Maintenance & Entreprise n°658

MRJ.Presse
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Dossier
Spécial Grand Est et Bourgogne Franche-Comté p. 20

p. 8

RÉGIONS

Interview des organisateurs

de Sepem Avignon

p. 10

ACTUALITÉS

Axelle : premier concept-machine du CCN

p. 13

SOLUTIONS

Spécial Maintenance des appareils

de levage et de manutention

p. 22

MAINTENANCE 4.0

Surveillance des systèmes

de production

N°658 Juin / Juillet / Août 2020 • 25€

Dossier

Spécial Sepem Industries

Avignon / Sud-Est


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QHSE

Themis

Q HSE MANAGER


ÉDITORIAL

L’industrie face au Covid-19

©DR

Valérie Brenugat

Rédactrice en chef

L

a crise sanitaire a provoqué une forte hausse de besoins des équipements de

protection et de gels hydroalcooliques. La mobilisation de l’industrie a été

inédite. Le ministère de l’Economie et des Finances a soutenu la plateforme

B-to-B Stopcovid19.fr mettant en relation les fabricants de ces produits, les

clients ainsi que les fournisseurs de matières premières ou des réseaux de logistique et

de distribution. Pour pallier les difficultés d’approvisionnement de surblouses jetables,

l’industrie textile française a développé le modèle de surblouse lavable. Tout au long de

ce numéro, des entreprises partagent leurs

expériences de cette crise sans précédent. Le

Covid-19 a également présenté de nouveaux

challenges pour les sociétés qui doivent

sécuriser le travail à distance, préserver la

confidentialité, l’intégrité et la disponibilité

d’un système d’information confronté à de

nouveaux usages.

« Tout au long de ce numéro,

des entreprises partagent leurs

expériences de cette crise sans

précédent. »

Si le Grand Est et la Bourgogne Franche-Comté, tout comme l’Île-de-France, figurent parmi

les régions les plus touchées par le coronavirus, aucune partie du pays n’a été épargnée, ni

par les drames et la crise sanitaire, ni par le confinement et la crise économique. Ainsi, le

sud-est de la France et dans les régions Paca et Occitanie, où l’industrie est encore bien

présente, en particulier dans la pharmacie, l’énergie, l’agroalimentaire ou l’aéronautique,

l’urgence est au retour à l’activité normale de l’économie, laquelle ne se limite pas au

tourisme.

En outre, cette crise a des impacts sur le management de la maintenance, de la sécurité

et des risques dans différents secteurs d’activité industrielle. Comment la maintenance

industrielle va-t-elle surmonter cette crise et évoluer dans le « Monde d’Après » ?

Valérie Brenugat

Envie de réagir ?

@maintenanceent

ÉDITEUR

MRJ Informatique

22, Boulevard Gambetta

92130 Issy-les-Moulineaux

Tel : 01 84 19 38 10

Fax : 01 34 29 61 02

www.maintenance-entreprise.com

/Maintenance.Entreprise

/@maintenanceent

Direction :

Michaël Lévy

Directeur de publication :

Jérémie Roboh

Rédacteur en chef :

Valérie Brenugat

COMMERCIALISATION

Publicité :

Patrick Barlier

p.barlier@mrj-corp.fr

Diffusion et Abonnements :

vad.mrj-presse.fr

Prix au numéro :

25 €

Abonnement 1 an :

85 € / 4 numéros

Étranger :

100 €

Règlement par chèque

bancaire à l’ordre de MRJ

RÉALISATION

Conception graphique :

Gaëlle Vivien

Impression :

Rivadeneyra, sa

Calle Torneros, 16

Poligono Industrial de Los Angeles

28906 Getafe - Madrid - Espagne

N°ISSN :

1632 - 4153

Dépôt légal : à parution

Périodicité : Trimestrielle

Numéro : 658

Date : Juin /Juillet / Août 2020

RÉDACTION

Ont participé à ce numéro :

Valérie Brenugat et Olivier Guillon

(MRJ), Philippe Dutheil (Even Pro),

Renaud Buronfosse (Evolis),

Elena Perennes-Lonchamp

(Jungheinrich), Frédéric Salles

(Matooma), Jérôme Picard (FM

Global), Mark Brewer (IFS) et Roel

Rentmeesters (Munters Belgique),

Fabien Pereira Vaz (Paessler),

Yacine Hadji (Bosch Rexroth France),

David Lancet (DV Group).

CRÉDITS

Credits photos : DR, iStock,

BASystemes, Fenwick,

Jungheinrich, Konecranes,

Jean-Luc Petit, Xavier Spertini,

AzmanJaka.

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020 I 3


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SOMMAIRE

MAINTENANCE 4.0

N°658 Juin / Juillet / Août 2020 • 25€

Dossier

Spécial Sepem Industries

Avignon / Sud-Est

RÉGIONS p. 8

Interview des organisateurs

de Sepem Avignon

ACTUALITÉS p. 10

Axelle : premier concept-machine du CCN

SOLUTIONS p. 13

Spécial Maintenance des appareils

de levage et de manutention

MAINTENANCE 4.0 p. 22

Surveillance des systèmes

de production

22

SPÉCIAL Surveillance des

systèmes de production

22 Phoenix Contact : de la télémaintenance à la cybersécurité

24 Comment connecter ses objets en alliant sécurité, maintenance

et supervision à distance ?

26 FM Global : une meilleure gestion des risques industriels

29 Munters déploie les solutions de téléassistance d’IFS

32 Paessler : les données de supervision de la production et de l’IT

dans une solution unique

34 Industrie 4.0 : les 5 principaux écueils de l’IIoT

Éditorial

03 L’industrie face au Covid-19

Actualités

08 Le Sepem Industries Sud-Est revient

en septembre à Avignon !

10 Système de traçage électrique

autorégulateur à très haute

température USX

11 DLR, Evolis et Artema saisissent

le ministre de l’Économie et la

Médiation des entreprises

11 Petronas Lubricants Toolbox : une

application gratuite pour les fluides

industriels

Solutions

14 Evolis : l’organisation professionnelle

pour les biens d’équipement,

fête ses 1 an !

Boîte à outils

12 A lire, voir, écouter

17 Jungheinrich : des contrats de

maintenance aux chariots

© dr

10 Axelle : premier concept-machine

du CCN

© dr

20 Le rétrofit de pont-roulant

© dr © dr

Agenda

© dr

37 Salons & Formations

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020 I 5


4 e

édition

WORLD NUCLEAR EXHIBITION / PARIS NORD VILLEPINTE - FRANCE

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NOS ENQUÊTES EN 1 CLIN D’ŒIL

©DR ©DR

ACTUALITÉS / RÉGIONS

SOLUTIONS

Le Sepem Industries Sud-Est revient

en septembre à Avignon ! p 8 à 9

Bien que l’impact de la crise sanitaire et économique se fait fortement ressentir

dans le monde de l’industrie et des services à l’industrie, les salons Sepem,

forts d’un concept privilégiant la proximité et le retour rapide sur investissement

combinés à des conférences techniques sur la production et la maintenance,

entendent bien maintenir leurs prochaines éditions, fin septembre à Avignon,

puis mi-novembre à Colmar. Les organisateurs du salon vous donnent donc

rendez-vous du 29 septembre au 1er octobre au Parc des Expositions d’Avignon

! Plus de détails avec l’interview de Philipe Dutheil et Xavier Legrand, les

dirigeants du salon.

Maintenance des appareils de levage

et de manutention p 13 à 21

Evolis est né du rapprochement de deux organisations professionnelles de

biens d’équipement, membres de la Fédération des industries mécaniques

(FIM), le Cisma et Profluid l’année dernière. Un de ses membres, Jungheinrich,

est une référence dans l’activité de l’intralogistique et propose des solutions

pour la supply-chain comme des chariots et un service après-vente pour les

activités dans l’entrepôt. Enfin, Actemium Maintenance Belfort expose la

problématique du rétrofit de pont-roulant dans un avis d’expert. Précisions.

©DR

©DR

MAINTENANCE 4.0

AVIS D’EXPERT

Surveillance des systèmes de

production p 22 à 35

Avec l’industrie 4.0, il faut absolument éviter toute cyber-attaque sur la chaîne

de production. Dans ce dossier, le président de Matooma, explique comment

connecter des objets en alliant sécurité, maintenance et supervision à distance.

Quant à Paessler, il propose une solution réunissant les données de supervision

de la production et de l’IT. Par ailleurs, les activités de Phoenix Contact couvrent

de la télémaintenance jusqu’à la cybersécurité. De plus, FM Global intervient pour

une meilleure gestion des risques industriels. Enfin, ce dossier se conclut avec

le déploiement des solutions de téléassistance d’IFS chez Munters. Gros plan.

Industrie 4.0 : les 5 principaux écueils

de l’IIoT p.34-35

L’Industrie 4.0, l’Internet industriel des objets, l’IIoT, ou encore l’usine du futur :

il apparait aujourd’hui que de plus en plus d’utilisateurs industriels envisagent

de numériser leurs opérations de fabrication. Certes, il n’existe pas de formule

magique pour cette transformation, mais il est important d’éviter de commettre

certaines erreurs en cours de route. Voici les cinq principaux obstacles qui

compliquent l’introduction de l’Internet industriel des objets et en augmentent

les coûts.

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020 I 7


ACTUALITÉS

ÉVÉNEMENT

Le format des salons Sepem

continuent de séduire même en temps

de crise

Initialement prévu au mois de juin, le salon Sepem Industries Grand Est se déroulera du 17 au 19

novembre prochain au parc des expositions de Colmar. Quant à l’édition avignonnaise, celle-ci est

toujours maintenue, preuve que les temps s’arrangent mais aussi que les industriels des régions

Paca et Occitanie sont en attente de solutions innovantes afin de mieux rebondir.

pas trop impacter nos salons par rapport à d’autres événements

beaucoup plus orientés vers l’automobile et l’aéronautique.

M&E : AVANT MÊME DE PARLER DE COLMAR,

COMMENT SE PRESENTE L’ÉDITION DU SUD EST QUI

AURA LIEU A AVIGNON À LA RENTRÉE ?

© DR

MAINTENANCE & ENTREPRISE : QUEL REGARD

PORTEZ-VOUS SUR LA CRISE ?

© DR

À gauche, Philippe Dutheil, directeur général du salon,

et à droite Xavier Legrand, directeur commercial

Philippe Dutheil : Sans surprise, l’événementiel a été particulièrement

touché avec l’annulation de nombreux événements

et le report à 2021 des salons internationaux. Du côté de nos

exposants, la crise a été essentiellement sanitaire, en particulier

dans le Grand Est, puis économique avec la fermeture de la

quasi-totalité des entreprises durant deux mois. Si de ce point de

vue l’impact a été, en Alsace et en Lorraine notamment, similaire

au reste de la France, nous constatons que dans cette région plus

rigoureuse que d’autres, la population et les entreprises savent

parfaitement s’adapter aux contraintes sanitaires, au confinement

et aux gestes barrières avec une volonté de s’en sortir rapidement.

Xavier Legrand : Concernant le salon Sepem, si en Alsace,

l’automobile est très présente, les secteurs comme la cosmétique,

la pharmaceutique et l’agroalimentaire représentent aussi des

parts importantes dans le tissu industriel de la région. Il en est

de même pour le sud-est de la France, ce qui ne devrait donc

Philippe Dutheil : Contrairement à Colmar, l’édition avignonnaise

a été maintenue aux mêmes dates, à savoir du mardi 29 septembre

au jeudi 1er octobre. Ce salon Sepem aura la particularité, comme

à Grenoble en février dernier, de se dérouler conjointement avec

le Forum de l’Électronique, également organisé par le groupe GL

Events. Compte tenu de la situation actuelle, nous avons choisi

d’adapter raisonnablement la surface afin de libérer de l’espace

et de ne pas trop resserrer les stands ; dans tous les cas, nous le

porterons une vigilance de tous les instants d’un point de vue

sanitaire et les gestes barrières seront régulièrement rappelés.

De même, les deux événements seront rassemblés au sein d’un

seul et même hall d’exposition. Il n’y aura donc pas d’extension

mais plutôt une petite diminution en raison de la crise. Toutefois,

à la mi-mai, nous enregistrons déjà un taux de remplissage à

80 % ; celui-ci devrait encore augmenter d’ici là.

Xavier Legrand : Au niveau des temps forts, le cycle de conférences

sur la maintenance – dont les thèmes seront également

élargis aux process de production – sera maintenu mais il

sera exceptionnellement allégé et organisé conjointement aux

conférences de l’électronique. Concrètement, les conférences

sur la maintenance se dérouleront les mardi, mercredi et jeudi

matin ; celles portant sur l’électronique se dérouleront les mardi

et mercredi après-midi.

8 I MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020


ACTUALITÉS

Programme des conférences de la Production et de la Maintenance

SEPEM INDUSTRIES AVIGNON

Mardi 29 septembre

Mercredi 30 septembre

Jeudi 1 er octobre

10h30 : Maintenance 4.0

« L’intelligence artificielle au service de la

performance des stocks en maintenance

grâce aux processus KDD. Démonstration

sur un cas d’usage pour EDF. »

Intervenant : Matthieu Jolens, fondateur de

la société J.I. Conseil.

11h30 : Industrie du futur

« Retour d’expérience avec le Groupe

Pellenc, récemment labellisé Vitrine

Industrie du Futur »

Intervenant : Romain Serratore, directeur

industriel de Pellenc

10h30 : Industrie du futur

« Monitoring des machines et transformation

digitale de l’usine : comment l’usine Bosch

de Rodez accompagne les entreprises dans

leur démarche d’industrie du futur »

Intervenants : Grégory Brouillet, responsable

de groupe Transformation digitale et sécurité

électrique de Bosch à Rodez

11h30 : Maintenance 4.0

« Relever le défi de la transformation

digitale de la fonction maintenance avec la

GMAO dans l’industrie viticole avec l’éditeur

Dimo Maint ».

Intervenant : À confirmer

10h30 : Maintenance 4.0

« Renforcer l’efficacité opérationnelle

et améliorer le confort de travail des

techniciens sur le terrain grâce

au digital avec la société InFlexsys »

Intervenant : Julian Laé, société InFlexsys

11h30 : Industrie du futur

« Retour d’expérience sur la mise

en place d’outils numériques au sein

de la production de Probionat

Provence. »

Intervenant : Dominique Collart,

Probionat Provence, et la société Creative’IT,

éditeur de MES.

M&E : MALGRÉ SON REPORT, COMMENT SE

PRÉSENTE L’ÉDITION DE COLMAR ?

