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Production Maintenance n°47

SPÉCIAL MAINTENANCE EXPO : QUELS OUTILS DE GMAO POUR LES INDUSTRIELS ?

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TECHNOLOGIE

Des automates

dans la maintenance

Page > 20

MAINTENANCE EN PRODUCTION

Maintenir ses appareils

de levage

Page > 30

MAINTENANCE MÉCANIQUE

Spécial économies

d’énergie

Page > 57

PRÉVENTION DES RISQUES AILUE

Dossier

Sécurité Machines

Page > 67

Exclusif

Tendances 2014

du marché de la

maintenance industrielle

Page > 10

SPÉCIAL MAINTENANCE EXPO

QUELS OUTILS DE GMAO POUR LES INDUSTRIELS ?

N° 47 Novembre 2014 TrImeSTrIeL 20 €

> page 37


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Editorial

Les premiers signes

d’une embellie ?

On ne va pas se le cacher, l’industrie française va mal. Les investissements sont au point mort,

les problèmes de recrutement – en production comme en maintenance – sont toujours autant

d’actualité ; et le manque de main d’œuvre dans l’industrie risque de porter un coup aux rares

signes de croissance, alors en berne et qui ne doit sa survie autour du point zéro qu’à quelques

têtes de classe, au premier rang desquelles figure l’aéronautique.

Ce climat morose, on le ressent dans les médias – toujours très alarmistes sur le sujet – mais

aussi dans les chiffres. Et ceux de la maintenance industrielle, que nos lecteurs découvriront en

exclusivité dans les pages de ce numéro spécial consacré au salon Maintenance Expo, dévoilent

que l’année écoulée n’aura fait que confirmer la dégradation entreprise en 2013. De plus, les

doutes pèsent sur l’Allemagne, naguère considérée comme le « bon élève » de l’Europe, et dont

les plus pessimistes d’entre nous voient l’usine du Vieux Continent entrer sous peu en phase de

récession.

Mais nous n’en sommes pas encore là. L’industrie française demeure encore forte et dynamique,

en témoigne cette nouvelle – timide mais non moins significative – venant embellir l’avenir manufacturier

de notre pays : le solde (toujours négatif) entre les créations et les fermetures d’usines

tend à s’amenuiser. Comme l’ont dévoilé nos confrères des Échos du 20 octobre dernier, 119

usines ont vu le jour depuis le début de l’année contre 90 en 2013. Et bonne nouvelle : les secteurs

ne concernent pas tous l’aéronautique puisque l’agroalimentaire, le domaine des déchets et

du travail des métaux ont fait l’objet de nombreux investissements, tout comme PSA qui, malgré

ses baisses d’effectifs à Poissy, continue de renforcer sa production sur ses autres sites français.

Un signe d’embellie ? Peut-être… Ce qui est sûr, c’est que ces investissements en production

profiteront tout autant à la maintenance.

Olivier Guillon

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 1


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ACCOMPAGNER L’INDUSTRIE DE DEMAIN

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 2


SOMMAIRE

ACTUALITÉS

Entreprises & marché

Une maintenance sans contraintes

pour les exploitants ferroviaires ........4

Aircelle renforce sa maintenance de

nacelles de moteurs d’avions ...........4

Faire face à la morosité ambiante par

une offre de qualité ...........................5

Tendances économiques du marché

de la maintenance industrielle ........10

Produits & technologies

La surveillance acoustique et

vibratoire d’un chantier :

Réglementations, normes

et solutions existantes .....................15

MAINTENANCE EN PRODUCTION

Levage : la priorité donnée

au « couple » sécurité-fiabilité ........30

Lancement d’une étude sur la fiabilité

des équipements de levage ............32

Maintenance durable et prévisionnelle

pour les équipements de production

(1ère partie) ....................................33

DES AUTOMATES DANS LA MAINTENANCE

TECHNOLOGIES

Des automatismes au secours d’un parc de machines vieillissant .........20

Opter pour des solutions d’accès à distance ................................26

Deux nouvelles solutions de diagnostic et d'analyse à distance .............28

Un automate pour sécuriser les opérations sur un laminoir à froid ..........28

HMS configure à distance les automates et les machines ............29

SPÉCIAL GMAO

MANAGEMENT

La GMAO doit aller dans le sens de la facilité d’utilisation ..........37

Profils Systèmes passe du papier au cloud

pour gérer sa maintenance ..............................................................38

Markal choisit d'implémenter la solution de GMAO Infor EAM .....40

La mobilité : un axe central pour la productivité

des entreprises de maintenance multi-technique ....................…42

Une GMAO pour unifier les sites de Leroy-Somer ......................44

Lafarge poursuit le déploiement de son projet MI7 ......................49

De la pertinence d’une GMAO à bord d’un bateau ...................…52

SPÉCIAL ÉCONOMIES D’ÉNERGIE

MAINTENANCE MÉCANIQUE

2014 sera une belle année pour la mécatronique .........................56

Un guidede bonnes pratiques pour la performance énergétique ..........57

Adopter une approche globale des coûts .....................................58

Intégrer les économies d’énergie dans les services ......................64

DOSSIER SÉCURITÉ MACHINES

PRÉVENTION DES RISQUES

Expoprotection 2014 affiche ses ambitions… Porte de Versailles ..........66

Sécurité des Machines : y voir plus clair .................................67

Introduction à la norme (EN) ISO 14119 ........................................68

Rideaux photoélectriques CML 700i ..............................................72

Sécuriser sa machine en huit étapes ! ........................................74

Nouvelle norme NF EN ISO 14119 :

anti-fraude des protecteurs de sécurité mobile ..........................…76

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 3


ACTUALITÉS

entreprises & marché

Une plateforme de formations

industrielles à Saint-Priest

Pour accompagner les exploitants de la

région Rhône-Alpes dans la numérisation

de l’industrie (de la conception à la maintenance,

en passant par la fabrication et

l’exploitation), Siemens a inauguré une

nouvelle plateforme de formations sur son

site de Saint-Priest (Rhône). L’objet de Sitrain

(Siemens Training) est de former plus

de 600 stagiaires par an sur les différents

process de l’usine du futur.

Opérationnel depuis le 1er septembre dernier,

ce nouveau centre de formation de

350 m 2 propose une variété de 80 cours

couvrant les technologies Siemens autour

de l’automate programmable, les commandes

numériques (machines outils) et

les applications complexes de motorisation

électrique. Les sessions sont dispensées

par une dizaine de formateurs experts

qualifiés et s’adresse à des groupes de

huit à dix personnes. La durée varie de

deux à dix jours en fonction du contenu

des modules théoriques et pratiques. Le

centre dispose des matériels techniques et

pédagogiques nécessaires à la formation

(consoles de programmation, bancs didactiques,

maquettes interactives simulant le

process industriel). Saint-Priest prend en

charge l’acheminement du matériel et des

bancs didactiques lorsque la formation est

assurée sur site, chez le client.

Un nouvel outil d'autoformation

en préparation

La société dB Vib Consulting (située à

Vienne, dans l’Isère) et le Laboratoire

Vibrations et Acoustique de l'Insa de Lyon

lancent en partenariat la conception et

réalisation d'un outil de formation innovant.

Il s'agit d'un outil d'autoformation

au diagnostic de pannes des machines

tournantes dans les domaines de la maintenance

et de l'expertise.

Le support de cours est rédigé en commun

par les chercheurs de l'Insa et les experts

de dBVib. Des études de cas réelles et résolues

apportées par les années d'expérience

de dBVib seront proposées aux apprenants.

Ils seront alors mis en situations

réelles grâce aux vidéos décrivant l'installation

concernée et son environnement. Ce

nouvel outil intégrant les nouvelles technologies

devrait être très prochainement

disponible.

Ferroviaire

Une maintenance sans contraintes

pour les exploitants ferroviaires

Tata Steel a ouvert un nouvel atelier de

traitement thermique de rails capable de

produire des rails sans contraintes traités

thermiquement dans des longueurs

pouvant atteindre 108 mètres. Une

avancée qui permet de présenter une alternative

aux rails standard produits par

réchauffage dans un four et laminage à

des températures extrêmement élevées.

Le rail présente de fortes contraintes, en

particulier dans la zone du patin. Des fissures

peuvent s’initier et se propager, et finir

par provoquer une rupture du rail. En raison

des contraintes résiduelles élevées propres

aux rails conventionnels, un petit défaut peut

se transformer en fissures, lesquelles sont

impossibles à déceler et se propagent de

manière inaperçues. Tata Steel a ainsi conçu

des rails à plus faibles contraintes au niveau

du patin.

Avec le procédé de traitement thermique breveté

de Tata Steel, le rail traverse une série

de fours à induction où un champ électromagnétique

alternatif réchauffe très rapidement

l’acier à environ 950°C. Le rail est ensuite refroidi

rapidement au moyen d’air comprimé,

avec pour effets une dureté élevée et une

microstructure à grain très fin présentant une

valeur d’allongement exceptionnellement

élevée.

Caractéristique unique de ce procédé : l’obtention

d’une distribution de contraintes résiduelles

bénéfiques, avec de très faibles

contraintes de traction, voire de compression,

au niveau du patin. Contrairement aux

autres procédés de traitement thermique «

in-line », cette particularité protège contre les

risques de rupture du rail résultant de défauts

du patin, d’où une réduction du taux de retrait

des rails.

Aéronautique

Aircelle renforce sa maintenance

de nacelles de moteurs d’avions

Aircelle (Safran) a inauguré aujourd’hui

un nouveau bâtiment sur le site d’Aircelle

Europe Services à Pont-Audemer en

Normandie, multipliant ainsi par deux sa

capacité opérationnelle en maintenance,

réparation et révision (MRO) des composants

de nacelles de moteurs d’avion.

Aircelle Europe Services vient de créer

une nouvelle unité de 4 500 m² (en plus

des 3 000 m² existant). Cette extension de

l’activité va permettre à Aircelle Europe Services

de répondre à un volume croissant de

maintenance et de réparation des nacelles

et inverseurs de poussée d’Aircelle déjà en

service, de créer de la capacité de réparation

pour les nacelles actuellement en production

et en développement, voire pour des équipements

d’autres constructeurs.

Spécial Maintenance Expo

Anticiper les programmes futurs

Aircelle Europe Services dispose déjà des

compétences pour intervenir sur toutes les

nacelles et inverseurs d’Aircelle, qui équipent

les moteurs de quelque vingt types d’avions

différents. Grâce à sa relation privilégiée

avec Aircelle qui conçoit et fabrique les

pièces d’origine, Aircelle Europe Services

dispose de l’expertise et des compétences

uniques de sa maison-mère pour réaliser

toutes les opérations de maintenance et de

réparation nécessaires. Ce nouveau bâtiment

apporte l’extension nécessaire pour

traiter la charge actuelle, tout en assurant la

capacité d’accueil pour les futures nacelles

des programmes remportés par Aircelle ces

dernières années, en particulier l’A320neo et

l’A330neo.

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 4


Événement

Faire face à la morosité ambiante

par une offre de qualité

ACTUALITÉS

entreprises & marché

Dans un climat morose, le salon de la sous-traitance et, toujours intégré au sein du Midest, le salon Maintenance Expo,

ne devraient pas, une nouvelle fois, pâtir de la situation économique et industrielle actuelle. Le succès devrait de nouveau

être au rendez-vous – c’est du moins ce qu’espèrent organisateurs et exposants – et attacher toujours plus d’importance

à une offre et des échanges de qualité. Cette offre passera inévitablement par le Forum de la Maintenance,

organisé par l’Association française des ingénieurs et des responsables maintenance (Afim).

Pour cette nouvelle édition, Midest, numéro un des salons

de sous-traitance industrielle, mettra pour la première fois à

l’honneur un pays d’Afrique du nord, la Tunisie, une région hexagonale,

la Normandie, et réalisera un focus sur le secteur porteur

de l’industrie européenne, l’aéronautique. Du côté des animations,

des nouveautés comme le camion « Destination Plasturgie

Major », l’accueil par la FIM des conseillers d’orientation franciliens

et un focus sur l’impression 3D complèteront les autres

temps forts : Trophées, rendez-vous d’affaires, conférences, plateau

télé etc. En 2013 où Midest avait rassemblé pas moins de

1 700 exposants.

L’édition 2014 devrait afficher une nouvelle fois une participation

soutenue et de bonne qualité. La sous-traitance française demeure

l’offre principale du Midest et devrait représenter environ

60% des exposants. Les pavillons collectifs des quinze régions

françaises représentées regrouperont près de 600 entreprises. Il

convient de souligner le retour de la Bretagne sur 180 m² après

quatorze années d’absence.

De son côté, Maintenance Expo devrait à son tour proposer

une offre de qualité. Ce rendez-vous annuel permet en effet aux

professionnels en charge de patrimoines industriels de trouver

les solutions les mieux adaptées pour pérenniser leurs outils

de production, dans un environnement économique, technologique

et concurrentiel en constante mutation. Comme chaque

année, Maintenance Expo se tiendra dans le cadre du Midest.

Événement national de référence de la filière maintenance, il

rassemblera plus de 3 000 professionnels de tous les secteurs

d’activité sur quatre jours. Pour information, 37% des visiteurs

sont issus du service maintenance, 13% de la direction générale

et 27% des services BE, Technique/production et Logistique.

Par ailleurs, durant ces quatre jours de salon se déroulera

l'unique manifestation francophone de la maintenance. Le 25e

Forum de la maintenance Optimiser les pratiques pour une maintenance

performante et économique.

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 5


ACTUALITÉS

entreprises & marché

Spécial Maintenance Expo

Événement

25e Forum de la maintenance

Le 25e Forum de la maintenance se déroulera pendant la semaine de Maintenance Expo, du mardi 4 au vendredi 7

novembre 2014 à Paris-Nord-Villepinte, dans le hall 6, en salle 618. Cet événement rassemblera des professionnels

de la maintenance, fournisseurs de technologies, experts métiers et techniques, utilisateurs industriels et tertiaires

(…) et portera sur le thème suivant : « Optimiser les pratiques pour une maintenance performante et économique », à

travers des exemples concrets et des retours d’expérience.

Programme du 25e Forum de la maintenance

Mardi 4 novembre

Les éléments clés

des politiques de maintenance

10 heures

Ouverture du 14e Forum francophone de

la maintenance

Claude Pichot, président de l’Afim

10h10

Observatoire Réseau maintenance : Evolution

des marchés de la maintenance en

2014 et prévisions 2015

Mise à jour annuelle des données économiques

et financières des marchés de la

maintenance et prévisions

Jean-Jacques Enrich (Observatoire Réseau

Maintenance Afim)

>> Matinée spéciale normalisation

avec Afnor

10h40

La normalisation dans le domaine de la

maintenance

Pourquoi, pour qui? Comment?

Rodolphe Civet (Afnor)

11h10

Les éléments clés des politiques de

maintenance pour clarifier les relations

contractuelles

Structure des cahiers des charges, utilisation

des niveaux de maintenance, comparaison

des offres.

Daniel Hostalier (Dalkia)

11h40

Comment piloter la maintenance. Comment

la maintenance s'insère dans le

processus Gestion d'Actifs.

Présentation de la norme NFX 60-027

"Processus de maintenance et indicateurs

associés" qui décompose la maintenance

en plusieurs niveaux de processus

en précisant les tâches à effectuer,

les entrées sorties et les indicateurs associés.

Florent Biller (Cimi) et Antoine Despujols

(EDF)

12h10

Ingénierie de la maintenance

Comment optimiser l'activité maintenance

en s'appuyant sur les normes.

Emmanuel Prudence (RATP)

12h40

Questions et réponses (prolongements

lors de la pause buffet en commun)

13 heures

Pause déjeuner : buffet en commun

>> Sécurité en maintenance

14 heures

Assurer la sécurité en Maintenance avec

Securafim

Mise en sécurité des équipements et des

installations avant interventions de maintenance.

Claude Pichot (Afim)

15 heures

Sécurité Nano matériaux

L'expertise de l'Ineris sur les risques (sanitaires

et industriels) associés aux nanomatériaux

permet de proposer aux laboratoires

et aux industriels des méthodes

et outils d’analyse, d’évaluation et de mesures

techniques ou organisationnelles.

Sophie Kowal (Ineris)

16 heures

GMAO et obligations réglementairesSuivi

des contrôles et des vérifications périodiques

réglementaires avec la GMAO

Mainta.

David Bernat (Apave)

17 heures

Clôture de la journée

Visite libre de Maintenance Expo

Mercredi 5 novembre

Les meilleures pratiques de

maintenance

>> Optimiser et évaluer la maintenance

10 heures

Optimiser les coûts de maintenance

Optimisation de la sécurité en maintenance

par la maîtrise des risques. Cas

d'une entreprise algérienne de la métallurgie

des non ferreux.

Elias Mami (université de Tlemcen)

11 heures

Optimisation du plan de maintenance

Prise en compte de la criticité des équipements

et des risques dans l'élaboration

du plan de maintenance.

Damien Baudin (Ennovia) et Philippe

Castera (Sita)

12 heures

Optimisation en continu de la maintenance

Instrumentation des équipements pour

une définition du plan de maintenance en

continu. Optimisation des périodicités et

des temps d'arrêts au moyen d'un suivi

continu des informations critiques.

Patrick Brzezinski, Patrick Boulet

(Cofely-Endel GDF-Suez) et Sophie

Sieg-Zieba (Cetim)

13 heures

Pause déjeuner : buffet en commun

>> Sous-traiter la maintenance

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 6


ACTUALITÉS

entreprises & marché

14 heures

Externalisation de la maintenance des passerelles d'aéroportes

équipements

La relation client/fournisseur, les modes de travail, la communication,

les objectifs, les indicateurs, le retour d'expérience en

commun avec le client.

Fernando Rodriguez (Maser)

15 heures

Maîtrise de l'externalisation en Afrique noire

Aspects stratégiques, économiques et sociaux. Avantages et

limites. Exemple dans une raffinerie camerounaise.

Nana Arthur (Sonara Raffinerie de Limbe)

16 heures

Maximisation de la disponibilité des équipements à vitesse variable.

Accompagnement tout au long du cycle de vie des variateurs

ABB. Un exemple en géothermie.

Lucas Majewski (ABB) et Eric Nunge (Dalkia)

17 heures

Clôture de la journée

Visite libre de Maintenance Expo

Jeudi 6 novembre

Technologies innovantes et filières en croissance

>> Technologies innovantes en maintenance

10 heures

Les solutions de mobilité en maintenance

Comment les solutions de mobilité révolutionnent le travail des

mainteneurs.

Laurent Truscello (Carl Software)

11 heures

Diagnostic vibratoire automatique et capteurs communicants

sans fil.

L'interprétation des mesures vibratoires était jusqu'à maintenant

réservée à des spécialistes hautement qualifiés. Avec

le progiciel Falcon qui associe des capteurs sans fil à un outil

d'analyse et d'équilibrage automatique, cette discipline est mise

à portée de tous

Eric Coquan (Acoem)

12 heures

Maintenance par vidéo surveillance.

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 7


ACTUALITÉS

entreprises & marché

Spécial Maintenance Expo

Trophée Frontinus 2015 : les inscriptions sont ouvertes !

Pour la huitième année consécutive, le Trophée Frontinus va être remis en jeu. Aux jeunes

des collèges en classe d'orientation de nous surprendre par leurs réalisations vidéo pour

donner le goût de la technologie et l'envie d'emprunter la filière maintenance. Aux académies,

aux enseignants et aux entreprises de se mobiliser pour donner la passion de la technologie

aux jeunes pour disputer le Trophée Frontinus au Collège Nicolas Copernic (Saint

Vallier-Bourgogne).

La date limite d'inscription des équipes est le 31 janvier 2015. C'est le 4 juin au Creusot en

Bourgogne que se disputera la finale du Trophée Frontinus 2015. Depuis 2008, le Trophée

Frontinus permet à de jeunes élèves en phase d'orientation professionnelle de découvrir

les métiers de maintenance et les formations associées en leur ouvrant les portes des entreprises.

Un but : Ouvrir grand les portes des entreprises avec le Trophée Frontinus pour

montrer aux jeunes l'attrait des métiers technologiques et leur donner la passion de la technologie.

Inscription des équipes et fourniture du dossier d'inscription avant le 31 janvier 2015 (s’adresser

auprès de l’Afim).

>> www.afim.asso.fr

• Démographie des professionnels de

maintenance : perspectives, menaces et

opportunités

• Modes de recrutement : comment se repérer

dans les filières de formation

• Organisation du transfert de compétences

entre anciens et nouveaux

• Parcours de formation des nouveaux

arrivants

• Offres de formation à la maintenance

tout au long de la vie professionnelle

9h30

« Implication de Randstad dans la valorisation

des métiers techniques »

Florent Buisson (Randstad)

Surveillance des équipements et tuyauteries

non accessibles, contrôle d'usure

et de réparation par vidéo et logiciels de

traitement associés.

Bruno Blosse (PLS Géostock)

13 heures

Pause déjeuner : buffet en commun

>> Maintenance dans les énergies

renouvelables

14 heures

La maintenance des éoliennes terrestres

État des lieux en France : technologies,

installation, âge moyen du parc, répartition

des coûts d'exploitation. La maintenance

: contraintes types, optimisation,

compétences, remotorisation, démantèlement.

Frédéric Leroy (Netwind)

15 heures

Maintenance des hydroliennes.

Maintenabilité des systèmes de récupération

d'énergie marine.

Antoine Despujols (EDF)

16 heures

Maintenance des centrales photovoltaïques.

Le marché de la maintenance des systèmes

photovoltaïques.

Jean-Jacques Enrich (Observatoire du

Réseau Maintenance Afim)

17 heures

Clôture de la journée

Visite libre de Maintenance Expo

Vendredi 7 novembre

Rencontres Emploi : Valorisation

des métiers et des formations

maintenance

>> Conférences et table

ronde : participation gratuite

« Donner le goût de la technologie aux

jeunes pour les attirer dans la filière maintenance

avec le trophée Frontinus. »

Lancement du millésime 2015 du Trophée

Frontinus avec le patronage de la

Ministre de l'Education nationale, de l'enseignement

supérieur et de la recherche.

Projection de la vidéo des vainqueurs

2014. Matinée de conférences suivies

d'une table ronde sur le thème « Redonnons

du tonus à la technologie et de la

lisibilité à la filière maintenance ». Rappelon

que cette filière emploie plus de 400

000 personnes qui ne connaissent pas le

chômage.

Le mot de l'Afim : « Ouvrons grandes

les portes des entreprises pour montrer

aux jeunes l'attrait des métiers technologiques

et leur donner la passion de la

technologie ! »

L'Afim propose de faire témoigner des

représentants d'entreprises qui recrutent,

des responsables de formation technique

et des médiateurs du marché de l'emploi

pour analyser ces difficultés, partager des

bonnes pratiques et identifier des pistes

de progression :

9h50

« Valorisation de la maintenance en Europe

: le projet MORE4CORE »

Jean-Pierre Avellaneda (Apave)

10h20

« Des unités pédagogiques de production

pour innover en maintenance, l'exemple

allemand ... »

Claude Pichot (Afim)

10h30

Projection de « Chemins de Faire » vainqueur

du Trophée Frontinus 2014

10h50

« Redonnons du tonus à la technologie

avec le Trophée Frontinus 2015 » (Table

ronde animée par Claude Pichot Président

de l'Afim)

Participants : Florent Buisson, responsable

du recrutement industriel de Randstad,

société de services en ressources

humaines partenaire du Trophée Frontinus,

Nello Comelli, responsable Afim

Bourgogne, en charge du Trophée Frontinus

au niveau national, Karim Kalfane,

maître de conférences de l'Université de

Strasbourg, sans oublier des intervenants

de l’Éducation nationaleet des intervenants

des lycées de la région Bourgogne.

12 heures

Clôture du 25e Forum de la maintenance

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 8


Indicateurs de performances

Business Intelligence

Traçabilité complète

Contrôles qualité sur ligne

Maintenance préventive

Maintenance curative

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PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 9


ACTUALITÉS

entreprises & marché

Spécial Maintenance Expo

Conjoncture

Tendances économiques du marché

de la maintenance industrielle

Spécialisée dans le marché de la maintenance industrielle depuis 1988, l'équipe de l'Observatoire Réseau maintenance

réalise chaque année une enquête de conjoncture auprès des donneurs d’ordres industriels afin d’avoir une vision

précise de l’évolution des dépenses de maintenance et des budgets de sous-traitance qui en résultent. Présenté

en exclusivité dans ce numéro de Production Maintenance, le résultat de ces travaux est mis en perspective avec les

prévisions macro-économiques et sectorielles réalisées par Pair-Conseil et les analyses de Valouy Conseil.

Une rechute de la zone euro qui

appelle à un changement de stratégie

européenne

La période 2013 / mi-2014 a été marquée

par la sortie poussive de récession

de la zone euro après la crise des

dettes souveraines qui s’est arrêtée fin

2012. À la mi-2014, il semble toutefois

que la zone euro soit engluée dans une

reprise très molle, avec un risque de rechute

en récession. Même l’Allemagne

connaît un coup d’arrêt très net de sa

conjoncture industrielle. Au-delà des effets

de la crise Ukrainienne et des sanctions

vis à vis de la Russie, cela ne doit

pas étonner compte tenu des difficultés

de l’activité économique de partenaires

commerciaux majeurs (Italie et France en

tête mais aussi Chine et Brésil).

Par ailleurs, la politique économique européenne

reste inadaptée à la situation

macro-économique. Les pays européens

ont paniqué et ont tenté de réduire trop

vite leurs déficits publics ce qui menace

aujourd’hui de plonger la zone euro en

déflation. Les Etats-Unis, où la question

des solidarités inter-régionales n’est pas

de mise puisqu’ils ont un budget fédéral

conséquent, ont opté pour une austérité

budgétaire moins significative qu’en Europe

et leur Banque centrale a été, très

tôt, très agressive. Tant et si bien que

leur économie se redresse, leur taux de

chômage est bas et leur déficit public se

réduit à grande vitesse grâce à des rentrées

fiscales dynamiques.

En Europe, le consensus des économistes

prévoit une reprise modeste de

l’activité en 2015 : +1,4 % de hausse du

PIB en volume après +0,9 % en 2014. Il

est important de noter que pour y parvenir,

il faut épouser l’hypothèse que l’Europe

va faire évoluer un peu sa doctrine

budgétaire (en échange de réformes

structurelles en France et en Italie qui

se précisent mais restent à être implémentées)

face à un risque de déflation

grandissant déjà combattu par une politique

monétaire enfin agressive. Notons

comme facteurs positifs, la baisse de

l’euro qui renforce notre compétitivité prix

industrielle et le contre-choc pétrolier à

l’œuvre avec une baisse des prix de l’or

noir en euros malgré des tensions géopolitiques

très importantes (permise par un

accroissement de l’offre Arabie Saoudite

et États Unis).

À la mi-2014, l’activité industrielle européenne

s’infléchit de nouveau assez

nettement. On assiste à une rechute des

anticipations de production des industriels

qui laisse entrevoir une conjoncture

industrielle mal orientée. Les pertes de

parts de marchés industrielles de l’hexagone

en Europe se sont poursuivies en

2013 et début 2014, et ce d’autant plus

que nos partenaires commerciaux du sud

de l’Europe ont amélioré significativement

leur compétitivité salariale. Le débat

en France sur l’opportunité d’une politique

d’offre (en faveur des entreprises)

est vain: la France n’a pas d’autres choix

dans un contexte où la baisse des coûts

salariaux de nos partenaires pénalise

notre compétitivité.

La baisse des perspectives industrielles

européennes sont aussi visibles en

France. En effet, selon les chefs d'entreprise

interrogés en septembre 2014, le

climat conjoncturel dans l’industrie reste

affaibli. L’indicateur synthétique qui le mesure

se situe quatre points en dessous de

sa moyenne de longue période. Le solde

d’opinion des industriels sur leur activité

passée perd cinq points et se situe à un

niveau nettement inférieur à sa moyenne

de longue période. Le solde correspondant

aux perspectives personnelles se

redresse après plusieurs mois consécutifs

de baisse : il se situe maintenant

à un niveau légèrement en dessous de

sa moyenne de long terme. Une majorité

d’industriels considèrent leurs carnets de

commandes globaux et leurs carnets de

commandes étrangers comme inférieurs

à la normale. Le solde sur les perspectives

générales, qui représente l’opinion

des industriels sur l’activité de l’industrie

dans son ensemble se redresse un peu

mais reste inférieur à sa moyenne de long

terme. Enfin, les stocks de produits finis

sont jugés inférieurs à la normale.

Une dégradation de la conjoncture

économique qui continue à pénaliser

les marchés de la maintenance industrielle

en 2013

Pour la deuxième année consécutive,

la dégradation de la conjoncture écono-

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 10


PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 11


ACTUALITÉS

entreprises & marché

Spécial Maintenance Expo

Quelques repères…

L’Observatoire Réseau Maintenance de l’Afim est réalisé en partenariat avec Valouy Conseil

et Pair-Conseil. Valouy Conseil est une société d’études indépendante spécialisée dans les

approches économiques des secteurs industriels et des services à l’environnement.

