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Ouest-France

Mardi 3 janvier 2017 Un nouveau quartier émerge 7

Les Ateliers, « comme un grand parapluie » !

Les architectes de l’Atelier de l’Île y travaillent depuis 2004. Malgré les contraintes, ils gardent

le cap pour en faire un écoquartier, avec des Ateliers immenses et lumineux.

Marc Quélen et Frédéric Motsch, architectes du bureau brestois de l’Atelier de l’Île, maître d’œuvre du projet Capucins.

Béatrice Le Grand

« Un grand escalier »

« C’est un site unique, extraordinaire

! Une chance pour Brest ! »

assure Bruno Fortier, architecte en

chef du projet Capucins depuis 2004.

L’Atelier de l’Île – composé du cabinet

parisien et de son agence brestoise

– en est le maître d’œuvre. Il réalise

les aménagements extérieurs du

site et la rénovation des Ateliers. Un

chantier avec de multiples contraintes

(amiante, projets concomitants, etc.),

dont un terrain en pente ! Avec un dénivelé

d’une vingtaine de mètres. « On

a travaillé en plateaux successifs,

comme un grand escalier. »

Logements et commerces

Le premier plateau comportera un

écoquartier tout neuf avec des logements

et commerces. Les bureaux

y seront moins nombreux que prévu

avec le retrait de DCNS, qui a installé

son nouveau bâtiment au Froutven. Le

deuxième niveau concerne le parvis,

qui est le toit d’un parking souterrain

de 600 places. Cette grande place

comportera un centre de recherche

et un hôtel. Elle est reliée au premier

étage du troisième ensemble, à savoir

les Ateliers, par deux passerelles.

Une vaste promenade

Les extrémités du quartier sont alimentées

par le tram et le téléphérique.

Une vaste promenade piétonne

relie les trois parties. « Elle est en

pente douce, régulière. Et bordée

de commerces, précisent Marc Quélen

et Frédéric Motsch, architectes

brestois de l’Atelier de l’Île. L’accessibilité

sera totale ! »

Une lumière fabuleuse

L’autre grand atout des Capucins, ce

sont les Ateliers. « On a refait l’enveloppe,

notamment la façade et la

toiture. Désormais, c’est comme

un grand parapluie ! saluent les architectes

brestois. Et la lumière y est

fabuleuse ! » Il y a un « maximum

de vitrages, et donc de lumière naturelle.

Mais aussi une gestion très

fine de l’éclairage. Même s’il fait gris

ou mauvais temps, il y aura toujours

la même quantité d’éclairage. C’est

assez génial ! »

De la place et…

de l’avenir

Mais qu’y fait-on ? Car il y a de la

place… Pour la médiathèque, pas de

souci ! Mais le cinéma, réduit à cinq

salles au lieu de douze, occupera

moitié moins de place que prévu. Il

devrait arriver début 2017 ou fin 2018.

Le déménagement du Fourneau,

scène nationale de théâtre de rue,

ne serait pas réalisé « avant 2022 »,

selon les architectes. Si les finances

sont là… La partie sud sera composée

de restaurants et de commerces. Une

pépinière d’entreprises sera accueillie

à l’étage.

Un « jouet magique »

Au sein des Ateliers, il y a aussi une

grande allée centrale à animer. Une

« surface de jeu de 10 000 mètres

carrés » ! Une association devrait

être dédiée à la programmation d’activités,

pour dynamiser le site et faire

venir les gens. « Je suis optimiste,

assure Bruno Fortier. C’est un jouet

magique. Les points de vue sont extraordinaires.

Il va monter en puissance…

»

Laurence GUILMO.

Dans l’une des plus vastes halles couvertes de France…

Des grands chiffres

160 m de côté, 25 000 mètres carrés…

3 nefs monumentales.

200 baies vitrées en acier, dont certaines

de 12 mètres de haut et 8

mètres de large !

10 000 m² pour l’allée centrale, grand

espace public qui accueillera des expositions,

spectacles, salons… Ce qui

fait de Ateliers des Capucins l’une des

plus grandes halles couvertes d’Europe.

Entre 3 000 et 5 000 m 2 pour une rue

commerçante et des services.

Un mobilier innovant

Le mobilier urbain – jeux et autres

éléments d’animation de la place des

Machines – est imaginé dans le cadre

d’un projet qui réunit déjà plus de 70

habitants, avec le Fourneau (centre

national des arts de la rue), le centre

d’art contemporain Passerelle, et

l’Agence nationale de psychanalyse

urbaine et du bureau cosmique.

Le canot de l’empereur

Le canot impérial de Napoléon I er ,

construit en 1810 et long de 18 m,

est au musée de la Marine, à Paris.

L’embarcation, unique en son genre,

devrait rejoindre les Capucins. Elle a

séjourné à Brest de 1814 à 1943. Et

navigué sur la Penfeld, en 1858, lors

d’une visite de Napoléon III et de l’impératrice

Eugénie. Le canot sera exposé

dans les Ateliers, aux côtés des

anciennes machines outils ouvrières

du site.

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