Philippe Dutheil : Au printemps, la commercialisation

était déjà terminée et le salon affichait déjà complet. À

ce jour, malgré quelques demandes d’annulation faites

par les entreprises pour récupérer du cash, nous enregistrons

peu de pertes. Nous remarquons également qu’au

second semestre de cette année, les nombreux salons et

événements qui auront lieu à cette période vont pousser

les entreprises à faire des choix ; dans ce contexte, les

Sepem présentent l’avantage d’être peu onéreux avec des

petits stands et des retours sur investissement rapides.

À ce titre, nous restons relativement sereins.

M&E : VOTRE SENTIMENT POUR 2021 ?

Xavier Legrand : Pour le moment, notre seul repère, c’est

l’édition de Douai. À l’heure actuelle, nous enregistrons

très peu de pertes et nous sommes donc très confiants ;

nous avons donc la volonté de travailler sur une surface

identique d’autant qu’il s’agit d’un gros salon pour nous.

Philippe Dutheil : Tout à fait, et c’est là qu’on voit que

l’alchimie des Sepem (avec le prix des achats plus bas

et donc moins de risque sur l’investissement ainsi que

des temps de déplacement réduits) continue de séduire

les exposants. Pour autant, nous ne nous faisons pas

d’illusion : 2021 sera également une année difficile. ●

Propos recueillis

par Olivier Guillon

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Délais fiables I Réactivité I Flexibilité I Maîtrise des coûts I

Optimisation de l’outil de production

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020 I 9


ACTUALITÉS TECHNOLOGIES

EN BREF

Inauguration de Teknofluid

Le Groupe Galilé se développe avec la

création à Bollène (84) de Teknofluid,

filiale spécialisée dans les métiers

de la tuyauterie industrielle et des

équipements chaudronnés à destination

du secteur nucléaire. Cette action

s’inscrit dans la logique du groupe :

recueillir des sociétés ou des activités

« orphelines » complémentaires de

son offre industrielle. Avec Teknofluid,

Galilé renforce son positionnement dans

le nucléaire et propose ses services

(Robotique, Convoyage, Manutention

notamment) sur les très denses

secteurs de la Vallée du Rhône et du

Sud de la France. ●

www.galile.fr

Solution désinfectante

contre le SARS-CoV2

La nouvelle machine Hogeron VRB

lancée par la start-up lyonnaise Aquama,

permet de produire sur site une solution

virucide. Elle ne présente aucun risque

en cas de contact avec les yeux, la

peau, d’inhalation ou d’ingestion.

Elle est garantie sans perturbateur

endocrinien, sans allergènes et sans

COV (composants organiques volatiles).

Pas de risque de pénurie de produits

désinfectants et dans le même temps,

une réduction drastique de l’empreinte

carbone. ●

https://aquama.fr

Partenariat IoT entre

Lacroix Electronics et

Cartesiam

Lacroix Electronics annonce un

nouveau partenaire : Cartesiam,

éditeur de logiciel B2B spécialisé dans

l’intelligence artificielle embarquée « at

the Edge ». Il enrichit ainsi son offre de

conception et de production d’objets

électronique connectés pour le marché

de la maintenance prédictive. « Grâce

à cette expertise, Lacroix Electronics

peut proposer à ses clients une solution

variée de capteurs à base d’intelligence

artificielle embarquée s’appuyant sur

notre technologie » déclare Joël Rubino,

Directeur Général et Co-fondateur de

Cartesiam. ●

www.lacroix-electronics.fr

© CCN

INDUSTRIE 4 .0

Cette ligne de production complète et opérationnelle matérialise la convergence du

monde de l’automatisme (OT) et de l’informatique d’entreprise (IT). Véritable concentré

d’innovations, Axelle agrège et interconnecte les technologies les plus abouties

des différents membres du Collectif Continuité Numérique. Sa finalité ? Faire vivre une

expérience homme-machine revisitée, permettant aux industriels de mieux appréhender

ces nouveaux défis qui se présentent à eux.

Avec Axelle, le CCN souhaite démontrer aux industriels français que l’interopérabilité de

leurs solutions respectives ouvre de nouvelles perspectives, par une meilleure exploitation

et intégration des données, à toutes les étapes de production.

Axelle s’adresse, entre autres, aux opérationnels de la maintenance, notifiés en temps réel de

tout dysfonctionnement grâce à différents capteurs et guidés dans les procédures de maintenance

et réparation grâce à des tutoriels. ●

Le traçage USX fournit des températures

de fonctionnement et d’exposition

continues jusqu’à 240° C et des

températures d’exposition intermittentes

jusqu’à 250° C. Sa technologie de coextrusion

monolithique offre performance et fiabilité

supérieures.

La tresse est en cuivre nickelé et une gaine

protectrice en fluoropolymère fournit une

protection supplémentaire lors d’une exposition

à des produits chimiques ou corrosifs.

La chaleur dégagée par le traçage USX varie

en fonction de la température du milieu

Axelle : premier

concept-machine

du CCN

8 leaders industriels et informatiques qui composent le Collectif Continuité

Numérique (CCN) – Festo, SAP, Gfi, ifm electronic, Phoenix Contact, Sick,

SEW Usocome et Stäubli – présentent aux industriels le meilleur de

l’Industrie 4.0 à travers son premier concept-machine, Axelle.

EN SAVOIR PLUS > www.continuite-numerique.fr

TRAÇAGE

Système de traçage électrique

autorégulateur à très haute

température USX

Thermon a développé le nouveau système de traçage électrique autorégulant

USX pour la maintenance des processus critiques et les applications de

mise hors gel à des températures très élevées.

ambiant. Les fluctuations de la température

ambiante ou les déperditions thermiques le

long du calorifuge sont automatiquement

compensées sur toute la longueur du tuyau.

Disponible en six sorties d’alimentation de

10, 20, 30, 39, 49, 66 W/m, le traçage USX

est approuvé pour l’utilisation dans les zones

ordinaires (non classées) et dans les atmosphères

potentiellement explosives conformément

à la Directive Atex et aux normes

IECEx. ●

EN SAVOIR PLUS > http://fr.thermon.com

© DR

10 I MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020


MARCHÉ

ACTUALITÉS

ORGANISATION

DLR, Evolis et Artema saisissent

le ministre de l’Économie et la

Médiation des entreprises

Face au désengagement des assureurs-crédit, DLR (fédération des

distributeurs, loueurs et réparateurs de matériels de construction et de

manutention), d’Evolis (organisation professionnelle des biens d’équipement)

et d’Artema (syndicat des industriels de la mécatronique) saisissent le

ministre de l’Économie et la Médiation des entreprises.

De nombreuses entreprises membres de DLR, d’Evolis sont confrontées à un

désengagement des Assureurs-Crédit. Pour faire face à cette démarche de

dégradation très importante de la cotation des clients de leurs professions respectives,

les 3 organisations professionnelles ont décidé d’agir conjointement et de saisir le ministre

de l’économie et la Médiation des entreprises.

Force est de constater que la mise en place par l’État des dispositifs de réassurance publique,

CAP et CAP+, répond à de nombreuses problématiques, mais cela peut entraîner un coût

très élevé pour les entreprises des professions représentées par DLR, Evolis et Artema, au vu

des baisses drastiques observées sur ces secteurs d’activités clés. Nombreux sont les retours

avec comme motif « Secteur d’activité compliqué et/ou à risque élevé ». La dégradation nominative

de certaines sociétés affiliées à l’assurance-crédit est compréhensible. ●

EN SAVOIR PLUS > www.dlr.fr

LUBRIFIANT

Petronas Lubricants Toolbox :

une application gratuite pour les

fluides industriels

Petronas Lubricants International (PLI), filiale internationale de production

et de distribution Petronas, a lancé sa première application mobile, la

Petronas Lubricants Toolbox, pour les utilisateurs de tablettes fonctionnant

sous iOS et Android.

L’application, facile à utiliser, démontre les capacités de PLI à être un véritable partenaire

technologique proposant des solutions innovantes, au-delà de la distribution

de fluides lubrifiants à travers le monde.

Disponible gratuitement, l’application offre des informations indispensables aux acteurs du

secteur industriel : gamme et propriétés des produits, fiches techniques, approbations OEM,

performances et avantages des produits grâce à des tests comparatifs. Pour plus de confort

pour l’utilisateur, l’application est utilisable en ligne et hors-ligne.

« La Petronas Toolbox Lubricants bouscule la façon dont les acteurs de l’industrie recherchent

et comparent les lubrifiants PLI pour répondre aux besoins spécifiques de leurs sites industriels

» déclare Silvano Berardo, Global Distributor Marketing Lead. ●

EN SAVOIR PLUS > www.pli-petronas.com/en/industrial-toolbox

EN BREF

Étude Opeo pour la FIM

Le cabinet Opeo a réalisé une étude

qualitative pour la Fédération des

Industries Mécaniques (FIM) sur l’état

d’esprit des dirigeants industriels en

sortie de crise. Pour 26 % d’entre eux, la

maîtrise des coûts sera l’enjeu clé des

prochains mois. 41 % des entreprises

interrogées estiment ainsi pouvoir tenir

moins de 5 mois si la situation perdure.

59 % prévoient d’ores et déjà de réduire

leurs dépenses d’investissements pour

2021. 72 % n’envisagent pas un retour à

la normale de l’activité avant au moins

9 mois. Conséquence : 31 % estiment

que la crise aura probablement un

impact sur l’emploi. ●

www.opeo-conseil.fr/

Des lavettes réutilisables

contre le COVID

Mewa propose un système global de

lavettes pour les entreprises. Ses

lavettes sont livrées à la porte des

ateliers dans des conteneurs de sécurité

hermétiques (SaCon). Les conteneurs

sont ensuite collectés par Mewa, puis

les lavettes sont lavées sur les sites de

Mewa et, enfin, à nouveau livrées aux

clients. « Sur nos lignes de lavage, les

lavettes sont lavées à une température

de 90°C pendant au moins 15 minutes.

Ce processus élimine complètement tous

les germes et les microorganismes. »,

explique Philipp Mell, directeur de

Mewa France. ●

www.mewa.fr

JCB reprend la production

JCB a annoncé un redémarrage

partiel de la production dans cinq de

ses usines britanniques accompagné

d’un ensemble complet de mesures

sanitaires pour protéger les employés du

Coronavirus. Les chaînes de production

britanniques ont été arrêté le 18 mars

2020 et la grande majorité de ces 6 500

employés ont été mis en chômage

partiel depuis avril. Aujourd’hui, JCB a

confirmé la reprise de la production à

un niveau réduit et avec un ensemble

de mesures de sécurité pour protéger

les salariés. ●

www.jcb.com/fr-fr

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020 I 11


BOITE À OUTILS

A LIRE, VOIR, ÉCOUTER

©DR

©DR

CE SERA L’IA OU/ET MOI

Ce livre permet de

comprendre l’impact

de l’intelligence

artificielle (IA) sur

ses compétences,

son métier, son

management. Il aide

à comprendre ce

qu’est l’IA, prendre part à des projets IA,

transformer sa façon de travailler, créer

de la valeur ajoutée avec de l’IA, trouver

de nouveaux équilibres avec l’IA. Avec

des exemples inspirants et des conseils,

ce guide contribue à faire le point et

à progresser à son rythme dans sa

connaissance de l’intelligence artificielle

et de soi-même. En fin d’ouvrage, 5

workshops permettent également à

mettre ces conseils en pratique. Enfin,

de nombreux témoignages vidéo et

d’interviews écrites d’entrepreneurs,

d’universitaires et de scientifiques reconnus

provenant des USA, d’Asie, de France

enrichissent le contenu de l’ouvrage ainsi

que de nombreux exemples provenant

d’entreprises.

Cécile Dejoux est professeur des

Universités au Cnam Paris et professeur

affiliée à l’ESCP Business School.

« Ce sera l’IA ou/et moi »,

Cécile Dejoux

Vuibert, 208 p, 19 €.

www.vuibert.fr

DÉPARTS NÉGOCIÉS et ruptures

conventionnelles

©DR

Les départs négociés

connaissent un développement

important

dans les entreprises. De

plus, environ 30 000

ruptures conventionnelles

seraient formalisées

chaque mois,

et presque 4 millions

depuis leur création ! Comment expliquer

cette progression ? Le souhait pour

l’employeur de bénéficier de la sécurité

juridique, la volonté pour le salarié de

percevoir l’assurance chômage ou l’intérêt

commun de mettre fin rapidement à

un litige...

Mais si la rupture amiable, la rupture

conventionnelle et la transaction peuvent

être considérées comme des accords intéressants,

encore faut-il bien les différencier.

Ce guide pratique permet aux salariés

comme aux employeurs de connaître leurs

droits et obligations afin de maîtriser tous

les départs négociés et ruptures conventionnelles.

Professeur de droit social, avocat en droit

du travail et protection sociale, François

Taquet intervient auprès de nombreux

organismes de formation afin d’accompagner

les professionnels dans leurs prises

de décisions.

« Départs négociés et ruptures

conventionnelles »

François Taquet,

Gereso Edition, 163 p, 23 €.

www.la-librairie-rh.com

PETIT GPS PHILOSOPHIQUE

de bien-être au travail

La philosophie étant

l’art de regarder les

choses avec sagesse

et d’agir avec discernement,

elle s’applique

avec bonheur

au monde du travail.

L’objectif de ce petit

guide est de faire profiter le lecteur d’outils

pour mieux vivre en entreprise. Très

complet, il est construit de façon vivante

et interactive avec cas et indications des

bonnes postures à adopter. Pragmatique,

chaque chapitre se termine par un récapitulatif

rapide en trois points de la fonction

GPS envisagée : ce que j’examine, ce

que j’ai compris, ce que je décide de faire.

Docteure en philosophie, cofondatrice

de PHIL & YOU, Adélaïde De Lastic

©DR

conseille, depuis 2009, les entreprises,

anime des conférences et des ateliers

philo et enseigne dans différentes écoles

et à l’université. Avec ce Petit GPS, vivant,

pragmatique et chaleureux, elle désire

transmettre à tous les richesses d’une

science porteuse.

« Petit GPS philosophique

de bien-être au travail »,

Adélaïde De Lastic,

InterEditions,

176 p, 16,90 €.

www.dunod.com

PETIT MANUEL POUR

L’ENTREPRISE

Comment agir pour le climat ?

Dans une petite

entreprise, il n’y a

pas de responsable

du développement

durable. Les dirigeants

manquent de temps

pour imaginer et

mettre en place des

mesures favorables

à l’environnement. Pourtant, les petites

entreprises (celles dont l’effectif est

inférieur à 250 salariés), représentent

99% des entreprises françaises et 50% des

salariés. Elles sont prêtes à agir pour le

climat, mais elles ne savent souvent pas

comment procéder ni par où commencer.

