Made in Bern Herbst 2018 F

dudli

Made in Bern

Le Matin Dimanche — N° 5 — 25 Novembre 2018

Féerie hivernale dans

l’Oberland bernois

Les plus belles randonnées en raquettes

loin du tumulte du quotidien

Gian Simmen

Le champion du monde de snowboard

décrit ses meilleurs spots

666 kilomètres de pistes

Le forfait de ski Top4 permet l’accès

aux quatre plus grands domaines bernois

Un partenariat entre

BE! Tourisme SA

et Le Matin Dimanche


JAGUAR F-PACE

BEAUTIFUL FAST CARS.

La JAGUAR F-PACE conjugue tenue de route précise, design élégant, praticité au

quotidien et efficacité. Moteurs ultramodernes, construction allégée en aluminium

et systèmes d’assistance à la conduite dernier cri: la JAGUAR F-PACE offre

des performances de haut niveau et des sensations incomparables au volant.

Effectuez une course d’essai. Dès maintenant chez votre spécialiste JAGUAR.

jaguar.ch

THE ART OF PERFORMANCE


É DITORIAL

«Le canton de Berne –

un concentré de Suisse»

Couverture: David Birri

Chère lectrice, cher lecteur,

Nous autres, Bernois, Bernoises, ne sommes

peut-être pas les plus rapides. Berne n’est pas

non plus le canton le plus riche. Par sa superficie,

il ne figure qu’au 2e rang, derrière les

Grisons. Nous sommes bien en tête pour ce

qui est du nombre de communes, mais pour

beaucoup, cela signifie que nous sommes à la

traîne avec les fusions. Non, le canton de

Berne ne flirte pas avec les superlatifs. Mais il

se distingue par sa diversité! On y retrouve, de

l’Oberland au Jura bernois, du Seeland au Mittelland,

à peu près tous les paysages de Suisse.

Cette diversité concerne aussi l’économie

et le marché du travail. Dans le canton de Berne,

comme ailleurs en Suisse, les chances de

décrocher un emploi sont intactes. Et j’en suis

fier! Mon objectif, dès le début de mon mandat

de conseiller fédéral, était de procurer, autant

que possible, à toutes les personnes vivant

dans notre pays un emploi qui leur assure un

revenu. Le fait que le taux de chômage y reste

très bas, même nettement inférieur à la moyenne

suisse, est une immense satisfaction.

A cet égard, notre système de formation

joue un rôle important. Et le canton de Berne,

avec sa vaste offre de formation, est bien placé.

Il veille à ce que tous les jeunes aient une

chance de se former et de se perfectionner. Cette

diversité donne des résultats. On a pu encore

le voir, cet automne, au SwissSkills, championnat

national des métiers, qui s’est tenu

pour la 2e fois à Berne. Les participants du canton

ont été nombreux à monter sur le podium.

Cela montre que nous pouvons être fiers de

nos jeunes, prêts à s’investir et à se distinguer.

Ils veilleront à leur tour à ce que notre économie

reste innovante et compétitive.

En général, la place économique bernoise

s’est montrée très vaillante. Elle a bien résisté

aux tentatives, de Suisse et de l’étranger, de

«démarcher» des entreprises locales. Berne occupe

une position centrale pour les pays voisins.

Avec Zurich, il est l’un des plus grands

cantons industriels. Bienne et le Jura bernois,

patrie de l’industrie horlogère, jouissent d’une

«Nous devons viser

un équilibre entre

zones urbaines

et zones agricoles»

excellente réputation. Le savoir-faire acquis

dans la fabrication de montres sert aujourd’hui

l’industrie de précision et de la technique médicale.

La ville de Berne continue à développer

le pôle médical autour de l’Hôpital de l’Île.

L’augmentation des postes de formation pour

les médecins, joue, là aussi, un rôle capital.

Je souligne volontiers les éléments positifs.

Mais je n’oublie pas les points sombres. Je ne

vois pas d’un bon œil l’expansion de l’administration.

Il s’agit ici, d’emplois stables, moins

sensibles à la conjoncture. La numérisation

va cependant entraîner de profondes mu-

tations dans ce secteur, ce que beaucoup refusent

de voir. D’une manière générale, la numérisation

aura pour l’économie et la formation

(continue) des conséquences dont on perçoit

les prémices. Nous maîtriserons ce défi si

nous restons capables d’actualiser la formation

initiale et continue.

Mais revenons au canton de Berne. A mes

yeux, la nature est un aspect très important! La

diversité des paysages est un atout, pour les

habitants et pour les touristes. Randonneurs,

alpinistes, skieurs, promeneurs y trouvent leur

compte. Il existe encore de nombreuses exploitations

agricoles dans le canton de Berne. Il

me paraît essentiel de ne pas réduire davantage

les surfaces agricoles utiles. C’est là un autre

grand défi: nous devrons viser un équilibre

entre zones urbaines et zones agricoles, si

nous voulons conserver la diversité bernoise.

Johann N. Schneider-Ammann

Conseiller fédéral

Un vrai bernois: Johann

Schneider-Ammann a

grandi dans l'Emmental.

Il est conseiller fédéral

depuis 2010

IMPRESSUM MADE IN BERN Un partenariat entre BE! Tourisme SA et Le Matin Dimanche Direction Dominic Geisseler rédaction Erik Brühlmann, Markus Ganz,

Marius Leutenegger, Isabel Leder, Céline Tapis, Lukas Tobler production Renata Libal, Dominic Geisseler, Catherine Maret, Loyse Pahud Mise en page Fabienne Boesch

Rédaction photo Suse Heinz Traductions (engl.) Rosemarie Graffagnini Traductions Sylvie Ulmann, Andréane Leclerc, Martine Chareyron Direction éditoriale Marcel Tappeiner

Tamedia Advertising Philipp Mankowski (Chief Sales Officer), Adriano Valeri (Head of Advertising) IMPRIMÉ EN SUISSE

5/2018 MADE IN BERN

3


SOMMAIRE

Balade hiverlale à la pleine lune

La nuit, les paysages révèlent toute leur magie:

les plus beaux parcours à effectuer raquettes aux pieds

dans les Alpes bernoises

Page 12

Les meilleurs spots

du champion du monde

L’ancien pro de snowboard Gian Simmen

décrit ses pistes préférées

Page 20

Un sauna en bord de piste

Le «ski in, ski out» est tendance. Une expérience

à vivre dans le cadre unique de l’Hôtel Aspen

Alpine Lifestyle, à Grindelwald

Page 24

Le quartier des musées de Berne

Du Centre Paul Klee au Musée des beaux-arts, la capitale

séduit ses hôtes avec de nombreuses expositions

culturelles de renommée internationale

Page 28

Le paradis du ski de fond

La skieuse de fond Nathalie von Siebenthal

connaît le Saanenland comme sa poche. Elle nous dit

où trouver les plus beaux parcours

Page 34

Virée alpine en voiture électrique

L’étape bernoise du Grand Tour de Suisse

avec le nouveau I-Pace de Jaguar : nos adresses

où recharger les batteries d’une e-mobile

Page 36

666 kilomètres pour 666 francs

L’abonnement Top4 donne accès aux quatre plus grands

domaines skiables bernois et permet de bénéficier

de rabais dans de nombreux hôtels

Page 40

Le réveillon le plus long

Interlaken célèbre le Nouvel An pendant trois jours,

avec feux d'artifice, concert en plein air et le traditionnel

cortège du Potschete. Reportage

Page 46

PHOTO: HOLGER SALACH

4

MADE IN BERN 5/2018


40

12

46

34

20

24

36

28

5/2018 MADE IN BERN

5


POINTS FORTS

DU

FUN

S’éclater lors d’une disco sur glace

ou déguster une fondue dans un lieu

insolite? Cet hiver, dans le canton de

Berne, les visiteurs se voient proposer

une miriade d’offres originales

24 HEURES

SUR 24

ISABEL LEDER ET MARIUS LEUTENEGGER

6

MADE IN BERN 5/2018


Noël approche:

la plus grande

patinoire

de Suisse

s’installe

à Bienne le

1er décembre

1

Bienne


POINTS XXXXX FORTS

TschentenAlp

2

4

Berne

8


XXXXX

1

BIENNE

3

Gstaad

FÉERIE DE GLACE

Du 1er décembre 2018 au 15 février 2019,

l’Eisplanade, plus grande patinoire mobile

de Suisse, va créer une ambiance de conte de fées

dans la cité horlogère de Bienne. Et, cerise sur le

gâteau, l’accès est gratuit. Une multitude d'événements

et d’animations sont au programme: la soirée

inaugurale, mais aussi une soirée disco, du curling,

de la pétanque sur glace, des spectacles de Noël

et du Nouvel An qui promettent quelques surprises.

eisplanade.ch

2

TSCHENTEN ALP

LES LUGEURS SONT GÂTÉS

A TschentenAlp, au-dessus d’Adelboden, les pistes

de luge foisonnent: on n’en dénombre pas moins

de six pour un total de 14 kilomètres de descente

adaptée. Les amateurs ont donc plusieurs itinéraires

à disposition, mais aussi de nombreuses options

au niveau de leur engin, puisqu’ils peuvent louer

des modèles classiques en bois, des monoskis avec

un siège, des airboards ou des snoocs, la dernière

nouveauté au rayon des luges.

tschentenalp.ch

3

GSTAAD

Meiringen-

Hasliberg

5

NOUVEAUTÉ SUR LES SOMMETS

La nouvelle télécabine Saanenmöser-Saanersloch

s’est fait attendre, mais elle entrera finalement en

service le 15 décembre. Pour le Saanerslochgrat qui,

constitue, avec le Hornberg, le plus grand domaine

de la région, c’est la 10e installation du genre. 105

km de pistes relient Saanenmöser, Zweisimmen,

St. Stephan et Schönried. Familles et glisseurs

en quête de fun apprécieront aussi le large choix

de restaurants, du chalet au bar des neiges.

gstaad.ch

4

VILLE DE BERNE

FONDUE SUR TROIS ROUES

Pour les gourmets, la dernière nouveauté en matière

d’excursion s’appelle Fonduschka. Le concept?

Les convives dégustent une fondue dans un rickshaw

tout en découvant les trésors de la ville. Une balade

agrémentée d’infos et d’anecdotes donnée par

le conducteur du véhicule. Au menu de cette sortie

pas comme les autres, une fondue au fromage

traditionnelle, une bouteille de vin blanc, du kirsch

et du thé. De quoi se réchauffer!

bern.com

5

MEIRINGEN-HASLIBERG

SKI SOUS LES ÉTOILES

La nuit confère un charme particulier aux paysages

enneigés et, justement, le domaine skiable de

Meiringen-Hasliberg, offre de belles occasions

de skier sous les étoiles: le vendredi 4 janvier, puis

chaque vendredi, du 25 janvier au 15 mars 2019,

la piste entre Mägisalp et Reuti sera éclairée

jusqu’à 22 heures. A ces dates, au sommet,

le restaurant Mägisalp proposera des fondues au

fromage et des raclettes, en musique, toute la soirée.

