyl 500 est différente. C’est une platine vinyle connectée.

Yamaha, dans sa logique d’intégrer le Wi-Fi et son système de pilotage multiroom propriétaire

au maximum de ses appareils HiFi, Home Cinéma et aussi à quelques-uns de ses instruments de

musique, a installé un lecteur réseau complet dans la MusicCast Vinyl 500. C’est une première.

par Pierre Stemmelin

De prime abord, la Yamaha MusicCast ressemble à

une classique platine vinyle HiFi, à la finition assez

luxueuse grâce à sa base de 4 cm d’épaisseur

en finition laque piano, noire ou blanche selon la

version choisie. Mais en la regardant de plus près,

à l’avant au pied de son plateau tourne-disque,

on découvre une touche totalement inhabituelle

intitulée «Connect» et à côté d’elle, une petite

plaque dotée de deux diodes indicatives portant les

symboles du Bluetooth et du Wi-Fi, puis un peu plus

loin, la marque MusicCast.

À l’arrière, la connectique est également différente

de celle d’une simple platine vinyle. Il y a une sortie

Phono classique sur prise RCA, puis une sortie Ligne

(puisque la MusicCast intègre un préampli Phono/

RIAA) également sur RCA et enfin un port réseau

Ethernet.

Une platine vinyle qui s’appuie sur une

bonne base mécanique classique

Pour ce qui concerne la platine vinyle en elle-même,

la base mécanique de la MusicCast Vinyl 500 est

similaire à celle que nous avons déjà rencontrée sur

les modèles Teac TN-280BT, Elac Miracord 50 ou

Thorens TD201. On aurait aimé plus d’originalité

de la part de Yamaha, mais techniquement, c’est

plutôt un bon choix. Ici, le socle est réalisé par un

coffrage de panneaux de médium (MDF) de 16 mm

d’épaisseur. Le plateau tourne-disque, recouvert

d’un copieux tapis de feutre, est en aluminium

moulé, entraîné par un moteur à courroie. Le bras

à cardan métallique est assemblé autour d’un tube

en aluminium. Son porte-cellule est amovible, à

verrouillage à baïonnette. Il est pré-équipé d’une


ON mag - HiFi2.0 2019

109

cellule MM, Audio-technica AT3600.

Yamaha a apporté sa touche personnelle avec

quatre larges pieds en caoutchouc, d’apparence

haut de gamme, équipés de bagues en aluminium.

On note aussi que le moteur n’est pas implanté

au même endroit que sur les autres platines de

ce genre. Il se trouve plus à l’avant et peut-être

légèrement plus écarté que de coutume, ce qui

avait tendance à détendre un petit peu la courroie

sur le modèle que nous avons testé.

Un lecteur et serveur multiroom Yamaha

MusicCast complet, aussi bien pour les

sources réseau que le vinyle

Contrairement aux autres platines que nous avons

testées et utilisant la même base mécanique,

toute l’électronique de la MusicCast Vinyl 500 est

propre à Yamaha, y compris la section préampli

Phono et correction RIAA. Le lecteur réseau intégré

se paramètre et se pilote avec l’appli MusicCast

Controller, depuis un appareil iOS ou Android. Il

est aussi compatible AirPlay et Spotify Connect. Il

délivre son signal musical sur les sorties Ligne de la

platine. Si un vinyle est en cours de lecture et que

vous lancez une source connectée depuis votre

smartphone ou votre tablette, la lecture du disque

s’interrompt et l’écoute bascule automatiquement

sur le signal audio du réseau. Vous avez aussi la

possibilité, si vous possédez d’autres produits

Yamaha MusicCast (enceintes sans fil, éléments

HiFi ou Home Cinéma), de leur envoyer le son de la

platine MusicCast Vinyl 500, qu’elle soit en train de

lire la musique depuis un serveur NAS, un service

Web ou même un disque vinyle. Les services Web

intégrés comprennent, entre autres, Deezer, Qobuz,

Tidal, les webradios et l’accès à des podcasts.

