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ב"הLikouteï Si’hotPerspectives ‘hassidiques sur la Sidra de la Semained’après les causeries du Rabbi de LoubavitchCHABBAT PARCHATRÉEHAVOT 530 Av 5772 - 18 août 2012SEFER DEVARIM


ReéhUn don béni(Discours du Rabbi, Likouteï Si’hot, tome 4, page 1339)Le verset 11, 26, introduisant la Parchat Reéh, dit : «Vois, Je vous donne, en cejour, la bénédiction et la malédiction». Le verbe «donner», selon la formulation dece verset, porte à la fois sur la bénédiction et la malédiction et l’on peut s’interroger,à ce propos. Car, comment employer ce terme à propos de la malédiction (1) ? N’estilpas dit que : «celui qui donne le fait avec largesse» (2) ? Comment est-il possiblede présenter la malédiction comme un large don de D.ieu ?Pour répondre à cette question, il convient de préciser le sens de ces notions debien et de bénédiction, d’une part, de mal et de malédiction, d’autre part, tellesqu’elles existent dans ce monde (3) . La finalité du mal est de permettre, dans cemonde, le libre-arbitre (4) . L’homme, élu d’entre les créatures, est le seul être crééqui dispose du pouvoir et de la capacité de choisir son comportement et la voiequ’il adopte, au cours de son existence (5) .C’est précisément ce principe du libre-arbitre qui justifie la récompense et lapunition (6) . Sans lui, la rétribution n’a pas de sens et la punition, pas de justification.Un homme qui fait le choix, de son plein gré, d’accomplir le bien mérite unerécompense et l’inverse est vrai également (7) , ce qu’à D.ieu ne plaise.S’il n’y avait pas de libre-arbitre, si une seule possibilité se présentait à l’homme,le mal ou le bien (8) , son attitude, qu’il agisse ou s’abstienne de le faire, ne serait passignificative. Seul l’homme qui fait le bien de son plein gré mérite une récompenseet le contraire est vrai aussi. En revanche, s’il n’a pas le choix, si son comportement,quel qu’il soit, est établi d’avance, ce qu’il fait ne donne aucune indication sur cequ’il est vraiment (9) .(1) Est-elle réellement un don ?(2) Comment se manifeste la largesse dans la malédiction ?(3) Et, non pas en leur source céleste, qui est nécessairement positive.(4) Le libre-arbitre n’a un sens qu’en présence d’un choix.(5) Alors qu’un animal est dirigé par ses instincts. Ainsi, disent nos Sages, le corbeau est cruel et l’aigle estmiséricordieux. Telles sont leur nature, indépendamment de toute décision de leur part, sans le moindrechangement possible.(6) Pour le bon et le mauvais choix.(7) Celui qui fait le mal doit être puni.(8) Par exemple, le mal pour le corbeau et le bien pour l’aigle.(9) Les Mitsvot que l’homme pratiquerait de cette façon ne lui apporteraient pas l’élévation.1


Tel est donc le sens du verset: «Vois, Je vous donne, en ce jour, la bénédiction etla malédiction». Le mal, dans le monde, est effectivement un don béni de D.ieu (10) ,car il confère à l’homme la possibilité du choix. De la sorte, il donne toute sasignification au bien que cet homme peut accomplir.(10) A la condition de ne pas le faire.* * *Le sens d’une malédiction(Discours du Rabbi, Likouteï Si’hot, tome 19, page 133)Le verset Reéh 11, 26 dit : «Vois, Je vous donne, en ce jour, la bénédiction et lamalédiction» et l’on trouve deux interprétations du mot : «malédiction» figurantdans ce texte, celle du Targoum Onkelos et celle du Targoum Yerouchalmi (1) .Le Targoum Onkelos parle de «malédiction», à proprement parler, ce qui veutdire que, selon lui, D.ieu peut donner à la fois une bénédiction ou une malédiction.A l’inverse, le Targoum Yerouchalmi dit : «ce qui remplace», ce qui veut dire queD.ieu donne la bénédiction ou bien ce qui la remplace (2) .On peut poser, à ce sujet, les questions suivantes :A) Comment la «malédiction» peut-elle recevoir deux interprétations aussidifférentes et même opposées (3) ?B) Qu’appelle-t-on «ce qui remplace la bénédiction» (4) ?L’explication de tout cela est donc la suivante. La finalité des souffrances del’exil et de la «malédiction» qu’elles représentent est de raffiner le peuple d’Israël,afin de le préparer à la délivrance complète (5) , comme l’indiquent les versets Ekev8, 5-6 : «L’Eternel ton D.ieu te fait souffrir… l’Eternel ton D.ieu te conduit vers unebonne terre» (6) , ce qui veut dire que le contenu profond de la «malédiction» est la«bénédiction» (7) .(1) Qui sont, en fait, des traductions interprétatives en araméen.(2) Et, qui n’est donc pas une malédiction à proprement parler, mais uniquement ce qui remplace labénédiction.(3) On sait en effet que toutes les explications données sur un même sujet sont liées entre elles.(4) Et, pourquoi la remplacer ?(5) Comme ce fut le cas de l’exil d’Egypte, qui prépara le don de la Torah.(6) Les versets établissent un parallèle entre les souffrances et la bonne terre, suggérant ainsi que les premièressont indispensables pour obtenir la seconde.(7) La malédiction est, en ce sens, une préparation de la bénédiction.2

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