AUTOINSIDE Ausgabe – Juin 2019

autoinside

ÉDITION 6 JUIN 2019

Union professionnelle suisse de l‘automobile (UPSA)

AUTO

INSIDE

Le magazine spécialisé pour les garagistes suisses

« Forts ensemble »

Chiffre d’affaires record : ESA surfe

sur la vague du succès

Pages 38 41

Mutation culturelle

Hostettler Group :

l’entreprise familiale

devient un groupe.

Pages 28 30

Motorisation

Christian Bach de l’Empa

scrute l’avenir pour les

garagistes.

Pages 48 51

World Skills

Damian Schmid se prépare

pour Kazan sous les conseils

d’un champion du monde.

Pages 56 57


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Mutation culturelle

Hostettler Group :

l’entreprise familiale

devient un groupe.

Pages 28 30

Motorisation

Christian Bach de l’Empa

scrute l’avenir pour les

garagistes.

Pages 48 51

Union professionnelle suisse de l‘automobile (UPSA)

World Skills

Damian Schmid se prépare

pour Kazan sous les conseils

d’un champion du monde.

Pages 56 57

SOMMAIRE

Juin 2019

5 Éditorial

6 En bref

Gestion d’entreprise

8 En visite chez Langenloh

Automobile Flückiger AG

14 Voilà pourquoi une assurance

de garantie en vaut la peine

18 Le nouveau portique de lavage du

centre Porsche Zurich

20 Déterminer la valeur résiduelle

n’a jamais été aussi simple

22 Le bon logiciel pour aider

les garagistes

24 Le nouveau reflet de la branche Figas

Commerce & service

après-vente

38 Tout sur l’AG d’ESA

40 Entretien avec Markus Hutter et

Giorgio Feitknecht

Politique & droit

42 Petra Gössi explique pourquoi il

faudra choisir PLR en automne

44 Une nouvelle expertise aide les

garagistes

46 La réintroduction du contrôle des

gaz d’échappement ?

Technique & environnement

48 Christian Bach de l’Empa conseille

sur les motorisations

52 Les garagistes uranais,

des prestataires CEA assidus

Formation

54 Remise des diplômes de

restaurateur de véhicules

56 Damian Schmid à la veille des

World Skills

58 Les cours de gestionnaire

d’entreprise ne font pas le plein

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d’exploitation

Evaluation des coûts, estimations de

la valeur vénale, études d’utilisation

Demandez un entretien sans engagement.

28 Hostettler Group : de l’entreprise

ÉDITION 6 JUIN 2019

AUTO

INSIDE

Le magazine spécialisé pour les garagistes suisses

familiale au groupe

32 Comment gagner des clients

34 Pourquoi AutoScout24 a une

fonction d’évaluation

36 Comment bien réagir aux

réclamations

61 Une moto uniquement grâce à

l’école

62 UPSA Business Academy

64 Cours de formation continue en région

Association & sections

66 Jubilés de Pierre Daniel Senn…

68 …et René Degen

70 Rocket Air à Thun

72 AG de la section Argovie

73 AG de la section Oberland bernois

« Forts ensemble »

Chiffre d’affaires record : ESA surfe

sur la vague du succès

Pages 38 41

AUTOINSIDE | Juin 2019

En couverture :

Markus Hutter et

Giorgio Feitknecht

à l’AG d’ESA.

(Photo abi)

Produits & prestations

74 Salon Carbesa à Moudon

76 Garages

78 Graphique du mois,

aperçu & mentions légales

AWS Architekten AG

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ÉDITORIAL

La politique se fait aussi à petite échelle

Chère lectrice, cher lecteur,

Le 20 octobre prochain, soit dans un

peu plus de quatre mois, le Parlement

fédéral sera renouvelé. Actuellement,

les parlementaires des partis bourgeois

détiennent la majorité, que ce soit au

Conseil des États ou au Conseil national.

Lors des tours de scrutin cantonaux qui

ont eu lieu récemment, les Verts et les

Verts libéraux ont gagné des pourcentages

de voix considérables.

Cela montre clairement que le contexte

politique est peu clément pour les partis

bourgeois. Lors des élections nationales

de cet automne, tout l’enjeu sera

de mettre un terme à cette tendance.

Cela nécessite l’engagement de chacun

d’entre nous. Aux côtés de ses organisations

partenaires, l’Union suisse des

arts et métiers, l’Astag et auto-suisse,

l’UPSA s’engagera corps et âme dans

la lutte électorale en y impliquant ses

sections ainsi que ses médias.

Avec le message « Auprès des partis

bourgeois, tu es entre de bonnes mains

sur les thèmes industriels et des transports

», nous voulons soutenir les candidates

et candidats qui s’engagent pour

la branche automobile et des transports,

ainsi que pour des conditions-cadres

économiques optimales. L’égalité de

traitement entre les transports privés

et publics, le développement rapide de

l’infrastructure routière et l’élimination

de l’engorgement sur le réseau des

routes nationales occupent le premier

« Si la majorité bourgeoise

peut être obtenue au Parlement,

il sera possible de

mieux défendre les intérêts

des membres de l’UPSA »

plan. Dans cette optique, il faut mener

une politique environnementale raisonnable

et financièrement supportable

en impliquant tous les types de motorisation

des véhicules. Il faut éviter les

réglementations inutiles et coûteuses par

l’activisme écologique, maintenir les taux

de formation dans l’industrie et garantir

durablement la prévoyance vieillesse.

Au cours des quatre prochains mois,

quiconque ayant un lien avec la branche

de l’automobile et des transports devra

s’engager dans la course électorale en

faveur de nos candidates et candidats.

De nombreuses possibilités existent,

la politique peut aussi se faire à petite

échelle : dans le club de sport, à la table

des habitués au bistro, auprès des amis,

pendant la pause de travail, lors du

pique-nique commun, etc.

Si la majorité bourgeoise peut être

obtenue au Parlement, il sera sûrement

possible de mieux défendre les intérêts

des membres de l’UPSA. Je n’exclus

pas que certains politiques des partis de

gauche et écologiques se prononcent

également en faveur des préoccupations

des entreprises et d’une politique environnementale

judicieuse. D’une manière

ou d’une autre, nous devons prendre

conscience que lorsqu’on ne fait pas

de politique, on fait l’objet de mesures

politiques qui ne vont pas toujours

dans notre sens. Ce sont les règles de

la démocratie.

Je vous remercie de votre intérêt pour

une politique favorable à l’esprit d’entreprise

et judicieuse sur le plan écologique

ainsi que de votre soutien pour les forces

bourgeoises lors des élections fédérales.

Je vous souhaite une activité fructueuse

et une bonne santé.

Urs Wernli

Président central

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EN BREF

Peter Schmid est le nouvel

expert en e-mobilité d’Audi

Après avoir occupé pendant

près de deux ans et demi le

poste de directeur de marque

chez Volkswagen, Peter Schmid

a quitté l’enseigne allemande à

la fin avril 2019 pour relever un

nouveau défi chez Amag, où il

a été nommé expert en e-mobilité

pour la marque Audi. À ce

poste, il a repris les rênes de

Peter Schmid passe chez Audi.

l’Audi E-Tron Experience Center

à l’Utoquai à Zurich le 1 er mai

2019.

L’équipe des médias de l’UPSA

se renforce

L’équipe des médias de

l’UPSA compte deux nouveaux

membres depuis le 1 er mai. Jürg

A. Stettler a travaillé pendant

plus de quinze ans chez Bärtschi

Media AG, dernièrement en

qualité de directeur adjoint.

Tina Bickel.

À ce poste, il a marqué de sa

patte la rubrique automobile du

Blick, du SonntagsBlick et

de la Schweizer Illustrierte,

trois titres Ringier. Depuis le 2

mai, il est chargé des produits

imprimés et en ligne des médias

de l’UPSA en tant que rédacteur

en chef Mobilité. Il renforce

ainsi l’équipe de rédaction, qui

comptait déjà Sandro Compagno,

André Bissegger et Sascha

Rhyner. Nouvelle cheffe du service

de publication interne, Tina

Bickel gère le back-office pour

le secteur de la commercialisation

et contribue à veiller au

succès commercial des médias

de l’UPSA.

Nouveau portail d’information

sur la mobilité au gaz naturel

Les véhicules au gaz

naturel offrent une solution

intéressante aux clients qui

cherchent un type de motorisation

écologique. Le nouveau

portail cng-mobility.ch (en

allemand) vise à remédier au

manque de connaissances sur

le GNC utilisé comme carburant.

Il offre aux garagistes, mais

aussi aux clients intéressés,

une multitude d’informations

de base précieuses ainsi qu’un

aperçu de la gamme actuelle de

véhicules roulant au gaz naturel.

cng-mobility.ch est un projet

conjoint des sociétés régionales

de la branche suisse du gaz.

D’un point de vue écologique, un

véhicule roulant au GNC/biogaz

est équivalent à une voiture

électrique rechargée à l’énergie

renouvelable.

Kaltenbrunner nommée

responsable RP chez Audi

Le 1 er mai 2019, Kathrin

Kaltenbrunner a pris la suite

de Katja Cramer en tant que

responsable RP chez Audi

Suisse. L’Autrichienne de 31

ans possède une maîtrise en

journalisme et en sciences de

la communication et parle allemand,

anglais, italien, espagnol

et français. Après avoir exercé

plusieurs activités à Vienne,

elle a travaillé pendant trois ans

comme assistante de direction

chez FCA Switzerland. À ce

Kathrin Kaltenbrunner.

poste, Kathrin Kaltenbrunner

a ajouté de nouvelles cordes à

son arc, dans le domaine de la

communication et des médias.

Iljas Kasami renforce l’équipe

Sikkens

L’équipe Sikkens en Suisse

s’agrandit dans la technique

d’application : Iljas Kasami

s’occupera désormais de la

clientèle en Suisse alémanique.

Le jeune homme de 23 ans

travaille dans le secteur de

la peinture depuis 2011. Il est

heureux de sa nouvelle mission

et de la proximité qu’elle lui apportera

avec les clients. Grâce à

plusieurs années d’activité dans

des entreprises renommées,

le carrossier-peintre a acquis

un vaste savoir-faire qui lui a

permis de prendre rapidement la

tête des activités de peinture.

Jürg A. Stettler.

Remède à l’ignorance sur le gaz naturel : le nouveau site sur le CNG.

Iljas Kasami.

Le concept de garage

partenarial de votre ESA


EN BREF

« Dealer of the Year » Renault (de g. à dr.) : Claude Gregorini, directeur des opérations

nationales de Renault Suisse SA ; Didier Goyens, directeur général de RRG Suisse

SA ; Benoit Treilhou, directeur de RRG Zurich ; Zakaria Zeghari, directeur Ventes et

Réseau pour l’Europe du groupe Renault ; Gabriel Galliker, CEO du groupe Garage

Galliker ; Yves Dubacher, directeur des ventes Renault et Dacia au groupe Garage

Galliker ; Olivier Wittmann, directeur général de Renault Suisse SA.

Des représentants du groupe Piaggio et de l’Ofrag Vertriebsgesellschaft (de g.

à dr.) : Massimiliano Gerbi, Piaggio, Marco Borghesi, Ofrag, Maurizio Carletti,

Piaggio, Thomas Frey, Ofrag, Sergio Mosca, Piaggio, Stefano Fondelli, Piaggio,

Moreno Stiz, Ofrag, Domenico Danieli, Ofrag, Richard Schmidlin, gestionnaire

du magasin « Ofrag Retail ».

Les concessionnaires Renault

suisses font partie des meilleurs

Le groupe Renault a récompensé

les meilleurs concessionnaires

de leur réseau mondial.

En avril, 93 concessionnaires de

36 pays ont reçu à Paris la distinction

de « Dealer of the Year

2018 » des mains d’Olivier Murguet,

directeur du commerce et

des régions du groupe Renault.

En récompensant le Garage Galliker

AG, Renault rend hommage

à un groupe de garages qui

réussit à associer les valeurs

traditionnelles d’une entreprise

familiale aux exigences d’un

groupe moderne. L’entreprise

RRG Suisse SA (Zurich) quant à

elle, filiale appartenant entièrement

au groupe Renault, assure

à l’entreprise un contact direct

avec le client final et le marché.

lors des championnats suisses

de l’Audi Twin Cup. C’est le

Garage Gautschi AG qui a

réalisé la meilleure performance

et a ainsi décroché le

titre de « champion suisse de

l’Audi Twin Cup ». Son équipe

se qualifie ainsi pour les championnats

du monde qui auront

lieu en 2019 en Allemagne. Le

Central-Garage H. Böckmann

AG est arrivé deuxième, suivi

d’Auto Inderbitzin AG, à la

troisième place. C’est l’équipe

Audi d’Amag Schinznach-Bad

qui s’est imposée au classement

individuel dans le domaine de la

technique. Dans le domaine du

service, le Garage Heinz Stern AG

a remporté la mise.

Première suisse : ouverture du

magasin Motoplex

Motoplex recouvre l’univers

des marques Piaggio, Vespa,

Aprilia et Moto Guzzi, appartenant

toutes au groupe Piaggio.

On trouve des boutiques Motoplex

dans le monde entier, dans

des villes aussi prestigieuses

que Bangkok, Sydney, Milan

et Paris. Le premier magasin

Motoplex en Suisse a été inauguré

à Lupfig au début du mois

de mai par l’importateur suisse

des marques Piaggio, la société

Ofrag Vertriebsgesellschaft. La

nouvelle boutique a pour objectif

d’offrir une expérience inoubliable

à la clientèle. De la mythique

Vespa au « City-chic » de

Piaggio, en passant par l’épique

aventure de Moto Guzzi, ou

encore le Superbike à sensations

fortes d’Aprilia : tout y est !

Un appel à la raison pour la

réglementation sur le CO 2

Dans le cadre de l’assemblée

générale d’auto-suisse, son président

François Launaz a appelé

les hommes et femmes politiques

à faire preuve de raison en ce qui

concerne la future législation sur

le CO 2

pour les nouveaux véhicules.

Auto-suisse pourrait envisager

de soutenir un référendum

contre la nouvelle loi sur le CO 2

dès 2021 si celle-ci contenait des

objectifs à peu près impossibles

à atteindre.

Le Garage Gautschi remporte

les championnats suisses

Les meilleures équipes

techniques et de service

des entreprises partenaires

d’Audi ont mis à l’épreuve

leurs compétences de conseil

et leur savoir-faire technique

Les vainqueurs de l’Audi Twin Cup (de g. à dr.) : Simona Candrian (coordinateur

après-vente marketing Audi), Viktor Boljancu, Samidin Elshani, Hervé Pedrosa,

Matthias Lack, Marco Borer (tous du Garage Gautschi AG), Philipp Lüchinger

(responsable de l’après-vente Audi).

François Launaz.

Die Marke Ihrer Wahl


GESTION D‘ENTREPRISE

Langenloh Automobile Flückiger AG

« Au pire, nous échouerons ! »

Nathalie (33 ans) et son frère Michael Flückiger (32 ans) ont entamé, il y a quatre ans, la succession de leur entreprise familiale

à Rüfenacht (BE). Le changement générationnel n’a pas été facile, mais il a apporté une grande bouffée d’air frais au garage.

Jürg A. Stettler

Bien que le petit train bleu issu du sketch suisse légendaire d’Ernst

Mischler intitulé « Dr schnällscht Wäg nach Worb » (le chemin le

plus rapide vers Worb) s’arrête directement devant le garage Langenloh

Automobile Flückiger AG à Rüfenacht (BE), la plupart des clients

se rendent en voiture chez le concessionnaire Mitsubishi. La petite

entreprise familiale, fondée en 1925, est désormais entre les mains

de la nouvelle génération, à savoir Michael et sa sœur Nathalie

Flückiger. Leur oncle Bruno Flückiger (63 ans) est directeur technique

et s’occupe surtout des voitures de collection sur le deuxième

site de Langenloh Flückiger Automobile AG, à Gümligen. Qu’est-ce

qui a motivé ces deux jeunes entrepreneurs à reprendre le garage

familial malgré les conditions peu favorables sur le marché ? « Nous

avons grandi dans cet univers », explique Michael Flückiger (32 ans)

en toute simplicité. Et sa sœur Nathalie (33 ans) d’ajouter : « C’est

8

Juin 2019 | AUTOINSIDE


GESTION D‘ENTREPRISE

L’équipe est composée d’Alban Gjyrevic (24 ans), Giuliano Giorgevic (21 ans),

Bruno (63 ans), Michael (32 ans) et Nathalie Flückiger (33 ans). L’apprenti

Hannes Häberli (27 ans) n’est pas sur la photo.

C’est surtout au printemps et à l’automne que l’atelier, fondé en 1925 et aujourd’hui

géré par la 4e génération de la famille, tourne à plein régime.

Bruno Flückiger (63 ans) a une longue expérience dans le sport automobile.

une tradition familiale. Nous sommes la quatrième génération qui

dirige cette entreprise. » Et puis, les choses se sont faites naturellement

une fois que son frère a eu terminé son apprentissage de mécatronicien

et elle celui d’employée de commerce. « Nous tentons notre

chance ; au pire, nous échouerons », affirme la jeune entrepreneuse

de 32 ans avec conviction. Adolf Flückiger, arrière-grand-père de la

nouvelle génération, a posé la pierre angulaire du garage Langenloh

Automobile Flückiger AG en 1925. Durant l’entre-deux-guerres, il a

fait preuve d’un grand courage et d’un esprit d’entreprise sans pareil

quand il a ouvert le premier garage automobile à Gümligen (BE).

Quelque temps après, il a complété son activité d’atelier par un service

de transport. Avec ses deux camions, les employés livraient des

Suite en page 10

AUTOINSIDE | Juin 20199


GESTION D‘ENTREPRISE

Michael Flückiger, qui préfère le côté commercial, pose devant

une Mitsubishi Eclipse Cross, le best-seller de la concession

Mitsubishi à Rüfenacht.

Nathalie Flückiger s’occupe essentiellement des

finances, des RH et des rendez-vous : la diversité

de son métier, c’est ce qu’elle adore.

Bruno Flückiger vérifie les données de la motorisation

hybride d’un Mitsubishi Outlander avant de

le rendre à son propriétaire.

biens et des denrées alimentaires dans la région, entre autres pour le

compte de Migros. Pour répondre à la demande croissante de mobilité à

Gümligen après la Deuxième Guerre mondiale, un taxi à huit places de

la marque Chevrolet est venu compléter la flotte. En 1951, le garage a été

repris par son fils Hans Flückiger. Après quelques années difficiles, ce

dernier s’est entièrement concentré sur l’activité de garage et a abandonné

le secteur du taxi et du transport. En 1972, il est devenu représentant

régional officiel de la marque russe Lada. Beat Flückiger a rejoint l’entreprise

familiale en 1976, représentant ainsi la troisième génération.

En devenant représentants de la marque Mitsubishi en 1990, le père et

le fils Flückiger ont posé un autre jalon dans l’histoire du garage. Puis,

une rénovation complète a eu lieu en 1988, y compris une extension

comprenant un banc d’essai de freins, une installation d’aspiration des

émissions et de traitement des eaux usées ainsi qu’une station-service.

Deux ans plus tard, Bruno, frère de Beat, diplôme de mécanicien sur

automobiles en poche, a commencé à travailler au garage Langenloh

Automobile Flückiger AG.

Une passion pour le sport automobile

Bruno Flückiger a apporté une grande expérience du sport automobile.

En effet, en 1978, le jeune homme de 22 ans décrochait, via

une simple annonce dans un journal, un contrat de mécanicien de

course dans l’équipe de Formule 2 de l’Allemand Manfred Cassani. Aujourd’hui,

cela semble impossible ! Le jeune Suisse avait un flair pour les

bolides. D’ailleurs, sous son regard attentif, la BMW M1 du pilote de F1

Hans-Joachim Stuck avait remporté la série Procar en 1979. Dans les années

1980, il était chargé de l’entretien des voitures F1 de Jan Lammers

et Marc Surer pour l’équipe germano-anglaise ATS. Bruno Flückinger a

ensuite suivi le pilote suisse de F1 et rejoint Ensign et Theodore, où il

est devenu mécanicien en chef, avant de gravir les échelons chez Brun

Motorsport, où la Porsche 956 choyée par le mécanicien en chef bernois

a même remporté le titre de championne du monde ! Un véritable temps

fort dans la carrière de Bruno Flückiger, suivi en 1989 par la victoire de

la Sauber Mercedes C9 aux célèbres 24 Heures du Mans, dont il a assuré

l’entretien en tant qu’ingénieur automobile.

Pour continuer d’exploiter cet énorme savoir-faire issu du sport automobile,

les frères Flückiger ont créé en 1998 le prestataire de tuning

BF-Sporting. À l’occasion des 75 ans du garage Flückiger + Co, célébrés

au tournant du millénaire à la Tannackerstrasse 37, les félicitations

du monde du sport automobile étaient nombreuses, à savoir Mike

Thackwell, longtemps le plus jeune pilote de F1, ainsi que le chef de

l’équipe McLaren Ron Dennis et les rois de la F1 Mika Häkkinen et

David Coulthard. En 2006, la famille Flückiger a repris le garage Schmid

à Rüfenacht (BE) et fondé l’actuelle société Langenloh Automobile

Flückiger AG, qui a des filiales à Rüfenacht et à Gümligen. En décembre

2010, première en Suisse, la petite entreprise familiale a même eu l’honneur

de livrer la première voiture électrique des temps modernes au

fournisseur de services d’infrastructure BKW : une Mitsubishi MiEV.

Bruno Flückiger se souvient : « Avec le groupe Frey, nous étions la première

entreprise de Suisse autorisée et certifiée à vendre des voitures

électriques et hybrides. Cette première livraison a certainement été un

temps fort dans l’histoire de notre garage. »

L’homme de 63 ans considère que l’électromobilité est un énorme

défi pour les garages. « Pour les petites entreprises comme la nôtre,

l’engouement pour les moteurs électriques deviendra un problème à

long terme », affirme-t-il avec certitude. « Nous ne serons jamais en mesure

de vendre assez de véhicules neufs pour compenser les pertes de

l’atelier. » Auparavant, un garagiste réalisait un bon chiffre d’affaires en

remplaçant des freins, mais les voitures électriques ne présentent plus

qu’un tiers de l’usure des véhicules traditionnels. Le secteur rentable des

vidanges diminue également. Face à ces mutations, il faut rester vigilant

et faire preuve de prévoyance. Voilà une mission passionnante pour la

quatrième génération de cette famille.

Les avantages d’un petit garage

Michael Flückiger, directeur et chef des ventes, explique : « Nous

sommes parfaitement conscients des risques. Pourtant, dans l’industrie

automobile, personne ne sait aujourd’hui comment le secteur évoluera

dans les dix prochaines années. L’incertitude commence au niveau des

technologies de propulsion. On ne sait pas, en tant que garagiste, quels

outils et quelles machines se procurer et si cela vaut la peine de diriger

un petit garage dans la région ou si tout se concentrera sur les grandes

sociétés proches des centres. » Un petit garage comme Langenloh Automobile

Flückiger AG a-t-il tout de même des avantages ? « Bien entendu,

nous sommes plus personnels, ce qui est perceptible dès l’accueil. Nous

connaissons nos clients et devinons souvent le motif de leurs visites,

car nous sommes au courant de l’historique de leur véhicule », explique

Nathalie Flückiger, directrice et responsable des finances. Et son frère

d’ajouter : « Un client n’est pas simplement une source de revenu. Nous

nous efforçons de lui offrir le meilleur, pas le plus cher. Bien entendu,

10

Juin 2019 | AUTOINSIDE


GESTION D‘ENTREPRISE

Bruno Flückiger discute avec Alban Gjyrevci de la suite de la procédure pour la

réparation du véhicule d’un client.

Michael Flückiger vérifie dans le stock de pneus de l’entreprise à quel véhicule sont

destinés les nouveaux pneus.

nous devons assurer notre survie, mais nous assumons plutôt un rôle

de conseiller pour nos clients. »

Les locaux de Rüfenacht (BE) ont déjà fait peau neuve. Les jeunes chefs

ont donné le ton en choisissant un vert assez osé. Quels autres projets

prévoient-ils ? « Nous souhaitons certainement peindre d’autres murs »,

dit Michael Flückiger en riant. « Nous attendons les directives du concessionnaire

Mitsubishi en rapport avec l’identité visuelle de la marque. Des

modifications et restructurations internes sont également prévues. » En

revanche, sa sœur souhaite procéder à des modernisations claires en matière

d’administration et de planification. « À l’heure actuelle, notre plus

grande mission est la restructuration et la transition de nos anciennes

structures à l’ère numérique, explique la jeune femme de 33 ans. Puisque

nos parents travaillent encore dans l’entreprise, nous essayons de trouver

des solutions adaptées aux deux générations, mais clairement orientées

vers l’avenir. » Chez Langenloh Automobile Flückiger AG, le changement

générationnel a déjà commencé il y a quatre ans. Nathalie Flückiger précise

: « En fait, il a plutôt débuté il y a deux ans. Avant, nous pouvions

esquiver la prise de décision, car elle incombait à notre père. Aujourd’hui,

c’est à nous de prendre les décisions. » Et son frère Michael d’ajouter :

« Nous avons le privilège de prendre les décisions ! » À quoi sa sœur répond

en riant : « Oui, enfin, cela dépend du sujet. »

Formations continues ponctuelles

Comment Michael et Nathalie se sont-ils préparés à la succession ?

Michael Flückiger a fréquenté l’école de commerce afin de compléter son

bagage technique par les connaissances économiques nécessaires pour

diriger une entreprise et a également étendu ses aptitudes linguistiques.

Aurait-il appris le japonais pour Mitsubishi ? « Non, l’anglais, rectifie-t-il,

et j’ai fait le tour du monde pour élargir mon horizon et gagner plus

d’assurance face à certaines situations. » Quant à sa sœur, elle a participé

à un cours de l’UPSA afin de mieux connaître la voiture dans son

ensemble. Elle ne voyait toutefois pas l’utilité d’une formation continue

spécifique : « Mon poste touche à beaucoup trop d’aspects différents. Je

me procure les pièces, je m’occupe de la gestion des stocks et je gère

les ressources humaines et les salaires. Je possède de bonnes connaissances

de base dans tous ces domaines, mais en cas de problème, je dois

dans tous les cas consulter un expert. C’est justement cette diversité qui

me plaît dans mon travail. » À cela, son frère ajoute : « Diriger les collaborateurs,

répartir le travail, puis changer une roue et polir l’après-midi

la voiture que j’ai vendue quelques semaines auparavant et qui est prête

à être livrée : toutes ces tâches rendent mon travail formidable. » Mais

le plus passionnant est certainement la vente, tout comme le fait de

diriger l’entreprise et de décider de la direction qu’elle doit prendre.

Les défis du changement de génération

« Un changement générationnel n’est pas chose facile, avoue le successeur

de 32 ans. Plus particulièrement, il ne faut pas sous-estimer les

différences de mentalité. » Et sa sœur d’ajouter : « Nous avons de nouvelles

idées, nous aimerions modifier nos processus, ce qui peut déjà

être source de conflit. » Il faudrait commencer par l’introduction de nouveaux

logiciels, puis moderniser la saisie du temps de travail, pour éviter

par exemple des semaines de six jours. « Pas facile d’expliquer cela

à nos parents. Nathalie et moi n’avons de cesse de leur répéter que cela

correspond aux besoins de notre temps ! » Néanmoins, le spécialiste de

la vente est tout à fait conscient du fait que les clients souhaitent voir

leurs problèmes résolus au plus vite, y compris le dimanche. Depuis la

suppression du service antipollution obligatoire, la plupart des visites

des clients se concentrent au printemps et à l’automne, pour le changement

de pneus. « Durant ces périodes, nous croulons sous le travail.

En revanche, en été et en hiver, l’activité est si faible que nous devrions

presque renvoyer un collaborateur », explique Michael Flückiger.

Conseils pour le changement générationnel

Lorsqu’on demande à Michael et Nathalie Flückiger s’ils ont encore

un conseil pour d’autres entreprises faisant face à un changement générationnel,

l’entrepreneur de 32 ans répond en riant : « Il faut se battre !

Nous avons souvent dû faire preuve de retenue, et parfois même faire

des concessions. » Parfois, la succession d’une grande société est plus

facile que celle d’une entreprise familiale, car le processus est abordé

de manière professionnelle et des conseillers très coûteux sont engagés

pour rédiger un règlement transitoire ou faire office d’instance arbitrale.

Nathalie ajoute : « Il faut aussi imposer des limites. Même après quatre

ans, nous avons toujours du mal à le faire ! » Et quelles sont les perspectives

des deux jeunes garagistes ? Où seront-ils dans six ans, à l’occasion

du 100 e anniversaire de l’entreprise ? Michael Flückiger ajoute de

manière spontanée : « Toujours là ! En tant qu’entreprise familiale, nous

souhaitons conserver le cadre actuel tout en complétant notre bagage

d’expérience. Et si la marque apporte des nouveautés, notre but sera

de les intégrer et de rester à la page. Mais dans une petite entreprise

familiale, il ne sert à rien de réinventer la roue ! » <

AUTOINSIDE | Juin 201911


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Comment lutter contre le

stress chez les garagistes ?

Les accidents du travail dus au stress et aux soucis concernent également les garagistes, car ils génèrent des coûts

croissants. Pour enrayer ce phénomène, le chef d’entreprise doit savoir de quoi il s’agit. Dans le cadre de ses assurances

d’indemnités journalières, le Groupe Mutuel propose de l’aider à analyser la situation et à mettre en œuvre des mesures

efficaces d’accroissement de la productivité. Christian Feldhausen, Groupe Mutuel

De nombreux clients se présentent dans les

garages au printemps et à l’automne. Les changements

de pneus et la révision des véhicules

en vue de la saison prochaine mettent à rude

épreuve l’organisation de l’atelier. La clientèle

de passage et les clients réguliers qui n’ont pas

encore pris rendez-vous, mettent la pression

sur les collaborateurs pour figurer dans le

planning de l’atelier. Et les accidents en série,

les jours fériés ainsi que les vacances d’été se

traduisent également par un grand nombre

de demandes de rendez-vous de dernière minute...

et de changements.

Comment gérer ce stress ?

En plus des processus de logistique et de

gestion d’entreprise, la communication entre

collaborateurs et l’attitude face aux multiples

changements de programme déterminent

elles aussi l’ampleur du stress subi par chaque

employé et à partir de quelle charge mentale

les erreurs, voire les absences dues à des accidents,

un épuisement général ou des maladies,

commencent à s’accumuler. Quelle aide

l’assureur chargé des indemnités journalières

peut-il apporter ?

D’où vient le problème ?

« Notre reporting indique précisément aux

clients les causes et la durée des absences, ainsi

que la position de l’entreprise par rapport à

l’indice de référence », explique Willy Lerjen,

key account manager du Groupe Mutuel depuis

de nombreuses années, et responsable de

l’accord-cadre avec l’UPSA. Dans un deuxième

temps, intervient le service de gestion de la

santé en entreprise du Groupe Mutuel. Grâce

à une analyse de la situation, les spécialistes

de la santé en entreprise peuvent rapidement

proposer des mesures concrètes pour réduire

les absences et augmenter la productivité.

Un questionnaire de 15 minutes par

collaborateur

Ils utilisent pour cela un outil d’analyse

du stress au travail (Job-Stress-Analysis), dont

les bases ont été validées scientifiquement.

Les questions sont ciblées et permettent de

réunir des informations globales sur les améliorations

à mettre en place. Le remplissage

du questionnaire prend 15 minutes. « L’outil

permet d’analyser les conditions de travail et

d’identifier les facteurs de stress dans le quotidien

de l’entreprise. Il porte également sur

la santé physique des collaborateurs, leur niveau

de satisfaction et leur attitude », déclare

Dominique Fleury, spécialiste CorporateCare,

en expliquant les objectifs fixés. En tant que

spécialiste de la santé en entreprise, il utilise

l’analyse du stress au travail, pour lequel il

est conseiller certifié. « On repère tout de suite

dans quels domaines des mesures sont nécessaires.

»

Évaluation simple et indications

claires sur les mesures requises

Chaque participant reçoit une évaluation

personnelle et individuelle des résultats, tandis

qu’une synthèse anonymisée avec évaluation

des fonctions et activités correspondantes

est envoyée à l’entreprise. Un simple coup

d’œil sur la représentation graphique permet

de comparer son personnel à celui d’autres organisations.

« Pour terminer, nous évoquons

ensemble les mesures qui conviennent. Il

s’agit souvent de petits changements d’organisation

dont les effets se font très vite sentir »,

explique Dominique Fleury. Il est également

possible d’envisager des ateliers sur le stress

ou des formations sur l’encadrement. « Idéalement,

les mesures concrètes sont définies

en collaboration avec les responsables et les

personnes concernées. Ce procédé contribue

fortement à l’acceptation des mesures et, donc,

à leur succès. » <

Personne de contact

Willy Lerjen, Key Account Manager, se

tient à disposition pour répondre aux questions

des membres de l’UPSA par téléphone

(058 758 31 80) ou par e-mail

(wlerjen@groupemutuel.ch).

Pour plus d’informations sur les assurances

d’entreprise du Groupe Mutuel:

www.groupemutuel.ch/entreprises

12

Juin 2019 | AUTOINSIDE


TUTTOBENE

L’ASSURANCE VÉHICULES À MOTEUR DE L’UPSA

En collaboration avec Allianz Suisse

SERVICE À LA CLIENTÈLE ET PROXIMITÉ:

DES GAGES DE SUCCÈS

Pour s’établir durablement sur le marché, il faut prendre

au sérieux les demandes des clients, leur proposer des

produits adaptés à leurs besoins et offrir un service de

premier ordre.

La coopération entre l’Union professionnelle suisse de

l’automobile (UPSA) et Allianz Suisse Société d’Assurances

s’intensifie. Vos clients et vous-même, en tant

que garagiste bien ancré au niveau régional, bénéficiez

dès lors d’une véritable valeur ajoutée, car des prestations

d’assurances adéquates sont proposées dans un lieu

approprié et proche de la clientèle: chez vous, notre

partenaire tuttobene.