Pascale Baussant, chef d’entreprise et

administratrice de l’association 1% pour

la planète, sait à quel point il est difficile

d’agir quand on ne sait pas comment

procéder, de façon pragmatique et abordable.

Avec son ouvrage , elle choisit de

s’adresser directement aux petites entreprises

afin de leur donner des pistes

simples et faciles à mettre en œuvre.

« Petit manuel pour l’entreprise.

Comment agir pour le climat ? »,

Pascale Baussant,

Editions EMS,

136 p, 12 €.

www.editions-ems.fr

12 I MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020


APPAREILS DE LEVAGE ET DE MANUTENTION SOLUTIONS

REPRÉSENTANT

Evolis : l’organisation professionnelle

pour les biens d’équipement

fête ses 1 an !

Evolis est né du rapprochement de deux organisations professionnelles de biens d’équipement,

membres de la Fédération des industries mécaniques (FIM), le Cisma (biens d’équipement pour

la construction et la manutention) et Profluid (biens d’équipement fluidiques) le 1 er juillet 2019.

Cette organisation professionnelle compte aujourd’hui 320 sociétés, PME, ETI, groupes et filiales

françaises de groupes internationaux ; la production s’élève à 14,3 milliards d’euros de CA dont les

2/3 sont exportés et près de 54 500 collaborateurs.

© DR

Renaud Buronfosse,

Délégué Général d’Evolis.

MAINTENANCE & ENTREPRISE :

QUELLES SONT VOS MISSIONS ?

Renaud Buronfosse :

Evolis regroupe 3 secteurs principaux :

équipements pour le BTP, équipements

fluidiques et équipements de manutention.

Dans le domaine des équipements de

la manutention représentant environ

5 milliards d’euros et 110 adhérents,

figurent 4 secteurs principaux : les

chariots industriels (1 milliard 800 €), la

manutention de charges isolées, le domaine

le plus en progression (2 milliards 100 €),

le levage industriel (1 milliard 100 € ) et

le stockage (200 millions €).

2019 a été une bonne année avec une

progression de 5,8 % par rapport à 2018.

Ce marché sous tension concerne surtout

la manutention de charges isolées (+11 %)

car les entreprises essaient d’automatiser et

d’être de plus en plus productives. Enfin, le

reste (+2,5 à 3 %) correspond aux chariots

et au levage industriel.

Comme tous les organismes professionnels,

Evolis réunit les professionnels entre eux

en respectant une charte éthique. Il les

renseigne sur tous les aspects normatifs,

règlementaires et environnementaux

car il y a de plus en plus de normes, de

règlements et de directives français,

« 2019 a été une bonne année

avec une progression de 5,8 %

par rapport à 2018. »

européens et internationaux. Il défend ainsi

les adhérents auprès des pouvoirs publics

français et des institutions européennes.

Nous réalisons aussi des travaux

transversaux. Ainsi, dernièrement, la

commission juridique a travaillé sur les

conditions générales de maintenance.

Nous réunissons les personnes des

fonctions Support (Hygiène, Sécurité et

Environnement, Ressources Humaines,

Juridique et Export) pour les aider à

échanger entre eux. Nos adhérents font

aussi bien de la maintenance de premier

niveau, de la maintenance prédictive,

curative… Donc vis-à-vis de leurs clients,

nous les aidons à définir juridiquement

les contraintes rencontrées vis-à-vis de

leurs donneurs d’ordres et précisément

les données dans la maintenance. Ce

travail est important pour nous car nos

adhérents peuvent aussi bien intervenir

dans la logistique que dans le nucléaire,

l’industrie et l’agroalimentaire, le transport

et le BTP. Ils peuvent avoir des donneurs

d’ordre dans l’automobile, la chimie, le

nucléaire comme EDF. Les clients leur

demandent, en effet, une offre globale

(le produit et sa maintenance).

Les adhérents doivent donc proposer des

contrats qui accompagnent le matériel

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020 I 13


SOLUTIONS APPAREILS DE LEVAGE ET DE MANUTENTION

©fenwick

Fenwick figure parmi les adhérents d’Evolis.

tout le long de sa vie : par exemple, des

contrats Full service pour les fabricants

de chariots ou des fournisseurs de

ponts roulants qui effectueront de la

maintenance avec des vérifications

générales périodiques. Si le champ peut

être différent selon le type d’entreprise,

la notion de service à l’industrie est très

importante pour eux. De plus en plus,

elle devient un centre de profit pour eux.

Certains essaient de le développer. Dans

certains secteurs, cela représente plus de

la moitié de leur chiffre d’affaires car la

maintenance est importante. Un produit

doit être, en effet, entretenu pour être

toujours performant tout au long de sa vie.

Les entreprises fluidiques (de robinetterie

industrielle, actionneurs, pompes…)

représentent près du tiers du chiffre

d’affaires de la profession et sont très

concernées par la maintenance étant

très tournées vers les marchés de l’eau, de

l’électricité mais aussi de l’agroalimentaire.

En cette période de pandémie, elles ont

été très sollicitées et réactives.

M&E : POURQUOI CISMA

ET PROFLUID SE SONT-ILS

RAPPROCHÉS ?

R.B. : Il y a une volonté de tous les

industriels de réunir tous les biens

d’équipements dans une même

organisation professionnelle car la famille

des biens mécaniques dans tous les secteurs

a les mêmes contraintes en amont et en

aval. Donc pour être représentatif par

rapport aux pouvoirs publics en France

et à l’étranger, le Cisma représentait

9 milliards € et Profluid 5 milliards €.

Avec 14 milliards €, nous sommes

désormais plus audibles vis-à-vis de notre

environnement, notamment institutionnel.

©BAsystemes

©Konecranes

Donc notre objectif est de réunir à terme

dans Evolis des fournisseurs des biens

d’équipement dans d’autres secteurs

d’activité qui effectuent de la maintenance

tout en restant dans la Fédération des

Industries Mécaniques.

M&E : QUELS SONT LES

PRINCIPAUX MARCHÉS POUR LES

ÉQUIPEMENTS FLUIDIQUES ET LES

ÉQUIPEMENTS DE MANUTENTION ?

R.B. : Les professionnels fluidiques ont des

activités plus tournées vers l’export mais

travaillent en France pour le bâtiment,

le nucléaire, les collectivités locales.

Concernant la manutention, leur marché

à l’international concerne principalement

l’Europe. Les marchés sont, en effet, très

différents en Europe, en Asie et aux Etats-

Unis. Les marchés principaux sont ceux

de la logistique et du commerce de gros

et de détail sans oublier l’agroalimentaire

et le e -commerce.

BASystemes

est un membre

d’Evolis.

Konecranes fabrique

du matériel de levage

et de manutention

utilisé dans les ports.

©Jungheinrich

M&E : QUELS SERVICES

PROPOSEZ-VOUS ? SUR QUELS

DOSSIERS TRAVAILLEZ-VOUS ?

R.B. : Nous continuons à travailler sur

les conditions générales de maintenance

et nous aidons les adhérents sur le plan

14 I MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020


APPAREILS DE LEVAGE ET DE MANUTENTION SOLUTIONS

« Aujourd’hui, la stratégie d’une

société consiste à développer

une offre complète afin de se

différencier du concurrent. »

juridique. Actuellement, nous nous

penchons plus sur la digitalisation.

Beaucoup de travaux ont été réalisés

par le Cetim, le centre technique des

industries mécaniques. Depuis longtemps,

nous savons récupérer les données parce

nous avons la capacité d’instrumenter

les machines de manutention, de BTP

et de fluides mais nous ne savons pas

encore comment les exploiter totalement.

Donc nous aidons les adhérents à mieux

définir les utilisations de ces données.

Dans un premier temps, il faut savoir

instrumentaliser les machines pour suivre

leur vie en termes de maintenance afin

de connaître la durée de vie d’un organe,

par exemple et de prévenir en amont le

client du changement de tel composant

sur sa machine. Ce travail a été réalisé

en sachant instrumenter le matériel afin

d’effectuer de la maintenance prédictive.

En parallèle nous les avons aidés sur le

plan juridique ce qui a des incidences sur

la relation avec le client.

Nous effectuons aussi des formations sur la

réglementation comme sur les vérifications

Jungheinrich est un autre adhérent d’Evolis.

générales périodiques (VGP). Par exemple,

un inspecteur de travail avait demandé

à un adhérent pourquoi il faisait une

vérification générale périodique chez un

client et celui-ci ne savait pas répondre

à la question. En revanche, il savait très

bien faire la partie pratique et technique

de la VGP. Etant organisme de formation,

nous dispensons des formations auprès

des adhérents comme par exemple sur ces

VGP avec une partie théorique (directive,

loi, arrêté) et un expert informera sur la

partie pratique.

Nous accompagnons, en effet, les adhérents

sur des textes actuels ou futurs. Nous avons

donc des relations régulières avec la Coprec

(organisation réunissant, entre autres,

Apave, Veritas et Dekra) pour essayer

d’avoir une vision commune des textes

ou de comprendre pourquoi nous avons

des lectures différenciées. Nous sommes

à l’écoute de nos membres.

Nous exerçons également des actions de

lobbying auprès des autorités publiques

en France et en Europe pour aider les

adhérents à la bonne compréhension

des textes. Par exemple, en ce moment,

nous sommes très sollicités sur des

problématiques liées au coronavirus :

comment intervenir de manière sécurisée

sur les sites dits d’importance vitale (OIV)

ou des sites considérés comme pas vitaux.

Les techniciens de maintenance de chariots

industriels interviennent, en effet, dans les

entrepôts logistiques pour l’agroalimentaire

et les médicaments. Nous avons réalisé

récemment une enquête sur les besoins en

masques et en gels hydroalcooliques et les

informons avec l’aide de la fédération sur

les possibilités pour acquérir en France ou

en Chine, ces produits.

Dans le cadre de la commission

juridique, nous avons réalisé un guide du

recouvrement avec l’appui des services

juridique et financier de la fédération.

En effet, effectuer une prestation de

maintenance est important pour le client,

être payé est vital pour le fournisseur.

Comme nous récupérons des datas et

les exploitons pour la maintenance,

nous sommes en train de participer

à des groupes de travail pour mieux

appréhender qui est propriétaire de ces

data : le constructeur ou l’utilisateur du

matériel. Qui peut utiliser les data et dans

quel ? Toutes ces machines sont de plus en

plus instrumentées pour la maintenance.

Maintenant, le client souhaite un service

complet. Il s’intéresse à ce que cette

machine produira et comment elle vivra.

Par exemple, dans le cas des ponts roulants

sidérurgiques, les clients mettent en place

des contrats avec obligation de résultats :

au-delà du temps prescrit pour l’entretien,

il y aura pénalité. Ce qui est important est

de connaître la durée de vie de son matériel

et des différents organes de la machine et

à quel moment il faudra intervenir pour

changer tel organe.

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020 I 15


SOLUTIONS APPAREILS DE LEVAGE ET DE MANUTENTION

Concernant les informations qui peuvent

être partagées entre adhérents dans le

respect du droit de la concurrence, Evolis et

le Cetim sont des acteurs importants. Ainsi,

des entreprises sont prêtes à mettre en

commun des moyens humains et financiers

pour diminuer le coût d’investissement

que chacune devrait supporter. Dans le

cas des grues mobiles, des grues à tour

mais aussi des ponts roulants, quelques

adhérents ont mis des moyens en commun

pour mettre au point une machine de

test pour les câbles « textile ». Ainsi, ils

pourront donner un cahier des charges

à leur fournisseur d’accessoires de levage

en connaissance de cause afin d’obtenir un

câble « textile » avec la meilleure résistance

possible.

Aujourd’hui, la stratégie d’une société

consiste à développer une offre complète

afin de se différencier du concurrent. C’est

aussi la demande du client.

M&E : QUELLE EST VOTRE

POSITION PAR RAPPORT À LA

NOUVELLE DIRECTIVE MACHINE ?

R.B. : Nous n’étions pas pour une

modification importante de la directive

car la dernière version n’est pas si ancienne.

De plus, les entreprises ont réussi à se

l’approprier. Or maintenant, à la directive,

on veut rajouter de la cybersécurité, de

l’intelligence artificielle... Nous espérons

obtenir un moratoire de la commission

faisant suite à la pandémie actuelle.

M&E : POURQUOI ENTREZ-

VOUS DANS LE CONSEIL

D’ADMINISTRATION DE L’INRS ?

R.B. : Premier point : l’INRS mène

une grande réflexion sur la santé et la

sécurité au travail et son organisation aux

niveaux national et régional. Deuxième

point : l’INRS produit des travaux

intéressants sur les chariots industriels,

les exosquelettes ou l’amiante et réalise

des guides d’utilisation et des webinars

(sur des détections de machines et la

sécurité des AGV par exemple). Notre

présence permet d’être informé ou de

demander des études qui concernent

nos adhérents. Troisième point : l’INRS

participe à des travaux de normalisation et

à l’élaboration de recommandations avec

la caisse nationale d’assurance maladie.

Nous pouvons y faire intervenir des

adhérents comme expert. Cela a été le cas

avec la réforme des Cases qui concernait

beaucoup de nos adhérents qui ont

participé aux travaux en tant qu’expert

en donnant leur point de vue. Ils ne sont

pas forcément entendus, comme pour

le Coprec ; Il est nécessaire de connaître

les raisons d’un désaccord pour nos

adhérents car s’ils sont confrontés à un

client ou un organisme de contrôle qui

n’ont pas la même lecture qu’eux, ils ne

doivent pas être surpris. Cela est donc

important de rencontrer régulièrement ces

professionnels au moins pour connaitre

nos positions respectives et trouver des

solutions.

M&E : QUELLES SONT LES

CONSÉQUENCES DE LA CRISE

SANITAIRE SUR L’ACTIVITÉ DES

ENTREPRISES ADHÉRENTES ?

R.B. : Cela est très variable. Certaines

entreprises sont arrêtées ou sont en

chômage technique total. Certaines usines

ont fermé mi-mars. D’autres sociétés ont

des problèmes d’approvisionnement,

de nombreux composants pouvant

venir d’Italie du Nord. Or les usines

italiennes sont à l’arrêt. Par ailleurs,

certaines entreprises essaient de travailler

normalement mais le droit de retrait et

l’absentéisme des salariés entrainent la

chute de la productivité. D’une manière

générale, la prise de commande est

réduite de l’ordre de 30 à 50 % dans tous

les secteurs.

