Prix des monuments historiques 2021

denkmalpflege

Edition spéciale du Service des monuments historiques du canton de Berne et du magazine UMBAUEN+RENOVIEREN, Archithema Verlag

SONDERDRUCK DER DENKMALPFLEGE DES KANTONS BERN UND DER ZEITSCHRIFT UMBAUEN+RENOVIEREN, ARCHITHEMA VERLAG

ÉDITION SPÉCIALE DU SERVICE DES MONUMENTS HISTORIQUES DU CANTON DE BERNE ET DU MAGAZINE UMBAUEN+RENOVIEREN, ARCHITHEMA VERLAG

WWW.BE.CH/DENKMALPFLEGE / WWW.BE.CH/MONUMENTS-HISTORIQUES / WWW.METERMAGAZIN.COM

Denkmalpflegepreis 2021

Prix des monuments historiques 2021

Récompensé

Un développement continu

Une nouvelle phase de vie pour une

maison avec atelier


Une réinterprétation

tournée vers l’avenir

Le Prix des monuments historiques du canton de Berne est décerné

à Fabienne et Matthias Birrer pour la transformation de leur maison-bloc

de Koppigen. Ils ont su en préserver le caractère et déjà pensé à la

prochaine phase d’utilisation. La conservation de cette maison est aussi

un enrichissement pour le site bâti.

Texte: Elisabeth Schneeberger, Service des monuments historiques du canton de Berne; photos: Alexander Gempeler

Cette grande maison-bloc date de

1877. L’ancienne partie d’exploitation

abritait un atelier de sellerie. Le

bureau de poste y fut aussi installé

pendant un temps. Le jardin spacieux

est très important pour le caractère

rural de la localité.


2 3

« Les propriétaires ont reconnu le cœur du bâtiment. »

Nicolas de Wurstemberger, conseiller technique des Monuments historiques

1

1 L’ancienne grange est

devenue l’axe central

d’une habitation spacieuse.

2 Le séjour reçoit la lumière

du jour par les parois vitrées.

Les grandes portes de grange

devant ces parois peuvent

être fermées au besoin.

3 Sur la paroi de l’ancien

atelier de sellerie, une

inscription en vers français

rappelle le cantonnement

de soldats en 1914.

A

u plafond du séjour-salle à manger

sont accrochés deux nids

d’hirondelles. C’est une pièce haute

de plafond où le regard se promène

sur le bois clair et les traces laissées par une

longue utilisation. Les hirondelles sont

parties. La grange, qui faisait autrefois la

charnière entre la partie d’habitation et la

partie d’exploitation, est devenue l’axe central

d’une habitation spacieuse. Fabienne et

Matthias Birrer se souviennent: «C’est par

hasard que nous avons appris l’existence de

cette maison. Elle correspondait exactement

à nos besoins.» Depuis un certain temps

déjà, ils étaient à la recherche d’un nouveau

logement familial, d’autre chose que la maison

individuelle dans laquelle ils avaient vécu

assez longtemps. «La maison de Koppigen

nous a plu malgré le revêtement en fibrociment

et l’aménagement des années 1970, d’une

esthétique peu heureuse au premier abord.»

Cette grande maison à double fonction

d’habitation et d’artisanat était restée vide

pendant plusieurs années. Les propriétaires

précédents auraient bien aimé la raser. Mais

ils n’avaient trouvé aucune personne intéressée

à un projet de transformation complète

avec construction de maisons familiales sur

la parcelle. «Il a fallu du courage au début.»

Mais les Birrer ont vu le potentiel de la maison.

Le conseiller technique des Monuments

historiques, Nicolas de Wurstemberger,

Prix des monuments historiques · 2021

5


La subdivision

du bâtiment

en habitation et

atelier a été

déterminante

pour le projet de

transformation.

5

4

le confirme: « Les propriétaires ont reconnu

le cœur du bâtiment. Ils ont osé ce que

beaucoup n’auraient pas osé.»

Une souplesse d’utilisation fondée sur

l’état existant

L’architecte Daniel Egger a été immédiatement

enthousiasmé par le bâtiment. Il a commencé

par étudier l’histoire de sa construction.