Pair-Conseil est une société d’études indépendante. Sa vocation est d’aider les décideurs à

comprendre et anticiper l’évolution de leur environnement.

L’Association Française des Ingénieurs et responsables de maintenance (Afim) est une association

loi 1901 qui fédère 1 600 adhérents appartenant à 1 100 entreprises industrielles.

Elle a pour vocation la promotion et l’évolution des métiers liés à la maintenance, fonction

essentielle de la performance des entreprises.

ont été particulièrement affectés ; ces

secteurs ont connu des difficultés importantes

tandis que les autres activités manufacturières

pâtissaient d’un ralentissement

généralisé de l’activité économique,

notamment en Europe. Ainsi, pour 2013,

l’ensemble de l’industrie manufacturière

a vu ses dépenses de maintenance subir

une contraction de l’ordre de -1,7 %.

Évolution des valeurs et des grands

ratios de la maintenance sur une

longue période

Source : Observatoire Réseau Maintenance

2014 – Prévisions de production réalisées par

Pair-Conseil – Prévisions maintenance enquête

Afim – Valouy Conseil

Des perspectives qui restent moroses

pour 2014

À la suite de la dégradation de conjoncture

intervenue à compter du troisième

trimestre 2014, l’ensemble des instituts

de conjoncture a revu les prévisions de

croissance à la baisse et l’industrie n’est

pas épargnée. Ainsi, il faut désormais tabler

sur une baisse de la production industrielle

française de l’ordre de -0,3 %

en volume pour 2014.

Depuis de nombreux mois, les industriels

sont confrontés à un manque de visibilité

sur leurs perspectives d’activité. Les

regains d’optimismes du début d’année

inhérents à des signaux faibles ont été

balayés par une dégradation européenne

de la conjoncture qui a également touché

l’industrie allemande pourtant jugée

comme la plus robuste de la zone euro.

mique a pesé sur les dépenses en maintenance

industrielle (hors travaux neufs).

Bien que ces dernières ont marqué une

stabilité à 21,3 milliards d’euros en 2013

pour l’ensemble de l’industrie, il faut opérer

une dichotomie entre les secteurs de

l’énergie et ceux de l’industrie manufacturière

pour mieux juger de la situation.

Les dépenses dans les secteurs de

l’énergie pèsent plus de 35% des dépenses

totales de maintenance (hors travaux

neufs) en France. Leur poids continu

de progresser en raison d’une activité

de maintenance qui restera dynamique à

moyen terme dans le secteur nucléaire

et dans le domaine des énergies renouvelables

(éolien, photovoltaïque). Toutefois,

le rythme de progression de ces

dépenses tend à diminuer en raison de

trois facteurs : le ralentissement du volume

de dépenses dans le secteur du nucléaire,

l’augmentation moins rapide des

parcs dans les énergies renouvelables et

la réduction des capacités installées dans

le thermique. En 2013, l’évolution des dépenses

de maintenance dans le secteur

énergétique a permis de compenser le ralentissement

de celui des dépenses dans

l’industrie manufacturière.

En effet, dans l’industrie manufacturière,

la situation a été beaucoup moins favorable.

À l’exception du secteur de la

construction aéronautique et spatiale, qui

bénéficie d’une excellente conjoncture,

tous les autres secteurs ont souffert de

la situation économique à des degrés divers.

Les secteurs du raffinage, des pâtes

/ papiers / cartons ou encore du verre

La prudence étant de mise, une logique

de réduction des coûts fixes s’est installée

chez les industriels nationaux, un

contexte auquel n’échappent pas les budgets

de maintenance. Ainsi, et suivant les

dernières anticipations des responsables

de cette activité, les dépenses de maintenance

devraient à nouveau connaître une

baisse en 2014 que l’observatoire estime

à -0,9 % pour le secteur manufacturier.

Baromètre de la maintenance industrielle

en 2014

(Taux de croissance annuel 2013/2014 en %)

Source : Production et effectifs industriels Pair-

Conseil d’après INSEE – Enquête de conjoncture

Afim-Valouy 2014

Parfaitement conscient de l’enjeu stratégique

que représente la maintenance

vis-à-vis de l’appareil productif, les industriels

ne procèdent pas pour autant à des

coupes franches dans les dépenses, mais

à une rationalisation de ces dernières.

Ainsi, parmi les tendances les plus couramment

observées, on note que :

• la maintenance préventive devient plus

conditionnelle que systématique,

• les outils de maintenance conditionnelle

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 12


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PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 13


ACTUALITÉS

entreprises & marché

Spécial Maintenance Expo

tendent à se développer pour mieux anticiper

les pannes

• la gestion des stocks de pièces de rechange

devient plus drastique pour être

en meilleure adéquation avec les besoins

stratégiques en pièces et composants

• les efforts des responsables maintenance

se concentrent sur les équipements

jugés les plus critiques pour la

production mais également sur ceux qui

disposent de marges importantes de fiabilisation

pour coûter moins cher en maintenance

• les grands donneurs d’ordres accentuent

le partage des bonnes pratiques de

maintenance entre les différents sites de

production pour améliorer les méthodes

de maintenance et optimiser les interventions.

De cela, il en résulte parfois une ré-internalisation

de certaines fonctions notamment

:

• la préparation, méthode

• les métiers de l’instrumentation, de la

mesure et du contrôle

• l’informatique industrielle en lien avec la

GMAO

• et, plus marginalement, des activités de

maintenance mécanique ou d’électricité

industrielle.

Pour autant, ces comportements ne

semblent pas pénaliser la sous-traitance

de la maintenance industrielle puisque –

toujours selon les résultats de l’enquête

2014 – le taux progresserait de +0,3 point

pour s’établir à 35,5 % pour l’ensemble

de l’industrie.

Plus que jamais, en période de crise, la

sous-traitance demeure un outil de flexibilité

notamment pour répondre ponctuellement

à un besoin accru en main

d’œuvre, pallier un besoin métier pointu

sans pour autant s’engager sur une embauche,

déléguer des tâches moins stratégiques

pour pouvoir concentrer les ressources

internes sur la maintenance du

cœur de métier.

La crise accélère la mutation vers de

l’emploi en maintenance mieux qualifié

Certes, le phénomène n’est pas nouveau,

l’emploi qualifié dans les métiers

de la maintenance ne cesse d’occuper

une part de plus en plus importante dans

les effectifs. Cependant, il est intéressant

de noter que la crise joue comme un accélérateur

de cette tendance. L’enquête

« Besoin en main d’œuvre », réalisée

par le Credoc pour Pôle Emploi, livre à

ce titre un enseignement intéressant (cf.

graphiques ci-dessous).

Les intentions de recrutements des

industriels en ressources de maintenance

Source : Graphique Valouy conseil d’après

données enquête BMO Pôle Emploi/ CREDOC

Entre 2011 et 2014, les intentions de recrutement

sur les ressources de maintenance

se sont axées sur des profils de

techniciens au détriment de profils ouvriers

(notamment ceux en électricité et

en électronique).

Cette tendance fait le lien avec les besoins

exprimés par les décideurs maintenance

qui souhaitent développer la polyvalence

de leur effectifs et qui jugent plus

opportun de recruter des profils BTS/DUT

spécialisés en maintenance industrielle.

Ces derniers, outre un meilleur niveau

de qualification, disposent d’un spectre

de compétences plus large (mécanique,

électricité, électronique,...), plus à même

de contribuer à la rationalisation et l’optimisation

de l’activité maintenance.

Toutefois, et comme en témoigne l’indicateur

sur l’évolution des effectifs de maintenance

du baromètre de l’Observatoire

(0% en 2013), les recrutements en maintenance

dans la période actuelle restent

limités au remplacement du solde naturel

(départs en retraite, départs volontaires,

licenciements pour autre motif qu’économique).

Les industriels tentent de

conserver les compétences internes car

dans les faits, recruter en maintenance, y

compris sur de l’emploi qualifié, reste un

processus complexe.

Dans une période de conjoncture

difficile, le turn-over (départs autres

qu’en retraite) se réduit et limite donc

d’autant plus les intentions de recrutements

(cf. graphique ci-dessous).

Source : Graphique Valouy conseil d’après

données enquête BMO Pôle Emploi/ CREDOC

Jean-Jacques Enrich

Valouy Conseil

jjenrich@valouy.com

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 14


ACTUALITÉS

produits & technologies

Cas d’application

La surveillance acoustique et vibratoire d’un chantier :

Réglementations, normes et solutions existantes

De par leur nature, les chantiers sont une source de perturbations et de gênes quasiment inévitables pour les riverains

mais également pour les structures environnantes (bâtiments, canalisations souterraines, équipements sensibles…).

Le bruit, les vibrations et les poussières sont autant de pollutions générées par les chantiers et ce, le plus souvent, en

plein cœur des villes et des zones d’habitation. Cet article propose un aperçu des différents textes réglementaires en

vigueur avant de présenter un exemple de surveillance avec les moyens, les objectifs et les résultats obtenus.

Les enjeux de la surveillance

Les niveaux vibratoires engendrés par

certains procédés (démolition à l’explosif,

pose de palplanche par vibrofonçage, utilisation

d’engins vibrants…) peuvent non

seulement gêner les occupants des bâtiments

voisins mais également altérer la

structure même de ces constructions de

sensibilité différente. De son côté, le bruit

reste la principale cause de gêne citée

par les citadins et détériore grandement

l’image ainsi que le déroulement des projets

de construction.

Il est devenu aujourd’hui impensable de

mettre en place un projet de construction

sans auparavant tenter d’estimer les

gênes potentielles. Ceci dans l’optique

de les minimiser par une démarche responsable

et respectueuse du confort des

résidents ainsi que de la sécurité des

structures. La meilleure solution afin de

s’assurer que les objectifs fixés ont été

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 15


ACTUALITÉS

produits & technologies

Spécial Maintenance Expo

remplis et que les niveaux réglementaires

n’ont pas été dépassés, reste la surveillance

en temps réel.

Les textes réglementaires

En France, les niveaux de vibrations générés

dans l’environnement sont réglementés

et les chantiers n’y échappent

pas. Pour les niveaux de bruit, les textes

restent beaucoup plus flous et interprétables.

Dans cette partie sont répertoriées

les différents textes ainsi que les

principales règles fixées.

Article R571-50 du code de l’environnement

(Chantier Infrastructure transport

terrestre) : il impose la rédaction du

dossier « bruit de chantier» par le maitre

d’ouvrage pour les préfets et maires

concernés.

Article R1334-36 du code de la santé publique

(Chantier Bâtiment) : il décrit les

cas où des dispositions pénales prévues

pourront être appliquées

Arrêtés municipaux ou préfectoraux :

Prescription de mesures particulières de

fonctionnement du chantier (accès, horaires,…)

>> Il n’existe pas de texte réglementaire

fixant des valeurs limites admissibles

pour le bruit global émis par les chantiers…

Concernant le engins de chantier :

Arrêté du 22 mai 2006 modifiant l’arrêté

du 18 mars 2002 relatif aux émissions

sonores dans l’environnement des matériels

destinés à être utilisés à l’extérieur

des bâtiments : il fixe le niveau de

puissance acoustique de l’équipement

en fonction de sa puissance en kW (ex :

Groupe électrogène de puissance électrique

>10kW = Niveau admissible de

puissance acoustique de 97 dB)

>>…En revanche, le niveau de bruit des

engins et matériel de chantier est limité.

Concernant la protection des salariés :

Décret n° 2006-892 du 19 juillet 2006

mettant en application la nouvelle directive

européenne 2003/10/CE. Il fixe les

valeurs maximales d’exposition au bruit

des travailleurs.

De manière générale, les seules réelles

limitations fixées par la réglementation

sont liées au niveau de bruit des engins

de chantier et à l’exposition des travailleurs.

Aucun texte national ne fixe un seuil

à respecter pour le confort des riverains.

La prévision du bruit généré par un

chantier

Cette prévision nécessite la connaissance

des niveaux de puissance acoustique

des engins et matériels de chantier

« in situ » (pouvant être déterminé à partir

des données d’homologation).

Les informations suivantes doivent être

disponibles pour mener à bien ce type de

calcul :

• le type et le nombre d’engins ou matériels

utilisés

• les périodes et durée de fonctionnement

• les zones de travail

• les trajectoires éventuelles de déplacement

• l’environnement (topographie, type de

sol, bâtiments, obstacles,…)

Ces études peuvent être réalisées à partir

de logiciels du commerce (IMMI ou

autres) et aussi à l’aide de méthode simplifiées

(CSTB, LRPC de Blois, …)

Les textes en Vibrations

Il existe de nombreuses normes relatives

à la mesure des vibrations suivant leurs

types et leurs origines.

NF ISO 8569 (1996) E90-510 : Vibrations

et chocs mécaniques Mesurage et évaluation

des effets des chocs et des vibrations

sur les équipements sensibles dans

les bâtiments.

NF E90-02 (Juillet 2007) : Vibrations et

chocs mécaniques – Méthode de mesurage

et d’évaluation des réponses des

constructions, des matériels sensibles et

des occupants.

ISO 2631-2 (2003) : Estimation de l’exposition

des individus à des vibrations

globales du corps – Partie 2 = Vibrations

continues et induites par les chocs dans

les bâtiments (1 à 80Hz)

Et les niveaux vibratoires maximum générés

dans l’environnement sont fixés par

la réglementation en vigueur :

La circulaire de 1986 est relative aux

vibrations émises dans l’environnement

par les installations classées pour la protection

de l’environnement.

Comparaison avec les autres pays européens

Il est important de noter que les seuils

vibratoires fixés par la réglementation

française sont uniquement destinés à la

sécurité des structures et non au confort

des habitants.

Cette remarque est la même pour les

principaux textes utilisés en Europe

(Royaume-Uni, Allemagne, Suisse, etc).

Pour trouver une notion de confort, il faut

aller jusqu’en Australie où l’AS2670-2 définit

des seuils de confort diurne et nocturne.

L’observation des différents seuils utilisés

en Europe montre également qu’il n’y a

aucun consensus en termes de valeurs

vibratoires maximales à ne pas dépasser.

(voir graphique). Les valeurs limites ainsi

que les plages de fréquences peuvent

varier de manière considérable suivant le

pays.

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 16


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NOUVEAU : Découvrez les vidéos

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PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 17


ACTUALITÉS

produits & technologies

Spécial Maintenance Expo

de points, position, etc.) ainsi que les

seuils à ne pas dépasser.

Comparaison des différents seuils vibratoires fixés en Europe

Le système de Mesure et de Surveillance

source à l’origine d’un

événement audio afin de déterminer la

dépassement.

Seuils acoustiques : Au vu de la proximité

des travaux avec l’Ecole maternelle,

les nuisances sonores ont été limitées à

70dB(A) entre 12h30 et 15h00. En dehors

de cette plage horaire, ainsi que les mercredis

et pendant les vacances scolaires,

la contrainte était montée à 90dB(A). Ce

niveau maximal est imposé par le CCTP

et basé sur le respect de l’Arrêté du 22

mai 2006 relatif à la limitation du niveau

de bruit généré par les engins de chantier.

De plus, les horaires du chantier ont

été limités à 8h00-18h00 et du lundi au

vendredi afin de réduire la gêne.

La mise en place d’une surveillance efficace

repose sur deux éléments primordiaux

:

• Un matériel de mesure totalement autonome,

adapté et fiable

• Un suivi en temps réel à distance par

des experts, disponibles et dédiés

Nous sommes équipés d’un système

intégrant les principaux textes réglementaires,

leader dans son domaine et

totalement dédié à la surveillance d’infrastructures.

Il permet de coupler des

mesures de grandeurs variées à partir

de la même centrale de traitement : bruit,

vibrations, déflagrations, fissurations,

pressions interstitielles, poussières, etc.

Les capteurs sont simplement câblés en

série et numérisent les signaux avant de

les transmettre à la centrale de communication.

Le système, parfaitement

autonome,

communique grâce

à une carte SIM

intégrée, toutes les

données mesurées,

directement sur un

serveur distant et

sécurisé. Ces résultats sont alors stockés

pendant vingt ans et accessibles depuis

n’importe où via une interface web. Il

est alors possible d’observer l’évolution

d’un niveau de vibrations et d’écouter un

Le paramétrage des normes de mesure,

des seuils d’alerte ainsi que l’intervalle

de temps entre les enregistrements sont

autant de paramètres modifiables à distance

et en temps réel.

Les déplacements de nos opérateurs sur

le site à surveiller sont limités à l’installation

du système, à sa calibration et à son

entretien. Mais grâce au système, la surveillance

du site est totale et ininterrompue.

Enfin, le système permet d’alerter

automatiquement toutes les personnes

concernées.

Étude de cas

Nous avons travaillé sur un chantier de

démolition et reconstruction d’une rampe

de parking en plein cœur de Paris. Ce

chantier est l’exemple typique du projet

où la surveillance vibro-acoustique est

à la fois indispensable et imposée par le

CCTP.

En effet, les travaux intervenaient au sein

d’un secteur dense en habitations mais

également à proximité d’une école maternelle

et d’un centre médical. L’attention

était donc portée à la fois sur le bruit pour

respecter le confort des personnes et sur

la vibration pour la sécurité des structures

alentours.

Notre prestation a commencé en amont

des travaux, afin de définir le système de

surveillance à mettre en place (nombre

Seuils vibratoires: Respect des seuils

vibratoires fixés par la circulaire de 1986

(seuils « constructions résistantes »)

Suite à une visite sur site afin d’établir un

état des lieux des structures (observation

des bâtiments en place, recherche et repérage

des fissurations…), nous avons

déterminé la position idéale du point de

mesure.

Un géophone triaxial a été fixé sur les

fondations du bâtiment le plus proche

(centre médical), et le sonomètre a été

installé en façade de ce même bâtiment

au niveau du 1er étage (bureau exposé

le plus proche du chantier). Voir la photo

qui suit.

Photos des points de mesure (à gauche : sonomètre

– à droite : géophone triaxial)

Le système que nous utilisons permet

de câbler des capteurs différents sur une

même centrale d’acquisition. Les capteurs

sont reliés à la centrale qui émet

directement les valeurs mesurées par

GPRS jusqu’à un serveur sécurisé (voir

Illustration 2). Un gyrophare a été installé

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 18


ACTUALITÉS

produits & technologies

Vue de l’interface Live avec évolution des

niveaux et comparaison aux seuils

sur site, à la vue du chef de chantier afin

de l’avertir directement en cas de dépassement

des seuils fixés. Ce dispositif était

couplé à l’envoi automatique de SMS.

Ainsi, le responsable du chantier peut

être au courant en temps réel des éventuels

événements se passant sur son site

et agir sans délai. Pour l’aspect gestion

du système et maintenance, le système

envoie également des messages automatiques

en cas de problème technique

(perte de signal d’un capteur, batterie

faible, problème de réseau…).

Nous avons ouvert une plateforme Internet

(Voir graphique suivant) sur laquelle

le client avait accès à l’évolution des niveaux

de bruit et de vibration, ainsi qu’à

la liste de tous les événements dépassant

les seuils. La transparence est totale

et l’accès à cette plateforme peut, par

exemple, être donné aux riverains ou à

des associations le demandant.

Cet enregistrement des évènements permet

la réécoute des échantillons à distance

afin de déterminer la source incriminée.

Cette option est capitale puisqu’en

cas de litige, un enregistrement audio

peut être pris en compte dans le cadre

d’une procédure juridique.

Pendant toute la durée de ce chantier,

un rapport hebdomadaire a été envoyé

au chef de chantier et comprenait les niveaux

mesurés sur le site au cours de la

semaine passée. Tous les événements

dépassant les seuils étaient analysés et

des préconisations d’amélioration étaient

faites (déplacement d’un groupe électrogène,

respect des horaires, etc.).

Le graphique suivant présente l’évolution

du niveau de bruit sur une semaine comparée

aux seuils fixés.

Grâce à ce système, nous avons pu prouver

que les seuils de vibrations n’ont pas été excédés

au niveau de la structure du bâtiment

voisin pendant toute la durée du chantier.

La gêne sonore a également été minimisée

grâce à l’analyse des mesures et à la réactivité

offerte par le système.

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PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 19


Technologie

Analyse

Des automatismes au secours d’un parc de machines

vieillissant

La disponibilité des moyens de production est aujourd’hui une priorité dans tous les secteurs d’activités. Mais le niveau

d’automatisation augmentant, il devient difficile pour les industriels – dans l’impossibilité pour la plupart d’investir

dans une nouvelle machine – d’assurer comme il se doit la maintenance de ces systèmes devenus de plus en plus

complexes et délicats à réparer. Pour autant, ils ne doivent en aucun cas négliger le suivi et la maintenance préventive

de leurs installations. Des solutions existent, allant de l’inspection au retrofit, en passant par la mise en conformité,

l’entretien et le dépannage rapide des installations industrielles.

Une maintenance suivie d’un parc

machines permet d’anticiper les

problèmes les plus courants et d’éviter

les temps d’arrêts imprévus. Or, de

en plus en plus – même si la France se

démarque toujours par l’âge avancé de

son outil de production – les moyens de

sont complexes et se distinguent par un

degré d’automatisation important. Il est

donc essentiel de renforcer le suivi et les

contrôles périodiques des machines-outils

afin de les utiliser dans les meilleures

conditions de fonctionnement. Car les

commandes numériques apportent plus

de convivialité à l’utilisateur, leur fonctionnement

n’est pas aussi simple.

Ce suivi peut prendre la forme d’une surveillance

et d’un diagnostic à distance,

une solution qui se présente souvent

comme une alternative moins coûteuse

à la disponibilité des installations. Sous

forme de contrat de services à distance,

des sociétés comme VPM Automation

Maintenance proposent à travers des

packs multi-niveaux de surveiller les installations,

d’analyser et de diagnostiquer

leurs défaillances et les écarts de fonctionnement.

Un parc français de machines vieillissant

Ce n’est pas une surprise, avec une

croissance industrielle en berne et un niveau

d’investissement dans l’outil de production

au plus bas, le parc de machines

des entreprises françaises (d’environ 17

ans contre 9 ans en Allemagne) affiche

des records de longévité ! Naturellement

moins performantes que des machines

modernes, elles présentent également

des risques en termes de qualité de

Développement de pages Interaction Homme-Machine (IHM)

© VPM Automation

pièces finies dues (rugosité, défaut géométrique,

surface vibrée, impacts…) notamment

aux phénomènes de vibration, à

la cinématique défaillante ou à des désalignement

d’arbre par exemple. Dans ce

cas, il est utile de procéder à un contrôle

géométrique, à l’optimisation des asservissements

ou encore à de l’analyse

vibratoire, à mener un diagnostic des

matériels de mesure, avoir recours à des

solutions de thermographie etc.

Outre des temps d’usinage importants

et une mauvaise qualité de pièces finie,

ces machines anciennes présentent également

des arrêts plus fréquents, des

Automates : exemples de mise en conformité et de retrofit

VPM Automation se démontre a réalisé plusieurs

projets de mise en conformité. L’un

d’entre eux porte sur une machine d’usinage

pour Aubert & Duval mené en partenariat

avec la société Lavayssiere (Capdenac

Gare), présidée par Hervé Humilière et en

charge de la partie carénage. Autre exemple,

au printemps de cette année, VPM Automation

le retrofit entier de la fraiseuse Deckel

FP3CC à commande numérique de la société

HAM France (filiale du groupe allemand

HAM) et située à Peillonnex (Haute-Savoie).

Le retrofit de cette machine consiste à la remise

« clé en main » de la machine Deckel

FP3CC de l’étude, la fourniture, l’installation,

le câblage, la mise en route en passant par

la mise au point des équipements électriques

nécessaires au pilotage des axes. La

partie électrique a, elle aussi, été concernée

par le retrofit machine… De la rénovation de

l’armoire électrique à la fourniture de tous

les équipements électriques du pupitre de

commande de la machine en passant par

le câblage électrique, VPM Automation a

modifié tous les éléments électriques de

la Deckel FP 3CC pour en faire une machine

rénovée en totalité.

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 20


PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 21


Technologie

consommations plus élevées mais également

des risques ; et sur ce point, des

mises en conformité s’imposent, quel que

soit l’âge de la machine. Les directives et

les normes évoluant, il est important de

conserver un outil de production en parfaite

conformité avec la réglementation

en vigueur ou tout simplement de mener

un audit sur la sécurité fonctionnelle et

d’entreprendre des améliorations si une

installation présente un risque pour les

utilisateurs. « Les problèmes d’investissement

dans les machines neuves peuvent

être compensés par du retrofit ; ce retrofit

peut être partiel, en intervenant uniquement

sur la partie programmation, ou total,

indique le président de la société VPM

Automation, Vincent Pradalier. Cette solution

sera toujours moins onéreuse que

l’achat d’une nouvelle machine ».

Développement de pages Interaction Homme-Machine (IHM)

© VPM Automation

L’activité de VPM Automation consiste à

fournir des prestations de service et de

sous-traitance en automatisme industriel

et électrotechnique sur les machines-outils,

les machines spéciales et les systèmes

automatisés. Créée en 2012 par

son actuel président (lequel a acquis une

grande expérience en machine-outil et en

programmation de CN après avoir passé

l’essentiel de sa carrière chez Forest-Liné),

l’entreprise mène des pré-études,

des études et réalise de la programmation,

des armoires et des coffrets, installe

le câblage et procède à la mise en service,

l’optimisation, les réglages et les

essais des machines, ainsi que les opérations

de maintenance et de dépannage

sans oublier le volet formation ; en effet,

s’adressant certes aux constructeurs de

machines-outils et aux intégrateurs, VPM

Automation a également pour clients bon

nombre d’utilisateurs de machines qui

doivent se former aux commandes numériques

et aux évolutions technologiques.

Des moyens de production très hétéroclites

Un parc de machines pose de multiples

problèmes aux industriels. Bien souvent,

Développement de pages Interaction Homme-Machine (IHM)

© VPM Automation

le parc est composé d’installations aux

éléments bien disparates, de marques

différentes. Cette disparité complique

inévitablement les interventions lorsqu’une

panne apparaît dans la mesure

où les technologies diffèrent et exigent

des compétences plus larges. De plus,

l’entreprise doit faire appel à des services

après-vente différents ; la tâche

se complique donc lorsqu’elle a à faire à

plusieurs constructeurs différents. « Bien

souvent, les entreprises font appel au

service après-vente des constructeurs

et des intégrateurs, ce qui accroît leur

dépendance vis-à-vis d’eux. Ils viennent

à en perdre la maîtrise de leurs équipements.

Enfin, cela représente un coût non

négligeable sans compter que la réactivité

de certains SAV laisse à désirer. À

cela s’ajoutent la barrière de la langue

lorsque le service se situe à l’étranger

– en Allemagne le plus souvent – et les

délais de livraison en cas d’indisponibilité

des pièces détachées et de rechange,

lesquels peuvent atteindre, dans certains

cas, quinze jours ».

Une présence des automatismes qui a

explosé

Machine d’usinage Titan 201 Comparaison avant/après la mise en conformité

de la passerelle et ouverture des portes © VPM Automation

L’autre problème souvent rencontré par

les industriels réside dans la complexité

des systèmes mécaniques, aujourd’hui

gérés par des automates de plus en plus

nombreux et dont l’accès et la réparation

est bien souvent hors d’atteinte des ateliers

de maintenance ; en somme, à part

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 22


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PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 23


Technologie

Deckel après retrofit

© VPM Automation

contacter le SAV du constructeur ou remplacer

un composant, il n’y a pas grand

chose à faire. Vincent Pradalier tempère :

« Ces quinze dernières années ont vu la

part des automatismes électroniques littéralement

exploser. Cela a provoqué des

problèmes de maintenance mais aussi –

il ne faut pas l’oublier – des avantages

considérables en termes de simplicité et

de gains de temps de réglages ont compensé

pas mal de choses. De plus, les

automatismes ont suivi les nombreuses

évolutions liées à l’informatique, en particulier

en matière de rapidité d’exécution,

d’ergonomie et de facilité d’utilisation ».

Sans compter que les interfaces

homme-machine sont désormais bien

plus orientées vers les problématiques

de maintenance, en particulier au niveau

du suivi de la machine et de ses évolutions

grâce à l’utilisation d’oscilloscopes

intégrés chargés d’établir des relevés

de puissance des moteurs. Des outils

existent également pour la maintenance

préventive de manière à pouvoir détecter

les éventuelles dégradations de composantes

des installations industrielles.

