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PREVIEW Edition - IFTM Daily 2017

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28 MARKET TRENDS /

28 MARKET TRENDS / TENDANCES DU MARCHÉ INFORMATIONS EN FRANÇAIS LA DESTINATION FRANCE L’essentiel © Greg Soussan 82,6 millions C’est le nombre de touristes internationaux qui ont visité la France en 2016, soit deux millions de moins qu’en 2015, selon les chiffres de la DGE. La France occupe toujours la première marche du podium du tourisme mondial devant les Etats-Unis avec 75,7 millions de visiteurs (-2,3 %) qui devancent d’une courte tête l’Espagne et ses 75,6 millions de touristes étrangers (+10,3 %). L’événement Depuis le dernier trimestre 2016, les touristes étrangers sont de retour en France. Au point que la destination table sur un record de 88 à 89 millions de visiteurs internationaux en 2017, soit une hausse de 5 % à 6 % par rapport à 2016. Le nouveau ministre des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian, en charge du tourisme, maintient en conséquence l’objectif d’atteindre “les 100 millions de visiteurs en 2020, et générer 50 milliards d’euros de recettes”. Ce qui se traduirait par 300 000 emplois nouveaux à la clé. Pour y parvenir, le ministre veut ouvrir plusieurs chantiers autour de 5 thèmes : la qualité de l’accueil, la formation, le numérique, l’investissement et la sécurité. Et il défend l’idée d’un “grand projet” dans chaque région, soutenu par l’Etat. 3 questions à Christian Mantéi Directeur Général d’Atout France Les chiffres clés 40 milliards d’euros Telles sont les dépenses effectuées par les touristes internationaux en France en 2016, contre 42 milliards d’euros en 2015. -3,8 % C’est la baisse du nombre de visiteurs européens qui ont visité la France en 2016, à 64,5 millions. Un chiffre qui a diminué de 2,6 millions par rapport à 2015 et de près de 5 millions depuis 2013. 15 % C’est la hausse du nombre de touristes américains en 2016, soit 4,2 millions de touristes qui ont ainsi profité d’un dollar fort par rapport à l’euro. -6 % C’est la baisse de fréquentation de la clientèle asiatique en France en 2016, à 5,7 millions de visiteurs. Les arrivées des Japonais ont dégringolé (-39,7 %) alors que celles des Chinois est en recul de 8,7%, à 2 millions. 6,8 jours C’est la durée moyenne d’un séjour étranger en France en 2016, soit une très légère diminution de 0,4 % par rapport à 2015. Les nuitées marchandes représentent 65,9 % des nuitées totales des touristes internationaux visitant la France. Une lente baisse depuis 2012 au profit des locations entre particuliers qui totalisent 26,7 % des nuitées en 2016. 10 millions C’est le nombre de touristes venus à la découverte des vins et vignobles français en 2016 (alors qu’ils étaient 7,5 millions en 2009). La clientèle est majoritairement française, à 58 %. L’œnotourisme est un marché estimé à 5,2 milliards d’euros en 2016. 1,3 milliard d’euros C’est le manque à gagner pour la région Ile-de-France en 2016, en raison d’une baisse de 4,7 % des arrivées de touristes, français et internationaux, soit 1,5 million de visiteurs en moins. Comment se comporte votre secteur d’activité en 2017 ? La fréquentation de la France par les visiteurs internationaux se redresse nettement en 2017 portée notamment par le retour des Américains, des Japonais, des Russes, des Brésiliens ou encore des Sud-coréens. Selon l’Insee, les hôtels de la capitale ont largement bénéficié de cette hausse avec +12,6% de fréquentation internationale au 1er trimestre. Quelle est, selon vous, l’évolution la plus marquante de votre secteur lors des douze derniers mois ? Aujourd’hui, c’est vivre une expérience qui prime. Les visiteurs souhaitent découvrir notre pays par la croisière, l’œnotourisme, la culture, le golf… Ils sont également de plus en plus nombreux à participer aux événements organisés en France (festivals de l’été, Un été au Havre cette année), mais aussi à être attirés par les ouvertures de nouveaux lieux culturels. Quels sont les deux défis majeurs auxquels votre secteur est confronté ? Comme l’a rappelé le premier Ministre lors du Conseil interministériel du Tourisme du 26 juillet dernier, il est essentiel de renforcer la qualité de l’accueil et la sécurisation des sites afin de satisfaire et fidéliser nos visiteurs. Plusieurs mesures vont très prochainement être prises en ce sens (réduction des délais d’obtention des visas dans davantage de pays et de la durée des passages à la police aux frontières dans les aéroports, nettoyage et entretien des autoroutes entre aéroports et Paris…) ainsi qu’en faveur de l’investissement, (notamment dans les stations balnéaires et de montagne) et de valorisation des métiers du tourisme • IFTM Daily • Thursday 21 st September 2017 www.iftmdaily.com

