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Production Maintenance n° 60

Quelle Maintenance pour le futur ?

Quelle Maintenance pour le futur ?

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DOSSIER SPÉCIAL 14

QUELLE MAINTENANCE pour le futur ?

EXCLUSIF !

Les tendances

économiques du marché

de la maintenance

industrielle

Maintenance en

production

CFIA Rennes :

l’agroalimentaire sous le

signe de la qualité

60 | Janvier-février-mars 2018 | Trimestriel | 20€

12 46 58 70

Management

Dossier GMAO :

La preuve d’une bonne

intégration par le retour

d’expérience

Prévention des

risques

Le point sur l’Atex et les

bonnes pratiques à mettre

en place


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ÉDITORIAL

Industrie du futur – quel

avenir pour la maintenance ?

Olivier Guillon

Rédacteur en chef

Alors que l’industrie française est engagée dans l’usine du futur, la question

est de savoir comment toutes ces technologies développées à partir des

objets connectés et qui s’appuieront demain sur l’intelligence artificielle,

vont impacter les métiers de la maintenance industrielle. Car si de nombreuses

innovations voient le jour, stimulées notamment par l’essor d’un certain nombre

de start-up, celles-ci ne concernent la maintenance que dans l’idée… de ne plus

faire de maintenance ! Car surveiller au plus près les machines, ce n’est pas, à

proprement parlé, faire de la maintenance. On surveille en permanence l’état

de santé de l’équipement tout en suivant en temps réel le process afin de mieux

orienter le préventif et atteindre

le stade de la maintenance prévisionnelle.

« Force est de constater que la maintenance

industrielle bénéficie encore de bien peu

d’innovation »

Cette entrée de plain pied dans

l’industrie 4.0 est positive, tant

pour la production que la maintenance

car celle-ci se recentre sur des tâches plus complexes. Mais quid des

nouvelles technologies pour améliorer ces interventions, tant en préventif qu’en

curatif ? Outre l’évolution importante des outils GMAO, force est de constater

que la maintenance industrielle bénéficie de bien peu d’innovation. Pourtant,

des champs sont à explorer, en particulier dans la gestion de l’obsolescence des

pièces, l’automatisation de certaines tâches, la prévention des risques ou encore

la transmission des savoirs. Là, nous pourrons enfin dire que la maintenance

est entrée dans une ère nouvelle.

Olivier Guillon

/@productionmaint

ÉDITEUR

MRJ Informatique

22 Boulevard Gambetta

92130 Issy-les-Moulineaux

Tel : 01 84 19 38 10

Fax : 01 34 29 61 02

www.production-maintenance.com

/ProductionMaintenance

/@productionmaint

Direction :

Michaël Lévy

Directeur de publication :

Jérémie Roboh

Rédacteur en chef :

Olivier Guillon

COMMERCIALISATION

Publicité :

Sonia Cheniti

s.cheniti@mrj-corp.fr

Diffusion et Abonnements :

vad.mrj-presse.fr

Prix au numéro :

25 €

Abonnement 1 an :

85 € / 4 numéros

Étranger :

100 €

Règlement par chèque

bancaire à l’ordre de MRJ

RÉALISATION

Conception graphique :

Eden Studio

Maquette, Impression :

Pauker Holding Kft.

Baross utca 11-15.

H -1047 Budapest - Hongrie

N°ISSN :

1632 - 4153

Commission paritaire :

0 414 T 83 214

Dépôt légal : à parution

Périodicité : Trimestrielle

Numéro : 60

Date : Janvier-février-mars 2018

RÉDACTION

Comité de rédaction :

Nello Comelli (Afim) Olivier Guillon

Karim Kalfane (Afim) Michel Martin

(Afim) Claude Pichot (Afim)

Ont collaboré à ce numéro

Charles Chaussonnier (Etic

Telecom), Jean-Jacques Enrich

(Valouy Conseil), Christian Flachard

(Creativ’IT), Jean-Paul Souris (JPS

Consultants)

Membre du réseau REPM-EMPN

CRÉDITS

Photo de couverture :

chombosan

Photo :

iStocks

Toute reproduction, totale ou

partielle, est soumise à l’accord

préalable de la société MRJ.

PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I1


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SOMMAIRE

TECHNOLOGIES : Quelle maintenance

16

pour le futur ?

DOSSIER

16 La maintenance à l’heure de l’industrie 4.0

22 La maintenance 4.0 – voire 5.0 – et ses incidences

30 Le M.E.S., une clef de réussite – aussi – pour la maintenance

34 Hutchinson fiabilise ses processus de production avec le M.E.S.

38 La cybersécurité, condition sine qua non pour réussir sa démarche 4.0

40 La télémaintenance, un élément devenu incontournable

44 Des réponses aux besoins de l’industrie 4.0

Actualités

6 Global Industrie ouvre en grand les

portes de l’industrie du futur

6 Corim Solutions maintient sa

croissance en 2017

6 Nouveau contrat de services pour

Safran Nacelles auprès de Kuwait

Airways

6 Viega obtient l’homologation

du CSTB pour son système

Smartpress

8 Le Sepem Industries pose ses

valises à Grenoble

8 KLM UK Engineering et Finnair

signent un contrat de maintenance

en ligne

8 L’Académie NSK accueille le

module de formation LAS-Set

8 Fluke lance de nouvelles caméras

infrarouges

8 Norelem élargit fortement sa

gamme de produits

10 Exclusif ! Les tendances

économiques du marché de la

maintenance industrielle

Maintenance en

production

46 L’industrie agroalimentaire plus

que jamais sous le signe de la

qualité

48 M.E.S., GMAO, GPAO… Quelles

avancées pour la maintenance

dans l’agroalimentaire ?

50 Le M.E.S., une aubaine pour le

secteur agroalimentaire ?

52 Le M.E.S., un outil clef pour

monter en gamme sur le marché

du « petfood »

56 Focus sur les nouveautés dans le

domaine de l’agroalimentaire

Management

58 Apave équipe un grand

prestataire de maintenance de sa

solution Mainta

60 La GMAO Altair Enterprise

organise la maintenance des

entrepôts et magasins de Nocibé

61 Luzeal fait appel à Dimo Maint MX

pour une gestion multisite de sa

maintenance

64 Optimiser la stratégie de

maintenance d’un groupe

agroalimentaire grâce à la

GMAO

Prévention des

risques

70 Un point sur l’Atex et les bonnes

pratiques à mettre en place

73 Chaufferies : dangers gaz !

75 La prévention Atex passe avant

tout par une bonne analyse des

risques

76 Focus sur quelques technologies

appliquées à l’Atex

Actualités

79 Agenda

80 Index

80 Liste des entreprises citées et

des annonceurs

PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I3


TECHNOLOGIES

Dossier : Quelle maintenance

pour le futur ? p.16 à 45

(©I-Care

Alors que le plus vaste salon industriel français – Global

Industrie – ouvre ses portes à Paris-Nord Villepinte, la

rédaction du magazine Production Maintenance a choisi de

revenir sur l’impact de l’Industrie du futur sur les métiers

de la maintenance. Car si les nouvelles technologies

issues d’Internet et des objets connectés (IoT) améliorent

considérablement certaines tâches, elles restent encore

souvent trop éloignées des problèmes du terrain.

MAINTENANCE EN PRODUCTION

Spécial CFIA : optimiser la

maintenance pour améliorer

la qualité p.46 à 57

Photo : iStock

À l’heure où un nouveau scandale vient entacher l’image de

la filière agroalimentaire, le salon leader dans le domaine, le

CFIA de Rennes, aura pour priorité de montrer une nouvelle

fois que les niveaux de traçabilité et de qualité, de l’extraction

de la matière première à la livraison du produit transformé,

n’ont jamais été aussi élevés.

MANAGEMENT

Dossier GMAO : la preuve par

le retour d’expérience p.58 à 69

©Mobility Work

On parle d’industrie du futur et d’objets connectés, mais

il est une technologie qui existe depuis déjà plus d’une

trentaine d’années et qui n’a cessé d’évoluer pour devenir

une composante naturelle et à part entière de l’industrie 4.0.

La GMAO poursuit ses développements et prend de nouvelles

formes : gestion multisite, outils de mobilité, intégration avec

les systèmes de l’entreprise… Plusieurs industriels nous font

part dans ce dossier spécial de leur expérience.

PRÉVENTION DES RISQUES

Le point sur l’Atex et les

bonnes pratiques à mettre en

place p.70 à 77

©Schmersal

Les atmosphères explosibles et autres environnements

hautement à risque sont au cœur des débats lorsqu’un

drame humain surgit. Dans ce focus consacré aux zones

Atex, la rédaction vient rappeler quelles normes encadrent ce

domaine et quelles bonnes pratiques les industriels doivent

mettre en œuvre afin de limiter au maximum les risques.

PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I5


ACTUALITÉS

EN BREF

Corim Solutions maintient

sa croissance en 2017

L’éditeur de GMAO a confirmé

l’an dernier sa croissance,

notamment avec la signature

de deux nouveaux clients dans

le pilotage de leur maintenance

: Gazechim, spécialisé dans le

conditionnement et la distribution

de gaz, fluides frigorigènes

et de matériaux composites, et

Dauphinoise Thomson, un équipementier

automobile spécialisé

dans les thermostats. Les

deux entreprises industrielles

rejoignent les 18 000 utilisateurs

Corim Progress.

ÉVÉNEMENT

Global Industrie ouvre en grand

les portes de l’industrie du futur

Nouveau contrat de services

pour Safran Nacelles auprès

de Kuwait Airways

Safran Nacelles a été sélectionné

par Kuwait Airways

afin d’assurer les services de

maintenance non planifiée

et de gestion des actifs pour

les inverseurs de poussée de

la flotte d’Airbus A330 de la

compagnie aérienne, propulsés

par des moteurs Rolls-Royce

Trent 700. Ce contrat sera mis

en œuvre par le réseau mondial

de Safran Nacelles dédié à la

maintenance, à la réparation et

à l’entretien.

Viega obtient l’homologation

du CSTB pour son système

Smartpress

Viega vient d’obtenir l’avis

technique du CSTB pour son

système de tuyauterie multicouche

Smartpress destiné aux

installations de chauffage et

d’eau sanitaire. Les raccords à

sertir de cette gamme, en inox

ou en bronze, sont dépourvus

de joints toriques d’étanchéité,

ce qui dispense des tâches

fastidieuses de calibrage et

d’ébavurage du tube.

On y est ! Après de multiples

mises au point et quelques

rebondissements, le salon

Global Industrie va ouvrir ses

portes le 27 mars prochain, et ce jusqu’au

30 mars. En réunissant les salons Smart

Industries (dont ce sera la troisième

édition), Midest et Tolexpo autour d’Industrie

Paris, véritable moteur de l’événement,

Global Industrie ne cache pas

ses ambitions : devenir un grand rendezvous

européen de l’industrie. Surfant sur

la reprise économique à la fois en France

et en Europe (notamment), mais aussi sur

les effets d’une France devenue un peu plus

attractive, le salon entend bien réunir en

un même lieu (sur près de 100 000 m2 tout

de même et à travers cinq halls sur lesquels

exposeront 2 500 exposants), les acteurs

de la production, de la sous-traitance, de

la tôlerie et de la maintenance industrielle,

le tout sous une même ambition : ouvrir

en grand les portes de l’industrie du futur !

AVEC L’AFIM, LA MAINTENANCE

S’INSTALLE AU CŒUR DE GLOBAL

INDUSTRIE

Partenaire historique du salon Maintenance

Expo, l’Afim, association professionnelle

de la maintenance, a choisi de

s’engager aux côtés des organisateurs du

salon Global Industrie. À cette occasion,

l’association contribuera à valoriser l’expertise

maintenance et promouvoir les

métiers et la filière de formation de la

Maintenance à travers notamment de

multiples initiatives. Tout d’abord, le

village de la Maintenance ; cet espace

regroupera, autour de l’Afim, une sélection

d’exposants offreurs de solutions informatiques

et notamment de GMAO, des

fabricants de produits et matériels pour

la maintenance, des sociétés de conseil et

missions d’expertise, etc. Deuxième initiative,

l’organisation d’un Forum international

de la Maintenance, en accès libre

et gratuit, et dont le programme (détaillé

en page 16) entend proposer à l’ensemble

des visiteurs du salon d’assister à des interventions

d’experts autour de thématiques

qui impactent ou transforment la maintenance.

Enfin, une animation dédiée à

la formation et à l’évolution des métiers

techniques se déroulera sur l’espace Global

Campus sur du salon. L’Afim y présentera

les filières de formation ainsi que la 11e

édition du Trophée Frontinus, un projet

« école-industrie » destiné à faire découvrir

aux collégiens les métiers et les formations

en maintenance.

Olivier Guillon

EN SAVOIR PLUS > global-industrie.com

6 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


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ACTUALITÉS

EN BREF

L’Académie NSK accueille

le module de formation

LAS-Set

Un nouveau module de formation

AIP+ a été ajouté sur le site

de NSK Academy : l’outil LAS-

Set d’alignement laser pour

arbres. Tous les cours techniques

spécifiquement développés

décrivent le meilleur moyen

d’utiliser la gamme innovante

d’outils de maintenance et de

service qui font partie intégrante

du Programme de valeur

ajoutée AIP+. Chaque cours

technique explique la marche à

suivre pour réaliser et préserver

le fonctionnement rentable

des machines.

Fluke lance de nouvelles

caméras infrarouges

Les solutions Ti450 et Ti480

PRO de Fluke permettent de

capter et d´afficher de plus

petits écarts de température

pour une visualisation et un

diagnostic plus faciles des

problèmes. Ces améliorations

qui permettent aux techniciens,

aux ingénieurs et aux électriciens

d´identifier rapidement

la cause première des problèmes.

Norelem élargit fortement

sa gamme de produits

Avec un nouvel élargissement

de gamme de près de 3 500

nouveaux éléments de liaison

et pièces DIN, Norelem veille

à ce que l’élément normalisé

adapté soit disponible

pour chaque application dans

la construction. Sa gamme

complète compte ainsi désormais

près de 38 000 articles

toujours prêts à être expédiés.

Parmi ces nouveaux produits

se trouvent notamment des

graisseurs et des bouchons

filetés standard.

ÉVÉNEMENT

Le Sepem Industries pose ses

valises à Grenoble

Pour cette première édition, qui

se déroulera du 27 au 29 mars

prochain à Grenoble – Parc

Alexpo, les organisateurs ne font

pas les choses à moitié : avec près de 700

exposants spécialisés dans la production

et la maintenance industrielle, Grenoble

s’inscrit d’ores et déjà comme l’une des

plus importantes éditions des Sepem. Et

pour cause, Rhône-Alpes-Auvergne figure

comme la première région industrielle

de France. Pas moins de huit navettes

gratuites rejoindront le salon à partir des

principaux bassins industriels environnement,

allant de St-Étienne et Valence à

Cluses et la Vallée d’Oyonnax sans oublier

naturellement Lyon St-Priest.

SUCCÈS DES CONFÉRENCES

MAINTENANCE ET SÉCURITÉ SUR

L’ÉDITION ROUENNAISE

Pour la première fois, le salon accueillait

deux cycles de conférences, l’un portant

RENDEZ-VOUS

La filiale d’AFI KLM E&M est

heureuse d’annoncer la signature

d’un accord avec Finnair

pour des prestations de maintenance

en ligne. Paris, Amstelveen,

Norwich, 09 janvier 2018 – Comptant

parmi les leader européens sur le marché

des jets régionaux et avions monocouloir,

et disposant d’une expertise internationalement

reconnue sur les familles

Boeing 737, Embraer 170/190, BAe146/

Avro RJ, Fokker 70/100 et Airbus A320,

KLM UK Engineering est heureux de

confirmer son contrat avec Finnair. KLM

UK Engineering soutiendra les flottes

Embraer E190 et Airbus A320 de Finnair

Salle comble pour les conférences sur la

maintenance

(organisé par le CNPP) sur la sécurité,

l’autre sur la maintenance industrielle. Le

succès du salon s’est fortement ressenti sur

les conférences qui ont rivalisé d’auditoires

aussi nombreux qu’intéressés, aux questions

souvent très techniques et non moins

dépourvues d’intérêt quant à de potentiels

collaborations à venir.

Olivier Guillon

EN SAVOIR PLUS >

grenoble.sepem-industries.com

KLM UK Engineering et Finnair signent

un contrat de maintenance en ligne

avec des services de maintenance en ligne

à Edimbourg à partir du début de l’année

2018. Ian Bartholomew, Directeur

Business Development & Sales : « KLM

UK Engineering Limited soutiendra les

avions Embraer et A320 de Finnair depuis

notre station de maintenance en ligne

établie à Edimbourg. Basés à Edimbourg

depuis plus de 20 ans, nous sommes ravis

que Finnair fasse partie de notre clientèle

grandissante, et nous attendons avec

impatience de développer nos relations de

travail ». •

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8 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


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administratives (deux heures par jour) et peut se consacrer aux

projets d’amélioration de la productivité.


ACTUALITÉS

MARCHÉ

Observatoire Réseau maintenance :

tendances économiques du marché de la

maintenance industrielle

L’équipe de l’Observatoire Réseau

maintenance, spécialisée dans le

marché de la maintenance industrielle

depuis 1988, réalise chaque année

une enquête de conjoncture auprès

des donneurs d’ordres industriels

afin d’avoir une vision précise

de l’évolution des dépenses de

maintenance et des budgets de

sous-traitance qui en résultent. Le

résultat de ces travaux est mis en

perspective avec les prévisions macroéconomiques

et sectorielles réalisées

par Pair-Conseil et Valouy Conseil.

Le contexte mondial est très bien orienté grâce aux politiques

monétaires très expansionniste. Le rebond des prix du pétrole

permet aux pays producteurs de conforter leurs sorties de

récessions. Le rythme de croissance d’une économie Chinoise

en transition reste ferme bien que moins dynamique que dans les années

2000. Enfin la croissance nord-américaine est solide, d’autant plus que

Donald Trump souhaite mettre en place des baisses d’impôt massives

qui vont stimuler une économie déjà

proche du plein emploi.

Une reprise européenne qui

s’affermit, dans un contexte

mondial plus porteur

Dans ce contexte, l’économie européenne

est dans une très bonne dynamique

conjoncturelle et sa reprise se consolide. Initiée par une reprise

de la consommation des ménages, la reprise de l’activité a été confortée

en 2017 par l’accélération du commerce mondial et intra-eu-

Évolution des taux d’utilisation des capacités de production suivant les activités de l’industrie manufacturière

10 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


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ACTUALITÉS

ropéen. Le redressement des carnets de

commandes, couplé à des conditions de

financement très favorables, a permis le

décollage tant attendu de l’investissement

des entreprises. L’amélioration du marché

du travail est générale en zone euro. L’accélération

de la croissance de l’activité

(vers des rythmes inconnus depuis 2007

!) et donc des rentrées fiscales permet aux

niveaux de dettes publiques exprimées

en % du PIB de légèrement baisser, à très

hauts niveaux toutefois (87,4% du PIB).

Trois nuages sont toutefois à surveiller :

les modalités du Brexit, la diffusion de la

hausse des taux d’intérêt mondiaux initiée

aux USA et l’appréciation du taux de change

de l’euro. Il est probable que la sortie de la

politique monétaire exceptionnelle de la

Banque centrale européenne (BCE) se fera

prudemment et à pas comptés.

L’économie française verrait sa reprise se

conforter, dans un contexte européen enfin

dynamique. Le chômage reculerait et l’inflation

sous-jacente (hors énergie entre

autres) se redresserait modestement. L’impulsion

de politique budgétaire serait légèrement

négative en 2018. L’investissement

des entreprises confirmerait sa reprise en

cours avec des taux d’utilisation des capacités

installées en hausse, tandis que l’investissement

immobilier est dans une phase

porteuse après des années de crise. Reste

les difficultés de compétitivité de l’économie

française, qui se traduisent par un déficit

du commerce extérieur important qui

se creuse à nouveau. De plus le marché du

travail se tends (malgré un taux de chômage

toujours élevé bien qu’en reflux) avec des

difficultés de recrutement notamment dans

l’industrie. Au final si l’économie française

devrait confirmer sa reprise cyclique en

cours sur des rythmes proches de 2,0% elle

ne devrait plus accélérer en 2018.

Depuis 2016, la production

industrielle a continué à

progresser à un rythme

modéré, ses perspectives ont

été mieux orientées pour 2017

et restent favorables en 2018.

En 2016 la production industrielle en

volume a marqué une croissance modérée

à +0,4% comparé à l’année précédente. La

croissance a été dynamique dans le secteur

de la construction de matériels de transports

(construction navale : +6,1%, automobile

: +4,6%, construction aéronautique

: +3,7%) et dans une moindre mesure dans

le secteur de l’ameublement (+3%), les

secteurs de la chimie (+2,4%), les industries

mécaniques (+1,6%).

En revanche, la production industrielle

s’est inscrite en repli dans les secteurs

des métaux (-3,1%), le raffinage (-2,5%),

les industries pharmaceutiques (-2,8%),

l’industrie du papier (-3,8%) et dans

l’agroalimentaire (-1,3%). Ce dernier

ayant pâti de fortes tensions sur les prix

de production.

En 2017, les taux d’utilisation des capacités

de production ont continué à se

redresser dans la plupart des activités

industrielles laissant augurer d’une

croissance de la production en volume

de l’ordre de +1% avec des perspectives

encore plus favorables pour 2018 avec

une prévision de croissance de production

industrielle de l’ordre de +1,9% pour

cette période.

Source : Observatoire Réseau Maintenance 2017 – Prévisions de production réalisées par Pair-Conseil

– Prévisions maintenance enquête Afim – Valouy Conseil

Evolution des valeurs et des grands ratios de la maintenance sur longue période

Les dépenses totales de

maintenance repartent

à la hausse après quatre

années marquées par

la rationalisation,

elles accompagnent

l’intensification de la

production industrielle.

12 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


ACTUALITÉS

De plus en plus de projets de

recrutement dans l’activité

maintenance, mais des

difficultés croissantes

pour recruter des profils de

techniciens.