5/2018 MADE IN BERN

meiringen-hasliberg.ch

9


6

BETELBERG

PARADIS POUR LES FAMILLES

Betelberg Lenk est une destination idéale

pour séjourner, l’hiver, en famille. «Nous proposons

des activités très variées dans un très petit périmètre»,

souligne Matthias Werren, directeur marketing

et ventes. On peut choisir de se balader dans de

très beaux paysages, mais aussi de dévaler les pistes

de luge à toute allure. Les skieurs ne sont pas en reste,

puisque le domaine de Lenker Hausberg compte

42 kilomètres de pistes.

lenk-bergbahnen.ch

XXXXX

6

Betelberg

7

LAC DE THOUNE

UN BATEAU MAGIQUE

Un véhicule qui soit tout à la fois une voiture et un

bateau? Avec le Sealander, ce rêve devient réalité.

Sur la route, c’est une caravane de camping comme

les autres, munie d’une petite cuisine où l’on peut,

par exemple, se préparer une fondue. Sur l’eau,

l’engin se transforme en bateau électrique, une fois

détaché de la voiture qui le tractait sur la route.

On peut louer ce véhicule amphibie absolument

magique à l’Office du tourisme de Faulensee.

spiez.ch

8

GSTAAD

TROIS NOUVELLES PISTES DE LUGE

A Gstaad, tout est fait pour les fans de luge ne

s’ennuient pas. Et ils en ont pour leur argent entre

la piste familiale de Sparenmoos et celle d’Eggli,

que l’on peut également emprunter au clair de lune.

Cette saison, trois pistes ouvrent aussi à proximité

de la nouvelle télécabine du Saanerslochgrat.

Plusieurs restaurants d’altitude et bars des neiges

complètent l’offre. Bon à savoir: la carte journalière

donne accès à toutes les pistes de luge de Gstaad.

gstaad.ch

9

WENGEN ET ADELBODEN

LE CHARME DU CLASSIQUE

Les épreuves de Coupe du monde de ski alpin,

qui se déroulent à Wengen et à Adelboden, sont

deux temps forts de la saison du Cirque blanc.

Chaque année, elles mettent en effervescence

les deux stations. La mythique descente messieurs

du Lauberhorn attire quelque 60 000 spectateurs

dans l’Oberland bernois. Cet hiver, les réjouissances

se dérouleront à Adelboden, du 12 au 13 janvier,

et à Wengen, du 18 au 20 janvier.

lauberhorn.ch; weltcup-adelboden.ch

Wengen et

Adelboden

9

10

GRINDELWALD

SAUTS ET MUSIQUE LIVE

A Grindelwald, tout fêtard qui se respecte finit tôt

ou tard à l’Avocado Bar. Barney, de la série TV «How

I met Your Mother», dirait que l’endroit est carrément

«mythique». Une réputation qui se confirme au fil

des ans, tout comme celle de sa fameuse Avocado

Deck Session. Au programme: démos de ski et de

snowboard avec des riders pros, concerts rock, DJ.

L’ambiance s’annonce «caliente» pour les quelque

2000 visiteurs attendus du 15 au 17 février 2019.

grindelwald.ch

10

MADE IN BERN 5/2018


POINTS FORTS

XXXXX

8

Gstaad

Lac de

Thoune

7

10

Grindelwald

11


RANDONNÉES XXXXX HIVERNALES

EN

RAQUETTES

DANS

LA NUIT

Par une belle journée d’hiver, les Alpes bernoises sont d’une beauté

à couper le souffle. Mais elles valent aussi le détour le temps

d’une balade nocturne. Berne Rando et l’Alpinschule, à Adelboden,

proposent justement des sorties au clair de lune

LUKAS TOBLER (TEXTE) ET DAVID BIRRI (PHOTOS)

12


XXXXX

Marcher dans la nuit:

les randonneurs

traversent le charmant

Gadmental

13


RANDONNÉES XXXXX HIVERNALES

L’effort crée des liens:

on trinque après deux

heures en raquettes

dans la nuit hivernale

14

MADE IN BERN 5/2018


XXXXX

Après la balade,

on discute autour du feu

en dégustant fromage

et vin chaud

Le soleil s’est couché depuis longtemps et la nuit enveloppe

Adelboden. Les engins de damage ont entamé leur ballet

à l’endroit même où, il y a quelques heures, skieurs et

autres adeptes de sports d’hiver s’amusaient encore. On

ne voit que la lumière de leurs phares. Au même instant,

un groupe prend place au Magazin, le club-house de l’Alpinschule

d’Adelboden. Tout ce petit monde s’est inscrit

à une randonnée nocturne en raquettes, une balade proposée

depuis plusieurs années. «Elles ont de plus en plus

de succès», relève Michael Zurbrügg, guide de montagne.

Cette sortie a lieu toutes les deux semaines, pour autant

que six participants au moins soient présents.

A Beatenberg, près d’Interlaken, Otto Steffen ne dispose

pas d’un club-house pour recevoir ses clients. C’est

donc à l’arrêt du car postal que l’accompagnateur en

moyenne montagne retrouve son groupe. Depuis plus de

dix ans, chaque année, en janvier, le week-end qui précède

ou suit la pleine lune, il organise une sortie nocturne

en raquettes. Jusqu’à présent, la balade a toujours affiché

complet, avec une vingtaine de participants. Le point de

départ est fixé à l’Alphotel Eiger. Avant de chausser leurs

raquettes, les participants s’accordent un petit café.

Presque tous sont membres de Berne Rando et donc

bons sportifs. «Mais il nous arrive d’accueillir des personnes

qui n’ont jamais fait de raquette», précise Otto Steffen.

Cela ne pose aucun problème, car la sortie proposée

est parfaitement adaptée aux débutants.»

Itinéraires variés dans un décor magique

A Adelboden, les promeneurs sont accueillis autour d’un

verre, le temps de faire les présentations. Le guide, Michael

Zurbrügg, discute de l’itinéraire du jour. Il connaît

tous les sentiers des environs comme sa poche, «de jour

comme de nuit». La météo joue un rôle important pour déterminer

le parcours retenu. «Lorsque de la pleine lune,

nous évitons la forêt pour mieux voir le ciel», précise-t-il.

A l’inverse, quand il neige, les longs passages sous les arbres

sont privilégiés: «Leur couvert nous offre un abri et

l’ambiance hivernale est à couper le souffle.»

Après quelques explications, la randonnée peut démarrer.

L’Alpinschule met raquettes et lampes frontales à disposition:

le prêt est inclus dans le prix de la sortie. Pour

cette balade aussi, aucune expérience particulière n’est

5/2018 MADE IN BERN

15


XXXXX

requise. «La raquette à neige se pratique de façon intuitive»,

souligne Michael Zurbrügg.

A Beatenberg, comme à Adelboden, le guide ouvre la

marche. Evoluer en pleine obscurité dans des paysages

de montagne pourrait paraître effrayant, mais c’est tout

l’inverse: l’ambiance est sympathique et les raquettes

permettent d’avancer d’un bon pas. Mais bientôt,

alors que le groupe n’est pas encore très éloigné du départ,

les conversations se taisent et le silence s’installe.

«Ce moment est le point fort des sorties nocturnes, il est

unique», souligne Otto Steffen. Michael Zurbrügg approuve:

«On n’entend rien d’autre que le léger crissement

de la neige sous nos pas.» La balade s’effectue au

rythme de la Lune. «Avant son lever, le ciel est incroyablement

étoilé», lance Otto Steffen, en précisant que les

soirs de pleine lune, on pourrait croire que c’est le jour.

A Adelboden, la civilisation reste plus perceptible,

puisqu’on aperçoit les lumières du village, des remontées

mécaniques et des dameuses qui s’activent sur les pistes.

Pour Michael Zurbrügg c’est lorsque le silence s’installe

et que le monde se résume à quelques points lumineux

que le sentiment de revenir aux sources est le plus

fort. Bien plus fort que lors d’une balade diurne. «Lorsqu’on

marche dans la nuit, la nature est plus présente.»

Une expérience forte

Après quelque deux heures de marche, les randonneurs

retrouvent leur point de départ. Au club-house Magazin,

à Adelboden, on échange encore quelques mots avant de

quitter les lieux. Certains soirs, l’Alpinschule propose de

prolonger la soirée autour d’un repas raclette ou fondue.

Une chose est certaine: quel que soit le programme, l’ambiance

est toujours excellente. Car le plaisir est toujours

au rendez-vous, que la sortie nocturne se déroule sous un

beau ciel étoilé ou en pleine tempête de neige, alors qu’on

ne distingue plus que le faisceau lumineux de sa lampe

frontale.

A Beatenberg, Otto Steffen n’a encore jamais entendu

de commentaires négatifs de la part de ceux qu’il emmène

en randonnée. Dehors, devant un bon feu, il partage

un verre de vin chaud, du fromage et de la tresse avec

les participants de la sortie qu’il vient d’effectuer, tout en

écoutant leurs commentaires.

Après cette petite collation bien typique, chacun retourne

chez lui. Certains ont fait le voyage spécialement

pour cette balade. Et elle en vaut largement la peine,

car se déplacer raquettes aux pieds au clair de lune est

une expérience unique, qui vous plonge dans un bien-être

et une sérénité que même le retour à la civilisation ne parvient

pas à entamer.


alpinschule-adelboden.ch

bernerwanderwege.ch

IN A NUTSHELL

Snowshoeing with stars

The Bernese Oberland is the perfect place

for snowshoeing. Particularly memorable are

the night-time tours that Berner Wanderwege

and Alpinschule Adelboden organize several

times a month. Snowshoes and headlamps

are included in the price. Prior experience

is not required: «Snowshoeing is intuitive,»

says guide Michael Zurbrügg. «And on the

night tour, it’s all about the silence. You

don’t hear a thing except for the snow

gently crunching underfoot.»


RANDONNÉES XXXXX HIVERNALES

Objectif atteint:

les randonneurs peuvent

se réchauffer au

restaurant Alpenrose,

dans le Gadmental

La sérénité demeure

même après le retour

à la civilisation

5/2018 MADE IN BERN

17


XXXXX

1

2

3

4

18

MADE IN BERN 5/2018


AVENTURES EN PLEIN AIR

A FAIRE

Lorsque les eaux du canton de Berne gèlent, ceux qui aiment l’hiver se frottent les mains

1

DORMIR DANS UN IGLOO

À GSTAAD AVEC JULES CÉSAR

Passer la nuit comme un Inuit, c’est une expérience

à ne pas manquer! Outre ses igloos proposés en

version familiale, luxueuse (suite avec jacuzzi

privatif) ou pour les groupes (jusqu’à 6 personnes),

le village d’igloos de Gstaad met à disposition

de ses hôtes un espace bien-être avec sauna

ou encore jacuzzi. On peut aussi déguster une

fondue revigorante dans une hutte en bois où

crépite un bon feu. Situé à tout juste 2000 mètres,

ce village des neiges offre une vue époustouflante

sur les Alpes enneigées. Cet hiver, il nous transporte

au temps des Romains, avec ses colonnes et ses

statues antiques façonnées dans la neige et la

glace. Et Jules César en personne est à l’accueil,

coiffé d’une couronne de laurier… gelée.

