sur les mots guerre civile au nepal - Népal Sherpa Sig

nepalsherpasig.fr

sur les mots guerre civile au nepal - Népal Sherpa Sig

Passent les ans, nouvelle confrontation, celui qui a perdu cite les mots d’un politique du

clan de celui qui a été élu :

- Si l’on peut rendre à ce pays la confiance et l’espoir fût-ce au prix de la défaite du Président...

Le Président est celui qui a été élu grâce à sa répartie la première fois, mais qui, à cause

de cette citation, sera défait. Le dialogue d’enfants jouant au gendarme et aux voleurs

s’élève souvent au-dessus de telles niaiseries !

Les candidats sont choisis par les électeurs d’après leurs promesses, ou d’après la lecture

de quelques articles de médias, médias choisis parce qu’ils reflètent leurs opinions. Trop

occupés (par leur télévision, le football et le Tour de France) pour s’intéresser à la

politique, ils se laissent influencer par des affiches ! Une photo mielleuse, un

slogan stupide! Le subjectif primaire, l’indigence intellectuelle poussée à l’extrême !

- La force tranquille.

C’est ainsi que l’on élit en France des Présidents de la République !

Ceci me conduit à parler des Français.

Le Français possède un riche passé de lutteur politique et social : il a été homme de

combat, de révoltes, il a accompli trois révolutions qui ont modifié les structures

politiques et sociales de son pays. Très tôt, il a ressenti l’obligation morale de lutter pour

la justice, de combattre la misère. Laïc, il a rejeté les mots compassion, miséricorde,

altruisme, que le religieux avait utilisés sans pudeur en faisant croire aux fidèles que leur

application les conduisait en un lieu de félicité et il a introduit les simples mots

générosité, aides humanitaires, qui ne sous-entendent aucune récompense, qui ne

conduisent qu’à des actes gratuits. Régulièrement, même dans la société éminemment

égoïste dans laquelle il évolue aujourd’hui, de nouveaux textes lui rappellent cette

nécessité de la générosité fondement essentiel d’une société humaine harmonieuse. Dans

un ouvrage récent (2007), S. Paugam cite ces mots d’Emile Durkeim :

Il faut que notre société reprenne conscience de son unité organique ; que l’individu sente cette

masse sociale qui l’enveloppe et le pénètre... (il faut) faire comprendre à l’individu ce que c’est que

la société, comme elle le complète et combien il est peu de chose réduit à ses seuls forces... Elle lui

fera sentir qu’il n’y a aucune diminution à être solidaire d’autrui et à en dépendre, à ne pas

s’appartenir tout entier à soi-même.

30

30

More magazines by this user
Similar magazines