QU’EST-CE QUE TUTTOBENE ET DE QUELLE

VALEUR AJOUTÉE BÉNÉFICIENT VOS CLIENTS

ET VOUS-MÊME?

tuttobene n’est pas une nouvelle assurance auto, mais

la propre assurance des garagistes UPSA. Vous êtes

l’interlocuteur privilégié et personnel de vos clients en la

matière et vous entretenez un contact régulier avec eux.

En complément idéal de vos activités usuelles (changement

de pneus, service et inspections), vous pouvez, en

tant qu’intermédiaire tuttobene, leur soumettre des offres

d’assurance auto. Grâce à cette relation étendue, vous

demeurez également le seul interlocuteur de votre client

en cas de sinistre: le garagiste tuttobene chargé des

sinistres tuttobene.

QUELQUES AVANTAGES EN BREF

Vos clients tuttobene bénéficient d’une franchise réduite

de CHF 500. pour une casco complète, voire de la

suppression totale de la franchise pour une casco partielle.

Mais ils peuvent aussi et surtout faire confiance au suivi

et à la qualité de réparation de votre garage.

En tant que partenaire tuttobene, vous êtes récompensé

de différentes façons pour l’intermédiation des clients: en

cas de sinistre, nous dirigeons activement les véhicules

des clients vers votre garage. Vous obtenez non seulement

des mandats de réparation supplémentaires, mais conservez

également le contact avec la clientèle. De plus, vous

percevez une commission intéressante à la conclusion

d’un contrat.

LES ZONE MANAGER D’ALLIANZ

RÉPONDRONT VOLONTIERS À VOS QUESTIONS

Alain Stebler

Zone manager Romandie

BE (f), GE, FR (f), VS (f), VD, NE, JU

Tél. 058 358 30 79, alain.stebler@allianz.ch

Urs Schmutz

Zone manager Centre

AG, BE (d), BL, BS, FR (d), LU, SO, VS (d)

Tél. 058 358 30 86, urs.schmutz@allianz.ch

Mauro Perenzin

Zone manager Nord

GL, NW, OW, SH, SZ, UR, ZG, ZH

Tél. 058 358 30 85, mauro.perenzin@allianz.ch

Valentino Maccariello,

Zone manager Est & Tessin

AI, AR, GR, SG, TG, TI

Tél. 058 358 30 75, valentino.maccariello@allianz.ch

N’HÉSITEZ PAS ET ENREGISTREZ-VOUS

DÈS MAINTENANT

agvs-upsa.ch/fr/tuttobene


GESTION D‘ENTREPRISE FOKUS

Garanties

« Pas de vente de véhicule

sans garantie ! »

La garantie, une nécessité économique : Quality 1 et Car Garantie sont les deux mastodontes du marché des garanties.

AUTOINSIDE interroge Marc Kessler (Quality 1) et Marcus Söldner (Car Garantie). Sandro Compagno

Marc Kessler, CEO de Quality 1 AG :

Nous suivons naturellement de près ce processus

de transformation. Grâce à de nombreux

1.

partenaires de coopération, Quality 1 AG est bien

entourée et profite, par ailleurs, du savoir-faire national

et international d’Allianz. Le fait est que

personne dans l’industrie automobile ne sait ce qui

nous attend. En tant que prestataire de garantie,

nous pouvons nous-mêmes nous transformer dans le

domaine numérique et tenir à jour nos systèmes informatiques.

Nous resterons ainsi capables de réagir

rapidement à de nouvelles évolutions. Quality 1 est

une PME au meilleur sens du terme : notre taille et

nos structures légères nous assurent une flexibilité et

une proximité avec la clientèle exceptionnelles.

2.

Nous sommes convaincus que les clients

continueront d’exprimer des besoins de garanties,

même si nous utiliserons à l’avenir des véhicules

autonomes connectés munis de propulsions

alternatives. Mais nous devons naturellement

remettre continuellement en question nos produits

et nos processus et les adapter aux besoins du marché.

L’électromobilité est, par exemple, associée

à des profils de dégâts différents des véhicules propulsés

conventionnellement. Pour vous donner un

exemple : que faisons-nous avec les batteries des véhicules

électriques ? À l’heure actuelle, les défauts

de moteur et de transmission sont les sinistres les

plus coûteux. Sur un véhicule électrique, ce sera la

batterie. Comment allons-nous couvrir et assurer la

batterie qui représente environ un tiers du prix du

véhicule ? Nous estimons que les nouvelles technologies

nous donneront l’opportunité de desservir de

nouveaux domaines d’activité avec les garanties. Je

pense ici à des services financiers ou à des prestations

de gestion de flottes. Mais tout ne changera

pas : les véhicules électriques sont également équipés

de systèmes de navigation et d’info-divertissement

qui peuvent tomber en panne, ou de mécanismes

de fermeture qui ne fonctionnent plus.

3.

Notre agilité est assurément un avantage

important. Nous avons, à notre siège de

Bubikon, une équipe solide d’experts techniques et

informatiques qui nous permet d’adapter facilement

notre offre aux besoins du marché. Nous

sommes ainsi en mesure de mettre rapidement en

place des solutions individuelles pour les importateurs

et les garagistes suisses. Compte tenu de

notre performance au cours des dernières années,

nous jouissons d’une position extraordinairement

robuste sur le marché et sommes capables d’investir

continuellement dans notre paysage de produits, au

bénéfice de nos partenaires et de nos clients.

4.

Il faut toujours distinguer les dégâts qui sont

couverts, de ceux qui ne le sont pas. La plupart

des constructeurs proposent actuellement des

garanties de trois ans. Quelques constructeurs proposent

une extension de garantie qui est largement

mise en place par des prestataires de garantie tels que

Quality 1 AG sous forme de « White Label », et que

l’importateur ou le garagiste propose au propriétaire

du véhicule. En général, le client final ne le remarque

pas car le nom du prestataire de garantie n’apparaît

qu’en petits caractères. Nous ne considérons donc pas

ce développement comme une menace, mais plutôt

comme une autre opportunité nous permettant de

faire profiter de notre produit davantage de clients et

de les protéger de dépenses de réparations salées.

5.

En les renvoyant à notre message principal

: pas de vente de véhicule sans garantie

! Il s’agit là de la confiance que le client

témoigne à son garagiste. Nous sommes et restons

un partenaire fiable pour les garagistes du

fait de la qualité de notre service. Nous sommes

en mesure de gérer un sinistre en quelques minutes

et ce dans trois langues. En tant que label,

Quality 1 est très bien ancré. Pour nous,

notre nom rime avec obligation. Notre

équipe commerciale, d’environ dix personnes,

réalise quelque 10 000 visites

chez des clients chaque année, toujours

dans le but d’améliorer davantage la qualité

de notre service en collaboration

avec les garagistes. <

5 questions à Marc Kessler

L’industrie automobile subit actuellement

une importante mutation. Sur

1.

quel développement passez-vous le plus

de temps ?

Quels sont les effets des nouvelles

2. technologies telles que la conduite

autonome, les propulsions alternatives ou

l’Internet des objets sur votre modèle

commercial ?

D’après vous, quelle sera la

3. principale opportunité pour votre

entreprise ces prochaines années ?

Marc Kessler,

CEO Quality 1 AG.

14

Juin 2019 | AUTOINSIDE


FOKUS GESTION D‘ENTREPRISE

et Marcus Söldner

Les constructeurs ont tendance à

4. allonger de plus en plus les périodes

de garantie. Ces garanties de 7 ans menacent-elles

votre modèle commercial ?

Le garagiste se tient presque

5. toujours entre vous et le client.

Comment l’incitez-vous à proposer des

assurances ?

Marcus Söldner, président-directeur général

de CG Car-Garantie Versicherungs-AG :

La numérisation est une préoccupation centrale

dans toute la banche automobile, en

1.

particulier à l’interface avec le client. C’est pourquoi

nous travaillons déjà sur un projet de numérisation

pour automatiser davantage nos procédures

internes. Nous développons de nouvelles fonctionnalités

informatiques à cet effet. Celles-ci nous permettront

d’accélérer encore plus de nombreux processus

tels que la création de produits, la gestion de

sinistres et le reporting. Les ressources libérées par

l’automatisation seront investies dans la prise en

charge de nos clients et de nos partenaires. Nous

examinerons également d’autres produits pratiques

et services pour nos partenaires dans ce cadre. Le

partenariat et la proximité avec les concessionnaires

sont les piliers déterminants qui marquent

l’esprit d’entreprise, l’approche du service et l’orientation

de Car Garantie.

2.

Il n’y en a pas. Les gens continueront d’avoir

besoin de mobilité individuelle. Et tant que

des véhicules circuleront, ils auront besoin d’une

garantie. C’est totalement indépendant de la technologie

de propulsion. En sa qualité d’assureur

spécialisé, Car Garantie s’est toujours positionné

en tant que prestataire et partenaire des concessionnaires.

Nous poursuivrons cette orientation,

tout comme nous nous focaliserons sur l’automobile

et sur les deux roues. Nous suivons donc le

modèle commercial étendu des concessionnaires

et des constructeurs et nous fournissons également

des solutions sur mesure dans ce domaine.

3.

Nous verrons à l’avenir d’autres produits de fidélisation

assortis de nombreux composants

de prestations, tels que la protection de roues et de

pneus, ainsi que de nouveaux produits liés au financement

et au leasing. Nous discernons surtout

un potentiel dans les domaines pour lesquels les

automobilistes veulent des coûts prévisibles. À

l’heure actuelle, les véhicules ne sont que financés

ou achetés en leasing. Le client souhaite aussi profiter

de coûts de réparation et de maintenance

prévisibles sur toute la

durée du contrat. Nous voyons

justement des opportunités de

croissance pour notre entreprise

dans ce couplage entre le

financement et la garantie et

d’autres produits de service.

Dr. Marcus Söldner,

président-directeur général de CG

Car-Garantie Versicherungs-AG.

4.

Nous voyons encore un potentiel suffisant

dans l’extension de garantie et la prolongation

de garantie. Outre le développement continu

de nos services, le développement de l’offre dans le

domaine des produits supplémentaires de mobilité

occupera également le devant de la scène. Pour

le constructeur, il est plus simple qu’un assureur

prenne en charge l’activité de garantie. Car Garantie

est non seulement spécialiste dans ce secteur,

mais elle dispose aussi d’une énorme compétence

de tous les processus de garantie grâce à près de

50 ans d’expérience et 2,1 millions de contrats

de garantie souscrits. Qu’il s’agisse de sécurité juridique,

de tarification conforme au marché d’une

garantie ou de gestion de sinistres, construire soimême

cet avantage de savoir-faire nécessite des

ressources économiques et humaines énormes.

Cette compétence ne peut en outre être mise en

place que sur le long terme. Même chez nos partenaires

constructeurs qui assurent eux-mêmes la

garantie, Car Garantie fait office de Third Party

Administrator (TPA) et gère donc pratiquement

tous les processus de garantie.

5.

Car Garantie agit en tant qu’interface entre le

garagiste et le client et crée des produits et

des services spéciaux qui facilitent au garagiste

l’octroi de la garantie. En outre, nous conseillons et

formons les concessionnaires et nous entretenons

notre propre centre d’appels. Au titre d’offre complémentaire,

Car Garantie réalise pour ses partenaires

des programmes individuels de contact clientèle

au nom et avec le logo du garage. Nous contactons

régulièrement le client qui peut souscrire une

extension de garantie ou prolonger sa garantie existante.

Nous obtenons des taux de souscription de

20 à 30 %. De plus, Car Garantie crée les supports

de marketing consacrés au produit de garantie pour

les garages : des supports publicitaires tels que des

dépliants, des supports de plaques minéralogiques,

des autocollants, des posters, des fanions ainsi que

des pochettes pour documents de garantie et des

cartes clients soulignent la présence professionnelle

du garagiste au point de vente et permettent de

commercialiser au mieux le produit de garantie. Au

besoin, tous les documents sont rédigés selon le design

du constructeur ou du concessionnaire, si bien

qu’ils renforcent l’identification de l’acheteur avec la

marque ou le garage. <

AUTOINSIDE | Juin 201915


GESTION D‘ENTREPRISE

Statistique des sinistres

Nouvelle forte hausse des

frais de réparation

La tendance à la hausse des frais de réparation se poursuit. En 2018, les frais de réparation moyens sont passés de 601 à 615

francs. C’est ce que montre l’analyse des portefeuilles d’assurance de l’assureur CG Car Garantie, spécialisé dans les garanties.

pd. Après avoir augmenté de manière continue mais modérée pendant

plusieurs années, les frais de sinistre moyens enregistrent de fortes

hausses depuis deux ans. En 2017 déjà, ils progressaient considérablement

en passant de 586 à 601 francs. 2018 montre qu’il ne s’agissait

pas d’une exception : les frais de réparation moyens se sont élevés à

615 francs l’an dernier. CG Car Garantie attribue cette hausse aux exigences

croissantes des acheteurs de voitures, qui débouchent sur une

complexité technique toujours plus importante des véhicules et des

équipements plus sophistiqués.

Le moteur, cause des sinistres les plus chers

Du côté des occasions, la part des coûts engendrés par les différentes

pièces a peu changé. Comme en 2017, c’est le moteur qui

entraîne les coûts les plus importants (2017 : 24,2 %, 2018 : 23,6 % ;

graph. 1), suivi par le système d’alimentation, turbocompresseur inclus,

et par la boîte de vitesses. Le système d’alimentation enregistre

Moteur

Alim. (turbocompres. incl.)

Boîte de vitesses

Installation électrique

Climatisation

Électronique de confort

Refroidissement

Direction

Transmission

Échappement

Freinage

Systèmes de sécurité

Carrosserie/haitacle

Différentiel

Suspensions

Dynamique de conduite

Moteur électrique

Système hybride

COÛTS DES SINISTES, OCCASIONS

Graphique 1 : Répartition des coûts d’un sinistre en fonction des pièces (occasions).

une faible hausse (0,5 %) pour s’établir à 18,2 %, et la transmission, un

recul marginal de 0,1 % pour s’établir à 11,6 %.

L’ordre est différent pour les voitures neuves : si le système d’alimentation

était encore responsable de la plupart des coûts en 2017, le moteur le

dépasse en 2018 pour atteindre 21,3 % (+ 1 %). Le système d’alimentation

arrive deuxième avec 21 % (2017 : 20,3 %) ; le système électrique, qui se situait

en quatrième position en 2017, arrive troisième en 2018.

Le moteur arrive en 3e et 4e position pour ce qui est de la

fréquence des sinistres

La répartition de la fréquence des sinistres s’est peu modifiée par

rapport à l’an précédent. Bien que le moteur ait occasionné la plus

grande partie des coûts, tant pour les véhicules d’occasion que pour les

voitures neuves, il n’arrive qu’en 3e position pour ce qui est de la fréquence

des sinistres des véhicules d’occasion (10,8 % ; graph. 3) et en quatrième

position pour les voitures neuves (8,7 %). Comme en 2017, l’électronique

de confort se classe 3e pour les voitures neuves (9,5 %, + 0,7 %).

L’installation électrique est toujours deuxième pour les occasions

(17,4 %) et les voitures neuves (17,8 %), avec des valeurs similaires à

celles de l’an précédent. C’est le système d’alimentation, turbocompresseur

inclus, qui arrive premier, comme en 2017, avec une part de 19,9 %

pour les occasions et de 21,5 % pour les voitures neuves. Le système

d’alimentation est ainsi responsable de près d’un cinquième de tous les

sinistres dans les deux catégories de véhicules.

Les sinistres surviennent un peu plus tard

Si l’on enregistrait une hausse des sinistres précoces en 2017, la situation

n’a guère évolué en 2018. Du côté des occasions, 30,1 % des sinistres

(33,2 % en 2017) surviennent encore au cours des 5000 premiers

kilomètres après le début de la garantie, et plus de 4/5 des dommages

(2018 : 83,3 %, 2017 : 85,3 %) continuent de se produire au cours des

25 000 premiers kilomètres après le début de la garantie. On note également

un léger recul du côté des voitures neuves, où près d’un quart des

sinistres (2018 : 27 %, 2017 : 30,3 %) survient au cours des 25 000 premiers

kilomètres.

Pour ce qui est de la répartition des sinistres en fonction de leur survenance

en jours, des différences sont enregistrées par rapport à 2017 :

pendant la première année après le début de la garantie, 80,9 % des véhicules

d’occasion (2017 : 83,3 %) et 46,7 % des voitures neuves (2017 :

54,9 %) ont nécessité des prestations de garantie en 2018. <

Alim. (turbocompres. incl.)

Installation électrique

Moteur

Électronique de confort

Refroidissement

Climatisation

Boîte de vitesses

Freinage

Transmission

Échappement

Direction

Systèmes de sécurité

Carrosserie/habitacle

Suspensions

Differentiel

Dynamique de conduite

Moteur électrique

Système hybride

FRÉQUENCE DES SINISTRES, OCCASIONS

Graphique 3 : Fréquence des sinistres (occasions).

16

Juin 2019 | AUTOINSIDE


SPONSORED CONTENT

JobCloud

Offre d’emploi publiée ?

Découvrez les prochaines

étapes à ne pas négliger

Vous êtes actuellement à la recherche de nouveaux collaborateurs pour votre garage ou votre concession automobile et venez

de publier une offre d’emploi ? C’est effectivement une étape importante d’un recrutement réussi. Mais tout n’est pas encore

terminé. Découvrez ci-dessous ce que vous pouvez faire pour exploiter le plein potentiel de votre annonce.

# Ne pas se contenter d’attendre

La publication d’une offre d’emploi marque

le début du processus de recrutement. Ne vous

contentez pas d’attendre. Partagez votre annonce

sur les réseaux sociaux et informez vos

employés, car les recommandations de collaborateurs

peuvent aussi mener à une embauche.

# Adapter l’offre d’emploi si nécessaire

Vous recevez peu de candidatures ou seulement

des candidatures inadéquates ? Cela

peut s’expliquer par le manque de personnel

sur le marché. Vérifiez quand même le contenu

de votre annonce. L’intitulé du poste estil

formulé de la façon dont les candidats le

recherchent habituellement sur Google ou

sur les plates-formes d’emploi ? Le profil requis

pourrait-il être formulé plus clairement ?

Contient-il des éléments qui pourraient

effrayer les candidats ? L’offre d’emploi comprend-elle

des formules ou des mots inutiles

qui alourdissent le texte et le rendent difficile

à lire ? Essayez d’optimiser votre annonce afin

de recevoir plus de candidatures.

# Trier les candidatures

Triez toutes les candidatures dès leur réception.

Il est conseillé de les classer en trois

catégories : A (invitation à un entretien d’embauche),

B (candidats de réserve) et C (ne correspondent

pas). Les candidats B sont ceux

qui pourraient être conviés à un entretien si

les entretiens réalisés avec les candidats A

n’ont mené à aucune embauche.

# Convier les candidats adéquats à un

entretien d’embauche

Lorsque vous aurez reçu suffisamment de

candidatures, vous devriez convier environ

cinq candidats à un premier entretien,

puis maximum deux ou trois à un second,

où un exercice leur sera proposé. Conseil :

lorsque vous avez un poste difficile à pourvoir

et avez reçu un bon dossier de candidature,

vous devriez contacter la personne dans les

48 heures (idéalement par téléphone), afin de

ne pas perdre le candidat au profit d’un autre

garage ou concession automobile.

# Répondre à tous les candidats

Les chercheurs d’emploi devraient être

pris en charge de façon optimale et garder

une bonne impression de votre entreprise,

peu importe si le candidat correspond à vos

attentes ou non. Vous contribuerez ainsi à la

bonne réputation de votre entreprise. Afin

d’assurer une bonne expérience candidat,

tout le monde devrait recevoir une réponse

dans la semaine. Utilisez différents modèles

de réponse selon le niveau de correspondance

du candidat à vos exigences. Les candidats

surqualifiés devraient recevoir un autre type

de réponse négative que ceux ne correspondant

pas au profil.

Si la phase de décision dure plus de deux

semaines, prévenez les candidats et demandez-leur

un peu de patience. Un tel email devrait

également être envoyé aux candidats de

réserve. <

JobCloud

Leader sur le marché de l’emploi en ligne

suisse, JobCloud, forte d’une expérience de

plus de 20 ans, détient, entre autres, jobup.ch et

jobs.ch, les plates-formes d’emploi préférées

en Suisse.

Rendez-vous sur jobcloud.ch/leblog pour de

plus amples informations, des conseils, des

check-lists et des articles sur le recrutement.

Notre conseil : le livre blanc gratuit « Tout ce

qu’il faut savoir sur le recrutement » et le livre

blanc « Droit du travail fondements juridiques

et conseils utiles pour les employeurs ».

AUTOINSIDE | Juin 201917


GESTION D‘ENTREPRISE

Un investissement important : la station de lavage

« On regarde et on se

dit : bien vu ! »

Lorsqu’on amène sa voiture au garage, pour un changement de pneus, un entretien ou une réparation, on s’attend à la

retrouver propre. Alex Schelling, chef de projet, explique pourquoi il est judicieux d’investir dans une station de lavage

performante, et sur quels critères s’est basé le centre Porsche de Zurich pour choisir son portique de lavage. Sascha Rhyner

C’est le début de l’après-midi, le soleil brille. Derrière le centre Porsche

Zurich, un bâtiment majestueux situé à la Bernerstrasse, à Schlieren,

la station de lavage tourne à plein régime. « Le mercredi et le vendredi

après-midi, il y a un monde fou », raconte Alex Schelling, chef

de projet d’AMAG First SA. La carrosserie attenante, Porsche Classic-Partner,

le garage VW ainsi que d’autres entreprises des environs

viennent également laver leurs véhicules aux deux portiques.

L’expérience des collègues est importante

Alex Schelling n’était pas satisfait des anciennes installations :

« Nous avions sans arrêt des interruptions et des coûts d’entretien hors

contrat de maintenance s’élevant à plusieurs milliers de francs par

mois », déclare-t-il. Pour le centre Porsche, il est essentiel d’un point

de vue économique qu’une station de lavage fonctionne parfaitement.

C’est pourquoi la décision d’anticiper le remplacement de l’installation

a été prise. « En fait, il était prévu que l’installation soit encore opérationnelle

pendant quatre ans. Lorsque la maison-mère d’Amag a analysé

les différents fournisseurs, il y a près de deux ans, Alex Schelling

voyait cela d’un bon œil. « Il s’agissait d’une comparaison exhaustive

de tous les domaines, y compris l’analyse coût-bénéfice », se souvient-il.

« Trois fournisseurs ont atteint 80 % de la valeur maximale et ont été

retenus pour le choix final. »

Le centre Porsche avait une exigence très claire : « L’essentiel est que

l’installation fonctionne de manière impeccable. » Le rapport entre la

qualité du lavage et le temps joue un rôle majeur. « Les heures de maind’œuvre

dépensées ont un impact économique », insiste le chef de projet.

Par ailleurs, « Nos clients s’attendent à retrouver leur véhicule propre

quand il sort de l’atelier. » La construction d’un tunnel de lavage a été étudiée,

mais rapidement abandonnée : « Nous n’avons pas assez de place. »

Parmi les derniers en lice se trouvait une installation de Kärcher.

Le chef de projet s’est alors renseigné auprès de collègues qui avaient

travaillé avec ce fabricant. Il leur a demandé comment se déroulait la

collaboration, quelle était la qualité du service, autrement dit si la réactivité

était bonne. L’année passée, Marcel Beljean, chef de projet Wash

System pour la Suisse alémanique, a soumis une offre pour un portique.

Lors du salon Uniti au mois de mai, Kärcher a dévoilé une innovation

mondiale, le « Klean !Star iQ ». Les brosses latérales, segmentées

et intelligentes, ont fait pencher la balance en faveur de Kärcher : « On

regarde et on se dit : bien vu ! »

Mais il restait un obstacle : « Marcel Beljean m’a dit que l’installation

équipée des brosses segmentées ne serait disponible qu’en mars

2019 », explique A. Schelling en regardant gaiement le représentant de

Kärcher. « Je lui ai dit : on va y travailler. » Marcel Beljean rit à son tour.

Il a contacté la maison-mère et a réussi à mettre en service le premier

portique « Klean !Star iQ » en Suisse dès novembre 2018. Le deuxième

a été livré en mars 2019, avec une hauteur différente. Le portique de

lavage de Kärcher existe en trois hauteurs et pour chacune, la brosse

de toit est réglable sur trois niveaux. Comme une entreprise de location

de voitures utilise également l’installation, une hauteur de lavage

de 2,90 m était nécessaire.

18

Juin 2019 | AUTOINSIDE


GESTION D‘ENTREPRISE

L’innovation comme argument de vente

Les stations de lavage de Schlieren fonctionnent parfaitement.

« Nous tablons sur 40 à 50 voitures par jour et par portique », déclare

Alex Schelling. Il a constaté une chose : « La consommation d’eau a diminué

et nous avons besoin de moins de produits chimiques. » Après

la construction de la nouvelle station, Amag First SA a changé de fournisseur

de produits chimiques. Michael Hagen, lui aussi chef de projet

Wash System Suisse alémanique chez Kärcher, tient à préciser : « Nous

n’imposons pas les fournisseurs. » Néanmoins, il est important que le

fabricant de portiques et le fournisseur de produits collaborent étroitement.

C’est impératif pour obtenir un bon résultat de lavage et un

séchage rapide.

« Il faut toujours trouver un compromis entre le temps et la qualité »,

ajoute Alex Schelling. « Une station ne peut pas fonctionner plus vite et

seule l’innovation peut apporter des améliorations. C’est ce qui nous a

poussés à choisir Kärcher. » Les brosses segmentées permettent de nettoyer

la voiture en un seul passage, et d’effectuer le séchage au retour :

les segments de brosses épousent tous les contours du véhicule. « En

raison des pièces en plastique présentes sur les voitures, les brosses ne

peuvent pas exercer trop de pression. C’est ce qui fait la force du nouveau

brevet de Kärcher », argumente le spécialiste. Les brosses latérales

s’inclinent de 15 degrés et permettent le nettoyage optimal de l’arrière.

Cette innovation a été baptisée « K !Back iQ » par Kärcher.

Une bonne décision économique

Chez les représentants de Kärcher, la fierté est visible. « Les développeurs

ont visé juste », se réjouit Michael Hagen. Outre les brosses

latérales révolutionnaires, un nouveau système de nettoyage des roues

a été breveté, le « K !Wheel iQ », équipé de trois brosses rotatives. Car,

en même temps que les voitures, les roues ont augmenté en taille. Le

système de nettoyage des roues se déplace dans un mouvement parallèle

en direction de la roue afin de s’ajuster à la taille de la roue. Le

nettoyage du passage de roue a également été intégré. Les salissures

les plus tenaces sont ainsi éliminées.

Michael Hagen se souvient de ses doutes lorsqu’on lui a présenté le

« Klean !Star iQ » : « Lorsque j’ai vu le système pour la première fois, je

me suis dit : c’est incroyable, tout ce qu’il sait faire ! » Marcel Beljean et

Michael Hagen ont toutefois remarqué que l’engouement pour l’innovation

n’est pas toujours aussi vif qu’à Schlieren. « La nouvelle technologie

soulève un certain scepticisme, notamment en ce qui concerne sa

durée de vie. » Au centre Porsche, les portiques ont jusqu’à présent traité

une centaine de voitures par mois et ils fonctionnent parfaitement.

C’est cela, le progrès. Mercredi, fin d’après-midi, les voitures se bousculent

au portique de lavage. « Bien qu’il s’agisse d’un produit innovant

haut de gamme, l’aspect financier a été maîtrisé. La différence avec les

autres offres n’était pas aussi importante qu’on aurait pu le penser »,

conclut Alex Schelling, satisfait de cet investissement. Car un investissement

de cette ampleur doit s’estimer en termes de rentabilité. <

Une évolution intelligente : le lavage des roues de Kärcher.

Alex Schelling (à gauche), chef de projet du centre Porsche de Zurich, aux

côtés des chefs de projet de Kärcher, Marcel Beljean et Michael Hagen.

Une innovation séduisante : les brosses latérales segmentées intelligentes épousent les contours du véhicule, pour un lavage plus efficace.

AUTOINSIDE | Juin 201919


GESTION D‘ENTREPRISE

Marché de l’occasion

Le prix du marché en quatre clics

Carauktion a développé une nouvelle application pour déterminer la valeur résiduelle d’un véhicule. « ValueCheck » n’indique pas

d’estimation théorique aux distributeurs, mais donne les prix réels du marché pour leurs véhicules d’occasion. André Bissegger

La nouvelle appli « ValueCheck » permet de déterminer la valeur résiduelle en quatre étapes. La marge bénéficiaire souhaitée peut être indiquée et l’état du véhicule, saisi.

Pour les garagistes, le marché de l’occasion

devient de plus en plus important du point

de vue économique. Rien qu’au premier trimestre

2019, selon Eurotax, plus de 210 000

véhicules d’occasion ont été rachetés. Les

garagistes, attirés par les marges, aimeraient

bien prendre leur part du gâteau.. Le hic,

c’est la question suivante : à quel prix doit-on

revendre telle voiture d’occasion ? Les portails

en ligne fournissent des indications, de

même que les discussions avec les collègues,

l’expérience personnelle ou les estimations

des marques automobiles et des spécialistes

des données.

Carauktion, la place de marché B2B, se

lance désormais dans la bataille avec son système

de calcul de la valeur résiduelle. Grâce à

son appli « ValueCheck », qui sera lancée au

plus tard à la fin de l’été, la plate-forme d’enchères

promet « un prix conforme au marché

effectif, et non des estimations », comme

20

Juin 2019 | AUTOINSIDE


GESTION D’ENTREPRISE

Gestion d’entreprise et Dealer Management Systems

« Il s’agit de rendre le cœur de

métier plus productif »

Tout garagiste connaît le défi : pour que les affaires marchent bien, il faut au quotidien organiser et diriger au mieux une quantité

de processus d’exploitation différents. Un Dealer Management System (DMS) peut être d’une grande utilité pour le garagiste.

Stephan Rissi, responsable du marketing et des ventes chez Stieger Software AG, nous explique comment. André Bissegger

Monsieur Rissi, pourquoi un logiciel de garage est-il important

pour la gestion d’entreprise ?

Stephan Rissi : Principalement parce qu’il aide le garagiste à mieux

s’organiser. À cet égard, l’optimisation des processus au moyen de procédures

plus rapides et plus stables est essentielle : cela entraîne une

augmentation avérée des performances et de l’efficacité. En général,

qui dit plus d’efficacité dit aussi meilleure rentabilité. Car lorsque les

ressources peuvent être utilisées et organisées de la meilleure façon

qui soit grâce à un DMS, il en découle aussi une plus-value pour l’entreprise.

Il s’agit donc en général de rendre le cœur de métier d’un garage

plus productif. Et cela commence par les clients. Le garagiste peut

investir le temps épargné dans les tâches administratives au profit

de ses clients. Grâce à un DMS, de précieuses données sur son entreprise

sont aussi à portée de clic. Ce sont des éléments de commande

importants, qui l’aident à conserver une position avantageuse et compétitive

sur le long terme. Enfin, les prescriptions des fabricants, des

importateurs ou de la loi peuvent être satisfaites au moyen d’un DMS.

son rapport qualité-prix ? Il faut aussi que le courant passe bien entre le

fabricant et le garagiste.

Si un garagiste veut modifier son système, doit-il rester fidèle à son

fournisseur actuel ou des solutions logicielles externes peuventelles

aussi se combiner entre elles ?

Nous déconseillons fortement le mélange de systèmes. Les extensions

de logiciel ne devraient avoir lieu qu’au sein d’une même marque,

car l’intégration de solutions externes peut nuire à la fluidité du flux

de données et donc à l’efficacité du système. D’autres problèmes seraient

aussi à prévoir du côté du service d’assistance. Voilà la raison

pour laquelle les clients de Stieger trouvent tout ce qu’il leur faut au

même endroit. <

Plus d’informations sur :

stieger.ch

Un garage doit-il atteindre une certaine taille pour que des

solutions logicielles complémentaires telles que la saisie du temps,

la planification de l’atelier, la comptabilité salariale ou le stockage

des pneus en vaillent la peine ?

La taille ne joue aucun rôle. Ce type de modules complémentaires

s’avère toujours judicieux du moment qu’il y a un besoin du côté des

clients ou que le garagiste se livre à des réflexions autour du mot-clé

« optimisation des processus ». C’est aussi le cas lorsque le garagiste

souhaite développer la numérisation au sein de son entreprise. Ou lorsqu’il

y a des prescriptions externes, par exemple lorsqu’un fabricant ou

un importateur exige l’utilisation d’un planning en ligne ou la saisie

électronique du temps.

À quoi un garagiste devrait-il faire attention lors du choix du

logiciel adéquat ?

Toutes les interfaces dont il a besoin sont-elles disponibles ? Le logiciel

peut-il s’afficher progressivement par module, de façon à ce que le

garagiste reste flexible par rapport à de futures modifications d’exploitation

? L’offre du fabricant inclut-elle ses propres modules complémentaires

tels que planification d’atelier, la saisie du temps, le stockage des

pneus et la planification en ligne ? Ces éléments peuvent-ils être intégrés

au DMS et sont-ils reliés entre eux de façon judicieuse ? En effet, ce n’est

qu’ainsi que l’on évite de devoir saisir plusieurs fois des données et que

l’on peut disposer d’un flux de données continu. Le fabricant proposet-il

un support technique professionnel multilingue ? Est-il innovant ?

Depuis quand existe-t-il ? Dispose-t-il de connaissances approfondies

du marché suisse, des prescriptions comptables et légales ? Quel est

Stephan Rissi est responsable du marketing

et des ventes chez Stieger Software AG.

22

Juin 2019 | AUTOINSIDE


l’explique Daniel Hablützel, dirigeant de Carauktion

AG. « En comparant les estimations

et les prix effectivement payés, nous constatons

chaque fois une différence en plus ou

en moins de 20 %. »

Daniel Hablützel,

Dirigeant de Carauktion AG.

Grande diversité de

véhicules

La société Carauktion,

créée à

Tuggen (SZ) en 2004,

possède une solide et

précieuse expérience.

En 2019, parmi les

7800 utilisateurs, on

estime que plus de 21 000 véhicules seront

vendus et achetés aux enchères. La plateforme

grandit chaque année de 10 %. « La part

des distributeurs qui proposent leurs modèles

d’occasion augmente également », ajoute Daniel

Hablützel.