Les dépenses totales de maintenance dans

l’industrie ont progressé de +1,3% en 2016

à 21,9 milliards d’euros. La tendance de

fond reste similaire aux années précédentes,

les secteurs de l’énergie (nucléaire

et renouvelable uniquement) ont une

contribution fortement positive à la croissance

d’ensemble car ils représentent plus

de 20% de la masse des dépenses totales

et progressent à un rythme annuel supérieur

à 3% par an.

Mais pour la première fois depuis quatre

ans, le rythme des dépenses totales de

maintenance s’accélère également dans

la plupart des activités manufacturières

et ces variations reflètent assez bien les

niveaux d’activités des différents secteurs.

Ainsi les dépenses totales de maintenance

connaissent une croissance dynamique

dans le secteur de l’électronique (+5,7),

la construction de matériels de transports

(+3,5%), les matériaux (+3,0%) et

les industries mécaniques (+2,7%).

Il est toutefois important de noter que

malgré cette conjoncture, la structure des

dépenses de maintenance en France s’est

transformé depuis 2006 comme le montre

le graphique ci-après.

Alors que les dépenses totales de maintenance

restent relativement stables

sur longue période, le poids de l’industrie

lourde est passé de 25,5% en 2006 à

21,7% estimés pour 2018 tandis que celui

de l’industrie manufacturière passait de

63,4% à 56,8%, l’ensemble représentant

une contraction des dépenses de l’ordre 2

milliards d’euros.

Cette baisse est à mettre en relation

avec deux facteurs :

- Une érosion des capacités de

production dans l’industrie lourde

nationale (fermetures de raffineries,

de papeteries, de sites divers notamment

dans l’industrie des métaux) qui

sont définitivement perdues pour l’activité

maintenance.

- Phénomène général de rationalisation

des coûts fixes qui s’est opéré

sur toute la période pour faire face à

une longue période de sortie de crise

marquée des incertitudes sur les perspectives

à venir.

Ce montant de dépenses a été

compensé par une activité qui s’est

intensifiée dans les secteurs de l’énergie

avec au premier rang, l’industrie

nucléaire qui démarré en 2011 son

programme de grand carénage des

centrales nucléaires pour prolonger

leurs durées de vie.

L’intensité de ce programme industriel

tant par sa durée que les moyens financiers

qu’il nécessite de mettre en œuvre

restera un soutien important à l’activité

maintenance en France notamment

chez tous les sous-traitants de ce

métier.

La poursuite du grand carénage conjuguée

à une meilleure orientation de la

production industrielle manufacturière

permettra à l’activité maintenance de

rester dynamique au moins pour les

deux prochaines années.

La période actuelle marque également

un point de retournement pour l’emploi

en maintenance. L’intérim a été le

moteur le plus dynamique avec une croissance

autour de 10% par rapport l’année

précédente. Mais c’est surtout les intentions

d’embauches en maintenance qui

marquent la rupture avec la période

• L’Observatoire Réseau

Maintenance de l’Afim est

réalisé en partenariat

avec Valouy Conseil et

Pair-Conseil. Il fédère des

décideurs industriels autour

de la veille économique sur

l’industrie et les marchés

de la maintenance afin de

favoriser le débat et l’échange

entre professionnels acteurs

de ces marchés.

• Valouy Conseil est une société

d’études indépendante

spécialisée dans les

approches économiques des

secteurs industriels et des

services à l’environnement.

http://www.valouy.com

• Pair-Conseil est une société

d’études indépendante,

sa vocation est d’aider les

décideurs à comprendre et

anticiper l’évolution de leur

environnement. http://www.

pair-conseil.fr

• L’Afim (Association

Française des Ingénieurs

et responsables de

maintenance) est une

association loi 1901 qui fédère

1 600 adhérents appartenant

à 1 100 entreprises

industrielles. Elle a pour

vocation la promotion et

l’évolution des métiers liés

à la maintenance, fonction

essentielle de la performance

des entreprises. http://www.

afim.asso.fr

14 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


ACTUALITÉS

précédente, elles bondissent de +13,7%

pour dépasser la barre des 9000 projets de

recrutement, du jamais vu depuis la crise.

Toutes les catégories d’emplois maintenance

sont concernées par cette tendance,

mais ce sont surtout les profils de techniciens

et d’ouvriers spécialisés en mécanique

qui seront plébiscités par les

recruteurs.

Cette situation va confronter les entreprises

à une complexification des recrutements

de techniciens car le marché de

l’emploi de cette catégorie est particulièrement

tendu.

Le graphique ci-dessous, issu des données

de pôle emploi » représente l’évolution du

flux d’offres et de demandes d’emploi pour

les grandes catégories d’emploi en maintenance.

Cette mesure du marché de l’emploi

montre que depuis septembre 2015, les

tensions pour le recrutement de techniciens

de maintenance ne cessent de s’amplifier,

un point haut ayant été atteint en

juin 2017. Les offres d’emplois pour cette

catégorie restent supérieures à la demande.

Pour les profils d’ouvriers spécialisés en

maintenance, la demande d’emploi reste

supérieure à l’offre, mais la période actuellement

montre également un point de

retournement, le flux d’offres d’emplois se

faisant supérieur ce qui tend à stabiliser

le nombre de demandeurs d’emplois dans

cette catégorie.

Source : Valouy Conseil

Jean-Jacques Enrich

Valouy Conseil

Contact : jjenrich@valouy.com

PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I15


TECHNOLOGIES

La maintenance

à l’heure de l’industrie 4.0

À l’occasion du salon

Global Industrie, et tout

particulièrement de Smart

Industries, qui accueillera

notamment le Ville

Maintenance et le Forum

de la maintenance organisé

par l’Afim, la rédaction de

Production Maintenance

a décidé de réaliser un

dossier spécial consacré à

la place de la maintenance

dans l’industrie du futur. Au

programme, des avis d’expert,

des interviews et des cas

pratiques issus de nombreux

retours d’expérience.

©Siemens

Du 27 au 30 mars prochain, le parc des expositions

de Paris-Nord Villepinte accueillera le plus grand

salon français généraliste sous l’appellation Global

Industrie. Organisé par GL Events, cet événement

rassemblera plus de 2 700 exposants sur cinq halls (100 000 m2)

et prévoit d’accueillir près de 50 000 visiteurs. Il réunira les salons

Industrie Paris (production industrielle), Midest (sous-traitance),

Tolexpo et Smart Industries ; à l’occasion de ce dernier, le magazine

Production Maintenance – qui sera physiquement représenté

à travers un stand – a tenu a revenir sur les technologies d’IoT

et d’Internet industriel qui font qu’aujourd’hui, la maintenance

plonge, à l’image de la production, dans l’ère « 4.0 ».

Un dossier qui tombe à point nommé d’autant plus que le salon

Smart Industries accueillera, outre les acteurs du Club M.E.S. et de

Connect+Event (spécialisés notamment dans la RFID), le Village

Maintenance ; situé dans le hall 3 sur le salon, il regroupera les

professionnels du secteur afin de proposer tous les savoir-faire

en maintenance : des nouvelles technologies aux sujets transverses.

De plus, le Forum de la Maintenance portera sur l’activité

Maintenance en France (données économiques et juridiques), la

Sécurité (méthodes et solutions pour améliorer la sécurité des

acteurs de la maintenance), la Place et les enjeux de la mainte-

nance dans l’industrie du futur, l’Impact des technologies innovantes

sur la maintenance ainsi qu’un Zoom sur la tribologie

sans oublier l’International avec des retours d’expériences sur

les bonnes pratiques maintenance.

AU SOMMAIRE DE CE DOSSIER

22 La maintenance 4.0 – voire 5.0 – et ses

incidences

30 Le M.E.S., une clef de réussite – aussi –

pour la maintenance

34 Hutchinson fiabilise ses processus de

production avec le M.E.S.

38 La cybersécurité, condition sine qua non

pour réussir sa démarche 4.0

40 La télémaintenance, un élément devenu

incontournable

44 Des réponses aux besoins de l’industrie 4.0

16 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


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DU FUTUR

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PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I17


TECHNOLOGIES

PRENDRE LA MESURE DU « CHANTIER 4.0 »

L’Industrie du Futur, initiative chère au Président de la République,

nous promet monts et merveilles. Il faut avouer que

la maturité de l’Internet industriel et des objets (IoT), associée

à des développements logiciels de plus en plus poussés,

performants et simples d’utilisation, bénéficient aujourd’hui

d’un engouement sans précédent. La part des start-up portées

par le label French Tech (voir notre enquête réalisée dans le

précédent numéro de Production Maintenance59, paru

en novembre dernier), est loin d’être négligeable même si

elle ne résout pas tout en raison bien souvent du manque

d’expérience sur le terrain parfois épineux de la maintenance

industrielle et de ses multiples contraintes et spécificités

d’une entreprise à l’autre, d’une filière à une autre…

Lors de la première édition des conférences de la Maintenance

organisées à l’occasion du Sepem Industries de Rouen,

du 30 janvier au 1 er février dernier, Matthieu Jolens, fondateur

de la société de conseil J.I.C., et ancien leader Maintenance

chez Danone, préconise avant tout de bien consolider

le socle de l’entreprise. « On parle d’industrie du futur et pas

assez de l’industrie du présent ; or, pour que ça fonctionne,

il faut maîtriser l’ensemble du système et respecter toutes

les étapes », avertit Matthieu Jolens. Et l’un des leviers de

productivité, c’est précisément la gestion des stocks à travers

la mise en place d’une organisation fonctionnelle de la maintenance

en optimisant l’achat de biens et de services. Ne pas

se précipiter, y aller pas à pas, telles sont les nombreuses

recommandations à suivre pour entamer une démarche 4.0.

APPRÉHENDER LE BIG DATA

Le patron de Google, Eric Schmidt, a déclaré en 2010, qu’«

en deux jours, l’humanité générait un volume d’informations

équivalent à celui créé entre la naissance de la civilisation et

le nouveau millénaire ». Cette phrase a été relevée par Luc

Matthieu Jolens, lors des conférences de la Maintenance

du Sepem Industries, le 1er février dernier à Rouen

Rio. Et le directeur Analytics au sein de la société Avanade

France d’ajouter qu’en 2017, « nous recevons quotidiennement

cinq fois plus d’informations qu’en 1986. Enfin, selon

Wikibon, en 2020 la génération de données sera 44 fois plus

grande qu’elle n’a été en 2009 ». Vu comme ça, les chiffres

donnent le vertige, d’autant qu’ils traduisent la nécessité

de recourir au Big Data afin de stocker et gérer autant que

faire se peut cette massification de données, d’autant que

s’ouvrent aujourd’hui en grand les portes de l’intelligence

artificielle (AI).

Or « la question du Big Data reste encore difficile à appréhender

[dans la mesure où] il s’applique à toute la chaîne

de valeur de l’exploitation des données : de la collecte à la

sécurité, en passant par l’analyse et la stratégie globale de

l’entreprise, affirme Luc Rio. Le big data est avant tout une

prise de conscience du potentiel non exploré des masses de

données disponibles ». Le développement de la datascience,

du « machine learning » et, en parallèle, des outils analytiques

avancés et prédictifs s’imposent comme étant un

levier à la fois inédit et stratégique. Objectif : exploiter

tout type de données pour mettre en place de nouveaux

modèles d’interprétation et de prévision. C’est le cas tout

particulièrement de la maintenance prévisionnelle, qui

consiste à analyser les signaux de la chaîne de production

pour anticiper des défaillances et changer les pièces avant

que la panne ne se produise.

18 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


TECHNOLOGIES

DÉPANNER SANS VOYAGER

Boitier d’Accès Machine RAS

©SKF

MAIS COMMENT TRAITER TOUTES CES DONNÉES ?

Les données sont multiples et variées. Chez Rockwell Automation,

concernant les moteurs, on en distingue pas moins

de cinq types qui permettent aux opérateurs de prendre

de meilleures décisions concernant l’exploitation d’une

machine ou le contrôle d’un process, en leur donnant la

La solution

Vu sur le Sepem Rouen

La société d’ingénierie Detim, spécialisée dans la conception

et l’intégration de solutions sur des machines spéciales,

vient de lancer une offre de services appelée Detim In Use.

Le nouveau produit de cette jeune entreprise normande

prévient l’opérateur lorsqu’apparaît le moindre souci et lui

permet de réduire la voilure avant d’avertir la maintenance.

« Actuellement, les entreprises sont équipées de solutions

de «remote access », leur permettant de se connecter à

l’équipement et d’intervenir, mais sans pour autant avoir

connaissance de ce qui s’est réellement produit, explique

Denis Rihal, président de Detim. Avec notre solution, un

rapport de diagnostic est édité, aidant ainsi à la fois la

production que la maintenance ». Officiellement lancé sur

le marché à l’occasion de l’édition rouennaise du Sepem

Industries qui s’est déroulée l’hiver dernier, Detim In Use est

déjà en test chez un industriel de l’agroalimentaire ; celle-ci

lui aurait d’ailleurs fait déjà économiser près de 150 000

euros sur une seule installation. « Nous espérons connecter

une cinquantaine de machines d’ici à 2019 ».

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PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I19


TECHNOLOGIES

© Icare

possibilité de réagir de façon proactive face aux problèmes

potentiels et de résoudre plus efficacement les problèmes à

l’origine d’un événement imprévu. Le premier type concerne

les données dites temps réel ; « elles proviennent instantanément

d’un moteur et sont utilisées par un opérateur de

machine ou de process pour vérifier que la machine ou le

process fonctionne corr ectement, souligne Gilles Pacaud,

directeur général de Rockwell Automation France. Ces

données sont lues rapidement, à 20-1 000 ms, dans l’automate

et affichées sur un terminal d’interface homme-machine

(IHM) et/ou un système d’acquisition et de contrôle

des données (Scada) ».

Si la plupart des utilisateurs souhaitent afficher sur leur

écran le courant efficace de chaque moteur, il existe toutefois

deux paramètres temps réel qui fournissent à l’opérateur

des informations bien plus utiles - il s’agit du pourcentage

d’utilisation de la capacité thermique (%TCU) et du

pourcentage du courant pleine charge (%FLA). Le premier

indique le niveau thermique du moteur ; l’équipement de

commande du moteur se déclenche en cas de surcharge

thermique, lorsque cette valeur est égale à 100 %. Une alerte

peut être affichée sur l’IHM lorsque le %TCU est supérieur

à 90 % pour avertir l’opérateur que le moteur commence à

chauffer. Le second – %FLA – indique la part du courant

consommé par le moteur par rapport à son intensité nominale.

Dans l’idéal, cette valeur ne doit pas dépasser 100%.

Si c’est le cas, une alerte peut être affichée sur l’IHM pour

faire savoir à l’opérateur que le moteur consomme plus de

courant qu’il ne devrait.

Le dirigeant français distingue d’autres types de données,

comme les données projetées, celles devant être affichées

à la demande sur l’IHM. Le temps avant déclenchement

et le temps avant réinitialisation sont deux paramètres

courants. Autre type, les données opérationnelles ; il s’agit

d’informations destinées au personnel de maintenance,

lesquelles doivent également apparaître à la demande sur

l’IHM. « Les paramètres tels que le nombre d’heures de fonctionnement

et le nombre de démarrages peuvent jouer le rôle

de voyant de ‘’vidange d’huile moteur‘’ sur un véhicule. Lorsqu’un

nombre déterminé d’heures de fonctionnement ou de

démarrages est dépassé, une information peut apparaître à

l’écran pour prévenir l’équipe de maintenance de procéder à

l’entretien courant ».

Enfin, viennent les données historiques : « ces informations

devraient être recueillies toutes les 15 à 60 minutes dans une

base de données d’historique, et visualisées via un graphique

20 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


TECHNOLOGIES

de tendances, précise Gilles Pacaud.

Le courant de défaut à la terre,

la tension et le courant efficaces

doivent être examinés toutes les

semaines pour voir si ces paramètres

de régime permanent ont subi des

modifications d’ampleur significative.

Ces informations permettent

d’anticiper d’éventuels problèmes

de moteur à venir ». Quant aux

données énergétiques, ces informations

devraient être recueillies

toutes les 15 minutes dans une base

de données d’historique, et consultées

via des graphiques à barres et

des graphiques de tendances. Elles

devraient être examinées tous les

mois pour déterminer les moments

et les raisons des pics de demande

et identifier les possibilités d’économies

d’énergie pendant les périodes

hors production.

Olivier Guillon

Cotral, la start-up du moment

Cotral Communication, start-up du Laboratoire Cotral (numéro un mondial de la

conception et de la fabrication de protections auditives sur-mesure), présent sur

l’Eureka Park du CES 2018 avec la région Normandie, a fait sensation à Las Vegas en

présentant Bionear, son concept de protection auditive du futur. Ce dispositif intraauriculaire

connecté et sur mesure permet de communiquer en milieu bruyant,

de piloter des objets connectés à la voix, tout en protégeant efficacement contre

les nuisances sonores et les dangers qu’elles représentent. Ne plus choisir entre

protection et communication, une approche qui a su convaincre dans les allées du CES.

En effet, Bionear permet à l’opérateur de rester concentré tout en étant alerté en cas de

danger ou de besoin d’assistance, mais aussi de collecter des données qui alimenteront

le Big Data de l’entreprise, afin d’assister par la suite, et de façon plus efficace, chaque

opérateur dans ses actions complexes.

Parmi les technologie les plus remarquées, la captation de la voix à l’intérieur du

conduit auditif, et donc à l’abri du bruit. Cette technologie sera intégrée dans un

produit commercialisé dès 2019. Ce dernier, connecté à un smartphone, un téléphone

DECT ou un talkie-walkie sera donc le premier à permettre une communication à

distance audible et compréhensible en milieu bruyant. Par ailleurs, le système intègre

également une protection adaptative : un micro à l’extérieur de la protection analyse en

permanence le son environnant. Le système Bionear restitue alors le son dans l’oreille

du porteur et l’attenue à partir d’un niveau sonore prédéfini et permet même de bloquer

totalement le son entrant en cas de pic sonore élevé. Bionear promet également

d’embarquer des capteurs divers : cellule inertielle, puce GPS, capteurs physiologiques.

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PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I21


TECHNOLOGIES

ANALYSE

La maintenance 4.0 – voire 5.0 – et ses

incidences

Fondateur de la société

S.Consultants, Jean-Paul

Souris revient sur la notion

de « Maintenance 4.0 », voire

« 5.0 ». Il dépiaute, analyse

et redéfinit des termes

trop souvent galvaudés et

pourtant si riches de sens,

pour en fournir une synthèse

et nous livrer de précieuses

recommandations.

Jean-Paul Souris

Les mots clés de la maintenance 4.0 sont les capteurs, les moniteurs, le

Big data, l’Analyse des corrélations, l’entropie, l’IA (intelligence artificielle),

les marqueurs de défaillances, les signatures, l’apprentissage,

la bidirectionnalité… Ouf !! et tout ça pour transformer la maintenance

préventive traditionnelle en maintenance proactive 1 .

Mais on oublie que la maintenance ne se résume pas à exploiter des datas pour

faire son travail, car les capteurs ne surveillent que des évolutions de paramètres

physiques. Mais les capteurs ne gèrent pas les événements brutaux, non

prévus, ce qu’on appelle les « pannes » non liées à des phénomènes physiques

pouvant être surveillés et expliqués très souvent par des antécédents que

les capteurs ne peuvent pas connaitre… Seule l’intelligence naturelle, via le

raisonnement rationnel des techniciens, est capable de trouver les causes de

pannes, d’identifier les causes premières, qui sont généralement toutes des

erreurs humaines… Un rappel, pour fiabiliser les équipements, il faut agir

sur les causes premières et non les causes de pannes.

POURQUOI LA MAINTENANCE 4.0 ?

Selon mon principe récurrent, déduit d’une longue expérience en maintenance,

que « moins on touche aux machines et mieux on se porte », il faut

donc réduire les actions de Correctif et de Préventif en fréquences et en durées.

On réduit le correctif en :

1. Intégrant des aides au diagnostic lors de la conception des équipements

avec des logiciels d’IA et les réseaux « bayésiens » 2

2. Formant les Techniciens de Maintenance au Dépannage Rationnel (Maxdiag

3 )

3. Invitant les Opérateurs de production à participer au premier niveau du

processus de diagnostic avec (Maxopera 4 )

On réduit le préventif en :

1. Faisant évoluer le Préventif Prévisionnel vers le proactif. Ce qui change

profondément, c’est l’automatisation de la détection

2. Formant les ingénieurs méthodes à l’Analyse et à la Fiabilisation, en exploitant

les résultats de l’instrumentation des équipements (Maxfiab 5 )

Expert Maintenance et instructeur

Maxer et Master Black Belt Lean

6 Sigma, Jean-Paul Souris est le

fondateur de la société S.Consultants

1 À ne pas confondre avec le prédictif inventé par les fournisseurs de solutions

d’analyses de vibration

2 Proposé par la société Bayesia (www.bayesia.com)

3 Méthode de la formation Maxer sur le raisonnement

4 Module de la formation Maxer pour les opérateurs

5 Module de la formation Maxer sur l’analyse et la fiabilisation

22 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


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PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I23


TECHNOLOGIES

POURQUOI MAINTENANT ?

On a parlé il y a quelques années de l’industrie 4.0 qui est

née de l’automatisation, la robotisation, la cobotique 6 , en

conséquence de quoi la maintenance doit s’adapter car les

évolutions de la technologie des capteurs et l’intelligence artificielle

le permettent.

Aujourd’hui, on instrumentalise les équipements pour surveiller

les évolutions de phénomènes physiques, en plus des

capteurs qui sont là pour les faire seulement fonctionner.

Que s’est-il passé depuis le début des années 70 dans le domaine

de la maintenance ?

• L’apparition des premières GMAO, des vraies !