Toutefois, des freins se posent à l’automatisation

totale des équipements industriels,

au premier rang desquels la durée

de vie du matériel, variant entre dix et

quinze ans (mise à part certains matériels

japonais, beaucoup plus pérennes dans

Pupitre Siemens Avant : Pupitre MMC103 /

Après : Pupitre PCU50.5 – OP015

© VPM Automation

le temps grâce à leur qualité mais aussi

à leur compatibilité avec des composants

de marques différentes) et beaucoup plus

enclin aux problèmes d’obsolescence ;

« ainsi, le matériel intégré il y a dix ans,

s’il n’est pas encore bon à être remplacé

ou même réparer, risque en revanche

d’être complètement dépassé, et donc

peu performant par rapport aux technologies

plus récentes et surtout moins

facile à utiliser pour les opérateurs nouvellement

arrivés dans l’atelier », avertit

Vincent Pradalier. Ainsi, placer un oscilloscope

sur une machine pour établir des

relevés, qualifier l’état d’un équipement

et mettre en place un outil de suivi périodique

sont des tâches devenues désormais

très simples : par exemple, afin de

procéder à des relevés sur le moteur, on

installe l’outil sur un axe, on effectue une

course aller-retour et on obtient toutes les

indications nécessaires sur la cinématique

de la machine, l’état des roulements

Armoire électrique Deckel après retrofit

© VPM Automation

et le comportement dynamique de l’ensemble

de l’équipement. « C’est simple et

rapide – il faut moins d’une demi-journée

pour un technicien de maintenance pour

tracer l’état de la machine – mais cette

vision des choses demeure encore trop

peu prise en compte », regrette Vincent

Pradalier.

La consommation d’énergie au cœur

des préoccupations

Les automates ne trouvent pas seulement

leur raison d’être dans les performances

de la machine et de sa commande

numérique, mais aussi dans les

économies d’énergie, sujet qui devient

aujourd’hui de plus en plus préoccupant,

en particulier sur les sites de production

où les consommations représentent

parfois jusqu’à 70% des coûts d’exploitation

du parc de machines (à plus forte

raison lorsque celui-ci atteint un âge ca-

Mise en sécurité : ajout d’un nouveau

coffret pour implantation de l’automate de

sécurité Pilz © VPM Automation

nonique !). Si cette question fait encore

peu l’objet d’installation de solutions

destinées à réduire les consommations

d’énergie, des automates permettent

pourtant d’éviter des équipements lorsqu’ils

n’en ont pas besoin. Par exemple,

après une heure sans avoir été utilisée,

un automate programmé permet de

mettre en veille la machine. Sur les machines

anciennes, les économies d’énergie

bénéficient de moins de considération

; or ce sont elles qui consomment le

plus. Et des solutions existent également,

en particulier au niveau des dispositifs de

veille. « L’important pour une machine,

c’est de rester en température, d’où la

nécessité d’une remise en température

automatique et rapide avant le redémarrage

». D’autres équipements permettent

à leur tour de réduire les consommation,

tels que les variateurs et certains composants

électriques montés sur les moteurs

de dernière génération.

Olivier Guillon

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 24


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> NTIC > Traçabilité > Outils de mobilité > Énergies et utilités > Sécurité au travail > Contrôle >

Qualification > Hygiène, santé > Ingénierie, conseil > Formation > Documentation technique

Ils ont visité Maintenance Expo 2013 : 3M, ABB France, Aéroports de Paris, Air France Industrie, Air liquide engineering,

Alstom, ArcelorMittal, Axima GDF Suez, Bouygues Telecom, Cadbury, Carbone Lorraine, Cegelec, Chanel, Chronopost international, Club Med Gym,

Dalkia France, Disneyland Paris, EDF R&D, Faurecia, France Telecom, Galeries Lafayette, Henkel France, Hôpital Cochin, Hutchinson France,

INRS, Johnson & Johnson, Lafarge, Mairie de Paris, Manoir Industries, Ministère de la Défense, Poclain Hydrolics, PSA, Renault, Rolex, Saint-Gobain

Sekurit France, Sanofi Aventis, Service des achats de l’Etat, Siemens, SNCF, Sodexo, Thales Air System, Total Petrochemicals, Veolia Eau…

Simultanément :

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 25

4

Lexitis - Illustrations : David Marchal-Bubaone – PaulPaladin/istockphoto


Technologie

Cas d’application

Opter pour des solutions d’accès à distance

Les besoins de bon nombre d’entreprises dans le secteur de l’eau et de l’hydroélectricité d’automatiser la surveillance

des équipements et leurs interventions de maintenance se font de plus en plus sentir. C’est le cas de JM Automatismes,

une société d’installation de microcentrales hydroélectriques fondée il y a dix ans par Jean-Michel Chanavat,

propriétaire et gérant de l’entreprise. Mais pour assurer le bon fonctionnement de ses installations, JM Automatismes

a décidé de se doter d’une solution d’accès à distance, laquelle semble assurer une plus-value à la fois pour le client

et pour l’installateur…

Titulaire d’un DUT en génie électrique,

Jean-Michel Chanavat travaille depuis

près de vingt-cinq ans dans le secteur

de l’automatisation. « Avant de lancer ma

propre société, j’avais déjà eu l’occasion

d’utiliser des modules de télégestion et

j’avais donc pu constater toute leur utilité

pour accéder à distance à un automate,

raconte-t-il. Je me suis rapidement rendu

compte qu’un accès à distance aux centrales

que nous installions constituerait

une plus-value importante pour le client et

pour mon entreprise ». Plus précisément,

les clients de JM Automatismes sont,

pour la grande majorité d’entre eux des

particuliers investissant dans de petites

centrales hydroélectriques (d’une puissance

inférieure à1 mégawatt), ceux-ci

revendent l’électricité ainsi produite à un

opérateur tel qu’EDF.

Jean-Michel Chanavat s’est donc mis à

la recherche d’une solution fiable mais

aussi facile à mettre en œuvre. C’est ainsi

qu’il entre en contact avec la société

eWON, spécialisée dans la télémaintenance

et le développement de routeurs

et de routeurs VPN pour l’industrie ainsi

que des passerelles industrielles. « L’environnement

géographique de ces microcentrales,

souvent dans des régions

très vallonnées ou un peu perdues, rend

leur accès parfois compliqué. Or, en cas

de problème par exemple, il nous faut

pouvoir intervenir rapidement. » Comme

les solutions du fournisseur avaient, à la

connaissance du fondateur de JM Automatismes,

déjà largement fait leur preuve

Vue de l’armoire de commande d’une microcentrale hydroélectrique installée

par JM Automatismes

Les microcentrales sont installées dans des endroits reculés...et parfois très bucoliques

dans des conditions difficiles. Elles sont

notamment présentes sur des éoliennes

offshores dans des endroits très reculés

au large des côtes canadiennes ou indonésiennes

ou dans des centrales d’épuration

des eaux.

Gains de temps

S’il ne peut pas donner un chiffre précis

quant aux gains financiers réalisés grâce

à l’utilisation des solutions de télégestion,

Jean-Michel Chanavat pointe par contre

avec enthousiasme le gain de temps.

« Actuellement, nous tournons à environ

cinq ou six installations par an alors

qu’avant l’utilisation de nos actuelles solutions

hardware et software, nous étions

limités à deux par an ». Outre ces gains

de temps, lesquels concernent aussi

bien la surveillance de la production que

le domaine des interventions en cas de

défaillance, les bénéfices de ce type de

solutions de gestion à distance résident

dans la possibilité de procéder à une régulation

du niveau d’eau à distance, mais

aussi à une prise de contrôleà distance

de mini caméras et, comme évoqué pré-

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 26


Technologie

cédemment, à une mise en service allant

jusqu’à six installations par an.

Ne travaillant exclusivement qu’avec des

automates de Schneider Electric, JM

Automatismes profite aujourd’hui d’une

facilité d’utilisation et d’une rapidité dans

les échanges d’informations avec les automates.

Les solutions utilisées (du fabricant

eWON) sont basées sur des standards

ouverts, elles se connectent donc

facilement avec différents types d’automates.

« Nous travaillons avec des TSX

Premium et des M340, des automates de

Schneider Electric. Il nous fallait donc impérativement

une solution compatible. »

Pour se connecter à distance, JM Automatismes

a recours à Talk2M. « Cela

nous permet d’assurer la télémaintenance

des automates en utilisant l’atelier

logiciel SoMachine mais aussi de prendre

le contrôle de mini caméras qui sont couplées

à certaines centrales. »

Facilité d’installation

« Aujourd’hui, notre technicien se

connecte quasiment instantanément

à l’automate distant. En quelques secondes,

il est virtuellement à côté dela

machine alors qu’il lui faudrait au bas mot

deux heures pour se rendre sur place,

explique Jean-Michel Chanavat. Pour

JM Automatismes, cette rapidité d’accès

à l’automate n’est pas uniquement intéressante

dans le cas d’une panne ; nous

pouvons en effet, par exemple, assurer

depuis le bureau une fonction très importante

pour le bon fonctionnement quotidien

de nos centrales, à savoir réguler le

niveau de l’eau ».

Et d’ajouter : « Les solutions à distance

constituent le produit qu’il fallait à notre

société. Une PME comme la mienne ne

peut se permettre d’avoir des spécialistes

IT en interne pour implémenter des solutions

hardware et logicielles compliquées,

la simplicité et la facilité de mise en œuvre

est pour nous essentielle. »

Le futur avec la 3G

JM automatismes a, à ce jour, déjà installé

une soixantaine de centrales hydroélectriques

équipées des technologies

d’accès à distance. « Actuellement, nous

tournons à environ cinq ou six installations

par an alors qu’avant l’utilisation des

solutions actuelles hardware et software,

nous étions limités à deux par an puisque

les conditions météorologiques nous obligeaient

à faire le point et la mise en action

des centrales juste à la fin de l’été vers

septembre ou octobre. Ce n’est plus le

cas aujourd’hui. »

Et à l’avenir ? « Certains sites sur lesquels

nous implantons nos centrales

sont très mal reliés au réseau filaire et

la connexion wifi est compliquée, nous

pourrions dès lors être intéressés par les

possibilités offertes par notre fournisseur

en matière de connexion 3G. »

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 27


Technologie

Panorama des technologies

Deux nouvelles solutions de diagnostic

et d'analyse à distance

Siemens vient de lancer deux nouvelles solutions de data driven services. La première, Online Condition Monitoring,

permet d'anticiper la panne et de programmer une intervention adaptée au moment optimal pour éviter tout risque

d'arrêt de l'usine. La seconde solution, Energy Analytics, est un outil permettant d'identifier de nouveaux potentiels

d'économies et de réduire les consommations énergétiques des installations.

Au cœur de la dynamique Industrie 4.0,

Siemens a mis au point un service à

distance de maintenance préventive permettant

d'éviter la panne et donc le risque

d'arrêt de l'usine. « Online Condition Monitoring

» relie l'installation industrielle

à un serveur, récupère les informations

terrains pour ensuite les transmettre aux

équipes Siemens pour analyse. En fonction

des résultats, l'exploitant est alerté de

la nécessité d'intervenir avant la panne,

et peut ainsi anticiper. Si le risque est trop

élevé, les équipes Siemens déclenchent

automatiquement l'intervention d'un technicien.Ce

service entièrement connecté

répond également aux besoins d’efficacité

des installations dans le but d'améliorer

le process et les flux. Les résultats

des analyses, mis en corrélation avec

l'ensemble du process, et reportés aux

exploitants, permettent de réajuster les

données et/ou paramétrages afin d'optimiser

par exemple les flux de production.

Du sur-mesure pour le traitement des

données énergétiques

« Energy Box » depuis le site permet

d'acquérir et de remonter dans une base

de données, de façon sécurisée, toutes

les informations nécessaires afin d'en

effectuer les analyses et d'obtenir un

rapport, du plus simple au plus complet,

en fonction du choix du client. Ainsi, l'exploitant

peut consulter en ligne les données,

en obtenir un premier rapport pour

une exploitation interne, juger de l'évolution

en temps réel, obtenir une analyse

des consommations autour des pics ou

lorsque la production est à l'arrêt avec des

conseils d’amélioration. Une plateforme

Energy Analytics dédiée permet à tout

moment aux exploitants de se connecter

pour obtenir les rapports ou analyses déterminés

: les gains potentiels niveau site,

niveau opérationnel et niveau terrain, un

rapport mensuel de management, des

modules de comparaison de profil de

charge ou de répartition de coûts énergétiques

ou encore une analyse non-productive,

pour l'optimisation des charges

ou des achats énergétiques.

Un automate pour sécuriser les opérations

sur un laminoir à froid

Sandvik Materials Technology a procédé à une mise à niveau de sécurité pour laminoir d’inox sur son site de Sandviken

(Suède). L’entreprise nordique a fait appel à l’automate programmable de sécurité ABB AC500-S dans le but

d’apporter davantage de protection pour ses opérateurs.

Le laminoir à froid de Sandvik a déjà

été mis à niveau plusieurs fois. Les

modifications récentes portent sur l’ajout

de servomoteurs et d’un nouveau système

de contrôle-commande utilisant

l’automate programmable standard ABB

AC500, ainsi que des pupitres tactile.

La dernière mise à niveau ajoute des

modules de sécurité ABB AC500-S au

système de commande de la machine.

Ceci permet d’améliorer la sécurité de

ce laminoir de 20 m de long, avec une

architecture en réseau utilisant le protocole

PROFIsafe sur PROFINET. Avec

l’organisation sectorielle du laminoir,

chaque élément de la machine reste opérationnel

lorsqu’un opérateur accède une

autre zone. Une cinquantaine de voies

d’entrées/sorties (E/S) de l’automate de

sécurité sont utilisées pour l’acquisition

de signaux de barrières immatérielles et

des arrêts d’urgence. Les E/S surveillent

également les pressostats afin de détecter

la mise en pression du circuit hydraulique.

Elles contrôlent également les l’état

des variateurs de vitesse.

Les modules de sécurité sont installés

sur l’API AC500 existant. Cet automate

pilote six moteurs et variateurs asynchrone

ou à courant continu (CC). Les

moteurs CC entraînent les rouleaux et les

moteurs asynchrones règlent leur position

pour obtenir la pression voulue pendant

la mise en forme du feuillard. L’API

est connecté également à quatre pupitres

tactiles de la famille ABB CP600.

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 28


Technologie

HMS configure à distance les automates

et les machines

HMS Industrial Networks lance Netbiter

Remote Access, une technologie

capable de fournir instantanément un tunnel

de communication sécurisé avec des

équipements distants, par exemple des

automates et des machines. L'utilisateur

peut ainsi employer le logiciel de configuration

d'automate de son choix, par

exemple Rockwell RSlogix ou Siemens

TIA Portal, comme s'il était connecté à la

machine sur site. Une fonctionnalité qui

permet de prendre immédiatement des

mesures en cas de problème opérationnel

et réduit le besoin de déplacement sur

site.

Un tunnel de communication sécurisé

Avec Netbiter Remote Access, les fabricants

de machines, intégrateurs systèmes,

équipementiers et utilisateurs

finaux peuvent ainsi se connecter instantanément

et en tout lieu aux appareils,

équipements et machines. La solution

fournit un tunnel de communication sécurisé

pour les logiciels PC et permet aux

programmeurs d'automates et aux propriétaires

de machines de configurer, de

reprogrammer et de déboguer un équipement

à distance, en s'épargnant du temps

et des déplacements, tout en améliorant

la qualité du service client.

Principe de fonctionnement

L'utilisateur connecte en premier lieu une

passerelle Netbiter EasyConnect 300 à

l'équipement ou à la machine distante.

Le logiciel Netbiter QuickConnect crée un

tunnel sécurisé vers la passerelle Netbiter

et l'équipement ou la machine à laquelle

elle est connectée. Ensuite, il suffit à l'utilisateur

d'accéder à son logiciel de configuration

habituel (RSLogix ou TIA Portal,

par exemple) pour réaliser les opérations

de configuration ou de débogage normalement

effectuées sur site.

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 29


Maintenance en production

Entretien

Levage : la priorité donnée

au « couple » sécurité-fiabilité

Les interventions de maintenance des systèmes de levage et des appareils de manutention sont diverses et variées.

Mobiles, ces équipements présentent des problématiques bien particulières comparées aux installations montées sur

des lignes de production. Mais outre les besoins de fiabilité devant assurer la disponibilité du matériel, la sécurité doit

systématiquement être au cœur de toute intervention, comme l’explique Rabah Achemaoui, patron de la maintenance

chez Cofely Endel.

Production Maintenance

Présentez l'activité de Cofely-Endel et

ses champs d'action dans la maintenance

des équipements de manutention

et de levage

Rabah Achemaoui

Filiale de la branche Energie Services du

groupe GDF Suez, Cofely Endel intervient

sur tout le territoire national grâce

à ses 140 implantations de proximité. Intervenant

tout au long du cycle de vie des

installations de nos clients (installation,

rénovation d’équipements en passant

par la maintenance, le transfert jusqu’au

démantèlement des équipements), nous

apportons des solutions globales visant

à améliorer leur performance industrielle.

Cofely Endel est un spécialiste de la

maintenance industrielle et son spectre

de compétences est très large. Ses métiers

historiques sont la mécanique, la

robinetterie, la tuyauterie et le soudage.

Ses compétences ont été enrichies au

fur et à mesure de son développement

technique et commercial par les métiers

suivants : automatisme, électricité, électromécanique,

etc.

Cofely Endel dispose d’une grande expérience

des contrats de maintenance

pluriannuels, et des grands arrêts techniques

qui sollicitent d’importants moyens

humains et matériels. Son effectif est de

6 000 personnes pour un chiffre d’affaires

de près de 700 M€.

Cofely Endel intervient sur tous les sites

industriels et dans tous les secteurs : nucléaire,

pétrochimie, chimie, sidérurgie,

pharmacie, etc. Nous réalisons la maintenance

des équipements de manutention

et de levage et cela sur la majeure partie

des secteurs industriels (Sidérurgie,

énergie, portuaire, etc.). Nous déployons

différentes expertises dans les métiers

suivants : l’automatisme, l’électricité, la

mécanique, l’électromécanique, la chaudronnerie

et le soudage. Les équipements

maintenus par Cofely Endel sont :

Pour le levage :

• les ponts roulants, portiques et semi

portiques,

• les grues portuaires,

• les tables élévatrices,

• les palans, treuils, potences, les accessoires

de levage, etc.

Pour la manutention continue :

• les transporteurs à bande, convoyeurs,

• systèmes de palettisation, etc.

Pour le stockage :

• transtokeurs, chariots transferts, tables

à rouleau, etc.

Cofely Endel intervient également à l’international

sur tous les continents.

Quel est l'état du marché de la manutention

et du levage chez vos clients ?

Quelle place y occupe la sous-traitance

?

Le marché de la maintenance des équipements

de levage et de manutention

dans la zone EU27 a été estimé en 2012

à 10 milliards d’euros (Source Vallouy

d’après FEM). Pour la France on est

autour des 700 millions d’euros avec un

taux de sous-traitance important (plus de

80%) dans l’industrie. Nos clients soustraitent

la maintenance à des sociétés

spécialisées comme Cofely Endel pour

les appareils de levage mais s’appuient

aussi sur les constructeurs, notamment

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 30


Maintenance en production

pour le marché des chariots élévateurs.

Quelles normes encadrent cette question

et qu'imposent-elles aux constructeurs

et aux exploitants d'équipements

industriels, notamment en termes de

sécurité ?

Les normes principalement utilisées sont

les règles FEM (Fédération européenne

de la manutention) pour la construction,

la directive machine 2006/42/CE et le

code du Travail. L'arrêté de mars 2004

précise les points importants relatifs aux

vérifications des appareils et accessoires

de levage. On retrouve la nécessité de

disposer d’un carnet de maintenance qui

permet de tracer toutes les interventions

de maintenance et les contrôles périodiques

obligatoires. Dans le code du Travail,

nous trouvons aussi :

• Art. R233.11.1 pour les vérifications

liées à la mise en service,

• Art. R233.11.2 pour les vérifications

liées à la remise en service,

• Art. R233.11 pour les vérifications générales

périodiques.

Quelles sont les problématiques de

vos clients en la matière ? Et quelles

sont-elles au niveau de l'entretien et de

la maintenance de tels équipements ?

Les problématiques sont très diverses : il

s’agit par exemple d’un pont roulant situé

dans une aciérie (pont process destiné

à la manutention des poches de fonte

et d’acier), d’un portique porte container

situé sur un port (équipement destiné au

déchargement et au chargement des bateaux)

ou d’un pont roulant situé dans un

atelier de maintenance. Néanmoins, on

retrouve tout de même deux éléments

importants : La sécurité et la fiabilité.

Effectivement, les environnements sont

très différents. Dans le premier cas les

équipements sont soumis à des agressions

(flammes, poussières…) et leurs

usages est intense (utilisation en 3X8,

sept jours sur sept avec de lourdes

charges). Dans le second cas, on retrouve

un environnement marin qui accélère

la corrosion mais également un

usage important pour réduire le temps

d’arrêt des bateaux restés à quai. Dans

le dernier cas, les contraintes sont beaucoup

moins importantes car c’est un équipement

de soutien et son indisponibilité

n’impacte pas la production. Cofely Endel

propose à ses clients des contrats à obligations

de résultats à travers des indicateurs

comme :

• a moyenne des temps totaux de réparation

: MTTR,

• la moyenne des temps de bon fonctionnement

: MTBF,

• le taux de réalisation du programme de

maintenance préventive,

• le temps de réponse pour les travaux

demandés,

• le taux de disponibilité et de fiabilité.

Comment les équipes de Cofely-Endel

y répondent-elles ? À travers quelles

démarches et quels moyens technologiques

?

Nous mettons en œuvre une panoplie

d’outils et de méthodes pour garantir à

nos clients la sécurité et la fiabilité de

leurs équipements. Tout d’abord, par la

définition d’un plan de maintenance en

corrélation avec les contraintes de production

puis, ensuite, la définition des

plans d’inspection afin de garantir la sécurité

(freins, accès, fissurations poutres,

câbles de levage…).

Au delà de la réalisation de la maintenance

préventive et corrective, nous proposons

aussi de prendre en charge les

contrôles réglementaires obligatoires.

Nous réalisons aussi l’aide à l’exploitation

notamment sur les équipements portuaires.

Nous mettons en œuvre des moyens

innovants comme les outils de mobilité

pour réaliser les rondes de contrôles sur

des équipements portuaires. Nos techniciens

sont guidés dans la réalisation de

leurs actions et nos clients connaissent

en temps réel l’état des installations.

Nous réalisons aussi des contrôles in situ

des pinces de frein grâce à un outillage

de contrôle permettant d’émettre rapidement

un diagnostic exhaustif.

Nous mettons aussi en œuvre un suivi

rigoureux pour garantir le maintien en

conformité des équipements. La levée

des réserves de l’organisme de contrôle

est réalisée au fil de l’eau pour les observations

mineures. Pour celle nécessitant

des études et des travaux importants

elles sont analysées et chiffrés pour l’intégrer

dans le plan de rénovation ou de

renouvellement de nos clients.

Quels résultats visibles pouvez-vous

nous donner, en particulier au niveau

de la fiabilité des équipements et de la

sécurité ?

Le premier résultat visible est d’avoir 0

accident et 0 incident sur les équipements

que nous maintenons. L’autre point abordé

précédemment est notre capacité à

garantir une disponibilité entre 95 et 98%.

Propos recueillis par Olivier Guillon

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 31


Maintenance en production

Outils

Lancement d’une étude sur la fiabilité

des équipements de levage

Konecranes Lifting Businesses, leader mondial du secteur du levage, vient de faire paraître une étude portant sur la

fiabilité du pont roulant motivée par une analyse approfondie des équipements de levage. L’entreprise partenaire de

nombreux grands acteurs de l’industrie manufacturière et de process, des chantiers navals, des ports et des terminaux,

s’appuie sur une expérience forte dans le domaine des solutions de levage mais également sur les services

déployés pour toutes les marques et tous les modèles d'équipements de levage et de machines-outils.

Konecranes (CA 2013 : 2,1 MD€ et 11

800 collaborateurs) part d’un constat

simple : l’entreprise estime en effet que

si une meilleure connaissance accroît

les performances de l’entreprise, elles

peuvent ainsi atteindre des niveaux plus

élevés. Suivant cette idée, le groupe leader

mondial du Lifting Businesses a ainsi

mis au point une étude de fiabilité du pont

roulant (CRS) offrant une meilleure compréhension

de la sécurité et de l'efficacité

des équipements de levage, et disposant

ainsi d’informations utiles pour prévoir et

contrôler le coût total de possession.

Cette étude de fiabilité fournit une analyse

exhaustive et un rapport complet

pour tous les modèles et marques d’équipements

de levage, il décrit l’état actuel

du pont roulant et sa capacité d’exploitation

courante. En plus, le rapport de CRS

contient les recommandations pour les

actions préconisées pour une utilisation

optimale de l’équipement, en améliorant

sa performance et sa fiabilité.

Disponibilité et évolutivité d’un équipement

De quelle manière les ponts roulants

peuvent-ils opérer plus efficacement, de

façon plus productive et rentable ? Pour

répondre à cette question – et à d’autres

questions encore – le CRS utilise des

méthodes avancées qui fournissent une

Le CRS de Konecranes décrit l’état du pont roulant

© Konecranes

feuille de route technologique fiable, guidant

l’utilisateur vers une performance et

une fiabilité améliorées de son équipement.

Avoir un temps d’avance sur les

réparations spécifiques à effectuer, ou

sur les mises à jour et les modernisations

nécessaires, permet de mettre en

œuvre un plan de modernisation à long

terme et d’obtenir une productivité optimisée,

en minimisant les temps d’arrêt.

Analyse de fiabilité du pont roulant : Le CRS en détail

L’étude de fiabilité du pont roulant nous

apporte une analyse approfondie et fiable,

pour toutes les marques et tous les modèles

d'équipements de levage. Elle intègre

un programme concentré sur l’amélioration

des performances et de la fiabilité des ponts

roulants et de leurs composants. Il est à noter

que les informations récoltées et l’expérience

acquise avec la maintenance de plus

de 400 000 ponts roulants ont aidé Konecranes

à bâtir un rapport final qui fournit un

aperçu du futur du pont roulant. Grâce à son

réseau de maintenance mondial, l’industriel

propose en effet des services de maintenance

et de modernisation spécialisés pour

tous les modèles de ponts roulants industriels.

Ces services peuvent convenir à une

simple unité d'outillage ou bien à l'ensemble

de l’opération, tout en stimulant la productivité

et en augmentant la sécurité des procédés

industriels. Avec plus de six-cents points

de service dans quelque 50 pays, l’entreprise

dispose du plus grand réseau de maintenance

de l’industrie, en fournissant un

service vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Ce qu’il semble important de retenir, c’est

que le CRS implique trois actions principales.

La première consiste en une inspection

détaillée qui identifie les conditions de

départ du pont roulant, avec un accent particulier

sur la sécurité, la productivité, la fiabilité,

la convivialité et la durée de vie nominale

restante. La deuxième action réside dans les

observations du processus, la revue de la

documentation et les entretiens nécessaires

afin d’évaluer les besoins présents et futurs,

l’efficacité des opérations du pont roulant, la

facilité d’utilisation, etc. Enfin, la troisième

et dernière action primordiale concerne la

nécessité d’analyser la conception afin d’obtenir

une image claire de la durée de vie restante

du pont roulant et de ses composants.

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 32


Maintenance en production

Avec ce plan, les pertes de production

peuvent être anticipées, car le CRS aide

les industriels à éviter les surprises désagréables

issues des arrêts soudains et

les dépenses imprévues pour la substitution

et les réparations de l’équipement.

Autre question que pose l’étude : « un

équipement de levage existant dans

l’atelier est-il adapté aux futurs besoins

de production ? ». Le CRS utilise une

technologie et des méthodes qui analysent

en profondeur l’équipement et découvrent

les problèmes que les inspections

standard n’arrivent pas à détecter.

Le CRS contient les recommandations pour les

actions nécessaires à optimiser l’utilisation de

l’équipement, tout en prolongeant

sa durée de vie © Konecranes

Le CRS est disponible pour toutes les

marques et les modèles d’équipements

de levage © Konecranes

Faire face à ces problèmes en avance,

permet de prévenir les arrêts non planifiés

et d’éviter que les problèmes

qui affectent la sécurité se produisent.

Accélérer la prise de décision

Les résultats du CRS permettent de

prendre des décisions éclairées sur la

façon d’optimiser l’utilisation de l’équipement

et de mettre en œuvre un programme

de modernisation, qui permet

augmenter la disponibilité de l’équipement

et d’améliorer la productivité des

opérations de manutention.

« Dans ce marché, le CRS est un ensemble

de service unique, explique Jean-

Maxime Guhur, directeur général Konecranes

France. L’analyse du pont roulant

est basée sur la technologie avancée de

Konecranes. La conception du pont roulant,

par exemple, est une question complexe,

avec des contraintes historiques,

un spectre de charge et une classification

du pont roulant, mais CRS les livre de façon

étonnante et fournit des conclusions

basées sur les résultats ».

Consortium

Maintenance durable et prévisionnelle pour les

équipements de production (1ère partie)*

La maintenance industrielle contribue en grande partie à la compétitivité grâce à la fiabilité et la disponibilité des

équipements de production. Le ratio « coûts de maintenance/valeur ajoutée produit » est même supérieur à 25%,

notamment dans les industries de production continue (secteurs de l’énergie, de la chimie, de l’alimentaire, du ciment

et du papier). Cependant, des composants défectueux ou des dysfonctionnements peuvent entraver l’ensemble de

la production. Le projet SUPREME est porteur de nouveaux outils dynamiques destinés à adapter les stratégies de

maintenance et d’intervention à l’état actuel des composants essentiels des équipements de production. Il propose

également de développer une approche intégrée afin d’optimiser le processus de production et sa consommation

énergétique.

