de la semaine - Hassidout

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de la semaine - Hassidout

La Si’ha

de la semaine

Éditée par "LE CENTRE 'HABAD FRANCOPHONE" B.P. 105 – KFAR 'HABAD 72915

Tél/Fax 03-9606881 Directeur : Rav David LESSELBAUM - 0544-930472

EDITO

BÉNÉDICTIONS DU RABBI AUX ÉLÈVES DE LA YECHIVA,

AVANT LA PRIÈRE DE KOL NIDRÉ (5736)

La bénédiction sera toujours d’actualité pour chacun, pourvu qu’il assiste régulièrement à des

cours de Torah ! Le Rabbi débute avec la Birkath Cohanim – la Bénédiction des Cohanim :

“L’É.ternel parla à Moché en disant : Parle à Aharon et ses fils en disant : Ainsi vous bénirez les

Enfants d’Israël, dis-leur : Que l’É.ternel te bénisse et te protège. Que l’É.ternel éclaire Sa face vers toi

et t’accorde la grâce. Que l’É.ternel lève Sa face vers toi et mette sur toi la paix. Ils mettront Mon Nom

sur les Enfants d’Israël et Moi, Je les bénirai”. (Nasso 6:22-27)

Que D.ieu bénisse et accorde la réussite à

chacun de vous et vous tous ensemble,

parmi tous les élèves de la Yechiva Tomkhé

Temimim, où qu’ils se trouvent, et de tous

les élèves des Yechivoth, en chaque endroit,

afin que vous soyez inscrits et scellés définitivement

pour une bonne et douce année,

en un bien visible et tangible, comme cela

a été dit dans la bénédiction générale.

Ceci vous concerne plus spécifiquement,

puisque vous devez être des bougies qui

éclairent, comme l’ont désiré nos Maîtres et

Nessiïm, c’est-à-dire qu’ils nous ont insufflé

des forces pour y parvenir, pour étudier

la Torah – sa partie révélée et la

Hassidouth – avec élan et ardeur, jusqu’à

exclure, pendant cette étude, tout autre

activité. Il en sera ainsi tout au long de

l’étude. Le temps que l’on passe à la

Yechiva doit exercer une influence également

par la suite, quand on la quitte pour

agir afin de bâtir pour Lui une demeure icibas,

en ce monde inférieur, le plus bas qui

soit. On l’accomplira dans la joie et l’enthousiasme,

en bonne santé morale et en

bonne santé physique et l’on progressera de

degré en degré, une âme dans un corps,

dans tous les domaines, de sorte que “tu

verras ton monde de ton vivant” (Berakhoth 17a).

Vous serez des ‘Hassidim, animés par la

crainte de D.ieu et érudits dans la Torah.

On étudiera la Torah et l’on mettra en pratique

les Mitsvoth, dans la paix et la tranquillité,

en tout endroit, à l’extérieur

d’Èrets Israël et en Terre Sainte, “vers

laquelle les yeux de l’É.ternel ton D.ieu sont

toujours dirigés, du début de l’année et jusqu’à

la fin de l’année !” (Devarim 11:12).

On aura toujours de bonnes nouvelles de

vous, et chaque jour en particulier. Et tout

ceci sera inclus dans le fait d’être inscrit et

scellé définitivement pour une bonne

année, ici-bas, concrètement et très prochainement.

C’est ainsi que l’on aura le mérite de la

Délivrance véritable et complète par notre

juste Machia’h et on étudiera alors la Torah

de la bouche du Machia’h, l’enseignement

profond et, à partir de celui-ci, également

la Torah révélée, comme expliqué dans

Iguèreth Hakodèche (fin du chap. 26)

d’Admour Hazakène, très prochainement !