Notre profession a été active pour que les

interventions soient réalisées dans des

conditions sanitaires irréprochables chez

EDF ou dans l’agroalimentaire. Comme

une centrale nucléaire est considérée

comme vitale, il est obligatoire d’assurer

sa maintenance. Si un chariot sert à la

livraison d’aliments dans un supermarché

ou de médicaments, il faut aussi assurer

« D’une manière générale,

la prise de commande

est réduite de l’ordre

de 30 à 50 %

dans tous les secteurs. »

sa maintenance. Mais beaucoup d’unités

tournent au ralenti. Donc nous prévoyons

une forte baisse d’activité cette année.

Les secteurs de la logistique, de l’eau, des

médicaments, de l’électricité fonctionnent

au ralenti à cause de l’absentéisme ou

de l’insuffisance de masques D’ailleurs,

l’institut d’études économiques, Rexecode,

annonce une perte de – 2,5 cette année

pour 1 mois de confinement. Nous

pensons que nos adhérents auront une

perte de chiffre d’affaires de 20 % au

minimum. Cela est du même ordre de

grandeur qu’en 2009.

M&E : QUELLES

RECOMMANDATIONS FAITES-

VOUS POUR GÉRER LA CRISE

LIÉE AUX CORONAVIRUS À VOS

ADHÉRENTS ?

R.B. : Il faut respecter les règles sanitaires.

Nous essayons de trouver des masques.

Nous aidons les sociétés adhérentes pour

leurs demandes de chômage partiel afin

qu’elles ne soient pas refusées.

M&E : DANS QUELS ÉVÈNEMENTS

SEREZ-VOUS PROCHAINEMENT ?

R.B. : Notre assemblée générale a été

reportée en septembre. Par ailleurs, nous

serons présents au salon de la logistique

SITL entre le 23 et 26 juin prochain. Enfin,

nous participerons à des conférences à

Préventica Lyon. ●

Propos recueillis

par Valérie Brenugat

16 I MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020


APPAREILS DE LEVAGE ET DE MANUTENTION SOLUTIONS

MANUTENTION

Jungheinrich : des contrats de

maintenance aux chariots

Le groupe allemand Jungheinrich est une des références dans l’activité de l’intralogistique et propose

des solutions pour la supply-chain comme des chariots et un service après-vente pour les activités

dans l’entrepôt. Ses clients appartiennent à tous les secteurs d’activité dont les principaux figurent

dans les secteurs des transports, de l’entreposage et de l’industrie. Zoom.

©dr

Elena

Perennes-

Lonchamp,

Responsable

Ventes

National

SAV chez

Jungheinrich.

MAINTENANCE & ENTREPRISE :

QUELS SONT LES ENJEUX DE

LA MAINTENANCE DANS VOTRE

SECTEUR ?

Elena Perennes-Lonchamp :

Le premier enjeu consiste à maintenir

la chaine intralogistique d’activités de

nos clients à travers notre service aprèsvente

et nos solutions de maintenance.

Le deuxième enjeu est de proposer des

solutions adaptables à toutes les activités

de nos clients et à leur fonctionnement

afin que cela soit le plus simple et le plus

efficace pour eux. Enfin, le troisième enjeu

est d’accompagner nos clients dans la

« Leur objectif est de maintenir

l’activité de nos clients à leurs

niveaux d’exigence. »

transformation numérique dans le secteur

de l’intralogistique en développement.

M&E : POURQUOI ÊTES-VOUS

MEMBRE D’EVOLIS ?

E.P.L : Cela nous permet de rester en

contact avec les autres acteurs sur le marché

et d’avoir des informations concernant

notre secteur le plus à jour possible.

M&E : QUELS NOUVEAUX

SERVICES PROPOSEZ-VOUS

AUX PROFESSIONNELS DE LA

MAINTENANCE INDUSTRIELLE ?

E.P.L : Nous avons développé de nouveaux

contrats de maintenance appelés les

contrats Activ sur 4 niveaux parmi lesquels

les clients peuvent choisir les solutions les

plus adaptées à leurs activités. Leur objectif

est de maintenir l’activité de nos clients à

leurs niveaux d’exigence.

Le premier niveau est l’Activ Control

permettant de contrôler le matériel de

nos clients suivant les recommandations

du constructeur. Par exemple, nos usines

allemandes qui fabriquent les chariots,

savent à quelle fréquence il faut réparer les

chariots et quels éléments il faut remplacer.

Donc avec le premier niveau de contrat,

on est sûr d’aller visiter le chariot de nos

clients et de faire toutes les interventions

dessus afin qu’il ait un niveau optimum

et qu’il fonctionne correctement pour ne

pas pénaliser leurs activités.

Quant au deuxième niveau, il est appelé

Activ Protect. Il correspond à une activité

plus poussée des chariots de nos clients

puisque ce contrat inclut, en plus de

l’entretien des chariots, l’intervention hors

casse. Outre cet entretien, nous assurons

que la maintenance soit réalisée dans les

temps et respecte les recommandations

des constructeurs. Nous prenons aussi les

chariots hors casse. Ainsi, le client maîtrise

le plus possible l’état des chariots.

Dans le troisième niveau de contrat, l’Activ

Pilot, en plus de gérer la maintenance et

les réparations, est rajouté au client un

accès à un outil de pilotage de flotte en

ligne ISM Online permettant de savoir

en temps réel toutes les opérations de

maintenance et de réparation, les détails

sur les éléments changés et le temps passé

sur les chariots et les commentaires de

tous nos techniciens. De plus, le client

aura une visibilité 360° sur le planning de

toutes les interventions de maintenance et

d’entretien qui seront réalisées avec la date

de l’intervention. Il peut ainsi savoir quel

chariot sera immobilisé et à quel moment.

Enfin, le dernier niveau est l’Activ Partner.

Ce contrat a poussé au maximum les

partenariats avec nos clients puisqu’en plus

des 3 contrats cités précédemment, de la

prise en charge de la maintenance et de

la réparation hors-casse et de la visibilité

sur son parc, nous prendrons en charge

la réparation des chariots, même dans les

casses éventuelles. Ainsi, l’idée est que le

client pourra être tranquille et tout ce qui

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020 I 17


SOLUTIONS APPAREILS DE LEVAGE ET DE MANUTENTION

se passe sur sa flotte est pris en charge par Jungheinrich. Le client

continue à avoir une visibilité sur tous les évènements et peut

faire de la planification budgétaire parce-que la majorité des

coûts qui peuvent arriver sur sa flotte en termes de maintenance

et d’entretien, sont prises en charge dans le contrat. Il paiera un

loyer mensuel et il saura combien il devra payer pendant toute

l’année et les années suivantes.

Enfin, nous accompagnons nos clients dans la transformation

numérique sur l’intralogistique. Outre l’outil de pilotage de flotte,

nous avons lancé une nouvelle application Call4Service permettant

aux clients d’envoyer des demandes d’intervention sans appeler

l’agence la plus proche pour prendre un rendez-vous. Cela met

les clients dans la digitalisation du secteur de l’intralogistique

et d’envoyer plus rapidement ces demandes. Il faut compter

1 minute entre l’envoi via l’application contre 5 minutes pour

un appel téléphonique classique. Cette application gratuite est

accessible à tous nos client.

chez le client, des techniciens et des experts formés en continu

qui sont équipés de véhicules de service réapprovisionnés en

pièces de rechange quotidiennement. Donc l’idée est que le client

puisse nous joindre rapidement et qu’on lui envoie un expert

s’occuper de la maintenance et de l’entretien des chariots. Après,

nous assurons la transparence sur toutes les opérations réalisées

puisque nos techniciens sont équipés de matériels informatisés

permettant de diagnostiquer rapidement les pannes et faire

des feuilles d’intervention où ils pourront indiquer toutes les

opérations réalisées sur les chariots et les transférer aux clients

rapidement.

Planification d’une

intervention par

téléphone via le pôle

planning Jungheinrich.

M&E : QUELS SONT LES ATOUTS DE CES SERVICES

PAR RAPPORT À CEUX DE VOS CONCURRENTS ?

E.P.L : Aujourd’hui, nous proposons une gamme de solutions

et nous nous appuyons sur la force de notre service après-vente

puisque le contrat choisi par le client et la façon dont celui-ci

envoie ses demandes d’intervention mobilisent notre SAV pour

lui apporter tous nos avantages, notamment la prise de contact

rapide permettant d’envoyer très rapidement les demandes

d’intervention. Pour cela, nous avons 4 plateformes régionales

labels et une planification rapide des interventions selon les

recommandations des constructeurs. De plus, nous envoyons,

M&E : QUELS SONT VOS BESOINS DE RECRUTEMENT

POUR VOTRE SERVICE MAINTENANCE ?

©DR

©DR

« Nous avons 4 plateformes régionales labels et

une planification rapide des interventions selon les

recommandations des constructeurs. »

Collaborateur suivant sa

flotte depuis l’outil de

gestion de flotte

ISM Online.

E.P.L : Nous avons des besoins de recrutement régulièrement

et nous communiquons beaucoup sur les réseaux sociaux et

d’autres supports. Mais nos techniciens sont fidèles et sont

500 en France.

Prenons le cas d’un client industriel tournant en 3x8 avec une

activité qui soit opérationnelle la majorité du temps et qui nous

contacte pour une intervention. Nous allons pouvoir envoyer

un technicien très rapidement. Dans la plupart du temps, nous

priorisons un technicien qui travaille avec le client et qui a

éventuellement les pièces de rechange nécessaires à la réparation

dans sa camionnette pour que le chariot soit immobilisé le moins

de temps possible. Pour la maintenance, cela est semblable.

Les techniciens ont des stocks de pièces permettant de faire la

maintenance chez le client sans à avoir commandé des pièces

supplémentaires pour finaliser l’intervention. L’idée est que

le client nous appelle et voit notre technicien ayant toutes les

pièces nécessaires qui peut faire les interventions sur le chariot

afin que celui-ci soit immobilisé le moins de temps possible et

que son activité soit la moins pénalisée possible par l’éventuel

arrêt du chariot.

18 I MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020


SOLUTIONS

Livraison de pièces

de rechange de nuit

dans la camionnette

d’un technicien.

©DR

M&E : POUVEZ-VOUS CITER UN EXEMPLE

D’APPLICATION DANS LA MAINTENANCE

INDUSTRIELLE ?

E.P.L : Un chariot est tombé en panne et devait être réparé

en toute urgence. Il avait une importance clé dans l’activité

du client qui nous a contacté via l’application Call4Service

dans la nuit quand il a su que le chariot avait besoin d’une

intervention. Avec cette application, la demande d’intervention

a été envoyée automatiquement dans notre système. Donc le

lendemain matin, quand l’assistant planning chargé de dépêcher

un technicien auprès d’un client est arrivé dans son bureau, il

a reçu un pop-up qui l’a informé sur l’intervention à réaliser

chez ce client et a envoyé un technicien en urgence qui disposait

des pièces pour réparer le chariot. Donc en moins de 24 h, le

technicien est allé sur le site et a réparé le chariot.

M&E : COMMENT AVEZ-VOUS GÉRÉ LA PÉRIODE DE

CRISE SANITAIRE ?

E.P.L : En tant qu’acteur de la chaine logistique, nous répondons

au maximum aux attentes des clients et nos techniciens continuent

à être sur place et à assurer le dépannage de nos clients tout en

respectant les mesures de sécurité et d’hygiène mises en place

par le gouvernement. Pour nous, la priorité est que la chaine

logistique continue de tourner et que les activités de nos clients

ne soient pas pénalisées. ●

Propos recueillis

par Valérie Brenugat

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020 I 19

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SOLUTIONS APPAREILS DE LEVAGE ET DE MANUTENTION

AVIS D’EXPERT

Le rétrofit de pont-roulant

Le fonctionnement de votre pont-roulant d’ancienne génération ne satisfait plus vos exigences en

termes de performances, les pannes sont de plus en plus fréquentes et les temps d’immobilisation

liés à la remise en état de fonctionnement de plus en plus longs. Vous constatez l’envol des coûts

inhérents aux réparations successives et vous réfléchissez logiquement à son remplacement.

© DR

Stéphane Laurent,

Responsable

d’Affaires

de l’activité pontroulant

chez

Actemium

Maintenance Belfort.

Sachant que l’investissement d’un

pont-roulant neuf est souvent un

investissement lourd, le rétrofit

peut dans certains cas être une

solution alternative qui vous permettra

de réduire la période d’amortissement,

de moderniser l’équipement mais

également de fiabiliser et upgrader son

fonctionnement pour in fine revenir au

niveau de performance attendu.

Si les principaux avantages du rétrofit sont

de renforcer la fiabilité de l’équipement

et de proposer un gain de productivité,

l’opération de rénovation peut représenter

un coût important qu’il sera indispensable

de comparer au coût d’un appareil neuf.

Cette comparaison permettra de faire un

choix éclairé en fonction du besoin défini

au préalable.

PLUSIEURS RAISONS

TECHNIQUES POUR RÉTROFITER

VOTRE APPAREIL

Bien souvent le dimensionnement de la

structure des ponts roulants d’ancienne

génération satisfaisait à des normes moins

précises qu’aujourd’hui. Les outils de calculs

Démontage d’un moteur à courant continu.

étaient moins efficients. Actuellement pour

des raisons évidentes de coût de fabrication

le dimensionnement de l’équipement sera

« optimisé » (comparer visuellement des

ponts roulants d’ancienne et nouvelle

génération est souvent éloquent). De ce fait,

les anciennes structures restent robustes

et une étude mécanique spécifique peut

permettre de confirmer cet état de fait.

Par déduction, seuls les mécanismes

embarqués sont devenus défaillants et

obsolètes. Partant de ce constat, le rétrofit

prend tout son sens, rééquiper le pontroulant

de matériel de nouvelle génération

redonnera une « seconde jeunesse » et

prolongera le cycle de vie de votre appareil.

Au-delà du simple fait d’une rénovation

à l’identique de l’équipement existant, de

nouvelles fonctionnalités peuvent être

ajoutées (frein de sécurité, limiteur et

sommateur de charge, anti-ballant, etc…)

et ainsi l’adapter à vos nouvelles exigences

d’utilisation et par conséquent, assurer la

sécurité des utilisateurs.

Enfin, de nos jours, faire le choix d’un

équipement neuf est aussi faire le choix

de se rendre captif d’un constructeur. Ces

derniers ont conçu, fabriqué et installé

leurs équipements OEM (Original

Equipment Manufacturer) sur leurs

ponts-roulants (moteurs, variateurs, freins,

réducteurs, automatismes voire solutions

© MICHEL CAUMES

20 I MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020


SOLUTIONS

© MICHEL CAUMES

Dépose motoréducteur sur un pont roulant.

de maintenance prévisionnelle). De ce fait et en cas de besoin,

le principe de mise en compétition tarifaire est impossible et

pour la maintenance prévisionnelle, qui est propriétaire des

données collectées ?