Une expérience inoubliable, que l’on peut vivre

du 22 décembre 2018 au 30 mars 2019, à Gstaad,

bien sûr. Mais pas seulement: à Schangnau, on peut

aussi dormir dans un igloo, tandis qu’au Schilthorn,

ou au Stockhorn, on peut «seulement» s’y restaurer.

madeinbern.com/Igloo

2

CURLER FACE À L’EIGER,

AU MÖNCH ET À LA JUNGFRAU

Le plus beau terrain de curling du monde

se trouve dans le village de Mürren. Au pied de

l’impressionnant Schilthorn, face aux fameux 4000

que sont l’Eiger, le Mönch et la Jungfrau, on peut

pratiquer ce sport au centre sportif de la station,

sur neuf pistes en plein air. Si la vue époustouflante

est, en soi, une bonne raison de venir disputer une

ou deux parties, elle n’est pas la seule: le curling est

un sport bien plus attrayant que son statut un peu

marginal le laisse imaginer. Il suffit d’envoyer la

lourde pierre glisser doucement sur la glace, pour

le ressentir. «Le curling exige beaucoup de

concentration, du sens tactique et un bon esprit

d’équipe», résume Nina Pfändler, employée au

centre sportif. Des instructeurs sont à disposition

pour expliquer les règles du jeu aux débutants.

Et du vin chaud est proposé aux joueurs au bord

du terrain. Le curling étant une activité qui se

pratique en équipes, il faut être au moins huit

participants pour obtenir une piste.

sportzentrum-muerren.ch

3

RÊVER D’ALASKA

AU LAC D’OESCHINEN

Au-dessus de Kandersteg, brillent les eaux limpides

de ce petit lac de montagne. L’été, on s’y baigne.

L’hiver, il gèle et devient alors le lieu de rendez-vous

des pêcheurs sur glace, qui y creusent des trous

pour attraper truites, ombles chevaliers et perches.

«Tout ce qu’il faut pour venir pêcher, ce sont des

vêtements chauds et une patente que l’on peut

acheter juste au bord du lac», indique Christoph

Wandfluh, responsable marketing de la télécabine

du lac d’Oeschinen. Le matériel se loue à

Kandersteg. L’endroit attire autant les pratiquants

aguerris que les débutants. Ces dernier peuvent,

s’ils le désirent, bénéficier des services d’un

instructeur. «L’expérience est un avantage, mais il

faut surtout avoir beaucoup de chance», lance

Christoph Wandfluh. Mais le plaisir qu’on en

retire n’est-il pas plus important que le nombre

de poissons ramenés? «Lorsque vous pêchez sur

le lac d’Oeschinen, vous avez vraiment l’impression

d’être en Alaska.»

oeschinensee.ch

4

DÉFIER LA GLACE

DANS LA RÉGION DE THOUNE

Il y a ceux qui aiment la montagne pour le calme

de ses paysages enneigés. Et il y a ceux qui la voient

comme un terrain d’aventure. Ces derniers peuvent

se faire plaisir sur les cascades de glace, notamment

dans la région de Thoune. L’Alpinschule Bergfalke

propose des sorties varappe sur glace. Il en existe

pour tous les niveaux, mais les cours d’initiation sont

particulièrement prisés: dans un jardin d’escalade

sécurisé, on grimpe sur la glace sur une vingtaine

de mètres de hauteur. «Après une courte instruction,

les participants s’équipent et se lancent», résume

le guide Tom Zwahlen. Et ils s’en donnent à cœur joie

toute la journée, en totale sécurité. «On fait des

pauses, mais le soir, tout le monde sent bien les

muscles de ses bras.» Qu’en est-il du danger

de ce genre d’activités? «Tous les sports le sont

quand on ne les pratique pas sérieusement. Nous

surveillons la glace, nous nous assurons qu’il n’y a

pas de risque d’avalanche et nos guides gardent

les participants à l’œil en permanence.»

bergfalke.ch

5/2018 MADE IN BERN

19


INTERVIEW XXXXX

«Le

half-pipe

s’adresse

à tout le

monde»

ERIK BRÜHLMANN (TEXTE) ET DAVID BIRRI (PHOTOS)

20

MADE IN BERN 5/2018


XXXXX

GIAN

SIMMEN

Gian Simmen est né en 1977

à Coire. Il a passé son enfance

et sa jeunesse à Davos et

Arosa. En 1995, il participe aux

championnats du monde junior,

en Slovénie, et finit à la 5e place

en Half-pipe. L’année suivante,

il devient champion Suisse.

En 1998, il rafle la médaille d’or

au JO de Nagano – la première

décernée dans cette discipline.

En 2001 et 2002, il gagne les

championnats du monde.

Ensuite, il a été entraîneur

chez Swiss Snowboard et a

suivi une formation de spécialiste

en marketing et vente, avant

d’être engagé par les chemins de

fer de la Jungfrau. Il est aussi

commentateur à la TV SRF. Gian

Simmen vit à Krattingen (BE) avec

son épouse et ses quatre fils.


INTERVIEW

Gian Simmen le démontre: un Grison peut représenter brillamment l’Oberland bernois

Pourquoi, vous, Grison et star du

snowboard, avez-vous choisi de vivre

dans l’Oberland bernois?

Par amour! J’ai rencontré ma femme, qui est

originaire de l’Oberland bernois, alors que je

travaillais en Valais. Lorsque nous avons décidé

de vivre ensemble, nous nous sommes

installés à Berne. Puis nous avons eu l’opportunité

d’acheter une maison à Krattingen, avec

vue sur le lac, tout près de mon employeur actuel.

J’ai donc le beurre et l’argent du beurre!

Et un magnifique domaine skiable juste

devant votre porte.

Absolument. Et l’été, il me suffit de tourner

mon regard vers la Jungfrau pour voir la neige.

Je suis un vrai montagnard.

Vous travaillez pour les chemins de fer

de la Jungfrau, dont vous êtes aussi

l’ambassadeur, comment est-ce arrivé?

J’ai rencontré Urs Kessler, CEO de l’entreprise,

en février 2016, à la réouverture du halfpipe

de Grindelwald-First, et il m’a proposé

ce job. Désormais, je suis leur ambassadeur.

Je suis aussi responsable des snowparks et chef

de projets pour les Evénements.

Quel est votre cahier des charges?

Au snowparc du Jungfraujoch, en été, je m’occupe

du montage, du démontage, de l’installation

des nouvelles attractions, et du marketing.

L’hiver, je fais le lien entre les conducteurs

de dameuses, le train, les shapers (ndlr.:

les concepteurs du snowpark) et m’occupe

des Evénements. Je suis aussi responsable du

marketing du snowpark de Grindelwald-First.

Vous investissez-vous concrètement

dans le snowpark ou vous occupez-vous

uniquement des questions

qui concernent la stratégie?

Je fais les deux choses. Je donne les orientations,

nos shapers construisent ensuite le parc

et, pour finir, je teste les installations personnellement.

Nous tenons à ce que la sécurité soit

garantie à tous les niveaux. Il faut aussi savoir

que nous reconstruisons les structures chaque

année, car elles varient en fonction de

l’enneigement.

Ce sont avant tout les amateurs

de half-pipe qui bénéficient de votre

expérience de sportif professionnel.

Pour moi, le half-pipe, s’adresse vraiment

à tout le monde, même aux débutants. Contrairement

aux sauts, c’est une discipline

qui n’exige pas de s’envoler dans les aires avant

d’atteindre la zone d’atterrissage. On peut

commencer par apprendre à tracer des courbes

tout au fond de l’installation, puis monter

de plus en plus haut, petit à petit.

Les snowparks s’adressent-ils

également aux débutants?

Clairement! Celui de Grindelwald-First comprend

deux parties: la première, pour les débutants,

située au télésiège d’Oberjoch. Elle

propose de petits éléments de freestyle et d’autres

de taille moyenne; la seconde, pour les

avancés, au Bärgelegg, où se trouve le halfpipe.

Elle offre également des éléments qui

peuvent être utilisés quel que soit son niveau

personnel. Notre but est d’attirer dans nos

«Chez nous,

les paysages

sont

vraiment

uniques»

montagne un maximum de monde et de leur

faire vivre de magnifiques expériences,

de façon à ce qu’ils en gardent un bon souvenir

et nous recommandent lorsqu’ils retournent

chez eux.

Et qu’ils publient des selfies

sur les réseaux sociaux.

Evidemment! Parce que je crois pouvoir affirmer

sans exagérer que chez nous, les paysages

sont vraiment uniques. C’est génial d’avoir

le Wetterhorn et la face nord de l’Eiger en

arrière-plan quand on fait un saut!

A part un paysage de carte postale,

que propose de plus le snowparc

de Grindelwald-First?

En plus du half-pipe, il y a des sauts, des vagues

et d’autres éléments de freestyle. Chaque

année, le snowpark change de configuration,

car, à part le half-pipe, toutes les structures

sont mobiles. On les recouvre de neige

naturelle et artificielle et ainsi, chaque année,

l’expérience de glisse est différente.

Pourquoi avoir opté pour un half-pipe

à soubassement fixe?

Un half-pipe, ce sont deux parois de 120 mètres

de long pour une hauteur de 6,5 à 7 mètres.

Sans soubassement fixe, il faudrait près

de 100 000 m3 de neige pour construire une

installation apte à accueillir des compétitions

de niveau européen. Pour une Coupe du monde,

l’apport de neige serait encore plus grand

pour un investissement qui dépasserait largement

le cadre de notre budget.

Y avait-il déjà des snowparks lorsque

vous faisiez de la compétition?

Oui, mais il nous est souvent arrivé de prendre

nos pelles afin de créer nous-mêmes des

petits sauts ou des quarter pipes. Aujourd’hui,

les méthodes d’entraînement ont totalement

changé.

Qu’est-ce qui a évolué?

En half-pipe, par exemple, on utilise des coussins

gonflables pour tester de nouvelles figures.

De mon temps, on attendait qu’il y ait

de la neige fraîche, on construisait des sauts

et on s’entraînait dans la poudreuse. Evidemment,

c’est bien que le snowboard se professionnalise,

mais d’un autre côté, on devient

de plus en plus prudents. Aujourd’hui,

l’apprentissage d’une figure comme le «Backside

Double Cork 1080» se décompose en un

double salto et trois rotations sur un axe.

Chaque élément est travaillé séparément sur

des coussins gonflables, puis on assemble le

tout. Quand j’étais compétiteur, on devait réfléchir

à la manière de tout réaliser d’un coup et

s’exercer sans se blesser.

Les gens qui viennent au snowpark vous

reconnaissent-ils encore?

Cela arrive. Pour moi, les rencontres les plus

drôles sont celles avec les plus jeunes snowboarders,

ceux qui ne m’ont jamais vu rider.

Parfois, mes fils me demandent de faire des

sauts au half-pipe. Certains sont étonnés

de voir ce vieux monsieur sauter plus haut

que tout le monde. Je ne me suis pas amélioré

depuis que j’ai mis fin à ma carrière sportive,

mais je ne suis pas devenu plus mauvais

non plus!


IN A NUTSHELL

Snowboarding

like a champ

Gian Simmen, multiple

snowboarding world champion and

the sport’s first Olympic gold

medallist, now acts as the

ambassador of the Jungfrau ski

region. The trained marketing expert

is also responsible for the snow

parks. The Kleine Scheidegg ranks

among his favourite ski regions:

«Here you can ride all the way to

Wengen – and on the legendary

Lauberhorn downhill course, no less.

It’s a fabulous experience.»

22

MADE IN BERN 5/2018


LES BONS PLANS XXXXX DE GIAN SIMMEN

Spots de rêve pour

snowboarders

Paysage de montagne grandiose, enneigement parfait, installations au top et hyperaccessibles:

pour Gian Simmen, voilà de bonnes raisons de venir pratiquer le snowboard dans le canton de Berne.