Désormais, près d’un véhicule sur cinq

provient d’un garagiste. Il s’agit, par exemple,

de véhicules de reprise qui ne correspondent

pas à l’offre globale du garage. Les distributeurs

représentent ainsi le troisième groupe de

clients après le leasing de flottes et de détail.

Les autres groupes sont, entre autres, les propriétaires

de flottes ou les autorités comme les

ministères publics. Lorsque l’on consulte l’une

des 100 enchères en ligne par an, on constate

que l’offre est par conséquent très variée.

« Nous avons à chaque fois une grande diversité

de véhicules dans notre offre, du modèle

le plus récent à celui de douze ans provenant

par exemple d’une autorité publique. Cela

nous donne une base solide pour la banque

de données qui sera utilisée par notre appli »,

explique le dirigeant. « Grâce aux prix de

transaction, nous savons quelle est la valeur

résiduelle d’un véhicule à un instant donné.

Nous pouvons alors indiquer, via l’appli, des

données de transaction réelles, et non des estimations

théoriques. »

Les avantages pour les garagistes sont évidents

: détermination rapide et réaliste de la

valeur, valeur supplémentaire sur laquelle les

garagistes peuvent s’appuyer, plus de transparence,

dépendance aux intermédiaires minimisée.

Ainsi, la marge de l’intermédiaire va

dans la poche du garagiste. Autrement dit,

l’appli facilite l’activité du garagiste.

Photographie des permis de

circulation

L’appli « ValueCheck », proposée sur Android

et iOS, est conçue de manière logique

et détermine la valeur résiduelle en quatre

étapes. « Le principe est le suivant : l’appli

est non seulement un outil de détermination

de la valeur résiduelle, mais également

un outil d’enregistrement des données, »

insiste Daniel Hablützel. Tout d’abord, pour

déterminer la valeur résiduelle de base, on

photographie la partie droite du permis de

circulation, ce qui lance automatiquement

une recherche VIN. Ensuite, le kilométrage

est complété manuellement. « L’appli compare

alors le prix auquel ce véhicule a été

vendu jusqu’à présent et détermine la valeur

résiduelle », ajoute le dirigeant.

Puis, la valeur résiduelle corrigée est indiquée

: l’état du véhicule et les dommages

éventuels sont documentés, les coûts de remise

en état estimés sont pris en compte.

Les utilisateurs peuvent en outre télécharger

immédiatement des photos. La marge souhaitée

peut être enregistrée. « Dans une troisième

étape optionnelle, le responsable des

ventes peut par exemple valider le prix, le

modifier, augmenter la marge, etc. » Il existe

deux modes d’affichage : l’un pour les clients

avec une marge masquée, l’autre pour l’usage

interne, affichant tous les détails.

En dernier lieu, l’exportation des données

vers Carauktion est effectuée. « De plus,

nous sommes en train de négocier avec nos

partenaires pour ajouter des interfaces »,

confie Daniel Hablützel. Pour conclure : en

quelques clics, le garagiste saisit un véhicule

d’occasion, dispose instantanément du prix

du marché effectif, et peut vendre le véhicule

en ligne immédiatement.

15 mois de développement

« ValueCheck » a été développée par Carit

Services, le département IT de Carauktion

externalisé dans une société à part. « Cette

société peut ainsi répondre aux demandes de

tiers, par exemple pour leurs propres platesformes.

La phase de développement a duré

15 mois. La lecture automatique du permis de

circulation s’est révélée la difficulté majeure.

En lançant cette appli, nous répondons

à un besoin des garagistes, affirme Daniel

Hablützel. « Ils ne veulent pas d’intermédiaire,

et souhaitent disposer rapidement

d’une valeur résiduelle réelle. » Si l’appli est

gratuite, chaque recherche est facturée entre

6 et 8 francs. Pour l’utiliser, il suffit d’avoir un

identifiant Carauktion. <

Plus d’informations sur :

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AUTOINSIDE | Juin 2019


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Swica

Bien dormir, la clé de la

santé et du bien-être

Selon l’Office fédéral de la statistique, une personne sur quatre en Suisse souffre de problèmes d’endormissement

ou d’insomnie. Or, à la longue, ces troubles peuvent rendre malade. Découvrez comment retrouver des nuits sereines grâce

à quelques conseils efficaces. Et saviez-vous qu’en adoptant une gestion professionnelle des absences, vous pouviez générer

une baisse de l’absentéisme allant jusqu’à 20 % ?

Les troubles du sommeil peuvent avoir des origines

variées, parmi lesquelles des horaires de

travail irréguliers, le stress ou la pression liée

à la performance. Ils s’accompagnent souvent

d’irritabilité, de maux de tête, de difficultés à

se concentrer et de baisse d’efficacité. S’ils ne

sont pas pris en charge rapidement, ces problèmes

peuvent rendre malade. C’est un risque

largement sous-estimé dans notre société de

la performance, qui accorde généralement trop

peu d’importance au sommeil.

Conseils pour retrouver un meilleur

sommeil

Si vous éprouvez des difficultés à vous endormir

ou à dormir d’un trait, renouez avec des

habitudes saines grâce aux conseils suivants :

• réduisez le temps passé au lit et respectez

des horaires de coucher réguliers (y

compris le week-end) afin d’augmenter

progressivement la sensation de fatigue ;

• évitez les longues siestes ;

• rangez votre réveil hors de votre vue pour

ne pas vous imposer une pression inutile

si vous ne pouvez vous endormir ou si

vous vous réveillez ;

• levez-vous lorsque la phase de réveil

semble devoir se prolonger ;

• restez actif et pratiquez quotidiennement

une activité physique au grand air et à la

lumière du jour ;

• le soir, instaurez un rituel de détente pour

retrouver le calme ;

• abstenez-vous de consommer café, thé, jus

de fruits et autres boissons excitantes en

soirée ;

• évitez les stimulations liées à l’utilisation

nocturne d’Internet et des réseaux sociaux

sur votre téléphone.

Moins d’arrêts grâce à une bonne

gestion des absences

Les absences pour cause de maladie ou

d’accident représentent un coût exorbitant

pour les entreprises. Le SECO estime qu’elles

reviennent en moyenne à 1 100 francs par jour.

De plus, lorsque des collaborateurs ne viennent

pas travailler, la charge de travail de leurs collègues

augmente. Tout cela se traduit pour l’entreprise

par des coûts élevés. En effet, à chaque

franc de frais pour perte de gain s’ajoutent

deux francs de frais supplémentaires qui découlent,

par exemple, de la baisse de qualité,

des heures supplémentaires effectuées par les

collaborateurs présents, de la perte de savoir et

de la hausse des primes d’assurance.

Une gestion professionnelle des absences

permet aux cadres dirigeants d’identifier à

temps les problèmes de santé. Les absences

s’en trouvent réduites, voire évitées. Si les entreprises

appliquent les processus de manière

systématique, la diminution des absences

peut même aller jusqu’à 20 %.

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spécialistes analysent les risques en

matière de santé dans votre entreprise

et vous soumettent des mesures

individuelles pour éliminer les causes

d’absences.

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accidentés : plus de 85 Care Managers

expérimentés veillent au meilleur traitement

médical possible des collaborateurs

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AUTOINSIDE | Juin 201923


GESTION D’ENTREPRISE

Reflet de la branche de Figas

« Il y a de grandes différences

entre les garages »

Le reflet de la branche de Figas montre que les concessionnaires de marques ont enregistré de solides résultats en 2018.

Jvan Hutter, responsable Business Management chez Figas Fiduciaire de la branche automobile suisse, nous parle de la

rentabilité, de la mobilité électrique et des difficultés rencontrées par les entreprises de taille moyenne. Sandro Compagno

Monsieur Hutter, comment se portent les garagistes suisses ?

Jvan Hutter, responsable Business Management chez Figas : De

manière globale, la branche automobile suisse s’est plutôt bien portée

sur le marché malgré une situation concurrentielle difficile due à

la grande diversité des modèles, à la forte densité des véhicules, aux

changements affectant les conditions cadres légales, à la numérisation

galopante ou, plus généralement, aux changements structurels, pour

ne citer que quelques exemples. Comme dans la plupart des autres

branches, les cas présentent une grande diversité et dépendent de facteurs

comme la taille de l’entreprise ou la structure des coûts. Pour de

nombreux garages, la thématique de la numérisation et de l’électrification,

qui prend de plus en plus d’ampleur, ainsi que les successions à

venir, donnent lieu à certaines incertitudes concernant leur futur positionnement

stratégique.

On lit dans le reflet de la branche de Figas que le rendement sur

capital des concessionnaires de marques a atteint 4,9 % en moyenne.

Est-ce une valeur satisfaisante à vos yeux ?

Au cours de ces cinq dernières années, cette valeur est passée de 2,6

à 4,9 % : l’évolution va donc dans la bonne direction, c’est certain. Ce

chiffre est solide, mais là aussi, un fossé sépare certaines entreprises.

Dans l’ensemble, la rentabilité pourrait être améliorée, mais le résultat

d’une entreprise dépend fortement de la réalisation des objectifs

par les importateurs. Aujourd’hui, les entreprises de taille moyenne

sont celles qui doivent lutter le plus. Les grandes entreprises peuvent

améliorer leur structure de coûts par des mesures telles que la centralisation

des tâches administratives ou l’amélioration des conditions

d’achat. Les petites entreprises ont souvent une organisation très rationnelle,

ce qui a également un effet positif sur leur rentabilité. Cela

Cours : Direction financière de garages

Connaissez-vous les indices financiers de votre entreprise et savez-vous

comment vous devez les évaluer ? Ce cours s’adresse aux propriétaires,

directeurs et responsables financiers de garages souhaitant rafraîchir ou

approfondir leur compétence sur les questions de controlling et financières.

Ils apprennent à évaluer, préparer et réaliser les décisions financières

importantes dans l’entreprise.

Intervenants :

André Frey (expert-comptable diplômé, directeur Figas)

David Regli (expert-comptable diplômé, responsable d’audit Figas)

Date/Lieu :

Mardi 19 novembre 2019 au Centre Patronal à Paudex

Plus d’informations sur :

www.agvs-upsa.ch/fr/formation/upsa-business-academy

dit, la question du rendement doit être évaluée au cas par cas, et dépend

de différents facteurs comme les exigences des constructeurs en

matière de normes ou les décisions individuelles du concessionnaire

en matière d’investissements. Enfin, le personnel est aussi un facteur

décisif de succès ou d’échec.

Que conseillez-vous aux garages dont le rendement sur capital

est insuffisant ?

Pour l’améliorer, on peut par exemple réduire les fonds propres, soit

en versant des dividendes, soit en remboursant le capital. Cependant,

ce n’est possible que si les coûts d’emprunts sont inférieurs aux coûts

du capital total. Il convient en outre de veiller à conserver un équilibre

sain entre les capitaux de tiers et les fonds propres afin d’éviter toute

mauvaise surprise dans les conditions de crédit. En vue d’une succession

aussi, il peut être judicieux de réduire selon les cas les fonds

propres, de manière à diminuer la valeur de l’entreprise pour son financement

par un acheteur potentiel.

Les données figurant dans le reflet de la branche de Figas proviennent

d’entreprises qui ont, pour la vente, un contrat de vente direct

avec un importateur. Mais quelle est la situation des garagistes

indépendants et des entreprises affiliées à un concept de garage ?

Pour eux, le reflet de la branche est un instrument informatif, qui leur

montre la fourchette dans laquelle le secteur évolue. Aucune autre publication

de la branche ne permet cette comparaison. Le reflet de la branche

aide les garagistes à adopter un regard critique sur leur propre entreprise,

à analyser leurs propres atouts et faiblesses et à prendre les mesures qui

s’imposent. Nous constatons régulièrement que les petites entreprises

surtout manquent souvent d’instruments de contrôle adéquats.

Une question de fond sur le reflet de la branche : vous indiquez une

grande quantité de chiffres pour chaque secteur d’activité d’un

garage. Comment un garagiste doit-il appréhender ces moyennes ?

Pour la gestion stratégique et le succès durable d’une entreprise, il

est important de connaître et d’analyser les évolutions et les chiffres

économiques clés. Le reflet de la branche permet de comparer sa

propre entreprise avec celles de ses concurrents en termes de valeurs

moyennes. Nous recommandons de discuter des analyses avec un professionnel

puis de définir un positionnement adéquat et de le mettre

en œuvre au sein de son entreprise.

La branche automobile est en pleine mutation. Quelles entreprises

survivront, et lesquelles connaîtront des difficultés ces prochaines

années ?

D’une part, les petites entreprises auront vraisemblablement davantage

de peine à suivre le rythme des évolutions techniques très ra-

24

Juin 2019 | AUTOINSIDE


GESTION D’ENTREPRISE

pides. D’autre part, la majeure partie des véhicules continueront d’être

dotés de moteurs à combustion qu’il faut entretenir : il s’agit là d’une

opportunité pour les petits garagistes et les garages indépendants.

Aujourd’hui déjà, les propriétaires de voitures qui ne sont plus toutes

neuves ne vont pas forcément chez un concessionnaire de marque,

mais souvent chez un garagiste indépendant, ou un garage affilié à un

concept. De manière générale, les entreprises qui connaîtront des difficultés

sont celles qui ne parviendront pas à trouver une main-d’œuvre

adéquate, ou qui ne prêteront pas assez attention à la formation et au

perfectionnement.

Dans le commerce des voitures neuves, Figas conseille « d’unir les

efforts » pour atteindre les objectifs des importateurs en matière de

volumes. Le processus de concentration se poursuivra-t-il dans la

branche automobile suisse ?

Depuis plus de 30 ans, la part de voitures neuves se situe au même

niveau. Cependant, nous prévoyons une transformation de la branche

automobile plus dynamique et rapide que par le passé : on parle « d’environnement

dynamique », ou de « marché d’éviction ». Il deviendra

de plus en plus important d’atteindre les objectifs des constructeurs.

Ainsi, il est imaginable, voire prévisible, que la concentration au sein

de grands groupes de concessionnaires se poursuivra. Je pense à des

centres de compétences régionaux dans des domaines comme l’électrification,

l’administration, la formation ou la logistique. Nous constatons

aussi depuis peu que des investisseurs étrangers commencent à

s’implanter dans la branche automobile en Suisse. Pour les PME, toute

la difficulté sera de parvenir à faire les investissements nécessaires

elles-mêmes, sans quoi il leur sera plus profitable de s’associer pour

bénéficier d’effets de synergie. À plus ou moins long terme, les petites

entreprises pourraient quitter le marché des voitures neuves et s’affilier

à un concept d’atelier.

influencée par l’approvisionnement électrique disponible, la politique

des transports et les mesures politiques incitatives. La mobilité électrique

connaîtra certainement un essor prochainement, mais à côté

des véhicules « tout électriques », nous verrons apparaître un nombre

croissant de véhicules hybrides. Outre leur moteur électrique, ces véhicules

possèdent toujours un moteur à combustion devant être entretenu.

Nous partons de l’hypothèse que le moteur à combustion restera

encore longtemps la technologie dominante. La mobilité électrique

prendra-t-elle un jour complètement le dessus, et quand ? C’est impossible

à dire aujourd’hui. Néanmoins, le gros défi des garages consistera

à s’adapter et à embaucher les professionnels adéquats. Aujourd’hui,

l’avancée de l’électrification fait disparaître certains postes qui généraient

des marges importantes comme les huiles moteur ou différentes

pièces de rechange : il faut donc

développer de nouveaux champs

d’activité pour les compenser.

Mais avant d’en arriver là, des

sujets comme la réduction

des coûts ou l’optimisation

des structures d’achat et de

vente continueront à jouer un

rôle croissant. <

Jvan Hutter est économiste et responsable

Business Management chez Figas.

Les recettes issues des travaux d’atelier n’ont cessé d’augmenter

depuis 2014. Les bénéfices bruts dans le domaine de l’après-vente

ont progressé eux aussi. Quand l’électrification fera-t-elle pâlir

ces chiffres ?

Cela dépend de différents facteurs, mais en premier lieu, bien sûr,

de l’évolution de la part de marché des véhicules électriques, elle-même

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AUTOINSIDE | Juin 201925


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La préparation mentale : dans

le sport comme au travail ?

La préparation mentale comprend de nombreuses méthodes psychologiques qui favorisent et augmentent les capacités

cognitives, la résistance à la pression ou la confiance en soi. Son but est d’acquérir une force mentale, c’est-à-dire de

parvenir à mieux gérer les situations délicates et les échecs. Le principe de base est l’entraînement : lorsqu’on sollicite le

mental de manière ciblée et régulière, les effets se font aussi ressentir efficacement sur les plans physique et émotionnel.

La préparation mentale ne se fait donc pas du jour au lendemain, mais les efforts valent la peine à moyen et long terme.

Comment fonctionne la préparation

mentale ?

La préparation mentale s’appuie sur le

fait que notre cerveau ne différencie pas les

situations réelles des situations imaginaires.

C’est la raison pour laquelle nous avons l’eau

à la bouche lorsque nous pensons à notre plat

préféré ou la chair de poule quand nous nous

imaginons que quelqu’un nous observe depuis

une fenêtre sombre. Nous pouvons aussi

entraîner mentalement nos comportements

et les émotions qui en résultent dans des situations

difficiles que notre esprit juge difficiles,

menaçantes ou épuisantes jusqu’à pouvoir

adopter la bonne réaction dans la réalité.

Qui a recours à la préparation mentale ?

Les sportifs utilisent la préparation mentale

depuis des décennies déjà. À l’origine, il

s’agissait avant tout d’entraîner mentalement

certains mouvements et, ainsi, de compléter

l’entraînement physique. Actuellement,

dans le domaine du sport professionnel,

tout le spectre de techniques et méthodes

est utilisé pour exploiter tout le potentiel de

performance au moment décisif et pouvoir

atteindre les objectifs fixés. Lorsque Stan

Wawrinka pose un doigt sur sa tempe après

avoir réussi un coup, que Lara Gut parcourt

le slalom les yeux fermés avant le début de

la course ou que les rugbymen néozélandais

font leur haka sur le terrain avant de jouer, ce

ne sont pas des actions spontanées, mais des

comportements entraînés attentivement et

qui ont un effet positif sur les performances

mentales et physiques. Dans le domaine de

la régénération aussi, il existe des méthodes

d’entraînement mental qui sont utilisées

dans le sport et dans le quotidien professionnel.

L’entraînement autogène, par exemple,

est très répandu. Il s’agit d’une technique de

relaxation reposant sur l’autosuggestion.

Peut-on utiliser la préparation

mentale au travail ?

Bien sûr, et cette découverte est de plus en

plus répandue dans le monde professionnel.

En tant qu’employé, on est en quelque sorte

un athlète au service de l’employeur. Dans le

quotidien professionnel aussi, il faut pouvoir

fournir la meilleure performance possible à

un certain moment, donc répondre aux exigences

et défis de sa position professionnelle.

Beaucoup des stratégies mentales utilisées

par les sportifs peuvent aussi être appliquées

avec succès et efficacité par des personnes

fortement engagées professionnellement (ou

sur le plan privé).

Quelles sont les techniques existantes

et comment les utiliser ?

Il existe un grand choix de méthodes

et techniques de préparation mentale.

L‘exemple suivant est largement répandu

et s’applique aussi bien au domaine sportif

qu’au monde du travail.

L’ANCRAGE

L’ancrage consiste à fixer en quelque sorte

un sentiment positif intérieur dans le cerveau

au moyen d’une « ancre ». L’ancre peut

être un mot ou un geste, mais aussi un morceau

de musique, une couleur ou un lieu.

Lors de la préparation mentale, on rappelle

intérieurement ce sentiment positif et on

le relie consciemment à une ancre adaptée.

Si cette ancre est suffisamment solide, les

connexions neurologiques fonctionnent dans

les deux sens : c’est désormais l’ancre qui déclenche

le sentiment.

Exemple tiré du sport

Lorsqu’en 2007, le boxeur professionnel

allemand Henry Maske est revenu à la compétition

en coupe du monde après plus de dix

ans de pause, il a choisi pour entrer sur le ring

une mélodie qu’il avait entendue des années

auparavant sur un grand huit à Europa Park.

La musique a fait naître en lui un sentiment

positif si fort que Henry Maske a choisi cette

musique pour être en forme pour le combat. Ce

fut un succès : à 43 ans, Henry Maske est redevenu

champion du monde une dernière fois.

Application dans la vie professionnelle

Que ce soit pour démarrer parfaitement

sa journée de travail ou avant une réunion

importante ou une présentation, les ancres

suscitent des sentiments positifs et aident à

trouver les conditions idéales pour pouvoir

livrer une bonne performance. Souvent, un

geste discret, un mot ou le fait de penser à

un lieu précis suffisent déjà.

vivit, le centre de compétence pour la

santé et la prévention, vous aide, ainsi

que vos collaborateurs, à vous entraîner

à ces techniques. <

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AUTOINSIDE | Juin 201927


GESTION D‘ENTREPRISE

Mutation culturelle

De la réunion de famille à

l’assemblée générale

Le Hostettler Group est en pleine mutation : d’une grande entreprise familiale, il se transforme en petit groupe. Ce qui n’est

pas sans conséquence sur la culture d’entreprise. André Bissegger

« Phase très complexe », « défi colossal », « secousses

», « conflits », « exercice de haute voltige

», « opportunité énorme » : quand Peter

Hostettler, copropriétaire opérationnel du

Hostettler Group de Sursee, parle des années

qui viennent de s’écouler, les mots jaillissent

spontanément. Lui et l’entreprise ont

traversé une période agitée. « Nous étions une

grande entreprise familiale comptant plus de

700 collaborateurs, et nous nous transformons

en petit groupe. C’est un challenge gigantesque

pour le personnel, pour la clientèle, et

pour moi aussi », dit l’homme de 57 ans, qui

travaille depuis 41 ans au sein de l’entreprise,

dont 28 passés à la tête du département Moto

et sport.

Une entreprise historique

Le Hostettler Group est l’une des entreprises

historiques de la Suisse centrale. La

société familiale fondée en 1906 n’a cessé de

s’agrandir, et le groupe compte aujourd’hui

treize filiales. Ses activités internationales

englobent les secteurs de la moto, de l’automobile,

des appareils de jardin, de l’électronique

grand public et du vélo. Sur le plan de

l’organisation, l’entreprise n’a pas toujours su

suivre le rythme de son évolution.

« Les affaires marchaient très bien, parce

que nous avions bien fait les choses au départ.

Mais nous avions aussi un peu perdu

le lien avec nos clients. Il nous est apparu

que nous devions franchir une étape supplémentaire,

souligne Peter Hostettler. Cela n’a

pas été simple, et il y a eu des conflits. » Aujourd’hui,

la mutation du groupe est achevée

à 80 % : l’entreprise est plus rapide, plus jeune,

plus flexible et s’est mise à jour. Le copropriétaire

a hâte de voir ce que l’avenir lui réserve.

Un personnel plus ou moins flexible

Le changement a débuté après le décès de

son père, en 2013. Il se souvient : « Une semaine

plus tard, j’ai repris les rênes de l’entreprise

avec mon cousin Christian Hostettler.

Nous n’avions pas pu nous préparer, tout est

Peter Hostettler, copropriétaire opérationnel du Hostettler Group et grand collectionneur d’objets de l’histoire du rock.

allé si vite ! » Depuis, beaucoup de choses ont

changé au Hostettler Group : un nouveau système

d’exploitation a notamment été introduit

en 2015/16 ; en ce moment, on remanie

la logistique et le réseau des concessionnaires

Yamaha. Avant, seul le secteur Moto et sport

possédait une stratégie web, mais l’entreprise

s’est elle-même lancée dans le commerce de

détail en ligne en 2016. Le service informatique

est passé de deux à quatorze employés.

En 2016, un CEO ne faisant pas partie de la

famille, Pascal Lütolf, a été nommé pour la

première fois à la tête du groupe. Christian

Hostettler est hélas décédé début 2018.

« Rock et motos »

Autre nouveauté : les horaires de travail

flexibles. « Nous avons dû les adopter, sans

quoi nous aurions eu du mal à embaucher »,

indique Peter Hostettler. Le copropriétaire est

fan de rock et de motos. Il y a dans son bureau

des guitares d’Eric Clapton, de Led Zeppelin

28

Juin 2019 | AUTOINSIDE


GESTION D‘ENTREPRISE

et d’AC/DC, et sur les murs sont affichés des

textes de chansons célèbres sur des papiers

griffonnés. Sa dernière acquisition : un micro

ayant appartenu à Elvis Presley. Lorsqu’on se

promène à travers la toute nouvelle boutique

Yamaha ultramoderne qui se trouve au soussol,

on découvre des motos et des accessoires

rares. « Mon signe astrologique... c’est l’écureuil

», plaisante le collectionneur.

Tandis que la plupart des collaborateurs

se sont très rapidement habitués aux horaires

de travail flexibles et les apprécient, d’autres

changements ont plus de mal à être acceptés.

Certaines attentes n’ont pas pu être comblées.

D’après Peter Hostettler, l’entreprise a

fait beaucoup pour conserver ses employés :

ils ont été intégrés aux processus et ont pu y

collaborer activement au sein de groupes de

travail mixtes du point de vue de l’âge. C’est là

qu’il a constaté qu’âge physique et âge mental

ne coïncident pas toujours : « Certains jeunes

étaient parfois plus rigides que les plus âgés. »

Nouvelles fonctions et départs

« On ne peut réussir une telle mue que si l’on

mélange anciens et nouveaux », explique l’entrepreneur,

qui voit les jeunes comme ouverts, davantage

prêts à prendre des risques, compétents

et à l’affût des tendances. « Mais nous avons

aussi besoin des anciens, pour leur expérience

et leur calme. » Tous les collaborateurs n’ont pas

voulu, ou pas pu, se faire à la nouveauté et ont

quitté l’entreprise, par choix ou par obligation.

Cela a parfois été « dramatique », car il

s’agissait dans certains cas de collaborateurs de

longue date. « Nous avons donné une chance à

chacun, et tenté de trouver la meilleure solution.

Mais rien ne peut se faire si les gens ne

veulent pas. Aujourd’hui, la pression fait que

nous ne pouvons plus rester longtemps les bras

croisés. » Bon nombre d’autres collaborateurs

ont hérité de nouvelles fonctions. « La flexibilité,

c’est ce que nous exigeons de notre personnel

», souligne Peter Hostettler.

Aucune aide extérieure

« Le plus difficile, c’est que tout devait se

faire en même temps. » L’entrepreneur décrit

cela comme une avalanche : chaque mouvement

en déclenchait immédiatement plusieurs

autres. L’entreprise a été « très secouée », avoue

le passionné de moto. « Heureusement, nous

avions les moyens financiers pour assumer. »

L’administrateur de son père les avait avertis

: « Il nous avait dit que ce serait violent. Et

nous avait conseillé de ne pas vouloir réinventer

la roue. On a tendance à vouloir tout changer.

Mais c’est absolument impossible. Il faut

aussi accepter que certaines décisions et certaines

nominations ne sont pas les bonnes. »

La mutation a finalement été menée à bien

avec des collaborateurs de longue date, l’entreprise

ayant renoncé à toute aide extérieure.

« Nous avons eu trois conseillers pendant un

temps. Mais cela ne fonctionnait pas bien,

relate Peter Hostettler. Un conseiller externe

ne peut pas comprendre une entreprise familiale

de cette taille. » À cela s’ajoute le fait

que la culture d’entreprise de Hostettler

n’est pas simple : « Elle reste très familiale.

Cela échappe aux managers d’aujourd’hui. »

En même temps, la société doit jouer les équilibristes

entre des clients parfois très conservateurs

et des clients modernes, à l’aise avec le numérique.

« Nous n’entrons dans aucun schéma. »

« Garder son charme »

Pour Hostettler, il était important de

conserver ses traditions lorsqu’il était possible

de le faire, mais aussi d’avoir le courage de les

abandonner si nécessaire. « Nous devons remettre

les choses en question. »

Suite en page 30

Marcel Stocker, René Köchlin, Tobias Graf et Simon Stöckli (de g. à dr.) ont participé activement au changement.

AUTOINSIDE | Juin 201929


GESTION D‘ENTREPRISE

Peter Hostettler doit également déjà envisager

sa succession. Il voit deux possibilités

pour l’avenir de l’entreprise : la transformer en

un groupe familial géré par des managers, ou

vendre le groupe en entier. Le copropriétaire

privilégie clairement la première solution.

« L’entreprise doit garder son charme. Or,

quand on vend, on perd souvent son âme. »

Aux yeux de l’entrepreneur, l’important est de

trouver la meilleure solution pour le personnel.

« Des pantalons en toile aux jeans »

Hostettler tient à ses collaborateurs, qui ont

traversé toutes les turbulences avec l’entreprise.

« C’était houleux au début, l’incertitude était

grande et le changement, colossal », se souvient

Simon Stöckli. Il travaille au sein de l’entreprise

depuis sa formation en 2007, et dirige aujourd’hui

l’équipe des achats. « Des pantalons en toile et du

vouvoiement, nous sommes passés aux jeans et

au ‹tu› », plaisante-t-il. Comme dans la théorie, le

personnel a traversé les sept phases du changement

: le choc, le déni, la prise de conscience, l’acceptation,

l’exploration, la découverte et l’intégration.

Simon Stöckli souligne que l’entreprise avait

besoin de ce changement, de sang neuf et d’idées

fraîches « pour élargir son champ de vision ».

Ce que confirme aussi Marcel Stocker, responsable

du département automobile. Il a

travaillé pendant six ans chez Hostettler, en

est parti, et est revenu en septembre dernier,

c’est-à-dire en plein changement. « J’ai reconnu

l’entreprise, oui. Mais c’était un autre univers

avant. Il n’y avait quasiment pas de structure

de management, par exemple », relate-t-il en

soulignant que si cela fonctionnait, c’est parce

que le personnel s’investissait à fond et faisait

preuve de bon sens. « Aujourd’hui, nous avons

des processus et des structures, et pouvons

réagir plus rapidement. » Marcel Stocker précise

que l’entreprise a tout de même réussi à

conserver sa proximité avec la clientèle, son

côté pragmatique, une certaine familiarité et sa

flexibilité. Et ce, grâce au fait que de nombreux

employés de longue date lui sont restés fidèles.

Hostettler est un employeur apprécié, la loyauté

est grande. « Ceux qui sont partis sont ceux qui

sont arrivés pendant la transformation. »

Incertitude et grogne

Deux personnes sont arrivées en plein

changement et sont tout de même restées :

ce sont Tobias Graf, responsable des ventes,

et René Köchli, responsable de la gestion des

catégories. Ils ont traversé une période d’une

grande intensité, car les gens étaient parfois

sous le choc, et l’incertitude palpable. René

Köchli a beaucoup parlé avec eux pour les impliquer.

« C’était passionnant. »

Tobias Graf ajoute : « J’ai aussi senti une

certaine grogne. Mais les collaborateurs ont

rapidement remarqué que les personnes qui

venaient de l’extérieur étaient bien intentionnées.

» Les choses n’ont pas tardé à se mettre

en place, et la confiance a émergé. « Cela n’a

pas été simple cependant, car certains regrettaient

le bon vieux temps. » Aujourd’hui,

l’atmosphère est beaucoup plus ouverte, et les

gens sont plus proches les uns des autres qu’il

y a encore deux ans. Marcel Stocker est du

même avis : « Le calme est revenu. » Il souligne

qu’il y a encore quelques chantiers ouverts,

et que certains ajustements sont nécessaires,

mais le personnel joue le jeu, a toujours du punch

et de l’endurance. « Nous avons encore une

marge d’amélioration, c’est certain, mais nous

allons bien. Et le plus important : nous avons

réussi à mettre en place des changements fondamentaux,

et tant l’entreprise que l’équipe en

ressortent renforcées », résume-t-il. <

Plus d’informations sur :

hostettler.com

La nouvelle boutique Yamaha, ultramoderne, accueille également des pièces uniques d’un autre temps.

30

Juin 2019 | AUTOINSIDE


L’UNION FAIT LA FORCE:

VOTRE PRÉVOYANCE D‘ASSOCIATION

La caisse de pensions pour le secteur de la mobilité en Suisse

Informations sur l’exercice 2018 de la Caisse de pensions MOBIL

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La CP MOBIL est la caisse de pensions des associations professionnelles

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GESTION D‘ENTREPRISE

De nouvelles approches dans un environnement qui change : Gregor Eckert, directeur adjoint de NS Autoersatzteile AG et président de l’UGS, présente son plan en quatre phases.

La branche automobile en mutation

Que faire quand le cœur

de métier se durcit ?

Développement de l’électromobilité, numérisation croissante, contraintes de plus en plus strictes des importateurs : la vie du

garagiste suisse devient de plus en plus difficile. Quelles sont les possibilités qui s’offrent face à la baisse de chiffre d’affaires

dans l’activité principale ? Sandro Compagno

Tel est le sujet du travail de diplôme que Gregor Eckert a présenté en

septembre 2018 à l’Université de Saint-Gall (HSG). M. Eckert est directeur

adjoint de NS Autoersatzteile AG à Langendorf (SO) et président

de l’Union suisse des grossistes libres en pièces détachées pour véhicules

(UGS). Son travail de fin d’études faisait partie de sa formation

pour l’obtention du diplôme de responsable commercial HSG.

« Le marché automobile évolue rapidement », déclare Gregor Eckert

dans une interview accordée à AUTOINSIDE. « Mon travail se penche

sur la question des compétences qu’il reste à l’entreprise lorsque les

perspectives de son cœur de métier sont mitigées et sur les possibilités

de générer une nouvelle activité principale à partir de ce qui reste. » Il

s’agit d’identifier de nouveaux domaines d’activité profitables et porteurs,

auxquels on peut intégrer ses compétences clés, qui ont parfois

été accumulées durant plusieurs décennies.

« Où trouver de la valeur ajoutée ou un avantage supplémentaire

? »

M. Eckert travaille dans l’automobile depuis 17 ans. Il est donc lo-

32

Juin 2019 | AUTOINSIDE


GESTION D‘ENTREPRISE

gique qu’une grande partie de son expérience se soit retrouvée dans

son travail de fin d’études, qui traite du cas de figure d’un grossiste de

pièces de rechange automobiles. Mais le modèle est applicable à n’importe

quelle branche et à tout domaine d’activité : « S’agissant des garagistes

indépendants, la question pourrait être la suivante : les recettes

du cœur de métier de la réparation et de l’entretien stagnent, voire

baissent. Que faire ? Où trouver de la valeur ajoutée ou un avantage

supplémentaire pour les clients existants et les clients potentiels ? »

Les problèmes économiques d’un garage peuvent avoir des causes

multiples et variées : allongement constant des durées de garantie sur

les véhicules neufs, intervalles de service plus longs, baisse des travaux

d’entretien avec l’avènement de l’électromobilité ou marges érodées

dans la vente de voitures neuves, pour n’en citer que quelques-unes.