• La disponibilité des premiers appareils de CND 7 de plus

en plus petits, performants, mais encore considérés par

certains comme des moyens sur étagère qu’on utilise de

temps de temps

• L’utilisation des méthodes d’organisation venant du Japon,

comme la TPM, dont on ne retient parfois que le

premier niveau de maintenance et les 5S, et que l’on retrouve

également dans les outils du Lean

• L’apparition de solutions informatiques reposant sur des

bases de données relationnelles pour faire des analyses

fonctionnelles, des Amdec Moyens 8 , de la comptabilisation

du REX (retour d’expérience 9 )

Et maintenant tout dialogue avec tout !! (IoT 10 ), on en a

l’exemple avec nos objets du quotidien, montres, domotique,

automobile, etc. On pourrait avoir plusieurs regrets, liés aux

manques d’idées, de curiosité, de recherche d’innovation des

responsables de maintenance :

--

Au stade de la conception, on utilise peu les Amdec

Moyens, et quand c’est le cas, avec de outils bureautiques

du type Excel, ce qui bien sûr il ne faut pas faire...

--

Peu connaissent les solutions d’aide au diagnostic en

phase de conception (les constructeurs non plus d’ailleurs…)

--

On utilise « bêtement » les outils en provenance de la

qualité comme Ishikawa, les 5P, les A3, QRQC, qui ne

sont pas adaptés à résoudre des problèmes complexes de

maintenance, alors qu’il existe une méthode française

beaucoup plus efficace !

--

On ne peut que regretter que le Lean 6 Sigma, ait été

ignoré royalement par la maintenance qui n’a pas compris

que la variabilité existe partout, et en particulier

dans ses propres processus… Et quand on parle de

moyennes, de ratios (MTBF, MTBF), cela ne représente

rien sans qu’on les accompagne de leurs écarts types, ce

qui est rarement le cas. Combien y a-t-il de Green ou de

Black Belts en Maintenance ?

MÉTHODES ET OUTILS DE LA MAINTENANCE 4.0

Les solutions Méthodologiques et Outils suivants sont utiles

pour réussir une mise en œuvre d’une politique de Maintenance

4.0, mais pas forcément tous indispensables. Ils se

positionnent dans les étapes du cycle de vie d’un bien d’équipement

:

• En premier on va réaliser des Amdec moyens pour rechercher

les modes de défaillances afin d’identifier les

capteurs utiles à mettre en place un plan de surveillance

• En second on peut utiliser des solutions basées sur l’utilisation

de l’intelligence artificielle pour concevoir un

diagnostic au stade de la conception avec un apprentissage

continue au fur et à mesure de l’utilisation.

• La fiabilisation permet de concevoir une base de données

de retour d’expérience sur l’analyse des causes premières

des évènements transcrites en données structurées

exploitables (diagdef 11 )

• Le retour d’expérience d’experts réalisé par des solutions

sur la capitalisation de la connaissance comme par

exemple les solutions d’Ardans 12 .

>> La modélisation

Par rapport à la conception d’un Plan de Maintenance traditionnel,

les Résultats des Amdec moyens (malheureusement

souvent très mal réalisés, par manque d’analyse fonctionnelle

préalable et de manque de culture de la fiabilité par ceux qui

y participent), doivent être différents en finalité.

11 Logiciel de conception du défaillogramme et de constitution

d’une base de données de REX

12 Capitalisation de la connaissance avec le logiciel

Knowledge Maker.

6 Robotique collaborative, exosquelettes pour les opérateurs

7 Thermographie IR, analyse des lubrifiants, ultrasons pour

les fuites et mesures d’épaisseurs, etc.

8 Comme le logiciel de SkillSoftware

9 Comme le logiciel Diagdef (élaboration des défaillogrammes

de la méthode Maxer)

10 Internet of Things (Internet des objets)

24 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


TECHNOLOGIES

La conception d’un plan de maintenance 4.0 sera d’une autre

nature. Il faut donc faire évoluer ces méthodes un peu dépassées

dans ce cadre.

Seules les applications basées sur des bases de données relationnelles

(comme SkillSoftware) seront utiles. Terminé !

les Amdec sur Excel, où tout le monde donne son avis sur le

vocabulaire et c’est rarement exploitable.

Les méthodes doivent donc évoluer, du stade de la conception

au stade de l’exploitation, avec une cohérence dans le

vocabulaire utilisé, car en fait il devrait être le même !

>> Identification des capteurs et de leurs positionnements

Une fois les modes de défaillances identifiés, il restera à

identifier les capteurs à installer, les emplacements et ainsi

que les paramètres de surveillance des signaux qu’ils

délivrent. Il ne faut pas oublier que les capteurs, où remontent

informations déjà disponibles pour faire fonctionner

les équipements, peuvent être utilisés dans un

premier temps pour initier une maintenance 4.0 ; mais

ils ont leurs limites, car ils ne sont pas bidirectionnels.

PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I25


TECHNOLOGIES

tions, chocs de défauts de roulement en gs/e, déplacements,

accélérations, échauffements, etc.).

>> Élaboration du plan de maintenance proactif et de la

conception d’une base de données de retour d’expérience.

Il restera aux responsables maintenance de faire évoluer ce

qui leur restera de leur préventif, plutôt proactif désormais.

Ci-dessous un exemple simplifié de recherche de capteurs

basé sur les fondamentaux des Amdec moyens mais dont les

résultats n’ont plus la même forme, la cotation de la fréquence

ne sert plus à rien, puisque la détection est permanente. La

méthode Micmap permet à partir d’une base de données de

tous les systèmes d’entrainement possibles, d’identifier les capteurs

utiles à mettre en œuvre pour la surveillance en continue

des phénomènes physiques caractérisant les modes de défaillances

des objets à surveiller et leurs emplacements adaptés.

Cela est de la compétence des Ingénieurs qui connaissent les

capteurs et ce qu’ils sont capables de surveiller comme phénomènes

physiques dans les tolérances requises ou normalisées.

Depuis peu, des capteurs de toutes natures sont apparus,

miniaturisés grâce aux nanotechnologies, permettant de surveiller

pratiquement tous les phénomènes physiques possibles

et surtout communicants par des réseaux dédiés (radiofréquences,

Wi-fi, filaires). Ces capteurs délivrent des informations

en temps réel, concentrées, analysées, corrélées et enregistrés

dans le Big Data et interactifs en communications.

Les systèmes d’entrainements en rotation sont particulièrement

bien adaptés pour la surveillance par des capteurs ?

Elle existe dans le logiciel Diagdef 13 des bases de données

utilisables sous la forme du couplage objets/défauts. Une bibliothèque

des outils de CND 14 et capteurs et les défaillances

qu’ils peuvent surveiller est donc utile pour compléter la

base d’analyse.

Une fois les capteurs installés dans une phase de surveillance,

une analyse par l’entropie permettra d’identifier si tous les

capteurs identifiés sont nécessaires à conserver pour éviter

la redondance inutile, où seulement certains d’entre eux. En

résumé, il est possible d’identifier les points de mesure pour

surveiller les phénomènes physiques (vitesses vibratoires en

basses et hautes en mm/s, fréquences d’engrainement, vibra-

13 Logiciel de conception des défaillogrammes de la méthode

Maxer

14 Contrôles non destructifs

L’APPROCHE SYSTÉMIQUE DE S CONSULTANTS, LA

MAINTENANCE 5.0

L’approche systémique consiste à boucler le processus en réalisant

des corrélations entre les paramètres de sortie du « produit

» et les constituants qui les produisent. Selon un adage

bien connu, « un processus non bouclé ne sert à rien. » Mais

dans la maintenance 5.0, on risque de bousculer un certain

nombre de principes et d’idées reçues... Qu’est-ce qu’un processus

bouclé. C’est l’application des principes d’asservissement

de la cybernétique 15 . La maintenance 5.0 consiste donc

à prendre en compte la corrélation qui peut exister entre la

non-qualité des produits finis et les dysfonctionnements de

la chaine cinématique de production. Bien entendu, la définition

du « Produit » peut être matérielle physique ou fluide

(électricité, hydraulique, pneumatique).

Remarque : la maintenance 5.0 se résume à la mise en place

de capteurs et à leur utilisation par des solutions informatiques

innovantes, mais ne prend pas en compte la vision

systémique16. Donc la maintenance 5.0 est la vision systémique

par la prise en compte des corrélations entre les informations

recueillies de part et d’autre. J’ai personnellement

identifié des acteurs innovants comme Monixo dans l’expertise

de la surveillance des phénomènes physiques anormaux,

et Qualisteo dans le domaine de la maîtrise énergétique de

l’électricité. Les synergies sont évidentes, voir très innovantes

comme le montre le schéma ci-dessous :

15 NB : Ma formation initiale est un diplôme de cybernéticien

!

16 Pour ceux qui n’ont pas encore lu l’ouvrage Le macroscope

de Joël de Rosnay, il est encore temps…

Un exemple

d’intégration de capteurs

proposé par Monixo

26 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


TECHNOLOGIES

Dans le domaine de la production du produit « électricité »,

il existe la norme EN50160 qui identifie les non-conformités.

Comme une non-conformité est produite – souvent – par

celui qui la génère, il semble logique de faire des corrélations

entre les deux systèmes d’information.

INCIDENCE SUR LES ORGANISATIONS ET LES

MÉTHODES

>> Sur les organisations

Est-ce que les responsables de maintenance ont modifié

leurs politiques, leurs organisations, demandé des forma-

PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I27


TECHNOLOGIES

tions sur la fiabilité, et les associations

de maintenance ont-elles fait leur travail

de veille technologique ? Vu l’état

des mieux, il semblerait que non. En

ce qui concerne les techniciens d’intervention,

ils doivent porter une attention

particulière à ces capteurs qui sont censé

les aider, en les protégeant de mauvais

gestes et en soignant leur maintenabilité.

L’efficacité de la maintenance

4.0 est indépendante des organisations

à condition que les processus soient décrits

et maîtrisés.

>> Sur les méthodes et la formation

On voit déjà que les normes de maintenance

commencent à être dépassées

car le préventif classique normalisé est

déjà obsolète, dépassé dans sa structure

actuelle et doit changer de forme et intégrer

un vrai vocabulaire commun de

la conception à l’exploitation, car tout le

monde mélange allègrement le prédictif

et le proactif... Le service méthodes

doit évoluer vers de l’analyse un peu

plus scientifique car l’instrumentation

des équipements tire la fonction vers

le haut. Cela nécessite de l‘acquisition

de formations dans le domaine de la

connaissance technologique des capteurs,

l’analyse des résultats, voir des

statistiques descriptives.

L’incidence de la maintenance 4.0 devrait

être prise en compte par les éditeurs

de GMAO, pour intégrer dans

leurs équipes de développeurs des experts

maintenance et des fiabilistes, car

dans l’état actuel elles ne sont pas que

des outils d’enregistrement de l’expérience

du passé et peu exploitables pour

fiabiliser.

Avec la Maintenance 4.0, on va passer

de la GMAO à la MIAO 17 , mais il y aura

toujours des limites, par exemple, la

maintenance conditionnelle déclenchée

sur des unités d’usage (volumes, quantités

produites, compteurs) ne prend pas

en compte les conditions d’utilisation

et de la variabilité des paramètres de

17 Maintenance intelligemment assistée

par ordinateur

fonctionnement, mais également celles

des matières premières à transformer.

L’analyse humaine sera toujours nécessaire

à terme pour identifier les causes

premières, qui se répartissent globalement

dans les familles suivantes :

QUELLES CONCLUSIONS EN

TIRER ?

Si l’intelligence artificielle est utilisée

pour le traitement de l’information, il

restera toujours l’intelligence naturelle

basée sur le raisonnement pour identifier

les causes premières, car le Big

Data ne sait pas concevoir des chaines

causales, comme le fait efficacement et

informatiquement le défaillogramme

de la méthode Maxer et son application

informatique Diagdef. En résumé la

maintenance 4.0 peut s’imager avec la

comparaison suivante :

• Une montre mécanique donne

l’heure, sans plus

• Une montre connectée avec des

capteurs multiples en contact avec

le corps humain munie des capteurs

inertiels, de localisation intégrée,

permet de prendre des décisions

sur son état physique.

Mais il faut une interprétation humaine

de l’état physique, pour trouver

les causes premières. On pourrait oser

une comparaison entre le diagnostic

des machines, et le corps humain. En

situation de « panne » on cherche où est

le flux est interrompu dans la machine

(électrique, hydraulique, pneumatique,

gaz, cinématique, informatique, etc.).

Dans le cas du corps humain, on identifie

les méridiens qui sont intéressés

par le symptôme évoqué par le patient

et on agit sur les « tsubos » avec des aiguilles

pour l’acuponcture et avec les

doigts ou des moxa (crayons à température

élevée).

La maintenance 4.0 nous entraine à

dépoussiérer nos vieilles méthodes et

en concevoir d’autres liés aux améliorations

technologiques et revenir aux

fondamentaux de la culture fiabiliste

opérationnelle, et ce dans tous les domaines,

de l’Éducation nationale, de la

formation continue avec une réactivité

autant rapide que les évolutions technologiques.

Mais la cerise sur le gâteau, c’est

l’incidence de la Maintenance 4.0 sur la

réduction des primes d’assurances sur la

valeur du patrimoine industriel. En effet,

les grandes entreprises payent des primes

d’assurances pour les casses, incendies,

potentiels, sous condition qu’elles respectent

les recommandations de révisions

préconisées par les constructeurs.

Or ces recommandations sont parfois

excessives par rapport aux besoins. Et

comme dit l’adage, « moins on touche

aux machines, et mieux on se porte » ;

s’il arrive parfois des effets pervers, c’est

que l’intervention programmée génère

des problèmes lors des remontages, entrainant

d’autres problèmes, dont des

pertes d’exploitation car les délais ne

sont pas respectés et donc des conflits

qui se traite au juridique, et parfois avec

le constructeur lui-même ! La solution

c’est d’instrumenter les machines pour

surveiller les lois de dégradation et n’intervenir

qu’avant l’incident majeur et

dans ce cas le risque étant réduit, les sociétés

d’Assurance peuvent réduire leurs

primes d’assurance. Et la maintenance

4.0 devient rentable, ce qui incite à s’investir

dans ce domaine. À suivre…

Jean-Paul Souris

jps@sigmaxer.fr

www.sigmaxer.fr

28 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


TECHNOLOGIES

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PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I29


TECHNOLOGIES

ENTRETIEN

Le M.E.S., une clef de réussite – aussi –

pour la maintenance

Ordinal Software surfe sur la vague de l’industrie 4.0. Il faut dire que le logiciel intégré et

modulaire Coox – le produit phare de ce concepteur et éditeur de logiciels de M.E.S. et Scada

– couvre toutes les fonctions M.E.S. et supervision d’un système de contrôle et de pilotage

industriel. Une solution née du savoir-faire de l’entreprise dirigée par Philippe Allot, PDG, qui

nous donne son point du vue sur le marché et l’apport du M.E.S. pour les industriels et les

professionnels de la maintenance.

Philippe Allot

Philippe Allot dirige la société Ordinal

Software, spécialisée dans l’édition de

logiciels de M.E.S.

À QUELS SECTEURS APPARTIENNENT VOS CLIENTS ET À QUELLES

PROBLÉMATIQUES SONT-ILS CONFRONTÉS EN MATIÈRE DE SUIVI

ET D’ORGANISATION DE LEUR PRODUCTION ?

Nos clients appartiennent à tous les secteurs de l’industrie. Nous sommes

particulièrement présents dans l’agroalimentaire, mais aussi dans la pharmacie

et les cosmétiques, dans les plastiques et caoutchoucs et dans l’ensemble

des industries manufacturières.

PLUS GLOBALEMENT, COMMENT A ÉVOLUÉ LA PRODUCTION CES

DERNIÈRES ANNÉES ? À QUELS DÉFIS DOIT-ELLE FAIRE FACE ?

La production doit être de plus en plus flexible. Quels que soient les domaines,

on parle de plus en plus de production personnalisée de masse, c’est-à-dire

qu’il faut être capable d’avoir les cadences et les coûts qui caractérisent plutôt

les grandes séries, avec une très grande variété de produits finis possibles.

Cela suppose une très grande flexibilité de l’outil de production et de manière

générale une forte agilité des entreprises.

QUELLES NOUVELLES TECHNOLOGIES SONT VENUES SE GREFFER

À LA PRODUCTION ? EN QUOI ONT-ELLES PERMIS D’AUGMENTER

LES PERFORMANCES MAIS AUSSI, PARALLÈLEMENT, ONT-ELLES

COMPLEXIFIÉ LES PROCESSUS ?

Dans chaque domaine, des technologies sont apparues qui se sont greffées

à la production : nouvelles technologies de fabrication, emploi d’additifs,

nouvelles technologies de conditionnement et d’emballage, etc. Dans tous

les domaines, des technologies d’identification des produits (codes à barre,

datamatrix, RFID, etc.) ont également fait leur apparition. Certaines technologies

ont permis d’augmenter les cadences, d’autres de mieux adapter

les produits à leur marché. Les technologies d’identification, pour leur part,

peuvent aider à augmenter la productivité en automatisant les opérations

en fonction des produits, en évitant les erreurs et elles permettent bien sûr

d’améliorer la traçabilité.

30 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


TECHNOLOGIES

PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I31


TECHNOLOGIES

Ordre de fabrication géré par

Coox dans le secteur agroalimentaire

De manière générale, presque toutes les technologies introduites

augmentent le nombre des étapes de la production,

soit par elles-mêmes, soit parce qu’elles permettent la fabrication

de produits plus sophistiqués, d’où une complexité

plus grande pour les opérateurs de production, mais aussi

pour les techniciens de maintenance.

AU NIVEAU DES PROFESSIONNELS DE LA MAINTE-

NANCE, EN QUOI ET COMMENT CES TECHNOLOGIES

IMPACTENT-ELLES LEURS MÉTIERS ?

Un plus grand nombre d’opérations et des machines plus

complexes impactent bien sûr le métier de la maintenance,

dont la technicité doit également augmenter. Cette complexité

des machines et de l’outil de production est liée en

partie à des produits de plus en plus sophistiqués ; c’est le

cas par exemple, dans le domaine de l’agroalimentaire, des

yaourts qui, il y a vingt ou trente ans, possédaient moins

d’additifs, de compléments ou de vitamines. Dans le secteur

manufacturier, la personnalisation de masse des produits

a également complexifié la conception, l’utilisation

et donc la maintenance des machines. La maintenance est

donc confrontée à la création de nouvelles tâches, comme

la métrologie ou liées à la réglementation et l’entretien de

capteurs ainsi qu’à l’arrivée des robots et de la cobotique. Le

technicien de maintenance va devoir apprendre à travailler

avec eux.

EN QUOI LE M.E.S. PEUT-IL LES AIDER ?

Le M.E.S. peut les aider de multiples façons. En entretenant

des compteurs de fonctionnement des équipements, il

pourra alerter les équipes de maintenance à l’approche du

temps moyen de bon fonctionnement (ou MTBF - Mean

Time Between Failure) des équipements, et rationaliser les

interventions de maintenance préventive. Mieux encore, le

MES pourra entretenir la valeur réelle de cet indicateur, et la

comparer aux indications du constructeur. Un autre indicateur

pouvant être entretenu par le M.E.S., le MTTR (Mean

Time To Repair), permettra de planifier au mieux la durée

des interventions.

Lors d’une intervention de maintenance, le M.E.S. fournira

également à l’opérateur de maintenance l’ensemble des éléments

techniques (documents PDF, photos, vidéos) concernant

l’équipement à réparer par accès à la base documentaire

de l’installation. S’il s’agit d’une maintenance curative, le

système pourra également fournir des éléments sur la cause

probable de la panne, ou les circonstances l’ayant entraînée.

32 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


TECHNOLOGIES

Mieux encore, si l’intervention de maintenance est assez

complexe, le M.E.S. pourra indiquer pas à pas à l’opérateur

les opérations à réaliser, en lui associant les informations nécessaires

et en en traçant le déroulement.

Le M.E.S. pourra aussi dialoguer directement avec un outil

dédié de GMAO ou avec l’ERP pour la consultation et

la mise à jour du stocks de pièces détachées lors d’une intervention,

le déclenchement d’une commande si le seuil de

réapprovisionnement est atteint, etc. Ce faisant, le système

donnera la possibilité de supprimer bon nombre d’éditions et

de saisies papier (édition d’ordres de travaux, description des

opérations effectuées, acquit et validation des intervenants et

responsables, etc.).

COMMENT BIEN UTILISER CES SOLUTIONS POUR EN

TIRER LE MEILLEUR PROFIT ? À L’INVERSE, QUELLES

SONT LES ERREURS À NE PAS COMMETTRE ?

Pour tirer le meilleur profit d’une solution de M.E.S. au niveau

de la maintenance, il faut l’intégrer pleinement au niveau

opérationnel, de manière à ce que le travail des équipes

de maintenance se déroule de manière fluide et vienne enrichir

les informations du système MES, lequel aidera en retour

les opérations ultérieures, tant au niveau de la maintenance

préventive que de la maintenance curative. A contrario, l’erreur

principale à éviter est « d’ajouter » les opérations faites

au niveau du système M.E.S. à un processus existant, totalement

ou partiellement conservé, faisant percevoir le système

comme une lourdeur supplémentaire, voire un espion, plutôt

que comme une aide ou un guide soulageant le travail des

équipes et les rendant plus performantes.

Dans le même esprit, il faut rappeler que le M.E.S. a la capacité

d’organiser les activités les unes par rapport aux autres

et d’agir vis à vis d’elles comme un système d’information. Il

est à ce titre bénéfique de « décloisonner » les activités, telles

que la production et la maintenance, en informant en temps

réel chacune d’elles de l’évolution des autres activités. Cette

réflexion va un peu à l’encontre de l’idée assez répandue de

la mise en œuvre d’un M.E.S. fonction par fonction. L’implantation

fonction par fonction est une bonne idée du point

de vue de la vérification de l’adéquation de chaque fonction

aux besoins réels (encore que cela soit moins nécessaire pour

des besoins « standard »), mais il est certain que le bénéfice

maximal du système M.E.S. ne sera atteint que lorsque toutes

les fonctions utiles seront implémentés. Mieux vaut donc ne

pas trop tarder…

Propos recueillis par Olivier Guillon

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PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I33


TECHNOLOGIES

TÉMOIGNAGE

Hutchinson fiabilise ses processus de

production avec le M.E.S.

ERP Manager au sein

d’Hutchinson Excellence

System, spécialiste mondial

des solutions caoutchouc et

thermoplastiques, Stéphane

Chabaille nous fait part

de son expérience et de

l’utilisation d’une solution de

M.E.S. de l’éditeur Alpha-3i

déployée à la fois sur les sites

d’Amiens (Somme) et de Lodz

en Pologne. Cet objectif de

fiabilisation des processus

s’inscrit au cœur de la

démarche d’amélioration

continue de l’entreprise.

