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5 months ago

BEAST #7

14 #Business | Startups

14 #Business | Startups Dans le cadre du Women Business Manager of the Year, nous avons lancé le prix de l’innovation qui récompense un projet professionnel innovant porté par une femme de talent. Tout cela contribuera au rayonnement de cet écosystème dont nous ne sommes qu’un des nombreux acteurs. Que pensez-vous de la scène start-up et innovation au Luxembourg ? Pierre-Olivier Rotheval : La scène start-up est très dynamique, il se passe beaucoup de choses, les projets se multiplient. Ils sont beaucoup plus diversifiées aujourd’hui qu’ils ne l’étaient deux ans auparavant. C’est naturel, la première vague de projets était liée à la spécialisation financière de la place. Mais la politique de diversification de l’économie lancée depuis quelques années et soutenue par les différents gouvernements porte ses fruits. Et elle contribue à la création d’emplois dans les nouvelles technologies et à l’émergence d’initiatives innovantes crédibles à l’international. Frank Hollerich : Nous voyons cette diversité dans les projets que nous finançons et les dossiers que nous recevons. Si l’on regarde les financements « InnovFin » que nous avons accordés, donc pour des projets innovants, une grande partie touche à l’IT mais dans des domaines très variés: la cryptographie, la sécurité, le reporting , le gaming, le secteur médical, la publicité… Le financement est souvent le nerf de la guerre pour les créateurs d’entreprise. Comment vous positionnez-vous à la BIL et comment se positionne le Luxembourg par rapport aux autres pays ? Frank Hollerich : les besoins d’une start-up ne sont pas les mêmes que ceux d’une grosse PME. Notre objectif est d’être présents à tous les stades du développement des sociétés et d’avoir la solution adaptée à leurs besoins, en travaillant étroitement avec tous nos partenaires. Pour les créateurs d’entreprise nous proposons un service d’accompagnement baptisé BIL Start. Vous avez besoin de « seed fund » (fonds d’amorçage) pour tester votre « proof of concept »? Alors nous pouvons vous diriger vers le Digital Tech Fund dont la BIL est un des financeurs. Votre produit ou service, innovant, a fait ses preuves et vous avez besoin de fonds pour en accélérer la commercialisation ? Nous pouvons vous proposer un prêt couvert en partie par la garantie InnovFin et/ou par la Mutualité des PME ou de la Mutualité de Cautionnement et d’Aide aux Commerçants. Vous êtes en phase d’expansion nationale voire internationale ? Un prêt bancaire classique, éventuellement cofinancé par la SNCI (Société Nationale de Crédit et d’Investissement), peut être la solution. Pierre-Olivier Rotheval : il est vrai qu’une des faiblesses du Luxembourg par rapport aux autres hubs technologiques était le manque de Seed fund. Mais cela est en train de changer. Le Digital Tech Fund a fait bouger les choses. Nous sommes la seule banque parmi les parties prenantes de ce fonds d’amorçage pour les start-ups lancé sur initiative du ministère de l’Économie dans le cadre de « Digital Lëtzebuerg ». Vous avez signé un accord avec le Fonds européen d’investissement en 2015 pour accroitre les prêts aux petites et moyennes entreprises (PME) innovantes, grâce à la garantie InnovFin. Pouvez-vous nous dresser un bilan de la situation ? Frank Hollerich : La philosophie d’InnovFin est de réduire la part de risque supportée par les banques pour accroitre les prêts aux entreprises innovantes, entreprises qui sont par nature plus risquées, et ainsi contribuer au développement de l’économie européenne. Ce dispositif couvre les prêts bancaires à hauteur de 50%. À ce jour, nous avons financé 28 sociétés, pour un total de prêts de près de 28 millions d’euros. Les montants sont très variables. Nous avons 26 autres dossiers en cours d’analyse. Une grande partie de ces projets sont en lien avec l’IT, mais on retrouve aussi des PME traditionnelles ayant développé des produits, processus ou services nouveaux. Nous sommes en discussions avec le FEI pour prolonger la période de tirage jusqu’en juillet 2018. Je tiens à préciser que les critères d’innovation à respecter sont suffisamment larges pour que beaucoup d’entreprises soient éligibles. Quand vous recevez un dossier ou que vous rencontrez les porteurs de projet, quelles sont les premières informations que vous recherchez ? Frank Hollerich : En tant que banquier, il est primordial de comprendre l’activité de la société. Et le défi pour le porteur d’un projet innovant est d’expliquer une matière souvent complexe en relativement peu de temps, qui plus est à un « non averti ». Une présentation claire et structurée qui ne se perd pas dans des détails techniques est cruciale. Par ailleurs, il est important de savoir où la société se situe dans son développement : le proof of concept est-il déjà terminé ? Est-ce que la start-up génère déjà des premiers revenus ? Quels sont les objectifs de revenus et sur quelles hypothèses reposent-ils ? Pierre-Olivier Rotheval : je m’attache beaucoup à l’équipe qui porte le projet : quel est le parcours des associés ? Leur niveau d’expérience ? Je suis aussi très sensible à la dimension internationale des projets et à la stratégie d’expansion des acteurs que nous soutenons. SAVE THE DATE 27 JUNE 2017 LE ROYAL HOTEL BEAST MAGAZINE #7 www.insurtech.lu

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