QUELLE EST LA SOLUTION ?

Choisir un expert en maintenance de ce type d’équipement qui

saura vous accompagner dans l’analyse de votre besoin et le

choix du matériel à mettre en place sur l’appareil à rétrofiter. Si

votre parc de machines est équipé en majorité d’une marque de

moteurs, de variateurs, etc…, le matériel qui devra être proposé

pour le rétrofit devra tenir compte de ce critère. Le but étant

de rationaliser le parc de pièces de rechange et de son stock si

possible. Si votre service maintenance est formé et expert d’une

marque bien définie, la continuité du service pourra se faire même

après rétrofit et surtout en cas d’urgence, vous rendre l’autonomie

nécessaire pour les premières interventions. Enfin, choisir une

marque de matériel reconnue, c’est aussi s’assurer d’une plus

grande disponibilité dans le réseau de distribution. Cela vous

permettra également d’obtenir la meilleure offre commerciale

(prix et délai).

Un expert dans le domaine de la maintenance des ponts-roulants

saura vous accompagner dans la transition vers l’industrie 4.0

et vous proposer une solution de maintenance prévisionnelle

pertinente intégrant les données process et en adéquation avec

la stratégie développée plus haut. Une solution avec laquelle

vous restez propriétaire des données récoltées mais qui peuvent

être analysées, traitées et présentées sous forme de dashboards

personnalisés.

Vous l’aurez compris, le rétrofit est une excellente solution

qui doit non seulement permettre de moderniser, fiabiliser

et upgrader votre pont-roulant mais aussi vous permettre de

renforcer votre autonomie en termes d’entretien de l’équipement

post rétrofit. L’occasion vous permettra, selon l’expert choisi

pour le rétrofit, d’opérer un virage vers un suivi prévisionnel

des potentielles défaillances. Ceci fait toute la différence avec

un équipement neuf. ●

Stéphane Laurent

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020 I 21

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MAINTENANCE 4.0 SURVEILLANCE DES SYSTÈMES DE PRODUCTION

ELECTROTECHNIQUE

Phoenix Contact : de la

télémaintenance à la cybersécurité

L’industrie 4.0 amène les entreprises à faire évoluer leurs systèmes de production et donc

leurs process. Aujourd’hui, les machines sont connectées au monde et interconnectées au

sein d’un même site.

TÉLÉMAINTENANCE - UN GAIN DE TEMPS

La télémaintenance, permet un accès direct et global aux

commandes et aux réseaux Ethernet, ce qui rend l’exécution

des tâches de maintenance et d’entretien rapide et efficace.

La personne interne à l’entreprise ou le prestataire en charge

de la maintenance des installations peut y accéder à distance,

de n’importe où et n’importe quand. Les outils et le réseau

d’aujourd’hui offrent cette belle possibilité et c’est une

opportunité que les entreprises doivent saisir.

© DR

Phoenix Contact est une entreprise familiale

spécialisée dans l’électrotechnique.

Cette connexion au réseau Internet est une opportunité

pour le déploiement et la maintenance des installations,

qui peuvent désormais se faire à distance. En parallèle,

cette ouverture vers l’extérieur est aussi une aubaine et

une porte d’entrée pour les cybercriminels souhaitant pénétrer

dans le réseau ou dérober des informations confidentielles des

entreprises. C’est pourquoi, aujourd’hui plus que jamais, les

entreprises quelle que soit leur taille et leur secteur d’activité,

doivent sécuriser leur réseau, leurs outils de production et leurs

accès à distance.

Fort de son expérience depuis plus de dix ans dans les réseaux

industriels, Phoenix Contact a pour objectif que les sociétés

profitent de toutes les possibilités offertes par leur réseau Ethernet

afin que celles-ci préservent leur activité et leurs outils de

production. C’est dans ce contexte que Phoenix Contact développe

des solutions de télémaintenance et des produits de sécurité

industriels, qui s’intègrent facilement dans des infrastructures

déjà existantes et dont la mise en fonctionnement est simple.

En effet, la télémaintenance permet de gommer beaucoup de

contraintes liées au temps et à la localisation. Elle offre une

plus grande flexibilité et réactivité et des données en temps

réel. Les déplacements sur sites se voient alors grandement

diminués voir supprimés.

Il faut s’assurer que la connexion à distance soit fiable et sécurisée

afin de garder confidentiel les données sensibles de la société

et éviter des accès non désirés aux personnes malveillantes.

Pour cela, il est nécessaire de mettre en place des tunnels VPN

(Virtual Private Network) qui permettent d’établir une connexion

sécurisée entre l’ordinateur et la machine.

Les produits de télécommunication industrielle Phoenix

Contact, permettent de bénéficier d’une surveillance continue

des données de process et ce de manière sécurisée. Entre

autres, les produits de cybersécurité mGuards, permettent

une transmission des données chiffrées afin de garantir une

télémaintenance sécurisée via des réseaux externes à l’entreprise.

Les produits compatibles donnent la possibilité de monter

jusqu’à 250 tunnels VPN.

CYBERSÉCURITÉ - UNE PRIORITÉ POUR LA

PÉRENNITÉ DE L’ACTIVITÉ

Quelle que soit leur typologie, toutes les entreprises ont des

données confidentielles (collaborateurs, partenaires, prestataires,

financières…). Pour assurer la continuité d’activité, il est

22 I MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020


SURVEILLANCE DES SYSTÈMES DE PRODUCTION

MAINTENANCE 4.0

Phoenix Contact propose des solutions de sécurité pour une exploitation dans l’environnement industriel.

© DR

primordial de les protéger des cyberattaques. Depuis quelques

années, le nombre de cybermenaces ne cessent d’augmenter

et sont de plus en plus sophistiquées. Elles touchent tous les

supports d’exploitation mais aussi tous les types d’appareils.

Ce phénomène s’est aussi accru, via les IoT, Internet des objets

tels que les caméras, les drones, les imprimantes.

Une couche de protection IT (informatique), ne suffit pas : il

est aussi nécessaire d’avoir une couche de protection OT afin

de protéger son réseau industriel et son système de production.

C’est pourquoi, les entreprises doivent s’équiper de produits

de cybersécurité spécifiques aux milieux industriels tels que

des pares-feux (firewall). Ceux-ci contrôlent les accès, filtrent

les informations qui transitent sur le réseau et bloquent les

communications non autorisées.

Les pares-feux mGuard permettent d’établir jusqu’à 100 listes

blanches, afin d’établir uniquement les communications

autorisées. Afin de faciliter la prise en main et le management

de la sécurité, le portail web de gestion mGuard Secure Cloud

est disponible. Ce dernier, permet de définir rapidement et

simplement – en seulement quelques clics - les règles de sécurité,

de donner les autorisations d’accès aux personnes et de monter

les tunnels VPN.

Phoenix Contact est conscient que les entreprises peuvent avoir

des contraintes ou rencontrer des obstacles lors de la mise en

place d’une politique de cybersécurité. « En effet, nous savons que

toutes les entreprises ne disposent pas d’expert en réseau. Dans une

optique de leur permettre de sécuriser leurs données et donc leur

activité, Phoenix Contact développe des produits de cybersécurité

simple à utiliser et à gérer. L’exemple même avec nos nouveaux

pares-feux - mGuard 1102 et 1105 - qui ont été spécialement

conçus pour les entreprises qui ne disposent pas d’expert en

cybersécurité. Ceux-ci s’auto-paramètrent automatiquement

et définissent les règles pare-feu afin de protéger efficacement le

réseau, les machines et les données sensibles. Nous accompagnons

les sociétés du début à la fin de leur projet et proposons des

formations ou des prestations réseau et cybersécurité. » déclare

Ingrid Affre, Chef de Produits Réseau Industriel et Cybersécurité

chez Phoenix Contact France.

L’entreprise de demain, sera toujours plus connectée et ouverte

sur le monde extérieur - les manières de travailler continueront

d’évoluer et de se faire à distance. Il est important de prendre

ce virage et de saisir les avantages qu’il apporte.

Cependant, cette ouverture et cette évolution technologique ne

doivent pas se faire au détriment de la sécurité des données et

du réseau. Les structures doivent plus que jamais être vigilantes

et mettre au cœur de leur stratégie la cybersécurité. Sans cela,

leur activité et leur business peuvent être menacés. ●

EN SAVOIR PLUS > www.phoenixcontact.com

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020 I 23


MAINTENANCE 4.0

SURVEILLANCE DES SYSTÈMES DE PRODUCTION

AVIS D’EXPERT

Comment connecter ses objets

en alliant sécurité, maintenance et

supervision à distance ?

© DR

Frédéric Salles, Président de Matooma.

L’installation, l’exploitation et la maintenance des flottes d’objets connectés

sont les trois étapes primordiales pour le déploiement d’un projet IoT/

M2M. Dans le cadre de l’industrialisation d’un projet de grande envergure,

il est nécessaire de pouvoir assurer la gestion à distance des objets pour

des opérations de maintenance, des actes de supervision ou des ajouts

de services. Il est également important de réfléchir à toutes les failles

potentielles et d’envisager toutes les options possibles pour ne pas freiner

le développement de son projet.

Il est possible de connecter un objet

électronique via Internet – ou

un autre réseau – à condition de

connaître l’adresse IP associée à l’objet

en question. Visible et accessible depuis

Internet, l’adresse IP Publique permet au

serveur de l’identifier et de gérer à distance

différentes opérations de maintenance.

L’avantage de connecter un objet via une

adresse IP Publique réside dans sa simplicité

d’installation.

Mais à quel coût ? Étant accessible sur

Internet, elle présente des failles au niveau

sécuritaire : des hackers pourraient

contourner les défenses mises en place,

accéder aux objets/boîtiers, mettant non

seulement en péril la sécurité des données

mais risquant d’engendrer aussi des coûts

de surconsommation.

Un objet peut également être connecté via

un réseau privé non visible sur Internet,

c’est-à-dire qu’il est associé à une carte SIM

avec IP Privée fixe. La carte SIM permet à

l’objet d’être connecté au réseau opérateur

et de transmettre les données via un lien

sécurisé (APN) au système d’information.

L’APN privé assure ainsi le lien entre l’objet,

les infrastructures Telecom et le système

d’information, et offre à son utilisateur de

nombreux avantages.

L’APN PRIVÉ : UNE SOLUTION

AVANTAGEUSE EN MATIÈRE DE

SÉCURITÉ ET DE GESTION À

DISTANCE

Pourquoi choisir une solution d’APN Privé

pour la gestion d’objets connectés en France

ou à l’international ? Parce que l’APN Privé

donne la possibilité d’accéder à distance et

en temps réel aux objets connectés en toute

sécurité, le transfert des flux de données

étant infaillible de bout en bout. Cette

solution permet de faciliter les opérations

de mise à jour, de maintenance et de

supervision.

MatooCard,

la carte SIM M2M

de Matooma.

L’APN Privé sert également à gérer

l’ensemble des objets de façon isolée du

reste du trafic opérateur, ce qui rend la

supervision du parc plus simple et plus

précise. Enfin, le déploiement de l’APN

est unique quel que soit le nombre

d’objets connectés associés, c’est-à-dire

que l’entreprise qui utilise ces cartes

SIM avec IP Privée n’a aucune limitation

dans ses déploiements. Bien que cette

solution puisse s’avérer complexe lors de

son déploiement initial, elle permet, en

outre, de bénéficier d’une réduction des

coûts internes de fonctionnement et des

dépenses d’exploitations.

© DR

24 I MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020


SURVEILLANCE DES SYSTÈMES DE PRODUCTION

MAINTENANCE 4.0

La télérelève d’une régie des eaux est

un exemple où l’utilisation d’un APN Privé

peut s’avérer utile.

LES CAS D’USAGE

La télérelève d’une régie des eaux et les

distributeurs connectés sont deux exemples

d’application où l’utilisation d’un APN Privé

peut s’avérer utile.

Aujourd’hui, l’ensemble des équipements

d’une régie des eaux est interrogé à distance

par un poste de supervision équipé d’un

modem RTC. La relève des données

des compteurs est assurée en action de

© DR

« pooling », c’est-à-dire que les équipements

distants sont appelés les uns après les autres.

Toutefois, cette action prend un temps

considérable et impose des limitations

techniques et économiques (facturé en

voix à la minute par exemple).

Avec la fin du RTC, prévue en 2022, l’APN

privé, couplé à une carte SIM multiopérateur,

devient une solution intéressante.

Il permettra un accès à distance en temps

réel, une sécurisation efficace du flux

de données, une réduction des coûts de

communication (facturée en data au ko),

une simplification du système de collecte de

données, mais également un gain de temps

en ce qui concerne l’accès aux équipements.

Par ailleurs, grâce à l’option SIM-to-SIM,

les objets pourront communiquer entre eux

(exemple : communication d’un compteur

vers un autre compteur pour distribuer

de l’eau).

L’APN privé prend également tout son

sens pour les distributeurs connectés, en

libre-service, automatiques (nourriture

et boissons), mais également pour les

consignes connectées (click and collect)

ou encore les bornes de mobilité verte

(voitures, vélos, trottinettes électriques).

En effet, ces différentes applications seront

associées à des terminaux de paiement ou

de contrôle d’accès et auront besoin d’une

solution parfaitement sécurisée pour gérer

leurs données sensibles (exemple : demande

de paiement à une banque). Leurs flux de

données doivent donc être parfaitement

étanches et sécurisés de bout en bout, et

ce sans être accessibles sur Internet.

De plus, grâce à un APN privé, le

réapprovisionnement ou l’indication de

pannes chez ces distributeurs peuvent être

prévus à l’avance, en raison de l’accès aux

différents équipements et des systèmes

d’alertes en temps réel. ●

Frédéric Salles

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MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020 I 25


MAINTENANCE 4.0

SURVEILLANCE DES SYSTÈMES DE PRODUCTION

ASSURANCE

FM Global : une meilleure gestion

des risques industriels

La mutuelle d’assurance américaine, FM Global, est spécialisée sur les dommages aux biens dans les risques

industriels (couverture d’équipements, de bâtiment, de stockage et pertes d’exploitation associées). Dans ce

cadre, elle intervient sur les risques liés aux incendies, aux bris de machines et sur des risques de catastrophes

naturelles. Autre particularité : un tiers des 6 000 employés sont des ingénieurs. Ses clients sont essentiellement

des sociétés du CAC 40 appartenant à l’industrie lourde ( l’énergie, la scierie, l’aluminium, la papeterie). Un tiers

des sociétés mondiales les plus importantes figure parmi ses clients. Entretien.

