ÉVALUATION DE LA CORRUPTION AU SÉNÉGAL

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ÉVALUATION DE LA CORRUPTION AU SÉNÉGAL

Option du

programme contre

la corruption

Mettre en place une

structure juridique

pour reconnaître et

appliquer l’usage des

ressources locales,

faire usage de

contrats

Renforcer

l’administration

locale pour que les

conseils puissent

mieux participer aux

prises de décisions et

demander leur part de

bénéfices

Principaux

homologues

CL, Administration-

préfet, / sous

préfets, Min Justice,

Min

Environnement,

Programmes de

décentralisation,

donateurs, autres

partenaires, PNDL,

PSRP-2,

fonctionnaires

locaux élus, usager

local, association

des producteurs

Obstacles potentiels

Impact potentiel

sur la

corruption

Succès à

court terme

Temps

d’impact

Des intérêts privés Elevé Oui, Court à

avec des alliés

probablement moyen

politiques peuvent s’y

opposer,

terme

Manque de ressources

pour formations à des

points spécifiques,

généralement manque

de ressources pour CL,

soutien technique

inadéquat pour CL

CROISSANCE ÉCONOMIQUE DU SECTEUR PRIVÉ

Elevé Difficile

mais

important

Au cours des vingt premières années d’indépendance (1960-1980), le secteur privé formel du Sénégal

était rudimentaire et étroitement placé sous le contrôle de l’état alors que l’économie était dominée par les

intérêts des entreprises françaises et libanaises. La corruption était modérée. Le secteur privé sénégalais

formel était réduit et dépendait largement des contrats et licences de l’Etat pour fonctionner.

Dans les années 1990, on assiste à une expansion de secteur privé sénégalais, la montée d’entreprises

industrielles sénégalaises et de services modernes à grande échelle et l’émergence d’un fort secteur

informel qui défie la dominance des sociétés libanaises et françaises dans les secteurs commerciaux.

Malgré un mouvement décisif en faveur d’une diminution du contrôle étatique sur l’économie et une plus

grande privatisation des entreprises et services gouvernementaux par le bais d’une série de programmes

d’ajustement structurel, le secteur privé sénégalais est demeuré largement dépendant de l’état pour les

contrats et les opportunités d’affaires et donc il est resté vulnérable à la corruption.

Dans la seconde moitié des années 1980, on a assiste à une modernisation croissante du secteur privé

sénégalais qui est devenu plus organisé et affiche une plus grande autonomie vis à vis de l’état. Le secteur

privé sénégalais a rehaussé sa demande pour une plus grande transparence, plus de rapidité dans les

opérations du gouvernement et plus d’influence dans l’élaboration des stratégies de croissance

économique du Sénégal. Trois principales associations économiques représentent les intérêts du secteur

privé sénégalais :

• Le Conseil National du Patronat du Sénégal (CNP). Le CNP représente quelques uns des groupes

de services et d’industrie à grande échelle parmi les plus anciens et des plus importants. Il jouit

traditionnellement de relations étroites et cordiales avec l’état, a des liens notables avec des

sociétés étrangères et a été plus réticent à critiquer les politiques de l’Etat que d’autres

organisations du secteur privé.

• La Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal (CNES). La CNES a plus donné de la

voix pour critiquer la lenteur du gouvernement au moment de mettre en place des mesures de

transparence, et a été plus critique des positions privilégiées de certaines entreprises économiques

vis-à-vis de l’état. Il a été aussi plus apte à défendre les sociétés sénégalaises contre la

Moyen

terme

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