Un entrepreneur peut bien sûr intégrer de nouveaux produits à son

offre existante. Mais souvent, il s’agit de décisions opérationnelles. Le modèle

de M. Eckert va plus loin : dans son travail de 69 pages, il se concentre

sur la transformation à moyen et à long terme en s’appuyant sur le modèle

de la « Customer Value » du professeur Christian Belz de la HSG.

Plan de phases à quatre niveaux

Le plan de phases développé par M. Eckert représente une partie

importante du travail. Lors de la première phase, les compétences clés

existantes issues de l’offre de prestations sont mises à l’écart. M. Eckert

appelle ce processus l’« extraction ». « Cela permet de générer de

nouvelles idées pour un éventuel nouveau cœur de métier. »

Lors de la deuxième phase, les compétences clés évoquées sont

reformulées de manière neutre, c’est-à-dire indépendamment de la

branche, puis synthétisées. Dans la troisième phase, il s’agit de comparer

les termes formulés avec neutralité à un nouveau besoin éventuel

sur la base d’une étude complète du marché. Gregor Eckert : « Cette

analyse se fonde d’une part sur des données statistiques mais aussi sur

diverses opinions d’experts. » L’analyse révèle enfin si le nouveau cœur

de métier donne lieu à une nouvelle caractéristique de différenciation

(USP en anglais).

Si les compétences clés correspondent aux besoins du marché, le

nouveau cœur de métier est défini dans la quatrième et dernière phase.

M. Eckert appelle cette phase l’« intercalation » et explique le néologisme

en souriant : « J’ai dû passer du temps à faire des recherches avant de

trouver le bon terme. » Le terme intercalation provient du mot latin

intercalare (intercaler) et décrit le processus chimique au cours duquel

des molécules (plus rarement aussi des atomes) sont intercalées dans

des liaisons chimiques sans changer notablement leur structure.

Gregor Eckert : « Car tel est bien l’enjeu : les compétences centrales

sont intercalées dans un nouveau cœur de métier depuis l’ancien. » Ce

faisant, la compétence clé de l’entreprise ne change pas.

« Customer Value »

La « Customer Value » est l’avantage que perçoit le client lors de sa

décision d’achat. Dans un environnement concurrentiel, un client

opte toujours pour le prestataire qui lui propose l’avantage le plus

intéressant dans sa perception effective des choses. L’avantage pour

le client est donc l’un des paramètres de référence essentiels du

marketing.

Les mesures et les recommandations présentées dans le modèle se

fondent sur diverses questions de contrôle :

Clients : Quels groupes de clients convient-il de distinguer ? Quelles

sont les exigences actuelles et futures des clients sélectionnés ?

Quelle collaboration peut prendre forme avec les clients ?

Configuration : Comment configurer des systèmes performants pour

créer des avantages spécifiques pour les clients et les prestataires ?

Commercialisation : Comment imposer des financements ? Comment

générer des recettes ? Quelles stratégies de croissance sont

judicieuses ?

Compétence : Comment définir les compétences clés nécessaires ?

Comment trouver et fidéliser des collaborateurs qualifiés ? Quelles

infrastructures (internes et externes) sont requises ?

Coopération : Avec quels partenaires collaborer ?

Communication : Comment communiquer au sujet du modèle d’activité

avec des parties prenantes importantes ?

Gregor Eckert : « Les meilleures conditions »

Les garagistes suisses sont prédestinés à de tels processus de changement,

affirme M. Eckert avec conviction : « Les garagistes sont

des personnalités intelligentes qui ont adopté la pensée systémique

et sont tournés vers le client. Ils disposent des meilleures conditions

pour intercaler leurs compétences clés existantes dans une nouvelle

activité principale éventuelle. Il pense ici à des sujets tels que la mutation

permettant d’évoluer de la gestion de réparations et de sinistres

à l’établissement en tant que partenaire régional de mobilité (« Ce qui

n’exclut pas de réparer des véhicules ») dans des solutions de partage et

le développement de coopérations avec des institutions telles que les

assureurs et les autorités.

Le meilleur concept reste toutefois un tigre de papier si aucun plan

de mesure ni aucune mise en œuvre n’en découlent. En tant que directeur

adjoint de NS Autoersatzteile, M. Eckert a soumis son étude à un

test pratique dans sa propre entreprise. En s’appuyant sur les compétences

clés de NS, à savoir la logistique et la distribution, le négociant

de pièces de rechange automobiles propose désormais ses services en

tant que prestataire régional de logistique. Les premiers résultats sont

encourageants. <

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AUTOINSIDE | Juin 201933


GESTION D‘ENTREPRISE

Évaluations en ligne

« Une vitrine pour ses

propres services »

Les clients de garagistes suisses ont laissé 12 500 évaluations sur Autoscout24. La plupart d’entre elles sont positives, affirme

Pierre-Alain Regali. Le directeur de la principale plateforme automobile de Suisse explique la nouvelle fonction : « Les

consommateurs sont à la recherche de soutien et de moyens de s’y retrouver ». Sandro Compagno

M. Regali, depuis l’automne 2018, les clients d’Autoscout24 peuvent

évaluer leur garage. Quel premier bilan en tirez-vous ?

Pierre-Alain Regali, directeur d’Autoscout24 : Nous avons

lancé l’évaluation des prestataires en août dernier. Plus de 12 500

évaluations ont déjà été rassemblées sur notre plateforme. Nous

nous approchons ainsi de plus en plus de notre but, à savoir présenter

une image aussi transparente que possible du marché de l’automobile

du point de vue du client. Mais ce n’est que le début. Je suis

persuadé que l’évaluation des prestataires connaîtra une évolution

dynamique sur Autoscout24.

Nos garages sont-ils bons ?

Ils sont très bons ! La moyenne des évaluations reçues, au nombre

de plus de 12 500, se situe à 4,6 étoiles sur 5, ce qui est très bien. Je

suis sûr que la plupart des concessionnaires ont compris que les évaluations

sont une vitrine pour leurs propres services et qu’elles leur

permettent de renforcer leur crédibilité.

Pourquoi Autoscout24 a-t-elle introduit cette fonction d’évaluation ?

Les consommateurs d’aujourd’hui sont à la recherche de soutien et

de moyens de s’y retrouver sur Internet pour leurs décisions d’achat.

Le feed-back en ligne ou les évaluations jouent un rôle de plus en

plus important. Avec l’évaluation des prestataires, nous soutenons

les garages au niveau de la communication directe et numérique

auprès de la clientèle et créons des conditions générales uniformes

et équitables pour tous les acteurs du marché.

On peut remarquer que de gros concessionnaires ont désactivé la

fonction. Savez-vous pourquoi ?

L’évaluation des prestataires a été activée par défaut pour tous les

concessionnaires lors du lancement. Nous avons observé que les prestataires

qui se sont affiliés à un grand groupe tendent à désactiver la

fonction. Il leur importe surtout de pouvoir intégrer les évaluations à

leurs systèmes et de les gérer. C’est pourquoi nous collaborons étroitement

avec ces partenaires pour leur fournir les interfaces nécessaires.

Avez-vous identifié un utilisateur type qui est favorable à la nouvelle

fonction et un utilisateur type qui la refuse ? Autrement dit, y

a-t-il des différences entre les régions linguistiques, entre les villes

et les campagnes, entre les grandes et les petites entreprises ?

Les retours que nous avons reçus ne nous ont pas permis d’identifier

des types particuliers. Chez les partenaires qui se sont exprimés

négativement, l’inquiétude par rapport à des évaluations injustifiées

ou mauvaises a souvent été déterminante. Je ne peux qu’encourager

ces partenaires à laisser du temps au temps et à rassembler des évaluations.

Plus ils auront d’évaluations, et plus cela leur permettra de

relativiser les évaluations injustifiées ou mauvaises.

Comment essayez-vous de convaincre plus de garages d’adopter

la nouvelle fonction ? Prévoyez-vous des promotions ou des incitations

pour donner envie à plus de concessionnaires de l’activer ?

Pour nous, il s’agit surtout de convaincre les concessionnaires

que l’évaluation représente une opportunité pour eux. Il est très important

pour les prestataires de s’intéresser aux évaluations et d’y

répondre de manière constructive, même si cela touche parfois aux

émotions. Une réponse constructive met en évidence l’esprit d’initiative

du concessionnaire et peut ainsi améliorer son image, sa transparence

et sa crédibilité. Il va de soi que nous aidons les prestataires

à répondre à leurs questions.

Sur des plateformes telles qu’Amazon ou Ebay, les évaluations positives

des acheteurs sont importantes pour la réussite commerciale.

Mais le système fonctionne différemment : lorsque j’achète un livre

sur Amazon, je ne commence pas par une course d’essai. Les évaluations

sur Autoscout24 sont-elles vraiment nécessaires ?

Nous vivons dans un monde numérique dans lequel la transparence

joue un rôle important et instaure la confiance. Les gens cherchent

des réponses sur Internet à toutes les questions possibles, y compris

en rapport avec la décision d’acheter une voiture ou de l’amener en

révision. Les évaluations assurent la transparence et créent les conditions

de la crédibilité. Que celui qui formule le commentaire ne fasse

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GESTION D‘ENTREPRISE

qu’essayer une voiture chez un concessionnaire, qu’il l’achète ou qu’il

l’amène en révision n’a pas beaucoup d’importance. Ce qui importe,

c’est qu’il ait véritablement été en contact avec le concessionnaire. Pour

nous, c’est une condition essentielle. C’est précisément ce qui nous différencie

des prestataires d’évaluations sur Google ou sur Facebook par

exemple et qui assure une vue d’ensemble équitable et crédible.

Et comment réagissez-vous aux réclamations de concessionnaires

mal évalués ?

Avant le lancement et peu après l’introduction, nous avons reçu

quelques retours de la branche. Des avis critiques que nous prenons très

au sérieux en prenant partie. Je constate surtout une incertitude quant

à la manière de traiter les évaluations injustifiées. Je le conçois aisément.

Quiconque travaille correctement ne doit pas et ne veut pas être

mal noté. De telles évaluations injustifiées se relativisent

toutefois lorsque le nombre d’évaluations augmente.

Comment un concessionnaire peut-il se

prémunir d’évaluations injustifiées ?

Je comprends que des concessionnaires

craignent les mauvaises notes injustifiées.

Celles-ci pourraient se voir facilement au

début, lorsque le nombre d’évaluations attribuées

est encore faible. C’est pourquoi nous

conseillons aux concessionnaires de parler

activement à leurs clients de l’évaluation des

prestataires et de les en informer. Plus les évaluations

d’un concessionnaire sont nombreuses,

plus son profil sera crédible, ce qui pourrait

constituer une caractéristique de différenciation

par rapport à ses

concurrents. Si une évaluation

s’avérait injustifiée,

elle serait rapidement

noyée dans la masse des

bonnes évaluations.

Je pense que les utilisateurs

d’aujourd’hui sont

capables de faire la distinction.

Voici comment réagir aux évaluations :

Commenter l’évaluation. Veillez à ce que vos arguments soient

constructifs, loyaux et objectifs.

Considérez l’évaluation comme une opportunité. Vous pouvez en tirer

parti pour contacter une nouvelle fois un client.

Si l’évaluation enfreint les règles de l’évaluation des prestataires,

vous pouvez la signaler. L’équipe d’Autoscout24 vérifie manuellement

un éventuel manquement aux règles. Si une violation est constatée,

Autoscout24 supprime l’évaluation.

Qui visualise les évaluations avant qu’elles ne soient publiées ?

Autoscout24 contrôle dans un premier temps toutes les évaluations.

Si un doute est frappant, l’évaluation est soumise

à un contrôle plus approfondi. Si elle enfreint les règles,

elle est supprimée. Il est aussi dans l’intérêt d’Autoscout24

que les évaluations soient équitables, de façon

à donner une vue d’ensemble transparente et

pertinente du marché. C’est justement pourquoi

seuls des clients qui ont vraiment été en contact

avec des garages peuvent rédiger une évaluation

chez nous. <

Plus d’informations sur:

autoscout24.ch

« Les garages suisses sont très bons ! » :

Pierre-Alain Regali, directeur

d’Autoscout24.

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GESTION D’ENTREPRISE

Réclamations clients

Les réclamations clients

comme une chance

Il y a beaucoup à faire, dans un garage automobile : vendre des véhicules, réaliser un entretien ou des réparations

(lesquelles ont parfois nécessité un diagnostic étendu au préalable), voire commander et vendre des pièces détachées.

Il arrive donc parfois que les choses ne se passent pas bien. Markus Gübeli, auto & savoir

Il est difficile de satisfaire l’ensemble des tâches du domaine technique

automobile dans toute sa complexité et les exigences des constructeurs et

des importateurs vis-à-vis d’une gestion administrative toujours plus

importante. De plus, il ne faut pas perdre de vue certains aspects légaux.

Enfin, il ne faut pas négliger l’évolution des habitudes d’achat d’une société

complexe, dont les attentes sont parfois excessives.

La gestion d’un garage est donc une mission extrêmement exigeante

au quotidien, qui met en évidence un terrain propice à la différenciation

par rapport aux concurrents. Maîtrisons-nous correctement

nos processus ? Nos techniques sont-elles à la pointe ? Nos

collaborateurs adoptent-ils une bonne stratégie dans leur relation

avec la clientèle ? Notre infrastructure donne-t-elle (immédiatement)

l’impression d’avoir affaire à un garage moderne ? Si la réponse à

toutes ces questions est oui, alors toutes les conditions devraient

être réunies pour servir aux clients le menu idéal.

Satisfaction client de 100 %

Il n’existe sans doute aucun entrepreneur capable de satisfaire

systématiquement les attentes de ses clients, voire d’aller au-delà. Il

s’agirait d’ailleurs d’une erreur de stratégie commerciale. Comme on le

dit couramment : « Une satisfaction client de 100 % mène à l’Office des

poursuites, et donc à la ruine ». En d’autres termes, « seul celui qui ne

travaille pas ne commet pas d’erreurs ». Cette vérité ne date pas d’hier.

C’est là qu’entrent en jeu les attentes des clients précédemment mentionnées.

Elles impliquent qu’un client peut ne pas être satisfait, même

si, de notre point de vue, aucune faute n’a été commise. La conséquence

de cette insatisfaction est ce que l’on nomme une « réclamation ». Laissons

ici de côté les cas où le client s’exprime directement auprès du

prestataire de service ou se contente de faire le poing dans sa poche.

En voici un exemple classique : un client se plaint que son véhicule

n’était pas propre lorsqu’il lui a été remis. Que signifie « propre » ? Son

véhicule lui a-t-il vraiment été remis dans un état plus dégoûtant que

lors de sa réception à l’atelier ? Si c’est bien le cas, il est alors indiscutable

pour les deux parties qu’une faute commise par le garage doit dès

lors être corrigée.

Mais que se passe-t-il dans le cas où la définition d’une voiture

propre (exprimée par le client) n’est pas unanime ? Peut-être

le nettoyage du véhicule ne faisait-il pas même partie de la mission ?

Ou ce nettoyage doit-il être systématiquement réalisé ? Ici, il n’est pas

évident que quelque chose a été mal fait. En tant que professionnels,

nous sommes pourtant dans l’erreur : avions-nous connaissance des

besoins/attentes du client lors de la prise de commande ? Le client

Attentes non satisfaites : où plaçons-nous la barre ?

X=

« En cas d’appel, service

garanti ... »

« Réparation et remise en état

qualifiées ... »

« Courtes immobilisations, disponibilité

élevée du véhicule ... »

« Service pièces rapide avec

livraison en 24 h ... »

« Plus de marge pour l’activité

principale ... »

Barre des attentes.

36

Juin 2019 | AUTOINSIDE


GESTION D‘ENTREPRISE

avait-il connaissance de ce qui était ou non compris dans le prix ?

Avons-nous informé le client de l’ensemble des éventuels travaux complémentaires

? Une correction d’erreur serait alors opportune, offrant

par conséquent un potentiel de différenciation.

Les réclamations clients comme une chance

Pourquoi est-il judicieux de considérer les réclamations clients

comme une chance ou une opportunité de différenciation ? Répondons

à cette question à l’aide d’un petit voyage en haute mer. Vous

êtes transportés en mer, de A vers B. Aucun évènement particulier

ne survient en haute mer, pas de houle, rien. À la fin du voyage vers

B, on vous interroge concernant les qualités du capitaine. Neuf fois

sur dix, la réaction sera un haussement d’épaules. À présent, faites

le même voyage de A vers B, mais en pleine tempête, avec de fortes

vagues et la certitude de ne jamais arriver jusqu’à B. Le capitaine dirige

habilement son navire jusqu’au port de B. Vous débarquez un

peu chancelant, mais plus que satisfait dans la mesure où vous avez

survécu à la traversée. On vous pose alors la même question que précédemment.

Les réponses données seront bien différentes : plus positives

et euphoriques, dépassant vos attentes, car le capitaine a pu

faire la preuve de son art de la navigation.

Ce qu’il faut retenir de l’exemple ci-dessus est qu’un client qui se

plaint peut être convaincu qu’il est chez nous entre de bonnes mains,

en dépit d’une situation négative. Il convient donc de faire en sorte que

les éléments relevant d’un état émotionnel négatif revêtent au final

une composante positive. La faute a déjà eu lieu. Il s’agit à présent de

réfléchir avec le client à la meilleure solution possible. C’est généralement

ce point qui fait toute la différence dans le suivi de la clientèle.

Pour cela, il est nécessaire d’établir en premier lieu entre le client et

nous une culture de communication qui permette de mettre une réclamation

sur la table. Si nous ne savons pas que des attentes n’ont pas

été remplies et que quelqu’un n’est pas satisfait de nos services, il nous

est alors impossible d’entreprendre ou de corriger quoi que ce soit.

Comment les réclamations des clients sont-elles traitées ? Outre l’approche

positive précédemment mentionnée, il existe un certain nombre

de principes permettant de relever le « défi de la réclamation client ».

• La rapidité : C’est la même chose que pour un feu. Plus il est

combattu rapidement et moins les efforts nécessaires pour le

maîtriser sont importants. Plus on attend, plus un feu, même

modeste, a des chances de se transformer en un véritable brasier.

• La compétence : Une faute a été commise et quelqu’un

est insatisfait. Ce n’est pas d’excuses ou de justifications

dont la personne mécontente a besoin. Des actes et des

solutions doivent être immédiatement proposés.

• Pas de lourdeurs bureaucratiques : Ne pas se cacher derrière

des formules telles que : « Je ne peux malheureusement rien

faire pour vous » ou « Cela m’est impossible et je n’ai aucun

pouvoir de décision », et ainsi de suite. Il convient plutôt d’analyser

la situation, d’identifier le cas spécifique, de proposer des

solutions adaptées et de les communiquer de façon claire.

Principes de la gestion des réclamations

Rapidité

(les réclamations sont prioritaires)

Compétence

(compétence, engagement, fiabilité)

Pas de lourdeurs bureaucratiques

(individuel, service personnalisé)

Traitement des réclamations.

d’une table. Une communication exclusivement écrite est à proscrire,

le risque de malentendu est bien trop important. La communication

téléphonique est uniquement adaptée aux cas de bonne compréhension

mutuelle tout au plus un appel pour convenir au plus vite

d’une rencontre.

Qu’il s’agisse de communication écrite ou téléphonique, ces deux

méthodes sont handicapées par l’absence ou l’insuffisance de « communication

non verbale ».

Certaines personnes et collaborateurs peuvent écouter tout simplement

mieux que d’autres. Comment saisir les besoins du client

sans savoir comment la personne, le client fonctionne ? Cette particularité

est utile pour cerner dans une certaine mesure les émotions

du client. Soyons donc à son écoute, puis occupons-nous des faits.

• L’empathie : Il n’en faut pas plus pour connaître toute

l’histoire. Cela peut être utile pour éviter tout jugement

hâtif et pour aborder le dernier point.

• La capacité à trouver une solution : Les solutions proposées

et communiquées doivent pouvoir être reconnues comme

telles par le client insatisfait. Claires, sans ambiguïté, pas de

« si » ou de « mais ». Le tout dans l’esprit des déclarations de

Henry Ford : « Ne cherchez pas l’erreur. Cherchez le remède ! »

Avec ces quelques règles de base, nous devrions être en mesure

de trouver une solution à la plupart des réclamations, dans le respect des

bonnes pratiques en matière de relations de partenariat (commercial).

Naturellement, cela ne fonctionnera pas à chaque fois. Les attentes

des clients peuvent parfois aller bien au-delà des moyens que nous

pouvons mettre à leur disposition. Dans une telle situation, chaque

partie doit faire appel à son sens du compromis pour pouvoir aller de

l’avant. Dans le cas contraire, le moment est vraisemblablement venu

pour cette relation commerciale de prendre fin. Qui sait toutefois si

le client perdu ne viendra pas un jour frapper à nouveau à la porte

des « professionnels de la gestion des réclamations » ?

Une gestion performante des réclamations est appelée à contribuer

tôt ou tard à la bonne image de son entreprise. C’est un domaine

dans lequel il est payant d’investir du marketing vécu ! <

Manque de communication

Des évaluations portant sur les réclamations les plus diverses de

notre « univers automobile » ont montré que jusqu’à 80 % des réclamations

clients étaient liées à un manque de communication. Et il en va

de même dans de nombreux domaines y compris au niveau du traitement

des réclamations. Il existe à ce sujet quelques règles de base.

La situation devrait faire l’objet d’une discussion commune autour

AUTOINSIDE | Juin 201937


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

88 e assemblée générale d’ESA

Croissance impressionnante

et record de chiffre d’affaires

La 88 e assemblée générale d’ESA a été marquée par la croissance et la discipline en matière de coûts. Le CEO Giorgio

Feitknecht a dévoilé avec fierté le nouveau record de chiffre d’affaires de 371,3 millions de francs.

Sandro Compagno, André Bissegger et Jürg A. Stettler

Pour sa 89 e année d’existence, ESA a fait état d’une croissance impressionnante

: Le produit brut a progressé de 4,1 % « grâce à des volumes

écoulés en hausse et à une augmentation des parts de marché », comme

l’a constaté avec satisfaction Giorgio Feitknecht. ESA s’estime bien positionnée

et fait preuve d’assurance. La citation de Markus Hutter, président

du conseil d’administration, peut être interprétée comme l’expression

de cette assurance : « ESA a grandi et est devenue plus solide. Elle a

étoffé sa part de marché et renforcé sa position. Nous sommes devenus

l’une des coopératives les plus vastes et les plus importantes de Suisse. »

1000 copropriétaires et invités à Interlaken

À une époque d’incertitude généralisée mâtinée de pression sur les

prix et sur les marges, une telle prouesse ne peut résulter que d’une certaine

discipline en matière de coûts. « Le marché a connu une évolution

relativement stable. Notre croissance prouve une fois de plus que nos

clients et nos copropriétaires apprécient nos produits et nos services et

qu’ESA est bien positionnée sur le marché », a affirmé M. Feitknecht

devant les 1000 copropriétaires et invités rassemblés à Interlaken.

Le chiffre d’affaires record a permis à ESA de procéder à des amortissements

bien au-delà de ce qui était économiquement nécessaire. La

coopérative a réalisé un bénéfice de près de 8 millions de francs. La rémunération

du capital coopératif de 2,5 % a été approuvée à l’unanimité

par les quelque 500 membres de la coopérative. Cette unanimité et cette

solidarité ont du reste prévalu pour tous les points de l’ordre du jour.

Le président du CA Markus Hutter a estimé qu’un taux de 2,5 %

représente une excellente rémunération de nos jours. Les amortissements

élevés et l’alimentation de réserves de 100 000 francs permettront

également à ESA de consentir à des investissements et de bénéficier

d’une croissance saine à l’avenir.

L’activité pneus en hausse de 3 %

L’activité pneus, très importante pour ESA et qui a pu progresser de

3 % en 2018, s’est bien portée. G. Feitknecht : « Si nous avions eu des

conditions un peu plus hivernales au cours des trois derniers mois de

l’année, les garagistes auraient pu enregistrer un chiffre d’affaires encore

plus élevé. » Les responsables d’ESA s’attendent à une excellente

année 2019 pour les pneus : le nouveau pneu d’été ESA Tecar a été présenté

au Salon de l’auto, le pneu d’hiver ESA Tecar suivra en septembre,

les deux stimulant les ventes dans ce domaine ô combien vital. « Pour

les garages, l’activité pneus demeure un instrument décisif pour fidéliser

leurs clients », a rappelé M. Feitknecht aux garagistes présents.

Des parallèles entre un orchestre et un garage

Markus Hutter, président du CA, a mené l’assemblée générale tambour

battant en à peine 65 minutes. Le rapport annuel, les comptes annuels et

les comptes du groupe ont été approuvés à l’unanimité. Matthias Galliker

(Garage Galliker AG, Kriens) et Patrick Schönenberger (Auto Eberle AG, Wil)

ont également été élus à l’unanimité membres du comité.

Les quelque 1000 copropriétaires et invités ont ensuite pu profiter d’un exposé

divertissant et stimulant de Christian Gansch. L’éloquent et charmant

Autrichien, qui se sent chez lui dans les studios et les fosses d’orchestre du

monde entier en sa qualité de producteur et chef d’orchestre, a relaté ses

expériences de l’univers de la musique et les a extrapolées jusque dans la

branche automobile. Pour un orchestre, ses vertus sont le « professionnalisme,

l’artisanat, la discipline [et] la précision ». Elles peuvent parfaitement

s’appliquer à un atelier.

L’exposé a été suivi d’un apéritif et du traditionnel dîner, qui s’est terminé

comme toujours par un vacherin glacé raffiné et non moins traditionnel,

dans le Kursaal d’Interlaken.

38

Juin 2019 | AUTOINSIDE


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Irfan (à g.) et Bahri Karadagli de Star Immo-Car

GmbH à Safnern (BE) : « ESA est une bonne chose

pour les deux parties. Elle nous offre beaucoup

d’avantages. Nous disposons en outre d’un

excellent collaborateur au service externe qui

nous prend en charge depuis plus de 30 ans »

ESA a étoffé de 20 % sa gamme de pièces de

service et d’usure et les stocks. La coopérative

d’achat est restée légèrement en dessous du

niveau de l’exercice précédent concernant les

autres biens de consommation tels que les accessoires,

les lubrifiants, les batteries et la carrosserie.

La demande de chaînes à neige et de

produits chimiques a notamment accusé une

baisse. Il s’agit là de produits qui dépendent

fortement de la météo. M. Feitknecht a indiqué

que les équipements de garage avaient

enregistré un résultat de vente positif : « Nous

avons été en mesure de concrétiser plus de

50 projets sur le marché âprement disputé du

lavage de voitures. »

À Interlaken, les participants ne se sont

pas contentés d’examiner le passé. Ils ont

tourné leur regard vers le futur. M. Feitknecht

a annoncé la nouvelle boutique en ligne

d’ESA : « Nous l’ouvrirons dans quelques semaines.

Tous les clients pourront passer des

commandes en ligne de manière encore plus

rapide, simple et efficace. »

« Nous pouvons être confiants en l’avenir

», a affirmé Markus Hutter, président du

CA. « Nous ne pouvons toutefois pas nous

reposer sur nos lauriers. Les changements

dans l’industrie automobile sont rapides et

conséquents. Nous ferons tout notre possible

pour préserver la réussite de l’activité d’ESA

et de ses copropriétaires et clients. » En guise

d’exemples de ces changements, M. Hutter

a cité l’électronique automobile, qui ne cesse

de se complexifier, les canaux numériques,

mais aussi le Salon de l’auto de Genève, qui

a souffert ces dernières années d’une baisse

de fréquentation et de l’absence de certains

constructeurs : « Les salons montrent justement

que la tradition à elle seule n’est pas une

garantie de survie. » <

Markus Aegerter et Olivier Maeder de la direction de

l’UPSA : « ESA est membre de l’UPSA qui lui a donné

naissance. Elle revêt donc une importance capitale

pour nous et nous entretenons des échanges

réguliers avec elle. Nous avons aussi les mêmes

interlocuteurs et clients. »

La recommandation

d’Urs Wernli

Dans son allocution de bienvenue, le président

central de l’UPSA Urs Wernli a salué l’excellent

résultat d’ESA. Il a évoqué la mutation rapide

que connaît l’industrie automobile. L’électromobilité

n’est pas le principal défi de la branche

d’après lui : « Les connaissances sur l’électromobilité

sont diffusées dans notre formation

initiale et continue. La branche automobile est

prête pour cette technologie. »

M. Wernli a cité des problématiques qui

préoccupent la branche : « Comment

vendrons-nous les voitures à l’avenir ? Encore

dans des garages ou sur Internet ? Les clients

achèteront-ils encore des voitures ou les partageront-ils

? Aurons-nous accès aux données

des véhicules ? Disposerons-nous à l’avenir

d’une main-d’œuvre qualifiée ? L’UPSA suit les

évolutions de près, a affirmé le président central

de l’association des garagistes suisses en

faisant état des importants efforts qu’elle et ses

sections consentent pour la formation : « Avec

votre concours en tant que garagistes, nous

arrivons à pourvoir 3000 postes d’apprentissage

chaque année. » Cela ne coule pas de source,

déclare M. Wernli : « mais la relève constitue

la meilleure garantie d’un avenir radieux. »

8000 autres collaborateurs sont en formation

continue à tout moment.

M. Wernli a conclu son bref message en

évoquant les élections fédérales du 20 octobre

prochain. Il a saisi l’occasion pour rappeler

aux quelque 1000 personnes présentes qu’il

est crucial de se rendre aux urnes. L’UPSA

s’engage aussi politiquement et soutiendra les

candidats qui se prononceront en faveur de la

branche automobile sur les thèmes industriels

et des transports.

Matti Heinrich, Matti 4+2 Rad GmbH à Saanen (BE) (à droite) et Kurt

Aeschlimann, propriétaire d’Autohaus Thun-Nord AG.

Hanspeter von Rotz, président

de la section UPSA St-Gall.

Sandra et Dominik Bader, Bader + Co., Biberist.

Cédric et Jolanda Fuchs, Zorro’s Garage, Krauchthal.

Reto Zwahlen (à gauche) et Alain Rindlisbacher du Gantrisch Garage

Zwahlen à Mamishaus (BE) : « ESA est pour nous surtout un fournisseur,

notre plus gros fournisseur. En tant que membres, nous profitons

en outre d’un rabais, ce qui est important pour nous lors de nos

achats. »

Hubert Waeber, administrateur

d’ESA et CEO d’AHG Group :

« ESA est un acteur essentiel

pour regrouper les forces et

acheter moins cher. »

AUTOINSIDE | Juin 201939


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Giorgio Feitknecht

« Nous avons gagné des

parts de marché »

Un nouveau record de chiffre d’affaires et un excellent résultat. Le CEO d’ESA, Giorgio Feitknecht, revient sur un exercice réussi.

Sandro Compagno

M. Feitknecht, dans l’ESA-Live de décembre dernier, vous aviez

annoncé que 2018 avait été un excellent millésime pour la société.

Nous avons maintenant les chiffres définitifs. Êtes-vous satisfait de

l’exercice 2018 d’ESA ?

Giorgio Feitknecht, CEO d’ESA : Nous sommes très satisfaits de

l’exercice d’ESA, car nous avons réalisé un nouveau record de chiffre d’affaires.

ESA a également enregistré un résultat très positif grâce à une

gestion exemplaire des coûts. Cela nous permet de continuer à rémunérer

les bons de participation à un taux attractif et de renforcer davantage

la substance financière d’ESA, qui se trouve déjà à un niveau élevé. Nous

nous en réjouissons, car nous pourrons ainsi continuer à financer nousmêmes

nos investissements et développements imminents et à venir.

Vous avez également écrit qu’ESA pourrait renforcer davantage sa

position sur le marché. Pourriez-vous en dire plus ?

Nous avons pratiquement progressé sur toutes les gammes par rapport

à l’exercice précédent. Nous savons que la demande sur le marché est, en

moyenne, stable voire en baisse du fait des progrès techniques, de la fiabilité

accrue des véhicules et des périodicités de révision plus longues. La

demande sur le marché est, par exemple, stable dans le secteur du pneu

mais en recul dans celui des pièces de service et d’usure. Nous pouvons

donc partir du principe que nous avons gagné des parts de marché.

Des mégatendances telles que la conduite autonome, les propulsions

alternatives ou encore l’Internet des objets marquent une industrie

en mutation. Comment avez-vous ressenti cette transformation ?

Je n’ai pas encore vraiment « ressenti » les mégatendances que vous

évoquez au cours des douze derniers mois, mais j’en ai beaucoup entendu

parler et j’ai lu des articles qui leur étaient consacrés. Il est toutefois

incontestable que ces tendances vont se manifester. Des questions importantes

n’ont cependant pas encore trouvé de réponses. Je pense par

exemple à la forme que prendront ces transformations. Qui les fera avancer

et sous quelle forme ? De quelles opportunités et de quels risques s’accompagneront-elles

pour tel ou tel acteur ? Quand se manifesteront-elles ?

En tant que PME, nous devons observer leur évolution en détail.

Environ 1000 membres se sont rendus à l’AG. Comment expliquez-vous

l’engouement toujours aussi franc pour cet événement analogique, à

une époque de plus en plus marquée par la numérisation ?

Je vois trois raisons à cela. Premièrement, de très nombreux copropriétaires

d’ESA s’y sentent très attachés et s’intéressent donc à la

coopérative et participent activement à sa vie. L’AG, événement très important,

en fait partie. Deuxièmement, en plus de sa partie statutaire,

l’AG d’ESA est toujours ponctuée d’un programme de divertissement

et/ou d’information, accompagné par des personnalités qui sont

rarement disponibles. À titre d’exemple, l’exposé de cette année, de

Monsieur Gansch, a été très informatif, intéressant et divertissant. Les

moments de convivialité et les échanges avec des confrères et des amis,

dans un cadre très sympathique et agréable, constituent assurément la

troisième grande raison. C’est justement à notre époque fortement marquée

par la numérisation que nous constatons un besoin de plus en plus

aigu de se réunir et d’échanger à l’occasion d’un tel événement.