Le Lycée 'ATÈRETH RIVKA 'HABAD pour jeunes filles, à Jérusalem,

fait savoir qu'il y a encore quelques places dans les classes c"h - 'y

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Cette Si'ha est dédiée pour

l’élévation de l’âme de

Malka bath 'Hana

AKRICH k"z

décédée le 6 Sivane 5743

v"cmb,

Cette Si'ha est dédiée pour

l’élévation de l’âme de

Ya'akov ben 'Hana Rivka

DYNOVISZ k"z

décédé le 10 Tamouz 5758

v"cmb,

N° 441

CHABBATH YOM KIPPOUR

10 TICHRÉ 5768 (22 sept. 2007)

HORAIRES DE CHABBATH YOM KIPPOUR

Entrée Sortie

Jérusalem 17.02 18.13

Tel Aviv 17.17 18.15

Haïfa 17.09 18.15

Beer Chèva’ 17.20 18.15

v"c

❀ Cette Si'ha est dédiée par ❀

Rav Avraham Baroukh & Dina

PEVZNER

et Rav Tzvi Yossef & Hadassa

ORBANE,

à leurs enfants

REOUVEN et RA'HEL,

en l'honneur de leur mariage

le 23 Èloul 5767.

Veuille le Tout-Puissant exaucer

tous les vœux et bénédictions

de leurs parents

❀ et surtout du Rabbi ! ❀

DES LIVRES !... DES LIVRES !...

SÉFER HAMITSVOTH

[Le livre des Commandements du Rambam]

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[Lois du Beth Hamikdache et Lois des Rois]

(du Rambam) – bilingue.

LES CLÉS DE LA MYSTIQUE JUIVE

[Selon les enseignements de la Kabbala

et de la 'Hassidouth] (relié, 240 p.)

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[Mon Sidour - pour enfants] – grand format

(bilingue et phonétique)

DES MERVEILLES EN NOTRE GÉNÉRATION

[sur le Rabbi de Loubavitch] (relié, 660 p.)

SIDOURIM, TEHILIM & TENAKHIM

S’adresser au Rav LESSELBAUM - 0544-930472


À Yom Kippour, chacun de nous vit une

expérience spirituelle puissante ; mais

qu’en advient-il le lendemain ? Seronsnous

capables de maintenir ce niveau de

proximité avec Dieu ? Pourrons-nous

prolonger cet état de conscience tout au

long de l’année ?

La réponse réside dans la Lecture de Yom

Kippour, où sont décrits les sacrifices

offerts ce jour-là par le Cohen Gadol :

“l’É.ternel parla à Moché après la mort des

deux fils d’Aaron, qui moururent en se présentant

devant l’É.ternel” (Vayikra 16:1).

Y.K. est un jour où chaque Juif se rapproche

de Dieu. La Torah nous donne le

cas des fils d’Aharon, afin de prendre une

leçon de leur conduite laquelle entraîna

leur mort. Une erreur fondamentale existait

dans la manière dont “ils se présentèrent

devant l’É.ternel”. Essayons d’analyser

cette histoire, afin de découvrir quelle

était leur faute, pour ne pas la commette

nous-mêmes.

Rachi explique (Vayikra 10:3) que les fils

d’Aharon avaient atteint un niveau spirituel

plus élevé même que celui de

Moché. Suivant ce concept, le Or

Ha’hayim (ibid. 16:1) explique que leur

mort ne fut pas un châtiment. Ils avaient

plutôt accédé à de hautes cimes spirituelles,

et établi un rapport si intense

avec Dieu, que leurs âmes ne purent plus

revenir à la vie matérielle.

Cependant, leur acte est considéré

comme une faute, parce que dicté par

une sorte d’égoïsme : leurs âmes voulaient

rester dans un état d’unité absolue

avec Dieu et s’y accrocher. Certes, c’était

un très haut niveau mais non l’intention

de l’É.ternel dans la Création de l’uni-

Vivre avec le Temps

V IVRE SOUS L’ INFLUENCE DE Y OM K IPPOUR

vers. Les fils d’Aharon, comme tous les

éléments des mondes physiques et spirituels,

furent amenés à la vie afin d’édifier

à Dieu “une demeure dans les mondes inférieurs”.