«A tout cela s’ajoute, bien sûr, la légendaire convivialité bernoise», complète le Grison

AESCHIRIED

«Pour moi, c’est l’endroit parfait: lorsqu’il y a

suffisamment de neige, je déchausse juste

devant ma porte. Et la vue sur le lac de Thoune

est absolument superbe.»

ELSIGEN-METSCH

«Une station idéale pour les familles,

où l’on peut avoir du plaisir même

quand l’enneigement est faible.»

PETITE

SCHEIDEGG/

MÄNNLICHEN

«C’est un grand domaine, on peut

descendre jusqu’à Wengen. Après

la Coupe du monde de ski, on peut

emprunter la piste du Lauberhorn.

Une expérience impressionnante,

sur lattes comme en snowboard.»

GRINDELWALD-FIRST

«On y trouve le seul half-pipe entre les Grisons et

le Valais. La région est ensoleillée et l’offre est adaptée

à toute la famille. En plus, il y a beaucoup de

restaurants.»

5/2018 MADE IN BERN

23


IN A NUTSHELL

Give it a whirl

XXXXX

People are warming to the idea

of spending the night alongside

a ski slope. «Ski in ski out» is the

new trend. One of the most

beautiful and most comfortable

hotels for this type of fun is the

Aspen Alpin Lifestyle Hotel in

Grindelwald. Just minutes after

your last downhill run you find

yourself luxuriating in the

fabulously styled sauna with its

«Alpine chic» feeling. Another

highlight of the generous

wellness area is the whirlpool,

which sits right next to the ski

slope and offers a dreamy view

of the Eiger north face.

Situation de rêve

et design épuré:

l’Aspen Alpin

Lifestyle Hotel,

à Grindelwald

Profiter du sauna

juste après avoir

ôté ses skis

24

MADE IN BERN 5/2018


HÔTELS

4 étoiles

dans la neige

Le concept du «ski-in, ski-out» est très tendance.

Une expérience à vivre pleinement dans le cadre unique

de l’Aspen Alpin Lifestyle, à Grindelwald

MARIUS LEUTENEGGER

«Quand nous avons repris l’Hôtel Aspen,

on nous a traités de fous, sous prétexte qu’il

était situé trop loin du centre de Grindelwald.»

Stefan Grossniklaus, directeur de l’établissement,

éclate de rire en évoquant ce souvenir.

Et il peut se le permettre, puisque l’histoire

lui a donné raison. Car si l’Aspen Alpin Lifestyle

se trouve bien en dehors de la station,

c’est finalement un avantage: beaucoup de

clients recherchent justement la tranquillité

qu’offre cet établissement 4 étoiles et apprécient

l’immersion totale au cœur d’un paysage

alpin époustouflant. L’isolement est d’ailleurs

tout relatif: le centre de Grindelwald est

seulement à une poignée de minutes, quelle

que soit la saison où l’on y séjourne.

Un jacuzzi à côté de la piste

En hiver, l’Aspen offre un autre avantage:

à peine trois mètres le séparent de la piste

de Tschuggen, une longue descente très populaire

vers la vallée, du Männlichen ou de

la Petite Scheidegg. Stefan Grossniklaus nous

fait visiter l’une des chambres, meublées dans

un style alpin épuré, à l’image du reste de l’établissement.

«D’ici, vous pouvez rejoindre

directement la piste, mais la plupart des hôtes

préfèrent passer d’abord par le local à skis

chauffé, où leurs chaussures les attendent»,

explique-t-il.

L’Aspen s’adresse à une clientèle qui

apprécie le confort, notamment celui de l’espace

bien-être de premier ordre. Le spacieux jacuzzi

se trouve juste à côté de la piste et offre

une magnifique vue sur la face nord de l’Eiger.

Une exclusivité très appréciée de la clientèle.

«Parfois, je vais skier avec des hôtes et, juste

avant de négocier le dernier virage, je leur

dis que nous arrivons à l’hôtel, raconte Stefan

Grossniklaus. Ils pensent souvent que je les

fais marcher, parce qu’on se trouve encore

au cœur des pistes.» Le «ski-in, ski-out» –

donc, dans des hôtels situés directement sur

les pistes – est encore loin d’être répandu.

A Grindelwald, rares sont les établissements

à disposer d’un accès aussi rapide au

domaine skiable que l’Aspen Alpin Lifestyle.

«Nous sommes des privilégiés, du fait de notre

situation sur les pistes. Mais pour que le

succès soit au rendez-vous, il faut aussi une

bonne collaboration avec les remontées mécaniques»,

souligne Stefan Grossniklaus. Car

il faut entretenir les pistes, investir dans des

canons à neige et disposer d’une liaison pour

que même les débutants puissent facilement

accéder aux remontées mécaniques.»

Au bout du compte, c’est du «gagnantgagnant»

pour tout le monde. D’autant qu’un

hôtel au cœur des pistes, cela signifie aussi un

restaurant d’altitude, soit une valeur ajoutée

pour toute la station.

Pour l’avenir, Stefan Grossniklaus souhaite

encore étendre l’offre de l’Aspen Alpin

Lifestyle en agrandissant sa terrasse, bondée,

l’hiver, quand il fait beau, et compléter

les infrastructures en ajoutant un nouveau

chalet «après-ski», qui servirait des plats

suisses de qualité. Son objectif: offrir à ses hôtes,

au pied de la face nord de l’Eiger, une

expérience encore plus authentique. ■

MADE IN BERN 25


HÔTEL ASPEN ALPINE LIFESTYLE

«L’innovation

est une priorité»

Stefan Grossniklaus est

directeur de l’hôtel Aspen et

président de l’Association des

hôtels de l’Oberland bernois

Votre hôtel se situe à Grindelwald?

Qu’est-ce qui fait la particularité

de cet endroit?

La situation. Grindelwald se trouve dans

une vallée magnifique, cernée par des sommets

imposants. Mes hôtes me disent souvent

qu’ils sont impressionnés de

se retrouver ainsi, en plein cœur des montagnes.

La région est d’une beauté

époustouflante et la Jungfrau

à portée de main. Est-ce suffisant

pour séduire la clientèle?

Même avec un si bel environnement,

ce n’est jamais gagné. Même si la situation

est, aujourd’hui, favorable, il faut rester

vigilants, se retrousser les manches et consolider

les bases pour assurer l’avenir.

Grindelwald possède de nombreux

hôtels, qui se transmettent depuis

des générations. L’offre est-elle

toujours d’actualité?

Plusieurs nouveaux hôtels sont en projet

et nous avons, récemment, ouvert le

Glacier, un boutique-hôtel 4 étoiles. Nous

nous trouvons dans une phase d’ajustement

structurel: certains établissements

existant ne bénéficient tout simplement

plus des ressources nécessaires pour aller

de l’avant. Le paysage hôtelier bouge énormément,

et il faut suivre le mouvement

en continuant à innover, tout en investissant

autant que possible.

Le V-Bahn est en construction.

De tels projets sont-ils nécessaires?

Oui, la double télécabine sera un plus pour

toute la région, surtout pour le ski, en hiver.

Aujourd’hui, la rapidité d’accès aux

pistes est un critère clé dans le choix d’un

domaine, le facteur temps est de plus en

plus important.

Quelle évolution souhaitez-vous

pour Grindelwald?

J’aimerais que l’ensemble des acteurs du

tourisme améliorent la qualité de leurs

services pour que Grindelwald se profile

dans le haut de gamme et entre dans le

Top 10 des destinations suisses. Les séjours

en ville et les croisières sont à la

mode, mais rien n’est définitif. Cette année,

Suisse Tourisme joue sur le slogan:

«La nature te veut» et ça nous convient

bien. Beaucoup de gens souhaitent quitter

la frénésie urbaine pour prendre le

temps de se ressourcer, en bénéficiant d’un

certain confort. Nous devons, et pouvons,

répondre à ces besoins.


Un accueil chaleureux:

Stefan Grossniklaus,

sa femme Suzanne

et leur fille Mara

gèrent avec passion

l’Aspen, à Grindelwald

26

5/2018


HÔTELS

Dormir

sur les pistes

Les plus beaux établissements «ski-in, ski-out» de l’Oberland bernois

1

2

3

4

HÔTEL

LEITERLI

Lenk

Impossible d’être plus près

des pistes! Cet hôtel familial

de 70 lits se situe à côté

de la station supérieure

de la télécabine reliant Lenk

au sommet du Betelberg.

A la fin de la journée, à la

fermeture des installations,

on reste simplement en haut

et on savoure une cuisine

généreuse.

HÔTEL

HAHNENMOOS

Adelboden-Lenk

De l’autre côté de la vallée,

sur le domaine skiable

d’Adelboden-Lenk,

cet hôtel, niché à 2000

mètres, se dresse près

de la station supérieure

des remontées mécaniques.

Une grande partie

des chambres, confortables

et avec une vue superbe,

viennent d’être rénovées.

RINDERBERG

SWISS ALPINE

LODGE

Zweisimmen

Ouvert en 2012,

l’hôtel, situé à la station

intermédiaire de la

télécabine du Rinderberg,

propose 23 chambres,

qui affichent un design

tendance. De là, on s’élance

sur les nombreuses pistes

du domaine de Gstaad, sans

une minute d’attente.

ROMANTIK HOTEL

HORNBERG

Saanenmöser

Tous les hôtels présentés

dans cette page ont un

charme spécial, mais le

Hornberg place la barre un

peu plus haut encore, avec

son style chalet, à la fois

traditionnel et moderne.

Situé à proximité de la

station inférieure, il est bien

centré et offre un accès

rapide aux pistes.

5

6

7

8

AUBERGE

NIEDERHORN

Beatenberg

De Beatenberg , la vue est

splendide, mais depuis le

Niederhorn, elle est encore

plus grandiose. Cette

auberge d’altitude se situe

à proximité de la station

supérieure. Par beau temps,

on repousse l’heure du

coucher, afin d’admirer

les lumières autour du lac

de Thoune.

CHEMIHÜTTLI

Axalp au-dessus de Brienz

Au-dessus du lac de Brienz,

Axalp est un petit domaine

skiable idéal pour les

familles. On chausse ses

skis juste devant l’hôtel

avant de s’élancer sur les

pistes. Et en fin de journée,

on rentre rapidement au

chaud. Les hôtes du lieu

sont réputés pour leur

accueil très chaleureux.

HÔTEL

WIRIEHORN

Diemtigtal

Le Wiriehorn plaît aux

familles, notamment en

raison de ses prix modérés.

Cet endroit sympathique

est situé près de la station

supérieure du domaine

skiable. Parmi les lieux les

plus prisés de l’Oberland

bernois, le Diemtigtal est

absolument à découvrir.

HÔTEL REUTI

Hasliberg

Ouvert en 2015, cet hôtel

est situé à Hasliberg,

à côté de la station

inférieure de la télécabine

Reuti-Mägisalp. Il propose

de belles chambres

spacieuses et dispose

d’une grande cave à vin.

Un endroit idéal pour une

semaine de vacances

hivernales.

5/2018 MADE IN BERN

27


XXXXX

BERNE,

TERRE

DE

CULTURE

CÉLINE TAPIS ET MARIUS LEUTENEGGER

Le Musée des beaux-arts

de Berne: l’un des plus

28 beaux de la capitale

MADE IN BERN 5/2018


CULTURE XXXXX

La capitale du canton se targue,

à juste titre, d’être un «pôle culturel»,

notamment grâce à ses nombreux musées.