Cimag Prod

«

Depuis quatre ans, nous opérons une véritable démarche

d’amélioration continue avec une volonté forte de fiabiliser

nos processus de production, tant pour nos clients que

pour nos collaborateurs ». C’est par ces mots que Stéphane

Chabaille, responsable de l’ERP de Hutchinson Excellence System

en France, explique pour quelles raisons le groupe a décidé il y a

quelques années d’adopter une solution M.E.S. (Manufacturing

Execution System). Le leader mondial des solutions caoutchouc

et thermoplastiques élastomères pour les marchés aéronautiques,

automobiles et industriels, a en effet déployé une solution M.E.S.

à la fois sur le site d’Amiens en France et sur celui de Lodz en

Pologne, visant à rendre la production plus fiable et plus performante.

« Jusqu’à aujourd’hui, pour ordonnancer notre fabrication,

nous planifions en capacité infinie dans l’ERP avec une distribution

des OF papiers dans l’atelier, se souvient Stéphane

Chabaille. Puis nous faisions une saisie des quantités fabriquées

par terminaux code-barres. Nous travaillions en flux

poussés, ce qui ne nous permettait pas de garantir des délais

ables à nos clients. Le suivi de notre production n’était donc

pas optimal. C’est pourquoi nous avons décidé de mettre en

place un outil de M.E.S. dans l’atelier pour améliorer l’ordonnancement

de notre production. »

LA TRANSPOSITION DU TABLEAU BLANC EN UNE

SOLUTION NUMÉRIQUE

« Nous avions une idée très claire de ce que nous souhaitions.

La planification de notre production devait être schématisée

par un séquenceur de production. Nous voulions développer

ce processus en un séquenceur synchrone numérique. Nous

avions donc besoin d’une solution très visuelle ».

Le manager de l’ERP indique avoir « benchmarké » trois ou

quatre sociétés différentes. Au vu des différentes propositions,

Hutchinson en a retenu deux, dont Alpha-3i, qui était

déjà référencée au sein du groupe. La réactivité de l’éditeur

semble avoir fait pencher la balance. En effet, la société a

été la première à répondre et à présenter un logiciel correspondant

à aux attentes de l’entreprise.

34 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


TECHNOLOGIES

PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I35


TECHNOLOGIES

« Des bénéfices pour nos

clients, mais pas seulement... »

Verbatim – Stéphane Chabaille, ERP Manager chez Hutchinson

Excellence System

« Nous travaillons depuis quinze mois sur ce projet et la solution

est déployée à 90% sur note site français et à 50% en Pologne.

Cependant, nous pouvons déjà constater de nombreux bénéfices.

En effet, nous travaillons maintenant en flux tirés. Nous sommes

capables d’identifier les problèmes plus rapidement, et ainsi

apporter les solutions nécessaires. De plus, nous avons gagné

en fiabilité aux yeux de nos clients grâce au respect des OTD (On

Time Delivery) ; leur confiance est donc accrue. Au delà des faits,

nous bénéficions d’une meilleure image car nous avons instauré

le management visuel dans nos ateliers, un effort largement

salué par nos clients. Mais ce n’est pas tout ! En interne, les

processus de production sont nettement améliorés et l’atelier

a été remanié pour que tout le monde puisse avoir accès aux

écrans d’affichage. Au final, cela apporte plus de confort et

de souplesse au quotidien. Par la suite, nous souhaitons faire

disparaître totalement notre ERP de l’atelier de production. Pour

cela, nous allons implémenter la traçabilité de notre production

dans notre outil M.E.S. afin que toute la fabrication soit gérée par

la solution Cimag Production. »

L’OBJECTIF : PLACER L’HUMAIN AU CŒUR DE

LA DÉMARCHE

« Au delà d’une solution M.E.S., c’est une véritable

démarche de management visuel que nous avons

initiée, déclare Stéphane Chabaille avec enthousiasme.

L’outil nous alerte visuellement quant à la

capacité de production et facilite la circulation des

informations au sein de l’usine. Ainsi, les problèmes

sont facilement identifiables et nous pouvons les

résoudre facilement. »

Cimag Prod

36 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


TECHNOLOGIES

L’outil propose en effet trois niveaux visuels. Au

premier niveau, les opérateurs ont une vision

claire du séquencement des ordres de fabrication

(OF), des messages et des anomalies. Au second

niveau, les chefs d’atelier ont une vue instantanée

des OF en cours et des problèmes identifiés. Enfin,

le dernier niveau permet de compiler toutes les

données de chaque unité autonome de production

(UAP) et ainsi d’avoir une vision globale de

la production. « En parallèle, nous avons également

mis en place le logiciel Cimag Présence, nous

permettant de faciliter la gestion des plannings des

collaborateurs. Ainsi, nous pouvons ordonnancer

la production en fonction des effectifs présents et

planifier notre activité en conséquence. »

Cimag Prod

3 questions à Pierre Bornand, dirigeant d’Alpha-3i

Qu’est-ce qui incite aujourd’hui

les industriels à fiabiliser leur

production ?

Beaucoup d’industriels

aujourd’hui subissent des

contraintes fortes et multiples :

sur les coûts évidemment par

une compétition mondialisée,

mais aussi sur les délais et

la qualité par leur client, sur

la maîtrise du procédé et

son suivi par les contraintes

réglementaires... La combinaison de ses contraintes

pousse les usines à fiabiliser au maximum leur production

tout en augmentant leur flexibilité. Cette nécessité de

fiabilisation impacte les outils de production mais aussi

les personnes. L’industrie 4.0 met le numérique au centre

de ces transformations. Les nouvelles technologies

représentent un vecteur puissant de support et d’aide

pour accompagner les entreprises dans ces évolutions. À

la croisée des systèmes (entre l’ERP dans les « bureaux »

et les automates sur les lignes de production) et des

équipes (entre l’encadrement et les opérateurs), le MES

est au centre de la démarche de digitalisation des usines.

Quels avantages apporte le M.E.S. pour les responsables

et les techniciens de maintenance ? En quoi change-t-il

leur métier ?

Avec son positionnement au cœur de l’usine, au plus

proche des opérations, le M.E.S. se présente comme un

outil stratégique de collecte d’informations en temps

réel. Sa capacité à alerter le plus rapidement possible

la maintenance en cas d’aléas permet de raccourcir les

délais de prise en charge. Les informations captées par

les liaisons automatiques sur les moyens de production et

complétées par l’opérateur permettent de contextualiser

rapidement le problème rencontré. Le système M.E.S.

permet également de suivre l’activité des techniciens lors

des interventions et ainsi de construire les indicateurs

nécessaires au responsable de maintenance : MTTR,

MTBF… En automatisant la prise d’information et le suivi

de la production, le système permet également de prévoir

les actions préventives afin de les planifier et de s’assurer

de leur bonne exécution.

On parle de plus en plus de remettre l’homme au cœur

de l’usine. Est-ce un effet de mode ou une réelle prise de

conscience ?

C’est une réalité qui ne s’explique pas que par des

valeurs humanistes. Le mythe de l’usine complètement

automatisée et autonome (dans laquelle on livre des

matières premières d’un côté et qui sort des produits

finis de l’autre à destination du client) n’est pas une

réalité, au contraire. Dans de nombreuses industries,

les productions sont plus personnalisées, les ordres de

fabrication sont plus courts, les lignes de production sont

moins spécialisées… Bref, on recherche beaucoup plus

de flexibilité et d’agilité. L’opérateur retrouve toute sa

place dans cette démarche. De plus, dans bon nombre

de secteurs très porteurs comme l’aéronautique par

exemple, la production reste essentiellement manuelle. Le

numérique apporte un support essentiel à l’opérateur dans

son travail notamment en lui amenant la bonne information

au bon moment : les modes opératoires papier ont été

remplacés par des documents numériques. Aujourd’hui,

ils sont découpés, scénarisés et séquencés pour faciliter le

déroulement du travail réel. Les images et séquences vidéo

viennent compléter utilement les consignes. La réalité

augmentée permet même de « superposer » les consignes

techniques sur le poste de travail.

Propos recueillis par Olivier Guillon

PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I37


TECHNOLOGIES

AVIS D’EXPERT

La cybersécurité, condition sine qua non

pour réussir sa démarche 4.0

La croissance sans précédent connue par les technologies IP a touché le monde industriel qui,

peu à peu, a fait évoluer ses processus en intégrant le standard IP. La convergence du monde

de l’industrie et du monde du numérique est désormais admise et fait peu à peu émerger

un nouveau concept : « l’industrie 4.0 ». Il s’agit pour l’essentiel d’organiser différemment

les moyens de production en utilisant les nouvelles technologies issues du numérique. La

finalité est bien sûr d’améliorer les services industriels rendus tout en générant des gains de

productivité, mais aussi en prenant en considération la question cruciale de la cybersécurité.

Charles

Chaussonnier

Charles Chaussonnier est le directeur

général d’Etic Telecom, une société

créée en 1985 à Meylan, dans l’Isère, et

spécialisée dans le MtoM

La télémaintenance de machines est

une des composantes du concept

large de l’industrie 4.0. Il s’agit de

rendre possible l’intervention à

distance sur une machine (mise à jour

des logiciels, paramétrage,

monitoring,

maintenance)

à l’initiative du fabricant

de la machine

ou du responsable de

l’unité autonome de

production exploitant

un parc de machines.

Au départ, toute

installation nouvelle

L’accélération du

développement de

l’industrie 4.0 présuppose

la prise en compte des

questions de cyber sécurité

par les industriels et leur

acceptation par les usines

dans une usine est jugée intrusive. Son

arrivée remet en cause les processus

déjà en place. Mais quand il s’agit

en plus d’une installation télécom,

l’usine se pose légitimement la question

de la sécurité

des infrastructures

existantes et du

maintien de la confidentialité

des informations

échangées.

Ne fait-on pas entrer

un antique cheval de

Troie dans l’usine en

installant un boitier

télécom destiné à la

38 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


TECHNOLOGIES

prise en main à distance d’une

machine ?

Cette question centrale liée

à la cyber-sécurité est sans

doute encore un frein à l’adoption

massive par les usines et

les fabricants de machines de

solutions de télémaintenance.

Un peu plus de 10% seulement

des fabricants de machines

proposent aujourd’hui une

telle solution aux usines. Et leur

implémentation en première

monte est loin d’être la règle.

Pour autant, le bénéfice d’une

prise en main à distance sur une

machine ne fait aucun doute. La

télémaintenance économise les

frais de transport, permet une

Pour qu’elles soient

acceptées, les solutions de

télémaintenance doivent

être à la fois comprises et

rassurantes

intervention en temps réel et en 24/7 ainsi

que la mise en place de nouveaux services

de maintenance préventive. On peut donc

penser que l’accélération du développement

de l’industrie 4.0 présuppose la prise

en compte des questions de cyber sécurité

par les industriels et leur acceptation

par les usines.

SÉCURISER AU MAXIMUM LES

ÉCHANGES

Depuis 1985, Etic Telecom conçoit et

commercialise des solutions industrielles

destinées à interconnecter des machines

entre elles. Le virage des technologies IP a

bien évidemment été pris et Etic Telecom

offre depuis plus de dix ans une solution

de télémaintenance de machines appelée

M2Me (Machine To Me). Depuis son

terminal (PC principalement mais aussi

Tablet PC ou smartphone), l’opérateur

de maintenance intervient sur un automate

ou un écran comme si son PC était

localement relié à l’automate ou à l’écran

par un simple cordon

Ethernet.

Cette solution M2Me

(Cf. figure 1) s’appuie

sur l’installation d’un

boîtier d’accès machine

(routeur/firewall industriel

appelé RAS) devant

être connecté au réseau

LAN machine et ayant

par ailleurs la capacité de

se connecter à un Cloud

exploité par Etic Telecom.

Ce Cloud a pour unique

fonction de raccorder le

terminal de l’opérateur

distant avec le boîtier

d’accès machine afin de

réaliser une connexion VPN

de bout en bout. Il n’est donc pas possible

d’intercepter le trafic entre l’utilisateur

distant et le boîtier d’accès machine RAS.

Il s’agit d’un Cloud purement Telecom ne

contenant pas de données sensibles d’exploitation.

Plus précisément, les mots de

passe utilisateur pour accéder au RAS ne

sont ni connus ni stockés dans le Cloud

M2Me. Lors d’une cyber-attaque, un tel

Cloud ne peut en aucun cas fournir ces

informations sensibles puisqu’il ne les

contient pas.

RAS-EW-100 sans rail

Le Cloud exploité par Etic

Telecom a pour unique

fonction de raccorder le

terminal de l’opérateur

distant avec le boîtier d’accès

machine RAS empêchant

toute interception du trafic

Le réseau LAN machine à télé-maintenir

doit impérativement constituer un

îlot non intrusif dans l’usine. Autrement

dit, une opération de télémaintenance

doit permettre d’accéder exclusivement

au réseau LAN machine et en aucun cas

permettre l’accès au reste de l’usine. Le

boîtier d’accès machine que propose Etic

Telecom interdit par construction l’accès

au réseau de l’usine et permet à l’opérateur

de maintenance de construire un

chemin exclusivement vers le réseau LAN

machine.

RENDRE RASSURANTE

L’INDUSTRIE 4.0

Quelle que soit la solution de télémaintenance

retenue, il est important que le

responsable du système d’information

Quelle que soit la solution

de télémaintenance retenue,

il est important que le

responsable du système

d’information de l’usine

puisse garder le contrôle sur

le routeur

de l’usine puisse, s’il le souhaite, garder le

contrôle sur le routeur qui « débarque »

dans son usine. Il peut bien sûr brancher

le routeur au réseau de l’usine uniquement

lors de la télémaintenance ou bien imposer

un routeur cellulaire ou Wi-Fi n’interférant

pas avec le réseau de l’usine. Il devra

aussi s’assurer que le routeur propose des

règles de firewall. Ainsi, il lui sera possible de

restreindre si nécessaire les droits d’accès au

réseau LAN machine en fonction du profil

du télé-mainteneur. L’accès au Cloud M2Me

ne se fait pas nécessairement par la « Box de

l’usine » mais peut se faire en cellulaire ou

en utilisant le client Wi-Fi du Boitier d’Accès

Machine et un smartphone utilisé ponctuellement

en « partage de connexion ». D’autre

part, l’usine peut décider du moment de la

télémaintenance M2Me en activant le boîtier

RAS pas l’envoi d’un SMS.

Les solutions de télémaintenance doivent

être, pour être acceptée par les usines, à la

fois comprises et rassurantes. Les discussions

autour de l’industrie 4.0 ont cette

vertu pédagogique. Par ailleurs, l’attention

apportée par les industriels Telecom aux

questions de cyber-sécurité, permettra aux

usines d’ouvrir de plus en plus leurs portes

aux boîtiers de télémaintenance.

Charles Chaussonnier

PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I39


TECHNOLOGIES

INTERVIEW

La télémaintenance, un élément

devenu incontournable

©Hexa-Pac

Olivier Benas, responsable

commercial et marketing

de la société RG2i, revient

sur la télémaintenance et

ses avantages multiples.

Pour appuyer ses propos,

un témoignage de la société

Hexa-Pac.

QUEL ÉTAT DES LIEUX POUVEZ-VOUS DRESSER À PROPOS DES BESOINS

ACTUELS DES INDUSTRIELS EN MATIÈRE D’ACCÈS ET D’INTERVEN-

TION À DISTANCE DE LEURS OUTILS DE PRODUCTION ?

Le besoin des industriels est claire : augmenter la productivité et la performance

de leurs outils de production. Un des moyens pour y arriver est de réduire les

pannes et temps d’arrêt machine qui peuvent des fois stopper toute une ligne de

production. Les industriels faisant souvent appel à une multitude de prestataires

externes pour construire une ligne de production, l’intérêt d’offrir des accès à distance

est simple ; éviter d’attendre le déplacement d’un prestataire pendant que sa

machine est en arrêt. D’autant qu’on parle d’industriels répartis aux quatre coins

du monde ; donc les temps d’attente peuvent parfois atteindre plusieurs jours. De

cette manière, un prestataire peut se connecter en temps réel sur sa machine pour

diagnostic les raisons de la panne. À partir de là, il peut soit s’en servir pour accompagner

le client, soit faire un dépannage à distance (lorsque c’est possible).

QUELLES CONTRAINTES POUR LES INDUSTRIELS ?

Nos clients sont principalement les constructeurs de machine, intégrateurs systèmes

et automaticiens. Néanmoins, depuis quelques temps, on remarque que de

plus en plus d’industriels finaux souhaitent maîtriser cette solution en interne.

Suite aux dernières attaques informatiques et ransomwares, dans les deux cas, la

principale contrainte concernera l’aspect sécurité IT. Comment être sûr de ne pas

mettre en péril la sécurité informatique de l’entreprise avec l’ajout d’un équipement

sur le réseau du client final, capable d’aller sur Internet ? Ils attendent donc

40 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


Les rendez-vous Experts du pilotage

de l’entreprise industrielle

13 mars 2018

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tous, que notre solution puisse

répondre à leurs besoins de

réactivité et disponibilité

machines, tout en

respectant les règles IT

de l’entreprise. Le challenge

est d’autant plus relevé lorsque l’on

sait que les deux interlocuteurs d’un industriel,

l’administrateur réseaux/DSI et le responsable production,

n’ont pas les mêmes préoccupations mais doivent quand même cohabiter.

Le premier sera surtout sensible à la sécurité IT, tandis que le second

sera surtout sensible à la productivité de son outils de production.

©Hexa-Pac

PARLEZ-NOUS UN PEU PLUS D’EWON COSY

Pour répondre à ces attentes, la solution eWON Cosy sait parfaitement

répondre aux préoccupations de chacun. S’agissant d’un routeur industriel

VPN, l’eWON Cosy sert à un prestataire externe à se connecter

ponctuellement à sa machine pour la diagnostiquer, la dépanner ou

l’ajuster. D’un autre côté, le produit est ce qu’on appelle « firewall friendly

», c’est-à-dire qu’il saura prendre en compte les règles de sécurité

informatiques, en les intégrant dans sa configuration plutôt que de les

détourner. Ainsi, l’eWON COSY s’adaptera aux différents outils généra-

Hexa-Pac résout les problèmes des clients à distance avec eWON

Hexa-Pac, société de distribution de machines de

conditionnement et de pesage, propose une large

gamme de machines, des machines de tri électronique

aux palettiseurs, en passant par les ensacheuses et les

agrafeuses automatiques pour bacs à plateaux. «Nos

clients proviennent principalement du secteur agroalimentaire,

mais cela inclut un spectre extrêmement large

et varié, lequel comprend des cultivateurs de pommes

de terre, des agrumiculteurs, des producteurs d’oignons

et des entreprises qui traitent des fruits de mer ou des

aliments congelés », précise Guillaume Loonès, ingénieur

électricien en charge du design chez Hexa-Pac.

Alors que le groupe prévoit de cibler les pays voisins à

l’avenir, son infrastructure de réseau doit faire la note de

cette collaboration mondiale. Le secteur de l’emballage

a expérimenté de plus en plus d’automatisation et

de processus complexes. Pratiquement toutes les

entreprises travaillant dans ce secteur fabriquent des

machines de plus en plus complexes, et même si celles-ci

peuvent augmenter la productivité des entreprises, elles

nécessitent également des opérateurs hautement qualifiés.

« Une panne de machine est un problème majeur pour

nos clients. Beaucoup d’entre eux n’ont pas de techniciens

internes capables d’identifier rapidement la cause de

l’échec, poursuit Guillaume Loonès. C’est pourquoi ils

comptent sur nous pour gérer la situation. Mais si la

machine est à des centaines de kilomètres, le trajet du

technicien perd beaucoup de temps et génère une perte

de revenus, non seulement pour le client mais aussi pour

nous ». Et d’ajouter : « Nos machines sont connues pour

leur qualité, mais une machine reste une machine. Un

problème peut toujours survenir. Et quand c’est le cas, vous

devez agir très rapidement. Ce n’est pas toujours facile,

surtout si le client est à des centaines de kilomètres. Mais

depuis que nous avons commencé à utiliser les solutions

matérielles et logicielles d’eWON, nous pouvons offrir

à nos clients des services beaucoup plus rapides à un

coût beaucoup plus bas sans avoir besoin d’envoyer un

technicien. Tout le monde y gagne ! ».

Cette solution, c’est l’eWON Cosy 141, une technologie

qui utilise en outre le service Talk2M, une application

logicielle basée sur le Cloud développée par eWON.

Primée à plusieurs reprises, cette solution fournit un

itinéraire de communication sécurisé via Internet entre

l’utilisateur et la machine distante, sans altérer le réseau

informatique de quelque façon que ce soit. Le technicien

effectuant la connexion à distance ne peut accéder

qu’à sa propre machine et ne peut donc pas accéder au

réseau local du client. De plus, chaque routeur industriel

eWON se connecte exclusivement au serveur Talk2M. Un

système d’identification garantit que le routeur ne peut

communiquer qu’avec le serveur Talk2M ayant la même

clé d’identification. Un utilisateur peut donc communiquer

uniquement avec les routeurs eWON qui sont liés au

compte Talk2M de l’opérateur.

42 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


TECHNOLOGIES

lement installés par l’informaticien

: usage d’un serveur proxy, ports entrants interdits,

segmentation des réseaux IT/OT.

Ce routeur VPN ira même plus loin en permettant à l’industriels

de contrôler lui-même les accès externes via une clé

physique et locale sur le produit, d’interdire les accès à telles

ou telles parties du réseau, d’historiser les logs de connexions

pour savoir qui s’est connecté et quand sur son réseau, ou

encore d’augmenter les niveaux de sécurité en exigeant des

connexions externes via une double authentification (mot

de passe + code SMS comme dans le système bancaire). Enfin,

l’eWON Cosy présente un grand intérêt pour les techniciens

qui ne sont pas des administrateurs réseaux. En effet,

ce routeur est accompagné d’un service VPN dit « Talk2M »

permettant de se connecter facilement à un site client (deux

clics) tout en assurant un niveau de sécurité élevé qu’ils n’auront

pas à gérer eux-mêmes.

