Edition Hiver 2015-16, Taste Of Life Magazine Paris

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名 人 專 訪

FEATURE

TOL : Pourquoi associez vous la haute couture

à la charité ?

OR : Le Bal, c’est l’image de la France, en France il

y a beaucoup de choses qui ne vont pas, mais il y a

une chose qu’on a, c’est la couture. C’est la tradition

française, j’ai appris à la connaître, à comprendre les

femmes des ateliers, c’est une culture. Souvent des

gens me disent : Ah! Cette marque c’est de la haute

couture. Mais non, ce n’est pas de la haute couture.

Dans la haute couture, il y a des critères très précis,

tout est fait à la main. C’est très difficile de faire de la

haute couture. Donc, je pense que c’est très intéressant

d’avoir quelque chose un peu différent. C’était

intéressant d’avoir des jeunes filles qui portent de la

haute couture, car il n’y a aucun Bal au monde qui applique

cette règle, il n’y a qu’ici. De plus, même si elles

ont de l’argent, ce n’est pas un critère, puisque c’est

moi qui les invite. Je suis contente qu’elles aient de

l’argent pour donner à la charité, mais moi, je ne leur

demande pas d’argent. Même si elles ont les moyens,

elles n’ont jamais porté une robe haute couture, parce

qu’elles sont trop jeunes. Donc, c’est intéressant de

les initier à ça.

TOL : Comment récoltez-vous les fonds de charité ?

OR : J’envoie à peu près 300 invitations, y compris à

25 familles débutantes au maximum, avec un fascicule

à l’intérieur de l’enveloppe. Pour la charité, les gens

donnent directement à la charité, je n’interviens pas

du tout. Les invités font un chèque directement le soir

même, avant ou après. Dans les bals en Angleterre ou

en Amérique, vous donnez de l’argent à la charité, les

charités payent l’organisateur. Moi non, je me paie

grâce aux sponsors, les trois sponsors me payent, ils

font le bal pour avoir de la presse et des contacts. Avec

l’argent de ces trois sponsors je couvre les frais du Bal,

de mon bureau à l’année et de tous les voyages, etc.

Les gens qui reçoivent une invitation, essentiellement

les familles débutantes, font des dons, sinon, les maisons

de couture, les sponsors, et des journalistes, les

anciennes débutantes ne donnent pas.

TOL : Parlez-nous un peu de vos charités ?

OR : Mes charités sont toujours pour les jeunes filles,

c’est pour que les jeunes filles privilégiées aident les

jeunes filles moins privilégiées. Depuis 2009, il y a

une charité en Asie pour inscrire les jeunes filles, on

leur donne les uniformes, on leur donne des crayons,

on leur paie des cours privés, on règle tout. Donc, je

préfère dire que je mets 1000 jeunes filles par an à

l’école plutôt que de donner un chiffre, parce que le

chiffre est ridicule par rapport aux autres.

Maintenant j’ai une charité à New York, car les

gens qui donnent sont des Asiatiques et des Américains,

donc j’ai ouvert une charité à New York pour les

jeunes filles-mères, les Teenage-Mothers.

TOL : Si vous trouvez quelque chose de nouveau,

allez-vous changer quelque chose ?

OR : Je n’aime pas tellement changer car, pour faire

mûrir une idée, il faut du temps. Il y a beaucoup de

gens qui me demandent, et qui veulent participer

à la charité du Bal, car non seulement on récolte de

l’argent, mais c’est aussi beaucoup de publicité, beaucoup

de contacts. J’ai toujours voulu quelque chose

qui soit liée aux jeunes filles. Je voulais une charité

pour les jeunes filles, quelque chose en rapport avec

les jeunes filles. J’ai mis beaucoup de temps à trouver,

alors une fois que j’ai trouvé, je ne change pas.

TOL : Après la soirée, quelle genre d’image espérez

vous que ces demoiselles transmettent dans

la société ?

OR : Beaucoup d’anciennes demoiselles ont déjà de

beaux parcours, elles ont une famille, un métier,

et elles restent en contact avec le Bal grâce à Facebook

et Instagram, ce qui me fait très plaisir, elles

donnent l’image de jeunes filles d’aujourd’hui avec

de bonnes valeurs.

Sonia Ben Ammar

16 ans, Française

©Xiaofang/TasteOfLifeParis

著 名 土 耳 其 電 影 製 片 人 及 國 際 生 意 人 Tarak Ben Ammar

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La fille du producteur de cinéma et homme d'affaires

tunisien Tarak Ben Ammar et Béata.

裙 子 /Robe : Chanel

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