Le Service des monuments historiques

avait réuni une documentation au moment

où la démolition était envisagée. «Avant le

début des travaux, je connaissais à fond

chaque poutre», dit l’architecte. Pour son

projet, il a commencé par établir un relevé

précis: «Nous avons inséré dans ce plan les

besoins des propriétaires. Nous avons recomposé

l’état l’existant.»

Le conseiller technique a pu le constater:

la structure complexe du bâtiment n’a pas été

vue comme un problème, mais comme une

chance. Les Birrer souhaitaient un maximum

de souplesse d’utilisation. «Mais nous nous

sommes adaptés à la maison», racontent-ils.

Actuellement, ils l’occupent avec leurs filles.

«Nous avons déjà réfléchi à la prochaine étape

et tout préparé», dit l’architecte. À relativement

peu de frais, la maison peut être transformée

en un groupement de logements comprenant

jusqu’à cinq unités indépendantes.

Le séjour, la cuisine, les locaux annexes et le

jardin sont prévus pour une utilisation partagée.

Les accès et les raccordements sont prêts,

y compris dans les combles, qui ne sont pas

encore aménagés.

Une restauration soignée

La subdivision du bâtiment en habitation et

atelier a été déterminante pour le projet de

transformation. Dans l’ancienne habitation

de 1877, l’aménagement, en partie conservé,

a été restauré et complété avec un grand souci

du détail. Les pièces de séjour d’autrefois

sont devenues des chambres à coucher. Les

boiseries et les planchers ont été complétés et

réparés. Les deux poêles à catelles ont été

4 Vue depuis l’ancienne partie

d’exploitation vers la partie

d’habitation de 1877, avec la

passerelle qui y mène. L’ancien

fourneau de cuisine sert

aujourd’hui à allumer le poêle

à catelles dans la chambre

à coucher.

5 Dans l’ancienne partie

d’habitation, l’aménagement, en

partie conservé, a été restauré

avec un grand souci du détail.

Et de même le poêle à catelles

dans la chambre à coucher.

Prix des monuments historiques · 2021

7


7 8

La structure complexe du bâtiment a été vue

comme une chance.

6

6 Les boiseries et les planchers de la

partie d’habitation ont été complétés,

réparés et adaptés.

7 Afin de ne pas dénaturer la perception

de l’espace par des embrasures

de fenêtres trop profondes, on a, pour

l’isolation intérieure, appliqué une

structure aussi mince que possible

contre les parois.

8 Le choix des matériaux pour la

salle de bains a été adapté à l’état

existant. Certaines fenêtres qui n’ont

pas pu être remises en état ont été

réutilisées pour créer des jours à

l’intérieur.

restaurés et les anciens fourneaux de cuisine

servent maintenant à les allumer. Les

plafonds du rez-de-chaussée sont un point

fort. Faisant de nécessité vertu, la peintre, au

lieu d’enlever les couleurs en place, a adapté

avec beaucoup de savoir-faire la peinture à

chacune des pièces.

L’intervention la plus importante ne se

remarque pas immédiatement: l’isolation

intérieure. Afin de ne pas dénaturer la perception

de l’espace par des embrasures de

fenêtres trop profondes, on a appliqué une

structure aussi mince que possible contre les

parois. Les Monuments historiques ont fait

appel à un spécialiste pour les calculs.

Une marge de manœuvre pour de nouvelles

interprétations

Les espaces de l’ancienne partie d’exploitation

ont été réinterprétés. La trace des fonctions

d’origine – atelier de sellerie, écurie, logement

des valets et grange – se voit encore. Devant

les parois vitrées du séjour, les grandes por-

tes de la grange peuvent être fermées au

besoin. Juste à côté, une inscription de 1914

orne la paroi de bois de l’atelier de sellerie. La

passerelle qui à l’étage relie l’ancienne partie

d’exploitation à la partie d’habitation est

neuve. De même la grande cheminée,

élément important du confort et auquel la

famille Birrer tient beaucoup. «Du point de

vue historique, la cheminée n’est pas au bon

endroit», constate le conseiller technique.