Quitter le monde, fût-ce dans le

but de s’attacher à D.ieu, était contraire à

cette intention, et en conflit avec ce que

l’É.ternel attendait d’eux, et du monde.

L’AFFINEMENT DU MONDE

La Volonté Divine est que notre vie spirituelle

ne demeure pas un facteur extérieur,

une dimension ajoutée à celle des

réalités de notre vie de tous les jours,

mais que les hauteurs spirituelles

atteintes soient appliquées dans les réalités

de notre existence. De cette manière,

nous affinons le monde, lui conférant de

la Kedoucha et le transformant en une

demeure pour la Présence Divine révélée.

Ce concept permet de comprendre une

histoire du Talmud (‘Haguiga 14b) :

“Quatre Sages entrèrent dans le Pardes

(parvinrent à une compréhension profonde

et cachée). L’un regarda et mourut ;

l’autre devint fou ; le troisième arracha les

racines (devint apostat). Seul R. Akiva

entra en paix et sortit en paix” :

Le désir de R. Akiva n’était pas de satisfaire

la volonté de son âme et d’étancher

sa soif profonde, mais d’accéder à une

plus grande prise de conscience, afin

d’exalter son service tendant à affiner et

élever le monde.

Le Talmud y fait allusion dans l’expression

“entra en paix”. C’est-à-dire qu’il

n’entra dans l’expérience mystique

qu’avec l’intention de revenir ensuite et

d’apporter ici-bas paix et harmonie entre

les aspects physiques et spirituels ; aussi

put-il sortir en paix. Ses collègues, eux, ne

Source de vie

TECHOUVA DANS LA JOIE

On doit faire Techouva chaque jour : il est dit : “Repends-toi un jour avant ta mort”. Or,

nul ne sait quel est ce jour. Il faut donc faire Techouva aujourd’hui de peur que ce soit

demain. On fera ainsi Techouva chaque jour.

Néanmoins, le Maharil propose une autre raison de faire Techouva chaque jour. Il rappelle

que, après la venue de Machia’h, la Techouva ne sera plus acceptée, tout comme

on ne recevra plus de convertis, car on est en droit de penser qu’ils ne seront pas mus

par l’amour de D.ieu, mais auront pour seule motivation de partager la joie d’Israël.

Or, nous attendons chaque jour la Délivrance, le Machia’h viendra bientôt, de nos

jours et il est donc possible que celui qui ne fait pas Techouva aujourd’hui ne puisse

plus le faire par la suite, et qu’il conserve donc ses fautes, ce qu’à D.ieu ne plaise.

Dès lors, pourquoi accéder à la Techouva par peur, en craignant le jour de la mort, alors

que l’on peut le faire dans la joie, en attendant la Délivrance imminente ?

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cherchaient qu’à “se rapprocher de D.ieu”,

mais sans relation entre cette expérience

et les réalités de la vie quotidienne.

De même, notre rapprochement de

D.ieu à Y.K. ne doit pas rester une expérience

isolée, mais devenir le moyen

d’exalter notre rapport avec l’É.ternel

dans le quotidien.

Et de même au point culminant de Yom

Kippour, seul dans le Saint des Saints

avec la Chekhina, le Cohen Gadol

éprouvait un sentiment profond de

proximité avec D.ieu. Toutefois, dès qu’il

sortait, il prononçait une courte prière

sollicitant des bénédictions pour le

peuple d’Israël, lui souhaitant le succès

dans la tâche profane du gagne-pain

(Yoma, 53.b) : sitôt après sa haute élévation

spirituelle, son intérêt se concentrait

sur le bien du peuple. Dans ce même

esprit, le Cohen Gadol ne pouvait assumer

sa fonction à Y.K., que s’il était

marié (Yoma 2a). Ce n’est qu’en vivant

dans les réalités de ce monde, qu’il est

apte intercéder en faveur d’Israël.