Mais on trouve aussi des institutions

d’envergure partout dans le canton

En ville de Berne, le quartier de Kirchenfeld ne compte

pas moins de six musées: le Musée alpin suisse, le Musée

d’histoire de Berne, la Kunsthalle, le Musée de la communication,

le Musée d’histoire naturelle de Berne

et le Musée suisse du tir. Ce regroupement n’est pas

le fruit du hasard. Au milieu du XIXe siècle, sur une parcelle

en friche qui devient sa propriété, la bourgeoisie de

Berne édifie un quartier destiné aux plus fortunés. Des

musées s’y implantent dans la foulée.

Aujourd’hui, le canton de Berne, la Ville et la bourgeoisie

ont commandé une étude sur le développement

du «quartier des musées de Kirchenfeld», afin de maximiser

les synergies. L’idée est d’en faire un lieu de culture,

de tourisme et d’urbanisme, dont l’Helvetiaplatz

marquerait l’entrée.

En attendant l’avancement du projet, les musées proposent,

cet hiver, un programme consistant. Au Musée

de la communication, l’exposition «Sounds of Silence»

invite à une réflexion sur le silence. Le Musée d’histoire

de Berne fait du bruit avec son exposition temporaire

«Grand Prix Suisse 1934-54 - Berne à pleins gaz», rétrospective

des courses automobiles internationales qui se

sont déroulées sur le circuit de Bremgarten. Le Musée

alpin héberge, jusqu’au 1er septembre 2019, l’exposition

«La beauté des montagnes – Une question de point de

vue», qui présente des tableaux alpestres tirés de sa collection.

Et tandis que la Kunsthalle souffle 100 bougies,

le Musée suisse du tir met en lumière les 200 ans de la

Société de tir de la ville de Berne.

4000 œuvres au Musée des beaux-arts

Mais le quartier de Kirchenfeld n’a pas le monopole de

la culture dans la capitale. À proximité de la gare, le Musée

des beaux-arts rassemble plus de 4000 peintures,

sculptures et près de 48 000 dessins, gravures, photographies,

vidéos et films. L’exposition actuelle est consacrée

à Ferdinand Hodler, à l’occasion du 100e anniversaire de

sa disparition. Intitulée «Parallélisme», elle explore la

construction très ordonnée de ses tableaux. «Les Bernois

sont particulièrement férus de culture», explique Hans

Ulrich Glarner, chef de l’Office de la culture

de Berne. Cela se reflète dans la variété de

l’offre. Avec, semble-t-il, un goût particulier

pour les projets ambitieux et originaux. Ainsi,

chaque dimanche, il est possible de se

rendre à des projections de courts-métrages

à la cinémathèque Lichtspiel, dans le quar-


5/2018 MADE IN BERN

29


XXXXX

Découvertes interactives:

le nouveau Musée de la

communication, à Berne

Kirchenfeld devrait

devenir un vrai

quartier des musées

tier du Marzili. Et, dans un tout autre registre,d’assister

aux concerts de chant choral,

qui amènent de nombreux connaisseurs

dans les églises.

Berne entretient cet intérêt marqué

pour la culture, depuis les années 1960.

A cette époque, la ville connaît un apogée

d’activités. Les théâtres underground proposent

des représentations de textes contemporains,

le dialecte trouve un nouveau souffle

avec Kurt Marti et Mani Matter et les «troubadours

bernois» posent un jalon important

sur la scène musicale. Une effervescence qui

va ensuite gagner les arts de la scène de toute

la Suisse.

Selon Hans Ulrich Glarner, «aujourd’hui

encore, Berne est un lieu exceptionnellement

attiré par la nouveauté». Ces quinze

dernières années ont été particulièrement

riches en événements. «Comme dans les années

1950 et 1960, la culture revêt souvent

un caractère improvisé et se présente de plus

en plus sous forme d’activités alternatives ou

spontanées.»

L’influence du dialecte bernois

Cette vivacité culturelle est aussi une caractéristique

de la ville de Bienne, comme le

souligne Hans Ulrich Glarner, en précisant

que la cité bilingue constitue dans ce domaine

un point phare du canton. Car la culture

bernoise ne se limite pas uniquement à la capitale.

En fait, le canton en lui-même est un

pôle culturel à part entière. Pour Hans Ulrich

Glarner, le terreau de cette richesse serait

le dialecte bernois, langue emplie de musicalité

et très créative. «Ces éléments, mais aussi

le fait que le bärndütsch induit une certaine

légèreté ont une influence, également

sur d’autres sphères de la vie. Le blinguisme

aussi est un stimulant de la culture bernoise.»

L’esprit d’ouverture des Bernois favorise

IN A NUTSHELL

Art capital Bern

The capital of Switzerland boasts an

impressive array of museums.

Besides the world-famous Zentrum

Paul Klee, designed by leading Italian

architect Renzo Piano, the Museum

of Fine Arts Bern with its collection

of 4,000 paintings and sculptures is

definitely worth a visit, as is the

Museum of Communication with its

interactive displays. The Helvetiaplatz

is the gateway to what could be called

«Museumstown» – six museums in

walking distance of each other.

également les rencontres et les échanges.

«C’est la base d’une vie culturelle dynamique.»

Escapades musicales à la campagne

Même si la taille du canton de Berne est

à l’origine de grandes différences entre centres

urbains et zones rurales, on ne peut pas

parler de fossé villes-campagne. Selon Hans

Ulrich Glarner, les interactions demeurent

riches et intenses. «La culture urbaine de la

capitale n’existe que parce que la moitié du

canton afflue vers la ville.» Le phénomène inverse

devient de plus en plus courant: aujourd’hui,

les amateurs de musique classique

se déplacent volontiers pour assister à des

concerts à Meiringen, Saanen ou encore à

l’église de Blumenstein, tandis que les musées

des beaux-arts de Thoune, ou de Moutier,

attirent aussi beaucoup de visiteurs.

La coopération à distance n’étant pas toujours

facile, Berne se distingue également par

une multitudes de projets issus d’initiatives

privées. Car dans les villages isolés, les habitants

ressentent aussi le besoin de participer

à la vie culturelle. La taille du canton explique

ainsi l’existence d’un nombre élevé

de spectacles en plein air et de troupes locales.«Dans

le canton de Berne, la création artistique

amateur est remarquablement

répandue», constate Hans Ulrich Glarner. ■

30

MADE IN BERN 5/2018


CULTURE

Musique, théâtre, musées

TOP FIVE

Les adresses de Hans Ulrich Glarner, chef de l’Office de la culture

3

1

4

5

2

1 MUSÉE DES

BEAUX-ARTS,

BERNE

«Avec son exposition

actuelle, «Collection Gurlitt,

état des lieux – L’art dégénéré

– confisqué et vendu»,

le Musée des beaux-arts

présente l’un des projets

les plus intéressants sur

les œuvres d’art saisies par

les nazis. J’ai trouvé cette

contextualisation de l’art dans

l’histoire tout à fait exemplaire

et fascinante. Un travail

remarquable a été fait pour

rassembler un maximum

d’œuvres et l’exposition

a trouvé un écho mondial.»

kunstmuseumbern.ch

2 VIDMARHALLEN

«La transformation des

Vidmarhallen est l’exemple

même du miracle bernois:

le Théâtre municipal y a

trouvé un second souffle

avec l’inauguration de la

nouvelle salle, en 2007.

Il faut dire que cet espace

se prête formidablement bien

au théâtre contemporain et le

public vient nombreux malgré

l’éloignement du centre-ville.»

vidmarhallen.ch

3 MUSÉE ALPIN

SUISSE

«Le Musée alpin, avec son

concept peu conventionnel,

est un lieu qui peut inspirer

les nouveaux formats

muséaux. Le thème de

la montagne, cher aux

Suisses, y est abordé avec

toute l’attention qu’il mérite.

J’y viens volontiers avec des

amis. L’endroit est aussi un

lieu polyvalent, qui permet

également les rencontres

professionnelles.»

alpinesmuseum.ch

4 MUSÉES

DES ENFANTS

CREAVIVA

ET KIDSWEST

«Pour moi, il est évident

que l’offre culturelle doit

s’adresser aussi aux enfants

et aux adolescents. Le Musée

des Enfants Creaviva, au

Centre Paul Klee, et l’atelier

d‘art Kidswest, à Bümpliz,

en sont deux excellents

exemples. Dans le premier,

les enfants font l’expérience

de l’art et de la culture par

le biais d’activités créatrices.

Et à l’ouest de Berne, avec

le second, garçons et filles

de 5 à 17 ans se retrouvent

chaque semaine pour créer

et échanger. Ils s’essaient à

l’art, écrivent des textes et

font des vidéos. Lors d’une

visite récente, j’ai pu constater

à quel point les enfants,

souvent issus de la migration,

font preuve d’un enthousiasme

sans limite pour l’art.»

creaviva-zpk.org

kidswest.ch

5 CAMERATA

BERNE

«La direction artistique

de l’orchestre de chambre

Camerata est désormais

confiée à Patricia

Kopatchinskaja. Je suis

impatient de voir ce que cela

donne. Violoniste de

renommée internationale,

Patricia Kopatchinskaja est

une artistes innovante,

ce qui ne l’empêche pas

d’aller à la Migros et d’habiter

à la Länggasse. Ses étudiants

ont tendance à vouloir

la suivre, et ils apprécient

la qualité de vie, qui fait de

Berne un lieu où les projets

sont possibles.»

cameratabern.ch

5/2018 MADE IN BERN

31


ADELBODEN

Au soleil:

la Chumihütte

sur la piste de

Luegli-Geils

ENTRE

FOURNEAUX

ET TROUPEAU

En hiver, dans sa Chumihütte, au-dessus d’Adelboden,

Hansueli Hari régale les skieurs avec ses fameux

Highland-Burgers. L’été, il s’y installe avec ses vaches

L’endroit idéal pour prendre une pause durant sa journée de

ski se trouve à Geils, au-dessus d’Adelboden, et il s’agit du

restaurant Chumihütte. Le gardien des lieux, Hansueli

Hari, y choie ses hôtes. Ici, on oublie la musique qui hurle,

les frites surgelées et le self-service. Dans une atmosphère

conviviale, le patron est aux petits soins pour ses clients,

qu’ils s’installent à l’intérieur ou sur la terrasse ensoleillée,

agrémentée de meubles en bois patiné et de vieux canapés

élégamment dépareillés. En un mot comme en cent, passer

à côté de cet endroit sans s’y arrêter serait une erreur.

Hansueli Hari:

il est gardien de

la Chumihütte

depuis 1994

A l’étable par mauvais temps

Le personnel de la Chumihütte est chaleureux et les propositions

du chef, inscrites à la main sur des ardoises, sont très

alléchantes. Le Highland-Burger et sa pomme de terre cuite

au four remportent d’ailleurs tous les suffrages auprès des

skieurs attablés en terrasse. Ce mets est un peu l’image

de marque de ce restaurant d’altitude, aussi indissociable

d’une bonne journée de ski que le Chuenisbärgli, la montagne

qui domine Adelboden! Lorsque la météo n’est pas favorable,

l’étable, utilisée par les vaches durant l’été, peut accueillir

une septantaine de convives autour d’une fondue ou

d’une raclette.