«Mais les propriétaires ont besoin d’une

marge de manœuvre pour l’utilisation de

la maison en fonction de leurs besoins. La

discussion a permis de trouver une bonne

solution pour tous leurs souhaits.»

La cuisine aménagée dans l’ancienne écurie

est également peu banale. Des problèmes

de statique avaient amené à ajouter une paroi

de briques qui défigurait la façade pignon de

la partie d’exploitation. Une fois la consolidation

assurée, cette paroi a été démolie et remplacée

par une construction d’acier et de

verre. En revanche, l’ancienne cloison de

8 Prix des monuments historiques · 2021

9


9 L’ancienne grange fait la liaison

entre la partie d’habitation et l’ancien

atelier. À l’étage, une passerelle relie

maintenant les deux parties.

10 La cuisine est aménagée dans

l’ancienne écurie. La nouvelle paroi

vitrée s’élève à la place d’une paroi de

briques ajoutée ultérieurement dans

l’écurie.

11 La cloison de bois de l’écurie à

l’arrière est d’origine. Elle a été démontée

pièce par pièce et remontée

après la pose de la nouvelle enveloppe

du bâtiment.

12 Devant la cuisine, des planches

de bois couvrent l’ancienne fosse à

purin. Une terrasse couverte à

l’atmosphère très agréable a ainsi

été aménagée, tout près du jardin

potager.

13 Les lauréats, Fabienne et Matthias

Birrer avec leurs deux filles.

bois de l’écurie a été démontée puis remontée

après la pose de la nouvelle enveloppe

du bâtiment. L’ancienne fosse à purin devant

l’écurie est la cerise sur le gâteau: fermée

maintenant par un plancher, elle forme une

terrasse couverte à l’atmosphère très agréable,

accessible directement depuis la cuisine.

Malgré la diversité des pièces, la maison

présente une ligne architecturale cohérente.

Tout ce qui a été démonté au cours des travaux

de transformation a été entreposé dans

les combles et ensuite remonté.

Adaptation avec circonspection

Les coûts ont été très précisément dans

la cible, et Fabienne Birrer s’en félicite.

L’architecte a fait ses calculs en se fondant

sur son expérience, mais aussi sur une

préparation minutieuse. «En partant de l’état

existant, nous avons fait des économies,

notamment dans la statique», dit-il.

Le seul souhait qui n’a pas pu être réalisé

est l’amélioration de l’isolation phonique

à l’intérieur. Les propriétaires sont en revanche

très contents de l’isolation thermique et

du climat des pièces. Une excellente isolation

a pu être posée dans l’ancienne partie

d’exploitation, dans les combles et sous le

rez-de-chaussée, de sorte que la qualité un

peu moins bonne de l’isolation intérieure est

un inconvénient négligeable.

«Grâce à la participation active des propriétaires,

la maison est entrée dans une

nouvelle phase de vie, sans que son caractère

ait été altéré», résume Nicolas de Wurstemberger.

Grâce aussi à l’étroite collaboration

de toutes les parties et à l’immense travail du

maître d’œuvre, Daniel Egger: «Tout cet

enthousiasme, de la part de chacun, a été

pour moi un surcroît de motivation.»

Un enrichissement pour le site

Cette grande maison est un élément marquant

du site bâti de Koppigen. Pour le village, il est

important qu’elle soit conservée, surtout

après la disparition de la colline du château

médiéval juste à côté, rasée sans autre

forme de procès en 1970 pour faire place à

des constructions.

La façade en colombage accroche le

regard. Le grand jardin contribue à maintenir

le caractère rural de la localité. Plutôt que

de bâtir de nouvelles constructions sur la

parcelle, les Birrer ont densifié à l’intérieur

même de leur maison. Cinq parties l’occupent

actuellement, qui non seulement profiteront

d’une pièce de séjour commune, mais partageront

aussi le jardin.