Yom Kippour est le jour d’expression spirituelle

propre à influencer notre service

quotidien. Ce faisant, nous attirons aussi

des bénédictions sur nos entreprises

matérielles. Yom Kippour est un jour de

jugement. Quand Dieu voit que le Juif,

nourrit l’intention de prolonger l’expérience

émouvante du Saint Jour pour

élever le monde qui l’environne, D.ieu le

bénit et lui donne santé, richesse, et progéniture.

Et le Juif, à son tour, se sert de

ces bénédictions pour élever, affiner le

monde, et en faire “une demeure pour

l’É.ternel”.

(Likouté Si’hoth, Vol. 3, p. 987-993)

Le Proverbe

de la semaine

BIENFAITS CACHÉS

Un Juif qui se détourne de D.ieu parviendra

nécessairement, au final, à la

Techouva, car il est dit : “aucun d’entre

nous ne sera repoussé”. Et, cette

Techouva peut recevoir une élévation

considérable au point de transformer

les fautes intentionnelles en bienfaits,

la malédiction en bénédiction.

De telles bénédictions émanent des

bienfaits cachés. Grâce à la Techouva,

on les intègre profondément et elles

deviennent des bénédictions révélées,

un bien visible et tangible.

(Parachath Reêh 5719-1959)


R E C I T

UN “GUER-TSÈDEK” ESPAGNOL

Deux siècles après l’expulsion des Juifs de

l’Espagne, les arrière-petits-enfants des

Marranes vivaient encore dans la crainte

de l’Inquisition abhorrée et ils avaient

encore besoin de se cacher pour pratiquer

leur judaïsme ; (l’Inquisition ne prit fin

effectivement qu’en 1834, environ 350

ans après l’Expulsion).

À part le fait que l’Église catholique s’efforçait

de déraciner toute trace de

Judaïsme chez les “Nouveaux Chrétiens”,

c’était aussi une affaire rentable pour les

Inquisiteurs : lorsqu’un Marrane était jugé

– et invariablement déclaré coupable –

tous ses biens étaient confisqués au profit

de l’Inquisition.

Aussi, les Inquisiteurs saisissaient même la

suspicion la plus vague. Qu’une servante

leur rapportât que sa maîtresse avait

revêtu une nouvelle robe blanche le vendredi

soir, ou que son maître avait jeté ses

ongles au feu après se les être coupés, il

n’en fallait pas plus pour opérer aussitôt

leur arrestation.

Ils étaient jetés dans les sombres cellules de

la prison, et on s’occupait activement

d’eux : les tortures se succédaient, et ils

finissaient par “avouer” qu’ils avaient

observé des coutumes judaïques...

Durant cette période atroce où un grand

nombre de ces Marrane furent mis à mort

par “autodafé”, il y eut cependant des chrétiens

courageux qui déclarèrent vouloir se

convertir au Judaïsme – la seule vraie foi –

bien qu’ils fussent certains que cela leur

coûterait la vie.

L’épisode que nous allons vous conter

eut lieu longtemps après l’Expulsion

d’Espagne. Le récit a pour héros l’un de

ces prosélytes juifs – un “Guer-Tsèdek”.

Un étudiant très brillant

Don Lopé de Véra était le fils de Don

Fernando de Véra, un authentique aristocrate

espagnol qui vivait à San Clémente.

Il n’y avait pas la moindre goutte de sang

juif dans ses veines, contrairement à

nombre de familles nobles espagnoles, où

des Marranes étaient entrés, par voie de

mariage.