Initié en Septembre 2012, le consortium

SUPREME intègre des acteurs techniques

clés de la maintenance à forte

valeur ajoutée. Ce consortium rassemble

dix partenaires (cf. image ci-contre) ; trois

d’entre eux sont des PME (EC Systems,

Loy & Hutz and Optimive), dont les capacités

en R&D ont rendu possible le

développement de trois modules qui seront

incorporés pour compléter et finaliser

cette approche (Système de Surveillance

d’Etat Intégré, Module de Fiabilité et de

Durabilité, Module de Contrôle Intelligent).

Les travaux de recherche sont menés

par des équipes de l’Institut national polytechnique

de Grenoble (Grenoble INP),

du Centre technique des industries mécaniques

(Cetim), de l’institut Fraunhofer

IPA et de l’Université technique de

Prague (CVUT). Le cas d’application

dans l’industrie du papier est supervisé

par Orloga and Condat (groupe Lecta).

Quant à Cofely Endel, de par son expé-

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 33


Maintenance en production

naires de l’industrie du papier. Cela a

permis de sélectionner un équipement

suffisamment important et pertinent pour

illustrer le fonctionnement des concepts

et des outils SUPREME. L’ensemble de

l’expérience a été définie puis lancée

dans l’usine de papier afin de commencer

à collecter des données de terrain

le plus tôt possible. Dans le cadre de la

phase de dissémination, le premier module

en e-learning a été mis en ligne pour

présenter les enjeux de la maintenance

prévisionnelle.

Contrairement à la maintenance corrective

et à la maintenance systématique, la

maintenance prévisionnelle se fonde sur

l’observation, la mesure de l’état d’une

machine et la planification de la maintenance

dès qu’une défaillance est détectée.

Il ne s’agit pas seulement de créer des

alarmes qui se déclenchent une fois le

palier franchi, mais aussi d’être capable

de réaliser des prévisions justes de la vitesse

de dégradation du bien.

Le modèle de référence SUPREME

Ce modèle explique dans les grandes

Présentation de SUPREME

rience dans la maintenance, elle veillera

à ce que les nouveaux développements

puissent être appliqués dans divers secteurs

industriels.

Ce projet a pour principaux objectifs de :

• Développer et utiliser un traitement des

signaux et des données plus avancé, dédié

à la maintenance prévisionnelle et à

la réduction de la consommation énergétique

• Améliorer et développer de nouveaux

outils de maintenance

• Implanter ces outils au sein d’une industrie

pilote (industrie du papier).

Au cours de la première année de vie du

projet, plusieurs résultats ont déjà été obtenus.

L’une des premières étapes était

de développer le Modèle de Référence

SUPREME, sur lequel repose l’ensemble

du système SUPREME avec ses modules.

Il structure et définit les concepts,

la sémantique et les relations majeures

au sein du système SUPREME. De plus,

il est destiné à servir de base aux implantations.

En parallèle, le cahier des charges pour

la plateforme de test du projet a été réalisé

à l’aide de l’expérience des parte-

La maintenance prévisionnelle

Selon le standard européen EN 13306,

la maintenance prévisionnelle est ”une

maintenance conditionnelle exécutée

en suivant les prévisions extrapolées de

l’analyse répétée ou de caractéristiques

connues et de l’évaluation de paramètres

significatifs de la dégradation du bien”.

Étapes-clés de la méthode SUPREME

lignes les concepts, la sémantique et les

relations majeures du dénommé système

SUPREME. Par définition, le modèle de

référence SUPREME n’est pas explicitement

lié à des standards ou des technologies.

Il comporte trois sous-modèles :

La méthode SUPREME fournit un processus

générique d’installation et d’utilisation

d’un système SUPREME

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 34


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PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 35


Maintenance en production

Le modèle structurel SUPREME présente

les différentes fonctions générales

d’un système SUPREME

Le modèle d’information SUPREME

montre les différents objets d’information

requis pour faire fonctionner un système

SUPREME

> La méthode SUPREME

Elle fournit les étapes du processus générique

d’installation et d’utilisation d’un

système SUPREME, afin d’atteindre une

maintenance prévisionnelle durable (cf.

image ci-dessous).

Comparée à d’autres méthodes, celle-ci

concerne non seulement l’amélioration

de tout ce qui a trait à la maintenance

mais aussi l’amélioration des processus

et de la consommation énergétique.

La méthode SUPREME débute par l’analyse

des systèmes de production et de

maintenance. C’est sur cette étape que

reposent les suivantes. Elle se déclenche

suite à des changements dans les objectifs

managériaux, les produits, la production

et les objectifs de production.

Pour cette analyse, une grande variété

de ce que l’on appelle « les données de

haut niveau de production et de maintenance

» est nécessaire. Les données de

haut niveau comprennent les données

sur l’organisation de la maintenance, le

système de production, les processus de

production, les produits, et les données

sur la maintenance spécifique aux machines,

équipements et composants.

Résultat : un état structuré des systèmes

de production et de maintenance, des

indicateurs de performance de maintenance

sélectionnés, des paramètres

énergétiques et de processus à surveiller

et optimiser.

L’étape suivante dans l’amélioration de

la maintenance est l’analyse de risques

du système de production. Elle identifie

systématiquement les machines ou équipements

cruciaux de la chaine de valeur,

en se penchant sur les coûts holistiques

(coûts de défaillance directs et indirects).

Dans le cadre du management de risque,

ces machines critiques sont structurées

en composants pour servir de base à une

analyse améliorée des dysfonctionnements

et de leurs causes, effets et déroulement.

Ceci vise à déterminer le risque

individuel de chaque composant.

Dans les ateliers, les possibilités de dysfonctionnement

de chaque composant

seront enseignées, leurs conséquences

seront évaluées et le risque financier

sera calculé. Cette analyse de risques a

pour conséquence l’identification systématique

des composants critiques ainsi

que la définition de solutions de réduction

du risque pour chaque composant. Cette

étape permet à l’arrivée d’identifier les

composants de haut importance et dont

il convient de vérifier l’état, et de réaliser

un plan complet de maintenance pour la

machine. C’est là la base d’un développement

ciblé et efficient de modèles de

détérioration.

Au cours des étapes suivantes, les paramètres

de mesure et les techniques appropriées

seront sélectionnés. Puis, des

capteurs ainsi que des systèmes d’acquisition

de données adaptés seront définis

et installés, permettant ainsi de détecter

les dysfonctionnements des composants.

Une analyse et un traitement des données

sont réalisés durant la phase de

mesure, facilitant ainsi l’extraction des informations

pertinentes relatives à la détérioration,

la dégradation et aux processus

de dysfonctionnements, et garantissant

la qualité des échantillons de mesure.

Suite à cela, les modèles de prévision

de détérioration et de dysfonctionnement

sont configurés selon les modèles

préexistants. Dans le cas où il n’existerait

pas déjà de modèle de prévision de

détérioration et de dysfonctionnement, il

conviendrait alors d’en développer un de

toutes pièces. Ces modèles devront être

créés de manière à indiquer le niveau

de détérioration à un instant donné ou la

durée de vie utile restante du composant

surveillé.

En parallèle de ce processus d’amélioration,

des modèles de processus de dysfonctionnement

et d’optimisation énergétiques

sont choisis et configurés. S’il n’en

existe pas de satisfaisant, de nouveaux

modèles doivent alors être développés.

Grâce à cela, des recommandations

peuvent être effectuées concernant les

paramètres des machines de façon à optimiser

les processus de dysfonctionnements

et la consommation énergétique.

L’ultime étape de la méthode SUPRE-

ME consiste à améliorer la disponibilité

du système de production concernant la

maintenance. Reposant sur le niveau de

détérioration à un instant donné ou la durée

de vie utile restante, l’objectif de cette

étape est d’optimiser les intervalles de

maintenance et le contenu des travaux,

tout en tenant compte de l’état de l’usine

à ce moment précis. En conséquence, le

procédé de maintenance lié à un composant

sera sujet à de nombreuses modifications

au cours de sa vie. Par ailleurs,

les travaux de maintenance et ordre de

production à venir sont filtrés et simulés

via un modèle complet, améliorant ainsi

les plans de maintenance et de production.

Du fait de la complexité de cette tâche

d’optimisation, basée sur de multiples

critères, des simulations numériques

de production sont réalisées (exemple :

Mixed-Integer Linear Problem – MILP

– Solver). Parallèlement à cette activité

de maintenance, des indicateurs clés de

performance sont calculés.

S.Sieg-Zieba (Cetim), T. Adolf et D. Lucke

(Fraunhofer IPA), R. Haug (Loy & Hutz), P.

Boulet (Cofely Endel) et J.García-Sedano

Optimitive)

* La suite de l’article dans le n°48 de Production

Maintenance

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 36


Spécial GMAO

Management

Tendances

La GMAO doit aller dans le sens

de la facilité d’utilisation

Expert Produit IFS Applications d’IFS France, Gilles Bourquard explique que si les solutions de GMAO doivent assurer

les tâches « classiques » d’aide à l’optimisation de la maintenance, leur succès sera total que si elles s’intègrent dans

l’ensemble de l’entreprise ; cela ne passera que par l’adoption d’un langage commun et une simplicité d’utilisation.

Production Maintenance

Quelles sont les problématiques des

industriels en matière d'organisation

et tout particulièrement d'outils

GMAO ?

Gilles Bourquard

Les enjeux portent sur l’amélioration de

l'efficacité opérationnelle entre différents

sites, l’optimisation des coûts de maintenance,

la diminution des arrêts imprévus,

l’augmentation de la durée de vie de

l'ensemble des équipements, la gestion

du cycle de vie des équipements, l’amélioration

de la fiabilité de la production, la

planification des ressources, l’optimisation

des stocks, le suivi de conformité, la

gestion des contrats, des garanties, des

services... La liste est longue. La généralisation

de l’utilisation d’un outil de GMAO

implique une standardisation des règles

et des pratiques, et l'adoption d'un langage

commun pour la maintenance par

toute l’entreprise.

Plus globalement, à quelles grandes

tendances du marché ces problématiques

correspondent-elles ?

Il s’agit tout d’abord de trouver le bon

équilibre entre la maîtrise des coûts de

maintenance, les investissements et les

revenus générés. Il faut pour cela disposer

des bons outils d’analyse pour

connaître les paramètres de disponibilité,

qualité et production des équipements

(taux rendement synthétique).

La vision de la maintenance préventive

doit être dynamique et, dans le souci

d’une optimisation permanente des coûts

de maintenance, une démarche d’analyse

critique des défaillances et de leurs

causes doit être réalisée enclenchant

un cercle vertueux (RCM : Reliability

Centred Maintenance).

Et en ce qui concerne la

sous-traitance ?

Une sous-traitance de spécialité

ou une externalisation participeront

à la rationalisation

des coûts. Un travail à réaliser

sera proposé via un portail

aux sous-traitants référencés

qui se positionneront sur l’appel

d’offre. Les prestataires

auront accès aux documents techniques

et rendront compte de l’exécution de leur

mission.

La chaîne logistique doit présenter un

niveau de performance suffisant pour

mettre à disposition les pièces détachées

en temps et en heure en respectant un

niveau de service et adapté aux articles

concernés selon leurs paramètres de cycle

de vie, de coût, de fréquence...

Quels sont les verrous technologiques

à lever pour répondre aux attentes des

responsables maintenance ?

Nous devons faciliter la collecte des informations

opérationnelles en mettant à

disposition du client des outils simples et

faciles à utiliser et l’intégration des différentes

sources de données ; il faudra être

capable en particulier de s’intégrer au

système de production et au système de

supervision (SCADA) via des protocoles

d’échanges normalisés. Il est également

important de raisonner en termes de vision

globale et de proposer une solution

qui intègre au maximum les données de

la maintenance dans ses aspects de pilotage

et dans un outil de RCM.

Nous devons faciliter la collaboration

avec les partenaires par la mise à disposition

de portail collaboratif pour une

communication accélérée et une circulation

des informations sans barrière. Enfin,

un réapprovisionnement pertinent des

pièces de rechange doit pouvoir

s’appuyer sur des algorithmes

statistiques puissants

et divers avec des techniques

de calcul en mémoire pour

une réactivité forte.

Enfin, quelle place occupe

la mobilité dans le développement

de nouveaux produits

et, surtout, dans le travail

quotidien des professionnels de la

maintenance ?

La mobilité va dans le sens de la facilité

d’utilisation et de la simplicité. Elle peut

accélérer la formation du personnel ; la

cohérence des fonctions permet aux nouveaux

utilisateurs de se familiariser rapidement

avec les nouveaux programmes.

La mobilité facilite une optimisation

continue des interventions sur le terrain

par une distribution temps réel des bons

d’intervention, une remontée des pannes,

une accélération des prises de décision.

Les informations techniques sont mises

à disposition des intervenants sans intermédiaire.

L’assurance qualité et ses

outils mobiles permettent l’inspection des

équipements et le signalement en temps

réel des fiches de non-conformité avec la

prise de photo pour documenter le cas.

Outre ses avantages évidents dans la

logistique de stock grâce à l’intégration

des mouvements de stock, un terminal

mobile peut intégrer des applications de

cartographie ou les applications métiers

spécialisées d’un fabricant. Dans le domaine

du service, on trouvera des dispositifs

de signature et de questionnaire de

satisfaction. Enfin l’usage de technologies

proche des attentes des consommateurs

fait naître une nouvelle génération

de techniciens.

Propos recueillis par Olivier Guillon

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 37


Spécial GMAO

Management

Témoignage

Profils Systèmes passe du papier au cloud

pour gérer sa maintenance

Passer du papier au web 2.0, tel est le défi qu’a relevé le service maintenance du spécialiste du profilé d’aluminium

en choisissant de s’équipe de la GMAO Altair Enterprise. Retour d’expérience…

Créé en 1987 avec seulement trois

salariés, la société Profils Systèmes

a connu une croissance rapide dès ses

premières années, atteignant 100 salariés

et 20 millions d’euros de chiffre d’affaires

en moins de dix ans.

Profils Systèmes emploie aujourd’hui plus

de 400 salariés et réalise un chiffre d’affaires

annuel d’environ 100 M€. Avec 45

tonnes d’aluminium transformées chaque

jour (60 km de profilés), la société est

considérée comme un acteur important.

Au catalogue des produits finis : fenêtres,

portes, barrières, volets, façades ou encore

clôtures répondant à de nombreuses

contraintes, dont le BBC.

La maintenance, clef de voûte de la

productivité du site

Comme pour de nombreux sites manufacturiers,

de la bonne marche des outils

de production découle mathématiquement

la cadence de production. Le service

de maintenance du site, s’étendant

sur 43 000 m², occupe donc une place

prépondérante. « Le service est composé

de quinze personnes assurant une

présence continue, nuit et jour, explique

David Marelli, responsable UAP de Profils

Systèmes. Afin de limiter au maximum

les arrêts d’équipement et donc la perturbation

de la cadence de production,

nous veillons à privilégier le préventif et

à planifier un maximum d’intervention en

période creuse. »

La maintenance industrielle est en effet

de plus en plus souvent confrontée à ces

contraintes organisationnelles, dans une

industrie où la compétitivité et la qualité

de production sont les deux chevaux de

bataille. « Depuis nos débuts, la maintenance

était gérée de façon classique :

des bons papiers qui finissaient

archivés dans des armoires de

classeurs, poursuit David Marelli.

Il nous est apparu comme

évident, avec les expansions successives

de nos installations, que

nous ne pourrions pas continuer

longtemps à réaliser une maintenance

de qualité sans moderniser

nos outils de gestion. »

De la gestion papier à la GMAO

Web en Cloud

La problématique de Profils

Systèmes a beau être simple

et courante, la tâche n’est pas

pour autant facile : il s’agit en effet

d’opérer une transition majeure, d’un

fonctionnement totalement manuel à un

pilotage virtuel et assisté par ordinateur.

C’est pourquoi le projet GMAO a dû être

dirigé dès le départ avec une vision claire

sur ce que le logiciel devait offrir, comme

l’explique Stéphane Carrière : « Du point

de vue fonctionnel, nos besoins sont élémentaires

(demande d’intervention, bon

de travail…). Nous avons donc cherché la

différence dans les détails. Par exemple,

nous voulions d’une GMAO ayant une

ergonomie claire et agréable, afin de faciliter

son adoption et d’être rapidement

opérationnels. »

Profils Systèmes a sélectionné plusieurs

GMAO du marché, lesquelles ont été

mises au banc d’essai en attachant une

importance particulière à la réception du

logiciel par le personnel de la maintenance.

En utilisant le cloud GMAO privé

de DSDSystem, le logiciel a pu être testé

dans les conditions réelles de l’offre

SaaS. « Altair Enterprise nous a séduit

par son design clair et convivial. Grâce

à sa souplesse de paramétrage, nous

avons pu optimiser son interface afin

d’avoir accès aux bons outils, au bon moment,

sans être perturbés par des fonctions

dont nous n’avions pas besoin. »

La solution

La GMAO Altair Enterprise et la mobilité

Altair sont des applications éditées et

distribuées par DSDSystem. Ces solutions

sont le fruit de près de 20 ans d’expérience

capitalisées par nos ingénieurs

maintenance et informatique spécialisés

en organisation de maintenance industrielle

et SAV.

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 38


Spécial GMAO

Management

Avantages technologiques

• Pas d'installation sur poste client

• Rapidement opérationnel

• Compatible tous navigateur récent

• Technologie moderne

• Nomade et mobile

• Une installation centrale et sécurisée

• Simple et agréable à utiliser

Et David Marelli d’ajouter : « Le choix d’Altair a été aussi un

choix économique. L’offre en abonnement SaaS a permis de

réduire significativement le coût initial, un argument auquel

notre direction a été bien entendu sensible. Enfin, la réactivité à

chaque étape du projet de DSDSystem nous a permis d’avancer

rapidement et sereinement. »

De son côté Bernard Decoster, fondateur de la société DSDSystem

éditant la GMAO Altair Enterprise, commente : « Les professionnels

de la maintenance font face à un défi paradoxal :

rendre rentable un métier périphérique à l’outil de production.

Ainsi, quand un service maintenance cherche à s’équiper d’un

logiciel de GMAO, notre mission est de leur fournir une solution

adaptée et à un coût leur permettant d’obtenir un retour sur investissement

maximum. La mise en place de notre cloud GMAO

a permis de construire une offre SaaS répondant notamment

aux budgets les plus serrés ». Et de conclure : « Enfin, les outils

de gestion, d’analyse et de reporting que nous développons

pour Altair Enterprise rendent le travail de la maintenance plus

efficace, tout en améliorant la visibilité des coûts engendrés et

des gains réalisés grâce à une meilleure fiabilité des installations.

»

Les clés du projet

• Passage du papier au numérique

• Service maintenance jour et nuit

• Budget limité

• Rapidité du déploiement

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 39


Spécial GMAO

Management

En application

Markal choisit d'implémenter

la solution de GMAO Infor EAM

Infor, l’un des principaux fournisseurs de solutions logicielles au service de 70 000 clients, a récemment annoncé que

la société française Markal, acteur majeur dans l’industrie agro-alimentaire pour les céréales biologiques, a décidé

d'implémenter la solution de GMAO Infor EAM dans le cadre d'un projet de planification préventive de la maintenance

de ses équipements de production.

Markal, entreprise familiale française

qui emploie 80 personnes réparties

sur trois sites dans la Drôme (France), a

enregistré au cours des dernières années

une croissance constante, liée notamment

à ses exportations sur de nouveaux

territoires : Amérique du Nord, Moyen-

Orient et Japon.

Cette croissance ne pouvant être absorbée

par la seule adjonction de main

d'œuvre, Markal a procédé à une mise à

jour importante d'une partie de ses outils

structurels. Cet acteur industriel majeur

dans le secteur des céréales biologiques

a donc décidé de s'équiper d'une solution

de GMAO innovante et à forte valeur

ajoutée, afin de planifier au mieux la

maintenance de ses équipements.

Étapes d’un processus mûrement réfléchi

En 2008, l'entreprise se dote ainsi d'un

ERP qui gère l'ensemble des opérations

de production de la marque. La solution

de GMAO Infor EAM, acquise en février

2014, vient compléter l'infrastructure

informatique, en offrant des capacités

préventives de maintenance des équipements

industriels pour un meilleur

contrôle et une plus grande flexibilité de

l'ensemble des opérations de l'entreprise.

À terme, la solution doit apporter de la sé-

tifiable d'un point de vue opérationnel et

financier.

Les points clés qui ont orienté le choix

de Markal vers la suite d’Infor

Markal a ainsi choisi d'implémenter la solution

de GMAO Infor EAM afin de passer

d'un mode de suivi réactif à un mode préventif

pour la maintenance de ses équipements

industriels. L’entreprise familiale

a ainsi retenu solution de GMAO d'Infor a

été en raison de « sa richesse fonctionnelle,

de son interface utilisateur et de sa

capacité à intégrer des paramètres spécifiques

à l'industrie agro-alimentaire sur

un secteur de niche extrêmement spécialisé

», précise-t-on chez l’éditeur.

La solution a également été choisie pour

sa capacité à respecter les procédures et

la philosophie de l'entreprise familiale, tout

en dotant ses équipes d'outils de GMAO

innovants à forte valeur ajoutée, faciles à

utiliser et à adopter pour tous types d'utilisateurs.

L'acquisition de la GMAO Infor

EAM permettra ainsi à Markal de planifier

ses opérations de maintenance des outils

industriels sur sept lignes de fabrication,

soit au total quelques milliers d'équipements,

dont plusieurs dizaines d'équipements

dédiés à la production.

Mieux maîtriser la croissance et rester

compétitif

des solutions de GMAO disponibles sur

le marché afin de comprendre ce que ces

dernières pouvaient nous apporter en

terme de pro-activité et de sérénité, tout

en évitant de révolutionner nos process,

affirme Pierre De Sousa, responsable

technique en charge de l'IT et de la maintenance

industrielle chez Markal. Avec

la GMAO Infor EAM, nous avons trouvé

la solution qui nous convient. De plus,

Infor EAM nous permet de bénéficier de

garanties d'évolutivité importantes, grâce

à la possibilité d'ajouter des modules qui

permettent d'augmenter les capacités de

la solution – notamment en matière analytique

–, tout en développant la cohésion

inter services au sein de l’entreprise ».

Et de poursuivre : « Outre les nombreuses

applications liées à la maintenance

des équipements au sens strict, la

GMAO Infor EAM offre des capacités de

collaboration et de centralisation de l'information

qui nous permettent de mieux

communiquer en interne, mais aussi avec

les auditeurs, les responsables de certification

ou nos clients. Pour nos clients

étrangers notamment, l'ajout d'un outil

de maintenance performant à notre infrastructure

constitue une garantie de

fiabilité extrêmement importante, dans un

contexte de production industrielle présentant

des cahiers de charges de plus

C

M

J

CM

MJ

CJ

CMJ

N

rénité aux équipes de maintenance pour

un suivi opérationnel documenté et disponible

en temps réel, via tous types d'appareils

mobiles et fixes. Elle doit aussi, de

manière plus générale, s'inscrire dans la

La solution est hébergée sur les serveurs

de Markal, qui a décidé de s'appuyer

sur son infrastructure et ses équipes

existantes, tout en restant accessible

sur tous types de supports, fixes et mo-

en plus complexes. Grâce à la GMAO

Infor EAM, nous sommes ainsi plus à

même de rester compétitifs vis-à-vis de la

concurrence et sommes plus que jamais

aptes à maîtriser la croissance liée au dé-

stratégie de rationalisation de l'entreprise

biles. L’avis de Markal « Nous avons

veloppement de nos activités en France

et générer un gain de productivité quan-

passé un an à étudier les caractéristiques

et à l'étranger ».

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 40


La GMAO mobile, partout

Technologie Full Web native

Simple à utiliser

Rapidement opérationnelle

Optimisée par métier

Mobile (internet, 3G, 4G...)

Maintenance préventive

Maintenance curative

Pièces détachées, achats et stocks.

Suivi et réduction des coûts

Gestion des clients et management SAV

La GMAO mobile et tactile

Mode connecté et hors-ligne

MAJ par notification push

Réseau local (WiFi...) ou public (3G, 4G...)

Personnalisation par utilisateur, métier, etc.

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Spécial GMAO

Management

Du « full-Web » pour faciliter la collaboration

en entreprise

Du côté de l’éditeur, on explique que la

Markal en quelques chiffres

• 2 000 m² d’ateliers,

• Capacité de stockage des céréales en vrac de 900 tonnes,

• 4 quais de logistique répartis sur 300 m² pour les réceptions,

• 5 quais de logistique réfrigérés pour les expéditions,

• 12 000 m² de stockage réfrigérés pour toutes les marchandises entreposées

(6 000 palettes) en stock,

• 460 m² de salle de conditionnement climatisée,

• 400 m² indépendants d’entreposage des consommables et emballages.

différence de la solution développée par

Infor repose sur sa capacité technologique

à mettre à la disposition des professionnels

de maintenance, des solutions

GMAO 100% Web intégrant un outil

de collaboration en entreprise à la fois

innovant et performant, afin de faciliter la

communication interne et externe. « Nos

solutions permettent de répondre à des

besoins spécifiques de maintenance et

d’entreprises. Nous fournissons le meilleur

de notre expertise associée à une

technologie moderne et évolutive, en

phase avec les exigences réglementaires

et de sécurité des différentes industries »,

précise Jean- Benoît Nonque, responsable

commercial pour la GMAO Infor

EAM en Europe.

Solution

CORIM Touch,

la mobilité au service de la maintenance

Corim Touch, l’application mobile de Corim Solutions, présente de réels avantages pour les entreprises et les services

de maintenance, au premier rang desquels l'amélioration de la productivité. En effet, Corim Touch élimine les

opérations de ressaisie et donc la réduction de risque d'erreur ; il permet également de valoriser le technicien dans la

conduite au changement.

Ce sont les prestataires de services

(gestion de l'itinérance) qui ont été

les premiers demandeurs de cette solution.

Aujourd'hui, la mobilité est présente

dans le monde industriel car elle simplifie

aussi le travail des techniciens (checklist,

relevés de compteurs…).

Parmi les clients de Corim Solutions équipés

de Corim Touch figurent le PAL, Spie,

Eiffage construction métallique, Etavis

TSA, EDF ENR Solaire, France Transfo,

Elecson SARL, Xausa Pesage, Gedimo,

CRAM SAS, SMTPC (Tunnel du Prado)

CSP (Centre de Spécialités Pharmaceutiques)

ou encore Automatec, Cofely

sans oublier Tipiak... À titre d’exemple,

Spie a intégré la mobilité en 2011 et équipé

pas moins de quatre-vingt techniciens

de tablettes SAMSUNG Galaxy 9 pouces

dotées de Corim Touch version 3.0, compatible

avec Androïd et Windows. Spécialisé

dans la maintenance multi-technique,

Spie utilise cette solution dans le cadre

du génie climatique et des contrats postés.

Le périmètre d'utilisation est le suivant

: planification depuis le back-office,

correctif et préventif. Concrètement, les

techniciens complètent les documents

au format XLS (ouverts sur le PDA), saisissent

les heures et vont jusqu'à la signature

du client sur le terminal.

Comme d’autres, Spie a choisi Corim

Touch pour sa gestion du off line conçu

et pensé pour les techniciens de terrain,

parfois dépourvus de couverture réseau

Internet. L’outil permet de consulter le

parc et l'historique des interventions, de

créer des interventions, des compte-rendu,

d’effectuer des saisies, des signatures

clients, des check-list, des relevés

de compteurs, mais aussi d’associer des

documents et de prendre des photos,

rattachées automatiquement à l'intervention.

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 42


PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 43


Spécial GMAO

Management

Reportage

Une GMAO pour unifier les sites de Leroy-Somer

La gestion multi-sites de la maintenance et l’harmonisation des systèmes ne devraient plus poser de problèmes à la

société quasi-centenaire. Une épine enlevée du pied de ce spécialiste des transmissions et d’alternateurs grâce à la

GMAO de Carl Software, et qui devrait conforter sa place de leader mondial.

Avec pas moins de treize usines en

France, dont sept dans le seul département

de la Charente, la société

Leroy-Somer (appartenant aujourd’hui

au groupe américain Emerson) maintient

une grande partie de sa production

dans l’Hexagone grâce à des produits

à forte valeur ajoutée et adaptés à des

demandes de clients de plus en plus exigeantes.