La Chumihütte doit beaucoup de son charme à Hansueli

Hari, qui est également éleveur. Un jour, ce dernier a fait

32

MADE IN BERN 5/2018


XXXXX

Hivernage:

les highlands

désalpent

en automne

Le Highland-Burger:

un must

servi avec sa

patate au four

le choix de remplacer ses vaches laitières par des highlands

écossaises, qui l’accueillent avec de puissants meuglements

dès qu’il passe le coin de la ferme.

Le troupeau de Hansueli Hari se compose de bêtes au

pelage de différentes couleurs. Mais qu’elles soient noires,

brunes, rouges ou grises, elles ont toutes une chose en commun:

leurs cornes, qui inspirent le respect avec leur envergure

pouvant atteindre près de 1,5 mètre! «Derrière leur

allure impressionnante, mes vaches cachent un caractère qui

est très agréable», rassure le maître des lieux.

Des highlands sur l’alpage

Avec leurs dénivellations parfois abruptes, les pâturages de

la région d’Adelboden sont taillés sur mesure pour ces petites

vaches robustes. Depuis trois ans, elles montent tout l’été

à l’alpage, avant de regagner la ferme au début de l’automne.

Quand ils les croisent au détour d’un pré, les randonneurs

sont parfois surpris de voir ces bêtes à l’allure de petits

bisons hirsutes broutant calmement en plein Oberland

bernois.

En hiver, dès qu’il a terminé de s’occuper de son bétail,

Hansueli Hari rejoint sa Chumihütte en voiture ou à motoneige.

Et parfois, avant l’ouverture des remontées mécaniques,

il s’offre une descente à skis pour profiter du calme

et vivre pleinement l’instant présent.


5/2018 MADE IN BERN

33


GSTAAD

TALENT

NATUREL

LE SAANENLAND

ET SES BELLES

PISTES DE SKI

DE FOND

Nathalie von Siebenthal connaît le Saanenland comme sa

poche. Originaire de Lauenen, cette fondeuse de haut niveau

préfère s’entraîner dans la nature plutôt que sur les pistes

MARKUS GANZ

Avec sa fine silhouette, Nathalie von Siebenthal

passerait presque inaperçue. Mais lorsqu’on

s’approche de cette sportive de haut

niveau, on remarque son impressionnante

musculature. Et son regard, où transparaissent

tout à la fois sérénité, persévérance et concentration.

Des qualités indispensables quand on

est fondeuse professionnelle et qu’on aligne

les compétitions.

Cette année, la jeune femme, née en 1993,

a passé son été sur l’alpage de son père, comme

les vingt-quatre années précédentes. «Là-haut,

je m’active du matin au soir, c’est un sacré

entraînement. Du coup, je n’ai aucun problème

d’endurance, confie, les yeux pétillants,

celle qui est aussi agricultrice. Je m’entraîne

également un peu dans la région – huit heures

hebdomadaires environ – à pied ou sur des

skis à roulettes.»

La partie la plus intensive de sa préparation

se déroule avec son équipe, durant

une semaine par mois. Le reste du temps,

Nathalie von Siebenthal vit et travaille dans

la ferme familiale à Lauenen, paisible village

situé à deux pas de la très chic station de

Gstaad. Sa passion pour le ski de fond lui

est venue tout naturellement: son père entraînait

l’équipe des jeunes du Saanenland. «Ma

sœur aînée s’exerçait déjà avec lui, puis, avec

les cadets, j’ai suivi le mouvement, en participant,

dans un premier temps, à des courses

régionales, puis à des compétitions au niveau

national.»

Aux JO de PyeongChang

Nathalie von Siebenthal l’assure: «J’ai toujours

fait du ski de fond par plaisir, mais,

comparé à d’autres athlètes, j’avais peu de

temps pour m’entraîner.» Un problème

qui s’est résolu de lui-même quand elle a

pu effectuer sa 3e année d’apprentissage

à la ferme de son père. «Je pouvais m’entraîner

comme je le souhaitais et aux horaires

qui me convenaient.» Sans surprise, ses résultats

se sont améliorés, si bien qu’en 2013,

à tout juste 20 ans, elle accède à la Coupe du

monde. Dès cet instant, tout est clair dans

son esprit: elle veut pratiquer le ski de fond

de manière professionnelle. Aujourd’hui au

sommet de son art, Nathalie von Siebenthal

garde la tête froide. «Je ne laisse personne me

mettre la pression. Après tout, c’est moi qui

fais la course, je suis mieux placée que quiconque

pour savoir où j’en suis.»

En février dernier, aux JO de Pyeong-

Chang, la jeune sportive a décroché trois diplômes

olympiques. Une bonne performance,

certes, mais qui l’a un peu déçue. Reste, néanmoins,

le plaisir d’avoir participé à des Jeux

olympiques? «Les cérémonies d’ouverture et

de clôture ont été des moments particuliers,

confie-t-elle, mais les parcours n’étaient pas

très différents de ceux d’une course normale.

J’étais concentrée comme avant toute

compétition et j’ai fait de mon mieux.»

«J’adore revenir chez moi»

Nathalie von Siebenthal le reconnaît volontiers,

une carrière de sportive professionnelle

n’est pas faite que de moments agréables.

«Les nombreux déplacements durant la saison,

ainsi que les entraînements d’été, ce n’est pas

ce que je préfère. Mais si je veux continuer

à progresser, je dois m’exercer sérieusement,

tout en évitant d’en faire trop pour que cela

reste un plaisir.» Et les courses continuent à

lui en donner énormément.

Côté régime sportif, Nathalie von Siebenthal

refuse de se prendre la tête. «Je n’ai jamais

eu recours à un nutritionniste. Mon corps sait

ce dont il a besoin. Je suis en bonne santé et

mon poids ne varie pas, je ne vois pas pourquoi

je devrais changer ma façon de manger.»

Après un entraînement ou une compétition,

rien ne la rend plus heureuse que de

retrouver la ferme familiale. «Peu importe où

mon sport m’emmène! J’adore revenir

dans mes quatre murs et admirer de ma fenêtre

la vue magnifique sur le Wildhorn, le

Gältehore, le Mutthore et Wispile!» ■

Lauenensee

La piste de ski de fond,

qui mène de Lauenen

au Lauenensee, passe près de

la ferme familiale. «Elle est un

peu plate, mais magnifique»,

décrit Nathalie von Siebenthal.

Wintermatte

La championne aime

s’entraîner sur le parcours

qui mène du petit village

de Turbach, près de Gstaad,

à Wintermatte, en passant

par une très jolie vallée.

Sparenmoos

Nathalie von Siebenthal

recommande aussi les pistes

du plateau de Sparenmoos.

Par exemple, celles entre

Zweisimmen et Lenk ou

entre Gstaad et Gsteig.

gstaad.ch

34

MADE IN BERN 5/2018


«En aidant mon père

à la ferme, je peux m’entraîner

comme je veux, quand je veux»


GRAND TOUR DE SUISSE

HORS

DES SENTIERS

BATTUS EN

ÉLECTRIQUE

La traversée de l’Oberland bernois est l’un des temps forts du Grand Tour

de Suisse. Nous l’avons effectuée à bord de la nouvelle Jaguar I-Pace,

un véhicule électrique aux performances impressionnantes

MARIUS LEUTENEGGER (TEXTE) ET HOLGER SALACH (PHOTOS)

36

MADE IN BERN 5/2018


XXXXX

Puissance: avec ses

400 chevaux, l’I-Pace

passe partout,

même sur les terrains

accidentés


GRAND TOUR DE SUISSE

A la Renaissance, l’usage voulait que les jeunes

nobles entreprennent un grand tour d’Europe.

Ce voyage était l’occasion d’élargir

leur horizon, tout en s’ouvrant l’esprit. Suisse

Tourisme s’est rappelé cette jolie coutume

quand il a mis sur pied, il y a quelques années,

le Grand Tour de Suisse. Ce circuit de 1643

kilomètres, réalisable en voiture ou à moto,

permet de découvrir 44 sites touristiques aux

quatre coins du pays.

Certaines des plus belles étapes se trouvent

dans le canton de Berne. Rendez-vous à

Trubschachen – où Kambly fabrique ses célèbres

biscuits – pour les premiers tours de roue,

avant de traverser l’Emmental et de mettre le

cap sur Berne, Thoune, Interlaken, pour atteindre,

finalement, la très chic station de

Gstaad. Un parcours splendide, à effectuer, si

possible, en hiver. A cette saison, de nombreux

endroits offrent des panoramas de carte postale

– ou plutôt de tableau peint en bleu et

blanc: en haut, le ciel; tout au fond, un lac; aumilieu,

des montagnes enneigées qui scintillent

sous le soleil.

Disponible depuis le mois de mars

La magie d’une telle balade est encore plus

évidente lorsqu’on l’effectue à bord d’un véhicule

exceptionnel. Dans notre cas, il s’agissait

de la toute nouvelle Jaguar I-Pace, premier

SUV électrique du constructeur britannique.

Présenté pour la première fois au Salon

de l’auto de Genève, au printemps dernier,

ce modèle haut de gamme est disponible

depuis le mois de mars. Et il suscite un vif intérêt.

«Le délai d’attente est de six mois», explique

Patric Horisberger, assistant en relations

publiques chez Jaguar Land Rover Suisse,

qui nous accompagne dans notre périple à travers

l’Oberland bernois. Lorsque nous lui demandons

quels sont les atouts de la Jaguar I-

Pace par rapport au modèle S, de Tesla, il esquisse

un sourire: «Les concepts sont très différents.

Jaguar est un constructeur de voitures

de sport; Tesla, un groupe spécialisé dans

les nouvelles technologies.»

En forçant le trait, on pourrait résumer en

disant que Tesla a construit un véhicule autour

d’une batterie, alors que Jaguar s’est appuyé

sur des décennies de savoir-faire pour

développer son nouveau modèle.

Riche équipement

Cela se sent particulièrement dans les virages:

les Jaguar les abordent traditionnellement de

manière très dynamique, et l’I-Pace encore

plus. Tout en assurant une stabilité optimale!

Equipé de deux moteurs électriques développant

une puissance de 400 chevaux, ce véhicule

électrique sportif ne rechigne jamais

devant les cols les plus pentus. Il permet également

des accélérations à couper le souffle.

L’équipement de l’I-Pace n’est, évidemment,

pas en reste. Toutes les voitures électriques de

luxe n’offrent pas, comme ce SUV, une assistance

à la direction aussi fonctionnelle, une

acoustique intérieure qu’il est possible de contrôler,

six caméras et d’innombrables capteurs

très utiles pour se parquer et améliorer la sécurité

des occupants.

Une voiture qui plaît

Par ailleurs, la carrosserie est magnifique. A

chaque fois que nous nous arrêtons pour admirer

le paysage, des passants suivent notre

I-Pace des yeux ou la photographient «discrètement».

Certains même n’hésitent pas à demander

s’ils peuvent s’asseoir au volant! Hélas,

nous n’avons pas vraiment le temps de

leur faire ce plaisir: nous effectuons le Grand

Tour de Suisse et de superbes panoramas nous

attendent encore.

madeinbern.com/grandtour

L’OBERLAND

EN ÉLECTRIQUE

La batterie de la Jaguar I-Pace

pèse environ 600 kilos et

délivre autant d’énergie que

10 000 iPhone. Cela lui permet

d’assurer une autonomie de

470 kilomètres. Dans de

bonnes conditions de conduite,

le véhicule se recharge

entièrement le temps d’une

brève pause déjeuner. Et l’on

peut évidemment profiter de

chaque café bu en route pour

encore gagner quelques

kilomètres. Dans l’Oberland

bernois, de plus en plus de

restaurants et d’hôtels

disposent de bornes de

recharge efficaces. Une longue

balade en véhicule électrique

dans ces paysages de rêve est

donc tout à fait réalisable.