9 10

12 13

« Nous nous

sommes adaptés

à la maison pour

lui laisser son

charme. »

Fabienne et Matthias

Birrer, propriétaires

11

10 Prix des monuments historiques · 2021 11


« Nous avons déjà réfléchi à la

prochaine étape et tout préparé. »

Daniel Egger, architecte

3

Rez-de-chaussée

1 Séjour

2 Salle de musique

3 Chambre

4 Vestibule

5 Salle de bains

4

3 2

5

Dans une prochaine étape, il sera possible,

à peu de frais, de transformer la maison

en un groupement de logements. L’ancien

escalier extérieur de la partie d’exploitation

donne accès à un des logements prévus.

6 Salle de télévision

7 Local technique et

buanderie

8 WC

9 Cuisine

1

8

6 7

0

9

N

2 m

0 5

NEUF

DÉMOLI

N

Adresses

Projet et direction des travaux

Daniel Egger

Umbra Architektur

Merzenacker 81a, 3006 Bern

T 031 944 10 02

www.umbra.ch

Conseiller technique Monuments historiques

Nicolas de Wurstemberger

Denkmalpflege des Kantons Bern

Schwarztorstrasse 31, Postfach

3001 Bern, T 031 633 40 30

www.be.ch/denkmalpflege

Charpenterie, menuiserie, parquets

Stuberholz AG

Sägestrasse 22, 3054 Schüpfen

T 031 879 59 59

www.stuberholz.ch

Peinture

Anna Iff

Malergeschäft Schertenleib

Burgdorfstrasse 33

3423 Ersigen, T 034 445 50 82

www.malergeschaeft-schertenleib.ch

Fenêtres

Lukas Krüsi

Könitzer + Hofer AG

Vechigenstrasse 4, 3076 Worb

T 031 839 23 01

www.fenster-ch.ch

Poêlier

Bernhard Lenz

Ofen- und Cheminéebau

Kramgasse 28, 3011 Bern

T 031 311 32 62

www.lenz-ofenbau.ch

Agencement de cuisine

Schreiner Werkstatt Schneider

Untere Zollgasse 22

3072 Ostermundigen

T 031 931 80 60

www.schrein.ch

Physique du bâtiment

Andreas Bergmann

Holzbau Bergmann GmbH

Luzernstrasse 235, 3078 Richigen

T 031 558 31 37

www.holzbau-bergmann.ch

Jardinier-paysagiste

Kurt Odermatt

naturgartenleben GmbH

Radiostrasse 19

3053 Münchenbuchsee

T 031 911 22 03

www.naturgartenleben.ch

L

a commune de Koppigen se situe dans

la plaine fertile entre Berne et Soleure,

région jadis qualifiée de grenier

du canton. La rivière Oesch contourne

en une large courbe l’ancienne

colline du château, défoncée et partiellement

aplanie en 1970. Un plan des dîmes du 18e

siècle montre qu’à l’époque déjà, il existait

un groupe de maisons sur la bordure sud-est

de la colline. Et parmi elles, un bâtiment en

deux parties – probablement une ferme – à

l’emplacement de l’actuel numéro 7 du Bühlrain.

Le 25 avril 1873, un incendie le réduisit

en cendres, en même temps que quatre

autres maisons.

En 1877, le maître sellier Johann Mathys

fit construire une nouvelle maison au-dessus

des caves. Il s’agit d’une maison-bloc comprenant

l’habitation, une partie pour l’atelier

et l’écurie, et entre les deux une grange.

L’habitation, construite en colombage, avec

des éléments décorés à la scie, typiques de

1 2

Au pied de l’ancienne

colline du château

Le Bühlrain donnait autrefois accès à la colline du

château fort. Un groupe de maisons à usage rural

et artisanal y a été construit après un incendie.

Texte: Barbara Frutiger, Service des monuments historiques du canton de Berne

cette époque, est presque intégralement conservée

dans son état d’origine, y compris à

l’intérieur, tandis que la partie artisanale a

connu quelques transformations au cours du

20e siècle. Côté rue, la maison, en plus de la

sellerie, abritait aussi le bureau de poste avec

télégraphe, qui en 1890 fut déplacé au village.

Sur le côté sud fut ajoutée une petite porcherie.

Des logements simples furent installés

à l’étage, complétés par une tour-latrine.

Cette maison à usages multiples est un

élément important de l’ancien quartier aux

abords du château. Son mode de construction

1 Vue aérienne de la colline du château avant 1937, avec

le groupe de maisons bordant l’enceinte à droite.