Vous avez cité précédemment l’activité pneus, qui revêt une importance

capitale pour ESA. Quel a été l’impact de l’arrivée de l’hiver à

Noël et de l’absence de neige en plaine sur vos chiffres ?

Notre activité pneus a été très positive en 2018. Si la neige n’avait

pas été absente en plaine au quatrième trimestre, les garages, et donc

aussi ESA, auraient assurément connu une saison pneus encore

meilleure. D’après notre expérience, la neige avant Noël jusqu’en plaine

est un signal fort qui conduit les automobilistes à se rééquiper. Si la

neige ne tombe pas, le taux de rééquipement baisse, ce qui engendre

également une diminution des ventes de pneus.

Quelle est l’impact du changement climatique sur cette activité ?

Il faut des pneus aujourd’hui et il en faudra encore à l’avenir, sous

quelque forme que ce soit. Dans ce contexte, le changement climatique

peut s’accompagner de modifications des propriétés des produits et du

comportement de la clientèle, mais ne remettra pas en cause le produit

lui-même. C’est pourquoi les garages s’efforceront également à l’avenir de

proposer, et d’encourager avec professionnalisme, l’activité pneus en tant

qu’instrument de fidélisation de leurs clients. ESA continuera à les soutenir

dans cette entreprise. <

40

Juin 2019 | AUTOINSIDE


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Markus Hutter

« ESA exposera dans la halle 7

durant toute la durée du salon »

En marge de l’assemblée générale à Interlaken, le président du CA, Markus Hutter, a dévoilé les plans d’ESA pour le Salon

de l’auto 2020 : elle exposera dans la halle 7 durant toute la durée du salon. Sandro Compagno

Une gestion efficace

chez ESA : le CEO Giorgio

Feitknecht et le président

du conseil d’administration

Markus Hutter à l’assemblée

générale à Interlaken.

Vous êtes aussi garagiste et représentez BMW, une marque qui

construit des véhicules entièrement électriques depuis plusieurs

années. Pensez-vous que ce tournant représente une chance pour la

branche automobile et pour ESA ? Ou plutôt un danger ?

Tout changement recèle des opportunités et des risques. Si la

branche automobile parvient à surfer sur la vague du changement, si

elle se développe, relève les nouveaux défis et propose de nouveaux

services, les garagistes et carrossiers auront alors toutes les chances

de réussir à l’avenir. Il en va de même pour ESA.

Et pour finir, la question obligatoire : qu’en est-il d’ESA et de la halle 7 ?

Lors de l’assemblée générale du SAA, le 7 mai dernier, Olivier

Rihs, directeur du Geneva International Motor Show, a annoncé que

le GIMS-Tech, nom donné au salon de la halle 7, sera un salon de

courte durée en 2020. Les exposants qui souhaitent participer tout

au long du salon peuvent cependant l’indiquer lors de leur inscription.

Cette option correspond aux besoins d’ESA, qui s’inscrira pour

toute la durée du salon GIMS-Tech dans la halle 7. <

Monsieur Hutter, ESA se félicite de l’excellent résultat de l’exercice

2018. À l’heure de cet entretien, plus d’un tiers de l’année 2019 s’est

écoulé. Peut-on déjà tirer des conclusions sur l’exercice en cours ?

Markus Hutter, président du conseil d’administration d’ESA : Le

début d’année 2019 suit l’impulsion de l’année 2018, nous sommes donc

satisfaits de ce premier trimestre. Cela dit, il reste encore neuf mois et

toute la saison automne/hiver 2019, très importante pour notre branche.

Les bons résultats de l’exercice 2018 ne sont pas forcément une exception

et pourraient se répéter si ESA parvient à préserver ses valeurs, soit la

qualité, la proximité avec les clients et un bon rapport qualité-prix. Voilà

ce que je souhaite pour 2019.

Le monde automobile est en pleine mutation. En mars de cette année,

un véhicule entièrement électrique, la Tesla 3, a remporté le titre de

voiture la plus vendue en Suisse ; il s’agit là d’une première. Comment

préparez-vous ESA à un avenir affranchi des énergies fossiles ?

Les PME adaptent en permanence leur stratégie et limitent

leurs prévisions à une durée de trois à cinq ans ; c’est notre cas. Il

est impossible, selon nous, d’anticiper des évolutions à plus longue

échéance en cette époque mouvementée. Au cours des trois à cinq

prochaines années, nous allons très certainement assister à un essor

notable des véhicules électriques et hybrides en Suisse, mais ce ne

sera pas la fin des énergies fossiles. Le moteur à combustion a encore

de belles années devant lui. Cela dit, ESA travaille également

sur les évolutions qui transforment la branche.

La flexibilité signifie un salon de deux semaines

kro. Lorsqu’on lui demande d’évaluer son état

d’esprit sur une échelle de un à dix, il n’hésite pas

une seconde : « Dix », affirme Olivier Rihs. Il ne

laisse pas transparaître la pression qui pèse sur

ses épaules, mais il le sait lui aussi : le 2 juillet, il

devra délivrer ce qu’il avait formulé sous forme

d’objectif à son arrivée. Septante exposants

doivent redonner vie au GIMS-Tech, le nouveau

nom de la halle 7. Pour rappel, ils étaient 45 en

2019, si l’on inclut les exposants d’adhésifs, de

Olivier Rihs,

nouveau directeur

du Salon de l’auto.

T-shirts et de sacs en cuir, sans oublier l’artiste

qui construit des œuvres en acier. La tâche est

herculéenne et M. Rihs le sait.

C’est avec une certaine fébrilité que la branche attend de savoir comment

il va s’y prendre pour réconcilier la fraction croissante qui ne veut exposer

que pendant une semaine et ceux qui souhaitent être présents sur deux

semaines, suite à un différend persistant. Un indice en une phrase : « Nous

trouverons la meilleure solution pour chaque exposant. » La flexibilité

semble de mise. M. Rihs ne souhaite pas (encore) le confirmer officiellement,

mais la solution la plus pragmatique de toutes se dessine à l’horizon :

le salon spécialisé de la branche automobile sera à la fois court et long en

2020 également, mais seule la première semaine s’intitulera GIMS-Tech.

Plus d’informations sur :

agvs-upsa.ch/fr/gims-tech

AUTOINSIDE | Juin 201941


POLITIQUE & DROIT

Élections fédérales 2019

« Nous sommes pour

l’élargissement à six voies »

Bureaucratie, trafic individuel motorisé et mobilité produisant peu de CO 2

: Petra Gössi, présidente du PLR Suisse, explique

dans un entretien avec AUTOINSIDE pourquoi les membres de l’UPSA devront choisir leur parti lors des élections fédérales

en automne. La Schwyzoise réclame des solutions libérales. André Bissegger

Madame Gössi, pourquoi les garagistes de l’Union professionnelle

suisse de l’automobile (UPSA) devraient-ils élire le PLR

cet automne ?

Petra Gössi, présidente du PLR Suisse : Pour les PME en particulier,

qui doivent rester innovantes et flexibles au sein d’une petite

équipe, un travail administratif important représente un frein

énorme. Nous nous sommes fixé comme but de lutter contre la bureaucratie.

Nous voulons un État fort, mais rationnel. Nous nous battons

pour la maîtrise des coûts de la réglementation, pour l’économie.

Où en est actuellement votre parti sur les questions liées au trafic ?

Nous avons mené une campagne efficace pour le FORTA. Il garantit

la capacité de continuer à investir dans le réseau et son entretien. Il

faut maintenant accélérer les projets de développement, surtout là où

il y a aujourd’hui des goulets d’étranglement. C’est pourquoi nous nous

impliquons dans les délibérations relatives au projet de financement

de la prochaine phase de développement 2020-2023 pour les routes

nationales. Nous sommes, par exemple, favorables à l’élargissement à

six voies proposé récemment par le Conseil fédéral.

Les garagistes subissent une pression croissante, croulent sous la

réglementation et le travail administratif et se plaignent de perdre

de plus en plus leur liberté d’entreprise. En quoi le PLR peut-il leur

venir en aide ?

Lors de la session de printemps, nous avons réussi à freiner la réglementation

: à l’avenir, les nouvelles lois et réglementations, qui coûtent

cher, devront en effet franchir un obstacle plus élevé au Parlement.

Nous nous engageons aussi en faveur du taux unique de TVA. La

jungle des taux de TVA coûte chaque année CHF 1,76 milliard aux

entreprises. Le taux unique nous permettrait de réduire les coûts de plusieurs

centaines de millions de francs, et notre économie en profiterait.

Nous revendiquons, en outre, une simplification des homologations, par

exemple par la reconnaissance des normes UE ou un renforcement de

la saisie numérique des formulaires.

Le débat sur le climat ne préoccupe pas seulement votre parti, mais

aussi les garagistes : les nouvelles interdictions, les nouvelles taxes

et les obstacles politiques les inquiètent. Qu’avez-vous à leur dire ?

L’environnement et le climat sont des thèmes qui préoccupent de

plus en plus l’opinion publique. Nous devons tous prendre nos responsabilités,

car nous voulons léguer aux générations futures des espaces

de vie préservés. Mais aucune crainte, le PLR ne va pas interdire

les moteurs à combustion d’un jour à l’autre, comme le revendique

la gauche. Cela serait en contradiction avec notre approche libérale

et notre foi dans l’innovation et le progrès, tous secteurs confondus.

La base du PLR s’est prononcée, dans une enquête, en faveur d’une

meilleure implication de son parti dans les thèmes de la protection

42

Juin 2019 | AUTOINSIDE


POLITIQUE & DROIT

du climat et de l’environnement. Vous avez vous-même pris ce cap.

Avec une telle politique, la branche automobile a-t-elle encore une

place ou une raison d’être ?

Oui, bien entendu. Nous ne voulons pas opposer certains acteurs

de l’économie ou certaines parties de la population. C’est aussi vrai

pour les différentes formes de mobilité. Si nous opposons la route au

rail, nous n’aurons rien gagné, mais occasionnerons simplement un

surcroît de trafic ferroviaire. Nous voulons préciser la politique climatique

et environnementale des Radicaux, mais toujours d’après les

valeurs libérales fondamentales de la responsabilité individuelle, de

l’innovation et de l’établissement de la vérité des coûts. Ainsi, contrairement

aux Verts, nous ne voulons pas interdire et réglementer à tout

prix, mais miser sur des solutions libérales.

La protection du climat et de l’environnement est-elle en contradiction

avec le trafic individuel motorisé ? Et pourquoi ?

Non, pas du tout. Tout l’enjeu est de rendre le trafic individuel

motorisé moins dépendant des carburants fossiles et de développer

de nouvelles technologies permettant une mobilité produisant peu

d’émissions de CO 2

.

Petra Gössi

Petra Gössi (43 ans) siège au Conseil national depuis 2011 et préside le PLR

Suisse depuis 2016. Avant cela, elle a présidé le PLR du canton de Schwyz

et siégé au Conseil cantonal de Schwyz de 2004 à 2011. La Schwyzoise est

juriste et travaille dans un cabinet de conseil zurichois.

En toute franchise : l’onde verte est-elle devenue si forte que le PLR

doit se saisir de la thématique, ou promettez-vous vraiment des

solutions de développement durable ?

Je ne promets pas que des solutions de développement durable,

mais aussi des solutions libérales. Il est bien clair que si nous ne nous

soucions pas de développer aujourd’hui des solutions libérales, nous

vivrons dans 20 ans dans un monde plein d’interdictions et sans responsabilité

individuelle. <

AUTOINSIDE | Juin 201943


POLITIQUE & DROIT

Législation sur les cartels

« Impatients de voir si

l’expertise sera utile aux

tribunaux »

Le flux reste constant depuis des années : pour les seules années 2017 et 2018, une centaine de demandes et de plaintes

concernant le secteur automobile ont été soumises à la Commission de la concurrence. Interrogé par AUTOINSIDE, le

secrétariat le confirme : une nouvelle expertise réalisée à la demande de l’UPSA vise à augmenter les chances des garagistes

devant la justice. Reinhard Kronenberg

Carla Beuret, intervenante au Service industrie

et production auprès du secrétariat

de la Commission de la concurrence (COM-

CO), en donne un aperçu : « Les demandes

concernent, par exemple, le refus de prestations

de garantie du fabricant, les résiliations

de contrats de concessionnaires et/ou de

service, l’entrave aux importations parallèles

et/ou directes et l’accès aux informations

techniques ». Il a été possible de répondre à

la plupart des demandes en se basant sur les

principes consignés dans la Communication

automobile (CommAuto). Le secrétariat a

clarifié la majeure partie des plaintes dans le

cadre d’observations du marché et d’investigations

préalables et s’est référé pour son évaluation

aux principes énoncés dans la Communication

automobile (CommAuto). Elle

ajoute que, sauf pour la décision dans l’affaire

« BMW » et le rapport final dans l’affaire « Réseau

de distribution Amag », les évaluations

n’ont pas été publiées parce qu’elles sont intervenues

dans le cadre d’une observation du

marché qui n’a laissé apparaître aucun signe

d’une restriction de la concurrence dans le

sens de l’art. 27 de la loi sur les cartels. En

conséquence, les conditions de l’ouverture

d’une enquête n’étaient pas réunies. C. Beuret

précise toutefois que quelques signes étaient

présents, mais que l’observation du marché a

suffi à les écarter sans problème.

Une simple demande ou une plainte

Elle explique que dans le fond, tout dépend

de savoir s’il s’agit d’une plainte ou d’une

demande simple. « En général, le secrétariat

peut répondre aux demandes simples des citoyennes

et des citoyens ou des acteurs du

marché sans investigations supplémentaires,

en s’appuyant sur la loi et sur la pratique de

Carla Beuret est intervenante auprès du secrétariat de la COMCO.

la COMCO et des tribunaux consignée dans la

CommAuto de la COMCO ». Par contre, quand

des restrictions de concurrence peut-être illicites

sont dénoncées, le secrétariat clarifie

en général les faits dans le cadre d’une observation

du marché ou d’une investigation

préliminaire. Il détermine dans ce contexte

s’il y a lieu d’ouvrir une enquête en vertu du

droit des cartels. En présence d’indications

relatives à une restriction de la concurrence

illicite, le secrétariat ouvre une enquête selon

l’article 27 de la loi sur les cartels, en accord

avec un membre de la présidence.

Position dominante sur le marché

La Haute école des sciences appliquées de

Zurich (ZHAW) vient justement, sur mandat

de l’UPSA, de clarifier un point important

dans ce contexte : contrairement à l’évaluation

provisoire du secrétariat de la Com-

44

Juin 2019 | AUTOINSIDE


POLITIQUE & DROIT

mission de la concurrence dans son rapport

final dans l’affaire « Réseau de distribution

Amag », certains tribunaux, dont le tribunal

du commerce de Zurich, considèrent que la

branche automobile est un marché global

sur lequel s’exerce la concurrence. Dans ce

contexte, les plaintes des garagistes avaient

peu de chances d’aboutir. Dans son étude,

pour laquelle l’organisme de sondage Link

a à la fois interrogé des garagistes et des

consommateurs, la ZHAW aboutit toutefois

clairement à la conclusion suivante : l’activité

typique du garagiste se joue pour chaque

marque sur plusieurs marchés, celui de la

vente, celui de l’après-vente et enfin celui des

pièces de rechange. La preuve scientifique

en a maintenant été apportée, pour la première

fois : sur le marché de l’après-vente,

l’importateur jouit en général d’une position

dominante, c’est pourquoi il doit respecter les

directives de la loi sur les cartels.

Des contrats bien distincts, donc pas

combinés

L’expertise facilite la production de la

preuve pour le concessionnaire, comme l’indique

le rapport de la ZHAW : il s’agit d’un

très bon moyen de preuve empirique, qui permet

de montrer devant une autorité que pour

chaque marché spécifique, l’importateur doit

proposer des contrats séparés, et qu’il n’a pas

le droit de les combiner. Les chances pour les

garagistes de faire valoir devant les tribunaux

civils leurs droits découlant de la législation

sur les cartels auraient été « nettement améliorées

» grâce à l’expertise. Il convient néanmoins

de préciser que l’expertise ne revêt pas

un caractère contraignant pour les tribunaux.

Ses auteurs relativisent : « Si un tribunal rejette

un argument ou un moyen de preuve, il

doit toutefois justifier sa démarche ».

Dans ce contexte, le secrétariat de la COM-

CO fait lui aussi la communication suivante :

les perspectives que les plaintes fondées sur

le droit civil des cartels selon les art. 12 ss. de

la loi sur les cartels aboutissent dépendent de

la question de savoir si les conditions de recevabilité

de l’action sont satisfaites et si l’action

introduite pour cause d’entrave à la concurrence

est fondée matériellement. « Nous

sommes impatients de voir si l’expertise de la

ZHAW sera utile aux tribunaux pour évaluer

le bien-fondé matériel », affirme Carla Beuret.

Investir dans les ressources juridiques

L’expertise de la ZHAW a été présentée le

20 mars dans le cadre de la série d’exposés

« Atelier de la Concurrence ». Ce soir-là, le

garagiste Gabriel Galliker faisait partie des

intervenants invités. Il a trouvé des mots

très clairs pour décrire la relation de plus en

plus tendue entre les garagistes et les importateurs

et évoqué la pression à laquelle sont

souvent soumis les concessionnaires. G. Galliker

est persuadé que la tendance des fabricants

à diminuer le nombre de leurs interlocuteurs

sur le marché s’accentuera encore

ces prochaines années. Le garagiste a illustré

comme suit la manière dont son groupe se

prépare au durcissement de la situation et à

la multiplication des embûches juridiques.

Alors que le Groupe Galliker a investi dans

divers canaux de communication tels que

le site Internet, la newsletter et les réseaux

sociaux ces dernières années, il est passé

cette année à l’investissement dans d’autres

ressources : le Groupe se fait désormais accompagner

étroitement et conseiller par un

avocat spécialisé. <

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ag sont top et je peux compter tous les

jours sur un soutien professionnel et des

informations pertinentes. »

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clients un programme de formation

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POLITIQUE & DROIT

Contrôle des gaz d’échappement

Nouvelle tentative

pour la motion Moser

La conseillère nationale PVL Tiana Moser a redéposé sa motion visant à réintroduire

le contrôle périodique des gaz d’échappement. Son objectif : identifier

les véhicules diesel défectueux et éviter ainsi les interdictions cantonales de

circuler dues aux particules fines. André Bissegger

Après que son intervention en 2017 a été classée,

la conseillère nationale zurichoise a déposé

une nouvelle motion à la fin mars, qui a

éveillé un certain intérêt. Contrairement à sa

première tentative, qui avait été soutenue par

seulement sept parlementaires, la conseillère

a cette fois-ci obtenu 19 signatures parlementaires,

tous partis confondus. Parmi eux se

trouvent, par exemple, Rosmarie Quadranti

(PBD), Thomas Ammann (PDC), Kurt Fluri

(PLR), Thomas Hardegger (PS), Lorenzo Quadri

(Lega) et Michael Töngi (Les Verts).

Le contexte de cette motion est la suppression

en 2013 par le Conseil fédéral du contrôle

périodique des gaz d’échappement pour les propriétaires

de véhicules munis d’un système électronique

de contrôle des émissions, ou système

de diagnostic embarqué (OBD). Le système signale

aux conducteurs de manière automatique

les éventuels dysfonctionnements, raison pour

laquelle le contrôle des gaz d’échappement semblait

obsolète aux yeux du Conseil fédéral.

Tiana Moser ne partage pas cet avis.

« D’après des mesures effectuées par le canton

de Zurich, 10 % des voitures de tourisme

roulant au diesel ont un filtre à particules défectueux,

que le système OBD ne détecte pas »,

écrit la conseillère nationale PVL dans son intervention.

Pour elle, « ce système de surveillance

électronique ne détecte souvent pas les

filtres à particules défectueux ».

Le contrôle périodique des gaz d’échappement

qu’elle demande doit donc garantir « que

le traitement des gaz d’échappement par des

catalyseurs et des filtres fonctionne correctement

non seulement lors de la réception par

type, mais aussi durant toute la durée d’exploitation

du véhicule ». Les systèmes antipollution

défectueux, démontés et manipulés

ultérieurement pourraient ainsi être identifiés.

Protéger les automobilistes

Tiana Moser pense aussi aux conducteurs,

qui sont tenus pour responsables des défauts

de leur voiture. « Faute de contrôle périodique

des gaz d’échappement, les conducteurs ne

peuvent pas savoir si leur filtre à particules

fonctionne correctement », argumente-t-elle.

C’est pourquoi, selon elle, le contrôle a été rétabli

en Allemagne, aux Pays-Bas et en Belgique.

De surcroît, cette mesure permettrait d’éviter

les interdictions de circuler que les cantons

doivent imposer lorsque le taux de particules

fines dans l’air est trop élevé. « Les coûts de la

santé dus aux poussières fines sont estimés à

3,3 milliards par année. » Pour Tiana Moser,

une chose est claire : « Détecter et remplacer

les filtres à particules défectueux est en comparaison

peu coûteux et plus judicieux que les

interdictions cantonales de circuler. »

Dans sa première motion, Tiana Moser évoquait

aussi le rôle potentiel des garagistes suisses.

« Les laboratoires d’analyse (tels que l’EMPA et

les hautes écoles spécialisées), les services des automobiles

ou les garages suisses disposent déjà

d’une partie de l’infrastructure et du savoir-faire

nécessaires. En effet, en Suisse, les garagistes

sont formés aux mesures des gaz d’échappement

aussi bien qu’aux réparations et peuvent y procéder

facilement », écrivait-elle en 2017.

« Pas une mesure judicieuse »

Le Conseil fédéral avait rejeté la première

motion, affirmant que la réintroduction d’un

contrôle périodique des gaz d’échappement

n’est « pas une mesure judicieuse » pour déceler

les manipulations. Selon lui, dans le contexte

pratique et technique actuel, le contrôle serait

inefficace face aux véhicules manipulés.

Il « irait de surcroît à l’encontre des efforts du

Conseil fédéral pour réduire les excès de réglementation,

et aurait des répercussions négatives

sur l’économie. »

Le Conseil fédéral ne s’est pas encore prononcé

sur la nouvelle motion. <

46

Juin 2019 | AUTOINSIDE


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Suva

L’assurance des chefs d’entreprise

de la Suva, un bon choix

Un accident peut contraindre un indépendant à mettre la clé sous la porte. Heureusement, l’assurance facultative des chefs

d’entreprise (AFC) de la Suva offre une excellente couverture en cas d’accident ou de maladie professionnelle. Grâce à

l’AFC de la Suva, Markus Dittli peut de nouveau envisager l’avenir avec optimisme.

Markus Dittli, garagiste d’Edlibach (ZG), participait

avec des amis à un tournoi à six. Il

occupait le poste de gardien de but. « C’était

devenu une sorte de tradition, on s’amusait

bien », se souvient Markus. Mais au cours du

troisième match, il a été contraint de quitter

le terrain. Tandis qu’il repoussait un ballon, sa

main gauche s’est retournée vers l’arrière. Elle

s’est mise à gonfler et les secouristes ont appliqué

de la glace. Cet homme pensait alors qu’il

souffrirait simplement d’une grosse foulure.

Constatant qu’au bout de trois semaines,

la douleur n’avait toujours pas disparu, il a

consulté un médecin. Le diagnostic a été sans

appel : il s’agissait d’une fracture du poignet.

Une opération ne s’avérant pas nécessaire,

on lui a prescrit une attelle. Markus Dittli a

dû faire preuve d’un peu de patience, mais sa

blessure a plutôt bien guéri.

L’assurance des chefs

d’entreprise de la Suva dans

la pratique

Prise en charge des frais médicaux et

hospitaliers

Stéphane Cornet se déchire le ligament croisé

antérieur en jouant au football. Le séjour

hospitalier et tous les frais médicaux sont

directement payés par la Suva.

Garantie du revenu

Pierre Huber tombe du toit. Il est incapable

de travailler durant sept mois. Son gain asuré

s’élevant à 70 000 francs, il touche chaque

jour 153,40 francs, samedi et dimanche

compris.

Sécurité pour toute la famille

Jacqueline Moser a perdu son mari il y a deux

ans. Elle perçoit une rente de veuve garantie

à vie, ainsi qu’un montant supplémentaire

pour chaque enfant.

Informations complémentaires

Pour en savoir plus, appelez le 0848 820 820,

rendez-vous sur www.suva.ch/afc ou

contactez votre agence Suva. Les membres

de l’UPSA bénéficient d’un rabais exclusif

de 10 %.

Suite à cet accident, il n’a pas pu travailler

pendant plus d’un mois et demi. Durant

cette période, grâce à l’assurance des chefs

d’entreprise, la Suva lui a versé une indemnité

journalière correspondant à 80 % de son

gain assuré. « Lorsque l’on travaille à son

compte, on est évidemment heureux qu’une

assurance nous épaule dans ce type de situation

», explique le garagiste. « En effet,

mes deux employés n’ont pas pu compenser

intégralement mon absence. » Aujourd’hui,

Markus Dittli peut de nouveau se consacrer

entièrement à son activité. Et il sait que l’assurance

des chefs d’entreprise de la Suva est

définitivement un bon choix.

Pourquoi avez-vous choisi l’assurance des

chefs d’entreprise de la Suva ?

En réalité, cela faisait plusieurs années que

je voulais souscrire une assurance auprès de la

Suva, mais les hasards de la vie ont fait que j’ai

choisi une autre compagnie, avec laquelle j’ai eu

une mauvaise expérience suite à un accident.

J’avais l’impression que personne n’avait les

compétences pour s’occuper de mon cas. J’étais

sans cesse en contact avec des personnes différentes.

J’ai donc décider d’opter pour la Suva.

Comment décririez-vous la manière dont

vous avez été pris en charge par l’assurance

des chefs d’entreprise de la Suva après

votre accident ?

Elle a été excellente, vraiment. Peu de temps

après l’accident, on m’a contacté par téléphone

pour me demander comment je me sentais et

quel était le traitement prévu. Tout s’est passé

très simplement. J’ai perçu mes indemnités

journalières sans aucun problème, les séances

d’ergothérapie nécessaires ont été prises en

charge et les responsables de la Suva m’ont apporté

un soutien adéquat.

C’est aussi grâce à la Suva que vous avez pu

rapidement retravailler ?

Oui. Au début, mon incapacité de travail

était de 100 %. J’ai ensuite repris mon activité

progressivement. C’est l’avantage d’être indépendant

: j’ai pu augmenter petit à petit mon

taux d’occupation et ainsi veiller à ne pas trop

solliciter ma main.

Qu’est-ce que vous avez particulièrement

apprécié ?

En règle générale, je suis quelqu’un qui

fait très peu de compliments, surtout aux assurances

(rires). Mais je ne peux que recommander

l’assurance des chefs d’entreprise de la

Suva ! Tout s’est déroulé de manière optimale. <

AUTOINSIDE | Juin 201947


TECHNIQUE & ENVIRONNEMENT

Motorisations

« Pour les garagistes,

l’avenir sera plus complexe,

mais aussi plus intéressant »

Il pense que mal utilisée, la mobilité électrique peut produire des effets contraires à ceux escomptés, que le diesel n’a pas

dit son dernier mot, et que l’avenir ne pourra pas se passer de l’hydrogène : chercheur de l’Empa spécialisé dans les systèmes

de propulsion, Christian Bach explique à AUTOINSIDE pourquoi les garagistes devraient miser davantage encore sur

le conseil en matière de motorisation. Reinhard Kronenberg

La discussion sur le climat bat son plein, les écoliers font grève et

même le PLR prend le train de l’écologie en marche. Que se passe-t-il ?

Christian Bach : Le problème du changement climatique résonne au

sein de la population. Cela peut avoir des conséquences sur le marché

automobile aussi, car les constructeurs qui contribuent à la mutation

à côté du législateur et de la technique peuvent accélérer encore le

changement de comportement des consommateurs.

Dans le sillage des débats actuels sur le climat, certaines voix

gagnent en importance : celles qui présentent la conduite automobile

sous un jour défavorable, et veulent promouvoir les transports

publics aux dépens de la voiture. Le trafic individuel motorisé est-il

en danger ?

Je ne crois pas. On peut relativiser le débat politique actuel en observant

les parts de marché : 80 % à 90 % du transport des personnes se

fait par trafic individuel motorisé. Cette prédominance ne changerait

donc pas de manière fondamentale, même si la capacité des transports

publics doublait. Par ailleurs, il est évident qu’à certains endroits, la

circulation touche à ses limites en termes de capacités, voire les a déjà

franchies. En fin de compte, on a besoin des deux, et d’un peu plus de

sacrifices probablement.

Que voulez-vous dire ?

Prenons l’exemple des hybrides rechargeables. Sur le papier, ces véhicules

affichent une valeur seuil de CO 2

très faible, mais dans la réalité,

ils génèrent bien plus d’émissions, à l’instar des véhicules électriques,

qui affichent une valeur seuil égale à zéro pour les constructeurs. Pour

ces deux systèmes de propulsion, le potentiel de réduction de CO 2

est

surestimé. La méthode correcte serait donc d’évaluer les émissions

réelles, sans quoi il serait bien ironique d’investir d’énormes sommes

dans de nouvelles technologies de propulsion et de n’obtenir qu’une

amélioration minimale, voire nulle. En plus de cela, nous risquerions

de perdre la confiance des consommateurs.

La discussion s’appuie sur le CO 2

, un gaz à effet de serre. Aujourd’hui

déjà, on peut affirmer qu’importateurs et constructeurs ne

pourront pas respecter d’ici 2022 le seuil maximal de 95 grammes

par kilomètre, et qu’ils seront donc passibles de lourdes amendes.

Quelles solutions suggérez-vous ?

Importateurs et constructeurs connaissent le problème. Pour le

moment, ils misent sur les méthodes qui, en théorie, permettent

de réduire au maximum les émissions. Reste à voir si ces solutions

tiendront bien leurs promesses en matière de réduction de CO 2

.

Christian Bach, chef du Laboratoire Technologies de

propulsion automobile à l’Empa.

48

Juin 2019 | AUTOINSIDE


TECHNIQUE & ENVIRONNEMENT

Avec le programme « 10/20 », auto-suisse vise une hausse de 10 %

des véhicules électriques et plug-in pour les nouvelles immatriculations

d’ici 2020. Considérez-vous que cela est réaliste ?

Oui, je pense que ça l’est. Notamment parce que les dix premiers

points de pourcentage sont certainement les plus faciles à gagner. De

plus, je suis persuadé que bon nombre des véhicules à essence ou diesel

qui sont utilisés principalement pour des trajets courts, urbains ou

pendulaires pourraient très facilement être remplacés par des véhicules

électriques. Ne serait-ce que parce que les trajets courts abîment les véhicules

à combustion de manière proportionnellement plus importante.

Christian Bach a une vision claire des concepts de motorisation.

Pourquoi tout cela n’est-il pas pris en compte dans le débat ?

Parce qu’on craint, je le suppose, que certaines technologies n’apparaissent

plus sous un jour aussi favorable du point de vue des émissions

de CO 2

. De mon point de vue, la prise en compte d’une partie des

émissions seulement représente une lacune juridique comparable à celle

qui existait dans le cadre du scandale lié au diesel. Par conséquent, les

statistiques d’émissions sont bonnes sur le papier, mais n’entraînent

que peu d’améliorations dans la réalité. Or j’ai bien peur que nous ne

parvenions qu’à réduire les émissions de CO 2

sur le papier, justement.

En raison de leur fort pouvoir d’achat, les Suisses possèdent généralement

des véhicules plus puissants et mieux équipés que dans

le reste de l’Europe, et aussi davantage de véhicules tout-terrains à

cause de la topographie du pays. Avec le CO 2

, la Suisse est-elle punie

pour sa prospérité ?

Non, mais c’est une conséquence logique. Les garagistes pourraient

davantage sensibiliser leurs clients : ceux-ci ont-ils vraiment besoin

d’un tout-terrain, d’un moteur de 250 CV ou d’un SUV ? Commençons

par moi, par exemple : j’avais acheté une voiture avec laquelle je pouvais

tracter une caravane, bien que je ne l’aie fait que deux à quatre

semaines par année. Cela signifie que pendant 48 semaines par an, je

roulais en fait dans une voiture trop grosse.

Qu’est-ce que le garagiste aurait pu y faire ?

S’il s’était enquis de mes besoins en matière de mobilité, il aurait

pu me faire une offre adéquate, à savoir me proposer une voiture plus

petite et plus économe pour mes trajets usuels pendant l’année, et

une plus grande voiture capable de tirer ma caravane, ou un 4 x 4,

pour mes quatre semaines de vacances, et ce, à des conditions avantageuses.

Ainsi, il aurait répondu à mes besoins, et j’aurais limité par

la même occasion mes émissions de CO 2

.

La mobilité électrique ne progresse que lentement. Comment

l’expliquer ?

On peut comparer cela à d’autres produits qui ont traversé une mutation.

Prenons le smartphone, par exemple. S’il s’est imposé très vite par

rapport au téléphone mobile usuel, c’est tout simplement parce qu’il était

beaucoup plus performant. Les nouvelles propulsions n’offrent pas encore

cet avantage, au contraire : elles ont moins d’autonomie, sont un peu plus

compliquées à gérer, et on ne peut pas les acheter ni les faire entretenir partout.

En outre, elles présentent une charge utile moins importante, et sont

souvent incapables de tracter une remorque ou une caravane. On compte

aussi très peu de modèles 4 x 4. Remplacer un véhicule à essence ou diesel

par un autre type de propulsion n’est donc absolument pas anodin.

La mobilité électrique est un sujet très controversé : d’un côté, il y a les

fondamentalistes, qui refusent d’envisager autre chose. De l’autre, il y

a les sceptiques, pour qui la mobilité électrique n’a pas de sens si l’on

considère toutes les facettes du problème. Quelle est votre position ?

La mobilité électrique a ses avantages et ses inconvénients, comme

tout le reste. Il faut les connaître, par exemple pour pouvoir donner des

conseils pertinents. Mal utilisés, les véhicules électriques peuvent produire

des effets contraires à ceux escomptés. Si l’on achète une voiture

électrique avec laquelle on ne peut plus partir en vacances, et qu’il faut

prendre l’avion à la place, on ne rend définitivement pas service à l’environnement.