ON RECHARGE

À L’HÔTEL

Bern Hôtel Grauholz / Holiday Inn /

Hôtel Bellevue Palace /

Hôtel Schweizerhof & The Spa

Interlaken Salzano Hôtel-Spa-

Restaurant / Backpackers Villa

Sonnenhof / Grand Hôtel

Victoria-Jungfrau / Hôtel

Carlton-Europe / Lindner Grand Hôtel

Beau Rivage / Hôtel Bellevue / Hôtel

Artos / Hôtel Derby

Thun Congress Hotel Seepark

Lenk Spa Resort Lenkerhof

Schönried Wellnesshotel Ermitage

Gstaad The Alpina

Spiez Hôtel Eden

Saanenmöser Romantik Hotel

Hornberg

Schangnau Landgasthof

Kemmeriboden-Bad

Frutigen Hôtel National

Faulensee Strandhotel Seeblick

et autres

Arrêt au Salzano,

à Unterseen: de

nombreux hôtels

bernois ont

des bornes de

recharge

38

MADE IN BERN 5/2018


«Le temps de faire

une courte pause déjeuner,

la batterie se recharge»

Autonomie: avec une

batterie pleine,

la Jaguar I-Pace

peut rouler pendant

470 kilomètres


XXXXX

40

MADE IN BERN 5/2018

ILLUSTRATION: MUTI - FOLIO ART


FORFAIT XXXXX DE SKI TOP4

5/2018 MADE IN BERN

41


FORFAIT XXXXX DE SKI TOP4

QUATRE DOMAINES, UN ABO

Le forfait de ski Top4 donne accès à toutes les remontées mécaniques des quatre plus grands

domaines skiables du canton de Berne. Pour 666 francs, les amateurs de sports d’hiver

bénéficient d’un incroyable éventail de possibilités pour s’éclater. Une première en Suisse

Après l’immense succès rencontré, l’an dernier,

par l’abonnement de ski Top4, les

quatre domaines d’Adelboden-Lenk, de

Gstaad, de Meiringen-Hasliberg et de Jungfrau

Ski Region ont décidé de renouveler

l’opération cette saison. En prévente au

prix de 666 francs, ce forfait permet aux

amateurs de sports d’hiver d’accéder aux remontées

mécaniques des quatre domaines

et de s’élancer sur 666 km de pistes, tout

cela pour seulement un franc par kilomètre

de descente!

Réductions sur les hôtels

comprises dans le forfait

En s’unissant pour proposer ce forfait, Adelboden-Lenk,

Gstaad, Meiringen-Hasliberg et

Jungfrau Ski Region – les quatre plus grands

domaines du canton de Berne – ouvrent de

très larges possibilités aux amateurs de glisse,

qu’ils soient débutants ou avancés, adultes ou

enfants, snowboarders ou skieurs, fans de snowparks

ou de poudreuse, casse-cou ou plutôt prudents.

Mais ce n’est pas tout. Si l’abonnement de ski

Top4 ouvre un large accès à des pistes magnifiques,

il permet également à son détenteur

de bénéficier d’un rabais de 33 % sur sa réservation

d’hôtel, pour les nuitées du dimanche

au jeudi, dans les établissement partenaires

des quatre domaines, auxquels se joignent

ceux d’Interlaken et de Kandersteg.

D’autres offres particulièrement attrayantes

sont aussi comprises dans le prix du forfait,

comme l’accès à prix réduit (voire gratuitement)

aux spectaculaires courses du

Lauberhorn ou encore des réductions dans

des boutiques de ski et de snowboard des

stations concernés.

Le forfait Top4 est en vente jusqu’au

16 décembre 2018 au prix préférentiel de

666 francs.

top4.ski

SKIPASS EN PRÉVENTE

FORFAIT DE SKI Tarif normal Prévente

Adulte 950 Fr. 666 Fr.

Jeunes 710 Fr. 499 Fr.

Enfants (≤ 15 ans) 475 Fr.

DES RABAIS À L’HÔTEL

333 Fr.

Le forfait de ski Top4 est vendu au tarif

préférentiel jusqu’au 16 décembre.

Avec l’abo Top4, on bénéficie en autre

d’un rabais de 33% p. ex. au Gstaad

Palace ou au Waldhotel Doldenhorn. Une

offre valable du dimanche au jeudi, dans

les domaines Top4 et dans certains

hôtels d’Interlaken et de Kandersteg.

CONCOURS

Répondez aux questions suivantes et, avec

un peu de chance, vous remporterez deux forfaits

de ski Top4 d’une valeur de 666 francs

A. Combien y a-t-il de skieurs sur l’illustration

des deux pages précédentes?

B. Quatre domaines skiables proposent

le forfait de ski Top4. Lesquels?

Pour participer: répondez aux 2 questions, jusqu’au

12 décembre 2018, sur madeinbern.com/gagner

42

Les gagnants seront avisés par écrit. Aucune correspondance ne sera échangée.

MADE IN BERN 5/2018


XXXXX

10 km Le nombre

LA PLUS

LONGUE PISTE DE LUGE

d’employés

1566

92

Téléskis 2

9 7 0

❄ ❄ ❄

Le téléski le plus haut

KILOMÈTRES DE PISTES

SNOW-

PARKS

BARS

DES

NEIGES

21 35

5157 m LA PLUS LONGUE TÉLÉCABINE (RINDERBERG)

117

RESTAURANTS

SUR LES PISTES

LA PLUS LONGUE DESCENTE

5/2018 MADE IN BERN

43


LES PLUS BELLES

XXXXX

PISTES DE SKI

DE L’OFFRE TOP4

Jungfrau Ski Region

DESCENTE N° 22

De la Petite-Scheidegg à Grindelwald,

une magnifique descente d'une dizaine

de kilomètres le long de

l’impressionnante face nord de l'Eiger.

BLAU BLEU

Adelboden-Lenk

ENGSTLIGENALP

Avec sa pente taillée pour

le carving, c’est la piste

parfaite pour réaliser de

beaux virages. La N° 102,

une bleue, vous attend

à 2300 mètres, juste

au-dessous du Wildstrubel.

Gstaad

SAANERSLOCH-

HORNBERG

La région séduit les familles

et les skieurs confirmés

grâce à ses pistes bleues,

ses nombreux restaurants

de montagne et ses ski-bars.

La nouvelle télécabine permet

de découvrir le domaine

encore plus confortablement.

Meiringen-Hasliberg

MÄGISALP-REUTI

La piste N°14/23 part du

restaurant Mägisalp, longe

des chalets aux toits couverts

de neige et rejoint la station

inférieure de Reuti. Là, le bar

des neiges Mausefalle, situé

à côté de l’Hôtel Reuti, vous

tend les bras.

Gstaad

MIKE-VON-GRÜNIGEN-RUN

Cette piste rouge longue de

trois kilomètres descend du Horneggli

à Schönried. Pentes raides, passages

étroits, sauts: le skieur y trouve tous

les ingrédients qui ont amené Michael

von Grünigen à devenir champion

du monde de slalom géant.

ROUGE ROT

Adelboden-Lenk

TSCHUGGE-LENK

La plus longue piste

du domaine skiable

d’Adelboden-Lenk est

idéale pour les amateurs

de sensations fortes.

Ils peuvent contempler, en

prime, des paysage de contes

de fées dans la forêt de

Tschuggen.

Jungfrau Ski Region

OBERJOCH

La piste N° 1 offre une vue

panoramique sur Grindelwald

et les domaines de First,

de la Petite-Scheidegg et du

Männlichen. Photos au départ

et zone de descente limitée

à 30 km/h pour skier

tranquillement.

Meiringen-Hasliberg

HOCHSTRÄSS

Le départ est à 2180 m

d’altitude et l’arrivée

à Käserstatt. Des boulevards

alternent avec des pentes

plus techniques. Cerise sur

le gâteau, le panorama est

magnifique.


Adelboden-Lenk

PISTE DE COUPE DU MONDE

DE CHUENISBÄRGLI

C’est la piste du domaine la plus connue

au monde. On y skie sur les traces des

champions qui la dévalent devant 40 000

personnes et des millions de téléspectateurs.

Grâce au Swisscom Skimovie, il est possible

de se filmer et de se chronométrer.

FORFAIT XXXXX DE SKI TOP4

NOIR

Jungfrau Ski Region

LAUBERHORN

La plus longue et la plus

célèbre descente du monde

offre une vue imprenable

sur l’Eiger, le Mönch et la

Jungfrau: on s’en met plein

les yeux en dévalant la pente.

Il est possible de se faire

photographier au départ

et de chronométrer

sa performance.

Gstaad

TIGER-RUN

Il faut aller au Wasserngrat

pour trouver la piste la plus

raide et la plus exigeante

de la région de Gstaad.

Les pentes de cette noire,

baptisée Tiger-Run, frisent les

45 degrés. Le grand frisson.

Meiringen-Hasliberg

NORDPOL

Sur le domaine de

Meiringen-Hasliberg, la piste

la plus raide commence

juste à côté du restaurant

panoramique Alpen tower.

Orientée ouest, elle est

agréable l’après-midi.

Meiringen-Hasliberg

ROYAUME DE LA POUDREUSE

Les freeriders apprécient les nombreux

couloirs de la région de Planplatten

et Alpen tower, ainsi que la belle poudreuse,

juste à côté de la piste.

JAUNE

Adelboden-Lenk

BERGROSE

TSCHENTEN ALP

La plus belle piste de freeride

est la N° 96, appelée aussi

la Bergrose (rose des

montagnes). On y skie dans

un paysage de rêve et la vue

sur le lac de Thoune est tout

simplement splendide.

Gstaad

RINDERBERG-RONDA

Avec le Safari à skis, on

explore trois montagnes et

vallées sans emprunter deux

fois la même piste ou la même

installation. On compte deux

heures pour effectuer la

boucle, un peu plus si l’on

s’octroie une pause dans l’un

des nombreux restaurants

et bars qui bordent les pistes.

Jungfrau Ski Region

GRINDELWALD-FIRST

Sur le domaine de

Grindelwald-First, on ne dame

les piste N° 5 et N° 14 que

deux jours après les chutes de

neige. Une initiative appréciée

par les freerides.


INTERLAKEN

XXXXX

Interlaken organise «la plus longue Saint-Sylvestre de Suisse», avec concerts pop,

feu d’artifice, soirée du réveillon et le traditionnel cortège du Harderpotschete

MARIUS LEUTENEGGER (TEXTE) ET EPHRAIM BIERI, ERICH HAESLER (PHOTOS)

A l’occasion du passage à la nouvelle année,

le Bödeli, cette langue de terre entre les lacs

de Thoune et de Brienz, où se situe Interlaken,

se transforme en un lieu magique: on

peut y assister à des concerts gratuits avec de

prestigieuses têtes d’affiche, s’émerveiller devant

un gigantesque feu d’artifice et applaudir

le cortège traditionnel du Harderpotschete.

