sur les mots guerre civile au nepal - Népal Sherpa Sig

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sur les mots guerre civile au nepal - Népal Sherpa Sig

L’arme au poing, ils me demandent où est mon fils aîné. Je leur dis qu’il n’est pas là et que je ne sais

pas où il est. Ils fouillent toute la maison, cassent des cadenas. Ils prennent sa carte d’identité et ses

diplômes.

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Ils arrêtent son père comme complice.

A 27 ans, Pushpa Kamal Dahal, il a abandonné son prénom de Chabihal, prend le

chemin de la clandestinité avec sa femme et ses quatre jeunes enfants (!). Manque

d’argent, il ne peut se cacher dans Katmandu. Alors il va de villages en villages jusqu’à

Narayangar où il rejoint le All Népal National Force Students’s Union Revolutionnary.

Il y rencontre Mohan Vaidya que les Népalais découvrent à ses côtés, à Katmandu, lors

de la proclamation de la République et des événements qui suivront.

Lorsque survient la scission des communistes, il choisit la branche partisane de

l’utilisation de la violence, celle du Mashal. Cette branche est conduite par Mohan

Bikram Singh. Elle deviendra le Communist Party of Népal Mashal. Il est alors nommé

Comrad Biswas. Il a 29 ans. Ce nouveau parti prépare l’insurrection armée contre le

régime des Pancha. Leur programme : Détruire des postes de police dans la cuvette de

Katmandu. Ce qu’ils réussissent à Thamel, à Indra Chok. Récréation : ils barbouillent la

statue de Tribhuwan à Tripureswor. Mais un membre de la bande est arrêté, torturé il

parle. Des membres du parti sont arrêtés par la police.

L’idée de Jana Yuddha, la guerre du peuple est lancée en 1986. Biswas, le futur

Prachanda conduit 15 membres à Siranchchok pour un premier entraînement. Le parti est

pauvre, Il demande de l’argent à son père qui vend un ropani et demi. Les noms de

guerre sont changés, Phuspa-Biswas devient Prachanda, le Courageux, l’Audacieux. En

1990 il habite Pathan avec sa femme Sita. Il gagne 550 roupies par mois.

1996 : il lance véritablement l’insurrection maoïste, la véritable Guerre du peuple. Il

créé, en 1994, la P.L.A., la People Liberation Arm. Celle qui un jour revendiquera 5000

gradés, 7 brigades, 19 bataillons. Sa tête est mise à prix mais la police, la National

Investigation Department, la N.I.D. et la National Police n’ont pas de bonnes photos de

lui. De plus, parfois il porte barbe et moustache, parfois il est glabre, parfois il porte des

lunettes, parfois non. Des affiches, les politiques de droite dans leurs discours indiquent :

Bring their head in a bag and take money.

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