©Hexa-Pac

QUELS EXEMPLES D’APPLICATIONS D’EWON COSY

POUVEZ-VOUS CITER ?

Comme expliqué précédemment, cette solution eWON est

utile dès lors qu’un système est automatisé et que le client

est sensible à la disponibilité et productivité de sa machine.

On peut citer comme exemples, toutes machines

ou process utilisés dans le secteur agroalimentaire, automobile

mais également celui des énergies renouvelables

(biogaz, solaire, éolien…) où les sites de production sont

souvent isolés. On estime aujourd’hui chez eWON à 10

millions de connexions VPN distantes à travers le monde,

faite par des techniciens pour accèder à leurs machines distantes.

En termes de temps gagné et de coûts de maintenance

réduits, le bénéfice est énorme pour tout le monde !

D’autant que certaines fois, la connexion aura uniquement

servi à changer une info sur la machine, à acquitter une

alarme…

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PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I43


TECHNOLOGIES

SOLUTIONS

Des réponses aux

besoins de l’industrie 4.0

Dans un univers très concurrentiel où la production est continue, les industriels doivent

pouvoir compter sur leur outil production à chaque instant. Pour cela, ils doivent connaître

en permanence l’état de santé de leurs machines, anticiper les pannes et, quand cela

est nécessaire, intervenir vite, au meilleur moment et dans les meilleures conditions.

Pour l’industrie du futur, l’objectif est de réduire les temps d’arrêt et tendre vers le « zéro

downtime ». Comment y parvenir ? En assurant la sécurité de l’ensemble de la chaîne de

production, des machines jusqu’aux datas.

Garantir la sécurité des

personnes et des équipements

et ainsi éviter toute défaillance

qui pourrait interrompre la

production ou mettre en danger la sécurité

des employés est l’étape 1. Des relais

compacts sécurisés aux automates de sécurité,

Phoenix Contact offre un large panel

de solutions de sécurité homologuées et

conformes aux normes de sécurité (SIL CL

/ EN ISO 13849-1). Simples à installer et

à configurer, ils permettent d’anticiper les

pannes et font remonter des alertes en cas

de détection d’anomalies sur la chaîne de

production. Ces alertes sont transmises en

temps réel à la supervision et permettent

ainsi une maintenance préventive beaucoup

moins coûteuse pour l’entreprise.

GARANTIR LA SÉCURITÉ DES

DATAS

Les systèmes industriels sont

aujourd’hui fortement informatisés

et interconnectés avec les systèmes d’information

classiques et avec Internet. L’Industrie

4.0, l’Internet des Objets et Smart Grid

représentent ainsi la situation actuelle.

Avec l’externalisation des données vers le

cloud, la sécurisation des systèmes industriels

se complexifie encore davantage. Où

sont stockées les données ? Comment sont

protégés les serveurs ? Les communications

vers les data-centers sont-elles sécurisées

? Ces questions bien connues dans

l’IT se posent aujourd’hui dans l’industrie.

Assurer une maintenance efficace de son

réseau passe donc par la sécurisation des

données de l’entreprise.

Les données sont l’ADN de l’entreprise.

Elles peuvent être volées, altérées, rançonnées

ou envoyées en gros volume pour

bloquer un système et deviennent par

conséquent le principal enjeu des cyberattaques.

Il est donc important de bien

protéger vos réseaux afin d’empêcher toute

intrusion non désirée.

En effet, la plupart des systèmes industriels

n’ont pas été construits pour se protéger

des cyberattaques. Tant qu’ils n’étaient pas

connectés, entre eux ou vers l’extérieur, ils

restaient relativement à l’écart des problématiques

de sécurité informatique, bien

connues de l’univers IT,

44 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


TECHNOLOGIES

mais la transformation numérique change

la donne. De plus, les protocoles industriels

standards tels que Modbus TCP/IP

n’incluent pas de système de sécurité. Les

automates et PC industriels mal protégés

au cœur de votre procédé industriel

sont vulnérables et deviennent des cibles

privilégiées. L’absence de mesures appropriées

pour la sécurité peut devenir très

coûteuse : perte de données, perte de

savoir-faire, arrêt de la production, impact

sur la réputation... Un exemple concret

est l’arrêt de l’outil de production dans les

usines Renault par l’attaque WannaCry.

Phoenix Contact, grâce à son expérience

en tant que fabricant de machines

et à l’expertise de ses experts Phoenix

Contact Cybersecurity, offre une

gamme de systèmes et de solutions qui

sont en mesure de protéger vos réseaux

des dangers de sources internes et/ou

externes. Les appareils de sécurité mGuard

apportent une protection autonome et

conçue sur mesure aux systèmes qui en

ont besoin et conviennent pour une utilisation

dans le secteur industriel, par leur

robustesse, leur communication transparente

et leur puissance élevée de chiffrement.

Avec leurs différents formats, ils

sont optimisés pour une utilisation dans

les environnements les plus divers.

COMBINER LES DEUX ASPECTS

CLEFS DE LA SÉCURISA-

TION

Les produits proposés sont

développés pour garantir la

sauvegarde du savoir-faire

de l’entreprise et de tous

les actifs de données

sensibles du processus

de production. Protéger

efficacement les différents

sites de production, tel est

l’objectif principal des solutions

de Phoenix Contact. La

combinaison des deux aspects « sécurisation

des machines et installations au

niveau du terrain », et « sécurisation des

données au niveau du réseau » sont, pour

Phoenix Contact, les piliers de la maintenance

du futur. La mise en place d’une

protection efficace à ces deux niveaux

permettra de prévenir les pannes classiques

mais aussi les pannes provoquées

volontairement dans un but de nuisance.

Le process de production

sera ainsi protéger de

manière optimale et

sa maintenance sera

par conséquent plus

simple à réaliser et

moins coûteuse.

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PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I45


MAINTENANCE EN PRODUCTION

L’industrie agroalimentaire

plus que jamais sous le signe

de la qualité

Alors que le CFIA ouvre ses

portes du 13 au 15 mars

prochain à Rennes sur un fond

de scandale Lactalis, les exposants

de ce grand rendez-vous mondial

de la filière agroalimentaire n’auront pas

d’autre choix que de présenter des solutions

garantissant le maximum de suivi

de qualité et de traçabilité, de la production

et la réception des matières premières

au conditionnement et à la livraison des

produits finis dans le circuit de distribution.

Il faut dire qu’à la tendance actuelle d’un

nombre croissant de consommateurs

(certes encore minoritaires mais de plus

en plus nombreux) vers une alimentation

dépourvue de viandes, de produits

– trop – transformés et non-bio, s’est

ajouté un nouveau scandale sanitaire

lié à la présence depuis des années de

salmonellose dans l’usine de Craon, en

Mayenne. Et l’on sait combien, à cause

d’une affaire comme celle-ci, les répercussions

touchent de plein fouet l’image

de toute une filière, de près ou de loin,

à l’instar de la viande de cheval ou de la

maladie de Creutzfeldt-Jakob.

Pourtant, en visitant les nombreuses usines

agroalimentaires, qu’il s’agisse des produits

transformés végétaux ou animaux, force

est de constater que les industriels ne

cessent de s’améliorer, de renforcer leur

politique – déjà très poussée – d’hygiène

et de sécurité alimentaire. Sur le CFIA

Rennes, de nombreuses solutions seront

présentées par près de 1 450 exposants

(dont 670 dans le domaine des équipements

de production, notamment dans

la GMAO et le M.E.S., thèmes largement

évoqués dans ce numéro de Production

AU SOMMAIRE DE CE DOSSIER

Maintenance) et plus de 500 machines

fonctionneront ; de quoi ravir les 22 000

visiteurs attendus.

Olivier Guillon

48 - M.E.S., GMAO, GPAO… Quelles avancées pour la

maintenance dans l’agroalimentaire ?

50 - Le M.E.S., une aubaine pour le secteur agroalimentaire ?

52 - Reportage : le M.E.S., un outil clef pour monter en gamme

sur le marché du « petfood »

56 - Focus sur les nouveautés dans le domaine de

l’agroalimentaire

>> Mais aussi : des reportages chez Luzéal dans le

dossier GMAO (rubrique management) en page 61 et chez

Agromousquetaires (groupe Intermarché) en page 64

© iStock

46 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


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et de conditionnement. Vous maîtrisez la traçabilité des flux

matières, la justesse des stocks, la qualité de vos produits et la

performance des lignes, le tout en temps réel.

PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I47

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DOSSIER MAINTENANCE xxx EN PRODUCTION

TRIBUNE

M.E.S., GMAO, GPAO…

Quelles avancées pour la maintenance

dans l’agroalimentaire ?

Christian Flachard, directeur

commercial et marketing au

sein de l’éditeur Creativ’IT,

revient sur les avancées en

matière de pratiques et de

technologies pour la maintenance

dans le secteur agroalimentaire.

Christian

FLACHARD

Qubes AR Vue Maintenance

Les entreprises industrielles agroalimentaires

qui ont digitalisé leurs

ateliers ont le plus souvent opté pour

des solutions différentes en matière

de gestion de production (ERP ou GPAO), de

suivi des opérations de production (M.E.S.) et

de suivi de maintenance (GMAO). Quelquesunes

se sont aventurées à réaliser des interfaces

entre les différents logiciels afin d’assurer

un minimum de cohérence notamment pour

travailler sur un référentiel commun des

équipements de production. Mais de l’avis

des différents spécialistes, il est difficile de

trouver des compromis entre les différentes

équipes internes, les uns ayant déjà avancé

depuis longtemps sur un référentiel qu’ils ne

veulent pas remettre en cause, les autres ayant

une vision plus financière que technique, etc.

Certaines solutions de type MES comportent

un module de GMAO et apportent une

réponse concrète à des entreprises qui

cherchent à urbaniser leur système d’information

de production. Dans ce cas-là, la direction

industrielle s’assure non seulement de

l’homogénéité des données techniques entre

les équipes de production et de maintenance

(équipements, outillages, articles de type

pièces détachées…) mais également d’une

cohérence sur les opérations communes.

FAIRE DE L’INFORMATION RECUEILLIE

UNE FORCE POUR L’ORGANISATION DE

LA MAINTENANCE

En effet toutes les informations collectées de

façon automatisée dans les ateliers de production

deviennent de précieuses données pour

les équipes de maintenance. Par exemple, une

intervention sur une machine ne sera plus

réalisée systématiquement tous les mois mais

plutôt en fonction de son utilisation réelle

remontée par le MES (nombre de tonnes

produites, nombre de bouteilles remplies…).

Les demandes d’intervention de maintenance

effectuées par les opérateurs de production

apparaissent immédiatement sur l’écran du

responsable maintenance. À l’inverse, les

plages prévisionnelles de travaux prévues par

l’équipe maintenance seront automatiquement

intégrées dans les plannings de production.

Les avantages de l’intégration MES / GMAO

se comptent par dizaine ! La limite de cette

intégration se situe toutefois au niveau fonctionnel

car les modules GMAO des logiciels

MES proposent des fonctionnalités simples

qui permettent de répondre aux besoins

essentiels d’un service maintenance mais n’ont

pas la prétention d’égaler le périmètre fonctionnel

de logiciels de GMAO, ne serait-ce

par exemple sur la gestion des ressources

humaines du service ou encore la gestion

des commandes aux fournisseurs de pièces

détachées.

Christian Flachard (Creativ’IT

48 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


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MAINTENANCE EN PRODUCTION

MÉTHODE

Le M.E.S., une aubaine

pour le secteur

agroalimentaire ?

Confrontés à de multiples problématiques, les acteurs de

l’industrie agroalimentaire ont de plus en plus recours à

des outils de M.E.S. Ces solutions leur font gagner à la fois

en temps de production, en TRS et, surtout, en qualité ;

mais, comme le rappellent deux spécialistes de l’éditeur

VIF Software, il est essentiel de garder l’humain au cœur de

la démarche M.E.S. et de faire interagir la production et la

maintenance.

Thierry

CHARRIER

Aujourd’hui chef de produit M.E.S. chez

VIF Software, Thierry Charrier a rejoint

l’éditeur nantais il y a déjà dix-huit ans

en tant que développeur. Il a été chargé

du développement de produits destinés à

l’export avant de travailler sur le M.E.S. à

proprement parlé depuis quatre ans.

Benjamin

ZIVEREC

Chargé d’affaires spécialisé dans la

distribution du logiciel de M.E.S., Benjamin

Ziverek a intégré la société nantaise

VIF Software il y a cinq ans, après avoir

travaillé sur le M.E.S. dans une société

spécialisée dans la nutrition animale.

agroalimentaire revêt

de nombreuses particularités, au

premier rang desquelles figure

L’industrie

la contrainte de travailler avec

des produits périssables. Autres difficultés,

la nécessité de réduire au maximum l’écart

entre l’offre – très dépendante du climat et

des cours des matières premières – et la

demande, parfois fluctuante d’une année

à l’autre, en particulier lorsque surgit un

nouveau scandale qui éclabousse toute la

filière, en dépit des efforts fournis par la

grande majorité de ses acteurs. Dernier

en date, Lactalis dont le rayonnement

impacte l’ensemble du secteur. « La qualité

est au cœur de toutes les préoccupations »,

rappelle Thierry Charrier chef de produit

M.E.S. au sein de l’éditeur nantais VIF

Software.

Mais outre les nombreuses contraintes

réglementaires, nécessitant du contrôle

et des auto-contrôles, à la fois des produits,

des équipements et des process, s’imposent

d’autres problématiques bien spécifiques

comme « la pression du circuit de la grande

distribution et les faibles marges qui en

découlent ainsi que le travail de la matière

vivante et dont la qualité peut varier d’une

année à l’autre, renchérit Benjamin Ziverek,

chargé d’affaires spécialisé dans la

distribution du logiciel de M.E.S. VIF. Sans

oublier la multiplication fréquente des références

ainsi que des formats amenés à beaucoup

évoluer du fait de l’innovation ou de la

stratégie marketing. Ces variations influent

beaucoup sur la réorganisation des lignes

de production ».

Pour ces raison, dans le domaine de

l’agroalimentaire, les exemples d’application

sont de plus en plus nombreux. Chez

un spécialiste des fruits et légumes, VIF a

équipé une trentaine de lignes de conditionnement

dans le cadre d’une démarche

d’amélioration continue de l’entreprise ; la

mise en place du M.E.S. a amené des gains

de performances importants. Autre cas

50 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


MAINTENANCE EN PRODUCTION

celui de l’opérateur qui peut, à partir d’un

écran dédié, suivre son TRS, la qualité et le

contrôle de sa production, les responsables

Production, Maintenance ou Qualité ainsi

que les chefs de lignes qui utiliseront l’outil

M.E.S. de VIF afin d’accéder à une vision

de l’atelier en temps réel et, enfin, les directeurs

d’usine qui bénéficieront d’une vue

d’ensemble.

d’application dans une société elle aussi

spécialisée dans les fruits et légumes, et

dans laquelle les chefs d’équipes passaient

les trois-quarts de leur temps au bureau

à renseigner et à documenter l’ERP : «

depuis qu’ils utilisent le M.E.S., ils passent

désormais 80% de leur temps dans l’atelier

». Renversement de vapeur.

METTRE L’HUMAIN AU CŒUR DE

LA DÉMARCHE

On a beau mettre en place un outil fiable

et performant, s’il n’est pas simple d’utilisation

ni convivial, les résultats ne seront

pas au rendez-vous ; « n’oublions pas que

l’outil ne peut, seul, apporter une performance

durable », concède Benjamin Ziverek.

Pour ce faire, VIF Software s’appuie

sur la méthode Users Experience et sur

les compétences d’une UX-designer. Son

objectif ? Concevoir – ergonomiquement

– des outils si simples et si naturels

d’utilisation qu’ils parviennent faire

accepter l’usage des nouvelles technologies.

Concrètement, armée de maquettes

d’écran, l’UX-designer se rend dans les

ateliers afin de rencontrer et d’échanger

sur les visuels, les fonctionnalités et l’interface

graphique qui semble la plus simple et

la plus appréciée, tout en étant capable de

répondre à l’ensemble des besoins quotidiens

des futurs utilisateurs en fournissant

la bonne information, au bon moment, au

bon endroit et en temps réel.

Prendre en compte les demandes des

opérateurs est l’une des force de VIF, qui

édite depuis quatre ans une solution de

M.E.S., laquelle se compose de deux offres

pouvant être implémentées ensemble ou

séparément : la première a trait au suivi de

performances et des lignes de production,

sans oublier les phases d’auto-contrôle

(nombreuses dans l’industrie agroalimentaire)

; la seconde concerne le suivi

des matières. Entièrement modulable, la

solution VIF s’adresse à trois niveaux :

FAIRE INTERAGIR LA PRODUCTION

ET LA MAINTENANCE

La communion entre les équipes de fabrication/conditionnement

et le service

est-elle utopique ? Non, si l’on en croit les

deux collaborateurs de VIF. Celle-ci est en

effet atteignable en mettant en relation le

système M.E.S. et la GMAO. « Connecter

les deux outils permet d’optimiser indéniablement

les interventions de maintenance

dans la mesure où le M.E.S. va renseigner

la GMAO d’informations fiables et d’indicateurs

issus des nombreux capteurs présents

sur les équipements, à commencer par les

temps d’arrêt ». Cette connexion donne

également la possibilité aux opérateurs de

production de solliciter la maintenance

voire de déclencher un bon d’intervention

à partir d’un arrêt un peu trop long.

Toujours dans une optique d’échanger un

maximum d’informations pertinentes,

la maintenance préventive préalablement

planifiée dans la GMAO peut apparaître

aussi dans le système de M.E.S. «

Ces diverses fonctionnalités d’interaction

entre les services de production et

de maintenance s’inscrivent parfaitement

dans une démarche plus globale de transformation

numérique de l’entreprise et de

l’usine, souligne Benjamin Ziverek. L’objectif

est avant toute chose de faciliter la

vie de l’opérateur en lui libérant du temps

». Le spécialiste illustre son propos par

les réorganisations croissantes des sites,

lesquels se lancent de plus en plus dans

des démarches de Total Productive Maintenance

(TPM). L’idée est d’attribuer des

tâches de maintenance simples et de

premier niveau ou la possibilité de faire

du 5S dans l’atelier.

Olivier Guillon

PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I51


MAINTENANCE EN PRODUCTION

REPORTAGE

Le M.E.S., un outil clef

pour monter en gamme

sur le marché du

« petfood »

Gérer la croissance de la production passe inévitablement

par des investissements dans l’outil de production, mais pas

seulement. La surveillance en temps réel de chaque ligne est

essentielle et Affinity Petcare (groupe Agrolimen), spécialiste

de l’alimentation pour chiens et chats, et numéro 3 sur le

marché français, l’a bien compris. C’est la raison pour laquelle

l’entreprise a investi dans la solution M.E.S. AquiWEB, de

l’éditeur Astrée Software.

Vue de la zone de convoyage

Patrice MILLOT

responsable

Production au

sein de l’usine

française d’Affinity

Petcare, située

à La Chapelle-

Vendômoise, près

de Blois (Loir-et-

Cher)

Ultima, Brekkies (vendues en

GMS) ou encore, Advance,

Libra et plus récemment

True Instinct (vendues chez

les spécialistes et vétérinaires)… Ces

noms évoquent, pour un grand nombre de

possesseurs de fidèles amis à quatre pattes,

des croquettes de gamme « premium

» voire « super premium ». Produites –

pour le marché français principalement –

à La Chapelle-Vendômoise, près de Blois

(Loir-et-Cher), ces croquettes inondent

les grandes surfaces et s’ouvrent peu à peu

les portes des circuits spécialisés (avec des

produits « hyper-premium »), au premier

Silo d’entrée de matière première

rang desquels figurent les vétérinaires. Une

ascension fulgurante des trois marques

historiques d’Affinity Petcare (Ultima,

Brekkies et Advance) qui, en l’espace de

quinze ans, après avoir été cédé par Mars

(aujourd’hui Masterfoods) et reprise en

2003 au sein du groupe catalan Agrolimen,

a dû repartir de zéro à travers de

nouvelles références alimentaires destinées

aux chiens et aux chats. « Il a fallu se créer

un nouveau marché, c’est pourquoi a été

prise la décision d’orienter les produits d’Affinity

Petcare vers le super-premium ; nous

avons d’ailleurs été les premiers à développer

des produits bien ciblés, en fonction de la

race de l’animal par exemple », se souvient

Patrice Millot, responsable Production au

sein de l’usine française (Affinity Petcare

est réparti en trois pôles, les deux autres

étant implantés en Catalogne et en Italie).

Le choix du haut de gamme s’est avéré très

judicieux ; aujourd’hui, les marques issues

52 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


MAINTENANCE EN PRODUCTION

des distributeurs souffrent face aux produits

de meilleure qualité, et ce malgré des prix

toujours tirés vers le bas en dépit de l’explosion

des cours des matières premières telles

que les céréales (due à la flambée du maïs

depuis sept ans), les graisses ou encore les

protéines végétales. Mais outre la volonté des

maîtresses et des maîtres de mieux nourrir

leurs animaux de compagnie, le marché a

basculé de l’humide (pâtée…) vers le « sec »

(soit les croquettes), depuis une quinzaine

d’années. Une aubaine pour le spécialiste de

la croquette.

INVESTIR ET MODERNISER L’OUTIL DE

PRODUCTION EN PERMANENCE

Mais on n’accède pas comme ça à la troisième

place du marché français du petfood

destiné à la grande distribution, surtout face

à des géants du secteur. À La Chapelle-Vendômoise,

le succès est tel que depuis quelques

années, il a fallu investir de façon importante

pour répondre à la demande croissante. Il

faut dire que sur ce site implanté à proximité

immédiate des matières premières, travaillent

près de 100 personnes dont une cinquantaine

en production et une vingtaine en maintenance

dédiées à la réalisation des opérations

de maintenance curative, préventive, prédictives

et de fiabilisation des équipements. Au niveau de la production,

celle-ci se divise en deux catégories : la fabrication et le

conditionnement.