Trois jours de folie pour «la plus longue

Saint-Sylvestre de Suisse».

Si, aujourd’hui, Interlaken est devenu un

véritable paradis du divertissement hivernal,

cela n’a de loin pas toujours été le cas. Dans

les années 1980, seuls quelques restaurants

et hôtels restaient ouverts pendant la basse

saison, car les touristes préféraient prendre

leurs vacances un peu plus haut en altitude,

dans les stations de ski.

Les choses ont pris une autre tournure

quand des spécialistes du tourisme plutôt

bien inspirés ont décidé de valoriser la région

pour en faire une destination attractive tout

au long de l’année. «D’une manière générale,

nous mettons en avant la beauté naturelle du

site et, l’hiver, nous complétons notre offre de

manière ciblée», explique Daniel Sulzer,

directeur d’Interlaken Tourisme. Une démarche

couronnée de succès, puisque la clientèle

augmente chaque année.

Le feu d’artifice est tiré le 1er janvier

Comment «la plus longue Saint-Sylvestre de

Suisse» a-t-elle vu le jour à Interlaken? L’aventure

commence, en fait, au tournant du millénaire,

même si, à l’époque, le programme

des festivités se limitait à un grand feu d’artifice

offert par la ville. Celui-ci était tiré, non

pas le soir du réveillon, comme partout ailleurs,

mais le 1er janvier. Et c’est toujours le

cas. «On espérait qu’un feu, le soir du premier

jour de l’an, inciterait nos visiteurs à prolonger

leur séjour, explique Daniel Sulzer. Et puis,

le 31, beaucoup de nos hôtes ont des banquets

et nous ne voulions pas les faire quitter leur

table.»

Aujourd'hui, le programme s’est étoffé: un

dîner de gala organisé le 31 décembre, dans

un élégant hôtel, ouvre les festivités, qui se

poursuivent, le jour de l’an, avec un concert

en plein air sur la Höhematte, un feu d’artifice

spectaculaire. Et le 2 janvier, place au traditionnel

cortège du Harderpotschete, avec

ses chasseurs de mauvais esprits portant des

masques.

Des événements parallèles viennent enrichir

les festivités, comme l’ICE MAGIC, une

manifestation qui se déroule sur la Höhematte,

sur une gigantesque patinoire de 750 m2

reliée à quatre autres, plus petites, par des

pistes d’une longueur totale de 450 mètres.

46

MADE IN BERN 5/2018


XXXXX

Féerie sur glace:

Top of Europe

ICE MAGIC, sur

la Höhematte, à

Interlaken


INTERLAKEN

XXXXX

Premier Open

Air de l’année

en Suisse:

«Touch the

Mountain

se déroule

le 1er janvier,

à Interlaken, et

réunit des têtes

d’affiche suisses

Un concert du

Nouvel-An inédit:

le festival Open Air d’Interlaken

48

MADE IN BERN 5/2018


Sorties

hivernales

sympas

En soirée, on y évolue dans une ambiance de

conte de fées. La saison dernière, cette attraction

a accueilli près de 110 000 visiteurs. Parmi

eux, un jeune couple d’Olten, Silke et

Tobias, qui se réjouissent d’y revenir cet hiver.

Et, aussi, d’assister, le 1er janvier, au premier

festival Open Air de l’année

en Suisse. «Touch the Mountains» accueille

35 000 fans et propose régulièrement de belles

têtes d’affiche: Stress, Trauffer ou encore

77 Bombay Street s’y sont déjà produits.

«L'Open Air, c’est aussi, pour nous, une

façon de remercier la population», note le

directeur du tourisme. A la fin du show musical,

place au feu d’artifice, qui clôt la soirée

officielle. Mais les festivités se prolongent bien

souvent jusqu’au bout de la nuit dans l'une ou

l’autre des nombreuses After party.

Un bon marketing sur le passé

Le 2 janvier, inutile de penser faire la grasse

matinée, car c’est le jour du Harderpotschete.

L’événement le plus typique de «la

plus longue Saint-Sylvestre de Suisse» est née

de l’association de deux sources différentes.

La première est une coutume médiévale,

la Chlummeln, durant laquelle de jeunes hommes

masqués se rendaient au couvent d’Interlaken,

afin d’y récolter des offrandes pour

les morts: douze mesures de vin, douze miches

de pain et cinq batz de Coire. La seconde

est une légende locale, celle du Hardermannli,

du nom de l’Harder, la montagne qui

s’élève au nord de la ville. Une partie de ses

pentes n’est pas boisée, et, avec un peu de bonne

volonté, on peut y distinguer la face grimaçante

du Hardermannli (l’homme de la montagne).

L’histoire raconte qu’elle aurait été gravée

dans la roche par des forces divines,

en souvenir d’une jeune fille poursuivie par

IN A NUTSHELL

Longest New Year’s Eve

Talk about ringing in the new year –

Interlaken does it over three days!

The festivities begin on New Year’s

Eve with a sumptuous gala dinner at

one of the stylish hotels. New Year’s

Day features the open-air festival

«Touch the Mountains» with many

top acts and after-parties as well

as gigantic fireworks in the evening.

On 2 January, chill out watching

the traditional «Harder-Potschete»

procession of masked figures.

Duo de choc: Jürg Boss, de l’association Chance

Winter, et Daniel Sulzer, directeur d’Interlaken

Tourisme (à dr.)

un moine lubrique. La malheureuse se serait

jetée dans le vide.

En 1956, les commerçants de la Marktgasse

ont mixé Chlummeln et Hardermannli pour

créer le Harderpotschete. Durant cette manifestation,

des «esprits de l’hiver», masqués et

vociférant, courent dans les rues de la ville au

son des guggenmusiks et des fifres et tambours

en faisant dégonfler bruyamment sur

les spectateurs des vessies de porc (Potschen)

remplies d’air.

«On peut clairement affirmer que la création

du Harder-Potschete est une opération

marketing», souligne Paul Michel, maître ferblantier

et président de l'association Harder-

Potschete. C’est lui qui, depuis plus d’une trentaine

d’années, se glisse dans le costume du

Hardermannli.

Si, il y a vingt ans, on a autorisé les femmes

à se joindre au cortège, cela ne signifie pas que

le Harderpotschete est ouvert à toutes les nouveautés.

«Ce n'est pas un carnaval et encore

moins Halloween, s’exclame Paul Michel.

Nous ne voulons pas que des gens avec de

simples masques en caoutchouc se joignent à

nous.» C’est-à-dire 45 personnes portant des

masques en bois, dont la création a demandé

de longues heures de travail.

Asiatiques et Américains ravis

26 Novembre

Marché aux oignons, Berne

Lors de cette fête traditionnelle

qui se tient dans la vieille ville,

les paysans de la région vendent

plus de cinquante tonnes d'oignons.

bern.com/zibelemaerit

Novembre et décembre

Marché de Noël, Berne

Le plus grand marché de Noël

du canton se trouve dans la ville de

Berne. Mais Huttwil et Trubschachen

ont également les leurs.

bern.com/weihnachtsmarkt

Novembre et décembre

Marchés de Noël, Interlaken

Le premier marché de Noël a lieu

au château de Hünegg (4 novembre).

Brienz (1er et 2 décembre), Interlaken

(8 au 16 décembre) et Thoune

(12 au 23 décembre) suivent.

interlaken.ch

6 et 22 décembre

Marché de Noël, Saanen

Avec ses lumières de fête, le marché

de Noël de Saanen se déroule dans

une ambiance de conte de fées.

gstaad.ch

Du 6 au 24 décembre

Marché de Noël, Bienne

Artisanat d'art, vin chaud et punch,

voilà ce que l’on peut trouver au marché

de Noël de Bienne.

biel-seeland.ch

28 décembre et 15 février

Disco sur glace, Gstaad

La patinoire, au centre de la station

de Gstaad, accueille la fête Bar on Ice.

gstaad.ch

31 décembre

Silvester-Pool-Party, Kandersteg

La soirée a lieu à l’espace bien-être

du Waldhotel Doldenhorn.

kandersteg.ch

10 février

«Velogemel», Grindelwald

Une course de luge-skis, pour le plaisir.

velogemelgrindelwald.com

Grâce au Harderpotschete, touristes et gens

provenant de toute la région affluent à Interlaken,

le 2 janvier: entre 5000 et 8000 personnes,

suivant les conditions météo, se pressent

le long du cortège, précise Paul Michel. L’effervescence

est telle que les touristes

venus d’Asie ou d’Amérique n’arrivent que

difficilement à immortaliser cette coutume

alpestre, qui les étonne et les ravit.

Après le cortège de l’après-midi, tout le

monde se donne rendez-vous dans les restaurants

pour faire la fête, tandis que les «esprits

de l’hiver» masqués entament la traditionnelle

tournée des bistrots et célèbrent l’an nouveau

6 avril

jusque tard dans la nuit.

■ Snowpen-Air, Grindelwald

Rendez-vous à 2067 m pour

la 22e édition de cet Open Air.

5/2018 MADE IN BERN

snowpenair.ch

49


SOUVENIRS

Divine fondue

Ce mélange prêt

à l’emploi, à base

de Gletscherbach

et de vacherin de

Lenk, est vendu chez

Lenk Milch AG.

Noble alcool

De la distillation

à l’embouteillage,

le Dry Gin de la

brasserie Berner

Matte,à Berne,

est un produit

100% artisanal.

Bière Haslital

Lancée cet été, cette bière

est fabriquée avec les

meilleurs houblons et

malts – et l’eau du Haslital.

Sirop bio

Derrière 1001 fleurs,

à Bienne, on trouve Marlène

Stalder, qui produit, depuis

trente ans, des sirops bio

et artisanaux.

La légende de Vogellisi

Ce livre d’Annemarie Stähli,

originaire d’Adelboden,

reprend un conte de

la région (en allemand).

Idée cadeau

Le set ICE MAGIC comprend

un sac, une couverture

polaire, un chauffe-main

et 10 francs de bons pour

la patinoire d’Interlaken.

LE BON

GOÛT

BERNOIS

Sirop bio de Bienne ou bière Haslital: le canton de

Berne propose de nombreux produits artisanaux

Tête de Moine

Ce délicieux fromage

a vu le jour en 1790.

Il est toujours fabriqué

à Bellelay, dans le

Jura bernois.

Savons mignons

Installée à Berne,

la manufacture

bblubb propose des

savons très originaux,

comme cette chèvre

Saanen, de Gstaad.

50

MADE IN BERN 5/2018


4 domaines de ski géniaux

666 kilomètres de pistes

1 forfait ski :

seulement

666.–

www.top4.ski

Rabais de 33 % sur les hôtels

Skiez moins cher avec le forfait de ski Top4 : valable sur toutes les remontées

mécaniques et sur les 666 kilomètres de pistes de ski d’Adelboden-Lenk, Gstaad,

Jungfrau Ski Region et Meiringen-Hasliberg. Vous bénéficiez en plus d’un

rabais de 33 % sur une sélection d’hôtels et de 66 bons et réductions. Le forfait

de ski Top4 est disponible au prix de CHF 666.– jusqu’au 16 décembre 2018.*

Acheter maintenant : www.top4.ski

* A partir du 17.12.2018, le forfait de ski Top4 coûtera CHF 950.– pour les adultes.

Plus de temps.

Plus d’hiver.

More magazines by this user
Similar magazines