© DR

Jérôme

Picard, chargé

de prévention

grands

comptes chez

FM Global.

MAINTENANCE & ENTREPRISE :

QUELS SONT LES RISQUES

AUXQUELS SONT EXPOSÉS LES

BÂTIMENTS INDUSTRIELS DONT

L’ACTIVITÉ EST RALENTIE OU

ARRÊTÉE ?

Jérôme Picard : Deux types de risques

ressortent : l’incendie et les actes de

malveillance. Au cours des 20 dernières

années, les 40% des sinistres sur des

bâtiments arrêtés sont liés à des actes

de vandalisme. A contrario, 20 % des

sinistres concernent les incendies. Le reste

correspond aux catastrophes naturelles

(inondation, tremblement de terre).

Nous mettons en place des actions pour

éviter ces risques sur des bâtiments arrêtés.

Concernant la sécurité, nous recommandons

d’avoir un système de gardiennage ou de

s’assurer de la continuité de contrôle d’accès

mais aussi de valider une intervention

d’urgence en cas d’incendie et donc de

laisser les systèmes d’alarme à l’intérieur

de bâtiments arrêtés et de s’assurer de la

tenue des locaux et de l’intervention en cas

de déclenchement de ce système d’alarme.

En outre, sur des bâtiments arrêtés à cause

d’infiltrations d’eau et des travaux de toiture,

il faut alors s’assurer que les permis de feu et

les procédures de maintenance continuent

à être mises en œuvre. Enfin, quand les

bâtiments sont arrêtés, il faut s’assurer que

les procédures de mise à l’arrêt des machines

soient bien effectuées afin de redémarrer

plus facilement.

M&E : QUEL SERVICE PROPOSEZ-

VOUS À L’INDUSTRIE ET AUX

PROFESSIONNELS DE LA

MAINTENANCE INDUSTRIELLE ?

J.P. : Nous proposons des services avec

des ingénieurs qualifiés Bris de machine.

Ils sont spécialisés en analyse des risques

liés à la défaillance des équipements et

travaillent essentiellement sur l’industrie

lourde. 30% de ce type de défaillances

dans l’industrie et de l’ordre de 70 % dans

l’industrie lourde sont liés à des bris de

machines

Notre approche avec nos assurés permet

d’identifier les équipements les plus

critiques en adoptant une approche

systémique d’évaluation de l’usine. Nous

ne considérons pas uniquement le risque

par équipement mais aussi le risque lié aux

utilités, aux programmes de maintenance.

La formation des opérateurs de maintenance

et de production, la manière de réaliser des

tests, l’historique des sinistres et l’âge des

équipements sont aussi pris en compte.

Une fois l’analyse faite, nous réfléchissons

à la mise en œuvre des priorisations de nos

assurés. Nous faisons des préconisations

avec des coûts d’amélioration et des

impacts financiers liés à la déficience

des équipements identifiés. Grâce à ces

rapports, nous pouvons alors mettre les

priorités sur les actions de prévention en

fonction des équipements et de l’impact sur

la production. Par ailleurs, dans le contexte

particulier du Coronavirus, nous avons

entamé une démarche assez importante

de mise en place de check-lists pour aider

nos clients dans la mise en œuvre de sécurité

efficace et efficiente sur leurs sites. Nous

devons les appeler pour les aider et donner

un certain nombre de conseils sur les bris

de machine auprès des clients notamment

dans l’industrie lourde.

Nos experts passent chez nos clients,

étudient l’usine et font des préconisations

spécifiques pour aider nos experts, des

guides techniques sont édités qui peuvent

être utilisés pour les mainteneurs et les

sociétés de maintenance industrielle. Ces

documents comprennent des plans de

maintenance. Ainsi, dans un guide lié aux

transformateurs à huile, il y aura un guide

26 I MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020


SURVEILLANCE DES SYSTÈMES DE PRODUCTION

MAINTENANCE 4.0

Un ingénieur à l’aide d’un ordinateur portable

pour la maintenance en énergie thermique.

© iStock

de bonnes pratiques de maintenance avec,

par exemple, des prélèvements d’huile qui

doivent être réalisés régulièrement. Il faut

aussi savoir analyser les dégradations d’huile

et identifier quelles actions à entreprendre

en fonction de ces résultats.

M&E : QUELS SONT LES ATOUTS DE

CE SERVICE PAR RAPPORT À CEUX

DE VOS CONCURRENTS ?

J.P. : Outre l’expertise de nos professionnels,

nous sommes une compagnie d’assurance

avec un tiers d’ingénieurs. Donc nous

apportons un service avec 160 ingénieurs

spécialisés Bris de machines qui font des

visites régulières sur des sites de nos assurés.

Nous faisons 100 000 visites par an (visite

incendie et bris de machine comprises). Les

ingénieurs bris de machine sont formés à

une approche systémique. Cette analyse

est basée sur 7 facteurs de risque liés, entre

autres, à la maintenance, aux systèmes de

sécurités installés, à l’âge de l’équipement, à

l’historique et à la formation des opérateurs.

Donc ces facteurs de risque nous permettent

de qualifier la qualité de l’équipement. Dans

nos rapports, nous listons des équipements

liés à ces facteurs. Ainsi, environ 50 000

équipements clés chez nos clients sont entrés

dans notre base de données et listés avec

les 7 facteurs de risque. Une fois que nous

avons collecté ces données et le retour des

sinistres rencontrés, avec le big data, il est

possible de faire ressortir des conclusions

permettant d’identifier proactivement les

équipements présentant le plus de risques

d’avoir un sinistre et cela nous aide à

prioriser, auprès de nos clients, l’amélioration

des risques et à éditer une méthode d’analyse

prédictive. Puis cette méthode est utilisée par

nos ingénieurs pour donner les meilleurs

« La maintenance ressort

clairement dans un des

7 facteurs majeurs de

survenance d’un sinistre. »

conseils à nos clients.

La maintenance ressort clairement dans

un des 7 facteurs majeurs de survenance

d’un sinistre. Les 2 autres facteurs sont les

tests des systèmes de sécurité, la formation

et l’intervention des opérateurs.

M&E : QUELLES NOUVELLES

TECHNOLOGIES (4.0)

RECOMMANDEZ-VOUS D’UTILISER

À UN PROFESSIONNEL DE LA

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

POUR LA SURVEILLANCE ?

J.P. :Il faut prendre en compte le risque

cyber. Le principe de ces technologies 4.0

est d’être plus connecté et de réagir de plus

en plus vite. Mais dans cette connexion, la

première recommandation pour l’utilisation

de ces nouvelles technologies 4.0 est de

s’assurer de penser en amont à l’architecture

et aux réseaux de contrôle commande et

d’identifier la supervision et de savoir la

sécuriser. C’est pour cette raison que FM

Global développe cette analyse du risque

lié à ces technologies émergentes. Le risque

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020 I 27


MAINTENANCE 4.0

SURVEILLANCE DES SYSTÈMES DE PRODUCTION

Ingénieur de contrôle de pompe à eau du condenseur

et manomètre, pompe à eau refroidisseur avec manomètre.

« Le Coronavirus entrainera

peut-être des changements

sur la manière d’effectuer les

opérations de maintenance. »

© iStock

cyber est donc développé sur 3 axes : la

composante des contrôles d’accès, la sécurité

de l’information au niveau de l’entreprise,

la dernière composante liée au contrôlecommande

industriel de plus en plus

connecté à l’extérieur et souvent avec des

plateformes de supervision comme pour

les systèmes de génération d’électricité par

exemple. Tous les sites sont effectivement

connectés aux autres dans un même groupe.

M&E : QUELS AUTRES CONSEILS

POUVEZ-VOUS DONNER À

UN PROFESSIONNEL DE LA

MAINTENANCE INDUSTRIELLE

POUR LA SURVEILLANCE ET LE

REDÉMARRAGE DES SYSTÈMES

DE PRODUCTION, LA GESTION DES

RISQUES LIÉS AU CORONAVIRUS ?

J.P. :Avant d’effectuer un redémarrage, il

faut s’assurer de la bonne mise à l’arrêt des

équipements parce-que l’arrêt peut être long.

Concernant le cas du Coronavirus, nous

ne savons pas quand certaines entreprises

redémarreront.

Pour procéder à un bon démarrage,

finalement, il est toujours utile de se

préparer et de revoir les procédures de

démarrage et de s’assurer de leur mise à

jour et d’autant plus dans des conditions

particulières comme celle du Coronavirus

où nous ne sommes pas assurés d’avoir

toutes les personnes habituées à ce type de

machine. Il est donc recommandé d’avoir

des plans et des procédures de redémarrage

à jour. Il ne faut ne pas faire l’impasse sur le

fonctionnement de la sécurité et s’assurer

au démarrage que la sécurité ultime de

chaque équipement est testée. Idéalement,

il ne faut pas reculer, y compris, les grandes

opérations de maintenance parce qu’il risque

de se passer dans les prochaines semaines

une production avec une cadence assez

importante. Si on a trop reculé les opérations

de maintenance, on risque de rater le train

des opérations de production. Donc il faut

penser toujours avec ce mode de pensée de

résilience de l’entreprise. Si pendant cette

période, les appareils sont à l’arrêt, il est

fondamental de réaliser quelques opérations

de maintenance afin de redémarrer les

opérations en sécurité.

Comme la maintenance est effectuée

par les employés ou les sous-traitants, il

faut penser à la sécurité des travailleurs

en s’assurant qu’ils viennent avec les

équipements de sécurité nécessaires. On

organise éventuellement des bons gestes

barrières et parfois une redistribution des

postes et des procédures de redémarrage

potentiellement à refaire en pensant à ces

nouvelles préconisations de gestes barrière à

mettre en œuvre. Le Coronavirus entrainera

peut-être des changements sur la manière

d’effectuer les opérations de maintenance.

M&E : POUVEZ-VOUS INDIQUER

UN EXEMPLE D’APPLICATION

POUR UN CAS DE MAINTENANCE

INDUSTRIELLE ? QUELLE ÉTAIT LA

PROBLÉMATIQUE ? QUELS ONT ÉTÉ

LES RÉSULTATS ?

J.P. :Un accident est survenu sur une

chaudière avec une capacité importante

suite à un arrêt intempestif lié à une coupure

d’électricité sur le site. Donc toutes les

sécurités ont été arrêtées. Il a donc fallu

redémarrer cette chaudière en mode

manuel. Les procédures de redémarrage

qui devaient être effectuées pas à pas, n’ont

pas été suivies par l’opérateur. Une alarme

de trop faible débit d’air était alors remontée

au tableau de l’alarme de la chaudière.

L’opérateur aurait dû l’identifier et surtout

si le système de sécurité était bien testé et

maintenu en état, l’opérateur n’aurait pas

dû passer à la prochaine étape de la mise

en grande vitesse de la chaudière avec une

injection du gaz de combustion. En fait,

il n’y avait pas eu assez de débit d’air pour

évacuer ce gaz de combustion. Il n’a pas eu

donc le pré-balayage important et quand

le gaz a été injecté, il y a eu une explosion

au niveau de la chaudière qui a été alors

endommagée. Cet exemple montre donc

que les équipements doivent être testés au

redémarrage. La formation des opérateurs

de maintenance et de production est alors

fondamentale.

Lors de l’analyse du sinistre, nous

avons identifié qu’il y avait eu des

recommandations sur l’amélioration sur les

tests de sécurité qui n’avaient pas été mises

en œuvre par l’industriel et la formation des

opérateurs liée à l’identification des alarmes

qui n’avait pas été prise en compte. ●

Propos recueillis

par Valérie Brenugat

28 I MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020


SURVEILLANCE DES SYSTÈMES DE PRODUCTION

MAINTENANCE 4.0

APPLICATION

Munters déploie les solutions

de téléassistance d’IFS

Collaborant depuis longtemps avec Munters, un acteur industriel spécialisé dans le traitement

de l’air à haut rendement énergétique, pour le secteur de l’industrie, IFS a déployé en un

temps record (6 jours) sa solution « IFS Remote Assistance » afin d’épauler Munters en ces

temps difficiles de crise du Covid 19. L’idée est d’équiper le personnel (techniciens de terrain,

ingénieurs…) de Munters de solutions de réalité fusionnée (Merged Reality). Ainsi, les personnels

sur le terrain peuvent travailler en situation réelle et en contact avec des experts à distance

pour pouvoir suivre des instructions de réparation et d’entretien et mener des opérations de

fabrication.

La solution de réalité fusionnée

d’assistance à distance IFS (IFS

Remote Assistance) relie un

expert à distance à une personne

sur le terrain pour diagnostiquer,

résoudre et évacuer instantanément

les problèmes. Les experts à distance

peuvent ainsi porter assistance à des

clients, des techniciens ou ingénieurs

dans des endroits inaccessibles,

même à des milliers de kilomètres

de distance. Ils peuvent donc être

partout et instantanément connectés.

L’interface conviviale permet une

formation minimale et un déploiement

rapide, ce qui signifie qu’elle peut être

opérationnelle en quelques jours et

apporter une valeur ajoutée presque

instantanée à une entreprise.

IFS Remote Assistance fusionne deux

flux vidéo en temps réel, associant

un expert qui se trouve à distance

à une personne qui a besoin d’une

assistance sur un autre site. Il fournit

une session d’aide interactive dans un

environnement de réalité virtuelle et

de collaboration afin d’accélérer et de

simplifier le diagnostic et la résolution

des problèmes. Les experts peuvent être

sur place et toucher virtuellement ce

que leur client ou leur technicien de

© DR

© DR

Mark Brewer, Vice President,

Service Industries chez IFS.

Roel Rentmeesters, Director

Global Customer Service chez

Munters Belgique.

terrain voit dans leur champ de vision.

Ils peuvent télétraiter, figer des images,

utiliser des gestes de la main, partager

des images, voire ajouter des objets réels

tels que des outils spécialisés dans cet

environnement de réalité fusionnée.

Mark Brewer, Vice President, Service

Industries chez IFS déclare à propos des

atouts de cette solution : « En premier

lieu, la réalité fusionnée est un élément

clé de différenciation, elle exploite une

technologie brevetée combinant deux

flux vidéo, celui de l’aidant et celui du

récepteur. Ainsi, nous sommes en mesure

d’avoir un expert (technicien à distance)

qui assiste le technicien de terrain et qui

peut même visualiser ses mains (ou des

outils, des pièces) dans le champ de vision

du technicien de terrain pour pouvoir

l’instruire et le guider. » Il ajoute : « En

second lieu, les sessions collectives sont

également une force, où vous pouvez avoir

plusieurs participants comme l’aidant, le

récepteur et un observateur (un autre

technicien ou le client par exemple).