Le jeune Lopé était un étudiant très

brillant. Si brillant qu’à l’âge de quatorze

ans, il fut admis à l’université de

Salamanque. Parmi les langues anciennes

avec lesquelles il se familiarisait, l’hébreu

lui permit d’acquérir une connaissance

plus approfondie du TaNakh. Mais, plus il

l’étudiait, plus il se sentait attiré par la foi

judaïque. Le jour vint où il fut si pénétré

de la vérité du judaïsme qu’il décida de

faire partager à son frère sa manière de

penser. Mais celui-ci, catholique fervent,

fut si horrifié par ce qu’il considérait

comme une grave trahison de la part de

Lopé, qu’il le dénonça à l’Inquisition.

Lopé fut arrêté en 1639. Les Inquisiteurs

le soumirent à un long et cruel interrogatoire,

au cours duquel il reconnût avoir

décidé de se convertir au Judaïsme. Il souffrit

en silence dans le sombre cachot de la

prison durant cinq longues années, pendant

lesquelles les Inquisiteurs persistèrent,

dans leurs efforts de lui faire

admettre qu’il faisait fausse route, mais il

demeurait inébranlable : si on ne lui permettait

pas de vivre en Juif, en Juif du

moins, il mourrait ! Et un jour, ayant eu

par hasard entre les mains un os qui lui

parut convenir à l’usage auquel il le destinait,

il en confectionna une lame aussi

coupante qu’il le put et se circoncit luimême.

Il récita la bénédiction appropriée

et se donna le nom hébraïque de “Yehouda

Maamine” (“Juda le Croyant”).

À partir de ce jour, il refusa de répondre à

tout autre nom.

Des membres du clergé haut placés se rendirent

à la prison pour essayer de le

convaincre, mais ce fut sans succès :

Yehouda refusa d’engager avec eux la

moindre discussion. Les Inquisiteurs

eurent recours aux sévices les plus impitoyables,

mais ils ne réussirent pas à lui

faire changer d’attitude. Il répondit

quelques rares fois, mais ce fut pour répéter

: “Vive la Loi de Moïse !”

Finalement, les Inquisiteurs durent se résigner

; c’était “un cas désespéré” et ils

n’avaient aucune chance d’assurer “le salut

de son âme”. Aussi fut-il condamné à être

brûlé vif. Ce jeune et pur idéaliste âgé de

vingt-six ans, monta sur le bûcher le 25

juillet 1644, à Valadolid.

“Vers Toi !...”

Jusqu’à son dernier souffle, il proclama,

face à tous les présents, qu’il ne croyait

qu’à la Loi de Moïse. Tout le long du trajet

vers sa mort, il chanta à tue-tête des

prières et des psaumes hébraïques. Les passants

étaient sidérés par son courage

indomptable. Ceux qui assistèrent à ses

derniers moments demeurèrent bouche

bée quand il entonna le chapitre du psaume

où il est écrit : “Vers Toi, Ô É.ternel,

j’élève mon âme” et c’est en effet sur ces

mots que son âme monta au ciel. Le courage

extraordinaire du “Guer-Tsèdek”

Yehouda Maamine fit une impression profonde,

non seulement sur les étrangers qui

en avaient été témoins, mais aussi sur les

Inquisiteurs eux-mêmes. Les chroniques

du temps, surtout celles rédigées par les

poètes et les historiens Marranes, parlent

avec admiration du martyr Yehouda

Maamine, nom judaïque de Lopé de Véra,

qui sacrifia sa vie pour la foi en laquelle il

croyait : la Loi de Moïse.

MACHIA’H

Série “‘Ata Yada’ti ” de H. Ben Sassone

“UN RAMEAU SORTIRA DE LA SOUCHE

DE YICHAÏ !” (III/1)

“LE JUSTE FLEURIRA COMME LE PALMIER !” –

UN DIRIGEANT D’AUTORITÉ MONDIALE

Les jalons dela croissance” du Tsadik, descendant

de la Maison de David en cette génération,

le Rabbi de Loubavitch, Mèlekh Hamachia’h :

Suivant la courbe d’une évolution continue, le

Rabbi endosse de plus en plus la responsabilité

de la Conduite de cette génération, en tant que

son dirigeant. Son action en tant que Tsadik de

la génération va en se ramifiant, les institutions

se développent, les initiatives progressent, les

sujets de préoccupation se multiplient.