Centenaire (à quelques années

près puisque l’entreprise a vu le jour en

1919), Leroy-Somer maintient sa position

de numéro 1 mondial dans la conception,

la fabrication et le commercialisation de

d’alternateurs industriels et figure parmi

les leaders mondiaux dans le domaine

des systèmes d’entraînement ; cette

seconde grande activité rassemble la

production de compresseurs et de motoréducteurs

que l’on trouve dans les domaines

du convoyage, des carrières, de

l’emboutissage ou encore sur les chantiers

et les ports en équipant des grues

par exemple. Au total, près de 8 700 salariés

travaillent au sein de la société (dont

environ 6 000 en production – 4 000 en

France et 2 000 à l’étranger), générant

un peu moins d’1,17 Md€ de chiffre d’affaires.

Ces quelques chiffres pourraient faire

des envieux, d’autant que l’incorporation

dans le giron du géant américain Emerson

semble avoir redonné une nouvelle

dynamique à l’entreprise, laquelle a décidé

de prendre le virage du « sur-mesure

» et l’approche client par l’écoute et

la prise en compte de ses besoins ; un

discours qui semble venir tout droit d’une

direction marketing mais qui, au regard

de unités de production de l’entreprise,

traduit la volonté de se démarquer par

des produits haut de gamme. « Il va de

soi que nos produits demeurent sensiblement

plus chers que des produits

standard mais c’est parce qu’ils corres-

Vue d’extérieur du siège social de l’entreprise,

à Champniers, près d’Angoulême

pondent à des demandes particulières »,

précise Didier Faye, directeur du marketing

de Leroy-Somer. En d’autres termes,

aujourd’hui, la survie d’une entreprise

industrielle comme celle-ci et le maintien

de ses multiples implantations en France

dépendent de sa capacité à concevoir

des alternateurs différents de ceux de la

concurrence (en provenance des pays

à bas coûts mais aussi des autres pays

européens par exemple) ; le moteurs

synchrones à aimants permanents par

exemple font figure de savoir-faire de

l’entreprise, répondant aux exigences de

sécurité et de rendement élevé.

À Gond-Pontouvre sont fabriqués les moteurs asynchrones et les pompes

Baptisée Dyneo, la nouvelle génération

de ce type de moteur entend bien asseoir

l’avance de l’entreprise charentaise

dans le domaine. « Au fil des années,

l’idée de Leroy-Somer a été de répondre

aux besoins de nos clients en concevant

des solutions sur mesure et de vendre

de moins en moins de produits standard

disponibles sur catalogue, poursuit Didier

Faye. Ainsi, les solutions adaptées

représentent aujourd’hui plus de 65%

de nos commandes. Elles s’adressent

par exemple aux zones Atex et aux environnements

explosibles, de gaz et de

poussières avec des solutions contenant

les étincelles dans le moteur et répon-

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 44


GMAO CORIM : QUALITÉ, SÉCURITÉ, TRAÇABILITÉ.

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TRAÇABILITÉ

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Signature électronique,

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SÉCURITÉ

Réglementation ATEX,

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permis de feu...

QUALITÉ

Identification des

zones sensibles, suivi

du plan de prévention.

HABILITATION

Contrôle compétences,

gestion de la

sous-traitance,

conformité

fournisseurs.

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Suivi des contrôles

réglementaires,

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normes IFS et FDA, traçabilité et conformité des

fournisseurs, traçabilité des interventions, suivi des lots,

consignes de sécurité (permis de feu, permis de fouille…).

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Progress garantit une optimisation des stocks et une

réduction des coûts, une planification et un suivi de

l’activité performant.

De la demande d'intervention à l'analyse technique et

financière de la maintenance, CORIM Progress est la

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PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 45

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Spécial GMAO

Management

dant aux certifications les plus lourdes ».

Autres exemples de solutions spécifiques

: les moteurs de désenfumage

destinés aux tunnels ou autres édifices

nécessitant l’évacuation de fumée et capables

de résister aux incendies.

Une maintenance organisée par site et

dépendant du bureau des Méthodes

L’innovation et le développement de produits

adaptés ne sont cependant pas les

seules clés de succès de Leroy-Somer. Si

un alternateur sur trois dans le monde a

été conçu dans les usines du groupe et

que l’entreprise enregistre de nouvelles

hausses de son chiffre d’affaires, c’est

parce que sa stratégie s’appuie sur la recherche

et le développement de produits

à haut rendement et aux consommations

énergétiques parmi les plus faibles du

marché. Mais au-delà de la R&D, l’entreprise

se base sur une démarche de

« Perfect execution » qui lui a permis se

transformer en profondeur et d’améliorer

sa rapidité, sa réactivité et l’efficacité de

ses process. Enfin, elle a dû, pour mener

à bien sa démarche d’amélioration continue,

impliquer la maintenance et l’adapter

aux évolutions à la fois en interne mais

aussi d’un point de vue technologique,

nécessitant une évolution permanente

des équipements industriels et de leur

maintenance.

Dès lors, les équipes de maintenance

se sont structurées en équipes autonomes,

lesquelles sont désormais fédérées

sous un seul et même outil de

GMAO. « Chaque site de production est

autonome, et il en était de même pour la

maintenance de chacun d’entre eux, détaille

Daniel Navillot, responsable maintenance.

Au niveau de l’entreprise entière,

la maintenance dépend du service des

méthodes puis est ensuite appliquée sur

chaque site ». Ainsi, chaque site organise

sa propre maintenance et ses propres

indicateurs, tout comme la gestion en

propre de ses pièces détachées, mises à

part quelques rares composants en commun

comme les fusibles, certains capteurs

et des roulements.

Trois sites de production pour une

même problématique : la performance

Ce qui frappe à Angoulême – et dans

la banlieue proche de la ville – c’est la

dispersion historique des sites de production

(au nombre de sept dans l’agglomération

angoumoisine)*, parmi lesquels

Rabion, Mansle et Gond-Pontouvre.

Dans cette dernière usine sont fabriqués

Daniel Navillot, responsable

maintenance de Leroy-Somer

les moteurs asynchrones et les pompes.

Ici sont effectuées des opérations – délicates

– de bobinage, d’usinage et d’assemblage

des moteurs électriques et

de sous-ensembles ainsi que du découpage.

À ces différentes activités s’ajoute

une fonderie d’aluminium sous pression ;

« dans cette usine, nous disposons d’un

technicien de maintenance dédié au retrofit.

Par ailleurs, d’autres opérateurs

sont chargés du préventif et du correctif,

l’objectif étant d’assurer la pleine disponibilité

des équipements », souligne Daniel

Navillot. À Mansle sont fabriqués les moteurs

asynchrones aux puissances supérieures

à 15 kWh ; « ici, la maintenance

est organisée différemment puisque ce

service dépend du responsable des méthodes

industrielles ». La maintenance

concerne ici le suivi et l’entretien des

équipements spéciaux pour le bobinage,

l’usinage et le montage. Enfin, à Rabion

sont produits les systèmes mécaniques,

les motoréducteurs ou encore les moteurs-freins.

La maintenance abrite sept

techniciens (auxquels s’ajoute une personne

dédié aux services généraux)

chargés pour l’essentiel du suivi des

centres d’usinage et des équipements qui

y sont liés ; « la particularité de cet atelier

réside dans la part importante du SAV

des constructeurs de machines ».

Parmi les équipements à maintenir, de nombreux systèmes automatisés et robotisés,

comme ici, dans l’usine de Mansle

À partir de cet exemple, force est de

constater que les trois sites nourrissent

des problématiques spécifiques mais,

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 46


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PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 47


Spécial GMAO

Management

Plus de 5 000 travaux de travaux de

maintenance par an !

Sur le site de Rabion sont produits les systèmes mécaniques, les motoréducteurs ou encore les moteurs-freins

dans une stratégie de groupe et d’amélioration

continue, il était devenu nécessaire

d’introduire un outil commun aux

différentes entités et aux différents services.

Cet outil, c’est la GMAO, et plus

précisément la solution Carl Source.

L’objectif de cette implémentation était

de mieux partager les savoir-faire, mutualiser

les coûts et optimiser les interventions,

et ce en toute sécurité. « Le

but ultime de la GMAO est de permettre

d’améliorer encore davantage la disponibilité

de nos équipements, et particulier

les machines spéciales à travers des

opérations de maintenance préventive,

une meilleure planification du travail des

équipes de maintenance à la fois internes

et externes, d’améliorer la gestion des

bons d’intervention et de l’historique ainsi

que le partage des stocks comme les

cartes électroniques… », détaille Daniel

Navillot. Le choix s’est donc porté sur la

solution Carl Source, laquelle fut installée

d’abord dans le site de Gond-Pontouvre

en raison de l’activité de fonderie et de

l’atelier de fusion au sein duquel « les

équipes travaillaient 24 heures sur 24 et,

au moment de tourner, se croisaient et ne

discutaient pas entre elles », se souvient

le responsable de maintenance ; ce qui

n’était pas sans poser certains problèmes

lorsqu’apparaissaient les premiers signes

de défaillances sur des équipements

pourtant stratégiques : aucune information

ne transitait.

Un projet de trois ans pour une implémentation

réussie

La mise en place de la GMAO au sein

de l’atelier a nécessité la formation d’une

équipe composée d’un informaticien,

d’un responsable métier et du responsable

maintenance de chaque site afin de

rédiger un cahier des charges. La maintenance

prit ensuite le relais pour le paramétrage

à partir des ERP de chaque unité

(les ERP étaient différent d’u site à l’autre)

et la mise en service. Exceptionnellement

longue, la durée du projet s’est étendue

de 2007 à 2010 ; « les milliers d’équipements

nous ont obligé à construire des

fichiers d’interface qu’il a fallu mettre à

jour auprès de tous nos fournisseurs.

Cela a pris du temps, concède Daniel Navillot,

mais avec la hausse de l’activité, il

nous était impossible de nous consacrer

à plein temps au projet. Néanmoins, nous

avons souhaité prendre notre temps pour

bâtir un outil sérieux et efficace, puis le

faire accepter de tous ; d’ailleurs, lors de

sa mise en route, l’outil de GMAO a reçu

l’adhésion de tout le personnel ».

L’implantation réussie du logiciel s’explique

par le fait que les dirigeants de l’entreprise

étaient tous partants dans le projet,

ais aussi par la convivialité de l’outil

et la possibilité de générer facilement les

bons de travaux et des comptes rendus.

En outre, l’accès rapide aux historiques

d’intervention et le fait de garder un œil

sur l’ensemble des pièces détachées

ont semble-t-il été très bien accueillis,

tout comme le partage des informations

et l’échange de plans de maintenance

préventive. « La demande d’intervention

s’effectue directement : on clique, on

remplit et on valide ! ».

Après quatre ans d’utilisation, la GMAO

de Carl est passée de deux à huit sites de

production. Près de trois-cents collaborateurs

de l’entreprise l’utilisent chaque

jour, dont une centaine en maintenance,

le reste étant issu de la production. L’outil

donne une vue d’ensemble et un accès à

quelque 7 000 pièces détachées, 2 500

équipements (+ 350 équipements de services

généraux). Au total, une soixantaine

de demandes d’intervention est intégrée

quotidiennement. Enfin, le système a enregistré

894 plans de maintenance préventive

l’an dernier et a traité 5 700 demandes

de travaux de maintenance.

Cette avalanche de chiffres a permis au

groupe de commencer à quantifier les

gains réalisés grâce à la GMAO, en particulier

la durée des interventions, la réactivité

(les alertes et les demandes d’intervention

arrivent directement sur la boîte

email), la disponibilité des équipements,

la planification des ressources (notamment

lors des arrêts de maintenance qui

ont lieu en août et à Noël), le traitement

et le stockage de toutes les demandes

clients, la tenue à jour de l’historique de

chaque équipement sans oublier l’optimisation

de la maintenance préventive,

l’analyse des coûts et des défaillances ;

ce dernier gain permet notamment

d’adapter les équipements et leur utilisation

dans une logique l’amélioration de la

fiabilité. Enfin, le partage des indicateurs

a permis à la qualité de s’appuyer sur une

base partagée pour assurer un audit en

MTBF et MTBR.

* L’une des raisons évoquées de cette dispersion

s’explique par la volonté dans les années

1970 de construire des usines à « taille humaine

». Il faut dire que les échelles étaient

bien différentes à l’époque puisque les sites

abritaient plusieurs milliers de personnes.

Aujourd’hui, entre 225 (à Mansle) et 430

(Gond-Pontouvre) personnes travaillent dans

ces unités de production.

Olivier Guillon

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 48


Spécial GMAO

Management

Retour d’expérience

Lafarge poursuit le déploiement de son projet MI7

Afin de mieux maîtriser sa production et sa maintenance, d’optimiser ses interventions et de maximiser la fiabilité de

équipements, Lafarge a mis en place un programme de grande ampleur : MI7. S’appuyant sur la dernière version

de Maximo, le projet a été déployé sur les sites de production de ciment en France, avant une mise en application à

l’étranger.

Pour un leader mondial comme Lafarge,

la fiabilité des lignes de cuisson

est au cœur de toutes les attentions.

D’après l’ancien directeur de la technologie

et de la maintenance au sein de la division

Ciment, l’équation est simple : « si

une usine fonctionne bien, c’est avant

tout parce qu’elle est performante dans

tous les domaines, cela se mesure facilement

par la fiabilité et aussi en termes de

MTBF (Mean Time Between Failures) »,

résume Stéphane Rommens, aujourd’hui

directeur du programme MI7. Et de fiabilité,

il en est fortement question. Pour Lafarge

en effet, les principales problématiques

techniques portent essentiellement

sur la fiabilité des lignes de cuisson. Il faut

savoir que les fours qui fonctionnent en

continu sont traversés par des gaz d’environ

2 000°C et une matière à 1 450°C

maximum. Toutes interventions techniques

importantes nécessitent environ

deux jours de refroidissement de l’équipement

puis environ un jour pour redémarrer.

Un objectif de 98% de fiabilité des lignes

de cuisson est fixé, et tous les départements

opérationnels de la cimenterie se

doivent d’y contribuer en appliquant une

démarche préventive. Ainsi, en effectuant

périodiquement des inspections et des

mesures sur les équipements (température,

vibration, analyse d’huile, ..), il est

possible d’anticiper tout incident.

La production et la maintenance fortement

liées entre elles

Les départements Production et Maintenance

se doivent de travailler en étroite

collaboration, la première devant assurer

des campagnes de production les plus

longues possible, tandis que la seconde a

pour mission de mettre à disposition des

équipements opérationnels pour la campagne

programmée ; les arrêts programmés

de production étant essentiellement

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 49


Spécial GMAO

Management

dus aux réfractaires qui tapissent l’intérieur

du four (ce type de four est constitué

d’un tube légèrement incliné de 85 mètres

de long reposant sur des galets et mis en

rotation par une chaîne cinématique). A la

fois, production et maintenance agissent

ensemble pour assurer ces campagnes.

Les campagnes de production durent plusieurs

mois. En général, elles n’autorisent

que deux à trois semaines d’arrêt en hiver

et parfois une à deux semaines en été.

Durant ces périodes d’arrêt, le message

est clair : assurer l’ensemble des travaux

strictement nécessaires, et ce en

toute sécurité. Au-delà de ces arrêts programmés,

rien ne doit entraver la bonne

marche des équipements des ateliers

de production : concasseur en carrière,

transporteur à bande vers l’usine, broyeur

à boulets ou vertical, tour échangeuse,

four, refroidisseur à grilles, broyeur finisseur,

silos de stockage ou ensacheuse.

Au fil des ateliers, le calcaire et l’argile extraits

de la carrière ainsi que quelques additifs

seront concassés, broyés finement

jusqu’à obtenir l’équivalent d’une farine,

chauffés graduellement jusqu’à 1 450°C

puis refroidis rapidement pour en obtenir

un produit intermédiaire : le clinker. Le

ciment est alors produit par le broyage

de ce clinker auquel est ajouté du gypse

(ce qui évite une prise immédiate par

addition d’eau !). Différents types ciment

sont obtenus par ajout de composants qui

peuvent modifier la qualité initiale.

Assurer la fiabilité des équipements

tout en optimisant les coûts

On peut aisément comprendre les enjeux

qui pèsent sur la maintenance quant à

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 50


Spécial GMAO

Management

la fiabilité de tels équipements dans un

processus continu faisant intervenir un

nombre important d’équipements extrêmement

volumineux, coûteux et donc très

précieux. Ainsi, compte tenu de toutes ces

problématiques, la moindre fissure sur

une virole de broyeur ou dans un arbre

support de galet de four peut générer des

arrêts allant de trois à quatre jours pour

une seule réparation, même temporaire.

« Si le stock vient à manquer, nous ne

pouvons plus livrer nos clients. Pour certaines

interventions, l’immobilisation des

équipements peut atteindre des montants

très importants ! », concède Stéphane

Rommens.

Autre problématique évidente : celle du

coût des opérations de maintenance lors

des arrêts programmés ; « dès que possible,

on procède à une inspection systématique

des équipements majeurs afin

de confirmer les opérations prévues au

programme et éventuellement détecter

des interventions urgentes non prévues.

Ceci nous permet également de prévoir

les interventions strictement nécessaires

lors d’un prochain arrêt programmé. Pour

résumer, on remet donc en état et on prépare

le prochain arrêt à travers une liste

de travaux et des opérations prioritaires

tout en tenant compte des contraintes

budgétaires ». Et dans ce cas de figure,

l’expérience prime : « les équipes savent

que les pièces en contact avec la matière

vont s’user (abrasion, choc et température

élevée). Tout l’art consiste à remplacer

ces pièces ni trop tôt, ni trop tard

en s’appuyant sur différentes mesures

d’usure ou de rendement de l’équipement

». Un art qui ne s’improvise pas et

qui dépend des précieuses compétences

en interne… accompagnées d’une organisation

et de processus pleins de bon

sens. Et celle-ci prend forme à travers le

projet MI7.

Harmoniser les systèmes grâce à la

GMAO

En 1997, un premier groupe de travail

s’est réuni pour mener une réflexion sur

un outil destiné à supporter la mise en

œuvre du préventif au sein des usines, à

la fois en France et dans les autres sites

du groupe au niveau mondial. Le choix

s’est orienté vers Maximo car il est apparu

comme un outil répondant au mieux

aux besoins de la maintenance, avec la

faculté d’être « customisé » et adapté

pour répondre au mieux aux spécificités

de Lafarge.

Mais si Maximo s’est mis à équiper les différents

sites du groupe, il n’en restait pas

moins qu’une disparité persistante freinait

l’ambition du groupe dans son organisation

commune ; « les systèmes demeuraient

indépendants d’un site à l’autre et

pouvaient varier selon les pays. Tous nos

projets étaient donc différents. De plus,

l’interface était plus ou moins bonne avec

l’ERP qui, lui-même, n’était pas le même

d’une usine à l’autre ». Si bien qu’en

2008, Stéphane Rommens constate

qu’une demi-douzaine de versions du

template Maximo (modèle customisé)

existaient et étaient reliées à des ERP

divers, représentant près d’une dizaine

d’interfaces. En 2008 est venue la nécessité

de lancer un programme préventif

global avec la ferme intention de le déployer

rapidement (en moins de trois ans)

sur l’ensemble des usines du groupe, et

à partir du meilleur template possible de

façon à améliorer l’outil en tant que tel et

le pérenniser dans le temps.

A cette même période, il se mettait en

place un modèle opérationnel dans plus

de 150 sites du groupe, POM (Plant Operating

Model). Dans POM, on y trouve les

actions essentielles que doivent effectuer

les personnes clés de l’usine à court,

moyen et long terme, ainsi que les compétences

nécessaires à tous les niveaux

de la hiérarchie.

Il est clair que le programme préventif décrit

ci-dessus est l’un des supports à la

mise en place effective de POM. Si initialement

le préventif était limité à la maintenance,

ce programme s’adresse aux

services opérationnels de l’usine (Manufacturing).

Il propose des améliorations

de la customisation du template (Improvement).

Il est construit avec la version 7

de Maximo. Ainsi était né le programme

Mi7.

Une version améliorée et adaptée aux

besoins de Lafarge

Avec le projet MI7, la volonté du groupe

est de s’adresser au-delà de la maintenance

: « avant, la fiabilité n’était que le

problème de la maintenance. Or, si dans

60% des cas des pannes, le problème

provient des composants ou des pièces

mécaniques et électriques, les 40% restant

concernent les problèmes de fabrication.

D’où notre volonté de mettre

l’accent sur le préventif pour l’ensemble

de l’usine ». Autres priorités : la sécurité

bien entendu, mais aussi la possibilité

de suivre les coûts et de mieux connaître

les inventaires. « Avec MI7, nous avons

pu aussi travailler sur la simplicité d’utilisation

et des interfaces. En somme, MI7

s’apparente à une version améliorée de la

version 7 de Maximo et dans laquelle on

a pu intégrer de multiples modules portant

par exemple sur la santé et la sécurité,

le budget et les inventaires ainsi que la

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 51


Spécial GMAO

Management

planification des équipes ». Pour mettre

au point ce nouvel outil, nous avons fait

travailler ensemble des opérationnels de

la maintenance de nos usines venant du

monde entier.

La mise en place d’une version pilote sur

le site de la Couronne, près d’Angoulême

(Charente), a été suivie sur d’autres sites

en France mais aussi à l’étranger. « Il

faut à tout prix éviter que le projet et l’outil

soient perçus comme une contrainte.

Les clés du succès sont dans le respect

des étapes du projet : analyse de la situation

initiale, mise en place des bases

du préventif (organisation, processus

et compétences) et création des contenus

techniques, activation de Maximo et

support sur site puis à distance. » Ces

étapes sont en permanence accompagnées

d’une démarche d’analyse du

changement et d’analyse d’impact afin

d’atteindre les objectifs principaux décrits

par l’usine au lancement du projet. Puis,

une fois déployé, la phase de stabilisation

permet d’extraire des indicateurs et

de mesurer la mise en place effective du

préventif et d’assurer des bons niveaux

de performance.

Le projet MI7 était nécessaire car « il

s’inscrit parfaitement dans notre modèle

opérationnel POM, il nous a permis de

monter considérablement le niveau de la

maintenance préventive dans nos usines,

et cela de manière pérenne. Nos premiers

projets montrent que cela marche, et que

cela rapporte ! ». Reste aujourd’hui à dupliquer

le projet dans le reste du monde

(la France a été « achevée » en 2013).

Un déploiement important est en cours ;

cette année par exemple étaient concernées

des usines en Chine, au Zambie, au

Nigéria, en Irak, en Algérie, en Hongrie

ou encore aux Etats-Unis et au Canada.

Retour d’expérience… venu de la mer

De la pertinence d’une GMAO à bord d’un bateau

L’intégration d’une GMAO à bord peut-elle alors être réellement efficiente pour le propriétaire du bateau ? En posant

cette question et tenter d’y répondre, il convient, d’une part, de bien s’accorder sur ce que l’on entend par GMAO et,

d’autre part, de définir au plus près ce qu’est un bateau avec ses besoins en termes de maintenance.

Avant de présenter l’intérêt d’une

GMAO à bord d’un bateau et, surtout,

ce que le propriétaire peut et doit

en attendre, quelle vision a-t-on d’une

GMAO et quelles sont les particularités

qui font qu’un bateau ne peut être perçu

comme un bien ou un système quelconque

d’équipements.

L’acronyme GMAO est à appréhender en

le scindant en deux termes : « gestion de

la maintenance » et « assistée par ordinateur

».

La gestion de la maintenance devrait être

comprise comme la maîtrise et l’organisation

de tous les aspects liés à la maintenance

des équipements et des biens :

• maîtrise et organisation : connaissance,

pilotage, configuration, mise en œuvre

et conduite (préparation, réalisation des

tâches et bilan)

• tous les aspects de la maintenance :

opérations et tâches de maintenance,

SST, qualité, documentation (référentiel,

technique, logistique, d’utilisation, manuels…),

retour d’expérience et capitalisation,

historiques, logistique des pièces

de rechange, outillages, ressources humaines

• équipements et biens : pour un bateau

il s’agit du contenu (i.e. tout ce qui est

embarqué à bord) et du contenant (i.e. la

coque, la structure et les superstructures

du bateau)

Le fait qu’il s’agit d’une assistance par

ordinateur doit prendre tout son sens.

Le support physique est un ordinateur

et devrait être en soi suffisant ; il ne doit

pas être question d’être contraint d’utiliser

d’autres supports tels que du « papier

» . Ensuite, il faut être conscient que

la GMAO une fois en place a bien pour

fonction d’assister l’utilisateur qui ne doit

donc investir qu’un minimum de temps

ou d’énergie pour en retirer un maximum

de bénéfice, en particulier financier et

en termes de disponibilité de ses équipements

et de ses biens. Il est en effet

difficilement concevable de devoir consacrer

plus de temps, donc d’« homme x

heure », à l’utilisation d’une GMAO d’un

certain coût qu’avec une méthode traditionnelle

composée de « papiers » et

d’un pack de logiciels de bureautique traditionnel.

Pour de multiples raisons , il arrive

parfois que des GMAO ne soient pas

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 52


Spécial GMAO

Management

assez fiables, peu ou plus utilisées (pour

ne pas dire abandonnées) car l’utilisateur

doit consacrer trop de temps ou d’énergie

pour faire « tourner » sa GMAO. Cela

peut être le cas lorsqu’il se sent obligé de

vérifier en permanence la cohérence les

données de sortie.

Il demeure important de rappeler qu’un

bateau présente des spécificités qu’il est

primordial de prendre en compte dans le

cadre de l’intégration d’une GMAO embarquée

:

• les mouvements de plateforme et l’environnement

marin (i.e. humidité et salinité)

imposent un ordinateur et des accessoires

robustes ainsi qu’une bonne

fiabilité des éventuels capteurs reliant

les équipements à l’ordinateur ; ces

mouvements génèrent de surcroît, pour

certaines personnes, des symptômes

handicapants dus à la cinétose et nécessitant

ainsi une interface très simple de

la GMAO

• les absences de longues durées, coupant

physiquement le bateau à la terre,

exigent une autonomie suffisante pour

certains domaines de la maintenance

(pièces de rechange, outillage, compétences,

produits connexes, documentations…)

• l’éloignement et l’isolement en pleine

mer entraînent par moment des difficultés

de communications avec la terre ; elles

peuvent être parfois impossibles dans les

zones d’ombre de transmission ou en cas

d’avarie d’équipements

• l’exigüité à l’intérieur d’un bateau est

un facteur important car il limite les possibilités

de stockage, les ressources humaines

et les redondances fonctionnelles

Une GMAO au service du propriétaire du

bateau

Quels bénéfices un propriétaire ou un

chef mécanicien de bateau peut-il retirer

d’une GMAO embarquée ? Sans aller

jusqu’à lister une expression de besoins

comparable à un cahier des charges, voici

brièvement les principales attentes.

a) De la nécessité de données d’entrée

fiables et complètes

En premier lieu, il est incontestable que la

qualité et la fiabilité des données de sortie

demandées à une GMAO dépendent en

grande partie des données d’entrée qui

sont, au départ, essentiellement du ressort

du fabricant et de l’intégrateur de la

GMAO mais qui, par la suite, doivent aussi

être entretenues et enrichies par l’utilisateur.

Ces données d’entrée sont essentiellement

les plans de maintenance, la

configuration matérielle et structurelle (arborescence),

les documents techniques

et logistiques, la politique et la stratégie

de maintenance. Sauf si elle est incluse

dans la prestation d’acquisition, l’utilisateur

devra régulièrement poursuivre la

mise à jour de ces données en intégrant

d’autres documents de suivi (rapports

d’intervention technique,…), de référence

(obsolescences, modifications constructeurs,

réglementation,…) et de conduite

(heures de marche des équipements et,

pour certaines GMAO, paramètres de

fonctionnement).

b) Ce que le propriétaire du bateau ou le

chef machine devrait pouvoir tirer comme

bénéfices d’une GMAO embarquée

Les principales fonctions que l’on attend

d’une GMAO embarquée à bord du bateau.

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 53


Spécial GMAO

Management

• L’interface doit être conviviale et facile

d’emploi. L’utilisateur ne doit pas être

rebuté par une architecture web compliquée

et désagréable, le contraignant

à rechercher les fonctionnalités. Il devrait

pouvoir trouver un certain confort à

consulter sa GMAO , notamment pour y

entrer régulièrement les données .

• Le logiciel doit être conçu de telle sorte

qu’il puisse « tourner » rapidement sur

un ordinateur standard. On attend ainsi

qu’il soit réactif, puissant et qu’il donne

la possibilité de traiter plusieurs tâches

simultanément. Par exemple, l’utilisateur

peut être amené, dans le même temps,

à consulter le plan de maintenance, les

plans techniques associés, la documentation

logistique et le manuel d’utilisation.

En termes de fonctionnalités, la GMAO

devrait également permettre d’insérer

et de consulter tout type de documents

(photos, vidéos, pdf, tableur, traitement

de texte…) sans contrainte liée à la taille.

• Sur le principe et dans l’esprit d’une

« assistance par ordinateur », l’utilisateur

ne devrait être sollicité que pour entrer un

minimum d’informations pour en tirer un

maximum de bénéfices. Les équipements

embarqués pourraient être connectés sur

la GMAO pour y intégrer les paramètres

de fonctionnement nécessaires dans le

but d’en obtenir des informations utiles et

exploitables en temps réel (conduite, réparation,

visites périodiques…).

