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L’épanouissement des tous les systèmes vivants (végétal, animal,humain) dépend de ces quatres échelles d’acons. Ces échelles sontintrinsèquement liées:DURABILITE des systèmes abioques : la pérennité, la conservaon dessystèmes climaques, la durabilité des matériaux, etc.SOUTENABILITE des systèmes bioques : ils se régulent en foncon deparamètres précis de geson de flux de nutriments et d’énergie. Le mainenet l’épanouissement du vivant reposent donc sur des équilibres dynamiquessoutenables à long terme entre la consommaon et la préservaon desressources et entre la producon et le contrôle des déchets/impacts.EQUITE entre les humains: les systèmes sociaux humains sont fondés surles deux condions préalables (durabilité des systèmes abioques etsoutenabilité des condions de la vie). Les décisions collecves doivent,elles, être prises de manière à épanouir l’intégraon des individus au coeurdu collecf, c’est-à-dire en assurant des condions d’équité (territoriale,fiscale, légale, etc.) pour tous.RESPONSABILITE de chacun: la vie sociale est régie par le comportementde chacun, dans le cadre de règles communes. Chacun contribue àl’épanouissement de la vie par ses choix personnels en maère deconsommaon, de movaon, etc.A ces systèmes existants, il faut intégrer la noon de généraonsfutures. Cee considéraon intergénéraonnelle sous-entend la priseen compte d’une place pour des ers dans les différentes échelles dessystèmes présentés ci-dessus. L’homme d’aujourd’hui doit donc assurer unépanouissement présent et futur. La demande intergénéraonnelle, quesous–entend la démarche du développement durable, est une tâche difficileet délicate. Comme nous l’avons vu précédemment, le Rapport Brundtlanddéfend davantage la prise en compte des généraons futures. Celles-ci, bienqu’absentes, représentent la connuité biologique de l’espèce humaine.Cee responsabilité est également énoncée envers le milieu, notammentdans livre de Michel Serres, Le contrat naturel. Ce tre sous-entend unaccord, un contrat avec la nature, l’environnement, mais insinue égalementune considéraon de cee nature ayant des droits et l’homme desobligaons envers celle-ci. La nature produit elle-même son évoluon etson épanouissement et la survie de l’homme en dépend. Signer un contratavec la nature, non plus considérée comme objet mais comme sujet, demême qu’un contrat avec les humains futurs, est objecvement impossible.Cee idée de contrat demande une réflexion globale pour comprendrele sens réel du « long terme », de la connuaon de l’espèce humaine etl’épanouissement de l’équité entre les hommes.Enfin, bien que l’idée de développement pourrait porter davantage surle cas des pays sous-développés, l’intérêt pour les pays développés est toutaussi grand. Les problèmes dans les villes et la campagne, s’urbanisant deplus en plus, sont bien présents. « L’accent placé sur les villes du ers mondene signifie pas non plus que les problèmes des villes des pays industrialisésne sont pas graves. Ils le sont. Nombres d’entre elles sont confrontées à ladégradaon de leurs infrastructures et de l’environnement, au dépérissementdu centre des villes et à l’effondrement des quarers. Les chômeurs, lespersonnes âgées, les minorités raciales et ethniques restent souventenfermées dans le cercle vicieux de la dégradaon et de la misère, car lesemplois, les jeunes et les personnes instruites s’éloignent de ces quarers quidépérissent. Les administraons municipales doivent souvent faire face à unhéritage de logements sociaux médiocrement conçus et mal entretenus, àdes coûts qui augmentent et à des bases d’imposion qui diminuent.» 23 .23 L C ’ , ibidem2.15

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