2 Plan de la colline du château vers 1800. Détail agrandi

de la « Koppigen Chronik », 2004.

3 Le bâtiment avant restauration. Photo de 2013.

est d’une simplicité typique de la deuxième

moitié du 19e siècle. Elle est aussi un témoin

du mélange des activités agricoles et artisanales

qui est perceptible partout dans le village.

Au sud de la colline, le terrain est maintenant

en bonne partie recouvert de

constructions. Par leur position sur une légère

éminence, les maisons du Bühlrain, avec

leurs espaces verts tournés vers le sud, n’en

continuent pas moins à marquer le site de leur

empreinte. Les toitures traditionnelles, reconnaissables

de loin, forment comme une

couronne autour de l’ancien village.

3

12 Prix des monuments historiques · 2021 Prix des monuments historiques · 2021

13


La gestion de

l’énergie dans

un monument

historique

La réduction de la consommation

d’énergie est

une question essentielle lors

d’une transformation.

L

es bâtiments anciens n’ont pas été

conçus pour les exigences actuelles

en matière d’énergie. Il existe cependant

des moyens techniques qui

permettent des adaptations respectueuses du

monument historique. Des interventions

soigneuses ménagent la substance ancienne.

Le conseiller technique des Monuments

historiques, l’architecte et le physicien du

bâtiment expliquent leur point de vue.

Photo: Seven Pictures Fotografie, Eliane Clerc

Daniel Egger, architecte

Au début de la planification, l’architecte a procédé à un état des lieux avec le

physicien du bâtiment.

«À Koppigen, le recours à des spécialistes et la prise en compte, dès le début, des questions

énergétiques ont été des choix judicieux. Cela a permis d’harmoniser les interventions.

Sous le rez-de-chaussée, dans les combles et dans l’ancienne partie

d’exploitation, l’isolation s’est faite sans problèmes. Cela nous a laissé un peu de liberté

pour le maintien de l’aspect ancien dans la partie d’habitation. Si l’on veut éviter des

dégâts par la suite au bâtiment, l’isolation intérieure doit être très soigneusement

planifiée et exécutée.»

Photo: Dominique Plüss Photo: Holzbau Bergmann GmbH

Graphique: © Andreas Bergmann, Richigen

1

Andreas Bergmann,

technicien en construction de bois et

physicien du bâtiment

Pour l’isolation intérieure de l’ancienne partie

d’habitation, l’expert a recommandé une structure de la

paroi avec calcaire et de la ouate de cellulose insufflée.

«Lorsqu’on isole à l’intérieur, la partie à l’extérieur est exposée

à une plus forte humidité, indépendamment de l’épaisseur

de l’isolation. Pour le calcul de l’épaisseur optimale, il faut

prendre en compte le transfert de chaleur aux endroits de

transition, par exemple aux fenêtres ou aux plafonds. Dans

un bâtiment ancien, une grande épaisseur d’isolation intérieure

n’a pas beaucoup de sens. Du point de vue de la physique

du bâtiment, il est important d’avoir des matériaux

absorbant l’humidité, et un pare-vapeur s’adaptant à l’humidité

du côté chaud. Une enveloppe extérieure en colombage

nécessite un entretien régulier.»

Isolation intérieure de la paroi en colombage dans l’ancienne partie d’habitation: structure de la paroi.

1 Boiserie (épicéa)

2 Niveau d’installation (vide technique)

3 Pare-vapeur (isofloc active)

2

5

4

3

8

7

6

à l‘extérieur

4 et 5 Couche d’isolation (ouate de cellulose insufflée, isofloc LM)

6 et 8 Enduit à la chaux

7 Calcaire

Nicolas de Wurstemberger,

conseiller technique

à l‘intérieur

C’est en tant que conseiller technique des Monuments

historiques que cet architecte a suivi le projet.

«Les conseillers techniques doivent souvent examiner si des

interventions en rapport avec l’énergie sont adaptées à un

bâtiment ancien. Chaque monument historique est un individu

qui demande des interventions appropriées. Nous collaborons

étroitement avec des spécialistes. Dans la maison

en colombage de Koppigen, on a réussi à placer une isolation

intérieure qui n’altère pas la perception de l’espace.»