La fabrication de croquettes haut de gamme, au contraire des

produits standards, nécessitent des matières premières plus

nobles et donc plus complexes à transformer. Autre problématique

de la fabrication, la diversité croissante du format des

sacs, lesquels sont en outre plus petits qu’auparavant en raison

de l’augmentation du nombre de chats et de la tendance affichée

vers des canidés de plus petite taille. Concrètement, l’étape de

fabrication se déroule de la façon suivante : à partir de silos de

stockage de matières premières sèches (farines, céréales, protéines

végétales et animales….), celles-ci sont, en fonction de la

recette programmée, automatiquement pesées puis mélangées

et broyées. Pour ce qui concerne la matière humide, un atelier

dédié transforme la viande fraiche en émulsion, l’ensemble de

ces préparations étant ensuite dirigées vers l’atelier de fabrication

pour être transformées en croquettes par le biais d’un outil

d’extrusion. « Pour la viande, l’atelier devrait doubler de surface »,

précise Patrice Millot. Tout comme l’a été la partie dédiée au

stockage des matières sèches : une nouvelle ligne de fabrication

verra le jour au second semestre de cette année et une tour de 40

PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I53


MAINTENANCE EN PRODUCTION

Solution AquiWEB – Astrée Software a su

s’adapter au quotidien des opérateurs,

à commencer par les conducteurs de ligne

mètres jouxtera les deux autres (respectivement

de 25 et 30 mètres de haut) ; « cette

nouvelle ligne de production sera consacrée

au "super-premium" mais nous devons en

outre moderniser et redimensionner l’amont

et l’aval de cet atelier de fabrication ».

LA NÉCESSITÉ D’INVESTIR DANS UNE

SOLUTION M.E.S.

Le site de La Chapelle-Vendômoise se

compose de trois lignes de fabrication

(dotées d’extrudeuses, de machines de

séchage, d’enrobage et de refroidissement)

et de six lignes automatisées de conditionnement,

sur chacune desquelles intervient

un seul opérateur. Celui-ci doit gérer à la

fois le pesage des produits, le remplissage

(emballage primaire) des sacs, la fermeture

par scellage avant d’être déposés dans

des caisses et sur des palettes pour enfin

être chargés automatiquement dans les

camions de livraison et expédiés par un

prestataire local.

Historiquement, l’usine a toujours été très

automatisée. Mais au moment des récents

investissements pour moderniser la fabrication,

l’atelier de conditionnement s’est

retrouvé dépassé, formant un goulot

d’étranglement et provoquant des arrêts

inopinés. Inacceptable pour le responsable

de production du site qui doit tourner

coûte que coûte, en 3-8, du dimanche

soir au samedi matin, ne laissant que le

temps nécessaire pour les opérations de

nettoyage de l’outil de production. « Il

a fallu absolument identifier les points

critiques, raconte Patrice Millot. Nous

avons pour cela démarré à partir d’une

simple feuille A3 sur laquelle on listait les

causes d’arrêts et que l’on retranscrivait sur

un document Excel, avec une entrée pour

chaque opérateur. Au début, cela nous a

bien aidé car nous avons pu commencer

à suivre l’évolution de l’atelier de A à Z

et identifier les chantiers sur lesquels nous

devions travailler ». La deuxième étape

de cette démarche a été d’aller plus

loin en chargeant le responsable du

service IT de l’époque de développer

un petit outil permettant de saisir sur la

ligne les informations relatives aux arrêts ;

si ce logiciel « maison » correspondait aux

besoins de l’atelier, il manquait malgré

tout de précisions, notamment au niveau

des taux d’arrêts et de perte. « C’est pourquoi,

avec une étude de marché, nous nous

sommes orientés vers une solution M.E.S. ».

OPTER POUR UNE SOLUTION

RÉPONDANT AUX BESOINS DU MÉTIER

La solution choisie n’est autre

qu’AquiWEB, de l’éditeur Astrée Software.

Principale priorité pour le responsable

Production, correspondre aux besoins de

l’entreprise ; « il fallait que le système puisse

à la fois rationaliser le suivi de l’atelier au

sein d’un seul et même outil, mesurer avec

précision l’efficacité de la production, suivre

de façon optimale la qualité de la production

dans sa globalité, faire de l’analyse de

performances, nous accompagner dans les

Installations de convoyage

opérations de maintenance conditionnelle

ou encore aider à la gestion de la documentation

et, surtout aider chaque conducteur

de ligne dans ses multiples tâches et recueillir

leur témoignage : il était important pour

nous que le M.E.S. permette de remonter

l’information et d’échanger au maximum,

de façon simple ».

Pour ce faire, l’éditeur a su s’adapter au

quotidien des opérateurs, à commencer

par les conducteurs de ligne. De la

gestion des consommables aux opérations

de changements de formats et de quotas

de production, le contrôle qualité à effectuer

toutes les demi-heures, en passant par

les réglages et la maintenance de premier

niveau, cet acteur clef de la production

devient, grâce au M.E.S., de plus en plus

autonome. À l’usage, les équipes d’Astrée

Software ont pris soin de concevoir une

interface ergonomique et conviviale. « C’est

aussi un outil très flexible d’autant que le

service support d’Astrée nous fait constamment

bénéficier des améliorations faites

chez d’autres utilisateurs, souligne Christelle

Rigolet, responsable de la gestion des

données de production d’Affinity Petcare.

Concernant le TRS, le système nous indique

les arrêts de production et la performance

de chaque ligne quotidiennement. Le logiciel

nous permet également de faire croiser les

arrêts les plus importants et d’y apporter des

commentaires ». L’interactivité d’AquiWEB

est aussi mise en lumière grâce en partie à

sa messagerie dotée d’alertes maintenance

et qualité, la possibilité de programmer un

message et d’y ajouter un accusé de lecture.

54 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


MAINTENANCE EN PRODUCTION

Si Affinity Petcare entend profiter de 2018 pour bien exploiter

l’outil et prendre le temps de l’enrichir de son expérience passée

sur le terrain, c’est pour mieux l’implémenter l’année suivante ;

en effet, la quatrième ligne de fabrication aura pris place sur le

site et sera opérationnelle à partir de 2019. Elle sera synonyme

de hausse de production et donc d’une vigilance accrue. « Nous

allons davantage construire l’outil et son utilisation vers la maintenance

conditionnelle, précise Patrice Millot. Nous prévoyons d’ailleurs

de recruter une personne dédiée à l’amélioration continue ;

nous possédons un bel outil, il faut maintenant que nous exploitions

au maximum pour augmenter notre TRS ». Outre l’introduction

d’outils de mobilité tels que des tablettes, un autre cheval

de bataille s’impose : rendre encore plus interactif l’outil entre la

production et la maintenance. Un vaste sujet mais qui promet

des résultats évidents principalement autour de la maintenance

de premier niveau réalisée par les opérateurs de production.

Olivier Guillon

SALON COMPLET

L’agroalimentaire

s’invente ici !

Les silos atteignent pour certains 30 mètres de haut

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FOCUS PRODUITS

Adieu la graisse !

Le palier à semelle Igus en polymère

remplace les solutions métalliques

La société Igus a mis au point un nouveau palier à semelle monté sur

roulement à billes en matériau Xirodur B180 conforme aux exigences

du FDA. Ce nouveau palier Xiros au fonctionnement fluide permet

à l’utilisateur de gagner 83% de poids par rapport à une solution

métallique. Les trous de fixation ayant les mêmes entraxes que

sur les paliers métalliques, un échange standard peut être effectué

rapidement et simplement.

Toujours moins d’entretien

Une nouvelle pompe à

double vis

AxFlow lance sur le CFIA Rennes

la pompe à double vis Série

Universal TS Waukesha pour les

produits visqueux et NEP. Cette

nouvelle pompe utilise des vis en

alliage anti-grippant Waukesha

Alloy 88 pour pomper divers

fluides contenant de grosses

particules, réduisant ainsi

les dommages à la pompe et

réduisant le besoin d’entretien.

Réalité augmentée

Des vannes 4.0 avec l’id

Definox

La société Definox entend

révolutionner le suivi et la

maintenance des vannes avec son

application de réalité augmentée

« id ». À partir d’une application

mobile gratuite, l’identifiant

unique « id » de

chaque vanne

est scanné

pour obtenir en

direct l’identité

précise de la

vanne et de

ses pièces

détachées et

accéder aux

documentations.

Pratique

Nouveau dispositif de

vidange signé Mesa

Pour faciliter la vidange des

pompes à membranes, les

pompes Depa intègrent un nouveau

dispositif de vidange sur

tous les modèles. Ce dispositif

se situe au niveau des clapets et

permet un écoulement naturel du

NEP en quelques minutes, tout

en préservant les performances

intrinsèques de la pompe. Il n’est

donc plus nécessaire d’intervenir

manuellement sur la pompe qui

peut maintenant

être

raccordée sur

tuyauteries

rigides.

L’info en +

Siveco équipe Bonduelle de sa GMAO

Avec plus de cinquante-quatre sites répartis dans le monde et près

de 10 000 collaborateurs, Bonduelle est un fleuron de l’industrie

agroalimentaire. L’entreprise a décidé de déployer un outil de GMAO

dans le but de gagner en productivité, d’uniformiser les processus

et de fiabiliser les données. Elle a fait appel à Siveco et sa solution

Coswin. Résultat, une simplification des procédures qui ont permis

de se concentrer sur le savoir-faire de chaque site. Prochaine étape,

l’implémentation de la version Coswin 8i et le passage au full-Web.

56 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


La formation, facteur clé du

déploiement de l’usine 4.0

MAINTENANCE :

MANAGEMENT &

ORGANISATION

PRODUCTION

MAITRISE DES

ENERGIES

MAINTENANCE des

SYSTEMES AUTOMATISES

& ROBOTISES

Automatismes

Supervision - Réseaux

Robotique

Variation de vitesse

Régulation

Simulation de process

MAINTENANCE des

SYSTEMES DE PRODUCTION

& DE DISTRIBUTION D'ENERGIES

Froid - Climatisation

Air - Gaz - Vapeur

Electrotechnique

Formations Conseil

Inter-Intra-Sur mesure

MANAGEMENT &

EFFICACITE PERSONNELLE

MAINTENANCE des

SYSTEMES DE TRANSMISSION

MECANIQUE - FLUIDE

OLEOPNEUMATIQUE

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Usinage & Matériaux

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MANAGEMENT

EN APPLICATION

Apave équipe

un important

prestataire de

maintenance

de sa solution

Mainta

Un grand prestataire de maintenance français a fait appel à Apave et sa solution de GMAO

Mainta afin de mieux organiser ses interventions de maintenance mais aussi et surtout

pour faire monter en compétences l’ensemble de ses équipes. Plus autonomes, cellesci

ont pu, grâce à une utilisation optimale de Mainta, renforcer la qualité de service et la

satisfaction client.

Spécialisé dans la gestion des activités multitechniques et

multiservices, l’efficacité énergétique ainsi que le développement

durable, ce grand acteur de la maintenance industrielle

au facility management en passant par la gestion

d’utilités, c’est-à-dire l’exploitation d’équipements sur site avec

toute l’expertise associée (bien au delà de la maintenance en

somme), intervient sur de multiples sites industriels, tant dans

le domaine de l’automobile que celui de la chimie, la pharmaceutique,

la sidérurgie ou encore la défense et l’agroalimentaire. Les

équipes de cette entreprise travaillent sur des installations aussi

diverses que variées (électriques, à gaz ou eau / hydrauliques…)

et sur tous types d’infrastructures.

LE BESOIN D’IMPLÉMENTER UN OUTIL DE GMAO

Face à des clients industriels toujours plus exigeants, notamment

dans le suivi et la qualité de leurs produits ou de leur produc-

tion, il était devenu nécessaire pour ce prestataire d’optimiser au

maximum ses opérations de maintenance. La GMAO s’est donc

imposée à l’entreprise, d’autant que la nature multi-services de

ses activités s’ajoute à une gestion multi-sites (une dizaine au

total) de ses interventions. « Il s’agissait pour cette entreprise d’une

«primo acquisition» d’un outil GMAO, précise Damien Groetz,

responsable commercial Mainta. L’objectif pour eux était de pour

former des «super-utilisateurs» afin d’augmenter le niveau d’autonomie

des utilisateurs et les aider à faire de la maintenance de

premier niveau ».

Autres besoins exprimés par l’entreprise de maintenance, l’adaptabilité

et la réactivité face à tout type de situations. Là encore, la

configuration « multi-sites » pose des problématiques que seule

une GMAO peut véritablement résoudre en permettant aux utilisateurs

de communiquer facilement entre eux, et d’utiliser des

fonctionnalités telles que la mise en place d’alertes email à la suite

d’une panne. « Mainta se définit également comme un outil très

collaboratif et évolutif, notamment au niveau de la mobilité avec

des technologies fonctionnant sous Android et IOS». Une aubaine

pour l’entreprise qui n’a pas hésité à franchir le pas en 2015 en

équipant ses techniciens d’une centaine de smartphones et de

tablettes.

La confiance en l’outil Mainta et le renforcement des bonnes

relations clients sur de très nombreux projets ont convaincu la

société. Prochaine étape : la mutualisation des outils informatiques

et des infrastructures.

Olivier Guillon

58 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


MANAGEMENT

CAS CLIENT

La GMAO Altair

Enterprise organise

la maintenance

des entrepôts et

magasins de Nocibé

© Fotolia

Depuis l’acquisition de la

chaîne par Douglas, Nocibé

occupe la 2e place du podium

des marques de parfumerie

en France. Afin d’optimiser la

gestion de maintenance des

leurs entrepôts logistiques

et de leurs magasins, Nocibé

a choisi de s’équiper de la

GMAO Altair Enterprise.

« Le choix d’Altair a été

motivé par l’envie d’avoir

un environnement de travail

agréable, fluide et convivial. »

Franchise Nocibé

Nocibé est une chaine de distribution

spécialisé dans les produits

cosmétiques et de parfumerie

fondée en 1984 dans le Nord de

la France. Solidement implanté en France,

Nocibé existe aujourd’hui au travers de

650 magasins et près de

500 instituts de beauté,

pour un chiffre d’affaire

annuel de 950 millions

d’euros. Enfin, l’enseigne

est également présente à

l’étranger sous la marque

Les Bellista. La chaîne qui

revendique quelque 1400

références de produits,

dispose de son propre

réseau logistique, centralisé autour de l’entrepôt

principal situé à Villeneuve-d’Ascq

(Nord). Cet entrepôt, pierre angulaire de

l’organisation du groupe, abrite quelques

cinq kilomètres de convoyeurs, ainsi que

de nombreux équipements de conditionnement

: étiqueteuse, déballeuse, filmeuse,

couvercleuse… autant de matériel dont la

maintenance doit être menée avec précision.

Boris Bazennerye, technicien de maintenance

et responsable du projet GMAO,

précise le fonctionnement de son service :

« Nous assurons la maintenance en relai :

une équipe du matin et une du soir, auquel

s’ajoute généralement une personne de jour,

ainsi qu’un responsable QHSE. Nous avions

nos gammes d’opération sur des tableaux

Excel, ainsi qu’une GMAO gratuite rudimen-

« La centralisation de

notre gestion autour

d’un outil unique et

performant était donc

le moyen pour nous

de libérer un temps de

travail considérable. »

taire pour nous organiser et communiquer.

» Ce mode de fonctionnement, pourtant

déjà informatisé, ne répondait pas correctement

à leur problématique : « L’inconvénient

avec les postes, c’est qu’on se relaye, on se

croise sans avoir vraiment le temps d’échanger

sur notre travail, explique

Boris Bazennerye. Cela

amène une problématique

évidente en matière de

suivi des équipements ».

Le responsable du projet

GMAO poursuit : « Au

cumul, nous consacrions

près d’une journée de

travail par semaine à nous

organiser, à échanger ou

à archiver… autant de temps qui n’était pas

utilisé à faire de la maintenance. La centralisation

de notre gestion autour d’un outil unique

et performant était donc le moyen pour nous

de libérer un temps de travail considérable. »

LE CHOIX D’ALTAIR ENTERPRISE,

SOLUTION GMAO UNIQUE ET

CENTRALISÉE

Afin de combler les lacunes de l’existant,

optimiser la communication entre les

postes et assurer une traçabilité sans faille

des opérations, Nocibé Distribution a choisi

de se doter d’une solution de GMAO professionnelle.

À la suite d’une présélection effectuée

auprès de différentes solutions du

marché, Altair Enterprise a été retenue sur

la base de l’adéquation des réponses propo-

60 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


MANAGEMENT

sées par rapport aux besoins spécifiques de Nocibé. « La présence

de fiche de vie des équipements, l’accès à des historiques détaillés et

la possibilité de réaliser des compte-rendu rapides d’intervention

depuis la GMAO Altair facilite grandement la coordination entre

les équipes. De plus, la solution nous permet de mettre à disposition

du siège un portail de demande d’intervention, dont ils peuvent

ensuite suivre la réalisation de façon claire. »

Si les applications Smartphone étaient un prérequis naturel au vu

de la mobilité des effectifs, d’autres critères de choix de la solution

ont eu leur importance dans le projet, comme la gestion des stocks

ou une gestion avancée des rapports et statistiques.

Les critères de sélection étaient également étendus à la problématique

du groupe entier, afin de couvrir les besoins au-delà de l’entrepôt

logistique, comme le précise Boris Bazennerye : « Notre

service maintenance s’occupe de l’entrepôt logistique et du siège,

assurant l’entretien et les réparations des équipements de ce centre

névralgique du groupe. Nous avons cependant au sein du groupe

un second service maintenance, qui est quant à lui consacré aux

magasins, étant lui aussi intéressé par l’acquisition d’une GMAO.

» Et d’ajouter : « Il fallait donc trouver une GMAO adaptée à la

fois au fonctionnement d’un service central et localisé ainsi qu’aux

besoins d’un service de maintenance de sites épars, faisant appel à

de nombreux sous-traitants. Altair Enterprise présente à ce niveau

une grande souplesse en termes d’organisation des données qui nous

a paru comme pertinente. »

Boris Bazennerye conclut en évoquant l’avenir du projet : « Comme

nous l’avons évoqué précédemment, notre volonté de simplifier notre

gestion est le principal moteur de notre projet. La solution de DSDSystem

propose de nombreuses voies d’évolution, comme par exemple

le module QHSE que nous pensons déployer à moyen terme sur

notre site. » Bernard Decoster, fondateur de la société DSDSystem,

revient quant à lui sur ce projet : « Nocibé partage sa problématique

avec de nombreuses entreprises de la logistique et de la grande

distribution. La GMAO Altair Enterprise a su apporter rapidement

une réponse unique, concrète et efficace à leurs besoins, tout en leur

offrant des perspectives d’évolutivité dans le futur. »

RETOUR D’EXPÉRIENCE

Luzeal fait appel

à Dimo Maint MX

pour une gestion

multisite de sa

maintenance

Coopérative agricole spécialisée dans la

collecte de luzerne, Luzeal (CA : 59,2M€) a

fait le choix d’une gestion de maintenance en

multisites avec Dimo Maint MX. Avec cette

solution développée par Dimo Software,

Luzeal bénéficie d’une solution Web intuitive

qui facilite la prise en main par les utilisateurs

non initiés à l’informatique, leur permettant

ainsi de se pleinement consacrer à leur cœur

de métier : la maintenance.

© Luzeal

Dashboard commercial

Luzeal est une coopérative agricole spécialisée dans la

collecte et le traitement de luzerne à destination des ruminants

et des chevaux. Elle est constituée de cinq usines

de production en Champagne-Ardenne sur lesquelles

travaillent 210 équivalents temps plein. La coopérative est positionnée

sur trois métiers : la récolte avec des machines agricoles

roulantes (faucheuses, ensileuses, etc.), le transport routier pour

alimenter les usines en luzerne et les productions de granulés et

balles de luzerne.

PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I61


MANAGEMENT

L’IMPLICATION DES

COLLABORATEURS : UNE CONDITION

SINE QUA NON DE SUCCÈS

L’expérience d’Alexandre Lelaurin a été

déterminante sur ce projet : il avait déjà

utilisé diverses solutions de GMAO, en

avait installées et même vendu une ! Selon

lui, il est intéressant qu’une organisation

de maintenance soit déjà en place dans

l’organisation, que le personnel soit sensibilisé

aux outils et aux pratiques, notamment

pour les bons d’intervention. Cela

permet de bien anticiper la courbe d’apprentissage,

de travailler sur l’acceptation

et l’appropriation par des collaborateurs. Il

ajoute qu’« il est important que l’utilisation

soit transparente pour eux dans leur quotidien.

Obtenir l’implication de la direction

générale dans le projet est crucial, de

même que le «timing» de la mise en œuvre

sachant que la coopérative est en pleine

campagne neuf mois de l’année ».

cran de Dimo Maint MX

La commercialisation des produits déshydratés

est prise en charge par sa filiale

Desialis. Luzeal traite également de la

pulpe de betterave, du marc de raisin

et des granulés de bois pour les poêles

domestiques et industriels. La coopérative

rayonne sur 21 000 hectares pour

une production totale de 400 000 tonnes

annuelles tous produits confondus. L’activité

saisonnière commence fin avril pour

se terminer à fin octobre pour la luzerne,

la maintenance et l’entretien se déroulant

tout au long de l’année avec une forte activité

maintenance lors de l’arrêt hivernal.

AVANT LA GMAO : L’ÈRE DU PAPIER

Alexandre Lelaurin, responsable de site,

raconte que le savoir en matière de maintenance

était consigné essentiellement sous

forme papier et tableur. « Chaque site avait

son propre mode d’organisation : tableur

Excel pour l’historique par exemple, tenue

de notes manuscrites pour la documentation

technique… Les sources d’information

étaient très disparates. » La coopérative

ayant été certifiée ISO 50001 sur son

système de management de l’énergie et

FCA pour la qualité alimentaire animale,

une problématique de traçabilité est apparue.

Il explique en effet que « la direction

générale a décidé d’harmoniser et de structurer

la fonction maintenance, à laquelle

une soixantaine de personnes est dédiée. »

D’où le choix d’une GMAO adéquate qui

a permis à la coopérative de faire un saut

technologique, notamment grâce à une

solution 100% Cloud.

