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E_1931_Zeitung_Nr.051

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24 REVUE AUTOMOBILE La

24 REVUE AUTOMOBILE La route la ressuscitera. Un auteur chaux-de-fonnier, M. Loze, vient de consacrer un ouvrage au iDoubs, ce IDoubs qui fut autrefois «la grande route d'asphalte » et qui maintenant meurt döucement dans sa solitude et son isolement. :En voici l'echo dans Ja presse des Montagnes : le Douhs qui passe dans des villes comme Pontarlier, Morteau, St-Ursanne, Besancon et Verdun, fut autrefois jalonne de travaux humains, d'industries, de moulins. « Les verreries utilisaient le s&- ble et la force de l'eau, nous dit M. Loze . les charbonniers dressaient Ieur bücher. On sciait le bois, on pressait l'huile de faine, ou on moulait la farine. Helas ! les moulins ne tournent ülus et le Doubs franchit en vain les barrages inutiles. » Par suite d'une centralisation excessive. la vie des provinces s'en «st allee peu ä peu pour se concentrer a Berne ou ä Paris, alors que durant des siecles la Franche-Comte, la Bourgogne et le Jura suisse entretinrent d'importantes relations intelleotuelles ou cornmercantes. II est probable que la centralisation seule n'a •pas tout fait. Pendant le demi-siecle aue nous venons de vivre, d'autres Clements ont contribue ä plonger les regions du Doubs dans une lethargie regretta-ble. Parmi ceux-lä, il faut citer en particulier le chemin de fer qui, jusqu'ä hier, detröna le fleuve et la route comme moyen de Communications. Or, aujourd'hui tout est change. La route renait, eile revit sous le martellement continu de l'auto du touriste et du camion transportant les marchandises. C'est lä^dessus que l'on compte poür reveiller derechef les Cötes da Doubs, pour ranimer la vie dans les Franches-Montagnes et pour attirer le touriste dans le Jura neuchätelois au climat estival et hivernal si salubrc et si pur. II existe en effet un grand projet (celui que nos lecteurs connaissent. Red.), tendant ä construire une route qui relierait par voie carrossable, la die de St-Ursanne au village des Brenets. Dejä l'Etat de Neuchätel a fait commencer les travaux sur !e tronQon qui lui est reserve, se contentant, il est vrai, d'une route moins large que celle prevue. Mais rien n'empeche d'envisager une extension des travaux, du moment que le projet de la route neuchäteloise se souderait ä une route »nalogue sur territoire bernois. L'etude parle ici du million et demi que cela couterait, des six troncons prevus et continue : II est certain que l'artere projetee doublerait pour ainsi dire la valeur des forets. des terres cultivees et des p&turages qui se trouvent aujourd'hui desertes par suite du manque de Communications. D'autre part, il est ä prevoir que qua-ntite d'auberges, de moulins, de sablieres, de carrieres s'etabliraient aussitot ä proximite de la nouvelle voie i B1TUME DE JOUVENCE Le rall l'avait tu£e. EINST creee au milieu des vastes nappes boiseea et des sites particulierement interessants et oresque inconnus aujourd'hui encore du jrrand tourisme. Cette certitude s'etablit d'avance du fait que la Chaussee carrossable serait suffisanunent large pour un trafic intense, construite dans toutes les regles de l'art et portant sur un trace de pres de 50 km. La solution qu'on propose est en outre d'autant plus interessante qn'elle favoiiserait en quelque sorte le retour ä la terre. Dans un pays atteint par le chömage comme la Tegion jurassienne et neuchäteloise, il n'est pas indifferent que les bras inoccupes dans l'industrie retrouvent de l'occupation soit aux champs, soit dans l'une ou l'autre industrie nouvelle. II est hors de doute que lorsque la loute sera constiuite, les regions du Doubs epro'Jveront ä nouveau un besoin de main-d'oauvre. Les villages menaces par l'exode des indigenes se repeapleront. Une nouvelle vie renaitra sur un sol et sur les bords du fleuve qui autrefois furent actifs et florissants. Les communes franc - montagnardes devront prendre ces prochains jours une decision au sujet des subventions ä voter. On espere que Ie projet de la route du Doubs rencontrera aupres de ces populations un accueil favorable. // est hors de doute qu'un jour viendra oü la position nettement autophobe prise par les dirigeants de nos C. F. F. apparaitra aux yeux de tous comme la plus grande erreur d'administration commise depuis Ieur creation! Mais il se pourrait bien que cette politique inexplicable, contraire ä l&urs* propres interets, se trouve d'ici peu les avoir mene ä une impasse. L'inlatigable Maurice Och ne nous a-t-il pas appris, ici meme, que le Conseil d'administration du Bureau International du travail avait pre'sente ä l'Union Europeenne, une proposiiion tendant ä creer un grand riseau routier international? Voici donc la route, et par consequent l'auto, consacres comme des elements indispensables des relations internationales tant commerciales que sociales. Nous ne voyons pas bien comment la Suisse pourrait rester ä l'ecart du mouvement, ni touteiots mieux, comment les C. F. F. vont