Aujourd’hui, les obligations de la Nechama collective

de la génération vont en grandissant et

son impact étreint littéralement le monde.

Voici un aperçu concis et raccourci de l’extension

du “Rameau sorti de la souche de Yichaï” –

l’âme collective – le Roch Bené Israël (anagramme

de “Rabbi”) – de la génération de la Gueoula.

•En l’année 5662-1902, Rabbi Mena’hem

Mendel Schneerson, le septième Nassi – le 6 ième ,

de père en fils, depuis le Rabbi Tsèma’h Tsèdek,

dont il porte le nom – est né le 11 Nissane – le

mois de la Gueoula – à son père le Gaon,

‘Hassid et Kabbaliste Divin, Rabbi Lévi-Yits’hak

Schneerson. • Il étudie avec une prodigieuse assiduité

sous la direction de son vénérable père et

réussit déjà, dès sa tendre enfance, à acquérir une

connaissance globale de toutes les parties de la

Torah, révélée et ésotérique. • En Russie, lors de

la première guerre mondiale, il seconde son père

dans la direction de la communauté et dans l’organisation

de secours aux réfugiés de Pologne.

• À partir de l’année 5684-1924, il rentre dans

le secret des affaires et de la direction de Rabbi

Yossef Yits’hak, le Rabbi précédent. • Il remplit

des fonctions particulières dans différents

domaines et est considéré comme “ministre de

l’éducation” auprès du Rabbi Rayats. • Il se

trouve à la droite du Rabbi dans son saint et

célèbre combat pour garantir en Union soviétique

la préservation de tout ce qui est sacré

pour le Judaïsme.

• À partir de l’année 5689-1929, le Rabbi

Rayats lui confie le soin de répondre aux questions

en matière de Halakha, Kabbala et

Hassidouth, et le charge de fonctions particulières

dans le domaine de la direction des

‘Hassidim et de la Communauté.

• En Sivane 5701-1941, il réussit à s’échapper

des griffes des nazis et arrive sain et sauf “aux

portes de Rome” – à New York. • Il rentre immédiatement

dans les secrets de la Direction du

Rayats et se joint à sa grande lutte pour transformer

l’Amérique en un lieu de Torah et de

Hassidouth.


Histoire d’un jour ou d’une vie

“NOUS N’AVONS PAS D’AUTRE ROI QUE TOI !”

Une foule d’enfants se tient sur l’estrade du Rabbi ; un petit de 9 ans regarde la forme courbée, enveloppée du Talith, qui prie devant lui et pleure... Il

sait l’importance de“Neïla”, mais ne comprend pas pourquoi le Rabbi pleure, et son cœur se serre d’entendre ses sanglots. Peut-il savoir que le Rabbi est en

train de supplier la Miséricorde Divine en sa faveur, pour qu’il vive longtemps et en bonne santé, alors que les médecins ne lui donnent que 3 mois ?!

Èyal se trouve à une réception en l’honneur

de la libération des otages d’Entebbe. Il regarde

avec fierté son père, diplomate israélien à

N.Y., serrer des mains célèbres, lorsqu’il sent

la migraine arriver, puis des maux de tête persistants.

Les cachets n’ont aucun effet et

depuis, la douleur ne lui laisse plus aucun

répit. Le médecin conclut à un virus, et prescrit

un repos total. L’amélioration dure 3

semaines… Mais un matin, Èyal se réveille

avec, au côté de la tête, une douleur perçante

comme une piqûre profonde, qui ne lui permet

plus de penser à autre chose. Le médecin

ordonne des examens à faire d’urgence dans

un hôpital réputé à Manhattan.

