L'examen de l'œil et de ses annexes - Safari Tanzanie

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L'examen de l'œil et de ses annexes - Safari Tanzanie

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Le bord libre de la membrane nictitante est régulier : il peut être le siège de plaies linéaires

(griffes de chat), de déformations (éversion, inversion, luxation de la glande lacrymale

accessoire chez de jeunes chiens, infiltration lympho-plasmocytaire lors de kératite

superficielle chronique). La membrane nictitante peut faire procidence sur le globe oculaire

en cas de douleur (rechercher un corps étranger végétal à sa face interne),

mécaniquement (exophtalmie) (Figure 5), lors de paralysie orthosympathique (en principe

unilatérale, associée à une ptose de la paupière supérieure et au myosis dans le syndrome

de Claude Bernard-Horner). La conjonctive nictitante peut exprimer les mêmes signes

cliniques que celle des paupières ou du globe.

Figure 5 – Epagneul breton âgé de 5 ans , uvéite et

mucolèle traumatique par projectile (plomb chasse) : la

douleur se traduit par une procidence de la membrane

nictitante hyperhémiée ; une exophtalmie et un

strabisme dorso-latéral modérés sont présents en

rapport avec la mucocèle.

Le globe oculaire peut avoir un volume diminué (microphtalmie) ou augmenté (buphtalmie)

(Figure 7) ; sa position dans le globe peut être modifiée : globe enfoncé dans l’orbite

(énophtalmie) ou faisant saillie hors de l’orbite (exophtalmie, exorbitation traumatique)

(Figure 6).

Par rapport à l’axe orbitaire, l’axe visuel de l’œil peut être dévié : on parle alors de strabisme

(Figure 8), que l’on peut apprécier très simplement par une source lumineuse ponctuelle

dont on observe le reflet cornéen focalisé à distance équivalente de l’angle externe et de

l’angle interne de la fente palpébrale : le sens de son déplacement indique celui du

strabisme. Si le mécanisme normal de coordination des mouvements des globes oculaires est

déréglé, ceux-ci sont agités de mouvements involontaires et rythmiques qualifiés de

nystagmus dont l’origine nerveuse est périphérique (système vestibulaire) ou centrale (lésion

cérébelleuse, atteinte du faisceau longitudinal médial).

Figure 7 – Dogue allemand arlequin : buphtalmie

congénitale consécutive à un glaucome primaire ;

noter l’augmentation du diamètre cornéen et la néovascularisation

cornéenne associés.

Figure 6 – Cavalier King Charles Spaniel âgé de 4 ans :

exophtalmie traumatique grave (exorbitation du globe

oculaire droit) par morsure d’un congénère (noter la

sécheresse cornéenne liée à l’absence de clignements

palpébraux)

Figure 8 – Chiot Epagneul japonais âgé de 6 semaines :

strabisme ventro-latéral lié à l’hydrocéphalie

Dossier technique ophtalmologie 10 septembre 2006

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