Je pense que nous avons besoin de la mobilité électrique

pour réduire les émissions sur les trajets de courte et moyenne distance.

En revanche, pour les trajets plus longs, il existe des propulsions plus

adaptées et plus écologiques, comme le moteur au gaz ou, à plus long

terme, à l’hydrogène.

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AUTOINSIDE | Juin 201949


TECHNIQUE & ENVIRONNEMENT

À côté de la production et de l’élimination des batteries et du

mix électrique utilisé, l’une des grandes faiblesses des véhicules

électriques demeure leur valeur résiduelle.

Il faut d’abord que les marchés se développent. Dès que les voitures

électriques trouveront leur place sur le marché des occasions, les valeurs

résiduelles connaîtront une hausse. À moyen terme, les coûts de la

mobilité électrique baisseront, et ceux des véhicules à essence ou diesel

augmenteront. Quand atteindra-t-on le point d’équilibre ? Cela dépend

de plusieurs facteurs.

De manière générale, un véhicule électrique coûte aujourd’hui

encore plus cher à l’usage qu’un véhicule doté d’un moteur à

combustion, vrai ou faux ?

Vrai. Les premiers propriétaires supportent encore des frais d’amortissement

importants, et c’est la raison pour laquelle un véhicule électrique

n’est en général pas meilleur marché qu’un véhicule à essence

ou diesel. Mais cette différence tendra à s’amenuiser, et elle est peu

importante dans la plupart des cas.

Que pensez-vous des véhicules à hydrogène ?

Ils offrent un avantage considérable en cela que le client doit à peine

modifier son comportement. Cela dit, les véhicules à hydrogène sont

chers, tout comme la mise sur pied de l’infrastructure de production d’hydrogène,

de transport et de recharge. Nous pensons que la propulsion à

l’hydrogène deviendra tout simplement incontournable quand le système

énergétique deviendra renouvelable. C’est pourquoi on devrait s’intéresser

dès à présent à l’utilisation énergétique directe de l’hydrogène. Je pense

toutefois que les moteurs à hydrogène s’établiront d’abord dans le domaine

des véhicules utilitaires, puis dans celui des voitures de tourisme.

Souvent, les médias n’évoquent que l’électromobilité comme solution

de remplacement de l’essence et du diesel. Les véhicules

au gaz ne sont presque jamais mentionnés, par les autorités non

plus d’ailleurs. Pourquoi est-ce le cas, d’après vous ?

La législation en vigueur concernant le CO 2

ne tient compte que

dans une moindre mesure des avantages des véhicules au gaz. C’est

pourquoi seuls les spécialistes les connaissent. Par exemple, les véhicules

fonctionnant au biogaz affichent des valeurs de CO 2

sur leur

cycle de vie similaires à celles des véhicules électriques fonctionnant

aux énergies renouvelables. Mais comment un consommateur peut-il

le savoir s’il n’est pas en mesure de faire lui-même cette comparaison ?

Si nous disposions, pour les véhicules, d’une législation sur le CO 2

technologiquement neutre, ces informations seraient plus visibles.

Reste que, dans le monde entier, le nombre de véhicules au gaz augmente

fortement au sein des parcs de véhicules et parmi les véhicules

utilitaires et les bus.

À votre avis, quelles conséquences aura le développement des

technologies de propulsion sur le domaine de l’après-vente ?

Pour les garagistes, ce sera certainement plus exigeant, mais aussi

plus intéressant : non seulement les concepts de motorisation se

transforment, mais les véhicules se muent eux aussi de plus en plus

en ordinateurs roulants. Le rôle de l’informatique est toujours plus

important. Les garagistes qui parviennent à suivre le rythme, technologiquement

parlant, travailleront dans un environnement plus intéressant

qu’avant, où ils feront bien plus que maintenir le matériel en

bon état. Je pense que le modèle d’affaires où l’on amenait sa voiture

au service pour faire faire une grande réparation, et changer de voiture

de temps à autre, est voué à disparaître. De nouveaux modèles seront

Christian Bach s’informe sur place des nouveaux modèles et des tendances chez les fabricants.

50

Juin 2019 | AUTOINSIDE


nécessaires, adaptés aux différents besoins de mobilité

des clients. Il va falloir s’adapter à la nouvelle

technique pour ne pas être dépassé.

Faut-il définitivement faire une croix sur le diesel,

qui reste utile pour réduire les émissions de CO 2

?

Non. Pour les longs trajets et dans le secteur

des véhicules utilitaires, il est tout simplement impensable

que le diesel disparaisse. Mais il doit lui

aussi émettre moins de CO 2

. Sur la base actuelle,

c’est-à-dire avec le diesel fossile, la pollution au CO 2

reste clairement trop importante. Il est possible de

faire mieux en augmentant son degré d’efficacité et

en passant du diesel fossile au diesel renouvelable.

Nous travaillons, par exemple, sur un moteur de

poids lourd censé atteindre un degré d’efficacité de

50 %, et sur un carburant liquide produit à partir

d’électricité excédentaire pour remplacer le diesel.

De tels concepts sont très prometteurs en matière

d’émissions de CO 2

.

Il ne faut donc pas s’attendre à ce que les

constructeurs cessent d’investir dans la technologie

du diesel ?

Je suis certain que non. La technologie du diesel

disparaîtra certainement dans les segments

des véhicules de petite taille, car il existe là des

technologies plus adéquates avec les véhicules hybrides,

au gaz ou électriques. Mais dans le segment

des plus grosses cylindrées, et en particulier pour

les longs trajets, je suis persuadé que le diesel a

encore de beaux jours devant lui. Avec les futures

normes antipollution, et la technique d’épuration

sophistiquée qu’elles impliquent, il restera cependant

onéreux.

de notre discussion, le client devrait avoir l’impression

d’être mieux informé qu’avant. À l’avenir, il sera

encore plus important pour les concessionnaires de

disposer de toutes les informations pertinentes dans

le domaine des propulsions et de pouvoir les présenter

de manière adéquate. C’est aussi un appel à la

formation continue.

En tant que garagiste, n’est-il pas logique que je

cherche à vendre ce que j’ai en stock ?

Cela paraît évident, certes, mais c’est avoir la vue

courte. Quand, par exemple, un concessionnaire

Toyota dit à un client que la solution idéale pour lui

est un véhicule hybride, qu’un concessionnaire Nissan

conseille à ce même client une voiture électrique,

qu’un vendeur BMW lui recommande une hybride

rechargeable, qu’un garagiste Skoda veut lui vendre

un véhicule au gaz et qu’un concessionnaire Hyundai

lui conte les bienfaits d’un véhicule à hydrogène,

vous comprenez bien que le client est plus désorienté

qu’autre chose.

Parce qu’on ne s’enquiert pas assez de ses besoins

réels pour déterminer la propulsion dont il a

besoin ?

Exactement. Pourquoi un concessionnaire Toyota

ne dirait-il pas à un acheteur : « Je pense que le véhicule

le plus adapté à vos besoins est une voiture

électrique : rendez-vous donc chez mon collègue au

garage d’à côté » ?

La gamme complète

de produits

anti-fouines par

un seul fournisseur !

Traitement

préalable

Répulsifs

olfactifs

Parmi les véhicules neufs, le nombre de diesels

diminue chaque année. Dans les occasion, c’est

l’inverse. Comment voyez-vous le marché ?

L’incertitude demeure. Nous le remarquons aux

questions que nous posent les acheteurs de voitures,

qui ne savent plus sur quel pied danser.

C. Bach est aussi un intervenant très demandé.

Répulsifs à

ultrasons

Répulsifs à

haute tension

Comment cela ?

Tous les jours ou presque, nous recevons des

questions de personnes qui souhaitent acheter une

voiture neuve, mais ne savent pas quelle technologie

choisir. Souvent, elles sont à la recherche d’un

système de propulsion écologique, mais ne savent

plus quoi penser des nombreux avis divergents à

ce propos.

Parce qu’il perdrait son client...

Mais il gagnerait certainement la confiance de

ce client, lequel le recommanderait plus loin. Je suis

persuadé qu’il en profiterait à long terme. <

Protection

mécanique

Accessoires

Si vous n’étiez pas chercheur mais garagiste,

que leur répondriez-vous ?

J’essaierais de mieux cerner les besoins réels des

clients afin de leur présenter les avantages et les inconvénients

de chaque modèle de propulsion dans le

cadre d’un entretien de conseil approfondi. Au terme

AUTOINSIDE | Juin 2019

ANS

GARANTIE

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TECHNIQUE & ENVIRONNEMENT

Susi et Franz Gisler du Post-Garage d’Altdorf

effectuent le CEA une fois par an lors de

l’entretien des véhicules de leurs clients.

CheckEnergieAuto

« Avec un mauvais service,

on perd des clients »

Les garages du canton d’Uri ont beaucoup à faire : ils soumettent en effet les véhicules de leurs clients au

CheckEnergieAuto (CEA), par conviction. André Bissegger

« Le CEA est une bonne chose pour nos

clients. Nous pouvons leur montrer comment

économiser de l’essence, et donc réduire le

CO 2

», explique Reto Gisler, conseiller de service

à la clientèle dans le Garage Welti de

Schattdorf (UR). Pour chaque véhicule avec

une carte de mission, son garage effectue gratuitement

le CEA ainsi que le programme d’optimisation

de la pression des pneus. À partir

d’une prestation de 100 francs minimum, le

véhicule est en outre nettoyé, à l’intérieur et à

l’extérieur. Sepp Theiler, mécanicien et technicien

de service, y tient particulièrement,

ajoute Reto Gisler en riant. « Son objectif est

de devenir un jour ou l’autre le numéro 1 du

CEA. »

Plusieurs raisons poussent le Garage Welti,

concessionnaire de Renault et Dacia, à intégrer

ces tests et le nettoyage dans ses prestations.

« C’est presque un cadeau à nos yeux »,

explique le conseiller. « Tout le monde fait

des économies, il n’y a donc plus grand-chose

d’autre que nous pouvons offrir. » Pour son

garage, un service de qualité est une question

de survie. « Il y a beaucoup de garages dans

notre région. Nous pouvons nous différencier

grâce à notre service. » De plus, Renault continue

de souffrir injustement d’une mauvaise

image, alors que ses produits sont excellents.

Nous essayons à notre manière de redresser

la barre.

Sensibiliser les clients

D’autres raisons expliquent la place accordée

au service par le Garage Welti : « Notre

flotte est déjà très électrique. Grâce au CEA,

nous pouvons commencer à sensibiliser les

clients. » Des clients qui apprécient ce service,

et qui reviennent. L’idée maîtresse : fidéliser la

clientèle « Ce sont beaucoup d’heures non facturées,

mais le jeu en vaut la chandelle », souligne

Reto Gisler. « L’avantage est de notre côté

dès lors que nous parvenons à vendre quelque

chose d’autre à nos clients. » Pour le Garage

Welti, l’enjeu est clair : le service sera maintenu

à l’avenir. « Avec un mauvais service, on

perd des clients ». Il faut s’occuper de ceux qui

nous font confiance.

Le Garage Welti emploie douze personnes,

dont cinq en apprentissage. L’entreprise

possède également une carrosserie,

dans une optique de diversification, précise

Reto Gisler. Il tire son chapeau à Karl Baumann,

en charge de la sécurité au travail et

52

Juin 2019 | AUTOINSIDE


TECHNIQUE & ENVIRONNEMENT

de l’environnement pour l’UPSA : « Il nous

aide beaucoup, il nous motive. »

« C’est notre contribution »

Franz Gisler, propriétaire du Post-Garage

à Altdorf, concessionnaire Peugeot, confirme

l’engagement de Karl Baumann pour le CEA

dans le canton. Son garage pratique également

les tests dédiés au potentiel d’économies

d’énergie et de coûts, une fois par an, lors de

l’entretien. « Sinon, les dépenses seraient trop

élevées », explique-t-il. Le CEA effectué gracieusement

figure systématiquement sur

la facture. « Cela le rend plus visible », précise

Franz Gisler, dont le garage participe au CEA

depuis son lancement.

S’il ne se montre pas aussi enthousiaste

que ses confrères du village voisin, Franz

Gisler estime que le CEA est un bon moyen

de sensibiliser les clients. « C’est ce qui nous

pousse à poursuivre l’opération », ajoute-t-il.

« Nous voulons éveiller l’intérêt des clients et

leur montrer comment ils peuvent eux-mêmes

contribuer à réduire leur consommation de

carburant. »

Avec plus ou moins de réussite. « Certains

en prennent note, d’autres n’y prêtent aucune

attention. Ceux qui roulent dans une

grosse cylindrée s’en moquent », constate-t-il.

D’autres clients en revanche, se montrent vivement

intéressés. « Difficile de savoir combien

d’entre eux vont appliquer les conseils. » Il ne

vise pas le palmarès. « Ce n’est pas notre objectif.

C’est notre façon de contribuer à l’écologie,

pour une dépense de travail mesurée. » Si cela

nous aide à réaliser des ventes, tant mieux.

Franz Gisler, qui a repris en 1985 l’entreprise

de son père et emploie trois mécaniciens,

espère que les gammes de modèles des

constructeurs vont davantage sensibiliser la

L’équipe du Garage Welti de Schattdorf est particulièrement impliquée dans le CEA.

clientèle. « Avec le modèle hybride de Peugeot,

nous avons effectivement réussi à inciter les

gens à surveiller leur consommation », explique-t-il.

Parmi de nombreux garages uranais, le

Post-Garage d’Altdorf et le Garage Welti de

Schattdorf continuent d’arborer les couleurs

du CEA. <

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FORMATION

Brevets fédéraux de restaurateurs automobiles

La vieille tôle, porteuse d’avenir

Une Lancia Flavia d’une élégance raffinée fait écho à la dolce vita d’antan, une VW Coccinelle restaurée avec amour se repose

du long trajet sur l’autoroute, tandis que juste à côté, deux Jaguar qui ont pris de l’âge brillent de tout leur éclat sous le soleil du

crépuscule : le spectacle commence dès le parking pour les restaurateurs automobiles frais émoulus qui viennent recevoir leurs

brevets fédéraux. Sandro Compagno

Cette année, les brevets fédéraux de restaurateur ont été remis à dix nouveaux

professionnels dans le cadre agréable de l’Autobau Erlebniswelt à

Romanshorn. « Mon cœur bat la chamade à la vue de ces magnifiques

voitures sur le parking. » C’est par ces mots que Fredy Lienhard, le patron

d’Autobau, a accueilli les diplômés et les quelque 50 invités. « Les voitures

anciennes, c’est de l’émotion à l’état pur. On ne sait jamais si elles démarreront

le matin ou si elles arriveront à bon port. Mais cela fait partie de la

fascination. Et si on sait bricoler un peu soi-même, c’est encore mieux. »

« Un virus qui ne te lâche plus »

À titre d’exemple, Kevin Frey (sur la photo de gauche avec Bruno Sinzig),

restaurateur automobile fraîchement diplômé qui travaille à l’Autowelt

Bachmann à Inwil (LU), une entreprise spécialiste des anciennes

VW et Audi, est capable de mettre lui-même la main à la pâte. « Les

voitures anciennes sont comme un virus qui ne te lâche plus », affirme

K. Frey pour décrire sa relation avec les grands classiques. Livio Arquint,

qui travaille chez British Classic Cars à Knonau (ZG), acquiesce :

« Les vieilles voitures ont des sons et des odeurs tout à fait différents

des véhicules modernes. » Adolescent, il bricolait sur sa mobylette. Au-

jourd’hui, il travaille sur des véhicules d’origine britannique.

Dix jeunes spécialistes ont terminé la formation continue. Fredy

Lienhard, leur hôte, a félicité les huit diplômés présents à Romanshorn

à double titre : « Premièrement pour avoir terminé la formation, deuxièmement

pour la branche que vous avez choisie. Elle a de l’avenir. »

Cet événement festif ne se tenait que pour la seconde fois, la formation

continue de restaurateur/trice automobile étant la plus récente de

celles proposées par l’UPSA. L’association des garagistes s’est associée à

l’Union suisse des carrossiers (USIC) et à la communauté d’intérêt suisse

des restaurateurs de véhicules (IgFS) pour proposer ce cursus. Alors que

seuls des spécialistes de la technique automobile avaient reçu leur diplôme

il y a un an, deux restaurateurs automobiles avec l’orientation

carrossier-tôlier figuraient pour la première fois parmi les diplômés à

Romanshorn vendredi : Bruno Buchwalder et Christian Zbinden.

« Il y a du potentiel sur le marché », a déclaré Christian Ackermann,

le président de l’IgFS, « le nombre de voitures âgées de 30 et

40 ans augmente continuellement. » Cette affirmation s’appuie sur

des chiffres : en 1991, 20 000 voitures avaient plus de 30 ans alors

que ce chiffre est estimé à 80 000 actuellement.

54

Juin 2019 | AUTOINSIDE


Spécialistes en véhicules anciens (v.l.) : Thomas Jäggi (UPSA),

Christian Zbinden, Bruno Buchwalder (tous deux en Carrosserie-tôlerie),

Luca Dosch, Roger von Allmen, Livio Arquint, Dominik

Kocher, Kevin Frey, Angelo Tenore (tous en Technique automobile)

et Bruno Sinzig, président de la commission d’examen.

FORMATION

en tête du classement avec une note de 5,1. Le président de la commission

d’examen, Bruno Sinzig, qui a remis leurs brevets fédéraux à

B. Buchwald et à ses collègues ayant réussi, a exhorté les candidats

ayant échoué à reprendre le départ dans un an.

« De la vieille tôle qui a de l’avenir »

« Bien que nous parlions de vieille technologie et de vieille tôle,

cette formation continue a de l’avenir », a confirmé O. Maeder en évoquant

les efforts importants que consentent les garagistes suisses pour

trouver des spécialistes qui font l’affaire sur le plan qualitatif et quantitatif

: « Nous sommes ravis de constater que le nombre de nouveaux

apprentis est stable dans notre secteur ces dernières années. Mais

nous faisons chaque année un peu plus pour atteindre cet objectif. »

Cette stabilité est également importante pour les restaurateurs automobiles,

d’après O. Maeder. « Les jeunes qui commencent aujourd’hui

leur formation professionnelle initiale seront en effet les restaurateurs

automobiles de demain. » La branche a grand besoin d’une offre de

formation continue large et attrayante : « Et ce cursus complète parfaitement

le programme. Ironiquement, c’est notre cursus le plus récent

qui s’occupe des véhicules les plus anciens. » <

Note 5,1 : Bruno Sinzig félicite Kevin Frey...

De nombreux diplômés travaillent dans de petits ateliers spécialisés

dans les voitures anciennes. « La branche vit également grâce à

des entreprises individuelles », a indiquée Fredy Lienhard. Il a encouragé

les restaurateurs automobiles fraîchement diplômés à envisager

de travailler à leur compte. « Le marché des voitures anciennes et des

youngtimers est en expansion », a ajouté Olivier Maeder, le responsable

de la formation à l’UPSA. « Nous avons besoin de restaurateurs

automobiles. » De nombreux mécaniciens plus âgés qui maîtrisent les

véhicules anciens sont sur le point de prendre leur retraite. Il importe

de conserver leur savoir.

La formation et l’examen étaient donc délicats. Alors que huit participants

de l’orientation Technique automobile sur onze ont pu décrocher

leur brevet fédéral, le taux de réussite a été largement inférieur

chez les carrossiers-tôliers : huit avaient entamé la formation il y a

deux ans, trois l’ont quittée en cours de route et parmi les cinq candidats

à l’examen, seuls deux l’ont réussi. La difficulté ? Une note suffisante

dans chaque discipline a été exigée des candidats. « C’était dur »,

a expliqué Bruno Buchwalder, « j’ai manqué de temps à l’examen. Je

n’ai pas réussi à atteindre mon objectif en termes de qualité. »

La meilleure note de la formation a été attribuée à un carrossier-tôlier

: Christian Zbinden de Schwarzenburg (BE) a obtenu l’excellente

moyenne de 5,5. Dans l’orientation Technique automobile, Kevin

Frey de Rickenbach (LU) et Angelo Tenore d’Emmen (LU) ont caracolé

... et Angelo Tenore pour leur diplôme.

Les restaurateurs automobiles diplômés

Orientation Technique automobile :

Kevin Frey, Rickenbach LU

Roger von Allmen, Gwatt BE

Andreas Jäger, Balgach SO

Livio Arquint, Schwyz

Dominik Kocher, Selzach

Sandro Schäpper, Mühlehorn GL

Luca Dosch, Masein GR

Angelo Tenore, Emmen

Orientation Carrosserie-tôlerie :

Bruno Buchwalder, Wolfwil SO

Christian Zbinden, Schwarzenburg

BE

AUTOINSIDE | Juin 201955


FORMATION

Damian Schmid avant les WorldSkills

Près pour Kazan

AUTOINSIDE a observé Damian Schmid, le jeune mécatronicien d’automobiles de 19 ans, qui se prépare au

championnat du monde des métiers de Kazan. Jürg A. Stettler

Damian Schmid, sélectionné aux WorldSkills, travaille en ce moment au garage de Flavio Helfenstein situé à Hildisrieden (LU), où il peaufine ses derniers préparatifs pour Kazan.

Le championnat du monde des métiers approche. Damian Schmid (19

ans), originaire de Nesslau (SG), participera aux WorldSkills de Kazan,

en Russie, du 22 au 27 août. Le jeune mécatronicien d’automobiles fait

partie de la centaine de personnes que compte la délégation suisse

pour ce 45 e championnat du monde des métiers. Au cours des derniers

mois, il s’est préparé méticuleusement à l’événement, notamment dans

l’entreprise de Flavio Helfenstein, le champion du monde 2011, située

dans le charmant village de Hildisrieden (LU). Combien d’heures par

semaine a-t-il consacré à sa préparation ? « Difficile de quantifier », explique

le jeune technicien, tout en serrant une vis, « car chaque heure

que je passe ici est réellement du temps investi dans la préparation ».

Son coach, Flavio Helfenstein, approuve : « En fait, toute l’année précédant

les WordSkills est vouée à la préparation, 24 heures sur 24.

Le mental est tout aussi important. Si l’on se contente simplement

d’effectuer ses tâches selon les consignes, on ne va pas aussi loin que

Damian aujourd’hui. » Flavio Helfenstein sait de quoi il parle : il avait

décroché la médaille d’or à Londres il y a près de dix ans, dans la catégorie

technique automobile. Il ajoute : « Dans notre métier, on ne peut

pas simplement consacrer x heures pour atteindre un niveau précis. »

Les défis sont très complexes et englobent de nombreux aspects psychologiques.

Dans la technique automobile, il s’agit de rechercher les

erreurs, il faut avoir la personnalité qui convient.

Damian Schmid a le profil idéal pour Kazan. Il apprécie d’ailleurs

énormément la préparation avec l’ancien champion du monde. « L’avantage,

c’est que lorsque j’ai une question, il me donne une réponse qui

correspond exactement aux spécificités des WordSkills », analyse

le jeune homme de 19 ans. « Et si nous avons un peu de temps, nous

pouvons aborder le problème en profondeur. Ce ne serait pas possible

autrement. » Comment le coach estime-t-il les chances de réussite de son

protégé ? « C’est une question délicate. On ne connaît pas le niveau des

concurrents », déclare F. Helfenstein. « Je crois cependant que Damian

a toutes ses chances. Ses connaissances sont très solides, il possède

une bonne stratégie pour rechercher les erreurs. Mais c’est difficile de

savoir combien de bons mécatroniciens concourront cette année à Kazan.

Notre objectif est de nous hisser parmi les meilleurs du monde,

d’atteindre le top dix et de décrocher la meilleure place possible. »

Tels sont les objectifs ambitieux du coach, qu’en est-il de Damian

Schmid ? Le jeune homme du Toggenburg montre la médaille d’or de

Flavio, exposée dans le showroom, et déclare avec assurance : « Mon

objectif est d’accrocher ici une deuxième médaille d’or. Par contre, je

ne la mettrais pas dans ce showroom, mais chez moi ! » Pour parvenir

à ses fins, Damian a repoussé la maturité professionnelle après les

SwissSkills. Il explique posément : « Il fallait remettre à plus tard la

maturité professionnelle, sinon je n’aurais jamais pu être ici. »

Il a déjà beaucoup appris

Lors des SwissSkills de Berne, le jeune mécatronicien d’automobiles,

issu du domaine des véhicules utilitaires, avait eu du mal avec

la capote électrique d’un cabriolet, sur le poste électronique du véhicule.

Une épreuve aujourd’hui surmontée. « À l’époque, pendant

mon apprentissage chez Altherr Nutzfahrzeuge AG à Nesslau, j’étais

rarement confronté à des voitures de tourisme. Cette capote était une

nouveauté », explique Damian Schmid. « Depuis, j’ai beaucoup appris,

en matière de mesures, mais aussi de recherche d’erreurs. Je dois tou-

56

Juin 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

tefois encore beaucoup m’entraîner sur les mesures et les tâches mécaniques.

» Quels sont les grands défis qui restent à relever avant les

WorldSkills du mois d’août ? Apprendre le russe ? Le jeune technicien

répond en riant : « Heureusement, non ! Le défi majeur, c’est plutôt de

répondre aux attentes de Flavio ! » A-t-il une discipline favorite ? La

réponse fuse : « Oui, rechercher les dysfonctionnements électriques

du moteur. C’est dans ce domaine que je suis le plus sûr de moi. C’est

ce que je préfère. Travailler sur un moteur est toujours passionnant.

Et aucune voiture ne fonctionne sans lui ! » Cette année, les World-

Skills mettront l’accent sur le thème du moteur essence et hybride.

Damian devra également détecter et réparer, dans un délai imparti,

des dysfonctionnements électriques et mécaniques de motorisation,

de châssis et d’électricité de la carrosserie.

S’exercer sous la pression de la compétition

Comment Damian se prépare-t-il à affronter la pression de la compétition

à Kazan ? Flavio Helfenstein se tient-il à ses côtés avec un

chronomètre, en lui donnant dix minutes pour détecter trois erreurs ?

Avant que le jeune technicien ne réponde, son coach lance en riant :

« Ça viendra plus tard ! La pression en tant que telle ne peut être simulée

que dans une certaine mesure, car elle dépend de nombreux

facteurs extérieurs. » Flavio poursuit : « On est alors dans un autre

pays, la nourriture est différente, les gens sont différents. Tout cela est

très exigeant pour le mental. En tant qu’expert et coach de Damian, je

peux lui indiquer les aspects délicats, mais ce sera à lui de surmonter

les obstacles. » La participation de Damian Schmid aux WorldSkills

est-elle importante pour la réputation de la formation professionnelle

suisse et de la formation au sein de l’UPSA ? « Décrocher une bonne

place représente certainement un baromètre international, qui indique

où la formation suisse se situe. C’est en outre un facteur de motivation

pour les jeunes qui les incite à faire plus et à s’engager à fond dans

l’apprentissage », ajoute Flavio Helfenstein. Plus largement, il considère

le championnat du monde des métiers comme une promotion

des talents.

Des projets post-championnat

Damian Schmid a-t-il des projets à son retour de Kazan ? « Je travaillerai

pendant six mois, puis je rejoindrai le service militaire. En

septembre 2020, je souhaite aller à Bienne pour démarrer une formation

d’ingénieur automobile », ajoute le jeune homme qui sait ce qu’il

veut. Le garage de son coach abrite un banc d’essai de performances,

ainsi que des voitures et des motos destinées aux sports motorisés.

Peut-être qu’un détour par la course automobile pourrait être envisagé...

Les yeux du jeune apprenti brillent aussitôt : « C’est sûr que tous les

mécanos rêvent de sport automobile ! Pour les voitures de tourisme,

de nombreuses tâches sont dictées par les constructeurs. Tandis que

dans le sport automobile, on a davantage les mains libres. On élabore

un moteur, il faut bien connaître tout le système. Il n’y a pas de manuel

ni de dossier à consulter, c’est ce qui est passionnant. » Avec une

belle médaille autour du cou obtenue à Kazan, les bonnes portes vont

s’ouvrir, ou bien est-ce une idée reçue ? L’ancien champion du monde se

souvient : « Il est certain que mon titre m’a ouvert des portes. Mais ce

n’est pas parce qu’on est champion du monde qu’on va, du jour au lendemain,

voir toutes les portes grandes ouvertes. » Il jette un regard explicite

sur son protégé avant d’ajouter : « une participation aux World-

Skills est certainement un atout, encore faut-il savoir l’utiliser ! ». <

WorldSkills 2019 à Kazan

La délégation suisse, composée d’une centaine de

personnes, se rendra du 22 au 27 août à Kazan, au 45 e

championnat du monde des métiers. Outre les 42 participant(e)s,

43 spécialistes effectueront les 3500 kilomètres qui séparent

la Suisse de la capitale de la République russe du Tatarstan pour se rendre

aux WorldSkills. Les jeunes professionnels suisses se mesureront à 1500

participants venus de 60 pays, dans 40 métiers différents. Damian Schmid,

technicien d’automobiles, s’est préparé intensivement au cours des derniers

mois grâce à ses partenaires de formation : Renault Suisse, Toyota

Schweiz, Kia Schweiz, la STFW de Winterthour, le centre de formation de

l’UPSA de Saint-Gall, ainsi que l’UPSA Suisse et Mobilcity de Berne. Le

jeune homme de 19 ans brûle d’impatience d’aller à Kazan et de montrer

son savoir-faire.

Plus d’informations sur :

www.worldskills.org

Damian Schmid montre la médaille d’or de son coach Flavio Helfenstein, que ce dernier

avait décrochée au championnat du monde des métiers en 2011 à Londres.

AUTOINSIDE | Juin 201957


FORMATION

Cours de gestionnaire d’entreprise dans la branche automobile

Une base solide pour l’avenir

En tant que gestionnaire d’entreprise, on possède le savoir-faire idéal pour diriger une entreprise. Mais les cursus dédiés

à la branche automobile, qui présentent différents avantages pour les futurs gérants de garages, font face à une demande

étonnamment limitée. AUTOINSIDE vous explique pourquoi. Jürg A. Stettler

En tant que gestionnaire d’entreprise diplômé dans la branche automobile,

on remplit parfaitement les conditions nécessaires pour diriger

un garage, ou certains départements d’un garage, avec toutes les prestations

que cela implique. Un défi extrêmement intéressant et diversifié.

Au cours de cette formation de 2 ans, les diplômés acquièrent les outils

nécessaires pour définir les stratégies d’entreprise, gérer les finances et

le contrôle de leur garage, positionner les produits et services, analyser

les besoins en infrastructure (y compris informatique), rédiger les spécifications

internes, gérer les processus dans l’entreprise et effectuer des

revues de performance. Étonnamment, l’intérêt pour cette formation de

gestionnaire d’entreprise diplômé dans la branche automobile reste toutefois

limité. « De très nombreuses personnes participent aux soirées

d’information parce qu’elles s’intéressent à cette formation. Mais en fin

de compte, très peu d’entre elles s’inscrivent effectivement à un cours »,

concède Beat Geissbühler, responsable de la technique automobile à

l’école technique suisse de Winterthour (STFW).

Une pléthore d’offres de cours

La demande portant sur le cursus de gestionnaire d’entreprise diplômé

dans la branche automobile est faible à l’échelle suisse, et ce, dans

toutes les écoles. À l’heure où la branche automobile est en pleine mutation

et traverse un phénomène de numérisation galopante, les élèves

auraient-ils perdu tout intérêt à se hisser à la pointe du progrès ? Beat

Geissbühler rejette cette hypothèse et explique : « L’un de nos plus gros

problèmes est que la STFW n’est plus, depuis longtemps, la seule école

à proposer des cursus de gestionnaire d’entreprise. Si l’on cherche sur

Internet, on trouve une pléthore d’offres. » Pour la STFW, parvenir à se

distinguer dans cette multitude infinie n’est pas chose aisée, malgré

des efforts de communication accrus. « En outre, nombreux sont les

élèves qui optent pour une formation de gestionnaire d’entreprise non

rattachée à une branche. Et là, l’offre est encore plus variée ! » Pourquoi ?

Beat Geissbühler le devine : « Nombreux sont ceux qui se disent qu’ils

ne savent pas encore ce qu’ils feront dans cinq à dix ans et qui portent

donc de préférence leur choix sur un cours non rattaché à une branche.

Pour nous qui nous concentrons sur le secteur automobile, c’est très

regrettable, car nous avons adapté et modernisé depuis longtemps l’aspect

autrefois très technique du cursus. »

Le prix fait-il peur ?

Le prix de la formation, qui s’élève à près de 13 000 francs, peut-il faire

peur ? « Non, je ne le pense pas », répond Beat Geissbühler. « La STFW

n’est pas une école plus chère que les autres, et le prix de notre formation

continue se situe tout à fait dans la moyenne. » En revanche, il arrive

souvent que les personnes intéressées ne sachent pas ou ne prennent pas

en considération le fait que la Confédération accorde un soutien financier

substantiel à la formation continue. Si la demande est déposée après

l’obtention du brevet fédéral, 50 % des frais du cours sont remboursés

(informations à ce sujet sur www.sbfi.admin.ch). Tout aussi injustifiée

est la crainte de se retrouver sans rien en cas d’échec au brevet fédéral,

après deux ans de formation continue et près de 630 leçons : « Notre offre

comprend désormais un cours de rattrapage pour les personnes qui ne

réussissent pas du premier coup », souligne Beat Geissbühler. « Et puis

nous avons plusieurs exemples d’élèves qui ont réussi, et qui occupent à

présent des postes à responsabilités au sein de leur entreprise. »

Des expériences positives

L’un d’entre eux est Corsin Rietiker, qui a achevé le cursus de gestionnaire

d’entreprise diplômé dans la branche automobile en 2018.