• Dans le cas où l’utilisateur entre des

données, il ne doit pas être limité par la

configuration du logiciel (nombre de caractère,

taille des fichiers,…). Sur un bateau

à la mer, pour des raisons de sécurité,

le marin n’a pas beaucoup de temps

à consacrer à une GMAO. D’une part

l’entrée des données doit pouvoir être

faite rapidement et facilement ; d’autre

part, les informations nécessaires doivent

pouvoir être récupérées très rapidement ;

étant entendu que ces informations sont

fiables, complètes, facilement exploitables,

bien lisibles et rapidement applicables

(par exemple, une fiche de tâches

récupérée dans le but d’une intervention

préventive ou corrective sur un équipement

tels qu’un propulseur d’étrave ou un

radar de navigation).

Sur ces principes préalables, l’utilisateur

d’une GMAO à bord de son bateau à la

mer doit pouvoir, a minima, accéder aux

actions suivantes :

• Obtenir un planning de tâches de maintenance

préventive pour une période donnée

correspondant, par exemple, à une

escale à venir. Ces opérations de maintenance

préventive intègrent les échéances

horaires et calendaires tout en anticipant

la prochaine traversée durant laquelle

certaines opérations ne pourraient être

réalisées. Ce planning doit inclure des

informations précises et exhaustives : références

des documents, devis « homme

x heure », outillages spécifiques, liste et

gisement des pièces de rechange (systématiques

et occasionnelles), produits

connexes nécessaires, détail des tâches

et des procédures,… En toute rigueur, le

chef mécanicien ne devrait procéder qu’à

une requête en entrant les dates auxquelles

il souhaite réaliser des actions de

maintenance.

• La GMAO devrait être en mesure de

signaler automatiquement à l’utilisateur

toutes les échéances de maintenance

(horaires ou calendaires). Cette alerte

présente, graduellement, les opérations

de maintenance à échéance en discriminant,

par une analyse des risques prédéfinie,

celles qui sont les plus importantes

en termes de sécurité du personnel et de

sûreté de fonctionnement des équipements.

L’algorithme d’analyse se base

essentiellement sur les plans de maintenance

et les textes réglementaires. Pour

les échéances horaires, il corrèle ses

données avec les heures de marche entrées

par l’utilisateur (ou récupérées par

les collecteurs de données) ; pour les

échéances calendaires, il suffit d’intégrer

l’horloge interne de l’ordinateur. L'alerte

graduée est réalisée en fonction de l’importance

de l’équipement considéré et

de l’activité du bateau. Par exemple, le

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 54


Spécial GMAO

Management

contrôle annuel des brassières de survie

et des radeaux de sauvetage devra

apparaître sur la GMAO uniquement

sur demande et quelques mois avant

l’échéance si le bateau ne prévoit pas

prochainement une longue traversée.

Par la suite, elle deviendra automatique

quelques semaines avant le terme. En revanche,

si le propriétaire programme un

voyage assez long, la GMAO anticipera

et alertera clairement la nécessité de ces

contrôles par une alerte automatique et

claire. Le même principe s’applique pour

les échéances horaires. Un moteur diesel

à échéance de visite de type 2 000 heures

devra être anticipée et alertée suffisamment

tôt par la GMAO si, initialement, elle

est planifiée pendant un voyage planifié.

Il convient de rappeler qu’il s’agit bien de

soulager et assister l’utilisateur dans sa

réflexion pour la gestion de la maintenance.

• En cas d’avarie, le fait d’indiquer les

symptômes par mots clés et les paramètres

de fonctionnement devrait permettre

à la GMAO de proposer des pistes

d’investigation, des origines possibles de

dysfonctionnement et des actions correctives

. Ces propositions sont basées sur

des algorithmes d’analyses des causes

possibles par équipement, par installation

et par système. Ces algorithmes s’appuient,

entre autres, sur des procédures

traditionnelles de recherches de pannes,

la documentation du constructeur et des

retours d’expérience. L’édition des suggestions

fournit ainsi à l’utilisateur des

informations claires, concises et, autant

que possible, exhaustives (durée d’intervention,

pièces de rechange nécessaires,

outillages, compétences, précautions,

EPI…). A la mer la GMAO se doit d’être

une aide efficace pour cerner rapidement

l’origine d’un dysfonctionnement et pour

proposer une solution de réparation adéquate

; il en va souvent de la sécurité des

personnes à bord.

• Dans le prolongement des deux points

précédents, on peut attendre d’une

GMAO qu’elle puisse prédire et signaler

des dysfonctionnements et des avaries

potentielles à venir. Cet aspect est

très délicat et relativement compliqué à

mettre en œuvre car il repose sur une

série de données d’entrée complètes et

pertinentes, en particulier les paramètres

et les heures de fonctionnement, le retour

d’expérience ainsi que les résultats

des analyses de contrôle non destructif

(vibrations, thermographie, dimensionnel,

lubrifiants,…). Cette fonctionnalité constitue

néanmoins une réelle assistance pour

le propriétaire et concourt indéniablement

à assurer la sécurité du bateau en pleine

mer.

• Une des fonctions qu’un utilisateur de

GMAO souhaite obtenir est la capitalisation

et le retour d’expérience. La GMAO

doit être capable d’archiver et d’organiser

l’ensemble des documents concourant

à bâtir les historiques de chaque

équipement et installation . Ce point,

d’apparence rebutante et fastidieuse, ne

doit pas être négligé car un historique

technique est très important dans l’ingénierie

de la maintenance. De plus, il faut

bien prendre en compte qu’il est relativement

gourmand en termes de mémoires

mortes pour l’ordinateur car il intègre une

grande quantité d’informations : comptes

rendus de d’intervention technique,

comptes rendus d’expertise spécialisée

(« maritime », vibratoire, endoscopique,

lubrifiants, structure…), rapports d’essais

et de mesures,… Certains de ces documents

possèdent un nombre important de

photos et de vidéos. Le carnet de santé

du bateau et de chaque équipement est

primordial à plusieurs égards : le suivi de

la maintenance, la valorisation des biens,

l’assurance globale du bateau, l’éventuelle

revente et, le cas échéant, le suivi

en classe par un organisme de classification

(Bureau Veritas, Lloyds Register,…).

• La gestion des stocks logistiques est un

domaine complexe qu’une GMAO devrait

pourtant être capable d’assumer de manière

fiable, d’autant qu’il est particulièrement

critique dans un milieu où l’espace

est restreint et où l’autonomie est une

contrainte importante. Pour un voyage en

mer de plusieurs mois, la GMAO devrait

être en mesure d’éditer « en un clic » la

liste exhaustive et correctement dimensionnée

des stocks logistiques (pièces

de rechange, produits connexes, outillages)

nécessaires à bord et le stock réel

embarqué. Cette liste sera construite en

fonction de plusieurs critères ; en particulier

des plans de maintenance et des

heures de marche réalisées et celles prévues.

Les informations relatives au stock

logistique doivent complètes : références,

quantités, dimensions, poids, gisements,

dates de péremption, fournisseurs, précautions

de stockage …

Au bilan, le propriétaire ou le chef mécanicien

d’un bateau peut apparaître être

relativement exigent et prétendre à vouloir

demander une somme importante

d’informations et de fonctionnalités à une

GMAO embarquée. Mais ces besoins

sont dictées par le fait que la maintenance

couvre un grand nombre de domaines

(techniques, logistique, opérations d’intervention,

technologiques…) sur un

ensemble d’équipements très variés

(mécanique, électrique, automates, frigorifique,

électronique,…) dans un contexte

spécifique (éloignement, isolement, ressources

humaines limitées, exigüité…) et

parfois dangereux (plateforme instable,

confinement…). Une GMAO embarquée

à bord d’un bateau est donc un logiciel

complexe à élaborer si l’on tient à considérer

l’ensemble des contraintes du système

qu’il est censé soutenir , les attentes

de l’utilisateur dans le but que celui-ci soit

effectivement assisté de manière efficace

en tenant compte des spécificités du milieu

dans lequel il évolue. Il s’agit alors,

dès le début, d’entamer une étroite collaboration

entre le concepteur ou le fournisseur

de la GMAO et le client (le propriétaire

du bateau) pour que le progiciel

de départ devienne au final un logiciel de

GMAO performant et efficient.

Lionnel Parant

Ingénieur maintenance, officier mécanicien

CEng – CMarEng MIMarEST – MRINA

marine.maintenance.management@gmail.com

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 55


Maintenance mécanique

Gates lance son catalogue courroies

agricoles 2015

Gates, fabricant de renommée mondiale

de courroies automobile, industrielles et

agricoles, a publié une mise à jour de la

version papier de son catalogue courroies

agricoles. Le catalogue 2015 (E2/20142)

présente la gamme la plus vaste et la

plus complète de courroies agricoles de

rechange disponibles sur le marché. La

version papier compte plus de 750 pages

présentant plus de 15 000 courroies de

première monte destinées aux ensileuses,

aux moissonneuses-batteuses et aux tracteurs.

Pas moins de 80 applications ont

été ajoutées à cette nouvelle version, pour

lesquelles Gates présente des courroies de

remplacement de première monte.

Conjoncture

2014 sera une belle année

pour la mécatronique

Cette rubrique a été réalisée

avec notre partenaire Artema

Artema, syndicat des industriels de la mécatronique, a dévoile en septembre dernier

ses prévisions pour l’année en cours : après une année 2013 sans réelle évolution,

2014 devrait enregistrer une croissance de 2%. Dans un contexte économique incertain,

la mécatronique tire son épingle du jeu et affiche un certain dynamisme lié

en particulier à l’export et l’innovation en termes de performance énergétique ou

encore d’usine du futur.

Accord historique entre Comer et

Bonfiglioli

À compter du 1er janvier 2015, Comer

Industries cèdera à Bonfiglioli Riduttori la

production de ses gammes de roues électriques

(roues motrices à actionnement

électrique) et de roues motrices épicycloïdales.

Cet accord historique permettra aux

deux entreprises leaders du secteur dans la

conception et la production de systèmes de

transmission de puissance d'atteindre leurs

objectifs stratégiques respectifs à long

terme. Comer Industries souhaite optimiser

ses ressources sur les gammes de produits

"core" tandis que Bonfiglioli élargira sa

gamme de roues motrices épicycloïdales,

acquérir des parts de marché et compléter

l'offre de solutions pour la mobilité électrique,

notamment pour le secteur de la

manutention de matériaux.

Mayr étend ses moyeux standard

Sur les formats compris jusqu'à 150

mètres Newton, le fabricant Mayr étend ses

moyeux standard pour monter les arbres

via un moyeu à serrage radial (également

appelé moyeu demi-coquille), ce qui facilite

l'installation, y compris dans les conditions

ambiantes difficiles. Les accouplements

d'arbres hautes performances Roba-DS

transmettent le couple sans jeu et avec une

rigidité torsionnelle élevée. Ils compensent

les problèmes d'alignement des arbres,

sont inusables et ne nécessitent aucun

entretien. Avec des vitesses autorisées de

3 000 tr/min, ces formats pour des diamètres

d'arbre compris entre 45 et 79 mm

couvrent les couples compris entre 35 et

150 mètres Newton.

L

’activité devrait atteindre une moyenne

de 2% de croissance sur l’année 2014,

selon Artema, malgré l’accalmie observée

à partir d’avril suite à l’excellent premier trimestre.

Le volume d’affaires global de la

mécatronique pour 2014 est estimé à 5,6

Md€ dont 50 % à l’exportation pour 28 500

salariés. Premier marché, celui des applications

industrielles OEM (Original Equipment

Manufacturer) avec 40 % du chiffre

d’affaires, suivi des transports (30 %), des

applications mobiles (16 %) et des endusers

(15 %).

2014 : une page se tourne et fait presque

oublier 2013

Marquée par l’incertitude et l’attentisme

(avant un rebondissement de l’activité au

dernier trimestre), 2013 a présenté peu

de projets et s’est illustré par une réelle

absence de dynamisme, pour au final

s’achever par un résultat de croissance

quasi-nulle (+0,2%). Certains secteurs ont

cependant tiré la croissance à l’image de

l’aéronautique qui demeure le plus dynamique,

tandis que les agroéquipements

restent solides. Il faut dire que le machinisme

agricole a enregistré son record

historique en 2013. Quelques entreprises

profitent également d’une conjoncture export

favorable qui leur permettra de sauver

leur année. Ainsi les professions « Transmissions

Hydrauliques » et « Transmissions

Mécaniques » finiront même l’année

en légère croissance, notamment grâce à

l’export. Petite baisse en revanche pour les

Transmissions Pneumatiques et les Roulements.

C’est le secteur de l’Etanchéité qui

accuse une baisse un peu plus importante

(4%).

La croissance de l’activité sur l’année est

attendue à +2% pour les industriels de la

Mécatronique. 2014 rassemble les espoirs

d’investissements trop longtemps retardés

et qui devraient aujourd’hui contribuer à

lever l’incertitude des deux dernières années.

Le premier trimestre 2014 a très vite

enregistré de belles progressions pour l’ensemble

des professions. Ainsi, l’indicateur

global Artema, qui recueille les opinions

de 90 répondants chaque mois, atteint en

mars 2014 son plus haut niveau depuis

deux ans. À partir du second trimestre, la

tendance est plus mitigée, et les opportunités

se font plus rares. La confiance qui

avait commencé tout doucement à s’installer

laisse la place à une période de doute

à la fin du premier semestre, dans un

contexte géopolitique mouvant.

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 56


Dossier Économies d'énergie

Maintenance mécanique

Publication

Un guidede bonnes pratiques

pour la performance énergétique

Le syndicat professionnel Artema a annoncé en septembre dernier la publicationun guidede bonnes pratiques pour

la performance énergétiquedes transmissionset automatismes pneumatiques.

La performance énergétique est un

des principaux axes de travail d’Artema,

axe sur lequel les professions

des Transmissions Hydrauliques, Mécaniques

et Pneumatiques ont lancé

des travaux collectifs. La profession

des Transmissions et Automatismes

Pneumatiques réunie au sein d’Artema

vient de réaliser un guide professionnel

pour optimiser la consommation des

installations.

Le but de ce guide est de faire un état

des lieux des bonnes pratiques industrielles

de l’utilisation de l’énergie pneumatique,

afin d’en optimiser l’efficacité

énergétique. Destiné aux techniciens

de bureaud’étude et/ou de maintenance,

le contenu de cette

publication, n’est pas exhaustif

: seules les solutions

industriellement réalistes

sont prises en compte. Ainsi,

dans ce guide, chaque

solution est analysée du

point de vue du retour sur

investissement. Par ailleurs,

ce guide part d’hypothèses

réalistes (nombre d’heures

d’utilisation/an, coût du m3 d’air comprimé...)

; les hypothèses d’utilisation sont

les mêmes tout au long du guide, afin

que l’industriel puisse comparer et prioriser

ses choix. Il est en outre important

de préciser que l’air comprimé est

une énergie propre, facile à mettre en

œuvre et à utiliser. Elle est

générée par un compresseur

alimenté en électricité.

Plusieurs bonnes pratiques

peuvent permettre de limiter

la consommation d’air

dans les machines industrielles

utilisant la technologie

pneumatique. L’actionneur

pneumatique, bien

dimensionné et entretenu, est efficace

énergétiquement. Les mesures pratiquées

par la profession montrent que

le rendement mécanique d’un vérin est

compris entre 0,8 et 0,95 suivant le type

de vérin.

Retour d’expérience

Adopter une approche globale des coûts

Chez Cofely Endel, la question liée aux économies d’énergie est omniprésente, à la fois en interne et sur les installations

de ses clients. Rabah Achemaoui, responsable maintenance de la filiale de la branche Energie Services

du groupe GDF Suez, nous explique comment il aborde le problème et quels gains on peut tirer en agissant sur la

consommation d’énergie.

Présentez l'activité de Cofely Endel

et ses champs d'action dans la maintenance

des équipements industriels

Intervenant tout au long du cycle de vie

des installations de nos clients (Installation,

rénovation d’équipements en

passant par la maintenance, le transfert

jusqu’au démantèlement des équipements),

Cofely Endel apporte des

solutions globales visant à améliorer

leur performance industrielle. Cofely

Endel est un spécialiste de la maintenance

industrielle et son spectre de

compétences est très large. Ses métiers

historiques sont la mécanique, la

robinetterie, la tuyauterie et le soudage.

Ses compétences ont été enrichies au

fur et à mesure de son développement

technique et commercial par les métiers

suivants : automatisme, électricité,

électromécanique, etc.

Cofely Endel dispose d’une grande expérience

des contrats de maintenance

pluri-annuels, et des grands arrêts

techniques qui sollicitent d’importants

moyens humains et matériels. Son effectif

est de 6 000 personnes pour un

chiffre d’affaires de près de 700 M€.

Cofely Endel intervient sur tous les

sites industriels et dans tous les secteurs

: nucléaire, pétrochimie, chimie,

sidérurgie, pharmacie, etc. Nous réalisons

la maintenance sur tous les types

d’équipements (pompes et tous types

de machines tournantes, broyeurs,

réducteurs, moteurs, machines-outils,

équipements de levage et de manutention,

etc.) et cela sur la majeure

partie des process industriels (coulée

continue dans la sidérurgie, tous types

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 57


Dossier Économies d'énergie

Maintenance mécanique

de réseaux, etc.). Nous déployons différentes

expertises dans les métiers

suivants : la mécanique, la robinetterie,

l’électromécanique, la chaudronnerie,

la tuyauterie, le soudage, la manutention

et le levage.

Quelle place occupe la question des

économies d'énergie dans l'industrie

(quelles évolutions a-t-elle connues

ces dernières années) ?

Dans l’industrie, on observe depuis

quelques années que les industriels

cherchent à réduire leurs consommations

d’énergie. On observe aussi

que certains d’entre eux ont créé des

services dédiés à l’efficacité énergétique.

Cela n’est pas un phénomène de

mode mais un réel moyen pour mieux

consommer et réduire la facture énergétique.

L’orientation des industrielles

pour les économies d’énergie n’est pas

anodine. La crise financière et économique

joue un rôle important dans la

baisse de la consommation d'énergie finale

constatée en 2009 et amorcée dès

2008. La chute de l’activité industrielle

a eu des effets directs sur la consommation

d’énergie (-10 %, et jusqu'a

-27 % dans la sidérurgie).

Autre paramètre important et de grande

influence, le prix de l’énergie. Comme

vous le savez, l’augmentation du coût

de l’énergie ne cesse de croître ces

dernières années. La Commission de

régulation de l’énergie (CRE) prévoyait

ainsi, en février 2013, une hausse de

30% des tarifs de l’électricité d’ici 2017

! Les autres énergies ne sont pas sans

reste, puisqu’on constate que le gaz ou

le pétrole suive tous les ans une évolution

entre 1 à 3%. Pourtant, la France

se situe dans les pays ou l’énergie est

la moins chère en Europe (par rapport

au prix moyen de l’Union européenne).

Ces augmentations rognent les marges

des entreprises et créent un impact

important de leurs compétitivités (les

rende moins compétitifs) entre pays

proches.

Des directives rentrent également en

jeu, puisque l’Union européenne et

le gouvernement français mettent en

place des mesures afin de réduire la

consommation d’énergie dans les années

à venir. On peut citer pour l’industrie

:

• Le protocole de Kyoto par lequel la

France et l’Europe s’engagent sur un niveau

d’émission de gaz à effet de serre

en 2010 identique à celui de 1990, ainsi

que sa matérialisation au niveau de

l’Europe dans la directive 2003/87/CE

établissant un système d’échange de

quotas d’émission (1ère période d’application

2005-2007, 2e période d'application

2008-2012).

• La directive sur les services d’efficacité

énergétique 2006/32/CE établissant

un objectif indicatif d’économie d’énergie

nationale de 9% à atteindre pour la

9ème année d’application de la directive

à mesurer à partir du 1er janvier

2008.

• La directive EUP 2035/32/CE, établissant

un cadre pour fixer des exigences

en matière d'écoconception applicables

aux produits consommateurs d'énergie.

Elle incite les industriels à s’impliquer

dans des démarches où des

gains peuvent être attendus en termes

d’efficacité énergétique et toucher l’ensemble

d’un procédé de production.

Des démarches, des outils spécifiques

à chaque application industrielle (chaudière,

four…) peuvent être engagés

comme méthode de réflexion pour une

remise à plat du besoin dans une réponse

énergétique et environnementale.

• La loi Pope (Programme fixant les

orientations de la politique énergétique)

en France du 13 juillet 2005 qui affiche

un objectif de réduction de l’intensité

énergétique de 2% par an à partir de

2010 et de 2,5% par an dès 2030.

• La directive IED relative aux émissions

industrielles remplace la directive

2008/1/CE dite IPPC. Un de ses

principes directeurs est le recours

aux meilleures techniques disponibles

(MTD) afin de prévenir les pollutions de

toutes natures. Elle impose aux États

membres de fonder les conditions d’autorisation

des installations concernées

sur les performances des MTD.

Pour tenir les engagements de la loi

Pope, le gouvernement impose aux

vendeurs d’énergie (EDF, GDF Suez…)

– appelés « Obligés » – de réaliser des

économies d’énergie. Ils doivent ainsi

inciter à promouvoir l’efficacité énergétique

directement auprès de leurs

clients. Le lancement de la 3e période

des certificats d’économies d’énergie

(CEE).) Pour 2015-2017, l'objectif

d’économies d’énergie de 700 TWh

cumac. Pour les aider, l’état français

a mis en place un dispositif des CEE.

Des fiches d’opérations standardisées,

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 58


Dossier Économies d'énergie

Maintenance mécanique

définies par arrêtés, ont été élaborées pour faciliter le montage

d’actions d’économies d’énergie. Elles définissent, pour

les opérations les plus fréquentes, les montants forfaitaires

d’économies d’énergie en kWh cumac. On dénombre trentesept

opérations éligibles aux CEE pour l’industrie, comme

les moteurs premiums, les matelas isolants, la variation de

vitesse …

Les CEE sont attribuées, sous certaines conditions, par les

services du ministère chargé de l’énergie, aux acteurs éligibles

réalisant des opérations d’économies d’énergie. L’obligé

reverse obligatoirement une partie du montant des CEE

à son client.

Même question, mais cette fois dans les métiers de la

maintenance :

Aujourd’hui, la politique des entreprises est la rationalisation

des coûts. Le but est de produire l’équivalent voire plus tous

en réduisant les budgets. Dans ce cadre la maintenance doit

trouver des solutions innovantes pour réduire la facture énergétique

avec des temps de retour sur investissement très

court. La difficulté est de trouver des systèmes plus performants

avec des TRI (Temps de Retour sur Investissement)

inférieurs à 3 ans voire 1 an dans certains secteurs.

Les gisements d’économie d’énergie existent, allant de la

bonne pratique à l’externalisation des utilités. La maintenance

est essentiellement centrée sur la disponibilité des moyens

de production et dispose de peu de moyen à consacrer aux

économies d’énergie. Ils font parfois appel à de la sous-traitance

à travers des sociétés de conseil ou des prestataires

de maintenance comme Cofely Endel. En effet Cofely Endel

à développé des outils et des méthodes pour réduire la facture

énergétique sur trois domaines : L’air comprimé, la force

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 59


Dossier Économies d'énergie

Maintenance mécanique

motrice et les réseaux vapeurs.

Sur l’air comprimé, nous réalisons des

diagnostics permettant de trouver des

économies d’énergie en travaillant le

dimensionnement des compresseurs,

la régulation et les sécheurs. Nous établissons

aussi un diagnostic des fuites

d’air qui sont très répandus dans l’industrie.

Les fuites d’air, on les entend

partout sur les sites industriels et pourtant,

sur certains de ces sites, on ne se

soucie pas de la maintenance.

Le problème est que personne n’est

responsabilisé, notamment parce que

la maintenance n’a pas en charge – ou

ne voit pas – la facture des énergies.

Effectivement, le budget de la maintenance

n’intègre pas la facture des énergies.

D’ailleurs, on observe que beaucoup

de personnes dans l’entreprise

n’ont pas conscience des pertes énergétiques

liées aux moyens industriels.

Une fuite d’air comprimé de 1 mm sous

7 bars, c’est environ 300 € à l’année.

On note une certaine évolution des

mentalités : aujourd’hui, les entreprises

font de plus en plus appel à Cofely Endel

pour diagnostiquer les potentiels

d’économie d’énergie et la mise en

œuvre des solutions. Elle préfère se

recentrer sur leurs cœurs de métiers et

laisser les spécialistes œuvrer à réduire

la consommation énergétique et leur

empreinte carbone.

Globalement, on constate que la

maintenance évolue. On ne fait plus

de la maintenance classique en remplaçant

un pour un. On réfléchit à une

approche en tenant compte du coût

globale (exploitation, maintenance,

consommation énergétique…), à

savoir : est-ce que je remplace mon

système par autre plus performant ?

En outre, on remarque que les clients,

et la maintenance en particulier, sont

de plus en plus réceptifs lorsqu’on leur

parle d’économies d’énergie. De plus

en plus d’industriels nous font confiance

pour trouver des solutions moins

énergivores. Les normes obligent les

constructeurs et les fabricants à proposer

du matériel plus économe permettent

aux entreprises de réaliser des

économies d’énergie.

Quelles normes encadrent cette

question et qu'imposent-elles aux

constructeurs et aux exploitants

d'équipements industriels ?

Afin de pouvoir tenir ses engagements

sur les économies d’énergie,

les gouvernements mettent en place

des directives et des normes. Ainsi,

elles obligent les constructeurs à offrir

des systèmes plus performants. Si on

prend le cas des moteurs électriques,

dont environ 40% de l’électricité produite

dans le monde est absorbé par

ces derniers, deux référentiels faisaient

autorité dans le monde : la CEI 60035-2

et l’IEEE122 méthode B. L’Union européenne

avait adopté la CEI60035-2 applicable

jusqu’en novembre 2010. Elle

définissait trois classes rendement, «

eff3 »moteur à faible rendement, « eff2

» moteur standard, et « eff1 » moteur à

haut rendement. Une économie d’énergie

jusqu’à 40% était possible entre un

moteur « eff1 » et un moteur « eff3 ».

Une harmonisation mondiale sur les

moteurs électriques a eu lieu avec la

norme CEI 60034-30 définissant les

classes de rendement et leurs modalités

d’application. Ainsi quatre classes

sont créées :

• La classe IE1 dite « Standard » qui est

comparable à la classe « eff2 »

• La classe IE2 dite « High » qui est

comparable à la classe « eff1 »

• La classe IE3 dite « Premium »

• La classe IE4 dite « Super premium »

La réglementation en Europe exige

que les rendements inférieurs à IE2

soient interdits. À compter du 1erjanvier

2015, seuls les moteurs IE3 ou IE2

équipés de variateur de vitesse pourront

être commercialisés. Aujourd’hui,

les constructeurs développent des

motovariateurs synchrones à aimants

permanents permettant d’atteindre des

rendements très supérieurs aux minima

de la classe IE4.

Une économie de 2% à 10% peut être

réalisée sur le simple remplacement

d’un moteur. Avec la vulgarisation de

la technologie, aujourd’hui à la vente,

la classe standard est le moteur IE2

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 60


Dossier Économies d'énergie

Maintenance mécanique

pour un coût très proche d’un IE1. L’exploitant

bénéficie de meilleures performances

pour un coût quasi identique.

En complément à l’installation d’un

nouveau moteur, la contribution financière

ou l'avantage commercial peuvent

être attribués après la réalisation des

travaux, dès lors que l’obligé s'engage,

avant le début des travaux, auprès du

client, sur les conditions de versement

de cette contribution. La contribution

peut être sous trois formes :

• aide financière,

• avantage commercial,

• actions de sensibilisation ou d'accompagnement

individuel par, notamment,

la réalisation de diagnostics gratuits ou

la délivrance de conseils personnalisés.

Le montant des CEE peut varier en

fonction du département, de la puissance

du système, de son application,

du mode de fonctionnement du site, …

Mis en place depuis le 1er juillet 2014,

l’audit énergétique oblige les entreprises

de plus de 250 salariés ou dont

le chiffre d’affaires annuel excède 50

millions d’euros ou dont le total du bilan

annuel dépasse 43 millions d’euros

devront avoir réalisé un premier audit

énergétique avant le 5 décembre 2015.

Les entreprises concernées vont d’une

part réaliser des économies d’énergie

certaines et, d’autre part, contribuer à

atteindre l’objectif à atteindre d’ici 2020

fixé par l’Union européenne d’accroître

de 20 % notre efficacité énergétique.

L’audit identifie précisément les gisements

d’économies d’énergie à réaliser.

Il permet ainsi de définir et de mettre

en œuvre des actions de réduction des

consommations. Outre le gain économique

évident, les entreprises vont gagner

en compétitivité.