Le Bluetooth, lui, constitue ici une source

supplémentaire. Ce n’est pas comme sur les

autres platines vinyles Bluetooth du marché, qui

peuvent envoyer le signal audio d’un vinyle vers une

enceinte ou une barre de son Bluetooth. La Yamaha

MusicCast Vinyl 500 est dotée d’un récepteur

Bluetooth et non d’un transmetteur Bluetooth. Elle

est donc capable de recevoir le son transmis en

Bluetooth depuis un smartphone par exemple, pour

le diffuser sur la chaîne HiFi à laquelle elle est reliée

par ses prises RCA ou bien, à travers le réseau, vers

d’autres produits MusicCast.

Spécifications

•Type : platine vinyle et lecteur de musique en réseau

•Formats numériques supportés : PCM jusqu’en

24 bits/192 kHz et DSD jusqu’à 11,2 MHz

•Liaison réseau : Ethernet et WiFi

•Protocoles compatibles : Yamaha MusicCast, AirPlay,

Spotify Connect

•Réception Bluetooth : SBC et AAC

•Entraînement de la platine : par courroie, 33 ou 45 tr/min.

•Plateau : Aluminium moulé

•Bras : aluminium de 223,5 mm (8,8 pouces)

•Porte cellule : amovible, 1/2 pouce, de type SME/Ortofon

•Cellule prémontée : Audio-technica AT3600

•Sortie audio : RCA Phono et RCA Ligne

•Consommation : 6 W max., 1,4 à 1,6 W en veille avec

réseau et/ou Bluetooth, 0,3 W en veille complète

•Dimensions : 450 x 136 x 368 mm

•Poids : 5,7 kg

Notre avis

Construction

Performances

Équipement

Musicalité

uuu


110 ON mag - HiFi 2.0 2019

De multiples fonctions qui ne se marchent

pas sur les pieds et dont chacune fait bien

son job

La Yamaha MusicCast Vinyl 500 est donc un

appareil trois-en-un, à la fois platine vinyle, lecteur

réseau et récepteur Bluetooth. Bien que cette

configuration soit totalement inédite, elle reste

facile et relativement intuitive à utiliser. La touche

«Connect» sert à passer d’un mode à l’autre. Elle

est accompagnée d’une petite diode qui s’illumine

en blanc pour le vinyle, en vert pour le réseau et en

bleu pour le Bluetooth.

Les performances sonores du récepteur Bluetooth

sont correctes. La réception accepte les codecs AAC

et SBC.

Les résultats pour la partie vinyle sont de bon

niveau. On n’atteint pas tout à fait la musicalité

d’une Elac Miracord 50, mais on n’est pas loin de

celle d’une Thorens TD201. Yamaha a sérieusement

travaillé le préampli Phono intégré. Celui-ci

délivre une large bande passante, avec des basses

bien charpentées. Alors que beaucoup d’autres

platines comparables privilégient la richesse et le

foisonnement des timbres dans le médium, ici ce

registre n’est pas mis en avant. Cela se fait au profit

d’un grave plus présent et ferme, donnant une belle

sensation d’espace et de profondeur de la scène

sonore.

Le lecteur réseau enfin, n’est pas un élément bas

de gamme, au contraire. L’interface de pilotage

MusicCast est certes chargée, mais très aboutie.

L’appareil sait lire les flux audionumériques Hires

jusqu’en 24 bits/192 kHz grâce une puce de

conversion de haute qualité, Burr Brown (de chez

Texas Instruments) DSD1791. La qualité de la

numérisation des vinyles pour la diffusion multiroom

n’est pas non plus négligée, puisqu’il est fait appel

à une seconde puce Burr Brown dédiée PCM9211,

travaillant en 24 bits/96 kHz.

Les antennes Wi-Fi et Bluetooth sont placées sous

la base en bois de la platine. Pendant nos essais,

nous avons remarqué que leur sensibilité est un

peu plus faible que celle d’antennes externes. En

dehors de ce point, depuis un service Web ou de

la musique stockée sur le réseau local, la Yamaha

MusicCast Vinyl 500 délivre un son propre, d’une

bonne définition. La restitution est comme souvent

chez cette marque japonaise, neutre et fidèle, avec

beaucoup de détails sur l’ensemble du spectre.


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