Enfin, le récepteur (c’est-à-dire le client)

peut recevoir un SMS lors de l’appel initial

et se lancer dans une session vidéo de

réalité fusionnée sans avoir à télécharger

d’application : la conversation peut être

menée naturellement. »

Côté utilisateur, Roel Rentmeesters,

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020 I 29


MAINTENANCE 4.0 SURVEILLANCE DES SYSTÈMES DE PRODUCTION

©AzmanJaka

La solution IFS Remote

Assistance est utilisée

principalement pour

des opérations en

cours chez les clients

par Munters lors de la

crise du Coronavirus.

« L’un des principaux avantages avec IFS est

que les clients n’ont pas besoin d’installer

d’application sur leur appareil mobile. »

Roel Rentmeesters,

Director Global Customer Service

chez Munters Belgique

Director Global Customer Service chez Munters Belgique

remarque : « De nombreux fournisseurs proposent des solutions

de ce type, mais l’un des principaux avantages avec IFS est que les

clients n’ont pas besoin d’installer d’application sur leur appareil

mobile. Lorsque vous invitez un client en lui envoyant un lien par

texto ou par courrier électronique, la connexion sera établie en

utilisant simplement le navigateur du smartphone et les caméras.

Bien entendu, le client devra accepter et consentir à établir la

connexion. » Il ajoute : « Un deuxième avantage majeur que nous

avons identifié est le fait que vous pouvez ajouter une troisième

personne à la conversation, également avec le flux vidéo. Par

exemple, un technicien de terrain fournit une assistance à un

client via l’assistance à distance ; or si le technicien souhaite qu’un

expert se joigne à lui, en tant qu’observateur, ou même pour lui

fournir une assistance, le système le permet. Un troisième avantage,

particulièrement important à nos yeux, est l’intégration avec les

applications et autres solutions IFS comme l’ERP ou le FSM. »

Cela lui permet de stocker des informations sur la qualité de

l’assistance fournie, la durée des appels, etc. directement dans

la solution Field Service Record pour nourrir nos bases de

connaissances par exemple. Munters a, en effet, comparé trois

fournisseurs de services de téléguidage. Malgré qu’ils étaient

tous très bons, IFS Remote Assistance est la mieux adaptée à

ses besoins car la solution intégrée était un avantage décisif.

Munters a alors déployé l’assistance à distance à 200 personnes

dans 22 pays en deux semaines seulement.

Mark Brewer livre des recommandations sur l’utilisation

de cette application : « Je conseillerai dans un premier temps

d’opter pour une adoption par un groupe limité d’ingénieurs

les plus chevronnés, afin de tester sa validité et d’encourager un

déploiement à plus grande échelle. Il s’agit de montrer que cela ne

nécessite pas l’installation ni d’acquisition de nouveau matériel,

mais qu’on peut tirer parti des dispositifs existants, à savoir le

smartphone. Il faut montrer qu’avec une formation minimale,

les ingénieurs sont en mesure d’être plus productifs et d’adopter

l’outil de manière très intuitive. » Enfin, son dernier conseil est

de mettre en exergue comment, en faisant participer le client

final à l’utilisation de l’outil, on est en mesure de transformer

l’expérience du client, on réduit les temps d’arrêt, les temps

nécessaires à l’installation et préparation des dispositifs et,

au final, on génère une plus grande fidélité et rétention au

niveau des clients.

« Il faut montrer qu’avec

une formation minimale,

les ingénieurs sont en mesure

d’être plus productifs et d’adopter l’outil de

manière très intuitive. »

Mark Brewer, Vice President,

Service Industries chez IFS

La solution IFS Remote Assistance.

©dr

30 I MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020


SURVEILLANCE DES SYSTÈMES DE PRODUCTION

MAINTENANCE 4.0

Munters : du traitement de l’air aux solutions climatiques

Munters est un acteur mondial dans

le domaine du traitement de l’air et

des solutions climatiques durables

et efficaces sur le plan énergétique.

Il propose des solutions innovantes

et durables à ses clients dans de

nombreux secteurs d’activité où le

contrôle de la température et de

l’humidité est essentiel. Ses solutions

réduisent l’impact climatique et

environnemental des clients grâce

à une consommation réduite des

ressources et contribuent ainsi à un air

plus pur, une efficacité accrue et une

réduction des émissions de carbone.

La durabilité constitue une partie

importante de la stratégie commerciale

et de la création de valeur de Munters.

Cette entreprise rassemble 3 100

employés dans un peu moins de 30

pays et 18 usines dans le monde.

Chez Munters Belgique, la solution IFS Remote Assistance est

utilisée principalement pour les clients qui ont des opérations en

cours. Compte tenu de la situation, les visites sur le terrain sont

souvent impossibles. Or, grâce à l’assistance à distance, Munters

Belgique est en mesure de fournir un service à ses clients.

Roel Rentmeesters note : « De prime abord, les clients peuvent

appeler Munters en cas de problème, et grâce à cette solution, nous

pouvons souvent faire un diagnostic à distance, mieux définir les

pièces qu’il faut choisir et l’expertise dont nous avons besoin. Dans

certains cas, on peut même fournir des solutions à distance. Cela

permet une réponse plus rapide et une

plus grande satisfaction des clients. »

Un second cas de figure est celui de

l’assistance à ses propres techniciens

sur le terrain qui peuvent toujours

se rendre chez les clients. De

techniciens de terrain juniors

peuvent ainsi recevoir une assistance

de techniciens plus expérimentés

dans le même pays, ou d’une équipe

d’experts centrale disponible 24/7.

En outre, Roel Rentmeesters

témoigne sur une application

interne par des professionnels de

maintenance industrielle : « Des

experts britanniques prennent en

ce moment en charge, à distance,

les essais/tests de fin de chaîne des

équipements produits dans l’une

de nos usines de fabrication en

République tchèque. Nous utilisons la

solution IFS en combinaison avec des

SmartGlasses (lunettes intelligentes)

afin de pouvoir garder les mains

libres ! »

De plus, selon Mark Brewer, la

IFS : éditeur de

logiciels d’entreprise

IFS développe et fournit des logiciels

d’entreprise, des solutions ERP, des

solutions de gestion des actifs de

l’entreprise et des solutions de gestion

de terrain pour des clients du monde

entier qui fabriquent et distribuent

des marchandises, construisent et

entretiennent des assets et gèrent

des opérations axées sur les services.

L’expertise industrielle de ses

collaborateurs et de ses solutions, ainsi

que l’engagement à apporter de la valeur

à chacun de ses clients, ont fait d’IFS un

acteur reconnu dans le secteur. L’équipe de

4 000 employés et l’écosystème croissant

de partenaires permettent de servir plus de

10 000 clients dans le monde entier.

solution peut permettre d’intégrer les nouvelles recrues beaucoup

plus rapidement. Dans le cadre de la crise du Covid-19, la

production varie d’un pays à l’autre et les experts d’un pays

peuvent aider à la mise en place et à la formation des ingénieurs

de production ou de maintenance d’un autre pays. La solution

peut être aussi utile quand on dispose d’un nombre limité de

spécialistes sur un sujet précis ou une compétence particulière

(par exemple, des ingénieurs en microprogrammation

ou firmware en anglais). Auparavant, les ingénieurs de ce

programme ne pouvaient rendre visite qu’à 2 ou 3 clients par jour,

mais maintenant qu’ils travaillent

à domicile, leurs connaissances

peuvent être exploitées à plus

grande échelle et être partagées

avec 20 à 30 techniciens de terrain

par jour. Pour Roel Rentmeesters,

cette solution peut vraiment être

utile à l’époque actuelle où les

déplacements sont limités. Elle

rend, en effet, l’entreprise disponible

pour ses clients, même en ces temps

de crise. Enfin, le Director Global

Customer Service chez Munters

Belgique affirme : « Cette solution

prouvera également sa valeur dans le

temps : elle aidera Munters à devenir

plus efficace dans la prestation de ses

services et à accroître la satisfaction

de ses clients ; elle nous permettra

de réfléchir à différentes offres pour

nos clients et nous aidera dans notre

cheminement vers la servitisation,

où réalité augmentée, réalité mixte

et fusionnée aideront nos clients et

nos techniciens de terrain à fournir

un service rapide et de qualité. ». ●

Valérie Brenugat

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020 I 31


MAINTENANCE 4.0 SURVEILLANCE DES SYSTÈMES DE PRODUCTION

INFORMATIQUE

Paessler : les données de supervision

de la production et de l’IT dans

une solution unique

En 1997, Paessler a révolutionné la supervision IT en lançant PRTG Network Monitor. Aujourd’hui, plus de 200 000

administrateurs de systèmes informatiques répartis dans plus de 170 pays, utilisent cette solution pour superviser

leurs systèmes, appareils et infrastructures réseaux essentiels au fonctionnement de leur entreprise. PRTG

supervise l’ensemble de l’infrastructure IT 24h/24 et 7j/7. Zoom.

Le principal défi pour les solutions

de supervision issue du monde IT

comme PRTG Network Monitor

est de rapprocher deux mondes

traditionnellement isolés : l’IT et l’OT.

Séparés jusqu’à présent, ces mondes

doivent maintenant se développer

ensemble, forcés par la digitalisation et

l’Industrie 4.0. Cela est inévitable pour

pouvoir faire fonctionner les processus

des usines intelligentes. Dans certains

cas, l’infrastructure IT existante peut

être adaptée, mais dans d’autres, une

infrastructure entièrement nouvelle

doit être mise en place pour rassembler

toutes les couches logiques, de l’atelier de

production à la gestion des produits, à l’IT

et aux ventes.

La supervision IT a un long historique avec

de nombreux acteurs établis. La solution de supervision IT

Paessler PRTG Network Monitor met l’accent sur la flexibilité,

la facilité d’utilisation et la compatibilité. Elle prend en charge

presque toutes les méthodes et protocoles de supervision IT

et cela pour chaque licence. L’environnement OT, associé aux

environnements industriels et de production, tels que les

systèmes ICS (systèmes de contrôle industriels) et SCADA

(contrôle de supervision et acquisition de données), n’est

traditionnellement pas basé sur une technologie réseau. Fabien

Pereira Vaz, Technical Sales Manager France chez Paessler AG

souligne : « Le plus grand défi est probablement là : l’administrateur

IT est maintenant confronté à divers protocoles du monde OT

comme Modbus-RTU ou Profibus, certains n’étant même pas

basés sur une adresse IP. De plus, certains matériels utilisent des

protocoles propriétaires qui ont d’abord besoin d’être convertis.

© DR

L’administrateur doit ainsi trouver un

moyen d’utiliser des passerelles Smart

Edge, des convertisseurs de protocoles

ou des solutions SaaS pour pouvoir

faire la transition entre les mondes IT et

OT. Et il doit trouver une solution pour

rassembler les deux mondes ensemble. »

Paessler AG a récemment lancé

un capteur MQTT Roundtrip qui

supervise la partie la plus importante

de la communication MQTT, le broker

MQTT. Un objet utilisateur publie

les messages MQTT à un broker,

permettant à ces messages d’être traités

ultérieurement dans l’infrastructure

MQTT. Fabien Pereira Vaz note :

« Dans l’une de nos prochaines versions,

nous introduirons un nouveau capteur

souscription MQTT qui permettra de récupérer les informations

publiées sur un sujet précis, afin de superviser des équipements

connectés (IoT) ou en périphérie (Edge). Les alertes représentant

une des principales fonctions de la supervision, nous intégrerons

également les notifications MQTT aux nombreuses méthodes

d’alertes déjà disponibles avec PRTG. »

Fabien Pereira Vaz, Technical Sales Manager

France chez Paessler.

De plus, il y a une forte demande des clients concernant une

norme couramment utilisée dans l’industrie : OPC UA. Fabien

Pereira Vaz remarque : « Nous travaillons donc actuellement sur

un capteur qui prend en charge la norme OPC UA et qui fonctionne

avec plus d’un protocole. » Par ailleurs, des écosystèmes ouverts

ont été mis en place afin d’offrir des bénéfices supplémentaires

à ses clients : le programme Uptime Alliance et des partenariats

technologiques avec des fournisseurs innovants du monde de

32 I MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020


SURVEILLANCE DES SYSTÈMES DE PRODUCTION

MAINTENANCE 4.0

Un exemple de ligne de production supervisée par PRTG Network Monitor.

tâches de supervision quotidiennes

avec une seule solution. En particulier,

les fonctionnalités de tableaux de

bord personnalisés, de gestion multiutilisateurs

et le moteur intégré de

génération de rapports et d’alarmes sont

parmi les plus significatives.

© DR

la production comme Insys ou Rhebo.

En outre, Fabien Pereira Vaz indique

à propos des atouts de cette solution :

« A notre connaissance, il n’existe

aucune autre solution de supervision,

ni du monde IT ni du monde OT, qui

regroupe les données de supervision

de la production et de l’IT dans une

solution unique. Les solutions actuelles

sont généralement conçues pour les

environnements IT ou OT sans options

prédéfinies pour réunir ces deux mondes

dans une seule interface. Chez Paessler,

nous constatons que les utilisateurs

actuels de PRTG souhaitent étendre leur

supervision de l’environnement IT classique

à l’atelier de production pour bénéficier

de la convivialité et des fonctionnalités

de supervision de PRTG dans cet autre

cadre. »

Fort d’une expérience de 20 ans dans la

supervision IT et de développements

actuels sur les sujets OT ainsi que dans

le monde de l’IoT et de l’IIoT, PRTG

représente une opportunité pour les

administrateurs IT ou les ingénieurs

d’usines intelligentes de résoudre leurs

© DR

« Nous travaillons donc

actuellement sur un capteur qui

prend en charge la norme OPC UA

et qui fonctionne avec plus d’un

protocole. »

Enfin, PRTG offre bien plus d’options

que le nouveau capteur MQTT pour

superviser les systèmes de production :

Interfaces API, support des formats

JSON et XML . Grâce à sa facilité

d’utilisation et à ses fonctions de

supervision IT complètes, PRTG

offre un tableau de bord pour l’IT et la

production, y compris des appareils IoT

pour superviser des environnements

physiques, par exemple.

PRTG est une solution intuitive qui peut

être opérationnelle en quelques heures,

y compris pour des utilisateurs ayant

peu d’expérience de la supervision.