Le choix s’est porté sur une gestion de

maintenance en multisites avec Dimo

Maint MX. Les collaborateurs ont été associés

au choix final d’une solution multisites

performante. Les critères essentiels

du cahier des charges étaient la facilité

d’utilisation, la convivialité, l’évolutivité

vers le module achats et gestion des stocks,

ainsi que la possibilité d’interfaçage avec le

système d’information en place.

© Luzeal

UNE MISE EN ŒUVRE RAISONNÉE

La mise en place, l’installation et la

formation ont été effectuées par un

partenaire intégrateur certifié de Dimo

Maint. Le paramétrage a eu lieu en même

temps que la formation afin d’optimiser

le coût. Le déploiement s’est fait en trois

étapes. La première concernait l’utilisation

et le paramétrage au plus simple du

logiciel : une intervention est créée puis

renseignée, sans forcément renseigner les

pièces consommées, ni les heures passées.

Deuxième étape : créer les bons d’intervention

et renseigner les informations (qui

a fait quoi, heures passées, pièces). Ensuite

est venue l’étape de la mise en place des

demandes d’intervention, avant l’étape 4,

consacrée au développement de la partie

préventive. Une vingtaine d’utilisateurs

(profils superviseurs) a suivi la formation

et dispose d’un accès à la solution.

Dans un premier temps, seuls les chefs

de services et les responsables peuvent

renseigner la GMAO.

AU FINAL : UNE MAINTENANCE

PRÉVENTIVE SIMPLIFIÉE ET

OPTIMISÉE

Pour l’heure, Luzeal se sert principalement

des bons et des demandes d’intervention.

Tout n’a pas été encore renseigné

mais Alexandre Lelaurin trouve un intérêt

indéniable pour la gestion de la maintenance

préventive sur le site de Pontfaverger.

« On a créé des gammes de préventif, ce qui

simplifie grandement le travail au quotidien

du responsable maintenance à ce niveau

- là », détaille-t-il. À l’avenir, l’usage de

tablettes dans les champs est une évolution

possible. Enfin, « le fait d’annoncer

la mise en place d’une solution GMAO a

été perçu comme un plus lors d’un Audit

ISO 50 001. Nous pensons faire évoluer la

solution vers de la gestion de stocks et des

achats sous deux à trois ans. »

62 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


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MANAGEMENT

REPORTAGE

Optimiser la stratégie de

maintenance d’un groupe

agroalimentaire grâce à la GMAO

En assurant la production de

« A à Z » de produits carnés

transformés, le site SVA –

Jean Rozé (groupe Agromousquetaires)

de Vitré (Ille-et-Vilaine)

s’appuie sur la GMAO

Carl Source pour optimiser

ses interventions de maintenance.

Utilisée sur treize

autres sites historiquement

rattachés à son périmètre,

la GMAO se révèle être bien

plus qu’un simple outil de

planification et d’optimisation

de la maintenance ; elle est

le fer de lance d’une grande

transformation digitale du

groupe puisque la GMAO sera

déployée sur les 63 autres

sites du groupe Agromousquetaires

d’ici 2020.

Partie dédiée au stockage

Dans cette petite commune

valonnée de Bretagne bordant

la Vilaine, il n’y a pas que le

magnifique château datant du

XIe siècle qui symbolise la ville. Celle-ci

abrite en effet une place forte d’un tout

autre genre : l’usine de SVA - Jean Rozé

de Vitré, le plus grand site d’abattage et

de transformation de viande du groupe ;

celle-ci compte près de 1 400 salariés.

L’usine s’étend sur plusieurs bâtiments

dont les âges diffèrent (le dernier bâtiment

date de 2012 et le dernier grand réaménagement

d’atelier remonte à 2015), autant

que les activités qui y sont pratiquées.

Ce site à la fois central – Vitré étant le

siège de SVA et de Saviel France – et pluridisciplinaire

réunit les différents savoirfaire

de l’entreprise : l’abattage (deux

chaînes de bovins, une dédiée aux veaux

et une quatrième consacrée à l’abattage

des agneaux), le désossage et la découpe,

une activité encore très manuelle regroupant

250 personnes travaillant sur Desoss

System puis sur table, la transformation

des produits en plats cuisinés, le conditionnement,

le stockage et l’acheminement

des produits auprès de la grande distribution

notamment. L’emballage (mise sous

vide ou dans des cartons congelés) et l’étiquetage

des produits transformés s’effectuent

de façon totalement automatisée,

tout comme la transitique, qui donne lieu à

un enchevêtrement de convoyeurs desservant

en continu les différentes étapes d’un

process qui ne doit jamais s’arrêter.

Mais les contraintes de la production – et

donc de la maintenance – concernent aussi

la diversité des équipements : à Vitré cohabitent

de la mécanique dite lourde, des

© O.Guillon

64 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


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Écran d’accueil d’un responsable technique

systèmes de convoyage automatisés et un

magasin automatique de bacs de quarantedeux

navettes et

12 000 références. Ce domaine d’activité

nécessite également des opérations

manuelles effectuées à l’aide d’équipements

mécaniques tels que des dénerveurs ou

autres outils dédiés à des machines spécifiques.

« Chaque site possède ses propres

machines », précise le responsable technique

du site, Pascal Legludic, devant une

pièce de rechange pour une machine de

tranchage, précisément identifiée (grâce à

une étiquette comprenant code, référence,

libellé, nom de machine correspondante,

du fabricant et du fournisseur) et délicatement

rangée dans le magasin déporté

des ateliers Saviel, une unité notamment

dédiée à la fabrication de steaks hachés.

« Ce magasin déporté a été mis en place

dans le but de limiter les allées-venues

des personnes entre l’usine et le magasin

central et d’améliorer ainsi l’hygiène et la

sécurité alimentaire, complète Pascal Legludic.

Cet atelier dispose d’un stock de pièces

couramment utilisées par les opérateurs, ce

qui permet à la maintenance de gagner du

temps. » Au total, le site de Vitré compte

quatre-vingts personnes en maintenance,

dont une soixantaine sont dédiées à la

maintenance des équipements.

Le magasin central abrite quant à lui, un

atelier de réparation, un bureau d’experts,

une centrale d’achats ainsi qu’un magasin

de stockage de près de 8 500 références,

sans oublier naturellement les trois postes

GMAO. « La gestion des stocks de l’ensemble

des sites de SVA - Jean Rozé est gérée

sur la même GMAO, indique le responsable

méthodes de maintenance Christophe

Boutruche ; on mutualise nos pièces

détachées à partir d’une seule et même référence

afin de pouvoir se dépanner les uns les

autres. C’est nettement plus rapide que de

faire appel à un fournisseur ! ». La gestion

centralisée des stocks est l’un des points

forts de la GMAO, mais ce n’est pas le seul.

LE RÔLE INDISPENSABLE DE LA

GMAO

De la gestion des équipements, des travaux,

des stocks, des contrats et des achats, au

suivi de la maintenance réglementaire,

tout est tracé et enregistré dans la GMAO

Carl Source, un outil de pilotage pour tous

les sites SVA - Jean Rozé et la plupart des

sites du groupe Agromousquetaires. Le site

de Vitré a en effet fait le choix depuis de

nombreuses années déjà de l’éditeur Carl

Software. « Après avoir utilisé depuis 1995

des solutions devenues obsolètes, nous nous

sommes orientés vers l’outil Carl Master en

2008, en particulier au moment de la reprise

du groupe SVA par Agromousquetaires et la

nécessité de démarrer l’implémentation de la

GMAO en multi-sites », détaille Christophe

Boutruche. L’une des tâches du responsable

méthodes de maintenance a été de mettre

en place une seule et même codification

des équipements et des pièces ; « parler le

même langage entre la production, la maintenance

mais aussi la comptabilité ou encore

les ressources humaines est essentiel, qui plus

est dans une logique multi-sites ; il en est de

Partie dédiée au stockage

même pour le libellé de chaque machine ».

Au total, pas moins de 36 500 équipements

sont répertoriés dans la GMAO, 38 300

articles et 3 300 gammes de maintenance,

le tout réparti sur les quatorze unités de

production. A noter, en 2017, le groupe a

procédé à la migration de Carl Master sur

le progiciel Carl Source.

« Rester fidèle à l’outil GMAO n’est pas

seulement une question de confort de travail

pour les professionnels de la maintenance,

c’est une nécessité absolue », indique Bruno

Allix, le directeur de la maintenance pour

l’ensemble du groupe Agromousquetaires.

Depuis son arrivée chez SVA - Jean Rozé

en 1986, Bruno Allix a vu le groupe passer

de deux à quatorze sites industriels. Une

croissance pour le moins rapide qui a justifié

la création d’une direction technique

fusionnant la maintenance et les fonctions

dédiées aux travaux neufs et s’appuyant

sur une GMAO unique et transversale.

« Avec la mise en place de la GMAO Carl

Master, nous souhaitions structurer l’organisation,

optimiser le préventif, centraliser

les achats, gérer les contrats, suivre

les temps d’intervention pour optimiser le

pilotage des parcs équipements et répondre

aux nombreuses contraintes posées par les

audits réglementaires, certifications (IFS,

9001, 14001, 50001….), normalisations et

les audits menés par nos clients ».

Et de poursuivre : « La GMAO mise en

place sur tous les sites du groupe SVA -

Jean Rozé nous a permis d’avoir une vision

globale à la fois sur la maintenance industrielle

et les travaux neufs mais également

sur les achats techniques, l’assainissement et

l’environnement, la sécurité, l’énergie. Elle

66 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


MANAGEMENT

nous a permis d’harmoniser nos méthodes,

éviter les conflits grâce à la mise en place

de procédures incontestables et lisibles par

tout le personnel ».

La mise en place de la GMAO multi sites

a fait rapidement ses preuves. « Cet outil

fédérateur nous a servi à créer un réseau

entre les professionnels de la maintenance

de chaque site », ajoute Christophe

Boutruche. Un atout tout aussi précieux

que celui d’aider le service à traiter les 30

000 demandes d’interventions annuelles à

Vitré, allant de la petite réparation à l’investissement

lourd. Pour le responsable

© O.Guillon

méthodes maintenance, « il s’agit pour

la maintenance d’un outil de priorisation

de nos interventions […]. La GMAO Carl

Source se montre très rapide, conviviale et

possède une interface moderne ce qui nous

aide, entre autres, à séduire les jeunes générations

». Par ailleurs, Carl Source offre un

accès direct à l’ensemble des fonctionnalités,

la possibilité d’envoyer les commandes

par email ou encore de procéder à une

signature électronique et d’établir des

tâches spécifiques telles que la demande

de référencement de nouveaux articles.

« Ces multiples caractéristiques offrent un

gain de temps pour la maintenance mais

aussi pour la partie administrative. Enfin,

il est possible de rattacher et d’interfacer la

GMAO aux organismes réglementaires; c’est

ce qu’on a déjà fait avec Apave ».

MENER L’IMPLÉMENTATION DE LA

GMAO COMME UN PROJET À PART

ENTIÈRE

Le projet de migration sur le nouveau logiciel

Carl Source a nécessité un an de préparation.

Depuis octobre 2017, les quatorze

usines de SVA - Jean Rozé utilisent Carl

Source. « Même si nous avons été confrontés

à certaines réticences, la migration

s’est bien passée » indique Christophe

Boutruche. L’éditeur Carl Software a formé

des « key users » sur le logiciel Carl Source

dans chacun des sites. Un mois après leur

formation, ces « key users » ont été audités

par une personne issue des méthodes

maintenance venue s’assurer de la qualité

d’utilisation du nouveau logiciel. Globalement,

la principale difficulté du projet

a, sans surprise, porté sur la récupération

des données : « il a fallu faire le tri, on ne

pouvait pas tout intégrer. Mais c’était l’occasion

de faire un ménage de printemps »,

explique Bruno Allix.

Étape de desossage

PASCAL LEGLUDIC

Responsable technique en charge de la

maintenance du site de Vitré depuis trois

ans et coordinateur Maintenance de la

filière Bœuf, Pascal Legludic a fait ses

débuts chez SVA - Jean Rozé en 1987 en

tant que technicien douze années durant.

En 1999, il prend la responsabilité

technique du site de Trémorel (dans les

Côtes-d’Armor) avant de revenir à Vitré il

y a près de trois ans.

BRUNO ALLIX

Directeur technique adjoint du groupe

SVA - Jean Rozé, Bruno Allix est entré

chez SVA en 1986 en tant qu’adjoint du

responsable Maintenance. Il devient

en 2000 responsable de projet avant

d’intégrer la direction technique du

groupe, créée quatre ans plus tard.

Aujourd’hui, il occupe également le

poste de directeur Maintenance du

groupement Intermarché.

CHRISTOPHE BOUTRUCHE

Responsable Méthodes de maintenance

& administration technique, Christophe

Boutruche intègre le groupe à la fin de

l’année 1994. Il est alors en charge du

magasin central de Vitré dont l’objectif

était de centraliser les achats avant de

déployer les gammes de maintenance

préventive et de préparer les travaux,

également pour le préventif. Il a aussi été

chargé de déployer la première GMAO de

SVA sur trois de ses sites.


MANAGEMENT

Écran de saisie d’une intervention

tempère Christophe Boutruche. Nous regardons

combien de connexions auront eu lieu

durant cette période, ce qui nous permettra

de mesurer la nécessité d’intégrer ou pas ces

données dans Carl Source ». En revanche,

l’ensemble des gammes de maintenance

préventive, les informations relevant du

domaine réglementaire, les données fournisseurs

et des sous-traitants ont été intégrées

dans le nouveau logiciel. « Notons

que nous utilisons tous les modules de la

GMAO, y compris ceux relatifs aux contrats

et aux commandes », souligne Christophe

Boutruche. 1 500 commandes sont passées

chaque mois dans Carl Source et 1 700

factures sont éditées !

Magasin déporté

© O.Guillon

Écran de création d’un article

Les méthodes ont d’abord sondé la

production sur les articles à récupérer.

Le choix s’est porté sur ceux âgés de

moins de 5 ans pour les articles stockés,

et ceux commandés à partir du 1er juillet

2015 pour les articles non stockés. Aucun

historique d’intervention n’a été repris,

ce choix s’expliquant par la volonté de ne

pas surcharger le système ; « l’historique

demeurera sur Carl Master durant cinq ans,

Désormais, sur le modèle déployé à la

SVA - Jean Rozé, la direction technique

d’Agromousquetaires compte poursuivre

le déploiement de la GMAO dans l’ensemble

du groupe, et ce dans le cadre «

d’A2P 2020 », un projet d’une toute autre

ampleur dans la mesure où l’harmonisation

concernera la totalité des soixante-trois

sites industriels du groupe ! Mais Bruno

Allix et l’ensemble de la direction technique

y croient dur comme fer malgré des niveaux

de maturité et des métiers très différents.

L’objectif de déploiement : 2020. Là encore,

la GMAO fera office de colonne vertébrale

de cet ambitieux projet. Affaire à suivre…

Olivier Guillon

Formation et recrutement : la

nécessité de prendre les devants

10% des effectifs techniques sont des apprentis (sur le périmètre des quatorze

usines du groupe SVA - Jean Rozé. Dans ces métiers « en tension », la formation

par apprentissage est une des solutions déployées par le groupe. Atteindre 10%

d’apprentis est d’ailleurs l’un des objectifs du projet A2P 2020 pour l’ensemble

du groupe Agromousquetaires.

Paletisation

© O.Guillon

68 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


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PRÉVENTION DES RISQUES

ANALYSE

Un point sur l’Atex et les bonnes pratiques

à mettre en place

La quasi-totalité des secteurs industriels ont concernés par le risque Atex

© Endel-Engie

Les zones Atex – qui définissent des zones

dont l’atmosphère est potentiellement

explosible – impliquent l’identification des

zones concernées à travers le Document

relatif à la protection contre les explosions

(DRPCE), mais également de retenir

certaines bonnes pratiques de mise en

œuvre afin d’assurer au maximum la

protection de ses salariés.

Une zone est définie comme étant Atex par la

présence de gaz-vapeurs, de liquides inflammables

ou de poussières combustibles. Plusieurs conditions

doivent être réunies simultanément pour qu’une

explosion soit possible : cela peut être dû à la présence d’un

comburant (généralement l’air), la présence d’un combustible

(le gaz par exemple) ou encore celle d’une source d’inflammation

(comme une étincelle). Mais une explosion est due également

à une forte concentration du combustible dans l’air avec

une proportion combustible/comburant située dans le domaine

d’explosivité, sans oublier le confinement.

70 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


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PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I71


PRÉVENTION DES RISQUES

Il faut dire que la quasi-totalité des secteurs industriels

sont concernés par le risque Atex : la distribution

de gaz (en cas de fuite notamment), l’industrie

chimique (avec la transformation et le conditionnement

de substances gazeuses, liquides et

solides combustibles), la raffinerie et la pétrochimie

en raison de la présence d’hydrocarbures

inflammables, les décharges et les

déchetteries (fermentation des jus par

exemple), l’industrie pharmaceutique

du fait de la manipulation et du stockage

des alcools, sans oublier l’industrie

du bois dont la poussière

présente elle aussi un risque

d’explosion.

RÉVISION DU ZONAGE : UNE

AUBAINE POUR CERTAINS INDUSTRIELS

Les zones Atex sont depuis deux ans sous le feu des

projecteurs. En 2016 a en effet été mise à jour la norme

NF EN 60079-10-1, dont l’objectif est de proposer une

méthode d’analyse pour le classement desdites zones.

« La version précédente de la norme (2009) sera définitivement

annulée en octobre 2018, souligne-t-on au

sein de l’organisme de formation 123QSE. L’ancienne

version 2009 de la norme se basait sur le calcul d’un

«volume théorique inflammable» appelé Vz. Désormais,

la capacité de la ventilation à diluer le dégagement de

matières inflammables (sous la limite inférieure d’explosivité

– LIE) est évaluée en fonction de la vitesse de

ventilation au niveau du dégagement et des caractéristiques

du dégagement ».

Cette évolution peut sembler subtile mais elle n’en est

pas moins importante pour les industriels : « L’ancien

indicateur, qui analysait la ventilation de façon macroscopique,

à l’échelle d’un local, pouvait être extrêmement

pénalisant. Avec la nouvelle version de la norme, l’entreprise

peut s’attendre à réduire son niveau de zone Atex,

ou bien l’étendue de la zone concernée. C’est notamment

le cas pour les installations avec de faibles dégagements

de gaz, comme les chaufferies. Cette approche

permet également d’optimiser le classement de zone des

installations disposant d’un système de ventilation efficace.

Cela concerne donc tous les industriels. ». Ainsi,

prévient 123QSE, il est dans l’intérêt des entreprises

disposant déjà d’un zonage Atex de réviser leur classement

de zone selon la nouvelle version de la norme –

dans certains cas du moins –, le prix des équipements

Atex pouvant doubler voire décupler dans certaines

situations par rapport à des équipements standard.

Néanmoins, l’application de cette nouvelle norme ne

modifie en rien la nécessité de protéger au maximum

ses collaborateurs.

S’ÉQUIPER EN CONSÉQUENCE DES RISQUES

ENCOURUS

La prévention des risques d’explosions telle

que définie à l’article L.4121.1 du Code

du Travail, cible entre autre le recours

à des vêtements de protection susceptibles

d’être utilisés dans les zones à

risque d’explosion. Les charges électrostatiques

provenant de l’utilisation

même du vêtement peuvent

constituer une source d’inflammation

en zone Atex. Si un «

EPI Atex » n’existe pas en tant

que tel, la directive EPI 89/686/

CEE relative aux équipements de protection individuelle

prévoit toutefois les exigences essentielles pour

les EPI destinés à une utilisation en zone Atex, à savoir

qu’ils doivent être conçus et fabriqués de façon telle

qu’ils ne puissent être le siège d’un arc ou d’une étincelle

d’origine électrique, électrostatique, ou résultant

d’un choc, susceptible d’enflammer un mélange

explosible.

Le port et bon entretien des EPI n’excluent évidemment

pas de mettre en œuvre certaines pratiques de

prévention du risque Atex. L’INRS rappelle notamment

la nécessité d’agir sur les produits et les procédés

susceptibles d’être à l’origine de la formation d’une

atmosphère explosive. L’Institut national de recherche

et de sécurité insiste par exemple sur la manière d’agir

sur les combustibles (en les remplaçant en premier

lieu par des produits moins combustibles), augmenter

la granulométrie, ajouter des solides inertes à des

poussières combustibles, maîtriser les paramètres de

température et de pression et maintenir la concentration

du combustible hors de son domaine d’explosivité.

Autre bonne pratique évoquée par l’INRS, agir

sur le comburant et qui consiste à introduire un gaz

inerte (azote, argon…) en proportions suffisantes dans

une atmosphère chargée de substances combustibles

entrainant l’appauvrissement de celle-ci en oxygène et

rendant donc l’inflammation impossible. Une pratique

à mener avec une extrême précaution prévient toutefois

l’institut afin de se prémunir du risque d’hypoxie

(diminution de l’apport d’oxygène dans les tissus de

l’organisme) en cas de pénétration d’un salarié dans

la zone concernée.

EN SAVOIR PLUS > www.inrs.fr

72 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


PRÉVENTION DES RISQUES

AVIS D’EXPERT

Chaufferies : dangers gaz !

Dans cet article, les experts de la société 3M | Gas & Flame Detection reviennent sur les

nombreux dangers qui peuvent se produire dans les chaufferies, et en profitent pour évoquer

des solutions de détection de gaz et de flammes.

La détection de gaz et de flammes

est vitale sur tous les sites industriels

majeurs mais également au

sein de structures tertiaires ou

dans des applications où on la suspecterait

moins. La surveillance des sites

et la protection des personnes est, tout

comme, les gaz qu’elle détecte, invisible ;

mais se prémunir contre leurs dangers

est crucial. Parking, laboratoires, locaux

de charge batterie sont par exemple équipés

en systèmes de détection de gaz et

flammes afin d’assurer la sécurité des

installations et du personnel. 3M | Gas

& Flame Detection met à la disposition

des industriels les centaines années d’expérience

combinées des experts qu’elle

rassemble : Oldham, Simtronics, GMI et

Detcon afin de présenter ici les risques et

solutions en détection de gaz et flammes

en chaufferie.