58

Juin 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

Aujourd’hui propriétaire et directeur de l’entreprise Industriegarage AG

à Winterthour, il confirme : « Pour tous ceux qui obtiennent un poste

comme le mien, ou souhaitent en obtenir un, ce cursus représente une

base solide et un bon tremplin vers un avenir plein de succès. » Pourquoi

le jeune homme a-t-il opté pour une formation dans la branche automobile,

et non pour un diplôme de gestionnaire

généraliste ? « Premièrement, j’ai assuré toute

ma carrière professionnelle grâce à des cours

de la STFW », explique Corsin Rietiker. « Deuxièmement,

l’école travaille essentiellement

avec des experts qui enseignent leur matière

en s’appuyant sur des aspects concrets pour la

branche automobile, et en adoptant le point de

vue de la branche. J’ai trouvé cela très positif. »

Et d’ajouter : « J’ai effectué ma formation

Corsin Rietiker, gestionnaire

d’entreprise

diplômé.

continue tout en reprenant les rênes de mon entreprise en parallèle.

Ainsi, j’ai tout de suite pu mettre en pratique et appliquer de nombreux

éléments théoriques que j’apprenais à l’école. Ce fut très utile et passionnant.

» Pour Corsin Rietiker, l’un des grands avantages du cursus de la

STFW est qu’il lui a permis d’acquérir non seulement de vastes connaissances,

mais aussi une nouvelle manière de voir les choses. Le jeune

homme saisit à présent des enjeux économiques qu’il ne percevait pas

auparavant. « Je sais maintenant interpréter un bilan et soupeser des aspects

économiques décisifs pour la survie d’une entreprise », explique-t-il.

C’est dans les locaux modernes de l’école technique suisse de Winterthour que

sont formés les garagistes de demain.

La charge de travail de la formation est-elle lourde lorsqu’on

a un emploi à côté ? « Il ne faut certainement pas la sousestimer.

J’avais l’avantage de ne pas encore avoir de

famille et d’enfants. Il nous est arrivé de devoir

bûcher tout le week-end sur certains examens

modulaires, il y a donc une certaine pression

à prendre en compte », enchaîne Corsin Rietiker,

qui n’hésiterait toutefois pas une seconde

à recommencer cette formation aujourd’hui. <

Offres, débuts des cours et soirée d’information

Le prochain cursus de gestionnaire d’entreprise diplômé dans la branche

automobile de l’école technique suisse de Winterthour (STFW) débutera

à l’automne prochain. Les personnes intéressées par cette formation

d’un peu plus de deux ans, commençant le 21 août 2019, peuvent obtenir

des renseignements plus précis sur www.stfw.ch ou à la prochaine

soirée d’information qui se tiendra le 12 juin 2019. Le cursus de gestionnaire

d’entreprise dans la branche automobile est également proposé

par l’école professionnelle technique de Zurich (www.tbz.ch le

début des cours : le 23 août 2019), l’école professionnelle du commerce

et de l’industrie de Berne (www.gibb.ch le début des cours : le

16 août 2019) et le Centre Patronal de Paudex (www.centrepatronal.ch

la prochaine soirée d’information se tiendra le 26 juin 2019 et le début des

cours : le 5 septembre 2019).

Beat Geissbühler, responsable

de la technique automobile à

la STFW, a hâte de recevoir de

nouvelles inscriptions.

Ce qui nous anime

La moBiLité

Quand il s’agit de l’avenir

des garages, Bosch est le

bon partenaire.

boschcarservice.ch

Nous émeut, ce qui vous touche.


FORMATION

Avec l’UPSA et Yokohama au FC Chelsea

Envoyez-nous vos photos d’atelier !

Qu’il s’agisse de problèmes épineux ou de tâches ordinaires, il se passe toujours quelque chose au garage. Envoyez-nous les

clichés de votre quotidien professionnel et, avec un peu de chance, assistez en direct à un match du FC Chelsea.

sco. Les quelque 4000 entreprises affiliées à l’UPSA emploient 39 000

collaboratrices et collaborateurs. Leur quotidien, parfois frénétique

et souvent stressant, est toujours marqué par le respect mutuel, la

résolution commune des problèmes et bien sûr aussi des moments

drôles. As-tu été témoin dans ton atelier d’un événement que tu souhaiterais

partager avec tes collègues de toute la Suisse ? Il peut s’agir

d’un fait tout à fait banal ou d’un événement sortant de l’ordinaire.

Te trouvais-tu au bon endroit au bon moment, téléphone portable en

main, pour immortaliser cet instant ?

Si oui, envoie tes photos dès maintenant à l’adresse

myfuture@agvs-upsa.ch, accompagnées d’une brève description des

personnes et des circonstances. Les meilleurs clichés seront publiés

dans les médias de l’UPSA.

Nous effectuerons un tirage au sort parmi toutes les photos envoyées

d’ici fin juin 2019 et remettrons un prix exceptionnel en

collaboration avec Yokohama : 2 billets pour un match de première

ligue de la saison 2019/20 du FC Chelsea au stade Stamford Bridge,

à Londres !

Alors, prends des clichés, envoie-les et va supporter les

« Blues » en direct ! Participe ! <

Droits à l’image et droits d’auteur

En envoyant sa photo, chaque participant transmet le droit d’auteur intégral à l’Union

professionnelle suisse de l’automobile (UPSA). Il autorise l’UPSA à utiliser son nom et

son image, et lui cède expressément le droit de première publication dans ses médias ou

d’autres. Le participant accepte en particulier l’utilisation suivante de son image : téléchargement

sur les canaux des réseaux sociaux de l’UPSA et sur le site Internet www.

upsa-agvs.ch avec mention du prénom, du nom et de la localité. Le participant confirme

qu’il possède la totalité des droits sur les images envoyées. Il assure expressément que

toute personne apparaissant sur les photos a été informée avant le téléchargement de

l’ampleur de l’utilisation stipulée dans les présentes conditions de participation et l’a

acceptée de manière explicite. Le participant confirme que la photo téléchargée ne viole

pas les droits de tiers, en particulier le droit des marques, le droit d’auteur ou le droit

de la personnalité, et qu’elle ne présente aucun contenu représentant un danger pour la

jeunesse, pornographique, raciste ou incitant à la violence ni d’autres contenus illicites

ou offensants. Si le matériel photographique devait tout de même enfreindre les droits de

tiers, infligeant ainsi un préjudice à l’UPSA, cette dernière peut faire valoir des prétentions

récursoires à l’égard du participant. Si le participant apprenait ultérieurement que

la photo pourrait éventuellement enfreindre les dispositions précédentes, il en informe

l’UPSA sans délai par e-mail à l’adresse scompagno@viva.ch. L’UPSA se réserve le droit

de vérifier si les conditions de participation ont bien été respectées et, le cas échéant, de

refuser ou de supprimer l’image téléchargée sans avis préalable ni justification.

60

Juin 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

Travail personnel d’approfondissement

Une moto unique au monde

L’apprentie mécatronicienne d’automobiles Sabrina Gisler, de Spiringen (UR), possède une moto unique au monde. La jeune

femme de 19 ans a en effet converti sa Honda dans le cadre de son travail de fin d’apprentissage. André Bissegger

« Vom 08/15-Töff zum Unikat » (La moto 08/15

devient une pièce unique) : tel est le titre du

travail de fin d’apprentissage de Sabrina Gisler.

Son idée de base était simple : « Je voulais modifier

ma Honda XRF 450 Supermoto pour

qu’elle me plaise davantage. Je la trouvais trop

blanche », précise l’apprentie. L’idée lui est venue

alors qu’elle regardait par la fenêtre de sa

cuisine la moto acquise l’été précédent.

La jeune Uranaise de la vallée de Schächen

devait réaliser ce travail d’approfondissement

dans le cadre de son examen de fin d’apprentissage.

Sa formation de quatre années pour

devenir mécatronicienne d’automobiles arrivait

gentiment à terme. Durant quatre mois,

elle a bricolé sa moto pendant son temps libre.

Son entreprise formatrice, le Klausengarage

de Kilian Lagnaz à Spiringen, a mis ses locaux

et ses outils à sa disposition. « Mes collègues

m’ont parfois aidée lorsque quatre mains

valaient mieux que deux, par exemple pour

changer une roue ou démonter le réservoir. Sinon,

j’ai tout fait moi-même », souligne-t-elle.

Grâce à sa formation, les travaux mécaniques

comme le démontage du réservoir ou la peinture

des pièces se sont révélés faciles, souligne

la jeune femme de 19 ans. « Je connais ces travaux

grâce au garage. »

Sa Honda convertie est désormais à peine

reconnaissable. Tous les films sont neufs.

Quant aux jantes, elles ont été modifiées et

thermolaquées en deux couleurs. Diverses

pièces telles que le réservoir ou la béquille

brillent dans de nouvelles couleurs. En outre,

l’engin est surbaissé et dispose de rétroviseurs.

« J’ai conçu moi-même la déco avant de

la commander », explique Sabrina Gisler. « Ma

moto est donc unique au monde. »

Les travaux de conversion ne sont pas allés

sans problèmes. « Au départ, certaines pièces

ne convenaient pas, par exemple. » Mais sa

Honda est désormais splendide et elle en est

très contente. Sans doute plus important encore

: « Mes enseignants sont eux aussi satisfaits

», précise-t-elle en riant. Tous les autres

retours sont également positifs.

« Je veux rester dans le métier »

La jeune femme inscrite à l’école professionnelle

d’Altdorf entamera bientôt une nouvelle

étape de sa vie. Elle ne sait pas encore très bien

comment et où elle travaillera par la suite. « Mais

je veux rester dans le métier », affirme-t-elle.

L’apprentie mécatronicienne d’automobiles

aime surtout les travaux mécaniques qui nécessitent

aussi la participation de son cerveau,

par exemple pour démonter une boîte de vitesses

ou un embrayage.

Elle sait depuis belle lurette qu’elle n’est pas

faite pour travailler dans un bureau. Son choix

de carrière ne doit rien au hasard : « J’avais fait

un stage dans un garage et cela m’avait plu. »

Elle opta sans attendre pour une formation de

quatre ans de mécatronicienne d’automobiles.

« Je n’ai jamais regretté mon choix. Si c’était à

refaire, je rempilerais. » La formation, exigeante

sur le plan scolaire, est en outre physiquement

astreignante pendant les deux premières années.

« Mais en se donnant de la peine, ça va »,

souligne Sabrina. <

Sabrina Gisler entourée de Kilian Lagnaz (à g.) et de Beat Müller

du Klausengarage.

Avant et après : Sabrina Gisler a transformé sa

Honda en pièce unique dans le cadre de son travail

personnel d’approfondissement.

AUTOINSIDE | Juin 201961


FORMATION

Grundlagen Flottenverkauf

TIPP!

Fahrzeugflotten in Unternehmen

zu bewirtschaften,

erfordert von den Verantwortlichen

umfassende Kenntnisse und Fähigkeiten.

Lernen Sie in diesem Kurs den

Flottenmarkt und dessen Bewirtschaftungsformen

kennen !

> > 12. September 2019, Bern

Facebook, Xing, Twitter und WhatsApp

im Autoverkauf

Der Workshop zeigt neuartige Möglichkeiten

auf, wie Sie die verschiedenen Plattformen

für sich selber einsetzen können um noch

erfolgreicher zu verkaufen. Dieser Workshop

ist speziell für die Automobilbranche

konzipiert.

> > 23. September 2019, St. Gallen

> > 11. November 2019, Horw

Cours d’introduction « Orfo 2012

employé(e)s de commerce »

Information pour les personnes

responsables de la formation des

employé(e)s de commerce.

> > 24 septembre 2019, Yverdon

> > 27 septembre 2019, Yverdon

Videotraining im Autoverkauf

> > 24. September 2019, Horw

> > 12. November 2019, Winterthur

OKTOBER

Berufs- und Praxisbildnerschulung

Kaufmann/-frau EFZ (BiVo 2012)

Einführung in die Umsetzung der kaufmännischen

Grundbildung im Automobil-

Gewerbe.

> > 10. Oktober 2019, Bern

> > 15. und 22. Oktober 2019, Winterthur

NOVEMBER

Finanzielle Führung in Garagenbetrieben

Kennen Sie die Finanzzahlen in Ihrem

Unternehmen und wissen Sie, wie Sie diese

beurteilen müssen ? Dieser Kurs richtet sich

an Inhaber, Geschäftsführer und Finanzverantwortliche

von Garagenbetrieben, welche

ihre Kompetenz in Finanz- und Controlling-

Fragen auffrischen oder vertiefen wollen.

Sie lernen wichtige Finanzentscheide im

Betrieb zu beurteilen, vorzubereiten und

durchzuführen.

> > 5. November 2019, Bern

> > 6. November 2019, St. Gallen

Séminaire de gestion des occasions

Les participants apprennent comment

bien gérer leurs véhicules d’occasion.

La présentation, le processus de reprise

et la stratégie dynamique de prix en font

partie.

> > 7 novembre 2019 à Paudex

Direction financière de garages ce qu’il

faut savoir

> > 19 novembre 2019, Paudex

AGVS DIDAKTIKMODULE

Der Besuch dieser Weiterbildung ist für

alle Berufsbildner der technischen Grundbildungen

in den Betrieben, die über keinen

tertiären Abschluss verfügen, bis Ende 2020

obligatorisch.

Die Kurse sind in der Kurssprache ausgeschrieben.

Les cours sont proposés dans la langue

correspondante. D’autres cours seront proposés

ultérieurement. Mise à jour sur agvs-upsa.ch.

« Die Instrumente der BiVo 2018

kompetent einsetzen »

> > 8. Oktober 2019, Mülenen

> > 4. Dezember 2019, Horw

> > 10. Dezember 2019, Goldau

> > 12. Dezember 2019, Bern

« Lernende selektieren »

> > 4. Juni 2019, Winterthur

> > 10. September 2019, Sissach

> > 19. November 2019, Bern

> > 10. Dezember 2019 St. Gallen

> > 9. Januar 2020, Goldau

Weitere Daten und Orte jeweils online.

MODULES DIDACTIQUES DE L’UPSA

Jusqu’à fin 2020, la participation à cette

formation est obligatoire pour tous les

formateurs professionnels des formations

techniques de base en entreprise qui

ne disposent pas d’un diplôme du degré

tertiaire.

« Utiliser avec compétence les

instruments des nouvelles ordonnances

de formation »

> > 12 septembre 2019, Yverdon

« Sélectionner les personnes en

formation »

> > 26 septembre 2019, Yverdon

Diese und weitere interessante Themen

finden Sie online in der Business Academy.

Retrouvez ces thèmes, et bien d’autres,

dans la Business Academy en ligne.

agvs-upsa.ch, Rubrik :

Berufsbildung/AGVS Business Academy

6 et 7 septembre 2019

à Forum Fribourg

www.swiss-automotive-show.ch


FORMATION

UPSA Business Academy

JUNI

MwSt.-Grundkurs

> > 11. Juni 2019, Horw

> > 18. September 2019, Bern

Lehrgang DAB+

UKW wird in nächster Zeit von DAB+

abgelöst. Der Radioempfang im Auto

wird nur noch über DAB+ möglich sein.

Alle Fahrzeuge, die noch keinen DAB+-

Radio installiert haben, müssen auf DAB+

umrüsten. In Zusammenarbeit mit der

Schweizer-Radiobranche, DAB+-Experten

der SRG sowie DAB+-Fahrzeug-Spezialisten

wurde ein DAB+-Lehrgang mit AGVS

Kompetenzausweis entwickelt. Das Marktpotenzial

ist erheblich. Die Schätzungen

gehen von rund 3,5 Millionen Fahrzeugen

aus, die in absehbarer Zeit umgerüstet

werden müssen.

> > 13. Juni 2019, Horw

> > 1. Oktober 2019, St. Gallen

Occasionsmanagement

Die Teilnehmer lernen, wie sie ihre

Occasionsfahrzeuge richtig bewirtschaften.

Dazu gehören unter anderem

die Präsentation, der Eintauschprozess

und die dynamische Preisstrategie.

> > 6. Juni 2019, St. Gallen

> > 6. November 2019, Bern

MwSt.-Fortsetzungs- und Vertiefungskurs

Der Fortsetzungs- und Vertiefungskurs

MwSt. soll bei den Teilnehmenden die

korrekte Anwendung der MwSt. fördern.

Anhand von kurzen praxisbezogenen Fallbeispielen

und im Dialog mit dem Referenten

kann das Wissen vertieft werden. Voraussetzung

: Grundkurs.

> > 18. Juni 2019, Horw

> > 25. September 2019, Bern

Formation vidéo dans la vente automobile

mise en œuvre pratique et simple

Cet atelier est spécialement conçu pour

la branche automobile. L’accent est mis

sur les points suivants : les idées, la

production et l’utilisation de vidéos dans

la vente automobile.

> > 24 juin 2019 à Yverdon

JULI

Das Google Basics Training

für den Autohandel

In diesem Training erfahren Sie, wie Sie

Google MyBusiness, Google SEO und

Google SEA zielgerichtet und erfolgreich

für Ihr Autohaus einsetzen. Der Google

Basics Einsteigerkurs gibt einen Einblick

in die wichtigsten Werkzeuge und Massnahmen

für eine verbesserte Sichtbarkeit in

Google. Sie lernen, wie Sie Ihr Unternehmen

dort optimal präsentieren und mögliche

Marketingangebote wie Google Adwords

selbst steuern können.

> > 22. Juli 2019, Bern

> > 2. September 2019, Horw

AUGUST

Basisseminar für

Automobil-Verkaufsberater

Während zehn Tagen werden die jungen

oder angehenden Automobil-Verkaufsberater/innen

im Detail mit den eigentlichen

Verkaufsbelangen (Verkaufspsychologie,

Kommunikation, Verkaufsmethodik) auf ihre

tägliche Arbeit vorbereitet.

> > Start : 12. August 2019, Bern

Automobil-Verkaufsberater/in

mit eidg. Fachausweis

Verkaufsberater sind gefordert. Sie wirken

als Mobilitäts- und Finanzberater in einer

Person. Eine persönliche Weiterbildung

ist deshalb unabdingbar. Diese branchenspezifische

Weiterbildung unterstützt Sie

dabei, in der täglichen Arbeit verkaufs-,

marktorientiert und betriebswirtschaftlich

zu denken und zu handeln. Der Lehrgang

umfasst acht Module, die einzeln

abgeschlossen werden. Sind alle Module

erfolgreich bestanden, steht der Weg

offen, den eidgenössischen Fachausweis

zu erlangen.

> > Start Lehrgang : 22. August 2019 in Bern,

Dauer : drei Semester, berufsbegleitend

SEPTEMBER

Dialog das neue Mitarbeitergespräch

Für (zukünftige) Führungsverantwortliche,

die ihre Mitarbeitergespräche effizienter

und erfolgreicher gestalten wollen und

bereit sind, sich intensiv mit der wirksamen

Mitarbeiterentwicklung auseinander zu

setzen.

> > 11. September 2019, Bern

La formation continue est la route qui nous permet de

rouler vers notre avenir

L’offre de formations continues de l’UPSA est certifiée et de haute qualité. Profitez-en !

www.agvs-upsa.ch, Rubrique : Formation/UPSA Business Academy

62

Juin 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

Formation initiale et continue dans la branche

automobile : événements régionaux à venir

LEHRGANG FAHRZEUGRESTAURATOR

Fachrichtung Automobiltechnik

Informationsabende :

Donnerstag, 13. Juni 2019, 18.30 Uhr

Mittwoch, 4. September 2019, 18.30 Uhr

Ort : AGVS Ausbildungscenter Sektion

Solothurn, Gerolag Center Olten, Industriestrasse

78, Olten

Start Lehrgang : Februar 2020

> > fahrzeugrestaurator.ch

AARGAU

Automobildiagnostiker

Informationsabend :

Dienstag, 18. Juni 2019, 18 Uhr

Start Lehrgang : Mittwoch, 4. September 2019

Ort : Weiterbildungszentrum, Lenzburg

> > wbzlenzburg.ch

Betriebswirt im Automobilgewerbe

Ort : Handelsschule KV Aarau

> > hkvaarau.ch

BERN

Automobil-Verkaufsberater/in

Informationsabend :

Donnerstag, 6. Juni 2019, 18 Uhr

Start Lehrgang : August 2019

Ort : Mobilcity, Bern

> > agvs-upsa.ch

Automobildiagnostiker/in BP

Start Lehrgang : Mittwoch, 14. August 2019

Ort : GIBB

> > gibb.ch

Betriebswirt/in im Automobilgewerbe HFP

Start Lehrgang : Freitag, 16. August 2019

Ort : GIBB

> > gibb.ch

Werkstattkoordinator/in im

Automobilgewerbe

Start Lehrgang : Freitag, 16. August 2019

Ort : GIBB

> > gibb.ch

CHUR / ZIEGELBRÜCKE

Automobildiagnostiker/in

Informationsabend :

Donnerstag, 6. Juni 2019, 19 Uhr,

Berufsschulareal 1, Ziegelbrücke

Start Lehrgang : August 2020

ibW Höhere Fachschule Südostschweiz, Chur

> > ibw.ch

HORW

Automobildiagnostiker/in und

Automobil-Werkstattkoordinator

Start Vorbereitungskurs : August 2019

Ort : AGVS Ausbildungszentrum, Horw

> > agvs-zs.ch

ST. GALLEN

Automobildiagnostiker/in

Neu mit Einführungstagen

Start Lehrgang : August 2019

Ort : AGVS Ausbildungszentrum, St. Gallen

> > agvs-abz.ch

THURGAU

Automobildiagnostiker/in

Start Lehrgang : 13. August 2019

Ort : Gewerbliches Bildungszentrum,

Weinfelden

> > gbw.ch

WINTERTHUR

Informationsanlass Weiterbildungen

im Automobilgewerbe

Mittwoch, 12. Juni 2019, 19 Uhr

Montag, 21. Oktober 2019, 19 Uhr

Ort : Schweizerische Technische Fachschule

Winterthur (STFW)

> > stfw.ch/info

Kundendienstberater im Automobilgewerbe

Start Lehrgang : Januar 2020

Ort : STFW

> > stfw.ch/akb

Automobil-Verkaufsberater

Start Lehrgang : 20. August 2019

Ort : STFW

> > stfw.ch/aavb

Betriebswirt im Automobilgewerbe

Start Lehrgang : 21. August 2019

Ort : STFW

> > stfw.ch/abwa

Automobildiagnostiker

Automobil-Werkstattkoordinator

Start Lehrgang : 2./3. September 2019

Ort : STFW

> > stfw.ch/ad und stfw.ch/adwo

Moins de tracas pour

les indépendants.

Demandez

une offre:

0848 820 820

L’assurance des chefs d’entreprise de la Suva offre une protection

financière unique en son genre aux personnes exerçant une activité

lucrative indépendante en cas de maladies professionnelles

et d’accidents du travail ou durant les loisirs. Les membres de

la famille travaillant dans l’entreprise sans percevoir de salaire soumis

à l’AVS peuvent également en bénéficier. Infos complémentaires:

www.suva.ch/chefsentreprise.

SuvaRisk_Gips_187x63_f_coa_0001 1 18.01.18 10:58

64

Juin 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

ZÜRICH

Betriebswirt im Automobilgewerbe

Start Lehrgang : 23. August 2019,

berufsbegleitend, jeweils freitags

Ort : TBZ

> > tbz.ch

Automobil-Werkstattkoordinator/in BP

und mit Zertifikat AGVS

Start : 16. September 2019, berufsbegleitend

(montags ganztägig oder dienstag- und

donnerstagabends)

Ort : TBZ, Zürich

> > tbz.ch

SUISSE ROMANDE

Restaurateur automobile

Séance d’information : 18 juin 2019, 18 h 30

Lieu : Centre Patronal de Paudex

> > www.fahrzeugrestaurator.ch

Diplôme fédéral de gestionnaire

d’entreprise de la branche automobile

Prochaine session : septembre 2019

Lieu : Centre Patronal de Paudex

> > romandieformation.ch

Coordinateur d’atelier automobile

Prochaine session : septembre 2019

Lieu : Centre Patronal de Paudex

> > romandieformation.ch

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : novembre 2019

Lieu : Centre de formation UPSA, Genève

> > formation-upsa-ge.ch

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : janvier 2020

Lieu : Centre de formation UPSA-VAUD,

Yverdon-les-Bains

> > formation.upsa-vd.ch

VALAIS

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : automne 2019

Lieu : EPTM, Sion

> > formationcontinuevalais.ch

Coordinateur d’atelier automobile

Prochain session : automne 2019

Lieu : EPTM, Sion

> > formationcontinuevalais.ch

Les sections nous informent

Pour une publication dans AUTOINSIDE,

envoyez-nous vos informations sur les

événements et formations à venir

dans la branche automobile à l’adresse

myfuture@agvs-upsa.ch. Vous trouverez les

informations relatives à toutes les formations

continues sur agvs-upsa.ch/fr/

formation/formation-professionnelle-superieure

La CP MOBIL est la caisse de pensions des associations professionnelles UPSA ASTAG 2roues Suisse USIC

Pleins feux sur la branche

de la mobilité.

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AUTOINSIDE | Juin 201965


ASSOCIATION & SECTIONS

Jubilé Interview de Pierre Daniel Senn

« De pionniers, ils sont

devenus entrepreneurs »

Le vice-président Pierre Daniel Senn siège au comité central de l’UPSA depuis 25 ans. Le Neuchâtelois considère que l’association

permet d’ouvrir des portes. Il s’est entretenu avec AUTOINSIDE à propos de la mutation qui fait passer le garagiste

du statut de pionnier à celui d’entrepreneur et à propos de son engagement en faveur de l’UPSA. Jürg A.Stettler

Vous êtes maintenant au comité central de l’UPSA depuis 25 ans.

Comment vos collègues vous décriraient-ils ?

(Rires) J’espère qu’ils auraient des choses positives à dire sur moi.

Lors du petit apéritif de jubilé, Urs Wernli a dit qu’il appréciait mon

humour et notre bonne collaboration. J’ai bien sûr eu beaucoup de collègues

en 25 ans. J’ai même connu tous les présidents centraux de l’UPSA.

Ce n’est que lorsque je le raconte que je me rends compte du temps que

j’ai investi dans l’UPSA.

Avez-vous ressenti de la fatigue vis-à-vis de votre mandat ?

Non, jamais. Pour moi, l’UPSA a toujours été une porte qui s’ouvre

sur d’autres domaines. Mon père et mon grand-père étaient garagistes,

mon arrière-grand-père s’était aussi penché sur les besoins

de mobilité des gens en tant que maréchal-ferrant. Jeune homme, je

voyais le monde au travers de mes yeux. Grâce à l’UPSA, je me suis

fait une autre perspective. Cette abondance d’expériences est très

enrichissante et c’est précisément ce qui me fascine encore depuis

25 ans. Le monde autour de nous, y compris celui des garages, a en

outre été complètement bouleversé.

Quels ont été les principaux changements ?

Jusqu’en 2000, le marché était en expansion, chaque nouveau garage

qui s’ouvrait marchait bien, la demande de voitures était énorme. À

partir de 2000, le marché a été saturé et notre travail a changé du tout

au tout. En tant que garagistes, nous sommes passés de pionniers à

entrepreneurs. Une mutation complète a été engendrée par de nouvelles

technologies, de nouveaux systèmes, de nouvelles idées de management,

mais aussi par l’informatique. L’informatique était parcellaire

lorsque je suis entré à l’UPSA il y a 25 ans. Internet était à peine connu,

c’est inimaginable de nos jours.

L’activité est-elle devenue plus difficile pour les garages ces 25

dernières années ?

Elle a changé. Dans les petits garages disposant de compétences

professionnelles directes, d’un excellent mécanicien ou vendeur, ça

peut toujours parfaitement fonctionner ; comme dans les grands

garages où ils se comportent en entrepreneurs et proposent un excellent

service grâce à un contact parfait avec la clientèle et de

bons vendeurs et mécaniciens. Si votre garage se situe entre les

deux, vous aurez des difficultés actuellement. Il y a 20 ans, c’était

justement ce type de garage qui était le plus répandu. Vous deviez

décider si vous vouliez devenir plus petits et plus spécialisés ou

plus grands. Si vous avez manqué cette transition, il est trop tard.

Pierre Daniel Senn s’engage pour défendre les intérêts des garagistes depuis 25 ans déjà.

À quelles spécialisations pensez-vous ?

Il existe diverses possibilités, parfois très originales. Je connais par

exemple un confrère qui s’est spécialisé dans le démontage de l’électronique

d’anciennes voitures d’export destinées à l’Afrique. Il y a aussi de

nouveaux modèles commerciaux dans les voitures anciennes grâce à la

législation suisse très libérale. Toute une branche de garages qui restaurent

et réparent des voitures anciennes est née. Au milieu, il y a déjà

des Youngtimers qui nécessitent aussi des spécialistes. Le marché de

l’occasion et les prestations de services recèlent diverses opportunités

pour des garagistes futés, selon moi.

Qu’est-ce qui a changé à l’UPSA et au comité central en 25 ans ?

(Rires) Il y a eu trois présidents ! Leurs styles étaient différents et

chacun a fait avancer l’association d’une autre manière.

Et en faisant abstraction de cela ?

Il y a 25 ans, nous étions un club de garagistes qui se réunissaient.

Nous pensions tous que nous étions des pionniers, notre modèle commercial

était connu et était vivant. Puis, la transition est arrivée. Nous

étions devenus des entrepreneurs et le comité central devait alors se

composer de spécialistes et d’experts pour les différentes questions qui

préoccupaient notre branche. En tant qu’avocat, je me suis fréquem-

66

Juin 2019 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

ment penché sur des problèmes juridiques et sur des questions d’organisation

et de finance. Et depuis environ dix ans, ce sont les questions

politiques. Je représente notre branche à l’Union suisse des arts et métiers

(usam), l’organisation faîtière des PME suisses. L’UPSA y siège et

peut donc négocier avec des décideurs politiques à un tout autre niveau

grâce à un poids démultiplié.

Les relations avec les politiciens sont-elles tendues ?

Tout dépend du conseiller fédéral. Moritz Leuenberger n’avait

qu’une idée en tête, le tunnel de base du Saint-Gotthard pour les

trains. Il ne s’intéressait pas à la voiture et la collaboration avec lui

était difficile. Puis est arrivée Doris Leuthard. Avec elle, nous avons

eu des résultats et avons pu mettre en œuvre le fonds d’infrastructures

routières et le deuxième tube du Saint-Gotthard. La collaboration

s’est améliorée. Je ne sais pas encore comment la collaboration

avec Simonetta Sommaruga va se dérouler.

conditions au cœur de la relation entre l’État, les fournisseurs (tels que

banques, assureurs ou importateurs), les collaborateurs et les clients.

Y a-t-il des projets que vous souhaitez encore lancer à l’UPSA ?

La bureaucratie s’est énormément développée et continue de le faire.

Nous devons améliorer davantage la position des garagistes. De plus,

la Suisse est souvent perçue comme un élément d’un marché bien plus

grand et non pas comme un pays autonome. Cela complique la tâche

de l’UPSA qui consiste à mettre en place de bonnes conditions et de

bonnes relations. Nous avons en outre un immense potentiel dans la

formation et dans le choix de carrière. Nous avons besoin de jeunes apprentis

motivés et qui aiment notre métier. Nous devons montrer à quel

point notre branche est variée et mettre en lumière les opportunités de

progression qu’elle recèle. Il est dommage que peu de filles considèrent

la branche automobile comme une option viable pour leur carrière. Je

n’ai pas encore trouvé de réponse à ce point… <

Y a-t-il des premières tendances ?

Elle se dirigera vers des plafonds de CO 2

plus bas. Nous devons lui

faire comprendre qu’il faut que le client puisse avoir le libre arbitre

et que ce n’est pas au garagiste de le convaincre d’acheter une voiture

essence, diesel, électrique, hybride ou au gaz. J’estime que le biogaz est

l’alternative la plus intéressante actuellement. Le biogaz est entièrement

renouvelable et ne produit pas de CO 2

. C’est une technologie d’actualité

qui fonctionne et la production de biogaz constituerait même une nouvelle

source de revenus pour les agriculteurs suisses.

Quel a été le principal acquis pendant votre activité associative ?

La formation de restaurateur automobile sanctionnée par un diplôme

fédéral a été un projet que j’ai mis sur les rails. À l’UPSA, tout se

fait en équipe. Il n’y a pas de performances individuelles. C’est aussi le

cas à l’usam. Je suis aussi satisfait des études que nous avons confiées à

BAK. Ces prédictions, statistiques et reflets de la branche sont d’importants

outils décisionnels pour les garagistes. Car il reste le seul responsable

de son entreprise. À l’UPSA, nous souhaitons sans cesse renforcer

la position des garagistes en tant qu’entrepreneurs indépendants. Et

nous voulons veiller à ce qu’ils continuent de bénéficier des meilleures

La vie de Pierre Daniel Senn (56 ans)…

Votre première voiture était…

…probablement une VW Polo. Elle était dans un piteux état, invendable.

Avec son petit moteur de 0,9 litre, elle n’était pas assez puissante pour

monter dans le quartier du haut de Neuchâtel. Je me souviens mieux de

la manière dont j’ai appris à conduire et à me garer. Pour une exposition

de mon père, je devais garer 40 à 50 voitures et les placer sur une belle

rangée peu après mon examen de conduite. Cela m’a beaucoup appris !

Quelle est la voiture de vos rêves ?

J’apprécie les belles voitures et leur technologie mûre, mais je n’ai

pas de voiture de rêve en particulier.

Avez-vous un itinéraire de rêve que vous aimez parcourir ?

En été, c’est très agréable de sillonner le Jura en décapotable, de

profiter de la beauté de la nature avant de manger un plateau de saucisses

et de fromage dans une maison d’hôte simple. Je le fais bien trop

rarement.

En cas de panne, seriez-vous capable de changer une

roue ou de réparer quelque chose ?

(Rires) Pas du tout ! J’appelle le garage ou la dépanneuse ! Mon père

était ingénieur automobile. Un jour, il a montré une astuce à ma femme,

alors que sa VW Golf II ne démarrait plus. Elle a pu impressionner ultérieurement

ses collègues lorsqu’ils avaient le même problème. Ce que

ma femme a réussi à faire en quelques manipulations reste une affaire

très abstraite pour moi.

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1964

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dans le showroom de son entreprise à Neuchâtel.