INFORMATIONS EN FRANÇAIS MARKET TRENDS / TENDANCES DU MARCHÉ 29 LA DISTRIBUTION DES VOYAGES L’essentiel -3,9 % C’est la baisse du volume d’affaires enregistrée par les agences de voyages françaises en 2016 contre une baisse de 5,3 % en 2015 selon le baromètre Snav/Atout France. Le nombre de passagers est quant à lui en recul de 5,3 %. Seuls les départs vers les destinations long-courrier ont limité les dégâts avec une hausse du nombre de passagers de 1,1 % et un volume d’affaires en progression de 1,2 %. En revanche, les départs vers la France et les destinations moyen-courrier chutent lourdement, tant en volume d’affaires (respectivement -5,6 % et -6,8 %) qu’en nombre de passagers (respectivement -7 % et -5,6 %). L’événement Après des années de tergiversations, la confédération du tourisme est enfin en marche ! Le 12 juin dernier, 14 organisations professionnelles représentatives du secteur du tourisme ont signé les statuts de leur structure commune, baptisée la Confédération des Acteurs du Tourisme (CAT). Les Entreprises du Voyage et le SETO en font partie aux côtés des hébergeurs, des restaurateurs, des transporteurs, des métiers de l’événement… L’objectif : représenter de manière unifiée les professionnels des métiers du tourisme et du voyage. Le nouveau président est Roland Héguy (président de l’UMIH), aidé de trois vice-présidents dont René-Marc Chikli (président du Seto). 3 questions à Jean-Pierre Mas Président des Entreprises du Voyage Les chiffres clés Les agences redressent la tête en 2017 En nombre de passagers et en volume d’affaires, les réservations cumulées sont respectivement en hausse de 9 % et 10 % entre janvier et mai. Des chiffres inédits depuis de très nombreuses années. 6,3 milliards d’euros C’est le volume d’affaires BSP (soit la billetterie aérienne vendue en agences de voyages) en 2016, soit une hausse de 3 % par rapport à 2015. Il faut rappeler que ce chiffre n’intègre pas l’activité des compagnies low cost. Le nombre de billets émis par les agences de voyages est quant à lui en forte progression de 7,5 %, à 22 millions. 433 euros C’est le prix moyen du billet d’avion vendu par les agences de voyages en 2016, stable par rapport à 2015. Le profil type du vendeur en agence de voyages ? Une femme de 35 à 39 ans, en CDI à temps plein, avec une ancienneté de dix ans, selon AON. 55 % C’est la proportion des clients venus en agences de voyages pour se renseigner qui réservent en agences selon une étude de Raffour Interactif. Un taux de conversion en très légère baisse par rapport à 2015. 42 % C’est le pourcentage des clients d’agences de voyages qui ont préparé leur voyage sur le net en 2016 contre 39 % en 2015 (source : Raffour Interactif). 70 % C’est la proportion de formules de voyages “all inclusive” demandées en agences de voyages, suivie par le sur-mesure à 62 % et, loin derrière, les autotours (28 %), les forfaits dynamiques (28 %), les city-breaks (27 %), les clubs (26 %) et les circuits thématiques à 23 % (source : Raffour Interactif). 68 C’est le nombre d’agences de voyages qui ont fait l’objet d’un redressement ou d’une liquidation judiciaire en 2016 contre 85 en 2015 selon le cabinet Altarès. Le nombre d’entreprises recensées dans la catégorie “agents de voyages ou apparentés” et immatriculées auprès d’Atout France s’est stabilisé autour de 4 000 entre 2012 et 2016. Quant au nombre de points de vente, il est aussi à l’étale (environ 6 000). Parmi ces 4 000 opérateurs (cf ci-dessus), 90 % ont moins de dix salariés, 26 % se situent en Ile-de-France, 16 % en Rhône-Alpes et 11 % en PACA. Comment se comporte votre secteur d’activité en 2017 ? Le secteur se comporte positivement, avec une belle reprise de l’activité “tourisme” : réservations en hausse globale de 8 % au cours des 7 premiers mois de 2017 (+14 % pour le long courrier) et un redémarrage très sensible de la Tunisie. Le nombre de billets d’avion émis par les agences de voyages au cours du 1er semestre a quant à lui progressé de 5 % et le secteur du voyage d’affaires est également positif. Quelle est, selon vous, l’évolution la plus marquante de votre secteur lors des douze derniers mois ? L’économie “collaborative” bouscule depuis quelques années le secteur du voyage, comme l’avaient bousculé au début des années 2000 le e-commerce et le digital. Les consommateurs zappent entre le numérique et le commerce physique, mais les jeunes générations sont totalement digitales, ce qui impose une adaptation des acteurs pour retrouver ce marché. Quels sont les deux défis majeurs auxquels est confronté votre secteur ? Le principal défi est de justifier la valeur de l’intermédiation. Le voyageur n’accepte de payer un service que s’il correspond à une réelle valeur ajoutée. Le second défi concerne les évolutions de la réglementation de notre profession : nous sommes d’accord pour assurer une protection du voyageur, mais cette protection ne doit pas mettre les entreprises françaises “hors marché” par rapport à des acteurs qui, du fait de la mondialisation du commerce, se jouent de la réglementation française • IFTM Daily • Thursday 21 st September 2017

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