aeeepter la chosel! Tandis que si, nos chemins de fer, au Heu de s'epuiser dans une lutte sterile, s'etaient comme ceux d'ailleurs (voir tout pres de Eleganr ihrer iiahlreichen ROLLS I Modelle. DIE ARMBANDUHR MIT SELBSTTÄTIGEM AUFZUG, IST EINE SPITZENLEISTUNG DES (NtOHI MENSCHLICHEN KÖNNENS UNSERER ZEIT ' 1IEE SIE FINDEN SIE IN AUEN GUTEN FACHGESCHÄFTEN A.P.tu '*•" SOClfTt CENTRAIE DE M MONTRE SANS REMONTOIR - SIR . PARIS, 31, RUE IA »OETIE K.OM. DIR.: LA CHAUX-DE-FONDS, 66, RUE LEOPOLD ROBERT Seit 26 Jahren inserieren gewisse Firmen in der „Automobil-Revue", weil sie damit gute Erfahrungen gemacht haben. En prise directe .. . G E STERN Kein Schlüssel wie einstmals. Kein Aufziehen wie gestern. — Das Jahrhundert der Automatisierung ergab die Uhr mit selbsttätigem Aurzug : die " ROLLS ". Schon die kleinsten Bewegungen des Armes halten sie in ununterbrochenem Gang. In seinem hermetisch abgeschlossenen Gehäuse bewegt sich das «Verk auf dem kleinsten Kugellager der Welt. Zur Jnverwüstfichkeit und Genauigkeit der "Rolls" kommt noch die Inserieren Sie auch? nous le P. L M.) assimile l'auto, ils verraient I pour le developpement du tourisme et de maintenant avec interU l'eifort international I tout le trafic routier! Le Veteran. par E. Q. Brieger, Ingenieur, seerötaire de la C. S. N. et chronomötreur officiel. Nous avons demande ä M. Ernest Brieger, ingenieur, secretaire de la C.iS..N. et qui dirigea, avec le brio que l'on sait. le chronometrage du ler Grand Prix Automobile couru en Suisse, de nous donner un apergu de la faoon dont il s'y etait pris. II y a aimablement consenti. Nous lui laissoiiÄ donc la Parole). On mesure le temps comme on mesure n'importe quel element ! Prenons un cas concret: la mesure d'une longueur. On evaluera cette longueur au moyen d'un instrument gradue en unites de longueur. Suivant le degre d'exactitude que l'on veut obtenir, on utilisera un instrument divise en metres, centimetres ou millimetres, ou mSme encore en 1 / 100 ou 1 / 1000 de millimetre. Le prineipe de la mesure du temps. Linstrument utihse pour mesurer le temps est la montre. Suivant la precision que l'on desirera obtenir, cette piece indiquera des minutes, des secondes, des fractions de seconde. Ces fractions de seconde sont soit des 1 j 6 , des 1 / 10 , des V 100' m§me des ^ooo- Ce prineipe etant etabli, examinons comment a 6te realisee la montre que le chronometreur emploie, montre qui porte le nom de chronographe. Cette piece possede trois aiguilles (fig I) : une indique les heures, une autre les minutes et la troisieme les secondes. Pour lire les heures et les minutes, il n'est pas besoin d'un dispositif pecial, l'observateur disposant d'assez de temps pour se rendre compte de l'heure au moment de l'observation. Par contre, pour relever les secondes et les fractions de seconde, le cas est different, puisque la lecture doit etre faxte instantanement. Les horlogers ont donc imaginö de superposer deux aiguilles indiquant les secondes dont une peut etre arretee ä l'aide d'un poussoir au moment de la mesure du temps, tandis que l'autre aiguille continue ä tourner. Apres avoir releve l'heure pre- Sonntag 21. Juni (Beunderv feld) 1931 - NO 51 Comment on chronometre un Grand Prix Schaufliegen 4 Uhr nachm. eise qu'indique l'aiguille immobilisee, on effectue une seconde manoeuvre qui ramene cette aiguille sur celle qui a continue ä marcher. C'est le Systeme de la dedoublante. Voici donc en quelques mots le prineipe de la prise du temps : Au moment precis oü l'on veut relever l'heure, on actionne le poussoir, la dedoublante s'arrete sur la seconde ou fraction No. 1. Chronographe avec disposition d'aiguille dedoublante. Au moment oü l'on a actionne le poussoir de la dedoublante, dl etait 8 h. 22' 06" %. Comme on peut s'en rendre compte. raiguille des secondes a continue son chemin et l'heure effective lors de la prise de la photographie est 8 h. 22' 49" %. Abb. 1. Chronograph mit doppelter SekundenzeigeT- Anordnung. Im Moment, in dem man den Drücker des zweiten Sekundenzeigers betätigte, war es 8 Uhr 22'06" %. Wie man sieht, hat det erste Sekundenzeiger dabei seinen Weg fortgesetzt: er zeigt die Zeit der Photoaufnahme an. d. h. 8 Uhr 22' 49" %. Groenhoff Segelflüge RAWSON floloriligel-Flupig Autogiro Eintritt Fr. 1.-, Kinder -.50 ' Veranstalter: Berner Aeroclub Benützet den Vorverkauf: Wwe. Flury, Söhne, Bahnhofplatz, Bern

N«51 - 1931 REVUE AUTOMOBILE 25 de seconde, et Ton peut ais6ment Iire le temps. Da prineipe «1« pratique. Installons-nous maintenant, vous et moi, dans la cabine de chronometrage du circuit. Tenez ce chronographe, preparez votre doigt sur le poussoir de la dedoublante... Etes-vous pret 1 Attention ! voiei la voi- W ~ 7~.~" ~ ~ -1 L-^i ff£JL£ J6__6_£ /yj» _5i_ -^—!-££. - ¥c _2L_£2 ij.ii _52_ -§—i-^o-l Mfy 3&~$n =_J^ il ^ - 5 -£L ^JS 3o__Sa| 1*0] 55 6 &4- os - _3i 7y . n 56_ ~> J o - /n n„_£2_ - jy 57_ 8 i J 2 . - JA 33 J2 70 QJ «_ - 9 6 S - • ?f> M £$ __££ 59^ 2.JÖ. PS.n, 33 ^ Q 2 / u , m_ Ü-6& ojoe ?g___£2 . «IM ti^ H.-£ö ^IZ ?>__£& Z2.ii jL » 74t - •>, g