Fabien Pereira Vaz recommande :

« Cependant, en raison des nombreuses

fonctionnalités avancées et options

de personnalisation offertes par le

logiciel au-delà de la supervision IT

standard, nous conseillons l’assistance

d’un partenaire Paessler expérimenté

pour la mise en place de projets PRTG

avancés dans des environnements de

production. » ●

Valérie Brenugat

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020 I 33


MAINTENANCE 4.0 SURVEILLANCE DES SYSTÈMES DE PRODUCTION

AVIS D’EXPERT

Industrie 4.0 : les 5 principaux écueils

de l’IIoT

L’Industrie 4.0, l’Internet industriel des objets, l’IIoT, ou encore l’usine du futur : il apparait aujourd’hui que de plus

en plus d’utilisateurs industriels envisagent de numériser leurs opérations de fabrication. Certes, il n’existe pas

de formule magique pour cette transformation, mais il est important d’éviter de commettre certaines erreurs

en cours de route. Voici les cinq principaux obstacles qui compliquent l’introduction de l’Internet industriel des

objets et en augmentent les coûts.

© DR

Yacine Hadji, ingénieur applications IoT chez

Bosch Rexroth France.

ABSENCE DE PLANIFICATION :

COLLECTE DE DONNÉES

INDÉPENDAMMENT DE LEUR

UTILITÉ

Les données sont la matière première de la

fabrication connectée et de l’amélioration

continue. Jusqu’ici, tout va bien. Cependant,

les utilisateurs se laissent souvent convaincre

d’utiliser un grand nombre de capteurs et de

collecter des milliards de bits de données,

qui sont ensuite évalués par un logiciel

standard dans l’univers de l’informatique.

Or, le problème est qu’un logiciel standard,

qui ne reconnaît pas certaines machines et

certains processus spécifiques, fournit des

résultats pertinents en apparence seulement.

Pour savoir ce qui est vraiment important,

les collaborateurs doivent participer au

processus et avoir l’occasion de partager

leurs connaissances et leur expérience.

Quel que soit le processus, la première

manière d’accroître la transparence est

de commencer par la visualisation de

l’information. Lorsqu’ils travaillent

en boucle fermée, les collaborateurs

peuvent identifier les résultats vraiment

importants et optimiser le processus de

mesure. Comme l’a démontré l’expérience,

il ne suffit pas de se concentrer sur

la fabrication. Au contraire, les

approches holistiques fournissent des

informations sur la logistique, les achats,

le développement et toutes les autres

fonctions de l’entreprise.

L’IoT chez Bosch Rexroth.

© DR

34 I MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020


SURVEILLANCE DES SYSTÈMES DE PRODUCTION

MAINTENANCE 4.0

© DR

Une application dans l’intralogistique.

VOIR LES CHOSES EN GRAND :

VOULOIR TOUT FAIRE D’UN COUP

Certains utilisateurs, qui essaient de

tout faire en une seule fois, introduisent

l’industrie 4.0 à l’occasion d’un grand

projet et cherchent à résoudre tous

les problèmes en même temps. C’est

une approche qui ne fera qu’accroître

considérablement la complexité. Il sera

donc difficile de déterminer directement

la cause et l’effet. De plus, ce choix

conduit souvent à un surinvestissement

car il donne très vite l’impression que la

transformation numérique ne peut être

réalisée qu’en acquérant de nouveaux

systèmes et machines.

En revanche, l’approche composée de

nombreuses petites étapes s’est avérée

être la plus efficace. Dans le cadre

d’un projet pilote, il est plus aisé de

déterminer spécifiquement les effets et

de les optimiser au sein de brèves boucles

fermées de processus. Les collaborateurs

sont à la fois progressivement initiés au

sujet et contribuent en apportant tout leur

soutien. Bien souvent, ces projets pilotes

montrent que les machines et les systèmes

disponibles peuvent être connectés par

la suite et continuer à être utilisés, étape

qui permet d’économiser du temps et de

l’argent.

© DR

FAUX-PAS À ÉVITER : L’ADOPTION

D’UNE NORME INADÉQUATE

Certains constructeurs et utilisateurs finaux

adoptent prématurément une norme pour

l’avenir. C’est une décision hâtive car l’univers

des normes est en constante évolution

dans l’industrie 4.0. Seule une chose est

sûre, à savoir le changement lui-même.

Un raccordement de machine tourné vers

l’avenir doit non seulement satisfaire à toutes

les normes en vigueur, mais aussi s’adapter

facilement aux éventuels changements futurs.

Ce n’est qu’en faisant preuve d’ouverture et

de flexibilité que les utilisateurs pourront

protéger leurs investissements passés.

Réinventer la roue : tout programmer soimême

On les trouve dans de nombreuses

entreprises : des bricoleurs qui conçoivent

Online Diagnostics

Network (Odin)

est un logiciel de diagnostic

dédié à la maintenance

prédictive.

des solutions sur mesure, « ciselées dans

l’or », pour des applications internes. C’est

toutefois une approche risquée, qui exige

d’importantes sommes d’argent et du temps.

La simple rédaction de la documentation

d’une solution propriétaire prend

énormément de temps, sans parler du fait

que les solutions standards sont beaucoup

plus conviviales.

Avec les solutions standards, les

utilisateurs peuvent connecter des

machines en quelques heures et gérer de

manière centralisée tous les périphériques

IoT de leur réseau.

Autre constat très important : mélanger

des fonctions de la machine et de l’IoT

dans un système de commande de

machine génère une complexité inutile.

Les options de mise à jour seront

limitées pour des raisons de sécurité et

de certification. Il est donc plus logique

d’utiliser les fonctions de l’IIoT sur des

systèmes dédiés et de se concentrer sur

les communications en temps réel entre

les systèmes.

IL NE SE PASSERA RIEN

LA CRAINTE DE LA SÉCURITÉ

Les chiffres suivants sont effrayants : selon

certaines enquêtes, plus de la moitié des

entreprises interrogées reconnaissent qu’elles

ne se sentent pas prêtes à repousser les

attaques lancées contre leurs dispositifs IIoT.

De plus, 94 % d’entre elles ont même indiqué

qu’elles s’attendaient à ce que leur vulnérabilité

augmente. Elles sont dans le vrai, elles aussi

! Il existe toutefois des processus de sécurité

informatique éprouvés que l’on peut appliquer

rapidement et de manière transparente à

la production, comme la segmentation du

réseau et les pare-feu. Particulièrement

utiles également, certains instruments

permettent aux utilisateurs de gérer de

manière centralisée tous les dispositifs de

l’IIoT et d’installer simultanément des mises

à jour de sécurité sur tous les sites, dans le

monde entier. Ce processus protège les

opérations de fabrication connectées, les

utilisateurs pouvant alors se consacrer en

toute tranquillité à leur travail... ●

Yacine Hadji

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020 I 35


SALON DES SERVICES, ÉQUIPEMENTS, PROCESS ET MAINTENANCE

LA RÉPONSE À TOUTES VOS PROBLÉMATIQUES :

PRODUCTION, MAINTENANCE,

SÉCURITÉ, ENVIRONNEMENT...

NOUVELLE

DATE

AVIGNON

NOUVELLE

DATE

COLMAR

7 SALONS NATIONAUX

EN RÉGIONS

29 SEPT. > 01 OCT. 2020

NOUVELLE

DATE

Pôle Sous-traitance

Forum de l’électronique

DOUAI

17>19 NOVEMBRE 2020

Pôle Sous-traitance

TOULOUSE

CRÉDIT PHOTO : ISTOCK / RÉALISATION PUBLIROM

ANGERS

12>14 OCTOBRE 2021

Pôle Sous-traitance

Forum de l’électronique

ROUEN

25>27 JANVIER 2022

Pôle Sous-traitance

26>28 JANVIER 2021

Pôle Sous-traitance &

Pôle Machine-outil & robotique

GRENOBLE

08>10 FÉVRIER 2022

Pôle Sous-traitance

Forum de l’électronique

01>0303 JUIN 2021

Pôle Sous-traitance

Forum de l’électronique

TORINO

TURIN

ITALIE

17>19 NOVEMBRE

2020 - TURIN

SALON

PERMANENT

DATA

DES MILLIERS D’ÉQUIPEMENTS

ET DE SERVICES

24H/7J

WWW.SEPEM-PERMANENT.COM

LOCATION DE FICHIERS

INDUSTRIELS MULTI-REQUÊTES

63 350 sites de production / 276 800 mails directs

WWW.SEPEM-DATA.COM

Le salon de l’innovation et des solutions électroniques

MÊMES LIEUX / MÊMES DATES

SEPEM Avignon 2020

SEPEM Toulouse 2021

SEPEM Angers 2021

SEPEM Grenoble 2022

En partenariat avec

WWW.SEPEM-INDUSTRIES.COM I 05 53 36 78 78 I CONTACT@EVEN-PRO.COM


AGENDA

SALONS

SEPTEMBRE

Du 14 au 15

AI Paris & Big Bata Paris

L’événement dédié aux applications

de l’Intelligence Artificielle en

entreprise et le salon se tiendront

ensemble.

Paris Convention Centre - Porte de

Versailles

https://aiparis.fr/2020/

Du 29 au 1

Sepem Avignon

Dans le top 5 des industries

représentées dans ce salon, on

retrouve l’agroalimentaire, la

métallurgie, la fabrication de

machines spéciales, la chimie/

pétrochimie et la mécanique de

précision.

Parc des expositions d’Avignon

https://avignon.sepem-industries.com/

OCTOBRE

Du 7 au 8

BIM World

L’objectif du congrès BIM World

2020 est d’apporter des réponses

pragmatiques au travers de

témoignages clients, d’analyses

et d’avis d’experts sur des sujets

concrets : en quoi et comment

le numérique contribuant à la

productivité et à la performance

économique d’une organisation,

à la compétitivité et à la qualité

de l’offre de services d’une

organisation et les technologies

à l’œuvre, les modèles

économiques et les métiers

impactés.

Paris Expo de Porte de Versailles

https://bim-w.com/

Du 7 au 8

LH PétroChimie

Additifs, chimie de spécialité,

chimie du végétal, chimie verte,

énergies, engrais, liquides,

logistique, lubrifiants, plastiques,

portuaire, pétrochimie, raffinage,

stockage, vrac... Tous ces secteurs

sont les invités de LH PétroChimie.

Carré des Docks - Le Havre Normandie

www.lhpetrochimie.com

Du 21 au 22

FTCM & ESOPE

L’événement FCTM/ESOPE traite

l’ensemble de la chaîne de

valeur de la vie des équipements

industriels chaudronnés

et tuyauterie industrielle

pour répondre à toutes les

problématiques.

Dock Pullman, Docks de Paris, La

plaine Saint-Denis

www.fctm-esope.com

NOVEMBRE

Du 3 au 4

IBS

IBS – Intelligent Building

Systems est le salon leader

sur le marché dédié au Smart

Building et à la performance des

bâtiments tertiaires, industriels

et collectifs. Intelligent Building

System est centré sur les grandes

problématiques et les solutions

numériques des bâtiments

communicants. Il est également

impliqué dans la promotion des

nouvelles technologies de rupture

à l’exemple de l’Intelligence

Artificielle sans négliger les

aspects cybersécurité.

Paris Expo de Porte de Versailles

www.ibs-event.com

Du 4 au 5

Petrochymia

Fédérer autour du

développement et de la

productivité, permettre aux

professionnels des domaines de

la chimie, de la pétrochimie et du

gaz d’échanger pour construire

ensemble des solutions

innovantes : tels sont les

objectifs du salon Petrochymia.

La Halle / Rond-point de l’Hôtel-de-

Ville, Martigues

www.petrochymia.com

Du 17 au 19

Sepem Industries Est

Dédié aux solutions cœur d’usine

pour l’ensemble des industriels,

le salon Sepem Industries de

Colmar rassemble près de 559

exposants venus dévoiler leurs

technologies et innovations dans

différents domaines tels que

l’environnement, la sécurité, la

productivité, ou la maintenance.

Parc des Expositions de Colmar

www.colmar.sepem-industries.com

FORMATION

SEPTEMBRE

Du 8 au 9

Définir la stratégie de

maintenance adaptée

Nantes

www.elite-organisation.fr

Du 15 au 17

Organiser au quotidien les

activités de maintenance

Lyon

www.cimi.fr

Du 24 au 25

Contrats de maintenance et soustraitance

Paris

www.cegos.fr

OCTOBRE

Du 7 au 8

Les méthodes maintenance,

pilier de l’efficacité de la fonction

maintenance

Saint-Etienne

www.cetim.fr

Retrouvez toutes

les dates de

manifestations sur :

www.maintenanceandco.com/agendas

MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020 I 37


INDEX

Au sommaire du prochain numéro :

DOSSIER

• La maintenance dans les régions

Grand Est et Bourgogne-Franche-

Comté à l’honneur sur le Sepem

Colmar.

SOLUTIONS

• World Nuclear Exhibition : les

solutions dans la maintenance

nucléaire.

• Quelles filières de recrutement pour

la maintenance ?

PRATIQUE

• Gérer les opérations d’exploitation

dans le bâtiment : suivi des interventions,

déclarations des accidents, mise en

sécurité de l’intervention…

MAINTENANCE 4.0

• Les drones au service de la maintenance

• BIM, réalité augmentée, intelligence

artificielle et gestion technique du

bâtiment.

Index des associations, organismes, sociétés et annonceurs cités

ARTEMA ...............................................................11

AXELLE.................................................................10

BOSCH REXOTH ..................................................34

CCN ......................................................................10

CHAUVIN ARNOUX .............................................25

DB VIB ....................................................................4

DLR ......................................................................11

DSD SYSTEM .......................................... 2 e de couv

EVOLIS ............................................................11,13

FM GLOBAL .........................................................26

MEWA ..................................................... 4 e de couv

MUNTERS .............................................................29

PAESSLER ...........................................................32

PETRONAS ...........................................................11

PHOENIX CONTACT ............................................22

SEPEM ....................................... 8, 36 et 3 e de couv

+ FORUM DE L’ELECTRONIQUE

SALON WNE ..........................................................6

THERMON ............................................................10

TSI-INGÉNIERIE ....................................................9

IFS ........................................................................29

JUNGHEINRICH ..................................................17

KSB ............................................................. 19 & 21

MATOOMA ............................................................24

Retrouvez nos anciens numéros sur :

www.maintenance-entreprise.com

38 I MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°658 • Juin / Juillet / Août 2020


Des vêtements sûrs, même

quand ça devient chaud.

NOUS NOUS OCCUPONS DE TOUT.

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