Seules les entreprises engagées dans

l’amélioration continue de leur efficacité

énergétique par la mise en place d’un

système de management de l’énergie

certifié selon la norme ISO 50001 seront

exemptées. La démarche requiert

néanmoins la réalisation préalable

d’une revue énergétique initiale.

Quelles sont les problématiques de

vos clients en la matière ? Et quelles

sont-elles au niveau de l'entretien

et de la maintenance des équipements

?

Avec des budgets d’investissement

au plus bas et des retours sur investissement

inférieur à un an, l’efficacité

énergétique se retrouve au centre de la

compétitivité. Car aujourd’hui, les coûts

de production réduits sont autant de

marge pour les industriels. Sur les sites,

les clients optimisent leurs énergies

et leurs machines de production afin

de produire plus tout en consommant

moins. Maintenant, les responsables

de maintenance sont de plus en plus

conscients du potentiel d’économies ;

d’ailleurs, on parle du couple « maintenance

et efficacité énergétique ».

On retrouve ainsi des plans de maintenance

plus conséquents sur ces actions

qui permettent de mieux optimiser

les économies d’énergies. On retrouve

certaines actions courantes dans les

plans de maintenance, comme :

• surveiller les bonnes conditions de

pression et température. Des économies

d’énergie peuvent être réalisées

en s’interrogeant sur la possible diminution

des températures de fonctionnement

et de la pression de service,

• relever les fréquences de démarrage

et d’arrêt afin de les réduire,

• veiller à la bonne tenue des calorifuges

sur les réseaux vapeurs,

• détecter les fuites au niveau de la

tuyauterie et de la robinetterie : resserrer

les brides ou raccords. L’étanchéité

est indispensable pour maintenir les

conditions opératoires (température,

pression) optimales pour le fonctionnement

de la production,

• vérifier la bonne étanchéité au niveau

des pompes. La surveillance des garnitures

est indispensable surtout si leur

remplacement suppose un arrêt de

l’installation. L’alignement des pompes

influe également sur l’étanchéité et la

consommation,

• surveiller l’encrassement des échangeurs

et des corps d’évaporation. L’optimisation

de la fréquence de nettoyage

doit tenir compte des surcoûts énergé-

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 61


Dossier Économies d'énergie

Maintenance mécanique

tiques provoqués par l’encrassement,

• vérifier le bon fonctionnement des purgeurs

vapeurs,

• etc.

Actuellement, chaque poste consommateur

est optimisé en recherchant

toujours le fonctionnement à capacité

nominale. La marche en sous-capacité

est très souvent pénalisante en termes

d’énergie notamment les systèmes de

force motrice sans variateur de vitesse.

On étudie également la nécessité

d’équiper les moteurs électriques des

pompes, ventilateurs et compresseurs

de variateurs électroniques de vitesse

(VEV). C’est un système de régulation

beaucoup plus performant que les systèmes

classiques (laminage, recirculation…).

La VEV est également une

solution énergétiquement performante

pour remplacer les systèmes d’entraînement

indirect (poulie, courroie…).

Le problème se pose aussi en cas de

renouvellement de matériel et le choix

des équipements énergétiquement performants

et éprouvés, par exemple des

moteurs à haut rendement. Aujourd’hui,

les métiers de la maintenance ont évolué

avec ce souci permanent d’optimiser

le fonctionnement des systèmes

tout en consommant moins.

Comment les équipes de Cofely-Endel

y répondent-elles ? À travers

quelles démarches et quels moyens

technologiques ?

Intervenant sur les équipements producteurs

et consommateurs d’énergie,

Cofely Endel s’engage dans une démarche

vertueuse baptisée 5E : l’Engagement

Cofely Endel pour l’efficacité

énergétique et environnementale. Il

s’agit d‘une approche globale et adaptée

aux process de nos Clients pour

améliorer leur Efficacité Energétique et

leur Empreinte Carbone.

Cofely Endel propose des éco2solutions

efficaces et innovantes pour

réduire la facture énergétique, améliorer

le rendement des installations et

diminuer les émissions de gaz à effet

de serre. Depuis maintenant cinq ans,

nous avons mis en place une structure

autour de l’efficacité énergétique et environnementale.

Celle-ci est composée

d’une équipe de six ingénieurs, experts

dans des domaines variés comme l’air

comprimé, la force motrice, la distribution

vapeur, l’éclairage …

Cofely Endel s’est certifié et labellisé

aux référentiels faisant autorité dans

le domaine : Afnor et Ademe. Cette

équipe intervient en support des activités

opérationnelles dans toute la

France et même à l’international si nécessaire.

Pour accélérer le mouvement,

nous avons formé plus de 150 ambassadeurs

de l’efficacité énergétique en

région. Ils sont le relais de l’efficacité

énergétique auprès de nos clients et

de nos opérationnels. Ils ont pour mission

de relayer les bonnes pratiques

utilisées par Cofely Endel et d’aider le

client à trouver des solutions d’économies

d’énergie. Bien évidemment, nous

pouvons travailler sur des périmètres

en dehors du scope de Cofely Endel en

faisant appel aux filiales de GDF Suez.

Nos prestations vont des diagnostics

énergétiques à la réalisation des travaux

: modification, rénovation, optimisation

en passant par certificats d’économies

d’énergies.

Nous avons une démarche pérenne

et qui s’est améliorée au fur à mesure

du temps. Nous avons développé et

vulgarisé nos outils pour qu’ils soient

déployés et utilisés par tous les collaborateurs.

Tous les outils et documents

de formation sont disponibles à tous les

collaborateurs sur l’intranet de Cofely

Endel.

On peut réaliser des diagnostics énergétiques

allant de l’audit global à l’audit

spécifique. Nous pouvons reprendre

les données actuelles pour estimer le

potentiel de gains ou utiliser nos outils

de mesure pour avoir une des mesures

plus précises. Nos outils sont ceux

utilisés par la maintenance conditionnelle.

On utilise des détecteurs à ultrasons,

des caméras thermographiques,

les monitorings, l’analyse des signaux

électriques, l’analyse vibratoire …

Ses outils de mesure suivent les recommandations

du Protocole international

de mesure et vérification de la

performance énergétique IPMVP. Nous

mettons un point d’honneur à utiliser de

nouveaux outils permettant une précision

plus grande et utilisation plus facile.

Tout cela s’inscrit dans notre démarche

d’innovation.

Quels résultats en ont-ils tiré (au

niveau des coûts, de la fiabilité de

leurs moyens de production, des

rendements et d'économies d'énergie…)

?

Finalement, l’efficacité a permis de

consolider les métiers traditionnels de

Cofely Endel. Ils ont apporté un autre

regard auprès de nos clients et de nos

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 62


Dossier Économies d'énergie

Maintenance mécanique

collaborateurs. La clé de la réussite, c’est avant tout des

idées simples à mettre en œuvre et un faible temps de retour

sur investissement. La plupart du temps, les solutions

proposées sont du bon sens. Nos clients sont conscients

des pertes énergétiques, mais savent rarement combien

ils perdent. Notre force est de réussir à estimer les pertes

énergétiques et de proposer plusieurs solutions moins énergivores.

Ce qu’il faut regarder, c’est le coût global. L’investissement

dans un nouveau système moins énergivore exige un petit

investissement supplémentaire par rapport à un système ordinaire.

Mais au final, grâce aux économies d’énergie réalisées

par le nouveau système, on obtient un retour sur investissement

plus rapide qu’un système ordinaire. La rentabilité

en sera encore meilleure si on utilise son système dans un

usage intensif (forte puissance et longue utilisation). Si on

prend le cas des moteurs électriques de classe IE3 par rapport

à un IE1, les avantages sont nombreux. L’utilisation de

matériaux de meilleure qualité permet une plus longue durée

de vie du moteur à fonctionnement identique et une réduction

du bruit. Ces moteurs disposent d’encombrement standard,

on peut le remplacer et l’installer sur le même châssis et sur

le même système. Mais surtout, ce sont les gains énergétiques

qui sont intéressants, puisqu’on améliore le rendement

jusqu’a 10% et une réduction des pertes énergétiques

jusqu’à 40%.

En mettant en œuvre ces éco2solutions, Cofely Endel permet

à ses clients de réaliser des gains significatifs, grâce à

son expertise technique. Voici quelques exemples de gains

mesurés chez des certains d’entre eux :

• gain de 30% d’énergie sur un système de production d’air

comprimé,

• réduction de 20% des émissions sur un réseau de chaleur,

• économie annuelle de 500 000 euros sur un réseau de distribution

de vapeur.

Propos recueillis par Olivier Guillon

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 63


Dossier Économies d'énergie

Maintenance mécanique

Solutions

Intégrer les économies d’énergie dans les services

Les économies d’énergie occupent désormais une place de premier plan dans l’offre de services des industriels,

comme en témoigne Leroy-Somer (Emerson) qui s’est donné comme objectif de proposer des retours sur investissement

plus rapides à travers la maintenance et la consommation d’énergie de ses systèmes.

Tout part du postulat suivant : le coût

global d’un système d’entraînement

ne représente que 3 à 6 % alors que

son fonctionnement, principalement la

consommation électrique, coûtera dix fois

plus ; cumulés avec les arrêts de production

(l’autre grand ennemi des systèmes

d’entraînement), les coûts liés à l’exploitation

de l’équipement représenteront en

moyenne plus de la moitié du coût global

d’exploitation (selon les secteurs d’activités

et les applications).

Dans ce contexte, Leroy-Somer (pour

la partie système d’entraînement qui regroupe

les moteurs, les motoréducteurs

et les variateurs) vient de lancer un service

expert pour chaque étape de la vie

d’un moteur afin d’optimiser sa consommation

énergétique, augmenter la disponibilité

de l’outil de production et améliorer

son coût total de possession.

Se positionner sur des solutions et

des services à haute valeur ajoutée

Les Centres de Service Premium ont vocation à

être, à terme, déclinés à l’international

Les Centres de Service Premium sont spécialement formés et entrent dans les Systèmes d’Assurance Qualité de Leroy-Somer

Un moteur mal installé, mal mis en service

ou mal maintenu va consomme davantage

d’électricité. En 2013, les moteurs

électriques représentaient 33 %

de la consommation du secteur tertiaire

et 70 % du secteur industriel. Dans ce

cadre, l’idée de Leroy-Somer, dont la

volonté est affichée depuis plusieurs années

de produire des solutions adaptées

– pour ne pas dire sur mesure – et donc

à forte valeur ajoutée, est de se démarquer

de la concurrence avec une offre de

services plus adaptées. À titre d’exemple,

pour l’installation et la mise en service,

une démarche experte et exhaustive a

été définie. Elle consiste à réaliser 50

points de contrôle sur les moteurs et motoréducteurs

lors de l’installation. Parmi

ceux-ci, on peut citer le Contrôle qualité

puissance qui permet un gain allant de

0,5 à 3% en consommation énergétique

ou le lignage laser de l'ensemble du système

d’entraînement.

De la même manière, 57 points de

contrôle sont réalisés à l’installation des

variateurs, 49 lors de la mise en service

des moteurs et 62 pour les variateurs

(dont 20 concernant la pré-programmation).

Les points de contrôle vont des

plus simples (connexions, graissage...)

aux plus avancés (contrôle des filtrages

anti-harmoniques ou enregistrement

des réponses pour les variateurs). « Il

faut noter que la lubrification, le lignage

et le calage génèrent des gains de 1 à

5 %, alors que le dimensionnement correct

permet de gagner de 1 à 3 %. Nous

multiplions les mesures instrumentées et

les contrôles, cette prise en compte complète

des conditions de mise en service

permettant de mieux comprendre les déviations

et mettre en œuvre des actions

correctives », explique Alain Bondoux, de

la direction commerciale du service et de

la distribution.

Un réseau de 50 centres de service en

France

La maintenance programmée répond à

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 64


la même logique. Un équipement mal entretenu génère des

surconsommations d’électricité comme un mauvais alignement,

un équilibrage défectueux ou encore un déséquilibre

de phase de l’alimentation pouvant engendrer 25 % de pertes

supplémentaires... Les points de contrôle sont encore plus

nombreux et incluent les analyses vibratoires, thermographiques,

le contrôle des harmoniques, de la qualité des organes

mécaniques et du courant sous tous ses aspects. En

intervenant sur l’installation, la mise en service et la maintenance

conditionnelle, Leroy-Somer permet de réduire de manière

très sensible les risques de dysfonctionnement et les

coûts induits, tant pour les réparations que pour les pertes

d’exploitation. La maintenance curative ou d’urgence fait quant

à elle l’objet d’un volet tout particulier : Leroy-Somer a mis en

place une cellule pour une intervention 24/24 – 7 jours/7. « Cet

aspect est d’autant plus unique que les interlocuteurs au bout

du fil sont de véritables experts capables d’apporter une réelle

assistance », précise Eric Moreau. Une centaine de techniciens

sont en astreinte. Un numéro vert a d’ailleurs été mis en

place : 0820 250 500.

L’entreprise assure ses activités spécifiques de service et

d’interventions en local à travers un réseau de cinquante

« Centres de Service Premium » répartis sur tout le territoire

français, et ayant vocation à être, à terme, décliné à l’international.

« Il s’agit d’un label qui démontre leur capacité d’intervention

selon la définition de cette nouvelle offre de service »,

explique Eric Moreau, Directeur des Filiales de Service au sein

de Leroy-Somer.

Les Centres de Service Premium sont spécialement formés

et entrent dans les Systèmes d’Assurance Qualité de Leroy-Somer.

Outre l’accès à 15 000 références produits distinctes

disponibles, les Centres Premium doivent disposer

d’importants moyens d’intervention : équipements de manutention,

four à pyrolyse, cuve d’imprégnation pour trempage

ou sous vide et pression, cabine de peinture, extracteur de

roulements, équipement de chauffage à induction, plate-forme

d'essais à vide d’une capacité de 400 kW, instrumentation

ondes de choc / Baker test, oscilloscope 2 voies 200 MHz,

analyseur de réseau triphasé, caméra infrarouge, collecteur

analyseur vibratoire...

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 65


Prévention des risques

Trois nouveaux adhérents pour le

Synamap

Le syndicat a récemment accueilli trois

nouveaux adhérents : Earsonics (fabricant

de protections acoustiques), Medop (fabricant

de protections oculaires, faciales,

respiratoires, auditives, corporelles) et Scott

Safety/ Tyco France (fabricant d’équipements

de protections de la tête, du visage

et respiratoires). Depuis 2007, le Synamap

ne cesse de monter en puissance, avec une

augmentation ininterrompue du nombre de

ses adhérents.

>> Plus d’infos : www.synamap.fr

Événement

Expoprotection 2014 affiche

ses ambitions… Porte de Versailles

Un événement peut en cacher un autre. Alors que le Midest et Maintenance Expo se

tiendront du 4 au 6 novembre prochains à Villepinte, le salon Expoprotection, rendez-vous

fédérateur des acteurs de la prévention et de la gestion des risques, aura

lieu quant à lui à la Porte de Versailles, dans le Pavillon 1. Malgré cette coïncidence

– malheureuse pour certains visiteurs qui ne pourront se rendre aux deux événements

en partie complémentaires – le salon biennal compte accueillir pas moins de

700 exposants et 24 000 visiteurs en trois jours.

Communiqué

Abisco.fr est un site Internet spécialisé dans

la vente d’équipements de protection individuelle

et collective s’adressant uniquement

aux professionnels. Il dispose de nombreux

produits pour les électriciens, les équipes

de maintenance et tous les métiers de l’industrie.

Notre gamme comprend à la fois du

matériel de consignation (cadenas, kits personnels

ou de groupe…), des EPI pour les

travaux électriques (casques, pare-visage,

gants…), des tapis antifatigue ou encore

des équipements de protection industrielle

(profilés en mousse, barrière…). Tous ces

produits sont exclusivement issus d’une fabrication

européenne ou nord-américaine.

N’hésitez pas à nous contacter par téléphone

au 03 88 66 02 03 ou à l’adresse

email commercial@abisco.fr pour toute

demande. Un devis vous sera adressé gratuitement

sous 48h.

La gamme de gants Grip

& Proof s’élargit

Mapa Professionnel compte déjà trois modèles

de gants Grip & Proof offrant grip,

étanchéité, protection de la peau, protection

coupure et durabilité : L’Ultrane 500

Grip & Proof, Le Krynit 580 Grip & Proof, et

Le Krynit 582. Le succès de cette gamme

et sa crédibilité sur le marché des gants

de protection, donne l'opportunité à Mapa

Professionnel d’innover encore davantage

en proposant de nouveaux produits qu’il est

désormais possible de découvrir à travers

trois univers : la gamme Ultrane pour les

travaux de précision, la gamme Krynit pour

les travaux de précision avec une protection

coupure et, enfin, la gamme Kronit pour les

travaux lourds avec une protection coupure.

Expoprotection affiche de nouvelles ambitions

en proposant une offre particulièrement

large et structurée autour de deux

espaces distincts et complémentaires :

l’univers des « Risques professionnels,

naturels & industriels » et l’univers liés aux

« Risques malveillance & feu ». Au programme

cette année, un contenu riche et

diversifié, reflétant les grandes tendances

du secteur avec une priorité donnée à la

dynamique de visite.

La volonté de séduire davantage les visiteurs

Installé Porte de Versailles depuis sa dernière

édition en 2012, Expoprotection se

tiendra cette année dans un hall unique et

de plain-pied, le Pavillon 1. Ce dernier sera

divisé en deux zones distinctes ; d’une

part, l’Espace Risques professionnels,

naturels et industriels : méthodes et équipements

pour gérer les risques naturels et

industriels et garantir la santé, la sécurité

et la qualité de vie au travail. D’autre part,

l’Espace Risques malveillance et feu : expertise,

produits et solutions pour protéger

les hommes, les biens et les informations

contre les actes de malveillance et les incendies.

Enfin, Expoprotection aura lieu du

4 au 6 novembre (plutôt qu’en décembre),

marquant un retour à ses dates historiques

en phase avec les prévisionnels budgétaires

des acheteurs.

Une plateforme de lancement de technologies…

Cette année, pour permettre aux visiteurs

une meilleure découverte des 400 innovations

et nouveautés, des démonstrations

de 10 minutes seront programmées sur

chaque stand présentant une nouveauté.

Les visiteurs pourront assister aux démonstrations

de leur choix parmi les catégories

et créer ainsi leur propre parcours

innovation personnalisé. Les meilleures innovations

seront récompensées par le jury

le mardi 4 novembre.

…d'information et d’échanges autour

des risques

Le programme de conférences et d'ateliers

s'annonce une nouvelle fois dense et

diversifié avec plus d'une centaine de sujets

proposés et articulés autour des deux

grands univers. Le programme aura pour

fil conducteur la prévention et la gestion

des risques en tant que vecteur d’efficacité

sociale et économique et sera rubriqué

autour de trois thèmes principaux : règlementation,

innovation, formation/carrière/

métier. L’objectif étant d'apporter les clés

nécessaires à la réflexion et à la concrétisation

de projets en matière de prévention

et de gestion des risques.

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 66


Prévention des risques

Repères

Sécurité des Machines : y voir plus clair

Si les premières mesures sur la sécurité des machines ont fait leur apparition dans les années 80, elles se sont

surtout renforcées dans les années 2000. Ayant pour finalité la limitation de l’exposition des travailleurs aux risques

présentés par les machines industrielles pendant leur fonctionnement et leur maintenance, la « Sécurité Machines »

est aujourd’hui associée à un ensemble de réglementations issues de textes européens. En voici les repères, en introduction

d’un dossier qui s’attardera notamment sur la mise en pratique de la nouvelle norme iso 14119.

La réglementation relative à la Sécurité

Machines est structurée en

deux groupes. Le premier rassemble

les textes relatifs à la responsabilité des

fabricants lors de la mise sur le marché

des machines. Ils doivent respecter la

directive « machines » 2006/42/CE qui

conduit au marquage CE. Elle définit

les procédures ainsi que les exigences

essentielles de santé et de sécurité à

respecter lors de la conception, la fabrication

et la mise sur le marché européen

d’une machine neuve. Les normes

harmonisées européennes fixent les

règles de l’art pour respecter les exigences

de la directive. Actuellement,

il existe plus de 750 normes harmonisées

pour la conception des machines.

La norme EN ISO 12100 est l’une des

principales normes. Le second groupe

concerne les textes applicables aux

employeurs des personnels utilisateurs

des machines, dans le cadre de leur

responsabilité vis-à-vis de la santé de

leurs collaborateurs. Ces textes visent

le maintien en état de conformité des

machines tout au long de leur vie.

Ainsi, les fabricants doivent respecter la

procédure de mise sur le marché applicable

à la catégorie de machine qu’ils

fabriquent, et ce en suivant plusieurs

procédures comme l’auto-certification,

l’examen CE qui engage le fabricant à

fabriquer les machines (dans le cas de

machines spécifiques) en respectant le

modèle validé et enfin, plus rare, l’assurance

qualité complète (validation de la

qualité par un organisme notifié). Globalement,

la directive machine doit être

appliquée par un fabricant de machine

dès sa conception et notamment par la

réalisation d’une évaluation des risques

sur la santé (électriques, mécaniques,

incendie, chute, rayonnement…).

Davantage de détails à travers ce dossier…

Olivier Guillon

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 67


En pratique

Introduction à la norme

(EN) ISO 14119

De nombreux types de machines utilisent des barrières

de protection, ou protecteurs, verrouillées pour assurer

la sécurité. La norme (EN) ISO 14119, intitulée « Dispositifs

de verrouillage associés à des protecteurs », fournit

des conseils quant à la conception et au choix des

dispositifs de verrouillage de sécurité. Toutefois, celle-ci

a subi d’importantes révisions.

La nouvelle norme, (EN) ISO 14119 « Dispositifs de

verrouillage associés aux protecteurs – Principes de

conception et de choix », a été acceptée par vote en août

2013. Cette norme et la version précédente (EN 1088/ISO

14119:1998) se chevaucheront pendant une période de dixhuit

mois, mais il serait prudent de se familiariser dès que

possible avec la nouvelle édition. Sa publication pourrait

avoir de nouvelles implications sur la conception de certains

systèmes de verrouillage de protecteur.

La norme concerne les concepteurs de systèmes de verrouillage

(par exemple, constructeurs de machines, intégrateurs)

ainsi que les fabricants de dispositifs de verrouillage.

Il importe de savoir que cette norme s’applique à la conception

des nouvelles machines. Les installations existantes ne

sont pas nécessairement affectées ; mais il existe certaines

exigences ayant trait à la maintenance, aux tests fonctionnels

et au remplacement des composants.

La nouvelle norme apporte des éclaircissements sur de

nombreuses « zones d’ombre » existantes et tient compte

des technologies modernes utilisées dans le domaine de la

conception des interrupteurs de sécurité. Cette communication

est destinée à récapituler les modifications par rapport

à l’édition précédente. Comment la norme (EN) ISO

14119 va-t-elle donc affecter les industriels ?

Présentation

>> Installation (distance minimale de sécurité)

La norme clarifie un point généralement mal compris à

propos des protecteurs de sécurité. Ce point concerne

la distance minimale entre le protecteur et le danger. Les

protecteurs verrouillés sont tenus d’être installés à une distance

minimale telle qu’une personne ne peut pas accéder

au danger avant qu’il ne soit contrôlé (autrement dit, que la

machine ne soit arrêtée).

Il se peut donc que les protecteurs verrouillés exigent

une gâche de sécurité. La distance minimale est calculée

conformément à la norme ISO 13855.

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 68


Contacts à potentiel libre (c’est-à-dire électromécaniques)

connectés en série

Le masquage des défauts, ou « zone d’ombre », et le risque

d’un réarmement inopiné suite à un défaut ont toujours

posé problème dans les systèmes de sécurité comportant

de multiples dispositifs avec des contacts à potentiel libre

(électromécaniques) câblés en série. La nouvelle norme

pose clairement que l’effet sur le taux de couverture des

tests de diagnostic (DC) et le niveau de performance (PL)

ou niveau d’intégrité de sécurité (SIL) résultant doit être pris

en compte lors du calcul de ces paramètres dans le cadre

de la norme (EN) ISO 13849 ou CEI 62061. Cette question

sera traitée dans le détail dans un rapport technique (TR)

ISO informatif distinct, en cours d’élaboration.

Il était généralement admis jusqu’à présent que les verrouillages

comportant des contacts simples à potentiel libre

connectés en série pouvaient atteindre un taux DC de 60 %

et un niveau PLd, mais pas PLe. Le rapport technique doit

confirmer la restriction en ce qui concerne le niveau PLe

et fournir de plus des conseils quant à la détermination du

taux DC maximum possible. En fonction des caractéristiques

de l’application, cette nouveauté pourrait impliquer la

modification de certains systèmes. Il est possible que, dans

certains cas, des systèmes auparavant considérés comme

atteignant le taux DC de 60 % et le niveau de performance

PLd soient à l’avenir considérés comme atteignant uniquement

un taux DC de zéro % et un niveau PLc.

Il importe de signaler que cette question a uniquement trait

à la connexion en série des dispositifs de verrouillage avec

contacts simples à potentiel libre. Les dispositifs de verrouillage

intégrant une fonction d’auto-surveillance et des

sorties à semi-conducteurs (par exemple, des interrupteurs

sans contact RFID SensaGuardTM) peuvent atteindre un

niveau de performance maximum de PLe même lorsque de

multiples dispositifs sont connectés en série.

Évaluation des défauts

>> Restriction à PLd pour l’exclusion de défaut à un

seul point de défaillance

La norme explique clairement que les dispositifs de verrouillage

qui font appel à « l’exclusion de défaut » parce

qu’ils ont un seul point de défaillance sont généralement

limités au niveau maximum PLd. La défaillance unique peut

si situer au niveau de la clavette (broche) ou d’une certaine

partie de la transmission mécanique. Une telle défaillance

unique risque d’entraîner l’émission d’un signal erroné par

les deux contacts électriques. Les contacts seront toujours

en accord – que ce soit vrai ou faux.

Le risque qu’une défaillance mécanique unique puisse

conduire à la perte de la fonction de sécurité peut être évité

en utilisant une technologie de verrouillage sans contact à

double voie. Par exemple, l’association d’un SensaGuard

et d’un TLSZ-GD2 de Rockwell Automation, intégrant fonction

d’auto-surveillance et sorties à semi-conducteurs, par-

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 69


Prévention des risques

vient à la performance PLe et n’est pas

assujettie à de telles considérations sur

l’exclusion de défaut.

SensaGuard à verrou intégré

Remarque : une exception autorisée à

la restriction à PLd pour l’exclusion de

défaut est la fonction de verrouillage qui

peut alors, dans certains cas, parvenir

au niveau PLe (voir plus loin la rubrique

« Exclusion de défaut pour la gâche de

sécurité »).

>> Dispositifs de verrouillage utilisés

peu fréquemment

Pour certains types de dispositifs de

verrouillage de protecteur, ce dernier

doit être ouvert pour déclencher les

tests de dépistage de défauts non détectés

jusqu’à présent.Les situations

décrites ci-dessus sont clarifiées dans

la nouvelle norme et lorsque c’est le

cas et que le protecteur est peu fréquemment

utilisé, il est nécessaire de

réaliser un test fonctionnel au moins

une fois par mois pour le niveau PLe et

au moins tous les ans pour que niveau

PLd détecte une accumulation possible

de défauts. Le test fonctionnel doit normalement

comprendre l’ouverture et la

fermeture du protecteur.

>> Résistance au contournement

La nouvelle norme fournit des informations

précises quant aux mesures à

prendre pour atténuer la possibilité de

contournement des dispositifs de verrouillage.

Une telle mesure consiste à

utiliser des dispositifs codés à haut niveau

(par ex. gâche de sécurité TLSZ-

GD2 et interrupteurs de sécurité sans

contact SensaGuard). Trois niveaux de

codage de dispositif sont définis, à savoir

: bas niveau ( 1 000 codes).

La norme donne également aux

concepteurs de machine une méthode

leur permettant d’identifier les raisons

possibles motivant le contournement

des dispositifs de verrouillage de manière

à ce que le contournement puisse

être évité ou tout au moins rendu plus

difficile.

Dispositifs de verrouillage avec

gâche de sécurité

>> Fonctionnalité séparée renforcée,

par exemple surveillance de porte,

surveillance de verrou, verrouillage

Il est couramment admis de considérer

que les dispositifs de verrouillage n’assurent

qu’une seule fonction de sécurité

mais la nouvelle norme nous encourage

à regarder plus loin. Par exemple,

un dispositif de verrouillage avec gâche

de sécurité peut assurer une fonction

de surveillance de la position du protecteur

ainsi qu’une fonction de verrouillage

de ce protecteur. Chacune

de ces fonctions exige un niveau PL

différent.D’après la norme, les dispositifs

de verrouillage sont tenus d’avoir

un nouveau symbole indiquant que la

fonction de verrouillage est surveillée.

>> Techniques de verrouillage bistable

Les méthodes (Alimenter-pour-verrouiller

et Alimenter-pour-débloquer)

sont reconnues et reçoivent le même

statut préférentiel que le principe Alimenter-pour-débloquer

pour les applications

dont la fonction de verrouillage

est liée à la sécurité.