Guide Énergie

et monuments

historiques

Le guide «Énergie et monuments

historiques» explique

les principes de base et présente

des solutions techniques

possibles. Il comporte quatre

cahiers correspondant aux

thèmes: «Enveloppe du bâtiment»,

«Fenêtres et portes»,

«Technique du bâtiment» et

«Énergie solaire».

Les débats politiques sur

la protection du climat et le

tournant énergétique, ainsi

que les efforts visant à réduire

la consommation d’énergie

dans les immeubles ont été le

contexte de la rédaction de ce

guide. Les directives sur la

consommation d’énergie sont

applicables à tous les bâtiments,

donc aussi aux monuments

historiques. Pour que

les adaptations énergétiques

puissent se faire sans perte de

substance et de signification

historique, il faut une définition

précise du problème et un

dialogue approfondi entre les

spécialistes et les propriétaires.

Les services des monuments

historiques des cantons

de Berne et de Zurich ont

conçu ensemble ce guide en

2014 afin de renforcer la compréhension

mutuelle.

Ce guide est disponible uniquement

en version numérique et en

allemand:

www.be.ch/monuments-historiques

> Publications > Énergie

et monuments historiques

14 15

Prix des monuments historiques · 2021


SONDERDRUCK DER DENKMALPFLEGE DES KANTONS BERN UND DER ZEITSCHRIFT UMBAUEN+RENOVIEREN, ARCHITHEMA VERLAG

WWW.BE.CH/DENKMALPFLEGE UND WWW.UMBAUEN-UND-RENOVIEREN.CH

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Denkmalpflege des Kantons Bern

Denkmalpflegepreis 2021

Die Denkmalpflege des Kantons Bern zeichnet mit ihrem Anerkennungspreis eine Bauherrschaft

aus, die ein Baudenkmal mit Alltagsnutzung in Zusammenarbeit mit der Fachstelle sorgfältig

restauriert und weiterentwickelt hat. Auch weniger beachtete Gebäude rücken in den

Fokus: Diese – auf den ersten Blick – unspektakulären Bauten sind aus architektonischer,

geschichtlicher oder technischer Sicht oftmals sehr interessant und prägen die Identität unserer

Dörfer und Städte genauso stark wie Herrschaftsbauten oder Kirchen, in deren Schatten

sie meist stehen. Der Denkmalpflegepreis würdigt sowohl den respektvollen Umgang mit dem

Baudenkmal als auch innovative Lösungen. Zu den Kriterien gehören die Qualität der Restaurierung,

die Sorgfalt in der Ausführung und die ökologische Nachhaltigkeit der Massnahmen.

Im Vordergrund steht die Werterhaltung, nicht die Wertvermehrung. Mit einem angemessenen

Budget soll Wohn- oder Nutzungsqualität erhalten, optimiert oder geschaffen werden.

Anders als mit dem Hauptpreis, der die respektvolle Weiterentwicklung eines Baudenkmals

mit Alltagsnutzung würdigt, richtet der Spezialpreis der Fachkommission für Denkmalpflege

das Augenmerk generell auf eine beispielhafte Restaurierung oder auf eine spektakuläre

Einzelmassnahme. 2021 wird der Spezialpreis aufgrund der aktuellen Lage rund

um das Coronavirus nicht vergeben. Wir freuen uns auf die nächste Ausgabe 2022.

Alle Reportagen zum Denkmalpflegepreis seit 2010 inklusive der französischen Version

zum Denkmalpflegepreis 2021 sind im Internet zu finden: www.be.ch/fachwerk.