Deux semaines de yeux rouges et de dérobades

! Les explications deviennent inévitables

: “Écoute Èyal, dit le père, tu es un garçon

intelligent et tu mérites de savoir la réalité. Les

decins ont découvert que tu as une tumeur au

cerveau”. Èyal contemple ses parents, ne comprenant

pas le sens de ces paroles, mais il enregistre

le tremblement de son père et les pleurs

soudains de sa mère. – “C’est grave ?”,

demande-t-il.

– “Ce n’est pas bon, répond le père, mais nous

devons être forts !”.

Finie la vie heureuse ! Une période nouvelle,

douloureuse, commence. La veille de ce Yom

Kippour 5737, on voit arriver Èyal et son père

au “770”, parmi la foule venue du monde

entier, qui attend leur tour de recevoir le

“Lèka’h” de la main du Rabbi, et sa bénédiction.

Les deux Kipoth blanches tranchent sur

les chapeaux noirs qui défilent rapidement

devant le Rabbi. Un ami du Consulat leur a

expliqué qu’aucune action ne peut être plus

appropriée que d’arriver chez le Rabbi la veille

de Yom Kippour et d’y rester les 24 heures de

ce jour particulier. Lorsqu’ils sont devant le

Rabbi, celui-ci ne sourit pas à l’enfant,

QU’EST-CE QUE L’INTERDICTION

DES “SEFI’HIM” ? (2 ième partie)

Des Sefi’him ayant été semés ou plantés l’année de Chemita devront

être déterrés ; Des Sefi’him ayant été semés ou plantés avant la

Chemita, ou ayant poussé d’eux-mêmes ne devront pas être déterrés 1 .

L’interdiction de Sefi’him ne concerne pas la récolte d’un non juif 2 .

• Précisons un point important :

– Céréales et graines consommées par l’homme (fèves, lentilles, riz...)

ne seront pas considérées comme Sefi’him, s’ils sont déjà au tiers de

leur croissance 3 avant Roch Hachana de l’année chabbatique.

– En ce qui concerne les légumes, les avis sont partagés : d’après le Or

Letsion 4 , ils seront interdits de toute façon, s’ils sont cueillis lors de

1. D’après le Or Tsion p. 72 et le Gram Èliahou – Kitsour p.642.

D’après le ‘Hazon Ich, cependant, ceux-ci aussi seront déterrés.

2. Rambam Hilkhoth Cheviïth 4, 29 – voir aussi Or Letsion –

Chevi’ïth, p. 19).

3. Voir définition dans Dèrekh Èmouna, Hilkhoth Ma’asser 2, 65.

4. Or Letsion, p. 66-7.

comme il le fait pour les autres ; il le regarde

avec gravité et concentration, et le bénit d’un

“Lechana Tova Oumetouka” prononcé avec

profondeur. Le père répond “Amen” avec émotion

!

Le lendemain, à l’heure de Moussaf, après

toute une matinée de prières, Èyal sort du 770

sur ordre de son père, pour rompre le jeûne,

et se reposer un peu, en attendant Neïla. Le

père reste, sentant à quel point la Tefila le

concerne, parlant de vie et de mort, de passé

et de futur, de Techouva et de repentir...

“Le soleil va se coucher”… la foule se presse

autour de l’estrade du Rabbi, guettant la

“marche de victoire” qui marque la fin des

accusations et le triomphe d’Israël. Le père

d’Èyal est tout près de l’estrade, avec les autres

personnalités ; il voit le Rabbi relever le Talith

dissimulant son visage et, d’un regard, scruter

l’assemblée ; il murmure quelques mots au

secrétaire, lequel proclame au nom du Rabbi

que tous les enfants mineurs présents montent

sur l’estrade, près du Rabbi. En un instant,

les garçonnets sont portés, hissés, soulevés,

sur l’estrade. Qui sait la raison du Rabbi

en ces instants, où les Cieux sont ouverts…

Le Rabbi attend encore, scrutant l’assemblée

de ses yeux gonflés de larmes. Le père d’Èyal

se mord les lèvres de dépit : pourquoi a-t-il

envoyé son fils à l’extérieur ? Il aurait pu être

ici avec tous les enfants !