TOUTES LES CHAUFFERIES SONT-

ELLES CONCERNÉES ?

Oui, de par leur nature et leur principe

de fonctionnement, toutes les chaufferies

représentent un risque potentiel. Une

chaufferie est une installation de production

d’énergie sous forme de chaleur, de

vapeur ou d’eau chaude destinée à chauffer

un ou plusieurs bâtiments ou au fonctionnement

des procédés industriels. Elle

abrite une à plusieurs chaudières utilisant

un combustible tel que le gaz, le fioul, le

bois, le biogaz ou parfois deux énergies

différentes dans le cas des chaudières

mixtes. Quelle que soit leur puissance, les

chaufferies présentent des risques d’explosion

(ex. CH4, Butane, Propane ou GPL)

et/ou des risques d’intoxication au CO

(H2S pour les chaufferies biogaz).

COMMENT LOCALISER LES RISQUES

ET S’EN PRÉMUNIR ?

Les risques se situent : au niveau du stockage

du combustible (perte d’étanchéité,

mauvais état des vannes), au niveau des

brûleurs (dysfonctionnement, mauvais

réglage, fuite au niveau des raccords) et

au niveau de la ventilation (mauvaise

évacuation).

L’emplacement des détecteurs est déterminé

en fonction des risques et en fonction

du type de gaz. Pour le gaz naturel

(CH4 – plus léger que l’air) tout d’abord,

le détecteur est placé à environ 1,50 m

Exemple de chaufferie au méthane

au-dessus du brûleur et peut recevoir

un collecteur de gaz en option selon la

taille de l’installation à protéger. Pour

le GPL (plus lourd que l’air), il est placé

en-dessous du brûleur. Afin de protéger

le local des risques d’explosion, il y aura

lieu de placer un détecteur au niveau de

la ventilation dans le flux d’air. Enfin,

dans le cas de gaz toxiques, le détecteur

sera placé à hauteur des voies respiratoires

dans le cas du CO, et à 50 cm du

sol pour l’H2S.

Une étude spécifique de la chaufferie

peut préconiser l’installation de détecteurs

supplémentaires dans les endroits

où le gaz serait susceptible de s’accumuler.

Il est possible de contacter un expert

qui pourra analyser les besoins de l’entreprise

et lui fournir une solution adaptée.

PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I73


PRÉVENTION DES RISQUES

conformément aux dispositions de l’arrêté.

La fiabilité des détecteurs est adaptée aux

exigences et des étalonnages sont régulièrement

effectués.

Pour les chaufferies de puissance de 2 à 20

MW : Arrêté PIC du 25 juillet 1997 modifié

le 10 août 1998 seuil de mise en sécurité

réglé au plus à 60 % de la LIE. Pour les

chaufferies de puissance supérieure à 20

MW : Arrêté GIC du 30 juillet 2003 seuil

de mise en sécurité réglé au plus à 30 % de

la LIE. Enfin, concernant les chaufferies

soumises à autorisation, la DREAL peut

imposer d’autres dispositions complémentaires.

LES NORMES ET RÈGLEMENTATIONS

Les normes en matière de sécurité et de détection de gaz varient d’un pays à l’autre. Se

familiariser avec les systèmes de détection de gaz adaptés, avec les règlementations locales

ou internationales et les bonnes pratiques, permet d’assurer la conformité et la sécurité

des installations. Les dispositifs de sécurité varient en fonction de la puissance de la chaudière

(Norme Française)

CHAUFFERIE AU GAZ DE PUISSANCE < 2 MW

Pour les chaufferies dont la puissance est supérieure à 70 kw, un dispositif de coupure

électrique et de coupure de l’alimentation gaz doit être installé à l’extérieur (Arrêté du

23/06/1978). Dans tous les autres cas, la détection de gaz ne constitue pas une obligation

normative mais est vivement recommandée, selon les Recommandations techniques de

l’Association Technique du Gaz (ATG) C.320.

CHAUFFERIE AU GAZ DE PUISSANCE > À 2 MW

Pour assurer la fiabilité de la chaîne de coupure automatique, la coupure de l’alimentation

en gaz sera assurée par deux vannes automatiques redondantes placées en série sur

la conduite d’alimentation en gaz, et un pressostat min/max. Ces vannes seront asservies

chacune à un système de détection de gaz dont la redondance est assurée par la présence

d’au moins deux capteurs.

L’installation susceptible d’être en contact avec l’atmosphère explosible sera mise en sécurité,

sauf les matériels et équipements dont le fonctionnement pourrait être maintenu

LE CAS PARTICULIER DES

CHAUDIÈRES VAPEUR

Pour l’exploitation des générateurs de

vapeur d’eau ou d’eau surchauffée de puissance

au moins égale à 300 kW, l’arrêté du

1er février 1993 (application de la norme

NF EN 32-020-4) exige au moins un

capteur de gaz par générateur et dans tout

endroit où le gaz est susceptible de s’accumuler,

avec deux seuils de coupure obligatoires.

En France, la norme NF E 32-020-4,

impose que le dispositif de détection de

fuite de gaz soit testé au moins semestriellement

par injection de gaz étalon.

LE CAS PARTICULIER DU BIOGAZ

Le biogaz est produit par la fermentation

en l’absence d’oxygène de déchets ou

d’effluents biodégradables. On parle de

méthanisation. Il contient majoritairement

du méthane, du dioxyde de carbone et de

l’hydrogène sulfuré. L’arrêté PIC du 25

juillet 1997 modifié le 10 août 1998 doit

être utilisé comme base pour l’élaboration

des prescriptions applicables à l’installation.

En France, la détection de gaz

ne sera imposée que pour des puissances

supérieures à 500 kW, ou quelle que soit

la puissance lorsque l’étude de danger fait

apparaître la présence d’un risque particulier

(forte concentration en H2S, gaz

indétectable à l’odeur).

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74 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


PRÉVENTION DES RISQUES

ENTRETIEN

La prévention Atex passe

avant tout par une bonne analyse

des risques

© Endel-Engie

Jean-Jacques

Robert

Rencontré à l’occasion des conférences Maintenance

qui se sont déroulées sur le salon Sepem Industries

Rouen, du 30 janvier au 1 er février dernier, Jean-

Jacques Robert, directeur Qualité-Prévention-

Environnement d’Endel Engie, revient sur les défis

du groupe en matière de risques en zones Atex.

À QUELS NIVEAUX, CHEZ ENDEL ENGIE,

ÊTES-VOUS CONFRONTÉS AU RISQUE ATEX ?

Mis à part certains ateliers du groupe et quelques

zones identifiées Atex (à l’exemple des ateliers de

peinture, que l’on a qualifiés de Atex), les principales

interventions dans lesdites zones sont

effectuées chez nos clients. Ces zones identifiées

concernent surtout les équipements et la formation

du personnel intervenant sur du matériel Atex. Ces

équipements se trouvent essentiellement au niveau

de la mécanique, à commencer par les pompes

et des installations particulières. Au niveau des

réseaux, à partir du moment où nos chaudronniers

et nos tuyauteries doivent intervenir sur une zone

définie, on coupe toute alimentation de manière à

éliminer les risques. Il faut néanmoins rester très

PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I75


PRÉVENTION DES RISQUES

vigilants sur les équipements mécaniques. Ces risques mécaniques

concernent avant tout l’outillage, le choix et l’utilisation ;

on utilise par exemple beaucoup de bronze, ce qui présente des

risques à prendre en compte. L’enjeu réside avant tout dans

l’identification des risques et leur classification.

QUELS MOYENS AVEZ-VOUS MIS EN ŒUVRE PAR

RAPPORT À L’ATEX ?

Nous avons beaucoup travaillé sur l’analyse de risques ainsi

que sur le mode opératoire de l’intervention. Avant d’entamer

quoique ce soit, nous analysons au préalable les conditions dans

lesquelles nos équipes vont intervenir. Cette étape est naturellement

validée avec le client dans le but de n’oublier de prendre

en compte aucun risque. En matière de moyens technologiques,

nous équipons tous les techniciens de téléphones Atex, ainsi

que tous les équipements de protection individuelle (masques

respiratoires, équipements de protection faciale, combinaisons

Atex, etc.).

VOUS INSISTEZ BEAUCOUP SUR L’ANALYSE DE RISQUE

ET PLUS PARTICULIÈREMENT SUR L’IDÉE QU’ELLE

N’EST AUJOURD’HUI PLUS SUFFISAMMENT BIEN

RÉALISÉE CHEZ BEAUCOUP D’INDUSTRIELS. EST-CE

LE CAS ÉGALEMENT DANS LE DOMAINE ATEX ?

Nous rencontrons le même problème dans le domaine Atex que

dans le reste de l’industrie, à savoir que l’analyse de risques est

trop vite réalisée du fait de la répétitivité des tâches. On plaque

un modèle établi précédemment et on refait la même chose en

ne modifiant parfois pas suffisamment les données. Or certains

risques n’existent plus et n’ont plus lieu d’être mentionnés ; à

l’inverse, et c’est plus grave, d’autres risques ont été occultés.

Je me bats contre le « copié-collé » et regrette l’époque où l’on

rédigeait une analyse de risques à la main, même si on ne peut

évidemment plus se le permettre aujourd’hui.

On engage actuellement deux démarches. La première est de

prendre en compte l’analyse de risques dès l’appel d’offre ; c’està-dire

que dès lors que l’on répond à une offre, on identifie et on

détermine quels risques nous sommes susceptibles de rencontrer.

Notre second axe de travail réside dans la simplification de

nos analyses de risques. Pour certaines d’entre elles, plusieurs

pages, c’est trop. Nous préférons aller droit à l’essentiel afin d’être

plus efficaces. Par ailleurs, nous disposons d’un petit outil logiciel

développé en interne et que l’on propose à nos clients dans

sa version finalisée depuis deux ans : celui-ci permet d’effectuer

une analyse de risques au jour le jour, c’est-à-dire remise à jour

en fonction des dates des avis de chantier et de son état d’avancement,

des mouvements qu’il est amené à subir. Cet outil s’appelle

Argoya (ou PDP Interactif) et se met en place avec le client.

Ainsi, lorsqu’on fait un point sur le chantier du jour, on parle bien

des risques du jour, et pas ceux de demain ou d’après-demain.

Propos recueillis par Olivier Guillon

Technologique

Nouvelle garniture mécanique

cartouche CARTseal B24 de Latty

La garniture CARTseal B24 du groupe

Latty est homologuée FDA, CE

1935/2004, ACS et Atex. Conçue pour

une adaptation parfaite à tout type

d’environnement, la CARTseal B24

est un concentré de technologie : le

système d’entraînement surfacique,

la longueur de montage unique et les

cales de montage autoécartantes...

www.latty.com

Polyvalent

Un accouplement tout acier Arpex

pour les atmosphères explosibles

Les accouplements tout acier N-Arpex sont adaptés

à l’entraînement des pompes, des ventilateurs,

des compresseurs, des

génératrices et des turbines

ainsi que les entraînements

des machines à papier et

des machines d’imprimerie.

Ils sont conçus pour une

utilisation en atmosphère explosible selon la directive

2014/34/ UE et répondent aux exigences des normes

API610/ISO13709 et API671/ISO10 441.

www.siemens.com

Automatisé

Capteurs de niveau CleverLevel IO-

Link de Baumer pour paramétrage

centralisé

Les capteurs de niveau LBFH et LBFI de Baumer

sont dès à présents disponibles avec interface IO-

Link (qui permet le réglage automatisé du capteur) et

homologation Atex, autorisant désormais l´utilisation

de barrières de marques usuelles. Tout comme leurs

prédécesseurs, les modèles

LBFH et LBFI sont certifiés Atex

catégories 1 et 2 pour le gaz et la

poussière.

www.baumer.com

76 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


PRÉVENTION DES RISQUES

Net et

précis ?

Le bon produit au bon moment, pour ne rien laisser au hasard.

Nos produits Tork répondent aux bonnes pratiques d’hygiène des industries les plus exigeantes.

Chaque produit est étudié et adapté à chaque tâche d’essuyage et de nettoyage. Ainsi ils vous garantissent

une efficacité optimale et réduisent la contamination croisée tout en optimisant vos coûts.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.tork.fr

www.youtube.com

TorkFrance

www.tork.fr

PRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018 I77


FORUMDIMO2018

L’événement incontournable des solutions de gestion

Nantes, 15 mars - Lyon, 20 mars

L’INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE

QUELLE PLACE DANS UN MONDE DIGITAL ?

Le rendez-vous

de la transformation digitale de la fonction maintenance !

17 ème

édition

1800

décideurs attendus

Parmi les ateliers thématiques :

• Digitaliser la maintenance : une démarche de progrès pour l’entreprise.

Définir son plan d’action avec une véritable démarche managériale.

Retour d’expérience concret sur la mise en place de la GMAO DIMO Maint nouvelle génération :

cloud, mobile, simple et collaborative.

• « Vos techniciens sont des superhéros ! »

80% des clients préfèrent discuter avec un technicien ! Le technicien vient résoudre des problèmes, il est

crédible, on peut lui faire confiance quand il donne un conseil. Et seulement 27% des entreprises forment

les techniciens à autre chose que de la technique ! Pourtant les études montrent que les former à une relation

client efficace permet d’économiser du temps et de générer plus de ventes. Cet atelier vous dit pourquoi et

comment.

• Sécurité des interventions de maintenance : nouvelle norme NF-X-60-400 et démarche AFIM-INRS

“SecurAfim(R)”

• DIMO Maint Services : soyez prêt pour encore plus d’efficacité et de rentabilité dans votre activité SAV/

Services clients !

Parmi les partenaires

du FORUM DIMO :

Partenaires presse :

ACTYTUDE, AFIM, AUDROS, ATYS Concept, VISIATIV,

SEDAPTA-Osys, SERV&SENS

Information et inscription sur www.forumdimo2018.com

78 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018

Un événement organisé par DIMO Software

Pour plus d’informations, contactez-nous :

Tél : +33 (0)4 72 86 01 51

marketing@dimosoftware.com


Du 13 au 15 mars 2018

CFIA Rennes

À la mi-mars, le parc des expositions

de Rennes accueillera le CIFA,

rendez-vous majeur des industriels

de l’agroalimentaire. Carrefour de

près de 1 450 fournisseurs répartis

sur 40 000 m2, le CFIA s’articulera

autour de trois offres : Ingrédients

& PAI, Équipements & procédés et

Emballages & conditionnement.

Pas moins de 22 000 visiteurs sont

attendus pour découvrir cette offre

riche et participer à une vingtaine de

conférences.

À Rennes

www.cfiaexpo.com

Du 27 au 30 mars 2018

Midest

Salon spécialisé en sous-traitance

industrielle, Midest joue un rôle

dans le sourcing et la mise en

relation entre donneurs d’ordres et

sous-traitants. Le salon leur permet

d’évaluer et d’affiner leur panel de

sous-traitants, d’identifier les bons

partenaires, de nouer des contacts

déterminants pour la réussite

de leurs projets, de s’informer

et d’échanger sur les sujets clés

de l’industrie et de découvrir les

tendances technologiques.

À Paris Nord Villepinte

www.midest.com

Du 27 au 30 mars 2018

Industrie Paris

Le plus grand événement

dédié à l’industrie en France

rassemblera plus d’un millier

d’exposants et 22 000 visiteurs

en quatre jours. Avec la

fédération Global Industrie (qui

associe Industrie Paris à Midest,

Smart Industries et Tolexpo), le

salon parisien atteindra 2 700

exposants sur près de 100 000

m2 de surface d’exposition.

À Paris Nord Villepinte

www.industrie-expo.com

Du 27 au 30 mars 2018

Smart Industries

Pour sa troisième édition, Smart

Industries se déroulera sur près

de 10 000 m² et devrait accueillir

plus de 10 000 visiteurs et 400

exposants venus présenter leurs

solutions en matière d’usine

connectée intelligente, collaborative

et efficiente. Smart Industries

abritera des conférences et

des dizaines de start-up.

À Paris Nord Villepinte

www.smart-industries.fr

LUBRIFIANT

ÉCO-RESPONSABLE

POUR PRÉFORMES

- S A F E T Y -

- O

P 716-90x274-OK.pdf 1 25/10/2017 14:36:35

K

-

AGENDA

SOLUTIONS

DE LUBRIFICATION

INDUSTRIELLE

Le 18 mars 2018

Production Temps Réel

Production Temps Réel Lyon

rassemblera 200 professionnels

à la recherche de contacts utiles

et solutions ciblées pour améliorer

la performance industrielle

et digitale.

À Lyon – Cité internationale

production-temps-reel.com

Le 20 mars 2018

Forum Dimo 2018

Guillaume Mulliez, président

de Dimo Software, Jean-Paul

Genoux, directeur général, accueilleront

cette année encore

de nombreux participants pour

cette 17e édition lyonnaise.

À la Cité Centre de congrès de

Lyon

www.forumdimo2018.com

Les 21 et 22 mars 2018

MtoM – Embedded

Systems

Près de 5 000 visiteurs sont

attendus pour découvrir l’offre

technologique et assister à plus

d’une trentaine de conférences.

À Paris - Porte de Versailles

www.embedded-mtom.com

Du 27 au 29 mars 2018

Sepem Grenoble

Pour la toute première édition

de Sepem en région Auvergne

Rhône-Alpes, pas moins de

700 exposants rempliront les

halls du parc des expositions de

Grenoble.

À Grenoble – Parc Alexpo

grenoble.sepem-industries.com

Les 28 et 29 mars 2018

Mesures Solutions

Expo 2018

La deuxième édition du salon

Mesures Solutions Expo

2018 se tiendra à Lyon et ciblera

2018 les solutions de mesure, de

capteurs et d’étalonnage.

À la Cité Centre de congrès de

Lyon

mesures-solutions-expo.fr

Du 29 au 31 mai 2018

Préventica Lyon

Le Congrès/Salon de référence

pour la Santé / Sécurité au

travail posera ses valises les 29,

30, 31 mai 2018 à Lyon.

À Lyon – Eurexpo

www.preventica.com

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LUBRIFIANT ANTI-ADHÉRENT

SANS M.O.S.H. ET M.O.A.H.

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60740 SAINT-MAXIMIN, FRANCE

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PRODUCTION MAINTENANCE • N°58 • Août-Septembre 2017 I79


INDEX

Au sommaire du prochain numéro :

© Leuze

©Corim

TECHNOLOGIES

• Vibro-acoustique : solutions et

mises en pratique pour garantir le

fonctionnement des machines

MAINTENANCE EN PRODUCTION

• Stockage et rayonnage : gagner en temps et en

compétitivité en optimisant sa gestion de pièces

détachées

MANAGEMENT

• Formation : bonnes pratiques pour

transmettre le savoir. Focus sur la

place des femmes dans la maintenance

MAINTENANCE MÉCANIQUE

• Lubrification : bien utiliser les huiles de

maintenance pour assurer l’entretien de

ses machines

PRÉVENTION DES RISQUES AU TRAVAIL

• Préventica

Lyon : Intégrer

le travailleur

isolé dans

une démarche

d’hygiène et de

sécurité

©O. Guillon

Liste des entreprises citées et répertoire des annonceurs

123QSE 70

AFFINITY 52

AFI KLM & EM8

AFIM6, 10 et 16

AGRO MOUSQUETAIRE 64

ALPHA3I 34

APAVE 58 et 59

AXFLOW 56

ASTREE SOFTWARE 9 et 52

BAUMER76

BITO SYSTEM

BONDUELLE 56

CARL SOFTWARE64 et 4e de couverture

CFIA RENNES 46, 55 et 79

CIMI 57

CORIM 4 et 6

COTRAL21

CREATIV’IT 11 et 48

DBVIB CONSULTING 35

DETIM 20

DIMO SOFTWARE 61 et 63

DSD SYSTEM 2 et 60

ENGIE ENDEL 75 et 3e de couverture

ETIC TELECOM 19 et 38

FLIR 33

FLUKE8

FORUM DIMO 78 et 79

FUCHS LUBRIFIANT 43

GLOBAL INDUSTRIE6

HUTCHINSON 34

ID-DEFINOX 56

IFM ELECTRONIC 23

IGUS 56

INDUSTRIES PARIS 6, 16 et 79

INRS 70

JET MOTEURS15

JPS CONSULTANT 25

LATTY76

LUZEAL61

MAINTENANCE & CO 27

MAYR 45

MESA 56

MIDEST 6, 16 et 79

MOLYDAL 79

MTOM 65 et 79

NOCIBÉ 60

NORELEM8

NSK8

OLDHAM 71 et 73

ORDINAL 30 et 31

PAIR-CONSEIL10

PHOENIX CONTACT29 et 44

PREVENTICA LYON 69 et 79

PRODUCTION TEMPS REEL 41 et 79

RG2I 21 et 40

ROCKWELL AUTOMATION18

RS COMPONENTS7

SAFRAN NACELLE6

SEPEM GRENOBLE 8, 49 et 79

SIAM RINGSPANN 53

SIEMENS76

SIVECO 56

SMART INDUSTRIE6, 16, 17 et 79

SYNERGYS 2e de couverture

TORK 77

VALOUY CONSEIL10

VIEGA6

VIF 47 et 50

LE CHIFFRE

À RETENIR

13,7%

C’est la hausse – franche – du

nombre de projets de recrutement

dans la filière de la

maintenance industrielle, selon

une étude mené par l’équipe de

l’Observatoire Réseau maintenance

et les sociétés Pair-

Conseil et Valouy Conseil. Une

bonne nouvelle bien sûr, qui

montre le dynamisme des dépenses

dans les métiers de la

maintenance et les besoins des

entreprises dans ces fonctions

allant de paire avec la hausse

de la production industrielle.

Mais ce chiffre inquiète aussi

car il révèle que le manque de

main-d’œuvre risque de pénaliser

les sociétés et mettre à mal

l’effet de reprise attendu depuis

si longtemps.

>> Plus d’informations dans la

synthèse de l’étude en pages

10 à 15

Retrouvez nos anciens

numéros sur :

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80 IPRODUCTION MAINTENANCE • N°60 • Janvier-février-mars 2018


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d’interventions, de travaux neufs…

Échanger avec les services techniques.

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