Service des monuments historiques

Prix des monuments historiques 2021

Le Service des monuments historiques décerne le Prix des monuments historiques afin de

récompenser une maîtrise d’ouvrage qui, avec la participation des équipes cantonales, a

restauré et aménagé avec soin un monument historique d’usage quotidien. Il entend ainsi

attirer l’attention sur les nombreux bâtiments présentant un intérêt par leurs caractéristiques,

leur architecture, leur histoire ou leurs aspects techniques, ceux-là même qui marquent

l’identité de nos villes et villages autant que les châteaux et les églises dans l’ombre desquels

ils restent souvent. Le Prix des monuments historiques salue aussi bien une approche respectueuse

du bâtiment que des solutions innovantes. Il tient compte notamment de la qualité

de la restauration, du soin apporté à la réalisation des travaux et de la durabilité écologique

des mesures entreprises. La préservation de la valeur l’emporte sur son accroissement. La

qualité de l’habitat doit être maintenue, optimisée ou créée à l’aide d’un budget adapté.

Alors que le prix principal récompense le traitement respectueux d’un monument étant

exploité au quotidien, le Prix spécial de la commission d’experts pour la protection du patrimoine

met en valeur des travaux de restauration exemplaires ou des mesures de restauration

isolées et spectaculaires. En 2021, le Prix spécial ne sera pas décerné en raison de la

situation actuelle concernant le coronavirus. Nous attendons avec impatience la prochaine

édition en 2022.

Tous les rapports sur le Prix des monuments historiques depuis 2010, y compris la version

française de l’édition 2021, sont disponibles en ligne: www.be.ch/fachwerk.

Bildungs- und Kulturdirektion des Kantons Bern

Amt für Kultur/Denkmalpflege

Direction de l’instruction publique et de la culture

du canton de Berne

Office de la culture/Service des monuments historiques

www.be.ch/denkmalpflege

www.be.ch/monuments-historiques

Die Denkmalpflege des Kantons Bern bedankt sich herzlich bei Fabienne und Matthias

Birrer, Daniel Egger, Andreas Bergmann sowie beim Fotografen Alexander Gempeler.

Le Service des monuments historiques remercie Fabienne et Matthias Birrer, Daniel

Egger, Andreas Bergmann et le photographe Alexander Gempeler.

Denkmalpflegepreis

DENKMALPFLEGE DES KANTONS BERN 2018

Ausgezeichnet

Alpenromantik zum Anfassen

Restaurierung eines traditionellen

Andenkenladens in Interlaken

Seit 2010/depuis 2010

Engagement hors du

commun en faveur de notre

patrimoine bâti

Seit über 30 Jahren rückt das Schweizer

Magazin Umbauen + Renovieren

den Umbau ins Rampenlicht. Reports

aus den Bereichen Umbau und Sanierung,

Werterhaltung und Renovation

sowie Umnutzung und Ausstattung

vermitteln Leidenschaft für Architektur,

Wohnen und für die baugeschichtliche

Vergangenheit und Zukunft der

Schweiz. Praktisches Wissen über Ausbau,

Haustechnik, Baubiologie und Gestaltungsfragen

vom Grundriss bis zur

Farbe, von der Küche bis zum Badezimmer,

runden die Ausgaben ab, die

jeweils unter einem thema tischen Fokus

stehen. Die Zeitschrift erscheint

sechsmal pro Jahr, Auszüge daraus

sowie ergänzende Beiträge werden im

Onlinemagazin veröffentlicht.

www.metermagazin.com

IMPRESSUM

Herausgeber: Archithema Verlag AG

Güterstrasse 2, 8952 Schlieren

T 044 204 18 18

www.metermagazin.com

Denkmalpflege des Kantons Bern

Schwarztorstrasse 31

Postfach, 3001 Bern

T 031 633 40 30

www.be.ch/denkmalpflege

Verlegerin: Felicitas Storck

felicitas.storck@archithema.ch

Chefredaktion: Britta Limper

britta.limper@archithema.ch

Stv. Chefredaktion: Silvia Steidinger

silvia.steidinger@archithema.ch

Grafik: Archithema Verlag AG

Bildtechnik: Thomas Ulrich

thomas.ulrich@archithema.ch

Druck: AVD Goldach

Sulzstrasse 12, 9403 Goldach

© 2021 Archithema Verlag AG

Jeder Nachdruck, auch auszugsweise,

ist nur mit Erlaubnis des Verlages,

der Redaktion und der Denkmalpflege

des Kantons Bern gestattet.

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