sur les mots guerre civile au nepal - Népal Sherpa Sig

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sur les mots guerre civile au nepal - Népal Sherpa Sig

exceptionnellement aux grades d’officiers supérieurs ou généraux- et les hommes de

troupe ou les simples policiers qui sont, évidemment, souvent des Tribaux.

Qui en dit long sur le fonctionnement des institutions népalaises, après la deuxième

révolution, le nombre de Tribaux occupant des postes d’officiers supérieurs est infime.

Rien n’a changé et on retrouve même à la tête des états-majors de la police et de l’armée

des Rana Shamsher (e) qui font suivre leur nom de Jung Bahadur. Toute la littérature est

unanime :

L’armée népalaise est commandée par des Chétri. C’est l’armée du roi.

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Le roi est de la classe Chétri. La haute hiérarchie militaire, elle, affirme en toute

simplicité-duplicité, que l’armée est composée :

D’hommes de sang-froid qui ont le sens de l’honneur, qui sont là pour soutenir un régime honorable

et non celui de l’argent.

La caste des Chétri a toujours été, face aux Tribaux, tout à la fois l’alliée et la

concurrente directe de ces Bahuns pour la possession du pouvoir. Relire sous le titre

Géographie humaine ce qui a trait aux complexes relations entre ces deux castes. Les

luttes entre le roi et la haute administration Bahuns ont été incessantes, l’armée étant

toujours du côté du roi.

Etait-elle une armée formée pour défendre le pays en cas de guerre avec un des pays

voisins du Népal ? Non, évidemment. Que pourrait-elle faire si le Népal entrait en guerre

avec un de ses deux puissants voisins, l’Inde ou la Chine -rapport des populations égale

44 !- Dans son histoire, les seules véritables guerres que cette armée a eu à soutenir sont

celles bien lointaines qui ont permis aux rois Shah d’unifier le pays, celle qui a eu pour

but le pillage de monastères au Tibet, puis, plus récemment, celle qui l’a opposée aux

troupes britanniques. L’armée est en réalité une simple force de maintien de l’ordre au

service du roi. Cette armée n’a d’ailleurs jamais eu l’ambition de prendre le pouvoir. Au

temps de l’assassinat du roi Birendra, le général chef de l’état-major à des diplomates

européens :

Le pouvoir, si je l’avais voulu, je l’avais, là, dans la main.

C’était une armée passive, son état-major, plus préoccupé par les cérémonies, les défilés,

les costumes d’apparats constellés de médailles, que par les combats. Indiquons, lueur

amusante dans la noirceur de l’ancien Népal, que le budget militaire était, avant

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