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AUTOINSIDE | Juin 201967


ASSOCIATION & SECTIONS

Jubilé

« L’UPSA s’est ouverte »

CEA, tuttobene ou Quality1 : René Degen siège au comité central de l’UPSA depuis 20 ans et a participé directement à de

nombreux services destinés aux garagistes. À l’occasion du jubilé, le propriétaire du garage Gorenmatt à Binningen (BL)

retrace cette période. André Bissegger

Tout début est difficile. Cela valait aussi pour

René Degen, bientôt âgé de 63 ans, lorsqu’il

avait été élu au comité central. « Se familiariser

avec le travail associatif et mettre en place

le réseau correspondant n’ont pas été des

tâches faciles, mais j’avais donné le change

et mis les gaz. » Il avait pu profiter en fin de

compte de cette persévérance : « Je prenais de

plus en plus de plaisir à m’acquitter de ma

mission et j’ai beaucoup appris, par exemple

MIDLAND.CH

en politique, mais aussi des choses qui me

sont utiles pour gérer mon entreprise. » C’est

l’une des raisons pour lesquelles il continue

de siéger au comité central (CC).

Les rencontres avec ses collègues du comité

en sont une autre. « Je suis toujours motivé

lorsque je ressors d’une réunion », affirme-t-il.

Il peut également encourager les membres de

la section UPSA des deux Bâle et en tirer du

plaisir pour son quotidien au travail.

Lorsque le passionné de plaisance a besoin

d’un élan de motivation supplémentaire,

il se retire dans sa « chambre de navigation »

dans son garage. La pièce confortable est remplie

de photos de bateaux, de coupures de

journaux et de modèles de bateaux à voiles.

Son bateau à voiles sur le lac de Thoune et sa

famille, sont d’autres points d’ancrage qui lui

permettent de recharger ses batteries et de retrouver

de la motivation. « Ce n’est que grâce au

soutien de ma famille et à des collaborateurs

fantastiques tels que Michel Froehlich, le chef

de l’atelier, que je peux trouver du temps libre

pour le travail associatif. »

L’ancien enseignant en école professionnelle

puise aussi ses forces dans la formation

de ses apprentis. « Cela me plaît et les jeunes

vous le rendent bien », souligne-t-il. « Je ne

peux qu’encourager mes collègues à former

eux-mêmes des apprentis. » Son entreprise

en emploie actuellement trois, un mécanicien

en maintenance d’automobiles et deux assistants

en maintenance d’automobiles. M. Degen

a formé environ 40 jeunes en tout.

Une importante relation avec la

centrale

Il est arrivé au CC « comme la vierge

à l’enfant », indique M. Degen, qui a passé

toute sa carrière dans l’automobile. Pendant

longtemps, il ne connaissait pas vraiment

l’UPSA. « Ce n’est qu’à l’âge de 27 ans, lorsque

je suis devenu expert aux examens, que j’ai

entendu parler de l’UPSA. » Le hasard fait

68

Juin 2019 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

bien les choses lorsque la section des deux Bâle recherche un nouveau

représentant pour Berne : Daniel Riedo, son professeur, mentor et accompagnateur

à l’école professionnelle à l’époque, propose son nom

pour le mandat au comité central. « Notre section voulait de nouveau

avoir quelqu’un au CC. La relation avec la centrale est en effet très

importante. » M. Degen avait été élu au comité de la section, puis au

comité central en juin 1999.

Il y présidait la commission « Service, technique, environnement

» (CSTE). « J’ai ajouté < environnement > au nom. Il y a dix ans,

j’avais prédit que cela deviendrait un sujet brûlant », affirme-t-il non

sans fierté. M. Degen est un visionnaire. C’est à ce titre qu’il a participé

au développement de nombreux services au sein de la commission :

le CEA, tuttobene ou la garantie UPSA by Quality1 AG, sont autant de

jalons pour l’UPSA. « Notre commission est efficace, nous jouissons

d’une excellente collégialité et nous avons sans cesse de nouvelles

idées. » Les membres de la commission sont soutenus par les conseillers

clientèle de l’UPSA qui les informent des préoccupations des garagistes

et qui leur fournissent des retours, d’ailleurs largement positifs,

notamment parce que la commission se montre critique lorsque des

propositions de nouveaux services se manifestent. « Nous sommes

solides, car nous sommes des bêtes de somme et car nous savons ce

qui est nécessaire », déclare-t-il. « Il nous arrive aussi de rejeter une

proposition si elle ne nous séduit pas. »

La commission planche actuellement sur des services tels que la

numérisation, à laquelle les membres devraient être davantage sensibilisés.

« Voici un exemple de question à laquelle nous devons répondre

: que devront faire les garagistes lorsque de plus en plus de

voitures électriques déferleront sur le marché ? », indique-t-il. « Cela

arrivera vite. Nous devons être prêts pour cette mutation et nous familiariser

avec la situation. » M. Degen sait de quoi il parle. En tant

que concessionnaire Nissan, il est représenté depuis longtemps sur le

marché des véhicules électriques avec la Leaf.

Plus proche des garagistes et des clients

Beaucoup de choses ont changé à la commission, mais aussi à l’UP-

SA, ces 20 dernières années. « L’association s’est ouverte et modernisée

», affirme M. Degen, qui ne ressent encore aucune fatigue vis-à-vis

de son mandat. « Les milieux politiques tiennent compte de l’avis de

l’UPSA. » Elle est aussi plus proche des garagistes et des clients. « Bien

qu’elle ne fasse l’objet d’aucune publicité, les clients prennent les garagistes

UPSA plus au sérieux. Pour les clients, l’UPSA est garante de

l’honnêteté et de la qualité du travail. »

Il ne discerne aucun problème pour l’UPSA, bien au contraire.

« L’association revêt une grande importance, aussi bien pour la formation

professionnelle que pour ses membres », affirme-t-il avec conviction.

« Plus les choses deviennent difficiles, plus nous resserrons les

rangs. » Le recrutement réussi de nouveaux membres en témoigne.

Pour lui, une chose est claire : « L’association répond à un besoin. » <

Plus d’informations sur :

gorenmatt.ch

René Degen avec son équipe du garage Gorenmatt de Binningen.

AUTOINSIDE | Juin 201969


ASSOCIATION & SECTIONS

Les écoliers ont pu tester leurs connaissances

au stand de l’UPSA.

Swatch Rocket Air

Des cascades à couper le

souffle et des écoliers curieux

Le Swatch Rocket Air s’est tenu cette année pour la dixième fois les 3 et 4 mai à la patinoire de Grabengut, à Thoune.

Les meilleurs athlètes de la scène du VTT freestyle se sont mesurés pour la gloire, les honneurs et le prix, réalisant des

cascades à couper le souffle dans la patinoire où le spectacle se déroulait à guichets fermés. Arjeta Berisha, UPSA

Avec son stand, la section bernoise de l’UPSA

était elle aussi présente à cet événement de

premier ordre. Le vendredi après-midi, des

écolières et écoliers accompagnés de leurs enseignants

ont assisté au spectacle sur les pistes

et ont pu mettre à l’épreuve leurs connaissances

et leur habileté pour les métiers automobiles.

Ils ont d’abord dû former des groupes et trouver

un nom adapté pour chacun d’eux. Cette tâche

représentait le premier défi de la journée pour

certains écoliers, surtout pour ceux qui devaient

écrire et faire preuve d’aptitudes grammaticales.

Deux groupes se sont affrontés. Les élèves

ont été chargés de résoudre le puzzle géant

« Les métiers de l’automobile ont de l’avenir »

lors d’une épreuve contre la montre. Certains

d’entre eux semblaient déjà bien connaître

le logo et sont venus à bout du puzzle en

quelques minutes à peine.

Quiz interactif

Quel est le rôle d’un régulateur de vitesse

dans une voiture ? Ah oui, il maintient la vitesse

constante. Pour le deuxième exercice, les élèves

ont pu tester leurs connaissances lors d’un quiz

interactif. En groupe, ils ont répondu à des questions

sur Thoune, sur la théorie des couleurs et

sur des sujets liés à l’automobile. L’équipe de

l’UPSA a été agréablement surprise par la capacité

des jeunes à répondre aux questions.

Le défi suivant faisait appel à la force et

à la condition physique. Les équipes se sont

affrontées lors d’une course sur circuit Carrera.

Les écoliers devaient recourir à leurs muscles

pour faire avancer les voitures de course, qui

ne se déplaçaient qu’en fonction de leur ardeur

à pédaler. L’exercice était à la fois difficile et

amusant.

Bien estimer les poids

À la dernière station, les équipes ont dû déterminer

le poids d’un démarreur, d’un turbo,

d’une jante en aluminium, d’un alternateur et

d’un roulement de roue de camion. Cet exercice

s’est révélé ardu, les estimations accusant

de fortes disparités.

L’après-midi, dès le début de la vente de

billets, les élèves âgés de 12 à 15 ans ont pu se

mesurer les uns aux autres au stand de l’UPSA

lors d’un quiz Kahoot. metiersauto.ch a remis

au gagnant un billet ardemment convoité pour

le Rocket Air. Le personnel du stand était

complété par des apprentis issus d’entreprises

UPSA de la région. <

70

Juin 2019 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

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ASSOCIATION & SECTIONS

Evelyne Binsack a enthousiasmé les garagistes

> AG de la section Argovie de l’UPSA à Meisterschwanden

crc. Suite aux transactions ordinaires de la 93 e AG, les membres et

les invités de la section UPSA Argovie se sont inspirés du parcours

de la sportive de l’extrême Evelyne Binsack.

Plus de 130 personnes ont participé à l’AG le jeudi 9 mai au Seehotel

Delphin à Meisterschwanden Dans sa rétrospective de l’année,

Martin Sollberger, le président de la section UPSA Argovie, a évoqué

les hauts et les bas qu’ont connus les garagistes alors qu’ils voulaient

atteindre les chiffres de vente imposés par les importateurs : « Ceux

qui atteignent les objectifs se réjouissent comme Evelyne Binsack

lorsqu’elle est venue à bout d’un sommet de 8000 mètres. »

D’après M. Sollberger, « le nombre de voitures vendues l’année

dernière était légèrement en deçà des attentes, mais il ne fallait pas

s’attendre à de meilleurs résultats, compte tenu de la conjoncture. »

La tendance menant à une part de marché plus élevée des véhicules

électriques a été moins perceptible que prévu en 2018. Le président

a indiqué que plus de voitures équipées d’une propulsion alternative,

véhicules électriques inclus, ont été vendues que jamais auparavant :

« Les constructeurs, les importateurs et les garagistes qui ne se sont

pas encore préparés à ces évolutions doivent agir. Si la météo évolue,

un alpiniste doit aussi changer de comportement pour qu’il puisse

arriver à bon port. »

André Hoffmann, le responsable de la formation, a informé l’assistance

de cette thématique : « Nous formons 653 apprentis au centre

CI de Lenzburg. Il s’agit d’une mission centrale de notre association,

ces jeunes étant vos collaborateurs de demain. » Les comptes 2018

et le budget 2019 ont été présentés par Thomas Kaiser, le secrétaire,

et approuvés à l’unanimité par les membres.

Élections : la continuité au comité

Le président de séance Walter Hasler a dirigé les élections. L’assemblée

a confirmé la totalité du comité : Martin Sollberger (président), Hansueli

Bächli (vice-président), André Hoffmann (responsable de la formation),

Jörg Geissmann (membre), Marco Emmenegger (membre), André

Tinner (membre), Heinz Frei (membre) et Toni Mancino (membre).

Incursions passionnantes avec Evelyne Binsack

Pendant son exposé de motivation, Evelyne Binsack a abordé la

joie, la liberté et la responsabilité en tant que sportive de l’extrême

et entrepreneuse. Elle a raconté ses expériences lors de ses expéditions

à deux endroits de premier plan sur la planète : au point le plus

Toni Mancino, André Tinner, Heinz Frei, Jörg Geissmann, Marco Emmenegger,

Martin Sollberger, André Hoffmann et Thomas Kaiser (de g. à dr.) ont pris la pose

avec la sportive de l’extrême Evelyne Binsack.

haut sur terre, le sommet du Mont Everest, et pendant les 105 jours

d’expédition qui l’ont menée au Pôle Nord, le point le plus septentrional.

Madame Binsack a expliqué à l’assistance à quel point il importe

d’identifier les dangers : « Même si le but est proche, il faut parfois

battre en retraite le cœur lourd. Il va de soi qu’il s’agit alors d’une

décision difficile, mais nécessaire pour garantir sa propre survie. »

La soirée s’est terminée par une croisière, agrémentée d’un apéritif

sur le lac de Hallwil et par un succulent dîner au Seehotel Delphin,

au cours duquel les impressions de l’exposé d’Evelyne Binsack et les

changements au sein de la branche automobile ont été débattus. <

Honneurs

Les entreprises suivantes ont été honorées pour leur adhésion de

longue date :

25 ans :

Schoren-Garage, Schafisheim

Südwestgarage Lenzburg AG, Lenzburg

Caprez-Motorsport, Bremgarten (AG)

Garage Hagenbuch AG, Oberlunkhofen

Garage K. Trottmann, Rudolfstetten

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8604 Volketswil

40 ans :

Mercedes-Benz Automobil AG, Aarau Rohr

50 ans :

Epper Zofingen, Zofingen

Garage Küng AG, Gebenstorf

Garage Matter AG, Neuenhof

Hube Automobile AG, Mellingen

75 ans :

Garage Hess AG, Ennetbaden

Autocenter Baschnagel AG, Wettingen

Autohaus AG Sarmenstorf, Sarmenstorf

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Juin 2019 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

Une section bien-portante, pas seulement dans la formation

> 26 e assemblée des membres de la section UPSA Oberland bernois

bsi. Lors de l’assemblée générale de la

sous-section Oberland bernois de l’union

professionnelle bernoise de l’automobile, qui

s’est tenue pour la première fois au restaurant

d’excursion « Chemihütte » à Aeschiried,

le président Martin Wildhaber a pu faire la

rétrospective d’une année riche en succès

pour la branche. Dans son rapport annuel, il

a rappelé aux nombreux membres et invités

que, selon l’étude automobile de Tamedia,

70 % des automobilistes se font conseiller

en priorité par des garagistes avant l’achat

d’un nouveau véhicule et que 95 % d’entre

eux achètent ensuite leur voiture auprès de

ces mêmes garagistes. La conclusion du président

de la section : nous autres garagistes

faisons de l’excellent travail. Nous pouvons

être fiers de nous-mêmes, de nos collaborateurs

et de nos clients.

Présents à l’assemblée générale : les gestionnaires d’entreprise de la branche automobile, diagnosticiens d’automobiles

et coordinateurs d’atelier automobile fraîchement diplômés ainsi que les participants aux SwissSkills,

encadrés par le président Martin Wildhaber (à g.) et Urs Dubach (à d.).

Résolution sans heurt des points à

l’ordre du jour

La section de l’Oberland bernois se porte

comme un charme à tous les égards, et cela

se reflète notamment dans le fait que toutes

les affaires relatives aux statuts ont pu être

traitées, comme d’ordinaire, en un temps record.

Comme il n’y a pas eu de démissions, le

président et le reste du comité ont été réélus

pour un nouveau mandat sous les acclamations

des membres.

En l’absence de Stefan Gasser, responsable

de la commission de la formation professionnelle,

Urs Dubach, responsable du centre de

formation de Mülenen, a félicité onze jeunes

professionnels pour la réussite de leur formation

continue et leur a offert un cadeau (voir

encadré). Il par ailleurs souligné avec fierté que

trois des quatre candidats bernois ayant participé

aux SwissSkills dans le domaine « mécatronicien(ne)

d’automobiles CFC » ont été formés

dans la section UPSA Oberland bernois. Sina

Bolognesi, seule femme parmi les quinze participants

aux SwissSkills, Benjamin Goerler et

Luca Lüthi ont aussi reçu un présent.

Christof Müller s’est lui aussi vu remettre

un cadeau pour ses quinze années d’activité au

poste d’instructeur dans le CF Mülenen. <

Diplômés

Ils ont terminé avec succès leur formation

continue de…

Gestionnaire d’entreprise de la branche

automobile :

Nicolas Hauswirth, Thomas Kaufmann et

Marco Peverelli

Diagnosticien d’automobiles :

Marco Gurtner, Daniel Hofer, Tomislav

Patjak, Reto Thierstein et Dennis Wolf

Coordinateur d’atelier automobile :

Stefan Schmid et Manuel Wenger


PRODUITS & PRESTATIONS

Salon professionnel : Carbesa à Moudon

« La relation avec la clientèle

par excellence »

La société Carbesa, fournisseur leader de produits consommables de marque destinés au secteur de la carrosserie, a présenté ses

produits, ses nouveautés et les dernières tendances des marques lors d’un salon professionnel organisé à Moudon. Carbesa ciblait

en priorité ses clients de Suisse romande ainsi que les membres de la Fédération des Carrossiers Romands (FCR). Bruno Sinzig

Avec l’accroche « Rendez-nous visite, ça en

vaut la peine ! », Carbesa a invité les spécialistes

de la carrosserie de Suisse romande à

découvrir (ou redécouvrir) sa large gamme,

dans une ambiance conviviale. Les locaux du

Prochain salon professionnel :

Winterthour

Un autre salon professionnel se tiendra

le 8 novembre 2019 (de 16 h 00 à 21 h 30)

à l’École technique suisse de Winterthour

(STFW). Une date à noter dans son agenda.

Les inscriptions sont ouvertes sur www.

carbesa.ch/fr/foiredesprofessionnels.

Centre de formation des carrossiers vaudois

offraient aux responsables de Carbesa, une

entreprise de Glas Trösch SA, les conditions

idéales pour cet événement. Outre les produits

de la société sœur Trösch Autoglas, le

salon mettait en vedette les machines, appareils,

outils, techniques de soudure, systèmes

de réparation, systèmes de peinture, cabines

de peinture et de séchage, ainsi qu’une multitude

de consommables et de petits matériels.

Plus que des fournisseurs

De nombreux partenaires de Carbesa (Matthias

Dufaux, directeur adjoint, insiste sur le

fait qu’il s’agit de partenaires et pas seulement

de fournisseurs) étaient ravis que leurs propres

spécialistes présentent leurs produits.

Dans un contexte d’évolution permanente

des techniques de réparation, outre les biens

d’équipement et les consommables déjà connus,

quelques nouveautés ont pu être dévoilées.

Côté contact avec la clientèle, aussi indispensable

que précieux, le public professionnel

a été accueilli à la perfection par les

spécialistes de Carbesa. En guise d’incitation

supplémentaire, toute vente conclue bénéficiait

d’une réduction salon.

Les responsables de Carbesa sont très

engagés dans le domaine de la formation,

comme l’a prouvé la présentation de travaux

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74

Juin 2019 | AUTOINSIDE


PRODUITS & PRESTATIONS

Réparer au lieu de monter de nouvelles pièces : démonstration sur le stand Carbesa.

Concentration maximale pour Aurélie Fawer.

réalisés par des apprentis. Le public pouvait

en outre observer directement les démonstrations

de jeunes en formation.

Aurélie Fawer, de Chavannes-le-Chêne, a

également fait sensation. La jeune peintre

en carrosserie, qui a effectué son apprentissage

à la Carrosserie Baudat d’Yvonand,

gagnante au championnat régional de Romandie,

a également décroché la première

place au championnat suisse des peintres en

carrosserie, qui s’est déroulé à Langenthal.

Fin août, la jeune championne représentera

la Suisse à Kazan, en Russie, dans la catégorie

« Car Painting ». Elle a donné un aperçu

de son savoir-faire à Moudon en utilisant les

peintures du fabricant DeBeer, distribuées

par Carbesa. Grâce à la haute qualité des

peintures et des outils utilisés, ainsi qu’à

l’habileté de la championne, chacun a pu

admirer le résultat.

Réseautage et restauration

L’un des objectifs du salon visait à ce que

tous les participants puissent nouer de nouveaux

contacts ou resserrer les liens existants,

au cours de discussions passionnantes et autour

d’une bonne table. <

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AUTOINSIDE | Juin 201975


GARAGES

André Koch SA

andrekoch.ch

> Sus au manque de main-d’œuvre qualifiée !

pd. Ce n’est un secret pour

Le but de cette action était

personne : les entreprises de de récompenser de bons collaborateurs

carrosserie et de peinture

pour leur investisse-

manquent de plus en plus de ment et de renforcer leur loyauté

main-d’œuvre qualifiée. Le

vis-à-vis de l’entreprise. Les

nombre de postulants diminue, réactions ont été favorables.

le personnel bien formé rejoignant

Laura Sitte, de l’entreprise Ebert

souvent l’industrie dans à Bebra, spécialisée dans la

les régions économiquement peinture sur véhicules, a indiqué

fortes. Fidéliser son personnel qu’il s’agissait de la première

s’avère par conséquent de plus fois qu’elle remportait un prix,

en plus crucial. Conscient de ce et à plus forte raison encore une

problème, Standox a lancé, en voiture. La jeune femme utilise

collaboration avec l’Innovation ce modèle cinq portes surtout à

Group, une action de promotion des fins privées : « J’ai déjà reçu

de la relève dans les entreprises de nombreux compliments de

de carrosserie et de peinture. ma famille et de mes amis pour

Dans le cadre de la soirée de cette petite citadine », rapportet-elle

gala du « Autohaus-Schadenforum

fièrement.

», 20 jeunes professionnels Cette action de promotion de

ont chacun reçu un véhicule la relève dans les entreprises

électro-hybride de Toyota pour de carrosserie et de peinture

un an, tous frais payés. Ils ne n’est, du reste, pas la seule mesure

devront s’occuper que de la

que Standox a prise pour

recharge.

fidéliser son personnel. Son programme

« Next Generation », qui

existe depuis plusieurs années

déjà, s’est emparé du thème

de la transmission des entreprises

et prépare activement

de potentiels successeurs à

reprendre la main. La quatrième

saison du programme débutera

à l’été 2019. De plus amples

informations sur « Next Generation

» sont consultables dans le

Service-Center de Repanet sur

repanet.de. <

Laura Sitte, de l’entreprise Georg Ebert KG Fachbetrieb Fahrzeuglackierung, à Bebra,

est fière de sa petite citadine.

Audatex Suisse Sàrl

audatex.ch

> La saisie numérique apporte des avantages dans toute la gestion des sinistres

Pd. Que le client annonce le sinistre

auprès de son assurance

ou de son garage de confiance,

la première saisie du sinistre se

fait par voie numérique. Audatex

propose à cet effet un portefeuille

de produits pouvant être

utilisés par les clients finaux, les

garages ou les assurances. Pour

augmenter son acceptation par

les clients finaux, la saisie des

sinistres s’effectue sans devoir

installer une application sur leur

smartphone : un SMS avec un

hyperlien suffit.

Tous les produits s’appuient

sur une structure de données

homogène, peuvent être agrémentés

de photos, de questions

sur les dégâts ou d’informations

manuelles, et permettent d’établir

une estimation du sinistre.

Lorsque les données sont

disponibles sous une forme

numérique, l’assurance, comme

le garage, peut les transmettre

à l’entreprise de carrosserie

mandatée. Là, les informations

peuvent être affinées avec le

logiciel de saisie des sinistres. À

la fin, on dispose des moyens et

des méthodes de réparation et

du panier de marchandises pour

les pièces de rechange.

L’outil de gestion des

sinistres d’Audatex, Qapter, est

relié à Global InPart, une plateforme

de commande unique en

son genre pour les carrossiers.

À l’issue du calcul des dommages,

les données sont

transférées vers la

plate-forme, le système

sélectionne

de manière

réglementée le

fournisseur adéquat

et présente

la disponibilité

des pièces et le

prix. Tout cela en temps réel. La

commande peut être passée au

moyen d’un clic de souris.

Lorsqu’un garagiste souhaite

commander les pièces lui-même

(ce qui est compréhensible) afin

de pouvoir mieux négocier leur

prix avec l’importateur, doit-il

saisir ces pièces lui-même ?

Inutile, répond Autodatex ! Le

carrossier passe sa commande

sur mandat du garage, qui

profite lui aussi des recettes de

la vente. Et ceci, en n’ayant rien

à faire.

La numérisation de la

gestion des sinistres apporte

des avantages considérables

à presque toutes les étapes du

processus. <

76

Juin 2019 | AUTOINSIDE


GARAGES

Motiondata Vector Schweiz GmbH

motiondata-vector.ch

> Le DMS Motiondata, bien plus qu’un simple logiciel !

pd. Le système de gestion

des documents (DMS) Motiondata

est une solution logicielle

complète proposant, de surcroît,

des produits de pointe compatibles.

Motiondata, un DMS du

groupe Motiondata Vector, offre

aux clients de la branche des

garages une solution logicielle

efficace et économiquement

avantageuse, qui facilite le travail

quotidien et le workflow des

garages. Doté de nombreuses

interfaces et de nouvelles fonctionnalités,

ce DMS s’adapte de

façon simple et individuelle aux

besoins de chaque garage.

Les applications sont l’avenir

de tout garage moderne : elles

permettent d’augmenter l’efficacité

dans de nombreux processus

de travail et favorisent, en

outre, un service à la clientèle

innovant. Leur utilisation conviviale,

possible en tout temps, en

tout lieu et sur tous les appareils,

par exemple un smartphone

ou une tablette, fait qu’elles

complètent à merveille le DMS

Motiondata.

Avec le portefeuille web

de Motiondata, les garagistes

ont la certitude qu’ils utilisent

des produits à la pointe de la

technique : le « Sales Manager »,

avec son utilisation intuitive et

ses masques modernes, suscite

l’enthousiasme des utilisateurs

et constitue un soutien dans

tous les processus de vente

et de marketing importants.

Avec le module de gestion des

véhicules, on possède toujours

une vue d’ensemble de ses

véhicules. Cette solution permet

d’établir des offres et des

contrats de vente, de gérer des

données de base ou son propre

système de prix. Le module de

course d’essai permet d’organiser

très simplement des essais

sur route et d’établir tous les

contrats et documents nécessaires

pour cela.

Avec ces applications, les garagistes

atteignent leurs clients

là où ils se trouvent la plupart du

temps : sur leur smartphone !

L’application photo permet

d’enregistrer en trois simples

étapes toutes les photos dans

le fichier client ou le

mandat. L’application

mobile (dont la

commercialisation

est prévue dès le second

semestre 2019)

constituera un autre

atout de cet univers.

Grâce à son utilisation

possible 24 h/24

et 7 j/7, la fidélisation

de la clientèle,

les volumes de travail

et les ventes pourront être

optimisés. L’offre de véhicules

au grand complet sera visible

dans une application, et les

garagistes pourront consulter à

leur guise toutes les données et

les documents relatifs aux véhicules.

La communication avec le

client est modernisée grâce aux

news, au chat et aux outils de

messagerie. <

Mewa Service AG

mewa.ch

> Lavettes à louer : douces à robustes

pd. L’idée d’avoir « toujours la nombreuses petites et moyennes

lavette qu’il faut à portée de entreprises artisanales et industrielles.

main » est particulièrement

C’est une lavette polyva-

judicieuse dans le contexte de lente, parfaite pour tous les cas

la production industrielle. Cette de figure, car elle est robuste et

idée, tout comme le souhait des résistante. Elle permet de nettoyer

clients de ne pas devoir acheter huiles, graisses, peintures, solvants

de produits jetables, ont poussé

et même copeaux, soit à peu

un entrepreneur astucieux à développer,

près tout ce qui doit être nettoyé

il y a 111 ans déjà, une au sein d’un atelier. Mewatex Plus

lavette industrielle réutilisable. est une « solution forte pour les

Aujourd’hui comme hier, questions sensibles »: cette lavette

Mewa propose une lavette est idéale lorsqu’il s’agit de nettoyer

sophistiquée en quatre qualités

des salissures tenaces sur

textiles différentes, adaptées des surfaces délicates, notamment

aux besoins spécifiques des dans le secteur de l’imprimerie

différentes branches. La lavette ou de la mécanique de précision.

Mewatex fait partie de l’équipement

Le modèle Mewa Protex, qui

incontournable de

satisfait aux exigences les

plus

élevées, s’avère judicieux pour

nettoyer et polir les surfaces

sensibles. Il peut s’utiliser à sec

ou humide, et se distingue par

son temps de séchage très court.

Mewatex Ultra est une lavette

douce pour tout ce qui est sensible.

Elle est fabriquée en coton

de haute qualité et s’emploie partout

où des surfaces exemptes

de poussière sont nécessaires,

par exemple pour le finish des

surfaces dans le secteur électronique,

dans l’aéronautique, lors

du travail sur des installations

pneumatiques ou encore dans le

domaine automobile.

Grâce à son système de

récupération sur mesure, Mewa

s’occupe de toute la chaîne de processus

: l’entreprise récupère, lave,

entretient et remplace les lavettes.

Les processus de production et de

qualité sont ainsi affinés, ce qui entraîne

un gain systémique profitant

tant à l’entreprise qu’à l’environnement.

Le système de lavettes

Mewa est rentable ne serait-ce

que parce que des lavettes textiles

permettent de réduire la quantité

de déchets et la consommation

d’eau par rapport à des lavettes

en cellulose. L’offre de services

est bien conçue jusque dans

ses moindres détails, et s’avère

avantageuse même pour les plus

petites entreprises. Parmi les

autres avantages pratiques du système

de lavettes Mewa figurent

une acquisition, un stockage et une

logistique moins chronophages,

mais surtout une réelle transparence

des coûts et aucune

immobilisation de capital. <

AUTOINSIDE | Juin 201977


SONDAGE DU MOIS

COURT ? LONG ? LES DEUX ?

En 2020, la halle 7 accueillera le GIMS-Tech. ESA a

annoncé lors de son AG qu’elle serait présente durant

tout le Salon de l’auto. AUTOINSIDE a demandé aux

lectrices et aux lecteurs d’indiquer quelle serait selon

eux la durée idéale du salon des fournisseurs. Le

lectorat est partagé : 42 % ont déclaré que le GIMS-

Tech devrait être un salon de courte durée.

42 % aussi estiment qu’il devrait se tenir durant tout

le Salon de l’auto. Et les 16 % restants sont favorables à

un mélange entre salon de courte et de longue durée.

(État au 17 mai 2019)

16%

Mélange

42%

Long

42%

Court

HALLE

APERÇU DE L’ÉDITION 7/8 D’AUTOINSIDE JUILLET/AOÛT 2019

Le prochain numéro paraîtra le 3 juillet 2019 et abordera les thèmes suivants :

Une installation de lavage

pour fidéliser le client

Les installations de lavage peuvent contribuer de

manière significative au succès des garagistes.

Nous en retraçons l’évolution et présentons les

possibilités actuelles.

Les petits dégâts, un complément

d’activité intéressant

Rayures, bosses ou éraflures : les petits dégâts de

carrosserie peuvent représenter un complément

d’activité intéressant pour les garagistes. Tout sur

ce thème dans le prochain AUTOINSIDE.

L’élimination

en toute simplicité

Qu’il s’agisse d’huile, de vieux métaux ou de

chiffons, AUTOINSIDE jette un coup d’œil aux

concepts d’élimination et dévoile les règles

d’or de l’élimination pour les garages.

Le magazine spécialisé au plus fort tirage de la branche automobile suisse

91 e année, 11 numéros en allemand et en français

Tirage septembre 2018 certifié REMP : 12 725 exemplaires dont 9548 en allemand et 3117 en français

Éditeur

Union professionelle suisse de

l’automobile (UPSA)

agvs-upsa.ch

Éditions

AUTOINSIDE

Wölflistrasse 5, Case postale 64

CH-3000 Berne 22

Téléphone : +41 (0)31 307 15 15

verlag@agvs-upsa.ch, autoinside.ch

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Abonnement annuel

CHF 110. (TVA incluse)

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Contact : Anina Zimmerli

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Gestion du contenu), Reinhard Kronenberg

(kro, responsable Journalisme), Jürg A.

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Sascha Rhyner (srh, rédacteur mobilité),

André Bissegger (abi, rédacteur mobilité),

Jean-Philippe Pressl-Wenger (jppw, correspondant

Suisse romande), Andreas Senger

(se, domaine technique), Bruno Sinzig (si,

domaine spécial Formation), Raoul Studer

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Autres articles de : Chris Regez, Arjeta

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Réimpression ou reproduction d’articles,

même partielle, uniquement avec l’accord

des médias de l’UPSA. Nous déclinons toute

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photos envoyés spontanément. L’administrateur

des pages auxquelles renvoient les liens

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78

Juin 2019 | AUTOINSIDE


Maintenant en ligne:

cng-mobility.ch

Le GNC est-il le

nouveau diesel?

La mobilité GNC est propre, financièrement avantageuse et respectueuse de

l’environnement. Le moteur GNC repose sur la technique du moteur à essence.

Il est sûr, éprouvé et bien connu des garagistes depuis plus d’un siècle.

Le seul souci est que trop peu d’automobilistes sont au courant des nombreux

avantages de cette technologie de propulsion alternative. En tant que garagiste,

vous pouvez contribuer à diffuser l’information.

Le nouveau portail de la mobilité GNC vous y aide.

cng-mobility.ch


MOBILE

ET ÉPROUVÉ

Preis-Leistungsqualité

Sieger / prix

Vainqueur du rapport

Autel

MaxySys MaxiSys 908

Diagnosegeräte-Test

des appareils

de Heft diagnostic 3 / 2018

Numéro 3 / 2018

www.auto-wissen.ch

AUTEL-MaxiSys ® MS908S

Le successeur du gagnant du test le MS908

Deux fois plus rapide et avec un disque dur deux fois plus grande, le successeur du légendaire

MS908 est bien préparé pour l‘avenir. Avec suffisamment d‘espace pour le progiciel ADAS et les

quantités de données toujours plus croissante pour les mises à jour avec une couverture et des

fonctionnalités de plus en plus étendues, vous êtes sûr de l‘avenir du MS908S.

Les avantages apprécié, tels que l‘extrême facilité d‘utilisation ou les diagnostics puissants,

restent les mêmes que dans la famille MaxiSys éprouvée. La nouvelle génération S offre nettement

plus de vitesse que les produits concurrents et avec le écran tactile capacitif à DEL de 9,7 pouces

avec une résolution de 1024 x 768, le système d’exploitation multitâches AndroidTM 4.4.2, KitKat,

et avec un logiciel de diagnostic le plus complets, le MaxiSys MS908S est la solution de diagnostic

idéale pour les garages et les techniciens, et ça pour la prochaine décennie!

Une année inclue:

Exclusive Swiss

Partner

Langwiesenstrasse 2 | CH-8108 Dällikon | autel@baumgartnerag.ch | www.baumgartnerag.ch

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