Quelques enfants arrivent encore, et s’ajoutent

au groupe serré. L’heure est tardive et le

‘Hazan veut conclure, mais le Rabbi ne bouge

pas ; ses yeux semblent chercher quelqu’un...

Un bruit se fait entendre du côté de l’entrée,

et le père d’Èyal voit son fils, porté par des

centaines de bras, jusqu’à l’estrade. Il soupire

de soulagement. Mais le Rabbi ne bouge pas,

tant que les pieds de l’enfant ne sont pas posés

sur l’estrade. Il se retourne alors et fait signe

de chanter “Avinou...” – “Notre Père, notre Roi,

nous n’avons pas d’autre Roi que Toi !”. Le

Talith le dissimule totalement, mais ceux qui

se tiennent à côté, entendent ses pleurs qui

leur brisent le cœur.

Lorsque “la marche de Napoléon” conclue ce

dur combat, le Rabbi relève son Talith, met

son chapeau, et se tourne rayonnant vers la

communauté, un large sourire illuminant ses

traits. Avant de sortir, il regarde à nouveau les

enfants. Son regard rencontre celui d’Èyal, et

il l’encourage de son bras levé…

Ce même soir, les parents d’Èyal s’apprêtent à

aller se coucher lorsque l’enfant fait irruption

au salon, pieds nus et en pyjama. “Papa, ditil,

je n’ai plus mal à la tête ; emmène-moi faire

un examen d’urgence !” Le père, fatigué après

cette journée éprouvante, argumente, mais

l’enfant est déterminé et ne veut rien

entendre, pas même les paroles d’apaisement

de ses parents. Il sent que sa maladie est finie,

et ils doivent s’en convaincre immédiatement

par des examens. Rendez-vous est donc pris

pour le lendemain. Quelques jours plus tard,

le père revient à la maison, embrasse son fils

avec émotion, et lui dit dans un torrent de

larmes : “Tu avais raison, petit, tu avais

raison !...”

Èyal et son père, au milieu d’une délégation

conduite par le Consul, remercient le Rabbi

au cours des danses de Sim’hath-Torah. Èyal

dit au Rabbi qu’il est en bonne santé, et qu’il

veut lui exprimer sa gratitude.

Son père ajoute que le Rabbi a sauvé la vie de

son enfant, et qu’il se sent redevable. Le Rabbi

se met à sourire, comme jamais on ne l’avait

vu, puis il lève et abaisse la main en un geste

d’annulation et dit : “On ne doit remercier que

D.ieu, et se souvenir que c’est Lui qui a réalisé ce

miracle !”

Le coin de la Halakha

Le Rav Chaoul Sillam

l’année chabbatique ; d’après le Rav Mordekhaï Èliahou Chelita, a

priori 5 : ceci uniquement si une partie de leur croissance aura eu lieu

lors de l’année chabbatique ; d’après les décisionnaires Achkenazes,

enfin, ils ne seront Sefi’him que si même le début de leur croissance

n’aura eu lieu que lors de la Chemita 6 .

• Fin de l’interdiction :

La huitième année, les différentes espèces ne seront autorisées qu’après

la date à laquelle ladite espèce pourrait être cueillie si semée ou plantée

après la fin de la Chemita. Toutes les espèces seront de toute façon

autorisées à partir de ‘Hanouka de l’année suivant la Chemita 7 .

5. Kitsour p. 642 – voir aussi ‘Hazon Ich au nom du Rambam.

Or Letsion, p. 67.

6. Voir Or Letsion p. 66 ; Yalkout Hachemita p. 26 ; Rav Neuwirth dans

Kitsour Hagram Èliahou, p. 642.

7. Rav Neuwirth Idem p. 643, au nom du ‘Hazon lch ; Or Letsion

Chevi’ïth p. 73 – d’après le Rambam.

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