>> Verrouillage électromagnétique

Le principe (Alimenter-pour-verrouiller)

est également reconnu mais il

doit désormais satisfaire à des exigences

supplémentaires particulières.

Par exemple, la force de maintien doit

être continuellement surveillée et des

mesures doivent être prises pour dissuader

le contournement par forçage.

Pour la plupart des verrous électromagnétiques,

les dispositions du principe

Alimenter-pour-débloquer doivent également

être prises en compte (voir la

rubrique ci-dessous).

>> Principe Alimenter-pour-débloquer

La norme explicite clairement le fait

que la perte de l’alimentation conduira

au déblocage du protecteur. Dans une

application pour laquelle la fonction de

verrouillage a des répercussions liées à

la sécurité (voir « Installation – distance

minimale de sécurité »), la norme stipule

qu’il faut assurer un niveau de sécurité

équivalent aux principes de verrouillage

Alimenter-pour-débloquer ou

Bistable. Pour certaines applications,

cette disposition peut faire obstacle à la

mise en place d’une solution Alimenterpour-débloquer.

>> Déblocage auxiliaire, de secours

et d’urgence

Certaines applications peuvent exiger

une fonction de déblocage supplémentaire

de la gâche de sécurité. Lorsque

le dispositif de verrouillage est fourni

avec une fonction de déblocage, voici

les exigences qui doivent être satisfaites

:

Si un déblocage auxiliaire est fourni, le

déblocage doit exiger le recours à un

outil et le réarmement doit exiger le recours

à un outil ou à une mesure appropriée

dusystème de commande.

Si un déblocage de secours (pour

s’échapper de l’intérieur de l’espace

protégé) est fourni, le déblocage doit

être possible sans outils.

Si un déblocage d’urgence (pour accéder

à l’intérieur de l’espace protégé) est

fourni, le déblocage doit être possible

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 70


La simplicité en sécurité

Evite les accidents : tiens les câbles et les tuyaux

en lieux sur lors de l’entretien de l’atelier.

Cablesafe ® contribue à maintenir la sécurité sur le lieu de travail. Il est facile de

suspendre des câbles, fils et autres tuyaux grâce à ces simples crochets en forme

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PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 71


Prévention des risques

sans outils et le réarmement doit exiger

le recours à un outil ou à une mesure

appropriée du système de commande.

>> Test de la force de maintien du

verrouillage

Un nouveau test a été introduit avec un

coefficient de sécurité de 130 %. Par

exemple, un dispositif dont la force de

maintien maximum spécifiée (FZh) est

de 1000 N est tenu de réussir un test de

force (F1max) à 1300 N.

>> Force maximum du protecteur

Une annexe fournit des directives quant

aux forces statiques maximales qu’une

personne peut exercer sur un protecteur.

C’est une indication très utile pour

déterminer la valeur exigée pour la

force de maintien spécifiée (FZh) d’un

dispositif de verrouillage dans une application.

>> Exclusion de défaut pour gâche

de sécurité

Le niveau PL ou SIL pour la fonction

de la gâche de sécurité n’est pas nécessairement

limité par l’utilisation de

l’exclusion de défaut en cas de cassure

d’un verrou de fermeture si des

exigences particulières sont satisfaites.

Cela signifie que la force de maintien

spécifiée (FZh) de la gâche de sécurité

doit être suffisante pour résister aux

forces statiques exercées sur le verrou

de fermeture et se prémunir de tous les

effets sur le dispositif, provenant des

forces dynamiques provoquées par le

mouvement du protecteur.

Dans certaines applications par

exemple, les dispositifs Guardmaster

440G-TLSZ et 440G-LZ atteindront le

niveau PLe à la fois pour la fonction de

surveillance du protecteur et la fonction

de verrouillage. La norme précise

cependant que dans certains cas, le niveau

PL requis pour la fonction de surveillance

du verrouillage peut être inférieur

au niveau PL requis de la fonction

de surveillance du protecteur.

>> Systèmes à clé captive

Le domaine d’application de la norme

explique que les exigences qu’elle

contient ne fournissent pas nécessairement

toutes les exigences particulières

relatives aux dispositifs et systèmes à

clé captive.

>> Classification des dispositifs de

verrouillage

Un nouveau système de classification

s’applique aux dispositifs de verrouillage

qui sont désignés comme relevant

des types 1 à 4 (voir tableau). Ces «

types » ne sont pas hiérarchiques et

ne doivent pas être confondus avec

d’autres « types » de produit, tels que

les barrières immatérielles.

Derek Jones – Directeur Développement

(Ingénieur Sécurité fonctionnelle – TÜV

Rheinland) David Reade – Consultant

Développement (Expert Sécurité fonctionnelle

– TÜV Rheinland)

COMMUNIQUÉ

Rideaux photoélectriques CML 700i

Les rideaux mesurants CML 700i de Leuze electronic sont désormais équipés d'interfaces intégrées pour Profibus,

CANopen, RS485, analogique et I/O-Link. L’unité de commande et les interfaces étant hébergés dans l'unité de réception,

aucun appareil supplémentaire, telle qu’une passerelle, n'est nécessaire.

Le paramétrage peut être réalisé

directement via la commande. Un

temps de réaction très rapide jusqu'à

10 microsecondes par faisceau, permet

de détecter des processus et de

saisir les données de mesure avec une

bonne fiabilité. La possibilité de reconnaître

les produits transparents accroît

également la sécurité des process.

Grâce au concept de fixation intelligent

et à la sortie de prises vers l'arrière en

option, l'intégration des rideaux photoélectriques

CML 700i est très flexible.

Il est possible de disposer plusieurs

rideaux en cascade avec une zone

morte très petite : 23 mm.

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PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 72


PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 73


Prévention des risques

Méthode

Sécuriser sa machine en huit étapes !

De l'appréciation du risque au marquage CE Les fabricants de machines sont contraints d'effectuer la procédure

d'évaluation des conformités sur leurs machines. Par l'apposition du marquage CE, le fabricant confirme que les machines

ou installations satisfont à l'ensemble des exigences de sécurité et sanitaires requises de la directive Machines

2006/42/CE. Pour y parvenir, il faut franchir huit étapes.

La directive Machines sert de référence

à la sécurité des machines et

des installations au sein de l'UE. Elle fixe

un niveau de sécurité uniforme et garantit

ainsi la libre circulation des marchandises.

Étape 1 : Appréciation du risque

L'appréciation des risques constitue la

clé de la sécurité des machines. Elle prépare

le terrain pour le degré de réduction

des risques, qui est à la fois efficace et

économique. De nombreuses activités effectuées

sur les machines par les opérateurs

et le personnel de maintenance représentent

un risque élevé. Bien souvent,

quelques facteurs suffisent à provoquer

un accident. Lorsque vous construisez,

mettez en conformité ou en chaîne des

machines, une appréciation des risques

réalisée par un expert en la matière est

la meilleure base pour une construction

en toute sécurité des machines ou pour la

détermination des mesures de protection

et par conséquent pour la sécurité des

machines.

Étape 2 : Proposer des solutions

d'amélioration

Les solutions d'amélioration décrivent les

mesures techniques et garantissent la

sécurité de vos machines en conformité

avec les normes nationales et internationales

harmonisées. Une bonne solution

d'amélioration résout les tensions

récurrentes entre les dispositifs de protection

et la productivité. Les solutions

d'amélioration prennent en considération

entre autres l'utilisation d'équipements de

protection fixes et mobiles, les systèmes

d'arrêt de machines et installations, la

possibilité d'une coupure de sécurité de

l'alimentation électrique et des gaz et liquides

sous pression ainsi que la détection

de travaux dans des zones dangereuses.

Étape 3 : Conception de sécurité et sélection

des composants

L'objectif de la conception de sécurité

est de réduire ou supprimer des zones

dangereuses grâce à une élaboration détaillée

des mesures de protection nécessaires.

Ceci est valable pour les constructions

neuves, tout comme pour les mises

en conformité ou les transformations de

machines. Il s'agit concrètement de la

conception de schémas mécaniques,

électrotechniques, électriques, des systèmes

logiciels et de contrôle-commande

et de la sélection des composants.

Étape 4 : Le bon choix des composants

de sécurité

Pour pouvoir sélectionner les bons composants,

il faut déterminer et vérifier le

niveau de performance à atteindre (PLr)

ou le niveau d'intégrité de sécurité (SIL)

selon l'EN ISO 13849-1 / EN CEI 62061.

Les logiciels de calcul appropriés proposent

une assistance lors de cette procédure

complexe. Sur la base des caractéristiques

de sécurité concernant les

composants prévus ou utilisés, le Safety

Calculator PAScal de Pilz valide notamment

les valeurs effectivement atteintes,

y compris les valeurs de référence PLr

ou SIL requises ou exigées. L'avantage

des logiciels est l'introduction pas-à-pas

de la validation des fonctions de sécurité.

Étape 5 : L'intégration des systèmes

Les résultats obtenus à partir de l'appréciation

du risque et des solutions

d'amélioration permettent d'appliquer les

mesures de sécurité retenues. Cela comprend

le travail en partenariat et la sélection

de fournisseurs adaptés, l'acquisition

de composants et la mise en œuvre de

solutions de systèmes, la création des

systèmes de contrôle-commande et la

création d'interfaces de visualisation,

l'installation électrique de machines, la

fourniture des mesures de protection mécanique

et des composants hydrauliques

et pneumatiques, la construction et le

contrôle d'armoires électriques, sans oublier

la formation des utilisateurs des machines

et du personnel de maintenance.

Étape 6 : Validation de l'appréciation

du risque

Lors de la validation de l'appréciation du

risque, les étapes précédentes sont une

nouvelle fois examinées : Les mesures

de protection sont-elles correctement appliquées

? La sécurité a-t-elle été correctement

conçue dans le cadre du système

de contrôle-commande de la machine

et appliquée selon la réglementation en

vigueur ? Une validation est essentielle

pour prouver que les machines sont

sûres. La réalisation d'un contrôle des

fonctions et la simulation des erreurs du

système de sécurité ainsi que différentes

mesures (conducteur de protection, émission

de niveaux sonores, ...) font également

partie de la vérification. Les résultats

déterminés doivent être enregistrés

et documentés.

Étape 7 : Le manuel d'utilisation

Les manuels d'utilisation font partie inté-

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 74


Les différentes étapes pour sécuriser une machine.

De l'appréciation du risque au marquage CE

© Pilz GmbH & Co. KG

grante de la livraison des machines, des installations ou des

produits. Toute erreur dans un manuel d'utilisation peut entraîner

des sanctions pénales lorsqu'il s'agit d'une erreur d'instruction

ayant provoqué un accident.

Les consignes de sécurité constituent un élément déterminant

pour chaque manuel d'utilisation. D'après la législation, les

consignes de sécurité doivent décrire tous les risques résiduels

qui existent encore suite à l'application des mesures de

protection contre les dangers. Un constructeur de machines

doit également prendre en compte les risques pouvant résulter

de l'utilisateur lors d'une « mauvaise utilisation raisonnablement

prévisible » d'une machine. Une appréciation du risque

réalisée avec soin est une bonne base pour la création d'un

manuel d'utilisation.

Étape 8 : La certification CE

En apposant le marquage CE sur son produit, le fabricant ou

l'entreprise responsable de la mise en circulation confirme finalement

que son produit satisfait à toutes les exigences et

obligations légales de la directive Machines 2006/42/CE, quant

à ses caractéristiques garanties et son utilisation conforme

aux prescriptions. Toutes les machines qui sont importées

de pays hors CE, quelle que soit leur année de construction,

doivent également faire l'objet d'un marquage CE. Apposer le

marquage CE est de l'entière responsabilité du fabricant / de

l'entreprise responsable de la mise en circulation et n'est pas

soumis à une quelconque approbation des autorités.

Si des machines individuelles, déjà certifiées CE, sont assemblées

pour constituer un ensemble de machines (installation),

la procédure d'évaluation des conformités doit être effectuée

pour l'ensemble de l'installation, y compris le marquage CE.

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 75


Prévention des risques

Solutions de sécurité

Nouvelle norme NF EN ISO 14119 :

anti-fraude des protecteurs de sécurité mobile

La NF EN ISO 14119 « Dispositifs de verrouillage associés à des protecteurs » a pour but de diminuer les accidents

liés à la fraude des protecteurs par les opérateurs. Pour aider les industriels à se conformer à la norme, Schmersal

propose plusieurs familles de produits.

Publiée en octobre 2013, la norme NF

EN ISO 14119 s’appuie sur trois principes

directeurs : réduire les incitations à

la fraude et la faisabilité de la fraude, et

démontrer que frauder ne conduit à aucun

bénéfice.

1- Réduction des incitations à frauder :

la norme oblige les fabricants ou les utilisateurs

de machines à d’abord évaluer

les motifs de fraude « raisonnablement

prévisibles » des protecteurs. Parmi ces

motifs on retrouve par exemple les gains

de temps, la simplification du travail, une

meilleure ergonomie ou visibilité…

2- Réduction de la faisabilité de la fraude :

une fois le type de fraude identifié et déterminé,

il faut dans un premier temps

l’éliminer ou le minimiser par des mesures

de sécurités constructives ou par

des moyens de protections techniques.

Il s’agit, par exemple, de valider une distance

de sécurité suffisante garantie par

conception mécanique, ou d’accéder à

une zone d’ajustement via des ronds de

gants, ou encore le réglage des axes de

robots via un pupitre de commande extérieur

avec une bonne visibilité sur le process.

Si cela ne suffit pas, il faut prévoir

des protections et des dispositifs de sécurité

comme une barrière immatérielle, une

poignée de validation (« homme-mort »)

pour des modes dégradés, un protecteur

mobile surveillé par un capteur, ou encore

un interrupteur ou interverrouillage.

3- Démonstration que la fraude ne conduit

à aucun bénéfice.

Au 1er mai 2015, la NF EN ISO 14119

remplacera définitivement la norme actuelle

NF EN 1088+A2, renforçant ainsi la

prise en compte des mesures anti-fraude.

Nous conseillons d’ores et déjà à nos

clients de s’approprier cette norme et

d’anticiper les demandes.

Cette nouvelle norme traite en particulier

des dispositifs de sécurité associés à

des protecteurs mobiles. Elle apporte des

modifications importantes aux règles de

montage en vigueur jusqu’à présent. Le

but est d’atteindre le niveau anti-fraude

requis au moyen de protection par un

obstacle physique, d’un montage hors de

portée ou en position cachée, ou encore

par des fixations indémontables. Pour ce

faire, la norme classifie les dispositifs de

sécurité en quatre types et en trois niveaux

de codage (Figure 1) :

Classification des dispositifs de sécurité

En règle générale, les conditions de

montage pour les dispositifs de sécurité

avec un codage élevé sont moins contraignantes

que celles avec un codage plus

faible. Une des nouveautés réside dans

le fait que tous les actionneurs des dispositifs

de sécurité doivent dorénavant être

montés de façon indémontable.

Prêt pour la norme EN 14119

Pour répondre à la norme, Schmersal

propose plusieurs familles de produits.

RSS260 - Capteur de sécurité

avec technologie RFID

>> Les capteurs de sécurité RFID infraudables

– type RSS260

Le nouveau capteur de Schmersal

RSS260 utilise la technologie RFID

éprouvé en matière d’infraudabilité

(Fig.2). Particulièrement sûr, il offre une

distance de commutation élevée. Il est

conçu pour une utilisation dans les circuits

de sécurité et permet de détecter la

position des protecteurs mobiles.

Adapté à tous les types de protecteurs

mobiles, le RSS 260 apporte une universalité

d’emploi sur tous les types

de protecteurs amovibles, pivotants ou

coulissants, grâce à ses différents types

d’actionneurs. Par sa forme extrêmement

compacte et « design », le RSS 260 est

polyvalent pour toute intégration optimale

Interrupteur avec actionneur avec codage

élevé individuel

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 76


sur les protecteurs. Le RSS260 présente un niveau d’infraudabilité

adapté ; il existe en effet en trois niveaux de codages Le

capteur, dans sa version standard à codage bas, accepte n'importe

quel actionneur de la famille RST260. Une solution plus

économique là où le risque de fraude est faible. Une deuxième

version à codage individuel offre une protection antifraude élevée

et ne fonctionne qu'après apprentissage de l'actionneur à

l'aide d'une procédure spécifique. Un nombre illimité d'actionneurs

peut être appairé autant que nécessaire. Enfin une dernière

version, également à codage individuel, offre une protection

antifraude maximale. Le capteur n'accepte que le premier

actionneur appairé lors de la première utilisation.

Pour compléter son offre RFID, Schmersal propose une large

gamme de composants qui s’intègrent dans une architecture

de sécurité : les capteurs RSS 36, CSS 30S INOX, les interverrouillages

AZM 200, AZM 300 et les magnétiques MZM 100. Ils

se connectent en série sur un module de sécurité unique tout

en conservant le niveau maximal de sécurité PLe.

>> Les interrupteurs / interverrouillages électromécaniques –

toujours d’actualité.

Contrairement aux idées reçues, les interrupteurs et interverrouillages

électromécaniques permettent aussi de répondre à

la norme. Pour les clients qui veulent conserver nos interrupteurs

/ interverrouillages électromécaniques type AZ16, AZ17 /

AZM 170 et AZM 161 tout en obtenant un niveau d’infraudabilité

élevé, Schmersal propose depuis de nombreuses années

des versions à codage individuel « AZ-…i / AZM-…i ». Avec

ces versions, l’actionneur est mécaniquement appairé à vie

avec son interrupteur (Fig.3). Sous réserve d’un montage avec

des vis indémontables, ces dispositifs classiques se révèlent

parfaitement adaptés, simples et économiques.

Schmersal prêt pour l’EN 14119

Schmersal vous accompagne par

son expertise et a conçu une brochure

dédiée à cette norme (Figure

4)

Pour vos besoins de conseils, nos

ingénieurs et techniciens répondront

à vos questions relatives

à la nouvelle norme NF EN ISO

14119 ou tout autre sujet relatif

aux normes de sécurité, et sont

en capacité de prendre en charge

ou de vous accompagner sur vos

projets de préparation à la certification

ou tout autre accompagnement

en matière de sécurité.

Brochure « Conception des

protecteurs selon la NF EN

ISO 14119 » disponible sur

simple demande

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 77


Agenda

SALONS, COLLOQUES, SÉMINAIRES

Novembre

Midest

N°1 mondial des salons de sous-traitance

industrielle, Midest mettra pour la première

fois à l’honneur un pays d’Afrique

du nord, la Tunisie, une région hexagonale,

la Normandie, et réalisera un focus

sur le secteur porteur de l’industrie européenne,

l’aéronautique. Du côté des

animations, des nouveautés comme le

camion « Destination Plasturgie Major

», l’accueil par la FIM des conseillers

d’orientation franciliens et un focus sur

l’impression 3D complèteront les autres

temps forts : Trophées, rendez-vous d’affaires,

conférences, plateau télé etc.

A Paris Nord Villepinte

Du 4 au 7 novembre 2014

>>www.midest.com

Maintenance Expo

Maintenance Expo se tient dans le cadre

du Midest, n°1 mondial des salons de

sous-traitance industrielle dont l'offre

complémentaire permet de mobiliser un

grand nombre de donneurs d'ordres en

leur proposant un panel complet de produits,

services et savoir-faire. L'événement

national de référence de la filière

maintenance rassemblera plus de 3 000

professionnels de tous les secteurs d’activité

sur quatre jours.

A Paris Nord Villepinte

Du 4 au 7 novembre 2014

>> www.maintenance-expo.com

Expoprotection

Expoprotection, le rendez-vous fédérateur

des acteurs de la prévention et de

la gestion des risques, aura lieu à Paris

Expo Porte de Versailles, du 4 au 6 novembre

prochain, dans le Pavillon 1. Le

salon, qui accueillera 700 exposants et

24 000 visiteurs en 3 jours, proposera

une offre particulièrement large et structurée

autour de deux espaces distincts

et complémentaires : l’univers « Risques

professionnels, naturels & industriels » et

l’univers « Risques malveillance & feu ».

Au programme cette année, un contenu

riche et diversifié, reflétant les grandes

tendances du secteur avec une priorité

donnée à la dynamique de visite.

A Paris Nord Villepinte

Du 4 au 7 novembre 2014

>>www.expoprotection.com

Décembre

Pollutec Lyon 2014

Cette 26e édition de Pollutec se tiendra

à Lyon et présentera de nombreux produits,

procédés ou services innovants

dans tous les aspects de l’industrie durable

: gestion des données, instrumentation

/ métrologie / automation, système

de contrôle intelligent (Pulsar), smart

water, traitement à la source des pollutions,

prévention des risques, manutention

économe en énergie etc. Le Forum

Industrie durable montrera des exemples

d’initiatives déjà menées et des outils ou

technologies mis en œuvre à travers une

trentaine de conférences sur des sujets

variés.

Du 2 au 5 décembre 2014

À Lyon Eurexpo

>> www.pollutec.com

inmachine+onprocess

inmachine+onprocess est un événement

dédié aux directions de bureaux d’études,

les directions techniques et les directions

industrielles dont la fonction est de concevoir,

maîtriser et améliorer les systèmes

industriels. L’événement portera tout particulièrement

sur les technologies avancées

dédiées à la performance de la machine,

l’Usine 4.0 sans oublier les normes

et les investissements techniques.

Le 9 décembre 2014

Au Cœur Défense

>> www.in-machine.com

2015

Janvier

Sepem Douai

À partir de la prochaine édition Nord,

en janvier 2015, un nouveau hall sera

entièrement dédié à ces métiers. Il présentera

cette nouvelle nomenclature sur

plus de 3 000 m² : Machines d'ateliers,

machines-outils, équipements et services

associés. Les leaders internationaux et

nationaux dans la plupart des savoir-faire,

ainsi que les PME/PMI régionales qui

fabriquent ou distribuent des équipements

ou services destinés à l'industrie.

Tous les Exposants répondent aux besoins

de production, de maintenance,

de logistique, de sécurité ou d'environnement

des sites de production, quelle

que soit leur secteur de destination.

Du 27 au 29 janvier 2015

Au parc des expositions de Douai (Nord)

>> www.sepem-industries.com

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 78


Mars

Préventica Maroc

L’édition 2015 de Préventica Maroc est lancée. Cette deuxième

édition de Préventica International au Maroc se déroulera

les 17, 18 et 19 mars prochains à Casablanca. Pas

moins de 3 000 professionnels de la santé et de la sécurité au

travail mais aussi issus de la sécurité des organisations (ces

deux domaines feront l’objet de thèmes centraux des conférences

qui auront lors de ces trois jours de congrès-salon)

sont attendus pour visiter le salon réunissant une quarantaine

d’exposants et assister à près de 130 conférences ; celles-ci

porteront sur la santé-sécurité au travail (travaux en hauteur /

sécurité des chantiers, équipements de production et de protection,

hygiène / propreté / décontamination, solutions de manutention,

aménagement des espaces de travail, conseil / formation

/ logiciels) et sur la sécurité des organisations (contrôle

d’accès / intrusion, vidéosurveillance, surveillance humaine /

télésurveillance, sécurité de l’information, sécurité incendie,

assurances).

Du 17 au 19 mars 2015

À Casablanca

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Avril

Industrie Lyon 2015

Le salon des technologies de production ouvrira ses portes du

7 au 10 avril 2015 à Eurexpo Lyon. Cette biennale lyonnaise du

salon de l’Industrie est consacrée aux équipements, produits,

consommables et services nécessaires dans une usine de

production industrielle. Industrie 2015 a pour mission de réunir

les conditions optimales pour réaliser des contacts utiles qui

génèrent du business pour ses exposants et accompagnent

les visiteurs dans la recherche de solutions pour l'accroissement

de leur production. De plus, le salon favorise chaque

année le développement d'un programme dense d'animations

sur tous les sujets d'actualité pour les chefs d'entreprises et

cadres dirigeants. Il réunira 850 exposants au service de 20

000 visiteurs professionnels.

Du 7 au 10 avril 2015

À Eurexpo Lyon

industrie-expo.com

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 79


Au sommaire

du prochain numéro

(programme non définitif susceptible de modification)

Technologies

Quels moyens technologiques pour suivre ses équipements ?

Management

Mener à bien son plan de maintenance

Maintenance en production

Optimiser et fiabiliser l’outil de production

Maintenance mécanique

Mécatronique et Usine du Futur au service de la maintenance

PREVENTION DES RISQUES AU TRAVAIL

Environnement

La question de la gestion des déchets et du recyclage dans la maintenance

EPI

Protection de la tête et du visage – Quelles solutions adopter ?

CONCEPTION ÉDITORIALE & RÉALISATION

MRJ

54, Boulevard Rodin

92130 Issy les Moulineaux

Tél. : 01 73 79 35 67

Fax. : 01 34 29 61 02

www.maintenanceandco.com

(la rédaction n’est pas responssable des documents

qui lui sont adressés, sauf demande express,

ceux-ci ne sont pas retournés)

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION

Jérémie Roboh

RÉDACTION

Olivier Guillon

(o.guillon@mrj-corp.fr)

COMITÉ DE RÉDACTION :

Gilles Pelon (Afim), Claude Pichot (Afim),

Jérémie Roboh, Olivier Guillon.

ONT COLLABORÉ À CE NUMÉRO :

Jean-Jacques Enrich (Valouy Conseil),

Lionnel Parant (MIMarEST – MRINA – MS-

NAME – MNI),

ÉDITION

Maquette et couverture :

RVJ-WEB (www.rvj-web.com)

PUBLICITÉ

MRJ - Tél. 01 73 79 35 67

Sonia Cheniti - s.cheniti@mrj-corp.fr

Répertoire des annonceurs

APISOFT ...................................43 GATES .........................4e de couv

CABLESAFE ............................71 GL EVENTS .............................79

CARL SOFTWARE ...1ère de couv HENKEL ...................................17

CETIM .......................................19 INFOR .......................................47

CIMI ..........................................13

LEUZE ELECTRONIC .............67

COFELY ENDEL ........................2

MAPA PROFESSIONNEL ........73

CORIM SOLUTIONS ................45

NORELEM ................................59

CREATIVE IT .............................9

PILZ ..........................................77

DBVIB ........................................11

REED EXPO .............25, 35 et 68

DIFOPE ....................................27

DSD SYSTEM ..........................41

RS COMPONENTS .....2e de couv

EVEN PRO ..................3e de couv SCHMERSAL ...........................75

FLIR SYSTEMS .......................15 SICK .........................................65

FLUKE .............................7 et 63 SIVECO ....................................39

FUCHS LUBRIFIANTS ..............5 UVEX HECKEL .......................69

DIFFUSION ET ABONNEMENTS

Prix du numéro : 20 euros

Abonnement 4 numéros : 58 euros

Étranger : 80 euros

Règlement par chèque bancaire

à l’ordre de MRJ

www.production-maintenance.com

abonnement@production-maintenance.com

Tél. 01 73 79 35 67

IMPRESSION

Léonce Deprez

Zone Industrielle de Ruitz - 62620 RUITZ

N° ISSN : 1632-4153

Commission paritaire : 0 414 T 83 214

Dépôt légal : à parution

Trimestriel – n°47

Octobre 2014

Couverture : Carl Software

PRODUCTION MAINTENANCE OCTOBRE 2014 PAGE 80


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BORDEAUX

AGEN

12

TOULOUSE

MONTPELLIER

BAYONNE

34

12

PERPIGNAN

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NANCY

COLMAR

DIJON

BESANÇON

ROUEN

DOUAI

AMIENS

PARIS

AMIENS

ROUEN

CAEN

PARIS

CHARTRES

12

12

34

34

BELGIQUE

REIMS

CAEN

RENNES

LE MANS

TOURS

ANGERS

LA ROCHELLLE

ORLEANS

12

34

LYON

12

AVIGNON

MONTPELLIER

34

MARSEILLE

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27 - 28 - 29 janvier 2015

500 Exposants

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Leaders des salons d’équipementiers

cœur d’usine en France

ÉDITION 4

SUD-EST (Avignon)

02 - 03 - 04 juin 2015

420 Exposants

ÉDITION 4

Nord-Ouest

ÉDITION 1

CENTRE OUEST (Angers)

6 - 7 - 8 octobre 2015

450 Exposants

NORD-OUEST (Rouen)

26 - 27 - 28 janvier 2016

350 Exposants NOUVEAU

ZONE EST

11 610 Sites

41 555 Décideurs

ZONE NORD

(+Belgique)

15 663 Sites

62 991 Décideurs

ZONE CENTRE OUEST

13 975 Sites

45 740 Décideurs

ÉDITION 6

EST (Colmar)

31 mai - 1er - 2 juin 2016

500 Exposants

ÉDITION 3

SUD-OUEST (Toulouse)

27 - 28 - 29 septembre 2016

400 Exposants

ZONE SUD-OUEST

9 800 Sites

39 300 Décideurs

Nord-Ouest

ZONE NORD-OUEST

10 534 Sites

35 615 Décideurs

ZONE SUD-EST

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